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L‘éCRAN

L’écran

- Décembre 2016 -

ProJET SouTENu PAR :

n°6


Edito

manny CALAvERA

Rédacteur en chef

Alors que les premiers flocons se font attendre en cette période hivernale, voici que pointe le bout du museau de notre dernier magazine. Oui le dernier…DE L’ANNÉE 2016 ! Une année particulière, en cela qu’elle est un peu notre An 0 à nous. Le commencement. L’arrivée sur terre de notre cher fanzine estampillé « L’Écran », qui a très certainement échoué dès son premier jour d’existence entre vos mains douces et curieuses. L’équivalent de Moïse qui découvre les tablettes de la Loi (ou qui cause à un buisson qui flambe), si on veut. Une année qui s’est écoulée non sans difficultés pour nous, pauvres étudiants et repentis des amphis, à qui incombait la lourde tâche de mettre sur pieds un projet comme celui-ci. Quelle ne fut pas notre fierté de voir que nos ambitions étaient en grande partie comblées, et que nous sommes aujourd’hui en mesure de les repousser encore davantage. Car c’est là le moteur indispensable de ce type d’aventure : la motivation et l’envie. L’envie de mener nos idées un peu folles jusqu’à leur réalisation. L’envie de partager une aventure commune et gratifiante pour tous ceux qui y participent. Et, bien sûr, l’envie d’avoir envie (c’est important). Et pour finir cette année, il nous semblait difficile de passer sous silence l’heure que tout le monde attend toute l’année durant. L’heure fatidique où l’on sait si l’on a été un gentil garçon (ou une gentille garçonne). L’heure où les tintements de grelots que fait le collier de votre chat – mon dieu que c’est pénible – vous rappellent votre enfance envolée, disparue dans les méandres de vos souvenirs

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nostalgiques lorsque, enfant, vous attendiez impatiemment la venue d’un vieux barbu qui avait sans doutes quelques friandises pour vous (ahem). Vous l’avez compris, je parle bien sûr de l’heure de Noël ! Outre quelques articles traitant de l’habituelle actualité cinéma et d’entrevues sur le monde de l’audiovisuel en général, il sera bien question cette fois de faire un focus sur la période bénie de Noël et de ses sempiternelles rediffusions du Père Noël est une ordure et des Douze travaux d’Astérix (auxquelles vous ne pouvez résister, avouez-le). Alors laissez-vous aller, succombez à la régression mentale qui touche 99% de la population en ces jours festifs, atteignant son paroxysme dès que vous entamerez votre premier bonhomme de neige (si le réchauffement climatique nous lâche un peu), allez-y, faites-vous plaisir : C’EST NOËL ! (et les partiels, oui, désolé.) Je terminerai en vous souhaitant, au nom de toute l’équipe L’Écran, d’heureuses fêtes de fin d’année et en vous adressant l’une de ces fameuses répliques de circonstances, celles que votre oncle ou votre beau-frère un peu lourdingue se plaît à vous lâcher chaque veille de 31 décembre : « ALLEZ, A L’ANNÉE PROCHAINE ! »

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Photo couverture : Imagyka Photo Chef rédacteur : Manny Calavera Chef éditorial : Doriane Job Graphiste : Axèle Zuanigh Rédacteurs : The Watcher, Emma Conquet, Gonzo Bob, Fox, Lola Canales, Le Comte Gracula, Eye In The Dark, Cécile Cravéro, La Cinéfolle Correctrice : Adeline Dekockelocre

© Williem Ckay


. Box -office : Mademoiselle de Park Chan-Wook (2016) . Rétrospective : Dawn of the dead de Georges A. Romero (1978) . Le Ring :

éditorial

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. Spécial Noël : C’était l’bon temps...

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Invasion U.S.A de Joseph Zito (1985) . Critique de Noël : 28 Maman, je m’occupe des méchants de Raja Gosnell (1997)

. Wes Anderson par Fox

INFOS CINé

Sommaire

PRENEZ PLACE

. Coup d’oeil : Agnès Varda & Jacques Demy

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18 . Interview :

avec Claire, Projectionniste

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Chronique

© jambo-congo.com

B C'était

l 'bOn temps... Si vous lisez ce magazine, il y a de fortes probabilités pour que vous soyez étudiants, donc potentiellement âgés entre 18 et 30 ans. J’ose alors supputer que vous eûtes une jeunesse semblable à la mienne, ce qui me permet de nous associer sous le terme de «génération». Une génération pour qui les vacances et Noël plus particulièrement étaient l’occasion de grands rassemblements devant ce lumineux objet du loisir que l’on nomme téléviseur. La période des fêtes était propice, en ce début de la fin du siècle, en réunion familiale autour du petit écran devant des émissions spéciales comme «ça cartoon» ou «Les Minikeums» (pas mal, non ? C’est français.) ou des films d’animations voire des téléfilms. Qui ne se sent pas mélancolique à l’énonciation de ces madeleines proustiennes cinématographiques que sont «Maman j’ai raté l’avion» et «Maman, j’ai encore raté l’avion» (ou comment se délecter, enfants, de l’incompétence des parents), les Astérix et Lucky Luke de Goscinny et Pierre Tchernia ( «Astérix et Cléopâtre», «Les 12 travaux d’Astérix», «Astérix et la surprise de César», «Daisy Town» et le fantabuleux

