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L‘éCRAN

L’écran

- Avril 2016 -

n°4


Edito

ROnan DELBoS

Rédacteur en chef

Ça y est ! Il l’a eue ! Cette put*** de statuette, IL L’A EUE ! On a longtemps cru que le pauvre Leonardo n’aurait jamais droit au Saint Graal, cette satanée statuette en or massif offerte aux heureux lauréats de la grande messe du cinéma américain et mondial que sont les Oscars. Bon, quand je dis « en or massif », c’est une formule rhétorique  ; les statuettes des Oscars sont en effet constituées en majeure partie de bronze qui est, lui, plaqué d’une couche d’or à 24 carats (cette année, l’Académie des Oscars a souhaité revenir à l’ancien design des récompenses telles qu’elles étaient proposées dans les années 20, alors que les statuettes que nous connaissons depuis les années 80 étaient, quant à elles, confectionnées à base de brittanium, un alliage d’étain qui…bref, on s’en fout !). Pour en revenir à ce bon vieux DiCaprio, on n’y croyait plus. Tel Vil Coyote échouant systématiquement devant l’agaçante désinvolture de cet emplumé de Bip Bip, on pensait qu’il n’aurait jamais droit à son idole personnelle, ce morceau d’acier scintillant que vénère tant le milieu cinématographique, celle qui canonise ceux qui la soulèvent fièrement, les voyant immédiatement propulsés dans le panthéon du 7e art, ceux-là même qui peuvent enfin arguer au public, groupies comme détracteurs : « je suis un thug, respectez-moi, mécréants ! ». Et pourtant, depuis Titanic (1997, Cameron), il en a fait du chemin, le petit Jack. Devenu la nouvelle égérie de Scorsese après De Niro (excusez du peu), il s’est illustré à maintes reprises au cours des années 2000 dans des rôles qui se diversifient d’années en années. Bien sûr, avec sa consécration viennent les sempiternelles questions de circonstances, teintées de jugements de valeur  : «  méritait-il un Oscar pour sa performance dans The Revenant  ? Matt Damon en martien esseulé ou Mickael Fassbender en visionnaire de l’industrie informatique ne le méritaient-ils pas davantage ? Et l’ours ? Celui qui

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attaque son personnage dans The Revenant ? Cette brave bête à tout de même un jeu d’acteur époustouflant, que diable  ! #GiveHimAnOscar ! » Peu importe, après tout. La liste des acteurs exceptionnels ne pouvant être exhaustive, félicitons les vainqueurs et ignorons les médisants. Le cinéma est une fête, bordel ! Oui, enfin, ça dépend pour qui. Difficile de passer à côté de l’autre hashtag en vogue durant ce mois de mars : #OscarSoWhite. Pour les anglophobes hostiles à toute forme de technologie, comprenez « De si blancs Oscar », doux sarcasme qui dénonce l’absence de diversité ethnique parmi les nominés (pour la deuxième année consécutive). Pour certains, c’est une honte innommable qui démontre le chemin qui reste à parcourir pour une Amérique qui semble éluder son multiculturalisme (des restes de la politique ségrégationniste  ?). Pour d’autres, c’est une polémique aux allures de pétard mouillé, une fausse alerte à la bombe lancée - entre autres - par Spike Lee (pour changer)  ; des détracteurs qui estiment que l’on devrait davantage se soucier du talent que de la couleur de peau, dénonçant jusqu’au simple constat d’ethnocentrisme, jugé fallacieux. Après tout, le lauréat de l’Oscar du meilleur acteur a un nom qui fleure bon la Sicile, un nom qui souligne une fois de plus ce que le cinéma américain doit à ses immigrés italiens… Bref, vaste débat, dans lequel chacun est libre de se faire son opinion. Reste que la récurrence des polémiques dans les événements culturels est un fait, que l’on a pu observer à l’occasion du festival de la Bande Dessinée d’Angoulême cette année (pour ne citer que lui). Mais j’arrête là mon char. L’un de nos preux rédacteurs va se charger de la suite, en s’étendant un peu plus le sujet de l’aura politique des Oscars dans sa chronique de ce mois-ci. Mais pas sur DiCaprio. Faut quand même pas déconner : dans ce mag’, on parle de choses SÉRIEUSES !

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Photo couverture : BOULDER CLUB CASINO - Divo Diva Chef rédacteur : Ronan Delbos Chef éditorial : Doriane Job Chef de communication : Rémi Serre Rédacteurs : The Watcher, Gonzo Bob, Roxane Benetti, Simon Lesénéchal, Sacha Corbières, Adeline Dekockelocre, Marie Lachet, Lucas Molina, Cécilia Cravéro.


