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Le Salon de la forêt et le Salon de l’agriculture ouvrent bientôt leurs portes au Centre de foires de Québec. p3

Volume 48, numéro 15 10 janvier 2013

photo Marc Robitaille

Calmer le mal

Yves De Koninck et son équipe découvrent pourquoi la morphine réveille la douleur tout en l’endormant. p6


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en bref

Échange de vœux du Nouvel An Tous les employés de l’Université sont conviés à participer ce matin au traditionnel échange de vœux du recteur, de 8 h 30 à 10 h 30, au Grand Salon du pavillon Maurice-Pollack. L’équipe de direction sera présente pour souhaiter la bonne année au personnel. Pour souligner la victoire du club de football du Rouge et Or, les joueurs ainsi que leur entraîneur, Glen Constantin, seront de la partie, tout comme la fameuse coupe Vanier. Ceux et celles qui le veulent pourront d’ailleurs se faire photographier avec les athlètes et leur trophée.

La route vers la viabilité Claude Ouimet, cadre général du fabricant de couvre-planchers Interface au Canada et en Amérique Latine, donnera bientôt une conférence sur les valeurs écologiques intitulée « La route vers la viabilité : le courage de changer est en chacun de nous ». Cet orateur de talent expliquera pourquoi la situation environnementale nécessite de changer notre façon de vivre et ce que chacun peut faire concrètement. Interface a mis en place un plan Mission zéro qui vise à éliminer d’ici 2020 les répercussions négatives que l’entreprise peut avoir sur l’environnement. Cette vision s’appuie notamment sur l’analyse du cycle de vie et le biomimétisme. Apportez votre tasse, le café sera offert ! Une présentation du groupe Chimistes pour l’environnement. Mercredi 30 janvier à 12 h, au local 1168 du pavillon d’Optique-photonique. Entrée libre.

Courir dans la neige pour faire couler l’eau Cinq diplômés en génie des eaux lancent un rendez-vous sportif au profit de l’organisme Eau pour tous Canada. Le Défi pour l’eau est une course en raquette par équipe. Il se tiendra pour la première fois le 23 février au Massif du Sud, dans la région de Chaudière-Appalaches. Les raquetteurs concourront par groupe de quatre. Les coéquipiers devront passer les points de contrôle ensemble, histoire de célébrer les vertus de la solidarité. « S’ils le désirent, ils pourront même transporter un gallon d’eau sur leur dos sur une certaine distance, comme beaucoup de gens le font au Rwanda », explique Maxime Fleury, le relationniste du groupe. Tous les dons recueillis seront investis à Rulindo, un district de 150 000 habitants au Rwanda, dans des infrastructures pour le traitement de l’eau potable. L’inscription coûte 50 $ par personne. Le samedi 23 février au Massif du Sud. www.defipourleau.ca

La chambre Apprivoiser l’avanlanche est un vrai cocon de neige. photo Marc Robitaille

Un refuge comme une avalanche Un projet étudiant se rend en finale du concours Architecture éphémère de l’Hôtel de glace par Yvon Larose À quoi pourrait ressembler l’intérieur d’une avalanche ? Quels genres d’espace un tel phénomène naturel peut-il former ? Pourrait-on y dormir ? Ces questions ont alimenté, durant l’automne, la réflexion de trois étudiants au baccalauréat en architecture, James Nicolas Brillon, Pascale Desbiens et Didier Morin-Laprise. Ensemble, ils ont participé au concours

Architecture éphémère de l’Hôtel de glace de Québec. Ce concours de suites de neige et de glace en est à sa huitième édition. Il s’adresse aux étudiants des écoles d’architecture et de design des universités Laval, McGill, de Montréal et du Québec à Montréal. Cette année, plus de 30 projets ont été soumis. Le jury a sélectionné celui des étudiants de l’Université

On peut le lire en ligne au www.lefil.ulaval.ca et s’abonner gratuitement à un avis de parution électronique. Écrivez-nous ! Le Fil accueille vos idées avec plaisir.

Le journal de la communauté universitaire Fondé en 1965, Le Fil est un hebdomadaire publié 30 fois par an par la Direction des communications de l’Université Laval et distribué gratuitement sur le campus.

Les lettres destinées au courrier des lecteurs – 400 mots maximum – doivent nous parvenir au plus tard le vendredi midi précédant la parution, à l’adresse info@lefil.ulaval.ca. Le contenu de ce journal peut être reproduit à condition de mentionner la source et l’auteur. Rédaction Éditrice : Hélène Côté, directrice des communications

Laval parmi les trois finalistes. Ces projets ont été réalisés sur place en prévision de l’ouverture de l’hôtel, le 5 janvier. Le jury attribuera les prix le 18. « Nous avons souhaité nous démarquer en évitant de tomber dans le “décor de théâtre”, explique Didier MorinLaprise. L’idée de glacieravalanche est apparue très tôt. Nous l’avons développée dans une expression très simple. » Ce projet s’intitule Apprivoiser l’avalanche. Il explore les possibilités spatiales, comme les grottes et les galeries, que peut sculpter

dans son sillage un phénomène aussi bouleversant qu’une avalanche. « Le visiteur est convié à une expérience immersive, poursuit-il. La lumière filtre d’une fissure dans les hauteurs, créant une ambiance apaisante et inspirante. Le mobilier, fait de glace, s’intègre aux parois. La neige est douce, lumineuse, protectrice. Le lieu se présente comme un cocon de confort et d’intimité. C’est ainsi que l’on apprivoise l’avalanche. » Les lecteurs sont invités à voter pour leur suite préférée sur la page Facebook de l’Hôtel de glace.

Rédactrice en chef : Mélanie Saint-Hilaire Journalistes : Jean Hamann, Renée Larochelle, Yvon Larose Journaliste nouveaux médias : Julie Picard Collaborateurs : Léa Cullen-Robitaille, Matthieu Dessureault, Pascale Guéricolas, Stéphane Jobin, Brigitte Trudel Rédactrice-réviseure : Anne-Marie Lapointe Secrétaire à la rédaction et recherchiste photo : Josée Nadeau

Ventes publicitaires Élisabeth Farinacci 418 656-2131 poste 4618

Production Infographie : Léa Robitaille, Service de reprographie de l’Université Laval Impression : Les Presses du Fleuve, Montmagny (Québec)

Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec, ISSN 022-1-1965 Pour nous joindre 2325, rue de l’Université, local 3108 Québec (Québec) G1V 0A6 Téléphone : 418 656-2131 poste 4687


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À gauche : « A+ pour l’organisation », semble dire ce jeune participant à l’édition 2009 du Salon de l’agriculture. En haut : des participants au Salon de la forêt en 2012. En bas : dégustation de produits du terroir.

À la rencontre des fermiers et forestiers Le public est convié au Salon de l’agriculture et au Salon de la forêt qui se tiendront bientôt au Centre de foires de Québec par Yvon Larose Les deux grands rendez-vous annuels organisés par des étudiants en agroalimentaire et en foresterie sont de retour. Encore une fois, ils auront lieu en même temps et au même endroit, du 18 au 20 janvier, au Centre de foires d’ExpoCité à Québec. Le Salon de la 38e Semaine de l’agriculture, de l’alimentation et de la consommation se déroulera sur le thème « L’agroalimentaire de demain : goûtez aux défis d’une relève passionnée ». Les visiteurs auront accès à des animaux de la ferme, à un grand jardin garni de plantes et à des kiosques étudiants. Ils pourront également déguster des produits du terroir et assister à des conférences et débats sur le monde de l’agroalimentaire. En janvier 2012, près de 15 000 personnes avaient visité le Salon. Dans leur organisation de l’événement, les étudiants ont reçu l’appui de professeurs de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation. Des producteurs

et les petits fruits. Les visiteurs pourront déguster une dizaine de types de produits régionaux, comme des pains et des fromages. Il y aura aussi des vinaigrettes et des produits à base de canneberges. Lors du symposium, les conférences tourneront agricoles, des agronomes, des a u s s i a u t o u r d u t h è m e nutritionnistes et des indus- « Goûtez aux défis d’une triels du secteur agroalimen- relève passionnée ». taire québécois ont également Le peuple lié à sa forêt mis la main à la pâte. Cette année, les étudiants Les étudiants de foresterie de animeront une dizaine de l’Université Laval organisent kiosques d’information sur chaque année la Semaine des des sujets tels que le cidre, sciences forestières depuis les défauts fromagers, le glu- plus de 40 ans. Deux événeten, les produits du tofu et le ments d’importance ponctuent cette activité. D’abord, végétalisme. Les visiteurs pourront voir le Salon de la forêt, ensuite le des bovins, des chevaux et colloque Kruger. Le thème du salon sera « Le des moutons. Il y aura aussi des sangliers, des lamas et peuple lié à sa forêt ». Les des oiseaux sauvages. Pour organisateurs souhaitent attila première fois, des kiosques rer notamment des visiteurs et des ateliers diffuseront qui gèrent une forêt privée. de l’information sur le her- En 2012, plus de 6 000 perding (la garde d’un troupeau sonnes ont visité le Salon de au pâturage), la pêche et le la forêt. À elles seules, les actitoilettage de vaches d’expo- vités jeunesse ont accueilli sition. On traira et on ton- près de 400 élèves d’écoles dra des animaux dans le but secondaires de la région de permettre au public de de Québec. Encore cette mieux saisir les réalités de la année, les élèves pourront faire, entre autres, un rallye vie agricole. Une douzaine de kios- du salon. La programmation sera ques mettront en valeur, entre autres, l’agriculture d i v e r s i f i é e c o m m e e n urbaine, la culture en serre, feront foi de nombreux l’apiculture, les fines herbes exposants, un concours

Les visiteurs auront accès à des animaux de la ferme, à un grand jardin garni de plantes et à des dégustations de produits du terroir

multidisciplinaire étudiant et des ateliers d’initiation aux outils forestiers. Entre autres, des jeunes inscrits en génie du bois, en architecture ou en génie civil devront construire en équipes une structure n’utilisant que le matériau bois. Le colloque Kruger, une réalisation étudiante, marquera la fin de la Semaine des sciences forestières. Il se tiendra les 25 et 26 janvier à l’amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon AlphonseDesjardins. La première journée aura comme thème « Les risques et opportunités de la privatisation de certaines terres publiques forestières pour l’industrie ». L’un des conférenciers, le professeur Patrick Gonzalez, fera un exposé sur l’aspect économique du phénomène de privatisation. La dernière journée, les conférenciers traiteront des techniques en agroforesterie. Du 18 au 20 janvier au Centre de foires ExpoCité, 250, boulevard WilfridHamel. Ouverture à 9 h chaque jour. Fermeture le vendredi à 20 h (19 h pour le Salon de la forêt), le samedi à 18 h et le dimanche à 17 h. Entrée gratuite. Pour information : saac.fsaa.ulaval.ca et ssf.ffgg.ulaval.ca.


