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Grande campagne, grand succès ! p8-9

Chapeau aux finissants ! p 11

10 années de réalisations À la veille de la fin de son mandat, le recteur de l’Université Laval, Denis Brière, dresse le bilan des dix dernières années. p2-3-4

photo Marc Robitaille

Volume 52, numéro 27 18 mai 2017


actualités UL Dix années de grands défis et de réalisations

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Le recteur Denis Brière dresse le bilan de ses dix années de mandat Depuis bientôt dix ans, j’ai le privilège de servir l’Université Laval à titre de recteur. C’est avec reconnaissance et fierté que je terminerai dans quelques jours mon deuxième et dernier mandat. J’exprime d’emblée ma profonde gratitude à tous ceux et celles qui m’ont accompagné, de près ou de loin, dans l’exercice de cette importante fonction. Je profite aussi de cette dernière communication à titre de recteur pour partager avec vous ma grande fierté des nombreuses réalisations qui ont marqué le développement et le rayonnement de notre université au cours des dix dernières années. Pendant cette période 2007-2017, nous avons su, tous ensemble, relever d’importants défis et saisir les multiples occasions qui se présentaient à nous afin de faire progresser et rayonner notre université dans toutes les dimensions de sa mission et dans le respect de ses valeurs, de son autonomie et de son statut d’université complète. J’ai pu d’ailleurs en témoigner à maintes reprises sur diverses tribunes, tant à l’interne qu’à l’externe, et en faire état, chaque année, lors des discours prononcés à la rentrée universitaire et dans le cadre de l’assemblée générale annuelle des membres de l’Université. Je vous invite à consulter ces discours à l’adresse suivante : https ://www.ulaval.ca/notre-universite/ direction-et-gouvernance/cabinet-durecteur/discours.html Je tiens par ailleurs à vous présenter quelques faits saillants dont je suis très fier et qui illustrent bien le dynamisme, la grande capacité d’innovation et le sens des responsabilités dont a su faire preuve notre communauté durant cette dernière décennie. Par ces quelques exemples, je souhaite également exprimer mon profond attachement à l’Université Laval et l’honneur que je ressens d’avoir pu contribuer à en faire un moteur d’innovation et de développement exceptionnel et une université à la fois ouverte sur le monde et bien ancrée dans son milieu. DES INITIATIVES FAVORISANT LA RÉUSSITE ÉTUDIANTE ET L’ACCÈS AUX ÉTUDES

Dès mon arrivée au poste de recteur en 2007, j’ai invité la communauté universitaire à inscrire au cœur des orientations et des priorités de développement de l’Université Laval des mesures visant à adapter les programmes de formation aux nouveaux besoins et aux attentes des étudiants et de la société, notamment par l’accroissement de l’offre de formation à distance, le déploiement d’un environnement numérique d’études de pointe et de nombreuses mesures d’appui à la réussite. Pour soutenir ce développement, nous avons investi au cours des dix dernières années 120 M $ dans la stratégie numérique. Ces investissements ont permis de consolider des revenus annuels moyens de 75 M $ dans le budget de fonctionnement, notamment grâce au déploiement de notre offre de formation à distance, laquelle représente aujourd’hui plus de 22 % des crédits-étudiants comparativement à moins de 8 % en 2006-2007. Autre signe des temps : le pourcentage des étudiants inscrits à au moins un cours à distance en

« Pendant cette période 2007-2017, nous avons su, tous ensemble, relever d’importants défis et saisir les multiples occasions qui se présentaient à nous afin de faire progresser et rayonner notre université dans toutes les dimensions de sa mission et dans le respect de ses valeurs, de son autonomie et de son statut d’université complète », a déclaré Denis Brière.

2015-2016 atteignait 57 %, alors que cette proportion était de 31 % en 2006-2007. L’Université Laval est d’ailleurs reconnue comme leader de la formation en ligne avec 84 programmes aux trois cycles d’études offerts entièrement à distance et près de 900 cours offerts en ligne. Ceci témoigne non seulement de notre capacité à nous adapter avec pertinence et agilité aux nouvelles formes d’apprentissage, mais également de notre volonté à favoriser la conciliation étudestravail-vie personnelle, l’accès aux études et la conciliation études et stages à l’international. Le développement de trois formations en ligne ouvertes à tous (ou MOOC) au cours des deux dernières années démontre aussi les efforts déployés pour demeurer constamment en phase avec les grandes tendances de l’heure. L’aménagement, en 2014, d’une première salle d’apprentissage actif favorisant le travail collaboratif se veut également un autre bel exemple de notre volonté d’adapter

nos formations à de nouveaux modes d’apprentissage et de favoriser la réussite étudiante. Située à la Bibliothèque, cette salle est devenue un modèle du genre au sein de la communauté universitaire québécoise. Je suis aussi très fier de notre nouveau portail de cours, monPortail, lancé en août dernier. À la fine pointe de la technologie et évolutif, cet environnement numérique d’études permettra, au terme de son déploiement, de regrouper tous les services et les informations dont l’étudiante ou l’étudiant a besoin pour assurer la réussite de son parcours à l’Université Laval. Ce portail vient aussi répondre aux habitudes de collaboration en réseau des nouvelles générations d’étudiants et leur fournira une large gamme de services numériques où qu’ils soient dans le monde. Personnalisé selon le programme de chaque étudiant, l’environnement numérique d’études intègre aussi des composantes d’aide à la réussite. L’Université Laval s’est

On peut le lire en ligne à lefil.ulaval.ca et s’abonner gratuitement à un avis de parution électronique.

Le journal de la communauté universitaire Fondé en 1965, Le Fil est un hebdomadaire publié 29 fois par an par la Direction des communications de l’Université Laval et distribué gratuitement sur le campus.

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d’ailleurs démarquée en 2015 en remportant deux prix Octas décernés par le Réseau ACTION TI, dont le Prix d’excellence pour le caractère novateur de son dispositif Appui à la réussite, qui permet de détecter et de soutenir de façon précoce les étudiantes et étudiants à risque d’échec ou d’abandon. C’est toujours avec cette volonté de favoriser la réussite étudiante que j’ai proposé, en 2010, la mise en place du Programme de bourses de leadership et développement durable. Cette initiative novatrice vise à soutenir financièrement, durant toute la durée de leurs études, les étudiantes et étudiants qui se démarquent par leurs réalisations et leur engagement exceptionnel dans les domaines artistique, entrepreneurial, environnemental, social, scientifique ou sportif. À ce jour, 7,1 M $ en bourses ont été versés à quelque 645 boursiers dans le cadre de ce programme entièrement financé par des contributions du milieu socioéconomique.

Rédaction Éditeur : Jacques Villemure, directeur des communications Rédactrice en chef : Claudine Magny Journalistes : Matthieu Dessureault, Jean Hamann, Yvon Larose Collaborateurs : Pascale Guéricolas, Stéphane Jobin, Renée Larochelle, Caroline Leclerc, Mathieu Tanguay Collaborateurs au Web : Carl Bélanger, Thierry Mellon Rédactrice-réviseure : Manon Plante Agente de secrétariat : Sophie Leroux

Production Infographie : Geneviève Bolduc, Service de reprographie de l’Université Laval Impression : TC Imprimeries Transcontinental, Québec (Québec)

Placements publicitaires Claudine Trudel 418 656-2131 poste 6415 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec, ISSN 022-1-1965

Pour nous joindre 2325, rue de l’Université, local 3108 Québec (Québec) G1V 0A6 Téléphone : 418 656-2131 poste 4687


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Notons également que l’Université Laval a versé, dans la seule année 2015-2016, plus de 64,5 M $ en aide financière à ses étudiantes et étudiants, pour un total au cours des dix dernières années de plus de 600 M $. Depuis 2007, le ratio étudiants-professeur a également été stabilisé à 22, alors qu’il est passé à 25 en moyenne dans les universités québécoises. Deux enquêtes nord-américaines démontrent également que nous savons innover dans notre offre de formation et répondre aux besoins et attentes des étudiants. D’une part, l’enquête « National Survey of Student Engagement » (NSEE), publiée en 2014, indique que l’indice de satisfaction des étudiants de l’Université Laval au 1er cycle se situe à 87,4 % comparativement à 80,5 % en moyenne au Canada. D’autre part, l’enquête « Canadian Graduate and Professional Student Survey », publiée en 2016, indique que l’indice de satisfaction de nos étudiants aux cycles supérieurs est de 91,9 % comparativement à 85 % en moyenne au Canada. DES INNOVATIONS PORTEUSES EN ENSEIGNEMENT ET EN RECHERCHE ET CRÉATION

Les dix dernières années ont aussi été très prolifiques en matière d’innovation en enseignement et en recherche et création, grâce notamment à la mise en place d’un programme parmi les plus ambitieux au Canada et dont je suis particulièrement fier : le Programme pour l’avancement de l’innovation, de la recherche et de l’enseignement (PAIRE). Lancé en 2008, ce programme visait initialement la création de 100 chaires de recherche et un investissement de 100  M $ sur cinq ans. En moins de trois ans, nous avions déjà dépassé cet objectif financier. Forts de ce succès, nous avons ajouté, en 2010, un volet visant à favoriser l’innovation pédagogique

par la mise sur pied de chaires de leadership en enseignement (CLE). Ce concept unique au Canada permet de développer des approches d’enseignement et d’apprentissage novatrices, d’accroître le corps professoral dans des do­maines ciblés et de favoriser la réussite scolaire et l’insertion des étudiants sur le marché du travail en misant sur les partenariats avec le milieu socioéconomique. Le programme PAIRE a favorisé, à ce jour, la création de 85 chaires de recherche en partenariat, de 4 prestigieuses chaires d’excellence en recherche du Canada (CERC) et de 40 chaires de leadership en enseignement, pour des investissements de plus de 250 M $. Les chaires de recherche en partenariat et les CERC ont tout particulièrement permis d’établir à Québec des pôles d’ex­ cellence dans des domaines de pointe et d’accroître les investissements en recherche du secteur socioéconomique. L’Université Laval est d’ailleurs la seule ­université au Canada à avoir obtenu quatre chaires dans le cadre des deux premiers concours de cet important programme canadien qui offre aux universités jusqu’à 10 M $ répartis sur sept ans pour appuyer des chercheurs de calibre mondial dans la mise sur pied d’ambitieux programmes de recherche. Ce montant est apparié par le gouvernement québécois et le milieu socioéconomique pour un total de l’ordre de 30 M $ par chaire. L’obtention de ces chaires est venue reconnaître le leadership national et international de l’Université Laval dans quatre grands domaines : les études nordiques, l’optiquephotonique, les neurosciences et la santé cardiométabolique. Les 40 CLE créées à ce jour touchent, quant à elles, à une grande diversité de secteurs d’activité, notamment dans les domaines des sciences humaines. Elles ont permis

Le président français, François Hollande, était en visite à Québec en novembre 2014. On le voit ici en compagnie du recteur, Denis Brière, et du premier ministre du Québec, Philippe Couillard. photos Marc Robitaille

l’embauche ou la rétention d’autant de professeures et professeurs et généré, en cinq ans, des investissements externes de plus de 10 M $. Les CLE se veulent non seulement de puissants leviers de développement pour nos facultés et de véritables moteurs d’innovation pédagogique au service des étudiants et de l’ensemble de la société, mais elles permettent aussi la formation d’une main-d’œuvre hautement qualifiée dans des secteurs d’activité en forte croissance dans la région et au Québec. Le succès du programme PAIRE ex­­ plique d’ailleurs en grande partie la hausse constante des fonds de recherche de l’Université Laval depuis 10 ans. Se situant à 268 M $ en 2007, ils ont atteint en 2015-2016 près de 377 M $. Cette hausse de 41 % a ­permis de positionner notre université parmi les dix plus grandes universités de recherche au Canada et renforce d’autant la notoriété de Québec et de la région comme capitale innovante dont l’économie s’appuie sur le savoir, la haute technologie et la recherche de ca­­libre international. DES MESURES STIMULANT L’INTERNATIONALISATION DE NOS ACTIVITÉS

Au cours de la dernière décennie, nous avons aussi fait des avancées importantes en matière d’internationalisation de nos activités de formation et de recherche, notamment en matière de mobilité étudiante internationale, où l’Université Laval est reconnue comme le leader québécois avec près de 1 000 étudiantes et étudiants qui profitent chaque année d’une offre de séjour à l’étranger et autant qui viennent effectuer un séjour d’études sur notre campus. Nous avons également déployé d’importants efforts en matière de recrutement étudiant à l’international, ce qui s’est traduit par une hausse importante du nombre d’étudiants d’origine étrangère, lequel est passé de 4 200 à la session d’automne 2010 à plus de 5 670 à l’automne 2016, ce qui représente une augmentation de 35 % et plus de 14 % de notre effectif étudiant. La grande richesse culturelle qui anime notre campus et le fort sentiment d’appartenance des étudiants internationaux envers l’Université Laval ont également d’importantes retombées sur le développement et le rayonnement de la grande région de Québec. L’Université Laval compte aussi aujourd’hui plus de 750 ententes de formations conjointes, de mobilité étudiante ou d’échange de professeurs avec des établissements de renom dans plus de 70 pays. Au cours des sept der­nières années, nos professeurs ont ­également mené plus de 13 000 projets de recherche, dont près de 1 000 en collaboration avec plus de 700 organisations étrangères. Ces partenariats, qui font rayonner l’Université Laval et toute la région de Québec bien au-delà de nos frontières, se sont tout particulièrement enrichis au cours des dernières années de trois ententes de collaboration avec le Centre national de la recherche scientifique de France, dont le renouvellement de l’Unité mixte internationale (UMI) Takuvik et la création de deux laboratoires internationaux associés (LIA), l’un dans le domaine de l’optique-­photonique et l’autre dans le domaine des ressources géologiques et de surface. Ces ententes ont permis de jeter les bases de ces nouveaux concepts porteurs que sont les UMI et les LIA.

