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Des soins égaux pour tous ? p5

Sans oui, c’est non ! p3

Volume 53, numéro 18 8 février 2018

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L’UL aux JO !

Cinq étudiants-athlètes de l’Université Laval participeront aux 23es Jeux olympiques de Pyeongchang, qui débuteront ce vendredi 9 février. p8-9


actualités UL Une journée couronnée de succès ! le fil | le 8 février 2018

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Les Portes ouvertes ont attiré quelque 3 500 visiteurs par Yvon Larose Le samedi 3 février, quelque 3 500 visiteurs se sont rendus aux pavillons AlphonseDesjardins et MauricePollack pour la journée Portes ouvertes. Cette activité semestrielle, qui revient à l’automne et à l’hiver, s’adresse à de futurs étudiants, à des parents, à des professionnels du milieu scolaire et à des étudiants actuels. Elle est organisée par le Bureau du recrutement étudiant (BRE) et a pour but d’informer les visiteurs sur les programmes d’études, les services et les infrastructures de l’Université. Les deux activités Portes ouvertes de l’automne dernier et de cet hiver ont accueilli plus de 8 400 visiteurs. Le 3 février, le programme de la journée comprenait 45 conférences et plus de 80 visites guidées. Quelque 40 kiosques d’information représentant des facultés et des écoles, des services et des partenaires étaient sur place. Ceux et celles prêts à faire leur demande d’admission l’ont fait à l’Espace Futurs étudiants, un nouveau bureau d’accueil situé près du kiosque d’information Le Point. Ils ont été près de 90 durant la journée à se rendre à cet endroit.

Quelque 175 visiteurs ont rempli en ligne un sondage de satisfaction. Les deux tiers des répondants étaient des femmes. Le tiers des participants venait de la région de la Capitale-Nationale, un autre 12 % provenait de ChaudièreAppalaches. « Nous avons obtenu une note parfaite de 100 % pour l’un des critères de satisfaction, soit la capacité d’écoute, la courtoisie et l’attitude respectueuse du personnel, explique Marie Gauvin Moisan, directrice adjointe par intérim du BRE. Ce niveau de satisfaction record résulte de l’importance accordée à la qualité de l’expérience-client par les quelque 600 membres de la communauté universitaire, étudiants, professeurs et employés, qui contribuent au succès de l’événement. Cet engagement concerté dé montre également le renforcement d’une culture organisationnelle vouée au service à la clientèle à l’Université Laval. » La presque totalité des répondants ont jugé que l’Université Laval est un bon choix pour leurs études universitaires. Le taux de satisfaction global aux questions du sondage s’élevait à 97,7 %.

Une quarantaine de kiosques représentaient des facultés et des écoles, des services et des partenaires.

Quelques membres de la haute direction de l’Université étaient sur place durant la journée. Il y avait la rectrice Sophie D’Amours, la vice-rectrice adjointe aux études et aux affaires étudiantes, Caroline Senécal, et le vice-recteur adjoint aux études et aux affaires étudiantes, Claude Savard. Selon Caroline Senécal, le BRE améliore sans cesse la formule des Portes ouvertes, et les résultats sont là. Elle insiste sur le rôle clé joué par les 600 membres de la communauté universitaire.

des sciences et de génie. « Une navette conduisait les vi siteurs à la Faculté, indique Caroline Senécal. En plus des programmes d’études, les visiteurs pouvaient s’informer sur les activités étudiantes. C’était une belle vitrine pour ex poser, entre autres, le prototype conçu par des étudiants de la Faculté qui a remporté, au printemps 2017, la compétition nordaméricaine de design de véhicules à faible consommation d’essence. Ce fut un moment positif pour les visiteurs, qui ont compris la teneur des projets étudiants, ainsi que pour nos étudiants actuels, qui ont eu la chance de partager leur expérience. »

« Nous sommes très fiers du travail qu’ils ont accompli, soutient-elle. Ces gens compétents et dévoués cherchent à rendre l’expérience étudiante la plus positive possible. Ils sont très à l’écoute et essaient le mieux possible de répondre aux besoins des visiteurs. La journée Portes ouvertes est une belle dé monstration d’un effort collectif pour mettre en valeur nos programmes d’études et de recherche. » La vice-rectrice adjointe donne en exemple l’accueil La rectrice Sophie D’Amours a échangé avec les visiteurs des visiteurs à la Faculté durant la journée.

Quelque 600 membres de la communauté universitaire ont contribué au succès de l’événement La vice-rectrice adjointe aux études et aux affaires étudiantes, Caroline Senécal, et le vice-recteur adjoint aux études et aux affaires étudiantes, Claude Savard, en conversation, chacun à un kiosque.

On peut le lire en ligne à lefil.ulaval.ca et s’abonner gratuitement à un avis de parution électronique.

Le journal de la communauté universitaire Fondé en 1965, Le Fil est un hebdomadaire publié 29 fois par an par la Direction des communications de l’Université Laval et distribué gratuitement sur le campus.

Près de 90 visiteurs ont fait leur demande d’admission à l’Espace Futurs étudiants. photos Louise Leblanc

Vous désirez proposer un sujet d’article ? Écrivez-nous à l’adresse le-fil@dc.ulaval.ca au plus tard le mercredi midi précédant la prochaine parution. Les textes soumis doivent comporter le nom et le numéro de téléphone de leur auteur. Écrivez-nous ! Le Fil accueille vos idées avec plaisir. Le contenu de ce journal peut être reproduit à condition de mentionner la source et l’auteur.

Rédaction Éditeur : Jacques Villemure, directeur des communications Rédactrice en chef : Claudine Magny Journalistes : Pascale Guéricolas, Jean Hamann, Yvon Larose Collaborateurs : Jenny Aumais, Stéphane Jobin, Nathalie Kinnard, Mathieu Tanguay Collaborateurs au Web : Carl Bélanger, Thierry Mellon Rédactrices-réviseures : Anne-Marie Lapointe, Manon Plante Agente de secrétariat : Sophie Leroux

Production Infographie : Geneviève Bolduc, Service de reprographie de l’Université Laval Impression : TC Imprimeries Transcontinental, Québec (Québec)

Placements publicitaires Claudine Trudel 418 656-2131 poste 6415 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec, ISSN 022-1-1965

Pour nous joindre 2325, rue de l’Université, local 3108 Québec (Québec) G1V 0A6 Téléphone : 418 656-2131 poste 4687


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dernier, dit-elle. Une autre activité qui avait bien fonctionné est la démonstration d’autodéfense, qui revient cette année. » La campagne est rendue possible grâce à la collaboration du CPIMH, La campagne, du Vice-rectorat aux études et coordonnée aux affaires étudiantes, du Vicerectorat aux ressources humaines, par le CPIMH, du Service de sécurité et de prévencomprendra tion, du Service des résidences, du Bureau des événements campus, une quinzaine de la Direction des services aux étudiants, du PEPS et des asso­ d’activités ciations étudiantes CADEUL et Comme en 2017, des stands édu- AELIÉS. catifs seront installés dans les pavillons du campus. Les visiteurs Le lancement officiel de la pourront tester leurs connais­ ­campagne « Sans oui, c’est non ! » sances sur les violences sexuelles aura lieu le jeudi 8 février au et prendre des informations sur les pavillon Ferdinand-Vandry. ressources disponibles à l’Univer- Pour plus d’information sur sité en cette matière. « Les stands la cam­pagne : www.ulaval.ca/ ont très bien fonctionné l’an sans-oui-cest-non.html

La campagne visant à promouvoir l’importance du consentement sexuel et à prévenir les violences à caractère sexuel se tiendra du 12 au 23 février par Yvon Larose « Sans oui, c’est non ! » Ce slogan pour le moins percutant sera bien visible sur le campus entre le 12 et le 23 février, alors que se déroulera, pour une troisième fois dans la cité universitaire, la campagne visant à promouvoir l’importance du consentement sexuel et à prévenir les violences à caractère sexuel. La campagne, coordonnée par le Centre de prévention et d’intervention en matière de harcèlement (CPIMH), comprendra une quinzaine d’activités. Parmi les nouveautés, mentionnons l’exposition Que portais-tu ?, le théâtre-forum Touche-moi pas ! et la conférence du rappeur Webster sur la violence sexuelle dans le milieu du hip-hop. Pour sa première participation à la campagne, le Vice-rectorat aux res­ sources humaines diffusera auprès des employés de l’Université de brèves capsules d’information inter­ actives sur le harcèlement sexuel. « En 2017, des associations étudiantes et des groupes d’étudiants ont contacté le CPIMH pour proposer des activités qu’ils ont ensuite organisées, explique la sexologue Christine Delarosbil, coordonnatrice des activités de prévention des violences sexuelles sur le campus pour le CPIMH. Ceci démontre un intérêt et une prise de position des étudiantes et des étudiants. Ceci peut être un reflet du changement de paradigme en lien avec les violences à caractère sexuel qui est en train de se manifester. » L’exposition Que portais-tu ? se tiendra durant toute la durée de la campagne au pavillon FerdinandVandry. Créée aux États-Unis, elle présente les témoignages de femmes victimes de violence sexuelle ayant

accepté, pour les besoins de l’ex­ position, de céder les vêtements qu’elles portaient lors de leur agression. À l’Université, les vêtements recueillis par la CADEUL correspondent à ceux décrits dans les témoignages. « Les concepteurs américains voulaient démontrer que les vêtements n’ont pas d’influence sur les agresseurs, souligne Christine Delarosbil. C’est un préjugé. Dans mon travail, je ren­ contre les victimes de violence à caractère sexuel à l’Université Laval. Certaines disent qu’elles ont changé leurs vêtements, pensant que le fait d’être davantage cou­ vertes n’attirera pas les agresseurs potentiels. » Une fête de famille, un travail d’équipe, une fin de soirée festive entre amis : autant de contextes, pense-t-on, où le sentiment de sécurité est établi. Pourtant, des violences sexuelles en milieu

universitaire peuvent se présenter dans ces situations. Le théâtreforum Touche-moi pas ! explorera des pistes de prévention pour ces réalités. « Trois tableaux se­­ ront présentés, indique Christine Delarosbil. À la fin de la présentation, les étudiants-acteurs vont refaire chacun des tableaux et demander chaque fois à l’auditoire d’intervenir et de faire des propositions qui vont amener un dénouement différent. » Parmi les activités qui reviennent cette année, il y a notamment l’atelier sur l’intégration des personnes LGBTQ+ en milieu de travail. Une étudiante à la maîtrise en orientation fera part des résultats de son mémoire sur le défi que peut représenter l’intégration de la diversité sexuelle en milieu de travail. Cer­taines pratiques peuvent, en effet, être vécues comme des micro-agressions. « Par exemple, entre collègues, il est présumé que tous sont hétérosexuels, ce qu’on ap­­pelle l’hé­ térosexisme, explique Christine Delarosbil. Ainsi, les gens vont se faire poser des questions impliquant que leur partenaire est du Le rappeur Webster donnera une conférence sur la violence sexuelle dans sexe opposé. » le milieu du hip-hop. photo Daniel Bouchard

En 2017, des étudiantes et étudiants ont contacté le CPIMH pour proposer des activités qu’ils tenaient à organiser. Aux yeux de la sexologue Christine Delarosbil, ceci révèle un intérêt et une prise de position.

