Magazine L'écran Décembre 2017

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L‘éCRAN

L’écran

- Décembre 2017 -

n°12


Édito

manny CALAvERA

Rédacteur en chef

Il s’est fait attendre, mais le voici : le retour du mag’ L’Écran, édition décembre de la cuvée 2017/2018. Du grand cru ! Un futur millésime ! Oui bon, j’exagère (un peu), mais c’est toujours un tel plaisir de revenir à ces pages mensuelles, laissées de côté pour la trêve estivale, que ma plume s’envole quelques fois sous l’effet de ces élans enthousiastes… S’ajoute à ça la terrible frustration de ne pas avoir pu revenir vers vous plus tôt, nous obligeant à ordonner notre grand retour au moment où vous dévorez déjà le contenu de votre calendrier de l’Avent Kinder®. Alors oui, je vous vois arriver : « KÔÔÔMEN ???! Pour l’Écran, la rentrée, c’est en décembre, pendant que nous on cravache comme des bœufs depuis octobre ??? ». Alors, premièrement : non, vous ne cravachez pas comme des bœufs, bande de petits coquinous ! Vous croyez que je ne vous ai pas repérés, pendant votre cours en amphi de 8h30 le jeudi matin, à combler les grilles mots-croisés dans le 20 Minutes qu’on vous a refilé machinalement à la sortie du métro ? Hmm ? Ou encore à vous voir vous user les méninges durant ces « longues et éprouvantes » séances bibliothèque à passer les derniers levels sur Candy Crush Saga ? À D’AUTRES ! Deuxièmement, sachez que nous ne nous sommes pas roulés les pouces les amis ! On a bossé dur ! OUAIP ! On est partis à la rencontre des étudiants de Toulouse, pour nous faire connaître et recruter de nouveaux talents, en profitant notamment de la tribune que nous proposait l’édition annuelle de La Semaine de l’Étudiant (au passage, un gros bisou à tous ceux qui étaient sur le Capitole avec nous le 14 octobre dernier). Et que dire aussi de notre « soirée Scott Pilgrim », organisée en collaboration avec nos confrères de l’Infini Détail et du 7e Passager

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– que nous saluons chaleureusement – à l’American Cosmograph, toujours en partenariat avec La Semaine de l’Étudiant ? Une fort belle soirée, à laquelle vous avez été nombreux à participer ! Encore merci ! Mais revenons à ce qui nous occupe présentement. Nous attaquons gentiment notre troisième année d’existence, et on a décidé de mettre les bouchées doubles pour l’année qui s’annonce. Nos nouvelles recrues ont faim d’écrire et soif d’explorer les méandres de l’art audiovisuel sous toutes ses formes, ça tombe bien : nous sommes heureux d’annoncer le lancement de notre site internet, tout frais tout chaud, sorti le mois dernier ! Nous voilà donc partis à l’assaut du nuage insondable de la data mondiale, tels de fiers conquérants, pour occuper le royaume Internet de nos paragraphes passionnés afin d’y soutenir notre éternelle cause : permettre la découverte, la reconnaissance et la promotion de l’art moderne du son et de l’image, mariés pour le meilleur et (parfois) pour le pire ! Parce que c’est notre projet, comme dirait l’autre. Et c’est surtout un petit événement pour nous, tant il était attendu avec impatience (il nous aura fallu du temps pour le mettre sur pied) et qu’il annonce la venue de tout un contenu spécial, dédié à ce nouveau support numérique. Au programme : des critiques et des chroniques en pagaille, comme dans notre revue, mais aussi des articles inédits, nos interviews en version longue et, bien entendu, nos différentes éditions de L’Écran à disposition, les anciennes comme les nouvelles. Oui, rassurez-vous, notre mensuel ne s’arrête pas pour autant ! Il restera toujours notre enfant chéri…Et on peut vous assurer qu’il a de beaux jours devant lui ! Sans parler de nos hors-séries, qui mettront encore et toujours le focus sur les événements culturels et autres festivals que nous aurons couverts rien que pour vous, tout au long de l’année. Rendez-vous donc dès maintenant et dans les mois à venir, dans nos magazines et sur Internet (adresse du site au dos du présent livret), pour partager avec nous le goût des bons films, des bonnes séries, et de bien d’autres délices multimédias…

www.asso-lecran.fr 3


© salles-cinema.com - Le Scala

Photo couverture : pixabay.com Chef rédacteur : Manny Calavera Chef de projet : Doriane Job Chef éditorial : Axèle Zuanigh Rédacteurs : Fox, Dolores, Le comte Gracula, Gonzo Bob, Marilou Perreau, Listener, Eye In The Dark, The Watcher Correctrice : Adeline Dekockelocre


Sommaire

PRENEZ PLACE éditorial

. Crevez l’écran Consommation 2.0 - Les Séries

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. Box-office :

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Jigsaw de Michael & Peter Spierig (2017)

. Rétrospective : Big Little Lies

. Marcel Carné

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série de David E. Kelley (2017)

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par Marilou

Southland Tales

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de Richard Kelly (2006)

. Le Ring : . Interview :

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INFOS CINé

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avec Olivier Godard, cofondateur du site TOP 250

Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve (2017)