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Au palmarès de Québec Science Deux recherches auxquelles ont collaboré des équipes de l’Université figurent parmi les 10 découvertes de l’année 2012 par Jean Hamann

L’étudiant Abhinav Sherivastava et sa marraine Valérie Dufresne, du programme de l’an dernier.

Parrainez un étudiant étranger Le Programme de jumelage des étudiants étrangers offre la possibilité aux nouveaux venus d’être jumelés avec un étudiant connaissant bien l’Université et la ville de Québec. Ce jumelage les aide à se familiariser avec leur nouveau milieu de vie et d’études. Le Bureau de la vie étudiante recrute présentement les parrains et les marraines pour la session d’hiver 2013. Vivez un échange interculturel unique en plus de développer des compétences recherchées dans le domaine des relations interculturelles ! L’engagement demande seulement quelques heures par semaine. Pour participer, vous devez être étudiant à l’Université depuis au moins une session et être inscrit à au moins un cours à l’hiver. Vous devez aussi assister à une des séances d’information et de sensibilisation aux relations interculturelles offertes au mois de janvier. En vous inscrivant, vous pourrez indiquer à partir de quel moment vous êtes disponible. Une attestation de participation au programme vous sera remise sur demande à la fin de la session.

Une percée effectuée par le professeur Frédéric Calon, de la Faculté de pharmacie, et son équipe du Centre de rech e r ch e d u CH U Q f i g u r e p a r m i les 10 découvertes de l’année 2012 de Québec Science. Le magazine de vulgarisation scientifique salue ainsi l’importance et l’originalité des travaux de ce groupe dans le domaine du tremblement essentiel. Cette maladie cause des tremblements qui touchent surtout les bras, la tête et la voix. Elle frappe 4 % des 40 ans et plus, ce qui en fait la plus fréquente maladie neurologique provoquant ce genre de symptômes. « Comme il ne s’agit pas d’une maladie dégénérative grave comme le parkinson, le tremblement essentiel a été peu étudié, souligne Frédéric Calon. Il s’agit tout de même d’un problème très embêtant pour les personnes qui en souffrent. Les gestes simples de la vie quotidienne peuvent devenir très difficiles à exécuter. »

Le professeur Calon et ses collaborateurs sont parvenus à localiser la région du cerveau impliquée dans cette maladie. Ils ont aussi découvert que, chez les personnes atteintes, les neurones qui s’y trouvent présentent des particularités neurochimiques qui pourraient être à l’origine de la maladie. Leur découverte a fait l’objet d’une publication dans la revue Brain. Les coauteurs de l’étude sont Sarah ParisRobidas, Élodie Brochu, Marion Sintes, Vincent Émond, Mélanie Bousquet, Milène Vandal, Mireille Pilote, Cyntia Tremblay, Thérèse Di Paolo et Frédéric Calon, du Centre de recherche du CHUQ, et Ali Rajput et Alex Rajput de l’Université de la Saskatchewan. Pa r a i l l e u r s , t r o i s m e m b r e s d u Département de géographie associés au Centre d’études nordiques, Reinhard Pienitz, Patrick Lajeunesse et Grégoire Ledoux, ont collaboré à une autre des découvertes de l’année

Le public est invité à ajouter son grain de sel en choisissant sa découverte coup de cœur parmi les 10 percées de 2012. Pour ce faire, il suffit de se rendre sur le site de Québec Science (www.quebecscience.qc.ca) et de cliquer sur l’icône du concours.

Le professeur Calon et ses collaborateurs sont parvenus à localiser la région du cerveau impliquée dans le tremblement essentiel

www.bve.ulaval.ca – programmedejumelage@ bve.ulaval.ca

Conférence sur les bioproduits forestiers C’est aujourd’hui qu’a lieu la conférence « L’industrie forestière en évolution : un virage vers les bioproduits » prononcée par Gilles Brunette, directeur du programme des bioproduits du bois à FPInnovations. Si l’industrie forestière du Québec vit une période difficile de restructuration aggravée par la récession qui a secoué durement les États-Unis, il n’en reste pas moins qu’il y a une reconnaissante croissante des attributs verts de nos ressources forestières (forêts saines, séquestration de carbone, etc.). Le colloque traitera des possibilités nouvelles qui attendent les entreprises de première et deuxième transformation et qui amélioreront leur compétitivité sur le marché des produits forestiers. Parmi ces innovations, mentionnons les nouvelles sources d’énergie et de biocarburants ou encore l’extraction de composés chimiques. Bref, le secteur forestier d’ici peut se repositionner et se transformer en optimisant la chaîne de valeur des forêts du Québec pour répondre aux possibilités du marché. Cette activité fait partie des colloques du Service canadien des forêts. Jeudi 10 janvier à 10 h 30, au Centre de foresterie des Laurentides (1055, rue du PEPS).

2012 de Québec Science. Ils ont cosigné une étude, parue dans Quaternary Science Reviews, qui porte sur l’histoire glaciaire et postglaciaire du lac Pingualuit, aussi connu sous le nom de cratère du Nouveau-Québec ou œil de cristal du Nunavik. Les deux premiers auteurs sont Hervé Guyard et Guillaume St-Onge, de l’UQAR. Ces découvertes ont été retenues parmi les propositions que Québec Science a reçues en provenance des universités, centres et instituts de recherche québécois. Le jury, composé de scientifiques et de journalistes, a fait son choix en se basant sur la rigueur scientifique, l’originalité et les dimensions innovatrices et utilitaires des découvertes proposées. L’équipe du magazine réalise cet exercice depuis 1994 dans le but de présenter « le meilleur de la science d’ici ».

Frédéric Calon, professeur à la Faculté de pharmacie, dans son laboratoire du Centre de recherche du CHUQ. photo Marc Robitaille


profil

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De l’autre côté du micro

Alexis Deschênes a passé de longues heures à potasser des manuels de droit dans son recoin favori de la Bibliothèque, situé au 5e étage. photo Marc Robitaille

Du statut de vedette montante du journalisme télévisé à celui d’étudiant en droit, il y a un grand pas qu’Alexis Deschênes a franchi avec aisance par Renée Larochelle Alexis Deschênes a très hâte au 25 janvier. On comprend pourquoi : c’est en effet à cette date qu’il saura s’il a réussi ou non les examens de l’École du Barreau. S’ouvriront alors toutes grandes devant lui les portes de la profession d’avocat. Le rêve enfin réalisé, au prix de beaucoup de travail et de plusieurs renoncements… Car pour pouvoir plaider un jour, le diplômé de l’Université Laval a abandonné une brillante carrière en journalisme. Deux mois avant d’entreprendre son baccalauréat en droit, Alexis Deschênes était correspondant parlementaire à l’Assemblée nationale du Québec à TVA, où il couvrait l’actualité politique québécoise. Avant d’occuper ce poste enviable, il avait été journaliste-reporter à

Radio-Canada. Certains collègues ont accueilli avec scepticisme sa décision de quitter le milieu du journalisme où il travaillait depuis 12 ans. « Je n’aimais plus le rôle d ’o b s e r v a t e u r l i é à c e métier », répond-il lorsqu’on lui demande les raisons de ce changement de cap. « J’avais l’impression de passer à côté de quelque chose d’essentiel. Dès l’âge de 24-25 ans, je savais que je ne ferais pas du journalisme toute ma vie. En plus, c’est un métier très dur, où on peut vous signifier assez vite que vous ne faites plus l’affaire. » Le droit s’est imposé tout naturellement à lui comme la meilleure voie à suivre pour changer les choses. « Il s’agit d’un domaine qui permet de comprendre la société dans laquelle on vit, explique

l’ex-journaliste. Dans les moments fondamentaux, il y a toujours un avocat qui est présent. C’est une profession fantastique, quand on y pense… » Né en 1978 dans le village de Saint-Jules-deCascapédia, en Gaspésie, Alexis Deschênes a baigné très tôt dans le monde de l’information puisqu’il est le fils d’un père réalisateur à la télévision. À 17 ans, il s’inscrit au programme en art et

technologie des médias offert par le Cégep de Jonquière. Son diplôme en poche, il travaille comme reporter en Afrique, au Mexique, en Haïti, au Québec et en Saskatchewan. Ce qui ne l’empêche pas de trouver du temps pour effectuer un baccalauréat en science politique à l’Université Concordia. Respecté par ses pairs et apprécié du public, ce bel homme aux yeux bleus possédait toutes les qualités

requises pour garder le micro encore bien des années et accéder aux plus hautes sphères du journalisme, comme l’ont fait les Bernard Derome et les Céline Galipeau. D’où la surprise générale lorsqu’il a pris la décision de tourner le dos à ses premières amours. Ce retour sur les bancs d’école au début de la trentaine n’a cependant pas été facile, avoue le principal intéressé. Être passionné par

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le domaine juridique est une chose, écouter un professeur donner son cours dans un amphithéâtre impersonnel pendant trois heures en est une autre. « La charge de travail était énorme, mais je n’ai jamais manqué de motivation », affirme Alexis Deschênes, qui ne se souvient pas d’avoir ouvert un de ses livres de droit sans en ressentir du plaisir. Au final, sa constance dans l’effort aura été récompensée. Le 22 novembre, il recevait le Prix du Barreau du Québec, attribué à l’étudiant ayant obtenu la meilleure moyenne cumulative au terme du baccalauréat, pour l’Université Laval. En 2011, il figurait parmi les cinq finalistes du Concours pancanadien de dissertation en droit constitutionnel, organisé par l’Institut de recherche en politique publique. Père de trois jeunes enfants, Alexis Deschênes puise dans la vie de famille sa force et son équilibre. « Avec des horaires chargés, il faut s’organiser pour que tout le monde y trouve son compte », assure-t-il tranquillement. On ne peut s’empêcher de penser que son premier employeur, la direction du contentieux du ministère de la Justice du Québec, aussi appelé « bureau des plaideurs », a bien de la chance d’accueillir un diplômé de cette qualité. Comment se voit-il dans 10 ans ? La question l’amuse. « Je n’en ai aucune idée, admet-il, après quelques secondes de réflexion. Mais je sais que je serai heureux. »

«

Le droit est un domaine qui permet de comprendre la société dans laquelle on vit

Souvenir du passé : lors des élections du 26 mars 2007, à Rivière-du-Loup, le correspondant parlementaire rapportait la victoire de l’Action démocratique du Québec après avoir couvert toute la campagne de Mario Dumont. photo Martin Beaulieu


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médecine

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ils ont dit... Sur le bruit dans les médias

Colette Brin, professeure au Département d’information et de communication Le Devoir, 29 décembre

« Le problème des journalistes, c’est qu’ils sont eux-mêmes noyés dans le bruit et qu’ils ne sont plus en mesure de jouer efficacement leur rôle de filtre. Je sympathise d’ailleurs beaucoup à leur situation très difficile qui les oblige à faire du bruit comme toute la machine. » Appelée à faire le bilan de l’année concernant les médias, Colette Brin affirme que sa volonté de suivre et de comprendre l’information lui a fait terminer l’année avec une migraine permanente.

