Page 1

‫ב "ה‬

Vélivraha

Hachem E’had ! Un des fondements de la ‘Hassidout consiste à s’approfondir et méditer sur l’unicité de D.ieu. Le service de D.ieu basé sur la ‘Hassidout ne se contente pas de réparer et d’améliorer les Midot (traits de caractère), mais concerne la source même de ces Midot. La base de ce service est la foi en Hachem et sa conscience que tout n’est que D.ieu. C’est autour de cette idée que tout va se construire ; C’est avec cela que l’on va prier, que l’on va étudier, que l’on va évoluer. Tout cela dans le but de raffermir et d’intérioriser la foi totale en l’unicité de D.ieu !

GUIMEL Tamouz

Leilouy Nichmat

Hillel Ben Azar Attal

On ne se trouve pas dans une situation, on se met dans une situation ; et si on s’est mis dans cette situation, on peut se mettre dans une autre situation ! Réalisé par Yaacov Berrebi / Ashkélon : « 058.628.7599 » - https://www.facebook.com/LeHaim.VeLivraha

Le Rabbi

1


Résumé Paracha Kora’h : * Kora’h est un proche parent de Moché Rabbénou. * Il appartient lui aussi à la tribu des Levihim. * Kora’h ne comprend pas pourquoi c’est Moché et Aharon qui accumulent toutes les fonctions honorifiques et il revendique lui aussi une place de choix. * Pour se faire, Kora’h rassemble autour de lui plus de 250 protestataires. * Moché propose alors de s’en remettre à Hachem qui décidera ; que Aaron et Kora’h apportent un sacrifice d'encens, afin de déterminer laquelle sera agréé. * Kora’h et son assemblée finissent mal puisqu’ils sont engloutis par la terre. * Le peuple se révolte à la vue de tous ces morts ; Hachem envoie la peste qui frappe le peuple. C’est Aharon qui, grâce aux encens permet d'apaiser l’épidémie. * La préséance liturgique d'Aharon est encore confirmée par le fait que seul son bâton fleurit, au milieu de celui de chacun des princes des tribus. * La Torah répète les fonctions sacerdotales et l'interdit fait aux non-Cohanim d'officier au sanctuaire.

Le saviez-vous ? One ben Pelete, a été sauvé grâce à sa femme qui l’a empêché de participer à la protestation de Kora’h.

Le saviez-vous ? KORA’H a été puni à cause de sa femme qui l’a poussé à se révolter.

? Questions ?

! Réponses !

1 - De quelle famille est issu Kora’h ? 2 - Quelle était la revendication de Kora’h ? 3 - Comment sont morts Kora’h et son assemblée ? 4 - Combien sont morts avec Kora’h ? 5 - Qui a été sauvé parmi son assemblée ? 6 - Comment réagit le peuple ? 7 - Quelle sera leur punition ? 8 - Combien vont mourir dans cette épidémie ?

1 - Kora’h est issu de la famille de KEHAT. 2 - Kora’h aurait voulu être Cohen Gadol à la place de Aharon Hacohen. 3 - La terre s’est ouverte et les a engloutis. 4 - 250 hommes sont morts en plus de Kora’h, Datane et Aviram. 5 - ONE ben PELETE est le seul à avoir été sauvé. 6 - Le peuple se révolte contre Moché qui a « tué » tous ces Juifs. 7 - La peste frappe le peuple. 8 - 14.700 personnes vont périr lors de cette épidémie.