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DES INVESTISSEMENTS AU SERVICE DE LA COMMUNAUTÉ UNIVERSITAIRE ET DE LA RÉGION

La période 2007-2017 a aussi été marquée par des investissements importants dans l’amélioration de notre milieu de vie, et ce, pour le plus grand bénéfice de notre communauté universitaire et de la population de la grande région de Québec. Je suis particulièrement fier des résultats que nous avons obtenus dans le cadre des différents programmes provinciaux et fédéraux d’inves­ tissement dans les infrastructures, ce qui nous a permis de réaliser de grands projets structurants, tels que : • l’agrandissement du pavillon FerdinandVandry pour en faire un complexe intégré de formation en sciences de la santé parmi les plus modernes au pays ; • le réaménagement des espaces de la Bibliothèque afin de répondre aux besoins émergents en matière d’accès à l’information et aux nouveaux modes d’apprentissage ; • la mise en fonction du supercalculateur Colosse, qui permet à des chercheurs du Québec et du Canada d’effectuer des opérations de calcul de haute performance. Une importante subvention obtenue récemment permettra également dans les prochaines années d’investir 35 M $ dans les technologies et 70 M $ dans divers autres projets d’infrastructure. La construction du stade TELUSUniversité Laval et l’agrandissement du PEPS font aussi partie des grands projets, dont je suis très fier, réalisés durant mes dix années à titre de recteur. Ces travaux majeurs ont été réalisés dans les échéanciers prévus et sans dépassement de coûts, ce qui vient réaffirmer la capacité de l’Université Laval de mener à bien des projets de construction d’envergure et novateurs. Ces investissements ont aussi permis de doter notre université et la grande région de Québec de plateaux sportifs qui répondent aux plus hautes normes internationales, contribuant non seulement à renforcer l’excellence sportive de nos étudiants-athlètes et à favoriser l’adoption de saines habitudes de vie au sein de la communauté universitaire, mais également à accroître la capacité de la région et du Québec à accueillir de grands événements sportifs. Le renforcement de la vocation régionale du PEPS permet aussi de répondre aux besoins des équipes sportives régionales et de bonifier les services à la population, qui bénéficie de 70 % du temps d’utilisation des nouveaux plateaux. Ce complexe sportif, parmi les plus modernes au pays, dessert annuellement quelque 1,5 million d’usagers et accueille plus de 110 000 spectateurs. Je suis très heureux d’avoir encouragé cette ouverture de notre campus sur la ville et d’avoir contribué à faire de ces projets des fleurons de l’Université et de la Ville de Québec. Je tiens également à souligner ma fierté d’avoir appuyé durant mes deux mandats la réalisation de nombreux projets étudiants structurants, dont les services de restauration Saveurs Campus, le café Fou AELIÉS et le café l’Équilibre, ainsi que la Coop Roue-Libre et le service de halte-­ garderie du PEPS. › suite en page 4


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Grande campagne qui vient de se terminer. Grâce à la mobilisation exceptionnelle des membres de la communauté universitaire, des diplômés et des amis de l’Université Laval, plus de 530 M $ ont été amassés, dépassant de façon spectaculaire l’objectif de 350 M $ qui avait été fixé et qui était déjà le plus ambitieux de l’histoire de l’Université Laval. Ce résultat est d’autant plus impressionnant qu’il permettra de verser plus de 230 M $ en bourses et soutien financier aux étudiants, soit 46 % du montant total amassé, alors que 48 % ira à la recherche et que 6 % servira à des projets d’infrastructure. Cet exploit collectif, conjugué aux quelque 3,7 G $ obtenus au cours des dix années pour le financement de la recherche et des infrastructures, me remplit de fierté et renforce ma profonde conviction que cet héritage permettra à l’Université Laval de poursuivre, voire même d’accroître, son rôle majeur dans le développement durable et le progrès de la société d’ici et d’ailleurs. LA FIERTÉ UL EN HÉRITAGE

À vous toutes et tous, étudiants, diplômés, collègues, partenaires et amis de l’Université Laval, qui avez à cœur le développement et le progrès de l’Université Laval, je vous dis merci ! Merci de votre engagement à faire de notre université un milieu où il fait bon étudier et travailler, où l’on est fier d’enseigner et de participer à l’avancement des connaissances, où l’on peut s’épanouir et se réaliser pleinement, où l’engagement et l’excellence En octobre dernier, près de 80 étudiants, issus des cinq continents, représentaient leur pays au cours d’une parade des drapeaux au stade sont valorisés et où la contribution au mieuxTELUS-Université Laval. Par la suite, ils avaient échangé avec le recteur Denis Brière. être et au développement durable de la • Trophée des campus responsables dans le UNE GESTION RESPONSABLE, l’ambitieux Plan d’action de développement société est une source d’inspiration. Merci de votre confiance ! Merci de per­ volet francophone du concours Green RÉSOLUMENT ENGAGÉE DANS durable 2015-2018 de l’Université Laval. Gown Awards 2015 ; LE DÉVELOPPEMENT DURABLE En 2016, l’Université Laval devenait égale- pétuer la Fierté UL ! L’Université Laval est l’une des rares univer- • 1 re  place mondiale dans la catégorie ment la première université au Québec et au sités québécoises à avoir atteint l’équilibre « Continuous Improvement : Institutional Canada à atteindre la carboneutralité sur Le journal Le Soleil publiait cette semaine un article, signé par le chroniqueur budgétaire au cours des dix dernières Change » du concours Green Gown une base volontaire. C’est d’ailleurs avec la profonde conviction François Bourque, sur les réalisations années, malgré le « dé-financement » chroAwards 2015 ; nique du réseau universitaire depuis plu- • Prix Novae de l’entreprise citoyenne 2016 que notre communauté universitaire devait du recteur Denis Brière au cours des se donner les moyens de soutenir encore dix dernières années. Pour consulter cet sieurs années et les compressions gouvernedans la catégorie « Stratégie d’affaires » ; mentales majeures qui nous ont été impo- • Prix Clean 16 dans la catégorie « Éducation » davantage la réussite étudiante, de maintenir article : http ://www.lapresse.ca/le-soleil/ sées en 2014-2015 et 2015-2016. Nous octroyé à Éric Bauce, vice-recteur exé­ l’excellence de son offre de formation et actualites/chroniques/francois-bourque/ pouvons être collectivement très fiers cutif et au développement, pour son d’accroître ses activités de recherche que je 201705/15/01-5098281-denis-briere-uned’avoir réussi à relever ce défi de taille, ­l eadership dans la mise en place de me suis personnellement investi dans la signature-forte-sur-lul.php année après année, ce qui nous a permis de préserver l’autonomie de notre université et de maintenir sa capacité à décider de ses propres priorités et orientations de développement dans le respect de ses valeurs, de sa culture et des spécificités de chacune de ses facultés. Cet exploit est d’autant plus méritoire qu’il a pu être réalisé tout en maintenant la qualité de nos activités de formation et de recherche. Cela témoigne sans conteste d’une gestion prudente, rigoureuse et responsable des ressources dont nous disposons et de la grande capacité d’innovation et de mobilisation dont sait faire preuve notre communauté. Nos saines pratiques de gouvernance, la grande qualité de notre milieu d’études et de travail ainsi que notre leadership en développement durable ont d’ailleurs été reconnus à maintes reprises au cours des dernières années, comme en font foi les prestigieuses distinctions suivantes : • Prix d’excellence décerné par le Govern­ ment Finance Officers Association au cours des trois dernières années pour la qualité de la présentation de nos documents budgétaires ; • 10 e  rang des meilleurs employeurs de 500 employés et plus au Canada, selon le palmarès 2016 du magazine Forbes ; • 2e rang pour la satisfaction des étudiants parmi les universités canadiennes avec une faculté de médecine, selon le sondage 2016 de Maclean’s ; • 1 er  rang mondial obtenu en 2015 par Entrepreneuriat Laval au classement des « L’Université Laval est l’une des rares universités québécoises à avoir atteint l’équilibre budgétaire au cours des dix dernières années, malgré accélérateurs universitaires d’entreprises le “dé-financement” chronique du réseau universitaire depuis plusieurs années et les compressions gouvernementales majeures qui nous ont été de UBI Global ; imposées en 2014-2015 et 2015-2016 », a affirmé le recteur. photos Marc Robitaille


actualités UL 5 Mobilisés pour servir la population le fil | le 18 mai 2017

La Plateforme collaborative de recherche et d’intervention en santé durable, un projet de l’Alliance santé Québec, suscite un vif intérêt chez les chercheurs de l’Université Laval par Matthieu Dessureault Tout indique que la Plate­ forme collaborative de re­­ cherche et d’intervention en santé durable est en voie de se concrétiser dans un futur pas si lointain. Mené en collaboration avec plusieurs partenaires, dont le Centre de recherche en données massives, ce projet vise à suivre, de façon dyna­mique et sur plusieurs décennies, la santé de la population de la région de Québec. Alimentée par des données provenant d’une multitude de sources, cette technologie permettra de faire des liens, par exem­ ple, entre les habitudes de vie d’un participant, son environnement, son éducation et son potentiel à développer une maladie. Le 3 mai, à l’amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins, l’Alliance santé Québec (AsQ) avait organisé une activité d’information réunissant une centaine de chercheurs. Outre les sciences de la

santé, plusieurs autres disciplines, comme l’alimentation, l’éducation, l’architecture et le droit, étaient représentées. La présentation du projet a été suivie d’ateliers de travail en petits groupes multidisciplinaires afin de discuter des perspectives de recherche. D’une faculté à l’autre, le directeur de la science et de l’innovation de l’AsQ, JeanPierre Després, a senti un e n t h o u s i a s m e m a r qu é . « Nous avions invité la communauté de toutes les disciplines à venir entendre où nous en sommes rendus en termes de démarche pour ce que j’appelle “un projet d’infrastructure sociétale”. Les ateliers nous ont permis de recueillir les commentaires des participants. Ces échanges ont été très riches. La profondeur et la diversité de leurs expertises sont à l’image de l’Alliance santé Québec », s’est-il réjoui en marge de Le projet de l’AsQ vise à donner aux chercheurs et aux professionnels de la santé la capacité de croiser des données massives l’événement. émanant de diverses sources afin que la population ait une information valide sur sa santé et son bien-être.

