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n°21


Édito

manny CALAvERA Rédacteur en chef

« KÔMEN ? Bohemian Rhapsody élu meilleur film aux Golden Globes ?? Mais qu’est-ce que c’est que ce délire ? Le pauvre Freddie doit se retourner dans sa tombe ! » Tel est le genre de phrases que l’on va pouvoir lire, entendre ou dire – non sans une certaine hargne convaincue – maintenant que nous sommes entrés dans la période bénie des récompenses et cérémonies officielles de la saison hiver/printemps de la cinématographie mondiale. Oui, les César, les Oscars, Cannes… tout ça quoi. Les Golden Globes, toujours organisés par le Hollywood Foreign Press Association (cette entité vouée à la promotion du cinéma américain à l’étranger par la presse étrangère basée aux USA – si vous n’avez rien compris, sachez que moi non plus), ont déjà lancé les hostilités en érigeant « meilleur film » le biopic légèrement controversé (pouvait-il en être autrement ?) du groupe Queen et de son charismatique – et regretté – leader. Sitôt primé, le voilà déjà propulsé parmi les prestigieux nominés aux Oscars (c’est presque devenu une règle de cause à effet, vérifiée chaque année), au milieu des triple A hollywoodiens et d’autres longs-métrages plus ou moins indépendants (on signalera au passage le joli trajet du dernier Spike Lee, BlakKklansman, ou même de Roma, signé Alfonso Cuarón). Tiens ! Roma, parlons-en. Pas du film en lui-même, mais de ce qu’il transporte avec lui : la discorde. Oui, messieurs-dames, la discorde, la vraie ! Le cortège terrible et funeste du chaos, à en croire certains polémistes. Un avenir sombre et effroyable, qui porte un nom démoniaque qui inspire la perfidie et la décrépitude les plus crasses : Netflix. Oh ne riez pas ! NON ! Oui, j’ai un peu forcé le trait, je l’avoue, mais jugez plutôt : Cannes a fermé ses portes au monstre numérique aux 10 millions d’abonnés lors de sa dernière édition, estimant que pareille plateforme et les films qu’elle produit (dont Roma) n’avaient pas sa place à la grande messe du cinéma international. Bon, c’est surtout que toute la sélection cannoise doit obligatoirement être sortie en salle pour être en lice, conformément au modèle de régulation de l’industrie cinématographique français (exception culturelle, quand tu nous tiens). Modèle qui stipule également que toute sortie en vidéo à la demande doit se faire 36 mois après la sortie en salle. Sachant que la VOD est précisément la seule méthode de distribution et de visionnage

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des films Netflix, on comprend le problème profondément politique qui se pose, éveillant au passage les débats les plus vifs sur l’orientation que prend la commercialisation du cinéma de nos jours. Seulement voilà, telles les invasions barbares, nul bastion ne saurait résister à l’entreprise de Reed Hastings : les autres grands festivals du monde « tombent » les uns après les autres sous sa coupe. On détecte déjà plusieurs films estampillés Netflix dans les nominés des Oscars (l’Amérique ne tournera pas le dos à l’Amérique, allons !). Et que dire de la gloire remportée par Roma, justement, lors de la dernière Mostra de Venise : le Lion d’or, rien que ça, soulevé par le drame mexicain disponible en ligne. Suivi de près par The Ballad of Buster Scruggs, western à sketches des frères Coen, qui remporte le prix du scénario (Netflix aussi). Compte tenu du ramdam cannois, ces prestigieuses distinctions prennent des airs de revanche plutôt cinglante... et attisent encore des braises déjà bien rouges. Un sujet brûlant, s’il en est, qui cristallise autant les crispations de secteurs économiques et de corporations en relative baisse de régime (les gérants de salles et les distributeurs, notamment) que notre culture de consommation d’objets audiovisuels : si cela ne change rien pour les séries TV à proprement parler, le court-circuitage de la grande toile blanche ne fait pas que des heureux chez ses adeptes. Au sein même de L’Écran, si le débat ne fait pas rage (quoique, après quelques verres...), le service de VOD a clairement ses disciples et ses sceptiques (mais le fait qu’il n’ait pas de farouches opposants chez nous en dit déjà long, sans doute, sur l’acceptation pratiquement acquise de ce mode de distribution à l’ère numérique qui est la nôtre). Mais laissons ces querelles de commerçants de côté ! Peu importe le média, le support, les louanges ou les anathèmes des hautes instances ; tant que le cinéma – et tout le reste – nous arrive, que l’on peut le dévorer goulûment, sans retenue et avec passion, on sera bien. Bien, on l’a été en ce début de mois de février, d’ailleurs, avec notre deuxième Nuit du Cinéma de l’année organisée à l’université Jean Jaurès ! Un bonheur pour nous de retrouver nos lecteurs et nos « futurs lecteurs » (on leur a pas laissé le choix) au cours de cette soirée, cette nuit et ce matin cinéphiles qui se sont déroulés merveilleusement bien. L’occasion de découvrir ou de redécouvrir des films qui, eux, n’ont pas fait polémique (ou presque pas !). Alors on se dit à la prochaine… donc très bientôt ! D’ici là, on va sortir notre pop-corn et mater le prochain épisode du feuilleton Netflix contre le reste de l’Industrie, aux Oscars le 24 février !

