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L‘éCRAN

L’écran

- Janvier 2017 -

ProJET SouTENu PAR :

n°7


Edito

manny CALAvERA

Rédacteur en chef

Ça y est, enfin. Nous en avons terminé avec cette funeste année 2016. Quand l’on parcourt les brèves journalistiques qui ont marqué cette année 2016 sur la toile, notre navigateur web se met à ressembler à un cimetière. Nous l’abordions déjà dans l’édito de février 2016 alors que nous venions de connaître, le mois précédent, des disparitions soudaines qui venaient ponctuer les habituels vœux de bonne année. Forcé de constater que c’est sur une sinistre cadence que l’an 2016 s’est écoulé, annonçant le décès de quelques-unes des figures les plus emblématiques du monde de la culture et des arts. Cela a commencé avec Bowie, Kilmister, Rickman et Galabru en janvier, puis il y a eu Umberto Eco en février, Prince en avril, Siné en mai, Bud Spencer en juin, Michael Cimino et Abbas Kiarostami en juillet, Leonard Cohen en novembre et, pour finir le macabre inventaire, un combo Michèle Morgan – Marcel Gotlib – Claude Gensac – Carrie Fisher – Debbie Reynolds – Georges Michael en décembre. Qu’ils soient français, étrangers, issus du monde du cinéma, de la musique, de la littérature ou d’ailleurs encore, certains étaient des icônes intemporelles, des références populaires, d’autres ont été quelque peu oubliés, mais tous avaient marqué leurs univers respectifs (si ce n’est plus). Cette série noire vous aura sûrement ébranlé, vous les fans, les spectateurs curieux, les contemplateurs affectueux et autres amoureux de l’expression humaine sous toutes ses formes.

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Mais l’exercice d’énumération auquel je viens de me livrer m’a fait penser au recensement des décédés du cinéma déroulé chaque année durant la cérémonie des Oscars. Une longue et triste litanie, appuyée par les visages des « élus » projetés en noir et blanc qui défilent sur l’écran au rythme lent et harmonieux d’un piano larmoyant. Une sorte d’éloge funèbre collectif où l’on ne saurait reconnaître tous les visages (certains sont des techniciens, des scénaristes, des costumiers…), mais qui a au moins le mérite de nous rappeler qu’ils sont nombreux à nous quitter, chaque année. Après tout, même dans tous ces ateliers, ces usines à rêve et sur ces fantastiques piédestaux, il n’y a que des Hommes, tous voués au même sort, terrible et cruel. Comme nous tous, et nous avons tendance à l’oublier, parfois, tant ils semblent grands et immortels. Mais, au fond, ne le sont-ils pas un peu ? Bref ! Trêve de philosophie et de lamentations : que cette année soit heureuse et bienveillante, qu’elle soit le théâtre de nos succès et, surtout, qu’elle soit riche en tout, car nous avons faim !

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Photo couverture : Rwchicago Chef rédacteur : Manny Calavera Chef éditorial : Doriane Job Maquettiste : Axèle Zuanigh Rédacteurs : The Watcher, Emma Conquet, Gonzo Bob, Lola Dolores, Le Comte Gracula, Eye In The Dark, Cécile Cravéro, Alexandre Arioli De Caso Correcteurs : Adeline Dekockelocre

© flickr


éditorial

. Box-office : Rogue One de Gareth Edwards (2016) . Rétrospective : Le Congrès de Ari Folman (2013) . Le Ring : Assassin’s Creed de Justin Kurzel (2016) . Cinéma : Les Animaux Fantastiques de David Yates (2016)

INFOS CINé

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Sommaire

PRENEZ PLACE

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. Quelle bande d’annonces !

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. Lettre d’amour à une princesse

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. Xavier Dolan

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par Alexandre Arioli De Caso

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Chronique

© capture BA Juste La Fin Du Monde

Quelle

bandE d'annOnces ! Située entre les mondes très étroits de l’audiovisuel et de la communication, la bande-annonce ou « BA » pour les intimes est un véritable art du XXIe siècle. Sa vocation est de faire la promotion d’un film, de nous ouvrir l’appétit pour nous inciter à aller en voir plus au cinéma. Sous ce nom générique se cache en fait plusieurs catégories de vidéos : le teaser, qui annonce la bande-annonce, la bande-annonce qui pose l’intrigue du film, et les «featurettes» ou scènes entrecoupées en guise de bonus.