PRENEZ PLACE Sommaire

éditorial

. Box-office : The Revenant d’Alejandro González Iñárritu

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(2016) . Rétrospective : La merditude des choses 13 de Felix Van Groeningen (2009) . Le Ring 17 Les nouveaux sauvages

. Les Oscars, une véritable tribune politique

. Rated-R Retards

. Interview de Alexia Sanchis Etudiante à L’ Actor’s Studio

. Joel et Ethan Coen par Gonzo Bob

INFOS CINé

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Chronique

© Steve Granitz/WireImage

Les Oscars,

une véritable tribune politique Si vous souhaitez lire un hommage à Leonardo DiCaprio, avec des « Il l’a enfin eu son Oscar ! » ou encore « Il a dormi dans une carcasse d’animal ! », cet article n’est malheureusement pas fait pour vous. Cette année, de nombreuses surprises ont jalonné la 88e cérémonie des Oscars. Pourtant, il n’est pas question ici de traiter des prix remportés, mais plutôt d’un autre aspect très marquant de la cérémonie : l’omniprésence de messages politiques. Suite à la nomination d’un seul Noir pour l’intégralité des récompenses (The Weeknd, pour la meilleure chanson), de nombreuses voix se sont élevées pour contester cette discrimination qui a lieu à Hollywood, autour du slogan « Oscars So White ». Le présentateur de la cérémonie, l’humoriste noir Chris Rock, était donc attendu au tournant. Vêtu d’un costume blanc, le maître de cérémonie a de suite annoncé la couleur, avant de nous gratifier d’un discours contre la discrimination. Dénonçant les différentes inégalités, Chris Rock a par ailleurs expliqué pourquoi le combat pour l’égalité entre Noirs et Blancs aux Oscars est plus que jamais d’actualité :

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« Pendant longtemps on avait de vrais trucs pour lesquels se battre. On était trop occupé à être violé et lynché pour se préoccuper de qui était le meilleur directeur de la photographie. Quand votre grand-mère pend au bout d’un arbre, c’est difficile de s’intéresser au meilleur courtmétrage documentaire. ». Non sans humour, le comédien a donc pointé du doigt les difficultés qui poussent la communauté noire à s’insurger contre les problèmes récurrents aux Oscars. Le fait que les acteurs noirs ne soient pas récompensés ne vient pas de leur prestation, mais bien du travail en amont qui ne leur adjuge aucun rôle de grande importance. C’est donc au moment du casting qu’Hollywood doit faire dans la diversité, pour ne pas offrir aux acteurs blancs une bien meilleure visibilité et éclipser de facto les acteurs noirs. Une autre pique a été administrée aux crimes racistes impunis des policiers américains, avec cette belle tournure qui a permis à Chris Rock de résumer la situation : « Cette année, dans l’hommage aux disparus, il n’y aura que des Noirs qui ont été tués par les flics en allant au cinéma ». D’autre part, Iñarritu (le réalisateur primé de The Revenant) a fait directement référence à son film dans son discours, pour faire l’apologie de l’égalité raciale. Il renvoie à Hugh Glass (personnage principal) qui dit à son fils métisse : « Ils ne t’écoutent pas, ils ne voient que la couleur de ta peau. », avant d’ajouter : « c’est vraiment l’occasion pour notre génération de nous libérer des préjugés et de ce

raisonnement tribal, et de s’assurer une fois pour toutes que la couleur de la peau soit aussi insignifiante que la longueur des cheveux ». Le combat contre la discrimination des Noirs n’était pas la seule cause défendue le 28 février : 2016 sera l’année des élections présidentielles aux Etat-Unis, et de nombreuses personnes se sont exprimées sur ce point. Adam McKay, qui partageait l’Oscar de la meilleure adaptation avec Charles Randolf pour The Big Short : le Casse du siècle, a déclaré avec aplomb : « Surtout, si vous ne voulez pas que l’argent contrôle le gouvernement, ne votez pas pour des candidats qui acceptent l’argent des grandes banques, des compagnies pétrolières et des milliardaires tordus ». Des primés ont donc fait allusion aux présidentielles, et même ceux qui remettaient les Oscars en ont profité : en témoigne Andy Serkis, qui déclare avant de remettre l’Oscar des meilleurs effets spéciaux : « Chris, si tu pouvais mettre un costume de capture de mouvements à l’instant-même, tu pourrais jouer ce que tu veux, d’un monstre mégalomane qui menace la planète à Donald Trump... En fait, c’est un peu pareil, mais bon, bref ! ». Aux Oscars, les moyens déployés permettent d’offrir un spectacle singulier, marqué cette année par la venue du vice-président américain Joe Biden. Après avoir reçu une standing ovation, Biden a présenté la chanson interprétée par Lady Gaga « Till It Happens to You », tirée d’un documen

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-taire sur la gestion des agressions sexuelles au sein des universités. Une fois la chanson terminée, le vice-président a repris la parole, pour inviter ceux qui regardaient la cérémonie à prêter serment sur le site “ItsOnUs.org”, pour « intervenir dans des situations où le consentement n’a pas été donné ou ne peut pas l’être », en invitant les téléspectateurs à agir : « Changeons la culture». Ce message poignant sur les agressions sexuelles s’est retrouvé dans les propos de Michael Sugar, lors de la remise du prix du meilleur film à Spotlight, film qui retrace l’enquête du Boston Globe sur des enfants abusés sexuellement par des prêtres : « Ce film donne la parole aux survivants et cet Oscar apporte une résonance encore plus forte à cette parole. Nous espérons que cela permettra à la voix des survivants de résonner jusqu’aux portes du Vatican (...) Pape François, l’heure est venue de protéger les enfants ». Enfin c’est la question du climat qui a animé les débats, que l’on peut inscrire dans la continuité de la COP21 de novembre et l’accord de principe international qui en a résulté. C’est d’abord la costumière de Mad Max : Fury Road, Jenny Beavan qui a pris la parole. Suite à la victoire de son troisième Oscar, elle compare Mad Max à la société actuelle : « J’y ai beaucoup réfléchi et en réalité Mad Max pourrait être horriblement prophétique. Si nous ne sommes pas plus attentifs les uns les autres et si nous ne cessons pas de polluer notre atmosphère, cela pourrait très bien arriver. ». Enfin, après avoir remercié les différentes personnes qui l’ont aidé dans sa carrière comme sur le tournage de The Revenant, c’est Leonardo DiCaprio qui s’est exprimé sur la question écologique : « Faire The Revenant, c’était parler des relations entre l’Homme et le monde naturel, monde dont nous avons tous ressenti le réchauffement. (...) Le changement climatique est réel et il a lieu maintenant. C’est la menace la plus urgente à laquelle l’ensemble de nos espèces sont confrontées, et nous devons travailler collectivement et cesser de le procrastiner (...) Ne considérons pas cette planète comme un acquis. Je ne considère pas cette soirée comme acquise. » Un grand nombre de personnalités se sont donc exprimées quant à la discrimination des Noirs, sur les élections présidentielles imminentes, la question des abus sexuels ainsi que le réchauffement climatique. Les Oscars constituent la cérémonie de cinéma la plus médiatisée au monde ; elle représente également une formidable voie d’expression.