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© Arlex

Photo couverture : pexels.com Chef rédacteur : Manny Calavera Chef éditorial : Doriane Job Maquettiste : Célia Hassouni Rédacteurs : Eye In The Dark, Crash, Stella, The Watcher, Gonzobob, Le Comte Gracula et Listener Correctrice : Adeline Dekockelocre


éditorial

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. Box-office :

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Une Affaire de Famille, De Hirokazu Kore-eda (2018)

. Le Ring :

Friday Night Lights, De Peter Berg (2006-2011)

. Riverdale (2017) et Les nouvelles 10 aventures de Sabrina (2018) L’ado est-il un adulte comme les autres ?

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Ridley Scott, Réalisateur anglais

. Rétrospective :

Sommaire

PRENEZ PLACE

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. Jim Jarmusch Par Crash

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. Joëlle Cammas et 22 Frédéric Thibaut Documentaliste et programmateur de La Cinémathèque de Toulouse

À NE PAS LouPER 5

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Critique

BOX-OFFICE

CRITIQuE BOX-oFFICE

©Allociné

Une Affaire de Famille

De Hirokazu Kore-eda, en salle le 12 décembre 2018 la surprise de ce début d’année Le dernier Hirokazu Kore-eda cache bien son jeu. Le synopsis évoque un film simple et émouvant : l’histoire d’une famille pauvre japonaise qui recueille une petite fille maltraitée et délaissée par ses parents. Émouvant, le film l’est, comme je ne l’avais pas vu au cinéma depuis longtemps. Mais il cache aussi une complexité qui fait voler en éclats toutes les attentes et les suppositions que l’on peut faire à son sujet. Pour une fois, je trouve que cette Palme d’or est amplement justifiée.

Le synopsis ne ment pas : il s’agit bien d’une famille modeste qui voit entrer dans son quotidien la petite Juri, une mutique fillette qui ne veut plus retourner chez elle. Ce foyer décousu, composé de fortes personnalités un peu marginales, semble heureux malgré la misère. Pourtant, au cours du film, je me rends compte que quelque chose cloche : la narration ne dit pas tout, elle laisse ici et là des zones de flou. Le film joue avec les fausses pistes et dévoile, au compte-gouttes,

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la prestation. Le jeune homme se met à pleurer, désespérant de créer un lien affectif avec un autre être humain. Mais ce moment ne saurait être le plus émouvant du film ; aucun personnage ne laisse indifférent. Le film joue sur les ambiguïtés, notamment sur la part de vrai et de faux dans les relations que nous voyons à l’écran. C’est un peu comme s’il y avait deux histoires racontées en même temps. D’un côté, une vraie famille forte et aimante, une famille en laquelle on peut croire. De l’autre, une famille qui n’existe que dans ses faux-semblants et dans la fragilité des liens qui la composent.

des informations fondamentales sur les personnages qui auraient dû être connues dès le départ. Plus le film remet en question nos croyances et plus on prend conscience de notre ignorance. Cette transformation lente et subtile du film est parfaitement maîtrisée. La mise en scène économe éparpille avec soin des mots, des sons, des regards, autant de pièces du puzzle qui ne prendront sens qu’à un moment donné et certaines peut-être jamais. Je n’en dirai pas plus sur ces non-dit, de peur de gâcher le déroutement que vous éprouverez sans doute et qui est tellement plaisant au cinéma. Juri, mystérieuse et forte, est merveilleusement interprétée par Miyu Sasaki. Mais l’histoire n’est finalement pas centrée sur elle. Une Affaire de Famille est raconté par plusieurs voix, pas toujours en accord les unes avec les autres. Le film traite de la complexité des relations humaines : être un père pour son enfant, une amante, une sœur, une confidente pour sa petite fille. Ce sont autant de liens que les personnages aimeraient construire sans trop savoir comment. Il y a une scène très forte dans le film où Mayu, l’un des personnages principaux qui gagne sa vie en tant qu’escort, se retrouve dans un salon privé avec un client. Dans cet endroit froid et artificiel, un chronomètre est en route sur la table pour mesurer le temps de

© Imdb

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Le film ne répond pas à toutes les questions que l’on peut se poser. Pourtant, il ne m’a pas laissé une impression d’inachevé. Malgré quelques longueurs dans sa dernière demi-heure, c’est une œuvre d’une grande cohérence, riche et bouleversante, qui sort des sentiers battus. Je trouve que le cinéma japonais actuel est, en général, assez retenu dans sa manière de dépeindre les émotions ; je pense à La Saveur des ramen, sorti dernièrement, ou à Les Délices de Tokyo. Il y a beaucoup de sobriété dans Une Affaire de Famille,

mais celle-ci est surtout au service d’une narration qui en dit peu. Elle ne réfrène en rien l’émotion ; j’ai d’ailleurs été frappée par l’expressivité des personnages, résultat d’un jeu d’acteur inspiré. Cela tient peut-être au fait que les personnalités dépeintes ici sont assez peu conventionnelles... Courez prendre ce qui sera peut-être votre première claque cinématographique de l’année. En tout cas, ça l’a été pour moi.

