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Lehaim velivraha

5 Nissan 5774 / 5 Avril 2014

CALENDRIER DE PESSAH *Dimanche soir on effectue la recherche du Hamets et on lit le (KOL HAMIRA….) *Lundi matin, on brule le Hamets avec le second KOL HAMIRA. (certains brulent aussi le LOULAV). *Lundi soir, c’est Yom-Tov, nous allumons les bougies avec la Braha: « LEADLIK NER CHEL YOM-TOV » et CHEEHIYANOU. *Lundi soir 15 Avril nous faisons le Seder. (il est important de tout préparer avant la fête, nettoyer la laitue…de façon a ne pas perdre de temps). *A partir du premier jour de Yom-Tov a Moussaf, on commence a dire MORID HATAL. *A partir de Hol-Hamoed on commence a dire VETENE BERAHA (Habad). *A partir de Mardi 16 Avril au soir, on commence a compter le Omer.

C’est en Nissan que nous avons été délivrés C’est en Nissan que nous seront délivrés !

N.256


Résumé de la Paracha Ahare-Mote *À la suite de la mort des deux fils d’Aharon, Hachem dicte des règles qui limitent l’entrée dans le « Saint des Saints » (Un jour par an le jour de Yom-Kippour, une seule personne, le Cohen-Gadol.) *Deux boucs sont présentés au Cohen. Par tirage au sort, l’un sera sacrifié au Temple et l’autre jeté du haut d’une falaise LAAZAZEL. *Lors de l’abatage de l’animal, il faut recouvrir de terre le sang versé. *Le sang ne peut être consommé car il représente la vie. *La Torah détaille ensuite les différents cas de rapports interdits. *Le respect de ces règles conditionne le droit de résider sur la terre d’Israël.

Le mois de Nissan 1er Nissan: Construction du Michkan par Moche Rabenou. C’est ce jour que Aaron fit pour la première fois Bircat-Cohanim. 5 Nissan: Ce jour prit fin le festin d’Ahachveroch.

10 Nissan: Ce jour, Myriam la sœur de Moche meurt et le puits disparait. 13 Nissan: Hamane édite son décret contre les juifs. 13 Nissan: Hilloula de Rabbi Yossef Karo. 14 Nissan: Naissance du Rambam. 15 Nissan: Hachem fait l’alliance avec Avraham (Ben Habetarim). 15 Nissan: Ce jour, les anges rendent visite a Avraham. 15 Nissan: Naissance d’Ytshak. 15 Nissan: Yaacov reçoit la Braha de son père Ytshak. 15 Nissan: Hachem se dévoile a Moche sur le buisson ardent. 16 Nissan: Levi fils de Yaacov décède a l’âge de 137 ans. 21 Nissan: Apres 7 jours de refus, Moche accepte la mission de libérer le peuple juif d’Egypte. 22 Nissan: Yochoua Bin Noune entoure la ville de Yeriho. 26 Nissan: Yochoua Bin Noune meurt a l’âge de 110 ans. Pourquoi il est important de se servir de Matsa Chmoura? Il est vivement conseille d’utiliser pour le Seder de la Matsa Chmoura pour deux raisons: 1-Le niveau de surveillance est nettement supérieur a la Matsa « normale » 2-Cette Matsa Chmoura a été confectionnée dans le but d’accomplir la Mitsva d’en consommer. Or la majorité des décisionnaires, une telle intention est impossible en utilisant des machines. 3-La Matsa Chmoura est ronde et d’après la Kabbala cela revêt une certaine importance.

Le Rabi insiste pour que chacun s’inquiète de ses voisins amis sa famille afin que tous réalisent la Mitsva de Pessah avec de la Matsa Chmoura.

