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La campagne est lancée ! p2

Vulnérable et menacée p5

Volume 52, numéro 19 16 février 2017

photo Marc Robitaille 

Deuxième au monde !

L’Université Laval se distingue parmi 800 établissements à l’international en décrochant la 2e place mondiale pour l’accréditation STARS qui reconnaît la qualité de son engagement en matière de développement durable. p3


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le fil | le 16 février 2017

Je donne parce que c’est MON université ! La quinzième campagne de financement Communauté universitaire prend son envol par Yvon Larose La campagne de financement Communauté universitaire revient encore une fois, et ce, pour une quinzième année consécutive. Son thème, en lien avec le sentiment d’appar­ tenance qui habite les mem­ bres de la communauté uni­ versitaire, sera « Je donne parce que c’est MON univer­ sité ! ». Le coup d’envoi de la campagne a été donné le mer­ credi 15 février au Grand Salon du pavillon Maurice­ Pollack en présence de plu­ sieurs membres de la commu­ nauté universitaire, dont de nombreux bénévoles. L’objec­ tif, dévoilé à cette occasion, s’élève à 2,15 M $. « Cette campagne revêt un caractère particulier, car elle correspond au sprint final de la 7e Grande campagne de l’Université Laval – dont l’objectif est de 350 M $ – qui se terminera le 15 mai pro­ chain, a déclaré le président­ directeur général de La Fon­ dation de l’Université Laval, Yves Bourget. C’est le temps plus que jamais de démontrer encore une fois que nous sommes une communauté unie et capable de se mobili­ ser pour le bien commun, car il s’agit bien de notre cam­ pagne à tous. » Deux coprésidentes de la campagne Communauté uni­ versitaire 2017 ont animé la cérémonie. Le troisième co­ président, Mathieu Gagnon, directeur du Service des rési­ dences, était absent. Dans son mot de bienvenue, la doyenne de la Faculté de médecine den­ taire, Cathia Bergeron, a tenu à remercier les membres du comité de la campagne et les bénévoles. « Les bénévoles sont nos ambassadeurs à l’échelle du campus, indique­ t­elle. J’espère qu’ils pourront à nouveau passer le message qu’il est important de donner à

l’Université, qu’il est impor­ tant de redonner à notre communauté. » Cathia Bergeron croit en la philanthropie. « C’est une valeur importante pour moi, dit­elle. Je crois aussi beau­ coup à l’engagement dans ce qu’on fait. » Selon elle, l’objectif de 2,15 M $ est atteignable. « Je pense que c’est réaliste, poursuit­elle. Le passé nous a montré que les membres de la commu­ nauté universitaire, em ­ ployés comme étudiants, ainsi que retraités, peuvent être généreux. » La doyenne a invité cinq étudiants de différents pro­ grammes d’études et de dif­ férents cycles d’enseigne­ ment à monter sur scène. Les étudiants ont exprimé leur reconnaissance de pouvoir bénéficier de dons versés dans le cadre de la campagne Communauté universitaire. Puis ils ont dévoilé l’objectif de la cam­ pagne 2017 en retournant un carton sur lequel était inscrit le chiffre. L’autre coprésidente de la campagne est la directrice de la Bibliothèque, Loubna Ghaouti. Ce rôle, elle le connaît bien pour l’avoir joué à une occasion par le passé. Cette expérience vécue, elle la qualifie d’« ex­ traordinaire ». « Je suis con­ vaincue de la justesse de la cause, affirme­t­elle. Les membres du comité de la campagne démontrent un engagement très fort parce qu’ils ont choisi de le faire. Chez certains, cet engage­ ment dure depuis des an­ nées. C’est notamment le cas du professeur retraité Jean­ Claude Méthot et de la chargée d’enseignement de la Faculté de pharmacie Geneviève Tirman. Les deux

De gauche à droite : Denis Brière, recteur, Loubna Ghaouti, directrice de la Bibliothèque et coprésidente de la campagne 2017, Castellie Edjekpoto, étudiante à la maîtrise en sciences et technologie des aliments, Gaëlle Thomas-Lehrhaupt, étudiante au baccalauréat intégré en études internationales et langues modernes, Maxime Lavoie, étudiant au baccalauréat intégré en mathématiques et informatique et président des Jeunes philanthropes de l’Université Laval, Philippe Nolin-Grondin, étudiant au doctorat de premier cycle en pharmacie, Samuel Gagnon, étudiant au doctorat en sciences géographiques et représentant étudiant dans le comité de la campagne 2017, Cathia Bergeron, doyenne de la Faculté de médecine dentaire et coprésidente de la campagne 2017, et Yves Bourget, président-directeur général de La Fondation de l’Université Laval.

en sont à leur treizième année consécutive dans le comité. Nos quelque 200 bénévoles sur le terrain sont mobilisés parce qu’ils sont engagés, eux aussi, et ils s’activeront pour aller solliciter leurs collègues dans chaque faculté et dans chaque service. » La Fondation de l’Université Laval recevra l’appui de parte­ naires, dont la librairie Coop Zone. Celle­ci indiquera l’évo­ lution des dons sur les écrans géants de ses deux magasins. Pendant toute la durée de la campagne, la CADEUL pla­ cera gratuitement les affiches de la campagne sur 67 babil­ lards. Le Pub universitaire, lui, remettra 1 $ par repas et 0,50 $ par pinte entre le 13 et le 24 mars. Des tirelires seront à la disposition des clients au dépanneur Chez Alphonse. Pour sa part, la brasserie étudiante BRASSTA remet­ tra 0,35 $ par pinte. Enfin, Le Point, le kiosque d’accueil des pavillons Maurice­Pollack et Alphonse­Desjardins, affi­ chera sur son écran un ther­ momètre montrant l’évolution des dons.

Dans son allocution, le rec­ teur Denis Brière a tenu à remercier les étudiants venus témoigner. « Leurs témoi­ gnages, a­t­il déclaré, confir­ ment que les besoins sont là et justifient la pertinence de l’argent investi par les dona­ teurs. » La réussite des étu­ diants, il l’a qualifiée de « noble cause ». Par ailleurs, le

Le journal de la communauté universitaire Fondé en 1965, Le Fil est un hebdomadaire publié 29 fois par an par la Direction des communications de l’Université Laval et distribué gratuitement sur le campus.

Les participants à la cérémonie ont pu visionner une vidéo préparée pour la campagne Communauté universitaire 2017. Elle est accessible à l’adresse : ulaval.ca/ccu2017. Pour plus d’information sur la campagne : ulaval.ca/fondation

Les musiciens, dont deux sont membres du groupe The Lost Fingers (François Rioux, à la guitare, et Alex Morisset, à la contrebasse, tous deux diplômés de l’Université Laval), ont apporté une touche jazzée à l’événement. Étaient aussi présents Steve Hamel, à la batterie, et Alain Baril (également diplômé de l’Université Laval), au saxophone. photos Nicola Frank Vachon

On peut le lire en ligne à lefi l.ulaval.ca et s’abonner gratuitement à un avis de parution électronique.

Les étudiants ont exprimé leur reconnaissance de pouvoir bénéficier de dons versés dans le cadre de la campagne Communauté universitaire

recteur s’est dit « excessive­ ment fier » de la communauté universitaire « engagée, dé­ vouée, généreuse ». En conclu­ sion, il a souligné la force de la philanthropie à l’Université. « Nos succès annuels sont élo­ quents, a­t­il rappelé. Chaque année, nous nous donnons un objectif plus audacieux et nous arrivons à le dépasser. »

Vous désirez proposer un sujet d’article ? Écrivez-nous à l’adresse le-fi l@dc.ulaval.ca au plus tard le jeudi midi précédant la prochaine parution. Les textes soumis doivent comporter le nom et le numéro de téléphone de leur auteur. Écrivez-nous ! Le Fil accueille vos idées avec plaisir. Le contenu de ce journal peut être reproduit à condition de mentionner la source et l’auteur.

Rédaction Éditeur : Jacques Villemure, directeur des communications Rédactrice en chef : Claudine Magny Journalistes : Matthieu Dessureault, Jean Hamann, Yvon Larose Collaborateurs : Pascale Guéricolas, Stéphane Jobin, Renée Larochelle, Caroline Leclerc, Mathieu Tanguay, Brigitte Trudel Collaborateurs au Web : Carl Bélanger, Thierry Mellon Rédactrice-réviseure : Manon Plante Agente de secrétariat : Josée Nadeau

Production Infographie : Geneviève Bolduc, Service de reprographie de l’Université Laval Impression : TC Imprimeries Transcontinental, Québec (Québec)

Placements publicitaires  Claudine Trudel 418 656-2131 poste 6415 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec, ISSN 022-1-1965

Pour nous joindre 2325, rue de l’Université, local 3108 Québec (Québec) G1V 0A6 Téléphone : 418 656-2131 poste 4687


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Sur le podium mondial

Quelques faits saillants • L’évaluation STARS se base sur plus de 150 critères portant sur la performance et les résultats concrets en matière de développement durable. Elle tient compte des avancées dans une multitude de domaines comme la formation, la recherche, la planification organisation­nelle, la gestion des ressources humaines, la gestion de l’eau, du transport et des déchets et les retombées de l’établissement universitaire dans la société. • L’Université se distingue parmi plus de 800 universités inscrites et se retrouve ainsi devant des établissements universitaires parmi les plus prestigieux au monde, tels que Yale, Princeton, UCLA, Duke et Cornell.

Le vice-recteur exécutif et au développement de l’Université Laval, Éric Bauce, et le recteur, Denis Brière, entourés de quelques membres de la Table de concertation sur le développement durable. À l’avant-plan, Audrey Boivin, coordonnatrice aux opérations en développement durable, et Pierre Lemay, adjoint au vice-recteur exécutif et au développement, tiennent avec fierté la certification STARS.

L’Université Laval obtient pour une seconde fois l’accréditation internationale STARS de niveau or pour la qualité de son engagement en matière de développement durable et se hisse au deuxième rang mondial par Claudine Magny Il y a trois ans exactement, l’Université se voyait décer­ ner la première place au Canada et la 9 e  place au monde pour l’accréditation S TA R S ( S u s t a i n a b i l i t y Tracking Assessment and Rating System) de niveau or par l’Association for the Advancement of Sustain­ ability in Higher Education. Voué à la promotion du déve­ loppement durable, cet orga­ nisme international indépen­ dant regroupe des universités des quatre coins de la planète. Or voilà, gros roulements de tambour : l’Université Laval conserve sa médaille d’or au pays et décroche la deuxième place mondiale ! Rien de moins ! « Je suis fier de voir nos efforts reconnus, affirme le recteur Denis Brière. Nous avons réussi ensemble, grâce à des valeurs communes se traduisant par une multitude de gestes concrets au quoti­ dien, à nous mobiliser pour assurer la pérennité de notre milieu de recherche, d’études et de vie, tout en contribuant à bâtir un monde meilleur. » Avec un score de 82,53 % – soit près de 10 points de plus qu’en 2014 – l’Université se distingue parmi plus de 800 universités inscrites et se retrouve ainsi devant des éta­ blissements universitaires

parmi les plus prestigieux au monde tels que Yale, Princeton, UCLA, Duke et Cornell, qui ont également participé au processus d’éva­ luation. Première au Canada, elle se trouve également de­­ vant les universités McGill, York, Concordia et de Calgary. Ce gain énorme, qui repose certes sur un lot d’efforts et de gestes en développement durable posés au quotidien par l’ensemble de la com­ munauté universitaire, s’ex­ plique aussi en grande partie par cette nouvelle mar­ quante : le campus a atteint la carboneutralité. « On s’est dit : “On doit oser”. Il faut penser faire des choses qui, à la base, nous paraissent irréalisables, af­­f irme Éric Bauce, vice-recteur exécutif et au développement, qui est aussi responsable du dossier du développement durable à l’Université. Bien fran­ chement, bien des gens ne croyaient pas à cela, la ­car­boneutralité. Comment pouvait-on rendre un tel projet aussi tangible et calcu­ lable ? Pourtant, l’Université Laval est bel et bien devenue, et depuis plus d’un an, la pre­ mière université carboneutre au Québec et la première au Canada à réaliser cette dé­­ marche sans y être contrainte par une loi. On a donc non