Outil marketing majeur, les réalisateurs en dépendent pour vendre leur film. Lors d’une interview, on apprend que Xavier Dolan, producteur et réalisateur de Juste la fin du monde est également à l’origine de la bandeannonce qu’il a réalisé de toutes pièces. C’est important de le souligner car il s’agit d’un cas à part dans le milieu du cinéma. En effet, aujourd’hui la plupart

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À titre d’exemple, la bandeannonce de Cinquante Nuances de Grey plus sombres a été (au même titre que son héroïne) dévoilée et nous en dit long sur le phénomène actuel de la bande-annonce. On comprend déjà comment va se résoudre la tragique fin du 1er volet (il s’est arrêté sur un cliffhanger) et on ne parle pas de toutes les scènes intimes et des rebondissements auxquels on va avoir droit. Il en va de même pour beaucoup de films humoristiques qui épuisent leur stock de blagues dès l’annonce du film.

des bandes-annonces sont réalisées par des sociétés spécialisées, qui se chargent de regrouper des scènes du film de manière cohérente. Ces « clips » sortent généralement quelques mois avant la sortie du film sauf s’il est question d’un blockbuster très attendu, dans ce cas plusieurs teasers sont publiés plus d’un an en avance. Mais ne seraient-elles pas finalement un cadeau empoisonné ? Les bandes-annonces comblent notre frustration face à l’attente du film. Encore faut-il qu’elles soient subtiles. Le fait est que depuis quelques années ces courtes vidéos ont tendance à se prendre pour des courts métrages. Bandes-annonces de plus d’une minute, c’est de vous dont on parle! Adieu le suspens ou l’effet de surprise, tout est divulgué dans la BA. Rappelons que la bandeannonce a pour objectif de suggérer et non de divulguer. Parfois, la musique de la BA est même plus cool que la bande originale du film. Or, il en sort de plus en plus à tel point qu’on en vient à les numéroter, et ce pour un seul film. Sans compter les teasers et interviews des acteurs avec images du film en fond. Comment faire pour éviter le fléau de la « bande-annonce qui en dit trop » ou « spoiler masqué» (très loin du justicier) ?

Où est passé l’effet de surprise ? Cette magie qui nous fait dire en sortant du ciné « je ne m’attendais pas du tout à ça », que ce soit bon ou mauvais. Vous l’aurez compris, nul besoin de réussir un film, pour que les gens aillent le voir en salle, misez tout sur la bande-annonce! Finalement elles sont en quelques sortes les préliminaires du cinéma. Petites sœurs du 7e art ou faux amis des cinéphiles ? Chacun a sa manière d’appréhender la sortie d’un film. On en viendrait presque à se poser la question : pour ou contre la bande-annonce ? - Emma

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Critique

© flickr

CRITIQue BOX-oFFICE Rogue One

de Gareth Edwards, décembre 2016 un spIn-off de StaR Wars aux allures de déjà-vu Star Wars, qui ne connaît pas Star Wars ?! Une légende qui a touché plusieurs générations, une BO qui continue de faire rêver et des personnages intemporels parodiés, mais jamais égalés. Les fans ont craint, après le rachat de Disney, que la saga ne perde son essence. Ils ont été rassurés en majorité par un épisode 7 très convaincant. C’est pourtant avec Rogue One réalisé par Gareth Edwards que tout se joue réellement, nous montrant ce que la grande firme peut faire d’une saga culte. Jetons donc

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Š journaldugeek.com


un œil à ce que vaut réellement cet épisode 3 et demi. Gareth Edwards est devenu une sorte de spécialiste du produit dérivé de sagas à succès, après son très médiocre Godzilla en 2014 dont il reprendra les rênes en 2019. Sa carrière est courte, et le peu de projets personnels qu’il a entrepris laissent penser qu’il est un « Yes-Man » à la merci des studios. Ce serait pourtant lui ôter une de ses forces premières : Il sait filmer l’action, la vraie, celle qui laisse tendu et inquiet sur son siège. Rogue One possède des scènes à couper littéralement le souffle, un aspect épique et immersif qui fleure bon les références aux épisodes originels. Il a tout de même su gérer l’équilibre entre nostalgie et modernité, et nous offre des scènes de batailles spatiales ou de courses-poursuites en “starchasers” qui sont dans les standards, hauts, de ce qui se réalise aujourd’hui en termes d’action.

fait défendable, et l’idée très bonne de tabler sur des « spin-offs » qui combleraient d’éventuels creux dans la saga. Mais pour servir le tout, il faut avoir des enjeux qui, eux aussi, nous tiennent en haleine. Au-delà du fait que nous savons tous – plus ou moins – la conclusion ( le film étant à ce propos très habile à nous créer une surprise inattendue à la toute fin ), il faut avouer que l’histoire sent un peu le déjà vu. On retrouve ce énième schéma de l’enfant prodigue qui, seule contre tous, défie les vilains pas beaux. Si les personnages avaient été à la hauteur de l’exercice, j’aurais pu passer outre le classicisme éculé de la chose. Hélas, la multiplication de personnages secondaires, ainsi que l’avalanche d’intrigues superposées ne donne finalement à rien une importance de premier plan. Tout est traité au même niveau et survolé (je dirais même bâclé si j’étais mauvaise langue). On n’est impliqué dans aucun processus, et l’on regarde le tout de manière très détachée, un peu las de cette énième re-ponte d’histoire convenue servie par des protagonistes fades. Ceci étant, les acteurs jouent tous très bien, et un grand effort a été mis dans la diversité de personnages, d’ethnies et de genres, une diversité qui fait réellement plaisir à voir. Mention spéciale à Forest Whitaker et Jiang Wen qui s’en

