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Une école plus sécuritaire p2

Le Château vu autrement ! p8-9

Volume 53, numéro 26 3 mai 2018

photo Joël Crépeau

Un mariage lumineux

Un partenariat entre le COPL et le Centre CERVO remporte un prix national d’interdisciplinarité. p3


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actualités UL

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Des milieux plus sécuritaires Le plus récent volet d’une vaste étude confirme une baisse généralisée de la violence dans les écoles primaires et secondaires du Québec, malgré que certains comportements soient stables ou en croissance par Yvon Larose « Après trois temps de mesure en 2013, en 2015 et en 2017, on peut dire qu’une forte tendance se dessine, affirme Claire Beaumont, professeure au Département d’études sur l’enseignement et l’apprentissage et responsable d’une enquête sur la violence dans les écoles primaires et secondaires au Québec. Est-ce que la violence s’accroît ? La réponse est non. En 2017, après que 29 000 élèves, parents et membres du personnel de 84 établissements scolaires aient été questionnés, les conclusions sont qu’en moyenne, dans une école primaire ou secondaire, les comportements d’agression entre élèves sont ou bien stables, ou bien en diminution. Ces répondants perçoivent leur école comme plus sécuritaire en 2017 qu’en 2013. » Le projet de recherche est mené par l’Équipe de re cherche sur la sécurité et la violence dans les écoles québécoises, que dirige Claire Beaumont. Le jeudi 26 avril, au Centre des congrès de Québec, la professeure a dévoilé les plus récents résultats de l’étude longitudinale lors du Congrès

international sur la réussite éducative. L’analyse des données collectées en 2013, en 2015 et en 2017 démontre, de façon générale, que le climat scolaire, déjà bon en 2013, s’est amélioré, surtout au secondaire. « Les lieux, dit-elle, sont perçus comme plus sécuritaires, à l’intérieur et autour des écoles. » L’étude révèle que les élèves sont moins témoins d’impolitesses envers les adultes. Ils voient moins d’élèves se présenter à l’école sous l’influence de drogues ou d’alcool. Ils voient moins de parents causer des problèmes à l’école et moins de membres du personnel insulter les élèves. Claire Beaumont rappelle qu’une sensibilisation massive a suivi, il y a quelques années, la mise en place, par le gouvernement du Québec, du Plan d’action pour prévenir et traiter la violence à l’école. « La mobilisation des milieux scolaires semble s’être accrue depuis 2012, indique-t-elle, mais l’étude ne confirme pas que ce sont les actions du gouvernement qui ont porté fruit. Le mouvement sociétal accepte moins de comportements de

L’étude révèle notamment que les élèves sont moins témoins d’impolitesses envers les adultes et que moins d’élèves se présentent à l’école sous l’influence de drogues ou d’alcool.

violence envers autrui, ce qui pourrait se répercuter en milieu scolaire. » La recherche met par ailleurs en lumière une augmentation, entre 2013 et 2017, des insultes et des messages humiliants par texto, et ce, dès l’école primaire. Au se condaire, par contre, ce type de déclarations a connu une diminution au fil des ans. Au primaire, la proportion de ré pondants possédant un appareil électronique, notamment un téléphone cellulaire, est passée de 61 % en 2013 à 79 % en 2017. Au secondaire, elle est passée de 76 % à 92 %. Les conflits entre membres de groupes ethniques sont le seul comportement à risque que les élèves du primaire et du secondaire, ainsi que le personnel du niveau primaire, ont observé plus souvent entre 2013 et 2017. En 2013, un élève du secondaire

disait observer 2,3 conflits ethniques par an. En 2017, ce nombre s’élevait à 3,4. « L’école est située dans sa communauté, avance Claire Beaumont en guise d’explication. Les comportements des élèves ne sont pas différents de ce qu’ils vivent dans leur famille ou dans leur quartier. Le comportement des jeunes se modèle aussi et généralement sur celui des adultes. À l’école, l’adulte doit donc agir comme un modèle comportemental et travailler à l’établissement d’un climat respectueux. » Enfin, l’étude mentionne que ce sont les comportements des adultes qui au raient le moins changé depuis 2013. On parle d’insultes, de cris, de sacres et de punitions humiliantes du personnel scolaire à l’endroit des élèves. Près de 13 % des élèves du primaire et près de

On peut le lire en ligne à lefil.ulaval.ca et s’abonner gratuitement à un avis de parution électronique.

Le journal de la communauté universitaire Fondé en 1965, Le Fil est un hebdomadaire publié 29 fois par an par la Direction des communications de l’Université Laval et distribué gratuitement sur le campus.

La recherche met, par ailleurs, en lumière une augmentation, entre 2013 et 2017, des insultes et des messages humiliants par texto, et ce, dès l’école primaire. Au secondaire, par contre, ce type de déclarations a connu une diminution au fil des ans.

Vous désirez proposer un sujet d’article ? Écrivez-nous à l’adresse le-fil@dc.ulaval.ca au plus tard le mercredi midi précédant la prochaine parution. Les textes soumis doivent comporter le nom et le numéro de téléphone de leur auteur. Écrivez-nous ! Le Fil accueille vos idées avec plaisir. Le contenu de ce journal peut être reproduit à condition de mentionner la source et l’auteur.

«

Le mouvement sociétal accepte moins de comportements de violence envers autrui, ce qui pourrait se répercuter en milieu scolaire 15 % des élèves du secondaire ont observé ces comportements à leur égard. On évoque également les exclusions et les rumeurs entre collègues, ainsi que les cris et les insultes de parents envers le personnel. La professeure Beaumont préconise une approche globale et positive pour favoriser la réussite éducative des

Rédaction Éditeur : Jacques Villemure, directeur des communications Rédactrice en chef : Claudine Magny Journalistes : Matthieu Dessureault, Jean Hamann, Yvon Larose Collaborateurs : Jenny Aumais, Pascale Guéricolas, Stéphane Jobin, Mathieu Tanguay Collaborateurs au Web : Carl Bélanger, Thierry Mellon Rédactrice-réviseure : Manon Plante Agente de secrétariat : Sophie Leroux

Production Infographie : Geneviève Bolduc, Service de reprographie de l’Université Laval Impression : TC Imprimeries Transcontinental, Québec (Québec)

jeunes Québécois. « Leur fournir un climat scolaire positif, où ils se sentent bien et où ils peuvent se développer, est une contribution nécessaire à leur offrir », soutient-elle. On peut consulter les résultats complets de l’enquête à l’adresse suivante : violenceecole.ulaval.ca/seveq/

Placements publicitaires Claudine Trudel 418 656-2131 poste 6415 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec, ISSN 022-1-1965

Pour nous joindre 2325, rue de l’Université, local 3108 Québec (Québec) G1V 0A6 Téléphone : 418 656-2131 poste 4687


recherche

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Un mariage lumineux Un partenariat entre le COPL et le Centre CERVO remporte un prix national d’interdisciplinarité par Jean Hamann

Daniel Côté, Yves De Koninck, Michel Piché, Younès Messaddeq, Benoît Gosselin et Réal Vallée ont remporté le prix Brockhouse pour le partenariat en neurophotonique établi entre les équipes du COPL et du Centre CERVO. photo Martin Lipman / CRSNG

photo Joël Crépeau

projets alliant optique-photonique et neurosciences ainsi que le matériel nécessaire à leurs travaux. En 2008, à la suite de démarches supervisées par Paul De Koninck, du Dé­­ partement de biochimie, de microbiologie et de bio-informatique, l’Université Laval créait les premiers programmes de maîtrise et de doctorat en biophotonique en Amérique du Nord. L’expertise développée au fil des ans dans ce domaine a conduit à l’obtention, en 2015, de la Chaire d’excellence en recherche du Canada sur la neurophotonique, dotée d’un budget de 27 M $ et dont le titulaire est Pierre Marquet, de la Faculté de médecine. La même année, une subvention FCI – ­gou­vernement du Québec totalisant 30 M $ permettait la rénovation et l’agrandissement du Centre CERVO et l’achat d’équipement spécialisé utilisé pour les travaux en neurophotonique. Le mariage COPL-CERVO, au­­ quel participent 17 professeurs, a de nombreuses réalisations à son actif. En 16 ans, on lui doit la formation de plus d’une centaine d’étudiants-chercheurs, le dépôt d’une vingtaine de brevets et la création de six entreprises dérivées en neurophotonique. « Les principales retombées de notre collaboration résident dans la formation d’une nouvelle génération de chercheurs aux frontières de la phy­ sique et des neurosciences et dans l’innovation générée à cette interface, estime le directeur du Centre CERVO, Yves De Koninck. De plus, l’économie de la région de Québec profite du fait que des compagnies existantes ou des spinoffs commercialisent ces nouvelles technologies. Beaucoup de nos

photo Katherine Begg

On dit qu’un mariage est réussi ­lorsque les deux conjoints y trouvent leur compte. À cette aune, l’alliance entre des équipes du Centre d’optique, photonique et laser (COPL) et du Centre de recherche CERVO du CIUSSS de la CapitaleNationale est non seulement un mariage heureux, mais la famille immédiate – l’Université – et la famille élargie – la grande région de Québec – profitent éga­lement de cette fructueuse union. Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) vient d’ailleurs de reconnaître les mérites de ce partenariat d’exception en lui attribuant le prix Brockhouse du Canada 2018 pour la recherche interdisciplinaire en sciences et en génie. Le 1er mai, Yves De Koninck, de la Faculté de médecine, Daniel Côté, Younès Messaddeq, Michel Piché et Réal Vallée, du Dé­­ partement de physique, de génie physique et d’optique, et Benoît Gosselin, du Dépar­t ement de génie électrique et de génie in­­ formatique, se sont rendus à Rideau Hall, à Ottawa, pour recevoir le prix Brockhouse des mains de la gouverneure générale du Canada, Julie Payette. Ce prix ­s ’accompagne d’une bourse de 250 000 $ que les lauréats doivent utiliser pour financer des travaux de recherche. Le rapprochement entre le COPL et le Centre CERVO a commencé il y a maintenant 16 ans grâce à un programme de formation financé par les Instituts de recherche en santé du Canada. L’objectif de ce programme était de permettre aux étudiants en sciences et en génie de mieux saisir les enjeux des neuro­ sciences et de les inciter à entreprendre des travaux de maîtrise ou de doctorat visant le développement d’outils photoniques pour percer les mys­t ères du cerveau. « Yves De Koninck et moi avons codirigé le premier étudiant à faire le pont entre les deux centres, Yoan LeChasseur », se souvient le directeur du COPL, Réal Vallée. Cette première collabo­r ation allait conduire au développement d’une microsonde optique et électrique permettant d’étudier in vivo des neurones individuels du cerveau, à une publication dans Nature Methods et à une commercialisation de cette sonde par l’entreprise Doric Lenses de Québec. Le ton était donné. En 2005, une subvention FCI – gouvernement du Québec de 15 M $ permettait de créer le Centre de neurophotonique, où ont été re­­ groupés les équipes des deux centres de recherche associées à des