Sur les liens entre le sommeil et l’alcool « On pourrait penser que le fait de tomber mollo après avoir consommé peut nous amener dans les bras de Morphée plus rapidement et nous conduire vers un super sommeil récupérateur, eh bien non !» Angelo Tremblay et son équipe ont publié en octobre, dans la revue Appetite, les résultats d’une étude qui révèle que les petits dormeurs consomment en moyenne 2,8 bières par occasion contrairement à 1,9 bière pour les dormeurs normaux.     

Angelo Tremblay, professeur au Département de kinésiologie Le Journal de Québec, 4 janvier

Sur les problèmes vécus par les autochtones

Bernard Roy, professeur à la Faculté des sciences infirmières Le Devoir, 5 janvier

« La pauvreté et l’exclusion dans lesquelles de vastes pans des membres des Premières Nations vivent sont largement du ressort des gouvernements, bien sûr, mais aussi des collectivités, de leurs choix politiques et des pratiques de leurs institutions. » Bernard Roy a signé une lettre d’opinion par laquelle il manifeste sa solidarité envers le mouvement de protestation Idle No More (« Fini l’apathie ») et la grève de la faim de Theresa Spence, chef de la nation d’Attawapiskat.

La morphine provoque une réaction inflammatoire des cellules microgliales – les étoiles turquoise sur cette image. Cela enclenche la cascade de réactions conduisant à l’hypersensibilité à la douleur.

Quand l’analgésique fait mal Des chercheurs de la Faculté de médecine découvrent la cause de l’hypersensibilité à la douleur induite par la morphine par Jean Hamann La morphine produit un effet secondaire étonnant sur l’organisme : elle augmente la sensibilité à la douleur. Dans les cas extrêmes, cette sensibilité atteint un degré tel qu’un simple effleurement peut provoquer des souffrances atroces. Comment un traitement peut-il à la fois contrer et causer la douleur ? C’est à cette question que des chercheurs de la Faculté de médecine de l’Université Laval et des universités Queen’s, de Toronto et de Turin répondent dans l’édition du 6 janvier de Nature Neuroscience. La morphine est l’outil numéro un pour traiter les douleurs aiguës ou chroniques graves, mais elle engendre deux types de problèmes, rappelle le responsable de l’étude, Yves De Koninck, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec. D’une part, en raison du phénomène de tolérance, il faut continuellement augmenter la dose pour obtenir un effet. D’autre part, la morphine induit une hypersensibilité à la douleur. « Plusieurs chercheurs croyaient qu’il

s’agissait de deux manifestations d’un même mécanisme moléculaire, mais nos travaux montrent que ce n’est pas le cas.» Les opiacés agissent directement et indirectement sur des neurones de la moelle épinière qui traitent l’information en provenance des nerfs sensitifs. Ce sont ces neurones qui « décident » d’acheminer ou non un signal de douleur vers le cerveau. La morphine et ses dérivés calment la souffrance en inhibant leur décharge. « Il semblait donc contre-intuitif que la morphine puisse aussi exacerber l’action de ces mêmes neurones. Pourtant, c’est ce qui se produit », constate le professeur De Koninck. Les chercheurs ont mis en lumière une cascade de réactions impliquant principalement deux protéines. La première, la BDNF, produite par des cellules de défense du système nerveux appelées cellules microgliales, stimule l’excitabilité des neurones. La seconde, la KCC2, intervient dans le système de portillon qui détermine

si le signal douloureux est relayé ou non au cerveau par les neurones. Sans cette protéine, le portillon ne fonctionne plus et les signaux douloureux sont constamment relayés au cerveau. Or, les travaux de l’équipe d’Yves De Koninck montrent que la morphine provoque une réaction inflammatoire des cellules microgliales. Celles-ci libèrent alors du BDNF qui entraîne une diminution de la concentration de KCC2. Ces résultats cachent une bonne nouvelle, poursuit le chercheur. Il est théoriquement possible de prévenir l’hypersensibilité induite par la morphine sans diminuer son pouvoir analgésique : il suffit de faire appel à des médicaments qui restimulent l’activité du KCC2. « Nous avons découvert quelques molécules qui produisent cet effet et nous avons commencé à les tester en laboratoire », signale-t-il. Ces activateurs de KCC2 pourraient être administrés en conjonction avec la morphine pour prévenir le phénomène d’hypersensibilité. L’article paru dans Nature Ne u r o s c i e n c e e st s i g n é p a r 17 ch e r ch e u r s d o n t Francesco Ferrini, Sophie Laffray, Thomas Del’Guidice, Louis-Étienne Lorenzo, Annie Castonguay, Nicolas Doyon, Antoine Godin,

Karen Vandal, Jean-Martin Beaulieu et Yves De Koninck, de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec.

Il est théoriquement possible de prévenir l’hypersensibilité induite par la morphine sans diminuer son pouvoir analgésique


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société

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Gérard Duhaime sur le mouvement autochtone Idle No More

Au printemps dernier, c’était les étudiants avec le carré rouge. Depuis l’automne, ce sont les autochtones qui veulent se faire entendre. Né en octobre 2012 à l’initiative de quatre femmes de la Saskatchewan, le mouvement Idle No More – qu’on peut traduire par « Fini l’apathie » - donne lieu à des actions publiques diverses, toujours pacifiques, qui visent à attirer l’attention des médias et des gouvernements : pancartes, manifestations, marches dans les rues, barrages routiers. Que vise ce mouvement ? Gérard Duhaime, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la condition autochtone comparée de la Faculté des sciences sociales, en trace les grandes lignes. Q Qu’est-ce que le mouvement Idle No More et que revendique-t-il ? R C’est une prise de parole des autochtones qui cristallise leur ras-le-bol généralisé autour de leurs droits. La goutte qui a fait déborder le vase, c’est la présentation du projet de loi C-45. Il modifie, en autres, la Loi sur les Indiens et la Loi sur les eaux navigables qui touchent plusieurs aspects de la vie des communautés. Les manifestants dénoncent ces changements législatifs. Ils dénoncent aussi les problèmes de base vécus au quotidien par les peuples autochtones dans les réserves et hors réserve, et ce, depuis des décennies : accès au logement, à l’eau courante, aux soins de santé, à l’éducation. Enfin, cette mobilisation traduit une accumulation de frustrations : malgré des années de réunions, de rencontres entre les politiques et les représentants des Premières Nations, des droits sont mis de côté, des traités signés tombent dans l’oubli. En vertu de l’histoire, le gouvernement a des obligations envers les Premières Nations qu’il continue de ne pas remplir. Bref, le processus officiel qui a cours à Ottawa ne suffit plus. Q Quels éléments distinguent Idle No More des actions menées dans le passé par les autochtones pour faire valoir leurs droits ?

R Les chefs représentant les nations autochtones ont longtemps été leur voix à ce sujet. Avec Idle No More, on a affaire à des gens qui se disent « de la base », non issus du leadership officiel. Ils cherchent à faire entendre le peuple, rassembler les gens ordinaires. Autre chose : les éclosions de manifestations autochtones étaient traditionnellement isolées, causées par des crises politiques, comme celle d’Oka, ou humanitaires, comme celle d’Attawapiskat. Ici, les participants cherchent à fédérer les frustrations, à unifier le mouvement. On veut coordonner les initiatives, les regrouper à l’échelle nationale, voire internationale. Les non autochtones sont aussi clairement appelés à se joindre à la cause. Bien sûr, Internet et les réseaux sociaux sont largement utilisés pour nourrir cet esprit rassembleur. D’ailleurs, on peut établir une parenté entre Idle No More et les soulèvements citoyens (tels Occupy, les mouvements étudiants, etc.) auxquels on assiste depuis environ cinq ans et qui visent à contester la gouvernance des 20-30 dernières années qui sape dans les programmes sociaux et favorisent le privé. Q Le mouvement va-t-il prendre de l’ampleur, et quelles sont ses chances de succès ? R Il est trop tôt pour savoir s’il conservera sa place dans l’actualité et perdurera. Là-dessus, il n’y a pas de garantie car, malgré une volonté réelle des leaders du projet, les actions sont plus ou moins coordonnées. Un pont bloqué ici, une route là. Cela n’a pas l’impact d’une marche qui réunit 250 000 personnes comme on l’a vu avec le mouvement étudiant. De plus, pour espérer des résultats, les participants devront pouvoir formuler de façon très claire leurs demandes auprès du gouvernement. Pour le moment, ce dernier reste campé dans son attitude habituelle en cas de gestion de crise : il dit qu’il « s’en occupe » et tente de calmer le jeu. À la limite, il fait preuve d’arrogance. Par exemple, il évoque une mauvaise gestion financière de la part des communautés, ce qui est loin d’être la réalité. Plus qu’une façon de détourner le débat, ces accusations révèlent des préjugés tenaces. Certains décideurs pensent sincèrement que « les Indiens profitent des gratuités et dépensent l’argent comme des enfants gâtés ». Le premier défi qui marquera la rencontre entre Stephen Harper avec des dirigeants des Premières Nations vendredi (le 11 janvier) sera donc de rétablir le lien de confiance. Car au-delà des revendications, les vrais changements viendront d’un travail de fond indispensable pour renverser les préjugés. Sur ce plan, des avancées ne sont pas impossibles, mais elles nécessiteront beaucoup de temps et de patience. Propos recueillis par Brigitte Trudel