seulement concrétisé un mégaprojet dans la lutte contre les changements cli­ matiques, mais on l’a aussi fait dans la philosophie du développement durable, c’est-à-dire en impliquant l’ensemble des membres de la communauté. » Un autre aspect qui a fait en sorte que notre université s’est distinguée de plusieurs de ses consœurs sur la pla­ nète se trouve au cœur même de sa propre mission : l’offre de formation en développe­ ment durable. Cette offre a fait des pas de géants depuis trois ans. « La méthodologie imposée par l’Association for the Advancement of Sustain­ ability in Higher Education est des plus rigoureuses qui soient, précise le vice-recteur. Les critères de performance – plus de 150 – ont par ail­ leurs été resserrés au cours des trois dernières années. Ainsi, de s’être autant distin­ gués dans un aspect qui nous est si cher, notre mission de formation, et d’avoir été reconnus par un organisme externe indépendant aussi important me rendent ex­­ trêmement fier de notre communauté. » Et les chiffres le prouvent bien : l’Université Laval offre 383 cours reliés au dévelop­ pement durable dans 75 pro­ grammes de formation. De plus, 84 % de nos départe­ ments offrent des cours en développement durable. Pour Éric Bauce, cette ­distinction prestigieuse à l’in­ ternational vient d’ailleurs confirmer comme jamais le rôle de l’Université Laval comme banc d’essai. De très grandes universités euro­ péennes, des entreprises, des

municipalités québécoises, incluant la Ville de Québec, s’inspirent en effet de plus en plus de l’expertise de l’Uni­ versité Laval en développe­ ment durable. « De plus en plus, les insti­ tutions et organisations à ­t ravers le monde veulent adopter une vision de déve­ loppement durable, car elles souhaitent innover et ré­­ pondre aux aspirations des nouvelles générations, qui, elles, adhèrent à une vision beaucoup plus holistique du monde, moins segmen­ tée, plus intégrée. À titre d’exem­­ple, nous avons été référés ré­­cemment, par l’or­ ganisation Campus durable, à une entreprise française qui avait pour mission de réaménager un campus uni­ versitaire. Il y a également toutes ces u ­ niversités et ces délégations qui tiennent à venir sur place, sur le cam­ pus, fréquemment, pour mieux ­comprendre, mieux saisir, notre expertise, nos façons de faire en la ma­­ tière, et qui nous demandent aussi de les appuyer et de les encadrer dans leur démarche. » Et maintenant ? Bien que le campus brille en DD comme jamais, « il reste encore beaucoup à faire », affirme le vice-­recteur. « Par exemple, on doit s’engager davantage et multiplier nos actions en alimentation responsable et en investissement respon­ s a b l e . To u t e f o i s , n o u s ­pou­vons tous être très fiers d’être cette belle constella­ tion en DD, composée de 60 000 STARS toutes aussi importantes les unes que les autres ! », conclut le vice-­ recteur, avec un brin de fierté et tout souriant…

• Une université carboneutre : l’Université Laval devenait, en novembre 2015, la première université carboneutre au Québec et la première au Canada à réaliser cette ­­ dé­­marche sans y être contrainte par une loi. Grâce à un travail rigoureux alliant techno­logie et recherche, elle a réussi à réduire de 26 % les émissions de gaz à effet de serre sur son territoire depuis 2006 et à compenser ses émissions grâce à des parte­nariats à valeur ajoutée, notamment avec le Séminaire de Québec. Le Service des immeubles, par sa rigueur dans les acti­vi­tés quotidiennes de l’Université, et la Forêt Montmorency, avec son puits de carbone, ont été deux acteurs majeurs dans cette réalisation. • Une offre de formation importante en DD : l’Université Laval offre 383 cours reliés au développement durable dans 75 programmes de formation. De plus, 84 % de nos départements offrent des cours en développement durable.

Afin de souligner cet ­ac­­complissement remarquable de la communauté univer­sitaire, celle-ci est invitée à voter en ligne pour un projet concret en DD, qui ­recevra une contribution spéciale de 5 000 $ du

Fonds DD. Les projets en lice sont la Ferme ­aqua­ponique d’AgroCité, la Coop Roue-Libre, Accès savoirs et ­le Rucher pédagogique UL. Vous pouvez voter avant le 8 mars, à 16 h : svy.mk/2lScf0S

« Nous avons réussi ensemble, grâce à des valeurs communes se traduisant par une multitude de gestes concrets au quotidien, à nous mobiliser pour assurer la pérennité de notre milieu de recherche, d’études et de vie, tout en contribuant à bâtir un monde meilleur », affirme le recteur Denis Brière. photos Marc Robitaille


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environnement

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en bref

Un dîner pas comme les autres L’Orchestre symphonique de Québec (OSQ) égaiera l’heure du dîner à l’Université Laval. Dès 12 h 15, l’agora du pavillon AlphonseDesjardins vibrera au son de la Symphonie no 8 de Schubert. Ce concert gratuit d’une trentaine de minutes sera dirigé par Nicolas Ellis, chef assistant en résidence. Tous les membres de la communauté universitaire sont invités à assister à ce moment unique, résultat d’un partenariat entre l’OSQ, ­l’Université Laval et la Faculté de musique. photo Héloïse Kermarrec

Le mercredi 1er mars, de 12 h 15 à 12 h 45, à l’atrium Jean-Guy-Paquet du pavillon Alphonse-Desjardins.

Chercheurs et entrepreneurs : partenaires d’avenir ? C’est sur le thème « Chercheurs et entrepre­ neurs, partenaires d’avenir ? » que se tiendra, le 23 février, à l’Université Laval, le forum Connexion 2017. L’événement, auquel sont attendus 150 participants, a pour objectif de déterminer les obstacles à la collaboration entre le monde de la recherche et le monde des affaires en vue de favoriser leur rapproche­ ment. Christian Dubé, premier vice-président, Québec, de la Caisse de dépôt et placement du Québec, et Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec, prononceront des con­ férences lors du forum. Les partenaires de l’événement sont le Parc technologique du Québec métropolitain, les Fonds de recherche du Québec, l’Université Laval, le Réseau Trans-tech et l’Institut de gouvernance numérique. Pour consulter le programme et pour ­s’inscrire : ign.cap-collectif.com

Passionnés des arts de la scène recherchés Le Gala de la vie étudiante, qui récompense chaque année des projets parascolaires, est à la recherche d’artistes étudiants pour présenter un numéro durant l’événement, le jeudi 13 avril. De la danse au chant, en ­passant par la magie, l’humour et la musique, toutes les disciplines sont les bienvenues. Voici l’occasion de montrer votre talent ­de­­vant une foule de plus de 400 personnes ! Les candidats doivent être disponibles le ­mercredi 12 avril en soirée pour la pratique générale. Pour poser sa candidature : galadelavieetudiante@bve.ulaval.ca

En 2005, au Canada, le secteur des transports était responsable de 26 % de la totalité des gaz à effet de serre émis au pays.

Conduire en produisant moins de GES Une étude démontre qu’un programme de formation à l’éco-conduite automobile peut permettre des économies d’essence, sur une période de plusieurs mois, de près de 5 % en ville et de près de 3 % sur les autoroutes par Yvon Larose L’éco-conduite automobile permet-elle des économies d’essence significatives ? Celles-ci sont-elles du même ordre que l’on conduise en ville ou sur les autorou­ tes ? Y a-t-il une différence entre les résultats obtenus par la conduite ma­­ nuelle et ceux obtenus par la conduite automatique ? Enfin, les changements apportés à la manière de conduire ­persistent-ils dans le temps ? Ces questions, le professeur Philippe Barla, du Département d’économique, y a répondu en faisant, avec trois autres chercheurs, l’analyse poussée d’une masse de données recueillies durant un projet de recherche mené entre 2009 et 2010 par l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec. La cueillette des données avait été confiée à la société FP Innovations. Les résultats de l’analyse des données ont paru en février 2017 dans la publication Energy Economics. « Le principal résultat de notre étude est que l’effet de l’éco-conduite est plus marqué en ville que sur les autoroutes, indique Philippe Barla. Les réductions moyennes de la consommation d’essence que nous avons observées sont de 4,6 % en ville et de 2,9 % sur les autoroutes. » Selon lui, l’élément qui ressort tout parti­ culièrement est l’incidence plus grande de la conduite manuelle sur la consom­ mation d’essence : -10 % en ville et -8 % sur les autoroutes. « Avec ce type de conduite, dit-il, la réduction de la consommation passe par le fait de

changer de vitesse de manière optimale, avec le plus bas régime possible. » En 2005, au Canada, les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur des transports représentaient 26 % du total de ces émissions. La majeure partie pro­ venait de l’automobile. Des études ont démontré que les habi­ tudes de conduite ont un effet significatif sur la consommation d’essence. Ce­­ pendant, peu d’études ont à ce jour été consacrées à la formation à l’écoconduite automobile. Les techniques d’éco-conduite consistent notamment à accélérer puis décélérer en douceur, à changer de vitesse de façon optimale, à maintenir une vitesse modérée et constante, à prévoir la circulation dense, à éviter de faire tourner le moteur au ralenti et à assurer un bon entretien du véhicule. L’échantillon étudié par les chercheurs comprenait 59 conducteurs résidant soit à Montréal, soit à Québec. Environ la moitié d’entre eux étaient propriétaires de leur véhicule, les autres utilisaient celui de leur employeur. Les véhicules comprenaient des sedans, des VUS et des hatchbacks. La technologie em­­ barquée permettait d’enregistrer des données telles que la consommation ­instantanée d’essence, la vitesse et les accélérations. Ces informations étaient trans­mises régulièrement à un serveur. La plupart des autres recherches sur l’éco-conduite n’ont mesuré que les bénéfices à court terme. Cette fois,

La conduite manuelle permet une plus grande économie d’essence que la conduite automatique l­ ’expérience menée par l’Agence de l’effi­ cacité énergétique du Québec s’est étalée sur 10 mois. « Cette longue période nous a permis de découvrir que l’effet d’écoconduite ne dure pas dans le temps, explique Philippe Barla. Chassez le ­naturel, il revient au galop, pourrait-on dire. D’une part, les bénéfices de l’écoconduite en ville ont diminué de moitié sur la période de 10 mois. D’autre part, les bénéfices relatifs à la conduite sur les autoroutes se sont avérés nuls autour de la trentième semaine. » Les chercheurs ont calculé que les conducteurs pouvaient espérer une ­économie d’environ 60 $ annuellement sur leur consommation d’essence. Selon le professeur, une augmentation de ces bénéfices serait possible en combinant les techniques d’éco-conduite à un dis­ positif donnant une lecture en temps réel de la consommation d’essence. Trois autres chercheurs ont participé à l’étude. Luis Miranda-Moreno enseigne le génie civil à l’Université McGill. Mathieu Gilbert-Gonthier, diplômé de la maîtrise en économique de l’Université Laval, étudie maintenant à l’Université de Toronto. Quant à Marco Antonio Lopez Castro poursuit ses études de doctorat en aménagement du territoire à l­ ’Université Laval.


