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PARLEMENT EUROPÉEN Un moteur important de l’économie belge

Culture et patrimoine, les atouts de la Région La politique de l’environnement de la Région Bruxelles Capitale

E ZIN GA MA AL GU LIN BI

LE MAGAZINE DES GRANDS ENJEUX

La Région de Bruxelles capitale, au cœur de l’Europe

Het Brusselse Hoofdstedelijk Gewest, in het hartje van Europa


Décembre 2015 | Région de Bruxelles

© Marcel Vanhulst

Welkom in Brussel!

ÉDITORIAL

Bienvenue à Bruxelles !

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ruxelles, c’est bien évidemment le chocolat et la bière. Bruxelles c’est aussi Magritte et Tintin. C’est l’Atomium et Manneken-Pis. C’est l’art contemporain et l’art nouveau. Mais Bruxelles c’est bien plus que ça. Bruxelles est une région à part entière, capitale de la Belgique, capitale de l’Europe et centre de décisions de niveau mondial. Membre de l’alliance des “Power Cities” avec Washington, Bruxelles est la première destination européenne et deuxième destination mondiale pour les congrès d’importance. Et Bruxelles n’est pas une hôte comme les autres. Elle concentre en son sein la Commission Européenne, le Parlement Européen et bon nombre d’institutions européennes importantes qui représentent les plus de 500 millions d’Européens de tous les Etats-membres. Plus de 1.000 correspondants de presse ainsi que l’industrie de lobbying la plus influente au monde ont élu domicile ici. A proximité des décideurs et de leurs collaborateurs en plein cœur de l’Europe. Je puis dès lors affirmer sans exagérer : “Si vous voulez que votre voix soit entendue… Dites-le à Bruxelles !” Mais au-delà de cette image de pouvoir, Bruxelles est également une destination agréable et de taille humaine. Les quartiers bruxellois rassemblent sur un territoire restreint (160 kilomètres carrés) une variété incroyable de décors et d’ambiances. La capitale européenne est une des régions les plus cosmopolites. Vous y entendrez parler toutes les langues de la vieille Europe et d’ailleurs. Bruxelles est également un bouillon de culture : patrimoine, musique, mode, design, art ancien et contemporain se rencontrent à Bruxelles pour un mélange étonnant. Enfin, Bruxelles est une région en mouvement, en perpétuelle évolution. De nouveaux quartiers voient le jour dans des territoires industriels rénovés, des projets de grande ampleur sont en chantier comme un nouveau musée d’art moderne et contemporain le long du canal historique ou la Maison de l’Histoire européenne dans un parc du centre-ville. Les visiteurs venus du monde entier ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. Ces quatre dernières années ont vu un accroissement de touristes de plus de 40%. Bienvenue à Bruxelles, la plus petite région-monde du monde n

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russel staat natuurlijk voor chocolade en bier. Brussel is ook de stad van Magritte en Kuifje, van het Atomium en Manneken-Pis. Van de hedendaagse kunst en van het Art Nouveau. Brussel is echter nog veel meer. Brussel is een volwaardige regio, hoofdstad van België, hoofdstad van Europa, waar besluitvorming voor de hele wereld plaatsvindt. Lid van Power Cities Alliance met Washington, is Brussel de eerste Europese bestemming en de tweede wereldbestemming van de voornaamste congressen. En Brussel is niet zomaar eender welke gaststad. Met de Europese Commissie, het Europese parlement, en talrijke andere Europese belangrijke instellingen worden hier de meer dan 500 miljoen Europeanen van alle lidstaten vertegenwoordigd. Meer dan 1000 perscorrespondenten en de meest invloedrijke lobbying industrie ter wereld zijn hier gevestigd, dichtbij de besluitvormers en hun medewerkers in het hartje van Europa. Daarom kan ik zonder overdrijven verkondigen: " Als u wilt dat er naar u geluisterd wordt… Zeg het dan in Brussel! " Maar buiten deze machtsbelangen is Brussel ook een aangename bestemming, van menselijke omvang. Op een vrij beperkt grondgebied (160 vierkante kilometer) tellen de Brusselse wijken een ongelofelijke verscheidenheid aan sfeer en uitstraling. De Europese hoofdstad is een van de meest kosmopolitische regio’s; u hoort er alle talen van ons oud Europa en elders. Brussel bruist ook van de cultuur: patrimonium, muziek, mode, design, oude en hedendaagse kunst vieren hoogtij in Brussel in een verbazend mengelmoes. En uiteindelijk is Brussel een regio in beweging, in voortdurende vooruitgang. Nieuwe buurten rijzen op in gerenoveerde industriële terreinen, omvangrijke projecten zijn in gang zoals het nieuwe Museum voor Moderne en Hedendaagse Kunsten langs het historische kanaal of zoals het Huis voor Europese geschiedenis in een park van het stadscentrum. Bezoekers uit de hele wereld beamen dit trouwens; de vier laatste jaar is het aantal toeristen immers met meer dan 40% gestegen. Welkom in Brussel, de kleinste wereldregio ter wereld n

Rudi Vervoort Ministre-Président de la Région de Bruxelles Capitale Minister-President van het Brusselse Hoofdstedelijke Gewest

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | 1


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Hors-série - Décembre 2015

SOMMAIRE :

Région de Bruxelles

Bienvenue à Bruxelles !

1

Éditorial de Rudi Vervoort, ministre-président de la Région de Bruxelles Capitale

Le Parlement Bruxellois, un rôle essentiel

10

Éditorial de Charles Picqué, président du Parlement bruxellois, bourgmestre de Saint-Gilles

Région de Bruxelles

14

La Région de Bruxelles capitale, un moteur important de l’économie belge “Le plus grand bassin d’emploi du pays”

17

Un entretien avec Guy Vanhengel, ministre des Finances, du Budget, des Relations extérieures et de la Coopération au Développement

20 % du PIB national

20

Un entretien avec Jean-Didier Gosuin, ministre de l’Emploi, de l’Économie, de la Lutte contre l’Incendie et l’Aide médicale urgente

PME et TPE, le poumon de l’économie bruxelloise

26

Un entretien avec Cécile Jodogne, secrétaire d’État au Commerce extérieur, à la Lutte contre l’incendie et l’Aide médicale urgente

Aménagement du territoire, transports, infrastructures et urbanisme “L’espace est un luxe dans les villes modernes”

34

Un entretien avec Rudi Vervoort, ministre-président, en charge des Pouvoirs locaux, du Développement territorial, de la Politique de la Ville, des Monuments et Sites, des Affaires étudiantes, du Tourisme, et du Port de Bruxelles

“Une ville pour les gens, pas les voitures”

44

Un entretien avec Pascal Smet, ministre de la Mobilité et des Travaux Publics

“1 million de voyageurs chaque jour” Un entretien avec Brieuc de Meeus, directeur Général de la STIB

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Décembre 2015 | Région de Bruxelles

SOMMAIRE :

Région de Bruxelles

Développement durable, politique de la ville et solidarités “Asseoir l’attractivité et la qualité de vie à Bruxelles”

64

Un entretien avec Céline Fremault, ministre du Logement, de la Qualité de vie, de l’Environnement et de l’Énergie

Quand accompagnement rime avec développement

72

Un entretien avec Philippe Close, échevin des finances, du personnel et du tourisme

L’enseignement supérieur, la formation, la recherche et l’innovation au cœur du développement régional “Miser sur l’innovation”

82

Un entretien avec Fadila Laanan, secrétaire d’État à la Collecte et au Traitement des déchets, à la Recherche scientifique, aux Infrastructures sportives communales et à la Fonction publique

“Bruxelles doit exercer une fonction d’exemple”

84

Un entretien avec Bianca Debaets, secrétaire d’État à la Coopération au Développement, à la Sécurité routière, à l’Informatique régionale et communale et à la Transition numérique, à l’Égalité des chances et au Bien-être animal

Bruxelles se convertit en Smart City

87

Un entretien avec Rudi Vervoort, ministre-président, en charge des Pouvoirs locaux, du Développement territorial, de la Politique de la Ville, des Monuments et Sites, des Affaires étudiantes, du Tourisme, et du Port de Bruxelles

L’ULB, partenaire de Bruxelles-Capitale

91

Un entretien avec Eric De Keuleneer, président de l’Université Libre de Bruxelles

La Vrije Universiteit Brussel : enseignement, recherche et engagement sociétal

93

Un entretien avec Eddy Van Gelder, président de la Vrije Universiteit Brussel

Bruxelles-Capitale, un centre de connaissance

95

Un entretien avec Serge Jaumain, président du Brussels Studies Institute

“Une attraction internationale”

97

Un entretien avec Camille Pisani, directrice générale de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique

La Région au coeur de l’Europe “Une ville européenne par essence”

99

Un entretien avec Alain Hutchinson, commissaire à l’Europe

Tourisme, sport et culture “Bruxelles n’est pas une ville hôte comme les autres”

102

Un entretien avec Rudi Vervoort, ministre-président, en charge des Pouvoirs locaux, du Développement territorial, de la Politique de la Ville, des Monuments et Sites, des Affaires étudiantes, du Tourisme, et du Port de Bruxelles

“Développer les équipements sportifs”

106

Un entretien avec Fadila Laanan, secrétaire d’État à la Propreté, à la Collecte et au Traitement des déchets, à la Recherche scientifique, aux Infrastructures sportives communales et à la Fonction publique

Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique : un rayonnement international Un entretien avec Michel Draguet, directeur général des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

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Hors-série - Décembre 2015

INHOUD : Het Brusselse Hoofdstedelijk Gewest

Welkom in Brussel!

1

Voorwoord : Rudi Vervoort, minister-president van het Brusselse Hoofdstedelijke Gewest

De essentiële rol van het Brussels parlement

12

Voorwoord : Charles Picqué, voorzitter van het Brussels Parlement, Burgemeester van Sint-Gillis

Het Brusselse Hoofdstedelijk Gewest

14

Het Brusselse Hoofdstedelijk Gewest, een belangrijke drijfveer van de Belgische économie “De grootste arbeidsmarkt regio van het land”

18

Een onderhoud met : Guy Vanhengel, minister bevoegd voor Financiën, Begroting, Externe betrekkingen, en Ontwikkelingssamenwerking

“20% van het nationale BBP”

24

Een onderhoud met : Jean-Didier Gosuin, minister bevoegd voor Tewerkstelling, Economie, Brandbestrijding en Dringende medische hulp

KMO en micro-ondernemingen, de zuurstof van de Brusselse économie

30

Een onderhoud met : Cécile Jodogne, staatsecretaris Buitenlandse handel, Brandbestrijding en Dringende medische hulp

Ruimtelijke ordening, transport, infrastructuren en stadsplanning “In de moderne steden is ruimte een luxe”

36

Een onderhoud met : avec Rudi Vervoort, minister-President, belast met Plaatselijke Besturen, Territoriale Ontwikkeling, Stedelijk Beleid, Monumenten en Landschappen, Studentena-angelegenheden, Toerisme, en de haven van Brussel

“Een stad voor de mensen, niet voor de auto’s”

45

Een onderhoud met : Pascal Smet, minister bevoegd voor Mobiliteit en Openbare werken

“1 miljoen reizigers per dag” Een onderhoud met : Brieuc de Meeus, directeur generaal van de MIVB

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Décembre 2015 | Région de Bruxelles

INHOUD : Het Brusselse Hoofdstedelijk Gewest Duurzame ontwikkeling, stadsbeleid en solidariteit “De aantrekkelijkheid en de kwaliteit van het leven te Brussel promoten”

69

Een onderhoud met : Céline Fremault, minister belast met Huisvesting, Levenskwaliteit, Leefmilieu en Energie

Begeleiding hand in hand met duurzame ontwikkeling

73

Een onderhoud met : Philippe Close, schepen van financiën, toerisme en personeel

L’enseignement supérieur, la formation, la recherche et l’innovation au cœur du développement régional “Wedden op innovatie”

83

Een onderhoud met : Fadila Laanan, brussels Staatssecretaris voor Vuilnisophaling en-verwerking, Wetenschappelijk Onderzoek, Gemeentelijke sportinfrastructuur en Openbaar Ambt

“Brussel moet als voorbeeld dienen”

85

Een onderhoud met : Bianca Debaets, ver-keersveiligheid, Informatica en Digitalisering, Gelijke Kansen, Dierenwelzijn en Ontwikkelings-samenwerking

Brussel verandert in een Smart City

89

Een onderhoud met : Rudi Vervoort, minister-president, belast met Plaatselijke Besturen, Territoriale Ontwikkeling, Stedelijk Beleid, Monumenten en Landschappen, Studentenaangelegenheden, Toerisme, en de haven van Brussel

De ULB, partner van het Brusselse Hoofdstedelijke Gewest

92

Een onderhoud met : Eric De Keuleneer, voorzitter van de Université Libre de Bruxelles

De Vrije Universiteit Brussel: onderwijs, onderzoek en maatschappelijke betrokkenheid

94

Een onderhoud met : Eddy Van Gelder, voorzitter van de Vrije Universiteit Brussel

Brussel-Hoofdstad, centrum van kennis

96

Een onderhoud met : Serge Jaumain, voorzitter van de Brussel Studies Institute

De regio in het hartje van Europa “In wezen een Europese stad”

100

Een onderhoud met : Alain Hutchinson, commissaris voor Europa

Toerisme, sport en cultuur “Brussel is geen gewone gaststad zoals de anderen”

103

Een onderhoud met : Rudi Vervoort, minister-president, belast met Plaatselijke Besturen, Territoriale Ontwikkeling, Stedelijk Beleid, Monumenten en Landschappen, Studentenaangelegenheden, Toerisme, en de haven van Brussel

“De sportvoorzieningen ontwikkelen”

107

Een onderhoud met : Fadila Laanan, brussels Staatssecretaris voor Vuilnisophaling en-verwerking, Wetenschappelijk Onderzoek, Gemeentelijke sportinfrastructuur en Openbaar Ambt

De Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België: een internationale uitstraling

114

Een onderhoud met : Michel Draguet, algemeen directeur van de Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België

LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN - Édité par Monde Edition S.A.S. - Siège : 3, rue Mornay, 75004 Paris - Téléphone : 01 44 54 05 50 - Fax : 01 44 54 05 55 E-mail : redaction@lcp-europeen.eu - www.lecourrierduparlement.fr n Directeur de la publication - Rémy Lazimi n Secrétaire de rédaction - Sharon Lazimi n Journalistes - Célia Canis, Valentine De Brye, Julien Dreyfuss, Sacha Grynbaum, Pauline Pouzankov, Olivier Sourd n Infographiste - Isabel Viana n Directrice de la communication - Danielle Decaris n Relations presse - Laurent Vigée n Remerciements - Léonor Da Silva - Jo de Witte n N° 15 n Numéro ISSN - 2418-1056 n Imprimé en France n Dépôt légal à parution n Photo de couverture - © www.visitbrussels.be / Eric Danhier - Toute reproduction, même partielle, des articles publiés dans ce numéro, nécessite explicitement le consentement écrit de l’éditeur.

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Décembre 2015 | Région de Bruxelles

ÉDITORIAL

Le Parlement Bruxellois, un rôle essentiel

© Ville de Saint-Gilles

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e Parlement bruxellois rassemble les représentants élus directement par la population bruxelloise, au nombre de 89, qui débattent et votent les textes législatifs, appelés ordonnances, tout en contrôlant, bien sûr, le gouvernement. Notre parlement est aussi l’incarnation du modèle bruxellois non seulement de coexistence, mais de travail en commun des deux communautés de Bruxelles et de Belgique, francophones et néerlandophones. Depuis bientôt 26 ans, le Parlement a joué un rôle essentiel puisqu’il a fallu tout créer pour notre jeune région plusieurs années après la naissance des régions flamandes et wallonne. Il faut effectivement se rappeler qu’avant 1989, date de la création de la Région, Bruxelles était gérée par des ministres siégeant au gouvernement national. Cela a eu comme effet que Bruxelles a été façonnée dans une vision fonctionnaliste de la ville avec comme conséquence la destruction d’une grande partie du patrimoine bruxellois et la création d’autoroutes urbaines à des fins qui ignoraient la qualité de vie des Bruxellois.

Charles Picqué Président du Parlement bruxellois, Bourgmestre de Saint-Gilles

“Notre parlement est aussi l’incarnation du modèle bruxellois non seulement de coexistence, mais de travail en commun des deux communautés de Bruxelles et de Belgique.”

Tout était donc à inventer et on retiendra, entre autres, parmi les textes législatifs qui façonnent notre région, les Plans régionaux de développement (PRD), l’ordonnance relative à la conservation du patrimoine, les contrats de quartiers visant à leur rénovation, les agences immobilières sociales, la création des agences régionales qui ont permis le développement économique de Bruxelles, le Code du logement ou encore le COBAT (Code bruxellois de l’aménagement du territoire) qui permirent une conception plus cohérente de l’urbanisme bruxellois. Le Parlement bruxellois a un rôle important d’autant plus important que la 6ème réforme de l’état élargit les domaines de compétences des régions. Le “centre de gravité institutionnel” de notre état fédéral s’est en effet déplacé vers les régions. C’est dans les régions désormais qu’une bonne partie des choix qui nous concernent directement sont opérés.

