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Gare aux zombies… bénévoles ! Course costumée le 3 novembre pour la Fondation de l’Université. p5

Remise des prix Summa en sciences et génie. p3

Volume 48, numéro 7 18 octobre 2012

La part du hasard

Les infirmières qui évaluent les patients à leur arrivée à l’hôpital ne s’entendent pas sur le degré de priorité à accorder à chacun. p2


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actualités

le fil | le 18 octobre 2012

en bref

Université d’automne en développement durable L’Institut Hydro-Québec en environnement, développement et société organise, les 1er et 2 novembre, une université d’automne intitulée « Sciences, société et développement durable : le rôle des jeunes chercheurs ». Deux conférences seront offertes au grand public. Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec, viendra présenter, le jeudi 1er, la nouvelle stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation. Il s’attardera aux résultats attendus du processus actuel ainsi qu’aux conséquences sur le travail des jeunes chercheurs. Le lendemain, le philosophe suisse Dominique Bourg (Institut de géographie et durabilité à l’Université de Lausanne) prononcera l’exposé « Vers une démocratie écologique ? Le citoyen, le savant et le politique ». Il traitera du rôle des scientifiques pour l’émergence d’une nouvelle démocratie. Jeudi et vendredi 1er et 2 novembre, à 12 h, au local 2289 du pavillon Ferdinand-Vandry.

Nouvelle chaire en ressources naturelles Une nouvelle chaire recherche vient de voir le jour à l’Université. Dotée d’un budget de 1,4 M $, la Chaire de recherche du Canada sur la recherche opérationnelle en ressources naturelles sera dirigée par Mikael Rönnqvist, professeur au Département de génie mécanique. Elle aura pour but de mettre au point des méthodes de gestion novatrices pour transformer et distribuer les ressources naturelles. De nouveaux outils d’aide à la décision optimiseront la chaîne de valeur selon les principes du développement durable. Le Programme des chaires de recherche du Canada a reconduit le financement de cinq autres professeurs de l’Université pour un investissement total de 6,6 M $. C. M.

L’astronaute Julie Payette en conférence En marge du prochain congrès de l’Association francophone pour le savoir, l’astronaute canadienne Julie Payette donnera une conférence à Québec le 7 novembre. Le thème : « La Terre vue de l’espace : une autre perspective ». Le coût pour assister à l’événement, incluant un cocktail dînatoire, est de 125 $ par personne, taxes incluses. Intitulé « Savoirs sans frontières », le 81e congrès de l’Acfas se tiendra du 6 au 10 mai 2013 sur le campus de l’Université Laval. E. F. Le mercredi 7 novembre à 17 h au Centre des congrès de Québec. Inscription obligatoire. www.convention.qc.ca

Tri aux urgences : art ou science ? Les infirmières n’accorderaient pas toutes le même niveau de priorité à chaque patient qui se présente à l’urgence par Jean Hamann L’infirmière responsable du triage des patients dans une urgence accomplit une tâche ingrate. En trois minutes à peine, elle doit établir la priorité de chaque nouveau cas qui se présente à elle. Quiconque a déjà patienté des heures à l’urgence avant de voir un médecin a eu tout le loisir de se poser l’incontournable question : une autre infirmière aurait-elle jugé mon état plus sérieux ? La chose est bien possible, si on en croit une étude menée par des chercheurs de l’Université Laval. Ceux-ci ont découvert des écarts appréciables dans l’évaluation que les infirmières font d’un même cas. Clémence Dallaire, de la Faculté des sciences

infirmières, et ses collègues Julien Poitras, Karine Aubin, André Lavoie et Lynne Moore, de la Faculté de médecine, ont demandé à cinq infirmières d’un hôpital de la Rive-Sud de Québec d’évaluer 100 cas à partir d’une description écrite détaillée d’un patient à son arrivée à l’urgence. Pour établir la priorité des cas, les infirmières devaient utiliser l’échelle canadienne de triage et de gravité, l’outil standard dans les urgences du pays depuis 1997. Verdict ? Dans l’ensemble, la concordance des évaluations faites par les infirmières va de passable à modérée, révèle les données publiées dans un récent numéro

On peut le lire en ligne au www.lefil.ulaval.ca et s’abonner gratuitement à un avis de parution électronique. Écrivez-nous ! Le Fil accueille vos idées avec plaisir.

Le journal de la communauté universitaire Fondé en 1965, Le Fil est un hebdomadaire publié 30 fois par an par la Direction des communications de l’Université Laval et distribué gratuitement sur le campus.

Les lettres destinées au courrier des lecteurs – 400 mots maximum – doivent nous parvenir au plus tard le vendredi midi précédant la parution, à l’adresse info@lefil.ulaval.ca. Le contenu de ce journal peut être reproduit à condition de mentionner la source et l’auteur. Rédaction Éditrice : Hélène Côté, directrice des communications

du Journal of Emergency Medicine. La concordance moyenne était de 0,44, alors qu’une concordance parfaite atteindrait 1,0. Aux yeux des chercheurs, il s’agit là d’une performance décevante. « L’échelle de triage a été introduite pour standardiser l’évaluation des patients et aplanir les différences de jugement entre infirmières», explique Clémence Dallaire. Cette conclusion laisse planer des doutes sur la fiabilité de l’échelle ou sur l’interprétation qu’en font les infirmières. Il se peut également que la description écrite d’un cas prive les infirmières d’indices grâce auxquels elles prononceraient un verdict plus uniforme. Pour tirer la question au clair, les chercheurs ont entrepris de répéter l’expérience, mais cette fois en faisant appel à des personnes qui jouent le rôle de patients. Comme chaque infirmière revoit les mêmes cas trois fois à

plusieurs semaines d’intervalle, les chercheurs pourront non seulement mesurer la cohérence entre les infirmières, mais aussi la stabilité de l’échelle pour une même infirmière. Les résultats de cette étude, entreprise en 2010 grâce à une subvention du Fonds de recherche du Québec – Santé, seront divulgués au cours de l’année qui vient.

Rédactrice en chef : Mélanie Saint-Hilaire Journalistes : Jean Hamann, Renée Larochelle, Yvon Larose Journaliste nouveaux médias : Julie Picard Collaboratrice : Pascale Guéricolas Rédactrice-réviseure : Anne-Marie Lapointe Secrétaire à la rédaction et recherchiste photo : Josée Nadeau

Ventes publicitaires Élisabeth Farinacci 418 656-2131 poste 4618

Production Infographie : Léa Robitaille, Service de reprographie de l’Université Laval Impression : Les Presses du Fleuve, Montmagny (Québec)

La concordance des évaluations faites par les infirmières va de passable à modérée

Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec, ISSN 022-1-1965 Pour nous joindre 2325, rue de l’Université, local 3108 Québec (Québec) G1V 0A6 Téléphone : 418 656-2131 poste 4687


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Prix Summa en sciences et génie Quatre personnes ont été honorées par la Faculté des sciences et de génie lors de la traditionnelle cérémonie des prix Summa, le 20 octobre par Virginie Roman

Daniel Dupuis

Prix Enseignement Daniel Dupuis est chargé d’enseignement au Département de génie mécanique. Titulaire du cours de première année Méthodologie de design en ingénierie, ce pédagogue passionné enseigne bon an mal an à quelque 600 étudiants. Soucieux d’assurer leur épanouissement dans un environnement multidisciplinaire, il propose des activités pédagogiques originales et audacieuses qui captivent l’intérêt des étudiants en les exposant aux réalités du monde du travail. Nommé professeur étoile de la Faculté à cinq reprises, Daniel Dupuis est animé

Faïcal Larachi Prix Recherche

Professeur au Département de génie chimique, Faïcal Larachi est un chercheur rigoureux et enthousiaste qui possède la capacité d’approfondir des thématiques de recherche novatrices. Il a développé une expertise exceptionnelle dans le domaine des réacteurs à écoulements multiphasés. Ses travaux de recherche l’ont mené à contribuer à des secteurs variés, allant de la pétrochimie aux mines, en passant par l’aérospatial, les technologies environnementales et les nanotechnologies. Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les procédés et matériaux

Louis Têtu

Prix Carrière Diplômé en génie mécanique de l’Université Laval en 1985, Louis Têtu est un entrepreneur né. Il est convaincu qu’une formation en ingénierie peut mener à tout, particulièrement à la construction d’un esprit pratique. Louis Têtu a cofondé trois entreprises, dont Taleo, le numéro un mondial des logiciels de recrutement par Internet, acquise récemment par la firme Oracle pour près de 2 milliards de dollars. Il dirige aujourd’hui Coveo, une compagnie de Québec dont les moteurs de recherche et logiciels d’accès à l’information pour entreprises sont reconnus mondialement. Lockheed Martin, Geico, Computer Associates,

Marie Tremblay

Prix Communauté facultaire En 1977, après quatre années passées dans le secteur privé, Marie Tremblay entreprend sa carrière au Département de chimie comme agente de secrétariat. Dès lors, la minutie de son travail et la qualité des services qu’elle prodigue à tous les membres de l’unité lui valent l’attention de ses supérieurs. Aujourd’hui, à titre de secrétaire de direction, elle assure, en plus de ses nombreuses tâches, la conception graphique des documents produits à l’interne. Ses productions sont d’une remarquable qualité et empreintes de

par des valeurs d’excellence et de professionnalisme. Il a la ferme conviction qu’en donnant le meilleur de soi-même, on pousse les étudiants à se surpasser. Également préoccupé par la dimension humaine de l’ingénierie, il a élaboré des outils d’évaluation du travail en équipe maintenant utilisés à l’extérieur des murs de la Faculté. Au chapitre du service à la collectivité, il met ses qualités de vulgarisateur scientifique au service des jeunes de la région, en plus d’agir à titre de conseiller universitaire pour la section de l’organisme Ingénieurs sans frontières à l’Université Laval. Il contribue à changer le monde, un cours à la fois. pour des énergies durables, le professeur Larachi concentre aujourd’hui ses travaux de recherche sur l’intensification des procédés.En août 2011, le périod i qu e I n d u st r i a l & E n g i n e e r i n g Chemistry Research le classait 11e auteur le plus productif de la publication et la revue Chemical Engineering Science, 16e. Au cours des 6 dernières années, le professeur Larachi a rédigé 12 rapports de recherche et 2 chapitres de livre, prononcé 80 conférences, contribué à la formation de 56 étudiants aux cycles supérieurs et obtenu plus de 4 millions de dollars en subventions de recherche. Ce chercheur fait rayonner l’Université Laval à l’échelle internationale grâce à ses découvertes industrielles de pointe. YUM Brands et le Boston Children’s Hospital figurent au nombre de ses clients. Interrogé sur la façon dont ses études en génie ont influencé son parcours atypique, il souligne la chance qu’il a eue de côtoyer des gens engagés et stimulants qui lui ont permis de se perfectionner. Attiré par les technologies, il est passé maître dans l’art de développer des entreprises gagnantes. Passionné d’aéronautique, il e st d e ve n u p i l o t e d ’ h é l i c o p t è r e . Philanthrope à ses heures, il soutient sa communauté, comme en font foi les bourses qu’il octroie à des étudiants inscrits à un programme de génie de l’Université Laval. Il contribue aussi à EducAide, un fonds d’aide à l’éducation destiné à des jeunes de milieux défavorisés. sa connaissance de la culture du Département. Source intarissable d’information, Marie Tremblay joue un rôle indispensable dans le succès du Département. Ce rôle, elle le prend à cœur tout en étant discrète. On reconnaît non seulement sa générosité envers les étudiants et le personnel, mais également son rendement au travail. Pour elle, sourire est aussi naturel que respirer. Son secret : le PEPS de l’Université Laval, laboratoire où elle fabrique ses hormones de bonne humeur. Cette force tranquille, que personne ne veut voir partir à la retraite, laissera à son successeur de grands souliers à chausser.