Des étudiantes bénévoles dans l’un des stands éducatifs installés dans les pavillons du campus durant la campagne 2017. photo Cloé Cabana


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recherche

en bref

le fil | le 8 février 2018

Le lièvre est en retard Des chercheurs montrent que le lièvre met du temps à ajuster sa répartition spatiale aux fluctuations de ses effectifs par Jean Hamann

Mieux comprendre le développement international La Semaine du développement international se poursuit jusqu’au 9 février au pavillon Palasis-Prince. Cet événement, organisé par l’Association étudiante en développement in­­ ternational et action humanitaire (AEDIAH), propose, notamment, le Carrefour de la ­coopération, qui a lieu le jeudi 8 février. Les représentants d’une vingtaine d’organisations en développement international et en action humanitaire attendent les étudiants pour présenter leurs activités, mais surtout leurs offres de stage et d’emploi. Le Projet Sphère tient aussi une journée de formation, le vendredi 9 février, pour ceux et celles qui veulent se familiariser avec la Charte humanitaire. photo Affaires mondiales Canada

Pour obtenir plus d’information, vous ­pouvez contacter l’AEDIAH au 418 656-2131 poste 7753 ou consulter la page Facebook de l’événement : bit.ly/2EmFHcs

Ensemble pour un campus coop À quoi ressemble la gestion en milieu coopératif ? C’est ce que tentera de vous apprendre l’événement « Ensemble pour un campus coop », qui aura lieu le 15 février sur le campus. Au menu de cette rencontre figurent la présen­ tation de plusieurs modèles coopératifs ainsi que des discussions en petits comités pour tenter de se familiariser avec ce mode de gestion souvent peu enseigné. Les participants auront ainsi l’occasion d’échanger sur un cas concret soumis par l’une des coopératives en production alimentaire présentes sur le campus. Il pourrait donc être question, par exemple, de recrutement de bénévoles pour offrir un service de traiteur ou encore de financement de l’organisation. Cet événement a lieu avec l’appui d’Entrepreneuriat Laval, de la Chaire de leadership en enseignement sur l’engagement social et de la section UL d’Enactus, une organisation internationale vouée au progrès sociétal. Jeudi 15 février, à 18 h, dans la salle située en face du café Fou AELIÉS du pavillon Alphonse-Desjardins. Inscription obligatoire à https ://goo.gl/M11uz4.

Choisir la file d’attente dans laquelle nous nous installons au supermarché est un exercice stratégique. La caisse rapide, qui semble souvent l’option la plus intéressante, devient moins at­trayante si 10 personnes y font le pied de grue. Entre une file qui compte 1 ­personne et une autre qui en a 3, on préférera la première, à moins que la personne qui s’y trouve ait plus de produits dans son panier que les trois autres clients réunis. Et on n’hésitera pas à revoir ses plans si une file avance plus rondement que la nôtre. Bref, chacun y va de ses trucs pour choisir la file dans laquelle il vaut mieux se trouver. Les lièvres font inconsciemment des calculs similaires quand vient le temps de choisir entre différents habitats, sauf que, dans leur cas, la réponse aux changements de leurs effectifs n’est pas instantanée, comme la nôtre au supermarché, mais elle s’échelonne sur au moins un an. C’est ce que démontrent Toshinori Kawaguchi et André Desrochers
, du Département des s­ ciences du bois et de la forêt et du Centre d’étude de la forêt, dans un récent numéro de la revue PLOS ONE. Les lièvres, comme les autres animaux, sont aux prises avec un dilemme existentiel : les habitats les plus favorables sont aussi les plus convoités, mais plus les ­lièvres sont nombreux à les exploiter, moins ces habitats deviennent intéressants. En théorie, le concept écologique de distribution idéale libre prédit que les animaux vont réagir en ajustant spontanément leur répartition spatiale. « Lorsque la densité des lièvres est élevée dans l’habitat préféré, une partie de la population va se déplacer vers des mi­­ lieux moins recherchés où la compé­ tition est plus faible », explique le pro­ fesseur Desrochers. L’adéquation entre les effectifs d’une espèce et les ressources de chaque habitat permet d’arriver à un équilibre où les animaux ont peu à gagner à se déplacer. Ce point est l’équilibre de Nash, une idée issue de la théorie des jeux développée par le mathématicien et prix Nobel d’économie John Forbes Nash, celui dont la vie a inspiré le film Un homme d’exception. Toutefois, le lièvre ne semble pas au fait des travaux de Nash parce que plusieurs études ont montré que la répartition de cette espèce ne correspond pas à ce qui est prédit par une distribution idéale libre. Afin de jeter un peu de lumière sur la question, Toshinori Kawaguchi et André Desrochers ont étudié les ­f luctuations d’abondance du lièvre d’Amérique pendant 11 ans à la Forêt Montmorency, la forêt d’enseignement et de recherche de l’Université Laval située à 80 km au nord de Québec. Pour établir l’abondance des lièvres, les chercheurs relèvent chaque hiver les pistes que ces animaux laissent dans la neige le long d’un transect d’environ 95 km qui croise différents habitats, entre autres les forêts de 20 à 40 ans qui sont les plus prisées par cette espèce.

Les chercheurs ont utilisé 14 240 pistes de lièvres relevées sur une période de 11 ans à la Forêt Montmorency pour réaliser leur étude

À l’aide des 14 240 pistes relevées sur une période de 11 ans, les chercheurs ont établi que l’utilisation de l’habitat préféré du lièvre est conditionnée par sa densité dans toute l’aire d’étude lors de l’année précédente. Ainsi, les lièvres utiliseront moins les forêts de 20 à 40 ans pendant l’année qui en suit une où la densité de lièvres était plus élevée qu’en moyenne. L’inverse se produit lors d’une année qui en suit une où la densité du lièvre était plus faible qu’à l’habitude. Les changements dans la densité des lièvres font sentir leurs effets pendant au moins un an sur la sélection d’habitats, résume le professeur Desrochers. « Nous ne pensions pas que les lièvres allaient adopter instantanément une distri­bution idéale libre, mais à notre connaissance,

personne n’avait encore documenté l’existence du décalage entre les variations dans la densité d’une espèce et sa réponse quant à l’utilisation sélective de l’habitat. » On ignore pour le moment quels facteurs entrent en jeu pour inciter un lièvre à quitter un habitat pour en explorer un autre. « Il s’agit sans doute de décisions inconscientes qui résultent de règles très simples comme la fréquence des rencontres avec des congénères ou une diminution de l’abondance de nourriture, avance le chercheur. Nous ne sommes pas dans la tête d’un lièvre, alors il est difficile de savoir. » Voilà de quoi alimenter vos réflexions ou vos discussions la prochaine fois que vous patienterez à la caisse de votre supermarché.


médecine

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en bref

Samantha-Kim première !

Les urgences des hôpitaux situés en région enregistrent plus de 3 millions de visites chaque année au Canada et les AVC sont l’une des trois principales causes de décès au pays.

Des soins à géographie variable Le taux de mortalité des victimes d’AVC est environ 25 % plus élevé pour les patients traités en région par Jean Hamann Les Canadiens victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ont plus de chances de survivre s’ils sont traités dans un hôpital situé dans un ­c entre urbain plutôt qu’en région. En effet, selon une étude publiée dans la revue PLOS ONE par des chercheurs de l’Université Laval, le taux de mortalité dans le mois qui suit un AVC est en­­ viron 25 % plus élevé pour les patients traités en région. L’équipe dirigée par Richard Fleet, professeur à la Faculté de médecine et titulaire de la Chaire de recherche en médecine d’urgence de l’Université Laval, arrive à ce constat après avoir comparé le taux de mortalité des victimes d’AVC admis dans 286 hôpitaux situés en ré­gion et dans 24 hôpitaux d e c e n t r e s u r ­­b a i n s d u Canada entre 2007 et 2011. Les hôpitaux en région ont été inclus dans l’étude s’ils se trouvaient dans une ag­­ glomération de moins de 10 000 habitants et s’ils ­disposaient d’une ur­­gence où les services d’un médecin urgentologue étaient offerts en permanence. À l’aide de données compilées par l’Institut canadien d’information sur la santé, les

chercheurs ont établi que le taux de mortalité des victimes d’AVC admis dans des hôpitaux urbains a fluctué entre 14,1 % et 16,8 % pendant les cinq années couvertes par l’étude. Dans les hôpitaux situés en région, ce taux a varié de 18,3 % à 21 %. L’écart entre les deux types d’hô­ pitaux a été observé chaque année, sauf en 2008, et dans chaque province étudiée. Selon les chercheurs, cet écart pourrait s’expliquer par un manque de ressources dans les hôpitaux situés en région. Leur étude rapporte que seulement 21 % de ces hôpitaux ont une unité de soins intensifs et qu’à peine 11 % disposent d’un tomo­ densitomètre, communément appelé scanner. « L’absence de cet appareil à l’intérieur des murs de l’hôpital prive les médecins d’un outil pouvant les aider à poser rapidement un diagnostic d’AVC et à commencer sans délai le traitement recommandé », souligne le professeur Fleet. Les urgences des hôpitaux situés en région enregistrent plus de 3 millions de visites chaque année au Canada et les AVC sont l’une des trois principales causes de décès au pays. « Environ 20 % de la

population canadienne vit en région et notre étude soulève des questions sur l’un des principes de notre système universel de santé selon le­­ quel tous les Canadiens, peu importe où ils vivent, ont droit à un accès égal à des soins de qualité. Il serait temps de s’attaquer aux iniquités dans les soins de santé en région. » Fait à noter, les hôpitaux québécois n’ont pas été inclus dans les analyses parce que le Québec ne fournit pas de données à l’Institut canadien d’information sur la santé. Par contre, une autre étude de l’équipe du professeur Fleet a montré que les hôpitaux situés dans les régions du Québec sont bien outillés pas rapport à ceux du reste du Canada. En effet, 74 % d’entre eux disposent d’une unité de soins intensifs et 78 % possèdent un scanner. L’étude publiée dans PLOS ONE est signée par Richard Fleet, Sylvain Bussières, Fatoumata Korika Tounkara, Stéphane Turcotte, France Légaré, Julien Poitras et Patrick Archambault, de l ’ Un i ve r s i t é L av a l , J e f f Plante, de l’Université de la Colombie-Britannique, et Gilles Dupuis, de l’UQAM.

Afin d’explorer des avenues de solution, le professeur Fleet et l’Association des médecins d’urgence du Québec organisent le 1er Sommet sur la médecine d’urgence en région rurale et éloignée. La rencontre aura lieu le 18 avril à Québec. Pour information et inscription : page ­Face­­book d’Urgences Rurales 360 (bit.ly/2ElxdSA) ou amuq.qc.ca.

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Notre étude soulève des questions sur l’un des principes de notre système universel de santé selon lequel tous les Canadiens, peu importe où ils vivent, ont droit à un accès égal à des soins de qualité

L’étudiante en communication publique de l’Université Laval Samantha-Kim Cantin règnera, jusqu’au 11 février, sur le 64e Carnaval de Québec. Âgée de 22 ans, cette passionnée de sport (ex-étudiante-­ athlète du Rouge et Or) a prêté serment, comme le veut la tradition. « J’accepte avec dignité et honneur les responsabilités de représenter la grande région de Québec, sa nordicité et le plus grand carnaval d’hiver au monde. » Le Carnaval allie cette année nouveautés et traditions. La population est notamment invitée à tenter la nouvelle expérience interactive Odyss, Terre de glace au fameux palais de glace de Bonhomme, qui est signé cette année par des étudiants en architecture de l’Université. Le Fil consacrait d’ailleurs récemment un a­ rticle à ce sujet. photo Frédéric Lavoie Pour lire l’article du Fil portant sur Odyss, Terre de glace : bit.ly/2Dq9LU5. Pour plus d’info sur le Carnaval de Québec : carnaval.qc.ca

Troisième place au concours MBA Corporate Knights – Schulich Une équipe formée de quatre étudiants au MBA a terminé au troisième rang de la finale du concours international MBA Corporate Knights – Schulich. La rencontre s’est déroulée à la fin janvier à Davos, en Suisse, durant la réunion annuelle du Forum économique mondial. Au départ, 28 équipes universitaires de 17 écoles de commerce provenant de plusieurs pays étaient inscrites au concours. Le défi proposé par la compétition consistait à concevoir un moyen qui inciterait les clients de la banque française BNP Paribas à investir dans des projets soutenant un ou plusieurs objectifs de développement durable de l’ONU. L’équipe de l’Université Laval était composée d’Antoine Audet, de Kevin Bélanger, de Cimon Boily et de Félix Lavoie-Pérusse. Ceux-ci ont créé un nouveau concept d’économie basé sur la technologie du blockchain, qui permet aux investisseurs d’obtenir un meilleur rendement sur des prêts ou des investissements tout en soutenant les objectifs de l’ONU.