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Pour le président du Parlement bruxellois, Charles Picqué, il est impératif que son institution soit présente dans le débat européen.

La Parlement agit dans deux domaines : Le premier a trait au rôle très précis qui est prévu par notre configuration institutionnelle: examens et vote des ordonnances, du budget, et contrôle du gouvernement. Mais ces éléments rappelés, rien n’empêche de faire preuve de créativité pour accroitre le rôle et la vie démocratique bruxelloise. Par exemple, en 2015, un débat commun a été mené, pour la première fois, entre le Parlement bruxellois, le Parlement francophone bruxellois, le Raad van de Vlaamse Gemmeenschapscommissie c’est-à-dire entre les différentes assemblées dans lesquelles se réunissent les députés régionaux en fonction de la nature des compétences et du groupe linguistique. Il s’agissait d’aborder le thème du radicalisme, un sujet évidemment préoccupant pour une région parmi les plus multiculturelles d’Europe. Ce type de débat est essentiel pour permettre au Parlement de reprendre l’initiative dans la mise à l’agenda de thèmes qui répondent à l’intérêt premier de notre population. Mais il faut, en outre, donner au Parlement une résonnance supplémentaire en permettant à des questions plus larges, qui autrement sont évoquées de manière plus fragmentée ou trop techniques, de retenir l’attention de tous. On ne résoudra bien entendu pas tout de cette manière, mais c’est une façon de répondre à la crise de confiance que connaissent nos démocraties. Le rôle du Parlement est aussi de porter dans le débat public des thèmes a priori plus éloignés des

préoccupations quotidiennes immédiates mais qui nous concernent plus qu’on ne le croit. Par exemple, le projet de traité transatlantique (TTIP) négocié par la Commission européenne et que notre Parlement pourrait être amené à ratifier. C’est un projet qui a fait l’objet de débats au Parlement bruxellois. Enfin, il est impératif que le Parlement bruxellois soit présent dans le débat européen. Parce que c’est une manière de faire comprendre que le débat politique européen se joue aussi au niveau local et parce que, en tant que capitale de l’Europe, Bruxelles a un rôle à assurer entre autres pour susciter l’intérêt des Bruxellois pour la construction européenne. C’est pourquoi le Parlement bruxellois a créé, en juin dernier, une Commission consacrée à l’Europe. Cette commission aura pour objet d’examiner et de rendre des avis sur les questions européennes qui ont une portée transversale, en lien avec la Région bruxelloise. Les travaux de cette commission seront alimentés par la participation de personnalités, politiques ou autres, extérieures au Parlement bruxellois. La première de celle-ci est la Commissaire Malmström invitée à s’exprimer au sujet du TTIP. Le Parlement bruxellois est à l’image de Bruxelles. Au regard des mégalopoles, Bruxelles a une taille modeste mais sa population et les nombreuses institutions qu’elle accueille, lui donnent une dimension internationale évidente n

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Décembre 2015 | Région de Bruxelles

VOORWOORD

De essentiële rol van het Brussels parlement

Een onderhoud met : Charles Picqué, Voorzitter van het Brussels Parlement, Burgemeester van Sint-Gillis Het Brussels Parlement verenigt 89 volksvertegenwoordigers die rechtsreeks door de Brusselse bevolking verkozen worden en die de wetgevende teksten, ook ordonnanties genoemd, bespreken en stemmen. Vanzelfsprekend houden deze vertegenwoordigers tevens toezicht op de Brusselse Gewestregering. Ons Parlement belichaamt als het ware het Brussels model van co-existentie maar ook van samenwerking tussen de twee belangrijkste gemeenschappen van Brussel en België, de Franstalige en de Nederlandstalige. Sinds bijna 26 jaar speelt het Parlement een essentiële rol voor ons vrij jong gewest, dat enkele jaren na de Vlaamse et Waalse Gewesten werd opgericht en waarvoor alles moest worden gecreëerd. Vóór 1989, datum van de oprichting van het Gewest, werd Brussel beheerd door ministers van de nationale regering, die de stad hoofdzakelijk vanuit een functionalistisch standpunt beza-

“Sinds bijna 26 jaar speelt het Parlement een essentiële rol voor ons vrij jong gewest, dat enkele jaren na de Vlaamse et Waalse Gewesten werd opgericht en waarvoor alles moest worden gecreëerd.”

12 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

gen. Als gevolg werd een groot deel van het Brusselse erfgoed vernietigd en werden stedelijke autosnelwegen gebouwd volgens doelstellingen die geen rekening hielden met de levenskwaliteit van de Brusselaars.

“Sinds de zesde hervorming van de staat de bevoegdheidsdomainen van de gewesten nog verder heeft uitgebreid, is de rol van het Brussels Parlement nog belangrijker.” Alles moest dus vanaf niets worden bedacht: onder de vele wetgevende teksten die vorm geven aan ons Gewest kunnen we de Regionale ontwikkelingsplannen vermelden, de ordonnantie met betrekking tot het behoud van onroerend erfgoed, de buurtcontracten voor renovatie, het sociaal immobiliënkantoor in Brussel, het oprichten van de regionale kantoren die het ontwikkelen van de Brusselse economie hebben waargemaakt, en het Brussels Wetboek voor Ruimtelijke Ordening of de BWRO voor een meer coherente visie van het Brusselse urbanisme. Sinds de zesde hervorming van de staat de bevoegdheidsdomeinen van de gewesten nog verder heeft uitgebreid, is de rol van het Brussels Parlement nog belangrijker. Het « institutionele zwaartepunt » van onze Federale staat werd inderdaad naar de gewesten verplaatst: het zijn dus de gewesten die besluiten over de belangrijkste onderwerpen van ons dagelijks leven.


Het Parlement handelt op twee manieren: ten eerste vult het de zeer nauwkeurige rol in, voorzien door onze institutionele configuratie: het bestuderen en stemmen van de ordonnanties en de begroting, en het toezicht op de regering. Maar we moeten het hierbij niet laten: niets verhindert ons om creatief te zijn en het Brusselse democratische leven verder uit te breiden. Zo werd bijvoorbeeld in 2015 voor de eerste keer een debat gevoerd tussen Het Brussels Parlement, het Brusselse Franstalige parlement, de Raad van de Vlaamse Gemeenschapscommissie, de verschillende assemblees dus waar de regionale volksvertegenwoordigers samenkomen naargelang hun bevoegdheden en hun taal. Het thema ging over radicalisme, een onderwerp dat natuurlijk zorgwekkend is in een van de meest multiculturele streken van Europa.

“Ons Parlement belichaamt als het ware het Brussels model van coexistentie maar ook van samenwerking tussen de twee belangrijkste gemeenschappen van Brussel en België, de Franstalige en de Nederlandstalige.”

Dit soort van debat zorgt ervoor dat het Parlement de hand heeft over de punten van de agenda die de verwachtingen van onze bevolking het meeste beantwoorden. Maar bovendien is het noodzakelijk dat het Parlement ook het belang van iedereen opwekt voor andere belangrijke onderwerpen, die gewoonlijk langs andere wegen te technisch of te diffuus worden behandeld. Ook heeft het Parlement de taak om thema’s te doen opkomen die a priori ver staan van onze dagelijkse zorgen maar die ons dagelijks leven meer beïnvloeden dan we denken: Het trans-Atlantische handelsakkoord tussen de VS en Europa (TTIP) bijvoorbeeld, onderhandeld door de Europese Commissie. Dit project was het onderwerp van een debat bij het Brussels Parlement, dat het akkoord uiteraard moet ratificeren. Uiteindelijk is het onontbeerlijk dat het Brusselse Parlement aanwezig is in het Europese debat. Waarom? Omdat het een manier is om te laten doordringen dat het Europese politieke debat zich ook op plaatselijk niveau afspeelt en ook omdat Brussel als Europese hoofdstad onder anderen het belang van de Brusselaars moet opwekken aangaande de Europese opbouw. Daarom heeft het Brussels Parlement in juni een aan Europa gewijde Commissie opgericht. De taak van deze Commissie is om adviezen te geven m.b.t. de Europese kwesties die een transversale dimensie hebben in verband met het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. Het werk van deze Commissie wordt gevoed door de bijdrage van politici of

“Uiteindelijk is het onontbeerlijk dat het Brusselse Parlement aanwezig is in het Europese debat.”

andere persoonlijkheden, die niet tot het Brussels Parlement behoren. De eerste persoonlijkheid is de commissaris Malmström, die we hebben uitgenodigd om haar advies te geven over het TTIP. Het Brussels Parlement is de weerspiegeling van onze stad Brussel. Vergeleken met andere grootsteden is Brussel van bescheiden omvang, maar haar bevolking en de talrijke instellingen die hier hun plaats vinden getuigen van haar evidente internationale uitstraling n

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Décembre 2015 | Région de Bruxelles

Région de Bruxelles Het Brusselse Hoofdstedelijk Gewest 1• Anderlecht 2• Auderghem 3• Berchem Sainte-Agathe 4• Saint-Josse ten-Noode 5• Etterbeek 6• Evere 7• Koekelberg 8• Ganshoren

10• Jette 11 • Forest 12• Molenbeek Saint-Jean 13• Saint-Gilles 14• Ville de Bruxelles 15• Schaerbeek 16• Uccle 17• Watermael-Boitsfort 18• Woluwe Saint-Lambert 19• Ixelles 14 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

© Christianna1219

9• Woluwe Saint-Pierre


CHAPITRE 1

© DR

LA RÉGION DE BRUXELLES CAPITALE, UN MOTEUR IMPORTANT DE L’ÉCONOMIE BELGE /

HET BRUSSELSE HOOFDSTEDELIJK GEWEST, EEN BELANGRIJKE DRIJFVEER VAN DE BELGISCHE ECONOMIE Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | 15


ENTRETIEN | Avec une population qui ne cesse de croître, la région de Bruxelles entend affronter de nombreux défis pour devenir la capitale belge de l’esprit d’entreprendre et d’innovation.

“Le plus grand bassin d’emploi du pays” Quelles sont les grandes orientations du budget régional de Bruxelles-capitale? Récemment, l’agence de notation Standard&Poors a qualifié la gestion budgétaire de la Région Bruxelles-Capitale comme “très performante”. La Région a reçu une notation AA, avec prévisions stables. Les commentaires de l’agence de notation sont un encouragement pour la gestion de la Région, qui peut, à l’occasion de la clôture des comptes de l’année dernière, annoncer une autre bonne nouvelle. Il se fait prévoir que nous pourrons -à nouveauclôturer l’année avec un léger surplus. Il peut se chiffrer à plusieurs dizaines de millions d’euros. Ce bon résultat budgétaire, c’est une obligation envers nous-mêmes. Nous sommes également la capitale de l’Europe en nous avons donc une fonction d’exemple. Nous pouvons dire que notre Région se trouve parmi les meilleures élèves de la classe. Notre projet futur est dès lors très clair : “Continuons sur la même voie!” Quels domaines d’action font-ils l’objet de vos priorités financières? D’importantes réformes s’annoncent sur le plan fiscal. La sixième réforme de l’Etat a introduit un changement important des mécanismes de financement des régions et des communautés. À la lumière d’une logique de responsabilisation, les régions pourrons mener une politique fiscale à part entière. La Région de Bruxelles-Capitale entend bien relever ce défi. Une taskforce composée d’experts étudie cette réforme, notre but étant de render la fiscalité bruxelloise plus juste, plus simple et plus avantageuse pour les bruxellois. D’impôt sur le travail on

devra arriver à une imposition sur les biens immobiliers qui ne touchent pas advantage les bruxellois. Concrètement, nous avons déjà mis fin au pourcent additionnel de l’agglomération sur l’IPP, ainsi qu’ à la taxe forfaitaire régionale de 89 euros. À la fois région et capitale emblématique, votre territoire constitue le premier bassin d’emplois de Belgique et particulièrement dans le secteur tertiaire. Quels sont les principaux axes de sa promotion économique? Bruxelles est le plus grand bassin d’emploi du pays. On dénombre quelque 715.000 emplois à Bruxelles, dont une grande partie est occupé par des navetteurs flamands et wallons. En tant que ville administrative et capitale de l’Europe, on a surtout besoin de personnes qui maîtrisent plusieurs langues et qui sont très qualifiées. Et des personnes qualifiées c’est ce qui manque à Bruxelles, ce

qui explique le taux de chômage trop élevé de notre Capitale. Voilà pourquoi, je préfère investir davantage dans l’enseignement, ce que je m’efforce à faire de mon mieux du côté néerlandophone. De plus, il faut également créer des emplois pour des personnes peu qualifiées, c’est une des raisons pour lesquelles je suis très favorable à la construction d’un nouveau stade, de la salle Palais 12 au Heysel et du Temple de la Bière, parce que dans ce genre d’entreprises on n’a pas nécessairement besoin d’ingénieurs. Dans quelle mesure votre identité européenne stimule-t-elle vos relations extérieures ? Bruxelles entend être la capitale belge et européenne de l’esprit d’entreprendre et d’innovation. Les entreprises – et en particulier les TPE et les PME – forment un tissu économique créateur de richesses et d’emplois que nous entendons soutenir. Bruxelles est la capitale de l’Europe et joue un rôle important sur le plan international. Le gouvernement bruxellois souhaite que Bruxelles ne soit pas seulement la capitale de l’Europe, mais également celle de tous les Européens. Le développement de nos politiques doit tenir le plus grand compte de l’image internationale de notre région. Cette réalité va de pair avec des défis majeurs, non seulement sur le plan urbanistique et socioéconomique, mais aussi sur le plan de la cohésion sociale et de l’égalité n Propos recueillis par Pauline Pouzankov

Guy Vanhengel Ministre des Finances, du Budget, des Relations extérieures et de la Coopération au Développement

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Décembre 2015 | Région de Bruxelles

Een onderhoud met : Guy Vanhengel, Minister bevoegd voor Financiën, Begroting, Externe betrekkingen, en Ontwikkelingssamenwerking

© www.visitbrussels.be

“De grootste arbeidsmarkt regio van het land”

“Brussel beschouwt zich als de Belgische hoofdstad van ondernemingsgeest en innovatie.”

Met een steeds toenemende bevolking is het Brusselse Gewest vastbesloten om de Belgische hoofdstad voor ondernemingsgeest en innovatie te worden.

Wat zijn de globale richtsnoeren van de regionale begroting van het Brusselse Hoofdstedelijk Gewest? Onlangs heeft het ratingbureau Standard&Poors het begrotingsbeleid van het Brusselse Hoofdstedelijk Gewest betiteld als “zeer efficiënt”. De regio heeft een AA notering gekregen, met stabiele vooruitzichten. Het commentaar van het ratingbureau is een aanmoediging voor het beheer van het Gewest, dat ter gelegenheid van de afsluiting van de jaarrekening van vorig jaar ook ander goed nieuws heeft aangekondigd: we verwachten dit jaar dat we onze jaarrekening – opnieuw – afsluiten met een licht overschot. Dat kan een paar tientallen miljoen euro’s zijn. Dit positieve begrotingsbeleid is een verplichting die we ons opleggen. We zijn ook de hoofdstad van Europa en fungeren dus als voorbeeld. We kunnen gerust verklaren dat ons Gewest bij de beste leerlingen van de klas hoort. Ons project

voor de toekomst is als gevolg heel duidelijk: “Laten we het zo verder doen!” Welke acties tellen bij uw financiële prioriteiten? Op fiscaal gebied zijn grote hervormingen gepland. De zesde hervorming van de Staat heeft de financieringsmechanismen van de regio’s en de gemeenschappen sterk gewijzigd. In het kader van een grotere verantwoordingsplicht zullen de regio’s een eigen fiscaal beleid kunnen leiden. Het Brusselse Hoofdstedelijk Gewest wil deze uitdaging zeker opnemen. Een taskforce bestaande uit experts bestudeert deze hervorming met als doelstelling om de Brusselse fiscaliteit rechtvaardiger, eenvoudiger en voordeliger te maken voor de Brusselaars. De belasting van arbeid willen we verschuiven naar slechts een lichte verhoging van de belasting op vastgoed voor de Brusselaars. Concreet gezien hebben we al een einde gezet aan het bijkomende percentage van de agglomeratietaks en aan de forfaitaire gewesttaks van 89 euro’s. Tegelijkertijd regio en symbolisch hoofdstad is uw grondgebied de eerst arbeids-

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markt regio van België, voornamelijk in de tertiaire sector. Wat zijn de grote pijlers van uw economisch beleid? Brussel is de grootste arbeidsmarktregio van het land. We tellen ongeveer 715 000 banen in Brussel, een groot deel daarvan zijn Vlaamse en Waalse pendelaars. Als administratieve stad en hoofdstad van Europa hebben we vooral mensen nodig die meerdere talen spreken en die hoog bevoegd zijn. En dat missen we in Brussel, vandaar het hoge werkloosheidcijfer. Daarom verkies ik om meer te investeren in het onderwijs, wat ik zo goed mogelijk probeer te doen bij de Nederlandstaligen. Bovendien moeten we ook minder bevoegde mensen te werk stellen, daarom sta ik in voorkeur voor het bouwen van een nieuw stadion, van de Paleis 12 zaal op de Heizelvlakte, en van de biertempel, want in dat soort onderneming hebben we niet noodzakelijk ingenieurs nodig. In welke mate stimuleert uw Europese identiteit de externe betrekkingen? Brussel beschouwt zich als de Belgische hoofdstad van ondernemingsgeest en innovatie. De bedrijven – in het bijzonder de micro-ondernemingen en de KMO – vormen een economisch weefsel dat een grote welvaart en werkgelegenheid tot stand kan brengen, daarom willen we ze steunen. Brussel is de hoofdstad van Europa en speelt daarom een belangrijke internationale rol. De Brusselse regering wenst dat Brussel niet alleen de hoofdstad van Europa wordt, maar van alle Europeanen. De ontwikkeling van ons beleid moet rekening houden met het internationaal imago van onze regio. Deze werkelijkheid gaat gepaard aan grote uitdagingen, niet alleen socioeconomisch en op gebied van de stadsplanning maar ook wat betreft de sociale cohesie en de gelijkheid n


Décembre 2015 | Région de Bruxelles

ENTRETIEN | Malgré son économie dynamique, Bruxelles présente actuellement le taux de chômage le plus fort de Belgique. Le gouvernement a donc fait de l’emploi sa priorité pour les années à venir, avec des mesures particulières à destination des jeunes pour éviter de créer “une génération sacrifiée”.