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«La Ballade des Dalton» aux lectures si multiples que trois générations y trouvèrent leur compte), «L’incroyable voyage» et ses animaux parlants avec la voix des acteurs des «Visiteurs» (Jean Reno, Valérie Lemercier et Christian Clavier) , Les inévitables Disney et les productions de Don Bluth (Fievel, Poucelina, Rock-O-Rico avec la voix d’Eddy Mitchell, Anastasia...) ou encore des grands classiques du cinéma comme «Autant en emporte le vent» ou «Les Dix Commandements» de Cécil B. DeMille, les Sergio Leone ...

littérature comme «Noël chez les muppets» ( Un conte de Noël de Dickens avec Kermit et Michael Caine) ou «La Folie des Grandeurs» (Ruy Blas de Victor Hugo avec De Funès et Yves Montand ou tout simplement les téléfilms sur Merlin, Sinbad et les contes des mille et une nuits furent autant de portes d’entrée dans la fiction sur celluloïd que d’occasions de célébrer l’esprit de Noël en se réunissant en famille pour passer du bon temps. Une enfance formatrice d’habitudes de consommation culturelle qui trouve son évolution classique dans notre génération “Netflix” et “binge watching”. Une génération qui se nourrit de fictions qui comme le bon vin se classent par années et par origines (certains préfèreront le “policier français de 1970”, d’autres le Romanée Conti 1953). Je ne peux m’empêcher de regretter que cette tradition ait disparu ou soit devenue moribonde aujourd’hui au profit d’émissions «spéciales», des actuels divertissements comme «Un dîner presque parfait», «N’oubliez pas les paroles» ou de bêtisiers tous plus faméliques les uns que les autres. Les gourmets de délices visuels et de bouches se font bien rares.

Si cette longue énonciation peut vous paraître rébarbative, c’est en vérité qu’elle est révélatrice des origines de la cinéphilie chez votre serviteur. C’est en effet grâce à ces films de Noël que le cinéma est devenu une habitude, un loisir, une passion. Complétée par une curiosité maladive, cette passion devient une culture euphorisante : grâce à «La course aux jouets», «Un flic à la maternelle» ou «Jumeaux», j’ai découvert Arnold Schwarzenegger et poursuivi l’initiation en grandissant avec «Terminator» et «Conan», idem pour les Sergio Leone qui m’ont amené à découvrir Clint Eastwood. Et que dire d’Arte qui rediffusait les courts, moyens et longs métrages de Charlie Chaplin, de France 3 qui réalisait des sélections des Tex Avery grâce au journaliste Patrick Brion, créateur et animateur de «Le cinéma de Minuit» ?

- The Watcher

B

Les films de Noël comme «Super Noël» ou «Le Grinch», les adaptations de chefs-d’oeuvre de la

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Critique

© AFP

CRITIQue BOX-oFFICE Mademoiselle

de Park Chan-Wook, novembre 2016 Entre délicatesse malsaine et féminisme Ayant été particulièrement marquée par Old Boy (2003), œuvre phare du réalisateur coréen, j’attendais beaucoup de choses ce vendredi 4 novembre en allant voir Mademoiselle. Fort heureusement, aucune forme de déception n’a pointé le bout de son nez, bien au contraire. L’intrigue du film, inspirée d’une nouvelle de Sarah Waters, se place en 1930 dans une Corée occupée par le Japon. Hideko, héritière fortunée, prend Sookee, une jeune coréenne, à son service. Cette dernière est en réalité une

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arnaqueuse de talent et doit pousser Hideko dans les bras d’un prétendu comte, afin que tous deux s’emparent de sa fortune en l’enfermant dans un asile psychiatrique.

Les deux héroïnes ont parfaitement su jongler avec l’ambiguïté et la complexité de leurs rôles, ce qui était nécessaire. Le film s’amuse avec une palette de petits twists, qui auraient été desservis si les actrices n’avaient pas été capables de s’approprier les nuances de leurs jeux. En tant que femme, j’ai été très atteinte par la dimension féministe de Mademoiselle. Hideko et Sookee, insouciantes et pourtant d’une grande force intérieure, osent la liberté en ayant conscience des risques que ce choix représente. Cette thématique donne lieu à des scènes vraiment transcendantes, dont la puissance est alimentée par un autre aspect du film, beaucoup plus sombre et dérangeant.

L’ambiance s’articule entre le huis clos envoûtant et la fresque romanesque. Le tout, porté par une bande originale sublime, nous fascine pendant deux heures et vingt cinq minutes. Toute la force de Mademoiselle réside dans cette astucieuse alliance entre lyrisme et perversité. Le spectateur est embarqué dans un maelstrom passionné et passionnel. Euphorie, liberté, érotisme, cèdent fréquemment leur place à des instants très perturbants. Personnellement, j’ai vraiment ressenti l’influence de L’empire des sens (1976) dans Mademoiselle, bien que ce dernier soit moins extrême. Je pense notamment à cette scène pendant laquelle Hideko fait une lecture à ce public si attentif. L’atmosphère particulièrement asphyxiée et captivante de ce moment a fait resurgir le film de Nagisa Oshima dans ma cervelle anciennement innocente. La plupart des personnes ayant assisté à la projection étaient d’une moyenne d’âge assez avancée (pépé et mémé vont à l’American Cosmograph un vendredi soir) et je m’étonne du fait qu’aucun puritain ne soit sorti de la salle. Certaines scènes étaient tout de même très pesantes.