étudiants ont obtenu des postes dans des entreprises de la région. Je pense, par exemple, à 5 doctorants qui sont maintenant à l’Institut na­­ tional d’op­tique et à 5 ou 6 an­­ciens étudiants-chercheurs qui sont chez Doric Lenses. Ils ont été engagés spécifiquement en raison de leur double formation en photonique et en neurosciences. » La philosophie de décloison­ nement qui a favorisé le développement de la neurophotonique a eu des retombées ailleurs à l’Université, estime le professeur De Koninck. « Cette même ap­­ proche a été appliquée à la stratégie Sentinelle Nord, un projet qui a permis à l’Université Laval d’obtenir une subvention de 98 M $ en 2015. Les collaborations transdisciplinaires entre chercheurs ont explosé à l’Université au cours des dernières années. »

Les principales retombées de cette collaboration résident dans la formation d’une nouvelle génération de chercheurs aux frontières de la physique et des neurosciences et dans l’innovation générée à cette interface À première vue, la dynamique de couple entre les chercheurs du Centre CERVO et ceux du COPL semble asymétrique. S’il ne fait pas de doute que le développement de nouveaux outils pour ex­­ plorer le cerveau est une bénédiction pour les neurobiologistes, les avantages qu’en retirent les physiciens sont moins clairs. « La beauté de l’optique-photonique est qu’elle trouve des applications dans plusieurs domaines scientifiques, fait valoir Réal Vallée. Il est très valorisant de constater que les technologies que nous développons servent à mieux comprendre le cerveau. Il est aussi très gratifiant de penser que, éventuellement, elles pourraient servir à mieux soigner les personnes souffrant de certaines maladies. Notre récompense est là et c’est ce qui fait que ce partenariat est gagnant-gagnant. »


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société

en bref

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Réparer le passé Un comité de réflexion a été formé à l’Université Laval afin de renforcer les liens avec les communautés autochtones par Matthieu Dessureault

Campagne Communauté universitaire 2018 La clôture de la campagne Communauté ­universitaire approche ! D’ici le 22 mai, il ne nous reste que 5 % de notre objectif à atteindre. En effet, 2 850 personnes ont participé à la campagne. Merci de votre générosité ! Soyez de ceux et de celles qui auront participé au succès de cette campagne et Voyez Grand pour notre université en complétant votre fiche de sollicitation. Vous avez le choix parmi plus de 750 fonds qui couvrent l’ensemble des activités de recherche et d’enseignement à l’Université. Chaque don est entièrement versé dans le fonds que vous désirez appuyer. « Voir grand pour mon université signifie, pour moi, voir des étudiants et des professeurs qui se démarquent au Québec, au Canada et sur la scène internationale, sou­ ligne Sara Hébert, donatrice depuis 2014 et coordonnatrice d’opérations à la Faculté de pharmacie. C’est nous faire reconnaître en tant qu’établissement d’enseignement performant. C’est voir les résultats de nos recherches faire avancer la science et des nouveaux diplômés contribuer au développement de notre société. »

Sara Hébert, coordonnatrice d’opérations à la Faculté de pharmacie. photo Jean Rodier

Comment mettre en valeur l’histoire, la culture et la présence autochtones et les faire refléter dans les programmes de formation ? Comment mettre en place un programme d’accueil et de soutien des étudiants autochtones ? Comment recruter davantage d’employés au­­ tochtones et favoriser leur réussite, tant au sein du corps professoral que du personnel administratif et de soutien ? Ces questions, et bien d’autres, font partie des enjeux auxquels s’attaque un comité récemment créé à l’Université Laval. Coprésidé par Prudence Hannis, directrice générale du collège Kiuna, et Robert Beauregard, vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes, ce groupe réunit plusieurs professeurs et autant de membres des Premières Nations. « Le comité est né d’une volonté très ferme de la direction de l’Université de s’inscrire dans le processus de ré­­ conciliation avec les communautés au­­ tochtones, qui lui-même dérive de la Commission de vérité et réconciliation mise en place par le gouvernement fédéral, explique Michel De Waele, adjoint au vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes. Ce qui était fondamental, c’était de travailler main dans la main avec les communautés autochtones pour savoir quelles sont les connaissances et quels sont les besoins. » En plus de ses nombreux partenariats de recherche, l’Université Laval est l’une des universités québécoises qui ac­­ cueillent le plus grand nombre d’étudiants autochtones. À l’automne 2015, 193 étudiants autochtones étaient inscrits dans un programme de bacca­ lauréat et 51 dans un programme de ­deuxième ou de troisième cycle. Ces chiffres incluent seulement ceux qui ont bénéficié du programme d’aide aux études postsecondaires du gouvernement fédéral. « L’Université Laval ac­­ cueille plusieurs étudiants autochtones, mais nous ne les connaissons pas bien, admet Michel De Waele. C’est pourquoi

nous voulons mieux répondre à leurs besoins. Nous avons aussi la volonté, entre autres avec l’Institut nordique du Québec, de mieux comprendre les nouvelles réalités des milieux dans lesquels ils vivent. » À court terme, le comité entend ac­­ croître la visibilité de l’Association étudiante autochtone. Plusieurs autres initiatives seront lancées, notamment pour favoriser la réussite de cette clientèle sur les bancs d’école et pour sensibiliser la communauté universitaire aux réalités autochtones. Pour chacun des enjeux qui

seront soulevés lors des discussions, le comité discernera des obstacles et proposera des solutions pour les surmonter. Pour Prudence Hannis, qui dirige le seul cégep autochtone au Québec, ces échanges permettent de faire le pont entre les milieux collégial et universitaire. « L’initiative est bien reçue parmi mes collègues de travail, mais un sentiment de méfiance demeure pour cer­ taines personnes dans la communauté, note-t-elle. L’histoire coloniale a laissé des traces. Il n’empêche que je participe à ce comité avec beaucoup de fierté. Après avoir été des objets d’étude pendant longtemps, nous sommes rendus à l’étape de l’affirmation : il faut témoigner de notre présence, de notre savoir-faire, de nos expertises. Ce comité est une occasion de le faire dans un esprit de co-construction. »

Pour chacun des enjeux qui seront soulevés lors des discussions, le comité discernera des obstacles potentiels et proposera des solutions pour les surmonter

Le comité réunit des représentants de différentes communautés et organisations autochtones et des professeurs de diverses disciplines, dont la santé, la géographie, l’éducation, le droit, la psychologie, la foresterie, l’histoire et l’anthropologie. photos Louise Leblanc


médecine

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L’efficacité, la faisabilité et l’acceptabilité de ces approches génomiques seront testées auprès de milliers de Canadiennes

27,4 M $ pour la recherche en génomique Les professeurs François Rousseau et Jacques Simard font appel à des outils génomiques pour améliorer les soins de santé par Jean Hamann François Rousseau et Jacques Simard, professeurs à la Faculté de médecine et chercheurs au Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval, viennent de recevoir respec­ tivement 12,2 M $ et 15,2 M $ en provenance de Génome Québec, de Génome Canada, des Instituts de recherche en santé du Canada et d’autres partenaires, dont Genome British Columbia et Ontario Genomics. Les chercheurs pourront donc poursuivre leurs travaux – amorcés il y a cinq ans grâce au soutien financier des mêmes partenaires – dont l’objectif est d’intégrer des outils génomiques fiables aux soins de santé. Le projet dirigé par le professeur Rousseau et codirigé par la professeure Sylvie Langlois, de l’Université de la Colombie-Britannique, porte sur une nouvelle méthode de dépistage basée sur un test génomique prénatal non invasif (TGPNI) des anomalies génétiques du fœtus telles que la trisomie 21. Cette méthode, qui repose sur la présence d’ADN fœtal dans le sang de la mère, pourrait réduire le nombre de femmes devant subir une amniocentèse. Son grand avantage est qu’elle ne pose aucun risque pour la mère et l’enfant, alors que l’amniocentèse peut provoquer des fausses couches. Environ 10 000 Canadiennes subissent une amniocentèse chaque année et jusqu’à 50 fœtus normaux pourraient être ainsi perdus. Au cours des dernières années, le professeur Rousseau et ses collaborateurs ont recruté plus de 4 000 femmes enceintes dans cinq centres canadiens afin de comparer la performance du TGPNI avec d’autres mé­­ thodes. Le TGPNI s’est révélé très efficace,

mais, en raison de son coût, on l’utilise en deuxième ligne, pour confirmer la présence d’un risque élevé d’anomalies fœtales établi à l’aide d’approches moins coûteuses, mais moins fiables. Lors de la phase 2 du projet, les chercheurs veulent déterminer s’il est efficace et ren­ table d’offrir gratuitement le TGPNI comme outil de première analyse. « Cette façon de faire pourrait se révéler avantageuse en permettant une détection plus fiable des fœtus

à risque de trisomie 21, avec un risque moindre de faux positif et en avançant le diagnostic de plusieurs semaines dans la grossesse, précise François Rousseau. De plus, comme le TGPNI pourrait servir à déceler d’autres anomalies chromosomiques, il est utile d’évaluer le potentiel réel, la pertinence, la faisabilité, le rapport coût / efficacité et les aspects éthiques de son utilisation pour dépister d’autres maladies chromosomiques du fœtus. » Le projet inclut également le déploiement d’un outil d’aide à la décision pour les couples et d’une formation sur la prise de décision partagée destinée aux professionnels de la santé. Le projet dirigé par Jacques Simard et co­­ dirigé par Anna Maria Chiarelli, de l’Université de Toronto et d’Action Cancer Ontario,