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- Stella -


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Chronique

CHRonique ©Dean Buscher/Netflix

Riverdale (2017) et Les nouvelles aventures de Sabrina (2018) De Roberto Aguirre-Sacasa L’ado est-il un adulte comme les autres ? Frères et sœurs, je viens auprès de vous afin de me confesser : j’ai chuté. Plus exactement, j’ai rechuté. J’ai trempé un orteil dans la série pour ados, afin de reprendre la température de ces univers longuement délaissés, et je me suis mouillée jusqu’aux oreilles. Alors je l’avoue ici : j’aime les séries pour ados, Riverdale et Les nouvelles aventures de Sabrina qui ont une place particulière dans mon cœur.

Riverdale et Les nouvelles aventures de Sabrina sont des adaptations de comics appartenant au même éditeur, Archi comics (qui publie également Les pierrafeu et Sonic). Ici les ados sont tour à tour enquêteurs, sorciers, journalistes, membres de gang et prisonniers. Et en même temps ils sont pleins de cynisme, de rêves, d’espoir et d’ambition. Les adultes sont assez absents, quand ils ne sont

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Riverdale étant la première série sortie, c’est la première des deux séries que j’ai vue. Je ne peux toujours pas expliquer précisément ce qui m’a accrochée et convaincue de rester devant mon écran à attendre la sortie des épisodes, chaque semaine, avec une passion ardente alors que Mon Dieu je déteste ça ! Mais avant que vous ne détourniez le regard, abasourdis par ce flou artistique, je peux vous donner des pistes sur mes raisons qui font ressortir Riverdale des séries teen. J’en aime l’esthétique en premier (raison très personnelle s’il en est), le côté vintage et sombre ,avec des accents colorés, très voyants qui me parle et m’inspire. J’en aime les personnages féminins aussi : Betty qui est plus souvent au premier plan qu’Archie, Veronica aussi bien sûr, mais surtout Cheryl qui est badass à voir avec son arc et son blouson rouge. J’en aime les intrigues, aussi capilotractées qu’elles soient, parce qu’elles jouent avec les codes du cinéma et des genres dont la série s’inspire. Même si les ficelles sont évidentes, on arrive quand même à passer un bon moment. Puis, j’aime la manière dont Riverdale aborde

pas des obstacles pour leurs enfants. L’ambiance générale se rapproche de celle d’un Teen Wolf ou d’un True Blood pour Riverdale, qui s’apparente au film noir avec principalement de l’enquête et abordant les sujets du crime organisé. Les nouvelles aventures de Sabrina penche vers l’horrifique, étant une adaptation du comic Chilling Adventures of Sabrina, un spin-off horrifique de Sabrina l’apprentie sorcière. Riverdale raconte les histoires du héros de l’univers : Archibald Andrews. Célèbre aux États-Unis, elle a notamment inspiré le nom du groupe The Archies, mondialement connu pour sa chanson Sugar, Sugar ; l’œuvre originale était inconnue ou presque en France avant l’adaptation de Netflix. Les nouvelles aventures de Sabrina était plus attendue puisque des livres, des séries, des téléfilms et des jeux vidéo existent déjà autour de l’univers principal. Ces adaptations avaient, néanmoins, pris l’orientation de l’humour puisque Salem, le familier de la jeune sorcière, parlait.

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© Netflix


ses personnages LGBT+ et j’apprécie qu’elle en fasse un non-sujet. Certains personnages sont homosexuels et ce n’est pas discuté, ils peuvent se questionner et c’est acceptable. On y aborde la question des « thérapies de conversion » et c’est traité comme quelque chose de grave qui dérange les jeunes héro-ïne-s mais pas les adultes de leur entourage. Cela montre aussi le fossé générationnel et social qui existe hors et à l’écran. Dans tous les cas, on pose un regard apaisé sur ces personnages qui ne sont pas traités différemment des autres ados et dont les interrogations sont présentées comme normales.

manigances du Seigneur Satanique. J’aime les références historiques. J’aime la colère qui anime les sorcières devant le patriarcat qui a tué tant de leurs sœur. J’aime les thèmes féministes qui ponctuent les épisodes. J’aime les femmes de pouvoir. J’aime la prise de conscience des adolescentes de leur puissance. J’aime la douce conviction de Sabrina qui lutte pour trouver son équilibre entre deux mondes si différents. J’aime aussi qu’il y ait des scènes dures, sanglantes et macabres, et qu’elles soient esthétisées, mais pas atténuées. C’est probablement ce que je retiendrai de ces séries. Des scènes possiblement choquantes, montrées avec un peu de fard mais en pleine lumière aux yeux de celleux qui souhaitent regarder. Et je trouve ça chouette que des séries pour ados ne les et ne nous prennent pas pour des lapereaux de trois semaines, mais pour des personnes matures et responsables, capables d’assumer d’avoir vu des images un peu inhabituelles.