Je lui trouve peu de choses négatives, si ce n’est le côté parfois épuisant de certains passages. Mademoiselle est très riche tant au niveau sonore et visuel que dans son propos. Park Chan-Wook nous en met plein les yeux et plein la tête, un zeste trop peut-être. En somme, Mademoiselle se trouve à mi-chemin entre le film d’époque, le thriller psychologique et la fresque lyrique, à ne pas rater ! - La Cinéfolle

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Critique © Capture du film Dawn of the Dead

CRITIQue

rétroSPECIVE Dawn of the Dead

de George A. Romero, 1978 Pour ce numéro de décembre, permettez-moi de sortir des sentiers battus en ne consacrant pas cette critique à un énième film de Noël, que vous auriez probablement déjà vu une centaine de fois. Cependant je vous rassure, nous restons en milieu consumériste puisque le film abordé aujourd’hui se déroule quasi-exclusivement dans un centre commercial. Je veux bien entendu parler de Dawn of the Dead, le petit chef-d’oeuvre de George A. Romero sorti en 1978 et plus connu par nos contrées sous le titre Zombie. Imaginé comme une suite nonofficielle au révolutionnaire La Nuit des Morts-Vivants du même Romero, qui crée l’événement à sa sortie en 1968 par sa violence et son ton hautement revendicatif

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et contestataire, Dawn of the Dead mérite à mon sens une réhabilitation, en cela qu’il s’agit d’une œuvre plus complexe et intéressante qu’il n’y paraît de prime abord.

« l’American Way of Life » et son capitalisme décomplexé. Le choix de placer l’intrigue du film dans un centre commercial à l’américaine aux proportions dantesques est tout sauf innocent. Les zombies arpentent par réflexe les allées et galeries désertées par les vivants, et se marchent dessus dans les escalators, tentant de reproduire des comportements qui relèvent de l’instinct le plus primaire. Les voir se presser contre les grilles des rares magasins fermés par notre groupe de héros est assez dérangeant, et encore plus pour un public moderne car cela rappelle immanquablement les images bien réelles que l’on peut voir lors des Black Fridays dont raffole le consommateur de base américain. Le ton employé est résolument ironique, voire même ouvertement cynique, comme par exemple lorsque l’un des personnages, s’interrogeant sur la présence de zombies dans le centre, s’entend répondre : « Ils se rappellent ce qu’ils faisaient de leur vivant, c’était un endroit important pour eux ». Cet effet est appuyé par la présence lors de nombreuses séquences de la musique d’ambiance joyeuse et dynamique du centre commercial qui renforce le sentiment d’absurdité et le malaise ambiants. Tous les travers de la société américaine sont passés au crible, de sa fascination morbide pour les

Pour pitcher rapidement le scénario du film, un groupe de quatre survivants se confine dans un shopping mall immense afin d’échapper à une mort certaine entre les mâchoires en décomposition de morts-vivants tous plus affreux et purulents les uns que les autres. Ils s’y barricadent, dans l’attente d’hypothétiques secours, qui pourraient bien ne jamais arriver. Bien au chaud dans cet environnement familier et rassurant, ils vont cependant devoir se défendre contre les zombies enfermés en nombre à leurs côtés, mais également contre une bande de loubards en bécannes bien décidés à les déloger. Il s’agit ici de bien plus qu’un simple film de zombies comme il en pullule allègrement sur nos comptes Netflix et divers écrans depuis quelques années et un récent retour de hype. Au travers du prisme d’une société en plein écroulement dans un monde désormais peuplé de hordes de zombies assoiffés de chair fraîche, le père Romero se livre à une attaque d’une folle virulence contre

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armes à feu à l’incompétence flagrante des médias et des politiques, ou encore la place des minorités, principalement afro-américaine, et des femmes. Si la violence crue et désacralisée qui occupe une majeure partie du film était destinée à mettre le spectateur mal à l’aise et face à ses propres contradictions, elle revêt pour un public moderne une dimension presque comique et grandguignolesque, tant les maquillages, effusions de sang et autres scènes ultra-gores sont volontairement outrancières et irréalistes. Les effets spéciaux réalisés par le maître Tom Savini, qui s’offre un savoureux caméo en biker complètement taré, restent impressionnants de par leur qualité et valent à eux seuls le détour. Les moults headshots seuls à même de terrasser ces entités maléfiques et grouillantes sont systématiquement jouissifs et donnent au film des allures de jeu de massacre géant. Le nom Dawn of the Dead évoque malheureusement pour beaucoup le sympathique mais gentillet remake signé Zack Snyder en 2004, qui met de côté toute la portée sociale et la dimension éminemment politique de l’oeuvre de Mister Romero, qui est à apprécier sans retenue comme un témoignage d’une période tourmentée et riche cinématographiquement : l’Amérique en pleine mutation des Seventies. - Gonzo Bob

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© lmdb.com


Critique © highdefdigest.com

LE RING Invasion U.S.A.

The People vS Chuck Norris En ces temps incertains où les cartes de la géopolitique mondiale ont été rebattues, il nous paraît nécessaire de revenir aux fondamentaux. C’est pour cela que nous présentons devant la cour « Invasion U.S.A. », réalisé en 1985 par Joseph Zito, avec nul autre que l’immense Chuck Norris, mais aussi Richard Lynch et Melissa Prophet AKA « qui c’est ceux là ? » La parole est à la défense, maître Gonzo, que plaidez-vous ?