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sur le campus

Pour un Wikipédia plus québécois ! Les ateliers « Jeudi, c’est Wiki à Québec ! » vous apprendront à faire vos premiers pas comme « wikipédien » par Nathalie Kinnard Si vous faites une petite recherche sur Wikipédia à propos de Dominique Maltais, vous trouverez la longue liste de ses succès en planche à neige, mais qu’une seule ligne sur sa vie professionnelle. Si on mentionne que la jeune femme a été pompière à Montréal de 2002 à 2005, on passe sous silence le fait qu’elle est une pionnière dans ce domaine. La sportive fait, en effet, partie d’une très petite minorité de femmes pompiers. C’est justement pour venir enrichir des pages comme celle-là que Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), en association avec Wikimédia Canada, la Bibliothèque de l’Université Laval et le Service du greffe et des archives de la Ville de Québec, a créé les ateliers « Jeudi, c’est Wiki à Québec ! », qui auront lieu tous les deuxièmes jeudis du mois. « La plupart du contenu francophone sur Wikipédia est produit par des contributeurs de la France,

révèle Maude LaplanteDubé, bibliothécaireconseil à la diffusion de la recherche à la Bibliothèque. Il manque de contenu sur les Québécois, produit par des Québécois. » C’est justement ce jeudi, 8 février, que se tiendra, dès 18 h 30, le premier atelier dans les bureaux de BAnQ sur le campus. Le thème proposé : les maires et les partis politiques de Québec. Tous les ateliers débutent avec une formation sur le b.a.-ba de Wikipédia. « Les participants apprendront comment améliorer un ar ticle en y ajoutant des références, des photos, des corrections linguistiques ou du contenu en suivant les règles de Wikipédia », explique Maude LaplanteDubé. Un formateur Wikipédia donnera également des trucs pour repérer les bonnes pages Wiki des moins bonnes. En deuxième partie, place à la rédaction pour ceux qui se sentent prêts ! « Nos spécialistes en

La plupart du contenu francophone sur Wikipédia est produit par des contributeurs de la France. Il manque de contenu sur les Québécois, produit par des Québécois.

Les participants apprendront comment améliorer un article en y ajoutant des références, des photos, des corrections linguistiques ou du contenu en suivant les règles de Wikipédia.

archives et documentation épauleront les contributeurs dans leurs recherches, alors que les “wikipédiens” experts pourront aider ceux qui débutent », poursuit la bibliothécaire-conseil. La séance du 8 mars aura lieu à la Bibliothèque. Comme elle coïncide avec la Journée internationale des femmes, le thème privilégié sera les bâtisseuses en arts et en recherche à l’Université Laval et dans la région de Québec ainsi que les sportives québécoises. « On remarque un énorme biais de genre quand on consulte Wikipédia, signale Maude Laplante-Dubé. Par exemple, 85 % des biographies présentent des hommes, et la majorité des contributeurs sont masculins. » Afin de mobiliser le plus de ressources et d’expertise possible sur les questions touchant les femmes, la Bibliothèque s’est associée, pour l’occasion, à l’Institut Femmes, Sociétés, Égalité et Équité (IFSEE) de l’Université Laval, qui rassemble les différents regroupements du campus s’intéressant à l’égalité entre les hommes et les femmes. Dominique Tanguay, directrice adjointe de l’IFSEE, trouve important d’intéresser le plus de femmes possible à Wikipédia « L’homme et la femme n’écrivent pas de la même façon. Chacun a son approche, ses perspectives. Wikipédia a besoin des deux. » Alors qu’ellemême en sera à sa première expérience comme contributrice Wiki, Dominique Tanguay, voit l’atelier comme une façon d’intéresser les femmes aux technologies, elles qui sont moins impliquées en informatique que les hommes. Les « jeudis Wiki » sont ouverts à tout le monde, peu importe le niveau de connaissances de Wikipédia. Le seul prérequis : amener sa tablette ou son ordinateur portable. En tenant de telles activités sur le campus, les organisateurs espèrent évidemment attirer nombre de chercheurs et d’étudiants qui pourront partager leurs connaissances et mettre en valeur la recherche diversifiée qui se fait à l’Université Laval. Pour connaître tous les détails des ateliers, consultez la page Wikipédia sur cet événement : bit.ly/2EhtJke

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le fil | le 8 février 2018

sur l’automatisation de la distribution Q Plusieurs experts dénoncent les méthodes de surveillance utilisées par les employeurs qui ont recours aux nouvelles technologies dans les entrepôts. Qu’en pensez-vous ?

Jacques Renaud

R C’est vrai que les centres de distribution disposent de très nombreuses données sur les performances de chaque employé. Elles leur permettent, par exemple, de vérifier, heure par heure, le nombre de caisses qu’ils déplacent. Dès que leur productivité baisse, le responsable s’en rend compte immédiatement. Cela occasionne beaucoup de pression dans les entrepôts où les manipulations de marchandises se font encore de façon manuelle. Dans certains centres de distribution, les employés portent un petit téléphone dans l’oreille et reçoivent sans répit des consignes pour déplacer les marchandises. Le rythme très rapide décourage beaucoup de personnes, tout comme les risques de blessures causées par des charges élevées, telles les caisses de produits congelés. L’automatisation des opérations manuelles permet la réduction des blessures, ne serait-ce que la prévention des maux de dos.

Metro vient d’annoncer la mise en place de caisses automatisées dans plusieurs de ses magasins pour réduire le temps d’attente. Amazon a récemment ouvert un magasin sans employés à Seattle. Le recours à l’automatisation existe depuis plusieurs années déjà dans le secteur de la distribution, sans que le consommateur en soit conscient. Jacques Renaud, professeur au Département d’opérations et systèmes de décision, détaille quelques innovations récentes. Q Les centres de distribution misent donc de plus en plus sur la technologie pour rationaliser leurs opérations. Q Quels sont les secteurs de la Qu’en est-il du transport des distribution où l’automatisation est marchandises ? déjà une réalité ?

R Indéniablement, ce sont les centres de distribution qui ont actuellement beaucoup de difficulté à recruter de la maind’œuvre, et surtout à la conserver. De plus en plus de véhicules guidés automatisés acheminent les marchandises dans le bâtiment. L’automatisation concerne aussi la sortie des palettes arrivant en camion dans les entrepôts. Des planchers roulants ou à patins permettent de décharger une remorque en 10 minutes, plutôt que d’y consacrer 1 heure 30 minutes avec de petits engins élévateurs. Grâce à cette très haute technologie, les palettes partent ensuite sur un convoyeur, puis se placent automatiquement dans l’entrepôt. Dans la région de Québec, une entreprise comme Simons a recours à l’informatisation pour abaisser considérablement ses délais de livraison pour les commandes en ligne. Un système lumineux de reconnaissance visuelle des bacs roulants, qui circulent en train dans l’entrepôt, accélère l’assemblage des commandes avec des produits différents. L’amélioration des technologies en matière d’identification facilite aussi les paiements automatisés en magasin. Les détaillants disposent désormais de banques de données très complètes, qui comprennent notamment le poids de chaque produit. Chez Walmart par exemple, la machine vérifie cette donnée sur les marchandises que le client vient de passer sous le lecteur de codebarres et de mettre dans son sac. Cela permet d’éviter la fraude ou les erreurs.

R C’est un secteur qui n’évolue pas aussi rapidement que celui de la distribution. En effet, le Québec compte un grand nombre de transporteurs, chacun spécialisé dans un marché particulier, ce qui retarde la mise en place de méthodes communes. Pour l’instant, les entreprises se concentrent surtout sur la mise en place du carnet de bord électronique pour les chauffeurs. Ce dispositif, déjà obligatoire aux ÉtatsUnis, ressemble un peu à la boîte noire d’un avion. Il permet de savoir en temps réel où se trouve le camion, quel est son contenu exact et de quelle façon le chauffeur conduit, qu’il s’agisse de la vitesse dans les virages ou des temps de freinage. De plus, le chauffeur peut aller chercher ou déposer des marchandises à la demande, puisqu’on a accès à son emplacement en temps réel. Avec le commerce en ligne et la baisse des stocks, qui doublent la fréquence des livraisons dans les magasins, la circulation s’accroît. En outre, certaines études, réalisées dans des pays européens, montrent que l’utilisation d’un camion pour livrer une commande d’épicerie à un client particulier a un coût environnemental moins élevé que lorsque ce client fait ses courses avec sa propre voiture. C’est d’autant plus vrai si le chauffeur achemine des commandes à un nombre élevé de consommateurs dans un petit périmètre. Cela réduit aussi les pertes alimentaires en magasin. Propos recueillis par Pascale Guéricolas


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La proportion de personnes déplacées à travers le monde ne bouge pas depuis plusieurs décennies. Elle s’établit à environ 3,4 % de la population mondiale. De nombreux Syriens en exil ont posé leurs valises dans le camp de Chatila, en banlieue de Beyrouth, où ils travaillent dans la construction ou le commerce. photo Myriam Ouellet

Les migrants face aux frontières Les études menées par les étudiants de la Chaire de recherche du Canada sur les dynamiques migratoires mondiales déboulonnent certains mythes sur les populations en mouvement par Pascale Guéricolas Il suffit de prononcer le mot « réfugiés » pour voir naître dans les yeux de son interlocuteur des images de gens désœuvrés assis sous une bâche, ou encore en attente de sacs de riz ou d’une portion de soupe de la CroixRouge. En fait, le quotidien des 258 millions de personnes déplacées à travers le monde – selon les statistiques de l’ONU – a bien peu à voir avec ces stéréotypes véhiculés par les médias. La plupart des gens partis pour fuir la guerre, des persécutions politiques ou un climat de violence travaillent. Ils vivent dans des maisons ou des appartements en ville, et non dans des camps sous des toiles. Enfin, certains ont choisi volontairement de partir pour améliorer leurs conditions de vie. C’est à cette déconstruction de mythes que s’attaquent les étudiants aux cycles supérieurs de la Chaire de recherche du Canada sur les dynamiques migratoires mondiales. Myriam Ouellet, étudiante à la maîtrise en géographie, a ainsi plongé dans la grouil­ lante vie de Chatila, en banlieue de Beyrouth. Pas de tentes dans ce camp de 1 km2 créé en 1968 pour accueillir les Palestiniens expulsés de leurs terres, mais des édifices en briques blanches, reliés par une forêt de fils électriques ! Beaucoup de Syriens nouvellement arrivés y habitent et s’insèrent dans une économie en grande partie informelle. « La grande diversité des situations des personnes déplacées m’a frappée lorsque j’ai fait mes entrevues, explique la jeune femme. Certaines ont le statut