On ne va pas se mentir : Il y a du “fan service” dans le film. Mais il n’est jamais gratuit ou prépondérant, et à aucun moment il ne gêne l’immersion dans l’univers. La musique aussi reprend quelques thèmes iconiques de la saga, mais crée ses propres variations et dérivés. On y voit plus un clin d’œil du passionné au passionné (le réalisateur étant un grand fan de Star Wars aussi ) qu’une volonté pécuniaire dans ces hommages. Le projet de base reste d’ailleurs tout à

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Š polyvore.com


sortent avec brio malgré l’écriture univoque des personnalités qu’ils incarnent. Seconde conséquence de l’inconsistance des enjeux : le rythme du film est étrange, oscillant entre instants ultra-épiques dans l’espace, scènes d’une intensité dramatique folle (la fin, bordel, la fiiiiinnnn !) et platitude de dialogues attendus, scènes d’expositions de la vie des personnages qui sont “pathos” au possible ainsi que des parties comiques reposant en grande partie sur des situations connues.

originaux, tout en y insufflant une dose de réalisme. Je regrette tout de même un manque d’audace et de prise de risques, surtout au niveau des « nouvelles » planètes jamais encore montrées à l’écran, on reste un peu sur sa faim tant il y en avait encore à montrer et à dire. Et c’est peut être ça qui qualifie tout le film Rogue One servi par Gareth Edwards : un manque d’audace. On retombe dans les mêmes écueils observés avec Godzilla. C’est très bien filmé, mais ça manque de personnalité. L’action est excellente, mais les phases plus calmes manquent d’intensité. La photographie est belle, mais n’est pas marquante. L’histoire se suit bien, mais n’est pas du tout originale. Les personnages sont sympathiques, mais sont des stéréotypes.

(Un robot un peu pessimiste qui reste très maniéré même face au danger ? Non vraiment, ça ne me dit rien du tout …). On sent une volonté de la part de Gareth Edwards de vouloir trop en mettre dans un laps de temps court, ce qui fait que le film ne prend jamais le temps de poser son ambiance et de développer ses propos.

En bref, Rogue One n’est pas la claque espérée, et ne laisse pas présager de bonnes choses pour les “spin-offs” made in Disney. Il n’y a rien de réellement détestable dans le projet, mais rien non plus de marquant. On en ressort comme on ressort des films Marvel : notre dose d’action / humour / héroïsme annuelle. Qu’on commente, qu’on apprécie sur le coup, puis qu’on oublie assez vite, en attendant la prochaine dose. Une licence aussi rachetée par Disney, tiens. Quelle coïncidence.

La photographie et la mise en scène, sans être tout à fait mémorables, servent à merveille le déroulé du film. Les planètes sont sublimes, les décors époustouflants, les costumes magnifiques, et qu’il est agréable de voir un peu plus de ce fameux «univers étendu» de Star Wars ! Les effets spéciaux sont tous excellents, même si les acteurs remodélisés en 3D pour les besoins de la cohérence visuelle et temporelle puent le “fake” à plein nez. L’esthétique du film reprend l’aspect diodes et maquettes des épisodes

- Lola Dolores

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Critique © Capture du film Le Congrès

CRITIQue

rétroSPECtIvE Le Congrès

de Ari Folman, 2013

une révOlution du 7ème aRt et ses conséQuences désastReuses

En se penchant sur les découvertes majeures du cinéma – le son, la couleur, les effets spéciaux, ... – les avis ne peuvent être qu’unanimes : il s’agit de véritables progrès. Mais certains artistes vivent mal ces nouveautés, mettent du temps à s’adapter, et parfois n’y arrivent jamais. Dans le film Le Congrès (2013) Ari Folman aborde cette thématique en s’inspirant librement du livre de science-fiction polonais Le congrès de futurologie

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décide de sauter le pas.

(1971). Le format de l’œuvre est hybride puisque la première partie est filmée tandis que la deuxième est animée.

On retrouve l’actrice 20 ans plus tard, invitée à un congrès organisé par les studios Miramount. Pour y accéder, il faut basculer dans un monde animé à l’aide d’une petite pilule qui détourne la réalité.

Le début du film donne une impression de réel, puisque la protagoniste Robin Wright joue son propre rôle d’actrice. On retrouve des références à ses choix de carrière, aux films dans lesquels elle a tourné, mais aussi à sa vie personnelle.

Le film est donc partagé en deux tel un diptyque. La première partie est filmée simplement et dans peu de lieux : la maison de l’actrice, les studios Miramount, le cabinet du docteur qui s’occupe de son fils. On s’attarde surtout sur la décision de Robin. Son agent et même ses enfants ne manquent pas de glisser leur avis à l’actrice. La position délicate dans laquelle elle se trouve nous touche, on comprend presque son choix final de se faire scanner. Mais on assiste avec un certain malaise à la fin du cinéma tel que nous le connaissons. Cette partie soulève des questions éthiques, qui donnent de la profondeur au scénario. Pourquoi rester fidèle à soi-même a pu conduire à de mauvais choix de carrière ? L’âge prime-t-il sur le talent ? L’image d’actrice qu’on renvoie est-elle plus importante que ses propres performances ?

