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Léhaïm Vélivraha Un Vendredi au Brésil !!! Ce récit se déroula au Brésil. Comme chaque Vendredi, je sortis avec mon père pour proposer aux jeunes Juifs de mettre les Téfilin. Nous avons commencé par faire la tournée des magasins que nous visitons chaque semaine, puis nous nous sommes « attaqués » aux passants. Nous avons remarqué un petit peu plus loin un groupe de jeunes, nous nous sommes donc approchés et leur avons dit bonjour, puis nous leur avons demandé s’ils avaient mis les Téfilin ce matin. La plupart d’entre eux ne les avaient pas mis et acceptèrent avec joie et fierté de mettre les Téfilin dans la rue. Mais l’un d’entre eux refusa malgré mon « insistance ». Habitué à ce genre de réaction, je ne m’avouais pas vaincu et je lui expliquais tout ce que je savais sur les Téfilin. Il m’avoua qu’il venait d’une famille Habad mais que depuis quelques temps, il ne pensait plus trop à ce genre de choses. Finalement, « pour me faire plaisir », il accepta de remonter sa manche et de mettre tout seul les Téfilin. Mais avant de réciter le Chema Israel, il récita par cœur le début du chapitre 41 du Tanya comme c’est l’habitude chez les Hassid Habad. Devant ce spectacle, je fondis en larmes.

Un Hassid reste un Hassid !!! Il me remercia ensuite profondément et me dit que cette « expérience » avait quelque peu rallumé sa flamme !!! Prions Hachem pour ressentir à notre tour le même élan de ferveur lorsque nous mettons les Téfilin chaque matin (Rachi et Rabbenou Tam).

Les paroles qui sortent du cœur, rentrent dans le cœur ! Réalisé par Yaacov Berrebi / Ashkélon : ‘058.628.7599’. https://www.facebook.com/LeHaim.VeLivraha

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Hayom Yom

Résumé de Vaygach :

Le Chpoler Zeide était l’élève du Maguid de Mezeritch qui était animé d’une intense ferveur, infiniment plus que ses amis, eux aussi disciples du Maguid. Il visita un jour l’Admour-Hazaken, il raconta que, âgé de 3 ans, il vit le Baal Chem Tov. « Celui-ci posa sa sainte main sur mon cœur et, depuis lors, j’éprouve une sensation de chaleur ». Le geste d’un Tsadik, et à fortiori le fait de le voir ou d’entendre sa voix, doivent procurer une impression que l’on n’oubliera jamais.

* Yaacov âgé de 147 ans, sent sa fin approcher. Il demande à son fils Yossef de venir, il le bénit. * Un peu plus tard, il lui demande de venir avec ses enfants. Mais alors que Yossef à placé Menaché à la droite de Yaacov, et Efraim à sa gauche, Yaacov croise ses mains et bénit en premier Efraim. Yossef le reprend mais Yaacov sait très bien ce qu’il fait. * La bénédiction que donne Yaacov à Efraim et Menache est celle que nous récitons chaque Chabbath, la Bircat Cohanim. * Yaacov convoque ensuite tous ses enfants et les bénit chacun à leur tour. * Yaacov souhaite indiquer à ses enfants la date de la venue du Machiah mais les portes de la prophétie se ferment soudain. * Il demande ensuite à être enterré avec ses pères à Hébron à Maarat Hamakhpela au côté de sa femme Léa. Pour cela, il fait jurer Yossef de se charger de cette mission. * Un immense cortège funèbre l'y accompagne. De retour en Égypte, Joseph assure ses frères de l'absence de désir de revanche à leur égard. * Yossef meurt, et, juste avant, il fait jurer à ses frères d'emporter sa dépouille avec eux lorsqu'ils retourneront en Erets Hakodech, à la fin de l’exil d’Egypte.

Ce feuillet est dédié Pour la guérison rapide et complète de :

Gabriel Ben Aviva Mahbouba Haya Ce feuillet est dédié Pour l’élévation de l’âme de :

Hafseya Guila Bat Mazal Tov

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Le récit de la semaine .... Il y a quelques années, le gala du Beth Loubavitch de Lyon rassemblait de nombreux donateurs. L’un des plus importants d’entre eux raconta comment le Rabbi avait fait de lui un homme riche : « J’ai toujours été fier d’être juif et c’est ce qui m’a poussé à aider Rav Gurewitz quand il a établi son Beth Habad. Mais je n’ai pas toujours été pratiquant.