2


Récit ‘Hassidique … … … Le plus beau jour de ma vie ! Les deux jeunes étudiants de Yechiva Loubavitch s’échangèrent un regard interrogateur en lisant le nom affiché à la porte: David O’Malley-Keyes. Ils hésitaient : On était pendant les vacances, période que les étudiants Loubavitch mettent à profit pour aider les émissaires du Rabbi dispersés aux quatre coins du monde. Ils rendent visite à des petites communautés isolées. C’est ainsi que Lévi Levertov et Israël Teirtel se rendirent loin de New York pour assister les Chlouhim en Alaska. Cependant, quand on cherche bien, on trouve ! Ce jour-là, ils s’étaient rendus non loin de la ville de Wasilla où réside la famille du jeune Rav Menahem Mendel Greenberg . Dès son arrivée dans la ville, Rav Menachem Mendel avait entrepris toutes sortes de démarches pour localiser d’autres Juifs. Grâce à un véritable travail de fourmi, il avait ainsi réussi à trouver encore un Juif et encore un Juif : maintenant il bénéficiait de l’aide précieuse de ces deux jeunes gens enthousiastes. Quand ils se décidèrent finalement à sonner à la porte, ils entendirent une voix s’exclamer: « Hé ! Regarde ! Des gens qui portent la Kippa ! ». En entendant ce mot, les deux jeunes gens se félicitèrent intérieurement de leur bonne intuition: Une dame âgée leur ouvrit la porte ; ils demandèrent la permission d’entrer mais elle leur suggéra plutôt de revenir une autre fois. Elle murmura: Mon frère souffre énormément et, en ce moment, il ne peut vraiment recevoir personne ! Laissez-moi vos coordonnées et je vous contacterai plus tard ! Gênés, les deux jeunes gens s’apprêtèrent à obéir mais l’un d’eux insista et s’adressa au vieil homme: - Savez-vous ce que sont les Téfilines ? - Non ! répondit l’homme du fond de la pièce. -Avez-vous fêté votre Bar Mitsva ? continua le jeune étudiant. - Non ! répondit l’homme dans un souffle. Alors nous pourrions la célébrer maintenant ! Cela ne prendra que quelques minutes ! - Après tout, pourquoi pas ? Entrez ! Le malade ne parvenait même plus à manger tout seul, sa sœur Julia devait le nourrir à la cuillère. Lévi et Israël s’approchèrent du lit pour mettre les Téfilines au malade. Quand ils enroulèrent la lanière autour de son bras,

son visage changea d’expression et, avec une grande concentration, David récita les mots du Chema Israël que lui soufflaient gentiment les deux jeunes gens. C’était la première fois de sa vie et David ressentait intensément l’importance du geste qu’on l’aidait à accomplir. Et, pour bien marquer la joie que représentait cette cérémonie, les deux jeunes gens se mirent à danser joyeusement autour du « Bar Mitsva » qui ne pouvait s’empêcher de pleurer: de souffrance mais aussi de joie… - Tu te souviens, David, remarqua pensivement Julia, tu avais souhaité prendre quelque chose avec toi dans le Monde Futur ? Tu as reçu ce que tu demandais ! Durant de longues minutes, David ne parvint pas à calmer son émotion. - C’est vrai, reconnut-il en éclatant en sanglots. Quelques jours plus tard, David envoya une lettre de remerciements à ses visiteurs avec des photos de la « Bar Mitsva ». Avec quelques mots en guise de légende : « Le plus beau jour de ma vie ! ». Rav Greenberg organisa un « Chabbat plein » pour tous les Juifs de la région. Bien entendu, David et Julia furent invités eux aussi. Malgré ses difficultés dues à sa maladie, David insista pour participer à

- Savez-vous ce que sont les Téfilines ? - Non ! répondit l’homme. - Avez-vous fêté votre Bar Mitsva? - Non ! répondit l’homme dans un souffle. Alors nous pourrions la célébrer maintenant ! cette grande réunion communautaire. Durant le repas Rav Greenberg demanda à David d’adresser quelques mots à l’assistance. Celui-ci raconta alors brièvement sa vie et évoqua sa terrible maladie. Tous étaient bouleversés. - Quand j’ai compris qu’il n’existait aucun remède à ma souffrance, j’ai ressenti un besoin urgent de me procurer quelque chose du domaine de l’esprit avant de quitter ce monde. J’ai prié à ma façon, j’ai demandé à D… qu’Il m’envoie un signe ! David sentait sa gorge se serrer et les participants avaient les yeux humides …