Le projet dirigé par Jacques Simard (à gauche) vise à mettre au point une évaluation personnalisée du risque de cancer du sein à des fins de prévention et de dépistage précoce de la maladie. Le projet dirigé par François Rousseau porte sur une nouvelle méthode de dépistage basée sur un test génomique prénatal non invasif des anomalies génétiques du fœtus telles que la trisomie 21.
photos Génome Québec

vise à mettre au point une évaluation personnalisée du risque de cancer du sein à des fins de prévention et de dépistage précoce de la maladie. Une femme sur huit aura un cancer du sein au cours de sa vie ; cette maladie vient au deuxième rang au chapitre de la mortalité par cancer chez les femmes au Canada. Présentement, les programmes de dépistage reposent essentiellement sur l’âge des femmes. On recommande une mammographie tous les deux ou trois ans pour toute femme de 50 à 74 ans. « Pourtant, près d’un cas de cancer sur six survient dans le groupe des moins de 50 ans, souligne le professeur Simard. C’est pourquoi nous proposons le recours à une approche de risque personnalisée faisant appel à un test multigénique pour établir le profil de risque de chaque femme, peu importe son âge. » Les travaux d’un consortium international auxquels est associé le professeur Simard ont permis de cerner environ 180 marqueurs génétiques qui influencent le risque de cancer du sein. Pour la deuxième phase du projet, les chercheurs feront appel à près de 10 000 femmes pour évaluer l’acceptabilité, la faisabilité et l’efficacité d’une approche de dépistage fondée sur le risque. Cette approche intègre les résultats d’un test multigénique mesurant l’influence de variants de gènes associés au risque de cancer du sein ainsi que d’autres facteurs de risque reconnus. Les chercheurs évalueront également les enjeux organisationnels de l’implantation d’un dépistage personnalisé dans notre système de santé. À l’aide d’un modèle de simulation économique, ils estimeront les coûts et les bénéfices d’une telle approche. « Une meilleure évaluation personnalisée du risque permettra un dépistage et un traitement plus précoces du cancer du sein, ce qui aidera à sauver des vies tout en réduisant les coûts pour le système de santé », souligne Jacques Simard.


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musique

La recette de Bruno Mars Trois étudiants en musique ont décortiqué la chanson That’s What I Like, de Bruno Mars, pour comprendre ce qui fait son succès par Matthieu Dessureault Avec plusieurs milliards de vues et d’écoutes en ligne, That’s What I Like figure parmi les grands succès de 2017. La pièce, qui a remporté le Grammy de la meilleure chanson de l’année en plus de se hisser en première place du Billboard Hot 100, donne envie de taper du pied et de se lever pour danser. Charlotte Bonneau-Crépin, Jacqueline Fortier et Jérémi Gendron, tous trois étudiants à la maîtrise en musique sous la direction du professeur Serge Lacasse, ont analysé ce qui se cache derrière ces rythmes accrocheurs. Leur but était de comprendre les stratégies utilisées par le chanteur pour véhiculer des émotions. Appuyé par des théories scientifiques en musicologie, le fruit de leur recherche a fait l’objet d’une conférence au 3 e colloque étudiant de l’Observatoire in­­ terdisciplinaire de création et de recherche en mu­­sique, qui s’est tenu sur le campus à la fin avril. Le 29 mai, ils feront à nouveau leur présentation, cette fois à l’Université de Régina du­­rant un congrès de l’International Association for the Study of Popular Music. Issu de l’album 24K Magic, That’s What I Like est une ch a n s o n d a n s l a qu e l l e Bruno Mars tente de séduire

une femme. En analysant les paroles, les étudiants ont découvert que le personnage adopte tour à tour trois attitudes : l’arrogance, la séduction et la vulnérabilité. Ils ont ensuite étudié comment ce changement de comportement se reflète dans sa voix, dans la mélodie et dans les effets technologiques de la pièce, comme les arrangements vocaux et les effets d’écho ou de réverbération. Conclusion ? Tout a été savamment orchestré par l’artiste. « Ce n’est pas un hasard si Bruno Mars utilise tel registre de voix, telle note ou tel type de mélodie. Chacun de ces éléments sert à véhiculer une émotion ou une attitude par son personnage. L’analyse des paroles et de la musique permet de tisser plusieurs liens. Tout s’emboîte », affirme Jérémi Gendron. Selon les étudiants, Bruno Mars fait preuve d’arrogance dès les premiers couplets de la chanson. Avec un style déclamatoire, le chanteur décrit sa fortune en utilisant une voix « plus parlée ». Quand il est question de sé­­ duction dans les pré-refrains et les refrains, il utilise une mélodie plus ex­­pressive, qui se traduit no­­tamment dans les valeurs rythmiques et l’ambitus. Lorsqu’il comprend que sa dulcinée n’en a cure de ses richesses, le

La pièce That’s What I Like marque le retour de Bruno Mars à son style rétro et R&B. « Des bijoux en or qui brillent de tous feux / Du champagne à la fraise sur glaçons / Tu as de la chance, c’est ce qui me plaît », dit-il notamment dans cette chanson en forme d’invitation à l’amour. photo Andy

Le but des étudiants était de comprendre les stratégies employées par le chanteur pour véhiculer des émotions personnage devient plus vulnérable. Une tension se fait alors entendre dans sa voix. « Il répète les mêmes paroles, mais en utilisant une mélodie plus travaillée et un registre de voix plus élevé ou forcé. Pour celui qui écoute la pièce, c’est beau, c’est mélodieux, mais cette différence sert à montrer l’évolution du personnage », indique Jacqueline Fortier. Autre élément qu’ils ont constaté et qui pourrait faire l’objet d’une analyse plus poussée : les attitudes d’arrogance et de séduction ne sont pas propres à la pièce That’s What I Like. On les retrouve aussi dans d’autres chansons, comme Chunky et 24K Magic. On peut donc supposer que les stratégies employées par le roi de la pop pour véhiculer des émotions sont récurrentes dans l’album, voire dans sa discographie. Avec leur recherche, les étudiants espèrent détruire un préjugé qui colle à Bruno Mars et à ses semblables : celui que ces artistes ont une approche uniquement mercantile et non créative. « La musique pop est beaucoup plus complexe qu’elle n’y paraît. Ce n’est pas parce qu’elle joue à la radio et qu’elle est destinée au grand public que le processus de création est simple. Il y a un intérêt à l’étudier en contexte univer­ sitaire », insiste Charlotte Bonneau-Crépin. « En effectuant cette recherche, je me suis rendu compte qu’il y a autant de travail qui a été fait pour That’s What I Like que pour un concerto de Bach. Des gens reprochent souvent à la musique populaire d’être répétitive, de toujours reposer sur les mêmes accords, mais il y a tellement d’autres éléments qui valent la peine d’être analysés ! », conclut Jérémi Gendron.

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sur l’entente entre les deux Corées

Gérard Hervouet

Les poignées de main et les discussions entre les présidents Kim Jong-un et Moon Jae-in ravivent l’espoir d’un rapprochement entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Grand connaisseur de cette région du monde, Gérard Hervouet, professeur associé au Département de science politique, accueille la rencontre du 27 avril avec un optimisme prudent.

Q Pourquoi de nombreux analystes ­ ualifient-ils cette rencontre q d’historique ? R Jamais encore un président de la Corée du Nord n’avait franchi le 38e parallèle, la ligne de démarcation entre les deux Corées. Les petits pas de danse, que les présidents Jae-in et Jong-un ont effectué au nord et au sud de cette frontière lors de leur rencontre du 27 avril, s’avèrent donc uniques. Cela dit, il y a déjà eu des rencontres entre des présidents sud-coréens et le père de Kim Jong-un en 2000, puis en 2007. À l’époque, l’actuel président Moon Jae-in était d’ailleurs directeur de cabinet du président sud-coréen. La déclaration de Panmunjom ressemble d’ailleurs beaucoup à celle en 8 points entre les deux pays, qu’il avait rédigée en 2007. Il y a 11 ans, la Corée du Nord prenait déjà l’engagement de geler sa production nucléaire et de détruire la cheminée de la centrale de Yongbyon, ce qui a été fait en 2008. J’ai l’impression que la rencontre de Pyongyang avait suscité encore plus d’espoir en matière de paix et de désengagement nucléaire de la Corée du Nord que celle qui a eu lieu ces derniers jours. Par la suite, pour respecter les accords, la Corée du Nord a exigé à de nombreuses reprises de se faire payer, notamment en matières premières, jusqu’à ce que la confiance s’effrite de part et d’autre.

Sud s’engagent aussi à accomplir une dénucléarisation totale, un terme très fort, en plaidant pour une péninsule co­­ réenne non nucléaire. Il s’agit de phrases puissantes si elles témoignent d’une réelle volonté politique. Dans la déclaration, on évoque aussi le désarmement par étapes, ce qui inclut le nucléaire, en fonction de l’apaisement des tensions. On entre là dans un processus très complexe, car le nombre d’étapes, leur séquence, leur vitesse et le degré de confiance militaire restent encore à définir. Il existe cependant un élément intéressant : la possible visite du président Moon Jae-in à Pyongyang. Elle ajoute une certaine réciprocité dans la démarche diplomatique en cours. De plus, il ne faut pas oublier l’objectif d’organiser, le 15 août prochain, des réunions pour des familles séparées. Il s’agit d’un point très positif, même s’il n’a rien de nouveau, car c’est un élément émotionnellement très important pour la population dans un contexte de guerre civile qui perdure. La déclaration prévoit aussi la mise en place d’une unité de liaison permanente avec des hauts fonctionnaires dans l’ancienne zone industrielle intercoréenne de Kaesong, que les deux pays géraient conjointement jusqu’en février 2016.

Q Est-ce que ce rendez-vous constitue une victoire diplomatique pour le ­président Trump, qui se démarque par sa grande fermeté envers le régime de Pyongyang ?

R Il est probable que Donald Trump s’attribue le mérite de cette entente. C’est lui qui a poussé un grand nombre de pays à participer aux sanctions contre la Corée du Nord, des sanctions qui ont fait mal au régime. Il a su convaincre des États comme la Chine et la Russie à soutenir ces mesures. Or, même les Chinois les ont, en partie, respectées. Paradoxale­ ment, sa personnalité complètement erratique a peut-être également joué un rôle positif. En effet, le président Trump déboussole tout le monde, y compris Kim Jong-un ! Mais n’oublions pas que ses menaces envers la Corée du Nord sont maintenues. Il est entouré de faucons qui le poussent à adopter une politique très dure et à ne pas agir comme ses prédé­ cesseurs, notamment Barack Obama. Donald Trump se montre très critique envers la politique de patience straté­ gique employée par son prédécesseur. De son côté, il a plutôt recours à une politique d’« impatience stratégique ». Le républicain Victor Cha, un universitaire Q Quels sont les éléments de la rencontre d’origine sud-coréenne pressenti pour du 27 avril qui annoncent tout de même diriger l’ambassade américaine en Corée du Sud, a d’ailleurs refusé le poste, car un apaisement des tensions dans la il savait que les frappes ciblées en Corée péninsule ? du Nord promises par Donald Trump R En tout premier lieu, les deux pays n’avaient rien d’un bluff… font la promesse qu’il n’y aura plus de guerre. La Corée du Nord et la Corée du Propos recueillis par Pascale Guéricolas


vie étudiante

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dans les médias… Sur le discours politique au sujet des migrants illégaux

Stéphane LemanLanglois, École de travail social et de criminologie Le Soleil, 24 avril

À San Francisco, l’Équipe de traitement des eaux de l’Université Laval prend la pose devant le pont du Golden Gate.