YOUD ALEF NISSAN Anniversaire du Rabbi Nous avons décidé de choisir des histoires du Rabbi qui ne mettent pas en avant ses miracles réalisés, mais plutôt ce qui représente l’essentiel dans la vie du Rabbi, Ahavat Israël a travers deux épisodes éloquents. Rav Groner raconte qu’il reçut un jour un coup de téléphone d’un juif d’Israël qui souhaitait une Braha pour sa fille gravement malade. Le Rav Groner transmit un papier avec le nom de l’enfant et le nom de la mère ainsi que le nom du père (puisque c’est lui qui avait fait la demande). En réponse, le Rabbi ajouta deux notifications: 1-Au dessus du nom de la fille le Rabbi nota: « Je le mentionnerai sur le tombeau de mon beau père ». 2-Sur le nom du père, le Rabbi marqua: « Fait il Mivtsaiim ??? » J’ai immédiatement rappelé la personne pour lui transmettre l’information. Quelques heures plus tard, l’homme me rappela et me demanda de transmettre au Rabbi qu’il venait de s’enregistrer auprès de son Beth-Habad comme dispose a aider a la diffusion de la Thora et de la Hassidout. Une fonction lui avait même été attribuée. Quelques jours plus tard, le Rabbi me demanda: « Que se passe-t-il avec la jeune-fille ?? » Je ne savais rien de pus et le Rabbi me demanda d’appeler le père de l’enfant. Celui-ci fut heureux de m’informer qu’un véritable miracle s’était produit et que l’enfant était maintenant guéri. J’ai transmis au Rabbi et il m’a répondu: « Tu comprends maintenant ce que l’on peut agir grâce a Mivtsaiim ?!!! » Un couple rentra un jour en entretien prive dans le bureau du Rabbi, accompagne de leur jeune-fils. Les parents étaient gênés de l’agitation de l’enfant. Le Rabbi sentant cette gène, prit le crayon avec lequel il était en train d’écrire et en cassa la mine (pour ne pas que l’enfant se blesse) avant de le donner a l’enfant. Une fois l’entretien termine, la mère voulut retirer le crayon a l’enfant afin de le rendre au Rabbi sous le regard courroucé du mari (qui aurait voulu emporter le crayon du Rabbi)! A nouveau, le Rabbi intervint et il rendit le crayon a l’enfant expliquant que pendant le trajet, l’enfant pourrait se souvenir du « jouet » et le désirer a nouveau et se mettre a pleurer!


L’épisode suivant fut vécu par R Lipskar qui avait pour mission de visiter les prisons dans lesquelles se trouvaient des détenus juifs selon un souhait exprimé par le Rabbi. Ce soir là, épuisés après une dure journée, nous nous retrouvâmes à errer dans une localité du nom de Jacksonville. Nous nous mîmes en quête d’une station-service et d’un motel pour passer la nuit. Après une laborieuse recherche, nous trouvâmes une station-service. Derrière le comptoir se trouvait un homme à l’allure peu rassurante qui en nous apercevant , disparut quelques instants puis nous fit signe de le suivre. J’ignore d’où le courage nous vint de ne pas prendre nos jambes à notre cou devant cette inquiétante masse de muscles, mais le fait est qu’un instinct nous incita à le suivre. En pénétrant dans un bureau au fond d’un couloir, nous découvrîmes un vieil homme assis derrière un bureau, et dont le visage abondamment ridé témoignait que la vie lui avait valu quelques tourments. Nous nous interrogions encore sur la raison qui nous avait fait aboutir ici à Jacksonville au milieu de la nuit lorsque le vieil homme se pencha vers nous et nous demanda en yiddish: « D’où êtes-vous ? » Nous lui répondîmes aussi en Yiddish: « Nous sommes des envoyés du Rabbi. » En entendant cela, il éclata en larmes et il se passa une bonne demi-heure avant qu’il puisse se calmer. Lorsqu’il parvint à rependre le contrôle de lui-même, il nous relata son histoire. « J’ai été un Juif pieux et d’obédience hassidique comme vous. Mes parents étaient des Hassidim et habitaient une petite bourgade de Pologne. Mon père portait un shtreimel et ma mère était une sainte femme. J’ai étudié au heder et je me souviens du rebbe, de l’ambiance hassidique, des chants, du Chabbat, de Pourim, de Hanouccah…... J’ai vécu en Hassid et j’ai épousé une jeune fille hassidique avec laquelle j’ai bâti un foyer. Lorsque la guerre s’est abattue sur nous, toute ma famille a été brûlés à Auschwitz et ce maudit Hitler n a pas laissé survivre un seul de tous ceux que j’aimais. « Unique survivant de toute ma famille, j’ai déployé beaucoup d’efforts pour venir m’établir ici en Amérique. Comme de nombreux autres rescapés de la Shoah, je suis venu habiter à Brooklyn. Et pourtant, je ne pouvais pas supporter les gens qui m’environnaient. Je me mis à haïr D.ieu, les Juifs, la Torah et tout ce qui avait rapport au Judaïsme. Je ne pouvais souffrir la vision de ces Juifs américains qui piquaient hardiment