Ce projet vise à suivre, de façon dynamique et sur plusieurs décennies, la santé de la population de la grande région de Québec

Une centaine de chercheurs issus de différentes facultés et structures de recherche ont participé à une activité d’échanges autour de la santé durable. photo Marc Robitaille

Professeur au Département de kinésiologie, Jean-Pierre Després a fait de la santé du­­ rable son leitmotiv. Pour lui, l’atteinte de cet objectif doit nécessairement passer par une approche interdisciplinaire. « Il n’y a jamais eu autant de gens obèses et diabétiques dans le monde, et ce, malgré l’existence d’experts en nutrition, en obésité et en maladies cardiovasculaires. Le savoir est là, mais la population n’a jamais été aussi malade. Au-delà des conséquences, on doit essayer de mieux comprendre les facteurs qui causent ces maladies. Les habitudes de vie sont une chose, mais ce n’est pas tout. Les chercheurs, qu’ils soient sociologues, architectes ou géographes, ont besoin de réfléchir ensemble afin de doter la population d’environnements compatibles avec la santé. » Benoît Lamarche, professeur à l’École de nutrition et titulaire de la Chaire en nutrition, abonde dans le même sens. « La Plateforme implique un changement de paradigmes dans la recherche. En tant qu’experts en nutrition, il nous manque des morceaux de casse-tête pour savoir comment améliorer la trajectoire de vie des

individus pour qu’ils soient davantage en santé. On peut leur dire de manger moins de gras saturés ou de sucre, mais ce message est trop simpliste. Il faut comprendre leur milieu pour ensuite adapter nos connaissances de la nutrition sur la santé. Voici le projet qui nous permettra de le faire ! » Serge Dumont, professeur à l’École de service social et directeur scientifique de l’Institut universitaire de première ligne en santé et services so­­ ciaux, voit lui aussi dans cette mobilisation l’occasion de faire avancer la recherche au service de la population. « La Plate­ forme offrira aux chercheurs des occasions inédites de re­­ grouper des données provenant de différentes cohortes de participants. Essentiel­le­ment mise en œuvre pour améliorer la santé et le bien-être de la population, cette initiative est sans contredit la plus grande mobilisation scientifique concertée avec le réseau de la santé et des services sociaux et les citoyens à voir le jour dans notre région. » Pour plus d’information sur ce projet : alliancesantequebec.com/chantiers-en-cours/ plateforme


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administration

Défis et occasions d’affaires Le congrès annuel du Conseil canadien pour les PME et l’entrepreneuriat a réuni, sur le campus, quelque 170 experts en provenance des cinq continents par Yvon Larose Le Conseil canadien pour les PME et l’entrepreneuriat a tenu son congrès annuel du 11 au 13 mai au pavillon Palasis-Prince. Cet événement d’envergure, qui a attiré quelque 170 chercheurs, enseignants et praticiens en provenance du Québec, du Canada et des États-Unis, mais aussi des autres continents, était présenté à Québec pour la première fois depuis 2001. Deux chaires de recherche, une chaire de leadership en enseignement et le Carré des affaires FSA ULaval-Banque Nationale ont assuré l’organisation de ce congrès. Le thème central était « Le développement des PME et de l’entrepreneuriat dans le nouveau contexte de la mondialisation ». « Le choix de Québec et de l’Université Laval vient reconnaître et appuyer la position très forte de l’Université en développement de l’entrepreneuriat », af f i r m e l a p r o f es s e ur e Maripier Tremblay, du Département de management. Titulaire de la Chaire en entrepreneuriat et innovation, celle-ci est intervenue à quelques reprises durant le congrès. « L’Uni­ versité, poursuit-elle, a toujours été à l’avant-garde en ce domaine. » La première table ronde s’est déroulée sur le thème « Communauté entrepreneuriale : de la vision à l’action », ou comment il est possible de développer un

milieu soutenant, intégré, pour que des projets d’entreprises voient le jour. Les échanges ont porté sur la Ville de Québec, l’un des partenaires de l’Université dans la tenue de l’événement. « Par exemple, la Ville a créé un fonds d’aide pour les entreprises en démarrage », indique la professeure Tremblay. La mondialisation, ce processus d’intégration des marchés, est entrée dans une phase tumultueuse depuis la crise financière planétaire de 2008. La croissance économique a ralenti, la structure économique mondiale a subi une forte mutation et les projets d’accords de libreéchange se sont multipliés. Selon Maripier Tremblay, ce contexte crée à la fois des défis et des occasions d’affaires pour les entreprises, en particulier pour les PME, ces sociétés de moins de 250 employés reconnues comme le moteur de l’innovation et de la création d’em­plois. L’une des conséquences est que les entrepreneurs sont plus que jamais interpellés afin d’être présents sur les marchés étrangers. « C’est une préoccupation grandissante, soutientelle. Certains entrepreneurs ont la volonté que leur entreprise se développe sur les marchés locaux et nationaux, et éventuellement à l’international. D’autres doivent rapidement aller à l’étranger parce que c’est là que se trouvent leurs clients.

Les participants ont abordé différents aspects du monde des PME, notamment la commercialisation et l’internationalisation.

Comme établissement d’enseignement, nous pouvons transmettre aux entrepreneurs des notions qui vont leur permettre d’éviter les pièges, de faire des choix censés et logiques et de prendre des décisions qui vont soutenir leur vision à plus ou moins long terme. » Le professeur Zhan Su, du Dépar­t ement de management et titulaire de la Chaire Stephen-A.-Jarislowsky en gestion des affaires internationales, pilotait le comité organisateur du congrès. Ses interventions durant l’événement ont tourné autour de l’entrepreneuriat dans les pays en développement. « Je voyage souvent en Afrique, explique-t-il. On dit qu’il s’agit du continent de l’avenir à cause de l’abondance de ses ressources naturelles et de la croissance rapide de sa population. Le problème est que les caractéristiques économiques d’aujourd’hui sont les mêmes qu’il y a une trentaine d’années : la pauvreté, l’économie informelle et le microcrédit. » Selon le professeur, les pays en développement en général font face aux mêmes défis, l’un d’eux étant l’économie informelle qui échappe à la régulation de l’État. « Les gens qui veulent être des acteurs économiques, dit-il, font parfois face à des contraintes bu­­ reaucratiques comme ob­­ tenir des autorisations de 12 ou 15 organismes de contrôle, des contraintes telles qu’ils préfèrent se tourner vers l’économie informelle. » Dans ces pays, rares sont les politiques de soutien au développement entrepreneurial qui soient efficaces. « Souvent, poursuit Zhan Su, on se contente de donner de l’argent. Une solution serait de trouver une façon de développer certaines com­­pétences entrepreneuriales pour que les gens puis­ sent éventuellement se comporter comme de vrais ac­­ teurs économiques. » Des géants économiques tels la Chine, l’Inde et le Brésil sont de plus en plus présents en Afrique. « La ­p résence de ces acteurs étrangers, souligne-t-il, crée parfois un effet négatif sur les forces de développement local. La structure du marché n’est pas très favorable à l’égard des entrepreneurs locaux. »

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sur les suites des inondations Q Que faudrait-il faire dans l’avenir pour se protéger d’inondations comme celles qui ont eu lieu ce printemps dans des régions que l’on ne croyait pas à risque ?

Geneviève Cloutier

Les fortes précipitations du printemps et les quantités de neige reçues cet hiver expliquent en partie le débordement récent de plusieurs rivières et du fleuve Saint-Laurent. Plusieurs experts aimeraient qu’on saisisse l’occasion pour mieux réfléchir à la façon d’habiter le territoire. C’est le cas de Geneviève Cloutier, professeure à l’École supérieure d’aménagement du territoire et de développement régional (ÉSAD) et chercheuse au Centre de recherche en aménagement et développement.

Q Quelles leçons avaient été tirées des précédents épisodes de débordement des eaux au Québec, notamment dans la Vallée-du-Richelieu ? R En 2005, la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables interdisait de reconstruire au même endroit les bâtiments détruits par des inondations. Cela concernait essentiellement des résidences ayant perdu la moitié de leur valeur ou devenues dangereuses à la suite de la montée des eaux. Or, en 2011, quelques semaines après l’épisode de crue de la rivière Richelieu, un décret adopté par le gouvernement de Jean Charest a nuancé cette interdiction. En vertu de ce décret, la reconstruction ou la rénovation de maisons situées dans une zone possiblement inondable a été autorisée, à condition de le faire dans un horizon de 2 à 20 ans. Par contre, toute nouvelle construction était proscrite. Pour le gouvernement de l’époque, l’intérêt public passait par un accommodement qui allait plaire aux sinistrés et qui pouvait être mis en place dans un délai rapide. Les pouvoirs publics ont quand même exigé certaines contraintes techniques visant à immuniser les constructions d’une autre montée des eaux. Par exemple, il fallait que les ouvertures, comme les portes, les garages et les fenêtres, ne puissent être atteintes par une montée des eaux inhabituelle, calculée sur la base d’une crue exceptionnelle survenant une fois par 100 ans.

R Il est certain que les changements dans les régimes climatiques et dans le volume des précipitations, ainsi que la hausse des températures, accentuent les risques d’inondation dans tous les milieux riverains. Lors de chaque épisode d’inondation – que ce soit en 2011 dans la Vallée-du-Richelieu, en 2012 près de la rivière Chaudière ou en 2014 à Saint-Raymond –, on prend conscience que les mises à jour des cartes font défaut. Les municipalités et les MRC manquent de ressources pour faire des relevés ou des cartographies tenant compte des risques relatifs aux nouveaux modèles climatiques. Par ailleurs, le principe de précaution, qui pourrait conduire à éviter certaines zones potentiellement inondables, semble beaucoup moins « sexy » que l’attrait des bords d’un lac, d’une rivière ou du fleuve. On a tendance à se dire que le risque d’inondation est peu élevé. Cela reste une menace assez invisible, comme le reste des effets des changements climatiques au Québec. Pour se prémunir contre les inondations, certains regardent vers des solutions techniques. À L’Ancienne-Lorette, par exemple, on parle d’un mur anti-inondations. Des collègues du Département de génie civil et de génie des eaux travaillent, eux, à Saint-Raymond sur des façons d’empêcher les embâcles de glace sur la rivière pour contrôler les inondations. Cependant, on pourrait aussi considérer une autre façon de faire, celle de construire ailleurs pour tenir compte du risque. Q Les citoyens ont-ils un rôle à jouer pour mieux aménager le territoire ? R Je crois beaucoup à l’apprentissage social. On pourrait utiliser davantage l’expérience des personnes qui ont déjà été touchées par des inondations. À Saint-Jean-sur-Richelieu, par exemple, les citoyens se sont mobilisés à la suite des inondations. L’association SOS Richelieu met désormais l’expérience de ses membres au service des autres grâce à un blogue et à un site Internet. Les utilisateurs y retrouvent des renseignements en matière de gestion de crise, de santé psychologique et de construction. La catastrophe de 2011 a véritablement permis la mise en place d’un réseau. Fait intéressant, le président de cette association est devenu le maire de Saint-Jean-sur-Richelieu en 2013. Il est sensibilisé aux risques d’inondation et à l’importance de l’aménagement du territoire. Selon moi, il ne faudrait pas discuter collectivement des risques liés aux inondations seulement quand une crise survient. On doit prendre conscience que chaque dérogation accordée à un promoteur pour un projet immobilier peut avoir d’importantes conséquences plusieurs années plus tard. Propos recueillis par Pascale Guéricolas


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T-shirt intelligent

recherche ils ont dit...