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Un coup de pouce à la grive de Bicknell L’Université Laval, la FFQ et le Séminaire de Québec s’associent afin de créer une aire de conservation pour cette espèce vulnérable par Jean Hamann L’Université Laval, la Fondation de la faune du Québec (FFQ) et le Séminaire de Québec ont paraphé lundi une entente visant la création d’un site de conserva­ tion pour la grive de Bicknell. D’une durée de 40 ans, cette entente prévoit que 40 hectares de forêts situées sur les terres du Séminaire de Québec, dans la Seigneurie de Beaupré, seront aménagés de façon à protéger l’habitat de cette espèce. En vertu de l’accord, la Fondation de la faune versera, au nom de l’Univer­ sité, un loyer totalisant 40 000 $ au Séminaire de Québec. La grive de Bicknell est une espèce méconnue qui fréquente des habitats souvent difficiles d’accès. Décrit pour la première fois en 1881, cet oiseau a long­ temps été considéré comme une sousespèce de la grive à joues grises et ce n’est qu’en 1995 qu’on lui a conféré le statut d’espèce à part entière. Tous les sites de nidification connus de cet oiseau sont situés dans le nord-est de l’Amé­ rique du Nord. On les retrouve dans quatre États américains, le Vermont, New York, le New Hampshire et le Maine, et dans trois provinces cana­ diennes, le Québec, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. La population totale de l’espèce serait de l’ordre de 50 000 individus, dont envi­ ron 5 000 dans les Maritimes et autant au Québec. En raison de ses faibles effectifs, de sa répartition fragmentée et des pres­ sions exercées sur ses habitats de nidifi­ cation ainsi que sur ses aires d’hivernage dans les Grandes Antilles, l’espèce a été désignée « vulnérable » par le Québec en 2009. « Il semble exister deux écotypes de grive de Bicknell », souligne le profes­ seur André Desrochers, du Département des sciences du bois et de la forêt. Le pre­ mier est associé aux vieilles forêts inac­ cessibles situées au sommet des mon­ tagnes, comme au mont Mégantic, au

mont Gosford et aux monts Valin. Le second se retrouve dans des habitats créés par des coupes forestières prati­ quées 15 à 25 années plus tôt, comme à la Forêt Montmorency, où le professeur Desrochers étudie l’espèce. « Lorsque ces forêts vieillissent et se referment, nous croyons que les grives se déplacent vers des forêts plus jeunes », avance le chercheur. Pour tenir compte de cette particularité, les trois partenaires de l’entente misent sur un nouveau concept dans le domaine de la protection des milieux naturels : les aires flottantes de conser­vation. Le défi sera de conserver suffisamment de jeunes forêts pour maintenir cet oiseau dans une forêt aménagée et utilisée. « L’aire dési­ gnée est appelée à se déplacer dans le temps et dans ­l’espace. Donc, au fur et à mesure que la forêt vieillira, le Séminaire de Québec devra toujours s’assurer de maintenir 40 hec­tares d’habitat propice à la grive de Bicknell pour permettre sa nidifi­cation et perpétuer sa présence dans la Sei­g neurie de Beaupré, » explique Éric Bauce, vice-recteur exécutif et au développement.  Lors de la signature de l’entente, le ­président-directeur général de la Fonda­ tion de la faune du Québec, André Martin, a souligné l’originalité de cette ap­­proche. « La création de cette aire pro­t égée de 40 hectares, à l’est de la Forêt Montmo­ rency près du parc d’éoliennes à SaintTite-des-Caps, constituait un défi, car aucun outil de conservation actuel ne ­p ermettait à la Fondation de valoriser la conservation de la grive de Bicknell. La conservation du territoire et la pro­ tection de la grive de Bicknell seront as­s urées grâce au leadership de l’Uni­ versité Laval en développement durable ainsi qu’à l’expertise en gestion des En raison de ses faibles effectifs, de sa répartition fragmentée ainsi que des pressions exercées milieux forestiers développée à la Forêt sur ses habitats de nidification et sur ses aires d’hivernage dans les Grandes Antilles, la grive de Montmorency. » Bicknell a été désignée « espèce vulnérable » en 2009. photo Phillip Kenny

L’aire de conservation est appelée à se déplacer, dans le temps et dans l’espace, au fur et à mesure que la forêt vieillira

Les représentants des trois partenaires de l’entente créant un site de conservation pour la grive de Bicknell : Éric Beauce, vice-recteur exécutif et au développement, le chanoine Jacques Roberge, supérieur général du Séminaire de Québec, André Martin, président-directeur général de la Fondation de la faune du Québec, et le recteur Denis Brière. photo Marc Robitaille


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environnement

Protéger pour mieux s’adapter L’Institut Hydro-Québec en environnement, développement et société (EDS) présente une table ronde sur les aires protégées comme solution aux changements climatiques par Matthieu Dessureault Les fous de Bassan du p a r c   n a t i o n a l d e l ’ Î l e -­ Bonanventure-et-du-RocherPercé connaissent de sérieux problèmes de reproduction. Les caribous des monts Torngat du parc national Kuururjuaq sont en voie de disparition. Deux régions, deux espèces menacées, une seule et même cause envi­ sagée : les changements cli­ matiques. En effet, les sou­ bresauts du climat ont des répercussions énormes sur la faune, particulièrement sur les espèces comme celles-ci qui vivent en mer ou dans des zones montagneuses. Les aires protégées permet­ tent de renforcer la résilience écologique d’un territoire en servant de refuge à la biodi­ versité. Or, voilà : la superfi­ cie de certains parcs, comme ceux de la Gaspésie et de la Mauricie, est trop petite pour être efficace. « Pour être par­ ticulièrement résilient face aux changements climati­ ques, un parc national doit avoir une superficie d’au moins 3 000 kilomètres

carrés. Le parc de la Mauricie fait 500 kilomètres carrés et celui de la Gaspésie, 800. Leur dimension n’est donc pas suffisante et il est diffi­ cile, politiquement, de l’élar­ gir. C’est pourquoi il faut trouver de nouveaux outils de conservation », explique Louis Bélanger, professeur au Département des sciences du bois et de la forêt. Depuis six ans, avec plu­ sieurs partenaires publics, il codirige un projet-pilote qui vise à implanter des aires protégées polyvalentes au­­ tour de ces deux parcs. Ce modèle d’aménagement a pour particularité d’offrir différentes formes d’utilisa­ tion durable du territoire, tout en assurant la protec­ tion et le maintien de la bio­ diversité. Fort populaire en Europe, il est peu connu de ce côté-ci de l’océan. L’ajout d’aires protégées polyva­ lentes permettrait de créer et de gérer, par des moyens légaux et administratifs, des zones de transition entre les portions de territoire

Les aires protégées polyvalentes offrent différentes formes d’utilisation durable du territoire, tout en assurant la protection et le maintien de la biodiversité

aménagées et ­celles réser­ vées à la pré­servation. Les caribous et les autres espèces en péril qui errent souvent à l’extérieur des parcs auraient ainsi de ­m e i l l e u r e s ch a n c e s d e s’adapter aux changements climatiques. Ce projet, que l’on espère concrétiser d’ici trois ans, sera présenté à l’occasion d’une table ronde intitulée « S’adapter aux changements climatiques : le cas des aires protégées ». En plus du ­professeur Bélanger, cette ­a ctivité réunira François Brassard, ingénieur forestier à la Direction des aires ­protégées du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les change­ ments climatiques, et Claude Samson, spécialiste de la sur­ veillance écologique à la Direction de la conservation des ressources naturelles de Parcs Canada. Elle est orga­ nisée par l’Institut EDS, en partenariat avec l’organisme Ouranos et la Chaire de recherche du Canada en droit de l’environnement. Pour Louis Bélanger, qui collabore depuis longtemps avec les parcs nationaux, l’Université Laval a tout ce qu’il faut pour jouer un rôle clé dans le domaine de l’adaptation aux change­ ments climatiques. Elle est d’ailleurs l’un des rares éta­ blissements à posséder deux réserves naturelles, la Forêt Montmorency, plus grande forêt d’enseignement et de recherche au monde, et le site de la Station agrono­ mique de Saint-Augustin. « L’Université comprend plusieurs chercheurs, dé­­ partements ou centres de recherche qui se préoccu­ pent de l’aménagement du territoire et de la conserva­ tion de la biodiversité. Cer­ tains professeurs ont déve­ loppé de solides relations de travail avec des parcs natio­ naux et des ministères. Pour ces organismes publics, cette collaboration avec le milieu universitaire est une belle façon de tester de nouveaux concepts, tout en ­gardant une rigueur scien­ tifique », conclut-il.

Le mardi 28 février, à 16 h 30, au locaux 23202330 du pavillon Gene-H.Kruger. L’entrée est libre. La table ronde sera diffuLes parcs et les aires protégées offrent une solution naturelle sée en direct sur le Web : aux changements climatiques. Ils permettent notamment de conserver la biodiversité, de préserver les écosystèmes et d’en www.vpsolution.tv/ assurer le bon fonctionnement. photo Patrice et Hoang Anh instituteds

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sur le prêt à Bombardier Q Avons-nous vraiment les moyens, au Canada, de fabriquer nos propres avions ?

Yan Cimon

La majeure partie du prêt de 372,5 mil­ lions de dollars accordé à Bombardier par le gouvernement fédéral pour les 4 pro­ chaines années devrait aider le développe­ ment de l’avion d’affaires Global. Il s’agit d’une somme bien inférieure au milliard de dollars demandé par l’entreprise il y a plus d’un an. En octobre 2015, le gouver­ nement du Québec, pour sa part, investis­ sait dans l’entreprise en contrepartie d’une participation de 49,5 % dans le pro­ gramme CSeries. Depuis, les affaires sem­ blent s’améliorer pour l’entreprise en aéronautique, qui aurait frôlé la faillite l’an dernier. Yan Cimon, directeur du Centre interuniversitaire de recherche sur les réseaux d’entreprise, la logistique et le transport (CIRRELT), suit depuis plu­ sieurs années les activités du secteur de l’aéronautique. L’opinion de ce profes­ seur du Département de management.

Q À quoi servira cette somme, bien i­ nférieure aux attentes de Bombardier ? R Il s’agit d’une mesure un peu cosmé­ tique pour aider deux provinces impor­ tantes, le Québec et l’Ontario. En effet, ce prêt concerne à la fois l’avion CSéries, fabriqué au Québec, et l’avion d’affaires Global 7000, produit en partie dans les ­u sines ontariennes. Le gouvernement fédéral n’avait pas le choix de prêter de l’argent à l’entreprise pour lui montrer son soutien. Cette somme va permettre à Bombardier de solliciter d’éventuels inves­ tisseurs en leur prouvant qu’elle dispose de la confiance des dirigeants canadiens. Des pays comme le Brésil, les États-Unis et les membres de l’Union européenne soutien­ nent massivement des géants de l’aéronau­ tique. Boeing, qui dénonce l’aide accordée par les Européens à Airbus, bénéficie, de son côté, de programmes publics de recherche et développement. L’entreprise a aussi droit à des dégrèvements d’impôt. Imaginer et produire un avion, cela coûte des milliards de dollars. Initialement, le CSéries devait être développé avec 3,5 mil­ liards de dollars entre 2008 et 2013. En fait, les coûts auraient dépassé 5 milliards de dollars. De plus, chaque année, Bombardier consacre un milliard de dollars à cet avion. Un prêt de 372 millions de dollars semble donc très modeste. Il va permettre de financer quelques activités de marketing ou de recherche et développement.

R Absolument, mais sous certaines conditions. L’entreprise doit se concen­ trer sur un segment d’excellence dans lequel elle est considérée comme un lea­ der mondial. Bombardier mise, par exem­ ple, sur les petits appareils et les avions d’affaires. Elle a développé un marché de niche. Les jets régionaux connaissent un grand succès, ainsi que les appareils tur­ bopropulsés, que l’on retrouve un peu partout dans le monde. Dans ce créneau, l’entreprise maîtrise très bien ses coûts d’opération. Le programme CSéries concerne, lui, les appareils à un seul cou­ loir, comme le Boeing 737 ou l’Airbus 320. Or, les deux géants de l’aéronautique ont eu tendance à traiter de haut le nouveau venu. Ils ont remis en cause quelquesunes de ses caractéristiques, comme le carburant utilisé. Bombardier a peut-être négligé, au début, cette forte réaction de Boeing et d’Airbus. Il s’agit d’un secteur où règne une énorme concurrence, et les clients préfèrent parfois acquérir des ­avions d’un même constructeur. Il reste que Bombardier a remporté des marchés intéressants, notamment avec les com­ mandes de Swiss, d’Air Canada et de Delta. L’avantage de Bombardier, c’est que le CSéries s’avère un appareil très intéressant. Cet avion, peu bruyant, dépense moins de carburant que les autres, une donnée très importante pour beaucoup de transporteurs aériens. Les pilotes qui l’ont essayé l’apprécient beaucoup. Q Quelle incidence la section ­ éronautique de Bombardier a-t-elle a sur l’activité économique d’ici ? R L’entreprise affirme contribuer pour 12 milliards de dollars au PIB du Canada, tout en entretenant des liens avec près d’un millier de fournisseurs. C’est très important, car ces derniers peuvent aussi obtenir des commandes d’autres grands fabricants du secteur. Abandonner Bombardier, en ne lui venant pas en aide financièrement, aurait donc un effet dra­ matique sur de nombreuses entreprises d’ici liées à l’aéronautique. Pour s’en convaincre, il suffit de prendre conscience de l’importance de la grappe aérospatiale autour de Montréal. Certaines usines, par exemple, fabriquent des trains d’atterris­ sage. D’autres, comme CAE, conçoivent des simulateurs de vol pour Bombardier et d’autres compagnies. Les grands don­ neurs d’ordre, qui conçoivent et fabri­ quent des avions, aiment avoir certains fournisseurs stratégiques pas très loin de leur site de production. Bombardier se trouve véritablement au centre d’un écosystème. Propos recueillis par Pascale Guéricolas


biologie

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ils ont dit... Sur la saison de la grippe