Ce traitement des personnages LGBT+ est également présent dans Les nouvelles aventures de Sabrina. On y retrouve différentes représentations de la sexualité : de l’hétérosexualité la plus classique à l’homosexualité, en passant par des aventures bisexuelles et du bdsm. Mais la série n’est pas dans le jugement et ça c’est chouette. Ces scènes font même partie des plus sereines, ou en tout cas des moins malaisantes. Parce que Les nouvelles aventures de Sabrina m’a mis (un peu) mal à l’aise, très honnêtement. Après je suis sensible hein, je pense que ma collègue Dolores n’aurait pas eu la même réaction, typiquement. Mais moi j’aime moyennement l’épouvante et l’horreur donc je n’aurais pas dû accrocher. Et pourtant... Pourtant j’aime frissonner devant les

- Le Comte Gracula -

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RING

Critique

LE RING © 2017 ALL THE MONEY US, LLC. ALL RIGHTS RESERVED

Sir Ridley et Mr Scott,

Par The Watcher et Gonzobob

En ce doux matin de février, Ridley Scott est heureux. Sur son bureau s’étalent les fiches de ses prochains films : Gladiator 2, Battle of Britain, Alien Awakening... Sûr de sa force et de sa puissance filmique, il jubile de ses futurs succès et de l’empreinte toujours plus profonde qu’il laissera dans l’histoire du cinéma, en se mirant dans un miroir. Le visage reflété lui paraît… familier mais étranger : ce sont bien ses traits mais en plus durs, plus agressifs. Une lueur prétentieuse enflamme le regard. “Tu te crois malin ? Tu n’es rien !” lui crache le reflet. Malgré lui, le pauvre vieillard se retrouve entraîné dans les confins de son esprit, à l’image de sa filmographie schizophrénique...

let's fight ! 14


Sir Ridley : Alien, Le Huitième Passager, Blade Runner, Black Rain, Thelma et Louise, Gladiator, Kingdom of Heaven, American Gangster, et j’en passe. J’ai tout simplement réalisé certains des plus grands films de ces quarante dernières années. Je suis un génie du cinéma : le “nouveau Kubrick”. T’as de la chance que j’ai pas de micro dans la main parce que je l’aurais lâché avec tellement de violence que j’aurais provoqué un tremblement de terre.

Mr Scott : La seule catastrophe naturelle que tu arrives à provoquer, c’est l’érosion supersonique de ta cote de popularité depuis dix ans face à la consternation que provoquent tes derniers travaux : Robin des Bois, Une grande année, Exodus : Gods and Kings… On peut être magnanime sur Legend et À armes égales pour quelques audaces, mais le reste est à se tirer une balle dans la tête. Comme l’a fait ton frère en apprenant son cancer.

Sir Ridley : On avait dit pas la famille, t’as vraiment pas de race mec… J’ai créé l’une des plus grandes franchises de l’histoire du cinéma avec Alien et je me suis même payé le luxe de lancer des petits jeunots de la trempe de James Cameron, David Fincher, ou Jean-Pierre Jeunet pour l’occasion ! Pareil pour mon bébé Blade Runner que j’ai habilement refilé à Denis Villeneuve, qui est quand même loin d’être un pérave. Alors on dit merci qui ?

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Mr Scott : Pour Blade Runner 2049 je dis pas, bien que tu aies savonné la planche à Villeneuve en racontant dans toutes tes interviews ta vision définitive de Deckard qui tuait le mythe philosophique de l’original. Mais tu oublies un peu vite que la pire chose qui soit arrivée à la saga Alien, c’est ta décision d’y revenir avec ces doigts d’honneur filmiques que sont Prometheus et Alien : Covenant. Un Alien 5, réalisé par Neil Blomkamp et qui s’annonçait tout à fait appétissant, a été purement et simplement annulé après que tu aies totalement salopé un univers de ta propre création, auquel tu n’as manifestement rien compris. Rien ni personne ne peut reconstruire quoi que ce soit après la dysenterie cinéphilique qu’est Covenant.

Sir Ridley : N’empêche que tout le monde s’accorde à dire que, comme 95% de mes films, ils sont esthétiquement magnifiques et visuellement hyper-travaillés. C’est pas ça au final le cinéma ? De belles images au service d’une histoire. Et je tiens à rappeler au monde que j’ai fait Seul sur Mars tout en préparant Alien : Covenant et Blade Runner 2049. Et j’ai sauvé Tout l’argent du monde de l’abysse, en retournant en neuf jours l’intégralité des scènes du personnage principal joué à la base par Kevin Spacey, après les révélations sur son attrait malsain pour les trop jeunes hommes. Je l’ai remplacé par mon premier choix, Christopher Plummer, que les studios trouvaient trop peu “bankable”. Une belle connerie ! Il n’est pas encore tout à fait sénile le Ridley, et il sait toujours autant mener un tournage jusqu’au bout. C’est l’école de la pub, mon ptit gars !