Sur les inondations et les changements climatiques

Des chercheurs ont créé un vêtement qui permet de mesurer à distance la fréquence respiratoire de la personne qui le porte par Jean Hamann Des chercheurs du Centre d’optique, photonique et laser (COPL) de l’Université Laval ont créé un vêtement intelligent grâce auquel il est possible de mesurer à distance et en temps réel la fréquence respiratoire de la personne qui le porte. Cette percée, publiée dans la revue Sensors, ouvre la voie à la fabrication de vêtements qui pourraient servir au diagnostic de certaines maladies ­respiratoires ou au monitorage de personnes dont les fonctions respiratoires sont anormales. « Les personnes atteintes d’asthme, d’apnée du sommeil ou de maladie pulmonaire obstructive chro­­ nique, de même que les nouveau-nés, pourraient profiter de cette avancée », fait valoir le responsable de l’équipe qui a réalisé cette innovation, Younès Messaddeq. Le cœur de ce textile intelligent est une antenne fixée sur le vêtement au niveau de la poitrine. Elle est faite d’une fibre optique creuse dont la paroi intérieure est re­­c ouverte d’une mince couche d’argent. Un polymère dé­­posé sur la couche extérieure de la fibre assure la protection de l’ensemble. « Cette antenne sert à la

fois de capteur et d’émetteur des si­­gnaux induits par les mouvements respiratoires, précise le professeur Messaddeq. Les données peuvent être transmises au téléphone intelligent de l’utilisateur ou à un ordinateur situé à proximité. » Le fonctionnement de cette antenne repose sur l’augmentation de la cir­ conférence du thorax et du volume d’air dans les poumons pendant l’inspi­ ration, explique le chercheur. « Certaines propriét é s mécaniques et élec­ tromagné­tiques de l’antenne sont alors modifiées. C’est pour cette raison qu’il n’est pas nécessaire qu’il y ait un contact direct avec la peau ou que les vêtements soient serrés. Les oscillations qui accompagnent chaque ­r es­p iration permettent de dé­­t er­m iner la fréquence ­r es­p iratoire du sujet. Les meilleurs résultats ont été obtenus lorsque l’antenne était déployée en forme de spirale. » Contrairement à d’autres systèmes de mesure de la ­f réquence respiratoire, ce vêtement intelligent fonctionne sans qu’on ait à fixer de fils, d’électrodes ou de

François Anctil, Département de génie civil et de génie des eaux Le Devoir, 9 mai

L’antenne est faite d’une fibre optique creuse dont la paroi intérieure est recouverte d’une mince couche d’argent. Un polymère déposé sur la couche extérieure de la fibre assure sa protection, notamment contre l’eau et le détergent à lessive.

capteurs sur le corps de ­l ’utilisateur, souligne le ­professeur Messaddeq. « Le vêtement est confortable et il n’entrave pas les mou­ vements naturels du sujet. Nos tests ont montré que les données qu’il produit sont fiables, peu importe si l’uti­l isateur est couché, assis, debout ou en mouvement. » Test ultime, un t-shirt muni d’une antenne a été soumis à l’épreuve du la­­vage à la machine. « Après 20 cycles de lavage, l’antenne avait résisté à l’eau et au détergent. Elle était toujours en bon état et ­f onctionnelle », assure le chercheur.

Certaines propriétés mécaniques et électromagnétiques de l’antenne sont modifiées pendant l’inspiration, ce qui permet de déterminer la fréquence respiratoire. Les meilleurs résultats ont été obtenus lorsque l’antenne est déployée en forme de spirale. photos Stepan Gorgutsa

L’équipe du COPL qui signe l’article publié dans Sensors est formée de Philippe Guay, Stepan Gorgutsa et Younès Messaddeq, du Département de physique, de génie phy­ sique et d’optique, et de Sophie LaRochelle, du Dé­­ partement de génie électrique et de génie informatique.

Les nouveaunés ainsi que les personnes atteintes d’asthme, d’apnée du sommeil ou de maladie pulmonaire obstructive chronique pourraient profiter de cette avancée

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Même si les inondations qui viennent de frapper le Québec résultent d’une combinaison de facteurs, il est probable que d’autres crises du genre surviendront dans l’avenir en raison du réchauffement climatique. « Avec des températures plus élevées, l’atmosphère peut contenir plus de vapeur d’eau, donc les chances d’assister à des événements plus violents sont plus importantes », rappelle François Anctil. Comme il est difficile d’en prévoir avec précision les répercussions sur le ré­­gime de précipitations, le professeur estime qu’il faut mieux planifier le déve­ loppement territorial.

Sur la disparition des caribous

Alison Munson, Département des sciences du bois et de la forêt Le Soleil, 12 mai

Des experts soutiennent que l’habitat des caribous forestiers est menacé si la récolte de bois ainsi que les me­­sures de protection et d’aménagement actuelles se poursuivent. « Est-ce que leur disparition va nous hanter ? […] Nous devons essentiellement chercher dans nos cœurs, chercher une émotion pour une espèce en voie de disparition directement à cause de nos activités forestières industrielles. C’est notre emblème du nord, ou ce ne l’est pas », dit Alison Munson.

Sur le programme de traitement non judiciaire du DPCP En 2016-2017, au Québec, les auteurs de 5 116 infractions mineures ont réglé leur dossier hors cour grâce au programme de traitement non judiciaire du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). La possession simple de cannabis est le Catherine Rossi, crime le plus fréquemment École de service non judiciarisé. Les fautifs social ne peuvent être des réci­ divistes. Ils doivent aussi Le Journal accepter de payer un juste de Montréal, dédommagement à leur 15 mai ­victime. « C’est une bonne façon de rendre un message responsabilisant aux au­­ teurs de crimes moins graves sans encombrer un système judiciaire déjà sous pression », soutient Catherine Rossi.


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Un succès célébré Objectif largement dépassé pour La Fondation de l’Université Laval avec la Grande campagne de financement qui a permis d’amasser plus de 530 M $ ! par Matthieu Dessureault

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La 7e Grande campagne de finan­ cement de l’Université, la plus ambitieuse de son histoire, se termine avec succès. La Fondation a surpassé son objectif de 350 M $ en récoltant 530 147 000 $ en dons, ­établissant ainsi la plus importante réalisation philanthropique depuis les débuts de l’Université. Cette somme servira à soutenir l’excellence de l’établis­sement et à renforcer sa mission d’enseignement, de recherche et de création. Les résultats ont été dévoilés lundi dernier à l’occasion d’une cérémonie haute en couleur. Les festivités ont été lancées par le drumline et les cheerleaders du club Rouge et Or, qui ont offert une performance chaleureusement applaudie. Sur la scène installée devant le pavillon Jean-Charles-Bonenfant, l’enthousiasme du recteur Denis Brière était palpable. « L’ampleur de la cam­ pagne démontre l’appui incontes­ table des organisations et des individus pour l’Université Laval. Nous allons tirer parti de ces dons pour poursuivre notre développement dans les prochaines années. Les dons reçus sont déjà engagés dans des projets précis et permettront à l’Université de pousser plus loin sa recherche », a-t-il dit, remerciant au passage les nombreux étudiants

qui se sont impliqués durant la campagne. Au-delà de l’aspect financier, cette « mobilisation sans précédent » a permis de susciter un sentiment de fierté chez les troupes universi­ taires, s’est réjoui le présidentdirecteur général de la Fondation, Yves Bourget. « La Grande campagne avait un autre objectif que celui de réunir 350 M $. Elle visait à susciter et à entretenir, chez les diplômés, un sentiment d’appartenance envers leur alma mater, qu’ils soient fiers de ce diplôme qui leur a permis de se réaliser sur les plans professionnel et personnel. Nous sommes heureux des résultats, car nous sentons un vent nouveau se propager au sein de la communauté des diplômés et même des étudiants. La notion de “donner au suivant” est de plus en plus intégrée. » L’Université a profité de la cérémonie pour inaugurer la promenade Les Cent-Associés, fruit d’importants travaux de rénovation menés dans les derniers mois. Tra­ versant le campus d’est en ouest, ce parcours souligne l’engagement de ceux ayant consenti à faire un don planifié d’au moins un million de dollars à l’Université. À terme, cinquante luminaires, sur lesquels seront inscrits leurs noms,

borderont la promenade. Les visiteurs pourront découvrir la biographie de chacun à l’aide d’une application géolocalisée. Le public a aussi pu assister au dévoilement d’une œuvre d’art public intitulée 2 367, L’odyssée collective. Réalisé par cinq diplômés en architecture, ce monolithe rend hommage à tous les donateurs et les bénévoles qui ont contribué à la réussite de la campagne. Son socle, sur lequel est inscrit le thème « Laisser une empreinte durable, 350 ans d’excellence », renferme une capsule temporelle qui sera ouverte dans 350 ans, donc en 2 367. « Les surfaces curvilignes de l’œuvre ont été recou­ vertes d’une fine couche d’or grâce à une technique traditionnelle en­­ tièrement réalisée à la main. Cette fine couche semble soutenir un composite cimentaire, matériau novateur moulé grâce aux der­ nières techniques de coffrage numérique. Les connaissances du passé sont ici liées aux innovations du futur », a indiqué JeanPhilippe Saucier, chargé de cours en ­a rchitecture et membre du ­c ol­l ectif PLUX 5, en marge du dévoilement. Point culminant de la soirée, le concert du groupe Les Respectables a fait monter la température extérieure de quelques degrés. Le quatuor rock de Québec a interprété plusieurs de ses succès, dont Amalgame, Holà décadence et L’homme 7 : 00  Up. Pour le batteur Stéphane Beaudin, diplômé en science politique, ce spectacle marquait en quelque sorte un retour aux sources. C’est au pavillon

Cette somme servira à soutenir l’excellence de l’établissement et à renforcer sa mission d’enseignement, de recherche et de création

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1, 2, 5, 7. Feux d’artifice, animation, musique : tout avait été pensé pour faire de la clôture de la Grande campagne un succès. 3. Le groupe Les Respectables, qui souffle cette année ses 25 bougies, a offert une performance qui a réuni plusieurs fans. 4. Après la cérémonie, le président-directeur général de La Fondation de l’Université Laval, Yves Bourget, et le recteur, Denis Brière, ont procédé à l’inauguration de la promenade Les Cent-Associés. 6. Créée par le groupe PLUX 5, l’œuvre d’art 2 367, L’odyssée collective rend hommage à tous les donateurs qui ont contribué à la réussite de la campagne. photos Jean Rodier

C p r a a d c t p t f s f p p p L f r C s t s

l c p G c C D C s e C M ­d R p p p

P u l


en grand !

Grande campagne

Charles-De Koninck, situé tout près de la scène, qu’il avait fait la rencontre du gui­tariste avec qui il allait former Les Respectables après avoir gagné un concours étudiant. Emballé de revenir sur le campus près de trente ans plus tard, le musicien s’est dit honoré de promouvoir la cause de la philanthropie. « L’en­s eignement doit figurer parmi les priorités d’une société. Avec des campagnes de financement comme celle-ci, on peut aller chercher de l’aide du public et le sensibiliser à l’im­ portance de la philanthropie. L’Université est un endroit où l’on forme des cerveaux qui contribueront à bâtir la société de demain. C’est important d’y maintenir des services de qualité et d’être compétitif par rapport aux autres universités dans le monde. » La Grande campagne, rappelonsle, a bénéficié du soutien de cinq coprésidents, soit Sophie Brochu, présidente et chef de la direction de Gaz Métro, Charles Brindamour, chef de la direction de Intact Corporation financière, Michel Dallaire, chef de la direction de Cominar, André Desmarais, président délégué du conseil, président et cochef de la direction de Power Corporation du Canada, et Andrew Molson, président du conseil ­d’administration du Groupe conseil Res Publica, en plus de plusieurs personnalités influentes. Sa phase publique avait été lancée en grande pompe le 10 mars 2016. Pour plus d’information : ulaval.ca/fondation/ la-grande-campagne

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Répartition des contributions • 48,6 % en recherche • 45,7 % en bourses et programmes • 5,7 % en infrastructures

Une culture ­philanthropique bien vivante ! La Grande campagne de finan­ cement s’est terminée peu après la clôture de la 15e campagne annuelle Communauté universi­ taire. Réservée aux membres de la communauté universitaire, cette campagne, qui se déroulait sur le thème « Je donne parce que c’est MON université ! », a permis d’amasser 2,25 M $, une somme qui a contribué au succès de la Grande campagne.

