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Lehaïm velivraha

‫ב״ה‬

N.265

Chelah léha 16 Sivan 5774 / 14 Juin 2014 Réalisé par Yaacov Berrebi . 054.700.73.67 https://www.facebook.com/groups/LeHaim.VeLivraha/

* A partir de Mercredi 11 Juin, nous recommençons à dire Tahanoune. * Ce Chabbath nous lirons le chapitre 2 de Pirké-Avot.

Entrée de Chabbath:

Sortie de Chabbath:

8.10 pm

9.19 pm

Feuillet aussi distribué par les FRENCH NESHEI CHABAD / NEW YORK 347-627-9209

Quelle est la difference entre tristesse et amertume ?? Celui qui est triste va dormir, celui qui est amer, va se battre pour s’améliorer !!!


Résumé de la Paracha Chelah-léha * Moché envoie 12 chefs de tribu pour observer la terre d’Israël pendant 40 jours. Ils reviennent et découragent le peuple en les convaincant qu’il sera impossible de vaincre ces géants. Pour donner plus de poids à leurs paroles, ils ramènent avec eux une grappe de raisin, une grenade et une figue. Seuls Kalev ben Yefouné et Yeochoua bin Noun ne prennent pas part au Lachone-Hara. Le peuple se laisse convaincre et pleure. Nous sommes le 9 Av. A cause de cela, Hachem décrète 40 ans de voyage dans le désert et annonce que tous ceux qui ont fauté ne pourront entrer en Erets-Israël. *On apprend la Mitsva de Afrachat Halla, qui consiste, lorsque l’on prépare une pâte, à en prélever un morceau. *On y apprend aussi la Mitsva de porter les Tsitsit aux coins des vêtements à 4 coins. *Un homme est mis à mort car il a profané le Chabbath publiquement.

Commentaires sur la Paracha de Chelah-léha * Les explorateurs ont commencé leur voyage le Roch-Hodech Tamouz pour revenir quarante jours plus tard, le 9 Av. * En réalité, selon Rachi, il aurait fallut normalement 160 jours aux explorateurs pour traverser la terre d’Israël dans sa longueur et sa largeur. Mais comme Hachem savait qu’ils seraient punis une année pour chaque jour, Il voulut limiter la punition et fit en sorte que la terre se plie sous leurs pieds et ainsi limita le voyage à 40 jours uniquement ! *Lorsque Moché envoie les explorateurs, le verset dit: « Chelah-Léha » envoie pour toi. Cela nous rappelle Avraham Avinou auquel Hachem demanda: « Lèh-Léha » va pour toi. A propos d’Avraham Avinou, Rachi explique pourquoi il est écrit « Lèh-Léha » et pas simplement « Lèh », car ce voyage apportera des bienfaits à Avraham Avinou. Il en résulte qu’ici aussi, si le texte dit « Chelah-Léha » et non « Chelah » simplement, c’est aussi pour nous apprendre que les explorateurs vont apporter quelque chose de bon à Moché ! Nous savons que Moché ne devait pas entrer en Erets-Israël, et nous savons par ailleurs que par la faute des explorateurs, le voyage dura 40 ans supplémentaires. Cela signifie que « grâce » aux explorateurs, Moché reçu 40 ans de vie en cadeau ! * Lorsque Moché choisit les 12 explorateurs, au moment de les envoyer, il bénit Ochéa et lui rajouta un « Youd » à son nom pour le transformer en Yéochoua. Ce Youd est celui de Saraï qui fut appelée Sarah (le Youd a laissé la place au Hé). Mais sous le Youd de Saraï, il n’y avait aucune voyelle, il fallait donc que Moché trouve quelque chose à mettre sous cette lettre ! Il retira donc deux points du Ségol de Ben Noune pour les mettre sous le Youd, et il ne reste à présent qu’un point sous le Beth. C’est pourquoi nous prononçons Yéochoua BIN Noune! * Pourquoi les explorateurs n’apportèrent avec eux que 3 fruits (raisin, grenade et figue) parmi les 7 fruits d’Israël ? Car le but de Moché qui leur demanda de rapporter des fruits d’EretsIsraël, était d’augmenter leur désir de s’installer en Erets-Israël, en leur montrant des fruits qu’ils ne connaissaient pas en Egypte. Or seuls 3 fruits qui étaient nouveaux car le miel, l’huile, le blé et l’orge, ils les connaissaient déjà !