20 % du PIB national La Région de Bruxelles-capitale se veut un moteur important de l’économie belge : quels atouts vous permettent-ils aujourd’hui d’attirer les entrepreneurs sur votre territoire ? Bruxelles rivalise clairement avec d’autres grandes villes européennes. Tout d’abord, notre Région occupe une position centrale en Europe et en est d’ailleurs la capitale, jouissant par ce biais d’une notoriété internationale. Avec trois universités et neufs hautes écoles, autant dire que nos travailleurs sont compétents et formés aux dernières technologies, ce que tout entrepreneur recherche. Notre Région présente également des offres immobilières compétitives tant au niveau de la qualité des biens que, chose plutôt rare dans un contexte urbain, de leur quantité. En sachant qu’il reste encore de l’espace disponible pour des bureaux et de nombreux sites destinés au développement d’activités économiques. Par ailleurs, certains secteurs restent encore sous-exploités et présentent un énorme potentiel de croissance. Je pense notamment au tourisme, aux industries culturelles et créatives ou encore au secteur de la santé.

sont évidemment les PME et TPE qui sont les plus nombreuses. Elles représentent près de 98,8% des entreprises bruxelloises. Il y a quelques années, Bruxelles était encore la première ville industrielle du pays, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui puisque 90 % de ses entreprises sont actives dans le secteur des biens et services.

“Le taux de chômage à Bruxelles a atteint des taux inquiétants.” Si la région constitue le premier bassin d’emplois belge, elle est aussi celle qui concentre le plus fort taux de chômage. Comment luttez-vous contre ce problème ? Effectivement, le taux de chômage à Bruxelles a atteint des taux inquiétants. En février 2015, 107.463 Bruxellois n’avaient pas

Quelles sont les caractéristiques principales de votre tissu économique ? L’économie bruxelloise est extrêmement dynamique. Elle représente près de 20 % du PIB national et rassemble 88 731 entreprises, représentant 11 % des sociétés belges : avec chaque jour, 28 nouvelles qui se créent. En même temps, nous comptons 2 652 faillites, soit 22,6 % du total en Belgique. Mais, et c’est ce qui est le plus important, Bruxelles compte un solde création-cessation positif de 1 917 unités. Dans un contexte urbain, ce 20 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

d’emploi. Les jeunes sont les principaux touchés, puisque 28,7 % des moins de 30 ans sont inactifs : autrement dit un jeune sur trois. Evidemment, le gouvernement a fait de l’emploi sa priorité pour les années à venir. Mais nous ne pouvons pas nous attaquer à tous les chantiers en même temps. C’est pourquoi, avec l’aide de l’Europe, nous avons mis la priorité sur les jeunes. Nous ne pouvons pas créer de génération sacrifiée. Il faut leur offrir un avenir, des perspectives meilleures et donner un accès véritable sur le marché de l’emploi. Concrètement depuis le 1er janvier dernier, nous avons mis en place avec Actiris, l’Office bruxellois de l’emploi et Bruxelles Formation, le dispositif Garantie Jeunes. Sur les 12 000 jeunes qui s’inscrivent chaque année comme chercheur d’emploi auprès de cet organisme, 6 000 parviennent à trouver un poste. L’autre moitié a besoin d’une solution adaptée : 3 000 formations, 2 000 stages et 1 000 emplois. Voilà à quoi nous nous engageons pour aider ces jeunes. Attention, le public ne peut évidemment pas être la solution à tout, fort heureusement le secteur privé s’investit lui aussi dans son environnement. Il y a quelques mois, un consortium entre Nestlé, IBM, G4S, IBA, AXA, Securex, Sodexo et E&Y annonçait, avec Actiris, la création de 2 600 opportunités, jobs ou stages, pour les jeunes. C’est encourageant de voir le privé “prendre le lead” quand on parle d’emploi à Bruxelles. Un autre grand défi, vu la complexité institutionnelle de notre pays et a fortiori, de Bruxelles, est de pouvoir rassembler tous les acteurs afin de travailler à de véritables pistes de solutions. Il y a quelques jours, nous étions sept minis-

Didier Gosuin Ministre de l’Emploi, de l’Économie, de la Lutte contre l’Incendie et l’Aide médicale urgente


“Durant mon mandat, je veux créer un environnement favorable au développement des entreprises : créer un cadre propice à leur déploiement et agir sur leur potentiel d’engagement.”

tres à partir en Allemagne pour étudier le système Dual, la formation en alternance. Et déjà rien que cela, mettre tous les ministres compétents autour de la table, c’est déjà une avancée importante.

“Bruxelles rivalise clairement avec d’autres grandes villes européennes.” Comment soutenez-vous la création d’entreprises et le développement des plus petites ? Durant mon mandat, je veux créer un environnement favorable au développement des entreprises : créer un cadre propice à leur déploiement et agir sur leur potentiel d’engagement. Pour cela, différents chantiers viennent d’être lancés. Tous visent la simplification administrative afin d’offrir aux entrepreneurs et porteurs de projets une administration business friendly. Aujourd’hui de nombreux outils existent à Bruxelles. Une multitude d’acteurs publics, privés ou académiques interagissent sur les différents “métiers” nécessaires au soutien des entreprises et acteurs économiques bruxellois. Malgré la qualité réelle de leurs efforts, ces structures ne collaborent pas de manière structurée. Il convient donc de viser une meilleure complémentarité entre tous ces organismes. D’après une étude de l’Union des Classes

Moyennes, 67,6 % des entrepreneurs francophones en Belgique n’ont pas sollicité d’aides publiques, principalement par manque d’information ou en raison de l’inadéquation aux besoins de l’activité. Les entrepreneurs ne doivent pas devenir des “subsidiologues” pour avoir accès aux aides mises en place par la Région, il faut leur offrir une meilleure lisibilité des mécanismes existants et s’assurer qu’ils correspondent à leurs besoins. Il est temps de replacer le cycle de vie des entreprises au cœur de la réflexion, de l’idée d’un projet à sa transmission, afin non seulement de positionner les institutions comme des structures “orientées solutions” mais aussi de couvrir l’ensemble des besoins des entrepreneurs et d’apporter un soutien à chaque étape de la vie d’une entreprise, y compris la fin de vie. Un autre chantier auquel nous devrons nous attaquer est l’accès au financement. Je le constate, il s’agit d’une des grandes préoccupations des entreprises. Nous devrons développer des outils facilitant l’accès des entreprises au financement tout en permettant le développement d’outils alternatifs ou complémentaires. Outre le soutien au développement des entreprises existantes, je pense qu’il faut promouvoir l’entrepreneuriat, sensibiliser les jeunes à l’esprit d’entreprise, diminuer les freins psychologiques à la création de son business. Si, globalement le taux d’activité entrepreneurial en Belgique est comparable à celui de la France ou de l’Allemagne, on y observe pourtant une peur de l’échec importante, une intention d’entreprendre plus faible mais aussi un manque de valorisation du statut social des entrepreneurs ayant réussi.

Qu’en est-il de l’innovation ? Les études montrent que les économies européennes soutenues par l’innovation présentent un taux d’activité entrepreneurial plus élevé que les autres. La Belgique garde un handicap important par rapport à ses voisins à cet égard. L’innovation n’est pas uniquement technologique, mais aussi sociale et il est important que la Région puisse soutenir les idées qui lui permettront de se développer tout en apportant une valeur ajoutée à la fois économique et sociétale. Bruxelles, à travers Innoviris, l’Institut bruxellois pour la Recherche et l’Innovation, dispose d’un outil stimulant. Près de 50 % de ses activités est dirigé vers les entreprises. La région finance également des incubateurs dans certains domaines porteurs pour l’économie bruxelloise ou organise l’accompagnement des entreprises innovantes à travers des clusters, notamment dans le secteur de l’audiovisuel, de la santé, de la construction durable ou encore de l’IT. Il n’empêche que nous devons travailler davantage à organiser un véritable continuum entre la recherche, le développement et l’entreprise. Dans ce cadre, nous travaillons avec la SRIB aux possibilités de créer un outil financier spécifique pour soutenir les entreprises dans cette phase cruciale entre le test d’un produit issu de l’innovation technologique et sa commercialisation. Aujourd’hui, cela reste un frein important pour les petites entreprises n Propos recueillis par Pauline Pouzankov

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Décembre 2015 | Région de Bruxelles

Een onderhoud met : Didier Gosuin, Minister bevoegd voor Tewerkstelling, Economie, Brandbestrijding en Dringende medische hulp

“20% van het nationale BBP” Ondanks een dynamische economie is het werkloosheidpercentage in Brussel het hoogste van België. De eerstkomende jaren is de tewerkstelling dus een prioriteit van de regering, met speciale maatregelen ter bestemming van de jongeren om te vermijden dat ze “een opgeofferde generatie” worden.

Het Brusselse Hoofdstedelijk Gewest wil een belangrijke motor zijn van de Belgische economie. Met welke troeven denkt u de bedrijven op uw grondgebied aan te trekken? Brussel kan duidelijk rivaliseren met andere grote Europese steden. Ten eerste is ons Gewest centraal gelegen in Europa en is ze er trouwens de hoofdstad van, wat haar als zodanig een internationale uitstraling geeft. Met drie universiteiten en negen Hoge Scholen kunnen we wel zeggen dat onze werknemers competent zijn en opgeleid in de laatste technologieën. Dat wenst elke ondernemer. Ons Gewest beschikt ook over een concurrerend vastgoedpark, zowel wat de kwaliteit betreft als de hoeveelheid, wat zeldzamer is. Ook blijft er nog veel plaats over om kantoren te bouwen of andere vestigingen bestemd voor de economische ontwikkeling. Bovendien zijn er nog bepaalde sectoren onvoldoende uitgebaat, met een enorm groeipotentieel. Ik denk onder andere aan het toerisme, aan culturele en creatieve industrieën of aan de gezondheidssector. Wat zijn de voornaamste kenmerken van uw economisch weefsel? De Brusselse economie is uitermate dynamisch, met 20% van het nationale BBP en 88731 bedrijven, dus maar liefst 11% van de Belgische bedrijven. Elke dag worden 28 nieuwe bedrijven opgericht. Tegelijkertijd tellen we 2652 faillissementen, of 22,6 % van het totaal in België. Het is echter zo, en

dat is het belangrijkste, dat Brussel op positief staat qua oprichting-beëindiging met 1917 eenheden. In onze stedelijke context zijn het natuurlijk de KMO en de microondernemingen die de talrijkste zijn, met 98.8% van de Brusselse bedrijven. Enkele jaren geleden was Brussel nog de eerste industriële stad van het land, maar dat is vandaag niet meer het geval, daar nu 90% van de bedrijven actief zijn in de dienstensector.

“Het werkloosheidcijfer in Brussel heeft een verontrustende hoogte bereikt.”

Het Gewest is de eerste arbeidsmarktregio, maar ook de streek met het grootste werkloosheidspercentage. Hoe neemt u dit probleem op? Het werkloosheidspercentage is inderdaad verontrustend gestegen. In februari 2015 waren 107 463 Brusselaars zonder werk. De jongeren zijn de grootste slachtoffers: 28.7 % van de jongeren van minder dan 30 jaar zijn inactief: één op de drie dus. Natuurlijk is de tewerkstelling de prioriteit van de regering voor de eerstvolgende jaren. Maar we kunnen niet alles tegelijk oplossen. Daarom richten we ons met de hulp van Europa eerst op de jongeren. We willen geen opgeofferde generatie. We moeten ze een toekomst bieden, betere vooruitzichten en een échte toegang tot de arbeidsmarkt. Sinds 1 januari van dit jaar hebben we dus op een meer concretere wijze en samen met ACTIRIS, de Brusselse gewestinstelling voor arbeidsmiddeling en beroepsopleiding, de Europese Jongerengarantie opgesteld. Van de 12 000 jongeren die zich elk jaar bij deze instelling inschrijven als werkzoekende vinden er 6000 een betrekking. De andere

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helft heeft een aangepaste oplossing nodig: 3000 opleidingen, 2000 stages en 1000 banen. Dit is onze inzet voor de jongeren. Natuurlijk kan de openbare sector niet alles oplossen; gelukkig zet de privé sector zich ook in. Enkele maanden geleden verkondigde een consortium gevormd door Nestlé, IBM, G4S, IBA, AXA, Securex, Sodexo en E&Y samen met Actiris het tot stand brengen van 2600 mogelijkheden, banen of stages, voor de jongeren. Het is bemoedigend om de privé sector het “lead” te zien nemen als men het heeft over tewerkstelling in Brussel. Een andere grote uitdaging, gezien de institutionele complexiteit van ons land, des te meer in Brussel, is om alle betrokken partijen samen te brengen om aan echte oplossingen te werken. Enkele dagen geleden zijn we met zeven ministers naar Duitsland gereisd om het Dual Systeem te bestuderen, het Duitse systeem voor alternerende beroepsopleiding. En alle bevoegde ministers rond een tafel te brengen is al een belangrijke vooruitgang.

“Brussel kan duidelijk rivaliseren met andere grote Europese steden.” Op welke manier steunt u het oprichten van ondernemingen en de ontwikkeling van de kleinste bedrijven? Gedurende mijn mandaat wil ik een ondernemingsvriendelijk klimaat tot stand brengen, zodat de bedrijven zich goed kunnen ontwikkelen en hun tewerkstellingsvermogen aansterken. Verschillende projecten zijn juist opgestart, allen met het oog op een administratieve vereenvoudiging zodat de ondernemers en de projectverantwoordelijken met een gebruiksvriendelijke business administratie te maken krijgen. Brussel beschikt over talrijke tools. Een groot aantal


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“De Brusselse economie is uitermate dynamisch, met 20% van het nationale BBP en 88731 bedrijven, dus maar liefst 11% van de Belgische bedrijven.”

openbare, privé of universitaire instellingen spelen een rol bij de verschillende “beroepen” die nodig zijn om de ondernemingen en economische spelers in Brussel te steunen. Ondanks grote waardevolle inspanningen werken deze spelers niet op een gestructureerde manier samen. Het is dus nodig om een betere complementariteit tot stand te brengen tussen deze instellingen. Volgens een studie van de Union des Classes Moyennes, hebben 67,6% van de Franstalige ondernemers geen beroep gedaan op de openbare instellingen voor steun, hoofdzakelijk door gebrek aan informatie of omdat die steun niet overeenstemt met de behoeften van hun activiteit. De ondernemers moeten geen “experts in subsidies” worden om toegang te krijgen tot de hulp verstrekt door het Gewest; de bestaande mechanismen moeten in tegendeel “meer leesbaar” worden. Ook moeten we ons ervan verzekeren dat onze steun overeenstemt met de behoeften. Het wordt tijd om de levenscyclus van de bedrijven in de kern van het debat te plaatsen, van het idee van een project tot zijn overdracht, zodat de instellingen niet alleen structuren “gericht op oplossingen” worden, maar ook het geheel van de behoeften van het bedrijf

bedekken en bij elke etappe van een bedrijf steun brengen, ook als het bedrijf beëindigd wordt. Een andere werf die we moeten aanvangen is de toegang tot financiering. Dit is een grote zorg voor de bedrijven. We moeten tools ontwikkelen waarmee de bedrijven gemakkelijker financiering krijgen en tegelijkertijd alternatieve of complementaire tools aanmoedigen. Buiten de steun voor de ontwikkeling van de bestaande bedrijven ben ik van mening dat we een zekere ondernemingsgeest moeten aanmoedigen, in het bijzonder bij de jongeren. De psychologische remmingen om een business tot leven te brengen, moeten opgeheven worden. Globaal gezien is de ondernemingsactiviteit in België vergelijkbaar met die van Frankrijk of Duitsland, maar het is wel zo dat de mensen banger zijn om te mislukken, dat ze minder enthousiasme tonen om bedrijven op te richten en ook dat de ondernemers die succes hebben niet voldoende sociale status genieten. En aangaande de innovatie? Studies tonen aan dat de Europese economieën gesteund door innovatie, een dynamischer bedrijfsleven kennen dan de

anderen. In dat opzicht is België benadeeld in vergelijking met de buurlanden. Innovatie is niet alleen technologisch, ze is ook sociaal. Het is belangrijk dat het Gewest ideeën steunt die ontwikkeling met zich meebrengen met een tegelijkertijd economisch en sociaal toegevoegde waarde. Met Innoviris, het Brusselse instituut voor onderzoek en innovatie, beschikt Brussel over een stimulerend tool. 50% van haar activiteiten zijn gericht op de bedrijven. Het Gewest financiert ook de startercentra in bepaalde veelbelovende sectors voor de Brusselse economie, of organiseert de begeleiding van innoverende bedrijven door middel van clusters, onder andere in de audiovisuele sector, de gezondheid, de duurzame bouw of de ICT branche. Dit neemt niet weg dat we de banden tussen onderzoek en ontwikkeling en het bedrijfsleven nog moeten versterken. Daarom werken we samen met de SRIB aan mogelijkheden om een specifiek financiële tool te creëren om de bedrijven te steunen in de cruciale fase tussen het testen van een product uit de technologische innovatie en de verhandeling ervan. Deze fase is vandaag de dag nog een sterke remming voor de ontwikkeling van kleine bedrijven n

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Décembre 2015 | Région de Bruxelles

ENTRETIEN|Bénéficiant d’une position géographique stratégique en plein coeur de l’Europe, la région de Bruxelles compte bien stimuler son développement économique en attirant davantage d’investisseurs étrangers.