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sciences en bref Plus de fruits d’or avec moins d’or bleu

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Des champs de canneberges plus productifs et moins gourmands en eau grâce à l’irrigation de précision « Future Arctic » à la Forêt Montmorency Une soixantaine de participants du Québec, du reste du Canada, des États-Unis et de ­l’Europe sont attendus à un atelier inter­ national intitulé « Future Arctic », qui aura lieu du 24 au 26 mai à la station de recherche de la Forêt Montmorency. Organisé par Line Rochefort, du Département de phyto­ logie, et Juan Carlos Villarreal, du Départe­ ment de biologie, cet atelier a pour but de faire le point sur les connaissances touchant les bryophytes et les lichens des zones arctiques et subarctiques, d’encourager la collaboration multidisciplinaire entre les chercheurs du domaine et de définir de nouvelles avenues de recherche. Il sera également question des sources de financement et du soutien logis­ tique disponibles au Québec pour faire de la recherche dans l’Arctique. Pour information : juan-carlos.villarrealaguilar@bio.ulaval.ca ou line.rochefort@fsaa.ulaval.ca.

Conduite éthique et responsable en recherche Du 1er au 4 mai, 112 professeurs, étudiants, administrateurs et membres du personnel de recherche de l’Université Laval ont mené une réflexion collective autour des possibilités liées à l’éthique et à l’intégrité en recherche à l’oc­casion de l’École printanière sur la con­ duite éthique et responsable en recherche. Les participants ont été invités à réfléchir aux conditions nécessaires pour le maintien d’une trajectoire éthique et responsable au sein de leur environnement de recherche. Les partenariats responsables, les conflits de loyauté, l’indépendance intellectuelle, la gestion des risques éthiques ainsi que la conduite éthique de la recherche en contexte interculturel ont figuré parmi les thématiques abordées au cours de cette première présentation de l’École. Les activités ont été enrichies par des témoignages de membres de la communauté universitaire, notamment sur des initiatives inspirantes mises en place sur le campus. Du matériel sera déposé durant l’été sur le site de référence « Ma conduite, c’est ma fierté ».

par Jean Hamann Une gestion très fine de l’eau d’irrigation produit des retombées spectaculaires dans les champs de canneberges, révèle une étude présentée lors du Colloque de recherche en hydrologie au Québec, qui se déroulait en début de semaine sur le campus. En effet, les rendements des champs de canneberges soumis à une stratégie d’irrigation de précision augmentent de 25 % pendant que l’utilisation d’eau diminue jusqu’à 6 fois, révèlent les recherches supervisées par le professeur Jean Caron, du Département des sols et de génie agroalimentaire. Cette stratégie de gestion de l’eau repose en bonne partie sur les travaux menés au cours des dix dernières an­-­ nées par l’équipe de la Chaire de recherche industrielle CRSNG-Hortau en irrigation de précision, dirigée par Jean Caron. « La canneberge est une plante dont les besoins en eau sont énormes, signale-t-il. Par exemple, pour une même superficie, il faut quatre fois plus d’eau pour cultiver des canneberges que des fraises. Par ailleurs, les surplus d’eau sont aussi très néfastes à la canneberge parce qu’ils cau­ sent l’asphyxie des racines. La marge entre un manque d’eau et un excès d’eau est donc très limitée. »

Pour mieux répondre aux caprices hydriques de la canneberge, 90 % des producteurs québécois se sont dotés d’un système de gestion de l’eau en circuit fermé. Grâce à un réseau de réservoirs qui accumulent l’eau de fonte et de pluie, de canaux d’irrigation, de pompes, de gicleurs et de réservoirs de récupé­ ration d’eau, ils peuvent régulariser l’arrivée et l’évacuation d’eau dans chaque bassin de culture et recycler 75 % de l’eau. « L’ap­proche classique utilisée par les producteurs consistait à effectuer un arrosage régulier – deux heures à tous les deux jours, par exemple – afin de ré­­pondre aux besoins des plantes. Le problème est que ces besoins varient au fil du temps et que les champs ne sont pas uniformes. Cer­t aines zones sont susceptibles de s’assécher plus rapidement, alors que d’autres conservent l’eau plus longtemps. C’est là que l’irrigation de précision devient une option intéressante. » Jean Caron et son équipe, dont font partie les pro­ fesseurs Silvio Gumière, Steeve Pépin et Jacques Gallichand, ont développé des recommandations d’irrigation qui se basent, entre

L’irrigation de précision produit des augmentations de rendement à l’hectare de l’ordre de 25 % pour l’ensemble de la production québécoise de canneberges autres, sur l’information fournie par des capteurs sans fil, fabriqués par la compagnie Hortau, qui mesurent en temps réel l’humidité du sol. Ce système intelligent permet un arrosage de précision, adapté aux conditions locales du sol dans chaque partie du champ. « Nos travaux ont mis en lumière le fait que l’eau qui se trouve dans le fond des bassins de culture peut remonter vers la surface par effet de mèche, souligne le professeur

Au Québec, la plupart des producteurs de canneberges se sont dotés d’un système de gestion de l’eau en circuit fermé grâce auquel ils contrôlent l’arrivée et l’évacuation de l’eau dans chaque bassin de culture. L’approche classique utilisée par les producteurs consistait à arroser les champs à intervalles réguliers. Grâce à l’irrigation de précision, ils peuvent maintenant effectuer des arrosages adaptés aux conditions locales du sol dans chaque partie du champ. photo Canneberges Québec

Caron. Comme nos capteurs me­­surent cet apport, il a été ­p os­s ible de réduire de 2 à 6 fois les volumes d’arrosage. L’eau est gratuite, mais la main-d’œuvre et le diesel ou ­l’électricité qui actionne les pompes entraînent des coûts à chaque arrosage. » Le système de l’entreprise Hortau comprend aussi des capteurs de température ­placés à la surface du sol, à la hauteur des bourgeons des canneberges. « Ceci permet de commander des arrosages lorsque les conditions météorologiques risquent de créer un stress chez les plantes, ­souligne Jean Caron. On peut ainsi protéger les plantes contre les chaleurs élevées pendant l’été et aussi contre le gel au printemps et à l’automne. » Les canneberges répondent généreusement lorsqu’elles sont traitées aux petits oi­­ gnons. « L’irrigation de précision produit des augmentations de rendement à l’hectare de l’ordre de 25 % pour l’ensemble de la production au Québec. De telles per­ formances, qui placent le Québec parmi les leaders nord-américains, permettent aux producteurs de rentabiliser les coûts d’un système d’irrigation de précision dès la première année », signale le chercheur. L’autre retombée positive de ces travaux est qu’ils participent à la formation de personnel qualifié qui favorise le développement rapide de l’industrie québécoise de la canneberge. « Plusieurs étudiantschercheurs et étudiants de premier cycle qui ont par­ ticipé à nos recherches sur la canneberge travaillent maintenant dans ce secteur. Quelques-uns sont à l’emploi d’orga­nismes gouvernementaux, mais la plupart travaillent pour les entreprises qui produisent des canneberges. Ils ont assuré un transfert de connaissances rapide et efficace dont profite tout le secteur de la canneberge au Québec. » Les auteurs de la commu­ nication présentée lors du Colloque de recherche en hydrologie au Québec sont Jean Caron, Tiphaine Jabet et Carole Boily, du Départe­ ment des sols et de génie agro­ alimentaire, et Monique Thomas, de l’Association des producteurs de canneberges du Québec.


arts

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Entre-temps, les choses se pensent

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en bref

Les finissants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques présentent le fruit de leur passion par Renée Larochelle Vidéos, peintures, sculptures, photographies, installations, performances et œuvres so­­ nores : cette année encore, l’exposition des finissants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques étonne par sa diversité et son originalité. On peut y admirer le travail d’une vingtaine de jeunes artistes qui se donnent corps et âme à leur passion : l’art. Le Fil a interviewé quelquesuns de ces finissants qui exposent sur le thème « Entretemps, les choses se pensent » jus­qu’au 28 mai. Un constat majeur : sans exception, l’acte de créer fait partie intégrante de la vie de ces artistes à l’imagination fertile. Dès lors, on ne peut plus parler d’artistes en herbe, selon la formule consacrée, mais plutôt d’ar­ tistes bien implantés dans le terreau de la créativité et qui ne demandent qu’à faire grandir leurs poussées créatives afin d’accoucher d’œuvres à la mesure de leurs ambitions artistiques. « Pour moi, cela coulait de source que je ferais des études en art », explique Jasmine Guay, dont la pratique se concentre sur des objets faits main et les « erreurs » de conception qu’ils entraînent. En mettant ces objets en relation, on les fait dialoguer entre eux et ils nous racontent une histoire, dit l’artiste. Fasciné par le temps qui s’écoule sans que l’on puisse en arrêter la course, Jérôme Trudelle s’intéresse, pour sa part, à la désintégration et à l’immatérialité. Ses sculptures évoquant des corps qui éclatent dans l’espace sont à cet égard spectaculaires. De

son côté, Alphiya Joncas considère la notion de territoire et de lieu comme le moteur de sa création artistique. Construire et décon­ struire le lieu géographique, faire une vidéo en partant d’une sculpture, opposer divers matériaux comme le bois, le métal et le plâtre dans une même œuvre : rien n’arrête la jeune femme qui souligne que le fait d’avoir grandi aux Îles-de-la-Madeleine n’est sûrement pas étranger à son attrait pour le territoire identitaire et l’espace. Pour sa part, Marie-Chantal Poirier propose une ren­ contre entre l’objet d’art et l’objet utilitaire. Elle a créé une mise en scène avec des meubles qui s’inspire de la femme et de l’insecte. Est-ce qu’un objet peut avoir une destination double, soit être œuvre d’art et objet utilitaire ? Cette question a amené l’artiste à créer des sculptures qu’il est possible de lire sur plusieurs plans. Enfin, Camille Dionne a choisi de raconter l’histoire de sa vie sur les murs de l’espace qui lui a été alloué aux fins de l’exposition. Elle y met en perspective ses rêves, ses angoisses et ses espoirs. « J’adore le dessin, la photo et la peinture et je voulais faire quelque chose qui touche à tout ce que j’avais étudié au cours du baccalauréat », dit Camille Dionne. Justement, que pensent ces finissants de ces trois années d’études ? Ils sont d’abord unanimes à dire que le baccalauréat leur a permis d’acquérir des savoirs précieux, « qui ne s’acquièrent pas dans les livres », précise Jasmine Guay.

Alphiya Joncas, première récipiendaire de la bourse Suzie-Houde Alphiya Joncas recevra la bourse Suzie-Houde à l’occasion de l’exposition des finissants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques. Créée en 2016, cette bourse permet de soutenir la carrière de jeunes diplômées de l’École d’art en leur offrant, pendant un an, un vaste espace de production aux Ateliers du Réacteur. D’une valeur annuelle de 3 500 $, la location de cet espace est financée par Suzie Houde, elle-même étudiante au baccalauréat en arts visuels et médiatiques. La bourse sera offerte, pendant trois ans, à trois diplômées différentes. Alphiya Joncas recevra éga­ lement une bourse de 2 500 $ du programme Première ­Ovation – Arts visuels, arts médiatiques et métiers d’art.

De l’animation digne des grands studios

Jasmine Guay, Les objets, papiers artisanaux, moulage de plâtre et photographie argentique.

Le 7e Gala BASA s’est tenu le 12 mai à ­l’Impérial de Québec. Organisé chaque année par les finissants du baccalauréat en art et science de l’animation, ce concours met en vedette des œuvres réalisées dans le cadre du programme. Animations graphiques, conceptions 2D, modélisations 3D ou courtsmétrages, une trentaine de créations ont été présentées dans différentes catégories. La projection et la remise des prix étaient pré­ cédées d’une exposition, où finissants et pro­ fessionnels de l’animation ont pu échanger. œuvre L’animalerie, d’Antoine Boonen Pour connaître les lauréats 2017 : bit.ly/2qAps4Y

Camille Dionne, Lieu d’être (détail), acrylique.

Jérôme Trudelle, Les nostalgiques, bandelettes de plâtre, fils de tissu.