- C’est alors qu’un jour, on a frappé à ma porte. Ces deux jeunes gens extraordinaires étaient venus de New York afin de fêter ma Bar Mitsva ! Je n’ai aucun doute qu’ils m’ont été envoyés par D.ieu ! Je ressens que j’ai enfin retrouvé mes origines ! Tous étaient bouleversés. Les jours suivants, David demanda qu’on vienne l’aider tous les jours à mettre les Téfilines et il éprouvait de la peine quand il fallait les enlever. Mais sa situation ne faisait qu’empirer et Rav Greenberg décida qu’il serait judicieux d’aborder la question délicate de son enterrement. David demanda à Rav Greenberg quelle était la position du judaïsme en ce qui concerne l’incinération : - D.ieu préserve ! laissa échapper Rav Greenberg. Le corps d’un Juif est saint et il faut l’inhumer selon les lois et traditions ! - Si c’est ainsi, je vais faire amender mon testament et demander à être enterré selon ma religion ! promit David. A l’approche des fêtes , David se rendit à Tacoma dans l’état de Washington. Rav Greenberg l’avait mis en relation avec le Chaliah local, Rav Zalman Heber. David put prendre part aux offices de Roch Hachana et Yom Kippour. Il eut même le mérite de tenir dans ses bras le rouleau de la Torah. - J’ai souffert pendant quatre ans, expliquat-il à Rav Heber. Je rêvais de pouvoir encore prendre part aux élections américaines mais maintenant je réalise quel était mon véritable souhait : me rapprocher de D.ieu ! Le vendredi 26 Tichri, Rav Heber revint lui rendre visite et conclure les préparatifs en vue de l’enterrement : - David ! Quelle sorte de discours funèbre désirez-vous que je prononce ? David réfléchit un instant puis déclara d’une voix étrangement ferme :

suite … P.4

3


- Annoncez qu’il n’est jamais trop tard d’être fier d’être juif ! Il avait beaucoup de mal à s’exprimer mais, au prix d’un grand effort, il ajouta : - Tant que mon âme sera en moi, je souhaite être le digne vecteur de la lumière divine ! Racontez mon histoire à quiconque veut l’entendre et cela procurera à mon âme une continuation même quand je ne serai plus là ! Le mardi 29 Tichri, David rendit son âme, purifiée et apaisée à son Créateur. Puisse son souvenir être une bénédiction pour quiconque lira son histoire !

Cette histoire comme beaucoup d’autres nous montrent qu’une âme Juive, aussi éloignée puisse-t-elle être du Judaïsme ne meurt jamais. Elle attend impatiemment que quelqu’un vienne lui tendre la main, la ramener à la maison. Et alors, dans sa grande bonté, Hachem lui ouvre la porte en grand et se réjouit d’avoir récupérer encore un de ses chers enfants ! C’est à nous d’aller vers eux, avec amour et sans jugement et mériter cet extraordinaire mérite, ramener un enfant à son père.

Le regard joyeux ! Il y avait un Hassid âgé, qui résidait dans la ville de Tsfat en Israël. Cet homme était chargé de choisir le veau qu’il fallait amener à l’abattoir, chaque fois que cela était nécessaire. Tout au long de sa vie, il s’affaira à cette tache avec sérieux et dévouement. Or, pas une seule fois il n’arriva que l’animal qu’il avait choisit soit Taref (impropre à la consommation). Les ‘Hassidim lui manifestèrent donc leur étonnement et lui demandèrent : « Comment faisait-il pour toujours choisir un animal Cacher ? Comment faisait-il pour ne jamais se tromper ?» Le vieux Hassid répondit : « Je cherche à chaque fois un veau qui à les yeux joyeux. Lorsque le regard de l’animal est empli de joie, je sais que l’intérieur de son corps est bon, il ne peut pas en être autrement ! »

Vous voulez repeindre votre maison ? N’attendez pas le dernier moment !

La plus belle vengeance que nous puissions avoir sur nos ennemis, c’est de continuer à être fier de notre Judaïsme. Chaque Juif doit se poser la question, avant d’aller se coucher : « Qu’as-tu fais aujourd’hui pour hâter la venue du Machiah ! »

4


L’AMERTUME ET LA TRISTESSE La pensée ‘Hassidique opère une nette distinction entre l’amertume et la tristesse. La tristesse est négative, stérile, étrangère au service Divin ; elle émane des forces du mal et ne peut en aucune façon s’intégrer dans la sainteté. Bien plus, elle peut décourager et conduire à s’enfermer encore plus profondément dans le mal. A l’opposé, l’amertume est constructive. Elle permet à l’homme de prendre conscience de ses fautes et de les regretter sincèrement. Elle amorce une étape nouvelle du service de D.ieu et la joie qui lui fait suite est beaucoup plus intense.