Le fruit est-il mûr ? Des anthropologues proposent de repenser la distribution locale des fruits et légumes en tablant sur les producteurs de taille moyenne par Pascale Guéricolas Pas facile pour les amateurs de tomates ou de fraises locales de trouver des fruits et légumes à leur goût. Surtout lorsqu’on sait que 75 % de la distribution alimentaire québécoise se concentre dans les mains de trois gros joueurs… Pendant plus de deux ans, un collectif regroupant notamment Équiterre, Option consommateurs et l’Université Laval a enquêté auprès de dizaines de producteurs ainsi que de nombreux commerçants et consommateurs. L’étude Mangez frais, Mangez près lève le voile sur la commercialisation d’aliments produits dans trois régions : Montréal, Centre-du-Québec et Chaudière-Appalaches. Les conclusions permettent de dépasser quelques idées reçues. Non, les marchés publics ne sont pas la propriété exclusive de fermiers néoruraux alimentant en choux bizarres des végétariens purs et durs ! Eh oui, les entreprises agricoles de taille moyenne peuvent vendre leur production ailleurs que dans d’immenses centres de distribution. Pour mieux comprendre la réalité des producteurs maraîchers, Manon Boulianne, professeure en anthropologie, s’est associée aux étudiantes Stéphanie Bégin, Marie-Eve Dumas, Mylène Santerre, Geneviève Vaillancourt ainsi qu’à plusieurs diplômés. Son équipe a

interrogé 77 propriétaires de ferme produisant des fruits et légumes. « En étant anthropologues, nous avons l’avantage de recueillir les points de vue sans les classer dans des catégories prédéterminées », explique cette chercheuse associée au Centre de recherche en aménagement et développement (CRAD). Le questionnaire rempli par les producteurs ainsi que l’entrevue à laquelle ils se sont prêtés illustre la variété des circuits de distribution. Si les plus petits apprécient les initiatives comme l’Agriculture soutenue par la communauté, où des clients reçoivent

La vente directe au consommateur dans les marchés ou au kiosque à la ferme ne se limite pas à de petits producteurs

chaque semaine un panier prépayé de leur fermier, nombreux sont les maraîchers qui vendent dans les marchés publics. Plusieurs retirent d’ailleurs un chiffre de vente intéressant de cette distribution au consommateur, sans intermédiaire. Certains ont confié qu’ils apprécient le lien de confiance noué avec le public au fil des saisons. D’autant plus que les prix sont plus stables que ceux pratiqués par les grossistes. Contrairement à ce que l’on pourrait penser au départ, la vente directe au consommateur dans les marchés ou au kiosque à la ferme ne se limite donc pas à de petits producteurs. Manon Boulianne travaille maintenant avec Carole Després, professeure à l’École d’architecture, sur une carte de l’offre agroalimentaire locale dans la région de Québec. Selon elle, il faudrait à l’avenir viser les entreprises de taille moyenne pour offrir davantage de produits locaux aux consommateurs. Si les gros maraîchers trouvent économique de vendre leur production à des distributeurs, plusieurs producteurs de taille intermédiaire cherchent des circuits de distribution plus directs. Or, les formules actuelles – vente au panier, au kiosque, au marché public ou dans Internet – requièrent beaucoup de main-d’œuvre et de manipulation. L’équipe d’anthropologues préconise donc de faire preuve d’imagination, par exemple en incitant les producteurs à se regrouper par région afin que leurs salades ou leurs concombres soient plus disponibles dans les rayons des grandes épiceries.


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Des concepteurs vites sur leurs pati Des étudiants en architecture ont imaginé des solutions esthétiques et durables pour un éventuel anneau de glace couvert à Québec par Yvon Larose Quoi de mieux qu’une compétition de la Coupe Canada de patinage de vitesse longue piste pour présenter des maquettes de ce que pourrait être un éventuel anneau de glace couvert à Québec ? C’est exactement ce qu’ont fait quatre équipes d’étudiants à la maîtrise en architecture de l’Université Laval. Le 2 décembre dernier, ils ont présenté leurs projets au Centre national GaétanBoucher situé dans l’arrondissement de Sainte-Foy. Ils avaient conçu leurs maquettes à l’hiver 2012 lors de l’atelier Ambiances physiques et design architectural donné par les professeurs Claude Demers et André Potvin. Le projet de Marie-Alexandrine Beauséjour, Nihad Tariq et Claudie Tessier a attiré les regards. Et pour cause. Au printemps 2012, il a remporté le premier prix du concours The Architecture & Engineering of Sustainable Buildings de l’Association of Collegiate Schools of Architecture. Cette association regroupe 250 universités aux États-Unis et au Canada. Le projet en question comprend deux bâtiments. L’édifice principal fait 26 mètres par 110 mètres. On y trouve un anneau de glace et deux patinoires de dimensions olympiques. Sa structure

est faite de bois d’ingénierie et d’acier. Les gradins fixes peuvent accueillir 2 100 spectateurs. Ils sont faits de béton radiant. « La chaleur dégagée par le système de production de la glace, une fois récupérée, vient chauffer le béton, explique Marie-Alexandrine Beauséjour. Le bois du plafond et des sièges posés sur les gradins réduit la réverbération sonore, ce qui rend le son plus distinct. Par exemple, celui des coups de patin sur la glace. » Cette réalisation s’intitule Plus rapide que ton ombre. Selon l’étudiante, l’ensemble donne une impression de mouvement, de dynamisme et d’élan, à l’image du patinage de vitesse. Le grand défi de conception consistait à contrôler parfaitement les ambiances intérieures afin de maintenir une glace de qualité olympique. L’objectif : maximiser l’éclairage naturel tout en limitant les gains de chaleur solaire. C’est que les rayons directs du soleil peuvent entraîner la fonte de la glace et éblouir les patineurs. Pour bloquer ces rayons, les étudiantes ont imaginé un système novateur d’occultation pour la façade sud du bâtiment. « Ce système, précise Marie-Alexandrine Beauséjour, est composé de panneaux de bois triangulaires

pivotants contrôlés séparément et électroniquement. Ils redirigent la lumière et minimisent la radiation solaire sur la glace. Ils admettent une grande quantité d’éclairage naturel réfléchi. La vue vers l’extérieur du bâtiment n’est jamais compromise. Et la lumière est toujours dirigée par réflexion dans le dos des patineurs. » Vingt-huit étudiants ont réalisé pas moins de dix projets d’anneaux de glace couverts dans l’atelier Ambiances physiques et design architectural. Les travaux ont été effectués dans l’esprit de l’architecture adaptative. « Cette approche, souligne la professeure Claude Demers, vise à offrir à l’usager des espaces permettant un plus grand contact, physique et visuel, avec l’environnement extérieur. » Les projets de l’atelier valorisaient le bois. Ce matériau est reconnu pour ses avantages environnementaux. Il contribue, entre autres, à réduire les gaz à effet de serre. « Mais avant tout, indique Claude Demers, le bois est un matériau grandement apprécié des usagers. Il est agréable au toucher, même lorsque l’air ambiant est froid. Il teinte la lumière hivernale de ses couleurs chaudes et réduit les échos dans les grands espaces. » La démarche de Marie-Alexandrine Beauséjour, Nihad Tariq et Claudie Tessier visait à promouvoir une vision durable et écoresponsable de l’architecture. Selon la professeure, la structure de leur projet permet des adaptations

dynamiques qui favorisent la carboneutralité, soit la réduction à zéro des émissions nettes de gaz à effet de serre. « Notre climat nordique impose des conditions changeantes, grandement diversifiées tout au long de l’année, explique Claude Demers. Un hiver froid et des étés chauds créent des défis particuliers pour une patinoire ouverte à

l’année. Une architecture veut capable de s’adapte au fil du temps, en fonctio des usagers. Dans le proje diantes, la structure dynam neaux mobiles permet n conserver l’énergie, le so du bâtiment, qu’il s’agiss été ou d’air tempéré en hiv


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3 1 Claudie Tessier, Nihad Tariq et Marie-Alexandrine Beauséjour, lauréates du premier prix au concours nord-américain The Architecture & Engineering of Sustainable Buildings. 2 et 3 Le projet gagnant : Plus rapide que ton ombre. 4 Marie-Christine Daigle-Croteau, Christelle Jacques et Andrée-Anne Roy ont baptisé leur projet Interstice polaire. 5 Ombre tendue, d’Émilie Caron et Marie-Ève Renault. 6 Le projet de Patrick Maheux, Sébastien Malouin et Jean-Raphaël Pigeon qui a pour nom AG47.

4 La chaleur dégagée par le système de production de la glace, une fois récupérée, vient chauffer le béton radiant des gradins

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Un jeu de Lego cellulaire La structure de protéines reste pratiquement identique même quand les composantes de base varient par Jean Hamann La plupart des fonctions essentielles de la cellule sont gouvernées par des complexes de protéines. Ces structures tridimensionnelles s’apparentent à des assemblages de blocs Lego de taille variable : certains comptent à peine quelques protéines, d’autres en ont des centaines. Peu importe leur nombre, ces éléments doivent s’assembler dans une configuration spatiale optimale pour que le complexe puisse exécuter son office. Une mutation suffit parfois à modifier la structure de l’ensemble et à le rendre inopérant. Ces exigences très strictes soulèvent une question qui turlupine les évolutionnistes. Comment des espèces qui ont divergé depuis des lustres – et dont le lot de différences moléculaires pourrait théoriquement rendre leurs protéines incompatibles – peuvent-elles tout de même donner naissance à des hybrides viables ? Réponse : parce que leurs complexes de protéines ont été fortement conservés au fil de l’évolution, avance une équipe de chercheurs du Département de biologie, dans l’édition du 27 décembre de PLOS Genetics.