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Chronique

© cite-telecoms.com

CREvEZ L'ÉCRAN Consommation 2.0 Les Séries Internet, le replay, les plates-formes de VOD etc... tout ça a bouleversé notre rapport aux séries, au point de passer d’un visionnage hebdomadaire à une consommation rapide. Alors, sur place ou à emporter ? Longtemps, on n’a pas eu vraiment de choix sur l’heure, l’épisode proposé voire même la série. La petite maison dans la prairie se regarde en famille, et si vous ratez une diffusion vous l’avez dans l’os. Vous connaissez la chose : un ou deux nouveaux épisodes par semaine, pas toujours dans le bon ordre, des annulations soudaines, un choix limité, pas idéal pour une série à suivre quoi. Puis vint la révélation, l’innovation, j’ai nommé Internet ! Possibilité de découvrir plus de contenus, de télécharger les épisodes ratés, d’arrêter la VF (version française), l’occasion d’échanger vos trouvailles comme des cartes Pokémon à la récré.

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Tout ça a logiquement modifié la manière dont on regarde les séries. Oui, parce que maintenant on n’est plus dépendants d’un horaire de diffusion absurde - rappelez-vous, quand votre épisode tombait à 19h ou à 11h le lendemain en semaine -, on a accès à un catalogue gigantesque dans lequel piocher, et on peut regarder n’importe quel épisode en n’importe quelle langue. On a d’abord assisté à la généralisation du « binge watching », défini comme le fait de regarder plus de deux épisodes en une séance de visionnage, certaines personnes attendant que toute une saison sorte pour la regarder d’une traite, évitant ainsi d’attendre une semaine en cas de cliffhanger particulièrement vicieux. Certains distributeurs (Netflix, je crie ton nom !) ont donc décidé, sur certaines de leurs séries, de ne plus s’embêter et de tout diffuser d’un seul coup, comme ça plus d’attente interminable. Il faut d’ailleurs noter le fait que Netflix a globalement réduit le nombre d’épisodes par saison. D’une vingtaine on est passés à une dizaine, nombre adapté à la longueur d’un épisode : ainsi The Crown comptera dix épisodes d’une heure tandis que vous verrez treize fois vingt minutes de The Good Place. Cela permet de regarder une saison par jour (et doit sérieusement réduire les frais de production), et peut attirer des gens réticents à aller vers le format sériel car trop long. On retrouve alors plusieurs profils de “sériespectateurs” («téléspectateurs» n’étant plus approprié ici, il a bien fallu innover). Il y a tout d’abord les traditionnels, qui regardent les épisodes au moment de leur sortie, se moquant de devoir attendre une semaine. Typiquement celles et ceux qui n’ont pas téléchargé les épisodes de Game of Thrones ayant fuité. On retrouve ensuite les modérés, qui suivent généralement une ou deux séries en même temps au plus, en regardant un épisode par soir jusqu’à la fin de la saison. Le visionnage est souvent «ritualisé», à un moment et avec une personne précise. Viennent ensuite les «accros», qui enchaînent les épisodes/saisons/séries. Je fais partie de ce groupe, et les plates-formes de VOD n’aident pas à réguler cette addiction. Si vous êtes comme moi, vos listes de séries à regarder sont sans fin, vous cherchez toujours des nouveautés parce qu’une série se finit assez vite et que ne pas en avoir une en cours est plus que problématique. Ces catégories ne sont pas figées, une série peut modifier votre mode de visionnage (je parle de toi GoT, tout le monde est obligé d’attendre une semaine pour voir la suite ; sauf les plus braves qui attendent la fin de la diffusion de ta saison en cours pour les regarder, au mépris des spoils !). Il est aussi possible, si vous êtes têtes en l’air et que vous regardez beaucoup de séries, que vous oubliiez la sortie hebdomadaire d’une série. Ne culpabilisez pas, nous ne sommes que de pauvres humains. Il y a eu bien d’autres changements dans la consommation de médias audiovisuels, et on en parlera le mois prochain ! Mais en attendant, plutôt tradis, modérés ou accros ?

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- Le comte Gracula


BOX-OFFICE

Critique

© IMDb.com - Brooke Palmer

CRITIQuE BOX-oFFICE Jigsaw

de Michael & Peter Spierig, novembre 2017 JIGSAW : on ne vit que deux fois La saga Saw fait partie des grandes épopées horrifiques qui ont marqué le cinéma de genre pour le meilleur comme pour le pire. À l’instar de Jason Voorhees, Freddy Krueger et Michael Myers, John Kramer a étiré sa psychose meurtrière plus que de raison. Malgré la nullité des derniers sequels , on résiste mal à aller voir la dernière moisson de pièges vicieux que nous a concoctée le Tueur au Puzzle (The Jigsaw Killer en anglais). Dix ans après la série de meurtres particulièrement violents qui a secoué la ville, un corps vient d’être retrouvé portant les stigmates propres au modus operandi de John Kramer, officiellement décédé depuis. La police

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doute des ses propres agents dont certains font preuve d’une certaine «admiration» pour l’oeuvre de Kramer. Pendant ce temps, 5 personnes se réveillent enchaînées dans une ferme et doivent passer des épreuves mortelles pour s’en sortir vivantes.

habile cinématographiquement parlant, Tobin Bell fait son petit caméo... L’ambiance est un peu moins malsaine que dans les précédents, les passages d’enquête par la police semblent être extraits de Les Experts Manhattan mais ne sont pas inintéressants d’un point de vue scénaristique.

