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L‘éCRAN

L’écran

- Février 2017 -

ProJET SouTENu PAR :

n°8


Édito

manny CALAvERA

Rédacteur en chef

Aaaaaah, février…j’aime bien février. Le deuxième mois du calendrier grégorien tient une place particulière dans mon cœur, pour plusieurs raisons. D’abord, c’est le mois le plus court de l’année, le seul qui doit se satisfaire de 28 – ou 29 – pauvres jours, alors que tous les autres en ont au moins 30. Un mois victime de discrimination, donc. La LICRA et S.O.S. Racisme ne faisant rien, je suis bien obligé d’intervenir pour lui rendre justice. Ensuite, c’est le mois où sont nés de grandes stars, l’élite même, la crème de l’humanité (attention, y’a à boire et à manger) : Paul Bocuse, Abraham Lincoln, Matt Groening, Paris Hilton (qu’est-ce que je disais ?), Jacques Séguéla, Louis XV, John McEnroe, Michael Jordan, Paco Rabanne, François Truffaut, Philippe Candeloro, Benicio Del Toro, Ophélie Winter, Plastic Bertrand, Hélène Ségara (mes oreilles !), Nina Simone, James Blunt, Recep Erdogan (mes droits civiques!), Jacques Prévert, Bob Marley, Jules Verne, Cheb Khaled et Shakira (<3). Sans oublier votre mégalomane et exaspérant serviteur : Moi. Mais février, c’est surtout la méga teuf chez les cinéastes occidentaux : c’est le mois des Césars et des Oscars ! Les grandes messes française et américaine du show business cinématographique se déroulent effectivement en fin de mois (les 24 et 26 février, cette année) – sans oublier la Berlinale, qui se déroule plus tôt dans le mois (du 9 au 19). Ces prestigieux rendez-vous font de ce corps de métier un des rares «où les mecs se filent des trophées entre eux», comme le disait un jour Patrick Sébastien (pour qui j’ai beaucoup de respect, même s’il n’est pas né en février). En somme : une fiesta de l’autocongratulation, ou si vous préférez : une réunion de famille sympatoche où tout le monde s’aime et se dit bonjour, se bâfre copieusement puis se met à parler politique, se surprend à jalouser la réussite du cousin Jean-Claude et… Bref ! Revenons-en au cinéma. Les Césars cette année seront présidés par Roman Polan…ahem…ils ne seront pas présidés, finalement. Étonnant, n’est-ce pas ? C’est pourtant déjà arrivé : Maurice Pialat avait fait faux bond en 2003, sous prétexte qu’il était mort quelques jours plus tôt (évidemment, quand on y met pas du sien...). Toujours est-il que l’annonce du président cette année a été l’occasion de réveiller une plaie

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médiatique encore fraîche qui indispose sans doute l’estomac encore nauséeux du cinéma français et des instances politiques de l’Hexagone, bien promptes à voler au secours de notre Roman national mais qui ne sauraient faire oublier les raisons de son exil étasunien. Une question se pose désormais pour le réalisateur du Pianiste : pourra-t-il jamais reprendre sa carrière normalement, sans craindre les foudres de la presse, des militants, de ses propres pairs ou même du public ? Sans doute, car c’est loin d’être la première affaire de ce type qui traverse le milieu du 7e art, et peu d’artistes ont vu leur carrière ruinée des suites d’accusations d’agressions – fondées ou non – sur des femmes. Le simple fait qu’Alain Terzian et ses collègues aient pu proposer la présidence de leur festival à Roman Polanski sans vraiment se soucier des répercutions est assez éloquente, de ce point de vue : peu importe ce qu’il a fait, c’est un artiste avant tout, et il mérite tous les honneurs. À suivre… En revanche, rien de tel du côté de nos camarades ricains. Pas de scandales sur la trop blanche sélection des nominés (vous vous souvenez ?), pas de contestations sociales, rien. Du moins, c’était encore le cas avant l’investiture du facétieux Donald Trump. Vous n’avez pas pu l’ignorer, le Commander in chief à la houpette dorée a largement fait parler de lui ces dernières semaines, notamment en imposant un décret anti-immigration qui n’a pas plu au réalisateur Asghar Farhadi – qui a le malheur d’être iranien, une des nationalités ciblées par le décret en question. Celui-ci a déclaré vouloir boycotter les Oscars, auxquels il est nominé cette année pour son film Le Client. Connaissant la popularité du nouveau président américain dans le petit monde des artistes et acteurs culturels, il y a fort à parier qu’il ne sera pas le seul à élever la voix. Voilà qui promet quelques bouleversements inattendus et forts intéressants! En effet, l’on ne peut que se réjouir de voir la patine de ces événements très policés s’ébrécher par endroits, laissant alors quelques espaces à l’expression humaine, franche et engagée, dépassant ainsi le cérémonial bien rodé des poignées de mains satisfaites, des larmes de joie et des interminables discours de remerciements. C’est ce qui fait de ces rendez-vous des moments finalement incontournables, dépassant bien souvent le simple cadre du cinéma pour porter les enjeux de nos sociétés contemporaines, même le temps d’une soirée. Bon, c’est vrai, il y a aussi les robes hallucinantes de Salma Hayek, de Monica Bellucci ou de Natalie Portman, dandinant leurs formes élégantes et sensuelles sur les marches de la gloire…Le dénominateur commun de tous festivals ! Ben quoi ? On ne va pas cracher dessus, pas vrai ? Ah non, vraiment…février, quel mois en or !