Essayage de kimonos lors des Journées de la culture au pavillon Ernest-Lemieux, le 29 septembre. photo ÉLUL

L’École de langues en fête L’unité fête ses 25 ans et les 75 ans de son programme de français langue étrangère par Florence Bourg L’École de langues vivra une année faste en 2012-2013. Créée en 1988, elle s’apprête à souffler ses 25 chandelles. Aujourd’hui, elle est un fleuron des écoles d’été à l’Université Laval, elle-même bien cotée dans ce domaine au Canada. Elle offre des cours dans 11 langues – dont le latin, une « nouveauté » – ainsi qu’un programme d’immersion pour francophiles hors Québec. L’anniversaire sera double, puisque l’École fêtera en même temps les 75 ans de son programme de français langue étrangère. Offert pour la première fois en 1937, ce programme a fait sa renommée. Au cours de l’hiver 2011, il a attiré des étudiants de 57 pays, de la Colombie au Kazakhstan. À l’été 2012, il a reçu près de 900 personnes. Ces gens venus d’ailleurs trouvent là un moyen d’apprendre le français en immersion totale. La formation intensive de 5 ou 15 semaines offre des cours le matin et des activités socioculturelles l’après-midi. Les étudiants sont encadrés par des animateurs qui facilitent leur intégration à la vie québécoise. Le programme d’animation comprend de l’aide aux devoirs en français, des ateliers de conversation et des activités plus ludiques comme des visites de la région de Québec, de ses musées et de ses attraits touristiques. Pour entamer les célébrations, l’École de langues a participé aux Journées de la culture, une première qui a trouvé un écho très favorable auprès des participants. Certains visiteurs ont enchaîné les ateliers dans plusieurs langues, découvrant tour à tour quelques mots de mandarin, l’art japonais de la cérémonie du thé, la calligraphie arabe, des chansons portugaises et la musique folklorique russe. Certaines ont même essayé un kimono, une occasion qui a comblé de joie celles qui ont « osé » ! D’autres activités auront lieu tout au long de l’année à venir. www.elul.ulaval.ca


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Un pont vers la Chine Les représentants d’une dizaine d’universités chinoises viennent sur le campus présenter leurs programmes et tisser des liens avec les Canadiens

Réunis autour de la diversité sexuelle Le Réseau scientifique du Groupe gai de l’Université Laval tient aujourd’hui un 5 à 7 pour lancer ses activités. Créé l’an dernier, ce réseau entend faciliter le réseautage et le partage d’information entre les chercheurs intéressés par la question de la diversité sexuelle. Lors de cette rencontre, Michèle Modin, coordonnatrice à la Chaire de recherche sur l’homophobie (UQAM), présentera les programmes de bourses et de stages de la Chaire ainsi que ceux de l’équipe de recherche Sexualités et genres : vulnérabilité et résilience. Ensuite, Valérie Demers, doctorante à l’École de psychologie (UL), fera un témoignage sur son expérience de stagiaire à la Chaire. Pour terminer, la présidente du Groupe gai, Anne-Sophie RuestPaquette, animera une discussion sur les possibilités et limites de ce réseau scientifique. Un léger goûter sera servi. Jeudi 18 octobre, de 17 h à 19 h, au local 5325 du pavillon Charles-De Koninck.

Formation en justice internationale Une formation sur la justice internationale se tiendra sur le campus les 16 et 17 novembre. La conférence d’honneur sera prononcée par André Denis, juge à la Cour supérieure du Québec. Elle portera sur l’affaire Désiré Munyaneza, cet homme condamné au Canada pour crime contre l’humanité pour son rôle dans le génocide rwandais. Le chargé de cours Alain Tachou dirigera un atelier, comme la professeure Fannie Lafontaine (« Les poursuites pénales au Canada ») et le chargé de cours Cainnech Lussiaa-Berdou (« La défense des personnes accusées de crimes internationaux »). L’événement est organisé par la Clinique de droit international pénal et humanitaire de l’Université en collaboration avec le Centre canadien pour la justice internationale pénale.

par Claudine Magny Deuxième puissance économique mondiale, la Chine ne cesse de fasciner. Elle pourrait même devancer les États-Unis dès 2028. Pas surprenant donc que de plus en plus d’étudiants et d’enseignants soient tentés d’aller y vivre une expérience professionnelle. C’est justement en vue de développer de nouveaux partenariats dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche qu’aura lieu à l’Université, le 22 octobre prochain, la Journée éducation Canada-Chine. Cet événement institutionnel vise à mettre en relation des universités chinoises avec des établissements du Québec et de l’Est du Canada. Pas moins de 32 représentants de 11 universités de recherche chinoises sont attendus, et 15 de leurs homologues canadiens. Des membres du China Scholarship Council sont aussi du voyage. Au menu : discours officiels des différents paliers

gouvernementaux, présentations de modèles de collaboration innovateurs entre les universités chinoises et canadiennes, et réseautage. Dans un deuxième temps, en après-midi, une activité ouverte à tous se tiendra au

pavillon Desjardins. Les universités chinoises tiendront des kiosques d’information qui permettront aux gens curieux de découvrir leurs programmes. À l’inverse, l’Université espère faciliter le recrutement d’étudiants chinois. Actuellement, 132 étudiants de cette nationalité sont inscrits ici. « Chaque année, des dizaines d’étudiants chinois font le choix de l’Université Laval. On voudrait en avoir plus! Alors que ceux-ci étaient, jusqu’ici, majoritairement inscrits dans le domaine       

des sciences, on en voit de plus en plus dans d’autres domaines, tels la gestion et les sciences sociales », affirme Bernard Garnier, vice-recteur aux études et activités internationales. Cette grande première est organisée conjointement par l’Université Laval et le China Scholarship Council, l’organisme qui accorde les bourses aux étudiants et aux chercheurs chinois désireux de poursuivre des études supérieures ou des recherches à l’étranger. Lundi 22 octobre de 14 h à 16 h 30, à la cafétéria du pavillon Desjardins. Bienvenue à tous !

En après-midi, les universités chinoises tiendront des kiosques d’information pour le grand public Shanghaï, l’une des villes représentées à l’événement.

Les 16 et 17 novembre à la salle JeanPaul-Tardif du pavillon La Laurentienne. Inscription obligatoire. www.cdiph.ulaval.ca

Nouvelle terrasse au pavillon Desjardins La terrasse construite cet été sur la façade ouest du pavillon Alphonse-Desjardins a maintenant un nom : l’Espace de la coopération. Elle a été baptisée le mercredi 17 octobre lors d’une cérémonie présidée par Josée Germain, vice-rectrice à l’administration et aux finances, et Marie-Ève Myrand, présidente de la Caisse populaire Desjardins de l’Université. Pour le vrai lancement, toutefois, il faudra attendre le retour des beaux jours. C’est devenu un peu frais pour prendre une limonade au soleil.

Ouvrir son livre sur des miettes de muffin ? « Odieux ». « Absurde ». « Ignoble ». Les concepteurs de la nouvelle campagne publicitaire de la Bibliothèque, lancée fin septembre, n’ont pas mâché leurs mots. L’une des affiches montre des spaghettis sauce tomate entremêlés au câble d’une souris d’ordinateur, et au-dessus de ce beau dégât, l’adjectif « insensé ». Étalée à la grandeur de la porte d’un ascenseur, l’image frappe !

Si la Bibliothèque ressent le besoin de rappeler les règles fondamentales de courtoisie dans un lieu consacré à l’étude, c’est que trop de visiteurs les violent allégrement. Petit rappel : il est interdit de consommer de la nourriture sur les lieux. En cas de fringale, descendez à la cafétéria. Pour s’hydrater, on peut traîner une bouteille d’eau, un thermos ou une tasse munie d’un

couvercle. Les gobelets de polystyrène, tout comme les canettes d’aluminium, se renversent trop facilement. Enfin, merci de parler à voix basse dans les aires de travail et de sortir dans les cages d’escalier pour utiliser un cellulaire. M. S.-H. www.bibl.ulaval.ca onglet « Règlements » au bas de la page


halloween

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Zombies au cœur tendre

La zombie attitrée de l’organisme MC2 Expérience stratégique erre dans le quartier Saint-Roch. Elle devrait arriver à temps pour l’activité sur le campus le 3 novembre. photo MC2

Pour soutenir la Fondation de l’Université, des étudiants organisent sur le campus une course où les participants devront échapper à… des morts-vivants ! par Yvon Larose Quelques jours après l’Halloween, le samedi 3 novembre en avant-midi, la cité universitaire sera le théâtre d’une course à obstacles de cinq kilomètres pour le moins inusitée. Dans un Grand Axe parsemé d’obstacles, les participants, membres de la communauté universitaire ou du grand public, s’élanceront avec trois fanions à leur ceinture. Sur leur chemin, des bénévoles déguisés et maquillés joueront le rôle de zombies errants. Ces morts-vivants muets, à la démarche lente et à l’aspect repoussant, essaieront d’enlever leurs fanions aux coureurs sans les toucher. Ces derniers devront les éviter et tenteront de terminer leur course avec au moins un fanion. Des arbitres en sarrau blanc assureront le bon déroulement des choses. Cette activité sportive a pour nom Sauve qui peut ! L’idée vient d’étudiants voulant appuyer d’une manière très branchée les actions de la Fondation de l’Université, notamment l’aide directe aux étudiants. Les dons amassés seront remis à la Fondation.

« Il y aura des zombies dans le Grand Axe et dans les sentiers de marche dans les boisés », explique Riadh Guidara, directeur adjoint de MC2 Expérience stratégique, l’organisme à but non lucratif chargé de l’organisation de l’événement. MC2 offre des stages aux universitaires et aux diplômés désireux d’acquérir une expérience  professionnelle. « Dans le Grand Axe, poursuit-il, les coureurs feront face à des obstacles. Par exemple, ils devront enjamber des pneus posés sur le sol ou ramper dans des tubes de plastique afin d’éviter les zombies qui seront placés tout autour. » Le départ de la course se fera à côté du stationnement du pavillon Charles-De Koninck, près du PEPS. Les coureurs se dirigeront jusqu’au pavillon Palasis-Prince, puis au Jean-Charles-Bonenfant. Ils entreront ensuite dans un premier boisé, ressortiront sur le Grand Axe, puis entreront dans un second boisé avant de retourner à côté du PEPS pour l’arrivée. « Les coureurs s’inscriront à l’atrium du pavillon Charles-De Koninck, indique

Riadh Guidara. Pour les zombies, ce sera à l’atrium du pavillon Alexandre-Vachon. » L’inscription sera gratuite pour tous. « Nous encourageons les participants, qu’ils soient coureurs ou zombies, à donner un minimum de 25 $ par personne, souligne le directeur adjoint. Ceux qui donneront auront droit à un numéro de coureur. Les coureurs qui donneront 100 $ ou plus pourront obtenir jusqu’à trois fanions supplémentaires. Les zombies qui feront pareil auront droit à un maquillage professionnel. » Les coureurs pourront prendre le départ quand bon leur semble. Sauf les familles avec enfants de moins de 14 ans qui devront se présenter à 9 h 30. « Parce qu’ils sont encore ensommeillés, les zombies ne feront pas trop peur aux enfants », précise Riadh Guidara. À compter de 10 h, les autres catégories de coureurs entreront en scène. La course dure environ 30 minutes, mais un athlète peut la faire en la moitié moins de temps. Le dimanche 21 octobre, des représentants de MC2 Expérience stratégique occuperont

un kiosque à la fête d’avant-partie du Rouge et Or, dans le stationnement du PEPS. Les personnes intéressées par la course à obstacles du 3 novembre pourront s’inscrire sur place en présence de zombies. Samedi 3 novembre à compter de 9 h 30. www.sauvequipeut.ca