* Si les explorateurs étaient cachers, pourquoi Moché s’inquiéta-t-il pour Ochéa et le bénit??? Et s’ils n’étaient pas bien disposés, pourquoi ne les bénit-il pas eux aussi??? Pour comprendre cela, il faut préciser qu’il existe deux sortes de Tsadikim. Les premiers qui se consacrent à leur élévation personnelle aussi bien moralement que spirituellement, alors que la deuxième catégorie, se consacrant aussi à son élévation spirituelle, n’hésite pas d’un autre côté à se « négliger » pour aider le peuple à s’élever lui aussi. Cette seconde catégorie est bien moins nombreuse que la première. Ces Tsadikim sont les Moché de chaque génération, les guides et chefs des générations futures. Alors que les 11 explorateurs faisaient partie de la première catégorie, Yéochoua lui, devait prendre la relève de Moché Rabbénou et guider le peuple. A partir de là on comprend que le comportement des explorateurs était correct et digne pour des Tsadikim de la première catégorie, mais en aucune façon pour quelqu’un qui devait prendre la direction du peuple comme Yéochoua. C’est pourquoi Moché benit-il Yéochoua uniquement! * En revenant de leur voyage, les explorateurs annoncèrent aux bné-Israël qu’Amalek se trouvait en Israël afin de les décourager. Or, Yéochoua avait déjà combattu Amalek dans le passé, donc si même Yéochoua s’était mis du côté des explorateurs, les Bne-Israël auraient pensé que si même Yéochoua désespère de gagner cette guerre, c’est qu’il n’y a vraiment aucune chance !!! C’est une autre raison pour laquelle Moché bénit spécialement Yéochoua! *Lorsque Moché vit combien Yéochoua était humble, il eut peur que cette faiblesse ne le mène à se laisser influencer par les explorateurs! C’est aussi pourquoi il le bénit. * Lorsque les explorateurs se déplacent, le texte emploie un pluriel ce qui est tout à fait logique. Pourtant, à un moment le texte dit: k à Hevron) et là, c’est un singulier « Vayavo ad Hevron » (il se rendit qui est employé!!! Rachi nous éclaire et nous explique qu’il s’agit en fait de Calev Ben Yéfouné qui partit seul à Hevron pour prier sur le tombeau des patriarches afin de recevoir de l’aide pour ne pas se laisser influencer par les explorateurs !


A votre santé !!! Quand Oren Sar, professeur à l’université de Beer Cheva, raconte son histoire, c’est avec une émotion à chaque fois renouvelée! « En 1985, l’université m’a accordé une année sabbatique. J’en ai profité pour me rendre, avec ma femme et mes enfants, à Manchester pour une année d’études plus poussées. Nous avons été accueillis par un de mes collègues, le professeur Witenerbon. Un jour, je me suis mis à souffrir de violents maux de tête. Au début, je n’y prêtai pas trop attention mais le phénomène s’amplifia. Un soir, alors que mes amis de l’université avaient organisé une réception en mon honneur pour fêter l’aboutissement de mes recherches, les maux de tête revinrent avec tant d’intensité que j’eus l’impression de subir des coups de marteau. Autant l’avouer: cette soirée fut un vrai supplice. Je compris que le problème était sérieux. Le lendemain matin, je m’effondrai sans connaissance. On m’amena en urgence à l’hôpital où je subis des examens approfondis. Le diagnostic tomba: trop de globules blancs. Je fus obligé de rester hospitalisé, sans bouger et d’attendre au moins une stabilisation de mon état: nul ne pouvait même envisager une guérison. Les médecins émirent toutes sortes d’hypothèses: Si je n’avais pas tant souffert, j’aurais éclaté de rire! En effet, ils évoquèrent la polio ou même un empoisonnement par des rongeurs... La situation empirait. Ma famille s’inquiétait de plus en plus. Mon ami, le professeur, me rendait souvent visite, il se montra amical et plein de compassion, il apportait des cadeaux pour mes enfants... Ma femme s’entendit conseiller par les médecins qu’elle ferait mieux de retourner en Israël car moi, je n’y reviendrais sans doute que dans la soute d’un avion... Et le nombre de mes globules blancs continuait d’augmenter. Au moment de ‘Hanouccah, quelques garçons de la Yechiva Loubavitch de Manchester me rendirent visite pour me proposer d’allumer les bougies de la fête. Je leur expliquai que ceci était interdit par le règlement de l’hôpital. Mais ils obtinrent la permission – exceptionnelle – des infirmières. Leur détermination m’impressionna: Ils déployaient tellement d’efforts que je ne pouvais pas refuser d’allumer les bougies qu’ils m’offrirent et préparèrent. J’ai donc récité les bénédictions, j’ai allumé et nous avons chanté quelques chants dont je me souvenais encore. Ils m’ont même offert un livre de prières, que je garde avec moi toujours et pour lequel je ressens un attachement particulier. Le lendemain, alors que je dînais, ils revinrent et demandèrent des nouvelles de ma santé. Quand ils ont vu que je mangeais de la viande, ils m’ont demandé respectueusement si c’était cachère. J’ai répondu que je prenais les repas que l’hôpital me fournissait. Atterrés, ils proposèrent de m’apporter des repas cachères. Effectivement, ils m’apportèrent un repas chaud, strictement cachère, servi dans des barquettes aluminium fermées hermétiquement. Je n’avais pas très confiance dans la qualité de ce repas, mais je décidai, par respect envers mes nouveaux amis, de ne pas consommer la viande de l’hôpital, pour leur faire plaisir...