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Photo couverture : Walter Silver Chef rédacteur : Manny Calavera Chef éditorial : Doriane Job Maquettiste : Axèle Zuanigh Rédacteurs : Fox, La Cinéfolle, Alexandre Arioli Di Caso, The Watcher, Emma Conquet, Le Comte Gracula, Gonzo Bob Correctrice : Adeline Dekockelocre © maxpixel


éditorial

. Box-office :

Sommaire

PRENEZ PLACE

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Premier Contact de Denis Villeneuve (2016)

. Rétrospective :

. Mr. Nobody : Introduction

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Réparer les vivants de Katell Quillévéré (2016)

. Le Ring : Vaiana

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à la théorie du chaos et à l’effet papillon

. The Big Bang Théorie : un rapport 23 compliqué avec ses personnages féminins

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de Ron Clements et John Musker (2016)

. Hayao Miyazaki

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. Interview :

par La Cinéfolle

INFOS CINé

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avec Jérémy Breta et Annie Mahot, co-gérants de l’American Cosmograph

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Chronique

© capture du film Mr. Nobody

MR.NobOdy: Introduction à la théorie du chaos et à l ‘effet papillon

En tant que médium, le cinéma transmet un message au public. Parmi toutes ses fonctions, il permet entre autres de mettre en images une partie de l’Histoire ou bien d’évoquer des questions sociétales ou encore les peurs individuelles et collectives. D’ailleurs, la science-fiction a souvent été le moyen de gérer la peur de la nouveauté, des avancées technologiques et de l’inconnu. Le cinéma est également un moyen d’offrir une approche plus accessible aux sciences et pousse les spectateurs à se poser des questions plutôt qu’à rester passif. Et c’est ce que fait, par exemple, Jaco Van Dormael dans son film Mr Nobody, réalisé en 2009. Ne vous est-il pas déjà arrivé de choisir au dernier moment de marcher plutôt que de prendre le bus et de rencontrer par hasard

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un ami au détour d’une rue, et se rendre compte ensuite que c’est ce choix qui vous a amené à croiser cette personne ? Mr Nobody met en scène Nemo, interprété par Jared Leto, âgé de 118 ans et dernier homme vivant né d’une reproduction naturelle dans un futur où les individus sont tous immortels car créés artificiellement. Interrogé par un journaliste, il raconte son histoire mais donne l’impression d’inventer chacun de ses souvenirs ou d’avoir perdu l’esprit : il raconte simultanément trois vies différentes qu’il assure avoir vécues. À l’aide de flashbacks, on remonte avec lui jusqu’à l’instant qui détermine son trajet de vie. Dans un premier trajet, il vit au Canada avec sa mère, alors que dans les seconds il vit en Angleterre avec son père. Chacune de ses vies a pris un tournant particulier à partir d’un moment spécifique et a ensuite suivi un enchaînement de situations différentes. Finalement, il semblerait qu’il change d’avis lorsqu’il raconte son histoire au journaliste quand celle-ci ne lui convient pas. Peut-être donc imagine-t-il comment sa vie aurait été s’il avait épousé telle femme plutôt qu’une autre. En fonction des situations, chaque choix que fait Nemo l’amène dans une direction particulière. À travers cette œuvre, le réalisateur s’intéresse à l’effet papillon et à la théorie du chaos : un événement peut avoir de grandes conséquences et chacun des choix que nous faisons a un impact sur la suite des événements. Deux citations du film permettent de mieux comprendre ces deux théories : « You have to make the right choice. As long as you don’t choose, everything remains possible. » * Il faut faire le bon choix. Tant qu’on ne décide pas, tout est possible. « We can’t go back. That’s why it’s hard to choose. » ** On ne peut pas retourner en

arrière et c’est pour ça qu’il est dur de choisir.

En bref, à la manière d’Interstellar ou de Matrix, après avoir vu ce film et en ayant connaissance de ces théories, on ne peut s’empêcher de questionner chacun des choix que l’on fait ensuite. Et comme aujourd’hui on réfléchit beaucoup aux petites choses et on met une grande pression sur de simples choix, on en vient à se demander ce qui se passera si pour une fois on prend telle rue plutôt qu’une autre pour se rendre au travail. Finalement, Mr Nobody fait partie de ces œuvres qui nous amènent à repenser notre histoire personnelle. Et n’est-ce pas une des faces éducatives du cinéma ? Nous pousser à réfléchir et à s’interroger sur nos propres personnes mais aussi sur l’univers ? - Fox