d’étudiant, d’autres sont parrainées par des employeurs. Elles attendent la fin de la guerre, sans trop rêver de partir comme réfugiés dans un pays du Nord, puisque cela ne concerne que 1 % des personnes déplacées. » Malaisie, Soudan, Liban… Ces Syriens ont souvent multiplié les pays de transit au cours de leur périple, car les fron­ tières de nombreux États ne cessent de se fermer. C’est la même chose pour les Sénégalais, les Maliens et les Togolais, qui traversent une partie du continent africain avant d’être bloqués par la police et l’armée libyennes, qui les enferment dans des camps de travail. L’Union européenne finance ce genre de mesures pour se protéger des populations en déplacement. « Les pays du Nord ont tendance à déléguer aux autres la mise en place d’obstacles pour entrer chez eux », remarque Danièle Bélanger, professeure au Département de géographie et titulaire de la Chaire. C’est une tendance qu’étudie Guillermo Candiz, doctorant en géographie, dont les recherches portent sur les trajec­ toires migratoires des immigrants irréguliers en Amérique centrale et au Maroc. « Les États-Unis financent en partie le plan Frontière Sud mexicain, qui vise à refouler les gens qui arrivent à la frontière entre le Mexique et le Guatemala ou le Belize, raconte-t-il. Les fonctionnaires, qui aidaient autrefois les migrants, deviennent des informateurs de la police mexicaine. Cela rend le trajet encore plus périlleux pour ceux qui fuient la violence régnant dans

plusieurs pays d’Amérique centrale. » Le nombre de personnes expulsées du Mexique vers les pays d’Amérique centrale ne cesse d’augmenter, sans que la douane américaine ait même à intervenir. Le travail effectué par les chercheurs contribue ainsi à modifier cette perception erronée d’un flux de migrants en constante progression déferlant sur les pays riches pour profiter de leur manne. « La proportion de personnes déplacées à travers le monde ne bouge pas depuis plusieurs décennies, constate Danièle Bélanger. Elle s’établit à environ 3,4 % de la population mondiale. Avant de constituer un problème poli­ tique, il s’agit d’une réalité démogra­ phique et sociale. Il faudrait davantage prendre en compte la contribution économique des migrants et sortir des positions polarisées. » La situation au Vietnam illustre bien ce phénomène. Près de 15 % de la population vit sans accès à l’éducation et à la santé, même si ces personnes travaillent pour les nombreuses usines, dont le nombre explose dans ce pays en développement. En effet, le gouvernement vietnamien restreint encore les déplacements de ses citoyens pour mieux les contrôler. Pour sa maîtrise en géographie, Guillaume Haemmerli s’intéresse à ces milliers de villageois qui quittent leur campagne pour les ­villes. « Les enfants restent souvent avec les grands-parents, car ils ne pourraient pas fréquenter l’école en l’absence de papiers en règle, témoigne l’étudiant. Les autorités n’ont pas le choix, cependant, de relâcher un peu leur contrôle, car les entreprises ont besoin de cette main-d’œuvre. » Ce phénomène de citoyens à deux vitesses – les uns migrant dans leur propre pays, les autres disposant d’un statut complet – illustre bien la complexité des personnes en mouvement sur une planète dite mondialisée.

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ils ont dit... Sur l’arrêt de la chasse au caribou

Steeve Côté, Département de biologie Radio-Canada Côte-Nord, 1er février

Le Québec vient d’imposer un moratoire sur la chasse sportive au caribou migrateur. Pour le troupeau de la rivière George, dont la population n’est plus que de 9 000 têtes, il ne fait pas de doute que l’idée de prolonger le moratoire en vigueur depuis 2013 est une excellente idée, estime Steeve Côté. « Pour le ­troupeau de la rivière aux Feuilles, il s’agit surtout d’une mesure préventive étant donné qu’il compte encore 200 000 individus. On verra si la diminution de la chasse aura un effet positif ou non. »

Sur les noms d’équipes sportives professionnelles référant aux peuples autochtones

Frank Pons, Département de marketing Le Devoir, 30 janvier

Les Indians de Cleveland, une équipe professionnelle américaine de baseball, vont modifier leur logo à compter de 2019. Cette image controversée représente un autochtone avec la peau rouge et une plume d’aigle. Au football professionnel, les appellations Redskins de Washington et Eskimos d’Edmonton font aussi des vagues. Selon Frank Pons, on pose de plus en plus de questions sur l’immigration, mais aussi sur la manière dont ont été traitées les Premières Nations. « Ce contexte force les organisations sportives à se poser des questions et à agir. »

Sur les mots qu’on cherche parfois à retrouver pendant toute une journée

Sébastien Tremblay, École de psychologie Le Soleil, 4 février

Tout le monde a déjà vécu cette drôle de sensation de chercher un mot pendant toute une journée pour le retrouver au coucher. La méthode de classement utilisée par notre cerveau expliquerait, en grande partie, ce phénomène, in­­ dique Sébastien Tremblay. « Notre cerveau fonctionne comme une sorte de réseau, où il y a des regroupements de mots, un peu comme des listes. Alors ça fait autant de chemins différents par lesquels le cerveau peut passer pour aller chercher de l’information. »


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Cinq étudiants-athlètes à Pye Anne-Marie Comeau (ski de fond), Laurent Dubreuil (patinage de vitesse longue piste), Alex Harvey (ski de fond), Adam Lamhamedi (ski alpin) et Alexandre St-Jean (patinage de vitesse longue piste) compétitionneront contre l’élite de leur sport aux Jeux olympiques de Pyeongchang par Yvon Larose Le coup d’envoi des 23es Jeux olympiques d’hiver aura lieu ce vendredi, 9 février, à Pyeongchang, en Corée du Sud. La plus grande fête sportive hivernale au monde se déroulera jusqu’au 25 février. La délégation canadienne comptera 225 athlètes, dont 50 du Québec. Cinq sont étudiants à l’Université Laval. CELLE QUE L’ON N’ATTENDAIT PAS

La fondeuse du Rouge et Or AnneMarie Comeau en a surpris plus d’un en obtenant un laissez-passer pour les Jeux de Pyeongchang. Il y a deux ans, en raison d’une blessure à l’épaule, l’étudiante-athlète de 21 ans, inscrite au baccalauréat en administration des affaires, mettait de côté le ski de fond pour se tourner vers la course à pied, plus précisément le cross-country, au sein du Rouge et Or. Puis, l’automne dernier, elle décide de revenir à ses premières amours en joignant le club de ski de fond Rouge et Or. En décembre, elle participait à sa première compétition dans cette discipline en deux ans. Puis, en janvier, elle montait à deux reprises sur le podium, au mont Sainte-Anne, lors des sélections olympiques de l’équipe canadienne. « J’ai ressenti beaucoup d’émotions positives lorsque j’ai su que j’étais sélectionnée pour les Jeux, explique l’étudiante-athlète de 1,60 m et de 50 kg. J’étais surprise, mais en même temps très fière du chemin que j’avais parcouru pour y arriver en termes d’entraînement. » De 2012 à 2015, Anne-Marie Comeau a pris part à quatre championnats mondiaux juniors de ski de

fond. « J’ai débuté dans cette discipline vers 8 ou 9 ans, dit-elle. Je skiais l’hiver et je faisais du vélo de montagne et de la course à pied l’été. Ma principale qualité athlétique est l’endurance à l’effort. Le ski de fond me permet d’exploiter mon cardio, ma force musculaire et le plaisir de la glisse. Mais j’aime autant la course à pied que le ski de fond. » UN BON PRÉTENDANT À UNE MÉDAILLE

Avant de se rendre en Corée, les patineurs de vitesse longue piste canadiens ont fait un camp d’entraînement d’une dizaine de jours en Bavière. Durant ce séjour, ils ont participé à une compétition comptant pour la Coupe du monde. Durant sa course, Laurent Dubreuil s’est infligé une légère blessure à l’aine qui l’a contraint au repos, ce qu’il a décidé de faire chez lui au Québec. « J’ai reçu des traitements, souligne-t-il. Cette pause m’a donné un répit mental. » Ce spécialiste du 500 m, inscrit au baccalauréat en communication publique, a remporté l’or dans cette épreuve, en novembre dernier aux Pays-Bas, lors de la Coupe du monde. « Ce fut l’un de mes plus grands accomplissements en carrière », indique celui qui occupe le 12e rang du classement mondial cette saison et qui concourra dans les épreuves de 500 m et de 1 000 m en Corée. « Je suis sur le circuit de la Coupe du monde depuis sept ans, ajoute-t-il. J’accumule les top-10 et je gagne une médaille de temps en temps. Je suis donc un bon prétendant à une médaille aux Jeux. » Sa qualification

pour Pyeongchang lui a apporté beaucoup de joie. « Cette qualification était la première phase de mon rêve de carrière, précise l’étudiantathlète de 25 ans, de 1,82 m et de 85 kg. Mais pour moi, faire les Jeux olympiques n’est pas suffisant. J’ai des objectifs de performance. » Selon Laurent Dubreuil, les écarts minimes entre les patineurs au terme de leurs courses rendent celles-ci excitantes. « C’est signe que nous sommes au plus haut niveau de notre sport. » PLUS PUISSANT ET PLUS ENDURANT

C’est à Seefeld, en Autriche, que l’équipe canadienne de ski de fond s’est préparée avant son départ pour la Corée. Parmi ses membres, il y a le fondeur d’élite et étudiant au baccalauréat en droit Alex Harvey. Deux fois olympien, en 2010 et en 2014, champion du monde du 50 km départ groupé style libre en 2017, Alex Harvey s’est dit prêt comme jamais à quelques jours des Jeux. « Je suis satisfait de ma progression depuis le début de la saison, affirme-t-il. Le fait saillant a été de monter sur le podium au Tour de ski. » Cet accomplissement est digne de mention. En obtenant une troisième place dans l’une des sept épreuves au programme, il devenait le premier non-Européen à terminer parmi les trois premiers à cette compétition. À 29 ans, l’étudiant-athlète de 1,84 m et de 75 kg dit avoir atteint cette saison un niveau de performance encore jamais atteint en carrière sur les plans de la puissance et de l’endurance. Il est parti pour Pyeongchang avec dix top-10 et un quatrième rang au classement général de la Coupe du monde. Son objectif aux Jeux : une place sur le podium. À Lhati, en Finlande, le 5 mars 2017, Alex Harvey avait déclaré qu’il avait couru la meilleure course de sa vie en gagnant l’or au 50 km, l’épreuve reine du ski de fond. Selon lui, une seule chose pourrait battre, à ses yeux, son titre de champion du monde : l’or aux Jeux olympiques.

Le coup d’envoi des 23es Jeux olympiques d’hiver aura lieu ce vendredi, 9 février

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UN MAROCAIN SUR LES PISTES

Adam Lamhamedi, inscrit au baccalauréat en administration des affaires, possède la double nationalité marococanadienne. Comme il l’avait fait aux Jeux de Sotchi, en 2014, il portera les couleurs du Maroc en ski alpin aux Jeux de Pyeongchang. L’étudiantathlète de 22 ans, de 1,72 m et de 83 kg dit obtenir en ce moment les meilleurs résultats de sa vie. En 2012, à l’âge de 16 ans, Adam Lamhamedi s’est distingué en remportant l’épreuve du super-G aux premiers Jeux olympiques de la jeunesse. À Sotchi, en 2014, il obtenait une 47e position en slalom géant, à moins de 14 secondes du gagnant. En 2016, au sein du Réseau du sport étudiant du Québec, il était sacré champion de ski alpin et meilleur athlète masculin du Réseau. En 2017, Adam Lamhamedi terminait 15e au slalom géant de l’Universiade tenue au Kazakhstan. « Mon point fort est mon explosivité. Je suis capable de générer beaucoup d’énergie et cela rapidement, indiquet-il. Cela dit, cela peut également être une faiblesse étant donné que le ski est aussi un sport de finesse et de patience. Mon explosivité peut alors être une nuisance. » L’étudiant-athlète a commencé à skier à l’âge de 5 ans. Qu’aime-t-il dans cette discipline ? « La sensation de liberté, répond-il. Sur la montagne, je m’évade. La glisse, la vitesse et le contrôle sont des sensations que je recherche sur mes planches. » UNE VITESSE DE POINTE TRÈS ÉLEVÉE