Lors des examens habituels, le lendemain matin, les médecins remarquèrent une légère amélioration de mon état: peut-être s’agissait-il d’une erreur? On verrait bien par la suite. Le même scénario se répéta le soir: on m’apporta un repas chaud mais une fois de plus, je décidai de ne pas y toucher. Par respect pour les garçons de la Yechiva, je ne mangeais pas, une fois encore, la viande de l’hôpital. Le lendemain, les analyses confirmèrent que le nombre de globules blancs baissait, de façon étonnante. Les médecins ne cachèrent pas leur stupéfaction: je pourrais sans doute rentrer bientôt chez moi! On décida d’envoyer un échantillon de mon sang dans un laboratoire spécialisé de Londres – pour trouver peut-être la cause de mes souffrances. Les résultats arriveraient dans dix jours. Entre temps, je rentrai à la maison: Les douleurs reprirent de plus belle! Finalement, au bout de dix jours, les médecins me convoquèrent. "Voilà! Apparemment vous souffrez d’une affection rare: une allergie aux bactéries qui sévissent en général dans les aliments provenant d’animaux". Il fallait donc que je respecte un strict régime végétarien. C’est alors que les pièces du puzzle s’assemblèrent dans mon esprit. Les deux jours où j’avais commencé à me sentir mieux, c’était quand je m’étais abstenu de manger de la viande, grâce à l’obstination des jeunes garçons Loubavitch. Grâce à cette amélioration de mon état, les médecins avaient enfin trouvé la cause de ma maladie! Dès que je me sentis mieux, j’écrivis au Rabbi pour le remercier d'avoir "formé" des jeunes gens aussi dévoués. Depuis, je continue d’entretenir pour le Rabbi une affection particulière. Je me sens maintenant beaucoup plus proche de la tradition, du judaïsme, de la prière. Ma croyance et ma confiance en D.ieu ne font qu’augmenter chaque jour! »

Ce feuillet est dédié Pour la guérison rapide et complète de

HAFSEYA GUILA BAT MAZAL TOV


Pirké-Avot Chapitre 2 Michna 4 « Rabban Gamliel disait: Fais de Sa volonté ta volonté Afin qu’Il fasse de ta volonté Sa volonté »

Téfila « ROKA AHARETS AL HAMAYIM» « Qui étend la terre sur les eaux »

Il existe deux sortes de soumission: la première et la moins grande est la soumission de notre volonté pour celle d’Hachem, ce qui veut dire que nous gardons néanmoins notre propre volonté. Dans ce cas, nous ne faisons que faire passer la volonté d’Hachem avant la nôtre. Dans le deuxième cas, notre volonté est effacée devant la volonté d’Hachem. Dans ce cas, il n’y a qu’une volonté: c’est celle d’Hachem.