Elle est convoquée par les studios Miramount, afin qu’on lui propose un contrat décisif : celui qui marque (ou non?) la fin de sa carrière. Fini les différentes prises de vue, les tournages.... Les acteurs sont désormais scannés, et les studios ont la libre utilisation de leur image. En contrepartie, il est interdit de tourner dans un film, interview, ou quoi que ce soit. Le mieux pour ces acteurs est de se faire le plus discret possible, et de profiter de l’argent ramassé par les films «tournés» avec leur scan. Dans un premier temps, indignée par cette proposition peu éthique, Robin refuse. Mais, sous la pression de son agent qui lui promet sa fin de carrière – due à un âge «avancé» au goût du studio, et au besoin qu’elle a de garder du temps libre pour son enfant malade – elle

La transition avec la deuxième partie est un peu difficile, puisqu’on passe d’une

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image épurée à des dessins psychédéliques et très colorés. Mais ce n’est que pour mieux représenter le choc de la protagoniste, de passer de la réalité à un monde complètement fantasmé, et qui nous laisse sans repères. Les événements qui se produisent ensuite sont flous et s’enchaînent un peu rapidement. On décroche alors de l’histoire au moment qui demanderait pourtant le plus d’attention, ce qui est dommage. À coups de gaz délirant, de rêveries dues à un coma, l’actrice se retrouve dans un monde fantastique, toujours dessiné, où l’on peut choisir de ressembler à n’importe qui (aux femmes difformes des tableaux de Picasso en passant par Clint Eastwood et Cléopâtre). Ce qui était possible dans les films à l’aide des effets spéciaux et des images de synthèse l’est désormais au quotidien. Ce monde là est la « nouvelle réalité » et il est impossible pour Robin de s’y adapter. Existe-t-il un moyen de retourner en arrière, et de se retrouver à nouveau dans un monde où les gens sont de chair et d’os ? Bien que l’on se sente vite embrouillé dans cette seconde partie, l’esthétique des dessins est remarquable, et présente un imaginaire travaillé. Ce film de science-fiction joue bien son rôle, puisqu’il nous questionne sur ce qu’il se passe aujourd’hui dans le cinéma (la place de la femme, des images de synthèse,...) en nous projetant dans un futur qui nous semble terrible. On pourrait tomber dans une certaine caricature, en proposant une certaine image du bien (ce que c’était avant) et du mal (l’après), mais la fin de l’histoire évite ce lieu commun – et je vous invite à aller la découvrir par vous même ! - Cécile

© imdb.com

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© imdb.com


Critique © imdb.com

LE RING Assassin’s Creed

de Justin Kurzel, 2016 Une nouvelle année commence, et un numéro de L’Écran sans Ring n’en serait pas un. Nos deux trublions The Watcher et Gonzo Bob ont eu l’infortune de succomber aux racoleuses sirènes hollywoodiennes qui agitaient devant leurs yeux ébahis la promesse d’une plongée intense dans le riche univers de la franchise Assassin’s Creed, au potentiel ô combien cinématographique. Alors énième plantage d’adaptation vidéoludique, ou nouvel espoir pour la communauté des “gamers” cinéphiles ? FIGHT!

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The Watcher : Le crédo des Assassins « Rien n’est vrai tout est permis » doit-être celui de ces jean-foutre de producteurs qui ont « littéralement » assassiné le fun et tout ce qui faisait le sel et l’intérêt de cet univers.

Gonzo Bob : Et pas à moitié ! Comment peuton être à ce point à côté de la plaque ? Ils ont volontairement omis le concept principal de la saga, à savoir l’immersion totale du joueur dans une série de villes et de mondes anciens, du MoyenÂge à la Renaissance, en passant par la Révolution Américaine.

The Watcher : Réaliser un Assassin’s Creed dans lequel les scènes dans le passé ont l’air d’avoir été rajoutées à la dernière minute tant elles sont secondaires à l’intrigue et que leur durée cumulée ne dépasse pas les 15 minutes sur 2h20, c’est la signature des minus habens à la tête des studios. Le film, dans un souci d’aguicher la mouvance dissidente qui pourrit nos Internets, a entièrement basé son scénario sur le principe d’une multinationale qui cherche à dominer le monde et laisse aux rebuts la relecture de l’histoire de l’humanité par le prisme de l’affrontement entre Templiers et Assassins, qui constituait pourtant l’essence du jeu. Les acteurs sont à la ramasse, mentions spéciales à Marion Cotillard qui a le charisme et le regard d’une rana dalmatina apoplexique et à Jeremy Irons, dont les lignes de dialogues cryptiques au possible sont dites avec un flegme britannique qui suinte le « I don’t give a damn ».