Coureurs ou zombies, les participants sont invités à donner 25 $


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finances

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ils ont dit... Sur la crédibilité des rapports d’évaluation en développement durable Olivier Boiral a fait une revue de presse d’accidents dommageables pour l’environnement survenus dans des compagnies reliées aux secteurs minier et pétrolier. Il a ensuite comparé ses données avec Olivier Boiral, ce qui figurait dans les professeur au rapports des compagnies Département de pour découvrir que leur management et contenu ne reflète pas la directeur de la réalité. « Quatre-vingt-dix Chaire de repour cent de ces événecherche du ments graves ne sont pas Canada sur les dans les rapports exanormes de gestion minés. Sur 1250 photos, du développeseulement 10 représenment durable taient les impacts négatifs sur l’environnement. Les Le Soleil, rapports représentent une 10 octobre sorte de Disneyland du développement durable qui présentent une vision idéalisée de la réalité. »

Sur l’intimidation à l’école Contrairement à certains éducateurs qui estiment que l’intimidation est une étape normale du développement de l’enfant, Claire Beaumont refuse de banaliser le phénomène. « Il est vrai que tous les enfants Claire Beaumont, vont se faire dire des noms, professeure en recevoir des insultes, vivre sciences de l’édu- des chicanes. Si l’enfant cation et secrépeut répondre et se défentaire générale de dre, tout va bien, mais l’Observatoire sinon, il a besoin d’apinternational de prendre à le faire, à dévela violence en lopper son estime de soi milieu scolaire et ses habiletés sociales. Si l’enfant est victime Le Journal du d’intimidation à l’école, il Barreau du est plus à risque de vivre Québec, d’autres types de harcèleseptembre 2012 ment dans sa vie d’adulte. »

Sur l’architecture du futur amphithéâtre de Québec « C’est d’une grande tristesse. C’est d’une banalité! » François Dufaux a ainsi réagi à la présentation du plan de l’amphithéâtre Vidéotron, le 12 octobre. Il a tout de même tempéré François Dufaux, ses propos en disant que les concepteurs ne pouvaient professeur pas faire des miracles avec à l’École un client peu coopératif d’architecture comme le maire Labeaume. Ce dernier avait publiqueLe Soleil, ment affirmé qu’il souhai12 octobre tait que les efforts soient mis à l’intérieur de l’édifice plutôt qu’à l’extérieur.

Votre profil d’investisseur vous ressemble-t-il ? Une étude récente permet de mieux comprendre le comportement des individus face à la gestion de leurs finances personnelles par Yvon Larose En matière de finances personnelles, les hommes démontrent une plus grande tolérance au risque que les femmes. Ils ont davantage tendance à associer l’argent au succès et à la motivation. Par contre, en situation de perte d’argent, ce sont elles qui prennent le plus de risques pour récupérer leur perte. Peu importe leur sexe, plus les gens sont tolérants au risque, plus la gestion de leur budget va s’en ressentir négativement. Enfin, plus une personne aura une aversion au risque élevée, plus elle considérera l’argent comme une chose négative. Ce sont là quelques-uns des résultats d’un sondage en ligne réalisé auprès de 316 étudiantes et étudiants de l’Université. L’étude a été menée par le professeur Philippe Grégoire, du Département de finance, assurance et immobilier, Christian Jacques, professionnel de recherche à l’École de psychologie, et Martin Matte-Thibault, inscrit à la maîtrise en sciences de l’administration. « Nous avons exploré les liens qui existent entre l’aversion au risque, l’aversion à la perte d’argent et le rapport à l’argent, explique Philippe Grégoire. Notre échantillon a répondu à trois questionnaires en ligne. La plupart étaient de jeunes adultes à faible revenu. Près de 40 % étaient des hommes. » Les chercheurs ont réparti les répondants en quatre catégories selon leur rapport à l’argent. Ce sont l’« obnubilé », l’« insouciant », le « rationnel » et le « méfiant ». Le plus grand nombre de répondants se situe dans la dernière catégorie avec 29 %. Les obnubilés représentent 22 %, les insouciants, 23 % et les rationnels, 25 %. « Les obnubilés sont ambitieux et prêts à mettre beaucoup d’efforts pour s’enrichir, indique Philippe Grégoire.

Selon Philippe Grégoire, la représentativité des individus ayant le profil rationnel soulève une question de fond pour les services en finances. En effet, les modèles économiques se servent du profil de l’individu rationnel pour illustrer le comportement de l’ensemble de la Les insouciants veulent de l’argent, mais société. Selon l’étude, ce profil ne rejoint ils gèrent mal leur budget. Les ration- toutefois que le quart des répondants. nels comprennent que s’ils prennent de « Un conseiller financier devrait poser bonnes décisions, ils vont réussir. Enfin, les méfiants trouvent que l’argent est mal, qu’il cause bien des problèmes et que moins il intervient dans notre vie, mieux on se porte. » L’analyse du sondage révèle, entre autres, que les obnubilés accordent le plus de valeur aux éléments de succès et de motivation, ainsi qu’au budget. Les rationnels accordent aussi un grand prix au budget, mais pas à l’aspect motivationnel de l’argent. Les insou- Philippe Grégoire ciants sont ceux qui accordent le moins d’importance au budget. Enfin, les mé- bien des questions à son client relatives à fiants considèrent le moins les éléments la tolérance au risque afin de bien définir de succès et de motivation rattachés son profil d’investisseur, précise le proà l’argent. fesseur. Or, les outils disponibles ne donnent qu’un portrait général de l’individu. Cela ne permet pas de comprendre comment les gens vont se comporter en situation de perte, par exemple après une correction boursière de 20 %. » Les répondants au sondage ont rempli Selon les questions un questionnaire sur la tolérance au risque. Plusieurs des 15 questions posées posées par les constitueraient une intéressante base pour définir un profil d’investisseur. conseillers Par exemple : comment votre meilleur financiers, je serais ami vous décrirait-il comme preneur de risques? Ou encore : vous héritez un investisseur de 100 000 $ à condition d’investir le prudent, mais dans montant dans un compte d’épargne, un portefeuille de 15 titres boursiers les faits, c’est tout ou une valeur refuge comme l’or. Que le contraire faites-vous ? « Selon les questions posées habituellement par les conseillers financiers, raconte Philippe Grégoire, j’aurais le profil de l’investisseur prudent. Dans les faits, c’est tout le contraire, je suis audacieux, même ambitieux ! »

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société

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Richard Marcoux sur les retombées du récent Sommet de la Francophonie en Afrique de pays, dans le soutien à la recherche universitaire dans les contrées du Sud. Q Quelles répercussions politiques pourraient découler de la tenue du sommet en RDC, un des pays les plus violents de la planète?

Richard Marcoux photo Marc Robitaille

Le 14e Sommet de la Francophonie s’est tenu les 13 et 14 octobre à Kinshasa, en République du Congo (RDC). Les participants ont appuyé une résolution de l’ONU prônant une prochaine intervention au nord du Mali, ainsi que des sanctions ciblées pour les responsables d’exactions dans l’est de la RDC. Le démographe Richard Marcoux, directeur de l’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone, y a animé une table ronde sur les droits de la personne. Il rend compte du virage politique de l’organisme. Q Le sommet de Kinshasa constituet-il un tournant pour cette organisation dont on a longtemps raillé les discours lénifiants ? R Le tournant a plutôt eu lieu en 1997 lors du Sommet de la Francophonie à Hanoï. À partir de cette rencontre, les membres ont pris des résolutions plus politiques. Ils ont exclu Madagascar, la Mauritanie quand le pouvoir élu y a été renversé, puis la Guinée lorsqu’il y a eu des dérapages. Les pressions sur certains pays sont donc devenues assez récurrentes. Ce qui est nouveau à Kinshasa, c’est d’appuyer des interventions précises de l’ONU, comme celle qui vise à aider le Mali à récupérer le nord du pays. La résolution est d’ailleurs assez claire : les membres de la Francophonie condamnent les mouvements intégristes dans cette région. Cette montée progressive vers une attitude plus politique s’est concrétisée avec Abdou Diouf [secrétaire général de la Francophonie et ancien président du Sénégal] qui, en fin de mandat, a sans doute une position plus affirmée. Par ailleurs, la Francophonie ne se limite pas aux grands sommets qui se tiennent tous les deux ans. Elle s’incarne dans l’appui à la formation des professeurs de français, dans l’Agence universitaire de la francophonie, qui dispose de campus numériques dans un grand nombre

R Le choix de Kinshasa pour accueillir le Sommet a donné lieu à beaucoup de tiraillements et d’hésitations, entre autres du président français, mais l’Organisation internationale de la Francophonie n’a pas pu reculer. Il est vrai que le contexte d’un pays en guerre n’était pas idéal. Les délégations n’avaient pas le droit de sortir du centreville, et les activités qui se déroulaient en parallèle étaient très limitées. Au bout du compte, la rencontre s’est quand même bien déroulée. Elle a pu servir les intérêts des acteurs de la société civile et des partis d’opposition; ceux-ci, en rencontrant les délégations étrangères, ont obtenu une légitimité internationale de leur action. Le Québec et le Canada ont discuté avec des représentants d’ONG et des formations politiques, tout comme plusieurs autres pays. Le fait que le prochain sommet se tiendra au Sénégal, un pays cité comme un exemple de réussite [son précédent président s’est incliné lors des élections de mars dernier], pèse lourd aussi sur le comportement des dirigeants de la RDC. Je pense que tout cela va permettre de solidifier cette démocratie très fragile. Le contexte de guerre dans lequel vit la RDC nuit beaucoup au développement. Q Pauline Marois a laissé entendre aussi que le Québec se rapprocherait de l’Afrique… R Le fait que le Québec parle comme nation à l’Organisation internationale de la Francophonie et à l’UNESCO lui a permis de prendre conscience qu’il existe d’autres acteurs internationaux importants que la France. Par exemple, la délégation québécoise a développé des complicités avec les représentants de certains pays africains à l’occasion du débat sur la diversité culturelle à l’UNESCO. Dans mes travaux, j’ai souligné que 80 à 85 % des francophones de demain seront sans doute Africains. Le Québec se rend compte de l’importance de nouer des liens avec ce continent pour jouer un rôle sur le plan international. Il faut souligner aussi que de plus en plus d’Africains de langue française, nés au Maghreb ou en Afrique subsaharienne, émigrent au Québec. Cela veut dire que l’on trouve des acteurs de cette francophonie africaine au sein de la fonction publique québécoise. Le Québec se transforme donc de l’intérieur. Propos recueillis par Pascale Guéricolas