La pensée ‘Hassidique souligne l’importance pour un Juif de connaitre parfaitement ses défauts ainsi que ses qualités. De même, il doit méditer à son service de D.ieu, non seulement pour compléter ce qui a pu manquer, mais aussi pour élever ses réalisations positives vers une plus haute perfection. Cet indispensable bilan moral doit cependant avoir un temps précis pour pouvoir agir sur la personnalité de l’homme. S’il est réalisé au milieu de la journée, lorsqu’il convient d’agir, il sera assurément inspiré par les forces du mal. Par ailleurs, il ne peut précéder la prière car il pourrait engendrer l’amertume. Or, la prière se doit d’être pénétrée de joie, comme tout acte sacré. En définitive, la tradition Hassidique définit plusieurs moments pour le bilan moral ; le soir avant le Chema Israel du coucher, un Juif fera le bilan de ce qui a été sa journée afin de mieux préparer le lendemain. Le Jeudi soir, aura lieu le bilan de la semaine, la veille de Roch-Hodech permet d’établir le bilan du mois passé, et le mois d’Elloul constitue le bilan de l’année.

Pour une enveloppe !

BILAN MORAL

Le Rav Sender était un Hassid de l’Admour-Hazaken. Quand son âme pénétra dans le Gan-Eden, elle fut placé dans un sanctuaire particulièrement élevé. L’AdmourHazaken entra en contact avec son âme et lui demanda comment il avait mérité une telle élévation. L’âme de Rav Sender lui fit alors le récit suivant : « J’étais un homme d’affaires, et il y avait dans ma ville un opposant à la Hassidout qui ne cessait de me faire des

L’amour du prochain est une valeur fondamentale de la ‘Hassidout et une idée fortement relayée par le Rabbi. Chaque Juif possède une âme qui est une parcelle de Divinité. De ce point de vue, tous sont identiques, et le corps physique n’étant qu’accessoire, ne saurait constituer une véritable séparation entre les personnes. Le Talmoud Yerouchalmi compare deux Juifs aux deux bras qui sont parties intégrantes d’un même corps. Tout comme il est inconcevable que la main droite inflige un châtiment à la main gauche, de la même manière, il est absolument inconcevable qu’un Juif fasse du mal à un autre Juif. Bien plus, ce n’est qu’en s’unissant à son prochain que l’on peut parvenir à la perfection. Il ne saurait en être autrement.

problèmes. Il multipliait les dénonciations à mon égard affirmant que je ne payais pas mes impôts, et me fit perdre énormément d’argent à cause de cela. Par la suite, cet homme est tombé malade, et il resta cloué au lit de longs mois, incapable de gagner sa vie. Il devint alors très pauvre et n’avait même plus de quoi manger. Je lui ai alors rendu visite, et je l’ai consolé. Avant de partir, je l’ai embrassé, et, ce faisant, j’ai discrètement glissé une enveloppe avec de l’argent sous son oreiller. C’est grâce à cela que j‘ai mérité cette place au GanEden!

L’AMOUR DU PROCHAIN

5


Le directeur d’une institution Loubavitch fut conduit à remplacer l’un des membres du comité de direction de l’établissement. Il fit part de sa décision au Rabbi et précisa que, celui qu’il avait écarté de ses fonctions lui en tenait rigueur, et qu’il était plein de rancune et d’amertume à cause de tout ce qui s’était passé. Le Rabbi lui répondit : « Faites entrer de l’amour pour lui en votre cœur. C’est de cette façon que sa colère à votre égard disparaitra ! »

Le fils d’un émissaire du Rabbi âgé de 8 ans rentra chez lui, après avoir passé toutes les fêtes de Tichri chez le Rabbi, au 770 Eastern Parkway. On était après le 3 Tamouz (date à laquelle le Rabbi s’est voilé à nos yeux). Son jeune frère âge de 4 ans l’attendait de pied ferme. Quand il l’aperçu, la première question qu’il lui posa fut : « Alors, as-tu vu le Rabbi ? » « Ce que je peux te dire, c’est que le Rabbi m’a vu, et c’est bien cela l’essentiel ! »