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- Simon Lesénéchal


Critique

CRITIQue BOX-oFFICE The Revenant

Alejandro Gonzalez Iñárritu, 2016

Iñárritu au sommet de son art The Revenant est seulement le sixième film d’Alejandro Gonzalez Iñárritu, déjà brillant réalisateur oscarisé pour Birdman l’an passé. The Revenant raconte l’enfer vécu par un trappeur américain, Hugh Glass (campé par un Leonardo DiCaprio impeccable), dans l’Amérique du XIXème siècle. Lors d’une expédition, il va se faire attaquer par un ours et être laissé pour mort par ses coéquipiers. A partir de là, il nourrira une immense soif de vengeance. Iñárritu dépeint ainsi une Amérique très violente (le film est à déconseiller aux âmes sensibles) faite de combats ultra réalistes entre indiens et colons américains. La première chose qui marque dans le film c’est son esthétique magnifique et subjuguante. Le film a été tourné avec des lumières naturelles ce qui donne une originalité et une puissance visuelle assez rare. Iñárritu va compléter cette empreinte mémorable avec des panoramas naturels magnifiques.

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Certains plans rappellent Nostalghia (Andreï Tarkovski, 1983) ou encore Aguirre, la colère de dieu (Werner Herzog, 1972). La caméra se place régulièrement très près des visages des acteurs pour montrer leurs côtés très humains, ce qui rend le film assez viscéral et qui permet au spectateur de se plonger dans l’univers dans lequel évoluent les personnages. Il est rare actuellement de trouver des films proposant une esthétique aussi différente et aussi puissante visuellement. Le réalisateur va réussir aussi à imposer une mise en scène presque parfaite avec des plans séquences millimétrés (ne ratez surtout pas la scène du début du film d’une durée de 5 minutes !). Ces plans séquences, audacieux car ils nécessitent d’être joués en continu et ne contiennent aucun découpage ou montage, permettent d’imposer une ambiance très particulière en montrant la sauvagerie dans laquelle évoluent les personnages. En quelques plans le réalisateur nous montre l’immensité de la nature face à l’homme, une nature d’ailleurs très hostile au personnage qui va devoir endurer maintes souffrances pour survivre, entre blizzard et torrent.

plusieurs scènes pour marquer la solitude du personnage et sa déshumanisation. De plus, le fond du film dégage une forte intensité. Cette quête de survie du personnage de Hugh Glass renvoie à la bestialité de l’homme et à son instinct de survie. Le personnage va devoir réapprendre à se déplacer mais aussi à se nourrir. C’est donc aussi une reconquête d’humanité qu’il va retrouver dans sa survie. Tous les acteurs du film sont bons surtout Tom Hardy dans son rôle d’homme cupide à la recherche de richesses. Ne ratez donc surtout pas The Revenant. Ce type de film fait preuve d’une très grande maîtrise, ce qui est rare. Tout le monde peut l’apprécier autant pour la forme (la scène de l’ours est impressionnante) que pour le fond. Le film est une des réussites de 2016 que tout amateur de film se doit de voir. Il signe par ailleurs un très gros succès aux Etats-Unis (plus de 160 millions de dollars enregistrés !) et a obtenu l’Oscar du meilleur acteur et meilleur réalisateur.

A cette puissance visuelle imposante s’ajoute la puissance sonore très présente. La musique principale du film est une création originale, réutilisée d’ailleurs dans

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- Lucas Molina


Critique

CRITIQue

rétroSPECIVE La merditude des choses Felix Van Groeningen, 2009

La merditude des choses, en voilà un titre accrocheur ! Empreint d’une touche d’humour graveleux, et d’une pincée de poésie, c’est le mélange gagnant du film de Felix Van Groeningen. Il fût primé en 2009 meilleur film d’art et essai au Festival de Cannes, jolie victoire pour un second long métrage ! Depuis, le réalisateur enchaîne les succès avec Alabama Monroe (2013) qui reçut de nombreuses récompenses dont le meilleur film étranger au Festival de Cannes, et Belgica sorti le 2 mars, très attendu par les cinéphiles (et d’ores et déjà primé au Festival