Le 23 février, le patineur de vitesse longue piste Alexandre St-Jean s’élancera sur la glace de l’Ovale de Gangneung dans la seule épreuve de 1 000 m prévue au programme des Jeux de Pyeongchang. « Si je monte sur le podium, explique-t-il, ce sera la performance d’une vie. Je vise un top-8. Je serai satisfait si je termine ma course dans ce groupe. » Alexandre St-Jean a 24 ans. Il poursuit des études de doctorat en médecine dentaire. Lors des épreuves de qualification olympique tenues à Calgary, il a terminé deuxième au 1 000 m, sa distance de prédilection. « Lorsque j’ai su que j’allais aux Jeux, raconte-t-il, j’ai ressenti un sentiment d’accomplissement incroyable. Mon plus grand rêve sportif venait de se réaliser ! » L’étudiant-athlète pratique le patinage sur glace depuis l’âge de cinq ans. À 1,7 m et 84,8 kg, il possède un bon gabarit pour la longue piste. « Ma force est dans les virages, dit-il, et ma vitesse de pointe est très élevée. » Ces trois dernières années, le patineur a consacré beaucoup de temps à ses compétitions. « C’est vraiment exigeant comme calendrier, affirme-t-il. Je suis quatre ou cinq mois par année sur la route. » Pour plus d’info sur les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang : www.olympic.org/fr

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1. Le skieur alpin Adam Lamhamedi concourra pour le Maroc aux Jeux de Pyeongchang. À Sotchi, en 2014, il avait terminé 47e en slalom géant. photo Jean-Baptiste Benavent 2. En décembre 2017, la fondeuse Anne-Marie Comeau participait à sa première compétition en deux ans. Quelques semaines plus tard, elle se qualifiait pour les Jeux olympiques. photo Patrick Charbonneau 3. En mars 2017, sur les plaines d’Abraham à Québec, le fondeur Alex Harvey mettait un terme à sa saison, au troisième rang du classement général de la Coupe du monde. photo Olivier Lyra 4. Le patineur de vitesse longue piste Laurent Dubreuil a remporté la médaille d’or au 500 m, en Coupe du monde, en novembre dernier. photo Arno Hoogeveld 5. Le patineur de vitesse longue piste Alexandre St-Jean participera au 1 000 m. Son objectif est de terminer parmi les huit premiers. photo Dave Holland 6. Josiane Picard a fait partie du club de cheerleading Rouge et Or de 2012 à 2016. À Pyeongchang, elle fera des démonstrations de son sport au sein d’une troupe amatrice. photo Éric Vermette

Une athlète assez complète Le cheerleading, qui n’est pas une discipline olympique, sera en démonstration durant les Jeux de Pyeongchang. Une des sept formations invitées représentera le Canada. Cette troupe amatrice de Montréal s’appelle Karma. Deuxième au championnat du monde de 2017, elle compte dans ses rangs une athlète de 25 ans, Josiane Picard. Celle-ci a fait partie du club de cheerleading Rouge et Or de 2012 à 2016. Elle est diplômée depuis 2017. « J’ai fait de la gymnastique artistique pendant 10 ans avant de devenir cheerleader, explique-t-elle. J’avais envie de faire un sport d’équipe et de relever de nouveaux défis en continuant à faire ce que j’aime. » Selon elle, le cheerleading est un sport complet qui comprend pyramides, gymnastique, sauts, danse et stunts. Les athlètes doivent donner leur maximum durant les deux minutes et demie que dure la routine. « C’est un sport de performance, dit-elle, alors il faut faire croire au public que c’est facile. » Passionnée de son sport, Josiane Picard se considère comme une athlète assez complète. « Avec mon expérience en gymnastique, poursuit-elle, je peux faire les lignes de gymnastique et mes sauts sont beaux. J’ai aussi développé une bonne musculature, ce qui me permet de lever les filles sans trop de difficulté. Je ne suis pas lourde, mais forte. » Ses quatre années avec le Rouge et Or ont constitué sa plus grande motivation pour réussir ses études. « Je garde en tête toutes les compétitions et l’ambiance incroyable lors des matchs de football, surtout ceux de la Coupe Vanier, se rappelle-t-elle. Le public du Rouge et Or est unique. »

Pour plus d’information : https://fr-ca.facebook.com/CheerleadingRougeEtOr/

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sciences

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Quand étudier rime avec anxiété Vous aimeriez apprendre des moyens concrets pour avoir une bonne gestion du stress lors de vos examens et, de manière générale, dans vos études ? Le Centre d’aide aux étudiants vous offre la possibilité d’assister à un atelier qui vous permettra d’évaluer votre niveau de stress en lien avec vos études et d’explorer des pistes de solution pour d ­ iminuer ce stress et favoriser votre bien-être. Cet atelier s’inscrit dans la série « Les clés de la réussite ». Lundi 19 février, de 19 h 30 à 20 h 20, au salon du 1er étage du pavillon H.-Biermans-L.-Moraud. Entrée libre. Pour plus d’info : 418 656-7987 ou www.aide.ulaval.ca

Le taux de succès des femmes est presque quatre points de pourcentage plus bas que celui des hommes lorsque l’évaluation repose principalement sur le dossier du candidat.

Des chercheuses pénalisées ? L’écart entre hommes et femmes dans l’obtention de subventions disparaît quand l’évaluation des demandes porte principalement sur le contenu scientifique par Jean Hamann

Université d’été de l’IPAC Vous vous intéressez au patrimoine religieux de l’île d’Orléans ? Depuis le printemps dernier, un vaste travail d’inventaire s’y déroule, mené par le Laboratoire d’enquête ethnolo­ gique et multimédia (LEEM). Or, voilà qu’en mai prochain, l’Institut du patrimoine culturel (IPAC) offrira, sous la direction de Laurier Turgeon, professeur au Département des sciences historiques et directeur du LEEM, un séminaire intensif, sous forme d’université d’été, sur le sujet. Ce cours-atelier est guidé par un double objectif : d’une part, familiariser l’étudiant avec les nouveaux thèmes de réflexion et les enjeux du patrimoine religieux du Québec et d’ailleurs et, d’autre part, sensibiliser le participant à la recherche appliquée grâce à une enquête de terrain qui portera sur la réalisation d’un projet de sauvegarde ou la mise en valeur du patrimoine religieux de l’île d’Orléans. photo Pierre Lahoud Le séminaire se tiendra du 6 au 13 mai, à la Maison de nos Aïeux, située dans la municipalité de Sainte-Famille-del’île-d’Orléans. Pour obtenir plus d’info, ­contactez le professeur Laurier Turgeon (laurier.turgeon@hst.ulaval.ca) ou l’Institut du patrimoine culturel (ipac@ipac.ulaval.ca). En septembre dernier, Le Fil consacrait un article au vaste projet d’inventaire du LEEM : bit.ly/2E21Vgf

Une étude dirigée par la professeure Holly Witteman, de la Faculté de médecine, suggère que le plus faible taux de succès des femmes aux concours des organismes subventionnaires dépendrait en partie ou totalement de la façon dont est évalué le dossier de réalisations et d’expertise des chercheurs principaux. Grâce à un changement dans les méthodes d’évaluation adopté par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), la professeure Witteman et ses collaborateurs ont montré que l’écart hommes – femmes disparaît lorsque l’évaluation de la demande repose principalement sur la qualité scientifique du projet plutôt que sur le dossier des chercheurs. Un peu partout dans le monde, les organismes subventionnaires ob­­ servent des écarts entre hommes et femmes dans les taux de succès aux programmes de financement de la recherche. « Jus­qu’à présent, les études sur cette question sont essentiellement de nature observationnelle et elles ne tiennent pas toujours compte des autres variables pouvant affecter les résultats », souligne la professeure Witteman. La chercheuse et ses collaborateurs ont profité d’un changement implanté en 2014 par les IRSC pour étudier plus avant la question. L’or­ ganisme subventionnaire avait alors remplacé son programme ouvert de subvention de fonctionnement par deux nouveaux programmes nommés respectivement Projet et Fondation. Ces deux programmes tiennent compte du dossier des chercheurs et de la valeur scientifique de leur proposition, mais le programme Projet donne

priorité au contenu scientifique (75 % de la note), alors que la première étape d’évaluation du programme Fondation repose surtout sur le dossier des candidats (75 % de la note). Les chercheurs ont analysé 23 918 de­­ mandes de subvention soumises par 4 472 hommes et 2 621 femmes, en tenant compte de l’âge du chercheur principal et du ratio hommes / femmes dans son domaine de recherche. Résul­ tats ? Le taux de succès des femmes est presque quatre points de pourcentage plus bas que celui des hommes au programme Fondation (8,8 % contre 12,7 %), alors qu’il est équivalent à celui des hommes au programme Projet. « Ces résultats suggèrent que l’écart dans le taux de succès entre hommes et femmes est attribuable à l’évaluation de leur dossier et pas à l’évaluation de la qualité de la science », résume Holly Witteman. Comme la chercheuse n’a pas eu accès aux données permettant de comparer la qualité des dossiers, il n’est pas possible de conclure qu’il y a effectivement un biais. « Il faudrait toutefois que les dossiers des hommes soient nettement supérieurs à ceux des femmes pour expliquer un écart comme celui que nous avons observé, souligne-t-elle. Des études antérieures qui ont comparé les dossiers de publications des hommes et des femmes n’ont pas rapporté de différences très prononcées. » Soulignons que les IRSC ont adopté une Stratégie en matière d’équité et que l’égalité des sexes figure parmi ses objectifs. Depuis 2016, des correctifs ont été apportés au programme Fondation pour assurer une représentation plus équitable des chercheuses au terme de

la première étape de sélection des demandes. De plus, les IRSC ont développé un module de formation destiné aux évaluateurs afin de les sensibiliser aux préjugés non conscients dans le processus d’évaluation. Holly Witteman et ses collaborateurs ont choisi de publier leur étude sur bioRxiv, une plateforme d’articles en préparation dans le domaine des sciences de la vie (www.biorxiv.org/ content/early/2018/01/19/232868). « L’avan­tage de procéder ainsi est qu’on peut diffuser plus rapidement des informations et obtenir des rétroactions de la communauté des chercheurs, explique la professeure. Notre étude est main­t enant dans l’espace public et nous espérons qu’elle contribuera aux discussions pour en arriver à un mode d’évaluation plus équitable qui assure le financement de la meilleure science possible. » Outre Holly Witteman, les auteurs de l’étude sont Michael Hendricks, de l’Université McGill, Sharon Straus, de l’Université de Toronto, et Cara Tannenbaum, directrice scientifique de l’Institut de la santé des femmes et des hommes des IRSC et professeure à l’Université de Montréal.

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Nous espérons que notre étude contribuera aux discussions pour en arriver à un mode d’évaluation plus équitable qui assure le financement de la meilleure science possible


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L’art au service des étudiants Les donateurs Edwin Bourget et Éric Dupont ont déjà vendu plusieurs de leurs toiles faisant partie de l’exposition Rouge & Art, qui vise à bonifier des projets parascolaires ou des bourses étudiantes par Pascale Guéricolas Une cellule sanguine se pare de couleurs éclatantes sur une grande toile, comme si le peintre l’étudiait au moyen d’un très puissant microscope muni de filtres de lumière différents. Non loin de là, les points rapprochés d’un autre tableau dessinent un drapeau de couleur fauve dans une forêt automnale. Il s’agit de deux visions d’un même monde, celui du vivant, qu’Éric Dupont et Edwin Bourget observent avec leur sensibilité d’artiste. D’autres toiles, celles d’Iris Lindsay, étudiante à la maîtrise en arts visuels, témoignent, pour leur part, d’une interprétation personnelle de la lumière et de la transparence. Une trentaine d’œuvres des trois artistes composent cette exposition, destinée en grande partie à financer le Fonds de soutien à la vie étudiante. Cette exposition a été initiée par Edwin Bourget, professeur retraité du Dépar­ tement de biologie. « Con­ trairement aux étudiants en médecine ou en génie, les ­étudiants en art ne disposent pas de beaucoup de revenus durant leurs études, constate l’ancien vice-recteur à la recherche et à la création. Pourtant, les expériences artistiques vécues à l’université constituent des moments précieux dont on garde le souvenir tout au long de sa vie. » Voilà pourquoi ce peintre passionné a sollicité l’homme d’affaires Éric Dupont pour offrir plusieurs de ses toiles.