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Critique

© sony pictures releasing france

CRITIQue BOX-oFFICE Premier Contact

de Denis Villeneuve, décembre 2016 En ce début d’année 2017 quelque peu morose du point de vue cinématographique, une éclaircie inattendue est heureusement arrivée. Ce rayon de lumière salvatrice dans l’obscurité c’est Premier Contact, le 8ème film (déjà?!) du talentueux cinéaste québécois Denis Villeneuve. Après les très remarqués et réussis, Prisoners et Sicario, et le plus énigmatique Enemy, le nouveau hit boy du cinéma Outre-Atlantique nous livre une œuvre de science-fiction dense, complexe et intelligente. Et putain ça fait du bien, à une époque où l’industrie ne jure plus que par les remakes, adaptations sans imagination et autres reboots tous plus risibles les uns que les autres. Le postulat de base du film fait preuve d’une grande finesse : suite à l’atterrissage inexplicable aux quatre coins de la Terre de douze immenses vaisseaux extraterrestres, qui ne sont pas sans rappeler le monolithe de 2001, l’Odyssée de l’Espace dans leur design, l’armée et le gouvernement américains

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font appel à une équipe d’experts menée par Louise Banks, linguiste, et Ian Donnelly, physicien, dont la mission est de parvenir à établir un dialogue entre humains et aliens, afin de comprendre les raisons de cette soudaine visite.

entièrement l’attitude des humains face à ces « envahisseurs ». La réalisation de Denis Villeneuve est fluide et riche visuellement. Les effets sont ménagés à la perfection, on pense notamment ici à l’introduction physique des aliens, gérée avec brio et dénuée de toute dimension grandiloquente. Le rythme du film est très lent et posé (parfois trop?), multipliant les séquences presque contemplatives, magnifiées par une ambiance sonore unique, qui évoque entre autres Rencontres du 3ème Type. En prenant son temps, Villeneuve nous plonge d’autant plus dans la réalité qu’il dépeint, qui est crédible de bout en bout et ne tombe jamais dans les écueils récurrents du genre de la science-fiction, comme par exemple le fait de représenter les militaires comme une bande de bas-de-plafond assoiffés de sang. Le casting est impeccable avec en tête Amy Adams, Jeremy Renner et Forest Whitaker, capable de jouer admirablement bien dès lors qu’on ne lui demande pas d’en faire des caisses (cf. Rogue One).

Quoi ? Mais qu’ois-je ? Un film d’invasion extraterrestre dans lequel l’humanité tâche de comprendre et de dialoguer avec une menace venue des confins de l’espace, au lieu de l’exterminer, presque toujours grâce à nos amis Américains ? C’est Roland Emmerich et Michael Bay qui doivent se retourner dans leurs Hummers respectifs ! Et pourtant c’est le pari de Premier Contact, qui se place du côté d’une science-fiction réaliste et plausible, un registre qui semble avoir le vent en poupe récemment. En effet, le long et fastidieux processus d’apprentissage permettant d’arriver à un socle linguistique commun suffisant pour échanger avec une race inconnue est abondamment mis en exergue et documenté par le film. Les scientifiques doivent apprendre aux Heptapodes (le nom de ces extraterrestres au look tout droit inspiré de la « barbe » de Cthulhu) non seulement le vocabulaire mais aussi la structure même de leur langue, l’anglais, en même temps qu’ils découvrent la langue, ou plutôt l’écriture de leurs illustres visiteurs, qui n’a bien entendu aucun ancrage dans les réalités terriennes. Un dialogue incertain s’instaure donc, avec son lot d’incompréhensions et de difficultés d’interprétations, qui prennent ici une importance fondamentale, puisque de cette compréhension mutuelle dépend

Le film n’est cependant pas exempt de petits défauts au niveau du rythme, avec des séquences de flashbacks qui semblent parfois superflues, même si elles prennent tout leur sens au fil d’une intrigue à tiroirs menée d’une main de maître. En bref une bonne première excursion dans la S-F pour le québécois, c’est plutôt de bonne augure pour son tant attendu Blade Runner 2049 qui sort en octobre prochain, et que Ridley Scott a eu la sagesse de ne pas saccager (Prometheus putain!).

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- Gonzo Bob


Š allocine.fr


Critique © mars film

CRITIQue

rétroSPECtIvE Réparer Les Vivants

de Katell Quillévéré, 2016 Passé beaucoup trop inaperçu lors de sa sortie en salle, Réparer les vivants est une petite pépite dans la cour des grands. Adapté du livre éponyme de Maylis de Kerangal, on pouvait fortement s’attendre à un drame un peu pleurnichard à la française; c’est pourtant une agréable surprise de cette fin d’année 2016. L’histoire balance entre deux familles, celle de Simon, 17 ans, amoureux, passionné de surf et adolescent un peu fougueux et celle de Claire, mère malade condamnée à une mort certaine en raison d’une maladie du cœur. Dès les premières images du film (concentrées sur Simon) on sent peser sur nous comme un air de nostalgie. Les plans, parfaitement composés, sont accompagnés d’un travelling léger qui donne l’impression de flotter. Un flashback,

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L’arrivée de Claire dans le récit apporte une nouvelle dimension au film. Tout s’écroule pour les parents de Simon, mais ils peuvent sauver une vie avec le cœur de leur fils. Les scènes, très solennelles, de leur acceptation sont tout simplement pétrifiantes. Nos cœurs s’emballent, on se sent proches d’eux, de leur tristesse… de leur dilemme, aussi. Dans une très belle scène d’opération, bien qu’assez crue, le son des vagues vient accompagner les derniers instants de Simon, humanisant la scène à vous en couper le souffle. Katell Quillévéré, fidèle à ses idées développées dans le début du film, ne cache rien. L’opération nous est montrée sous tous les angles, accompagnée d’une lumière caravagesque plus que dramatisante mais ô combien efficace.