Quand j’ai entrepris de construire un hôtel qui intégrerait une école hôtelière, Rav Gurewitz m’a conseillé de demander la bénédiction du Rabbi. Le dimanche suivant, je faisais la queue avec des milliers de personnes pour recevoir de la main du Rabbi un dollar à remettre à la Tsedaka et en profiter pour lui exposer mon projet. Quand j’arrivai enfin devant le Rabbi, je n’arrivai plus à parler ! Le Rabbi me tendit deux billets d’un dollar et me dit : «Un pour vous et un pour la réussite de votre nouvelle école !» Alors que je cherchais à comprendre ce qui m’arrivait, le Rabbi ajouta : «Veillez soigneusement à poser une Mezouza à chacune des portes du bâtiment !» Là, j’étais vraiment stupéfait : Comment le Rabbi était-il au courant de mes projets et pourquoi insistait-il à propos des Mezouzot ? Mais j’avais reçu sa bénédiction, je rentrais en France assuré de réussir…

Tout commença comme dans un rêve. En un an, le bâtiment fut terminé, l’inauguration fut grandiose, tous les média y assistèrent mais au bout de cinq ans, je me retrouvais avec plus d’un million de francs de dettes avec comme seule option de me déclarer en faillite ! Les problèmes s’accumulèrent : le gouvernement me soupçonna de faillite frauduleuse et m’envoya un inspecteur pour examiner les comptes de la société. L’homme qui se présenta n’avait pas l’air facile : il entra dans mon bureau sans un mot, regarda d’un air sceptique le portrait du Rabbi suspendu au mur, exigea sèchement les livres de comptes puis demanda à rester seul dans la pièce. Quand il sortit, il ne dit mot et, quelques jours plus tard, je reçus une convocation au tribunal : j’étais accusé de fraude et tous les avocats que je sollicitais se récusèrent l’un après l’autre ! J’écrivis plusieurs lettres au Rabbi mais il ne répondit pas.

A chaque porte !

Le jour de l’audience, le prétoire était plein à craquer, les média étaient là et je comparus seul sur le banc des accusés, murmurant des Tehilim en priant pour que la sentence soit la plus légère possible. Le premier à témoigner fut l’inspecteur luimême. Il pointa un doigt accusateur vers moi et je me sentis défaillir. «Votre Honneur ! Après avoir soigneusement examiné les comptes de l’accusé, je n’ai eu aucun doute qu’il était un voyou en col blanc !». Cependant, l’inspecteur continua : «Quand j’examinai à nouveau les comptes, je dus reconnaître que je m’étais sérieusement trompé ! Il est maintenant évident que la faillite n’est pas due à une fraude mais plutôt à une série de circonstances indépendantes de la volonté de l’accusé. D’ailleurs, au nom de la justice, du bien de l’économie nationale et de l’honneur de la France, le tribunal devrait tout mettre en œuvre pour assurer la réussite de cette école ! Mieux vaut une école qu’une prison !»

Le juge demanda une suspension de séance puis la cour revint et annonça que j’étais innocenté de toute accusation ! A partir de ce jour, mon projet devint enfin bénéficiaire.

« Votre Honneur ! Après avoir soigneusement examiné les comptes de l’accusé, je n’ai eu aucun doute qu’il était un voyou en col blanc ! ».

Mais j’avais du mal à comprendre : Pourquoi cet hôtel avait-il connu une telle faillite ? Et pourquoi cet inspecteur qui m’avait semblé antisémite avait-il changé d’avis ? Un mois plus tard, je reçus un coup de téléphone de cet inspecteur. Il demanda à me rencontrer dans un endroit désert, où nous pourrions parler librement : « Vous vous demandez sans doute pourquoi j’ai subitement changé d’opinion à votre sujet ? Quand je suis entré dans votre hôtel, j’ai remarqué quelque chose d’étrange : il y avait une Mezouza à chaque porte ! Voyez-vous, moi aussi je suis juif. J’ai grandi dans une famille juive en Allemagne et, avec la montée du nazisme, nous avons fui en France

et avons décidé d’effacer tout souvenir du judaïsme. Je sais donc ce que représente une Mezouza. Mais je croyais toujours qu’il suffisait d’en mettre une à la porte d’entrée.