Une trentaine d’œuvres composent cette exposition qui se tient jusqu’au 17 février

Elles m’inspirent beaucoup. » Ses toiles vives, où les couleurs primaires se mélangent au gré de la spatule, traduisent son émotion face aux multiples manifestations de phénomènes qui se déroulent à une échelle infiniment pe­­ tite ou infiniment grande dans l’univers. Pas question, en effet, pour ce docteur en physiologie-endocrinologie, de reproduire la réalité comme le ferait un simple cliché. Ses toiles témoignent davantage de ses sentiments face à cette réalité mouvante. C’est une démarche artis­ tique à laquelle adhère aussi Edwin Bourget, lui qui s’est familiarisé avec l’utilisation de l’huile, de l’acrylique et des pastels pour faire jaillir l’été indien ou les premières taches du printemps sur ses toiles. « Comme chercheur, j’ai longtemps documenté la réalité telle qu’elle est, témoigne

l’écologiste. Désormais, j’ai l’impression de me libérer de cette contrainte, de me donner la liberté de m’éclater en peignant. » Iris Lindsay, qui détient un baccalauréat en arts vi­­ suels, puise, quant à elle, une grande partie de son inspiration dans la culture de l’Afrique de l’Ouest. Les couleurs, les matériaux et les symboles du Sénégal, du Mali et du Burkina Faso la nourrissent pour produire des toiles jouant souvent avec la superposition de différents motifs, à la manière d’un tissu. « Dans Discipline, je me suis inspirée d’un motif du Ghana qui symbolise cette notion avec un carré de points de différentes grosseurs, précise cette professeure de danses et de chants africains. J’aime beaucoup jouer avec les transparences et les camaïeux. » Ses toiles ainsi que celles d’Edwin Bourget et d’Éric Dupont sont disponibles pour les acheteurs, qui peuvent aussi les découvrir sur le site du Bureau de la vie étudiante. Iris Lindsay conservera le produit de ses ventes, alors que les deux donateurs le verseront au Fonds de soutien à la vie étudiante.

Les revenus tirés de la vente des tableaux vont contribuer L’exposition Rouge & Art à bonifier des projets parasest présentée jusqu’au 17 février à la Salle colaires, présentés lors du ­d’exposition (local 2470) Gala de la vie étudiante, ou du pavillon Alphonsedes bourses étudiantes. Desjardins. Pour plus Même s’ils utilisent deux ­d’information sur les ­styles artistiques distincts – ­artistes et leurs œuvres : l’un davantage figuratif, bit.ly/2BvWXGL l’autre volontiers plus abstrait –, les deux hommes partagent un intérêt commun pour la nature, une nature qu’ils ont d’abord observée de façon pragmatique et rigoureuse à travers la lentille d’un microscope, avant de tout simplement s’abandonner à leur inspiration artistique. « Je m’intéresse à la fois à l’infiniment petit et à l’infi­ niment grand, explique Éric Dupont. Selon moi, les ­images de la naissance des étoiles que nous transmet le télescope Hubble ou celles d’une cellule quand on regarde dans un microscope nous donnent accès à un monde incroyable. Dans Migration, Edwin Bourget a utilisé l’acrylique.

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Revue Qu’on Sert Place à la danse irlandaise, au baladi ou au hip-hop, ou encore aux prestations de jazz ou de rock, avec le spectacle de variétés La Revue Qu’on Sert. Des étudiants des ­facultés de Médecine, de Droit et des Sciences sociales y unissent leurs talents le temps d’une soirée pleine de surprises. Les sommes recueillies, versées au Fonds étudiant de la Faculté de médecine pour la santé internationale (FEMSI), financent notamment les stages interculturels de la Faculté. Le FEMSI vient aussi en aide à des projets à l’étranger nés de l’initiative de stagiaires. Vendredi 9 février, à 19 h 30, au Théâtre de la cité universitaire. Billets en prévente les 5, 6 et 7 février en avant-midi dans le hall du pavillon Ferdinand-Vandry. Pour plus d’info : bit.ly/2nAngXa

Atelier « Des cartes pour l’espoir » Des étudiantes en design vous attendent le 12 février, dans le local Caféine de l’édifice La Fabrique, pour un atelier créatif hors de l’ordinaire. Le but : fabriquer des cartes de Saint-Valentin destinées aux personnes qui fréquentent le Café-Rencontre du centre-ville, dans le quartier Saint-Roch. Il s’agit d’une ­initiative de Caroline et Geneviève Galipeau, étudiantes au baccalauréat en design, ainsi que de Katherine Savoie, diplômée à la maîtrise en design d’interaction, qui ont passé quelques heures en novembre dans ce lieu communautaire. Les personnes intéressées par cet atelier peuvent apporter leur matériel – qu’il s’agisse de papier, de crayons, de pinceaux ou de ciseaux – et surtout leur imagination. Lundi 12 février, de 18 h à 21 h, au local Caféine situé au 4e étage de l’édifice La Fabrique. Pour plus d’info : bit.ly/2FTs8Oy

Musique de chambre à l’honneur Plusieurs concerts ont lieu à l’occasion des 10es Ateliers de musique de chambre. Jeudi, 2 quatuors composés d’étudiants de la Faculté de musique accompagnent le Quatuor Arthur-LeBlanc. Pendant 3 semaines, les ­jeunes musiciens ont eu l’occasion de répéter intensivement sous la direction de cet en­­ semble professionnel. Place aux compositeurs russes Prokofiev et Rachmaninov, le 10 février, tandis qu’une cinquantaine d’interprètes s’associent, le 11 février, pour jouer des œuvres du compositeur autrichien Fritz Kreisler.

Iris Lindsay a intégré du tissu dans sa toile Solitude et fuite.

Éric Dupont scrute l’invisible à l’œil nu avec sa toile Infiniment petit – Électrons.

Les concerts auront lieu à la salle HenriGagnon le jeudi 8 février, exceptionnellement à 20 h, le samedi 10 février, à 19 h 30, et le dimanche 11 février, exceptionnellement à 16 h. L’entrée est libre.


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en bref

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Une relâche à la forêt boréale ! Ça bouge durant la semaine de relâche à la Forêt Montmorency ! Du 3 au 11 mars inclusivement, une foule d’activités sont prévues pour toute la famille. Ceux qui auront réservé un hébergement à la Forêt profiteront d’activités gratuites. Pour les autres, un programme d’activités sur réservation est également offert. Les amoureux de

l’hiver pourront s’initier à la pêche blanche, au ski-raquette et à la sculpture sur neige, ou encore découvrir la forêt boréale en compagnie d’un guidenaturaliste d’expérience. L’activité « De la forêt à l’assiette – le sapin baumier » propose de récolter ce produit du terroir pour ensuite le transformer en cuisine. Bien sûr, la Forêt Montmorency

Blockchain et smart contracts Avec la technologie blockchain, les transactions sont décentralisées, sans recours à un ou plusieurs intermédiaires. Sécuritaire, consensuelle, immuable et traçable, cette construction informatique constitue une innovation technologique de taille et a le potentiel de se développer dans de multiples secteurs (assurance, énergie, finance, droit d’auteur, etc.). Les contrats intelligents (smart contracts) – ces programmes autonomes qui, une fois démarrés, exécutent automatiquement les conditions enchâssées dans la blockchain sans révéler la moindre information confidentielle à propos des parties et de la transaction – en constituent l’un des usages les plus prometteurs. Mais comment le droit doit-il appréhender cette avancée ? Le smart contract constituet-il véritablement un contrat ? Qui est responsable en cas de mauvaise exécution ? Quels sont les recours d’un consommateur lié par un contrat intelligent conclu sous la contrainte ? Ce sont autant de questions auxquelles tentera de répondre la conférencière Charlaine Bouchard, notaire et professeure en droit de l’entreprise à la Faculté de droit. Cet événement a lieu dans le cadre des Rencontres du numérique, organisées par l’Institut Technologies de l’information et Sociétés (ITIS) et la Bibliothèque de Québec. Jeudi 15 février, de 19 h à 20 h 30, à la bibliothèque Gabrielle-Roy (350, rue Saint-Joseph Est). Entrée libre. Pour plus d’information : bit.ly/2EIUlrY

Trésors  cachés FORÊT MONTMORENCY

De grandes voix de jazz Les voix du jazz, qui regroupent de grands ensembles de jazz vocal de la Faculté de musique, préparent un concert a cappella sous la direction du chargé de cours Rémy Tremblay. Les chanteurs interpréteront, entre autres, des mélodies de John Lennon, de Paul McCartney, de Greg Jasperse, de Peter Gabriel, de Michael Jackson, d’Anders Edenroth, de Stevie Wonder, de Billy Joel et de Peter Jackson. Deux ensembles ainsi qu’un groupe de six chanteurs se partageront tour à tour la scène. photo Marc Robitaille Mercredi 14 février, à 19 h 30, à la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-JacquesCasault. Entrée libre.

Avez-vous déjà participé à l’une des nombreuses activités de plein air offertes à la Forêt Montmorency ? Si oui, vous avez certes remarqué cette peinture fort originale située à l’intérieur du pavillon principal. Qu’est-ce qu’elle a d’unique ? Elle est réalisée sur une peau d’orignal, tendue et accrochée à un cadre de bois par des œillets et des lacets. L’œuvre Forêt Montmorency de Gilberte Massicotte-Éthier montre une carte de la Forêt Montmorency (au centre), accompagnée d’une rose des vents au milieu de laquelle se trouvent les armes de l’Université Laval (en haut à gauche) ainsi que d’une représentation en perspective du pavillon de la Forêt Montmorency (en bas à droite).

Curieux de découvrir d’autres œuvres de l’Université Laval ? Consultez le site sur l’art public à l’Université : bit.ly/2nmxXgK

n’oublie pas les plus jeunes, qui auront de quoi s’occuper ! Au menu figurent des ateliers de bricolage ainsi que des soirées thématiques d’astronomie, de cinéma, de jeux de société et de contes. photos Forêt Montmorency

Pour plus d’info sur la programmation complète : bit.ly/2EICRwc.


vie étudiante

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Auteur ou pas auteur ? Inconsciemment ou non, plusieurs se qualifient d’auteur sans vraiment en être un. Quand sommes-nous réellement l’auteur d’un texte ou d’une œuvre ? par Nathalie Kinnard Vous participez uniquement à la recherche bibliographique d’un travail. Êtesvous un auteur ? Non. Et si vous financez ou supervisez un projet ? Pas plus. Même si vous avez eu l’idée à l’origine d’une création, si vous ne participez pas à son élaboration, vous ne méritez pas le titre d’auteur. Pourtant, dans le milieu universitaire, il est courant de voir de telles personnes signer des articles de recherche ou des œuvres. « Ce problème dit de fausse attribution est souvent inconscient, mais il discrédite le travail quand il est porté à l’attention de tous », déplore Georges Azzaria, un ancien professeur de la Faculté de droit qui dirige depuis peu l’École d’art. Il porte ombrage également à la qualité du travail issu des universités, alors qu’on en vient à douter de la légitimité, par exemple, d’un professeur qui publie une quinzaine d’articles par année. Comment savoir si on est auteur ou non ? « La loi stipule qu’on est auteur quand on participe à l’expression nouvelle d’une idée ou d’un concept, dans un texte par exemple », explique Georges Azzaria. Ainsi, tout étudiant qui s’implique activement à faire avancer une idée et à rédiger ou à réaliser une partie de l’œuvre doit voir son

nom figurer parmi les auteurs. Inversement, un professeur ou un chercheur en charge d’un projet ne devrait cosigner un article que s’il a réellement collaboré au travail. Le professeur Azzaria a souvent reçu dans son bureau des membres de la communauté universitaire qui se demandaient pourquoi leur nom ne figurait pas dans une publication à laquelle ils avaient participé activement. C’est pour mettre toutes ces règles au clair que le spécialiste en droit d’auteur a participé au Forum sur l’interdiction de plagier, organisé par l’AELIÉS le 7 février. La fausse attribution d’auteur est, en effet, liée de près au plagiat. « On peut s’inspirer d’une source ou paraphraser un autre auteur, mais il faut toujours indiquer la référence, rappelle Georges Azzaria. Reprendre du texte ou le travail de quelqu’un et se l’attribuer, c’est du plagiat ! » C’est ainsi que toute personne qui a participé à l’expression d’une œuvre doit être reconnue comme auteur. Bref, il faut rendre à César ce qui est à César ! Le professeur Azzaria insiste, cependant, sur le fait que tout le monde peut récupérer une idée sans être accusé de plagiat : les idées appartiennent à tous et ne sont pas protégées légalement.