Elle a particulièrement aimé les cours d’atelier, où les ­é tudiants peuvent profiter d’un espace pour créer, avec le soutien d’un professeur. Même chose pour Alphiya Joncas, pour qui l’accès à des espaces d’ateliers a contribué à stimuler la créativité. La jeune femme dit aussi avoir fait de belles rencontres avec des professeurs, qui émettaient des commentaires instructifs sur les différents projets et travaux en cours. Conscients que la voie artistique n’est pas le chemin le plus facile pour gagner leur vie, ces finissants du baccalauréat en arts visuels et mé­­ diatiques savourent pour l’instant le fait d’avoir franchi une première étape et de pouvoir exposer leurs œuvres. Si certains s’accorderont une pause avant d’entreprendre

des études de maîtrise, d’autres ont déjà trouvé un emploi lié à leur domaine d’études. C’est le cas notamment de Camille Dionne, embauchée tout récemment par la Maison Simons comme designer coordonnatrice à la mode féminine. D’autres encore souhaitent œuvrer dans le domaine de la diffusion culturelle en entreprise ou comme gestionnaire d’événements culturels. Deux artistes en arts visuels de Québec, Isabelle Demers et Fanny Mesnard, ont agi à titre de consultantes pour cette exposition. L’exposition est présentée au 281, rue Saint-Vallier Est. Les heures d’ouverture sont de 12 h à 17 h du dimanche au ­mercredi et de 12 h à 20 h du jeudi au samedi.

Nouveaux directeurs pour l’École d’art et l’École d’architecture Georges Azzaria et Jacques White deviennent respectivement directeur de l’École d’art et directeur de l’École d’architecture. Professeur à la Faculté de droit, Georges Azzaria entretient depuis longtemps des liens avec le monde des arts. Il s’implique notamment dans des conseils d’administration d’organismes culturels, en plus de mener des recherches sur le droit d’auteur et sur le statut de l’artiste. De son côté, Jacques White s’intéresse à ­différents aspects de l’architecture, dont les constructions en bois, la pratique traditionnelle et les cultures constructives. Celui qui avait occupé le poste de directeur de 2007 à 2009 a comme priorité de contribuer à la reconnaissance et à la préservation du patrimoine architectural du Québec.

De chair et d’os C’est sur le thème « De chair et d’os » que sera lancé le 55e numéro de L’écrit primal. Cette revue, produite par le Cercle d’écriture de l’Université Laval (CEULa), vise à pro­ mouvoir la littérature et à encourager la relève artistique. On trouvera dans ce numéro ­plusieurs textes, dont celui du lauréat d’un concours l­ ittéraire organisé par le CEULa. Les œuvres des trois gagnants du concours L’image des mots, qui devaient s’inspirer de ce texte pour produire une image, figurent également dans la revue. La professeure en littérature Anne Peyrouse y présente, pour sa part, son plus récent recueil de poésie, Grand jeté d’encre. Vendredi 26 mai, à 19 h, à la Librairie Saint-Jean-Baptiste (565, rue Saint-Jean). Pour plus d’information sur le concours ­littéraire du CEULa : www.lefil.ulaval.ca/ originalite-picturale


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actualités UL

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Science, action ! Avis officiel MODIFICATION DES STATUTS DE L’UNIVERSITÉ LAVAL

Marine Vautier est inscrite au doctorat en sciences forestières. En avril, elle a reçu le prix de la meilleure vidéo en français au concours Science, action ! du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada. Sa vidéo prend la forme d’un dessin animé. En 59 secondes, l’étudiante explique l’utilité des gènes pour comprendre comment les arbres se défendent des insectes, comme la tordeuse des bourgeons de l’épinette, et des maladies, tel le chancre septorien. Selon elle, les changements climatiques devraient augmenter ces problèmes, causant des pertes économiques encore plus importantes.

Les arts plastiques sont l’autre passion de Marine Vautier. Elle aime créer de ses mains, que ce soit en peinture, en sculpture, en dessin ou en céramique. Pour elle, la science est faite pour tous et il est important de travailler à la rendre accessible à tous. On peut visionner le dessin animé de Marine Vautier à l’adresse suivante : lefil.ulaval.ca/dessin-animegenes-de-nos-forets. On peut aussi y lire le récent article qu’Yvon Larose, du Fil, a consacré à l’étudiante et à son prix.

Avis est par la présente donné, conformément aux dispositions de l’article 236 des Statuts de l’Université Laval, que le Conseil d’administration sera saisi prochainement d’une proposition de modification des articles 71, 107, 109, 111, 112, 141, 146 à 151 des Statuts de l’Université Laval.

Pour consulter l’avis officiel sur la modification des Statuts de l’Université Laval : https ://www.ulaval.ca/fileadmin/ Secretaire_general/Charte__statuts/Avis_ officiel_Statuts2017.pdf

Avis officiel INSTITUT D’ÉTUDES ANCIENNES ET MÉDIÉVALES Avis est par la présente donné que le mandat de la directrice de l’Institut d’études anciennes et médiévales prendra fin le 30 juin 2017. La titulaire de ce poste ayant indiqué son intention de solliciter un renouvellement de mandat, l’objet de cet avis est d’inviter les membres de la communauté universitaire qui le désirent à donner leur avis sur l’opportunité de reconduire le mandat de la directrice actuelle ou, le cas échéant, à soumettre le nom de toute personne jugée apte à remplir cette fonction. L’appel de candidatures détaillé est disponible sur le site Web de l’Institut. Vos avis ou suggestions de candidatures doivent parvenir au vice-recteur à la recherche et à la création ainsi qu’au vice-recteur aux études et aux activités internationales avant le 1er juin 2017, à 17 h, par courriel de préférence, à marlene.moreau@vrr.ulaval.ca ainsi qu’à diane.boucher@vre.ulaval.ca avec mention Institut d’études anciennes et médiévales dans l’objet, ou aux deux adresses suivantes :

Nouveau comité de direction de l’AELIÉS Récemment, le conseil d’administration de l’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS) a élu les sept membres du conseil de direction pour l’année 2017-2018. Pierre Parent-Sirois, étudiant à la maîtrise en relations industrielle s, occupe désormais le poste de président, alors que Marion Valle,

doctorante en médecine moléculaire, occupe celui de secrétaire générale. Baptiste Colas, doctorant en administration des affaires, a été élu viceprésident aux affaires financières et au développement, Kevin VilleneuveTremblay, étudiant à la maîtrise en relations industrielles, a été nommé vice-président aux affaires internes et Guillaume Plante, étudiant au

microprogramme de deuxième cycle en surveillance en santé publique, est devenu vice-président aux affaires externes. Faustin Mbuya Muyembe et Ariane Keck, quant à eux, ont vu leur mandat être renouvelé. Ils demeurent donc respectivement vice-président aux droits étudiants et vice-présidente aux études et à la recherche.

M. Angelo Tremblay Vice-recteur à la recherche et à la création Pavillon des Sciences de l’éducation, local 1434 2320, rue des Bibliothèques Université Laval M. Bernard Garnier Vice-recteur aux études et aux activités internationales Pavillon des Sciences de l’éducation, local 1534 2320, rue des Bibliothèques Université Laval Le 18 mai 2017

De gauche à droite, sur la première rangée : Baptiste Colas, Marion Valle, Ariane Keck et Kevin Villeneuve-Trembay. Sur la seconde rangée : Faustin Mbuya Muyembe, Guillaume Plante et Pierre Parent-Sirois. photo Valérie Denuzière


ACFAS

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Champion en vulgarisation ! L’étudiant Damien Mathis remporte deux prix au concours Ma thèse en 180 secondes par Yvon Larose Damien Mathis est inscrit au doctorat en sciences du bois à l’Université Laval. Le jeudi 4 mai, au Jardin botanique de Montréal, il a remporté non pas un, mais deux prix lors de la finale nationale du concours Ma thèse en 180 secondes de l’Association francophone pour le savoir – ACFAS. « J’ai beaucoup aimé mon expérience, explique le ­lauréat du 1er prix du jury ainsi que du Prix du public. C’était ma seconde participation au concours. En 2016, je m’étais arrêté au niveau de ma faculté. J’avais fait de petites erreurs. J’avais aussi oublié quelques phrases et terminé ma présentation en 150 secondes, ce qui est pénalisé. » Cette fois-ci, le participant était mieux préparé. Il a beaucoup répété. Jusque dans les dernières minutes avant de monter sur scène. « J’ai été très content, dit-il, parce que c’est sorti exactement comme je le voulais. » Ce concours permet à des doctorants de présenter leur sujet de recherche au grand public, en termes simples et en seulement trois minutes. Damien Mathis qualifie ce concours d’« exercice difficile ». « Il faut écrire un texte, travailler son into­ nation et son élocution, indique-t-il. Il faut gérer toute cette pression qui vient avec le fait de monter sur scène devant un auditoire. Il faut ne pas oublier, parce que c’est du “par cœur”. Le moindre trou de mémoire peut déconcentrer d’un coup, faire perdre tout le fil. On a quand même peur, quand on monte sur scène, de ne pas réussir. » Un sans-faute a permis à l’étudiant de rafler deux prix. Les juges ont été sensibles à l’originalité de son sujet de recherche et à sa grande capacité à le vulgariser. Une diction impeccable, un débit régulier, des intonations bien placées et quelques touches d’humour lui ont permis d’engranger des points supplémentaires. Sa présentation portait sur l’économie d’énergie dans le chauffage des bâtiments. « Ma thèse propose de

La recherche doctorale de Damien Mathis porte sur des batteries thermiques constituées de composés chimiques qui emmagasinent l’énergie réduire ce besoin en énergie, expliquait Damien Mathis au début de son e x p o s é . Po u r c e f a i r e , j’aimerais placer dans les murs de nos bâtiments des sortes de batteries thermi­ ques qui stockent l’énergie du soleil. » Les batteries ­t elles qu’imaginées par l’étudiant sont constituées de composés chimiques qui emmagasinent beaucoup d’énergie lorsqu’ils se li­­ quéfient sous l’action de la chaleur aux alentours de 20 degrés Celsius. Ces matériaux dits à changement de phase sont des acides gras, des substances naturellement présentes dans certains végétaux. « Le principe est assez simple, poursuit-il. Il s’agit de prendre un panneau en bois, de le creuser et d’y placer un sachet hermétique contenant ces

acides gras. Le phénomène de fonte se produit le jour. La nuit, la baisse de température de la pièce entraîne la soli­ dification du composé, ce qui restitue l’énergie au bâtiment. » Selon lui, un tel ­p anneau de 2 centimètres d’épaisseur peut emmagasiner autant de chaleur qu’un mur en brique de 20 centimètres d’épaisseur. Damien Mathis a toujours eu de l’intérêt pour l’art ­oratoire. Ce qui l’a décidé à prendre part au concours la première fois ? « Je regardais sur Internet les anciens ga­­ gnants et j’étais impressionné par la qualité de leur présentation, répond-il. Je me suis dit qu’il s’agissait d’un exercice utile pour me permettre d’amé­liorer mes capacités de communicateur. » Le doctorant a testé sa présentation devant des amis. Il l’a également fait devant un miroir. « Le miroir, soulignet-il, m’a permis de voir ma gestuelle et m’a aidé sur quelques points. » Français d’origine, le ga­­ gnant du concours en 2017 a plusieurs cordes à son arc. La construction écoresponsable en bois le passionne. Musicien à ses heures, il joue du ukulélé. Il a aussi la fibre entrepreneuriale. « L’an dernier, rappelle-t-il, j’ai lancé une entreprise de fabrication de t-shirts en coton biologique aux motifs imprimés avec de l’encre à base d’eau. » Même la politique l’attire. « Je rêve de changements », dit-il. La quatrième finale internationale du concours Ma thèse en 180 secondes se tiendra à Liège, en Belgique, le 28 septembre. Damien Mathis y sera. « Je compte bien tout donner pour avoir la première place », affirme-t-il.