PME et TPE, le poumon de l’économie bruxelloise La Région de Bruxelles-capitale a fait du commerce l’un de ses secteurs prioritaires. Quelles sont les grandes lignes de votre politique ? Faire du commerce un secteur prioritaire est vital pour Bruxelles. Sa position centrale en Europe lui donne un avantage certain en termes d’attraction, non seulement vis à vis des investisseurs et des hommes d’affaires, mais aussi des travailleurs expatriés et des touristes. L’ensemble de ces acteurs crée énormément d’emplois qui demandent peu de qualification (restauration, hôtellerie, boutiques et commerces de détail, etc.). Or Bruxelles connaît un taux de chômage assez élevé, dans lequel les personnes peu qualifiées sont fortement représentées. Dynamiser et développer les activités commerciales est donc bénéfique à tous les niveaux. Pour satisfaire les visiteurs, il est également nécessaire de créer un environnement accueillant. C’est pourquoi il existe des programmes destinés aux commerçants du centre qui leur permettent de suivre des cours de langue (chinois, anglais, etc.) et de gestion culturelle, afin de pouvoir accueillir encore mieux les clients de passage.

pecter et d’attirer des investisseurs. Nous y rencontrons des représentants de grands groupes et nous les encourageons à se développer chez nous.

“Faire du commerce un secteur prioritaire est vital pour Bruxelles.” Quelles évolutions la dynamique européenne vous a-t-elle apporté en termes de commerce extérieur ? Grâce à l’Union douanière européenne, nous avons pu profiter de la suppression des droits de douane, d’une diminution des charges administratives, mais aussi d’un agrandissement du marché, ce qui offre des débouchés plus importants pour nos entreprises.

Au niveau macroéconomique, nous avons décidé d’axer davantage notre politique d’attraction des investisseurs sur les grandes enseignes commerciales. La marque de vêtements Primark par exemple vient de s’installer dans le centre-ville avec énormément de succès. Quelques années plus tôt, c’est Starbucks qui avait fait son entrée sur le marché bruxellois. Les missions économiques à l’étranger, en ce compris les missions princières, nous permettent de pros26 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

L’ouverture des frontières au sein de l’Espace Schengen signifie aussi une plus grande mobilité des professionnels, un accès (temporaire) plus facile à une main d’œuvre diversifiée, multilingue et multiculturelle, qui permet à nos entreprises une plus grande efficacité à l’international. La politique européenne de concurrence protège nos PME et nos TPE. Ces entreprises constituent le moteur et le poumon de l’économie bruxelloise.

“Les services représentent 90% de l'économie bruxelloise.” Quels sont les secteurs d’activité qui exportent le plus ainsi que les produits porteurs ? Les services représentent 90 % de l’économie bruxelloise, dont ceux qui s’exportent le plus sont le trading, la finance, les services aux entreprises (IT, droit), les métiers liés à l’infrastructure (consultance, ingénierie, bureaux d’études, architectes, etc.). Au niveau des biens, les voitures représentent 30 % de nos exports. Viennent ensuite les produits pharmaceutiques et les équipements industriels (voir tableau en annexe pour les détails).

Cécile Jodogne Secrétaire d'État au Commerce extérieur, à la Lutte contre l'incendie et l'Aide médicale urgente


Des cibles stratégiques sont également établies en fonction des évolutions urbanistiques de la Région. Ainsi nous avons prévu de promouvoir la Cité des Médias sur le site Reyers et les autres zones de développement prioritaires prévues dès 2016.

“Bruxelles est la 5ème ville d’affaires en Europe.” Notre message : “Brussels is the ideal place to develop your business across Europe from a single location.” Un premier point de chute est d’ailleurs offert aux nouveaux investisseurs dans le cadre du Welcom Pack, un outil qui met à leur disposition pendant trois mois un bureau gratuit, ainsi que des conseils sur mesures en matière d’implantation (personnel, espace de travail, conseils juridiques, etc.). Quels avantages tirez-vous de la présence des entreprises étrangères, en termes d’attractivité notamment ?

“La politique européenne de concurrence protège nos PME et nos TPE.”

Comment prospectez-vous les investisseurs potentiels pour les accueillir sur le territoire ?

étrangères et représentations régionales. Elles sont nombreuses à Bruxelles et d’excellents relais pour notre promotion.

Pour répondre à ses missions d’attraction d’investisseurs étrangers et de promotion des exportations bruxelloises, la Région peut compter sur son agence Bruxelles Invest & Export, qui dispose, en plus de ses agents bruxellois, d’un réseau de 34 attachés économiques et commerciaux (AEC) basés à l’étranger.

“La présence d’entreprises étrangères est créatrice de nombreux emplois.”

Pour l’attraction des investisseurs potentiels, nous travaillons en priorité avec ce réseau d’AEC, mais pour certains marchés stratégiques, Bruxelles Invest & Export fait également appel à des consultants spécialisés. Leur mission est de détecter des projet d’investissements potentiels pour Bruxelles.

Nous ne visons pas de secteur spécifique car les masses critiques sont trop faibles. Nous visons plutôt des types d’activités. En priorité des filiales commerciales, centres de services partagés, QG européens, centre de R&D etc…

La mission finale de convaincre l’entreprise sur le choix de Bruxelles reste toujours la tâche de l’AEC. Nous travaillons également le plus possible avec les chambres de commerce

Cette année, nous mettons un accent particulier sur l’attraction de nouvelles enseignes à Bruxelles en collaboration avec Atrium, ainsi que sur les Associations internationales en collaboration avec la Fédération des Associations Internationales de Belgique.

La présence d’entreprises étrangères créée de la croissance économique ainsi que de nombreux emplois. Cela dit, Bruxelles tire son attractivité d’avantages intrinsèques tels que sa position géographique, sa participation précoce aux projets de développement politique européen (la Belgique est un des fondateurs du Benelux et de la Communauté européenne du charbon et de l’acier - CECA) ainsi que de la présence de nombreuses organisations internationales. Bruxelles compte plus de 2 000 entreprises étrangères et 1 500 organisations internationales, avec un impact très fort sur l’attractivité de la Région : n Rayonnement international (Bruxelles est la 5ème ville d’affaires en Europe selon European Cities Monitor de Cushman & Wakefield); n Disponibilité d’une main d’œuvre multi culturelle et multilingue (+30 % de la population de Bruxelles est étrangère); n La plupart des congrès internationaux organisés à Bruxelles (qui participent au rayonnement international de la Région) le sont par des entreprises étrangères ou des organisations internationales n Propos recueillis par Pauline Pouzankov

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Décembre 2015 | Région de Bruxelles

Een onderhoud met : Cécile Jodoigne, Staatsecretaris Buitenlandse handel, Brandbestrijding en Dringende medische hulp

KMO en micro-ondernemingen, de zuurstof van de Brusselse economie Dankzij een strategisch gunstige ligging in het hartje van Europa is het Brusselse Gewest vastberaden om de economische ontwikkeling te bevorderen door meer buitenlandse investeerders aan te trekken.

Het Brusselse Hoofdstedelijk Gewest heeft van de handel een van zijn prioriteiten gemaakt. Wat zijn de grote lijnen van uw beleid? De handel als een prioriteit aanpakken is gewoonweg vitaal voor Brussel. Haar centrale ligging in Europa geeft Brussel een groot voordeel in termen van aantrekkelijkheid, niet alleen ten opzichte van de investeerders en de zakenlui, maar ook voor geëxpatrieerde werknemers en toeristen. Samen zorgen al deze spelers voor een enorme tewerkstelling die maar weinig kwalificatie vereist (HORECA, winkels, detailhandel) en het is namelijk zo dat Brussel een hoog werkloosheidcijfer kent, met vele weinig gekwalificeerde mensen. De commerciële activiteiten bevorderen en ontwikkelen is dus voordelig op elk niveau. Om de bezoekers tevreden te stellen is het ook noodzakelijk om ze op een aangename manier te ontvangen. Speciale programma’s zorgen ervoor dat de winkeliers van het centrum talen kunnen leren (Chinees, Engels, enz.) en zich aanpassen aan de specifieke cultuur van hun klanten. Op macro-economisch niveau richten we ons beleid om investeerders aan te trekken op de grote handelsmerken. Het kledingketen Primark heeft zich bijvoorbeeld in het centrum geïnstalleerd en kent een enorm succes. Enkele jaren geleden was het Starbucks die zijn entree op de Brusselse markt deed. De economische afvaardigin-

gen in het buitenland, met begrip van de prinselijke missies, helpen ons om nieuwe investeerders te vinden en aan te trekken. We ontmoeten vertegenwoordigers van grote groepen en sporen ze aan om zich bij ons te komen ontwikkelen.

exportdomeinen zijn Trading, financiën, diensten voor de bedrijven (waaronder IT, juridische diensten), de beroepen in verband met infrastructuur (consultance, engineering, studiebureau, architecten, enz…)

“De handel als een prioriteit aanpakken is gewoonweg vitaal voor Brussel.”

Wat de goederen betreft, 30% van onze export heeft te maken met de auto industrie. Vervolgens hebben we de farmaceutische producten, en de industriële uitrustingen (zie tabel in bijlage voor meer details). Op welke manier trekt u potentiële investeerders aan op ons grondgebied?

Wat betekent de bijdrage van de Europese dynamiek voor Brussel in termen van buitenlandse handel? Dankzij de Europese Douane-unie kennen we de voordelen van het afschaffen van de douanerechten, het verminderen van de administratieve lasten, en het toenemen van grotere marktaandelen voor onze bedrijven. De opening van de grenzen in de Schengen-ruimte gaat ook gepaard met een grotere mobiliteit van de vakmensen, een eenvoudigere (tijdelijke) toegang van gediversifieerde arbeidskrachten, meertalig en multicultureel, waardoor onze bedrijven meer efficiënt zijn op internationaal niveau. Het Europese mededingingsbeleid beschermt onze KMO en micro-ondernemingen, de adem en de motor van de Brusselse economie. Welke bedrijfssectoren exporteren het meeste en welke producten kennen de grootste bijval? De diensten vertegenwoordigen 90% van de Brusselse economie, en de grootste

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Om buitenlandse investeerders aan te trekken en de Brusselse export te promoveren kan het Brusselse Gewest rekenen op haar bureau Brussel Invest & Export, die buiten zijn 24 Brusselse ambtenaren ook over 34 economische en handelsattachés beschikt in het buitenland.

“De dienstensector vult 90% van de Brusselse economie in.” Om potentiële investeerders aan te trekken werken we hoofdzakelijk met dit netwerk, maar voor bepaalde strategische markten doet Brussel Invest & Export eveneens een beroep op gespecialiseerde consultants. Hun taak is dan om potentiële investeringsprojecten voor Brussel op te zoeken. De taak om het bedrijf ervan te overtuigen om in Brussel te investeren valt echter uiteindelijk terug in handen van de economische en handelsattachés.


Ook werken we zoveel mogelijk samen met de buitenlandse kamers van koophandel en de regionale afvaardigingen, die talrijk zijn in Brussel en uitstekende bemiddelaars voor onze promotie. De aanwezigheid van buitenlandse bedrijven zorgt voor een grote tewerkstelling. We beogen geen specifieke sector want de kritieke massa is te gering. We richten ons eerder op bepaalde sectoren, zoals ten eerste de dochtermaatschappijen, de “shared services” centra (gedeelde diensten), maar ook de Europese HK, de R&D centra, enz.…. Dit jaar leggen we zowel de nadruk op de aantrekkingskracht van nieuwe merken in Brussel, in samenwerking met Atrium, als op de Internationale verenigingen, in samenwerking met de Federatie van de Internationale verenigingen van België. Strategische doelstellingen worden ook gedefinieerd in functie van de stedelijke

ontwikkeling van het Gewest. Zo zijn we voornemens om vanaf 2016 de Mediastad te promoveren op het Reyers-terrein evenals andere prioritaire ontwikkelingszones. Onze boodschap: “Brussels is the ideal place to develop your business across Europe from a single location”. We bieden de nieuwe investeerders trouwens een eerste onderdak via ons Welcome pack, een tool waarmee ze gedurende drie maanden over een gratis kantoor beschikken en ook raad op maat krijgen voor hun installatie (personeel, werkruimte, juridische raad, enz…) Wat zijn de voordelen van de aanwezigheid van buitenlandse bedrijven, m.n. in termen van aantrekkingskracht? De aanwezigheid van buitenlandse bedrijven stimuleert de economische groei en zorgt voor een betere werkgelegenheid. Brussel is natuurlijk aantrekkelijk omwille van haar geografische ligging, dankzij haar vroegtijdige deelname aan de Europese opbouw (België is een van de stichters van

Benelux en van de Europese Gemeenschap voor Kolen en Staal) en door de aanwezigheid van talrijke internationale organisaties.

“Brussel is de 5de zakenstad van Europa.”

Brussel telt meer dan 2000 buitenlandse bedrijven en 1500 internationale organisaties met een sterk impact op de aantrekkelijkheid van ons Gewest: n Internationale uitstraling (Brussel is de 5de zakenstad in Europa, volgens de European Cities Monitor de Cushman & Wakefield): n Beschikbaarheid van multiculturele en meertalige arbeidskrachten (+30% van de Brusselse bevolking is buitenlands): n De meeste internationale congressen in Brussel (die bijdragen tot de internationale uitstraling van het gewest) worden georganiseerd door buitenlandse bedrijven of internationale organisaties n

Publi-rédactionnel

Publi-rédactionnel

Fondée en 1920, la SABCA participe nombreux programmes de production dans l’aviation civile, militaire et spatiale. Elle divise ses activités en trois secteurs principaux :

Ouvert tous les jours de 10 à 17h du 1.12 au 31.03, pendant le week-end : ouvert à partir de 12h.

Open every day from 10 am. to 5 pm. From 1/12 till 31/3 : During the weekend open from 12am.

Contact : Musée des Brasseurs Belges Maison des Brasseurs Belgian Brewers’Museum Brewers’House Grand’Place 10 – 1000 Brussels T: 00 32 2/511.49.87 - F: 00 32 2/511.32.59 E: info@belgianbrewers.be www.belgianbrewers.be

I Le développement de structures pour les avions commerciaux entre autres Airbus. Il s’agit d’éléments de fuselage ou des mécanismes de déploiement des volets notamment pour l’A350. I La méchatronique, les systèmes d’asservissement qui pilotent les lanceurs spatiaux. SABCA est responsable du développement et de la production de ces systèmes et en charge de toute la partie servomécanisme et électronique associée du futur lanceur Ariane 6 et de Vega Evolution. Elle participe également à d’autres programmes notamment sur la fabrication additive ; l’impression 3D. Ce dernier est destiné à identifier les nouvelles spécifications pour pouvoir réaliser des pièces avionables avec cette technologie. I La maintenance et la modernisation d’avions et hélicoptères militaires. Contact : Jean-Marie LEFEVRE Chaussée de Haecht, 1470 - 1130 Brussels Tél. : +32 (0)2 729 57 01 - Fax : +32 (0)2 705 34 03 E-mail: jean-marie.lefevre@sabca.be Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | 31


CHAPITRE 2

© Magali Lecoq, creative commons

AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE, TRANSPORTS, INFRASTRUCTURES ET URBANISME /

RUIMTELIJKE ORDENING, TRANSPORT, INFRASTRUCTUREN EN STADSPLANNING Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | 33


Décembre 2015 | Région de Bruxelles

ENTRETIEN | En plein essor démographique, Bruxelles doit aujourd’hui répondre aux enjeux caractéristiques des grandes métropoles en faisant le choix d’une politique d’aménagement et d’urbanisme volontariste.