«

« La loi stipule qu’on est auteur quand on participe à l’expression nouvelle d’une idée ou d’un concept, dans un texte par exemple », explique Georges Azzaria.

Tout étudiant qui s’implique activement à faire avancer une idée et à rédiger ou à réaliser une partie de l’œuvre doit voir son nom figurer parmi les auteurs Actuellement, la fausse attribution d’au­teur et le plagiat restent banalisés, notamment à cause d’Internet, dont le contenu est vu comme public et non soumis au droit d’auteur.

Actuellement, la fausse attribution d’au­teur et le plagiat restent banalisés, notamment à cause d’Internet, dont le con­­tenu est vu comme public et non soumis au droit d’auteur. L’Université Laval fait

beaucoup d’efforts en ce sens pour réduire le copier-coller entre ses murs. Par exemple, les professeurs sont sensibilisés au problème afin d’être des plus vigilants en­­vers leurs étudiants. Certains ont même

recours à des l­ ogiciels pour repérer les textes plagiés. « Ce qui est dommage avec le plagiat, c’est que la personne n’apprend pas, signale le professeur Azzaria. Et on ne fait pas avancer les connaissances. »

Pour en savoir plus sur le droit d’auteur à l’Université Laval, consultez le site Web du Bureau du droit d’auteur : bda.ulaval.ca


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bravo !

Michel Allard Luc Bégin Prix de la famille Prix de Weston la recherche Professeur au Département de la HATVP de géographie et chercheur au Centre d’études nordiques, Michel Allard a remporté, en décembre, le Prix de la famille Weston pour les réalisations de toute une vie dans le domaine des recherches nordiques. Ce prix est la plus importante reconnaissance attribuée à un chercheur actif en recherches nordiques au Canada. Depuis une quarantaine d’années, les travaux du professeur Allard portent sur le pergélisol et les conséquences des changements climatiques sur l’environnement nordique. Ils ont conduit à des progrès technologiques qui ont donné aux populations arctiques les moyens de relever les défis d’ingénierie propres au Nord.

Gabriel GagnonTurcotte Prix Brian-L.-Barge Étudiant au doctorat en génie électrique sous la direction de Benoît Gosselin et membre du Laboratoire de recherche sur les microsystèmes biomédicaux intelligents, Gabriel GagnonTurcotte a remporté, le 26 septembre, le prix BrianL.-Barge pour l’excellence en intégration des microsystèmes. Cette récompense souligne le haut niveau de difficulté et la qualité de son projet « Interface neuronale CMOS haute résolution pour l’électrophysiologie et l’optogénétique synchronisées ». Le prototype présenté au concours national TEXPO 2017 a su retenir l’attention pour sa belle intégration de circuits analogiques et numériques dans un système avec un lien sans fil et un traitement de signal intensif.

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) est une autorité administrative française indépendante chargée de s’assurer de la prévention des conflits d’intérêts. En 2017, elle a créé le Prix de la recherche pour récompenser une publication scientifique apportant une meilleure compréhension, un enrichissement de l’approche théorique ou un développement de propositions innovantes et opérationnelles en matière d’éthique publique. Les premiers lauréats de ce prix sont Luc Bégin, professeur à la Faculté de philosophie, et Yves Boisvert, professeur à l’ÉNAP, pour Éthique et scandales publics, le numéro d’automne 2016 de la revue Éthique publique qu’ils ont codirigé.

Louis Jolicoeur Membre de l’Académie des lettres du Québec Lors d’une cérémonie tenue le 24 novembre, Louis Jolicoeur, professeur au Département de langues, linguistique et traduction, a été invité à devenir l’un des 50 écrivains membres de la prestigieuse Académie des lettres du Québec. L’Académie, qui regroupe des intellectuels de diverses disciplines, a pour mission de défendre la langue, la culture et la littérature françaises d’ici et du reste de la francophonie ainsi que d’octroyer annuellement sa médaille et divers prix littéraires. Écrivain et traducteur, Louis Jolicoeur est notamment l’auteur d’un roman (Le masque étrusque), de récits (Poste restante et Le siège du Maure) et de nombreuses nouvelles.

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Aurore Benadiba « Nouvelle auteure » de la Fondation du Barreau du Québec

Ivan Bernier et Véronique Guèvremont Prix pour la diversité culturelle

Le Concours juridique de la Fondation du Barreau du Québec, qui vise à récompenser des auteurs qui se sont distingués par la qualité de leurs écrits, accorde des prix dans 4 catégories, dont celle de « Nouvel auteur ». En décembre, la professeure Aurore Benadiba, de la Faculté de droit, a reçu cette distinction, attribuée tous les deux ans, pour son ouvrage Les sûretés mobilières sur les biens incorporels : propositions pour une rénovation du système des sûretés mobilières en France et au Québec, paru aux Éditions Yvon Blais en 2016. La professeure Benadiba est une spécialiste du droit civil économique et du droit privé de l’environnement.

Depuis 2011, la Coalition française pour la diversité culturelle remet chaque année ce prix à des personnalités qui se sont illustrées dans la défense ou la promotion de la diversité culturelle. Cette année, les lauréats sont deux professeurs de la Faculté de droit. Véronique Guèvremont, titulaire de la Chaire UNESCO sur la diversité des expressions culturelles, a, entre autres, participé à la négociation de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO. Ivan Bernier, quant à lui, a joué un rôle déterminant dans la rédaction de cette convention. Ils ont reçu leur prix le 14 décembre, à Paris.

Yuan Zheng Li Prix de l’ISA

Xavier Maldague Valérie Potvin Fellow de l’ASNT Prix RenéRichard Titulaire de la Chaire de

Tous les 4 ans, l’International Sociological Association (ISA) organise la Worlwide Competition for Junior Sociologists engaged in Social Research. Présentée pour la 7e fois cette année, cette compétition internationale récompense les meilleurs travaux soumis par des diplômés depuis moins de dix ans d’une maîtrise en sociologie ou dans une discipline connexe. Parmi les cinq lauréats de 2018 figure Yuan Zheng Li, doctorante au Département de sociologie. Elle a décroché cette prestigieuse distinction pour son texte « Join the Eco-innovation Bandwagon : Evidence from Chinese Firms ». Le jury était présidé par la présidente de l’ISA, Margaret Abraham.

recherche du Canada en vision infrarouge multipolaire, Xavier Maldague a reçu, le 1er novembre, le titre de Fellow de l’American Society for Nondestructive Testing (ASNT), une importante organisation internationale dans le domaine des méthodes d’analyse non destructives. Ce professeur du Département de génie électrique et de génie informatique est un spécialiste de l’analyse non destructive par thermographie infrarouge. Il a participé au projet international Scan Pyramids dont les travaux ont conduit à la découverte d’une cavité derrière la face nord de la grande pyramide de Khéops.

Clémence Dallaire Insigne du mérite de l’OIIQ

Martin Fortier Médaille MartinBergmann

Créée en 2012 par la Société géographique royale du Plus prestigieuse distincCanada, la médaille Martintion offerte par l’Ordre des Bergmann pour l’excellence infirmières et infirmiers du en leadership et sciences Québec (OIIQ), l’Insigne du dans l’Arctique a été attrimérite rend hommage à une buée en 2017 à Martin infirmière ou un infirmier Fortier, directeur général de dont la carrière a contribué Sentinelle Nord. Ce leader, de manière exceptionnelle à alors qu’il était directeur l’avancement des soins infird’ArcticNet, a milité pour miers ou à la notoriété de la l’intégration du savoir tradiprofession. Vice-doyenne tionnel autochtone dans la aux études supérieures et à recherche scientifique ainsi la recherche et professeure à que pour la multidisciplila Faculté des sciences infirnarité dans les travaux mières, Clémence Dallaire menés sur les collectivités est membre de plusieurs nordiques. À présent, avec groupes de recherche, dont Sentinelle Nord, il aide la le Centre d’excellence sur société à se préparer aux le vieillissement de Québec. changements climatiques et Elle a reçu son prix lors du à leurs effets, tout en tradernier Congrès de l’OIIQ, vaillant au développement qui s’est tenu les 20 et durable ainsi qu’à l’amélio21 novembre au Palais des ration du service de santé congrès de Montréal. dans le Nord circumpolaire.

À la fin janvier, l’École d’art a dévoilé le nom de la récipiendaire du prix René-Richard (2e cycle) de 2017, soit Valérie Potvin, finissante au programme de maîtrise interdisciplinaire en arts. Cette artiste, qui œuvre principalement dans les domaines de la sculpture et de l’installation, a récemment réalisé sa première œuvre d’art public, située sur le parvis de l’église St-Rodrigue, à Charlesbourg. En 2018, elle sera en résidence de création à Berlin, où elle poursuivra ses recherches. Depuis 35 ans, le prix René-Richard reconnaît l’excellence des résultats scolaires, la qualité de la démarche artistique et les belles perspectives d’avenir d’un étudiant de l’École d’art.

Marc-André Sirard Prix Pioneer de l’IETS Le prix Pioneer est décerné par l’International Embryo Technology Society (IETS) pour récompenser les personnes qui ont contribué de manière déterminante au développement des technologies basées sur l’embryon. Marc-André Sirard a reçu le prix lors du congrès annuel de l’IETS 2018, qui s’est déroulé en Thaïlande. Il est le troisième Canadien à recevoir cette distinction. Parmi ses réalisations, mentionnons la mise au point d’une méthode qui a conduit aux premiers bovidés conçus in vitro ainsi que celle d’un système de culture d’embryons de bovins faisant appel à des cellules récupérées à l’abattoir. Ces deux méthodes sont maintenant utilisées à travers le monde.


sports

le fil | le 8 février 2018

Il s’agira du premier championnat national de volleyball à avoir lieu à l’amphithéâtre Desjardins – Université Laval, le « nouveau » terrain de jeu du Rouge et Or inauguré en 2013. photo Yan Doublet

Le championnat national à la maison Le Championnat national de volleyball féminin U SPORTS, présenté par l’Hôtel Universel Québec, se déroulera au PEPS du 16 au 18 mars par Mathieu Tanguay Grâce à son statut d’équipe hôtesse, le Rouge et Or prendra part au championnat national pour la 36e fois en 47 ans d’histoire. Le Cham­ pionnat national de volleyball féminin U SPORTS se tiendra au PEPS du 16 au 18 mars. C’est la septième fois que l’Université Laval est choisie pour accueillir la crème de la crème du volleyball féminin universitaire. Il s’agit d’une première depuis 2011, alors que le Rouge et Or avait décroché la médaille d’argent, après s’être incliné en finale contre les Thunderbirds de l’Université de la ColombieBritannique.