Jean-Baptiste Leducq, Guillaume Charron, Guillaume Diss, Isabelle Gagnon-Arsenault, Alexandre Dubé et Christian Landry arrivent à cette conclusion après avoir comparé deux complexes de protéines chez deux espèces de levure qui ont divergé d’un ancêtre commun, il y a plus de 5 millions

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Il semble qu’on peut permuter les composantes des complexes sans effet majeur sur leur fonction

d’années. « Il y a autant de différences moléculaires entre ces espèces qu’entre l’homme et le poulet », précise Jean-Baptiste Leducq. Pourtant, les analyses des chercheurs ont révélé une très grande similitude entre les complexes des deux levures. « Même si les composantes de base – les protéines – présentent des différences, la structure des complexes est pratiquement la même. » Pour pousser leur investigation un cran plus loin, les chercheurs ont croisé ces deux levures et ils ont étudié les complexes de protéines de leurs descendants. Malgré des millions d’années d’évolution parallèle, les deux espèces donnent des hybrides viables. « Leurs complexes de protéines sont fonctionnels et l’on ne peut les distinguer de ceux de leurs parents. Il semble donc qu’on peut permuter les composantes des complexes sans effet majeur sur leur fonction », constate le stagiaire postdoctoral, qui mène ses travaux à l’Institut de biologie intégrative et des systèmes. La clé résiderait dans les acides aminés, les composantes de base des protéines, qui forment les points d’ancrage entre celles-ci. « Il y a très peu d’acides aminés en cause et ils sont conservés d’une espèce à l’autre, signale le chercheur. Si une mutation survient dans ces points d’ancrage, la sélection naturelle se charge de l’éliminer rapidement. »

Marie Lamonde, Jean-Philippe Bergeron et Damien Berger se sont documentés sur les cas soi-disant confirmés de zombies dans le monde. photo Matthieu Dessureault

Des cases de contagion Deux étudiants lancent une bande dessinée fantastique mettant en vedette la ville de Québec, où les citoyens du futur doivent combattre une terrible pandémie par Matthieu Dessureault

L’ARN polymérase II, l’un des complexes de protéines étudiés par les chercheurs, intervient dans la transcription de l’ADN en ARN. Il est composé de 12 protéines qui doivent s’emboîter de façon optimale pour que l’ensemble soit fonctionnel. illustration National Institute of General Medicine Image Library

La fin du monde n’a pas eu lieu, mais ne vous réjouissez pas trop vite ! Une invasion de morts-vivants se prépare. Pour août 2024, plus précisément. Du moins selon la bande dessinée Cul Sec !, première d’une série de 39 tomes intitulée Bulle. Jean-Philippe Bergeron et Damien Berger, respectivement étudiants en enseignement et en création littéraire, arrivent tout sourire au rendez-vous. C’est ici, dans ce petit café du centre-ville, qu’ils ont écrit les aventures d’une panoplie de personnages condamnés à évoluer dans un monde en proie aux zombies. Le projet, inspiré du jeu vidéo Resident Evil, était à l’origine destiné à devenir une télésérie. Ils ont fait appel à Marie Lamonde pour réaliser des portraits de personnages afin d’intéresser les producteurs. L’illustratrice a su capter l’univers avec brio, à tel point que les deux créateurs ont changé leur fusil d’épaule, s’orientant vers le neuvième art. « Le support s’est imposé de lui-même quand on a vu les dessins de Marie. Son style se mariait parfaitement à notre histoire. On ne pouvait pas passer à côté de la bande dessinée », s’exclame Jean-Philippe Bergeron, issu du milieu du théâtre.

La principale intéressée admet avoir eu le coup de foudre à la lecture du scénario. « J’ai tripé ! À l’époque, je commençais à peine à lire des BD. Je me suis inspirée des séries Walking Dead et Fables en développant une nouvelle technique de dessin », explique-t-elle. Bulle est truffée d’images aux ambiances cinématographiques, comme ce laboratoire pharmaceutique plus blanc que blanc, source de la pandémie. À la manière d’un film, l’œuvre jongle entre passé, présent et futur. « On s’est amusés dans la chronologie. Il a fallu être très minutieux dans l’écriture du scénario pour ne pas se perdre », reconnaît Damien Berger, rappelant qu’il ne ferme pas la porte à une éventuelle adaptation pour la télévision. Comme décor, le trio a opté pour la ville de Québec, qui tient un rôle névralgique dans le récit. Avant de mettre en lumière les charmes de la capitale, Marie Lamonde a effectué plusieurs rondes de repérage. Les lecteurs se plairont à reconnaître l’édifice Price, « l’un des joyaux art déco du Vieux-Québec », ou encore à découvrir le château Saint-Louis (incendié en 1834), où vit l’un des personnages. « Il y a dans cet édifice quelque chose de chic


arts

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en bref Exposition sur Isaac Asimov La Bibliothèque souligne le 20e anniversaire de décès d’un célèbre auteur en présentant « Isaac Asimov, de la science à la science-fiction ». Cette exposition s’inscrit en marge de la 3e édition du Festival Québec en toutes lettres, qui a eu lieu du 11 au 21 octobre. Elle souligne l’originalité et l’ampleur de l’œuvre d’Asimov : 468 titres selon celui-ci, encore plus selon certains bibliographes ! Le maître de la science-fiction a abordé des genres très variés, allant de l’histoire à la vulgarisation scientifique, du roman policier aux éditions critiques, en passant par les livres pour enfants et… les recueils de blagues. C’est une bonne occasion de découvrir l’univers éclaté de ce personnage qui a fait sa marque parmi les grands écrivains de notre époque, et même de consulter l’un de ses nombreux ouvrages. Jusqu’au 8 février, de 8 h à 23 h les jours de semaine et de 10 h à 17 h 30 le samedi et le dimanche. À la Bibliothèque scientifique, au niveau 0 du pavillon Alexandre-Vachon.

Les as de la répartie Les stars de l’impro ont envahi le campus ! Encore cette année, la Ligue universitaire d’improvisation invite le public à son tournoi annuel : l’Open de la LUI. L’événement rassemble les meilleurs joueurs des neuf plus grandes ligues d’improvisation au Québec. Une équipe de France est également attendue. Tout ce beau monde vous fera rire aux larmes, à moins qu’il ne vous en tire quelques-unes. Car on peut s’attendre à tout avec ce jeu basé sur l’imagination et le sens de la répartie. Célébrant cette année ses 31 ans d’existence, la LUI est l’une des ligues d’improvisation les plus vieilles au monde. Depuis 2001, elle organise l’Open, qui réunit des jeunes adultes ayant cette discipline dans le sang. L’an dernier, près de 1 000 spectateurs ont assisté aux matchs présentés tout au long de la fin de semaine. Du 11 au 13 janvier au Grand Salon du pavillon Maurice-Pollack. Vendredi de 19 h à 11 h 30, samedi de 11 h à 23 h et dimanche de 11 h à 16 h. Seuls les matchs du vendredi et du dimanche soir sont payants. Coût : 6 $ (5 $ étudiant). www.lalui.ca

Séduction tropicale

Les lecteurs se plairont à reconnaître l’édifice Price, l’un des joyaux art déco du Vieux-Québec

et lugubre qui concorde parfaitement avec l’histoire », se réjouit-elle. Les prochains tomes nous transporteront de l’autre côté du fleuve Saint-Laurent, à Lévis, mais aussi sur la CôteNord et dans la région de Charlevoix. Mais inutile de tenter d’en savoir davantage, les auteurs se font avares

de commentaires. Les curieux devront patienter jusqu’en septembre pour la publication du second tome… en relisant le premier. « Certaines cases foisonnent de détails. On y trouve plein de pistes nous permettant de savoir où on s’en va », conclut Jean-Philippe Bergeron, sous le regard amusé de ses deux acolytes.

Dans son exposition au titre énigmatique de « Séduction tropicale », Isabelle Demers, titulaire d’une maîtrise en arts visuels, tente de reconstituer l’environnement des musées d’histoire naturelle. Elle jumelle une variété d’écosystèmes (plaines, terriers, chutes, cavernes, etc.) qui agissent à la fois comme socles et composants sculpturaux. Dans cet environnement incongru, l’artiste inverse certains rapports de force entre prédateurs et proies. S’y produisent alors des scènes au retournement inattendu : des créatures se retrouvent, par leur nombre ou un changement de leur physionomie, dans une position de domination et de menace. À explorer… Jusqu’au 10 février, à L’Œil de Poisson, 580, côte d’Abraham. Du mercredi au dimanche, de 12 h à 17 h.


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l’Univert

Pour un campus qui composte Les matières résiduelles organiques récupérées à l’Université font un long voyage jusqu’au Centre de compostage de Saint-Henri-de-Lévis par Léa Cullen-Robitaille – Univert Laval Qu’ont en commun une coquille d’œuf, un cœur de pomme et un amas de feuilles d’arbre ? Ils sont tous les bienvenus au Centre de compostage de Saint-Henride-Lévis. Ce site de deux kilomètres de long n’est rien de moins que la plus grande installation de compost industriel au Canada. Il est détenu par Biogénie, la filiale canadienne d’EnGlobe Corp, un leader international dans le domaine des services environnementaux intégrés. Le centre se situe au beau milieu des terres agricoles de Chaudière-Appalaches, sur le site d’une ancienne ferme porcine. À l’arrivée, je suis accueillie par le directeur des opérations, Olivier Rioux, ainsi que la responsable des services agronomiques, Marianne Brassard. Cette environnementaliste convaincue a étudié en agronomie, puis a fait une maîtrise en sol et environnement à l’Université Laval. À bord de deux gros camions pas trop écolos, mais bien adaptés à la réalité du terrain, nous suivons un parcours qui nous mène sur le lieu. Des montagnes de matière putrescible à différents stades de transformation se profilent devant nous.

Elles alternent avec des bassins. Ceux-ci servent à retenir les lixiviats et traiter l’eau qui sort du site de compostage. Le lixiviat est le liquide résiduel du processus de compostage. Ce « jus » de compost peut contenir beaucoup de pathogènes et de bactéries nocives pour l’environnement. Grâce aux bassins, on peut laisser l’eau reposer, ce qui permet par la suite de la traiter adéquatement, notamment avec de l’aération et différents produits. Puis, l’eau traitée coule dans un ruisseau en bordure du site. Malgré une température extérieure oscillant autour de -10 °C le jour de notre visite, des nuages de vapeur s’échappent des monticules. Les microorganismes sont au travail à longueur d’année. Il peut faire jusqu’à 75 °C au cœur de la montagne ! Le passage des matières putrescibles au centre dure de 12 à 18 mois. Durant ce cycle, de grosses pelles mécaniques retournent le compost au minimum cinq fois. Puis, la matière est tamisée une à deux fois avant d’être mise au repos. Cette étape permet de séparer le compost des autres matières. Un ingénieux système trie mécaniquement les cailloux, les branches et les

autres déchets. Le résultat : un beau compost noir, doux, qui sent bon. En observant la composition des collines de compost, cependant, on note que la concentration en sacs de plastique varie d’un monticule à un autre. Ce plastique, tout comme le verre, est l’ennemi juré du compost de qualité. En regardant de plus près, on trouve aussi d’autres déchets incongrus. Des petites boîtes de jus, qui auraient dû se trouver au centre de tri des matières recyclables. Des gants de chirurgie, qui auraient dû filer droit à l’incinérateur. Et des bouteilles d’eau, qui n’auraient tout simplement pas dû exister. C’est la preuve que l’éducation des consommateurs en ce qui a trait aux matières compostables doit se poursuivre.