“L’espace est un luxe dans les villes modernes” Quels sont les grands axes de votre stratégie de développement territorial ? La politique de développement territorial du Gouvernement bruxellois se fonde avant tout sur la satisfaction des besoins de ses habitants, de plus en plus nombreux. Si notre stratégie démographique se concentre avant tout sur la rénovation des équipements et des logements, elle mobilise plus de 10 pôles stratégiques (dont les pôles Canal, Reyers, Midi, ou Neo au Heysel) qui renforcent l’image et l’attractivité de Bruxelles au-delà de ses propres frontières. Plus spécifiquement, la stratégie bruxelloise se base sur des principes de densité, de mixité sociale et fonctionnelle, et d’intégration urbaine. Dans les villes modernes, l’espace est un luxe qu’il faut utiliser de façon responsable, sachant qu’il s’agit également d’un des principes du développement durable. Le logement, les équipements, l’activité doivent tous être agencés harmonieusement pour s’intégrer dans le tissu urbain de façon pérenne.

n 3 500 habitants sur le pôle Midi ; n 1 500 habitants sur le pôle Neo ; n 4 000 habitants sur le pôle Josaphat. Dans ce cadre, nous devons mobiliser toutes les forces vives de la Région, publiques et privées, alliées pour construire la capitale du XXIème siècle. Une ville moderne et durable qui offre à chacun la possibilité de s’épanouir. Dans quelle mesure les infrastructures de mobilité et de transports servent-elles à relier l’ensemble de ces enjeux, garantissant leur cohérence ? La mobilité est naturellement au cœur des politiques de mon gouvernement tant elle est un enjeu majeur pour Bruxelles. Elle est un moyen au service d’une fin, qui con-

Par ailleurs, la création du bureau bruxellois de la planification et de la société d’aménagement urbain doivent doter Bruxelles d’un opérateur foncier en vue d’accueillir près de : n 50 000 habitants sur le territoire du canal ; n 7 000 habitants sur le site Mabru grâce à l’aménagement du site de Schaerbeek-Formation ; n 3 500 habitants sur le site de Tour&Taxis ; n 7 000 habitants sur le site Reyers ; 34 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

siste à renforcer notre attractivité socioéconomique ainsi que la cohésion sociale. Pour ce faire, il faut réduire la congestion routière ! Comment ? En offrant des solutions de transport adéquates, efficaces, multimodales, avec au cœur de cette politique le développement des transports en commun, à l’échelle de Bruxelles mais également métropolitaine. L’offre SNCB (RER) doit par exemple mieux servir les Bruxellois.

“Une ville moderne et durable qui offre à chacun la possibilité de s’épanouir.” Nos infrastructures de mobilité évoluent donc en ce sens : augmenter le réseau de transports en commun, améliorer son attractivité, développer le réseau cyclable, créer une offre de parkings temporaires, favoriser la multimodalité. Prévoir ces équipements d’emblée dans tous les nouveaux projets de quartiers ou dans les rénovations est à présent une évidence. Un exemple fort et structurant qui vient de faire l’objet d’une décision récente : lll

Rudi Vervoort Ministre-Président, en charge des Pouvoirs locaux, du Développement territorial, de la Politique de la Ville, des Monuments et Sites, des Affaires étudiantes, du Tourisme, et du Port de Bruxelles


Décembre 2015 | Région de Bruxelles

lll

l’extension du réseau de métro, priorité absolue pour mon gouvernement en ce qui concerne la STIB, offrant à terme une nouvelle liaison entre le nord (Bordet, à Evere) et le sud (Albert, à Forest) de la région.

“Le dialogue politique entre la Région et les 19 communes doit être renforcé.” Bien que la mobilité conditionne une partie importante du quotidien de chaque citoyen, comment oeuvrez-vous à améliorer la qualité de vie dans tous les quartiers, qui implique de réduire la circulation et la pollution notamment ? C’est là tout le sens de notre politique de mobilité : garantir une mobilité accessible à tous tout en augmentant la qualité de vie dans les quartiers. Je ne veux pas d’une ville fonctionnelle, qui n’offre que des bureaux et des espaces de consommation. La ville est un lieu de vie dans lequel on se déplace. Il faut donc développer les alternatives réalistes et efficaces à la voiture. Pas par idéologie mais bien par pragmatisme, en réaction à un héritage du tout à la voiture des années 70. Cela veut dire plus de transport en commun, plus d’infrastructures cyclables, des trottoirs en meilleur état pour les piétons, qui est le premier mode de déplacements à Bruxelles. Et la volonté des pouvoirs publics est bien là, regardez le projet de piétonnier des boulevards du Centre, qui entre en phase-test le 29 juin.

“Je ne veux pas d’une ville fonctionnelle.” Enfin, vous avez souhaité “révolutionner la gouvernance” de l’action publique en Région bruxelloise. Quelle est, pour vous, la définition d’une bonne gouvernance régionale ? Les politiques régionales et les politiques communales doivent être plus complémentaires et concertées, pour le plus grand bénéfice de la population bruxelloise. Pour assurer leur cohérence, il faut à la fois soutenir les initiatives communales, permettre des développements qui tiennent compte des spécificités des différentes communes et assurer une relation entre la Région et les communes qui permet d'atteindre des objectifs communs en matière d’organisation, de maîtrise des finances, d’harmonisation des fiscalités et de coopérations intercommunales. Par ailleurs, le dialogue politique entre la Région et les 19 communes doit être renforcé. Le Gouvernement travaillera de con-cert avec les 19 Bourgmestres pour trouver de nouvelles formules plus efficaces, pour éviter toute concurrence et renforcer la con-certation. Il s’agit, entre autres, de rechercher en permanence les meilleures complémentarités n Propos recueillis par Julien Dreyfuss 36 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

Een onderhoud met : Rudi Vervoort, MinisterPresident, belast met Plaatselijke Besturen, Territoriale Ontwikkeling, Stedelijk Beleid, Monumenten en Landschappen, Studentenaangelegenheden, Toerisme, en de haven van Brussel

“In de moderne steden is ruimte een luxe” Met een sterke bevolkingsgroei moet Brussel de kenmerkende uitdagingen van de grootsteden opnemen door voor een proactief beleid te kiezen in termen van ruimteordening en stadsplanning.

Wat zijn de richtsnoeren van uw strategie voor territoriale ontwikkeling? Het beleid voor territoriale ontwikkeling van de Brusselse regering beoogt vooral het beantwoorden aan de behoeften van de steeds toenemende bevolking van Brussel. Onze bevolkingsbeleid richt zich ten eerste op de renovatie van de voorzieningen en de woningen, en mobiliseert meer dan 10 strategische ontwikkelingspolen (waaronder de Kanaalzone, Reyers, de Zuidwijk, of het Neoproject op de Heizelvlakte) die het imago en het aantrekkingsvermogen van Brussel tot ver boven haar grenzen versterken. De ontwikkeling van Brussel moet bouwen op een beheerste verdichting, op een versteviging van de sociale mix. In de mo-derne steden is ruimte een luxe die op een verantwoordelijke manier moet worden aangewend; het is immers een van de be-ginsels van de duurzame ontwikkeling. De huisvesting, de inrichtingen, de activiteiten moeten allen in evenwicht worden gebracht om zich duurzaam in het stedelijke weefsel te integreren. Bovendien zullen de oprichting van het Brusselse Planningsbureau en het agentschap voor territoriale ontwikkeling van de stad een vastgoed operator maken om de volgende inwoners huisvesting te waarborgen op de volgende plaatsen: n 50 000 inwoners in het Kanaalgebied; n 7 000 inwoners in de Mabru (Vroegmarkt-zone) dankzij de renovatie van de site Schaer-beek-Vorming; n 3 500 inwoners op de site Thurn&Taxis; lll


© www.visitbrussels.be / Eric Danhier

Décembre 2015 | Région de Bruxelles

“Het beleid voor territoriale ontwikkeling van de Brusselse regering beoogt vooral het beantwoorden aan de behoeften van de steeds toenemende bevolking van Brussel.”

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n 7 000 inwoners in de Reyers zone; n 3 500 inwoners in de Zuidwijk; n 1 500 inwoners in het Neoproject ; n 4 000 inwoners op het Josaphat terrein.

In dit licht moeten we alle beschikbare krachten van het Gewest verenigen, privé of openbaar, om de hoofdstad van de XXI ste eeuw te bouwen als een moderne en duurzame stad waar iedereen zich goed voelt.. In welke mate passen de transport- en mobiliteitsinfrastructuren in al deze uitdagingen, en garanderen ze hun cohesie? De mobiliteit staat centraal in het beleid van mijn regering, want het gaat hier over DE uitdaging voor Brussel. Mobiliteit is het middel in dienst van een groot streefdoel, te weten onze socio-economische aantrekkelijkheid versterken evenals de sociale cohesie. Daarom moeten we de automobiele files beperken! Hoe? Door gepaste, doel-

treffende en multimodale transportmiddelen aan te bieden, met als kern van dit beleid het ontwikkelen van het openbare vervoer in Brussel maar ook metropilitaan. Het nieuwe aanbod van de NMBS (RER) zal de Brusselaars bijvoorbeeld betere diensten leveren.

“De mobiliteit staat centraal in het beleid van mijn regering, want het gaat hier over DE uitdaging voor Brussel.”

Onze mobiliteitsinfrastructuren evolueren dus in die zin: het netwerk van openbaar vervoer versterken, haar aantrekkingskracht verbeteren, de fietspaden ontwikkelen, een aanbod van tijdelijke parking tot stand brengen, de multimodaliteit bevorderen. Het spreekt voor zich dat deze voorzieningen deel moeten uitmaken van alle nieuwe bouwprojecten en renovaties van de wijken vanaf hun aanvang. Een sterk en structurerend voorbeeld van een besluit dat we onlangs hebben genomen: de uitbreiding van het metronetwerk als een absolute

40 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

prioriteit van mijn regering, die uiteindelijk een nieuwe verbinding zal tewerkstellen tussen het noorden (Bordet, in Evere) en het zuiden (Albert, in Vorst) van het Gewest. Hoewel de mobiliteit een aanzienlijk deel van het alledaagse leven van elke inwoner bepaalt, hoe wilt u het aanpakken om de levenskwaliteit te verbeteren in de wijken, dus om onder anderen het verkeer en de vervuiling te beperken? Dat is nu juist de hele zin van ons mobiliteitsbeleid: iedere inwoner een toegankelijke mobiliteit aanbieden en tegelijkertijd de levenskwaliteit in de wijken verhogen. Ik wil geen functionele stad, waar je slechts kantoren en consumptieplaatsen vindt. De stad is een plaats waar je leeft en waar je je verplaatst. Er moeten dus realistische alternatieven op de auto komen. Niet uit ideologie maar uit pragmatisme, in reactie op het principe van “alles voor de auto” dat ons sinds de jaren 70 ten deel is gevallen. Dat betekent meer openbaar vervoer, meer infrastructuren voor fietsen, voetpaden in betere staat, want dat is uiteraard het eerste vervoermiddel van de Brusselaars. En de overheid beantwoordt deze behoefte, kijk maar naar het project van de voetpaden op de boulevards in het centrum dat vanaf 29 juni in testfase overgaat. En uiteindelijk wilt u een omwenteling in het gewestelijk bestuur van Brussel. Wat is volgens u de definitie van een goed gewestelijk bestuur? Om hun onderlinge cohesie te bevorderen moeten we tegelijkertijd de gemeentelijke initiatieven steunen, ontwikkelingen toelaten die rekening houden met de specificiteit van de gemeenten en een goede relatie garanderen tussen het Gewest en de gemeenten, waardoor gemeenschappelijke doeleinden kunnen worden bereikt in termen van organisatie, beheersing van de financiële middelen, fiscale samenhang en intergemeentelijke samenwerking. Bovendien moet de politieke dialoog tussen het Gewest en de 19 gemeenten versterkt worden. De regering zal samenwerken met de 19 Burgemeesters om nieuwe, meer efficiënte formules te vinden, concurrentie te vermijden en samenhang te bevorderen. We moeten onder anderen voortdurend de beste middelen tot complementariteit vinden n


Décembre 2015 | Région de Bruxelles

ENTRETIEN | Alors que la circulation va croissant à Bruxelles, Pascal Smet insiste sur la nécessité d’offrir un espace public ouvert à tous : piétons, cyclistes, automobilistes et transports en commun.

“Une ville pour les gens, pas les voitures”

“City for people. Not city for cars”. L’axe principal de mon action à Bruxelles est d’améliorer la qualité de vie des habitants et des visiteurs de la Région. Cela signifie donner une juste place à tous. Trop longtemps les villes ont été gérées en fonction des voitures. Je veux changer ce paradigme. Vous vous êtes fixé pour objectif une diminution de 20 % de la circulation pour 2018. Par quels moyens ? Si je souhaite avant tout “une ville pour les gens”, je ne vais pas pour autant créer des embouteillages par plaisir ! À Bruxelles, nous entendons rééquilibrer et partager l’espace public afin que tous les modes de transports puissent trouver leur place. C’est pourquoi, des pistes cyclables, séparées, sécurisées et surélevées vont être créées pour développer l’utilisation du vélo sur les courtes distances. Qualité de vie, accessibilité et nouvelle organisation de la ville : le nouveau piéton de la ville de Bruxelles en est aussi l’exemple avec une circulation réduite et repensée. Les alentours de la place Rogier seront eux aussi réorganisés avec la création de deux pistes cyclables, tout en assurant une liaison piétonne agréable entre la rue Neuve et Schaerbeek sans pénaliser les automobiles.

croissant. Nous avons augmenté les fréquences, la capacité de nos trams en achetant dernièrement les modèles 3000 et 4000 tout en travaillant au développement du réseau. Ainsi, une nouvelle ligne reliant la gare de Simonis au plateau du Heysel sera mise en service en 2018, tandis que la ligne 94 qui dessert l’avenue Louise à watermael sera prolongée jusqu’à woluwé saint-lambert dans un premier temps. L’objectif final étant de permettre le désenclavement des zones de bureaux de l’est de la Région. De grands travaux sont aussi programmés pour les 10 ans à venir afin de créer une nouvelle ligne de métro Nord-Sud dénommé Bordet-Albert. Financée en partie par l’Etat Fédéral, elle sera à terme exploitée par un tunnel automatique à l’horizon 2024. Couplée à l’exploitation, dès l’année prochaine, d’une offre ferroviaire suburbaine, cette nouvelle ligne de métro permettra aux voyageurs d’effectuer un “transfert modal”. Pour les y aider, la région construira d’ici 10 ans 10 000 places de parking de dissuasion sur son territoire.

Qu’en est-il de votre offre de transports publics ? L’offre de transports en commun va 44 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

Ainsi, au nord de Bruxelles, 3 000 places seront disponibles aux abords du futur stade national. Reliée au métro qui sera prolongé de 800 mètres, cette infrastructure permettra aux visiteurs d’arriver en transports en commun dans le centre ville en 10 minutes, tout en laissant leur voiture dans un endroit sécurisé. Vous souhaitez par ailleurs transformer l’espace public...

© 2015 Pascal Smet

La mobilité représente l’un des défis majeurs des grandes aires urbaines : quelles sont les grandes orientations de votre politique en la matière ?

Le projet de démolition du Viaduc Reyers est le meilleur exemple de cette volonté. Construit au début des années 70 avec une vision utilitariste de la ville, il défigurait le quartier et coupait Bruxelles en deux. Inutile, car surcapacitaire, cet ouvrage était une véritable balafre dans le paysage bruxellois. Au vu de son mauvais état, il devait être rénové. Mais le gouvernement a saisi l’opportunité pour concevoir un nouvel aménagement. Le réaménagement des routes en un seul boulevard urbain doit permettre quant à lui de tourner le dos à la période du tout à la voiture et offrir désormais une place à tous. Cyclistes, piétons, automobilistes et habitant auront alors un nouvel espace à se partager. Les travaux de démolition vont commencer cet été et l’aménagement définitif devrait être terminé en 2018. Il en va de même pour les abords de la porte de Ninove qui seront réaménagés dans une optique d’amélioration. Ainsi, le boulevard de la petite ceinture sera repensé avec un grand parc public créé dans la foulée n Propos recueillis par Pauline Pouzankov

Pascal Smet Ministre de la Mobilité et des Travaux Publics


Een onderhoud met : Pascal Smet, Minister bevoegd voor Mobiliteit en Openbare werken

© 2015 Pascal Smet

“Een stad voor de mensen, niet voor de auto’s” zodanig verdelen dat alle transportmiddelen hun plaats vinden. Daarom komen er aparte, beveiligde en verhoogde fietspaden om het gebruik van de fiets te bevorderen voor korte trajecten. Levenskwaliteit, toegankelijkheid en nieuwe stadsorganisatie: de nieuwe voetganger van Brussel is daar ook het voorbeeld van met een beperkt en herdacht verkeer. De omgeving van het Rogierplan wordt ook opnieuw georganiseerd met twee nieuwe fietspaden, en een aangename voetgangersverbinding tussen de Nieuwstraat en Schaerbeek zonder de auto’s echter te benadelen. “Mijn actie in Brussel heeft als rode draad het verbeteren van de levenskwaliteit van de inwoners en de bezoekers van het Gewest.”