Nul ne sera oublie !!! leur fourchette dans des escalopes de poulet et qui engloutissaient des verres de vin dans des fetes familiales, alors que je n’avais plus de famille! Je les haïssais, je haïssais D.ieu. J’ai alors décidé d’aller habiter le plus loin possible des Juifs et du Judaïsme. J’ai donc abouti à Jacksonville, j’ai épousé une femme non juive dont j’ai eu trois enfants. Une nuit, c’était au début des années 80, je n’arrivai pas à dormir. Il était 23 h 30 et impossible de fermer l’œil. Alors, comme l’américain typique, j’ai allumé la télévision et j’ai navigué entre les chaînes afin de trouver quelque chose à regarder. Soudain au cours de ma recherche, apparut sur l’écran un homme âgé au visage rayonnant avec une barbe blanche et chapeau noir, qui s’exprimait en yiddish. Au bas de l’écran, était indique « le Rabbi de Loubavitch ». Le Rabbi dit ceci : « Le prophète Isaïe dit : « Quant à vous, vous serez recueillis un par un, enfants d’Israël » et Rachi le commentateur de la Bible écrit : C’est D.ieu qui Lui-même prendra véritablement par la main chaque personne à l’endroit même où elle se trouve et l’emmènera avec tous les enfants d’Israël. Autrement dit, en « une seule et même communauté », pour lui faire quitter l’exil. En un instant ils seront délivrés par la rédemption véritable et complète.” Le Rabbi poursuivit par la question suivante :

BINGO??? Un homme joua un jour au Loto et la chance lui sourit, il emporta le gros lot. Cela arrive régulièrement mais un détail fit de cela une situation digne de la couverture du journal Israélien…..Le gagnant était un mendiant qui dormait dehors. Une équipe partit interroger l’heureux gagnant pour lui poser la fameuse question : « Qu’allait il faire avec tout cet argent ? Qu’est ce qui allait changer dans sa vie ??? » L’homme fit un large sourire et répondit: « Je vais m’acheter une plus grande poubelle afin de recevoir plus de nourriture dedans ! » Cette réponse qui peut être risible n’est pas si différente de notre propre manière de penser, car au lieu de désirer et agir pour sortir de cet exil aussi long que pénible, au lieu de cela, nous nous contenter de rendre plus agréable cet exil avec plus de confort, d’argent, sante Décidons une fois pour toute de quitter cet exil, aussi doux soit-il !