L’ESSENTIEL

Rancune et Amour

L’AMOUR DE D.IEU La pensée Hassidique s’interroge à ce sujet. Comment donner l’ordre d’aimer D.ieu ? Comment imposer ce sentiment ? La Hassidout apporte à cette question la réponse suivante : La Mitsva prescrite par la Thora consiste à méditer à la grandeur et à la bonté de D.ieu ! Il est en effet concevable d’inviter l’homme à la réflexion. Or, une telle réflexion donne toujours naissance à l’amour de D.ieu Bien plus, s’il n’en est pas ainsi, dit la ‘Hassidout, c’est la preuve que cette méditation n’était pas suffisante.

L’amour de D.ieu prend naissance dans la sensation de la proximité Divine, D.ieu étant ; l’existence de toute chose. Or l’homme est naturellement attiré vers la source de sa vie. Il peut ainsi éprouver l’amour de D.ieu à l’origine de l’accomplissement de toutes les injonctions positives de la Thora.

L’ATTACHEMENT AU RABBI L’attachement au Rabbi est un des grands principes de la Hassidout en générale, et de la Hassidout Habad en particulier. Il consiste avant tout à étudier et à se pénétrer des enseignements du Rabbi, à chercher par tous les moyens à les mettre en application. Il implique également de se rendre auprès du Rabbi car le voir ne peut être remplacé par l’étude de ses écrits. Du reste, le Talmoud fait l’obligation à un disciple de rendre visite à son maitre, lors des trois fêtes de pèlerinage que sont Pessah, Chavouot et Souccot. De même, l’attachement au Rabbi conduit aussi à se lier aux autres Hassidim, partageant un même sentiment envers leur maitre. L’attachement au Rabbi est, dans la pensée Hassidique, étranger à tout culte de la personne. Bien au contraire, il est présenté comme une nécessité pour le service de D.ieu car l’homme ne peut s’en remettre à sa propre compréhension, nécessairement limitée. Le Hassid choisit donc de s’attacher au Tsadik, qui est plus proche de D.ieu et qui ne subit pas les attaques des forces du mal et peut donc le guider de la manière la plus constructive. Par ailleurs, l’attachement au Rabbi est nécessaire également pour recevoir toutes les forces que peut accorder le Rabbi et qui ne sont données au Hassid que dans la mesure ou il constitue un réceptacle pour les recevoir. L’attachement peut constituer ce réceptacle car il ôte toute possibilité de déviation, conforté dans le désir de servir D.ieu et d’accomplir sa volonté.

6


COMMENT S'ATTACHER AU RABBI ?

Le Chaliah est l’émissaire du Rabbi, chargé de le représenter auprès d’une communauté. Déjà les premiers Rebbéïms de Loubavitch nommèrent des émissaires. A l’époque ils étaient peu nombreux, à l’époque du Rabbi précédent leur nombre s’agrandit, mais c’est le Rabbi qui donna une impulsion nouvelle à cette fonction. Il y a aujourd’hui un Chaliah du Rabbi pratiquement dans chaque communauté Juive. Le quartier général est appelé BETH HABAD, centre ouvert à trous les Juifs désireux de s’intéresser à leur héritage. Le Chaliah est chargé de diffuser la Thora en général, la ‘Hassidout en particulier, de développer les Mivtsaïm et de rapprocher les Juifs de la Thora et du Rabbi. Il y a aujourd'hui plus de 3500 Chlouhim répartis sur les 5 continents. L’épouse du Chaliah est la Chlou’ha ; son rôle n’est pas moins important que celui du Chaliah. Elle agit auprès des femmes et des jeunes filles Juives, s’occupe du Mikvé, des Mivtsaïm de l’allumage des bougies de Chabbath par exemple, de Gan Israël, ce centre aéré qui ramène chaque année des milliers d’enfants Juifs de tout âge. L’amour, la joie et la patience sont les armes de tout bon Chaliah !