une séquence musicale, tous deux rendus à la perfection par le jeu des couleurs, et nous voilà déjà plongés dans le couloir de la mort, où la vie de Simon défile sous nos yeux. Puis, métaphoriquement et poétiquement emportée par une vague, c’est la mort. Ce film se veut dès le début d’une poésie inégalée. Nul besoin de mots, juste une conversation entre amis et des images pour nous faire comprendre tout l’enjeu. Le destin est scellé et le spectateur le sait. Réparer les vivants joue constamment sur les émotions, on s’attache aux personnages car ils nous semblent immédiatement très familiers, proches de nous. Katell Quillévéré nous emporte dans une histoire bouleversante, sans artifices. La réalisation traîne sans jamais nous ennuyer, elle prend le temps de montrer les réactions, développant allègrement notre catharsis. Le film se développe comme un documentaire, détaillant chaque avancée entre le corps médical et les parents de Simon, en état de mort cérébrale. Le jeu des acteurs est aussi touchant que réaliste, et Katell Quillévéré confie avoir emmené ses acteurs au cœur des hôpitaux pour donner plus de réalisme à leurs rôles d’infirmiers et de chirurgiens.

Réparer les vivants est un film sur l’humain, avant tout, sur nos réactions face à la mort et la vie qu’elle peut engendrer. C’est un film fort, émouvant, beau, porté merveilleusement bien par une réalisation millimétrée, réaliste et osée. On pleure, c’est vrai, mais comment réduire ce film à un drame pleurnichard ? Impossible, pour ma part. Maintenant… À vous de voir. - Alexandre Arioli Di Caso

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© IMDb.com

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Critique

© walt disney studio motion pictures

LE RING Vaiana,

de Ron Clements & John Musker, 2016 Mercredi ciné oblige, Le Comte Gracula et moi décidons de profiter du chauffage de l’UGC pour sortir le temps d’un film, de la grisaille hivernale. Arrive le moment fatidique de nous accorder sur le choix du film. Le Comte Gracula a déjà vu celui avec Marion Cotillard et Brad Pitt quant à moi, je râle en disant que c’est une période creuse pour le cinéma, que rien ne m’attire. Ah oui, Star Wars ne sortait que la semaine d’après. Comment se mettre d’accord? Un Disney est à l’affiche! C’est parti pour Vaiana, la nouvelle princesse polynésienne de Disney.

2h plus tard, une boîte de popcorn inachevée à la main… FIGHT !

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Emma: Bon, Disney a fait carrément mieux. J’ai trouvé l’intrigue trop surréaliste. Certes c’est un Disney, il y a une part de fantastique, mais dans Vaiana tout part d’un événement suscité par de la magie. Ça manque de concret dès la base de l’intrigue. Un demi-dieu vole une pierre précieuse, ce qui déclenche la dégradation progressive de l’environnement. Disney a trouvé un contexte super, la Polynésie pour y nicher son scénario mais n’a pas su exploiter sa valeur. Le message écolo n’est pas mal, ça inscrit le film dans son temps, avec une problématique contemporaine.

Le Comte Gracula: Je ne trouve pas que ce soit gênant, parce que le film est cohérent dans son univers propre, et que cela n’empêche pas de comprendre l’histoire, que je trouve simpliste par contre, même pour un Disney. J’admets que les messages sont plutôt cools, et que la manière de les faire passer est chouette, notamment à travers la grand-mère. Bon après les enjeux sont un peu bateaux, mais ça reste un Disney donc bon… Par contre la musique reste bien dans la tête...

Emma: Oui c’est vrai que la musique inspirée des chants polynésiens est top. Le flash-back avec les explorations antérieures est d’ailleurs la scène que j’ai préférée. Par contre, la musique principale, à but commercial ne m’a pas marqué plus que ça. Disney se focalise sur des sonorités qui rentrent dans la tête des gens et se préoccupe peu des paroles qui n’ont pas beaucoup de sens en l’occurrence.

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Le Comte Gracula: C’est pas tant dans l’aspect commercial que le côté « bouche-trou ». J’ai l’impression qu’ils se sont rendus compte au milieu de la réalisation qu’il manquait des chansons. Certaines sont placées avec les pieds, au milieu de dialogues, ou sortent totalement du film, comme celle du crabe qui est pendant une scène d’action et dans un style complètement différent du reste. Il y a également la chanson « phare », répétée à plusieurs reprises sans que ça n’apporte rien. Le doublage ne m’a pas transporté, notamment Anthony Kavanagh que j’avais beaucoup aimé dans La Princesse et la Grenouille mais qui là m’a laissé de marbre. J’ai par contre adoré l’animation qui change - enfin ! -, notamment dans le design des personnages (même s’il y a eu des polémiques sur le physique de Maohi). Vaiana n’a pas les traits des dernières princesses Disney, ce qui est bien ! Le passage en 2D est intéressant, surtout au format de clip comme il est inséré.