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américain Sundance). Felix Van Groeningen s’impose désormais comme une nouvelle tête bien pensante du cinema indépendant belge, marchant dans les sillons de réalisateurs comme Bouli Lanners, Jaco Van Dormael ou Abel et Gordon, pour ne citer qu’eux. On peut même se risquer à dire qu’il ouvre la voie à une nouvelle génération de cinéastes belges. Le film s’inspire du livre éponyme, écrit par Dimitri Verhultst et publié en 2006, connu par la grande majorité des lecteurs belges. Le réalisateur se lance dans un vrai travail d’adaptation, avec la volonté de rester au plus proche du livre.

un minimum de stabilité à cette famille, les aimant tous avec tendresse, et sans porter sur eux le moindre jugement. Leur quotidien rime avec beuveries mémorables, humour gras, et problèmes d’argent. Un environnement peu propice pour Gunther, à se consacrer à ses études. Cette double temporalité engendre de nombreux va et vient, donnant alors une impression de cause à effet marquée entre son enfance désastreuse et sa vie de jeune trentenaire un peu paumée. Un troisième temps se dessine également à travers la voix off de Gunther, voix omnisciente, qui semble beaucoup plus confiante et mature. Elle apporte au film une touche de poésie et de réflexion. A l’exception d’un moment maladroit où l’on est perdu dans ces sauts dans le temps, le scénario tient bien la route. Les va et vient rendent le film dynamique et l’on adhère facilement à cet aspect pourtant risqué et complexe du film.

La trame du film se centre autour du personnage de Gunther Strobbe, enfant et adulte. Gunther adulte semble chamboulé par une enfance marquante. Écrivain raté, aigri et égoïste, il apprend qu’il va devenir père, ce qui le rebute profondément. Il se lance alors dans l’écriture d’un roman relatant ses souvenirs d’enfance. Gunther enfant à 13 ans, il vit dans le village flamand (fictif) de TrouDuc-les-Oyes avec son père et ses trois oncles, de vrais énergumènes alcooliques. Seule sa grand-mère, chez qui ils vivent, semble donner

Van Groeningen choisit de filmer certains plans en noir et blanc, comme une vieille photo de famille. Elle reste à jamais imparfaite, mais on la chérit pour ce qu’elle représente malgré tout. Le réalisateur joue également avec la colorimétrie, pour donner aux

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souvenirs d’enfance plus de douceur, et au quotidien un aspect grisâtre et angoissant. Il réussit à nous toucher et à jouer sur notre corde sensible en utilisant pourtant des procédés plutôt simples. Les scènes de caméra à l’épaule, essentiellement pendant certaines fêtes, nous plongent véritablement dans une ambiance excessive, mouvementée. On s’y croirait presque ! Bien plus que la thématique de la famille, il s’agit bien de transmission dont le film parle. Une transmission qui s’avère scabreuse, entre Gunther et ses parents, puisque sa mère l’abandonne et son père le baptise (quasi littéralement) avec de la bière. C’est peut être bien pour cela qu’il refuse son futur statut de parent, ne sachant ce qu’il pourra offrir à cet enfant, autre que cette « merditude des choses » qui semble se coller à chaque membre de la Famille Strobbe. Cette fatalité oppressante dans le film est véritablement palpable dans le très bon jeu des acteurs, et les dialogues. Les différents personnages sont tous travaillés de sorte qu’aucun d’eux ne passe au second plan. Chacun apporte son grain de sel, de l’originalité, mais aussi leurs peines. Ce film brut et parfois drôle, ne manque pas pour autant de finesse. Si souvent l’on reste hébété par les personnages hauts en couleur et les situations grotesques, l’on en est pas moins touché par leur histoire. C’est sans jugement que la caméra nous montre ce cheminement complexe d’un homme en plein accomplissement.

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- Cécilia


LE SONDAGE Du MOIS Réponse au sondage du mois de Mars « Quel est votre support favori pour voir un film ? » : Une salle de cinéma pour l’ambiance Viens toi aussi participer à notre sondage du mois d’Avril en répondant à la question suivante sur notre page Facebook : Lequel de nos rédacteurs préfères-tu ?


Critique © acticity.com

LE RING Les nouveaux sauvages - Damián Szifron, 2014 « Au fond d’un couloir, caché dans l’ombre, se trouve Sacha Corbières, un être maléfique désirant manger des tapas saupoudrés de farine d’os et enveloppés d’une peau putride de léopard. Quant à Marie Lachet, elle se trouve éclairée par la lumière d’un néon grésillant. Nos deux protagonistes se livreront à une joute verbale sans merci sur le film de Damián Szifrón, Les nouveaux sauvages. Que le match commence ! » Fight !

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Sacha : Il faut tout d’abord souligner le travail fantastique du réalisateur qui nous propose un film original, en organisant le film en actes . L’ennui n’existe pas, nous sommes plongés dans une intensité constante grâce à des scènes de meurtre ou de longs dialogues palpitants, teintés parfois d’un côté humoristique.

Marie : Seriously ? Je crois que je t’ai perdu là Sacha. Ce film n’est que l’ennui incarné. Je t’en veux énormément de m’avoir obligée à le voir, c’était pire que de faire un dossier sur une sculpture romane. Une intensité constante ? ON SE MEURT. Des scènes de meurtre, oui, au bout de 20 longues minutes de blabla. L’humour ? J’ai dû esquisser deux sourires.

Sacha : En effet, le film peut paraître, pour les quelques extraterrestres de cette planète, ennuyeux. Mais lorsque l’on assiste à une scène de mariage qui nous transporte du rire jusqu’à la colère, on ne peut dire qu’elle manque d’intensité. Le réalisateur nous offre un panel d’histoires variées, qui sont cependant liées par un même thème : la descente en enfer de personnes banales.