Voilà pour le pitch de ce Jigsaw, qui aurait dû s’appeler Saw Legacy mais ce titre ne permettait pas de faire oublier qu’il s’agit de la 8e itération d’un petit film de 2004 qui n’était qu’un travail d’étudiants en cinéma autour du thème du huis clos. Le scénario est la suite directe de l’épisode 7 qui était pensé initialement comme un diptyque. Les faibles résultats de ce dernier repoussèrent la production du film de 7 ans. Avec quelques modifications du scénario au passage, les frères Spierig, réalisateurs de l’oubliable Daybreakers et de l’inclassable Prédestination, s’emparent avec professionnalisme du cahier des charges de la saga pour livrer un film efficace qui tient ses engagements sans non plus révolutionner un concept essoufflé : les pièges sont toujours tordus et propices à des démembrements sanglants mais dont on peut sortir en vie en suivant les règles édictées et avec un peu de bon sens (dont certaines victimes arrivent à faire preuve parfois, ce qui est assez rafraîchissant pour le coup), le twist final est assez

La réalisation est à l’image de l’interprétation des acteurs : propre mais sans génie venant de la part de relatifs inconnus (les films d’horreur ont souvent servi de test pour acteurs débutants comme Johnny Depp dans Les Griffes de la nuit, Kevin Bacon dans Vendredi 13...). Malgré l’a priori au mieux goguenard, au pire méprisant que l’on éprouve généralement pour la suite d’un film qui n’affiche plus le numéro, pour éviter de rappeler combien est opportuniste et sans imagination la production, tout cela permet de passer un moment agréable lorsqu’on apprécie ce genre de films. Jigsaw quitte le genre du torture porn où s’était abîmée la saga pour revenir au film gore lorgnant sur le vigilante (type de films de vengeance où un citoyen sursoit à la police pour appliquer une justice sanglante), si l’on creuse un peu. Un renouveau que l’on aurait souhaité voir plus tôt. - The Watcher

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Š assets-lg.s3.amazonaws.com


RÉTRO

Critique © IMDb.com - HBO

cRITIQuE

rétroSPECtIvE Big Little Lies Série de David E. Kelley, février - avril 2017

Il est vrai que je me suis penchée sur cette série avec quelques mois de retard mais je dois dire que c’est son succès aux Emmy Awards de cette année qui m’a poussée à la regarder. Dans une cérémonie où la femme a été fortement présente et récompensée à travers un grand nombre d’oeuvres réalisées par des femmes et sur des femmes, il était important de s’intéresser à cette très belle série. Créée par David E. Kelley (à l’origine de la série Ally McBeal), elle est tirée du roman du même nom écrit par Liane Moriarty et publié en 2014.

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Le premier épisode m’a laissée de marbre voire à grimacer… Les personnages que campent Reese Witherspoon (Madeline) et Laura Dern (Renata) étaient dès leurs premières scènes tellement clichés et stéréotypés que j’ai eu du mal à accrocher. D’autant plus que le premier épisode semble amener dans des directions desquelles la série s’éloigne dès le deuxième. Très rapidement, les couches de chaque personnalité se dévoilent et on découvre des personnages et des situations complexes beaucoup plus intéressantes, loin de ce qu’on s’imagine au début de la série. On croit connaître les personnages dès les premières scènes et, finalement, ils sont développés et on découvre les personnes comme elles sont. On s’attache aux personnages et l’intrigue est très bien menée. C’est addictif et on a vraiment envie de voir ce qu’il va se passer. Et quand on part des stéréotypes du début qui sont démontés au fil des épisodes, on passe notre temps à être surpris.

C’est d’un désir d’adaptation de Reese Witherspoon qu’est née la commande de cette série par HBO. Productrice aux côtés de Nicole Kidman, elles s’allient à Shailene Woodley, Laura Dern, Zoë Kravitz et Alexander Skarsgård pour donner vie aux personnages du livre (mention spéciale à Adam Scott, excellent dans son rôle). L’histoire débute sur un meurtre dont on ignore les identités du tueur et de la victime. Toute la saison s’articule autour de cette intrigue et de cinq femmes, apparemment impliquées dans cette tragédie, dont les enfants sont dans la même école. Dès le premier épisode, Amabella, la fille de Renata, femme d’affaires, se fait agresser par un autre enfant et c’est Ziggy, enfant de Jane, tout juste arrivée dans la ville en recherche de tranquillité d’esprit, qui en fait les frais. Les tensions entre les personnages apparaissent immédiatement. Au cours des épisodes, on assiste en parallèle aux interrogatoires pour découvrir le meurtrier. Les témoignages des autres parents d’élèves tentent de façonner l’image que l’on se fait des cinq femmes principales. Leurs propos sont pleins de dédain, de jugement et de sentiment de supériorité. Aucune solidarité ou compassion ne transparaît et vite, nos perceptions des personnages en sont troublées.