Emma: Mouais. Après, les allégories sont poétiques, notamment celle de Té fiti, c’est un beau personnage, qui n’a pas besoin de parler ou de chanter pour diffuser un message. Elle me rappelle la sorcière dans Kirikou qui révèle sa vraie « nature » à la fin du film. Je trouve dommage qu’il y ait à nouveau l’image de la grandmère, figure de sagesse, vue et revue dans les Disney. Pourquoi pas un grand-père pour changer? On retrouve plusieurs «méchants» dans le film, pour combler les vides du scénario. Le crabe est juste insupportable (mention spéciale pour sa chanson horrible). Les petits bonhommes pirates semblent une fois de plus destinés à des fins commerciales. On ne comprend pas leur intérêt.

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Le Comte Gracula: Oui, les méchants sont anecdotiques, comme les animaux et les parents d’ailleurs. D’ailleurs avant que tu ne les mentionnes, j’avais complètement oublié l’existence des petits pirates pour tout te dire. Mais mon dieu Té fiti est tellement bien ! Faut dire que c’est une des spécialités de la maison de faire des personnages attachants sans qu’ils n’aient besoin d’ouvrir la bouche, comme avec l’Océan, qui a presque une personnalité ! La grand-mère m’a rappelé Grand-Mère Feuillage de Pocahontas, ce n’est pas dérangeant mais pas d’une originalité folle quoi... Est-ce qu’on se lance sur Maui ?

Emma: Maui est la caricature d’un Maori mais il est grossier, insolent et prétentieux. On ne s’attache pas du tout à ce personnage, qui rappelons-le est à l’origine de la dégradation de la planète. Et ce juste dans le but d’être populaire.

Le Comte Gracula: Oui non sérieusement pourquoi? Pourquoi ce personnage ? Malgré son histoire faite pour tirer une larme, on ne s’y attache pas... On dirait un enfant qui met systématiquement des coups de pieds aux autres et qui après s’énerve parce que plus personne ne veut jouer avec lui !

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Emma: Et je n’en pense pas mieux de Vaiana...C’est une ado rebelle, le film tourne selon moi autour d’une crise d’ado de sa part. Elle veut juste prouver à son père qu’elle est capable de réussir quelque chose. Toutefois elle reste assistée par l’Océan et Maui. Elle se plaint tout le temps, se lamente mais ce que j’ai détesté c’est le rapport avec la génération actuelle. Il y a des références aux réseaux sociaux. Elle incarne une ado contemporaine et occidentale qui fait un gros caprice. Le « c’est moi qui l’ai fait » illustre bien la puérilité du personnage.

Le Comte Gracula: Non alors autant je te suis sur Maui, autant je ne suis pas d’accord sur Vaiana ! Elle a ce côté « ado rebelle » mais je ne trouve pas que ce soit un défaut. Si tu veux comparer, je trouve que Merida de Rebelle a beaucoup plus ces traits. C’est un personnage fort, qui décide de partir même si elle n’y est pas prédisposée mais qui ne s’arrête pas et qui va tout faire pour apprendre, comme on peut le voir avec la navigation. Par rapport à Maui j’ai l’impression que c’est plus elle qui l’aide que l’inverse. J’ai aussi beaucoup apprécié qu’elle ait envie de partir juste pour partir, il n’y a pas de quête de l’amour, ou une obligation au départ, et je pense que c’est la première fois qu’on assiste à ça chez Disney.

Emma: Je sais ce sur quoi on sera inévitablement d’accord… on va se mater le Roi Lion ?

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LGDC

LES GRANDS

Du CINéMA Hayao Miyazaki par La cinéfolle

© pinterest.com


Entre candeuR et viOlence Les adultes ont tendance à placer animation et enfant dans la même barquette, parfois, ça n’est pas un partenariat très probant. Le voyage de Chihiro (2001) un samedi après midi, en étant un peu jeune, n’est pas une excellente idée. C’est un peu ça Miyazaki, un réalisateur dont les œuvres possèdent de multiples facettes et s’adressent à un public divers et varié. De Princesse Mononoke (1997) en passant par Kiki la petite sorcière (1989), jusqu’au Château ambulant (2004), de nombreux thèmes et atmosphères sont explorés. Il a fallu quelques bonnes années (suite à cette après-midi en compagnie de Chihiro et de ce monstre bizarre qui mange tout le monde) pour que je puisse me repencher sur le travail de ce réalisateur. Au son des nombreuses louanges le concernant, il m’a semblé nécessaire d’oublier les terreurs enfantines. Bien évidemment, avec l’âge et la maturité nécessaires, j’ai fini par comprendre pourquoi son cinéma était tant apprécié. Nausicaa de la vallée du vent (1984) et Princesse Mononoké se sont ainsi frayés une place de choix au sein de mes films favoris. Miyazaki c’est à la fois du merveilleux, de l’étrange, de la poésie, mélangés à une réalité assez brute en fin de compte. Ce sont des contes dans lesquels se dissimulent des enjeux politiques, écologiques et sociaux. Avoue-le Hayao, tu as choisi de faire de l’animation afin que des personnes telles que ma mère, assimilant d’office animation et enfant, nous mettent devant tes films sans se douter que tu allais nous remplir la tête d’idéaux écolos et de féminisme, avoue-le ! Je ne peux pas écrire sur cet immense réalisateur sans mentionner Joe Hisaishi, compositeur de la plupart de ses bandes originales, toutes aussi sublimes les unes que les autres, celles de Nausicaa et du Château dans le ciel (1986) sont particulièrement magnifiques. Le cinéma de Miyazaki est longtemps resté intouchable dans ma tête, je le trouvais à la fois violent et fabuleux. Mais en re-visionnant la plupart de ses films, assez récemment, j’ai fini par réaliser que Princesse Mononoké, Nausicaa et le Château dans le ciel, que je considérais comme les plus sombres, ne l’étaient pas tant que ça. Ils le sont bien sûr, mais de façon assez systématique, dix minutes avant la fin, tous les personnages se trouvent dans un énorme pétrin lorsque soudain, un dénouement heureux pointe le bout de son nez, comme par enchantement. En quelques passages tout est réglé, tout est sauvé, quand bien même la situation n’était pas franchement reluisante pour ne pas dire désespérée. Avec le recul, il me reste une petite impression de naïveté et de bâclage. Ou bien je commence à vieillir, tout