Nu dat het verkeer alsmaar toeneemt in Brussel, vindt Pascal Smet dat de openbare ruimte open moet staan voor iedereen: voetgangers, fietsers, automobilisten en openbaar vervoer.

Mobiliteit is één van de grootste uitdagingen van de grote steden: wat stelt uw beleid voor in die zin? “City for people. Not city for cars”. Mijn actie in Brussel heeft als rode draad het verbeteren van de levenskwaliteit van de inwoners en de bezoekers van het Gewest. Dat komt erop neer dat iedereen zijn juiste plaats moet krijgen. De steden werden te lang in functie van de auto’s beheerd. Ik wil daar verandering in brengen.

Uw doelstelling is om het verkeer tegen 2018 met 20% te doen afnemen. Hoe gaat u dat bereiken? Als ik vooral een “stad voor de mensen” wil, ga ik natuurlijk niet voor het plezier files genereren! Wat we in Brussel willen is een nieuw evenwicht en de openbare ruimte

En wat stelt u voor in verband met het openbaar vervoer? Onze aanbieding in openbaar vervoer neemt alsmaar toe. We hebben de frequenties verhoogd, en ook de capaciteiten van onze trams met de recente aanwinst van de modellen 3000 en 4000. Tegelijkertijd ontwikkelen we het netwerk. Zo komt er een nieuwe lijn die in 2018 het Simonis station met de Heizelvlakte verbindt, terwijl in een eerste fase lijn 94, die de Louizalaan met Watermael verbindt, verlengd wordt tot Sint-Lambrechts-Woluwe. De uiteindelijke doelstelling is om de verbindingen met de kantoren in het oosten van het Gewest te bevorderen. Ook zijn er de volgende 10 jaar grote werken voorzien om een nieuwe metrolijn te creëren tussen noord en zuid, de lijn Bordet-Albert. Gedeeltelijk gefinancierd door de Federale overheid zal ze tegen 2024 uitgebaat worden door middel van automatische tunnel. Vanaf volgend jaar wordt deze lijn gekoppeld met een ondergrondse trein, zodat de reizigers de mogelijkheid krijgen van een modale shift. Om ze hierbij te helpen zal het Gewest binnen de tien volgende jaren 10 000 parkingplaatsen

op het grondgebied bouwen om de mensen aan te moedigen andere transportmiddelen dan de wagen te gebruiken. Zo zullen er in het noorden van Brussel 3 000 plaatsen beschikbaar zijn rond het toekomstige nationale stadion. Verbonden met de metro die met 800 m verlengd zal worden, biedt deze infrastructuur de reizigers de mogelijkheid om het centrum van de stad in 10 minuten te bereiken met het openbaar vervoer, terwijl hun auto veilig geparkeerd staat. Ook wilt u de openbare ruimte veranderen... Het beste voorbeeld van onze wil om de openbare ruimte te veranderen om onze levenskwaliteit te verbeteren is het afbraakproject van het Reyers Viaduct. In een utilitaristische benadering opgericht in het begin van de jaren 70, ontwrichtte dit bouwwerk de buurt en sneed het Brussel in twee. Omwille van zijn overcapaciteit is dit bouwwerk onnodig en bovendien een waar gedrocht in het Brusselse landschap. Gezien zijn slechte staat moest het gerenoveerd worden; de regering greep echter de kans om een nieuw project te creëren. De nieuwe inrichting van de wegen als een grote stadsboulevard zal nu de rug toekeren tot de periode waar alles in functie van de auto werd gedacht. Voortaan krijgt iedere gebruiker zijn plaats. Fietsers, voetgangers, automobilisten en inwoner zullen dus over een nieuwe ruimte beschikken en ze delen. De afbraakwerken beginnen deze zomer en de uiteindelijke inrichting zou tegen 2018 afgerond moeten zijn. Ook de omgeving van de Ninoofse Poort wordt opnieuw ingericht met het oog op verbetering. De boulevard van de kleine ring zal ook worden herzien met als eerste resultaat een groot openbaar park n

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | 45


Décembre 2015 | Région de Bruxelles

ENTRETIEN | Avec de grands projets d’infrastructures prévus pour les dix prochaines années, la STIB compte bien devenir la solution préférée de mobilité urbaine à Bruxelles.

“1 million de voyageurs chaque jour”

Le développement de nos parts de marché ne fait que répondre aux exigences d’une clientèle de plus en plus nombreuse, qui augmente chaque année de 3 à 4 % : en 2014, la STIB a assuré près de 365 millions de voyages, soit 1 million par jour ! Fréquences plus adaptées, modernisation du réseau, un meilleur produit en termes de confort et d’informations en temps réel, sont autant d’efforts que nous déployons constamment pour satisfaire la demande des utilisateurs de nos lignes. Le tout pour renforcer la mobilité à Bruxelles, qui souffre comme de nombreuses grandes villes du poids de la circulation routière. Nous optimisons les fréquences de notre réseau qui intègre le métro, le tram et le bus afin de garantir des temps d’attente les plus courts possibles. Nous réétudions chaque année la fréquence des lignes pour qu’elles gagnent en performance. Récemment, la STIB a même lancé un Plan directeur bus afin de restructurer, d’ici 2016, l’ensemble du réseau d’autobus en fonction des évolutions socio-économiques de la Région. Un projet similaire est prévu ensuite pour le tram.

ouest : soit un train chaque minute et demi au lieu des deux et demi actuelles.

concrètement aujourd’hui au travers de la carte MOBIB qui est devenue LE support billettique commun à toutes les sociétés de transports public en Belgique.

Plutôt que de concourir avec les autres sociétés de transports public, vous avez opté pour l’interopérabilité afin de proposer des offres complémentaires : quels avantages en tirez-vous aujourd’hui ? Des projets communs sont-ils en cours pour stimuler cette dynamique ?

“Chaque année, la STIB permet d'éviter le rejet de 200 000 tonnes de CO2.”

Cette mise en commun avec les autres réseaux de transport public belges (SNCB, TEC et De Lijn) s’est voulue la plus intelligente possible, afin que les voyageurs gagnent en rapidité, accessibilité et facilité d’utilisation. Nos lignes ne doivent plus se limiter aux frontières de la Région, mais accompagner au contraire les mutations socio-économiques des zones métropolitaines, pour s’adapter à une demande en transports de plus en plus complexe. Si la concurrence ne fait pas sens aujourd’hui, autant choisir de collaborer pour offrir le meilleur service au bénéfice du client. Cette volonté de complémentarité s’illustre

Comptez-vous créer de nouvelles lignes pour renforcer la mobilité et desservir le nord de Bruxelles, notamment ? Des nouvelles lignes sont à prévoir sur les trois modes de transports avec deux grands projets phares pour le métro : la création, prévue pour 2024, d’une nouvelle ligne allant de Bordet jusqu’à Albert, reliant le nord et le sud de la capitale. L’automatisation de la ligne 1 pour doubler la fréquence d’est en 48 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

Qu’en est-il de votre investissement en faveur de l’environnement ?

© STIB-MIVB

Au cours des dix dernières années, les chiffres de fréquentation de la STIB n’ont cessé d’augmenter : quelles solutions apportez-vous à la demande en mobilité ?

Chaque année, la STIB permet d’éviter le rejet de 200 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Son implication en faveur de la préservation de la qualité de vie à Bruxelles passe aussi par la volonté de réduire au maximum l’impact de ses activités sur l’environnement urbain : tous ses bâtiments sont système de récupération des eaux usées, de centrales de cogénération, des panneaux solaires y sont installés etc. Côté transports, nos trams et métros fonctionnent à l’électricité verte. Un projet novateur a même été mis au point pour récupérer l’énergie de freinage des métros puis la réinjecter dans une autre rame du réseau,voire dans d’autres installations électriques comme l’éclairage ou les escalators. Aucun doute que d’autres villes adopteront bientôt le même système n Propos recueillis par Pauline Pouzankov

Brieuc de Meeus Directeur Général de la STIB


Décembre 2015 | Région de Bruxelles

Een onderhoud met : Brieuc de Meeus, Directeur generaal van de MIVB

Met de grote infrastructuurprojecten voorzien voor de tien volgende jaren is de MIVB vastbesloten om de favoriete oplossing van de stadsmobiliteit in Brussel te worden.

© STIB-MIVB

“1 miljoen reizigers per dag”

De afgelopen tien laatste jaren zijn de rittenaantallen van de MIVA steeds maar blijven stijgen: welke oplossingen biedt u aan deze vraag voor mobiliteit? De toename van onze marktaandelen beantwoordt de behoeften van een steeds groeiend aantal klanten, dat elk jaar met 3 à 4% stijgt: in 2014 heeft de MIVB 365 miljoen ritten verzorgd, dus 1 miljoen per dag! Aangepaste frequenties, modernisering van het netwerk, een beter product in termen van comfort en informatie in reële tijd: dit zijn allemaal inspanningen die we constant leveren om de vraag van onze reizigers te beantwoorden. Dit bevordert natuurlijk de mobiliteit in Brussel, die zoals alle grote steden onder het gewicht van het autoverkeer lijdt. We optimaliseren de frequenties van ons netwerk door het integreren van metro, tram en bus zodat de wachttijden zo kort mogelijk worden. Elk jaar herzien we de frequenties van de lijnen om ze doeltreffender te maken. Onlangs heeft de MIVB zelfs een directeur plan ontworpen om het gehele busnetwerk tegen 2016 te herstructureren in functie van de socio-economische evolutie van het Gewest. Een gelijksoortig project is vervolgens voorzien voor de tram.

“Elke jaar wordt er dankzij de MIVB 200 000 CO2 uitstoot vermeden.” Gaat u nieuwe lijnen creëren om de mobiliteit te versterken en ondere anderen het Noorden van Brussel beter te bedienen? Nieuwe lijnen zijn voorzien op de drie vervoermiddelen, met twee megaprojecten voor de metro: tegen 2024 is er een nieuwe

“Nieuwe lijnen zijn voorzien op de drie vervoermiddelen, met twee megaprojecten voor de metro.”

lijn voorzien van Bordet tot Albert die het zuiden met het noorden verbindt. Ook gaan we lijn 1 automatiseren om de frequentie te verdubbelen tussen oost en west: dus elke anderhalve minuut een trein in plaats elke twee minuten en half.

werken en zodoende de klant betere diensten aan te bieden. Deze complementariteit wordt concreet verwezenlijkt door de MOBIB kaart, DE gemeenschappelijke ticket-oplossing voor alle bedrijven van openbaar vervoer in België.

Eerder dan met de andere bedrijven van openbaar vervoer hebt u ervoor gekozen om samen te werken en op die manier complementaire transportoplossingen aan te bieden. Welke voordelen haalt u daar vandaag uit? Welke gemeenschappelijke projecten leidt u om deze dynamiek te stimuleren?

Waaruit bestaat uw beleid in verband het het milieu?

Deze samenwerking met andere netwerken van Belgisch openbaar vervoer (NMBS, TEC en De Lijn) werd zo intelligent mogelijk aangepakt zodat de reizigers met meer snelheid, toegankelijkheid en meer gebruiksvriendelijk kunnen reizen. Onze lijnen mogen zich niet meer beperken tot de grenzen van het Gewest, maar moeten integendeel de socio-economische veranderingen van de grootstedelijke gebieden volgen en zich aanpassen aan steeds complexere transportbehoeften. Concurrentie heeft niet veel zin; het is beter om samen te

50 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

Elke jaar wordt er dankzij de MIVB 200 000 ton CO2 uitstoot in de atmosfeer vermeden. De inzet voor het handhaven van de levenskwaliteit in Brussel houdt ook in dat het impact van onze activiteiten op de stedelijke omgeving zo veel mogelijk beperkt wordt. Al onze gebouwen zijn uitgerust met een systeem om afvalwater te recupereren, met cogeneratie centrales, zonnepanelen, enz. Wat het vervoer betreft rijden onze trams en metro’s met groene elektriciteit. Er werd zelfs een innoverend systeem ingevoerd om de remenergie van de metro’s op te vangen en door te sturen naar andere wagons van het netwerk of in andere elektrische installaties zoals de verlichting of de roltrappen. Er bestaat geen twijfel dat dit systeem binnenkort door andere steden wordt over genomen n


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CHAPITRE 3

© Olivier van de Kerchove / www.visitbrussels.be

DÉVELOPPEMENT DURABLE, POLITIQUE DE LA VILLE ET SOLIDARITÉS / DUURZAME ONTWIKKELING, STADSBELEID EN SOLIDARITEIT

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | 63


Décembre 2015 | Région de Bruxelles

ENTRETIEN | Malgré une belle qualité de vie à Bruxelles, le territoire rencontre diverses problématiques dont la difficulté d’accès au logement ou la nécessité de lancer des actions fortes en matière d’environnement et de développement durable.

“Asseoir l’attractivité et la qualité de vie à Bruxelles” Peut-on parler d’une qualité de vie élevée au sein de la ville de Bruxelles et des communes qui l’entourent ? Je pense que globalement, nous jouissons d’une belle qualité de vie à Bruxelles et en Belgique, de manière plus générale. Il y a bien évidemment toujours moyen d’être créatif et de faire mieux à travers, par exemple, la verdurisation de certains quartiers devenus trop “gris”, le lancement d’appels à projets citoyens afin de les inviter à participer à la vie collective, en développant des services aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à toute personne trop souvent marginalisée dans nos sociétés, en facilitant l’accès à la propriété pour les jeunes ménages, etc.

“Nous renforçons la lutte contre les logements vides et insalubres.”

Bien vivre, c’est sans doute avant tout pouvoir accéder facilement au logement, et la Région de Bruxelles-Capitale en a fait une priorité. Quelles sont les principales problématiques qui persistent en la matière ? Nous avons identifié cinq freins majeurs à l’accès au logement : n l’insuffisance de l’offre par rapport à la demande ; n des prix trop élevés en comparaison aux revenus ; n l’augmentation de la population ; n la raréfaction du foncier disponible ; n le prix de la construction des habitations neuves.

Le logement est indéniablement un outil clé pour asseoir l’attractivité et la qualité de vie à Bruxelles. Dès mon entrée en fonction, j’ai étendu les conditions d’accès au Fonds du Logement afin de faciliter l’accès à la propriété (augmentation du nombre de prêts, mensualité progressive, abaissement du taux de référence, possibilité d’emprunter jusqu’à 120 % de la valeur du bien, etc.) pour les classes moyennes et les jeunes ménages. Récemment, le gouvernement bruxellois a approuvé un avant-projet d’arrêté visant à renforcer les Agence Immobilières Sociales (AIS) qui sont un relais indispensable dans les partenariats publicprivé afin de rééquilibrer le gap entre offre et demande. Mon cabinet travaille également à la création d’une allocation-loyer qui sera développée en 2016. De manière plus générale, nous renforçons la lutte contre les logements vides et insalubres qui sont encore trop nombreux à Bruxelles et qui constituent pourtant une réelle fenêtre d’opportunité pour la Région. Quelle est par ailleurs l’action régionale menée dans les domaines de l’énergie et de la protection de l’environnement ?

Pour prendre des exemples concrets et très récents, j’ai pu annoncer, il y a quelques jours, la création de nouvelles plaines de jeux à travers toute la Région Bruxelloise répondant aux défis du paysage urbanistique ainsi qu’au développement psychosocial et moteur des enfants. Ou encore, la formation spécialisée de baby-sitters pour la garde d’enfants en situation de handicap. Ce sont autant de décisions qui participent à la convivialité et au répit qui deviennent des qualités de plus en plus essentielles lorsque l’on vit en ville. 64 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

L’effort climatique et énergétique bruxellois se concentre essentiellement sur les bâtiments (73 % de la consommation énergétique) et le transport (23 % de la consommation énergétique). Dans une ville-Région qui connait un bâti ancien et donc lll

Céline Fremault Ministre du Logement, de la Qualité de vie, de l’Environnement et de l'Énergie


Crédit photo : Photothèque Veolia / Samuel Bigot / Andia

Spécialiste des métiers de l’eau, de l’énergie et des déchets

Veolia conçoit et déploie des solutions innovantes pour développer l’accès aux ressources, les préserver, les renouveler. Veolia contribue à : Développer l’accès aux ressources en proposant une approche performante et durable aux gestionnaires d’infrastructures publiques ou de patrimoine immobilier et aux industriels. Préserver les ressources en optimisant les consommations d’eau, d’énergie, et la production de matières non recyclables. Renouveler les ressources en développant la performance du traitement des eaux, la production d’énergies alternatives, la valorisation des déchets.