Le doctorant Damien Mathis le 4 mai à Montréal durant la finale nationale du concours Ma thèse en 180 secondes de l’Association francophone pour le savoir – ACFAS. photo Hombeline Dumas

Voir un cristal de sel, Bertrand De Dorlodot

La science dans toute sa beauté Trois œuvres signées par des chercheurs de l’Université Laval font partie des finalistes du concours La preuve par l’image par Matthieu Dessureault Souvent, science et art font bon ménage. Avec l’utilisation de technologies de plus en plus performantes, la recherche donne lieu à des images esthétiques des plus spectaculaires. Dans son laboratoire, Bertrand De Dorlodot, étudiant à la maîtrise en biophotonique, travaille avec une nouvelle méthode d’imagerie, la microscopie holographique numérique. Cet outil permet d’observer des objets transparents. Alors qu’il s’apprêtait à étudier des neurones sur une lamelle de microscope, il a vu apparaître… un cristal de sel ! Ébloui, il a conservé cette image. « Les cristaux se forment généralement à partir d’une poussière ou, possiblement dans ce cas-ci, d’un défaut dans la lamelle de verre. À partir de ce point de départ, ils se développent dans toutes les directions, d’où l’aspect étoilé, en tentant de recouvrir le plus possible la surface, ce qui explique leur caractère fractal. Ce sont ces deux caractéristiques qui font que cette image accroche le regard », dit-il. Son œuvre, intitulée Voir un cristal de sel, fait partie des vingt finalistes du concours La preuve par l’image. Orga­nisé annuellement par l’Association francophone pour le savoir – ACFAS, ce concours est consacré aux images issues de travaux scientifiques. Il est ouvert aux chercheurs canadiens de tous les domaines. Toutes les méthodes de production visuelle sont acceptées : photographie, radiographie, dessin, graphique, etc. En plus de leur image, les participants doivent fournir un court texte explicatif sur leur projet de recherche. « Ce con­ cours permet de montrer au grand public ce qui se fait dans les laboratoires à travers le pays et ce qu’on y étudie, de l’infiniment grand à l’infiniment petit. C’est d’ailleurs tout un défi de vulga­ riser, en quelques mots, notre image, son histoire, son message et ce qu’elle évoque pour la recherche scientifique ! », souligne Bertrand De Dorlodot. Alix Denoncourt en est à sa deuxième participation au concours. Avec Steve Charette et Richard Janvier, deux autres chercheurs de l’Institut de biologie

intégrative et des systèmes, elle a soumis l’image d’un protozoaire Tetrahymena. Cet organisme unicellulaire, que l’on retrouve principalement en eaux douces, consomme de grandes quantités de microorganismes, sans trop se soucier de leur comestibilité. Il ingurgite ainsi des bactéries parasites potentiellement fatales. Pour éviter la mort, il les emballe dans de petites boules fécales afin de les expulser. La chercheuse étudie ces bactéries afin de mieux comprendre les méthodes de transmission de certaines maladies, comme la tuberculose. « En gros, le protozoaire ne fait que nager et manger des bactéries. Il s’agit d’un organisme idéal pour étudier les interactions avec les bactéries puisqu’il est un prédateur vorace. Certaines bactéries pouvant être pathogènes pour l’humain le sont également pour les protozoaires. Elles peuvent infecter leurs cellules de la même ma­­ nière qu’elles le font chez l’humain. » Outre sa valeur scientifique, l’esthétique du protozoaire le rend des plus intéressants à ses yeux. « La cellule est très jolie. Sa forme rappelle certaines choses vi­­ sibles à l’œil nu, comme une baleine. À l’origine, la photo était en noir et blanc ; nous y avons ajouté des couleurs afin de pouvoir distinguer les deux structures et de mettre l’accent sur les boules fécales. » La troisième image issue de l’Université Laval est celle de Nelly Manéglia, étudiante à la maîtrise en sciences de la Terre. Migration des minéraux présente deux faces d’un grain de sable possiblement lié à un gisement de sulfures massifs volcanogènes. L’image, produite à l’aide d’un microscope polarisant, m ­ arque par ses nombreux effets lumineux. Les vingt images finalistes seront exposées au Biodôme de Montréal jusqu’à la fin décembre. Les lauréats des trois prix du jury et du prix du public seront an­­ noncés l’automne prochain à l’émission Découverte de Radio-Canada. Ces prix seront remis au prochain Gala de ­l’ACFAS, le 8 novembre. Pour découvrir les vingt images ­fina­listes  : acfas.ca/prix-concours/ preuve-image.


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livres

parutions

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Métissage et communion

Aux mordus du hockey La Ligue nationale de ­hockey (LNH) célèbre ses 100 ans cette année. Désirez-vous en connaître davantage sur sa fondation, son évolution et ses principaux ac­­teurs ? Le livre Les faits saillants du match. Les 100 ans de la LNH est pour vous ! Signé Simon Grondin, professeur à l’École de psychologie, ce livre répertorie notamment chaque série de la fameuse rivalité Montréal-Boston, offre une synthèse minutieuse des principaux échanges dans l’histoire de la Ligue et permet de découvrir les cheminements les plus tortueux des équipes gagnantes de la coupe Stanley. Les faits saillants du match. Les 100 ans de la LNH, Simon Grondin, Presses de ­l’Université Laval, 300 pages.

Regard sur la sécurité sociale L’implantation des ­programmes de sécurité ­so­­ciale a été au cœur de la transformation de la so­ciété québécoise. L’ou­ vrage La sécurité sociale au Québec. Histoire et enjeux fait état de l’évolution de la sécurité sociale depuis 50 ans, établit certains constats et dégage les principaux enjeux pour l’avenir. Sous la direction de Denis Latulippe, professeur à l’École d’actuariat, près de 20 spécialistes abordent différents aspects des régimes de sécurité sociale. Il est question, entre autres, du système de santé et de services sociaux, de l’assurance médicaments, de la retraite, de la santé et de la sécurité au travail, de l’assurance-emploi et des politiques de sécurité du revenu et de main-d’œuvre. La sécurité sociale au Québec. Histoire et enjeux, sous la direction de Denis Latulippe. Presses de l’Université Laval, 566 pages.

Un règne à part Ni végétaux, ni animaux, les champignons avec leurs formes aussi diverses qu’insolites intriguent. Ils contiennent une multitude de molécules qui leur con­ fèrent non seulement des vertus nutritionnelles, des flaveurs et des textures particulières, mais aussi des propriétés médicinales et pharmacologiques. Abondamment illustré, le livre Champignons. Molécules bioactives d’intérêt médical et phar­ macologique constitue une précieuse source d’information en la matière. Russel J. Tweddell, professeur à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation, et Maurice Thibault, botaniste et illustrateur, y présentent près de 450 champignons que l’on re­­ trouve en Amérique du Nord ou en Europe. Champignons. Molécules bioactives d’intérêt médical et pharmacologique, Maurice Thibault et Russel J. Tweddell, Éditions MultiMondes, 573 pages.

Partis sur les traces d’un missionnaire jésuite du 18e siècle, deux auteurs et leur compagnon de voyage explorent les idées d’autochtonie et de sacré par Manon Plante « Quels sont les lieux sacrés du Québec, hormis les sanctuaires catholiques comme la basilique Ste-Anne-deBeaupré ? » Lorsqu’Isabelle Duval a soulevé cette question, son conjoint, Jean Désy, lui a raconté son passage à la Colline-Blanche, près de la rivière Témiscamie. À quelques kilomètres au nord-est de Mistassini s’élève une colline blanche au cœur d’une forêt d’épinettes. En raison de sa couleur particulière, due à l’abondant gisement de quartzite qui brille sur ses flancs, cette petite montagne se détache sur l’horizon. En son sein, elle accueille une grotte toute ronde et toute blanche baptisée l’Antre de marbre. Il y a belle lurette que cette ca­­ verne constitue un lieu chamanique pour les peuples cri et innu. De plus, en 1730, le père Laure, missionnaire de la Compagnie de Jésus, s’y serait arrêté et y aurait célébré une messe. Accessible seulement par la voie des eaux, l’Antre de marbre est aujourd’hui encore un lieu retiré et unique qui conserve un caractère sacré. Dès la première description de cet endroit, Isabelle Duval pressent l’intérêt de créer un projet artistique autour d’un pèlerinage vers la grotte. Avec son amoureux et un ami prêtre, elle souhaite suivre les pas du père Laure et participer à une célébration eucharistique dans ce lieu empreint de spiritualité amérindienne et de foi catholique. De la réalisation de ce voyage naîtra l’ouvrage La route sacrée, écrit à quatre mains par Isabelle Duval et Jean Désy. La route sacrée, c’est donc, tout d’abord, le récit de l’expédition entreprise par le couple et leur ami, PierreOlivier Tremblay, l’un des plus jeunes prêtres au Québec, pour « réactualiser » le geste du père Laure. La route sacrée, c’est éga­ lement une quête vers les liens négligés qui unissent les Canadiens français à la nordicité et à l’autochtonie. La route sacrée, c’est enfin une série de réflexions qui explorent le rapport trouble des Québécois avec la foi et la religion.

« En tant que descendants de Canayens, explique Jean Désy, nous possédons des liens multiples, ancestraux et essentiels avec l’autochtonie. Près de la moitié des Qué­ bécois auraient au moins un ancêtre amérindien. Cou­ reurs des bois et femmes des groupes papinachois, pié­ kougamiens ou mistassins ont créé un peuple métissé. Renouer aujourd’hui avec les autochtones, c’est re­­ nouer avec nos racines. Eux, c’est nous ; leur quête, c’est notre quête. » Depuis une vingtaine d’années, le médecin Jean Désy parcourt le Nord pour soigner les Cris et les Innus. Également poète et écrivain, ce chargé d’enseignement à la Faculté de médecine, a publié une trentaine d’ouvrages, dont plusieurs portent sur l’autochtonie. « La vision autochtonienne de la spiritualité est faite d’ouverture à l’autre. Les autochtones ont une perception syncrétique de la religion. Les Évangiles ne s’opposent pas au chamanisme. Un amalgame est possible entre les deux mondes », déclare-t-il. Selon le médecin, la messe célébrée par le père Laure à l’Antre de marbre n’a donc probablement pas déplu aux amérindiens qui accom­ pagnaient le missionnaire. « Pour ma part, j’aime croire que, dans un contexte d’évan­ gélisation, les guides ayant de leur plein gré fait con­­ naître ce lieu au prêtre, il y eut possiblement plus de “syncrétisme” religieux que de “brisure”. À la manière indienne, on peut considérer que l’ajout d’une sacrali­ sation à un lieu déjà si hautement signifiant ne fit qu’en­ richir l’espace de l’Antre de marbre plutôt que d’en ébranler les bases », écrit-il dans La route sacrée. À propos de la religion, Jean Désy se désole qu’elle soit devenue synonyme de « délire » ou de « fanatisme » pour bien des Québécois. Pourtant, un ancrage spirituel et sacré est, selon lui, nécessaire. Davantage panthéiste que ses deux compagnons de voyage, il ne renie pas pour autant ses racines catholiques et trouve très touchant que sa conjointe

affirme aussi candidement et courageusement sa foi. « Isabelle est la voix émouvante du récit. Moi, je ne fais que donner des faits ; elle, elle explore les profondeurs de la spiritualité. » Le médecin tient d’ailleurs à souligner tout le talent littéraire de son amoureuse à qui incombait la difficile tâche de mettre en forme le texte et d’insérer sa voix à travers la sienne. La route sacrée, c’est en effet deux voix qui s’entremêlent et qui communient ensemble. Ce qui ressort à la lecture de ce livre, c’est un appel général à la communion : communion des voix, communion entre l’homme

et la nature, communion entre les cultures et les religions. Cette communion, qui doit être prise dans un sens plus large que sa simple signification religieuse, ne désavoue tout de même pas son rapport original au sacré. La route sacrée, Jean Désy et Isabelle Duval, Éditions XYZ, 394 pages. Les auteurs ont également créé un site internet pour couvrir divers aspects de leur expédition. Pour admirer quelques photos et visionner quelques vidéos de leur aventure, rendez-vous à l’adresse laroutesacree.com.