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Gonzo Bob : Peut-on vraiment en vouloir aux comédiens qui semblent totalement perdus, ce brave Michael Fassbender en tête, au milieu de cet amas quelconque de maximes éculées et de grands principes pseudophilosophiques tous plus ridicules les uns que les autres ? La moitié des dialogues sont au mieux abstraits, au pire abscons. L’action se fait bien trop rare, et le réalisateur Justin Kurzel prend un malin plaisir à nous torturer les sens avec sa réalisation épileptique et tapageuse. Les scènes d’action, pourtant un des ressorts principaux du “gameplay” du jeu, sont absolument dégueulasses visuellement, en plus d’être expédiées à la va-vite histoire de dire : « Hé regardez, on fait un film fidèle au matériau d’origine, avec des mecs qui sautent partout et qui se foutent sur la gueule », le tout sur fond de filtre jaunâtre qui pousse chacun à prier pour une cécité temporaire, voire définitive, tant sa foi en le médium filmique s’en trouve ébranlée. The Watcher : C’est encore bien pire mon cher Gonzo, la division chromatique présent-blanc bleuté / passé-jaune pisseux montre que les responsables de ce massacre n’ont vraisemblablement jamais dépassé l’écran de chargement du jeu, et encore en jouant avec une Péritel mal branchée poussiéreuse. En plus, faire un film sur des Assassins sans une seule goutte de sang visible à l’écran (l’égorgement final ressemble à un rush inachevé sans effets spéciaux qui ferait passer Escape from Los Angeles de Carpenter pour Avatar) est un clou de plus enfoncé dans le cercueil du cinéma à grand spectacle : supprimer la violence graphique pour rendre les films aussi familiaux que possible, privilégier le visuel à la narration, minimiser la prise de risques en adaptant des univers préexistants sans même essayer d’en comprendre l’intérêt... Chacun de ces aspects sont autant de cellules cancéreuses qui sont en train de tuer le cinéma.

Gonzo Bob : C’est le mal de ce siècle, confier de tels projets à des peigne-cul sans talent ni imagination relève du foutage de gueule pur et simple. En tant que “gamer”, je ne peux que me sentir insulté par le nivellement par le bas dont souffrent les adaptations de jeux vidéos, qui considèrent leur public comme autant de moutons stupides prêts à se ruer sur n’importe quelle bouse du moment qu’elle est étiquetée au nom d’univers qui leur sont chers et familiers. Requiescat in pace, Assassin’s Creed !

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LGDC

LES GRANDS

Du CINéMA

Xavier Dolan par Alexandre Arioli De Caso © cinenode.com


Xavier Dolan : le Prodige Nul besoin d’une longue carrière pour entrer dans la catégorie des « Grands ». Je l’ai découvert avec son premier long métrage J’ai tué ma mère, qui l’a tout de suite propulsé sur la scène internationale ; aujourd’hui Xavier Dolan est l’un des cinéastes les plus marquants de ces dernières années. Il me semblait essentiel de revenir dessus car malgré son très jeune âge, il est à ce jour l’un des réalisateurs incontournables du 7ème art. Dolan n’est pas inconnu des caméras avant son premier film. À 4 ans déjà il apparaît dans des publicités et au fur et à mesure des années son nom revient dans de nombreux longs et courts-métrages. Il s’essaye aussi au doublage en devenant notamment la voix québécoise de Ron Weasley dans toute la saga Harry Potter (et la liste est longue !). C’est dans l’idée d’adapter l’une de ses nouvelles (Le Matricide) qu’il écrit le scénario de J’ai tué ma mère, qu’il entreprend de réaliser et de produire en autodidacte. Le film sera remarqué par la critique qui en soulignera l’originalité dans la réalisation et la poésie qui en émane. Les bases du cinéma de Dolan sont alors posées. En 2009, il est sélectionné pour la Quinzaine des réalisateurs de Cannes à seulement 20 ans. Ce que j’admire chez lui, c’est son importante polyvalence. Acteur, réalisateur, scénariste, producteur, monteur… Dolan touche à tout ! Une qualité qui lui permettra de réaliser des films d’une grande qualité, marqués par des images magnifiquement composées, des acteurs bien dirigés et des dialogues poétiques forts en signification. À raison d’un film par an, celui que l’on appelle désormais le « prodige » se retrouve à concourir dans les plus grands festivals internationaux. Habitué à celui de Cannes, il obtiendra le Prix du Jury en 2014 pour Mommy et le Grand Prix en 2016 pour Juste la fin du monde, qui a tout de même réussi à m’arracher quelques larmes. Il aura la chance de juger les longs-métrages pour ce même festival en 2015 aux côtés notamment de Sophie Marceau, sous la responsabilité de leurs présidents Joel et Ethan Coen (dont vous pouvez retrouver un article dans L’Écran n°4, d’Avril 2016). S’essayant également au clip vidéo, Dolan montre une nouvelle fois son talent. Preuve en est le chef-d’œuvre qu’il offre pour College Boy d’Indochine, et la vidéo toute en poésie pour Hello d’Adèle. Une relation forte entre musique et image que je partage. Fort de ses six longs-métrages que sont : J’ai tué ma mère, Les amours imaginaires, Laurence Anyways, Tom à la ferme, Mommy et Juste la fin du monde, Dolan a su démontrer sa capacité à produire des films dramatiques de facture totalement différente. On reconnaîtra aisément la fraîcheur de son style, à la fois authentique et entraînant. Ses choix artistiques sont toujours très réfléchis : du noir et blanc sur J’ai tué ma mère, à l’éclatement du format carré pour revenir au 16/9 dans Mommy. Tant de procédés qu’il met au service de son propos et de son écriture. N’oublions pas, bien sûr, la musique qui joue un rôle majeur dans les œuvres du jeune réalisateur. Musique