Décembre 2015 | Région de Bruxelles

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139_PLACE SCHUMAN competition 2011, 1st prize, on hold

xdga collage view from Kortenbergse Steenweg

lll énergivore, mais aussi un besoin de nouvelles construc-

tions en raison du boom démographique, il est indispensable de concentrer les efforts énergétiques sur le secteur du bâtiment qui constitue un des plus gros potentiels en économie de CO2. La priorité est de concentrer les efforts sur trois volets : l’isolation, le chauffage et le renouvelable. A cet égard, la Région bruxelloise octroie des Primes Energie ainsi que des prêts verts à taux zéro pour les personnes aux revenus plus limités. Nous avons également mis en place une nouvelle législation PEB (Performance énergétique des bâtiments) début 2015. Outre l’effort sur le bâti, nous sommes en train d’œuvrer à la mise en place d’une zone de basse émission permanente afin de lutter plus durablement contre les particules fines et ultrafines.

Quels sont les objectifs portés par la ville en matière d’écologie et de prévention auprès de la population ? L’objectif majeur porte sur la tenue, en décembre, de la COP21 à Paris sur la lutte contre les changements climatiques. J’ai d’ailleurs fait du climat le thème central de toutes les actions de prévention et sensibilisation pendant l’année 2015, et ce depuis mon retour du sommet de Lima.

POLITICAL HOTSPOT Every newscast about European affairs features the Schuman square as a backdrop. Amidst the European Institutions it is a place where all sorts of political interactions, large and small, bring attention to their cause. Nearly every demonstration in Brussels follows an itinerary that starts or ends here and it is one of the most important political public spaces on the continent. The renewal of the square should be the first step to integrate the European quarter into its surroundings, to link the international to the local. The square has to become an icon and symbol of a democratic Europe. OPEN AIR PARLIAMENT In the centre of the square the project proposes a shell like amphitheatre set into the primary axis. This gesture allows for a multitude of cultural, political, and sports activities on the square. This object serves as a podium, an arena, a tribune and a parliament for the people. The usage varies in scale from “speaker’s corner” to acting as a milestone on the Brussels 20 km race. Four accesses in continuation of the radial streets anchor the object into its surroundings. The underside of the amphitheatre shelters entrances to the underground metro and railway station. SQUARE Contrasting with the generic materials used in the surroundings the pavement of the square emphasises its circular geometry with a noble stone. Dark granite plates are arranged in a circular pattern that seamlessly connect to the pavements of the radial streets and is continued over the steps of the shell. The pedestrian zone, vastly expanded in comparison to the existent situation, is protected from the reduced vehicular traffic by a series of small black bollards. On the square, the car lanes are only used by buses, authorized vehicles and taxis.

Le chantier le plus important en la matière était la constitution d’un Plan Régional Air-Climat-Energie qui propose des mesures et actions afin de garantir l’objectif de réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre tel que prévu par le gouvernement bruxellois. L’étape suivante consiste à le soumettre à enquête publique pendant les mois de juin et juillet, un moment crucial de prévention et d’implication des citoyens pour leur qualité de vie future n Propos recueillis par Julien Dreyfuss 68 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

xdga collage large demonstration


Een onderhoud met : Céline Fremault, Minister belast met Huisvesting, Levenskwaliteit, Leefmilieu en Energie

“De aantrekkelijkheid en de kwaliteit van het leven te Brussel promoten” Ondanks de goede levenskwaliteit in Brussel wordt de regio geconfronteerd met verscheidene problemen zoals een moeilijke toegang tot huisvesting of de noodzaak om sterke acties op te richten in verband met milieu en duurzame ontwikkeling.

Kan men spreken over een hoge levenskwaliteit in Brussel en omliggende gemeenten? Globaal gezien denk ik dat we in Brussel en in België een mooie levenskwaliteit genieten. Het is natuurlijk altijd mogelijk om creatief te zijn en het beter te doen door “te grijze” wijken weer groen te maken, door projecten te lanceren om de burgers aan te moedigen om deel te nemen aan het openbare leven, door diensten te ontwikkelen voor de ouderen van dagen, de gehandicapten, of te vaak in onze samenleving gemarginaliseerde personen, door eigendomsrecht voor jonge gezinnen te vergemakkelijken, enz. Ik kan u enkele zeer recente en concrete voorbeelden geven. Enkele dagen geleden heb ik de bouw van nieuwe speelpleinen over het gehele Brusselse Gewest aangekondigd, die tegelijkertijd de uitdagingen van het Brusselse stadsplan en de psychosociale en motorische behoeften van de kinderen beantwoorden. Ook bestaat er nu een specifieke scholing voor babysitters om voor kinderen met een handicap te zorgen. Deze besluiten dragen bij tot de gezelligheid en rust die hoe langer hoe meer essentiële kwaliteiten zijn als je in de stad woont. Goed leven is vooral gemakkelijk toegang krijgen tot huisvesting: dit is voor het Brussels Hoofdstedelijke Gewest een prioriteit. Met welke constante moeilijkheden hebben we hier te maken? Vijf oorzaken belemmeren de toegang

tot een degelijke huisvesting: n onvoldoende bod ten opzichte van de vraag, n te hoge prijzen in verhouding met het inkomen, n een stijgende bevolking en te weinig onroerende goederen, n de prijs van de nieuwbouw.

De huisvesting is ontegenzeggelijk een sleutelelement om de aantrekkelijkheid en de levenskwaliteit van Brussel te bevorderen. Toen ik mijn functie bekleedde heb ik de toegangsvoorwaarden tot het Woningfonds uitgebreid om het eigendomsrecht te vereenvoudigen voor gezinnen met een laag of middelgroot inkomen(meer leningformules, progressieve terugbetalingen, lagere rentevoet, mogelijkheid om een krediet aan 120 % van de waarde van het goed aan te gaan, etc.). Niet lang geleden heeft de Brusselse regering een voorontwerp van een Besluit goedgekeurd om de Sociale Immobiliënkantoren te versterken en zodoende deze onmisbare bemiddeling in de privéopenbare partnerschappen te bevorderen en de kloof tussen bod en vraag weer in evenwicht te brengen (SIKB). Mijn kabinet is ook een huurtoelage aan het opstellen die in 2016 ontwikkeld zal worden. Ook vangen we de strijd aan tegen lege en onbewoonbare woningen die we in Brussel nog veel te veel vinden en die nochtans een echte kans vormen voor het gewest. Welke regionale acties worden gevoerd in verband met milieubescherming en energie? De inspanningen die we in Brussel doen in verband met klimaat en energie hebben

voornamelijk betrekking op de gebouwen (73 % van het energieverbruik) en het transport (23 % van het energieverbruik). In een stedelijk gewest met veel oudere en dus energie opslokkende gebouwen, maar ook met een behoefte aan nieuwbouw omwille van de demografische toename, is het noodzakelijk om de inspanningen te richten op de bouw die het grootste besparingspotentieel biedt aan CO2. Drie prioriteiten zijn gedefinieerd: isolatie, verwarming en hernieuwbare energieën. Het Brussels Gewest kent energiepremies en groene leningen aan nul interest toe aan mensen met een beperkt inkomen. Ook hebben we begin 2015 een nieuwe EPB wetgeving ingevoerd (Energetische Prestatie Bouw). Bovendien zorgen we voor een zone van permanente lage CO2 uitstoot om op een meer duurzame manier te strijden tegen fijne en ultrafijne deeltjes.

Welke doelstellingen worden door de stad bevorderd op het gebied van de ecologie en preventie van de bevolking? Onze voornaamste doelstelling is de COP21 in Paris aanstaande maand december over de strijd tegen klimaatsveranderingen. Sinds mijn terugkeer van de Klimaatconferentie in Lima heb ik het klimaat trouwens als hoofdonderwerp aangesteld van alle preventie- en sensibilisatieprogramma’s van 2015. De belangrijkste werf op dit gebied was het opstellen van een regionaal Lucht-Klimaat-Energie plan met maatregelen en acties voor het beperken van 30 % van de broeikasgasemissies zoals voorzien door de Brusselse regering. De volgende stap is om deze voor te leggen aan een openbaar onderzoek tijdens de maanden juni en juli. Dit wordt dan een essentieel moment van preventie en inzet voor de burgers ten voordeel van hun toekomstige levenskwaliteit n

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | 69


Décembre 2015 | Région de Bruxelles

ENTRETIEN | Réputée comme l’une des villes les plus vertes d’Europe, Bruxelles-Capitale poursuit un développement qualitatif et spatial par la valorisation et la création de nouvelles PME et lutte ainsi contre l’inflation du chômage.

Quand accompagnement rime avec développement

Les PME, soit le plus grand créateur de richesses et d’emplois en Europe, se positionne comme le moteur de notre économie. La région mène depuis toujours une politique de soutien actif, d’accompagnement et de partage d’expertise sur le terrain. L’un des grands objectifs politiques se porte sur une réorganisation et une rationalisation de ces aides. Un travail de réduction du nombre de mécanismes et leur articulation a été entamé autour de trois piliers : n le conseil et l’accompagnement ; n le développement ;

elle le tourisme à travers ses deux points de prédilection : la culture et le patrimoine ? Bruxelles peut être fière de son riche passé historique. La capitale européenne ne cesse d'accroître sa large programmation touristique, afin de renforcer sa notoriété régionale, nationale et internationale. De sa vieille tradition folklore Ommegang, datant du XIVème siècle, à l'événement du “Family day”, fervent défenseur de la tradition familiale, ou encore, de son célèbre Festival V Carolus, le paysage culturel de la capitale européenne ne cesse mettre en lumière ses atouts et ses personnages phares, tel que Charles Quint.

n le financement.

A l’heure où la prise en compte environnementale est au coeur des priorités politiques, quelle place la région confère telle à sa biodiversité ?

Quelles sont les politiques déployées pour lutter contre l’inflation du chômage de la région ?

Abritant près de 8 000 hectares d’espaces verts sur son sol, Bruxelles est une ville in-

Bruxelles-Capitale est en capacité de prendre en charge 35 % du coût des investissements durable à destination de son personnel. La Région bruxelloise lance une politique d'aide à l’embauche, via l’apport de subventions, pouvant aller jusqu’à 30 % du salaire brut. Pour en bénéficier, les entreprises sont dans l’obligation de respecter une “clause d'embauche locale”. 30 % de leur personnel doit résider dans la zone d’économie urbaine stimulée, couvrant plusieurs quartiers le long du Canal, d’Anderlecht à Schaerbeek.

© DR

Comment soutenez-vous le développement des petites entreprises sur le territoire ?

contestablement verte. Elle recèle de trésors naturels, parfois insoupçonnés. Malheureusement, la croissance démographique et urbanistique chamboule tout son équilibre. Afin de pallier à la fragilité de la faune et de la flore, Bruxelles-Capitale a déployé des politiques attentives et ambitieuses, via un Plan Directeur. Il prévoit une préservation et une valorisation paysagère du patrimoine écologique et de la fonction agricole. Ce fleuron écologique fixe des objectifs ambitieux, prévu d’ici 2020, comme l’amélioration de l’accès à la nature, la consolidation d’un maillage vert et même le renforcement de la gestion écologique des espaces verts. A la manière d’une toile d’araignée, l’idée est de combler le déficit de verdures pour ainsi créer une harmonisation la plus conviviale possible. Ce projet novateur remplit éminemment un rôle écologique. Cet état des lieux a permis à Bruxelles Environnement de penser une stratégie de création d’aires de jeux ou de sport pour revaloriser les quartiers déficitaires en infrastructures ludiques, diversifier les plaines de jeux, accroître leur potentiel innovant, ou encore répondre aux besoins de la population. Enfin, la région vise également à abandonner l’usage de pesticides dans les lieux publics et dans les espaces agricoles. L’accord de majorité actuel prévoit notamment la création d’un droit de préemption, prévu au bénéfice de la région, lors de la vente de terrains agricoles. Il permettra de développer des projets d’agriculture et des potagers urbains, ou encore des jardins partagés n Propos recueillis par Célia Canis

Philippe Close Comment la capitale belge développe t72 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

Echevin des finances, du personnel et du tourisme


Een onderhoud met : Philippe Close, Schepen van financiën, toerisme en personeel

© ERIC DANHIER / EDANHIER / www.visitbrussels.be

Begeleiding hand in hand met duurzame ontwikkeling van de grootste politieke doelstellingen is het opnieuw organiseren en rationaliseren van deze hulp, met name door het beperken van het aantal mechanismen en koppelingen rond drie pijlers:

Carolus: het culturele landschap van de Europese hoofdstad houdt ervan om haar troeven en vermaarde figuren, zoals Keizer Karel, in het licht te stellen.

n Raad en begeleiding,

Nu het milieubeleid de kern vormt van de politieke prioriteiten, welke plaats geeft het Gewest aan de biodiversiteit?

n Ontwikkeling, n Financiering.

Welke beleidsvormen voert u door om het werkloosheidscijfer van het gewest te beperken?

“Brussel kan terecht trots zijn op haar rijke historische verleden.”

Befaamd als een van de meest groene steden van Europa, vervolgt Brussel-Hoofdstad haar weg naar een kwalitatieve en ruimtelijke ontwikkeling door het oprichten en opwaarderen van nieuwe KMO en micro-ondernemingen, een doeltreffende manier om de werkloosheid tegen te gaan. De acties in voordeel van de biodiversiteit hebben ook als positief gevolg het bevorderen van het culturele patrimonium en unieke erfgoed van het gewest.

Op welke manier steunt u de ontwikkeling van de kleine ondernemingen op het grondgebied? In Europa zijn het de KMO’s die het meeste bijdragen tot rijkdom en tewerkstelling, ze zijn de motor van onze economie. Sinds de aanvang voert ons gewest een actief beleid van steun, begeleiding en uitwisseling van expertise op het terrein. Een

Brussel-Hoofdstad is in staat om 35 % van de duurzame ontwikkelingen voor zijn personeel te bekostigen. Het Brusselse Gewest lanceert een beleid om te helpen bij het tewerkstellen, door middel van financieringen die tot 30 % van het bruto salaris kunnen oplopen. Om hiervan te profiteren zijn de ondernemingen verplicht om een clausule van “plaatselijke tewerkstelling” na te leven. 30 % van hun personeel moet in een van de “zones van economische uitbouw in de stad” wonen, m.n. verschillende wijken langs het kanaal, van Anderlecht tot Schaarbeek. Op welke manier ontwikkelt de Belgische hoofdstad het toerisme door middel van haar twee favorieten: cultuur en erfgoed? Brussel kan terecht trots zijn op haar rijke historische verleden. Om haar regionale, nationale en internationale bekendheid te versterken breidt de Europese hoofdstad haar toeristisch programma alsmaar uit. Van de oude Ommegang, een folklore die uit de 14de eeuw dateert, naar de “Family day”, een sterke voorstaander van het gezinsleven, om het nog maar niet te hebben over het beroemde Festival V

Met ongeveer 8000 hectares groene zones op haar grondgebied is Brussel ontegenzeggelijk groen, met talrijke vaak weinig gekende natuurschatten. Jammer genoeg brengt de demografische en stedelijke groei dit evenwicht in gevaar. Om de fauna en flora beter te beschermen ontplooit Brussel-Hoofdstad een ambitieus en nauwkeurig masterplan, dat de landschappelijke valorisatie en behoud van het natuurlijke erfgoed en de landbouwfunctie beoogt. Dit ecologische vlaggenschip bepaalt ambitieuze doelstellingen, die tegen 2020 bereikt moeten worden, zoals de natuur toegankelijker maken, het groene netwerk verstevigen en het ecologische beheer van de groene ruimten aanmoedigen. Het gaat erom het tekort aan groene ruimten “spinnenwebsgewijze” aan te vullen en zodoende een zo gebruiksvriendelijk mogelijke harmonisering tot stand te brengen. Dit innoverende project speelt een belangrijke ecologische rol. Door deze inventarisatie heeft Leefmilieu-Brussel haar strategie van sport- en speelpleinen op losse schroeven gezet. Gebrekkige wijken in termen van speeluitrustingen worden opgewaardeerd, speelpleinen gerenoveerd en de behoeften van de bevolking beter beantwoord. Ook wil het Gewest een einde zetten aan het gebruik van pesticiden in openbare ruimten en landbouwzones. Het huidige meerderheidsaccoord voorziet onder anderen het opmaken van een voorkeursrecht bij de verkoop van landbouwterreinen ten voordeel van het Gewest, om landbouwprojecten en stedelijke moestuinen, of gedeelde tuinen te bevorderen.n

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | 73


CHAPITRE 4

L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, LA FORMATION, LA RECHERCHE ET L’INNOVATION AU CŒUR DU DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL /

HET HOGERE ONDERWIJS, HET OPLEIDEN, HET ONDERZOEK EN DE INNOVATIE IN HET CENTRUM VAN DE REGIONALE ONTWIKKELING Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | 81


Décembre 2015 | Région de Bruxelles

ENTRETIEN | S’appuyant sur un réseau dense d’institutions d’enseignement supérieur, d’hôpitaux universitaires, d’établissements scientifiques et de PME/TPE très innovantes, Bruxelles se situe à la pointe de la recherche. Son gouvernement veut débloquer davantage de fonds pour accroître son potentiel.