Champions des eaux ! L’Équipe de traitement des eaux de l’Université Laval termine première à la Mid-Pacific Student Water Treatment Competition 2018 par Yvon Larose Dans la troisième semaine d’avril, 10 étudiantes et étudiants inscrits au baccalauréat en génie des eaux ou au baccalauréat en génie chi­ mique ont passé quelques jours à l’Université d’État de Californie à Sacramento, à l’occasion de l’American Society of Civil Engineers’ Mid-Pacific Student Water Treatment Competition. En tout, 17 équipes universitaires, la plupart américaines, étaient présentes. Résultats : les représentants UL en ont mis plein la vue au jury, terminant premiers pour le montage de leur système de filtration d’eau souillée et premiers pour la qualité de l’eau obtenue avec ce système. Leur rapport de con­ ception a mérité une cinquième place et leur présentation orale, une huitième place. « Nous étions vraiment préparés, soutient le capitaine de l’Équipe de traitement des eaux de l’Université Laval et étudiant en génie des eaux, Samuel Côté-Leclerc. En trois ans de participation, c’était notre préparation la plus poussée, surtout pour l’étape du montage du système de filtration. Nous l’avions répétée plusieurs fois à l’Université. Là-bas, nous avons passé de

nombreuses heures à refaire l’opération. Nos deux cons­ tructeurs, celui qui devait faire le montage et la dé­­ monstration ainsi que son substitut, étaient prêts. Nous avons bouclé l’épreuve en moins de 20 minutes. » Unique en son genre en Amérique du Nord, cette compétition a pour objectif final de purifier une certaine quantité d’eau souillée afin de la rendre potable à nouveau. La principale contrainte à laquelle font face les équipes concurrentes consiste à se servir de matériaux d’utilité courante vendus en quincaillerie. Dans le scénario de cette année, des ingénieurs sont en vacances sur une île du Pacifique. À la suite d’une tempête tropicale, sans électricité et sans eau potable, ils doivent concevoir et cons­ truire, avec les moyens du bord, un système de filtration capable de traiter de l’eau souillée afin de la rendre potable à nouveau. À Sacramento, l’étape première de l’épreuve consistait, pour chacune des équipes, à préparer de l’eau souillée à l’aide d’ingrédients imposés. Cela s’est fait 24 heures avant la compétition avec deux récipients contenant 17 litres d’eau chacun. On a mélangé ensemble du jus

d’ananas, un mélange en poudre de marque Kool-Aid, du yaourt, de l’argile et du terreau d’empotage. Le lendemain, on a à nouveau mé­l angé le liquide souillé

Cette compétition a pour objectif final de purifier une certaine quantité d’eau souillée afin de la rendre potable à nouveau

pendant 5 minutes avant le début de l’épreuve. « Le jus d’ananas permettait de modifier un peu le degré d’acidité de l’eau, ex­­ plique Samuel Côté-Leclerc. Le yaourt fournissait les bactéries. Mais parce que les bactéries consomment de l’oxygène, il a fallu aug­ menter le taux d’oxygène dissous dans l’eau. Le terreau a rendu l’eau très chargée en particules, ce qui a facilité son enlèvement. La principale difficulté est venue de l’argile à cause de ses particules très fines. Notre solution a consisté en des boules de coton qui, par coagulation, ont permis de créer de plus grosses parti­ cules d’argile que notre système a pu retirer de l’eau. » Le système de traitement imaginé par les étudiants de l’Université Laval était cons­titué de couches super­ posées faites de géotextile, de sable un peu grossier, de sable beaucoup plus fin et de boules de coton. « Notre système a été l’un des plus efficaces et au meilleur coût de fabrication de la compé­ tition, indique l’étudiant. Nous avions des objectifs de coûts, de temps et de qualité d’eau. » L’Université Laval était le seul établissement univer­ sitaire canadien présent à Sacramento. « Nous avons fait rayonner l’Université, dit-il. Nous étions fiers de montrer l’expertise québécoise dans le traitement de l’eau. »

Les réseaux sociaux ­s’enflamment pour des informations voulant que la capacité d’accueil des migrants illégaux soit at­­ teinte et que ces migrants soient mieux traités que des citoyens québécois. Les messages de certains partis politiques encouragent ce genre de fausses nouvelles, estime Stéphane Leman-Langlois. « On est en train de normaliser cette attitude-là qui dit que les immigrants, c’est une présence suspecte, que ce n’est peut-être pas une très bonne idée d’avoir un paquet d’immigrants qui arrivent rapidement au Québec. »

Sur le débat beurremargarine

Benoît Lamarche, École de nutrition La Presse Plus, 26 avril

Il fut un temps où la ­margarine était considérée comme meilleure pour la santé que le beurre. Gra­ duellement, le beurre a re­­ trouvé la faveur du public. Selon Benoît Lamarche, le fait de favoriser les ­huiles végétales partiellement hydrogénées, riches en gras trans, a été « une erreur monumentale du point de vue de la santé publique », les gras trans de la margarine s’avérant pires que les gras saturés du beurre. Selon lui, une méta-analyse récente montre que « la consommation de beurre ne semble pas influencer le risque de subir une maladie cardiovasculaire, ni positivement, ni négativement. »

Sur le mouvement « Incel »

Léa ClermontDion, Département de science politique Le Devoir, 28 avril

Avant de lancer son camionbélier sur les p ­ iétons torontois, Alek Minassian pu­­bliait sur Facebook un message de défense du mouvement misogyne « Incel ». Candi­ date au doctorat en science politique, Léa ClermontDion s’intéresse aux discours anti-féministes en ligne. « Comme les mascu­ linistes, les Incel défendent la thèse de la mise en péril des hommes menacés par la présence des femmes dans la société. Leur logique respective repose sur une grande théorie du complot gynocrate, se construit et se façonne par l’entremise de préjugés et contribue au délitement de la cohésion sociale. »


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Une soixantaine d’étudi graphique ont réalisé d et des graphiques d’info 125e anniversaire du Ch par Yvon Larose

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Les festivités entourant le 125e anniversaire du Fairmont Le Château Frontenac battent leur plein depuis quelques mois déjà. Et l’Université Laval n’est pas en reste. En mars, une quinzaine d’étudiants de l’Atelier d’opéra de la Faculté de musique ont interprété L’Étoile, une œuvre du compositeur Emmanuel Chabrier, dans la salle de bal du Château. En mai, ce sera au tour d’étudiants au baccalauréat en design graphique d’exposer plusieurs de leurs œuvres, inspirées de l’endroit, dans un salon du vénérable bâtiment. « Le directeur du Château a contacté la direction de l’École d’art et de l’École de design pour savoir si des enseignants étaient intéressés à intégrer le 125e à leurs cours », explique la professeure Marie Lessard, de l’École de design. J’enseigne l’illustration d’édition et j’ai dit oui. » Deux autres enseignants de

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Les visiteurs auront beaucoup d’intérêt à découvrir la grande variété des sujets, le choix des éléments et leur traitement

4 Œuvres de : 1. Mathilde Thériault 2. Adeline Carrasco 3. Jacynthe Picard 4. Thomas Brassard

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5. Projet L’Amour au fil du temps (détail), ré Bolduc et Gabriel Julien. 7. Projet Autour ses influenceurs (détail), réalisé par Catheri


design graphique

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yau historique inspirant

iants en design des illustrations ormation pour le hâteau Frontenac l’École de design, les chargés d’enseignement Marie-Hélène Cholette et Jérôme Lessard, ont également répondu à l’appel. Ils donnent le cours Atelier 4 : visualisation d’information. À la session d’hiver, 23 étudiantes et étudiants du baccalauréat en design graphique étaient inscrits au cours Illustration d’édition. « Les étudiants ont choisi ce cours à option par intérêt et pour l’exploration plastique que cela représente, indique Marie Lessard. Ils ont documenté certains lieux du Château, comme le Salon rose, le restaurant Le Champlain et le bar Le 1608. Plusieurs ont choisi le Salon rose avec ses éléments de décor imposants. Certains ont opté pour une représentation extérieure du Château avec sa silhouette très connue. D’autres se sont inspirés de l’ambiance et du décor du bar Le 1608. »

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éalisé par Bruno-Clément Boudreault, Laurence Gagnon et Marie-Christine Lamontagne Métivier. 6. Projet Incendie 14 janvier 1926, réalisé par Jean-François de la soupe aux pois habitants (détail), réalisé par Alexandra Demers, Maude Girard-Beaudry et Laurence Morin. 8. Projet 1608, bar à vin et fromage, ine Harvey et Élyssia Rodeck.