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simplement. C’est sûrement pour ça que Le vent se lève (2013) est peut-être celui que je préfère, bien que la dimension merveilleuse soit presque absente, cette fin mélancolique et tragique, sonne bien plus juste que les précédentes, un peu trop édulcorées, donnant de faux airs innocents à certains films du réalisateur japonais. Miyazaki termine sa carrière avec son film le plus sobre et le plus juste, si certains l’ont trouvé trop fade en comparaison avec le reste de son travail, j’ai trouvé qu’il était la note parfaite venant clore la porte de cet univers aussi riche qu’incroyable. (Ou peut-être pas tout à fait, étant donné qu’un nouveau projet est en cours d’acheminement : Boro la petite chenille (2019 ?)) Un conseil : pour votre petit(e) cousin(e), ou pour vos petits frères et soeurs, Mon voisin Totoro (1988), Ponyo sur la falaise (2008) oui, Le voyage de chihiro, Princesse Mononoké, à éviter. - La Cinéfolle

© A.M.P.A.S

- LA CINÉFOLLE -

À la recherche constante d’une bonne grosse claque cinématographique, la cinéfolle s’estime heureuse si la fameuse mandale pointe le bout de son nez une fois par an. Plutôt cinéphage que cinéphile, elle passe le plus clair de son temps à se nourrir d’oeuvres en tout genre, animée par une curiosité insatiable.

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Chronique © IMDb.com

THe BIG BANG THEoRY :

Un rapport compliqué avec ses personnages féminins 10 SAISONS ! 217 ÉPISODES ! DE NOMBREUSES RÉFÉRENCES À LA POP CULTURE ET À LA CULTURE GEEK ! ET... une gestion des personnages féminins qui laisse sérieusement à désirer. TBBT, c’est quatre personnages (et demi) masculins et trois personnages féminins principaux. C’est aussi l’apparition régulière d’un père, deux des trois autres étant morts et le dernier apparaissant rapidement à l’écran, et de quatre mères - une n’apparaît d’ailleurs jamais directement à l’écran -. De nombreux personnages masculins secondaires apparaissent, mais seulement quelques uns de leurs équivalents féminins passent plus de quelques épisodes à l’écran. On en retrouve principalement quatre. Le point commun entre elles, les personnages

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féminins principaux ? Ce sont toutes des love interest (ou partenaires amoureuses potentielles). C’est-àdire qu’elles ne sont pas présentées comme des personnages à part entière, mais en tant qu’«accessoires» des protagonistes masculins.

de sortir du laboratoire après avoir manipulé des virus mortels. Parce que logiquement, le seul moment où une nana parle de son travail, obtenu après une thèse, c’est quand elle risque de faire une bourde. Un autre exemple intéressant, et qui fait grincer des dents, est le traitement des mères de la série. Sur les quatre dont on entend régulièrement parler, une seule travaille. Elle est présentée comme obnubilée par son travail, délaissant complètement ses enfants - en particulier son dernier et martyrisant son époux. Les trois autres ne travaillent pas, choix fait pour élever leurs enfants. Donc oui, dans The Big Bang Theory vous pouvez soit être carriériste et sacrifier vos enfants, soit être une bonne mère et ne pas travailler, ce qui est très réaliste et pas du tout cliché... Mais avec les dernières saisons, on assiste à des questionnements intéressants et assez peu évoqués sur la place qu’a le travail dans la vie des femmes, notamment avec des interrogations sur le salaire, et la maternité aujourd’hui.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas la série, il faut savoir qu’à part le premier personnage féminin, introduit dans le premier épisode (les autres n’apparaissant qu’à partir de la saison 3), sa famille, un autre love interest plus bref et un personnage masculin qui tient la boutique de comics, tous et toutes sont diplômés. On retrouve de nombreux chercheurs et des ingénieurs, des médecins et des avocats, donc des personnages avec des emplois plutôt qualifiés. On n’aura cependant jamais de réelles informations sur les métiers des personnages féminins, à l’exception de la mère castratrice mise en opposition avec la mère qui n’a pas travaillé pour élever ses enfants - elle est donc présentée comme un mauvais exemple à suivre, à parler souvent de son métier -, et le love interest d’un des personnages, évidemment la caution «moche mais brillante» de la série. Les métiers des sœurs seront un prétexte pour qu’elles apparaissent dans la série (en tant que love interest). La carrière de microbiologiste d’une des «héroïnes» n’est au départ évoquée que le temps d’une blague, où le personnage espère s’être bien désinfecté avant