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Gonzo Bob : Non coupable Votre honneur !

The Watcher : Objection ! Les faits reprochés à l’accusé sont trop graves, et les preuves réunies trop accablantes.

Gonzo Bob : Je m’insurge contre cet infâme procès diffamatoire. Le seul tort reproché à mon client est un excès de zèle patriotique. En effet, voyant la racaille communiste internationale débarquer sur le territoire américain pour saper avec leur fourberie caractéristique les nobles fondements de la nation de Ronald Reagan, qui n’aurait pas spontanément pris les armes pour bouter les Rouges au-delà de ses frontières ?

The Watcher : Ce que vous appelez patriotisme, je le nomme nationalisme de bas étage, ceux que vous qualifiez injurieusement de « racaille communiste internationale », je les nomme « soldats de la liberté ». Vous parlez de légitime défense pour mieux cacher le passif belliqueux qui oppose votre client au camarade Rostov, son némésis. Toute cette affaire n’est en réalité qu’une affaire de vendetta entre un vigilant à la soif de sang inextinguible et un fier serviteur de la Mère Patrie de Gorbatchev.

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Gonzo Bob : Mr Norris ne fait que son devoir de citoyen en contrecarrant les sombres desseins terroristes de Rostov et de ses sbires, qui ne reculent devant aucune turpitude pour mener à bien un plan démoniaque : la destruction de l’intérieur du système capitaliste par la terreur. Leur insupportable mépris pour toutes les valeurs qui font la grandeur de l’Amérique est à même de justifier à lui seul le festival de violence vengeresse déclenché par Matt Hunter, jusque-là pacifiquement occupé à faire de l’aéroglisseur et de la chasse au saurien dans le bayou. Il ne saurait rester oisif devant les moults affronts que sont l’oblitération d’un centre commercial et d’un paisible quartier résidentiel bien de chez lui, ou encore la castration par balles à laquelle se livre Rostov sur deux infortunés figurants, dont un Billy Drago débutant qui ne méritait pas tant de sadisme !

The Watcher : Vous outrepassez les bornes de la limite, tout comme votre client : ces actes de guerre peuvent en effet paraître bellicistes, mais ce serait omettre, jeune philistin, que, à la manière du débarquement en Normandie de 1944, l’arrivée sur les côtes floridiennes d’une coalition internationale composée de Russes, Cubains, Coréens, Vietnamiens et Chinois est avant tout un acte de libération désintéressé, un électrochoc lancé à une population que le matérialisme a rendu molle, dégénérée et décadente.

Gonzo Bob : Comment peut-on prétendre libérer la liberté elle-même, dont Chuck Norris est un véritable parangon ? Mon client n’est pas sectaire, bien au contraire, son action peut apparaître comme quasi humaniste, dans la mesure où il se mue en véritable citoyen du monde pour botter des culs venant de tous les horizons géographiques à coups de doubles Uzis et de punchlines intemporelles. Il est l’homme providentiel dont son pays avait besoin, un héros sans peurs et sans reproches parfaitement résumé par la tagline de l’affiche : « L’Amérique n’était pas prête, lui si ! ». C’est en vertu de cela que je demande l’acquittement pur et simple de Mr Norris, et sa libération immédiate.

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LGDC

LES GRANDS

Du CINéMA Wes Anderson par Fox

© bourbonandpearls


Douceurs et dynamiques de cinéma

On l’adore ou on le déteste. Il y a rarement d’entre-deux. Certains trouvent la dynamique et l’hyperactivité de son œuvre épuisantes et lourdes, d’autres en sont captivés et stimulés. Je suis plutôt des seconds. À mes yeux comme à ceux de nombreux critiques et spectateurs, Wes Anderson possède un véritable génie cinématographique. En me penchant sur ce sujet, je me suis rendue compte que sur huit films, je n’en connaissais que la moitié, la plus récente. De fait, en regardant ses quatre premiers films, j’ai pu voir que ce qui fait sa patte aujourd’hui était déjà présent à ses débuts. Bien évidemment, son goût de la symétrie et des couleurs pastel et son style narratif se sont affirmés au fil des années. J’ai été particulièrement sensible au Darjeeling Limited (2007) qui raconte l’histoire de trois frères qui se sont éloignés mais qui, à travers un long voyage en Inde, entrent dans une quête spirituelle et renouent des liens fraternels perdus. Ayant deux petites sœurs, j’ai trouvé ce film particulièrement touchant et parlant. On entrerait presque nous-mêmes dans ce voyage spirituel qu’ils entament. Sans oublier cette escapade en Inde dont les couleurs réchauffent le cœur et révèlent une grande envie de voyage. En somme, ce film ne m’a donné qu’une envie : entretenir sans cesse les liens qui nous unissent mes sœurs et moi et pourquoi pas, un jour, partir à notre tour en voyage et nous créer un nouveau souvenir commun d’une toute autre envergure. En me renseignant sur ce réalisateur autodidacte, j’ai lu qu’il avait étudié la philosophie à l’université. Et effectivement, ses films ne sont pas qu’un exercice esthétique et narratif mais bien une invitation à la réflexion. Son œuvre traite aussi bien d’amitiés improbables et d’amour sur intrigue de vol (The Grand Budapest Hotel, 2014) que de thèmes plus sombres comme l’adultère, le délaissement parental et la perte de l’innocence (Moonrise Kingdom, 2012), ou encore le deuil et les rivalités fraternelles (The Darjeeling Limited, 2007). Anderson s’est également essayé au film d’animation en stopmotion avec Fantastic Mr Fox (2009), adapté du roman de Roald Dahl publié en 1977. Impossible de le confondre avec un autre réalisateur : sa narration est dynamique, presque sans souffle, et son esthétique symétrique, rétro et pleine de couleurs pastel. Il mélange également prises de vues réelles avec animation, ce qui ajoute à la dimension onirique de son œuvre. Parmi ce qui le caractérise, on retrouve aussi des zooms avant rapides, une découpe en chapitres et une voix-off narratrice. Cette particularité esthétique et narrative le rend unique et fait de sa filmographie un sujet d’études auprès de nombreux étudiants en cinéma, mais en fait également une source de parodies (notamment A porno by Wes Anderson, de Nacho Punch, 2014).