Les étudiants travaillaient en équipe. Ils ont créé des illustrations sur le thème « La vie de Château ». Ils ont livré une interprétation personnelle du sujet. Ils ont fait une recherche documentaire sur l’histoire du Château, mené des études tonales, stylistiques et chromatiques, et produit esquisses et dessins. « Le thème offrait de nombreuses possibilités de création visuelle dans des approches stylistiques variées, souligne la professeure Lessard. Certains ont choisi le dessin au crayon, d’autres ont choisi l’approche numérique de A à Z. Certains ont respecté la perspective, d’autres en ont fait fi. Les proportions varient aussi. » De toute évidence, de belles surprises attendent le public. « Les visiteurs, affirme-t-elle, auront beaucoup d’intérêt à découvrir la grande variété des sujets, le choix des éléments et leur traitement ainsi que la fraîcheur qui se dégage de plusieurs propositions. » Marie-Hélène Cholette et Jérôme Lessard ont encadré une vingtaine d’étudiants chacun. Comme ceux du groupe de la professeure Lessard, ces étudiants ont d’abord effectué une visite guidée du Château. Sur ce thème, ils ont réalisé des graphiques d’information sur différents sujets à l’aide de diagrammes, de tableaux, de réseaux ou de cartes. Les prototypes, aux textes concis et vulgarisés, sont montés sur support 3D. Ils jettent un regard distinct et synthétique sur des faits à saveur historique ou encore sur des aspects inusités du célèbre bâtiment. Mentionnons, entre autres, l’incendie de 1926, les conférences de Québec de 1943 et de 1944 durant la Seconde Guerre mondiale ainsi que des anecdotes romantiques qui ont marqué l’histoire du Château. « Il fallait vivre avec la contrainte de construire une structure lors de chacun des projets, indique Jérôme Lessard. C’était une première dans cet atelier. Habituellement, nous restons au niveau de l’imprimé et du Web. » Certains imprimés sont collés sur un carton rigide ou sur une plan che de bois. D’autres papiers imprimés sont collés sur les surfaces de cubes de bois. Le plexiglas est un autre matériau choisi comme élément structurel. « Je suis très fier des résultats, dit-il. Il y a de l’originalité. Finalement, plusieurs équipes ont réussi à relever le défi de la structure. Nous avons une très belle qualité de produits, considérant l’objectif numéro un de l’atelier qui est de concevoir un système efficace et fonctionnel. Je suis satisfait de l’effort, de l’investissement personnel. La recherche documentaire a demandé du temps. Les étudiants ont notamment consulté des archives. Durant le processus, ils ont dû se comprendre, communiquer, débattre. Cela fait partie de l’apprentissage. » L’exposition d’une trentaine d’œuvres d’étudiantes et d’étudiants en design graphique se tiendra du 11 au 14 mai, de 10 h à 17 h, au salon Haldimand du Fairmont Le Château Frontenac (1, rue des Carrières) Pour info : (418) 692-3861.


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psychologie

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en bref

Soutien au libre accès Le soutien apporté par la Bibliothèque au Directory of Open Access Journals (DOAJ) par l’entremise de l’initiative de financement Global Sustainability Coalition for Open Science Services (SCOSS) s’inscrit dans la continuité de ses activités visant à développer et à promouvoir le libre accès aux publications scientifiques. DOAJ est un répertoire sélectif de revues en libre accès de réputation internationale et aussi un ­ac­­teur de premier plan pour soutenir les initiatives en libre accès dans le monde entier. L’apport financier de la Bibliothèque con­­ tribuera à assurer la pé­­rennisation de DOAJ. Ce soutien renforce également l’engagement de l’Université Laval envers le libre accès, entamé par l’adoption de la Politique sur le libre accès aux publications des résultats de recherche à l’Université Laval et la mise en place du dépôt insti­tutionnel, CorpusUL, en 2016.

Les chercheurs ont évalué périodiquement trois indicateurs de réussite scolaire chez plus de 9 000 paires de jumeaux du Québec et du Royaume-Uni âgés de 7 à 16 ans.

Séparer ou non les jumeaux à l’école ? Sur le plan de la réussite scolaire, rien n’indique qu’une option soit supérieure à l’autre, conclut une vaste étude par Jean Hamann

24 heures de science e

Organisé par Science pour tous, le 13 festival scientifique 24 heures de science aura lieu les 11 et 12 mai aux quatre coins du Québec. Chacune des 450 activités en science et en technologie est une occasion de découverte et de rencontre avec des spécialistes ou des animateurs passionnés. Bars des sciences, expositions, conférences, observations astronomiques et sorties en nature sont au menu. À Québec, 31 ac­­ tivités sont au programme, dont 4 mettent à contribution des chercheurs ou des ­groupes de recherche de l’Université Laval. L’idée derrière cette grande manifestation est de favoriser les rencontres entre les chercheurs et le grand public, de stimuler l’intérêt pour les sciences et les technologies et de promouvoir les carrières scien­ tifiques auprès des jeunes. illustration

Jacques Goldstyn

Un article du Fil, qui paraîtra dans les prochains jours sur le Web, vous ­présentera plus en détail ces activités. Pour planifier vos futures découvertes scientifiques, consultez le programme au www.science24heures.com.

Rien n’indique que le fait de placer des jumeaux dans des classes différentes améliore ou nuise à leur réussite scolaire, conclut une équipe internationale de chercheurs au terme d’une étude portant sur plus de 18 000 en­­fants. Publiée dans la revue Developmental Psychology, cette recherche, à laquelle ont participé l’étudiante-chercheuse Gabrielle Garon-Carrier et les professeurs Michel Boivin et Ginette Dionne, de l’École de psychologie, vient injecter une bonne dose de données probantes dans un débat qui divise depuis un bon mo­­ment les parents, les enseignants et les directions scolaires au Québec et ailleurs dans le monde. Les chercheurs ont évalué périodiquement trois indi­cateurs de réussite scolaire chez plus de 9 000 paires de jumeaux du Québec et du RoyaumeUni âgés de 7 à 16 ans. Il s’agit du rendement scolaire de l’enfant par rapport au reste du groupe, déterminé par son professeur, des habiletés cogni­ tives générales quantifiées à l’aide de différents tests, et de la motivation sco­ laire établie à partir des réponses fournies par les jeunes à des questions portant sur leur intérêt pour diffé­rentes matières.

Les analyses des chercheurs montrent que le fait que les jumeaux soient séparés ou qu’ils soient dans la même classe n’a aucune influence sur ces trois in­­ dicateurs de réussite scolaire. Cette conclusion s’applique aussi bien aux jumeaux homozygotes, communément appelés vrais jumeaux, qu’aux jumeaux dizygotes. « Sur le plan scolaire, il n’y a pas d’avantages ou de désavantages clairs au fait de placer les jumeaux dans des classes séparées, résume Gabrielle Garon-Carrier. Il n’y a donc pas de raison d’imposer des règles rigides au sujet de la séparation des jumeaux à l’école. » La décision de séparer ou non des jumeaux doit tenir compte des aspects socio­affectifs et de la dynamique des enfants, poursuit-elle. « Les parents peuvent pré­f érer que leurs enfants soient dans des classes dif­férentes pour éviter les ­comportements fusionnels et la dépendance, pour que chaque enfant développe pleinement sa personnalité propre ou encore pour ré­­duire la compétition entre jumeaux. À l’opposé, ils peuvent souhaiter que leurs enfants soient dans la même classe pour éviter les répercussions émotionnelles né­­ gatives de la séparation qui pourraient réduire leur plaisir d’être à l’école. »

Lorsque les enfants sont jeunes, ce sont les parents qui sont les mieux ­p lacés pour prendre cette décision parce qu’ils connaissent bien la dy­­­ namique de leurs jumeaux, estime Gabrielle Garon-Carrier. À mesure que les enfants vieillissent, il faut aussi con­sidérer leurs préférences. « Ce que notre étude montre est que peu importe le choix qui est fait, la réus­ site scolaire des jumeaux n’est pas affectée. »

Sur le plan scolaire, il n’y a pas de raison d’imposer des règles rigides au sujet de la séparation des jumeaux à l’école


arts

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La danse dans la peau Danseuse professionnelle, Geneviève Duong effectue un baccalauréat en sciences historiques et études patrimoniales pour mieux positionner cette forme d’art dans la société par Matthieu Dessureault Très riche, le milieu de la danse contemporaine à Québec compte parmi ses fiers représentants Geneviève Duong. Que ce soit comme chorégraphe ou comme interprète, elle a participé à la création de plusieurs œuvres. On l’a vue, entre autres, dans des spectacles présentés par La Rotonde et Code Universel. Elle a aussi participé à la cinquième mouture de la production Les chemins invisibles du Cirque du Soleil et, plus récemment, à une installation chorégraphique du Fils d’Adrien danse au pavillon Pierre-Lassonde. Depuis l’automne dernier, elle est inscrite au baccalauréat en sciences historiques et études patrimoniales. Son but est d’acquérir des connaissances pour mieux faire rayonner son milieu de travail. « Il faut dire que la danse accuse un certain re­­ tard par rapport au patrimoine. J’aimerais faire des ponts entre ces deux univers et trouver des façons d’inciter les artistes et les artisans en danse à réfléchir au legs qu’ils veulent laisser aux prochaines générations », explique-t-elle. Déjà, elle tisse des liens auxquels elle n’aurait pas pensé. « Un de mes premiers cours portait sur les hommes préhistoriques ; cela m’a permis de mieux comprendre les mécanismes anatomiques du corps humain. C’est drôle à dire, mais il y a beaucoup de parallèles à faire entre ma pratique et les théories empruntées dans les différentes sciences historiques. J’espère m’outiller afin d’être en mesure de mieux positionner une vision de la danse dans la société. »

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Née d’une mère québécoise et d’un père vietnamien, Geneviève Duong est tombée toute petite dans la marmite de la danse. Dès l’âge de trois ans, elle suivait des ateliers d’initiation à la danse. Adolescente, elle rêvait d’en vivre. Se fiant à la raison plutôt qu’à son cœur, elle s’est plutôt tournée vers des études en sciences infirmières à l’Université McGill. « Mon père, qui a im­­migré à l’époque des boat people, a toujours eu un regard pragmatique. Pour lui, une carrière artistique n’était pas une option pour ap­­­porter du pain et du beurre sur la table, ce qui explique mon parcours scientifique. À travers les études, toutefois, la danse a toujours fait partie de ma vie. En 2009, j’ai fait le choix de réorienter ma carrière et de me lancer tête première dans ce milieu », raconte-t-elle. Depuis sa sortie de l’École de danse de Québec en 2012, Geneviève Duong n’a pas chômé. Elle a participé à des résidences de recherche et de création et a organisé des activités de médiation. En plus de sa pratique artistique, elle s’implique comme enseignante auprès de la relève. Que ce soit dans les écoles ou avec la troupe de danse Gestuel de l’Université Laval, elle accompagne les danseurs dans leur processus créatif. « Pour moi, la danse est avant tout un art de partage. L’enseigne­ment fait donc partie de l’art chorégraphique. Il s’inscrit dans ma dé­­marche artistique au même titre que mes chapeaux de chorégraphe et d’interprète, auxquels je peux maintenant ajouter celui de chercheuse en sciences historiques et patrimoniales. »

Régulièrement, la chorégraphe Geneviève Duong exerce les fonctions de mentor pour la relève. On la voit ici en répétition pour la pièce Métamorphoses, présentée en avril au Complexe Méduse par Gestuel, la troupe de danse de l’Université Laval.