Marie : Justement, l’acte du mariage, je pense que c’est celui qui m’a le plus déçu, pour une fois j’espérais un meurtre, genre la mariée qui passe par-dessus le balcon... Bah non. Happy end. Là je suis en colère. Je n’ai pas aimé ce film, tout simplement car je trouve les actes originaux mais très inégaux. Le premier est génial, j’espérais que tous les actes seraient comme ça, mais ce n’est pas le cas. On va decrescendo jusqu’au bout.

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Sacha : J’admire particulièrement le réalisme et la franchise du scénariste dans ce film. L’acte du mariage représente l’amour dans toute sa splendeur, le troisième acte dessine la campagne argentine avec brio en employant un paysan loufoque et rustre. Cependant le premier acte n’est ni comique ni empoignant, il est en trop. Il faut aussi souligner que ce film s’inscrit parmi ceux critiquant la société argentine, plus particulièrement dans la scène postérieure à la querelle campagnarde.

Marie : Je ne suis pas d’accord, le premier acte est le meilleur parce que surprenant de A à Z. Le troisième est beau par l’image, soit. Mais le scénario quoi... Une dispute de mecs en bagnoles (“parce que tu m’as doublé, j’vais te tuer”), et je ne parle pas de la dernière phrase qui est dite. Quant aux critiques, je vois de quoi tu parles, mais pourquoi les perdre au milieu d’une espèce de ratatouille dégueue ? Ça perd tout son sens à mon avis.

Sacha : Un crime passionnel en guise de clôture du troisième acte se déroulant dans la campagne. Cela s’appelle du grand art humoristique.

Marie : Du “grand art humoristique”, mon p’tit Sacha, tu me déprimes. Cette réplique est digne d’un court­-métrage collégien.

- Sacha Corbières, Marie Lachet

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LGDC

LES GRANDS

Du CINéMA ,Joel et Ethan Coen, par Gonzo Bob


Le réalisateur à deux têtes A l’occasion de la sortie en mars dernier de Avé César, le dix-septième film des géniaux frères Coen, jetons un petit coup d’oeil dans le rétroviseur sur la longue et prolifique carrière du tandem de réalisateurs le plus célèbre de notre époque. Spoiler alert : en tant que fanboy absolu, l’auteur de ces lignes se réserve le droit de se passer de toute objectivité ! Car oui, les deux larrons du Minnesota en ont fait du chemin ! Du cinéma indépendant américain aux grosses productions à casting 5 étoiles, en passant par une Palme d’Or au Festival de Cannes pour Barton Fink (1991) et un Oscar du Meilleur Film pour No Country for Old Men (2007), les frères Coen se sont constitués au fil des années une filmographie culte, éclectique mais cohérente qui les place d’ores et déjà dans le panthéon des plus grands artisans du cinéma, grâce à une patte, un style thématique et esthétique reconnaissable entre mille. La Coen Touch peut-être ? En se penchant un brin sur les films réalisés par « le cinéaste bicéphale », l’un de leurs charmants surnoms, il est facile de se rendre compte que ces garslà sont à l’aise dans n’importe quel genre, « switchant » allègrement au fil de leurs envies entre comédie absurde, film noir, western et comédie musicale ,entre autres, mettant à chaque fois à leurs pieds pontes de studios et public. Car s’ils développent une certaine idée très personnelle du cinéma, ils n’en oublient pas pour autant d’être rentables au box-office. Bankable certes, mais pas que ! Ainsi, la plupart de leurs films disposent de moult niveaux de lecture, qui s’adaptent et se développent selon le bagage culturel et cinéphilique du spectateur. Ce n’est en effet pas un hasard si le cinéma coenien plaît autant au grand public qu’aux cinéphiles les plus aguerris et exigeants ! Leurs références sont multiples et riches, à la croisée de différents médiums, prenant leurs racines dans la littérature, la peinture et bien sûr le 7ème art, les frères Coen étant avant tout, comme la plupart des cinéastes de leur génération, des amoureux du cinéma. Cela donne à leurs œuvres une profondeur insoupçonnée, et il faudrait revoir chacun de leurs films une dizaine de fois avant d’en extraire et d’en comprendre tous les clins d’oeils et hommages divers et variés à la culture américaine. Les frangins ont aussi le mérite de savoir s’entourer de collaborateurs fidèles et talentueux, comme par exemple Roger Deakins à la photographie et Carter Burwell à la musique, qui les accompagnent depuis le début de leur