”Mais qu’est-on censé apprendre des paroles du prophète ? Il va sans dire que lors de la Rédemption le peuple juif sera tout entier rassemblé. Aussi, quel message cette prophétie est-elle censée nous livrer ? “ Le Rabbi expliqua : “Il se peut qu’un Juif, qui porte en lui cette âme juive si particulière, un Juif qui était lui aussi présent lors de la révélation au Mont Sinaï puisse imaginer qu’il s’est définitivement enfui de sa tradition et que plus rien ne le lie désormais au peuple élu dont il est issu. Il se sent entièrement défait moralement et intellectuellement du peuple juif. Aussi le prophète vient affirmer qu’en réalité un tel Juif nourrit lui aussi une nostalgie de ces racines. Et c’est de lui que le prophète parle en affirmant que « D.ieu en personne prendra véritablement par la main chaque personne à l’endroit même où elle se trouve » ceci afin que nul Juif éloigné ne demeure banni.” Je fus alors en proie à un grand désarroi et n’en fermai pas l’œil de la nuit. Je me dis : “Comment quelqu’un qui demeure à Brooklyn sait ce que je vis a Jacksonville ? Qui lui a révélé que je me lèverai en pleine nuit et que je me mettrais à regarder télévision ?” Le lendemain à la première heure, j’ai réuni ma famille et je leur ai tout raconté, que j’étais juif, le Chabbat, les fêtes, les chants, le monde hassidique dans lequel j’avais grandi. Je leur ai dit que mon nom n’était pas Jack, mais Hayim-Yankel….. mais tout cela n’est pas votre problème. Je suis le seul Juif ici. » Aussi, lorsque vous vous êtes présentés tout à l’heure, mon fils est venu me dire : “Papa, ils sont venus te chercher.” » Ce récit nous laissa pétrifiés. Nous demeurâmes quelques jours durant lesquels nombre de repas et de conversations furent partagés avec Haiim Yankel qui venait de retrouver son univers. Nous apposâmes des Mezouzot aux portes… Quelques mois se passèrent et un jour, je reçus un appel téléphonique de lui. Il me dit : « Rav Lipskar, j’ai conscience de ne pas être redevenu un Juif aussi accompli que l’étaient mes parents, cependant, j’y ai aspiré. J’en ai accompli autant que j’en avais la possibilité. Ce que j’ai pu, je l’ai fait. J’en suis heureux, je vous en suis reconnaissant. » Deux semaines après cet entretien téléphonique, Hayim Yankel quitta ce monde.


Commentaires sur la Haggada * La Haggada nous parle de 4 garçons, le sage, l’impie, le simple et celui qui ne sait pas poser de question. Mais dans la formulation, un détail nous interpelle; le mot EHAD est répété pour chaque enfant alors qu’ils aurait suffit de dire: « Haham, Racha, Tam …. » pourquoi répéter: « EHAD Haham, veEHAD Racha, veEHAD Tam … » ??? 1-EHAD représente celui qui est unique, Hachem, or chacun d’entre nous, qu’il soit Haham, Racha ou Tam, possède la même étincelle Divine qui fait de lui un enfant d’Hachem. 2-Selon une autre explication, cette répétition vient nous enseigner que dans chacun d’entre nous il y a un Haham, un Racha, un Tam ……! Il ne faut pas chercher les 4 enfants a l’extérieur, ils sont en chacun de nous. *Le Rabbi a longuement souligne le fait qu’il existe en réalité un 5e enfant, celui qui ne sait malheureusement pas que ce soir les juifs fêtent la sortie d’Egypte !!! Ce garçon n’est même pas présent au Seder et c’est pour cela qu’il n’apparait pas dans la Haggada. Il est du devoir de chacun de s’inquiéter de ce 5e enfant car s’il est absent, c’est une partie de nous qui est absente !!! *La Haggada est divisée en plusieurs partie. La deuxième partie (Maguid ou nous lisons la plus grande partie de la Haggada) correspond au Racha ! Cela comme pour nous dire que cet enfant, il ne faut surtout pas lui tourner le dos ni l’abandonner, il faut au contraire investir tout notre temps et nos forces pour l’aider a sortir de sa situation. Car malgré les apparences, c’est lui qui a le plus besoin de nous! Son comportement est un cri d’alarme et nous devons entendre ce cri et ne pas rester indifférents. *La fête de Pessah nous rappelle l’épisode de la sortie d’Egypte; or nos sages disent qu’il faut se considérer comme si nous sortions chaque jour d’Egypte! Que signifie cette affirmation ??? Egypte se dit en Hébreu: « MITSRAIIM » et ce mot est a rapprocher du mot « METSARIM » qui signifie des limites, l’idée d’étroitesse. Sortir d’Egypte signifie donc sortir de ses propres limites, de ses habitudes et de ses blocages. C’est la le sens de la sortie d’Egypte spirituelle. Et cette sortie d’Egypte doit s’effectuer chaque jour et a chaque instant. Car le niveau que l’on a atteint aujourd’hui peut être considéré comme une libération par rapport a celui que j’avais hier, il reste néanmoins un exil par rapport a celui que je suis capable d’atteindre …..demain. Il est donc lui aussi un exil et une limite. C’est aussi pour cette raison que la Thora mentionne les 42 étapes qui firent sortir les Bne-Israël d’Egypte; Pourtant, ce n’est que la première étape qui nous sortit d’Egypte puisqu'après cette étape, nous étions déjà en dehors de l’Egypte !!! Mais encore une fois, ces 42 étapes sont les différents niveaux que l’on traverse dans sa vie, et qui sont autant d’exils par rapport au niveau suivant.