Quand j’ai constaté avec étonnement que vous en aviez posé à chaque porte et je l’ai vérifié pour en être sûr, j’ai même ouvert plusieurs boîtiers quand vous êtes sorti de la pièce - je me suis dit : « Si cet homme était un voleur, pourquoi aurait-il dépensé une fortune avec ce commandement divin ? » Je suis retourné dans votre bureau, j’ai observé le portrait de votre Rabbi et j’ai réalisé que si cet homme au regard si pénétrant était votre maître, vous n’étiez sans doute pas un voleur. J’ai décidé d’éplucher plus attentivement les comptes et j’en suis venu à la conclusion que je m’étais trompé à votre sujet mais aussi à mon sujet. J’ai décidé de revenir au judaïsme ! Il ouvrit un sac et me montra une paire de Téfilines qu’il venait d’acheter !

Puis il soupira profondément et murmura : «Peut-être votre affaire marchait tellement mal et avez-vous dû passer par cette épreuve uniquement pour cette raison, pour que je retrouve mes racines…»

J’ai enfin compris pourquoi le Rabbi m’avait demandé avec tant d’insistance de veiller à mettre une Mezouza à chaque porte…»

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L’éducation Éducateur ! De la même manière qu’il est une Mitsva de mettre tous les jours les Téfilin, de la même manière, il est une obligation pour chaque parent de consacrer une demie heure par jour afin de faire un point sur la situation des enfants et de trouver les solutions aux problèmes éventuels. En effet, l’éducation ne doit pas être une réaction à un problème particulier, elle doit être un effort continu. Éducation et fatigue vont de paire. Lorsque le père rentre du travail, il aspire à un moment de calme et de tranquillité, et il est donc tenté de ne pas réagir quand un soucis apparait. Bien que cela soit compréhensible, ce laxisme peut être à l’origine de problèmes plus graves encore. Que ce soit pour se reposer après une dure journée de travail, ou pour se consacrer à l’étude quotidienne, l’éducation de nos enfants doit impérativement rester notre priorité. Nous ne devons en aucun cas repousser la chose à plus tard. Il faut pour cela beaucoup de force et de disponibilité et énormément de ….. Tefilot. Parfois, il arrive que nous soyons tellement préoccupés par nos propres soucis que nous ne faisons pas attention à ce qui se passe à la maison, aux « bêtises » des enfants, mais eux n’en savent rien, ils interprètent cela comme du laxisme, du jm’en foutisme et ils en profitent. De plus, les bêtises sont bien souvent un signal d’alarme, un besoin d’attention ; et rester silencieux est à ce moment mal venu. Lorsque nous prononçons le matin la bénédiction « HANOTENE LAYAEF KOAH » (Qui donne la force à celui qui est fatigué), nous devons demander à Hachem les forces et la sagesse nécessaires pour éduquer nos petits Tsadikim.

Le Tanya . . .TSADIK VÉTOV LO TSADIK VÉRA LO . . . Le Tanya nous parle de 5 catégories ; Tsadik vetov lo (Tsadik Gamour) / Tsadik parfait Tsadik vera lo (Tsadik Cheeno Gamour) / Tsadik qui n’est pas parfait Beinoni / L’homme intermédiaire Racha vetov lo (Racha cheeno gamour) / Racha pas complètement Racha vera lo (Racha gamour) / Racha complètement. Chaque Juif possède une ame Divine, attirée par le spirituel, et une âme animale, attirée, elle, par les plaisirs de ce monde (pas nécessairement interdits).

Chez le Tsadik, c’est l’âme animale qui commande. Chez le Tsadik vetov lo, le mal a été transformé en bien, si bien que l’âme animale sert elle aussi Hachem et ne dérange pas le service de D… Il n’a donc que du bien dans son cœur, il est donc un Tsadik complet. Gamour vient nous indiquer que son amour pour Hachem est parfait, il n’y a pas de place pour aimer autre chose que la sainteté (Kédoucha). Le Tsadik chééno gamour n’a pas transformé le mal en bien, mais il l’a annulé (il sommeille, il se tait et n’a pas son mot à dire). Il existe une multitude de niveaux de Tsadik , selon la qualité et la quantité de soumission et d’annulation. Mais dans tous les cas, il reste du mal dans son cœur, il n’est donc pas complet. Chééno gamour vient nous indiquer que son amour pour Hachem n’est pas parfait, puisqu’il continue d’éprouver de l’attirance pour les plaisirs de ce monde (pas nécessairement interdits). Il en est de même pour le Racha ; le premier, le Racha chééno gamour fait des fautes, mais il regrette immédiatement, parfois même le regret apparaît durant la faute ; il n’est donc pas un Racha complet.

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Vayehi 5777