Gros buveur, petit dormeur La consommation d’alcool est liée à la durée des nuits de sommeil, démontrent des chercheurs de la Faculté de médecine par Jean Hamann Boire beaucoup et dormir peu irait de pair, suggère une étude publiée dans un récent numéro de la revue scientifique Appetite. En effet, les petits dormeurs sont presque deux fois plus susceptibles d’être de gros buveurs. Jean-Philippe Chaput et Jessica McNeil, de l’Université d’Ottawa, Jean-Pierre Després et Angelo Tremblay, de la Faculté de médecine de l’Université Laval, et Claude Bouchard, du Pennington Biomedical Center de Louisiane, ont demandé à 703 personnes de la région de Québec de fournir des renseignements sur leurs habitudes de vie incluant l’alimentation, la consommation d’alcool et le sommeil. Les participants devaient aussi remplir un questionnaire sur la désinhibition alimentaire – la propension à surconsommer des aliments en réponse au stress, aux émotions ou à certaines situations sociales. Les sujets ont été regroupés en petits dormeurs (moins de 6 heures par nuit), dormeurs normaux (7 à 9 heures) et gros dormeurs (plus

proie à des stimuli qui l’amènent à chercher du réconfort dans l’alcool. Ce serait en quelque sorte le pendant liquide des alimentsréconforts. Comme sa consommation d’alcool perturbe son sommeil, il de 9 heures). La limite heb- se trouve dans une boudomadaire de consomma- cle dont il peut difficiletion raisonnable d’alcool a ment sortir. » été fixée à 14 verres pour les hommes et 7 pour les femmes. Les chercheurs ont découvert que le fait de dormir moins de 6 heures par nuit doublait pratiquement le risque de dépasser le seuil de Le petit consommation raisonnable dormeur est d’alcool. De plus, les petits dormeurs qui avaient des peut-être en scores élevés de désinhibition alimentaire étaient ceux proie à des qui étaient les plus enclins stimuli qui à boire beaucoup d’alcool. Ces résultats n’étonneront l’amènent à pas ceux qui se sont déjà chercher du réveillés en sueurs au milieu de la nuit après une soirée réconfort bien arrosée. « L’alcool a dans l’alcool un effet relaxant qui porte au sommeil. Par contre, cet effet ne dure pas et la qualité du sommeil s’en trouve affectée par la suite », expl i qu e An g el o Trem bl ay. Le lien entre l’alcool et le sommeil pourrait résulter d’un mode de vie qui altère le bon fonctionnement de l’organisme, poursuit le chercheur. « Le petit dormeur est peut-être en

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Maquette du projet Cohabitat, une coopérative d’habitation inspirée d’un modèle danois.

Bonjour voisins ! Des étudiants et professeurs de la communauté universitaire s’investissent dans une coop d’habitation nouveau genre par Julie Picard Cohabitat n’est pas un projet immobilier comme les autres. Actuellement en construction dans le quartier SaintSacrement, il offrira une quarantaine de logements de style copropriété et maison de ville. Mais surtout, il permettra à ses membres de se côtoyer dans de vastes aires communes : une immense cuisine et salle à manger, une salle de jeux pour les enfants, des chambres d’amis, un atelier, des espaces verts aménagés… Une centaine de personnes devraient y habiter d’ici l’été 2013. Et parmi eux se trouvent de nombreux membres de la communauté universitaire. « Cohabitat, c’est un projet citoyen dans lequel les futurs résidents participent à l’élaboration du cadre de vie et à la conception de A à Z », précise Guillaume Pinson, professeur au Département des littératures et responsable du comité relations publiques pour Cohabitat. Design du bâtiment, surface occupée par les espaces verts, organisation des appartements : toutes les décisions sont prises en commun par les futurs résidents. « C’est le principe de la sociocratie, poursuit le professeur. On ne cherche pas le consensus, mais bien le consentement. Si une personne formule une objection, le reste du groupe doit travailler à faire tomber cette objection. Le problème devient donc collectif. » Pour éviter la cacophonie, une certaine hiérarchie a été établie, chaque membre de la coopérative faisant partie d’un comité précis. Par exemple, un groupe a travaillé sur

la conception générale du bâtiment en participant à des ateliers avec l’architecte Pierre Thibault, aussi professeur à l’Université. C’est donc une véritable philosophie de vie qui est proposée aux futurs résidants de Cohabitat. Et elle ne semble pas rebuter les acheteurs, au contraire. Après avoir assisté à deux réunions d’information, Marie-Chantal LemireGuévin, doctorante en psychologie à l’Université, a été charmée par le projet, tout comme son conjoint. « C’est une façon de vivre autrement en ville en créant une vie communautaire solide et enrichissante pour nous et nos enfants, âgés de 6 ans et demi et 9 ans », explique-t-elle. Même réflexion du côté de Julie Lajoie, étudiante à la maîtrise en biologie végétale et mère de deux enfants elle aussi. « J’avais envie d’une vie de voisinage, comme quand j’étais petite et que j’habitais

»

C’est une façon de vivre autrement en ville

dans un rond-point ! D’un point de vue interpersonnel, cette expérience sera très riche. » Lucie Fradet, étudiante au doctorat en santé communautaire, évoque des arguments du même ordre. « Ce projet donne la possibilité de contribuer à améliorer la condition humaine en changeant sa façon d’établir des relations avec son environnement social et physique », dit-elle. Les compétences de tous les membres sont mises à contribution. Par exemple, Robert Faguy, directeur du Laboratoire des nouvelles technologies de l’image, du son et de la scène au Département des littératures, est aussi cofondateur de la coopérative artistique Méduse. Son expérience est précieuse. Les qualités de professeur et de vulgarisateur de certains membres pourront également servir lors des conférences qui seront organisées dans les salles communes. La philosophie de Cohabitat est-elle promise à un bel avenir ? Marie-Chantal LemireGuévin y croit. « La sociocratie facilite les échanges. Introduire ces nouvelles pratiques demande de changer nos habitudes, mais les résultats sont la plupart du temps satisfaisants. » « Ça vient contrer les problèmes d’isolement. On se sent plus en possession de notre milieu de vie. Et comme il y a des gens autour de nous, on est plus forts », poursuit Julie Lajoie. Lucie Fradet, elle, apporte quelques nuances. « Je me demande si ces modes de fonctionnement sont viables à court terme, car ils vont à l’encontre de la culture consumériste et individualiste dans laquelle nous avons grandi, réfléchit-elle. Les modèles immédiats sont pratiquement inexistants. Nous avons beaucoup à apprendre de notre propre expérience. »

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À Singapour, plus de la moitié de la population emprunte les transports en commun pour se r Le TransMilenio offre aux résidants de Bogotà une desserte rapide reliée à un réseau de piste Le Seattle Center Monorail, construit en 1962, a maintenant un statut patrimonial. Le Polybahn, funiculaire reliant la rivière Limmat à l’École polytechnique fédérale de Zurich. Les bus articulés de Curitiba desservent 85 % de la population, à prix fixe, peu importe la long


rendre au travail. es cyclables.

gueur du trajet.

vivre en ville 1

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compétente. » Dans cette ville, un réseau d’autobus dessert l’ensemble de la ville de façon efficace. On accède facilement aux autobus au centre-ville dont une grande partie des rues sont réservées aux piétons. Bogotá est considérée comme le success-story le plus connu au monde en transport urbain durable. Sous l’impulsion du maire, le système de transport de la ville a subi une réforme de fond en comble. L’objectif d’Enrique Peñalosa était d’améliorer la situation des 70 % de citoyens sans automobile. Grâce au nouveau système de transport public, les émissions de dioxyde de carbone ont été réduites de 250 000 tonnes par an. Singapour est une cité État de l’Asie du Sud-Est. « Un des grands succès en transport collectif durable », affirme Jean Mercier. Sur ce petit territoire, on trouve peu de propriétaires d’automobiles. En revanche, la population est desservie par un réseau d’autobus et un

2 Bogotá et Singapour ont réussi à endiguer le flot de voitures

Environnement 1, automobile 0 5

Des villes comme Seattle, Curitiba ou Zurich démontrent qu’il est possible de relever les défis du transport urbain durable par Yvon Larose Dans le dossier des gaz à effet de serre responsables des changements climatiques, le transport urbain représente un enjeu majeur. Pourquoi? Parce que ce secteur est celui où le contrôle de la progression s’avère le plus difficile. « Ce phénomène se trouve au confluent de deux facteurs, explique le professeur Jean Mercier, du Département de science politique. D’abord, de plus en plus de gens vivent en ville dans le monde. Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale est urbaine. Ensuite, on observe une augmentation des revenus dans de nombreux pays. Aussitôt que l’on atteint un certain palier financier, on pense à s’acheter une voiture. C’est universel. Et très fort comme attrait. En Inde, par exemple, la pression est encore plus forte depuis la sortie de la Nano, une automobile à 3 000 $. » Le mardi 16 octobre, à l’amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon

Alphonse-Desjardins, Jean Mercier, spécialiste des questions d’administration publique, de politique publique et d’environnement, a donné une conférence sur les facteurs de succès en transport urbain durable. Sa présentation s’inscrit dans un cycle de conférences de l’Institut EDS sur la durabilité des villes. Selon lui, le secteur du transport, à l’échelle mondiale, ne semble faire l’objet d’aucun plan sérieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. « La situation est particulièrement désolante en Amérique du Nord, où 8 % de la population mondiale consomme 40 % de toute l’énergie dépensée annuellement dans le monde, poursuit-il. Au Québec, plus de 35 % des émissions totales de gaz à effet de serre proviennent de véhicules servant au transport. » Cela dit, le virage vers le transport urbain durable n’est pas une vue de l’esprit. Selon Jean Mercier, des villes

comme Seattle, Zurich, Curitiba, Bogotá et Singapour, pour ne nommer que celles-là, montrent la voie. « Ces villes, affirme-t-il, sont des perles. Elles ont réussi à endiguer cette force qui consiste à avoir toujours plus d’autos en ville. » Seattle, en Californie, et Zurich, en Suisse, disposent toutes deux d’une infrastructure de transport collectif élaborée. La première possède un métro, un monorail et des autobus. La seconde a un réseau de bus et de tramways. Ces villes doivent leur succès notamment à un processus de consultation auprès de la population. « Les administrations municipales ont beaucoup consulté, souligne le professeur. Les populations ont demandé de participer à la réflexion, ce que les pouvoirs publics ont accepté. Elles ont exercé un vrai leadership. » Jean Mercier qualifie la ville de Curitiba, au Brésil, de « superbe exemple de coordination des politiques publiques » en matière de transport collectif durable. Cette fois, le succès est dû à un engagement ferme des autorités. « À Curitiba, indique-t-il, l’approche a laissé peu de place à la participation citoyenne. Mais le maire, charismatique, était appuyé par une fonction publique

réseau ferroviaire étendu et de grande qualité. « C’est un exemple de planification intégrée, soutient-il. Les automobilistes doivent assumer des péages routiers et des frais de stationnement élevés. Les permis de conduire coûtent cher. Les stations du réseau ferroviaire sont près de 40 % de toutes les entreprises. Un tiers des citoyens peuvent se rendre à pied de leur domicile à ces mêmes stations. » Les politiques publiques à l’origine des différents succès en transport urbain durable ne sont pas toutes transférables. « Certains modèles de réussite, comme Curitiba et, ne correspondent pas toujours à nos modèles démocratiques, explique Jean Mercier. D’autres, comme Seattle et Zurich, requièrent des finances publiques saines à cause des coûts élevés. » Selon lui, on peut limiter le rôle de l’automobile individuelle en ville par une approche double. Il faut d’abord décourager l’utilisation de la voiture par différents instruments de politiques publiques. « Par exemple, dit-il, on peut instaurer des règlements qui limitent l’utilisation de la voiture dans le centreville à certains moments de la journée, ou faire adopter des taxes plus élevées sur l’essence. » Il s’agit ensuite d’offrir des solutions de rechange valables. Cela veut notamment dire investir dans un transport public de qualité, confortable et efficace. Rappelons qu’un autobus bondé qui roule au carburant diesel émet 32 grammes de dioxyde de carbone par passager au kilomètre. En comparaison, une automobile qui consomme 12 litres aux 100 kilomètres émet 286 grammes par passager sur la même distance. Quant au tramway, cette technologie mue à l’électricité, il est moins polluant que l’autobus. Il fonctionne bien l’hiver et revient trois fois moins cher au kilomètre parcouru que l’automobile.