Gaston De Serres, Département de médecine sociale et préventive Le Soleil, 8 février Les chercheurs ont utilisé la levure à pain, S. cerevisiae, pour étudier l’effet des gènes dupliqués sur le génome. Environ 20 % des gènes de ce champignon unicellulaire ont un équivalent chez l’humain. photo Masur

Résilient ou fragile ? La duplication de gènes peut avoir des effets contraires sur le génome, démontre l’équipe de Christian Landry dans Science par Jean Hamann Dans un article paru le 9 février dans Science, une équipe de chercheurs de l’Université Laval met à mal le modèle dominant de la biologie évolutive vou­ lant que la présence de plus d’une copie d’un même gène dans le génome d’un organisme assure sa résilience face aux perturbations génétiques. Les travaux menés par l’équipe de Christian Landry dé­­montrent que cette redondance génétique peut aussi conduire à une fragilisation du génome, rendant les organismes plus vulnérables aux effets néfastes des mutations délétères. L’équipe du Département de biolo­ gie, rattachée à l’Institut de biologie intégrative et des systèmes et au réseau PROTEO, a étudié 56 paires de gènes paralogues – des copies d’un même gène – présents dans la levure à pain, Saccharomyces cerevisiae. Les chercheurs ont d’abord caractérisé les interactions normales des protéines produites par ces gènes avec les autres protéines présentes dans des com­ plexes protéiques de la levure. Ils ont ensuite répété l’exercice avec des variants de S. cerevisiae dont ils avaient légèrement modifié le génome. « Nous avons retiré 1 des 112 gènes paralogues dans chacun des variants afin de déterminer l’effet de cette délétion sur les complexes protéiques et sur le fonctionnement de la levure, explique Christian Landry. Cette façon de faire permet de détermi­ ner le rôle joué par chaque gène paralogue. » Les quelque 5 700 essais effectués par les chercheurs ont permis d’établir que, pour 22 des 56 paires étudiées, le gène paralogue prend la relève en

l’absence de son pendant. « La fonc­ tion du gène est maintenue par le paralogue encore présent dans la cel­ lule, ce qui appuie l’hypothèse que la duplication génétique assure la rési­ lience du génome », commente le chercheur. Par contre, pour 22 autres paires, l’absence d’un des deux gènes paralogues perturbe le fonctionne­ ment de la cellule. « La présence des deux paralogues d’une même paire est parfois essentielle pour que la fonction soit maintenue, explique-til. Dans pareille situation, une muta­ tion spontanée dans l’un des paralo­ gues suffit pour que la fonction du gène ne soit plus assurée. La duplica­ tion du gène peut donc conduire à une fragilisation du génome. » La duplication génétique peut tou­ cher une partie de gène, un gène complet, un chromosome ou un génome entier. « C’est un phénomène courant en nature et on le considère même comme un moteur de l’évolu­ tion », signale Christian Landry. Chez l’humain, on en connaît surtout les répercussions négatives comme la trisomie 21, le syndrome de l’X fra­ gile ou certains cancers. « La duplica­ tion génétique a aussi des effets posi­ tifs méconnus, précise toutefois le chercheur. Par exemple, la capacité de distinguer les couleurs et les odeurs est le résultat de la duplica­ tion de gènes. » Selon Christian Landry, si Science a choisi de publier les travaux de son équipe, c’est en partie parce qu’ils ébranlent une idée reçue en biologie évolutive. « L’autre élément qui a joué en notre faveur est que nous avons réussi à démontrer à l’échelle

moléculaire comment la délétion d’un gène paralogue affecte les inter­actions protéine-protéine. » Bien que ces tra­ vaux n’aient pas de retombées médi­ cales immédiates, ils apportent une explication aux observations contra­ dictoires qui suggéraient que la pré­ sence de gènes paralogues pouvait soit atténuer certaines mutations, soit encore être associée à des mutations causant des maladies. « Notre étude permet de préciser les règles servant à prédire comment des variations géné­ tiques peuvent influencer le fonction­ nement du corps humain. La compré­ hension du lien génotype-phénotype constitue l’un des grands défis actuels en génomique humaine », rappelle le chercheur. L’étude parue dans Science est signée par Guillaume Diss, Isabelle Gagnon-Arsenault, Anne-Marie Dion-Côté, Hélène Vignaud, Diana Ascencio, Caroline Berger et Christian Landry.

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Notre étude permet de préciser les règles servant à prédire comment des variations génétiques peuvent influencer le fonctionnement du corps humain

Le virus Influenza ­semble frapper moins fort au Québec cette année, ce qui a conduit certains à conclure, dès la mi-janvier, que le pire était derrière nous. On aurait tort de baisser sa garde trop tôt, croit Gaston De Serres. « La grippe n’est ni absente ni passée tout droit. La mon­tagne est moins abrupte cette année, mais elle a un plateau qui se prolonge sur plu­ sieurs semaines. On a encore p ­ lusieurs grosses semaines d’influenza devant nous. »

Sur le troisième lien

François Des Rosiers, Département de finance, assurance et immobilier Le Soleil, 10 février

Le principal effet éco­ nomique d’un troisième lien entre Québec et Lévis se­­rait de déplacer une partie du dévelop­ pement résidentiel et commercial vers la rive sud, estime François Des Rosiers. Mais ce sont là des activités éco­ nomiques qui auront lieu de toute manière : sans troisième lien, elles se pro­duiront tout sim­ plement ailleurs dans la région. « Je ne pense pas que le simple fait d’ajou­ ter un pont ou un tunnel convaincra des gens de s’établir dans la région. Pour accroître la popu­ lation, ça prend des emplois », dit-il.

Sur l’historique du carré rouge

Christian Desîlets, Département d’information et de communication La Presse Plus, 11 février

Le printemps étudiant québécois a démarré il y a cinq ans, le 13 fé­­ vrier 2012. Comme sym­ bole, les manifestants ont adopté un carré de tissu rouge. D’abord utilisé en 2004, puis en 2005, il a refait surface en 2012. Selon Christian Desîlets, il s’agit d’une image de marque « tout à fait réus­ sie ». « Ça peut sembler bassement marketing ou utilitariste, mais c’est excessivement important pour exister d’avoir un branding qui marque, qui frappe l’imaginaire et qui va pouvoir être repris. »


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Subvertir le quotidien hivernal Le collectif Les malcommodes, composé d’étudiants en architecture, nous invite à faire fi du froid hivernal et à investir le parvis de l’église Saint-Jean-Baptiste par Matthieu Dessureault Créer une zone de confort extérieure adaptée aux conditions hivernales, tel est le leitmotiv du collectif Les malcommodes, à qui on doit la nou­ velle place publique du parvis de l’église SaintJean-Baptiste. Avec leur installation intitulée Vive le vent !, ces sept étudiants à la maîtrise en architecture – qui n’ont de malcommodes que le nom – veulent encourager les gens à profiter du lieu, et ce, malgré les caprices de Dame Nature. « En été, les habitants n’hésitent pas à se ras­ sembler sur les places publiques. L’hiver, leurs interactions diminuent, car ils ne font que transi­ ter par ces lieux. Notre but avec ce projet était d’adapter un espace aux conditions hivernales afin qu’ils puissent poursuivre leurs échanges », explique Alexandra Vaillancourt-Guay, qui forme le collectif avec Audrey Morency, Alexandre Morin, Baptiste Balbrick, Delphie Laforest-Pradet, Marie-Jeanne Allaire-Côté et Simon Parent.

Leur installation éphémère, qui se veut s­ imple et reproductible, a été érigée sur le plus haut palier des escaliers qui relie la rue Saint-Jean à la basse-ville. Composée de trois grands murs courbés pour bloquer les vents dominants, elle invite les passants à s’offrir un petit moment de repos. Les bancs en bois, les lumières et les sources de chaleur créent un espace chaleureux de discussion. Les parois de la structure ont été couvertes de branches de pin, un matériau choisi pour sa capacité à stimuler l’imaginaire collectif. « Le pin évoque l’esprit festif de l’hiver. Il pique la curiosité des passants et éveille les sens du toucher et de l’odorat. Lors du montage de l’installation, une dame a serré une portion du mur dans ses bras pour sentir l’odeur du pin. C’est en plein le genre de réaction que l’on souhaitait créer », indique Audrey Morency.

Avec ce projet, dont il documentera les retombées tout l’hiver, le groupe espère ali­ menter la réflexion sur les façons de conce­ voir des espaces publics adaptés à la saison la plus longue. « Avant de concevoir l’instal­ lation, nous nous sommes questionnés sur les facteurs qui génèrent du confort et de

Composée de trois grands murs courbés pour bloquer les vents dominants, l’installation invite les passants à s’offrir un petit moment de repos

l’inconfort en hiver. Nous nous sommes demandé, par exemple, comment répondre au vent et au manque de chaleur. Les solu­ tions issues de cette réflexion ont contribué à la mise sur pied du concept », dit Simon Parent, lauréat d’une bourse du Fonds Gilles-Cantin en architecture, qui a permis de lancer ce projet. Le collectif, qui a produit une maquette en argile et plusieurs plans avant d’atteindre le résultat escompté, a aussi reçu de l’aide de la Société de développement commercial du Faubourg Saint-Jean, du conseil de quartier de Saint-Jean-Baptiste, de l’atelier coopéra­ tif La Patente et de plusieurs commerçants, en plus d’avoir amassé des fonds grâce à une campagne de sociofinancement. Des discus­ sions sont en cours avec la Ville de Québec afin de convertir la structure en une autre installation, une fois l’hiver terminé. D’ici là, Les malcommodes ne manquent pas d’idées pour embellir et améliorer leur création et ainsi, on l’espère, générer d’intéressantes discussions hivernales. Pour plus d’information sur la démarche des Malcommodes : lesmalcommodes.org et facebook.com/collectiflesmalcommodes

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1 1. Vive le vent d’hiver ! est en quelque sorte un projet-pilote qui permettra aux étudiants d’alimenter leurs recherches sur la conception d’espaces publics nordiques. 2, 3 et 5. La construction de l’installation a eu lieu dans les locaux de l’atelier coopératif La Patente, dans le quartier Limoilou. 4. Marie-Jeanne Allaire-Côté, Baptiste Balbrick, Alexandre Morin, Simon Parent, Alexandra Vaillancourt-Guay, Audrey Morency et Delphie LaforestPradet (absente sur la photo) forment ce dynamique collectif d’apprentis architectes. photo Marc Robitaille 6. Les habitants du quartier et les curieux s’étaient déplacés en grand nombre, le 28 janvier, pour l’inauguration de l’installation.