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Si je devais parler simplement de sa filmographie, je parlerais des émotions qui en découlent et de mon ressenti à chaque fin de film. Qu’il s’agisse de Life Aquatic with Steve Zissou (2004), des Royal Tenenbaums (2001), et du reste de ses films (à l’exception de Bottle Rocket (1996) et Rushmore (1998) dont le casting et l’histoire n’ont pas suffi à me plonger dans le film), j’en ressors avec le sourire aux lèvres et le cœur chaud. Ses films m’emplissent d’émotions positives et c’est en ça que j’aime les regarder. Il y a bien une problématique de départ plutôt malheureuse mais la résolution de ses histoires est toujours dans la célébration de la beauté du monde, des gens qui le peuplent et des liens qui les unissent. - Fox

© cooking.nytimes.com

- FOX -

Quelques mots sur Fox : Non, elle n’a rien d’un renard, pas même les moustaches ! En revanche, elle a un petit penchant pour le cinéma américain (mais pas nécessairement les grosses productions qui ne cherchent qu’à faire du profit !). Pour elle, se plonger dans un film c’est s’évader mais aussi interroger le monde qui nous entoure et se questionner soi-même.

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Chronique © cine-tamaris.com

Agnès varda & jacques demy Cet article retrace l'histoire d'une rencontre, traversée par le cinéma, les années 70, la musique et la photographie...

Tous deux connus comme étant réalisateurs, Agnès Varda et Jacques Demy mènent chacun une carrière prolifique. Agnès Varda est réalisatrice, scénariste, actrice, photographe et plasticienne, qui s’est vue récompensée d’une palme d’honneur à Cannes pour sa carrière en 2016. Elle naît en Belgique, puis rejoint en 1949 Jean Vilar à Avignon où les premières éditions du fameux festival voient le jour. Elle réalise son premier long métrage en 1954, la Pointe Longue, qui rencontre déjà un grand succès critique et annonce les prémices de la Nouvelle Vague, avant d’enchaîner avec Cléo de 5 à 7 en 1961 et Le Bonheur en 1965 qui sera récompensé d’un Delluc.

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manque, le creux, le vide, emplissent tout l’espace.

Elle a une carrière particulièrement intéressante puisqu’elle a toujours cherché à briser les frontières entre les genres cinématographiques et les médias artistiques. Ainsi, bien avant des réalisateurs comme Alain Cavalier, Agnès Varda a mêlé le documentaire et la fiction au sein de son œuvre. Avec une volonté de s’ancrer dans le réel et de porter un regard sur son temps, Agnès a toujours été à la pointe des avant-gardes : Féministe, figure majeure de la Nouvelle Vague, engagée pour la cause de ceux que l’on a nommé bien plus tard, les SDF. Sans toit ni Loi est peut être le film qui synthétise le plus les obsessions de la réalisatrice : Une jeune fille est retrouvée morte de froid en plein hiver. Le film s’attache à retracer son parcours et à faire sentir quelles traces cette inconnue a laissé dans le monde. Les paysages sont vides, désolés, moroses.

On ne peut évidemment pas s’empêcher de penser à la disparition de son réalisateur de mari, Jacques Demy, qui a beaucoup affecté Agnès Varda. Elle a d’ailleurs réalisé un documentaire-hommage pour lui, « l’Univers de Jacques Demy » en 1995. Ils étaient en effet très proches dans leur visions artistiques aussi, et se sont mutuellement influencés tout au long de leurs carrières. Jacques Demy est né en 1931, il passe son enfance à Nantes, où son père tient un garage. Il se passionne très jeune pour le théâtre de marionnettes, les opérettes et va régulièrement au théâtre Graslin, à Nantes. Il devient assidu lecteur de l’Écran Français. Il monte sur Paris en 1949 et est admis à l’École technique de Photographie et Cinématographie. À la fin de ses études il fait la connaissance de Jacques Rouquier, un des plus grands documentaristes français de l’époque, et travaille pour lui quelques années.