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Les poubelles qui se trouvent dans les salles de toilette de l’Université ne servent pas simplement à recueillir le papier à main : elles sont des bacs à compost

La coordonnatrice d’opérations, environnement et d é ve l o p p e m e n t d u r a b l e au Service des immeubles de l’Université, Guylaine Bernard, s’attelle d’ailleurs à cette tâche depuis quelques années. Peut-être avez-vous remarqué les illustrations audessus de chacun des bacs placés entre autres dans les aires de restauration ? Elles ont pour but d’aider les gens à déterminer le bac adéquat pour leurs déchets : compost, récupération, recyclage de papier ou poubelle. Les étudiants se renouvelant, il faut constamment recommencer le travail de sensibilisation. Tout de même, sur le campus, en 2011, 115 tonnes métriques de matière compostable ont évité l’incinération et l’enfouissement. « Quant aux poubelles qui se trouvent dans les salles de toilette de l’Université, elles ne servent pas simplement à recueillir le papier à main. Elles sont également des bacs à compost. Prière de ne pas y jeter vos gommes et vos emballages de collation. Mais ne vous gênez pas pour y déposer votre gobelet à café, s’il est identifié compostable, ou vos pelures d’orange », rappelle avec persévérance Guylaine Bernard. Depuis 2007, l’Université Laval est partenaire de la Ville de Québec dans un projet pilote. On vise l’implantation d’un système de compostage sur tout le territoire de la Ville. Signe d’espoir, à Lévis, des bacs bruns ont été mis en place dès le printemps 2011. Depuis, le

succès est notable : plus de 12 000 tonnes de matière compostable ont été collectées en 2011, dépassant ainsi l’objectif de 10 000 tonnes. Pour la deuxième année consécutive, en octobre dernier, 1000 ménages lévisiens ont pu s’approvisionner en terre issue du compost industriel. Le reste du terreau produit par le centre est vendu aux municipalités et à des distributeurs qui l’utilisent pour réaliser leurs aménagements paysagers. Le prochain défi du compostage à grande échelle ? Les restaurants de la HalteBouffe du centre commercial Laurier. Ils font partie du projet pilote de la Ville de Québec, tout comme les restaurants de quartier comme le café-resto Les colocs dans le secteur Limoilou. Reste que, pour l’instant, ce n’est

pas une pratique généralisée. La qualité du tri peut être améliorée. Le compostage industriel fait des progrès. Mais ce n’est pas pour autant la fin du compostage domestique. Au contraire, lorsque notre milieu de vie s’y prête, recycler ses épluchures de légumes à la maison ou dans le quartier reste la meilleure solution. On évite ainsi la dépense de carburant et la pollution qui en découle. Sans jardin résidentiel ou communautaire, les plus déterminés pourront opter pour le vermicompostage qui peut être réalisé à l’intérieur de la maison. Qu’il se fasse à petite ou à grande échelle, le compostage incarne une bonne partie de la solution du problème de gestion de déchets que nous générons au quotidien.

courrier Pour une université intergénérationnelle Cette lettre ouverte a été adressée à Luce Samoisette, présidente de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec.

Et si chaque université avait sa section Université du 3e âge ? Avec sa direction ? Un paradigme s’impose de plus en plus : université de tous les âges ou université intergénérationnelle. À ma retraite, en 2004, avec déjà quatre diplômes en mains et en tête, après 30 années comme travailleur social dans un centre de réadaptation physique, je me suis inscrit à l’Université du troisième âge de l’Université Laval (UTAQ-UL) pour au moins 20 années et plus ! Quel plaisir je récolte ! Des milliers de diplômés font de même. De plus en plus de jeunes retraités retourneront à l’université, et pour longtemps. Que de belles matières grises pleines d’expériences et d’expertises, ouvertes à l’intergénérationnel et disponibles pour bien d’autres initiatives. Peu de dépenses et d’énormes retombées en vue. Pensez à nous, au Sommet de février, et parlez de nous. Nous faisons partie de la solution. Que de collaborations sont possibles ! Yvon Bureau, travailleur social et étudiant à l’UTAQ-UL

Long de deux kilomètres, le Centre de compostage de Saint-Henri-de-Lévis est la plus grande installation de compost industriel au Canada.


festivités

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la literie, de la vaisselle, de petits articles pour la chambre, des manteaux et autres. » Toujours le 21 janvier, la Fête des voisins se déroulera aux quatre résidences étudiantes. « Cette rencontre informelle a lieu au grand salon de chacun des pavillons, dit-elle. Jeux et grignotines sont offerts et servent de prétexte pour susciter les conversations entre les résidents déjà sur place et les nouveaux. » L’activité physique n’est pas en reste au cours de ce mois de festivités. Le 3 janvier a eu lieu une sortie de patinage sur la surface glacée extérieure de place d’Youville. Le 7, des mordus du ballon rond ont disputé une partie amicale de soccer au stade TELUS-Université Laval. Une manière de se mettre en forme pour les débuts de la ligue de soccer des résidences, le 12 janvier. Au pavillon Parent le 17, il y aura une activité d’initiation au hockeyballe ou hockey bottine.

Des résidents du campus accueillent le père Noël de passage à l’Université après son tour du globe, le 28 décembre. photo Louise Leblanc

Un mois de réjouissances Aux résidences étudiantes, le temps des Fêtes se prolongera jusqu’au 21 janvier par Yvon Larose Durant la période des Fêtes, quelque 600 étudiants, la plupart étrangers, restent dans la cité universitaire. Ils occupent une chambre dans l’une ou l’autre des quatre résidences que compte le campus. Encore une fois cette année, le Service des résidences a

organisé à leur intention de nombreuses activités festives. L’une des plus courues a été le souper du temps des Fêtes du 28 décembre au pavillon Alphonse-MarieParent. Cette soirée, mise sur pied avec l’Association des diplômés, permet de célébrer

Noël à la québécoise. « Nous avons engagé un traiteur qui a fourni un repas chaud aux participants, explique MarieJosée Dallaire, responsable des relations avec les résidents. L’Association a fourni les bûches de Noël. Elle a préparé aussi 600 sacs-cadeaux. Un accordéoniste a animé la soirée. » Le père Noël a rehaussé la soirée de sa présence. Il s’agissait de la huitième édition d’une activité qui, cette année encore, a attiré

quelque 300 étudiants. Les absents ont pu prendre possession, par la suite, de leur sac-cadeau au secrétariat du Service des résidences. Du 21 décembre au 21 janvier, le Service propose une trentaine d’activités aux occupants des résidences. La plupart se déroulent au pavillon Parent. À cet endroit, la programmation comprend, entre autres, neuf films et huit soirées au café du pavillon. Le 24 décembre, un réveillon de Noël a eu lieu au grand salon.

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Le 29, c’était un tournoi de consoles de jeu PlayStation 3. Le 10, un karaoké aura lieu au pavillon H.-Biermans-L.Moraud, ainsi qu’une soirée Just Dance le 16. Il y aura un atelier de cupcakes, le 14 janvier, aux cuisines du pavillon Parent. Le 21, ce sera le Grand Don. « Nous donnons aux nouveaux étudiants les effets laissés par ceux qui quittent l’Université, indique Marie-Josée Dallaire. Ces effets ont été ramassés et triés. Nous recueillons de

Le souper du temps des Fêtes tenu au pavillon AlphonseMarie-Parent a permis de célébrer Noël à la québécoise

Fêter en mandarin Des étudiants qui séjourneront en Chine cette année ont participé aux célébrations soulignant le 10e anniversaire de l’école Kuihua La communauté chinoise de Québec est en fête ! Le 16 décembre dernier, l’École de langue et de culture chinoises Kuihua a célébré son 10e anniversaire. Environ 200 personnes se sont réunies pour entendre la vingtaine de spectacles (poèmes, chansons, danses, musique, etc.) présentés par des élèves natifs de cette partie du monde et des étudiants québécois. Les convives ont ensuite partagé tous les plats apportés, selon la coutume du pays. Cette activité organisée par l’établissement du boulevard Hochelaga revêtait une signification particulière pour les Chinois de Québec. Bien que leur présence soit attestée depuis 1891, il n’y avait jamais eu de véritable école chinoise dans la région, contrairement à Montréal, où il en existe une vingtaine. L’école Kuihua, créée en 2002 par Liying Zhang, une immigrante, est la seule à se spécialiser dans l’enseignement de cette langue.

Les célébrations ont attiré plusieurs étudiants de l’Université Laval qui comptent faire un stage en Chine cette année. Elles leur ont permis de s’exercer à la conversation et de se familiariser avec les mœurs du pays qu’ils visiteront dans quelques mois. Le professeur Shenwen Li, qui donne des cours sur la Chine depuis de nombreuses années au Département d’histoire, était de la partie. En 2006, pour satisfaire les étudiants désireux de mieux connaître cette civilisation, la Faculté des lettres a créé un cours particulier hors campus : un stage d’immersion en langue et culture chinoises, assumé successivement par le Département d’histoire et l’École de langues, sous la responsabilité du professeur Li. Les jeunes participants ont l’occasion d’étudier dans des universités partenaires du Pays du Milieu. Le projet obtient beaucoup de succès. Cependant, il exige une

Ces danseuses à l’éventail ont animé la fête de la communauté chinoise de Québec.

solide préparation linguistique et culturelle des étudiants avant leur départ. Marise Ouellet, directrice de l’École de langues, a prononcé à l’occasion de la fête un chaleureux discours de félicitations. « Le

mandarin a été une des premières langues venues enrichir l’éventail des formations offertes au moment de la création de l’École de langues de l’Université Laval, il y a de cela 25 ans », a-t-elle rappelé.