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architecture

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sciences

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en bref

Du Pharmachien aux conseils pour apprentis musiciens Le plus récent numéro du magazine Contact brosse un portrait d’Olivier Bernard, alias le Pharmachien. Ce texte décapant signé Brigitte Trudel retrace le parcours du diplômé en phar­ macie qui manie avec brio humour et rigueur scientifique. Aussi dans ce numéro, une incur­ sion du côté des nouvelles formes de règlement de conflits qui s’implantent au Québec – média­ tion, arbitrage, justice répa­ratrice – ainsi qu’une entrevue avec Gilles Tremblay, professeur à l’École de service social, qui a dirigé une vaste étude sur la façon dont les hommes perçoivent et utilisent les services de santé. Cette étude a alimenté le Plan d’action sur la santé et le bien-être des hommes que le gouvernement du Québec s’apprête à dévoiler. Le magazine pré­ sente également des articles sur le casse-tête que représentent aujourd’hui nos choix alimen­ taires et sur la façon de rendre efficace le travail à l’instrument avec de jeunes apprentis musi­ ciens. Contact est publié deux fois par année à l’intention des diplômés et des sympathisants de l’Université. photo Jocelyn Michel, ICI Explora contact.ulaval.ca

Les athlètes d’élite, comme Alex Harvey, peuvent inhaler jusqu’à 200 litres d’air à la minute. Quand la température est froide et que l’air est sec, leurs voies respiratoires subissent un stress très important. photo Felgenhauer / NordicFocus

Une épreuve pour les poumons Les voies respiratoires des athlètes ne s’adaptent pas au froid et à la sécheresse de l’air par Jean Hamann

Cinq partenariats stratégiques du CRSNG Cinq professeurs de l’Université comptent au nombre des 94 chercheurs canadiens qui ont obtenu des subventions de partenariat straté­ gique pour les projets, attribuées par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). Louis Bernatchez, du Départment de biologie, a obtenu 581 000 $ pour une étude visant une meilleure gestion des stocks de capelan. Steven Cumming, du Département des sciences du bois et de la forêt, a reçu 684 000 $ pour son projet portant sur la conservation des oiseaux dans les forêts aménagées. Rosa Galvez-Cloutier, du Dépar­ tement de génie civil et de génie des eaux, a décroché 670 000 $ pour son projet visant à mieux protéger les sources d’eau lors de déver­ sements de pétrole. Trong-On Do, du Dépar­ tement de génie chimique, a obtenu 304 000 $ pour ses travaux sur de nouveaux photocata­ lyseurs servant à la décontamination de l’eau. Wei Shi, du Département de génie électrique et de génie informatique, utilisera sa subvention de 616 000 $ pour mettre au point de nouveaux lasers ultracompacts pouvant être intégrés dans des appareils électroniques comme les téléphones intelligents.

Des skieurs d’élite comme Alex Harvey, qui s’entraînent pendant de longues heures chaque jour dans l’air froid et sec, parviennent-ils mieux que le commun des mortels à réchauffer et à humidifier l’air qui entre dans leurs pou­ mons ? Il semble que non, suggère une étude publiée par une équipe de la Faculté de médecine dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercice. Si Louis-Philippe Boulet, Simon-Pierre Moreau, Hélène Villeneuve et Julie Turmel, de l’Institut univer­ sitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec – Université Laval, se sont ­penchés sur cette question, c’est que, paradoxalement, une telle adaptation aurait pu fournir une explication aux problèmes respiratoires induits par l’exercice chez les athlètes d’élite. Ces ­p roblèmes sont monnaie courante, surtout chez les ­athlètes d’endurance et chez ceux qui s’entraînent en ­p iscine. Ainsi, une étude à laquelle a collaboré le pro­ fesseur Boulet a révélé qu’aux Jeux olympiques de Pékin de 2008, 25 % des nageurs et 22 % des athlètes en nage synchronisée avaient un ­certificat médical leur per­ mettant de recourir à un

bronchodilatateur. Une autre étude menée en 2010 par son équipe auprès de 162 athlètes d’élite de la grande région de Québec a révélé que 41 % d’entre eux souffraient, la plupart à leur insu, d’asthme induit par l’exercice. On sait que l’entraînement intensif provoque une aug­ mentation de la densité des petits vaisseaux sanguins dans les muscles du corps et dans le muscle cardiaque. Si une adaptation similaire se produisait dans la paroi des bronches, l’air inhalé serait mieux réchauffé et humidifié, limitant ainsi la déshydrata­ tion des voies respiratoires, fait valoir le professeur Boulet. Cette adaptation aurait toutefois un prix. La dilatation des vaisseaux et l’augmentation du flot san­ guin pourraient favoriser la libération de molécules proinflammatoires et la forma­ tion d’œdème entravant le passage de l’air dans les bron­ ches, ce qui expliquerait les problèmes respiratoires des athlètes. Pour tester cette hypothèse, les chercheurs ont invité à leur laboratoire 23 athlètes et 23 sujets peu actifs. Chaque groupe était composé de 12 participants qui pré­ sentaient des symptômes d’asthme ou d’hyperréactivité

bronchique (une condition souvent pré-asthmatique) et de 11 sujets qui en étaient exempts. À l’aide d’une sonde, les chercheurs ont mesuré la température de l’air inhalé et celle de l’air expiré par chaque parti­ cipant pendant et après un test d’hyperventilation de 6 mi­nutes. Résultat ? Le pas­ sage de l’air dans les voies respiratoires s’est traduit par un réchauffement moyen de 5,8 °C pendant le test et de 4,7 °C pendant les 30 mi­­ nutes suivantes. Toutefois, ces valeurs étaient similaires dans les quatre groupes de sujets.

« Il ne semble pas exister de mécanisme adaptatif permet­ tant aux athlètes de mieux réchauffer et humidifier l’air pour prévenir la déshydrata­ tion des muqueuses respira­ toires, résume le professeur Boulet. Lors d’une activité physique intense, les athlètes d ’ é l i t e p e u ve n t i n h a l e r jusqu’à 200 litres d’air à la minute, soit 40 fois plus qu’une personne au repos. Quand la température est très froide et que l’air est sec, leurs voies aériennes subissent un stress très important, ce qui e x p l i qu e p o u r qu o i t a n t ­d ’athlètes doivent prendre des bronchodilatateurs et des anti-inflammatoires. C’est loin d’être un caprice, parce qu’il y a véritablement une atteinte au système respiratoire. »

L’usage de bronchodilatateurs et d’anti-inflammatoires par certains athlètes est loin d’être un caprice, parce qu’il y a véritablement une atteinte au système respiratoire


arts

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Fatales apparitions

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La thématique du monstre intéresse tout le monde et a le mérite de se prêter à de multiples interprétations

Le Roi des Licornes de Loriane Thibodeau.

L’exposition Monstrum in Fronte explore la figure du monstre, cet être à la fois fascinant et dérangeant par Renée Larochelle Depuis des temps immémoriaux, les monstres et ce qui gravite autour de ces figures d’un autre monde exercent un mystérieux attrait sur les êtres humains. Les historiennes de l’art Michelle Drapeau et Sevia Pellissier ont bien senti qu’il y avait là un excel­ lent thème autour duquel organi­ ser une exposition. Dès le mois d’octobre, les deux jeunes com­ missaires de cette exposition se sont ainsi mises à la recherche d’œuvres d’art en lien avec le thème du monstre. Elles ont sélec­ tionné 14 artistes de la relève de Québec – dont 7 sont étudiants à l’École des arts visuels – et les ont jumelés avec 10 étudiants et étu­ diantes en histoire de l’art, qui ont eu pour tâche de r­ édiger les textes figurant dans le catalogue de l’ex­ position. Il en résulte l’exposition Monstrum in Fronte, qui signifie en latin « monstrueux en appa­ r e n c e  » , p r é s e n t é e j u s qu’ a u 25 février à la salle d’exposition du pavillon Alphonse-Desjardins. « La thématique du monstre inté­ resse tout le monde et a le mérite de se prêter à de multiples interpréta­ tions, explique Michelle Drapeau, candidate à la maîtrise en histoire de l’art. Nous souhaitons engager le visiteur dans une mise en relation entre ses propres conceptions du monstre et des représentations diver­s ifiées de l’exposition, qui

comportent des tableaux, des des­ sins, des estampes, des installations, des sculptures et des vidéos. » Catherine Robitaille présente une installation ayant pour titre In Limbo, expression renvoyant aux limbes, cet espace indéfini où, dans la croyance catholique, allaient les enfants décédés avant d’avoir été baptisés. Sa délicate ins­ tallation est faite de petites mai­ sons construites avec des branches en suspension dans l’espace. Dans l’une de ces maisons repose un petit personnage étrange à la figure bleutée, couché dans un cercueil, mais qui pourrait bien être vivant…

dans son texte accompagnant l’œuvre. Claudie Maynard signe également le texte L’étrange ­théâtre du songe, titre de la vidéo réalisée par Gabriel Lapointe. Dans un paysage progressivement envahi par la brume, on voit un personnage faire la r­ encontre d’un ange, puis d’un vampire. Devant cette vision f­ antasmagorique, le visiteur se pose invariablement la question « Qu’est-­ce qui nous fait peur dans la vie ? ». Pour sa part, Charles Robichaud Greit présente une sculpture qui, selon l­ ’angle d’où on la regarde, change de forme et, ainsi, de sens.

Cette figure de bronze est-elle en train de se liquéfier ou de se multi­ plier ?, interroge Julien St-Georges Tremblay dans le texte accompa­ gnant cette œuvre intitulée Les diverses faces de l’homme, qui illustre une métaphore sculpturale de la peur. « Entre le zombie, le tueur en série ou le monstre des marais, la forme humanoïde de Greit est immobilisée en pleine course. Pourquoi cette chose courtelle ? », écrit-il. Connaissez-vous Snorlax ? Dans l’univers des monstres de poche, il s’agit d’un gentil petit Pokémon parfai­tement inoffensif qui passe son temps à d ­ ormir, en bon ­p aresseux qu’il est. Le tableau Capere Omnes (Attrapez-les tous) d’Annick Tremblay nous montre ­t outefois un Snorlax métamor­ phosé en une bête imprévi­s ible qu’essaient tant bien que mal de mater deux ­jeunes dresseurs. « Une surprise terrifiante de dé­­ couvrir ce Pokémon sous un tel angle », souligne Julien St-Georges Tremblay.« Un moment mons­ trueux où l’humain est en perte de repères, enchaîne-t-il. Notre espèce se croit in­­vincible et Snorlax, aussi ridicule que ça puisse paraître, nous ­rappelle que c’est faux. » Les heures d’ouverture de ­l’ex­position sont de 9 h à 16 h 30, du lundi au vendredi, et de 12 h à 16 h, le samedi. Le vernissage aura lieu le 16 février à 19 h.

« Symboliquement, la m ­ aison représente le soi, l’intérieur, le nid dans lequel on peut trouver la paix. Mais les branches mortes symbolisent en même temps la précarité et l’instabilité de l’être », dit Catherine Robitaille, qui ne cache pas vouloir panser certaines blessures à l’âme à travers sa pra­ tique artistique. Au-­d essus de l’une de ces fra­g iles habitations pend une dent humaine, indice pouvant laisser croire qu’il s’agit en réalité d’un mauvais rêve ou encore de la peur de vieillir et de mourir, selon la symbolique des rêves, souligne Claudie Maynard Les diverses faces de l’homme de Charles Robichaud.

Fashion Zombies de Marc-André Drouin (à gauche) et Daemondala : Les effigies de la folie d’Allex Bel (à droite).

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In Limbo de Catherine Robitaille. photos Marc Robitaille


actualités UL

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Membres du collège électoral ÉLECTION DU RECTEUR DE L’UNIVERSITÉ LAVAL 2017 (articles 128 et 136.1 des Statuts de l’Université Laval) 128. Le collège électoral chargé d’élire le recteur est formé : 1. des membres en fonction, avec et sans droit de vote, du Conseil d’administration ; 2. des membres en fonction, avec et sans droit de vote, du Conseil universitaire ; 3. des membres avec droit de vote des commissions des études, de la recherche et des affaires étudiantes. Chaque membre du collège électoral n’a qu’une voix, même s’il y siège à plus d’un titre. 136.1 Le président d’élection dresse la liste des membres du collège électoral à la date de la mise en marche de la procédure d’élection. Les personnes qui en font alors partie conservent leur statut de membre du collège jusqu’à l’élection du recteur, sauf si elles perdent leur statut de membre de l’Université en raison d’un congédiement ou d’une expulsion. Aucun membre ne s’ajoute au collège électoral pendant que dure la procédure d’élection. NO

NOM

PRÉNOM

FONCTION

1

Aattouri

Najat

2

Aider

Mohammed

3

Auger

François A.

INSTANCES

NO

NOM

PRÉNOM

FONCTION

INSTANCES

NO

NOM

49 50

Fenchel Fonteneau

François Anne

Professeur Chargée de cours

98 99

Montembeault Jérôme Morin Charles M.