Penser que Geneviève Duong ralentit le rythme de la production parce qu’elle est aux études serait bien mal la connaître. Entre autres projets, elle prépare une installation performative avec l’artiste visuel André Dubois, à voir cet été à l’îlot des Palais. Il s’agit d’un projet mené en collaboration avec la Société du patrimoine urbain de Québec. Elle participe aussi à la création d’un spectacle multidisciplinaire de l’Orchestre sympho­nique de Gatineau pour souligner les 30 ans du décès de Félix Leclerc. Ce concert sera présenté en avril 2019.

J’aimerais trouver des façons d’inciter les artistes et les artisans en danse à réfléchir au legs qu’ils veulent laisser aux prochaines générations

Geneviève Duong collabore activement avec la troupe Gestuel depuis 2012, année d’obtention de son diplôme à l’École de danse de Québec. « J’aime la philosophie de travail de cette association, qui est très professionnelle, respectueuse et qui a une belle énergie », dit-elle. photos Elias Djemil


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Ma santé, mon pouvoir d’agir Alliance santé Québec invite la population à une activité grand public gratuite sur la santé. Au programme figurent des conférences sur le portrait de la santé de la population de Québec, sur les modes de vie et sur les environnements favorables à la santé, des présentations par affiche sur des travaux de recherche concernant la santé durable réalisés par des étudiants ainsi que des kiosques d’information sur la santé. Les professeurs Johanne Blais,

Jean-Pierre Després, Benoît Lamarche et Paul Poirier ainsi que le directeur de la santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale, François Desbiens, participeront à l’activité. Samedi 26 mai, de 13 h à 17 h, au Grand Salon du pavillon Maurice-Pollack. Pour information et inscription : bit.ly/2JGveYi

Artistes à découvrir L’organisme Première Ovation, qui vise à soutenir la relève artistique de Québec, souffle ses dix bougies. Pour l’occasion, il invite les artistes et tous les amoureux de la culture à un 5 à 7 festif. Il y aura, entre autres, des prestations du collectif de danse Le CRue, de l’artiste de cirque Méliejade Tremblay-Bouchard et de l’écrivaine Erika Soucy. On pourra aussi admirer les œuvres visuelles de plusieurs artistes, étudiants ou diplômés de l’Université, dont Luca Fortin et Carol-Ann Belzil-Normand. L’image pour promouvoir l’événement est une création de Charles-Étienne Brochu, étudiant à la maîtrise en arts visuels. Au Palais Montcalm, 16 mai, de 17 h à 19 h.

Rencontre sous le signe de la foresterie autochtone La Chaire de leadership en enseignement (CLE) en foresterie autochtone, qui vise à former les ingénieurs forestiers aux réalités autochtones, a tenu, le 10 avril à Wemotaci, la 8e rencontre de la Table des partenaires. En plus de permettre d’accueillir un nouveau partenaire, la communauté crie d’Oujé-Bougoumou, cette initiative a permis de rassembler une trentaine de représentants d’organisations provenant de diverses communautés autochtones, des gouvernements, du secteur forestier et de l’Université Laval. L’avancement de plusieurs projets de recherche a été présenté. Des conférenciers ont aussi abordé des sujets comme l’approche socioécologique de la forêt des Innus de Pessamit et les enjeux de la production de bois dans les pourvoiries d’Essipit. Pour en savoir plus sur cette CLE, lisez l’article du Fil : bit.ly/2JMhYl3

Votre téléphone peut sauver des vies ! Depuis le 6 avril, les messages du système national d’alertes au public, nommé En Alerte, sont diffusés sur les appareils mobiles compatibles. Ce dispositif a pour objectif de transmettre à la population, par l’entremise de la télévision, de la radio et maintenant des cellulaires munis du réseau LTE, des alertes importantes susceptibles de sauver des vies, notamment les alertes AMBER. Conçu en association avec les responsables fédéraux, provinciaux et territoriaux de la gestion des urgences, Environnement et Changement climatique Canada, Pelmorex Weather Networks, le secteur de la radiodiffusion ainsi que les fournisseurs de services sans fil, le système En Alerte veille à ce que vous receviez les alertes sans délai et que vous puissiez faire le nécessaire pour être en sécurité. À l’occasion de la Semaine de la sécurité civile, un essai de ce système est prévu au Québec le lundi 7 mai 2018 à 9 h 55. Pour plus d’information, on peut visiter le www.enalerte.ca/.

L’Atelier des Chantiers d’avenir : un franc succès ! Le 2 mai, plus d’une centaine de professeurs et de partenaires se sont rassemblés afin de vivre une expérience unique : celle d’imaginer ensemble la formation des leaders de l’avenir. Cet exercice de co-construction a permis aux participants de rencontrer des gens inspirés qui ont à cœur la ré flexion et l’action autour d’enjeux de société d’importance cruciale tels que

ceux liés au vivre-ensemble, à la santé durable ou aux villes de demain. Sous une formule d’ateliers de travail collaboratifs, ils se sont réunis afin d’échanger en petites équipes, notamment sur les compétences d’avenir. En compagnie de plusieurs membres de l’équipe de direction, le vice-recteur adjoint aux études et aux affaires étudiantes, Claude Savard, s’est dit très satisfait

de ce premier Atelier. Notons que les équipes ont jusqu’au mercredi 16 mai à 23 h 59 pour soumettre une esquisse de leur projet par courriel à chantiersdavenir@ulaval.ca. Les trois projets retenus seront connus au cours des prochaines semaines. Pour plus de détails : ulaval.ca/chantiersdavenir


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Ces profs qui changent des vies Le Fil vous présente une série d’articles sur des enseignants inspirants qui ont influencé le parcours d’anciens étudiants. Cette semaine : Dominique Vandal rend hommage à Michel G. Bergeron, professeur au Département de microbiologie-infectiologie et d’immunologie. par Matthieu Dessureault « Je suis très ému. Cela fait 44 ans que j’enseigne. De savoir qu’une étudiante a été inspirée par la passion que j’éprouve pour ma profession, c’est vraiment très touchant ! » Michel G. Bergeron était surpris quand nous l’avons joint pour lui dire qu’il avait été ciblé comme professeur inspirant. La doctorante en médecine Dominique Vandal l’a choisi pour son enthousiasme contagieux, la ferveur qu’il met dans son travail de chercheur et sa vision de la pratique médicale. Infectiologue réputé, Michel G. Bergeron est derrière de nombreuses percées scientifiques. Au Centre de recherche en infectiologie (CRI), qu’il a fondé, son équipe a mené des travaux qui ont permis de mettre sur pied des tests diagnostics ultrarapides des pathogènes. On lui doit aussi la conception d’un gel microbicide pour ­p rotéger les femmes contre les maladies ­transmises sexuellement. En dépit de son horaire chargé de chercheur, Michel G. Bergeron se fait un point d’honneur de partager ses connaissances. Dans ses cours, il insiste sur l’importance de l’innovation et de la transdisciplinarité, deux concepts au cœur de ses recherches. Pour le professeur, l’enseignement dé­­ passe largement les frontières de l’Uni­ versité, où plus de 5 000 personnes ont suivi l’un ou l’autre de ses cours. « L’en­ seignement ne se limite pas aux étudiants de 1er, de 2e ou de 3e cycle. Comme médecin, il est très important de bien expliquer les maladies aux patients et de prendre le temps de leur parler. Je dis toujours aux étudiants : “Soyez avec eux à 100 %”. La relation avec le patient, c’est la base de tout. » Cette vision rejoint celle de Dominique Vandal, qui entend consacrer sa carrière à faire avancer la recherche médicale et à briser les stéréotypes entourant les ­personnes marginalisées. « Lorsque le Dr Bergeron s’adresse aux étudiants, il explique que le profit et la réussite personnelle ne sont pas ses objectifs principaux. Devant les épreuves, dans ma pratique, je me souviendrai de sa passion et des raisons pour lesquelles nous choisissons la médecine : pour mettre notre talent au service des autres. » Si elle s’est tournée vers ce champ d’études, c’est d’ailleurs grâce à une initiative mise sur pied par le professeur, « Chercheur-e d’un jour », qui permet aux jeunes de découvrir le monde de la recherche dans les laboratoires du CRI. En 2010, elle a pris part à ce programme avec son école secondaire. Ce fut l’oc­ casion pour elle d’échanger avec Michel G. Bergeron et les membres de

Dans ses cours, Michel G. Bergeron insiste sur l’importance de l’innovation et de la transdisciplinarité, deux concepts au cœur de ses recherches son équipe. « C’était si impressionnant de voir tout ce qui pouvait être fait et à quel point les avancées pouvaient avoir une incidence sur nos vies ! J’avais toujours eu de bons résultats scolaires, toutes les portes m’étaient ouvertes, mais c’est à ce moment que le domaine de la santé m’a semblé le plus intéressant », raconte celle qui a entamé ses études universitaires l’an dernier. Depuis, elle se consacre à diverses causes sociales et activités de bénévolat, tout en travaillant d’arrachepied pour devenir médecin.

Si Dominique Vandal a décidé de se lancer dans des études en médecine, c’est en grande partie grâce à une initiative mise sur pied il y a vingt ans par le professeur Michel G. Bergeron. Le programme « Chercheur-e d’un jour » permet aux élèves des écoles secondaires de visiter les laboratoires du Centre de recherche en infectiologie. En plus d’échanger avec les chercheurs, ils peuvent manipuler des équipements de recherche et discuter des possibilités de carrière dans le milieu scientifique. photo Louise Leblanc

Pour entendre Michel G. Bergeron parler de son métier !

Pour lire les autres articles de la série « Ces profs qui changent des vies » :

Le Bureau de soutien à l’enseignement profite de la publication de la série « Ces profs

• Michel Piché : www.lefil.ulaval.ca/ profs-changent-vies-3/

par un ancien étudiant. Rendez-vous à l’adresse bit.ly/2vZ67Ob pour visionner le témoignage

qui ­changent des vies » pour réaliser des capsules vidéo sur les enseignants qui ont été ciblés de Michel G. Bergeron.