La recherche des traces de vie, la mélancolie d’un temps qui se meurt : autant de thèmes chers à l’œuvre de la réalisatrice, que ce soit dans sa manière de rendre leurs voix aux silencieux du monde à travers ses documentaires, ou quand elle part à la recherche de ses propres fantômes. Dans une rétrospective faite en 2011 et 2012 au musée Paul Valéry de Sète, la réalisatrice met en scène dans des installations et dans des courts métrages frôlant le romantisme, le thème du deuil et de la disparition. Le

Des éléments relatifs à l’enfance du réalisateur apparaissent en filigrane tout au long de son œuvre. Certains de ses films se passent à Nantes, comme Lola ou Une chambre en ville, et le personnage de Guy dans

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© capture du film Les parapluies de Cherbourg

Les parapluies de Cherbourg rêve de monter son propre garage, comme le père de Demy. La thématique principale de ses réalisations est les histoires d’amour contrariées, bouleversées le plus souvent par les conditions politiques de l’époque. Ainsi, Guy quitte Geneviève dans Les parapluies de Cherbourg pour faire son service en Algérie, ou François est grièvement blessé au cours d’une manifestation dans Une chambre en ville. Malgré l’aspect dramatique de son œuvre, Demy ne lésine pas sur la fantaisie, dans les costumes, les décors... Il reprendra même le célèbre conte Peau d’âne, ajoutant une touche de modernité, et surtout beaucoup de paillettes ! C’est un trait caractéristique du réalisateur qui fait tout le charme de ses films.Il laisse également une part importante à la musique, en réalisant beaucoup de comédies musicales mais également deux films entièrement chantés à la manière d’un opéra, Les parapluies de Cherbourg et Une chambre en ville. Demy a travaillé dans tous ses films français avec le même compositeur, Michel Legrand. Toute leur vie, leur carrière s’est mêlée au-delà de leur amour fusionnel. On peut noter chez eux une vision très impressionniste du monde et de leur temps. Dans Les Parapluies de Cherbourg, tourné au même moment que Le Bonheur, les couleurs ont une grande importance. Dans Le Bonheur, chaque amante du personnage principal est caractérisée par une couleur (rouge pour Thérèse, bleu pour Emilie. ) Elles sont dans des tons clairs et gais, rappelant le

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Enfin, ils ont tous deux toujours eu une dimension quasi documentaire dans leurs créations. Chez Agnès Varda, la volonté de s’ancrer dans le réel s’illustre par un aller-retour entre documentaires et fictions. Mais quelque soit le médium, elle garde un regard incisif sur son temps et donne à voir les préoccupations de son époque à travers les vies de ses personnages; regard qu’elle maintient toujours à distance, sans jamais juger ou prendre de haut leurs agissements. Demy reste marqué par son apprentissage avec le documentariste Jacques Rouquier. Bien qu’étant des fictions, il ancre ses films dans des questionnements sociétaux, à la manière d’un documentaire. Les personnages sont alors séparés par des raisons qui les dépassent, comme prisonniers d’une situation insoluble. On peut y voir une sorte de dénonciation et de critique, comme dans Les parapluies de Cherbourg. La guerre d’Algérie est l’élément perturbateur, qui mène la relation amoureuse à sa perte.

Déjeuner sur l’Herbe de Manet auquel le film fait référence lors d’une scène de pique-nique. On peut voir dans Les parapluies de Cherbourg un véritable jeu des couleurs entre les costumes et le papier peint (il a coûté à lui seul 15 000 francs), qui donne aux plans des allures de peinture. On retrouve ce travail esthétique dans Peau d’âne, qui accentue l’univers féérique du film. Ils sont aussi tous deux dans une volonté de rechercher le bonheur dans le « noir ». Leurs films, souvent durs et réalistes, donnent à voir une réalité crue du monde de laquelle surgit toujours du positif, même s’ils opèrent tous deux de manière inverse : Agnès Varda dit que : « l’image du bonheur c’est déjà le bonheur », elle a ainsi une volonté de retranscrire par l’image le bonheur. Même ses films les plus noirs ont des scènes très joyeuses. Ce « bonheur » est également un leitmotiv chez Demy, à travers l’image du premier amour, de la jeunesse et de l’enchantement. Mais là où chez Agnès la lumière naît de la noirceur, chez Demy, ce bonheur est fragile, et tient pour la plupart du temps à un heureux hasard. Il s’effrite, comme nous le montrent les figures parentales (principalement la mère) de ses films, qui regrettent le temps de leur premier amour et de l’insouciance.

Agnès Varda et Jacques Demy sont deux figures majeures du cinéma français dont les carrières sont exceptionnellement liées. Il est de bon ton de redécouvrir la filmographie de l’un en regard de la filmographie de l’autre, chose que l’Écran ne peut que vous encourager à faire !

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- Lola et Cécile


Interview

© Laurent Madelaine

La rencontre Interview avec Claire, Projectionniste Concrètement, que t'as apporté le CAP ?

Claire, 22 ans, est projectionniste depuis août 2016. Actuellement en quête d’un emploi, elle a bien voulu répondre à mes petites questions sur son métier méconnu.

Comme d’habitude, ça dépend où tu travailles. Par exemple à l’UGC ce sont les bureaux qui décident du film qui va être diffusé et de la salle de diffusion, et après t’as plus qu’à créer les playlists et encore c’est un projectionniste qui les fait une fois dans la semaine, c’est automatique. Mais si tu travailles dans une petite salle, par exemple s’il y a deux salles et que vous êtes deux projectionnistes à alterner les horaires, c’est toi qui vas devoir tout faire, réceptionner les films, les charger, faire la playlist, renvoyer les films au distributeur. Tout ça, on nous l’a appris au CAP.