51

Fortin-Dufour

Isabelle

100

Morin

Jean-François Professeur

52 53

Fradette Garnier

Marie-Ève Bernard

101 102

Moulin Muyembe

Véronique Professeure Faustin Mbuya Étudiant de 2e cycle

54 55 56 57

Gauthier Gélineau Gendron Gérard

Christine François Michel Aude

Membre des centres de recherche Étudiante de 1er cycle Vice-recteur aux études et aux activités internationales Chargée de cours Doyen Doyen Chargée de cours

CU Commission des études Commission de la recherche CU CA et CU (1 vote)

103

Nault

François

58

Germain

Josée

104 105 106 107

Néron Ollevier Parent Parent Sirois

Louise Thierry Vanessa Pierre

Personne nommée par le Conseil de la FESP Chargée de cours Professeur Étudiante de 1er cycle Étudiant de 2e cycle

108

Pellegrini

Luca

Professeur

59 60 61 62 63 64

Gervais Ghaouti Goubau Grace Guay Guertin

Fernand Loubna Dominique Robert J. Frédéric Michel

Vice-rectrice à l'administration et aux finances Doyen Directrice de service Professeur Chargé de cours Professeur Professeur

CA CU CU Commission des affaires étudiantes CA et CU (1 vote)

109

Pelletier

Louis-Philippe Étudiant de 1er cycle

110 111

Perreault Philippe

65 66

Hudon Huet

Claire Laura

Professeure Étudiante de 1er cycle

112

Picard

Jean-Philippe Professeur Éric Président de la Commission des affaires étudiantes Frédéric Professeur

67

Issalys

Pierre

Professeur

68

Keck

Ariane

Étudiante de 3e cycle

113 114 115 116 117

Pinson Piron Poirier Potvin Poulin

Guillaume Florence Barbara André Marie-France

69

Kiss

Jocelyne

Professeure

70 71

Klein Kröger

Anne Sabine Erika

Professeure Professeure

118 119

Quirion Raby

Natalie Jean

72

Labrecque

Cory Andrew

Professeur

120 121

Monique Benny

73 74

Labrie Lacasse

Claude Nicole

122

75 76 77

Lachance Lacroix Lacroix

Pierre-Luc Marthe Sébastien

Professeur Directrice générale de la formation continue Membre externe Membre externe Étudiant de 3e cycle

Richer RigauxBricmont Rivest

123 124 125 126

Rochon Rouette-Fiset Routhier Roy

Alain Samuel Gilles Lucie

Doyen Étudiant de 1er cycle Doyen Professeure

78 79 80

Lagacé Laliberté Lamothe

Robert Jacques L. Denyse

127

Ruiz Aragon

Jimena

Étudiante de 1er cycle

128 129

Rusch Samson

Leslie Annie-Jade

Professeure Étudiante de 1er cycle

81 82 83

Landry Landry Laroche

Pierre-Éric Mario Gaétan

130

Santos

Professeure

131

Savard

Juliana Nascimento Claude

CA CU Commission de la recherche Commission de la recherche CU et Commission de la recherche (1 vote) CA et CU (1 vote) Commission des études CU CU CA Commission de la recherche CU Commission des études

84 85

Larose Laurendeau

Simon Denis

132

Sioui

Konrad

86

Lavigne

Alain

87

Laviolette

François

133 134

Sirard St-Germain

Marc-André Daphney

Diplômé de l'Université Laval Professeur Professeure

88 89

Lavoie Lavoie

135 136

Tawbi Tchotourian

Nadia Ivan

Professeure Professeur

90

Leclerc

91 92

Lefebvre Lemay

137 138 139

Tessier Thibaudeau Tremblay

Claude Victor Angélo

140

Truchon

Manon

Membre externe Doyen Vice-recteur à la recherche et à la création Professeure

93

Lépine

94 95

Lokrou McFadyen

141 142 143

Turgeon Turgeon Turgeon

Louise Sylvie Laurier

Membre externe Professeure Professeur

CU et Commission des études (1 vote)

96 97

Mercier Monette

144 145

Verreault Vielmas Rodriguez

Lise Juan Sebastian

Membre externe Étudiant de 2e cycle

4

Bastien

Josée

5

Bauce

Éric

6 7

Beaubrun Beauchamp

Ronald Michel

8 9

Bélanger Bélanger

Louis Danièle

10

Belleguic

Thierry

11 12 13 14 15 16

Rénald Cathia François Pier-Luc Marina Thierry

17 18

Bergeron Bergeron Berthod Bilodeau Binotto BouchardVincent Boudreau Boudreau

Membre du personnel CA administratif professionnel Professeur Commission des études Membre des centres Commission de recherche de la recherche Doyenne CU, commissions des études et de la recherche (1 vote) Vice-recteur exécutif CA et CU (1 vote) et au développement Professeur CU Vice-recteur aux CA et CU (1 vote) ressources humaines Directeur d'institut CU Professeure Commission de la recherche Professeur Commission des affaires étudiantes Doyen CU Doyenne CU Professeur CU Professeur CU Membre externe CA Étudiant de 1er cycle CA

Denis Stéphane

Professeur Professeur

19 20

Bourdeau Bouthillier

Laurent Luc

Professeur Professeur

21 22

Boutros Bouvier

Ingrid Liziane

Étudiante de 2e cycle Étudiante de 2e cycle

23 24 25

Brière Brouillet Brouillette

Denis Eugénie Luc

26

Carbonneau

Carole

27

Aubert Dorothée

Étudiante de 3e cycle

29 30

CaronGuillemette CharestBelzile Charnallet Charron

Recteur Doyenne Membre du personnel administratif de soutien Membre du personnel administratif de soutien Étudiant de 1er cycle

Audrey Jean

Étudiante de 2e cycle Professeur

31

Chouinard

Jean-Yves

Professeur

32

Cimon

Yan

33

Cocard

Marc

Directeur de centre de recherche Professeur

34

Comeau

Pierre

28

35 36 37

Côté Côté Couet

Florence André Jacques

Membre du personnel administratif cadre Étudiante de 1er cycle Professeur Professeur

38

Couillard

Charles

Professeur

39

Daleau

Pascal

40 41

Darveau DeBlois

André Lucie

Président de la Commission de la recherche Doyen Professeure

42 43 44 45

Delobbe Desjardins Dillard Duchesne

Anne-Michèle Yves Sylvie Stéphane

Étudiante de 3e cycle Professeur Membre externe Professeur

46 47

Dufour Émond

Jean-Claude Louis

Doyen Chargé de cours

48

Faucher

Alain

Directeur général du premier cycle

Le collège électoral comprend 145 membres La présidente d’élection, Louise Turgeon Le 14 février 2017

CU Commission des études CU Commission des affaires étudiantes CU Commission de la recherche CA et CU (1 vote) CU CA CU Commission des affaires étudiantes CU CA Commission de la recherche Commission des études CU Commission des études CU

Professeur Membre externe Professionnelle de recherche Professeur Membre externe Professeur Professeur Personne nommée par le Conseil de la FESP Professeur

CU CA CU CU CU Commission des affaires étudiantes CU Commission des affaires étudiantes Commission des études Commissions des études et de la recherche (1 vote) Commission des études CU Commission des affaires étudiantes Commission de la recherche CU CU CA CA Commission des affaires étudiantes CA CU Commission de la recherche CU CU Commission de la recherche CU Commission de la recherche Commission des études CU

Directeur de centre de recherche Mireille Doyenne CU Sylvain Membre du personnel CU administratif professionnel Pierre Professeur Commission des études Jean Doyen CU Jean-Christian Étudiant de 3e cycle Commission des affaires étudiantes Rachel Professionnelle CU de recherche Milène Rachel Étudiant de 3e cycle CU Bradford Professeur CU James Guy Doyen CU Marcel Doyen CU

PRÉNOM

FONCTION

INSTANCES

Étudiant de 1er cycle Professeur

CU CU et Commission de la recherche (1 vote) Commission de la recherche CU Commission de la recherche Commission de la recherche CU CA CU Commission des affaires étudiantes Commission des affaires étudiantes Commission des études CU CU et Commission des affaires étudiantes (1 vote) Commission des affaires étudiantes CU CU CA CU CA

Doyen Professeure Membre externe Professeur Membre externe et présidente du Conseil d'administration Membre externe Représentant de La Fondation de l'Université Laval Secrétaire générale Professeur

Jean-François Étudiant de 1er cycle

Président de la Commission des études

CA CA

CA et CU (1 vote) CU Commission des affaires étudiantes CU CU CU Commission des études Commission des affaires étudiantes CU Commission des études Commission des études CU et Commission des études (1 vote) CA CA Commission de la recherche CU Commission de la recherche CA CU CA et CU (1 vote) Commission des études CA CU Commission de la recherche CA Commission des études


environnement

le fil | le 16 février 2017

Jardiner dans le Nord ! Un étudiant de l’Université Laval souhaite développer un système de culture mobile pour mieux nourrir les populations nordiques du Québec

13

Septembre

1941

par Brigitte Trudel Faire pousser des fraises, des laitues et des concombres dans le Grand Nord avec l’aide de… poissons dans un conteneur. L’idée semble far­ felue ? Pas pour Benjamin Laramée. Depuis l’automne dernier, ce doctorant en sciences animales, assisté par des membres de l’asso­ ciation étudiante AgroCité dont il est le directeur en recherche et développement, élabore ce projet en complé­ ment de sa thèse. « Après avoir entendu des chiffres alarmants sur la précarité alimentaire vécue par cer­ taines communautés autoch­ tones, j’ai pensé que l’aqua­ ponie pouvait devenir une solution », explique­t­il. Benjamin Laramée se spé­ cialise dans cette technolo­ gie qui consiste à combiner l’élevage d’organismes aqua­ tiques avec la culture végétale hors sol pour former un sys­ tème où plantes et poissons croissent de manière auto­ nome. « On n’a qu’à nourrir les poissons. En digérant, ils produisent des déchets qui, à l’aide d’un biofiltre, sont convertis en nutriments pour les plantes. Les plantes, elles, contribuent à assainir l’eau qu’on peut ensuite réu­ tiliser à 100 % », décrit­il. Concrètement, les tests qu’effectuent Benjamin Laramée et son équipe ont lieu dans un bâtiment situé sur les terrains du Jardin botanique Roger­Van den Hende. La Ferme aquapo­ nique mobile (FAM) est constituée de deux conte­ neurs métalliques superpo­ sés. À l’étage du bas se trou­ vent les poissons, tandis que les cultures végétales occu­ pent celui du haut. Benjamin Laramée a largement contri­ bué au développement de cette structure prêtée par l’entreprise montréalaise Écosystèmes alimentaires urbains (ÉAU), pour laquelle il travaille. « Comme la FAM a été conçue au départ pour être utilisée en zone urbaine, l’essentiel de notre tâche actuelle consiste à travailler à son isolation afin de l’adap­ ter au climat rigoureux du Nord », précise­t­il. Le professeur à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation Grant Vandenberg, qui supervise la

thèse de Benjamin Laramée et le soutient dans son initia­ tive, ajoute que l’alimenta­ tion énergétique de la FAM fera aussi partie des défis à relever pour lui assurer le meilleur rendement à moin­ dres frais. « En ce moment, la FAM fonctionne à l’électri­ cité, dont le coût dans le Nord est 40 fois plus élevé qu’ici. Il faudra pallier cette contrainte en explorant le recours à d’autres modes d’alimentation comme l’énergie solaire, l’énergie éolienne et la géothermie. » S’ajoute à ces démarches la recherche de subventions, un processus de longue haleine, indique Grant Vandenberg. Le chercheur est néanmoins convaincu de la faisabilité et de la pertinence du projet, tout comme son étudiant. « La FAM est très avanta­ geuse en raison de ses faibles répercussions environne­ mentales, fait valoir Benjamin Laramée. D’abord, parce

C’est le début des activités de l’École des sciences domestiques. Issue de l’École normale classico-ménagère de Saint-Pascal-de-Kamouraska, celle-ci est intégrée, le 27 avril 1965, à la Faculté d’agriculture pour former le Département de diététique. photo Roger Gourdeau / Division de la gestion des documents administratifs et des archives

La Ferme aquaponique mobile est constituée de deux conteneurs métalliques superposés. À l’étage du bas se trouvent les poissons, tandis que les cultures végétales occupent celui du haut.