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science

en bref

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Des arbres qui poussent vite et bien La sélection d’arbres à croissance rapide ne diminuerait pas la diversité génétique chez l’épinette blanche par Jean Hamann

Journée scientifique sur l’eau potable La Chaire de recherche en eau potable de l’Université Laval présentera la quatrième édition de sa journée scientifique le mardi 30 octobre. Les membres en profiteront pour faire connaître leurs plus récents travaux. Parmi les sujets au programme, mentionnons les outils de suivi et d’aide à la décision pour la production d’eau potable, les risques posés par les changements climatiques, la détection d’E. coli et des coliformes, l’effet de l’exposition aux sous-produits de chloration sur le fœtus et les nouveaux défis de la Ville de Québec en matière d’eau potable. J. H. Mardi 30 octobre à compter de 8 h 45, au local 2320 du pavillon Gene-H.-Kruger. Entrée libre. Confirmez votre présence à Sylvie. Leduc@crad.ulaval.ca.

Québec-Océan fête ses 10 ans Le centre interuniversitaire Québec-Océan soulignera ses 10 années d’existence lors d’un colloque. Sur le thème « L’heure juste sur la santé des océans », cet événement est ouvert à tous ceux qui s’intéressent au sujet. Il accueillera le grand public, les chercheurs et étudiants en sciences marines ainsi que des représentants d’organisations diverses, du secteur privé et des médias. Les discussions porteront sur les stress majeurs qui affectent les écosystèmes marins. Au programme, 30 conférences présentées par des experts de divers pays et des étudiants, un exposé grand public prononcé par le professeur Louis Fortier, du Département de biologie, et une table ronde « Science, océan et société ». J. H.

La sélection d’arbres à croissance rapide ne menace pas la diversité génétique de l’épinette blanche au Québec, suggère une étude du Centre d’étude de la forêt. Marie-Claire Namroud, Jean Bousquet et leurs collègues du Service canadien des forêts, Trevor Doerksen et Jean Beaulieu, arrivent à cette conclusion après avoir comparé une population d’épinettes blanches représentative de la diversité génétique de l’espèce au Québec à deux populations issues d’un programme d’amélioration génétique visant à accroître la vitesse de croissance. Les deux populations qui ont fait l’objet d’une pression sélective étaient constituées d’arbres remarquables regroupant des spécimens dont le taux de croissance se situait au-delà des 87e et 95 e  percentiles. La population témoin était composée d’épinettes dont le taux

de croissance était dans la moyenne. Bien que les opérations de sélection réduisent le nombre d’arbres à un sousensemble très restreint de spécimens – respectivement 71 et 28 épinettes sélectes –, les chercheurs n’ont décelé aucun effet significatif sur la diversité génétique. « Nous n’avons pas observé d’élimination d’allèles, dit Jean Bousquet. Par ailleurs, même si certains allèles favorables ont connu une légère augmentation de fréquence, ils n’ont pas déplacé les autres allèles pour autant. » Ces résultats, publiés dans le numéro de septembre d’Evolutionary Applications, concordent avec les prédictions de la génétique quantitative, poursuit le chercheur. « Un caractère complexe comme le taux de croissance dépend d’un grand nombre de gènes à allèles communs qui ont chacun un petit effet

sur le résultat final. Il est donc peu probable que la sélection entraîne la perte de ces allèles communs. » Les épinettes issues des programmes de croisement d’arbres sélects ne servent pas au reboisement des forêts naturelles, précise le professeur Bousquet. Elles sont destinées à établir des plantations sur des terres agricoles abandonnées

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Le taux de croissance dépend d’un grand nombre de gènes qui ont chacun un petit effet

afin de diminuer la pression de la récolte dans les forêts naturelles. « Quant au programme d’amélioration génétique des arbres destinés au reboisement forestier, les règles appliquées au Québec en matière de maintien de la diversité génétique au sein des variétés améliorées sont parmi les plus sévères au monde. Des dizaines, voire des centaines de génotypes sont sélectionnés à chaque génération pour composer les variétés en reboisement pour chacune des espèces. À la lumière de notre étude, il y a donc tout lieu de croire que la conservation de la diversité génétique naturelle est largement assurée par les règles actuelles », conclut le chercheur.

Jean Bousquet

Du 7 au 9 novembre, à l’hôtel Omni MontRoyal, à Montréal. www.quebec-ocean.ulaval.ca

Congrès en santé rurale Le congrès national de la Société canadienne de recherche en santé rurale aura lieu du 25 au 27 octobre à l’hôtel Sheraton de Lévis sur le thème « Recherche sur la santé en régions rurales et éloignées: approches créatives ». Chercheurs, médecins, décideurs et représentants d’organismes communautaires exploreront de nouvelles façons de mettre le fruit des recherches en santé au service du mieuxêtre des populations rurales et nordiques. Un moment fort sera l’atelier portant sur la créativité et l’innovation, animé par Gaétan Morency, vice-président du Cirque du Soleil. Le conférencier d’honneur sera l’astronaute canadien David Saint-Jacques. J. H. crhrs-scrsr.usask.ca

Les règles utilisées pour produire les épinettes blanches destinées au reboisement des forêts assureraient la conservation de la diversité génétique de l’espèce. photo Martine Lapointe/Université Laval


arts

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Vie quotidienne – écrire par Andréanne Samson

Andréanne au pays des merveilles

Stéphanie Bois-Houde et Madeleine Robin, artisanes de l’exposition Gallimard 1911-2011 présentée à l’Université jusqu’en janvier 2013. photo Marc Robitaille

Pages d’histoire En présentant une nouvelle exposition sur son fonds Gallimard, la Bibliothèque propose un voyage littéraire dans le temps par Renée Larochelle « Lire, c’est voyager; voyager, c’est lire », a écrit Victor Hugo. Dans cet esprit de découverte par l’écrit, la Bibliothèque présente l’exposition Gallimard 1911-2011. Un siècle d’édition dans les collections de la Bibliothèque de l’Université Laval. C’est en effet un passionnant voyage dans le temps auquel est convié le public à la salle d’exposition du pavillon Jean-Charles-Bonenfant. En découvrant ces livres publiés par l’une des plus prestigieuses maisons d’édition au monde, le visiteur plonge dans ce 20 e siècle si riche d’idées et de pensées nouvelles. « La conception de l’exposition trouve son point de départ dans celle qui avait été présentée à la bibliothèque Gabrielle-Roy en novembre dernier pour célébrer le centenaire de la maison Gallimard, explique Stéphanie BoisHoude, chargée de conservation et de restauration à la Bibliothèque. Nous l’avons en quelque sorte retravaillée en mettant l’accent sur nos collections. » Elle et sa collègue Madeleine Robin, spécialiste en ressources documentaires, ont

d’abord répertorié 600 titres sur les quelque 20 000 que compte la Bibliothèque. De ce nombre, 170 livres ont été retenus, certains en raison de leur rareté, d’autres à cause de leur originalité, d’autres encore pour leur aspect esthétique. « Nous avons dû faire des choix qui ont parfois été cruels, dit Stéphanie BoisHoude. On ne pouvait évidemment pas tout exposer. Ce travail nous a cependant permis de découvrir que des livres très précieux dormaient sur les rayons. Nous avons trouvé plusieurs trésors qui

iront rejoindre la section des livres rares de la bibliothèque lorsque l’exposition sera terminée. » Parmi les perles dénichées par le duo de bibliophiles, on trouve une édition originale numérotée de La Passante du Sans-Souci, roman de Joseph Kessel paru en 1936, et un volume rare, Ma petite de Charles Péguy, paru en 1915. Sans compter un ouvrage signé du plus connu des amants d’Oscar Wilde, Alfred Bruce Douglas. Intitulé Oscar Wilde et quelques autres, le livre est dédicacé à la femme du libraire et écrivain français René-Louis Doyon… par nul autre que le jeune Douglas. Au-delà de ces raretés, l’exposition met en vitrine qu e l qu e s - u n e s d e s p l u s brillantes plumes du 20e sièc l e  : A n t o i n e d e S a i n t Exupéry, André Malraux,

Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Albert Camus, Marguerite Duras, Aragon, pour ne citer que ces exemples. Gallimard a aussi édité de grands noms de la littérature étrangère : Franz Kafka, Boris Pasternak, Henry Miller, Milan Kundera. La liste pourrait bien sûr s’allonger. Enfin, le public pourra admirer des dessins exécutés par l’écrivain phare du Québec, Réjean Ducharme, dont le roman L’avalée des avalés a été publié chez Gallimard en 1966 et nommé pour le prix Goncourt la même année. « Nous avons développé un véritable rapport amoureux avec les livres en faisant nos recherches, dit Stéphanie Bois-Houde. Le public prendra sûrement plaisir à visiter cette exposition qui reflète à sa manière l’histoire de la littérature du 20e siècle. »

L’exposition met en vitrine les plus brillantes plumes du 20e siècle, comme Camus et Duras

Finissante à la maîtrise en arts visuels, Andréanne Samson présente une exposition au titre évocateur de Miroirs et merveilles. Par l’entremise de la photographie, l’artiste situe ses autoportraits et natures mortes sur la mince frontière entre le réel et l’imaginaire. Les éléments symboliques s’accompagnent de personnages et d’objets dans des mises en scène abordant l’identité, la mémoire et le temps, à travers un jeu d’effets miroir. Le dépaysement est assuré dans cet univers où s’immisce de manière poétique la question du double. R. L. Vernissage le 18 octobre, de 17 h à 20 h, à la salle d’exposition de la bibliothèque FrancineMcKenzie (800, place Centre-Ville, SaintJean-Chrysostome). L’exposition se déroule jusqu’au 11 novembre.

Confidences de femmes Titulaire d’une maîtrise en théologie et étudiante à l’Université du 3e âge, Charlotte Plante a écrit un livre tout en intériorité, Des confidences à haute voix. Sous forme de vers, elle donne une parole imaginaire à ces femmes qui ont traversé la vie de Jésus. Ce petit livre publié à compte d’auteur a totalement séduit Sylvie Drapeau, considérée comme l’une des meilleures actrices québécoises de sa génération. La comédienne portera ce texte dans une mise en scène de Martine Beaulne. Il s’agit d’une lecture publique. R. L. Dimanche et lundi 28 et 29 octobre, à 19 h 30, au Théâtre du Petit Champlain. Les billets sont en vente au coût de 20 $. Réservation : 418 692-2631

La nature dans l’art médiéval Le lierre symbolise la vie éternelle, la rose illustre la pureté, le lion représente la force… Quel est le sens de la nature dans l’art médiéval ? C’est le sujet de la conférence que prononcera Didier Méhu, professeur au Département d’histoire, en marge de l’exposition Art et nature au Moyen Âge qui a lieu au Musée national des beaux-arts du Québec jusqu’en janvier. La définition que l’on donne à la nature en art aujourd’hui ne correspond pas à celle qu’on lui accordait dans la société médiévale. L’historien de l’art invitera donc le public à se départir de ses considérations contemporaines pour aborder quelques œuvres de cette époque d’un œil nouveau. R. L. Mercredi 24 octobre, à 19 h 30, à l’auditorium du Musée national des beaux-arts du Québec.


service Plan du campus

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Nouveau plan du campus

ulaval.ca 418 656-2131 5

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Il y avait bien longtemps que le plan du campus n’avait pas été mis à jour sur les 10 colonnes Astral qui parsèment le campus. Et voilà chose faite et bien faite depuis la fin août. Conçue avant tout pour aider le nouvel étudiant à s’orienter, cette version actualisée du plan indique notamment tous les services aux étudiants, par exemple le Bureau du registraire, le Bureau de la vie étudiante ou encore les garderies, les nouvelles installations sportives qui ont été érigées, dont le stade TELUS-Université Laval, ainsi que les nouvelles voies de circulation, comme le réseau de pistes cyclables et les sentiers. Le plan a été réalisé par la Direction des communications avec la collaboration du Bureau du recrutement, du Comité d’aménagement et de mise en œuvre et du Service des activités sportives.