Émouvante, perturbante et avec des scènes très intenses, le réalisateur Jean-Marc Vallée (également réalisateur de Dallas Buyers Club et de Wild) a clairement cherché à être au plus près de la réalité. On ressent les peines des personnages, qu’elles soient physiques ou morales. C’est la beauté des séries, cette capacité à

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montrer le spectre des émotions dans sa totalité et dans sa complexité, comment les femmes de Big Little Lies essaient de se montrer respectables et bien sous tous rapports même jusqu’à cacher leurs secrets à leurs plus proches amis. La honte est un sentiment très présent à travers les relations dysfonctionnelles et les violences conjugales données à voir. Dans le climat actuel de notre société où les femmes ont difficilement la parole sans être remises en question, elle tire toute son importance dans ce qu’elle véhicule : un message d’entraide, d’écoute et de force. Je la conseille vivement à tout un chacun, dans un moment où les femmes doivent avoir la parole plus que jamais et ne plus se cacher par peur ou honte.

© IMDb.com

- Fox

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RING

Critique

© IMDb.com

LE RING Blade Runner 2049

de Denis Villeneuve, octobre 2017 Blade Runner 2049 était une suite très attendue des fans du premier opus réalisé par Ridley Scott en 1982, Blade Runner. Il cède ici la place à Denis Villeneuve, devenu un incontournable de la SF de ces dernières années, et se retrouve à la production de ce sequel. Un film qui a divisé dans la rédaction, et c’est aujourd’hui Gonzo Bob et Dolores qui vont s’affronter sur ce film… ACCRochez-vous, ça va saigner !

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Gonzo Bob : L’une des premières choses qui m’ont marqué au sujet de Blade Runner 2049 c’est son rythme très lent et contemplatif, qui prend véritablement le temps d’instaurer et de développer une ambiance, une atmosphère riche et cohérente. En cela il est également le digne successeur du premier volet, qui avait également un rythme très posé. Cela fait plaisir de voir un film « grand public » qui prend ce parti pris-là, qui est d’autant plus rare dans le genre de la science-fiction, en tous cas dans ses itérations les plus modernes. C’est un peu la « patte » Denis Villeneuve qu’on avait aperçue, notamment, dans Premier Contact.

Dolores : T’es bien gentil avec ton contemplatif, mais pour moi ça a été plus soporifique. C’est un peu comme si Malick, Lars Von Trier dans sa période Mélancholia et Nicolas Winding Refn avaient copulé pour produire ce qu’il y a de plus beau, mais aussi de plus lent. Alors OK, la contemplation c’est cool, mais t’es obligé de faire un plan de 15 minutes sur des reflets de flotte sur les murs ? Et les ficelles scénaristiques sont aussi épaisses qu’une sauce cuisinée par Maïté. Faire un film beau, c’est bien, faire un film riche, c’est mieux !

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Gonzo Bob : Je t’accorde que le scénario n’est pas folichon, c’est clairement le point faible du film. Mais rien que pour voir Harrison Ford et Ryan Gosling s’envoyer des patates sur fond de stroboscope je le valide ! L’enquête en ellemême, qui est quand même un aspect fondamental de la saga Blade Runner, est assez intéressante pour ne pas perdre le spectateur et offre quelques passages vraiment cool, comme la visite à la déchetterie et ses paysages postindustriels désolés. Le scénar’ fonctionne un peu comme un prétexte pour nous emmener aux quatre coins de cet univers complexe et sombre, sa facture somme toute assez classique ne nuit pas vraiment au film il me semble.

Dolores : Et les personnages, on en parle ? Non, parce qu’entre l’hologramme aussi inutile qu’inefficace, le groupe d’androïdes rebelles qui fait une apparition éclair juste pour nous raconter des bribes de scénario et Jared Leto qui, décidément, continue à confirmer que sa carrière est sur la pente descendante, on a quand même une belle brochette de personnages qui ne servent à rien ! Gonzo Bob : Je peux pas décemment contredire ça, y a un fond de vérité... Mais d’autres personnages sont assez réussis, comme celui de Ryan Gosling, dont le bashing sur le web m’échappe un peu. Il joue un androïde, c’est donc raccord d’avoir un panel d’émotions très limité et un côté froid et mécanique ! Quant au personnage de Jared Leto, son problème est qu’il est sous-écrit et sous-utilisé, on a l’impression d’avoir juste affaire à un bad guy générique. Mais au vu de son impact global sur l’histoire on peut facilement en faire abstraction, pour peu qu’on considère que l’antagoniste principal est Luv, son bras droit.

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Emma : qui me gène le plus, je crois, c’est que ce Dolores : Ce film se la pète grave. Ses propos sur la transhumanité, sur les dérives de la technologie, sur les nouveaux modes de communication qui enferment plus qu’ils ne libèrent, sur le pouvoir mis aux mains de l’aristocratie, sont déjà vus. Alors certes, il le fait bien et plutôt efficacement, mais avec si peu de modestie que j’ai la sensation de voir un enfant qui aurait réussi à faire une multiplication pour la première fois en train de donner des leçons de maths à Einstein. Et pourtant, Villeneuve sait y faire d’habitude et son Premier Contact a largement apporté plus à la SF que cette suite insipide de Blade Runner. Une main mise de Ridley Scott à la prod’, peut-être, qui a trop voulu mettre de sa patte dans le projet ? Vu l’échec de ses dernières réalisations personnelles, ça ne m’étonnerait pas que tous les mauvais points du film ne soient dûs qu’à lui !