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Mr Scott : Sénile, peut-être pas, mais has been là il n’y a aucun doute ! Deux films potables sur les dix dernières années ne suffisent pas à se racheter une conduite ! Comment un réalisateur avec ton talent indéniable a-t-il pu tomber aussi bas ? Alors certes on choisira de se rappeler de tes meilleures œuvres, mais ça fait quand même un sacré paquet de boulets à traîner. Je ne saurais que trop te conseiller de t’arrêter maintenant, tant que ton ratio chefs-d’oeuvre/navets est encore positif, et te contenter de produire comme tu sais le faire, en laissant les artistes s’exprimer. The Man in the High Castle, Les Brasiers de la Colère, Enfant 44, L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, et même Le Crime de l’Orient-Express ont été de très belles réussites.

© Fox Deutschland

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RÉTRO

Critique

CRITIQue

rétroSPECtIvE © Allociné

Friday Night Lights De Peter Berg (2006-2011)

L’excellence du teen drama Encore une série injustement inconnue du public français : Friday Night Lights ! Et pour cause la série de Peter Berg, adaptée de son film éponyme, n’a jamais bénéficié d’une diffusion française à la hauteur de sa qualité (elle est néanmoins disponible en blu-ray et DVD). Pourtant, c’est sans aucun doute l’un des meilleurs teen drama qui ait vu le jour ! Friday Night Lights évoque ainsi les années de lycée des jeunes footballeurs de Dillon, une petite ville du Texas, dont la vie est entièrement rythmée par la saison sportive de l’équipe des Panthers. Eh oui, du football américain, du Texas en veux-tu en voilà, des ados chamboulés… Mais n’ayez crainte, la série est mille fois mieux que tous les préconçus qu’on peut avoir sur ses thématiques de prédilection.

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sous-intrigues : tous les personnages ont droit à une caractérisation nuancée et évolutive, au point qu’on s’attache à chacun-e d’entre eux.

Vous êtes probablement déjà familiers du style de la mise en scène de Peter Berg, à qui on doit 22 Miles (2018) et Deepwater (2016) entre autres : nerveux, voire sur-découpé et caméra à l’épaule. Friday Night Lights hérite de cette même réalisation, un poil lissée tout de même qui assure son cachet authentique et n’enjolive pas la violence du sport, comme celle de l’adolescence. Parents absents ou addict’, pression religieuse, sociale, politique… La vie des ados de Dillon est pétrie de complications. En réalité, la série évoque plutôt bien le quotidien de la petite ville texane et soigne notamment son atmosphère, à grand renfort de transitions fluides et de titres d’Explosions In The Sky. De quoi associer au sentiment de réalisme de sa mise en scène une tonalité mélancolique efficace.

Le football américain rythme tout naturellement la série, au gré de ses matchs qu’on attend avec la même impatience fébrile que les joueurs jusqu’à peu à peu en connaître les règles et subtilités sur le bout des doigts. Enfin, presque. Quoi qu’il en soit, on sait combien il est dur de filmer le sport, et si la série reprend les codes télévisuels avec l’intégration du commentaire audio, jamais elle ne lui emprunte le statisme de sa réalisation. Au contraire, Friday Night Lights nous positionne au cœur du match et fait entendre le souffle rauque et le bruit des coups, comme elle fait voir le sang, la boue et les maillots déchirés. Le montage vif, mais pas sur-découpé pour autant comme dans les films d’action de Berg, développe dans le même temps une tension à couper le souffle qui ne laisse personne indifférent - pas même le moins sportif d’entre nous.

© Allociné

Aux grands cyniques qui ont fait le succès de bien des séries, Friday Night Lights oppose une galerie de personnages positifs, dans lesquels on se reconnaît à n’importe quel âge et auxquels on s’attache dès le pilot. En tête de gondole, le coach Taylor est l’âme de la série : génialement interprété par Kyle Chandler, l’entraîneur est celui qu’on aime d’emblée et jusqu’au bout. Là où les jeunes évoluent, le personnage reste un pilier moral et sincère autour duquel tous les autres gravitent. À ce titre, Friday Night Lights séduit par l’équilibre de ses intrigues et

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C’est là que Friday Night Lights se fait la plus évocatrice, au fond, puisqu’elle se rapproche dans ses séquences sportives nettement plus d’une série de guerre que d’une série sportive ou d’un teen drama. En reprenant à son compte les motifs d’un genre a priori complètement éloigné, la série dépeint l’adolescence avec plus de puissance dramatique que ses consœurs et lui impose un cadre serré dont elle tente de s’affranchir. Le poids des responsabilités, l’urgence du moment face à l’inquiétude de l’avenir, la solidarité et l’entraide : au fond, les enjeux “sur le terrain” sont

les mêmes. Elle brasse finalement dans le plus commun et ne cherche jamais à s’élever au-dessus de ses personnages. Pas d’esbroufe, de grandiloquence et de teasing à n’en plus pouvoir... Et si ce n’est certes pas comme ça qu’on gagne des Golden Globes ou des Emmy Awards, c’est encore l’une des plus belles façons de faire une série. Allez, vous savez quoi faire si vous ne la connaissez pas, et vous savez par quelle réplique je vais finir cette critique si vous la connaissez. Clear eyes, full hearts, can’t lose !