*A la fin de la Haggada, nous

lisons « HAD GADIA » qui relate l’histoire d’un chevreau que mon père avait acheté pour deux zouz qui a été mange par un chat qui fut a son tout mange par un chien qui fut battu par un bâton qui a été brule par le feu qui a été éteint par l’eau qui a été bue par la vache qui a été tuée par le Cholet qui a été tue par l’ange de la mort qui a été tue par Hachem lui-même. Cette chanson est en réalité un poème ou le peuple juif est compare au chevreau, qu’Hachem a acheté pour 2 zouz (les 2 tables de la loi) qui subit de nombreuses souffrances mais chacun de ses oppresseurs a été puni pour cela. D’après un autre Perouch, le chevreau représente l’âme qui subît toutes sortes de souffrances pendant le temps qu’elle passe sur terre jusqu’au jour ou elle doit rendre des comptes a Hachem pour ses actions et ses paroles. L’enseignement de cette histoire est que tout celui qui fait du mal au peuple juif finira par être puni a son tour et celui qui a été l’intermédiaire pour punir sera a son tour puni …. Mais aussi pour nous répéter si c’était nécessaire qu’en haut de l’échelle se trouve Hachem, et que tout est entre ses mains, rien n’échappe a ses décrets (en dehors de la Techouva, la Tsedaka, la Téfila …). Et lorsqu’il nous arrive une chose pénible Has Vechalom, c’est uniquement vers Hachem qu’il faut tourner son regard, car c’est lui qui est a l’origine de la chose. S’en prendre a l’intermédiaire est considéré par nos maitres comme de l’idolâtrie. Si nous gardons présent a l’esprit que tout est entre les mains d’Hachem, la colère, la contrariété, la jalousie, la vengeance, la rancœur ….feront place a la joie, bonheur, Ahavat-Israël ….. *Sur la table du Seder, nous plaçons 4 coupes de vin que nous allons boire durant ce Seder et qui correspondent aux 4 différents exils que subit le peuple juif a travers l’histoire, et ses délivrances successives. Mais a la fin du Seder, on remplit un cinquième verre pour Eliyahou Hanavy, et ce verre ne sera pas bu car il correspond au présent exil qui n’est pas encore termine et a la délivrance que nous attendons tous.

MAZAL TOV MAZAL TOV A MENDY ET RIVKA LUMBROSO DE SARCELLES Pour la naissance de leur belles jumelles 9 Nissan 5774


Pessah 5774