Ainsi, la microbiologiste a introduit la question de l’importance du salaire dans un couple. En effet ce personnage gagne plus que son mari, qui se sent privé d’une certaine légitimé lorsque leur situation s’inverse, puisque lorsqu’elle apparaît elle est étudiante. Le traitement de

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cette question est novateur, parce qu’il montre l’incompréhension de l’épouse, qui a énormément travaillé et sacrifié pour obtenir son poste et pour qui son salaire est plus que mérité, opposé au malaise de l’époux qui se sent remis en question parce qu’il a l’impression de perdre son statut en même temps que sa femme gagne mieux sa vie. On assiste d’ailleurs à un glissement temporaire de leur relation, de celle d’épouse et époux à celle de mère et fils. La deuxième problématique est liée à la maternité. En effet si toutes les mères montrées sont stéréotypées, lorsqu’un des personnages apprend qu’elle est enceinte le traitement est beaucoup plus nuancé. Une vraie réflexion est notamment mise en place autour de la carrière, puisque le personnage n’est pas prête à la sacrifier pour un enfant. Elle rejette presque cette grossesse, ne s’intéresse pas aux préparatifs, et continue plus ou moins de vivre sa vie comme avant. Et on peut dire ce que l’on veut, ce n’est pas un sujet si traité que ça dans les fictions. The Big Bang Theory est une série longue, et la représentation des personnages féminins y a quelque peu évolué. De potiches ou mères sans profondeurs, on a assisté au développement de personnages - un peu - variés, qui se posent des questions - un peu - plus profondes. Il y a néanmoins encore du chemin à faire, puisque la blague du «elle est tellement jolie mais par miracle elle a accepté de sortir avec moi» est toujours utilisée... - Le Comte Dracula

© IMDB.com

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© Wikimédia.org


Interview © Gaëtan Larant

La rencOntre Interview avec Jérémy Breta et Annie Mahot, Co-Gérants de L ‘American Cosmograph

Comment se passe la transition après un peu plus de 6 mois d'existence?

Jérémy et Annie, anciens employés de l’Utopia Toulouse ont repris le lieu le 15 juin 2016, lui redonnant son nom originel : L’American Cosmograph qui était une des premières salles de cinéma à Toulouse (nous sommes en 1907 !). L’Écran aimant beaucoup les petites salles, on est allés à leur rencontre pour les connaître un petit peu mieux.

Cela se passe bien, la transition s’est faite, le public a plutôt bien accompagné l’American Cosmograph que ce soit avec certains films qui ont eu un beau succès comme Paterson de Jim Jarmush ou tout simplement le lien créé avec l’équipe. Certains fidèles n’hésitent pas à passer nous voir juste

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capacité à nous faire s’évader, découvrir le monde. Tout ce qui peut créer un dialogue ensuite entre les gens et favoriser une conversation me fascine.

pour parler de cinéma, des dernières sorties ... Si vous deviez décrire les différences qu'ils y a maintenant entre vous et l'utopia, que diriez-vous?

Jérémy : Être l’intermédiaire entre le public et le film, faire découvrir. On passe des films qu’on aime. Vendre un ticket sans aimer le film, ça n’a aucun intérêt. Le cinéma, c’est un créateur de lien social : quand les spectateurs passent nous voir pour discuter des films, c’est gagné, on a fait notre taf.

Il y a une continuité dans la programmation qui correspond aussi à nos goûts mais on se sent complètement libres aujourd’hui d’agrémenter les séances de rencontres et de débats cinéphiles (ce qui ne veut pas dire que l’Utopia nous bridait). On est par contre plus présents sur les réseaux sociaux avec la page Facebook (American Cosmograph) ou via des webzines comme Superflux (http:// superflux-webzine.fr/).

Pouvez-vous nous donner chacun une pépite du cinéma pour le mois de février?

Annie : Moonlight de Barry Jenkins (NDLR sortie nationale le 1er février) qui est mon coup de cœur du moment. Ce film transmet parfaitement le sentiment de peur d’exister.

On souhaite rajeunir le public essentiellement. Mais le cœur du métier, c’est promouvoir des genres ou des films sous-exploités voire inconnus : le film de genre avec la Dernière Zéance, Grave «quiJea fait m’obeaucoup ccupe dedelabruit totalité du son, récemment depuis le la post­ (NDLR destournage scènes dejusqu’à cannibalisme production. couvre la prise ont provoquéMon des métier évanouissements au de son, le montage son, le mixage, festival de Toronto) sans pour autant la composition et la production musicale. délaisser les documentaires. Le réalisateur se consacre à l’image et je Qu'est-ce qui duvous dirige les sonorités film. » attire dans le cinéma, au niveau professionnel et personnel? Annie : J’aime le cinéma pour sa

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Jérémy : Adieu Falkenberg de Jesper Ganslandt ( NDLR qui sort en dvd le 17 janvier) édité par ED Distribution. C’est un film suédois qui a été peu diffusé en salle et qui mérite une seconde chance.