The Watcher : Gonzo Bob : T’as quand même la dent dure je trouve, Blade Runner 2049 ne révolutionne pas le genre de la SF, mais était-ce son but ? Villeneuve a réussi son pari en réalisant un bon film qui tient la route en tant que tel, même s’il souffre forcément de la comparaison avec son aîné, qui est tout simplement l’un des meilleurs films de SF de tous les temps. Par rapport à une potentielle ingérence de Ridley Scott, il me semble avoir lu qu’il avait justement lâché un peu son « bébé » pour ne pas trop empiéter sur les platesbandes du réalisateur qu’il avait personnellement choisi pour donner vie à la suite de son chef-d’oeuvre de 1982. C’est plutôt de bon augure en attendant Dune, la prochaine réalisation de Denis Villeneuve, autre œuvre mythique du patrimoine du cinéma de science-fiction que le Canadien tentera de dépoussiérer à l’horizon 2019.

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LGDC

Marcel Š unifrance.org

carnĂŠ par Marilou


Marcel Carné, l'anniversaire d'un enfant au Paradis 31 Octobre 1996. C’est la date à laquelle Marcel Carné nous a quitté. Je suis née exactement une semaine après. Et pourtant, aujourd’hui fêtant les 21 ans de sa mort, me voici sur le point d’écrire une chronique sur son œuvre, sur sa façon d’avoir pensé le cinéma. Peut-être dans un devoir de mémoire, pour lui rendre hommage, peut-être pour ne pas laisser trop longtemps de côté une certaine époque du cinéma français. Et quelle époque ! Nombreux vont être les longs-métrages du cinéaste qui rencontrent un net succès auprès du public et restent encore aujourd’hui considérés comme des chefs-d’œuvre absolus (Les enfants du Paradis sorti en 1945 en est l’exemple majeur). Marcel Carné fait son entrée dans le monde du cinéma en tant qu’assistant du metteur en scène Jacques Feyder. À l’âge de 25 ans, il réalise son premier film, Jenny (1936). Il est très fréquemment en collaboration avec le dialoguiste et poète Jacques Prévert, le scénariste belge Charles Spaak, le décorateur Alexandre Trauner, ou encore le musicien et compositeur Maurice Jaubert. À partir des années 1930, le cinéma français s’imprègne du réalisme poétique. Très influencé par la littérature naturaliste et par le cinéma expressionniste allemand, ce courant retranscrit un certain lyrisme, un fatalisme romantique. Marcel Carné va devenir une des figures majeures de ce genre. Ses personnages sont issus de milieux populaires, sous l’emprise d’un destin tragique et baignés dans des décors urbains représentés comme la personnification de la débauche avec des rues déformées, sales, soulignées par un éclairage discret, brumeux. Les années 1950 constituent une période troublée pour l’industrie française car on assiste à un conflit qui oppose les nouvelles générations de cinéastes (la jeunesse) et leurs aînés (le cinéma de «papa»). Truffaut publie d’ailleurs en 1954 dans Les Cahiers du Cinéma un article intitulé «Une certaine tendance du cinéma français» qui faisait l’objet d’une forte polémique face à ce cinéma de «papa» qu’il reniait. Néanmoins, après la guerre, les grands cinéastes des années 1930 retrouvent automatiquement leur place car la jeune génération qui a commencé sous l’Occupation est peu nombreuse. On peut citer Yves Allégret, Robert Bresson, Jacques Becker, Henri Georges Clouzot ou encore René Clément. Au cœur des années 1950, on emploie l’expression de «qualité française» pour désigner et rassembler toutes les œuvres appartenant au même genre (sujets récurrents, stéréotypes, clichés…).

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Durant l’Occupation, Marcel Carné choisit de ne pas s’exiler et de continuer à exercer son métier en France, se démarquant de l’idéologie du régime de Vichy qui imprègne la société française. Mais c’est à partir du film Les Portes de la nuit, sorti en 1946, que le public et la critique commencent à se lasser de ses films. Ce ne sera qu’à l’occasion de la sortie du film Thérèse Raquin (1953) qu’on reconnaîtra en Carné un véritable «style», une certaine «patte», en d’autres termes, une identité et une originalité indéniables. L’esthétique des studios chez Marcel Carné, et dans tout le cinéma des années 1950 en général, montre la nécessité du décor à se couper du monde quotidien. Cela entraîne donc le recours à une situation théâtrale : peu de personnages, lieux réduits, réelle précision apportée aux effets de lumière (décors ombragés), dialogues abondants car il faut absolument privilégier la parole à l’action (richesse linguistique). Loin d’être simplement metteur en scène ou scénariste, Marcel Carné était un réel technicien, un genre d’Orson Welles sentimental. La nouveauté du cinéma de Marcel Carné, c’est de dévoiler les difficultés du quotidien de la société de l’époque de façon symbolique et idéalisée, sans établir un discours politique, sans but éducatif, mais au contraire toujours dans la perspective de mettre en avant la poésie et le romantisme. En sa qualité de poète visionnaire, les films de Carné seraient imprégnés d’une monotonie générale, d’une absence de rythme. Loin d’être un reproche, cet aspect pesant découle au contraire d’une certaine psychologie très présente au sein de la classe populaire du XXème siècle. Marcel Carné a rassemblé des hommages dans un ouvrage intitulé «Ma vie à belles dents». Il parle de son amitié et de sa longue collaboration avec Jacques Prévert, des diverses rencontres qu’il a pu faire au cours de sa carrière. Il témoigne de son admiration pour le compositeur Maurice Jaubert et de l’honneur d’avoir dirigé de grands acteurs tels que Jean-Louis Barrault, Jean Gabin ou encore Michèle Morgan. Car c’est également toute une époque d’acteurs à ne pas délaisser qui font partie du cinéma de Marcel Carné. Alors, chers spectateurs, tous à vos écrans ! Il est toujours temps de découvrir ou de faire découvrir les vestiges fastueux qui font la richesse du cinéma français. - Marilou Perreau