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qui accompagne les émotions des personnages et qui nous pousse à nous identifier à eux, à partager leurs joies, leurs peines, leurs troubles. Le cinéma de Dolan est selon moi, dans des styles très différents, une bouffée d’air frais. Il aborde des problématiques que l’on retrouve dans plusieurs de ses films, et qui semblent lui tenir à cœur : la relation d’une mère avec son enfant, les histoires d’amour impossibles, les difficultés internes d’une famille. Des sujets qui m’affectent très personnellement, mais qui, je pense, touchent beaucoup d’autres personnes. Xavier Dolan a laissé une empreinte indélébile dans l’art cinématographique. Il s’est imposé comme un grand réalisateur à tout juste 27 ans et continue d’étonner et d’émerveiller par son talent. Si vous n’avez jamais vu un seul film de lui, je vous conseille vivement de vous les procurer. Vous allez pleurer, rire, sourire. Et comme il le disait lui-même l’an dernier à Cannes : « Je préfère la folie des passions, à la sagesse de l’indifférence. ». - Alexandre Arioli de Caso

© Ian Gavan

- AlexandRe ArIoli de CasO -

Poussé dans le monde magique du cinéma par Harry Potter à l’école des sorciers, il s’identifie très rapidement au drame et au fantastique. C’est en s’intéressant à la filmographie de Xavier Dolan qu’il trouve sa voie : la réalisation. Entouré de ses réalisateurs préférés (et oh combien originaux : Spielberg, Scott, Dolan), de sa collection de DVD et de sa carte de cinéma illimité, il parcourt désormais les salles en quête de “la pépite” qui pourra le transporter et le faire rêver. 22


Chronique © flickr

lettRe d'amOur à une prIncesse "Le premier amour est une seconde enfance jetée à travers nos jours de peine et de labeur."

Honoré de Balzac

Chère Carrie, adorable Leïa,

Il est tragique que ce soit votre disparition qui me ramène à vous. La phrase de Balzac s’accorde au deuil que nous vivons car c’est l’enfance de trois voire quatre générations qui s’éteint avec vous. Enfants des seventies, eighties, nineties ou Millennials, nous sommes tous passés par l’Épreuve de la Force. Rares sont les hommes et les femmes à être devenus un mythe de leur vivant : ce fut là votre drame tout comme votre chance. L’oeuvre d’une vie. Vous étiez la princesse, toute de blanc virginal vêtue, vos arrogantes dix-neuf années d’alors vous plaçant dans

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immortelle avec le personnage de la princesse Leïa. Un personnage qui éclipsera toute autre oeuvre de votre vie.

l’entre-deux âges, plus totalement une fille mais pas encore une femme. Pas la princesse que l’on devait sauver ou protéger, bien que cela était votre situation de départ dans le film, mais celle qui combattait à nos côtés, pourfendant les forces du mal avec plus de hargne et d’habileté que les deux chevaliers.

«Le premier amour réclame un peu de sottise, et beaucoup de curiosité.» George Bernard Shaw

C’est effectivement avec sottise que je ne me suis pas intéressé à vos autres travaux avant ce jour fatidique du 27 décembre 2016. Et c’est beaucoup de curiosité qui m’a fait découvrir l’ampleur de vos travaux et combien vous étiez présente dans ma vie hors de la saga spatiale. Car ne pouvant vous épanouir sur l’écran en étant actrice, vous êtes devenue script doctor. Vous avez participé au polissage des dialogues de nombreux films dont certains sont cultes dans ma cinéphilie : Hook, Sister Act, L’arme fatale 3, Last Action Hero (rien que ces deux derniers font de vous un génie) mais aussi la prélogie Star Wars, Scream 3, Mr et Mrs Smith... Durant deux décennies vous avez été l’un des script doctors les plus courus d’Hollywood : vous avez côtoyé, excusez du peu William Goldman (oscar du meilleur scénario en 1969 pour Butch Cassidy et le Kid et en 1976 pour Les Hommes du président), Quentin Tarantino (ai-je besoin d’ajouter quelque chose ?) , Aaron Sorkin (les séries À la maison blanche et The Newsroom, oscarisé en 2011 pour The Social Network), David Mamet (oscarisé en 1997 pour

C’est ainsi que naquit un premier amour, que naquit un idéal. Car c’est ce que vous êtes devenue, à votre corps défendant : un idéal féminin tant pour les jeunes garçons déstabilisés par l’afflux d’hormones de la puberté et les hommes mûrs las d’une vie sans émotions fortes que pour les jeunes filles en fleur et les femmes au foyer désespérées. La libération de l’objet de vos désirs dans la saga se fait dans une séquence chargée d’icônes et de fantasmes que Freud se serait régalé à analyser : la femme esclave dénudée, enchaînée à une limace baveuse qui brise littéralement ses chaînes pour l’étrangler avec avant de sauver son homme. Là est le génie de votre pygmalion mais aussi de votre némésis George Lucas. Car il vous a fait, puisque Star Wars était votre premier film, mais il a aussi «ruiné votre vie» comme vous l’aviez annoncé lors de la cérémonie de L’American Film Institut le récompensant. Il a effectivement ruiné votre vie, vous rendant