« Juste de participer à un championnat canadien, c’est déjà une belle expérience pour les filles ! Alyssa Fields en sera à son troisième, quelques étudiantes-athlètes de quatrième année en seront à leur deuxième, mais c’est certain que pour toutes, ce sera une première à la maison », explique l’entraîneur-chef Olivier Caron. « C’est clair que ça nous pousse », ajoute-t-il au sujet de l’appui des partisans. Le Rouge et Or jouera assurément devant sa plus grosse foule de la saison lors de sa partie d’ouverture du Cham­ pionnat, le 16 mars, à 18 h.

Est-ce que ce sera une pression supplémentaire ? « La foule nous amène le plaisir de jouer. Je dis souvent aux filles que ça reste un jeu. Oui, on cherche l’excellence, mais il faut relativiser quand on parle de pression. Il faut garder en tête qu’on est là pour jouer, s’amuser, avoir du plaisir sur le terrain », déclare l’entraîneur. Cela n’empêche pas le Rouge et Or de rêver. En 2013, au PEPS, la formation masculine de volleyball n’était pas la favorite, mais, poussée par des fans bruyants, elle a écarté de grosses équipes sur sa route vers le titre national. Pourrait-­ on assister au même scénario

cette année ? Les volleyeuses du Rouge et Or pourraientelles mettre la main sur le second titre canadien de leur histoire, après leur conquête du titre en 2006 à Calgary ? Olivier Caron refuse de voir trop loin. « L’objectif, c’est que les joueuses soient prêtes pour le premier match. Tout se joue là. À notre dernière partici­ pation, l’équipe était classée huitième. Nous avons tout de même obligé les premières favorites à jouer cinq manches contre nous. Dans ce temps-là, ça peut aller d’un bord comme de l’autre. Le classement im­­ porte peu, ça ne veut plus rien dire ! » Il s’agira du premier championnat national de volleyball à avoir lieu sur le « nouveau » terrain de jeu du Rouge et Or inauguré en 2013. Les spectateurs y ont été gâtés jusqu’à maintenant cette année. En sept matchs à domicile, le Rouge et Or est sorti victorieux à cinq re­­ prises, échappant uniquement des parties serrées en cinq manches contre les ­u niversités de Mon­t réal et McGill. « On donne un bon spectacle. Les clients sont heureux et la foule embarque beaucoup. Lors de notre dernier match contre l’Université de Montréal, ça brassait ! », affirme Olivier Caron. Les gens qui désirent se procurer un laissez-passer pour les trois jours du Cham­pion­ nat national de volleyball féminin U SPORTS 2018 peuvent le faire à la billet­ terie du Rouge et Or ou par téléphone au 418 656-PEPS. Ces laissez-passer donnent accès aux 11 rencontres qui seront disputées à l’amphithéâtre Desjardins – Université Laval. Un tarif réduit est offert jusqu’au 1er mars.

Campus dynamique

en bref

Une carte de 10 séances pour plus de flexibilité Les abonnements mensuels au GYM ne sont pas pour tous. Une façon différente de fréquenter le GYM du PEPS est de se procurer une carte de 10 séances à la pièce. En plus d’être sans date d’expiration, elle est trans­ férable et offre une très grande flexibilité dans les horaires d’entraînement. Enfin, elle vous permet d’économiser près de 15 % par rapport à l’achat unitaire des séances à la pièce, en plus de vous éviter de débourser de l’argent à chaque visite ! photo PEPS Pour vous la procurer, présentez-vous à la réception du PEPS durant les heures d’ouverture.

Séances de bains libres Découvrez l’horaire du parc aquatique du PEPS. Les installations comprennent une piscine aux dimensions olympiques (10 couloirs, 50 m de longueur), un bassin récréatif avec jeux d’eau pour les familles et une piscine avec tremplins (8 couloirs, 25 m de longueur), bref, de tout pour tous les goûts ! Les membres du PEPS (ce qui inclut tous les étudiants inscrits à 12 crédits ou plus) peuvent se ­baigner gratuitement en tout temps ! Pour consulter l’horaire des bains libres : peps.ulaval.ca/bains

Dimanche 11 février Basketball féminin | Bishop’s PEPS | 13 h Basketball masculin | Bishop’s PEPS | 15 h

Vendredi 16 février Volleyball masculin | Équipe nationale de développement PEPS | 19 h 30

Samedi 17 février Volleyball féminin | Sherbrooke PEPS | 18 h Volleyball masculin | Sherbrooke PEPS | 19 h 30

Dimanche 18 février

Une délégation de l’équipe d’athlétisme Rouge et Or se rendra à Boston ce weekend pour se mesurer à des athlètes de la National Collegiate Athletic Association (NCAA). Cette compétition permettra aux athlètes du Rouge et Or de poursuivre leur préparation pour les championnats universitaires québécois, qui auront lieu les 23 et 24 février à Sherbrooke. photo Jules Baril

15

Basketball féminin | UQAM PEPS | 13 h Basketball masculin | UQAM PEPS | 15 h Volleyball féminin | UQAM PEPS | 18 h 30


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au fil de la semaine

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Changements climatiques : retour sur la COP23 à Bonn Une table ronde organisée par l’Institut EDS sera ­l’occasion de faire le point sur les avancées de la communauté internationale lors de la dernière Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui s’est tenue à Bonn, en Allemagne, en novembre. Intitulée « COP23 : Regards croisés sur les négociations climatiques », cette rencontre réunira Jean Lemire, émissaire aux changements climatiques et aux enjeux nordiques et arctiques, Sophie Lavallée et Géraud De Lassus Saint-Geniès, respectivement professeure et chargé de cours à la Faculté de droit, ainsi que Marielle Papin, doctorante au Département de science politique. En plus de regarder les progrès réalisés par les États signataires lors des négociations, les intervenants en profiteront pour faire un tour d’horizon des actions en faveur du climat posées par différents acteurs sociaux, dont les entreprises, les ONG et les villes. Jeudi 8 février, à 12 h, au local 2320-2330 du pavillon Gene-H.-Kruger. La table ronde sera diffusée en direct sur le Web à l’adresse www.vpsolution.tv/instituteds.

08/02

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Scientifique et Refuges auteure jeunesse écologiques de demain Vous aimez la littérature jeunesse et vous êtes cu­­ rieux de découvrir les procédés utilisés par les écrivains pour sé­­duire ce pu­­ blic un peu particulier ? Diane Bergeron, une auteure jeunesse qui a la particularité d’avoir un doctorat en biochimie, viendra animer une causerie où elle parlera de son métier et de l’importance qu’elle accorde au jeune lecteur dans le choix de ses sujets. Elle a, entre autres, écrit la série Bio­ crimes (éd. Pierre Tisseyre) pour adolescents, qui met en scène des sujets d’actualité scientifique (transplantation, clonage, cellules sou­ches…) et la série de romans historiques Atlas (Soulières éditeur), des ou­vrages bien documentés et accessibles. Polyvalente, Diane Bergeron écrit pour tous les groupes d’âge et enseigne l’écriture jeunesse au Département de littérature, théâtre et cinéma. Jeudi 8 février, de 16 h 30 à 18 h, au local 4285 de la Bibliothèque. Entrée libre.

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13/02

15/02

15/02

Bilan du commerce sous Trump 

Pédaler du Canada au Mexique

Aide médicale à mourir

Eaux souterraines du Québec

Plusieurs médecins et ­établissements de santé souhaitent se prévaloir d’un droit à l’objection de conscience afin de ne pas assister des patients de­­ mandant l’aide médicale à mourir. Certains bioéthiciens, de leur côté, font valoir que les obligations des médecins sont incompatibles avec la reconnaissance d’un droit à l’objection de conscience. Lors de la conférence « L’objec­ tion de conscience des mé­­ decins en contexte d’aide médicale à mourir : une étude normative et quali­ tative », Isabelle Dumont, professeure à l’École de ­travail social de l’UQAM, et Jocelyn Maclure, professeur à la Faculté de philosophie, réfléchiront aux motifs justifiant des exemptions aux règles d’application de la liberté de con­ science ainsi qu’aux raisons évoquées par les médecins qui refusent d’aider un patient à mourir.

Pour mieux renforcer la protection des eaux souterraines et en faire un suivi optimal, il faut les carto­ graphier afin de bien les connaître. De 2009 à 2015, le gouvernement a dressé le portrait de 75 % des eaux souterraines du territoire des municipalités du Québec méridional. Dès 2018, il s’attaquera au 25 % restant. Édith Bourque, une ingénieure hydrogéologue qui travaille au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, viendra parler du navigateur cartographique ministériel, l’outil privilégié pour diffuser les connaissances sur les eaux souterraines, ainsi que du nouveau portail qui verra le jour pour permettre aux utilisateurs d’échanger et de collaborer au sujet de ce réseau.

Les changements climatiques risquent de compromettre l’efficacité des aires protégées pour conserver les espèces qu’elles abri­ tent. Marc-André Parisien, ­chercheur scientifique à Ressources naturelles Canada, a analysé la vulnérabilité des aires protégées d’Amérique du Nord aux changements climatiques. Les résultats de l’étude qu’il a menée démontrent que près de 80 % de ces aires sont exposées au changement de climat, ce qui créera un stress important chez les espèces qu’on y trouve. Durant la conférence intitulée « Les climats de nos parcs nationaux à la fin du 21e siècle : les écosystèmes pourront-ils survivre ? », il expliquera comment, d’après ses analyses, 10 % des aires protégées pourront augmenter leur richesse en espèces et agir comme refuges. photo SEPAQ

L’ère Trump étant déjà bien entamée, quel bilan peut-on dresser de cette nouvelle ad­­ministration en ce qui con­cerne le ­commerce international en 2018, et tout spécialement la renégociation de l’ALÉNA ? L’experte en questions commerciales canado-américaines Laura Dawson fera le tour du sujet lors de la conférence « L’administration Trump, un an plus tard. Quel bi­­lan ? ». En tant que directrice du Canada Institute au Wilson Center, à Washington, Laura Dawson est une observatrice privilégiée du gouvernement américain et une conseillère sensible aux opinions de l’ambassade canadienne et des gens d’affaires du Canada. Cette conférence, qui sera prononcée en anglais, est organisée par le Centre d’études pluridisciplinaires en commerce et investis­ sement internationaux.

Jeudi 8 février, de 10 h 30 à 12 h, à la salle LionelDaviault du Centre de foresterie des Laurentides.

Lundi 12 février, de 11 h 30 à 12 h 30, au local 3470 du pavillon CharlesDe Koninck. Entrée libre.

Justine et Tommy viendront prouver qu’il est possible de parcourir 1 000 km en 6 mois sans expérience cycliste. Les deux amis se sont lancé le défi suivant : parcourir tout le Canada d’est en ouest, pour ensuite longer la côte pacifique jusqu’au Mexique. Le duo racontera son voyage épique riche en rencontres, péri­ péties et apprentissages. Il fera découvrir les paysages qu’il a croqués au passage : villages des Maritimes, Rocheuses canadiennes, côte de l’Oregon et plages de la Californie. Cette ­activité est présentée par la Coop Roue-Libre. photo Tommy Daigle

Mardi 13 février, à 19 h, au café Fou AELIÉS du pavillon Alphonse-­ Desjardins. L’entrée est ­gratuite, mais il est pré­ férable de confirmer sa ­présence à bit.ly/2BgaUfh

Jeudi 15 février, à 12 h, au local 312 du pavillon Félix-Antoine-Savard. Entrée libre.

Consultez le calendrier complet des activités sur le campus à ulaval.ca

Jeudi 15 février, de 12 h à 13 h, à l’auditorium du pavillon d’Optique-­ photonique. Activité ­gratuite. Pour s’inscrire : bit.ly/2senn07

Le Fil 8 février  

Le journal de la communauté universitaire

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