Quelles études as-tu fait ? J’ai passé un bac STDAA, puis une première année de DMA costumierréalisateur, ensuite une L1 lettres modernes et arts du spectacle, et pour finir un CAP opérateur projectionniste à l’AFOMAV, à Elancourt dans le 78, en alternance.

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le film pour toutes les salles par exemple. Quand tu as des avant-premières par exemple ils ne veulent pas que le film soit accessible trop tôt donc ils te l’ouvrent deux heures avant, ce qui rend les tests compliqués. Surtout il faut que la clef soit pour la bonne version, parce que quand tu reçois le film sur le disque dur il y a plein de versions : la VO, la VOSTFR, la VO en 3D, la VF etc... et le distributeur ne sait pas forcément quelle version tu veux passer, donc ce n’est pas forcément la bonne KDM. Avec le numérique as-tu des inquiétudes sur le fait de trouver du travail sur le moyen et long terme ?

Peux-tu me parler des différentes facettes moins connues du métier ? Le projectionniste s’occupe de réceptionner les films, de les charger dans le serveur et de les renvoyer aux distributeurs. Ensuite pour que les films soient lus, on a besoin d’une KDM, c’est comme une clef qui déverrouille le film, une preuve que le distributeur t’autorise à diffuser le film. Quand on reçoit un film, en fait il est souvent sur un disque dur, tu le charges dans le serveur, et tu ne peux pas le lire tant que tu n’as pas la clef. En général la KDM tu la reçois par mail, tu la mets sur une clef USB et tu la charges aussi dans le serveur. Si les deux correspondent avec les dates, les jours et le format auxquels tu passes ton film ça marche, et c’est souvent là qu’il y a des problèmes, (c’est pas envoyé à temps, ce sont pas les bons serveurs, ce sont pas les bonnes dates etc...)

Bah déjà là je suis chômeuse donc évidemment un peu d’inquiétude, de ma classe on est pas mal à chercher du boulot. Après je ne pense pas qu’il faille être trop inquiet parce que tous nos profs nous ont dit qu’au début tu commences à faire des remplacements et des petits trucs à droite à gauche.

La KDM doit donc contenir une autorisation pour chaque séance ? Non, en fait dans la clef il y a écrit « moi j’ouvre de telle date, telle heure à « Jedate, m’occupe de lapour totalité du son, telle telle heure, ce numéro de serveur », c’ e st à dire que si ton depuis le tournage jusqu’à lafilm post­ est diffusé dans la salle 2, couvre la KDMla va production. Mon métier prise s’ode uvrir pour serveur de la salle 2, mais la son, le le montage son, le mixage, sicomposition au dernier moment tu dois faire un et la production musicale. changement de salle parce qu’il y a un Le réalisateur se consacre à l’image et je film qui marche mieux en salle 2 et que dirige les sonorités du film. » tu le passes en salle 3, tu dois demander une nouvelle KDM qui ouvre le film pour le serveur de la salle 3. Après si tu es dans un petit cinéma avec deux ou trois salles il t’envoie une clef qui t’ouvre

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Maintenant que tu as fini les cours, est-ce que ce que tu as vu du métier te donne envie de continuer là-dedans ? Oui je pense vouloir faire ça encore un peu, après je ne me vois pas projectionniste jusqu’à ma retraite. Je ne sais pas encore ce que je veux faire mais ça me permettra peut-être de rencontrer des gens pour rester dans le milieu du cinéma. En plus je pense qu’on est une génération qui va être amenée à pas mal changer de boulot contrairement à la génération de nos parents par exemple.

- Interview du Comte Gracula


Critique

Maman, je m'occupe des méchants

ou l'enfant prodige de la saga ! Dans la série des « Home alone… », je demande le plus cool ! Injustement déclassé, derrière Maman, j’ai raté l’avion, Home alone 3 ou Maman je m’occupe des méchants est souvent oublié ou relégué au second plan. Noël approche, le froid, les révisions, la pause hivernale des séries US et une indigestion de chocolat, un film à vous prescrire: Maman je m’occupe des méchants, une pépite méconnue de la longue liste des films de Noël. Attention, celui-ci est loin d’être barbant. Tout part d’un échange de bagage par mégarde à l’aéroport (c’est ça de ne pas étiqueter sa valise !), pour terminer sous la neige dans un quartier pavillonnaire du Michigan. Ah n’oublions pas le micro-processeur planqué dans un jouet! Humour, suspense et enjeu géopolitique, 20 ans après sa sortie, le film a très bien vieilli. On peut encore s’identifier au jeune Alex, en convalescence d’une varicelle, resté seul chez lui avec son rat, le perroquet de son frère et son télescope. Pour passer le

temps rien de mieux que d’espionner ses voisins en accrochant une caméra sur sa voiture téléguidée.