Le Rambam écrit qu’en réalité, la volonté profonde du juif est de réaliser la volonté Divine, simplement que le Yetser-Hara nous empêche d’agir conformément à cette volonté. Dans cette Michna, on nous demande justement de dévoiler cette volonté. C’est pour cela qu’il est dit TA volonté, car elle est réellement ta volonté dès le début. D’après le Barténora, il s’agit ici d’accomplir la volonté d’Hachem avec le même empressement et la même force que quand nous accomplissons notre propre volonté. Celui qui est habitué et capable de donner beaucoup et de s’investir lorsqu’il s’agit de sa volonté, doit en faire au moins autant lorsqu’il s’agit de la volonté d’Hachem!!! Dans ce même ordre d’idée, celui qui achète toujours ce qu’il y a de mieux pour lui, ne pourra pas se contenter d’acheter des Tefilin au premier prix, ni de marchander le prix du Etrog par exemple. Un autre enseignement que l’on peut apprendre de cette Michna, c’est qu’il ne faut pas se contenter d’imiter les autres, que nos actions soient conformes à la Thora, mais il faut en outre que notre volonté profonde soit en accord avec ces agissements. (Même s’il est évident que dans un premier temps, nos actions Le Baal-Chem Tov dit: seront déconnectées de notre volonté, il faudra «Là où se trouve la avoir pour objectif de volonté d’un homme, rapprocher les deux).

c’est là qu’il se trouve réellement ! »

Un jour, le Roch-Yechiva remarqua que de nombreux élèves regardaient par la fenêtre. Il s’approcha pour voir ce qui les attirait et il vit un ancien élève, qui s’était lancé dans les affaires, sortir d’une Mercedes flambant neuf. Il en fit part au Rabbi précédent qui répondit de la manière suivante: «Mieux vaut être dehors et regarder dedans, que d’être dedans et regarder dehors!!! »

Ce feuillet est aussi dédié pour l’élévation de l’âme de ABBY

- BRAHA (10 Mois)

Bat Mazal et Josué Smadja

En dehors du remerciement à Hachem pour nous avoir permis de nous lever et de nous déplacer, comme pour toutes les autres bénédictions du matin, il y a ici un second sens.

Nous nous rappelons (et nous remercions ) qu’Hachem a, lors de la création du monde, poussé les eaux pour laisser apparaître la terre ferme afin que nous puissions y évoluer. C’est là un des grands miracles de la création car bien que la terre et la roche soient bien plus lourds que l’eau, malgré tout, l’eau n’inonde pas le monde et ne le recouvre pas. De la même manière, au bord de la plage, de ridicules grains de sable ont la force de résister à la puissance de la mer afin de l’empêcher de sortir de son lit. Cela est dû bien évidemment à la volonté d’Hachem qu’il en soit ainsi, mais cela nous prouve une fois de plus (si cela était nécessaire) ce que l’union peut nous permettre de faire; car un seul grain de sable n’a aucune force mais lorsqu’il s’associe avec des millions d’autres grains de sable, là, ils ont la force de s’opposer à la mer et de la vaincre. Ce miracle (que les eaux et la terre gardent chacun leur limite) nous transmet un enseignement non négligeable: si nous désirons que la vie soit rendue possible sur la terre, il est fondamental que chacun garde sa place ! L’homme a été créé avec des facultés, des faiblesses et des traits de caractère différents de ceux des femmes et inversement, mais aussi et surtout avec des missions différentes. Il est important que chacun comprenne que non seulement il est impossible à un homme de remplacer la femme mais aussi que cela risquerait de bouleverser les plans établis par Hachem !

C’est d’ailleurs un des décrets que Pharaon a voulu imposer au peuple juif pendant 230 ans, qui consistait à échanger le rôle des femmes avec celui des hommes et inversement. Nous commémorons cela tous les ans lors de la fête de Pessah et pourtant nous continuons de nous imposer le même décret sans même nous en rendre compte !!! De même, les rapports entre juifs et non-juifs peuvent donner naissance à de grandes réalisations mais à la condition que cela soit fait dans le respect des limites.


Lehaim chlah leha 5774