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' - Top 5 du Redac’ -

1 # Les enfants du paradis (1945) Le Quai des Brumes (1938) Hôtel du Nord (1938) Le Jour se lève (1939)

© Axèle Zuanigh

Thérèse Raquin (1953)

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RÉTRO

Critique

© IMDb.com - Columbia/TriStar

CRITIQue

rétroSPECtIvE Southland Tales

de Richard Kelly, 2006 Cannes a détesté Southland Tales donc Southland TALES est GénIAl «Southland Tales ? Jamais entendu parler.» Et si je vous dis Richard Kelly ? ...Donnie Darko (2001) ? Ah, vous voyez maintenant. Southland Tales, c’est un peu le cousin mal aimé de Donnie, resté dans l’ombre de son grand frère jusqu’à être conspué par la critique et ignoré par le public. Il faut pourtant rétablir la vérité : Southland Tales est le meilleur film de Richard Kelly. À première vue, on a tôt fait de qualifier Southland Tales d’un nanar dont le cheap des effets spéciaux rivalise avec le kitsch de ses décors, mais comme le dit si bien cette grande philosophe de notre époque, la Voix dans Secret Story : il ne faut jamais se fier aux apparences.

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2008, Californie. Après la troisième Guerre Mondiale et face à la pénurie de carburant, la compagnie US-IDent élabore un générateur d’énergie inépuisable : le fluide karma. Cette nouvelle technologie altère le mouvement de rotation de la Terre et provoque une faille temporelle. Boxer Santaros (Dwayne “The Rock” Johnson) et Roland Tavernier (Seann William Scott, alias Stifler dans American Pie) en sont directement affectés, tandis que la lutte entre le pouvoir de droite et les néo-marxistes prend une nouvelle ampleur. Au fond, on reconnaît là bien des thèmes qui ont déjà été abordés par la sciencefiction et pourtant, Southland Tales en est certainement l’expression la plus singulière. Cette dystopie apocalyptique brosse avant tout le portrait corrosif des États-Unis, au moment des élections qui opposaient John McCain à Obama en 2008. Le film grossit le trait des contradictions et absurdités de la dramaturgie politico-médiatique en mettant en scène, par exemple, l’influence des pop stars génération MTV sur les élections. À ce titre, Christy (Sarah Michelle Gellar, alias Buffy) est un personnage tout ce qu’il y a de plus truculent : ex-icône porno, télépathe, prophétesse et agent double, elle évoque ainsi l’implication de Paris Hilton dans les élections de 2008. Le personnage de Pilot Abilene (Justin Timberlake), narrateur du film, livre quant à lui quelques clés à la compréhension du film en citant

The Hollow Men de T.S. Eliot (1925) : « This is the way the world ends // Not with a whimper, but with a bang. » Le déplacement du texte d’origine «[Not with a bang, but with a whimper]» renvoie à la surenchère absurde de la société médiatique actuelle et trouve une illustration littérale dans le final du film. L’ombre du 11 septembre flotte toujours sur la Californie décrite par le film, caractérisée par les marques du grand œil orwellien, à savoir ces snipers démiurges, comme Pilot Abilene, disséminés aux quatre coins de Venice Beach et la société US-IDent dont les caméras voient tout. Élections présidentielles, pénurie de carburant, paranoïa sécuritaire... Mais alors, trop ancré dans son époque, ce Southland Tales ? Ce serait oublier l’état actuel du monde et le résultat des dernières présidentielles américaines. Il a aussi tout d’un film délibérément pop, en particulier grâce à son casting iconique, son sens affûté des punchlines et ses scènes d’anthologie. Pilot Abilene, comme rattrapé par son interprète Justin Timberlake, reprend ainsi la chanson «All the things I’ve done» (2004) des Killers, le tout dans une mise en scène clipesque et une iconographie délirante, entre style post-WW2 et post-moderne à la fois.

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C ’e s t   c e r t a i n e m e n t   l a réalisation de Kelly qui tient le propos le plus intéressant sur notre rapport à


la culture populaire. Ultra référencé, il évoque aussi bien Philip K. Dick que Kurt Vonnegut, influences reconnues par le réalisateur, tout en s’assumant comme une interprétation de la Bible. Il ne s’agit pas de balancer des clins d’œil pour uniquement jouer de complicité avec le spectateur, mais bien plutôt de s’inscrire dans une certaine histoire et pensée de la culture populaire, celle des Watchmen (Zack Snyder, 2009), des cauchemars lynchiens et des répliques de Warhol. Que de figures qui ne cessent d’interroger le rapport entre l’image et le sens que nous leur associons, jusqu’à en épuiser la signification et en révéler la vanité. Expérience hallucinée et hypnotique, Southland Tales est un de ces films labyrinthiques qui vous hantent et qui nécessitent plusieurs visionnages pour être entièrement digérés. Inclassable parmi les inclassables, il emprunte aux grands de la science-fiction comme au pur film catastrophe ou d’action, sans se départir de sa veine de thriller conspirationniste. Le résultat est déstabilisant, drôle, touchant, certes compliqué, mais incroyablement attachant. (Et en plus, il y a Christophe Lambert.)