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© bookriot.com

- Listener -


- Instant PUB L'écran s'agrandit avec une Émission webradio une fois par mois

Si vous voulez nous réécouter en replay, rendez-vous sur : www.mixcloud.com/ radiogmt/ Émission en collaboration avec GMT

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La Rencontre

LA RENCONTRE © Gaëtan Larant

Interview : Joëlle Cammas et Frédéric Thibaut Documentaliste et programmateur de La Cinémathèque de Toulouse

exposition fanzines à la Cinémathèque de Toulouse et au crous, en partenariat avec Les Musicophages, du 8 janvier au 3 mars 2019 À l’occasion du vernissage de l’exposition consacrée aux fanzines, Gonzobob et The Watcher ont eu l’occasion d’échanger quelques mots avec Joëlle Cammas et Frédéric Thibaut, respectivement documentaliste et programmateur de La Cinémathèque de Toulouse. 22


horreur, érotique ou pornographique… Chacun parlait de ce qui le passionnait. C’est aussi de là que vient le nom. Certains comme Mad Movie ont réussi à poursuivre en devenant de véritables journaux de presse.

Pourquoi cette exposition ?

Joëlle Cammas : On s’est rendu compte, avec nos amis des Musicophages, que nous avions un fond assez conséquent (400 numéros environ pour notre part) et qu’il était temps de les mettre à l’honneur.

En quoi consistaient les fanzines avant internet ?

Qu’est-ce qui vous attire dans le fanzine comme support ?

F. T. : C’était principalement des filmographies. On faisait l’état des lieux pour un artiste (acteur, réalisateur…) de toute sa production afin d’aider et d’aiguiller le public dans sa découverte. Il y avait un côté dénicheur aussi, on faisait ressortir des gens qui n’étaient plus ou pas à la mode, et c’était à l’époque le seul moyen de s’informer dessus. Après, il y avait une petite tradition : on piégeait les filmos avec de faux films qui n’avaient pas été tournés pour voir qui pompait les filmos. Et dans ce cas-là, on réglait ses comptes par courriers interposés. On avait pas les réseaux sociaux pour faire du clash à l’époque !

Frédéric Thibaut : C’est avant tout le côté “fait maison”, c’est un peu punk dans la démarche, ça rejoint la philosophie “do it yourself”. C’était souvent l’affaire d’une seule personne. Et ça permettait de parler de sujets que les institutions ignoraient ou méprisaient. J. C. : Ça date d’ailleurs de la même époque : le premier fanzine recensé est de 1965. Et les fanzines parlent tous de films de genre : fantastique,

© Gaëtan Larant

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On voit également que certains des fanzines avaient des interviews de grands noms du cinéma. Comment cela estil possible ? Les réalisateurs ou acteurs étaient-ils bienveillants envers les rédacteurs de fanzines ?

réalisé la première interview française de Russ Meyer dans le numéro 8. Il y a aussi des gens comme Dario Argento qui reviennent très souvent dans les fanzines et qui n’avaient, à l’époque, jamais été interviewés par la presse spécialisée. Pour Les Cahiers du Cinéma ou Télérama, c’était des gens qui n’existaient pas.

F. T. : À l’époque, les gens se déplaçaient dès que possible. Il faut savoir que le festival de Cannes était, pendant l’âge d’or des fanzines (les années 7080), accessible assez facilement. On pouvait demander une accréditation presse pour un fanzine et aller au Marché du Film qui est l’endroit où se distribuent les films pour les différents marchés (NDLR vente des droits de diffusion des films pour les différents territoires du globe). Les réalisateurs et les acteurs accompagnaient les producteurs pour défendre leurs films. Tobe Hooper en 1974, à la sortie de Massacre à la Tronçonneuse, a été très souvent interviewé par des fanzines. De plus, ils étaient heureux de parler avec des gens qui connaissaient leurs films et même qui les aimaient.

Dernière question : un petit mot sur Extrême Cinéma dont vous êtes l’organisateur et qui arrive bientôt ?

F. T. : La 20e édition du festival Extrême Cinéma : c’est complètement bizarre cette association de films qui ne devraient pas s’associer. On passe pas que des bons films mais on procure des réactions. Je milite pour passer un mauvais film en salle et un excellent moment en même temps. Interview réalisée lors de l’enregistrement de l’émission de radio spéciale vernissage de l’exposition avec Gaëtan Larant, en partenariat avec Good Morning Toulouse. Tous les numéros des fanzines disponibles aux archives de la bibliothèque de La Cinémathèque sont accessibles et consultables sur place.