- Interview par The Watcher

© DDM, F. C.

vous êtes-vous fixés des objectifs, des défis à relever pour faire vivre ce cinéma et lui donner une identité forte?


© Gaëtan Larant


Infos Ciné

Hors campus

INFOS Depuis le 27 janvier et jusqu’au 15 mars, la Cinémathèque de Toulouse vous propose de venir assister à des projections dans le cadre d’une rétrospective dédiée à Akira Kurosawa, cinéaste qui a marqué l’histoire du cinéma japonais mais qui a aussi influencé le cinéma occidental, en signant des films toujours emprunts de ces deux cultures.

Où : Cinémathèque de Toulouse - 69 Rue du Taur, 31000 Toulouse

© sensesofcinema.com

Réservations et renseignements sur : www. lacinemathequedetoulouse. com/

- L’American Cosmograph -

Dimanche 12 février à 21h30, venez découvrir ou redécouvrir un classique de l’horreur avec une projection unique de La colline a des yeux, film original de Wes Craven sorti en 1977. Cette séance aura lieu en compagnie de Maxime Lachaud (auteur de Redneck movies : ruralité et dégénérescence dans le cinéma américain) qui viendra éclairer cette séance d’explications autour du thème de la critique d’une obscure Amérique.

Où : L’American Cosmograph - 24 rue Montardy 31000 Toulouse Plus d’infos et réservations sur : www. american-cosmograph.fr/

© mad-movies.com

- La Cinémathèque -

- Le Cratère -

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En partenariat avec le festival Ciné Palestine qui se tiendra du 20 février au 1er mars et qui mettra les femmes cinéastes et comédiennes à l’honneur, pour sa troisième édition, le Cratère diffusera en avant-première Personal Affairs (sortie nationale le 01/03/17), lundi 27 février à 20h30. Cette projection sera suivie d’une rencontre exceptionnelle avec Maha Haj, réalisatrice du film. Où : Le Cratère - 95 grand rue St-Michel, 31400 Toulouse Infos pratiques sur : http://www. cinemalecratere.com/


Les pépites du 7ème art selon nos chroniqueurs

- La Fabrique de l’UT2J -

© KTSFotos

campus

- Sorties en salle en Pour sa 17e édition, le février 2017 collectif CinéMirail vous convie non pas le mercredi comme habituellement mais -Gimme Danger le jeudi 9 février à 18h30 à (documentaire, musical) Jim Jarmusch, sortie le La Fabrique, pour une Nuit -LedeCinéma Gaumont du Cinéma aux couleurs 1er février Pathé de l’América Latina. Cette -Silence (drame, Nuit marquera donc lesJacques Weber jouera historique) de Martin retrouvailles annuelles desur scène son spectacle Scorsese, sortie le 8 février CinéMirail et du festivalinédit Eclats de vie, créé CinéLatino, partenaire despécialement pour le -American Honey l’événement et en chargecinéma, en direct et (drame, comédie)au d’Acinéma ndrea de cette programmationuniquement Arnold, sortie le spéciale qui, cette année, vousGaumont Wilson, le 8 février fera voyager en Colombie.lundi 18 janvier à 20h. mon amour La formule habituelle : duOù -Fukushima : Cinéma Gaumont (drame) de Doris soir jusqu’au matin desWilson – 3 Place du Dörrie, sortie Thomas le 15 février longs et courts métrages,Président des animations, des lots àWilson, 31000 Toulouse gagner, un buffet et autres -A Cure for Life (thriller, fantastique) pauses miam-miam et tout çaPlushorreur, d’informations et de Gore Verbinski, sortie toujours sans rien payer. réservations sur : www. le 15 février cinemasgaumontpathe. Où : La Scène de La Fabriquecom/cinemas/cinema-Fences (drame) de (bâtiment situé à l’entrée de lagaumont-wilson/ Denzel Washington, fac) sortie le 22 février

Gonzo Bob : Moon Duncan Jones (2009) The Watcher : The Burbs (Les Banlieusards) Joe Dante (1989) EYE IN THE DARK : Bons baisers de Bruges (In Bruges) - Martin McDonagh (2008)

CINé

Plus d’infos sur la page Facebook de CinéMirail

Et inscriptions à l’adresse suivante : cinemirail.ciam@ gmail.com

ALEXANDRE ARIoLi Di CASO : J’ai tué ma mère Xavier Dolan (2009) LE COMTE GRACuLA: Nous 3 ou Rien - Kheiron (2015) fOx : When Harry met Sally - Rob Reiner (1989) La cinÉfOlle : La Source - Ingmar Bergman (1960)

-T2 Trainspotting (drame) de Danny Boyle, sortie le 1er mars

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- Eye In The Dark


- ConTACTS asso.lecran@gmail.com L'écran (UT2J)

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