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carrière. Il en va de même avec les acteurs, qui constituent une véritable famille que l’on retrouve dans de nombreux films à l’image de Steve Buscemi, Billy Bob Thornton ou plus récemment George Clooney, qui se découvre par là un second degré et une auto-dérision que l’on ne lui connaissait pas forcément, jouant avec jubilation de son image de séducteur ultime. Enfin, leur principale force réside dans l’écriture. Ce sont des story-tellers nés, qui signent le scénario de tous leurs films, en plus de collaborations occasionnelles pour d’autres réalisateurs (Le Pont des Espions de Spielberg il y a peu). Cette qualité d’écriture se retrouve dans les personnages iconiques qu’ils ont créés au fil de leur carrière. Ainsi, qui ne se souvient pas de Walter Sobchak ou du Dude de The Big Lebowski (1998), de Anton Chigurh dans No Country for Old Men (2007), ou encore la joyeuse bande d’évadés du bagne de O’Brother (2000) et leur leader charismatique Everett Mc Gill. Cette aptitude naturelle à donner vie à de tels personnages s’explique notamment par le fait que les Coen les écrivent systématiquement pour un acteur bien précis et choisi en amont du processus d’écriture, et leur développement se fait en collaboration étroite avec les interprètes qui les portent à l’écran. Un autre aspect de leur maestria scénaristique est leur capacité à cisailler des dialogues percutants et intelligents, souvent teintés d’absurde, qui justifient à eux seuls la création d’un adjectif spécifique à leur cinéma : on parle désormais d’une situation, d’un personnage coenesque. Pour toutes ces raisons j’aime passionnément les frères Coen, véritables caméléons du cinéma moderne, adulés autant par leur public que par l’industrie, qui en signe de reconnaissance leur a offert la place de Président(s) du Jury du Festival de Cannes en 2015, et je ne saurais que trop te conseiller, ô lecteur de l’Ecran, de te faire une petite soirée de binge-watching de certains de leurs chef d’oeuvres méconnus, j’ai nommé Sang pour Sang (1984), Arizona Junior (1987), Le Grand Saut (1994) et The Barber (2001), à moins que tu décides de la jouer plus classique et de rester en terrain connu avec un imparable combo Fargo-The Big Lebowski-O’Brother-Burn After Reading. Dans les deux cas impossible de se tromper, quelques potes, un pack de bières et tu tiens une soirée cinéma de haut niveau !

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Collider.com

- GoNZo BoB -

Adepte du 7è art depuis sa plus tendre enfance, ce junkie du cinéma n’a pas cessé d’expandre sa culture filmique à grands coups de marathons et autres binge watching. Les seuls dieux qu’il vénère le dimanche se prénomment Coen, Kubrick et Gilliam, entre autres...


© Reene Arns

Interview

La rencontre Interview avec Alexia Sanchis,

Alexia Sanchis, 22 ans, est une jeune provinciale pleine d’ambition dont le rêve est de devenir actrice. Elle ne profite aujourd’hui plus du soleil réconfortant du Sud mais respire l’air plein d’opportunités de Paris. Soyons réalistes, si vous voulez percer dans le cinéma, la capitale augmente considérablement vos chances. C’est suite à cette évidence qu’elle a posé ses valises et ses espoirs dans un énième arrondissement, plus déterminée que jamais à jouer la comédie, à sortir ses tripes, à délivrer ses sentiments, ses émotions, à nous livrer une part de son histoire... Une seule exigence ? Cela doit se faire devant une caméra.

j’ai beaucoup appris. J’ai réalisé que c’était vraiment le métier que je voulais faire. Suite à ce stage, j’ai été acceptée à l’école des Cours Florent à Paris, j’y suis restée un an et me suis orientée vers une autre école dont l’apprentissage est plus américain. »

« Peux-tu nous présenter un peu ton parcours? »

« Pourquoi avoir arrêté les Cours Florent et avoir choisi l'Actor's studio ? »

« Après le lycée, j’ai souhaité réaliser mon rêve d’être actrice. J’ai donc fait un stage cinéma au Cours Florent avec le réalisateur Armand Lameloise avec qui

« Pour ce qui est des Cours Florent, j’ai beaucoup appris au stage mais pas grand-chose en une année d’école, à mon grand regret. C’est très théâtral,

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beaucoup dirigé, et on est très nombreux dans les classes. Il y a beaucoup de rivalités, de concurrences, il n’y a pas vraiment de «troupe»... J’ai plutôt vécu cette formation comme du «chacun pour soi». C’est pour ça que j’ai changé d’école et me suit dirigée vers l’Actor’s Studio, dans laquelle il n’y a pas de sélection mais qui exige un certain engagement. » « Comment se déroulent les cours à l'Actor's studio ? »

« Super bien ! On y apprend une technique différente de celle qu’on enseigne généralement en France. Le but c’est de ne pas jouer et d’être dans le vrai. C’est la méthode américaine de Strasberg et Stanivlaski (par laquelle pas mal d’acteurs sont passés. Indice ? L’un d’entre eux vient de gagner l’Oscar du meilleur acteur). Les cours sont donnés par le professeur Joël Bui, qui a lui-même fait l’Actor’s Studio aux Etats-Unis. Cela se passe chez lui, il y a maximum 15 élèves par cours de 3h. Pendant « Je on m’occupe la la totalité du son, 1h30 travailledesur relaxation, depuis lechaque tournage jusqu’à la post­ détendre partie du corps, production. Mon métier couvre la prise après on commence le travail du sens de son, le montage son, le mixage, mémoire, nos 5 sens, par de petits la composition et laétant production musicale. exercices. Le but d’éveiller une Le réalisateur se consacre à l’image sensation, une émotion, de recréeret je dirige les sonorités du Ces film.exercices » une réalité sensorielle. doivent être répétés et travaillés chez soi afin qu’ils soient appliqués le plus naturellement possible en cours et