J. C. : Pierre Charles dont on a récupéré les maquettes et les archives avec Ciné Zine Zone a, par exemple,

© Gaëtan Larant

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LGDC

un poète à la caméra Par Crash 26

© Pinterest

jim jarmusch


Un billet de train “Akron (Ohio) - New York”, une guitare et une valise pleine à craquer de recueils de poèmes : voilà comment débute l’épopée du jeune Jim Jarmusch lorsqu’il part étudier la littérature anglaise à Columbia.

(1980), son premier film. Dans une ville post-apocalyptique, Aloysius Parker, un dandy jazz, semble évoluer en marge de tous les gens pressés qui s’affairent autour de lui. Le décalage d’Aloysius, c’est aussi celui de Jarmusch et de ses films : un étrange cocktail de cultures, un demi-monde (pour reprendre la formule de Philippe Azoury dans Jim Jarmusch, une autre allure) ignorant la part du réel qui le gêne à la façon d’un poème.

Né d’une mère critique de cinéma, il a déjà un bagage dans ce domaine, mais ce n’est qu’en 1973, lorsqu’il obtient une bourse pour venir étudier un semestre en France, que le 7ème art le frappe en pleine gueule. Il a l’incroyable chance de fréquenter La Cinémathèque française, à l’époque où elle brillait Place du Trocadéro, et il y découvre des auteurs qui le marqueront à vie. Parmi ces géants : Melville, dont le film Le Samouraï (1967) sera abondamment cité par Jarmusch dans Ghost Dog : The Way of the Samurai (1999). Le long-métrage est une leçon d’honneur et d’amitié avec une bande-son qui se paie le luxe monumental d’être composée par RZA du Wu-Tang Clan.

Les films de Jarmusch peuvent s’apparenter à un recueil de poèmes qui s’emploient à parler des laisséspour-compte, des outcasts, des oubliés de l’histoire. Dans Mystery Train (1989), tryptique prenant place à Memphis, Jarmusch invoque bien Elvis, où plutôt son fantôme, mais ce n’est que pour mieux s’en moquer. La ville dans laquelle nous déambulons grâce à d’infinis travellings est délabrée. Elle n’arrive plus à porter le poids de sa réputation, tout comme le soit-disant King, celui qui a pompé son attitude aux vrais rockstars telles que Screamin’ Jay Hawkins condamné, dans le film, à jouer le réceptionniste dans un motel crasseux.

Une fois rentré à New York, il entreprend de devenir réalisateur et s’inscrit à la New York University où il a pour maître le terrible et génial Nicholas Ray ! En parallèle, il arpente l’underground et fera plus d’une fois escale au CBGB avant que le club, victime de son succès, ne devienne infréquentable. De l’union illégitime de ses études et de sa passion pour le punk rock naîtra Permanent Vacation

Si Elvis a pu choquer ou provoquer une Amérique puritaine dans les années 50, Hawkins aurait sûrement envoyé directement aux urgences le public de lycéens qui venait voir des beaux gosses danser sexuellement pour embêter papa et maman.

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Et c’est là que repose sa justesse : dans la profondeur de ses connaissances et dans la rigueur de ses recherches. Jarmusch est un débrouillard. Dans Down By Law (1986), lors d’une scène où les trois protagonistes s’évadent d’une prison de la Nouvelle-Orléans et se retrouvent à tenter de naviguer sur une barque dans le bayou, il se débrouille pour pondre un travelling parfait avec comme simple moyen de tournage une barque, une caméra et l’aide d’un opérateur qui, visiblement, a de l’or dans les mains. Le remou de la barque aurait dû être visible à l’image, mais par une équation composée d’une patience monstrueuse, d’une minutie titanesque et d’une virtuosité démente, on obtient l’illusion que la caméra lévite à cinquante centimètres au-dessus de l’eau. Si la photographie

de Jarmusch devait avoir un nom technique, ce serait sans aucun doute “Le Miracle de la Rigueur”. J’arrive à la fin de l’article et je me rends doucement compte que je n’ai pas pu aborder tout ce qui me plaisait dans le cinéma de Jarmusch. Ceci-dit, j’espère qu’il vous aura donné envie de vous y intéresser car c’est une véritable mine d’or en termes de références, qu’elles soient musicales, littéraires, filmiques où même picturales. Peu importe le domaine auquel il s’attaque, Jarmusch est toujours plus juste, plus précis, tout en étant plus universel : un poète.

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© IMdb

- Crash -


- Top 5 Du Rédac -

1 - Down By Law (1986) 2 - Dead Man (1995) 3 - Mystery Train (1989) 4 - Ghost Dog : The Way of the Samurai (1999) 5 - Coffee and Cigarettes (2003) 29


À ne pas louper

à NE PAS LouPER !