© IMDb.com

- Listener


Interview © top250.fr

La rencOntre Interview avec Olivier Godard, Cofondateur du site TOP 250 O.G : Nicolas et moi on travaillait ensemble dans les énergies renouvelables depuis un moment. En dehors du boulot on parlait tout le temps de films et de séries, on est tous les deux des gros passionnés ! Le problème c’est qu’à un moment on a eu la sensation d’avoir consommé tous les films qui nous plaisaient, et quand on se conseillait l’un l’autre on finissait toujours par retomber sur des choses qu’on connaissait. On a commencé à chercher un outil qui

TOP 250 est un site fondé par Olivier, Julien et Nicolas, trois amis passionnés de cinéma et de séries. Ce site se base sur notre appréciation de films et de séries pour nous proposer, grâce à un algorithme, une sélection d’oeuvres personnalisée. Rencontre avec Olivier, cofondateur du site. Quand et comment as-tu rencontré Julien et Nicolas, les deux autres cofondateurs du site ?

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pourrait nous conseiller des films selon nos goûts et on est tombés sur un outil créé par Julien, le troisième cofondateur de TOP 250. On a fait le déplacement jusqu’à Marseille pour le rencontrer et ça a tout de suite collé entre nous. Une fois qu’on l’a rencontré, tout est allé très vite et on a pu lancer une bêta du site dès le début de l’année 2016.

sociaux mais j’ai appris le community management sur le tas, avec de l’autoformation et en testant plein de choses ! Comment avez-vous réussi à développer aussi rapidement le site ?

Avez-vous aujourd’hui atteint les objectifs que vous vous étiez fixés ? O.G : Oui, le contrat initial est rempli. Il y a quelques mois nous avons pu mettre en place une nouvelle fonctionnalité qui nous tenait à coeur, le programme : c’est un programme personnalisé par l’algorithme qui nous conseille des films sur les plateformes vidéos et les chaînes télévisées sélectionnées par l’utilisateur. Mais tout est toujours en train de changer, d’ailleurs on va sans doute refaire la page d’accueil et les «fiches Je m’ de la duplus son, deoccupe films pour quetotalité tout soit depuis le tournage jusqu’à la post­ intuitif, facile d’utilisation et agréable production. Mon métier couvre la prise à l’oeil ! On aimerait aussi développer de son, le montage son, le mixage, une appli, des programmes pour la composition et la production les télés connectées… Mais musicale. on est Le réalisateur se consacre à l’image et je tous autodidactes, alors ce n’est pas dirige les sonorités du film. » toujours facile même si c’est aussi un aspect très excitant de l’aventure. On apprend tous les jours, moi par exemple je m’occupe des réseaux

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O.G : Le site est notre base, c’est LE projet, mais à côté de ça on investit énormément de plateformes pour se faire connaître : on a une page Facebook, une chaîne Youtube, un blog … On a aussi un système de partenariats avec des bloggers ou des Youtubers : sur chaque fiche de films sur TOP 250, les partenaires peuvent ajouter leur article ou leur vidéo traitant du film. On regarde beaucoup ce qui se passe sur Internet, du coup dès qu’on trouve une personne pertinente on la contacte spontanément. Mais pour nous, le blog, la chaîne, la page Facebook et le site, c’est un grand tout, c’est la “touche TOP 250” : on veut montrer qu’on fait du contenu de qualité, avec du coeur, qu’on est tous des passionnés et que c’est cet Amour qui anime TOP 250 ! À tel point d’ailleurs que l’argent n’est jamais rentré en ligne de compte dans la création du site. On essaie avant tout de faire un site qui tienne la route, qui plaise aux gens et qui réunisse une communauté de passionnés.


© top250.fr

qui me touchent pour la même raison : la remise en question du monde. Pour le film, je dirais Matrix. Je suis fan de la philosophie de ce film. On peut s’y projeter et se questionner sur des choses qui pourraient exister, et je trouve ça dingue ! Pour la série je conseillerais Black Mirror. Le format d’une heure et le fait que chaque épisode soit indépendant en fait finalement plus des mini films qu’une réelle série. C’est dingue ce que présente cette série, avec ses futurs alternatifs …. Pas si alternatifs que ça, parce que ça fait flipper comme certaines situations ressemblent à des choses de la vie réelle.

As-tu des projets en dehors de ToP 250 ? Il y a beaucoup de projets qui gravitent autour de TOP 250 mais le plus important est sans doute “Video Factory”. Ce projet, comme tous les autres, est né d’une concertation collective avec Julien et Nicolas. Actuellement, on trouve qu’il y a un grand souci sur Youtube qui est que les petites chaînes ont un mal fou à décoller car ce sont toujours les mêmes “gros” Youtubers qui sont mis en avant par le site. On a donc décidé de créer Video Factory pour “corriger” ça. On voulait mettre en avant tout le monde et permettre à des petits vidéastes d’être placés au même niveau que des gros. Les filtres de recherche sont plus précis, et le site est participatif : tout le monde peut ajouter une chaîne pour la faire découvrir.