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Avis officiel

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LÉGENDE

CONSEIL D’ADMINISTRATION Séance extraordinaire du 10 octobre 2012

INSTALLATIONS SPORTIVES EXTÉRIEURES

TUNNEL SOUTERRAIN

SENTIER

ARRÊT D’AUTOBUS

RÉSEAU PISTES CYCLABLES

ZONE DE STATIONNEMENT

SORTIE EXTÉRIEURE DES TUNNELS

N0 DE PAVILLON

POSTE DE PÉAGE

NO INSTALLATIONS SPORTIVES

CAFÉTÉRIA

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SOFTBALL

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SOCCER/ ATHLÉTISME

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SOFTBALL

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VOLLEYBALL

14 STADE TELUS-UNIVERSITÉ LAVAL

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SOFTBALL

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GOLF CAMPUS

15 SENTIER DE LA SANTÉ

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SOCCER/ RUGBY/ FOOTBALL

11 SOCCER/ RUGBY/ FOOTBALL

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SOCCER

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BASKETBALL

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Consultez la carte interactive du campus en téléchargeant notre application mobile sur l’App Store de Apple

Service des activités sportives PAVILLONS DU CAMPUS CENTRALE D’EAU REFROIDIE 2400, rue de la Terrasse

1

CENTRE DE GESTION DES MATIÈRES DANGEREUSES

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HÉMA-QUÉBEC

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2230, rue de l’Université

1070, avenue des Sciences-de-la-Vie

JARDIN BOTANIQUE ROGER-VAN DEN HENDE

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LA CHARMILLE

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2460, boulevard Hochelaga

2425, allée de l’Université

MAISON COUILLARD

2539, rue Marie-Fitzbach

MAISON EUGÈNE-ROBERGE 2325, rue des Arts

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MAISON MARIE-SIROIS

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MAISON MICHAEL-JOHN-BROPHY

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2320, rue de l’Université

2241, chemin Sainte-Foy

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SERRES HAUTES PERFOMANCES

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2575, rue Marie-Fitzbach

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PAVILLON ADRIEN-POULIOT

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1065, avenue de la Médecine

STADE TELUS-UNIVERSITÉ LAVAL 2380, rue du PEPS

1100, avenue de la Médecine

PAVILLON ALPHONSE-DESJARDINS

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2325, rue de l’Université

PAVILLON ALPHONSE-MARIE-PARENT

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PAVILLON CHARLES-DE KONINCK

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2255, rue de l’Université

1030, avenue des Sciences-Humaines

PAVILLON CHARLES-EUGÈNE-MARCHAND

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PAVILLON DE MÉDECINE DENTAIRE

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PAVILLON DE L’ÉDUCATION PHYSIQUE ET DES SPORTS (PEPS) 2300, rue de la Terrasse

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PAVILLON ENVIROTRON

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1030, avenue de la Médecine 2420, rue de la Terrasse

2480, boulevard Hochelaga 2180, chemin Sainte-Foy

PAVILLON DES SCIENCES DE L’ÉDUCATION 2320, rue des Bibliothèques

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PAVILLON ERNEST-LEMIEUX

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2425, rue de la Terrasse

CENTRE DE PRÉVENTION ET D’INTERVENTION EN MATIÈRE DE HARCÈLEMENT (CPIMH) Pavillon Alphonse-Desjardins

CLINIQUE MÉDICALE DE L’UNIVERSITÉ LAVAL

PAVILLON GÉRARD-BISAILLON

32

2220, rue de l’Université

PAVILLON H.-BIERMANS - L.-MORAUD

PAVILLON J.-A.-DeSÈVE

PAVILLON JEAN-CHARLES-BONENFANT

Pavillon de médecine dentaire

33

34

35

Pavillon Jean-Charles-Bonenfant

36

BIBLIOTHÈQUE SCIENTIFIQUE

Pavillon Alexandre-Vachon

BUREAU DE LA FORMATION À DISTANCE

37

Pavillon J.-A.-De Sève

BUREAU DU RECRUTEMENT ÉTUDIANT Pavillon Alphonse-Desjardins

38

BUREAU DU REGISTRAIRE

Pavillon Jean-Charles-Bonenfant

BUREAU INTERNATIONAL

39

2325, rue de la Terrasse

Maison Eugène-Roberge

CENTRE D’AIDE AUX ÉTUDIANTS Pavillon Maurice-Pollack

40

2425, rue de l’Agriculture

JARDIN GÉOLOGIQUE

Pavillon Charles-De Koninck

BIBLIOTHÈQUE DES SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES

1055, avenue du Séminaire

PAVILLON PALASIS-PRINCE

38

DIRECTION GÉNÉRALE DE LA FORMATION CONTINUE Pavillon J.-A.-DeSÈVE

SERVICE DE REPROGRAPHIE

41

Pavillon Maurice-Pollack

ZONE COOPÉRATIVE DE L’UNIVERSITÉ LAVAL Pavillon Maurice-Pollack

SERVICES FINANCIERS BUREAU DES BOURSES ET DE L’AIDE FINANCIÈRE Pavillon Alphonse-Desjardins

17

CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DE L’UNIVERSITÉ LAVAL 17

Pavillon Alphonse-Desjardins

17

SERVICE DES FINANCES 38 21

Pavillon Jean-Charles-Bonenfant

35

VIE ÉTUDIANTE ET PROFESSIONNELLE AIRES DE RESTAURATION

Pavillon Alphonse-Desjardins

28

17

ASSOCIATION DES ÉTUDIANTES ET DES ÉTUDIANTS DE LAVAL AUX ÉTUDES SUPÉRIEURES (ÆLIÉS) Maison Marie-Sirois

SERVICES AUX ÉTUDES ADMISSION DES ADULTES, COURS COMPENSATEURS ET ÉTUDES LIBRES

1030, avenue du Séminaire

PAVILLON MAURICE-POLLACK

SERVICE DE SÉCURITÉ ET PRÉVENTION (STATIONNEMENT) Pavillon Ernest-Lemieux

2345, allée des Bibliothèques

PAVILLON LOUIS-JACQUES-CASAULT

Pavillon Maurice-Pollack

CLINIQUES DENTAIRES

2275 rue, de l’Université

PAVILLON PAUL-COMTOIS

29

Pavillon Maurice-Pollack

SANTÉ ET SÉCURITÉ

2305, rue de l’Université

PAVILLON D’OPTIQUE-PHOTONIQUE

2325, rue des Bibliothèques

PAVILLON GENE-H.-KRUGER

PAVILLON LA LAURENTIENNE

26

PAVILLON FÉLIX-ANTOINE-SAVARD

30

1025, avenue des Sciences-Humaines

PAVILLON DES SERVICES

2325, rue de la Vie-Étudiante

ACCUEIL ET RENSEIGNEMENTS PAVILLON FERDINAND-VANDRY 1050, avenue de la Médecine

16

1045, avenue de la Médecine

2375, rue de la Terrasse

14

15

PAVILLON ALEXANDRE-VACHON

2440, boulevard Hochelaga

PAVILLON ABITIBI-PRICE 2405, rue de la Terrasse

PAVILLON AGATHE-LACERTE

PAVILLON DE L’EST

MAISON OMER-GINGRAS 2491, rue Marie-Fitzbach

SERVICES AUX ÉTUDIANTS

ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE L’UNIVERSITÉ LAVAL Pavillon Alphonse-Desjardins

19

BUREAU DE LA VIE ÉTUDIANTE

35

BUREAU DE L’OMBUDSMAN

16 34 17 35 7 38 34 38 38

Pavillon Alphonse-Desjardins

17

CENTRE DE SERVICES DTI

Pavillon Louis-Jacques-Casault

37

CONFÉDÉRATION DES ASSOCIATIONS D’ÉTUDIANTS ET D’ÉTUDIANTES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL (CADEUL) Pavillon Maurice-Pollack

GARDERIES :

CENTRE JOUR LA CHARMILLE CPE LA PETITE CITÉ, L’UNIVERS DES ENFANTS

38

Pav. Agathe-Lacerte Édifice La Charmille

15 5

Pav. Alphonse-Marie-Parent

18

LOCATION DE VÉLOS

près de la Maison Marie-Sirois et au PEPS

SERVICE DE PLACEMENT

Pavillon Alphonse-Desjardins

SERVICE DES ACTIVITÉS SPORTIVES PEPS

SERVICE DES RÉSIDENCES

8 17 17

Pavillon Alphonse-Desjardins

Pavillon Alphonse-Marie-Parent

Christian Gagnon été nommé directeur du Service des activités sportives pour un contrat de cinq ans, allant du 1er novembre 2012 au 31 octobre 2017 inclusivement. Monique Richer Secrétaire générale du CA

42 17 22 18

OCTOBRE 2012

Vice-rectorat à la recherche et à la création En vertu de l’article 56 des Statuts de l’Université Laval, Edwin Bourget a été nommé, à compter du 10 octobre 2012, vice-recteur à la recherche et à la création par intérim. Denis Brière, recteur


éducation

le fil | le 18 octobre 2012

La famille devant soi Une nouvelle étude le confirme : oui, les responsabilités familiales ralentissent la progression des études chez les doctorantes par Renée Larochelle Mère de 3 enfants âgés de 11, 9 et 7 ans, Dominique Tanguay ne maquille pas sa réponse quand on lui demande si les soins apportés à sa petite famille ont ralenti la réalisation de son doctorat. « C’est certain que je ne suis pas allée aussi vite que je l’aurais voulu », dit la jeune maman qui termine la rédaction de son doctorat en sciences de l’orientation après sept ans de labeur. On pourrait dire qu’elle a vécu son doctorat de l’intérieur. En effet, sa recherche porte sur l’incidence de la maternité et de la paternité sur la persévérance aux études doctorales. Conclusion : sans grande surprise, les responsabilités familiales freineraient la progression des études chez les mères étudiantes. Dominique Tanguay a présenté les résultats au symposium de l’Association des chercheures et chercheurs étudiant en sciences de l’éducation, qui a eu lieu le 16 avril sur le campus. Aux fins de son étude, elle a interviewé 24 doctorantes et 11 doctorants. Tous étaient inscrits à un programme de troisième cycle depuis au moins une

année ou avaient obtenu leur diplôme depuis moins d’un an. La moitié des étudiantes avaient interrompu leurs études durant au moins une session et toutes, sauf une, avaient pris cette décision pour cause de congé de maternité. Quelques constats positifs : les bébés qui naissent en cours de doctorat ne sont pas des accidents de parcours, mais des enfants bel et bien désirés. Parmi les six étudiantes inscrites en sciences pures, certaines avaient planifié leur grossesse de façon à éviter d’être enceintes durant la collecte de données, craignant que la manipulation de substances toxiques nuise à leur fœtus. La grande majorité des répondantes se disaient très satisfaites des relations qu’elles entretenaient avec leur directeur ou leur directrice de thèse. Elles trouvaient important que ces relations soient amicales et empreintes de chaleur. En ce qui a trait au partage des tâches domestiques avec leur conjoint et des soins accordés aux enfants, les mères se disaient plutôt satisfaites de la situation. Les choses étaient différentes

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quand venait le temps d’aller chercher l’enfant à la garderie pour cause de tempête de neige ou encore de prendre rendezvous chez le médecin. C’était alors le plus souvent ces dames qui assuraient le service de première ligne. Par ailleurs, aucune des femmes rencontrées par Dominique Tanguay n’avait entrepris de doctorat sans avoir eu l’assurance de pouvoir compter sur un soutien financier, que ce soit sous forme de bourse ou de subvention. En fin de thèse, certaines étudiantes dont le conjoint avait un revenu suffisamment élevé acceptaient son aide matérielle afin de pouvoir boucler leurs recherches plus rapidement. De leur côté, la majorité des 11 doctorants ayant participé à l’étude étaient en couple avec des étudiantes au doctorat. À la naissance de leur enfant, la plupart d’entre eux avaient pris un congé de maternité de cinq semaines. D’autres, qui avaient un emploi à temps partiel, s’en étaient abstenus. « L’une des différences majeures entre les hommes et les femmes dans cette étude touche l’aspect financier, conclut Dominique Tanguay. Curieusement, le fait de savoir s’ils auraient une bourse ou non ne semblait pas vraiment inquiéter les hommes, contrairement aux femmes. Comme si, quelque part, ils faisaient davantage confiance en l’avenir. » L’Association de jonglerie en pleine action. photo Marc Robitaille

La balle est dans leur camp Les bébés qui naissent de mères doctorantes ne sont pas des accidents de parcours, mais des enfants désirés

Dominique Tremblay, mère comblée et future docteure, avec l’aînée de ses trois enfants.