- La Cinémathèque -

69 Rue du Taur www.lacinematheque-

© graphisme : Extreme Cinema

>> detoulouse.com

Pour sa douzième édition, le festival LGBTQI+ Des Images aux Mots qui met à l’honneur le cinéma queer et lesbien, qui organise aussi des échanges autour de thèmes tels que l’homoparentalité, l’intersexuation, la transidentité, etc. a lieu du 4 au 6 février à Toulouse et du 11 au 28 février en région Occitanie. Le Cosmo’, partenaire de l’événement, organise deux soirées de projections de longs et courts-métrages les 7 et 8 février. Les places sont à retirer sans tarder. où

>>

24 Rue Montardy www.americancosmograph.fr

-Espace Job Dans le cadre de CINÉ CINÉ 7, rendez-vous mensuel des cinéphiles organisé par le collectif Job, une projection spéciale de Certains l’aiment chaud (1959) de Billy Wilder aura lieu à l’Espace Job, le 15 février à partir de 20h30. Véritable chef-d’œuvre de la comédie, ce film devenu rapidement culte fit de son actrice principale, Marilyn Monroe, l’éternelle icône hollywoodienne que l’on connaît tous. À voir au moins une fois dans sa vie et plus sans modération. où

105 route de Blagnac

>>

www.collectif-job.com © Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. All Rights Reserved.

- L’American Cosmograph -

© Photo : Nathalie De Zin / Modèle : Gabs Ricci / Inforgraphie : Bruno Périer

L’Extrême Cinéma, célèbre festival toulousain de la contre-culture cinématographique, fête ses 20 ans à La Cinémathèque du 8 au 16 février. Comme chaque année, la programmation composée de films aussi alléchants que dérangeants, d’ovnis cinématographiques et d’autres raretés habituellement sousexploitées, vous fera vivre des séances qui ne vous laisseront pas indifférents. Âmes sensibles et innocentes, c’est le moment d’enrichir votre culture de l’extrême !

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- Cinéma -

La Favorite (drame, historique) d’Yórgos Lánthimos, sortie le 06 février

Avec olivia Colman, Emma Stone, Rachel Weisz, …

Le réalisateur de l’absurde grec (The Lobster, Mise à mort du cerf sacré) revient sur grand écran avec son nouveau film. La Favorite, nommé 10 fois aux Oscars 2019 et détenteur du Grand Prix du Jury de la Mostra de Venise 2018, prend place au début du XVIIIe siècle. Alors que l’Angleterre et la France sont en guerre, la reine Anne d’Angleterre, en proie à des préoccupations personnelles, laisse la gouvernance du pays à son amie Lady Sarah. Lorsqu’une nouvelle servante arrive à la cour, des rivalités vont naître entre ces femmes partagées entre politique, sentiments, ambitions et pouvoir.

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- Série -

Poupée russe [Russian Doll]

(comédie) de Natasha Lyonne, Amy Poehler et Leslye Headland, saison 1, lancement le 1er février, Netflix

Alors qu’Orange is the new black s’apprête à tirer sa révérence à l’issue d’une septième saison qui sera diffusée cet été sur Netflix, Natasha Lyonne (Nicky dans OITB) n’en a pas fini avec les personnages déjantés et signe, aux côtés d’Amy Poehler et de Leslye Headland, dans une série comique au format court (épisodes de 30 minutes) dans laquelle elle tient le rôle principal. Elle y joue Nadia, une jeune femme visiblement piégée dans une boucle temporelle qui lui fait revivre, jour après jour, sa soirée d’anniversaire. À chaque fois la fête se termine par un décès plutôt violent : le sien ! Va-t-elle réussir à se libérer de cet enfer ? Réponse à partir du 1er février.

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- Jeu Vidéo -

Metro Exodus (FPS, survival horror), sortie le 15 février (PC // PS4 // ONE)

Troisième épisode de la franchise Metro, adaptée des romans éponymes de Dmitri Gloukhovski, Metro Exodus est l’un des jeux les plus attendus de ce début d’année. Dans un univers post-apocalyptique ravagé par une guerre nucléaire, le joueur est plongé dans des décors aux graphismes époustouflants. Il y incarne Artyom, personnage principal des deux premiers volets. En quête d’une nouvelle vie à la surface de la Terre, celui-ci devra affronter des créatures monstrueuses créées par les radiations.

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Les pépites du 7ème art selon nos Rédacteurs EYE IN THE DARK  : Moi, Daniel Blake, Ken Loach (2016) stella : Les Délices de Tokyo, Naomi Kawase (2017) Le comte Gracula  : Podium, Yann Moix (2004) CRASH : Shaft, Les Nuits Rouges de Harlem, Gordon Parks (1971) listener : Creed, Ryan Coogler (2015) Gonzo BOB : Miami Connection, Richard Park et Y. K. Kim (1987) The Watcher : Panique au village, Stéphane Aubier et Vincent Patar (2009)

- Eye In The Dark -


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