En fixant un temps pour l'étude de la Thora et le Service de D.ieu, en gardant les études, bien connues, qui ont été instituées : Les 3 études quotidiennes du 'HOUMACH, selon la section hebdomadaire, des TEHILIM, selon la répartition mensuelle et du TANYA, selon sa répartition annuelle et qui sont présentées dans le Guide d'étude HAYOM YOM, dont le Rabbi lui-même est l'auteur, en participant aux réunions 'hassidiques amicales, au cours desquelles chacun encourage son prochain avec affection et amour ...

CHALIAH (EMISSAIRE)

Un des 'Hassidim du Rabbi Chalom Dov Ber de Loubavitch était très riche mais était lui-même un juif simple. Le Rabbi lui manifestait une certaine proximité et il se permettait de poser des questions que personne d'autre n'aurait jamais osé poser. Il demanda une fois au Rabbi. "Qu'est ce qu'un Tsadik ? Mais, s'il vous plait, ne me donnez pas une réponse inaccessible, mais répondez moi dans des termes simples que je puisse moi-même comprendre." Le Rabbi lui dit alors : "Un Tsadik, c'est quelqu'un qui pendant la prière d'un jour ordinaire ressent une ferveur et un élan de Techouva comparable à ce que tu éprouves au moment de la prière de Neïla, à la conclusion de Yom Kippour..."

Le Nigun, mélodie Hassidique, occupe une place tout à fait particulière dans la ‘Hassidout. Il sert à véhiculer l’émotion. Il existe plusieurs catégories de Nigounim ; ceux qui suscitent la joie, l’amertume, la nostalgie, la Techouva ... Certains ont des paroles, d’autres, plus élevés ne sont que des mélodies. Il sert alors à véhiculer ce que les mots ne peuvent exprimer. L’Admour-Hazaken fit la promesse que : « Celui qui se souviendrait d’un chant qu’il nomma « mélodie mettant en éveil la grande miséricorde de D.ieu » parviendrait toujours à la Techouva. Il arriva que certains Rebbéïms transforment des chants pastoraux ou des hymnes en mélodies Hassidiques, les plus célèbres étant la Marseillaise et la marche de Napoléon. Le Nigoun s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux nourrissons puisque le Rabbi insista pour que l’on berce le bébé avec ces mots : « La Thora est la meilleure affaire ». Pendant la prière, le chant favorise la concentration et l’élévation de l’âme. Au cours d’un Farbrengen (réunion Hassidique), il permettra de donner naissance à un sentiment de Techouva et nous conduira à prendre des bonnes décisions. Le Rabbi expliqua que lorsque l’on chante un Nigoun, notre âme s’attache avec l’âme du Rabbi qui en est l’auteur! A un homme qui se plaignait au Rabbi précédent de ne pas avoir de Cavanna (intentions durant la prière), le Rabbi lui demanda s’il chantait un Nigoun durant sa prière. En entendant la réponse négative du Hassid, le Rabbi précédent lui signifia que telle en était la raison !

LE TSADIK

NIGOUN

Lorsque l’on souhaite faire quelque chose de bien, on n’a aucune raison d’attendre le lendemain ! Le Rabbi précédent

7


Pour préserver le bonheur, le bien être, l'unité de votre famille, respectez les lois de la pureté familiale. Chaque femme, chaque fille juive allumera les bougies de Chabbat et des jours de fête, avec la bénédiction.

L’Admour-Hazaken explique que les moments fixés pour l'étude de la Torah sont des rendez-vous avec notre âme ! Le premier devoir des parents juifs est de veiller à assurer une véritable éducation juive à leurs enfants. Aimer son prochain c'est avoir, concrètement, le souci de son bienêtre, matériel et spirituel.

Il est bon de posséder au moins un Houmach (les cinq livres de la Torah), un livre de Psaumes, un Sidour (un livre de prières). Observez les lois de la Cacherout chez vous et en dehors.

Donnez la Tsédaka (la charité) tous les jours (sauf le Chabbat et les fêtes) Mettez les téfillins tous les jours dès l'âge de 13 ans (sauf le Chabbat et les fêtes)

Fixez une Mézouza sur le linteau droit de vos portes

Une chose que l’on accomplit avec joie devient tout de suite beaucoup plus facile ! Le Rabbi

8

Kora'h 5778  

Chabat Chalom !

Kora'h 5778  

Chabat Chalom !

Advertisement