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Š pinterest.com

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Des hommes d’influence et multi-récompensé pour ses pièces de théâtre), Frank Darabont (réalisateur et scénariste de Les Evadés et La ligne verte et créateur de la série TV The Walking Dead) et Joss Whedon (Buffy contre les vampire et Les Avengers). Seule femme de cette Toplist, vous déclariez avoir principalement fait ce travail pour rendre les dialogues féminins moins ridicules et plus crédibles. Écrire vous sauva de vos démons intérieurs, l’alcool et la drogue qui vous aidaient à supporter un trouble bipolaire diagnostiqué sur le tard. C’est ainsi que votre roman semi-autobiographique Postcards from the edge sera adapté en 1990 par Mike Nichols, que vos autres romans et écrits seront tous des bestsellers et que vous transformerez même l’un d’eux en “one woman show” pour HBO (Wishful Drinking). Vous étiez une grande dame, bien plus grande que nous ne puissions l’admettre ou le savoir. Et comme l’explication de George Lucas à propos de l’absence de soutiens-gorge dans l’espace vous avait plu au point de la vouloir pour épitaphe, quittons-nous sur ces mots : Carrie Fisher est morte au clair de lune, étranglée par son soutien-gorge. - The Watcher

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© Avi Solomon


Critique © imdb.com

CRITIQue CInéma

Les Animaux Fantastiques de David Yates, 2016

Les anImaux fantastiQues, un semi-succès Les Animaux Fantastiques est un film qui était soumis à une double attente : l'extension de l'univers d’Harry Potter et être un bon film. Et paradoxalement, si le premier objectif est réussi, le deuxième l'est un peu moins. ATTENTION, cet article spoile un peu : vous êtes prévenus.

Sorti quatre mois après le script de la pièce de théâtre L'enfant maudit, qui raconte l'histoire du fils d’Harry Potter, premier volet d'une saga de cinq films,

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les enjeux autour du film étaient lourds. Il ne fallait ni perdre les fans en sortant complètement de l'univers déjà installé, ni lasser les fans en voulant trop coller à cet univers; ni être trop obscur pour les néophytes, ni être trop évident pour les connaisseurs. Et je dois dire que le film répond à toutes ces attentes pour moi.

Le plus gros du travail a donc été fait, et plus que correctement. Cependant des choses pêchent, des petits détails qui mis bout à bout me poussent à penser que ce film vieillira assez mal et ne marquera pas autant les esprits que les huit précédents. Déjà l'histoire, qui est composée de deux péripéties qui se croisent. La première, fondée sur Scamander, consiste en la recherche de créatures magiques qui se sont échappées de sa valise magique. Elle est assez bien, les créatures sont fascinantes (notamment Pickett le botruc et le niffleur), et on aurait presque envie de voir un film leur être entièrement consacré. La seconde est plus large et plus policière, puisqu'il s'agit de découvrir ce qui attaque New-York et risque de révéler l'existence des sorciers aux “moldus”, à une époque où un sorcier britannique, Grindelwald, tente d'imposer au monde magique la levée du secret magique en créant une guerre. On ne va pas se mentir, la deuxième intrigue prédomine, ce qui est dommage étant donné qu'elle est un peu facile. Le spectateur amateur de l'univers comprendra assez vite les motivations du méchant, et les rebondissements n'ont rien de surprenant. Un autre élément problématique est le casting de Johnny Depp qui, s'il n'a pas un grand rôle dans ce film, va en prendre un dans les suivants. Prendre un acteur condamné pour violences

Changer de lieu permet d'appréhender la magie différemment, situer le film dans les années 20 permet de renouveler l'esprit et l'introduction de ce qu’est un “moldu” (ou non magicien, personne sans pouvoirs magiques), permet de répondre aux questions que les spectateurs pourraient se poser, un peu comme cet élève qui ose demander ce que vous vous demandez sans rien dire. Le personnage principal, Newt Scamander - Norbert Dragonneau en VF - est connu dans l'univers déjà existant sans être déjà exploité, ce qui laisse de l'espace pour le développer; les autres sorciers sont assez intéressants parce qu'ils ne sont pas creux et qu'on a essayé de les approfondir; le “moldu” n'est pas juste un faire-valoir comme on pourrait le croire au début, puisqu'il sert à la fois d'aide au spectateur et d'allié dans certaines situations. On y retrouve des thématiques chères à J.K. Rowling comme la maltraitance infantile et la cruauté animale, déjà présentes avec Harry Potter et Buck Hippogriffe.