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société

le fil | le 10 janvier 2013

En action avec le pentathlon Des chercheurs du Département d’éducation physique proposent une solution pour faire bouger les jeunes par Jean Hamann Vous cherchez une façon de faire bouger davantage vos préados en 2013 ? Des chercheurs du Département d’éducation physique ont une solution pour vous : le pentathlon en équipe. Même si cette activité n’a rien à voir avec la discipline olympique, ses concepteurs mériteraient une médaille tant les résultats qu’ils obtiennent semblent encourageants. Il y a une dizaine d’années, Jocelyn Gagnon, Luc Nadeau, Denis Martel, Va l é r i e M i c h a u d e t J e a n - M a r c Normandin se sont creusé les méninges pour trouver une façon de contrer le désengagement de l’activité physique qui survient vers la fin du primaire. À peine 10 % des enfants de cet âge atteignent les objectifs canadiens en la matière. Le défi des chercheurs : élaborer une intervention apte à susciter l’intérêt des jeunes et à modifier de façon durable leur rapport à l’exercice physique. « L’intervention idéale devait être motivante, comporter des activités à la fois compétitives et sécuritaires, présenter des défis individuels et collectifs, encourager le travail d’équipe et l’autonomie et durer assez longtemps pour que les participants puissent vivre des difficultés et des succès », résume Valérie Michaud. C’est ainsi qu’est né le pentathlon en équipe. Cette intervention de huit semaines réunit de quatre à six participants au sein d’une équipe dont l’objectif est d’accumuler des points en pratiquant des activités physiques. Chaque participant note, dans un cahier de bord, le type, la durée et l’intensité des activités qu’il pratique. Le pointage de l’équipe tient compte du volume, de l’intensité et de la diversité des activités pratiquées par chaque jeune ainsi que de l’uniformité dans la contribution des

équipiers. Au terme des huit semaines, les participants reçoivent une récompense symbolique correspondant au total d’heures-pentathlon accumulées par leur équipe. Et ça fonctionne ! Une étude réalisée dans quatre écoles par ce groupe de chercheurs et par leur collègue Paul Godbout montre une augmentation de 70 % de la pratique d’activité physique pendant le pentathlon. Bon, les choses se calment un peu par la suite, mais trois semaines après la fin du programme, le niveau d’activité physique des participants était 40 % plus élevé qu’avant l’intervention, rapportent les chercheurs dans la revue Physical Education and Sport Pedagogy.

Trois semaines après la fin du programme, le niveau d’activité physique des participants était 40 % plus élevé qu’avant l’intervention Depuis 2005, 3000 élèves de 32 écoles de la région de Québec et du Saguenay ont profité de cette intervention. Le Département d’éducation physique offre un soutien technique aux écoles qui implantent le programme, moyennant une contribution de 5 $ par enfant. Le journal de bord de chaque participant sera bientôt remplacé par un journal en ligne, ce qui permettra, pour une fois, de conjuguer pitonnage et activité physique. Avis aux personnes intéressées, une version adulte de l’intervention est maintenant offerte. Elle a été testée auprès des étudiants en éducation physique et des enseignants des écoles où le programme a été implanté.

À peine 10 % des enfants de la fin du primaire atteignent les objectifs canadiens en matière d’activité physique.

Pauline Marois lors de la campagne électorale « pas comme les autres » qui l’a portée au pouvoir en septembre dernier. photo CP

Des électeurs plus confiants En un an, la satisfaction des Québécois à l’égard de leurs institutions politiques a augmenté de façon sensible par Yvon Larose La satisfaction globale des Québécois à l’égard de la démocratie avait chuté de manière draconienne en 2011 par rapport à 2008, passant de 68 % à 53 %. Mais voici que l’année 2012, avec son printemps étudiant et une campagne électorale pas comme les autres, a vu le taux de satisfaction remonter de 5 %. C’est ce qu’ont observé les chercheurs de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires. Pour cela, ils ont étudié les résultats d’un sondage mené par la maison CROP quelques semaines après l’élection générale du 4 septembre. Mille répondants ayant le droit de vote ont répondu à cinq questions préparées par les chercheurs. Ces questions visaient à mesurer la perception globale de l’électeur envers les institutions politiques au Québec. Les données recueillies constituent un indice qui est passé, en un an, de 0,47 à 0,50. « L’année 2012 a contribué à la santé démocratique québécoise », affirme François Gélineau, professeur au Département de science politique et titulaire de la chaire. Selon lui, la hausse de l’indice pourrait s’expliquer par les événements qui ont marqué l’actualité politique en 2012 et par le désir de changement des Québécois. Le sondage fait ressortir un inconfort chez les répondants. « En dépit d’un changement de gouvernement, malgré des enjeux majeurs, dont la corruption dans le secteur de la construction, l’attitude des gens n’a pas fondamentalement changé, explique

François Gélineau. Ils voient d’un œil plutôt dur la chose politique, comme si elle était sous surveillance. » En 2011, 64 % des répondants considéraient que les partis politiques se ressemblaient au Québec et qu’il n’y avait pas vraiment de choix. Un an plus tard, la proportion a baissé à 55 %. « Malgré une baisse importante, le niveau de cynisme demeure élevé chez les citoyens, indique le professeur. C’est assez surprenant. La campagne électorale de 2012 mettait de l’avant plus de partis. Elle a également présenté plus de débats que durant la campagne électorale de 2008. » Le degré de confiance de la population à l’égard de l’action gouvernementale a augmenté de 6 % pour atteindre 38 %. « Il s’agit d’une assez piètre performance, souligne François Gélineau. La majorité des citoyens ne fait plus confiance au gouvernement québécois pour faire ce qui est juste pour la société. » Selon lui, il faut se garder de tout triomphalisme. « La classe politique a du travail à faire pour amener les citoyens à croire en elle et en la démocratie, soutient le professeur. La démocratie nécessite des compromis, de l’ouverture d’esprit, de la discussion. Or il y a eu beaucoup de tensions politiques ces dernières années, d’animosité, de chicanes entre les partis. » Retour à la normale

Cet automne, les chercheurs de la chaire ont mené une seconde étude en lien avec les élections générales du mois

de septembre. Leur axe de recherche : le taux de participation électorale par groupe d’âge. Le Directeur général des élections du Québec leur a fourni les données relatives à un échantillon représentatif de 53 122 électeurs. Rappelons que le taux de participation global a littéralement bondi comparé à celui de l’élection de 2008, passant de 57 % à 74,5 %. Principal constat : les 1824 ans et les 25-34 ans ont vu leur taux respectif augmenter de 25,9 % et de 24,5 %. « La hausse s’observe en particulier dans les groupes d’âge inférieur, indique François Gélineau. En 2008, seulement 36,1 % des 18-24 ans avaient voté. En 2012, 62 % d’entre eux l’ont fait. » Selon lui, ces spectaculaires augmentations ne seraient qu’un retour à la normale. « La participation des jeunes est assez homogène aux élections de 2007 et de 2012, explique le professeur. L’élection du 8 décembre 2008 a brouillé les cartes. On observe un très grand désintérêt des citoyens lors de cette élection. Elle survenait après celle de 2007. Et elle suivait de peu une élection fédérale ainsi que l’élection présidentielle américaine. En 2012, les enjeux ont intéressé les gens. » Est-ce que la mobilisation étudiante du printemps dernier aurait incité les jeunes électeurs à aller voter ? « Plusieurs associent la hausse de leur participation électorale à ce phénomène, répond François Gélineau. Mais ce ne serait qu’une explication partielle. Les manifestants ne représentaient qu’une partie de l’ensemble des étudiants de cégep et d’université. Quant à tous les autres jeunes qui sont sur le marché du travail, je les soupçonne de n’avoir pas été beaucoup interpelés par la volonté du gouvernement libéral d’augmenter les droits de scolarité. »


sports

le fil | le 10 janvier 2013

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en bref

Une clé de jiu-jitsu. photo PEPS

Portes ouvertes en arts martiaux L’étudiant Simon Mannella en action. Le club de ski alpin Rouge et Or commencera sa saison les 19 et 20 janvier au mont SaintSauveur. Photo Jean-Baptiste Benavant

Une saison hivernale enlevante Du basketball au golf, en passant par le ski alpin, le programme Rouge et Or brillera de tous ses feux cet hiver par Stéphane Jobin Qui dit retour des vacances des Fêtes dit également reprise des compétitions des clubs Rouge et Or. Même si les classes ne recommencent que le 21 janvier sur le campus, les équipes sportives de l’Université Laval sont déjà à l’entraînement et s’apprêtent à participer à diverses épreuves, si ce n’est déjà fait. Les deux équipes de basketball ont d’ailleurs repris le collier le 4 janvier en recevant la visite des Citadins de l’Université du Québec à Montréal. Le Rouge et Or a disputé seulement 6 des 16 parties que compte la saison régulière et rien n’est encore joué au sein de la ligue québécoise, où toutes les équipes peuvent encore aspirer aux séries éliminatoires. Les deux formations de l’Université Laval occupent chacune le quatrième rang, le dernier donnant droit de participer à la valse du printemps. Il reste encore deux programmes doubles de basketball au PEPS au mois de janvier, soit le vendredi 11 à compter de 18 h contre Bishop’s, et le samedi 26 dès 17 h, aussi face aux Gaiters. L’équipe féminine de volleyball a pour sa part six matchs à son calendrier régulier d’ici

le début des éliminatoires. Présentement nichée en première position du classement québécois, la troupe d’Alain Pelletier ne possède qu’une avance de deux points sur Sherbrooke et de quatre sur Montréal. Le championnat de saison régulière est d’autant plus important qu’il assure une place directement au championnat canadien universitaire, qui se tiendra à Sherbrooke du 28 février au 2 mars. Le Rouge et Or féminin disputera trois matchs au PEPS d’ici la fin de la saison, soit le 12 janvier à 18 h contre McGill, le 25 janvier aussi à 18 h face à Sherbrooke, e t l e 2 7 j a n v i e r à 13  h contre Montréal. Les hommes, eux, auront sept rencontres à jouer d’ici les séries. Avec une fiche parfaite de 10 gains et aucun revers, le Rouge et Or trône confortablement en tête du classement québécois. L’Université Laval sera l’hôte du championnat canadien universitaire du 1er au 3 mars, ce qui signifie que le R et O est déjà assuré d’y participer. Le PEPS sera le théâtre de trois championnats québécois cet hiver. D’abord, la piscine accueillera les meilleurs

nageurs de la province les 9 et 10 février lors du championnat du Réseau du sport étudiant du Québec. Il s’agira de la deuxième épreuve universitaire à avoir lieu dans le bassin du PEPS en 2013, puisque le 19 janvier s’y tiendra la coupe universitaire 4. Les deux événements sont gratuits pour tous. Puis, le 16 février, le grand gymnase du PEPS verra les meilleurs athlètes de badminton du Québec s’affronter au cours du championnat provincial par équipe, féminin et masculin. Le Rouge et Or tentera de défendre son titre chez les hommes, qu’il a remporté lors des deux dernières années. Enfin, les finales féminine et masculine de soccer intérieur du Réseau du sport étudiant auront lieu au stade TELUS-Université Laval le 24 mars en après-midi. La saison intérieure de ballon rond des équipes du Rouge et Or débute ce dimanche à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Le premier match à la maison aura lieu le 27 janvier contre les Citadins de l’Université du Québec à Montréal. Après une saison extérieure couronnée de succès en cross-country, l’équipe d’athlétisme se remettra aussi au boulot très prochainement. Après le Vert & Or Invitation de Sherbrooke le 12 janvier, elle organisera le Rouge et Or Invitation le 19 janvier au stade couvert du PEPS.