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Mais ce petit détective va découvrir, malgré lui, que des cambrioleurs sont à la recherche d’un objet dans le quartier et commence à mener son enquête. Livré à lui-même, Alex n’est entendu ni par ses parents, ni par la police et ni par l’armée de terre et il nous rappelle l’enfant incompris que nous étions. Courageux et intrépide, il décide d’agir seul. Le meilleur moment du film reste la deuxième partie dans laquelle il se prend pour MacGyver. Bien plus vraisemblable que ses cousins de la saga, Maman je m’occupe des méchants nous offre un scénario plutôt original, avec un quatuor de méchants aux profils différents mais loin des cambrioleurs amateurs, pathétiques et burlesques. Ces méchants sont réellement dangereux (ils trafiquent avec des Hong-Kongais c’est vous dire le sérieux de la trame). Et c’est un film instructif ! Imaginez-vous à la fin des années 90 entendre parler d’un « micro-processeur ». Même la bande originale est top, loin de la version Mariah Carey de Noël (la fin sur « let it snow » ne compte pas). On notera les débuts au cinéma de Scarlett Johansson, qui incarne la grande sœur pestiférée! Avec ses scènes cultes, ses répliques cultes, Maman je m’occupe des méchants est un super « Christmas movie », qu’il est bon de revoir les 364 autres jours de l’année. - Emma

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Infos Ciné

Un spécial Fêtes de fin d’année

V L

INFOS - La Cinémathèque -

- L’ABC Le cinéma ABC rend hommage au cinéaste iranien, Abbas Kiarostami, avec une projection unique de Le goût de la cerise, palme d’or au Festival de Cannes 1997, le mercredi 14 décembre à 21h. Où : ABC - 13 Rue SaintBernard, 31000 Toulouse

© tasnimnews

Tarifs et informations sur : abc-toulouse.fr/

Où : Cinémathèque de Toulouse - 69 Rue du Taur, 31000 Toulouse Infos pratiques et vente en ligne sur : www.lacinemathe quedetoulouse.com/

© GQ Magazine

Hors campus

Dans le cadre de sa programmation Extrême CinémaThèque,la cinémathèque de Toulouse se met en mode heroicfantasy, le vendredi 16 décembre à 21h et remet au goût du jour le très célèbre Conan le Barbare de John Milius (1982). L’occasion de voir ou de revoir Arnold Schwarzenegger dans le rôle qui marqua véritablement le début de sa carrière cinématographique.

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- Cinéma Gaumont Wilson -

À l’approche de Noël, le Gaumont Wilson fait un bond dans le temps et vous propose de découvrir ou de redécouvrir un intemporel du cinéma fantastique, qui ravira les grands et les petits. Réservez donc votre soirée du vendredi 16 décembre, à partir de 20h, pour les Gremlins de Joe Dante (1984). Deux projections, VOST et VF seront proposées. Où : Le Gaumont Wilson - 3 Place du Président Thomas Wilson, 31000 Toulouse Plus d’informations et réservations sur : www. cinemasgaumontpathe. com/cinemas/cinemagaumont-wilson/


© KTSFotos

Les pépites du 7ème art selon nos chroniqueurs Gonzo Bob : Piège de Cristal (Die Hard) - John Mc Tiernan (1988)

- L’American Cosmograph Noël passé, c’est le moment de troquer vos tenues - Sorties en salle en pailletées contre une vieille décembre 2016 paire de Dr. Martens et un Perfecto car l’American -Le Cinéma Gaumont One: A Star Wars Cosmograph (anciennement - RoguePathé Utopia) vous propose de Story (science-fiction) de Gareth Edwards (II), sortie venir fêter le dernier jour deJacques Weber jouera 14 décembre l’année dans une ambiancesurlescène son spectacle - La Jeune Fille Sans Mains rock’n’roll. En partenariatinédit Eclats de vie, créé (animation) de Sébastien avec la boutique toulousainespécialement pour le Laudenbach, sortie le 14 Vicious Circle, l’Americancinéma, en direct et Cosmograph vous accueillera décembre uniquement au cinéma samedi 31 décembre, dès - Personal Shopper Gaumont Wilson, le 20h30 avec un concert du (fantastique, thriller) lundi 18 janvier à 20h. groupe de rock bordelais, d’Olivier Assayas, sortie le 14 Où : Cinéma Gaumont Destination Lonely. Cette décembre – 3 Place du mise en bouche musicaleWilson - Heart of glass Président Thomas sera suivie d’une diffusion (documentaire) de Jérôme 31000 Toulouse exceptionnelle de GimmeWilson, de Gerlache, sortie le 14 Danger, documentaire de Jim décembre d’informations et Jarmusch (2016), retraçantPlus - La prunelle de mes yeux sur : www. le parcours fulgurant deréservations (comédie) d’Axelle Ropert, l’épique groupe de rock lescinemasgaumontpathe. sortie le 21 décembre com/cinemas/cinemaStooges. - Paterson (drame, comédie) gaumont-wilson/ de Jim Jarmusch, sortie le 21 Où : L’American Cosmograph décembre – 24 rue Montardy 31000 - L’Elan (comédie) d’Etienne Toulouse Labroue, sortie le 28 décembre Réservations et informations

The Watcher : L’arme fatale (Lethal Weapon) - Richard Donner (1987) EYE IN THE DARK : La vie est belle (It’s a Wonderful Life) - Frank Capra (1946)

CINé

sur leur site : www.americancosmograph.fr/

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LE COMTE GRACULA: Good morning England (The boat that rock) Richard Curtis (2009) fOx : Wish I was here - Zach Braff (2014) La cinÉfOlle : Gremlins - Joe Dante (1984) Emma : Seul au monde (Cast away) - Robert Zemeckis (2000) CécIle : Fantasia Disney (1940) LOla : Balto - Simon Wells (1995)

- Eye In The Dark


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