- Propos recueillis par Dolores

© Olivier Godard

Entre passionnés de cinéma, quel film pourrais-tu conseiller à nos lecteurs ? La question n’est pas évidente ! Si j’peux me permettre un peu de triche, je vais conseiller un film et une série

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Infos Ciné

InFOS - L’American Cosmograph -

- L’ABC -

© cinemaitalientoulouse.com

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13 Rue Saint-Bernard abc-toulouse.fr/ www.cinema italientoulouse.com

Le réalisateur et metteur en scène Rainer Werner Fa s s b i n d e r,   d i g n e représentant du nouveau cinéma allemand des années 60-70, est mis à l’honneur au théâtre toulousain. Une lecturei ns t a l l at i on   i nt itu l é e F a s s b i n d e r   –   Wo r k in Progress aura lieu le samedi 09 décembre à partir de 20h30. Cet événement retrace l’œuvre du cinéaste, véritable critique sociale de l’Allemagne d’aprèsg u e r re,   autou r   d e   l a problématique universelle et intemporelle de la peur de vivre.

La Dernière Zéance revient au Cosmo, le dimanche 10 décembre à 21h30 avec, au programme, Père Noël Origines, conte fantastiquehorrifique de Jalmari Helander qui revisite le célèbre mythe du vieux barbu en rouge et blanc. Sorti en salles en 2010 et récompensé par de nombreux prix dans les festivals de cinéma, cet ovni cinématographique balaye la vision moderne du gentil bonhomme qui conduit un traîneau et distribue des cadeaux aux petits enfants pour revenir à la genèse d’une légende beaucoup moins innocente... Soyez-en sûrs, après avoir vu ce film, vous ne verrez plus jamais le petit papa Noël de votre enfance de la même façon.

151 Route de Blagnac

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www.theatre2lactelering.com

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24 rue Montardy www.americancosmograph.fr/

© IMDb.com

- Théâtre Le Ring -

© IMDb.com

Du 1er au 10 décembre se tient la 13e édition des Rencontres du cinéma I t a l i e n   à   To u l o u s e . Au programme de ce festival : 22 projections dont certaines se font en présence d’acteurs et de réalisateurs invités pour l’o c c a s i on ,   d e s   av ant premières, des hommages, et bien entendu une compétition à l’issue de laquelle trois prix (le Prix du Public, le Prix de la Critique et le Prix du Jury Étudiants) seront décernés. Un événement incontournable si vous êtes friands de cinéma italien contemporain ou que vous avez tout simplement envie de le découvrir.

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Les pépites du 7ème art selon nos chroniqueurs

CIné - Sorties en salle -

Dans le cadre de son Extrême CinémaThèque, l’institution toulousaine diffuse Un génie, deux associés, une cloche (1975). R é a l i s é   p ar   D am i ano Damiani et produit par Sergio Leone, ce western s p a g h e t t i ,   f r u i t   d’u n montage laborieux et d’une fabrication problématique, présente un intérêt anecdotique que beaucoup q u a l i f i e n t   d e   p l u s  « passionnant » que le film lui-même. Vous voulez en savoir plus ? Rendez-vous le vendredi 22 décembre à 21h. Cette séance sera p r é c é d é e   d ’a r c h i v e s audiovisuelles diffusées en partenariat avec l’INA. 69 Rue du Taur

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www.lacinematheque detoulouse.com/

GoNZo BOB : Re Animator - Stuart Gordon (1985)

L’usine de rien (comédie dramatique, comédie musicale) de Pedro Pinho, le 13Gaumont décembre -Lesortie Cinéma Pathé Star Wars - Les Derniers JediWeber (science-fiction, Jacques jouera action) de Rian Johnson, sur scène son spectacle sortie le 13 décembre inédit Eclats de vie, créé spécialement pour le A Ghost Story et (drame, cinéma, en direct fantastique) de David uniquement au cinéma Lowery, Gaumont Wilson, le sortie le 20 décembre lundi 18 janvier à 20h. Où : Cinéma Gaumont Ferdinand (animation, Wilson – 3 Place du comédie) de Carlos Président Thomas Saldanha, Wilson, 31000 sortie le 20 Toulouse décembre

DOLoRES : The Witch Robert Eggers (2016) EYE IN THE DARK : Rubber - Quentin Dupieux (2010) THE WATCHER : Halloween - Rob Zombie (2007) LISTENER : La Balade sauvage - Terrence Malick (1973) FOX : American Gods série de Bryan Fuller & Michael Green (2017-) LE CoMTE GRACuLA : The Good Place - série de Michael Schur (2016-)

Plus Heartstone d’informations et - Un été réservations : www.de islandaissur (drame) cinemasgaumontpathe. Guðmundur Arnar com/cinemas/cinemaGuðmundsson , gaumont-wilson/ sortie le 27 décembre

cinemotions.com © IMDb.com cine

We are X (documentaire) de Stephen Kijak, sortie le 06 décembre

MaRIlou : The Square Ruben Östlund (2017)

© KTSFotos

- La Cinémathèque -

Bienvenue à Suburbicon (policier, drame, comédie) de George Clooney, sortie le 06 décembre

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- Eye In The Dark


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