Améliorer sa concentration en s’amusant ? C’est possible. Deux fois par semaine, l’Association de jonglerie de l’Université Laval accueille les membres de la communauté universitaire. « Nous n’offrons pas de cours structurés, mais plutôt un lieu de pratique, du matériel et des conseils », explique le président, Francis BlondinGravel, étudiant au baccalauréat en enseignement secondaire. Les séances de jonglerie ont débuté en janvier 2011. Elles se déroulent aux sessions d’automne et d’hiver. À ce jour, elles ont attiré quelque 150 personnes. « La majorité sont des étudiants dans la vingtaine, indique Francis BlondinGravel. La moitié de ceux qui passent sont des Français. » Plusieurs ne souhaitent qu’apprendre la base, juste pour le plaisir. L’Association fournit des accessoires comme des balles, des

quilles et des anneaux, ainsi que différents jeux d’adresse, dont des bâtons du diable (composés du bâton principal et de deux baguettes) et un kendama (semblable à un bilboquet). Il y a même un monocycle. Apprendre à jongler avec trois balles serait à la portée de tous, peu importe l’âge ou le niveau de dextérité. « Sans aide, c’est difficile, convient Francis Blondin-Gravel. Mais après une séance avec nous, certains sont déjà à l’aise. Le mouvement de base est généralement maîtrisé après quelques pratiques. Une fois cela fait, on peut s’attaquer à une infinité de trucs. » Y. L. Les mardis de 19 h à 21 h au local 2708 du pavillon Adrien-Pouliot et les vendredis de 16 h à 18 h à la salle 00143 du PEPS. francis.blondin-gravel.1@ulaval ca


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bravo  !

Danielle Blondeau Prix RachelBureau en soins infirmiers L’Ordre régional des infirmières et infirmiers du Québec a décerné sa plus haute distinction à la professeure titulaire Danielle Blondeau. Titulaire d’un doctorat en philosophie, cette infirmière s’est fait un nom à titre de chercheuse en bioéthique. Elle se distingue par son souci de renouveler son enseignement et par son engagement sans faille envers les étudiants. Le prix Rachel-Bureau vise à reconnaître la contribution d’une infirmière à l’autonomie et à l’avancement de la profession. La cérémonie s’est tenue fin septembre.

Réjean Pelletier Membre de la Société royale du Canada Réjean Pelletier sera intronisé à l’Académie des arts, des lettres et des sciences humaines. Le chercheur du Département de science politique, spécialiste de renommée internationale en politique québécoise et canadienne se joindra à la Société royale du Canada le 17 novembre. Ses travaux sur le parlementarisme, les femmes en politique et le fédéralisme canadien (entre autres sujets), largement basés sur des recherches empiriques, ont remis en cause bien des idées reçues, ce qui fait leur originalité. Fondée en 1882, la Société royale du Canada a pour objectif de promouvoir l’acquisition du savoir en arts, en lettres et en sciences naturelles et sociales.

Mathieu Boucher-Côté Médaille du Lieutenantgouverneur du Québec Mathieu Boucher-Côté a remporté la Médaille du Lieutenant-gouverneur du Québec pour la jeunesse. Cette reconnaissance lui a été attribuée en juin dernier ainsi qu’à cinq autres jeunes universitaires ayant fait preuve de dépassement de soi. L’étudiant à la maîtrise en architecture emploie ses connaissances pour améliorer les conditions de vie des gens. Il a notamment participé à un projet de rénovation de maisons dans une communauté algonquine en Abitibi. « Comme je viens moi-même d’un milieu pauvre, je suis très touché par la réalité que vivent ces gens », dit celui qui envisage l’architecture comme un art de la collaboration.

Florian Sauvageau Ordre des Francophones d’Amérique

le fil | le 18 octobre 2012

Jean Deslauriers Michel Dorais Ordre du Canada Grand Prix du Conseil Jean Deslauriers a reçu l’Ordre du Canada lors d’une québécois des cérémonie tenue fin sepgais et lesbiennes tembre à Ottawa. Le professeur titulaire à la Faculté de médecine a été récompensé pour sa carrière en chirurgie thoracique, longue de presque quatre décennies. Rattaché à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, le Dr Deslauriers a participé à faire avancer la recherche et l’enseignement dans ce domaine. Il a notamment contribué à mettre sur pied un programme de formation en chirurgie thoracique au Québec.

Nicolas Vonarx Prix Paul Vigné d’Octon 2012

Le sociologue de la sexualité Michel Dorais recevra le Grand Prix du Conseil québécois des gais et lesbiennes lors du Gala Arc-en-Ciel, le 20 octobre. Ce prix a été auparavant remis à des lauréats aussi prestigieux que Louise Arbour et Svend Robinson. Michel Dorais a été un pionnier de l’aide psychosociale aux jeunes gais et lesbiennes, aux garçons victimes d’agressions sexuelles et aux jeunes prostitués des deux sexes. Il a conçu des programmes qui ont permis de sensibiliser plus de 20 000 intervenants de la santé et des services sociaux à la diversité sexuelle. « Ce prix est remis à un homme de cœur qui, malgré sa notoriété, a toujours su demeurer accessible », a formulé Steve Foster, président-directeur général du Conseil.

Paul Talbot Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II

Paul Talbot, cardiologue à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus Nicolas Vonarx, professeur du Centre hospitalier unià la Faculté des sciences versitaire de Québec, a été infirmières, a reçu le prix décoré de la Médaille du Paul Vigné d’Octon 2012 Le Conseil supérieur de la jubilé de diamant de la pour son ouvrage intitulé Le reine Elizabeth II. Cette langue française a décerné vodou haïtien : entre médel’Ordre des francomédaille est décernée à une phones d’Amérique à Florian cine, magie et religion. Ce personne pour sa contriprix biennal d’humanisme Sauvageau. Le professeur bution au rayonnement de sociologique et littéraire émérite du Département la société canadienne. Le d’information et de commu- récompense un auteur, Dr Talbot a participé à de médecin de préférence, qui nication a reçu son prix fin nombreuses études qui ont s’attache à faire progresser septembre dans l’hôtel du changé le cours de la carParlement, à Québec. Avocat les rapports entre les groupes diologie. Depuis 1985, il est humains. Paru aux Presses de formation, il a mené une professeur clinique longue carrière de journaliste de l’Université Laval en au Département de médeau quotidien Le Soleil et à la août 2011, l’ouvrage connaît cine où il forme des étudiants Société Radio-Canada avant un franc succès. Il explore les et chercheurs dans cette de se consacrer à l’enseigne- relations qui existent entre discipline. la maladie, la médecine et la ment et à la recherche. Il a religion en Haïti. Il montre contribué à mettre sur pied les pratiques vodou pour en le premier programme d’endévoiler, au-delà du rituel seignement du journalisme religieux, les dimensions au Québec à l’Université curatives et soignantes. Laval, où il a enseigné de Formé comme infirmier en 1970 à 2008. Il a aussi travaillé à la création du Centre France, le lauréat détient un doctorat en anthropologie. d’études sur les médias.

Yves Fradet Prix de l’Association des urologues du Canada

Charles Morin Prix Acfas – Marcel-Vincent en sciences sociales

Projet d’autosoins en insuffisance cardiaque Prix MarieFrance Thibaudeau en sciences infirmières

Architecture et ingénierie des bâtiments durables Design étudiant

Charles Morin, professeur titulaire à l’École de psycholoLe docteur Yves Fradet a gie, a décroché le prix Acfas – reçu le Prix de l’Association Marcel-Vincent en sciences des urologues du Canada en sociales. Le directeur du reconnaissance de sa contriCentre d’étude des troubles bution à la science de l’urodu sommeil à l’Institut unilogie. Décernée en juin versitaire en santé mentale de dernier, cette récompense Québec est considéré comme couronne toute sa carle chercheur contemporain rière. Affilié au Centre de ayant le plus contribué à recherche en cancérologie l’avancement des connaisde l’Université Laval, le sances sur l’insomnie. Ses médecin clinicien enseigne travaux ont démontré que, au Département de chirurgie si la médication s’avère utile de la Faculté de médecine. à brève échéance, les effets Il étudie notamment les résultant de l’approche comcancers de la vessie et de la portementale sont beaucoup prostate, les marqueurs capaplus durables. Depuis une bles de prédire l’évolution décennie, son équipe suit des tumeurs ou leur réponse une cohorte de 4000 adultes au traitement et les vaccins canadiens pour réaliser une thérapeutiques pour vaste étude longitudinale sur ces maladies. l’insomnie. Ces travaux ont permis d’établir la prévalence des troubles du sommeil au Canada et d’en déterminer certaines conséquences à long terme.

Le prix Marie-France Thibaudeau est allé cette année à un projet visant à aider les patients atteints d’insuffisance cardiaque à se soigner eux-mêmes. Il a été remis le 11 octobre à une équipe de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec pour le projet « Auto-soins dans le contexte de l’insuffisance cardiaque : de la mesure à l’intervention ». Les lauréats sont Maria Cecilia Gallani, professeure agrégée à la Faculté des sciences infirmières, Julie Francoeur, infirmière praticienne à l’Institut, et leurs collaborateurs. Ce prix de 2 000 $ est destiné à diffuser des résultats de ce projet prometteur.