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conjugales dans un film dénonçant les violences conjugales, c'est du foutage de gueule, ni plus ni moins. Un aspect est néanmoins intéressant, car pas du tout traité auparavant. C'est la réaction internationale, qui est mise en avant ici alors que pas du tout lors de la montée de Voldemort. On voit ainsi une assemblée de ministres, président(e)s et autres chef(fe)s des sorciers préoccupés par Grindewald. Le traitement de la “légilimencie” est également intrigant, car si, ici, elle est présentée comme la faculté de lire dans les esprits des gens autour du “Legilimens” de manière naturelle, innée et facilement, dans les livres cela apparaît comme une discipline extrêmement compliquée à maîtriser et dirigeable seulement envers une personne à la fois. Tous ces éléments font que Les animaux fantastiques est un peu une déception, avec une vague impression de s'être fait avoir sur la marchandise. Ça ne vient pas tout de suite, moi il m'a fallu deux visionnages pour réaliser que si les effets spéciaux étaient bien faits, le film ne cassait pas trois pattes à un dragon. Et vous savez quand est-ce qu'on le mesure pleinement ? Quand on fait la liste de tout ce qu'on aurait préféré voir comme spin-offs de Harry Potter. Et je persiste à dire que Les maraudeurs ça aurait été plus sympa ! - Le Comte Gracula

© Anthony Harvey

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Infos Ciné

INFOS - L’ABC -

- La librairie Terra Nova -

Hors campus

Où : Cinémathèque de Toulouse - 69 Rue du Taur, 31000 Toulouse

© Georges Biard

Infos pratiques et réservations sur : www. lacinemathequedetoulouse. com/

Où : ABC - 13 Rue SaintBernard, 31000 Toulouse Infos et tarifs sur : abctoulouse.fr/

Où : Librairie Terra Nova - 18 Rue Léon Gambetta, 31000 Toulouse Plus d’informations sur le site : http://www. librairie-terranova.fr/

© allocine.fr

Cycle Bertrand Bonello du 10 janvier au 1er février. La cinémathèque met en lumière la relation particulière du cinéma et de la musique dans la filmographie du cinéaste et compositeur français. Plusieurs projections seront présentées par le réalisateur en personne.

© festival-entrevues.com

- La Cinémathèque -

Rendez-vous le lundi 16 janvier à 18h à la librairie Terra Nova, pour une rencontre exceptionnelle autour de l’œuvre du réalisateur israélien Avi Mograbi. La soirée se poursuivra à l’American Cosmograph avec une projection du tout dernier film du réalisateur, Entre les frontières (sortie en salle le 11/01/2017), à 20h30.

L’ABC vous emmène à Hollywood mercredi 25 janvier. Alors revêtez vos plus belles tenues de soirées et venez assister à une projection très spéciale de La La Land de Damien Chazelle (sortie en salle le 25/01/2017) à 20h45, avec une montée des marches sur tapis rouge en prime. Et la coupe de champagne est offerte !

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- L’American Cosmograph -

© KTSFotos

Les pépites du 7ème art selon nos chroniqueurs Gonzo Bob : C’est arrivé près de chez vous Rémi Belvaux (1992)

- Sorties en salle en janvier 2017 -

L’American Cosmograph vous invite à une soirée hommage au chef opérateur -The Last Face (drame) hongrois Vilmos Zsigmond, de Sean Penn, sortie le 11 janvier Cinéma Gaumont décédé le 1er janvier 2016, -Le Pathé le jeudi 26 janvier à partir de 19h. Deux films sélectionnés -Harmonium (drame) de Kôji Fukada, Weber sortie jouerale 11 par l’équipe de l’AC serontJacques janvier projetés. L’occasion desur scène son spectacle découvrir et de s’intéresserinédit Eclats de vie, créé -Live by Night (thriller pour le au métier souvent méconnuspécialement policier, action) de de chef opérateur, à traverscinéma, en direct et Ben Affleck, sortie le 18 janvier au cinéma le travail de celui qui fut l’ununiquement des « chefs op’ » du NouvelGaumont Wilson, le -La La Land (comédie 18 janvier à 20h. Hollywood et qui travaillalundi musicale, Gaumontde avec des réalisateurs commeOù : Cinémaromance) Damien – 3Chazelle, Place du sortie le Steven Spielberg, Brian DeWilson 25 janvier Thomas Palma ou encore WoodyPrésident Wilson, 31000 Toulouse Allen. -Resident Evil : Chapitre Final (action, horreur) Plus d’informations et de Où : L’American Paul W.S. Anderson, réservations sur : www.sortie le Cosmograph – 24 rue 25 janvier Montardy 31000 Toulouse cinemasgaumontpathe. com/cinemas/cinema-Lumière ! L’aventure gaumont-wilson/ Réservations et renseignements sur : www. commence (documentaire) de Thierry Frémaux, sortie le american-cosmograph.fr/ 25 janvier

The Watcher : Bons baisers d'Hollywood Mike Nichols (1990) EYE IN THE DARK : Shame - Steve McQueen (2011)

CINé -The Boyfriend – Pourquoi lui ? (comédie) de John Hamburg, sortie le 25 janvier

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ALEXANDRE ARIoLi De CASO : La fille sur le pont - Patrice Leconte (1999) LE COMTE GRACuLA: Will Hunting - Gus Van Sant (1997) fOx : Freaks&Geeks série de Judd Apatow et Paul Feig (1998-1999) La cinÉfOlle : The Fall - série d’Alan Cubitt (2013) Emma : Les chèvres du Pentagone - Grant Heslov (2009) CécIle : Belladone de la tristesse - Eiichi Yamamoto (1973) LOla : The Faculty Robert Rodriguez (1998)

- Eye In The Dark


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