• Florian Sauvageau : www.lefil.ulaval.ca/ profs-changent-vies-4/ • Fannie Lafontaine : www.lefil.ulaval.ca/ profs-changent-vies-5/ • Catherine Lemay et Rachel C. Vogel : www.lefil.ulaval.ca/ profs-changent-vies-7 • Danielle Riverin-Simard et Alain Dubois : www.lefil.ulaval.ca/ profs-changent-vies-8 • Normand Voyer : www.lefil.ulaval.ca/ profs-changent-vies-9 • Bernard R. Hodgson : www.lefil.ulaval.ca/ profs-changent-vies-10

Et vous, y a-t-il un enseignant qui a changé votre vie ? Les meilleurs enseignants, ce sont ceux dont on se souvient toute sa vie durant. Dévoués, ­pé­­dagogues, enthousiastes, ils nous ont transmis leur passion, ont élargi nos horizons, nous ont donné envie d’être créatifs dans un domaine. Diplômé ou étudiant, vous avez une ­histoire qui implique un ­professeur ou un chargé de cours toujours à l’emploi de ­l’Université ? ­N’hé­sitez pas à écrire au journaliste ­Matthieu Dessureault pour lui faire part de votre témoignage ­(Matthieu.dessureault@dc.ulaval.ca). Votre histoire pourrait faire l’objet d’un article dans le journal !


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vie étudiante

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Engagés et passionnés ! Le Gala de la vie étudiante a récompensé des personnalités et des réalisations parascolaires remarquables par Yvon Larose Victoria Thân est inscrite au baccalauréat en kinésiologie. Simon Robitaille, lui, poursuit des études de maîtrise en physique. Le jeudi 19 avril, tous deux étaient présents au 28 e Gala de la vie étudiante. L’événement, qui se tenait au Théâtre de la cité universitaire, a attiré près de 250 personnes. Organisé par le Bureau de la vie étudiante, le Gala vise à célébrer l’implication étudiante. Le Gala est aussi l’hôte de la finale locale du concours Forces AVENIR. Pour l’année 2017-2018, Victoria Thân était finaliste dans la catégorie « Personnalité de l’année ». Simon Robitaille, pour sa part, était finaliste dans la catégorie « Improvisa­ tion masculine ». À la fin d’une soirée des plus animées, les organisateurs avaient remis une trentaine de trophées, dont un à chacun de ces étudiants. Sur le campus, l’on associe de plus en plus le nom de Victoria Thân à la philanthropie. « Je me suis impliquée dès mon entrée à l’Université Laval, explique-t-elle, notamment dans la fondation et l’établissement de l’Association des jeunes philan­ thropes de l’Université Laval, à titre de directrice des communications et de vice-présidente exécutive. » L’engagement social de Victoria Thân a commencé dès sa première année au secondaire par de simples actions d’entraide. Elle a ensuite poursuivi au cégep. Et tout indique qu’elle continuera dans cette voie encore longtemps. Ce qui l’attire particulièrement dans l’engagement social est de voir des étudiants croire au fait qu’il est possible, ensemble, de créer un changement positif dans la communauté. « Ensemble, dit-elle, nous pouvons être des jeunes leaders de la vie quotidienne et montrer ainsi que nous pouvons être plus que des étudiants et nos futures professions. Nous pouvons certainement contribuer ensemble à bâtir un meilleur avenir. » Plaisir, créativité, confiance, amis. C’est ainsi que Simon Robitaille, qui termine sa sixième saison avec les Carreaux de la Ligue universitaire d’improvisation, décrit sa passion. L’élément déclencheur remonte à l’école secondaire. Sa sélection par l’équipe d’impro a changé sa vie. « Ça m’a permis de développer mes habiletés sociales, ma créativité, mon assurance et ma confiance en moi, souligne-t-il. Sans compter que l’impro m’a fait rencontrer énormément de belles personnes qui sont devenues des amis proches. Le rire, ça rapproche. » Comment l’esprit structuré d’un scientifique fonctionne-t-il dans un tel environnement ? « Je dis souvent que je fais de l’impro pour

“décrocher” de la physique, et que j’étudie la physique pour “décrocher” de l’impro, répond-il. Je crois, en fait, que ces deux disciplines sont complémentaires pour moi. Le procédé de création demeure le même : il faut partir d’une idée ou d’une hypothèse et créer une histoire ou un modèle autour de cette idée. » Le Bureau d’entraide en nutrition a remporté la mise dans la catégorie « Association parascolaire ». Huit étudiants du baccalauréat en nutrition en sont membres, dont AndréeAnne Doyon. « En tant qu’étudiants en nutrition, dit-elle, nous considérons que l’alimentation saine et équilibrée représente une composante incontournable pour le maintien et l’amélioration des saines habitudes de vie. » En 2017-2018, le Bureau a donné Les lauréates et lauréats du Gala de la vie étudiante, le 19 avril, au Théâtre de la cité universitaire. une douzaine de conférences, tenu photo David Cannon une demi-douzaine de kiosques et participé à l’élaboration de quatre scène avec une autre troupe, Gang au doctorat en médecine et présiateliers culinaires. Les étudiants ont de Roue, composée de personnes dent fondateur de l’organisme. aussi organisé des événements culien fauteuil roulant. « L’idée de parPartenariat Santé fait la promonaires. « Les gens sont très ouverts à tager la scène avec Gang de Roue tion de la santé cardiovasculaire en apprendre davantage sur la saine a été accueillie avec beaucoup auprès de la population. Les malaalimentation, poursuit-elle. Dans les ­d’enthousiasme au sein de la troupe dies cardiovasculaires représentent Organisé par événements culinaires, nous prépadès le départ, raconte Alexandre la deuxième cause de mortalité au Pineault, inscrit au baccalauréat en Canada. « Nous organisons des rons différentes recettes selon dif­ le Bureau de informatique et vice-président séances gratuites de prévention et férents thèmes, comme la cuisine à direction artistique de Gestuel. de dépistage des maladies cardiofaible coût ou la cuisine végéta- la vie étudiante, Nous espérions franchement les vasculaires dans la communauté, rienne. Nous nous rendons ensuite le Gala vise accueillir le mieux possible. Gang explique Mathieu Allard. Nous évasur place et cuisinons avec les individe Roue s’est avérée être une troupe luons la personne au moyen d’un dus participants, en plus de leur par- à célébrer de danseurs et danseuses dotés questionnaire, nous mesurons son ler de la saine alimentation et de l’implication d’une présence exceptionnelle, cal- tour de taille et nous prenons sa tenrépondre à leurs questions. » Dans la catégorie « Spectacle pro- étudiante mes, à la fois sérieux et amusants, et sion artérielle. La seconde étape, duction », les honneurs sont allés à franchement passionnés. » durant une rencontre individuelle Métamorphoses, le spectacle que Le trophée de la catégorie « Projet de 15 minutes, consiste à essayer de Gestuel, la troupe de danse con­ santé, communautaire et social » a faire adopter des comportements temporaine de l’Université Laval, a été remis à Partenariat Santé. Créée santé à la personne. Nous ne pouprésenté les 6 et 7 avril au Com­ en 2016, cette initiative réunit vons pas travailler tout de suite, plexe Méduse de Québec. Pour la actuellement 220 étudiantes et étu- mais nous pouvons agir au chapitre première fois en 33 ans, la troupe diants en sciences de la santé. du dépistage et du changement de composée majoritairement d’étu« Nous étions 40 la première année », comportement. Et c’est fou comme diantes et d’étudiants a partagé la rappelle Mathieu Allard, étudiant les gens “embarquent”. »

Partenariat santé fait la promotion de la santé cardiovasculaire auprès de la population. Plus de 200 étudiantes et étudiants en sciences de la santé en sont membres.

Pour la première fois, la troupe de danse contemporaine Gestuel a partagé la scène avec une autre troupe, Gang de Roue, composée de personnes en fauteuil roulant. photo Elias Djemil


sports

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en bref

Admis au Temple de la renommée de l’ACSC Jacques Bordeleau, entraîneur-chef, Marianne Gareau, étudiante-athlète, Pierre Langlois, président du conseil d’administration, Philippe Langlois, étudiant-athlète, et Julie Dionne, directrice du Service des activités sportives, sont tous fiers de l’arrivée du tennis dans la grande famille du Rouge et Or. photo Rouge et Or

Le tennis au sein du Rouge et Or Trois ans après avoir officiellement vu le jour, le club de tennis de l’Université Laval a franchi un pas de plus, le 25 avril, en se joignant à la grande famille du Rouge et Or par Mathieu Tanguay Le club de tennis devient ainsi le 14e club d’excellence sportive Rouge et Or. Il sera présidé par Pierre Langlois, à la tête du conseil d’administration depuis les premiers balbutiements de la formation, alors qu’elle s’appelait encore Équipe universitaire de la Capitale. « Pierre et son équipe ont fait un travail remarquable ces dernières années et c’est une grande joie pour nous de les voir se joindre à la famille du Rouge et Or, a déclaré la directrice du Service des activités sportives de l’Université Laval, Julie Dionne. Le club

de tennis a démontré beaucoup de sérieux et de rigueur dans toutes les étapes du processus. C’est un sport qui obtient de plus en plus de visibilité sur les scènes provinciale et nationale, et je suis certaine que les étudiantesathlètes et étudiants-athlètes de tennis feront rayonner le Rouge et Or et l’Université à la grandeur du pays. » Officiellement mis sur pied en 2013 dans l’élan de la création d’une ligue universitaire par Tennis Québec, le club de tennis Rouge et Or con­ tinuera d’évoluer au sein de ce circuit composé de six

équipes. « Les démarches de représentation se poursuivent auprès du Réseau du sport étudiant du Québec pour y intégrer le tennis », a, par ailleurs, souligné Julie Dionne. Outre l’Université Laval, les universités McGill, Concordia, de Mon­tréal, de Sherbrooke et l’École de tech­ nologie supérieure sont en compétition lors d’une saison qui s’étend de janvier à avril. « La venue d’une équipe de tennis dans le prestigieux pro­g ramme Rouge et Or constitue une excellente nouvelle pour le monde du tennis. En plus de permettre au sport

de rayonner encore plus dans la région, cela permettra à nos athlètes de pointe de trouver un débouché qu’ils n’avaient pas à la suite de leur parcours junior. Cette grande nouvelle s’inscrit aussi dans une longue tradition de tennis à Québec et constitue un beau complément aux programmes de sports-­ études et aux programmes collégiaux actuellement en plein essor à Québec », a, pour sa part, indiqué le président du conseil d’administration du club, Pierre Langlois. L’équipe composée de deux douzaines d’étudiants-athlètes continuera d’être dirigée par Jacques Bordeleau (entraîneurchef) et Christian Gingras (entraîneur adjoint). Les deux hommes, tous deux certifiés niveau 4 par Tennis Canada (le plus haut niveau accessible), ont ensemble plus de 60 années d’expérience dans le tennis.