Avis officiel FACULTÉ DE MUSIQUE

La technologie consiste à combiner l’élevage d’organismes aquatiques avec la culture végétale hors sol qu’elle est construite à partir de conteneurs maritimes récupérés. Ensuite, parce qu’étant donné que l’eau est réutilisée, il n’y a pas de gaspillage de cette res­ source. Finale ment parce que, comme la culture fonc­ tionne en système autonome, elle n’entraîne aucune déjec­ tion dans l’environnement. » La mobilité de la structure représente un autre avantage de la FAM, ajoute le pro­ fesseur Vandenberg. Plus encore, soutient­il, c’est surtout la somme des possi­ bilités qu’elle ouvre pour le mieux­être des communau­ tés du Nord qui en fait un

Clôture du concours :  9 mars 2017, à 16 h Date d’entrée en fonction :  1er juillet 2017

Benjamin Laramée, étudiant au doctorat en sciences animales, et Antoine Plourde Rouleau, stagiaire à la Ferme aquaponique mobile, veulent outiller les populations nordiques afin qu’elles produisent une plus grande variété d’aliments. photos Marc Robitaille

projet porteur. « Plusieurs d’entre elles sont aux prises avec des problèmes liés à la santé, au manque d’emplois et à un taux de suicide élevé. Au­delà des bienfaits liés à l’accessibilité alimentaire à un prix raisonnable, la FAM peut servir de vitrine pour se pencher sur ces problèmes sociaux. » Le perfectionnement de la structure de même que les essais relatifs à la production de la FAM (quantité et variété des cultures) de ­ vraient s’échelonner sur deux ans. À l’heure actuelle, l’unité accueille de la per­ chaude, des fraises, du chou

kale, des tomates, du con­ combre et de la laitue. Toutefois, rien n’empêche la culture d’autres espèces. « Le but, c’est d’arrimer la FAM aux besoins des com­ munautés autochtones. Des discussions ont déjà eu lieu avec certains de leurs représentants. Il en ressort que l’omble chevalier, un poisson traditionnellement très prisé, pourrait éven­ tuellement faire l’objet de nos recherches », relate Benjamin Laramée. Une fois les opérations sur le campus achevées, le transport de la FAM en territoire nordique pourra être envisagé.

Avis est par la présente donné que la procédure de nomination et la période de mise en candidature pour pourvoir le poste de doyenne ou de doyen de la Faculté de musique commencent le 16 février 2017. Pour en savoir davantage sur la description du poste, les conditions d’admissibilité, les exigences requises, les conditions particulières et les modalités d’inscription au concours, veuillez consulter l’avis détaillé à l’adresse http://www2.ulaval.ca/notre-universite/ documents-officiels.html, sous la rubrique « Avis et appels de candidatures ». Monique Richer Secrétaire générale Le 16 février 2017


14

sur le campus

Pour un campus coop Le modèle coopératif possède plusieurs atouts capables de séduire les jeunes entrepreneurs du 21e siècle par Yvon Larose La semaine de la relève ­c oopérative bat son plein. Sur le campus, une activité de sensibilisation au modèle coopératif aura lieu ce soir, le jeudi 16 février, au Carré des af­f aires FSA ULavalBanque Nationale du pavil­ lon La Laurentienne, sur le thème « Ensemble pour un campus coop ». Cette initia­ tive est le fruit d’une collabo­ ration entre la Coopérative de ­développement régional du Québec, la librairie Coop Zone, l’incubateur d’entre­ prises Entrepreneuriat Laval et la section UL d’Enactus, une association interna­tio­ nale d’étudiants vouée au progrès sociétal par l’entre­ preneuriat. Cette section a vu le jour en septembre 2016. « Le modèle coopératif est méconnu, malgré qu’une par­ tie appréciable de l’économie québécoise fonctionne selon ses principes », explique Pierre-Alexandre MorneauCaron, conseiller en en­­ trepreneuriat social chez Entrepreneuriat Laval. Selon les chiffres du minis­ tère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, le Québec compterait environ 3 300 coopératives et mu­­ tuelles actives. Un des prin­ cipes de base d’une coopéra­ tive est le fait que toutes les voix peuvent être entendues et avoir un poids décisionnel auprès de la direction. Le pouvoir est donc exercé démocratiquement par les membres. « Le modèle coopératif a de quoi plaire à de nombreux étudiants attirés par l’aven­ ture entrepreneuriale, pour­ suit le conseiller. Les excé­ dants sont distribués non pas selon le capital de départ investi par chacun, mais selon les objectifs de la ­coopérative. Cette approche est plus intéressante, à mon humble avis, donc plus en­­ gageante. » Sur le plan des valeurs, les jeunes généra­ tions peuvent y trouver leur compte. « Faire at­tention à l’environnement est dans l’ADN d’une coopérative, souligne Pierre-Alexandre Morneau-Caron. La proxi­ mité implicite des membres d’une coopérative peut aussi plaire aux jeunes entrepre­ neurs qui recherchent une qualité de rapports humains qu’on trouve plus diffici­ lement dans les grandes entreprises. »

La soirée « Ensemble pour un campus coop » compren­ dra trois parties. On présen­ tera d’abord cinq capsules vidéo, réalisées par la coo­pé­ rative Les Productions 4 élé­ ments, sur les fleurons coopé­ ratifs du Québec. « Les entre­ prises de cette catégorie sont viables, innovantes et à échelle humaine », indique le conseiller d’Entrepreneuriat Laval. La seconde partie de la soi­ rée prendra la forme d’une séance de remue-méninges. Cinq entreprises collectives ayant leurs activités à l’Uni­ versité Laval présenteront les enjeux et défis qui les concernent. Elles s’adresse­ ront à un groupe d’experts du coopératisme, qui propo­ seront des solutions aux ­p roblèmes exposés. Parmi ces experts figure Luc Audebrand, professeur au Dépar­t ement de manage­ ment et titulaire de la Chaire de leadership en enseigne­ ment en création et gestion de coopératives et d’entre­ prises collectives. Les entre­ prises en question sont la Coop Roue-Libre, un atelier vélo en libre-service, la librai­ rie Coop Zone, l’association AgroCité vouée à l’agriculture urbaine sur le campus, l’ébé­ nisterie du campus L’Établi et, enfin, la cuisine communau­ taire Sacrée Bouffe. Ces entre­ prises recevront également une bourse pour les aider à mettre en place les solutions proposées. La soirée se terminera avec la présentation d’acteurs des milieux collectif, collaboratif et coopératif de la région de Québec. Suivra un cocktail de réseautage. Dans quelques semaines, les représentants d’Enactus – Université Laval se ­rendront dans la région de Toronto

pour participer à un concours régional où ils ­présenteront les retombées des trois pro­ jets d’innovation sociale d’Enactus – UL de cette année. L’un d’eux est la soirée « Ensemble pour un campus coop ». Un autre est la cui­ sine communautaire Sacrée Bouffe. Ce projet a pour objectif d’offrir des repas nutritifs aux étudiants en situation de précarité finan­ cière et à ceux qui connaissent peu la saine ­a limentation. « L’entreprise ira dans les épi­ ceries récu­pérer les denrées dont la date de péremption ap­­proche, ex­plique PierreAlexandre Morneau-Caron. Les participants du projet feront la préparation des ­aliments et leur cuisson pour en faire des plats à emporter. Éventuelle­ment, le local sera ouvert une fois par semaine et on pourra servir entre 20 et 30 personnes. » Le troisième projet porte sur le Bootcamp entrepre­ neurial de la Faculté des sciences de l’administration. Depuis quelques années, la Faculté offre une formation intensive d’une semaine sur le monde des affaires aux mili­ taires en réorientation de carrière. « La professeure Maripier Tremblay passe le relais à Enactus, indique le conseil­ ler. Les membres d’Enactus seront sollicités pour agir à titre de mini-mentors afin d’aider les entrepreneurs militaires dans la création de leur modèle d’affaires. Les ateliers plus scolaires con­ tinueront d’être offerts par la Faculté. » L’événement « Ensemble pour un campus coop » se tiendra ce jeudi à compter de 18 h 30 au local 3452 du pavillon La Laurentienne. Le nombre de places est limité à 60 et l’entrée est ­gratuite. Pour information : enactusul.ca, facebook.com/ EnactusUlaval. Les lecteurs qui souhaitent s’im­pliquer dans Enactus peuvent écrire à enactus-ul@asso.ulaval.ca

Installé dans les laboratoires du pavillon Gene-H.-Kruger, l’organisme à but non lucratif L’Établi bénéficie d’équipements à la fine pointe de la technologie pour la coupe, la trans­for­ mation, l’usinage et la gravure du bois.

le fil | le 16 février 2017

Témoins actifs sur le campus La Clinique de counseling et d’orientation offre aux étudiants des ateliers de formation pour prévenir et contrer la violence à caractère sexuel par Matthieu Dessureault Nul besoin d’être un superhéros pour désamorcer une situation d’agression ou de harcèlement. Voilà ce qui ressort de l’atelier « Violence sexuelle : faites la différence en devenant des témoins actifs ». Cette formation, qui est donnée par deux stagiaires de la Clinique de counseling et d’orientation, Annie Lavoie et Sébastien Grenier, a pour but d’aider les étudiants à déceler des signes de violence à caractère sexuel. Mal à l’aise ou paralysés par la peur, plusieurs témoins d’incidents n’osent pas intervenir. Pourtant, de petits gestes simples peuvent faire toute la différence. Cela peut être, par exemple, de faire diversion, d’appeler la sécurité ou de chercher le contact visuel avec d’autres personnes. L’important, c’est de réagir. « Selon certaines études, jusqu’à 25 % des témoins d’agression n’agissent pas. L’une des théories qui expliquent ce phé­ nomène est celle de l’effet du passant. Plus il y a de témoins, plus la notion de responsabilité est diffusée », déplore Sébastien Grenier, étudiant à la maîtrise en sciences de l’orientation. Il rappelle que la violence à caractère sexuel peut prendre différentes formes. Entre les avances non désirées et les agressions, il y a les blagues sexistes, les références intimes et les regards trop insistants. Très interactive, la formation exemplifie plusieurs cas de comporte­ ments qui peuvent s’avérer probléma­ tiques. Des capsules vidéo et des mises en situation permettent aux partici­ pants de discerner ce genre de situa­ tions et leur proposent des outils pour intervenir de façon sécuritaire. « L’aspect participatif est très impor­ tant. Je crois que l’on apprend mieux dans l’interactivité. Les capsules vidéo et les échanges permettent de faire des liens avec des notions théoriques », souligne Annie Lavoie. Initiative du Centre de prévention et d’intervention en matière de harcèle­ ment (CPIMH), cet atelier a été réalisé dans le cadre du cours Élaboration d’un projet d’intervention en groupe, sous la responsabilité de la professeure France Picard. Son contenu a été mis sur pied avec la directrice du CPIMH, Josée Laprade. « Le CPIMH avait des besoins pour développer une telle for­ mation et, de notre côté, nous avions des stagiaires intéressés à travailler sur ce thème. Ce projet a donné lieu à une belle collaboration où tout le monde est gagnant : Josée Laprade est certaine que l’atelier répond aux meilleures pra­ tiques, tandis que les stagiaires vivent une expérience formatrice extrême­ ment positive », se réjouit Marie-Claude Gagnon, directrice de la Clinique de counseling et d’orientation. Son équipe offre par ailleurs un autre atelier sur la violence à caractère sexuel, qui vise cette fois à démystifier

Les stagiaires Annie Lavoie et Sébastien Grenier, que l’on voit ici avec la directrice de la Clinique de counseling et d’orienta­ tion, Marie-Claude Gagnon, ont pu tester leur formation sur un groupe avant de l’offrir à l’ensemble des étudiants. photo Marc Robitaille

les micro-agressions à l’égard de la communauté LGBT. Très insidieux et souvent inconscient de la part des auteurs, ce type de violence n’en demeure pas moins problématique. Le plus préoccupant : n’importe qui peut être à l’origine de micro-agressions. « Le simple fait de poser des questions comme “as-tu un chum ?” ou “as-tu une blonde ?”, plutôt que “as-tu quelqu’un dans ta vie ?”, est le genre d’obstacles auxquels se heurtent les personnes LGBT quotidiennement. La présomp­ tion que tout le monde est hétérosexuel est une agression très subtile, qui, de manière répétitive, a des effets notables sur la santé mentale », remarque MarieÈve Simard, qui donne cet atelier avec Francis Leung. Les deux formations sont présentées en marge de la campagne de sensibili­ sation « Sans oui, c’est non ! », du 10 au 24 février. Pour consulter l’ensemble des ateliers offerts par la Clinique de counseling et d’orientation : fse.ulaval.ca/counseling/thematiques

Réservez votre place dès maintenant ! • « Violence sexuelle : faites la différence en devenant des témoins actifs » Lundi 20 février, de 13 h 30 à 16 h 30 Mercredi 22 février, de 16 h à 19 h • « La prévention des microagressions à l’égard des personnes LGBT » Jeudi 23 février, de 13 h 30 à 16 h 30 Mercredi 1er mars, de 18 h à 21 h

Pour plus d’information, on peut contacter la Clinique par téléphone (418 656-3191) ou par courriel (clinique.counseling@fse.ulaval.ca).


sports

le fil | le 16 février 2017

15

en bref

Le calendrier des séances à la pièce de yoga, qui offre plus de 40 cours, est assurément le plus exhaustif de tous.