Marie-Alexandrine Beauséjour, Nihad Tariq et Claudie Tessier ont remporté le premier prix en design étudiant au concours The Architecture & Engineering of Sustainable Buildings. L’équipe avait réalisé son projet à l’hiver 2012 lors d’un atelier de maîtrise en architecture supervisé par les professeurs Claude Demers et André Potvin. Elle avait alors conçu un nouveau Centre national de patinage pour l’Université Laval. Sa mission : optimiser les ambiances physiques par l’intégration de systèmes passifs de contrôle de l’environnement dans une perspective de développement durable. Son projet, intitulé Plus vite que votre ombre, a séduit l’organisme américain Association of Collegiate Schools of Architecture et remporté la bourse de 3 000 $.  


sports

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en bref

Karl Demers-Bélanger photo Yan Doublet

Tournoi Rouge et Or en basketball

Le step est identifiable par la marche anti-dérapante qui, installée à différentes hauteurs, module le degré de difficulté de l’exercice. photo PEPS

Laissez-vous entraîner par le groupe ! Le PEPS offre une grande variété de cours en conditionnement physique sur musique par Catherine Lévesque S’entraîner en groupe représente une source de motivation importante pour plusieurs personnes. C’est une façon d’avoir un entraînement plus structuré, avec un entraîneur qui nous encourage à nous dépasser. Le conditionnement physique sur musique a aussi l’avantage de briser la routine puisque le contenu du cours et la m u s iqu e p e u ve nt va r ier d’une fois à l’autre. Comme c’est le cas chaque rentrée, ce type d’entraînement connaît énormément d e s u c c ès. « Not re p lu s grande force est d’offrir aux étudiants et aux étudiantes la possibilité de s’entraîner au moment de leur choix, explique Hélène Bouffard, coordonnatrice d’opérations au PEPS. Nos installations sont accessibles, plusieurs horaires sont offerts et nous restons aux aguets face aux nouveautés. » Deux formules sont possibles en conditionnement physique sur musique: le cours sur une base régulière ou l’activité ponctuelle en séance libre. La première formule, bien connue, est appréciée de la clientèle qui souhaite un entraînement hebdomadaire récurrent. La formule des séances

libres offre, quant à elle, la possibilité de prendre un ou plusieurs cours durant la semaine et de payer à la pièce. Ainsi, la personne a la possibilité de faire varier le type de cours selon ses goûts et son horaire hebdomadaire. Cette formule est idéale pour ceux dont l’horaire de travail change d’une semaine à l’autre. Q u e l ’o n o p t e p o u r l e cours ou la séance libre, la programmation de l’automne 2012 comprend plusieurs styles : Aéroboxe, Cardio-abdos, Cardio tonus, Cardio militaire, Cardiomix du vendredi, Circuit athlétique, Workout athlétique, Super step, Step fusion, Step intervalles, Muscumax, Zumba. L’Entraînement plus s’offre seulement en cours alors que le Duo step et musculation se donne en séances libres seulement. Parmi les cours à l’horaire, le Workout athlétique est une séance à laquelle sont intégrés des mouvements d’entraînement et de musculation traditionnels effectués au rythme d’une musique entraînante. Le Step est facilement identifiable par la marche antidérapante du même nom utilisée dans le cours. On peut l’installer à différentes

Les deux équipes de basketball du Rouge et Or reprennent du collier en fin de semaine avec le retour du Tournoi Rouge et Or. Les formations féminines de York, d’UPEI et de McMaster et les équipes masculines de Toronto, UNB et UPEI se pointent au PEPS afin d’affronter les troupes de Linda Marquis et Jacques Paiement Jr. Les filles du Rouge et Or joueront leurs matchs les vendredi 19 et samedi 20 octobre à 18 h. Les gars sauteront ensuite sur le terrain à 20 h. Dimanche, c’est en après-midi que les rencontres auront lieu, à 13 h pour l’équipe féminine et 15 h pour la formation masculine. Les billets sont en vente à la billetterie du Rouge et Or, située à l’aréna du PEPS. M. T. Du vendredi 19 au dimanche 21 octobre au PEPS. Réservation : 418 656-7377

hauteurs pour moduler le degré de difficulté. Basé sur les principes du travail et de la récupération dans des intervalles en aérobie, avec et sans sauts, le Step intervalles offre une variante

La formule des séances libres permet de prendre des cours payés à la pièce

intéressante aux amateurs de cette activité. Des poids légers et des élastiques sont utilisés entre les intervalles cardio pour la période musculaire. En matière de nouveauté, le Cardiomix du vendredi a fait son apparition cette sessionci. Ce cours sur musique peut faire appel autant à la chorégraphie (zumba, tribal, step, etc.) qu’à des styles d’entraînement non chorégraphiés (muscumax, cardio militaire, etc.). Les personnes en bonne forme physique apprécieront le cours de Cardio-militaire pour son entraînement exigeant. Quant à l’Aéroboxe, il amène les gens à se dépasser à travers des mouvements empruntés aux entraînements de boxe et d’arts martiaux. Enfin, le cours Cardio tonus permet de solliciter les muscles stabilisateurs du tronc principalement (abdominaux en particulier), en plus des muscles fessiers et de ceux des cuisses. Bien que la plupart des cours en conditionnement physique sur musique soient déjà complets, il est encore possible d’en profiter en utilisant les formules de séances libres dirigées. Pour obtenir une place, il suffit de vous présenter sur place au PEPS à la fin du cours qui vous intéresse et d’acheter votre billet pour la semaine suivante. www.peps.ulaval.ca section « Programmation/activités libres »

S’entraîner sans s’enchaîner Parmi les avantages de s’entraîner à la salle du PEPS, on trouve la qualité des équipements, un service-conseil d’entraîneur, la proximité avec le lieu d’études ou de travail, et enfin un abonnement modulable selon les besoins de la clientèle. Les plus assidus opteront pour l’abonnement annuel ou celui de huit mois. Ces deux abonnements sont les plus avantageux en matière de coût. C’est l’occasion pour plusieurs de maintenir une bonne forme physique tout au long de l’année. Il est aussi possible d’opter pour un abonnement mensuel ou de quatre, trois ou deux mois. C’est la formule idéale pour se remettre en forme avant les activités saisonnières. Entraînement cardiovasculaire, musculation, remise en forme ou perte de poids, toutes les raisons sont bonnes pour atteindre vos objectifs ! C. L.

Dernier match de football régulier à domicile Le Rouge et Or football dispute ce dimanche sa dernière rencontre à domicile du calendrier régulier. Pour l’occasion, les Gaiters de Bishop’s seront les visiteurs au stade TELUS-Université Laval. Les protégés de Glen Constantin joueront ensuite leur dernière partie avant les séries éliminatoires sur la route contre les Stingers de Concordia le 27 octobre. Malgré la défaite de 23-20 samedi dernier contre les Carabins, le Rouge et Or trône toujours au premier rang du classement du RSEQ, avec six victoires contre un seul revers. Montréal a une fiche identique, mais le Rouge et Or obtient un plus grand nombre de points. M. T. Dimanche 21 octobre à 13 h. Billets en vente à la billetterie du Rouge et Or ou au 418 656-FOOT.


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au fil de la semaine

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Duo d’alto Chantal Masson-Bourque et Karina Laliberté, altistes, donneront demain soir le concert « Chant-son en liberté » afin de mettre en valeur leurs instruments, ces « beaux ténébreux méconnus ». Elles présenteront des dialogues musicaux provenant de l’Europe du 18e siècle, notamment d’Allemagne (Bach), de Bohème (Karl Stamitz) et de France (Jean-Marie Leclair), entremêlés, nous dit-on, de petits bijoux contemporains. Parmi les autres œuvres au programme, mentionnons celles de François Couperin, Jean Hubeau, Gustav Holst et Helmut Lipsky. Karina Laliberté est professeure, chambriste et codirectrice de la société Cordes et compagnie. Chantal Masson-Bourque est quant à elle une professeure émérite toujours très active à la Faculté de musique ainsi qu’une chef de chœur. Vendredi 19 octobre, à 20 h, à la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault.

19/10 18/10

19/10

20/10

23/10

26/10

31/10

Rendre la justice en NouvelleFrance

Massothon de la Faculté de médecine

Premier match éliminatoire en rugby

Conférence « Humanisme et anthropologie »

Soirée d’impro

Jeunesse et mouvements sociaux au Québec

Pour comprendre comment fonctionnait la justice en Nouvelle-France (16701760), il faut assister à la conférence que donne ce midi Éric Wenzel, enseignant-chercheur et maître de conférences à l’Université d’Avignon. Le professeur fera le point sur la façon dont les magistrats, en principe contraints par les normes pénales françaises, appliquaient la justice en l’adaptant à une population en partie différente de celle de la métropole. Il montrera que la justice du roi au Canada n’était possible qu’avec l’aval et la participation des justiciables. Ce sont eux qui déterminaient la réussite ou non d’une justice qui cherchait largement le compromis et la négociation. Il s’agit là d’un midi-conférence du Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ).

Qu’il arrive donc à point, ce massothon du Fonds étudiant de la Faculté de médecine pour la santé internationale! On nous propose de recharger nos batteries, vendredi et samedi, par un massage professionnel de 30 ou 60 minutes offert à un coût très raisonnable. L’argent amassé servira à financer les stages à l’étranger des étudiants en médecine, ergothérapie et physiothérapie. Tout le monde est invité à succomber à ce plaisir.

Championne provinciale en titre, l’équipe féminine de rugby Rouge et Or jouera le premier match des séries éliminatoires au PEPS samedi après-midi contre les Gee Gees d’Ottawa. Le club a une fiche parfaite de 7-0. Plus tôt cette saison, l’équipe l’avait emporté contre les Gee Gees par la marque de 29 à 10. Si les protégées de l’entraîneur Bill McNeil sont victorieuses samedi, elles accueilleront la finale québécoise la fin de semaine suivante contre les gagnantes de l’autre demifinale qui oppose McGill à Concordia. À suivre…

La Faculté de philosophie présente une conférence de Daniel Jacques, professeur de philosophie au Collège François-Xavier-Garneau, dont les propos seront tirés de son tout récent livre, La mesure de l’homme (Boréal, 2012). Le philosophe reviendra sur l’humain, l’inhumain et le non-humain, des questions qui ont été délaissées par nombre d’intellectuels en sciences humaines et même décriées par certains qui ont fait le procès de l’anthropologie qui la soustend. Aujourd’hui, alors que l’humain est bombardé d’information et de technologies, il est temps de reconsidérer la mesure de l’action humaine et de nous pencher sur notre condition morale et intellectuelle.

Vendredi 19 octobre, de 16 h à 22 h, et samedi 20 octobre, de 9 h à 17 h, à l’entrée du pavillon Ferdinand-Vandry. Coût : 20 $ pour 30 minutes et 40 $ pour 60 minutes. Il faut réserver au www.fmed. ulaval.ca/femsi_massothon.

Samedi 20 octobre, à 13 h, au stade TELUS-Université Laval. Les billets sont en vente sur place au coût de 7 $ pour un adulte et de 3 $ pour un étudiant. C’est gratuit pour les 12 ans et moins.

Il fait chaud, chaud, chaud au Grand Salon tous les vendredis soirs lorsque s’entassent environ 250 amateurs venus saluer la verve et l’imagination des joueurs de la Ligue universitaire d’improvisation (LUI). Le 26, ce sont les Piques, premiers au classement, qui affronteront les Trèfles, deuxièmes ex æquo avec l’équipe des Cœurs. Qui livrera la performance la plus enlevante ? Qui seront les trois étoiles de la soirée ? À vous de le découvrir… Vendredi 26 octobre, à 20 h, au Grand Salon du pavillon Maurice-Pollack. Coût : 5 $ pour les étudiants et 6 $ pour le grand public.

Mardi 23 octobre, à 19 h 30, à l’auditorium du pavillon La Laurentienne (salle 413).

Jeudi 18 octobre, à 12 h, au local 3244 du pavillon Charles-De Koninck.

Consultez le calendrier complet des activités sur le campus à ulaval.ca

Le printemps érable a fait ressortir des formes d’action politique qui contredisent l’idée reçue d’une crise de participation chez la nouvelle génération. « Les jeunes québécois engagés dans des mouvements globaux », conférence prononcée par Nicole Gallant, professeure-chercheuse au Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS, mettra en lumière ces nouvelles façons de s’engager. La professeure parlera des jeunes, de leurs modes d’action politique privilégiés, de leurs degrés d’appartenance, ainsi que des enjeux qui les interpellent. Elle traitera également de leur utilisation des arts à des fins politiques. Cette conférence est organisée par le Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions. Mercredi 31 octobre, à 11 h 30, au local 5172 du pavillon CharlesDe Koninck.


Le Fil 18 octobre 2012