Campus dynamique

L’Association canadienne du sport collégial (ACSC) a dévoilé, le 23 avril, le nom des 10 nou­ veaux membres de son Temple de la renommée. L’entraîneur-chef de l’équipe féminine de volley­ ball Rouge et Or, Olivier Caron, celui de la formation masculine, Pascal Clément, ainsi que son adjoint, Gino Brousseau, font partie du groupe qui sera intronisé lors d’un banquet le 12 juin à l’Hôtel Universel Québec. Olivier Caron et Pascal Clément seront honorés dans la catégorie des entraîneurs, tandis que Gino Brousseau le sera dans celle des athlètes. Alors qu’il était la tête d’affiche des Titans du Cégep Limoilou, Gino Brousseau a mené les siens à deux conquêtes consécutives du titre lors du championnat de volleyball masculin en 1985 et en 1986. À chaque occasion, il a été nommé membre de la première équipe d’étoiles et sacré joueur par excellence. Sous la gouverne de Pascal Clément, les Titans du Cégep Limoilou ont remporté à quatre reprises le championnat canadien en six ans. Quant à Olivier Caron, il a mené l’équipe féminine des Élans du Collège François-Xavier-Garneau à quatre conquêtes du titre de championnes nationales en 13 saisons. photo Rouge et Or

Gardez la forme malgré un horaire chargé Votre horaire est chargé, mais vous avez quelques m ­ idis et fins de journée libres ? Alors, profitez dès maintenant des séances à la pièce du PEPS ! Parfaites pour ceux et c­ elles qui ne veulent pas s’engager dans un cours de plusieurs semaines, les séances à la pièce permettent de varier l’entraînement tout en procurant une dépense physique importante. Si vous aimez toucher à tout, cette formule est tout indiquée pour vous ! Zumba, cardio-abdos, cardio-fit, cardio-militaire, circuit-abdos, Tabata et duo step-intervalles sont les activités au programme ce printemps. Plusieurs séances sont offertes chaque semaine. Consultez l’horaire dans la section « activités libres ». Vous pouvez vous procurer des cartes de 10 ou 30 séances à la pièce à la réception du PEPS.

Emplois disponibles Le PEPS est à la recherche de personnes pour occuper certains postes estivaux dans son équipe de surveillants-sauveteurs et dans celle de marqueurs et d’arbitres pour ses ligues intra-muros. Un emploi au PEPS, c’est bouger en travaillant ! C’est également profiter d’horaires flexibles, d’un environnement exceptionnel en plein cœur de Québec, des services d’une équipe passionnée et qualifiée et d’un abonnement gratuit. Tout ça à deux pas de tout ! Alors, n’attendez plus et venez passer les prochains mois au PEPS ! Le GYM est un des plus beaux centres d’entraînement de la ville de Québec et il est situé sur le campus ! Spacieux, lumineux, doté d’une grande variété de machines cardiovasculaires et de poids libres, il possède bien des caractéristiques attrayantes. De plus, des programmes d’entraînement sont inclus dans l’abonnement. Pour en savoir plus, visitez le peps.ulaval.ca/gym. photo Hubert Gaudreau

Visitez les offres d’emplois sur peps.ulaval.ca.


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au fil de la semaine

05/05

le fil | le 3 mai 2018

Petite marche de santé sur le campus Les relations de cause à effet entre l’aménagement urbain et la santé des citoyens ne sont pas évidentes pour tous. C’est pourquoi le projet Ça marche Doc ! a été mis sur pied. Afin de faciliter le transfert de connaissances entre experts et profanes, des médecins, des urbanistes et d’autres experts se sont engagés à vulgariser les résultats d’études dans une série d’émissions de télévision. De plus, pour joindre la pratique à la théorie, ils invitent, tous les samedis matins, la population à marcher avec eux dans différents quartiers urbains des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches pour discuter des éléments sains et malsains de notre environnement. Cette semaine, cette promenade aura lieu sur le campus et c’est le doyen de la Faculté de médecine, Julien Poitras, qui animera la discussion. Pour souligner l’engagement de cette faculté dans le projet Ça marche doc ! et pour promouvoir les bienfaits du verdissement sur la santé, un arbre sera planté dans la cour intérieure du pavillon Ferdinand-Vandry à la fin de la promenade. photo PEPS Samedi 5 mai, à 10 h. Départ : entrée principale du pavillon Ferdinand-Vandry. Aucune inscription requise. Pour plus d’info sur cette marche : bit.ly/2I9kLHS. Pour en savoir plus sur le projet Ça marche doc ! : camarchedoc.org

04/05

05/05

09/05

Faut-il avoir peur des cannabinoïdes ?

Faire des lunchs en famille

Vous avez l’impression que les sandwichs au Les cannabinoïdes ne sont jambon reviennent trop pas uniquement des sub­ souvent dans la boîte stances chimiques produites à lunch de vos enfants, par des plantes comme le mais vous ne savez plus cannabis ; ils sont égalepar quoi les remplacer ? ment sécrétés naturelleDécouvrez de nou­velles ment par le corps humain. idées de recettes faciles Malgré tout, ils font peur lors de l’atelier culinaire à bien des gens. Le pro­ parent-enfant « Prépare fesseur Cory Harris, du ta boîte à lunch ». Offert Département de biologie par Mon équilibre UL, de l’Université d’Ottawa, cet atelier pratique vous est invité par l’Institut sur permettra d’explorer difla nutrition et les aliments férentes façons d’apprêfonctionnels à donner une ter les aliments. En comconférence sur les bienfaits pagnie de votre enfant, que peuvent générer ces vous pourrez éga­lement substances. Dans sa présencuisiner quel­ques mets tation, il dressera un porà rapporter à la maison. trait des recherches en cours et des connaissances Samedi 5 mai ou dimanche actuelles relatives aux phy6 mai, de 10 h à 12 h, tocannabinoïdes et à leurs au local 0252 du PEPS. effets. Il parlera, notam­Inscrivez-vous en ligne à ment, de leurs effets thérabit.ly/2FAlADU. Vous manpeutiques sur la santé, qui quez plutôt d’imagination vont au-delà de ce qu’on pour les collations ? Un pense savoir du cannabis. ­atelier sur ce thème aura lieu le samedi 26 mai et Vendredi 4 mai, à 15 h, au le dimanche 27 mai. local 1240 du pavillon de l’Envirotron. Activité gratuite, mais inscription obligatoire à bit.ly/2JMa5vY

12/05

14/05

Grand nettoyage À la découverte du printemps de la Patagonie

Des légumes sur son balcon

Festival Une pinte de science

Chaussez vos bottes, retroussez vos manches et participez au nettoyage annuel des boisés et des espaces verts du campus. Pour une huitième année consécutive, le Service des immeubles (SI) lance un appel à toute la communauté universitaire afin de recruter des bénévoles désireux de l’aider à effectuer cette tâche. L’an passé, 84 personnes ont ramassé 533 kg de déchets de toutes sortes, dont des chaussettes de bébé, un téléphone cellulaire et une roue de vélo. Le SI fournit les gants, les lunettes de sécurité et les sacs de déchets. Participez en grand nombre à cette activité qui contribue à l’embellissement du campus et à la démarche de développement durable de l’Université. photo

Des tomates, des poivrons, des concombres, des cerises de terre… Il n’est pas nécessaire de posséder un grand terrain pour cultiver des fruits et des légumes chez soi. Un balcon, ou même un coin de stationnement, suffit pour pratiquer la culture en pots. Vous aimeriez tenter l’expérience ? Le Jardin universitaire RogerVan den Hende vous propose un atelier sur le sujet. Vous y apprendrez tout ce qu’il faut savoir sur le substrat, les contenants, la fer­tilisation et la gestion de l’eau. On vous indiquera également quelles sont les plantes les plus propices à la culture en pots. Cet atelier sera donné par l’agronome Lili Michaud, spé­cialiste du jardinage écolo­gique et de l’agriculture urbaine.

Prenez 18 chercheurs, dont 17 de l’Université Laval, et invitez-les dans trois pubs pendant trois soirs de mai et vous avez le Festival Une pinte de science à Québec. Cette fête de la vulgarisation scientifique est une occasion de rencontres et d’échanges entre des spécialistes de différentes disciplines et un public as­­ soiffé de connaissances et de bon houblon. Au café Fou AELIÉS, on discutera des nouvelles technologies et du numérique, au bar La Ninkasi, il sera question des merveilles du cerveau et, au Pub Galway, la santé sera au cœur des discussions.

Marc Robitaille

Mercredi 9 mai, de 11 h 30 à 13 h 30. Point de rencontre : entre les pavillons Alphonse-Desjardins et Agathe-Lacerte. Inscrivezvous avant le lundi 7 mai : bit.ly/2FxOK6J

11/05

Que sait-on réellement de cette région chilienne ? Peu de choses… C’est donc pour mieux connaître cette terre mythique que Maxime Tye-Gingras et Caroline Mercier ont enfourché leur vélo. Lors de la prochaine soirée cycliste de la Coop Roue-Libre, ils raconteront leur périple à travers une Patagonie aux climats et aux paysages variés. De la pampa désertique et venteuse du Sud aux forêts dense et humides du Nord, en passant par les hautes montagnes blanches, la Patagonie est une contrée sauvage et grandiose, parfois inhospitalière et impitoyable, qui exige force et courage chez les cyclotouristes. Pour la traverser à vélo, il faut être prêt à tout ! photo Maxime Tye-Gingras

Vendredi 11 mai, à 19 h, au café Fou AELIÉS au pavillon Alphonse-­ Desjardins. Pour confirmer sa présence : bit.ly/2HF4t9W

Samedi 12 mai, à 13 h 30, au local 1240 du pavillon Envirotron. Pour s’inscrire : www.jardin.ulaval.ca/ les-ateliers-du-jardin/ legumes-en-pots/

Consultez le calendrier complet des activités sur le campus à ulaval.ca

Du lundi 14 mai au ­mercredi 16 mai, de 19 h à 21 h, au café Fou AELIÉS, au bar La Ninkasi et au Pub Galway. Entrée libre. Pour en savoir plus sur la programmation et les inscriptions en ligne, rendezvous sur pintofscience.ca/ events/québec-city-qc.

Le Fil 3 mai 2018  

Le journal de la communauté universitaire

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