Des entraînements variés pour élargir son horizon ! Le PEPS offre la formule des séances à la pièce pour que vous puissiez adapter votre entraînement à vos envies et à votre horaire par Caroline Leclerc Vous avez toujours apprécié effectuer plusieurs types d’exercices et pas seulement vous restreindre à un seul ? Le PEPS, avec ses séances à la pièce, vous offre la for­ mule idéale pour combler vos besoins. Ces séances vous permettront de varier votre entraînement au gré de vos envies et de garder une ­certaine flexibilité dans votre horaire. Le calendrier des séances à la pièce de yoga et assuré­ ment le plus exhaustif de tous. Il offre plus de 40 cours

du lundi au vendredi avec des styles tous biens dif­ férents, comme le yoga-­ p i l a t e s , l e y i n yo g a , l e vinyasa flow power et le yoga initiation. Le secteur du conditionne­ ment physique sur musique propose 18 cours pour gar­ der la forme. La Zumba step, l’entraînement tabata, le muscumax et le cardio fit ne sont que quelques exemples des cours où vous pourrez dépenser votre énergie. D’autres activités comme le cardio-vélo, le KinFit, le

rester motivé et garder la forme ! De plus, pour éco­ nomiser, vous pouvez ache­ ter des cartes de 10 séances (et même de 30 séances pour le conditionnement phy­s ique sur musique) hockey pour tous, le pati­ s a n s   d a t e l i m i t e . B o n nage artistique, l’escalade et entraînement ! l’entraînement au GYM sont accessibles avec les séances à Pour connaître tous la pièce, que vous soyez les horaires et les tarifs membre ou non-membre. La de ­toutes les activités, toute nouvelle salle de golf consultez le peps.ulaval.ca intérieure du Golf Campus ou le dépliant disponible ouvrira prochainement ses à la réception du PEPS. portes et laissera aussi la Prenez note que la plupart chance aux amateurs de pra­ des séances à la pièce de­­ tiquer leur sport avec des mandent une réservation pour garantir une place. séances à la pièce. Bref, moyennant quelques Les réservations peuvent dollars par séance, vous être faites à la réception pourrez effectuer une acti­ du PEPS jusqu’à une vité différente tous les jours, semaine à l’avance.

Campus dynamique

Basketball : plus que deux programmes doubles Les équipes masculine et féminine de ­basketball Rouge et Or n’ont plus que deux rendez-vous avec leurs partisans cette saison au PEPS, dont celui de ce vendredi 17 février. Les Citadins de l’UQAM, visiteurs pour l’oc­ casion à l’amphithéâtre-gymnase DesjardinsUniversité Laval, proposent un défi de taille au Rouge et Or. Les filles, classées numéro un au pays, seront en quête d’une neuvième victoire consécutive, tandis qu’avec un gain, les hommes s’assureraient d’une place en séries éliminatoires. Il restera ensuite un ­dernier programme double à domicile, le jeudi 23 février, lors de la visite de ­l’Uni­versité McGill. Réservez vos places pour ces der­nières ­parties de basketball de l’hiver au 418 656-PEPS.

Vendredi 17 février Basketball féminin | UQAM PEPS | 18 h Basketball masculin | UQAM PEPS | 20 h

Samedi 18 février Volleyball féminin | Ottawa PEPS | 18 h Volleyball masculin | Équipe nationale de développement (hors concours) PEPS | 19 h 30

Dimanche 19 février Soccer féminin | Montréal Stade TELUS-Université Laval | 13 h Volleyball féminin | Ottawa PEPS | 14 h Soccer masculin | Montréal Stade TELUS-Université Laval | 15 h

Jeudi 23 février Basketball féminin | McGill PEPS | 18 h Basketball masculin | McGill PEPS | 20 h

Vendredi 24 février Athlétisme | Championnat RSEQ PEPS | 10h

Samedi 25 février Un programme double de volleyball de haut niveau attend les amateurs au PEPS samedi soir. À 18 h, l’équipe féminine Rouge et Or se battra contre celle de l’Université d’Ottawa pour obtenir une place en séries éliminatoires, puis à 19 h 30, les hommes recevront l’équipe canadienne de développement. Pour acheter vos billets : 418 656-PEPS. photo Robin Lefrançois

Athlétisme | Championnat RSEQ PEPS | 10 h


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au fil de la semaine

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le fil | le 16 février 2017

Disco et paillettes pour les 50 ans de l’AELIÉS L’AELIÉS célèbre ce mois-ci ses 50 ans. C’est le 15 février 1967 que l’Association des étudiants gradués en sciences (AEGS) devenait l’Union des gradués inscrits à Laval (UGIL), un regroupement destiné à représenter tous les étudiants inscrits à la maîtrise et au doctorat de l’Université. Ce n’est qu’en 1996 que le regroupement fut rebaptisé l’Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS). L’AELIÉS compte aujourd’hui 11 000 membres, compa­ rativement à 75 en 1967. Pour souligner cet anniversaire et retracer l’histoire de l’organisation, l’AELIÉS organise, sur une période d’un mois, quatre soirées thématiques, chacune consacrée à une décennie. La première aura lieu cette semaine et mettra à l’honneur la musique et la mode des années 70. Vous êtes tous invités à remonter le temps et à venir danser sur les grands airs du disco. Le collectif Funk Connection assurera l’animation de cette soirée où paillettes et boule disco rappelleront l’époque à laquelle est née l’AELIÉS. Jeudi 16 février, à 19 h 30, au Café Fou AELIÉS au pavillon Alphonse-Desjardins. Entrée libre. Pour plus de détails, consultez la page Facebook de l’événement.

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Femmes de tête

Musiques celtiques

Sacrifier sa vie sociale pour une plantation

Des livres rares

La lutte contre le terrorisme

Vie privée 2.0

À l’automne 2016, la Bibliothèque officialisait un don de 1 300 livres rares, d’environ 4 000 cartes pos­ tales et de plus de 1 400 pho­ tographies sur verre de la part des Eudistes de Québec. Pour présenter ces précieux objets et expliquer comment cette collection a été créée et développée par cette communauté religieuse, la Bibliothèque recevra Gilles Ouellet, un représentant des Eudistes de Québec. Deux jours plus tard, la Biblio­ thèque présentera égale­ ment une conférence de sa bibliothécaire-conseil Sonia Léger, qui fera con­­ naître quelques-uns des 25 000 trésors que contient sa collection de livres rares et anciens.

À l’ère du Big Data, la ­protection de la vie privée Le Centre interdisciplinaire et des données personnelles de recherche sur l’Afrique et sur le Web est une préoc­ le Moyen-Orient (CIRAM) cupation majeure à la fois organise, en collaboration pour les gouvernements, les avec la Délégation de entreprises et les ci­toyens. ­l’Université Laval pour Comment l’informatique la Simulation de la Ligue rend-elle anonymes les des États arabes, une table don­­nées privées et, in­ver­ ronde sur les défis et les sement, comment les enjeux liés à la lutte contre in­formaticiens peuvent-ils le terrorisme et la radica­ retracer l’origine privée de lisation en Afrique et au données anonymisées ? Moyen-Orient. Les spécia­ C’est à ces questions que listes invités à prendre la répondra Richard Khoury, parole sont les professeurs professeur au Dépar­tement Jean-Pierre Derriennic, d’informatique et de génie du Département de science logiciel, dans la conférence politique, et Mourad Chabbi, « Données personnelles, de l’Institut d’études poli­ entre anonymisation et sur­ tiques de Grenoble, ainsi veillance ». Ce spécialiste que les étudiants aux cycles en données massives y dis­ supérieurs Guillaume cutera également de l’évo­ Corneau-Tremblay, Lily lution de la surveillance Grammacia et Steve Tiwa dans le domaine informa­ Fomekong, tous trois de tique, particulièrement de­­ l’Université Laval. Ces puis l’avènement des méta­ cinq intervenants traiteront données, et il donnera son de sujets comme la propa­ opinion sur divers enjeux gande et la contre-propa­ rattachés à la protection gande sur Internet. de la vie privée.

La Société québécoise de psychologie du travail et des organisations organise une conférence sur le parcours des femmes qui ont une pro­ fession ou un métier tradi­ tionnellement masculin. On y présentera les résultats pré­­ liminaires d’une recherche réalisée auprès de femmes occupant, dans différentes or­­ga­nisations, des postes d’avocates, de médecins, de dentistes, d’ingénieures, de po­­licières, d’inspectrices, d’agentes correctionnelles et de gestionnai­res. Les con­­ férenciers invités, Sophie Brière, professeure au Dé­­ partement de management, Anne-Marie Laflamme, pro­ fesseure à la Faculté de droit, et Éric Beauchesne, pré­ sident du cabinet Jolicœur Lacasse, évoqueront les défis de ces femmes et les straté­ gies organisationnelles pour favoriser leur rétention. Vendredi 17 février, de 13 h à 16 h, à la salle Power  Cor­poration (local 3452) du pavillon La Laurentienne. Pour s’inscrire : bit.ly/2ko4WSo

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Pour son 2  concert de la saison, l’Ensemble vent et percussion de Québec, sous la direction de René Joly, vous invite à suivre ses 55 musiciens par-delà ­l’Atlantique pour visiter les vertes contrées de l’Irlande et de l’Angleterre. Intitulé Inspirations celtiques, ce concert, animé par le ­comédien Martin Lebrun, présentera d’entraînantes musiques de danses irlan­ daises et des œuvres des compositeurs britanniques Gustav Holst et Ralph Vaughan Williams. Pour mieux vous faire voyager et accroître l’impression de dépaysement, du thé sera même servi à la pause ! Samedi 18 février, à 20 h, et dimanche 19 février, à 14 h, à la salle HenriGagnon du pavillon LouisJacques-Casault. Billets en vente sur evpq.ca et lepointdevente.com. Des billets seront aussi ­disponibles à la porte.

La plus célèbre diariste du Sud confédéré, Mary Chesnut, a qualifié les ­longues périodes passées à la plantation de sacrifice d’une « vie sur l’autel de la campagne ». À l’instar de bien des femmes de l’élite sudiste, Chesnut préférait vivre en ville. Or, l’expé­ rience urbaine de ces ­femmes blanches a été lar­ gement évacuée des para­ digmes historiographiques. Dans la conférence « Des vies offertes sur l’autel de la campagne : les femmes de l’élite esclavagiste et le Sud urbain américain », Marise Bachand, profes­ seure d’histoire à l’UQAT, examinera les facteurs sous-jacents à cette amné­ sie collective et montrera l’effet des villes dans les rapports de genre au sein des familles de planteurs. L’activité est présentée par le Centre interuniversitaire d’études québécoises. Mardi 21 février, à 12 h, au local 3244 du pavillon Charles-De Koninck. Entrée libre.

Conférence de Gilles ­Ouellet : mardi 21 février, à 16 h 30. Conférence de Sonia Léger : jeudi 23 février, à 11 h 30. Les deux activités auront lieu à la Bibliothèque du pa­­vil­ lon Jean-Charles-Bonenfant et sont gratuites. Toutefois, l’inscription est requise pour la seconde (bibl.ulaval.ca/cgi-bin/inscription_ livresrares.pl).

Jeudi 23 février, à 19 h, au local 1630 du pavillon Louis-Jacques-Casault. Pour info : bit.ly/2kQMJeY

Consultez le calendrier complet des activités sur le campus à ulaval.ca

Jeudi 23 février, à 19 h, à la salle Gérard-Martin de la Bibliothèque GabrielleRoy (350, rue St-Joseph Est). Entrée libre.


Le Fil 16 février 2017