Depuis une vingtaine d’années, le médecin Jean Désy parcourt le Nord pour soigner les Cris et les Innus. Également poète et écrivain, ce chargé d’enseignement à la Faculté de médecine, a publié une trentaine d’ouvrages, dont plusieurs portent sur l’autochtonie.


sports

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Une icône du sauvetage aquatique Près de 40 ans après son arrivée au PEPS, la spécialiste de l’intervention sportive France Le Bel prend sa retraite Après avoir formé des générations de sauveteurs, proposé une programmation d’activités sportives s’adressant autant à la clientèle étudiante qu’aux citoyens de la région de Québec et développé un programme jeunesse ouvert sur la communauté dans laquelle l’Université Laval s’enracine, France Le Bel prend sa retraite. Celle-ci a fait ses débuts au Service des activités spor­ tives en 1980 comme surveillante-­ sauveteuse et instructrice en natation et relaxation ; elle a été promue la même année sauveteuse et instructricechef. Dix ans plus tard, elle devient coordonnatrice du programme des

En 1988, le PEPS participe à son premier championnat canadien, qui se déroule à Burlington. France Le Bel fait partie de l’équipe qui accompagne les athlètes. photo PEPS

« activités éducatives », maintenant appelé « activités d’initiation et de perfectionnement », jusqu’au moment de prendre sa retraite en mars 2017. L’ensemble du programme fleurit sous les auspices de cette spécialiste de l’intervention sportive. La programmation visant la clientèle étudiante et adulte est constamment mise à jour pour répondre à l’évolution des besoins pendant que le programme Jeunesse double son ­nombre d’activités. D’une part, quelques milliers de personnes s’initient ou perfectionnent leurs habiletés sportives et, d’autre part, la clientèle jeunesse s’inscrit en grand nombre, passant de 1 500 à plus de 6 400 participants. La fin de semaine, comme en semaine, le PEPS grouille de familles, grandes et petites, de jeunes qui se sentent les bienvenus de pratiquer leurs loisirs et leurs sports préférés dans l’antre des grands sportifs du Rouge et Or et de la communauté universitaire. Préoccupée par le service à la clientèle, France Le Bel a su bâtir un programme d’activités sportives d’un haut niveau de qualité. Généreuse de son temps, France Le Bel œuvra également à titre de membre du comité pédagogique et du conseil d’administration de la Société de sauvetage du Québec. C’est sous son règne que le premier club de sauvetage sportif a vu le jour au PEPS en 1987 et, encore aujourd’hui, le club de sauvetage Jeunes sauveteurs est toujours

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en bref

Jean-Simon Roy a poursuivi la tradition d’excellence des joueurs de ligne offensive du Rouge et Or dans les repêchages de la Ligue canadienne de football. photo Richard Rivest

Trois footballeurs repêchés France Le Bel

bien actif. Déterminée et dynamique, elle a su transmettre sa passion et son savoir-faire à tous ceux qu’elle a côtoyés. Son souci du développement et de l’amélioration continue ont permis la mise sur pied d’initiatives qui ont donné aux participants ainsi qu’à ses employés et collègues des outils pour se dépasser. Parmi ses réalisations de marque, rappelons ici l’organisation du Championnat canadien de sauvetage en 1989. Si on vieillit comme on a vécu, sa retraite sera bien remplie et tournée vers l’accomplissement de nouveaux projets. Bonne retraite, chère France, elle est pleinement méritée ! Collaboration spéciale de Linda Saucier et de Sylvie Bonneau, entraîneuses de l’Équipe de sauvetage de l’Université Laval de 1987 à 1991, avec la participation de Gilles D’Amboise, directeur des activités sportives de 1987 à 2013

Le 7 mai, Jean-Simon Roy est devenu le huitième joueur de ligne offensive du club Rouge et Or à être repêché par une équipe de la Ligue canadienne de football (LCF) au cours des quatre dernières années. Il a entendu son nom être appelé au second tour, le 14e au total. Ce sont les Eskimos d’Edmonton, équipe de son ancien compagnon de ligne offensive Danny Groulx, qui l’ont repêché. Déjà sous contrat avec les Buccaneers de Tampa Bay de la NFL, l’ailier rapproché Antony Auclair a été sélectionné par les Roughriders de la Saskatchewan au 30e rang (4e ronde). Les Riders ont fait le pari que l’expérience américaine d’Auclair n’aboutirait à rien et ils se sont ainsi réservés le droit de signer un contrat avec lui pour une éventuelle carrière au nord de la frontière. Le joueur de ligne défensive Edward Godin a, pour sa part, entendu son nom en cinquième ronde (42e au total). Il a été repêché par les Lions de la Colombie-Britannique. Depuis 1998, 59 membres du Rouge et Or ont été sélectionnés au repêchage de la LCF, un ­sommet parmi les universités canadiennes.

Campus dynamique À vos bâtons et à vos vélos ! La 29e Classique de golf Rouge et Or, pré­ sentée par l’Hôtel Le Concorde Québec, et la 4e Randonnée à vélo Rouge et Or, présentée par GDI Services aux immeubles, se tiendront simultanément au club de golf Le Grand Portneuf le 1er juin. Grâce à la collaboration du club de triathlon Rouge et Or, des cyclistes de tous les âges et de tous les niveaux pourront rouler en peloton sur des parcours de 36 km ou de 70 km dans la région de Port­neuf. Quant au tournoi de golf, des équipes de ­quatre joueurs rivaliseront lors d’un 18 trous selon la formule « Continuous Mulligan ». Comme toujours, les deux événements visent à appuyer la cause des étudiants-athlètes du programme d’excellence sportive de l’Université Laval. De nombreux bénévoles, dont ­plusieurs étudiants-athlètes, travailleront donc au succès de l’événement. photo Mathieu Bélanger Samedi, au stade TELUS-Université Laval, 6 528 amateurs de football ont assisté au 15e Défi Est-Ouest, un match mettant en vedette les meilleurs espoirs du repêchage 2018 de la Ligue canadienne de football. Parmi eux se trouvaient sept membres du club Rouge et Or, dont Christopher Amoah, qu’on aperçoit sur la photo. L’Ouest a vaincu l’Est par la marque de 37-13. photo Mathieu Bélanger

Pour information et inscription : Jérôme Pelletier au 418 656-2131 poste 5440 ou rougeetor.ulaval.ca


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au fil de la semaine

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Archéologie et heureux hasards La professeure Allison Bain, du Département des sciences historiques, sera la conférencière invitée du prochain Matin créatif de Québec, organisé en collaboration avec l’Université Laval. Née à New York en 2008, l’initiative des Matins créatifs (ou CreativeMornings) rassemble, un vendredi par mois dans plus d’une centaine de villes, des innovateurs de différents horizons. C’est la troisième fois que l’Université Laval accueille dans ses murs cette activité ouverte à tous. Chaque ­présentation porte sur un thème bien précis imposé aux organisateurs. Ce mois-ci, le thème choisi est « serendipity », que l’on peut traduire par « heureux hasard ». Après avoir présenté sa vision du thème, la professeure Bain, aussi directrice du Laboratoire d’archéologie environnementale, répondra aux questions du public, puis animera une visite des laboratoires ­d’archéologie. Sur la photo, Allisson Bain sur un ­ chantier de fouilles.

Vendredi 19 mai, dès 8 h, au Laboratoire d’archéologie de l’Université Laval au pavillon Camille-Roy (3, rue de la Vieille-Université). Entrée gratuite. Pour plus d’information et pour réserver sa place : ­creativemornings.com/cities/qc

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Projets chez SPOT

Les graminées ornementales

Une bonne bouffée d’art

Admirer et réfléchir au design

Thé, saké et origami

Voyager sur un voilier polaire

SPOT, la clinique com­mu­ nautaire de santé et d’enseignement, vous convie à un après-midi de rencontres pendant lequel seront présentés divers projets de recherche et d’intervention réalisés en partenariat avec cette clinique ou auprès d’au­tres organismes. Plu­ sieurs chercheurs et étudiants de l’Université pré­ senteront donc leurs travaux, qui touchent notamment aux innovations en santé et en enseignement ainsi qu’à la santé des femmes. SPOT est un or­­ganisme à but non lucratif, fondé à Québec en fé­­vrier 2014, dont la mission est d’améliorer l’état de santé des personnes marginalisées, en situation de vulnérabilité sociosanitaire et non re­­ jointes par l’offre de soins et services existante ainsi que de former une relève professionnelle sensibilisée aux besoins de ces personnes.

Chez les spécialistes en aménagement paysager, les graminées ornementales sont très populaires. Avec leur feuillage qui bouge au vent et qui peut persister jusqu’aux premières neiges, elles peuvent, entre autres, servir d’écran ou créer des masses intéressantes dans les platebandes. Pour tout connaître de ces plantes qui exigent certaines connaissances pour être bien cultivées, assistez au prochain atelier du Jardin universitaire Roger-Van den Hende. Dans cet atelier animé par Larry Hodgson, auteur, chroniqueur et horticulteur reconnu, vous apprendrez, entre autres, quelles sont les graminées les plus rustiques, à quel moment on doit les tailler et quelles espèces sont les plus faciles d’entretien.

Pour une treizième année, Laval en spectacle offrira l’occasion à des employés de l’Université de faire dé­­ couvrir leurs talents artistiques à la communauté universitaire. Cette année, ce sont neuf em­­ployés qui monteront sur scène, ac­­ compagnés d’une quinzaine de musiciens, pour présenter des numéros de chanson, de danse et de musi­ que. Plus d’une vingtaine de bénévoles travaillent à la réalisation de cet ­événement qui s’associe, cette année, à l’organisme Fibrose kystique Québec. Sur le thème « Une bonne bouffée d’art », le spectacle se veut également une manifestation de l’engagement social de l’Université dans la communauté puisque, pour chaque billet vendu, 3 $ seront remis à la cause de la recherche sur la fibrose kystique.

Vendredi 19 mai, de 13 h à 17 h, au Tam Tam Café (421, boul. Langelier). Entrée libre. Pour plus ­d’info  : bit.ly/2pLQUMY

Samedi 20 mai, à 9 h 30, au local 1240 du pavillon Envirotron. Pour s’inscrire : bit.ly/2qSpIws

Vendredi 26 mai, à 19 h 30, au Théâtre de la cité ­universitaire au pavillon Palasis-Prince. On peut se procurer des billets en ligne au bit.ly/2qwZ217

Tout au long de leur ­parcours universitaire, les étudiants du baccalauréat en design graphique ont fait preuve de passion et de créativité. Du 25 au 28 mai, les finissants termineront leurs études en beauté avec une exposition de leurs r­ éalisations. À l’occasion de cette exposition, une journée de conférences créatives sur le thème « Inter­ section » réunira sept conférenciers. Ces pro­ fessionnels, qui explorent différentes avenues des domaines créatifs du design, témoigneront de leur expérience personnelle de création et de leur vision du monde ­professionnel du design. Samedi 27 mai, à partir de 10 h, au Musée de la civilisation (85, rue D ­ alhousie). Pour plus d ­ ’information : bit.ly/2pUqO6r

Afin de vous faire découvrir la culture nippone, l’Espace Japon accueille trois activités originales. Tout d’abord, en avantmidi, un atelier d’origami est organisé pour souligner la Fête des enfants (Tango no sekku). Lors de cette fête célébrée le 5 mai, les petits garçons japonais reçoivent traditionnellement des répliques miniatures de casques anciens de samouraïs. Les participants à l’atelier fabriqueront donc un de ces cas­ ques. Ensuite, un atelier de dégustation de thé vert, animé par Sachiko Sato et Benoît Lafrance, fera découvrir les secrets de la préparation du thé japonais au quotidien. Finalement, le Consulat général du Japon à Montréal présentera une dégustation commentée de saké avec le sommelier Alexis Bernard. Dimanche 28 mai, à partir de 10 h, à l’Espace Japon du pavillon Jean-CharlesBonenfant. Pour connaître l’horaire des activités : bibl.ulaval.ca/web/­ programmation-culturelle

Consultez le calendrier complet des activités sur le campus à ulaval.ca

Depuis plus de 30 ans, François Bernard explore les lieux les plus reculés de la planète, dont le pôle Nord et le pôle Sud. Ces dernières années, c’est sur un voilier polaire, l’ATKA, qu’il sillonne l’Arctique. Pour faire découvrir le quotidien de ce navigateur et explorateur, la réalisatrice Sarah Del Ben a tourné un film bouleversant d’humanité intitulé Capitaine de l’utopie. Vous avez envie de visionner le long-métrage ? L’Unité mixte internationale Takuvik – une unité de recherche issue d’un partenariat entre l’Université Laval et le CNRS – vous invite à sa projection, qui sera suivie d’une discussion avec François Bernard. Mardi 30 mai, à 19 h 30, à l’auditorium Roland-Arpin du Musée de la civilisation (85, rue Dalhousie). Entrée libre.

Le Fil 18 mai 2017  

Le journal de la communauté universitaire

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