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dans un film. Par exemple, boire du café dans une tasse ou se maquiller devant un miroir. Nous devons recréer ce moment juste avec nos sens, sans objet, afin que ça devienne naturel, comme dans la vie. La seule différence c’est qu’il faut être capable de le faire sur commande. Ensuite, pendant 1h30, on travaille sur des textes, des rôles, des scènes que l’on fait chez soi seul et que l’on doit reproduire devant la classe, des animaux que l’on doit humaniser (technique beaucoup utilisée par certains grands acteurs), des improvisations et tant d’autres exercices qui nous permettent d’aller au-delà de nos émotions et de toucher le vrai. Ces exercices sont ensuite filmés et mis en ligne sur internet pour qu’on puisse chercher des castings. »


« Combien de casting fais-tu par an ?. »

« Avant de faire des castings il faut beaucoup travailler. Pour l’instant, je n’en ai fait que très peu, car je ne voulais pas être recalée, être dans le faux et ne pas savoir comment interpréter le personnage que l’on me demande de faire. Depuis ce début d’année, je suis plus confiante et je commence à me mettre vraiment à la recherche de castings. Depuis janvier-février j’en ai fait deux. Deux projets étudiants dans lesquels j’ai été prise. »

« Le conseil que je peux donner... C’est un métier où il faut être motivé et déterminé. Il ne faut pas avoir peur de montrer ce dont on est capable, savoir dire merde à ceux qui nous découragent et leur prouver le contraire... Et surtout il faut TRAVAILLER TRAVAILLER TRAVAILLER ! » Bonne lecture et «MERDE» pour ceux qui veulent être acteurs ! - Interview de Roxane Benetti

« Tu as joué récemment dans un spot pour le Sidaction, comment as-tu intégré le projet ? Et combien de temps a duré le tournage ? »

« Il y avait une annonce, j’ai postulé, j’ai été choisie dans un premier temps par photos, d’après ce que j’ai compris on était beaucoup, et j’ai ensuite passé un casting. Dans ce casting, on m’a demandé de me présenter, de parler de moi, de faire semblant de me maquiller devant un miroir (ce que j’ai appris grâce aux sens mémoires que l’on fait en cours). Le tournage a durée toute une journée du matin 10h jusqu’à la fin d’après-midi. » « un conseil pour ceux qui veulent aussi être des acteurs ou actrices ? »

- Alexia Sanchis 22 ans Etudiante à l’Actor’s Studio (Paris) Actrice


Chronique

RATED-R RETARDS Attention, la chronique qui va suivre contient de la vulgarité, un langage choquant, des références à des pratiques sexuelles extrêmes ou déviantes. En conséquence, sa lecture est déconseillée à un public familial, enfantin, militant religieux ou à Christine Boutin. Si toutefois vous ne teniez pas compte de cette recommandation, nous vous invitons à aller vous faire sodomiser par un renne au sexe entouré de fil barbelé trempé dans du sang de sidaïque. Affectueusement, l’auteur. Alors, ça y est ! Ce putain de film qu’est Deadpool (de Tim Miller) est sorti et a pété le box office comme jamais pour un film de sa catégorie : pour un budget de 58 millions de dollars, il en a rapporté 619 260 640 $ dans le monde depuis sa sortie (et c’est pas fini). Il est le meilleur démarrage de tous les temps pour un film sorti en février et le meilleur démarrage pour un film Rated-R( Rated Restricted ou «classé restreint» pour les connards qui connaissent pas l’anglais) surpassant Matrix Reloaded (Lilly et Lana Wachowski comme il faut les appeler maintenant puisque ces deux connards ont décidé de devenir deux connasses, 2003), meilleur

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Š Vulture34 / DeviantArt


démarrage pour une adaptation de comics Rated-R depuis 300 (Zach Snyder, 2006) et c’est même le meilleur démarrage pour un film de la 20th Century Fox depuis Star Wars : Revenge of the Sith de George Lucas (135 millions de dollars la première semaine pour Deadpool contre 108 millions de dollars pour Star Wars en 2005). Oui, petits scarabées, Deadpool à battut Star « fucking » Wars en termes au box-office. Et après ça, il y aura encore des abrutis d’enculés de bouffeurs de merde de producteurs pour nous dire que le piratage tue les artistes (si vous voyez pas le rapport, c’est que vous êtes con comme une valise sans poignée. Allez jouer sur l’autoroute et laissez les grands travailler). Donc Deadpool, un film au public restreint, est un succès. Que vont donc faire les enfoirés qui dirigent les compagnies de production et qui se gavent de pognon comme des oies gersoises ? ILS VONT FAIRE QUE DES PUTAINS DE VERSIONS RATED-R DE MERDE DE LEURS FILMS A LA CON ! Après avoir massacré la promesse qu’était Expendables en obligeant Stallone à faire de l’action movie pour gamin (ce qui transforma Expendables 2 en cours de récré avec les gamins les plus stéroïdés du monde et Expendables 3 en partie de paintball la plus chère du monde), voilà que ces fils de putes lénifiants ont décidé que tout devait être mature : Batman VS Superman Dawn of Justice (Zach Snyder again) aura une version Rated-R pour les DVD/BluRay/mes-