Le championnat provincial aura lieu les 23 et 24 février à McGill, tandis que le championnat national se tiendra deux semaines plus tard en Alberta. Les deux équipes de ski du Rouge et Or lanceront elles aussi leurs activités officielles au cours des prochains jours. La formation de ski de fond partira à la conquête des États-Unis à compter du 18 janvier en prenant part à cinq compétitions du circuit universitaire américain en autant de semaines. La saison culminera du 23 au 30 mars à Whistler en ColombieBritannique, à l’occasion du championnat canadien. Sur les pentes, la saison universitaire du Réseau du sport étudiant débutera les 19 et 20 janvier au mont SaintSauveur. Deux épreuves sont au programme dans la région de Québec, soit un slalom les 16 et 17 mars à la station Le Relais, et un slalom géant les 22 et 23 mars à la station touristique Stoneham. Enfin, pour une cinquième année, une partie de l’équipe de golf du Rouge et Or prendra la direction de la Floride à la fin janvier afin de peaufiner sa technique et de se préparer en vue du championnat canadien universitaire. Les joueurs prendront part à trois tournois de la National Collegiate Athletic Association, en plus de s’entraîner presque quotidiennement. L’équipe masculine de golf est championne canadienne en titre.

Pour aider à vous familiariser avec les huit clubs d’arts martiaux, le PEPS propose une activité Portes ouvertes à la mi-janvier. Venez vous informer auprès des professeurs des diverses disciplines et assister à des démonstrations. Cette rencontre pourrait vous aider à faire votre choix. Du lundi 14 au dimanche 20 janvier. Consultez le site www.peps.ulaval.ca pour connaître l’horaire détaillé des cours.

L’inscription aux activités sportives se poursuit Il est encore temps de s’inscrire aux activités sportives hivernales du PEPS, et ce, jusqu’au début des cours. La majorité des cours débuteront dans la semaine du 14 janvier. La programmation d’hiver est dans tous les présentoirs du campus et du PEPS, ainsi qu’en ligne au www.peps.ulaval.ca. Encore cet hiver, plus de 90 activités sportives sont proposées. Ne tardez pas à vous inscrire, car les places s’envolent rapidement ! Tous les jours de 9 h à 21 h à la réception du PEPS, ou par téléphone de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30. Téléphone : 418 656-PEPS.

Le Rouge et Or dans les médias sociaux Déterminé à se faire connaître de la population étudiante du campus, le Rouge et Or est plus que jamais présent sur les réseaux sociaux. Faites comme plus de 13 200 personnes et devenez adepte de la page Facebook du club. En plus des nouvelles et des résultats, vous trouverez une foule de photos inédites, de concours et de fils de discussion. Pour ceux et celles qui désirent suivre les compétitions locales en temps réel, le compte Twitter du Rouge et Or (@rougeetor) regroupe désormais près de 3 200 abonnés. C’est l’outil idéal pour ne rien manquer de l’action ! Enfin, le compte Instagram du Rouge et Or permet aux curieux de découvrir le quotidien des clubs de l’Université Laval par l’entremise de plusieurs photos exclusives. www.rougeetor.ulaval.ca


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au fil de la semaine

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le fil | le 10 janvier 2013

Quand le théâtre nous fait du Charme Le rapport au beau et au superficiel de quatre femmes, qui, de 1940 à nos jours, font de leur mieux pour être heureuses et devenir meilleures. Voilà ce que propose la pièce de théâtre Charme qui prend l’affiche mardi prochain à Premier Acte. Joëlle Bond est l’auteure, la productrice (avec sa compagnie Le petit luxe) et la metteure en scène, avec Jean-Sébastien Ouellette, de cette comédie dramatique qui pose un regard humoristique sur les soucis féminins d’hier à aujourd’hui. Parmi les comédiens, notons l’étudiante en communication Ann-Sophie Archer (posée ici avec un verre de mousseux), qui a bien souvent collaboré aux productions de la troupe Les Treize, sur le campus. Du mardi 15 janvier au samedi 2 février à 20 h, au théâtre Premier Acte (280, avenue de Salaberry). Coût : de 24 $ à 30 $.

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Deux parties décisives en basketball

Open de la LUI

Le Québec expliqué aux étudiants étrangers

Exposition « Ouvrir l’œil »

Visite animée des Plaines en raquette

L’histoire de Babar en musique

L’artiste bien établie France McNeil, diplômée de l’École des arts visuels, s’invite dès samedi à la galerie Engramme afin d’y présenter une série d’estampes traditionnelles et numériques. Celles-ci sont inspirées des cycles célestes observés jadis par Galilée, mais aussi par l’astronomie moderne. France McNeil y interroge la place de l’être humain dans cette immensité, notamment par une série de 24 collagraphies utilisant une technique d’impression artisanale. Le deuxième volet de l’exposition présente une œuvre de grande dimension formée par l’assemblage de 11 estampes numériques.

Pour souligner le 50e anniversaire de la mort du comSi vous êtes passionné d’hispositeur Francis Poulenc, le toire et de raquette, peutpianiste Maurice Laforest être aurez-vous envie d’en convie petits et grands à chausser une vieille paire venir entendre une des créa(en babiche, svp !) et de vous tions les plus populaires de munir d’une lanterne pour l’artiste : le conte musical participer à une activité L’histoire de Babar. Poulenc inusitée. Amédée Fournier aurait composé cette suite et son épouse offrent de narrative comprenant divous emmener faire une verses formes musicales visite animée des plaines (berceuse, valse, polka, mard’Abraham. Ils se feront un che) après que des enfants malin plaisir de vous raconeurent déposé les Aventures ter les sports et loisirs dans de Babar sur son piano afin le Québec d’autrefois. Non qu’il improvise cette histoire seulement serez-vous initié pour eux sur son instruà la petite histoire de la ment. Chargé de cours à la raquette, mais la double Faculté de musique, Maurice conquête de la coupe Laforest joue notamment Stanley par les Bulldogs pour l’Orchestre symphode Québec n’aura plus nique de Québec. de secret pour vous. Tout comme l’histoire de la preDimanche 13 janvier à 14 h, mière patinoire à Québec, le à l’Espace Hypérion (190, Quebec Skating Club. rue Saint-Joseph Est). Coût : de 15 $ à 27 $. Les samedis de janvier et www.espacehyperion.ca de février à 19 h, à la Maison de la découverte (835, avenue Wilfrid-Laurier), sur les Plaines. Coût : 17 $ par personne. Réservation : 418 649-6157.

Les clubs féminin et masculin de basketball affronteront vendredi les Gaiters de l’Université Bishop’s. Les basketteuses du Rouge et Or, quatrièmes au classement devant les Gaiters, sont présentement en position pour participer aux séries éliminatoires. Un gain leur assurerait une avance de six points sur Bishop’s, ce qui conforterait leur chance de participer aux séries. Quant aux hommes, également classés quatrièmes, ils tenteront de retrouver le chemin de la victoire après leur défaite crève-cœur de la semaine dernière contre l’UQAM. L’équipe masculine de Bishop’s est présentement en tête du classement du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), mais elle ne devance l’Université Laval que de 2 points. Vendredi 11 janvier à 18 h pour les femmes et 20 h pour les hommes, au grand gymnase du PEPS.

Le plus grand tournoi d’improvisation à Québec démarre demain soir pour se terminer dimanche. Il s’agit de la 12e édition de cette grande fête de l’imagination organisée par la Ligue universitaire d’improvisation (LUI). Pendant trois jours, neuf des plus grandes ligues d’impro du Québec (LIM, Limonade, Sprite, Licuqam…), ainsi que les Restons Calmes ! de Bordeaux, se livreront une farouche et pourtant amicale compétition. C’est dimanche, dès 15 h 30, qu’auront lieu les demi-finales suivies de la grande finale, à 19 h. À vos cartons ! Les 11 (de 19 h à 22 h), 12 (de 10 h à 22 h) et 13 (de 11 h à 19 h) janvier, au Grand Salon du pavillon MauricePollack. Coût : gratuit, excepté le vendredi et le dimanche soir (5 $ pour les étudiants et 6 $ pour le grand public). Pour l’horaire des parties : www.lalui.ca.

Vous venez d’arriver en sol québécois et voulez tout connaître de notre hiver, du système universitaire, de la parlure ou encore de la culture d’ici ? Alors, vous serez servi ! Le Bureau de la vie étudiante organise une série d’ateliers qui répondront à plusieurs de vos interrogations. Un premier a lieu aujourd’hui sur le thème du français québécois. Suivront les ateliers sur la réussite des études au Québec (lundi 14 janvier), la culture québécoise (mardi 15 janvier), les activités intéressantes à faire en ville (mercredi 16 janvier) et l’adaptation culturelle (jeudi 17 janvier). De quoi démarrer votre séjour du bon pied. Un petit « set carré » avec  ça ? Du 10 au 24 janvier. Tous les ateliers se déroulent de 11 h à 12 h au local 2470 du pavillon AlphonseDesjardins.

Du samedi 12 janvier au 10 février, à la galerie Engramme (510, côte d’Abraham). Du mercredi au vendredi de 12 h à 17 h et du samedi au dimanche de 13 h à 17 h. www.francemcneil.com

Consultez le calendrier complet des activités sur le campus à ulaval.ca

Le Fil 10 janvier 2013  

Journal institutionnel de l'Université Laval