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c o u i l l e s - s u r - t o n - n e z / VO D, l e s prochains X-men le seront (pas Apocalypse de Bryan Singer parce qu’il est terminé ), Wolverine 3 pourrait l’être (le type est juste la machine à tuer la plus efficace de l’univers Marvel mais non on n’est pas sur de pouvoir faire un film violent avec lui), l’adaptation du manga Deathnote sera Rated-R (oh putain, une bonne nouvelle ? Ah non, ça reste un manga japonais adapté par des abrutis d’américains. Aucune chance que ça devienne un bon film). La logique commerciale du film PG-13 (Parent Guidance Strongly Cautionned ou « les chiards doivent être accompagnés par un adulte qui paiera deux places pour se taper une connerie sans nom ») ayant fait long feu, les studios, entre deux remakes, se pompent les idées et vont nous noyer dans un océan de fausse ironie mature matinée de blagues graveleuses. Je hais tellement ces gars que je voudrais leurs couper les couilles pour les leur coudre sous les paupières. Pendant ce temps là, Disney continue d’infantiliser les univers qu’il a gobés financièrement (Marvel, Star Wars) afin de « continuer à promouvoir les valeurs de l’entreprise». Mieux vaut créer des gamines anorexiques à complexe d’Œdipe que des cyniques en les lobotomisant avec des films à base d’orphelins et de physique scientifiquement impossible (sans déconner, la rousse de Rebelle est leur vision d’une femme ronde ! UNE FEMME RONDE BORDEL DE MERDE !). Ah monde de merde !

- The Watcher


Infos Ciné

- Le Cinéma Gaumont Wilson Le Metropolitan Opera se téléporte sur les écrans du Gaumont Wilson pour une nouvelle saison. Rendez-vous les samedis 2, 16 et 30 avril à 18h55 pour assister, en direct de NewYork, aux représentations exclusives de Madame Butterfly, Roberto Devereux et Elektra.

INFOS - Le Cratère -

Hors Campus

Dans le cadre de la 9e édition du Festival Made in Asia, le cinéma Le Cratère vous propose de venir découvrir 5 films coréens, du 13 au 17 avril. Avec en bonus une soirée spéciale le vendredi 15 avril qui débutera à 18h30 avec un buffet asiatique, suivi d’une projection de The Host de Joon-ho Bong (2006) en présence du journaliste et enseignant Françis Schall, à 21h.

- La Cinémathèque -

10e festival Zoom Arrière du 1er au 9 avril. Cette saison, le festival Zoom Arrière s’intéressera aux Histoire(s) de Restaurations. Au programme : une table ronde, une master class, un hommage à Raymond Chirat, une expo, des projections uniques, deux ciné-concerts, la présence de l’acteur Pascal Greggory... et bien d’autres surprises encore !

Où : Le Cratère - 95 grand rue St-Michel, 31400 Toulouse Plus d’informations au près de : http://www. cinemalecratere.com/

Où : Cinémathèque de Toulouse - 69 Rue du Taur, 31000 Toulouse

© festivalmadeinasia.com

© culturopoing.com

Site web : www.lacinemathequedetoulouse.com/

Où : Cinema Gaumont 3 Place du Président Thomas Wilson, 31000 Toulouse

Plus d’informations et réservations sur : http://www. cinemasgaumontpathe. com/cinemas/cinemagaumont-wilson/


© Raymonde Carasco

Les pépites du 7ème art selon nos chroniqueurs

Campus - Sorties en salles en avril 2016 à ne pas louper - Les Visiteurs : La Révolution (Comédie) de Jean-Marie Poiré

- La Fabrique, UT2J -Le Cinéma Le CIAM enGaumont partenariat Pathé avec la Cinémathèque de Toulouse et avec Jacques Weber jouera la participation de surRégis scèneHébraud, son spectacle rendEclats un hommage inédit de vie, créé cinématographique spécialement pour le à la réalisatrice française cinéma, en direct et et ancienne professeure uniquement au cinémade cinéma de l’université Gaumont Wilson, le du Mirail, Raymonde Carasco lundi 18 janvier à 20h. du 4 au 15 avril. Diverses Où : Cinéma Gaumont manifestations Wilson – 3 Place artistiques du auront sur le campus Présidentlieu Thomas et des rencontres auront Wilson, 31000 Toulouse lieu également hors du campus (la Cinémathèque, Plus d’informations et la librairie Ombres réservations sur : www. blanches). cinemasgaumontpathe. com/cinemas/cinemaOù : L’Université Toulouse gaumont-wilson/ – Jean Jaurès

Gonzo Bob : L’armée des 12 singes - Terry Gilliam (1995) The Watcher : Un justicier dans la ville (Death Wish) - Michael Winner (1974) Adeline : Velvet Goldmine - Todd Haynes (1998)

CINé

- Captain America : Civil War (action, fantstique) d’Anthony et Joe Russo

- Dalton Trumbo (Biopic, drame) de Jay Roach - Sky (Drame, thriller) de Fabienne Berthaud

- La vie nous appartient (drame) d’Alex K. Lee - Blind Sun (drame, fanstastique) de Joyce A. Nashawati - Les Habitants (documentaire) de Raymond Depardon

Plus d’informations sur la page facebook CinéMirail et à : ciam@univ-tlse2.fr

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Roxane : A fantastic fear of everything - C.Hopewell & C.Mills (2012) Simon : L’Ombre d’un doute - Alfred Hitchcock (1943) marie : The Rocky Horror Picture Show - Jim Sharman (1975) sacha : Pusher 2 - Nicolas Winding Refn (2004) Cécilia : L’araignéléphant - Piotr Kamler (1968) LuCAS : Memories of Murder - Bong Joon-Ho (2003)

- Adeline Dekockelocre


- ConTACTS asso.lecran@gmail.com L'écran (UT2J)

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Magazine L'écran Avril 2016  

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