“Miser sur l’innovation”

Avec Innoviris, le gouvernement est actif sur plusieurs plans, finançant des recherches universitaires, soutenant l’innovation dans les PME/TPE et dans les associations, épaulant les acteurs qui souhaitent introduire des dossiers dans le cadre de programmes européens. Nous investissons de surcroît dans des fonds universitaires ainsi que dans la création de spin-offs et finançons le retour de chercheurs sur le sol bruxellois. Les transferts technologiques des Universités font aussi l’objet d’un soutien spécifique.

“Avec Innoviris, le gouvernement est actif sur plusieurs plans.” Au cours de cette législature, il s’agit d’accroître les crédits régionaux disponibles pour la R&D, mais aussi de mieux prendre en compte les spécificités de notre VilleRégion. J’identifierai également, dans le cadre du nouveau Plan régional d’Innovation, de nouvelles niches de spécialisation intelligente auxquelles nous accorderons un appui renforcé. La participation des acteurs régionaux aux programmes européens sera en outre consolidée, notamment autour du programme “Horizon 2020”.

vers les 3 % d'ici 2020. S’il est aujourd’hui assez faible (1,37 % en 2011), ce pourcentage évolue très positivement. Mais le niveau régional n’est pas le seul à intervenir. Les Communautés participent au financement des Universités tandis que les établissements scientifiques fédéraux sont soutenus par l’État fédéral. Ce dernier est aussi compétent en matière de fiscalité pour les chercheurs, dont le coût est, en Belgique, l’un des plus bas d’Europe.

tifiques fédéraux, des Hautes Ecoles et de multiples associations. Le secteur de l’innovation est en outre largement relié aux initiatives européennes... En plus de représenter une appréciable manne financière, les programmes européens (Horizon 2020 et FEDER notamment) permettent aux acteurs de s’insérer dans des réseaux internationaux et aux initiatives d’atteindre une envergure plus conséquente. L’aire métropolitaine de Bruxelles est d’ailleurs très efficace dans la participation aux programmes-cadres de recherche et de développement.

Quels sont les principaux instituts et acteurs qui participent à la Recherche et à l’innovation ? Bruxelles peut s’appuyer sur un tissu dense d’entreprises (et en particulier de PME et de TPE) très innovantes dans différents secteurs (les TIC, la santé, la mobilité, etc.). Elle compte aussi trois universités sur son territoire (l’Université Libre de Bruxelles, la Vrije Universiteit Brussel et l’Université Saint-Louis), ainsi qu’un des sites de l’UCL. À cela s’ajoutent des hôpitaux universitaires, 14 établissements scien-

Quelles peuvent-être les retombées économiques des travaux de recherche menés ?

© Eric Vidal

Pouvez-vous présenter votre action en direction de la Formation et de la Recherche ?

Selon la Commission européenne, atteindre un investissement de 3 % du PIB dans la R&D d’ici 2020 permettrait de créer 3,7 millions d’emplois et d’accroître le PIB de l’UE de près de 800 milliards d’euros. Cette analyse trouve un sens encore plus fort à l’échelle d’une Ville-Région comme Bruxelles, structurellement très centrée sur le secteur tertiaire. Je pense aussi que les nombreux défis auxquels la Région est confrontée doivent nous conduire à intensifier notre investissement dans l’innovation sociale. Les moyens mis à la disposition des Universités et des associations seront renforcés à cet effet n Propos recueillis par Sacha Grynbaum

Quels moyens mettez-vous à la disposition des acteurs de la Recherche ?

Fadila Laanan

Notre ambition est de faire progresser la part du PIB régional consacré à la R&D

Secrétaire d'État à la Collecte et au Traitement des déchets, à la Recherche scientifique, aux Infrastructures sportives communales et à la Fonction publique

82 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires


Een onderhoud met : Fadila Laanan, Brussels Staatssecretaris voor Vuilnisophaling en-verwerking, Wetenschappelijk Onderzoek, Gemeentelijke sportinfrastructuur en Openbaar Ambt

Berustend op een dicht netwerk van hoge scholen, universitaire ziekenhuizen, wetenschappelijke instellingen en zeer innoverende KMO/microondernemingen, staat Brussel aan de top op het gebied van onderzoek. Het Brusselse Gewest wil meer fondsen vrijmaken om dit potentieel nog te verhogen.

© DR

“Wedden op innovatie”

Kunt u uw actie ten opzichte van Opleiding en Onderzoek toelichten? Met Innoviris is de regering actief op verschillende gebieden. We financieren universitair onderzoek, steunen innovatie bij de KMO/ Micro-ondernemingen en de verenigingen, en helpen spelers die dossiers willen introduceren in het kader van Europese programma’s. Bovendien investeren we in universitaire fondsen en in het oprichten van spin-offs en financieren we de terugkeer van wetenschappers op het Brusselse grondgebied. Ook de technologische transfer van de universiteiten geniet een specifieke bijstand. Tijdens deze legislatuur moeten we de beschikbare gewestelijke kredieten voor de R&D verhogen, maar ook beter rekening houden met de specificiteit van ons hoofdstedelijk Gewest. Ten opzichte van het nieuwe gewestelijke innovatieplan kennen we ook meer steun toe aan nieuwe projecten van slimme specialisatie. Bovendien moedigen we onze gewestelijke spelers aan om deel te nemen aan de Europese programma’s, onder anderen rond het programma “Horizon 2020”.

Welke middelen stelt u ter beschikking van het Onderzoek? Ons streefdoel is dat het deel van het gewestelijke BBP gewijd aan de R&D tegen 2020 3 % bedraagt. Vandaag de dag is dit

“Ons streefdoel is dat het deel van het gewestelijke BBP gewijd aan de R&D tegen 2020 3 % bedraagt.”

percentage vrij laag (1,37 % in 2011), maar we evolueren in de goede zin. Het Brusselse Gewest is echter niet de enige geldgever: de gemeenschappen dragen bij tot de financiering van de Universiteiten, terwijl de federale wetenschappelijke instellingen door de Federale Overheid worden gesteund, die trouwens ook de fiscaliteit van de onderzoekers bepaalt, één van de laagste van Europa. Welke zijn de voornaamste instellingen en andere spelers die deelnemen aan Onderzoek en Innovatie? Brussel kan op een dicht netwerk van ondernemingen rekenen (in het bijzonder op de KMO en micro-ondernemingen), die zeer innoverend zijn in verschillende domeinen (ICT, gezondheid, mobiliteit, enz.). Ook telt het Gewest drie universiteiten (de Université Libre de Bruxelles, de Vrije Universiteit Brussel en de Universiteit SaintLouis), en één van de vestigingen van de UCL. Daarbij komen nog de universitaire ziekenhuizen, 14 federale wetenschappelijke instellingen, Hoge Scholen en talrijke verenigingen. Bovendien zijn de innovatie projecten sterk verbonden met de Europese initia-

tieven… De Europese programma’s (o. a. Horizon 2020 en FEDER) zijn niet alleen een belangrijke bron van inkomen; de verschillende spelers krijgen ook kans om door te dringen tot internationale netwerken, terwijl de projecten hierdoor een grotere omvang kunnen bereiken. De metropolitane regio van Brussel is trouwens een enthousiaste deelnemer aan kader programma’s in onderzoek en ontwikkeling. Wat kunnen de economische uitkomsten zijn van deze onderzoek projecten? Volgens de Europese Commissie, kunnen we met een investering van 3 % van de BBP gewijd aan de R&D tegen 2020, 3,7 miljoen banen creëren en de BBP van de EU doen stijgen met 800 miljard euro’s. Deze analyse is nog van een grotere betekenis voor een Hoofdstedelijk Gewest zoals Brussel, structureel sterk gericht op de tertiaire sector. Ik ben ook van mening dat de vele uitdagingen waarmee het Gewest geconfronteerd is ons moeten leiden naar meer investering in sociale innovatie. Het is dus in die zin dat we de middelen ter beschikking van de Universiteiten en de verenigingen zullen verhogen n

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | 83


Décembre 2015 | Région de Bruxelles

ENTRETIEN | Si la Région Bruxelloise attache autant d’importance à la réussite de sa transition numérique, c’est parce que ses projets innovants promettent de stimuler autant le développement économique que la qualité de vie. Reliant la performance à l’égalité des chances.

“Bruxelles doit exercer une fonction d’exemple” Quels partenariats avez-vous mis en place dans le cadre de la Coopération au développement ? En guise de préambule, je dirais qu’il est important que nous soyons solidaires avec les Régions qui connaissent certaines difficultés. En tant que capitale européenne, Bruxelles doit certainement exercer une fonction d’exemple. Nous avons une grande expérience en termes de défis urbains (environnement, santé, esprit d’entreprise, etc.) et je souhaite que l’on puisse la partager. La Région bruxelloise a conclu un accord de coopération avec la Région du Katanga (République Démocratique du Congo) et la Région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (Maroc). Dès ce printemps-ci, nous lançons d’ailleurs un appel à projets pour ces deux zones. Dans le cadre de cette collaboration, j’entends impliquer également les communes, les universités et les autres partenaires bruxellois.

l’asbl Close the Gap, sera inauguré en 2015. Il circulera en offrant la possibilité de dispenser des cours dans des zones situées loin des centres urbains. En ce qui concerne la Région de Rabat-Salé, il sera notamment d’intervenir dans un programme de tri de déchets, en partenariat avec Bruxelles-Propreté. À l’heure où les territoires sont de plus en plus connectés, quels sont les enjeux de la transition numérique pour la Région bruxelloise ? Quels sont les projets en cours ? La transition numérique est importante pour le développement de la Région bruxelloise. J’œuvre à la mise en place d’une infrastructure numérique commune (données ouvertes, réseaux publics performants, etc.)

Parmi les initiatives concrètes, nous octroyons cette année une subvention de 200.000 euros à UNICEF Belgique pour la poursuite du programme WaSH dans la banlieue de Lubumbashi (Province du Katanga / RD Congo). Le programme WaSH a pour objectif l’assainissement d’écoles primaires. Il vise à donner de manière durable accès à l’eau potable et à l’hygiène à des milliers d’élèves. Dans la même province, un Digitruck (camion mobile aménagé en classe et équipé d’ordinateurs), financé par nous et 84 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

ainsi qu’à un service numérique innovant. Parmi les nombreux projets en cours, j’en retiendrais trois : n Fiber to the School : l’équipement des écoles en fibre optique, permettant un accès à internet à haut débit. n Wi-fi public : après des maisons communales et universités, nous équipons des espaces publics bruxellois de bornes wi-fi offrant un accès gratuit. n Constitution d’une plate-forme de vidéo surveillance : les images des caméras de surveillance pourront bientôt être échangées, et ce en collaboration avec diverses institutions, la Société de transports publics bruxellois (STIB) et les zones de police de la Région. Cette transition semble d’autant plus nécessaire pour un Carrefour européen comme le vôtre. Quels avantages comptez-vous en tirer, en termes d’innovation notamment ? Le déploiement de l’informatique permet de renforcer notre qualité de vie et la compétitivité des entreprises ainsi que d’améliorer les services des autorités

Bianca Debaets Secrétaire d’État à la Coopération au Développement, à la Sécurité routière, à l’Informatique régionale et communale et à la Transition numérique, à l’Égalité des chances et au Bien-être animal


© www.visitbrussels.be / ERIC DANHIER / EDANHIER

Een onderhoud met : Bianca Debaets, Verkeersveiligheid, Informatica en Digitalisering, Gelijke Kansen, Dierenwelzijn en Ontwikkelingssamenwerking

“Brussel moet als voorbeeld dienen” Mon principe de base est assez simple : Belge ou Etranger ; femme ou homme ; jeune ou vieux ; homo ou hétéro ; personne à mobilité réduite ou non : chacun mérite d’avoir les mêmes chances.

publiques. L’idée est de faciliter la quotidien des personnes vivant à Bruxelles, notamment en ce qui concerne la mobilité. Avec la vidéosurveillance, Bruxelles deviendra aussi plus sûre. En collaboration avec les habitants eux-mêmes, les universités et les entreprises, mon idée est de transformer Bruxelles en une grande Smart City européenne. Plus largement, quelles actions menez-vous en matière d’Égalité des chances ? Mon principe de base est assez simple : Belge ou Etranger ; femme ou homme ; jeune ou vieux ; homo ou hétéro ; personne à mobilité réduite ou non : chacun mérite d’avoir les mêmes chances. Je mène une lutte active contre les préjugés, les inégalités et la discrimination. Au travail, dans le secteur du logement et dans l’espace public. J’œuvre à cet objectif avec mes collègues du gouvernement bruxellois en charge notamment de l’Emploi, du Logement et de la Mobilité. Par rapport à la violence envers les femmes, j’ai décidé de lancer une étude pour avoir une idée plus précise du phénomène. Au début de l’été, il y aura un projet plus concret : nous allons former des personnes travaillant dans le secteur de la santé (médecins généralistes, gynécologues…) par rapport aux mutilations génitales. Ce sont souvent des personnes de confiance et elles peuvent mieux informer les filles, les mères au sujet des risques et des conséquences encourus après une excision, en espérant bien sûr un effet dissuasif. De manière plus générale, les Bruxellois sont liés les uns aux autres. J’ai décidé de renforcer ces liens par un dialogue entre les cultures et les religions, que je viens d’ailleurs d’initier. En outre, je vais faire en sorte de faciliter l’accessibilité des personnes handicapées. Et ce notamment au travers de campagnes de sensibilisation n Propos recueillis par Pauline Pouzankov

Het Brusselse gewest hecht een groot belang aan het succes van haar digitale overstap, omdat deze innoverende projecten zowel de economische ontwikkeling als de levenskwaliteit bevorderen. Zodat efficiëntie gepaard gaat met gelijke kansen.

Welke partnerschappen hebt u opgericht in kader van de ontwikkelingssamenwerking? Als inleiding wil ik maar zeggen dat het belangrijk is om solidair te zijn met regio’s die in moeilijkheden verkeren. Als Europese hoofdstad moet Brussel zeker als voorbeeld fungeren. We bezitten een grote kennis in termen van stedelijke uitdagingen (milieu, gezondheid, ondernemingsgeest, enz. ) en ik wil die met anderen delen.

“Belg of buitenlander, iedereen verdient dezelfde kansen.” Het Brusselse gewest heeft een samenwerkingsovereenkomst gesloten met de regio van Katanga (Democratische Repu-bliek Congo) en de regio van Rabat-Salé-Selmour-Zaër (Marokko). Vanaf dit voorjaar lanceren we trouwens een oproep voor het indienen van projecten voor deze twee ge-bieden. Ik wil in deze samenwerking ook ge-meenten, universiteiten en andere Brusselse partners betrekken. Wat de concrete initiatieven betreft kennen we dit jaar een financiering van 200 000 euro’s toe aan UNICEF België voor het verderzetten van het programma WaSH in de voorsteden van Lubumbashi (Provincie Katanga/DR Congo). De doelstelling van het programma WaSH is om de lagere scholen te saneren en duizenden leerlingen op een duurzame manier van hygiëne en drinkwater te voorzien. In dezelfde provincie wordt in 2015 een Digitruck ingehuldigd (een mobiel vrachtwagen ingericht als klas en uitgerust met computers), gefinancierd door onze bijdrage en die van de vereniging Close the Gap. De Digitruck zal rondrijden om lessen te geven in Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | 85


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Décembre 2015 | Région de Bruxelles

Mijn basisbeginsel is eenvoudig: of je nu Belg of buitenlander bent, man of vrouw, jong of oud, homo of hetero, een persoon met al dan niet beperkte mobiliteit, iedereen heeft recht op dezelfde kansen.

streken die ver van de grote steden gelegen zijn. En in het kader van Net-Brussel doen we in de regio van Rabat-Salé mee aan een programma om afval te sorteren.

uitwisselen, in samenwerking met diverse instellingen, het Brusselse bedrijf voor openbaar vervoer (MIVB) en de politiezone ’s van het Gewest.

Nu dat de regio’s steeds meer met elkaar verbonden zijn, waaruit bestaat de uitdaging van de digitale overstap voor het Brusselse gewest? Welke projecten zijn in uitvoering?

Deze overstap is des te meer noodzakelijk voor een Europees trefpunt zoals Brussel. Welke voordelen ziet u hierin, vooral in termen van innovatie?

De digitale overstap is belangrijk voor de ontwikkeling van het Brusselse Gewest. Ik draag bij tot de oprichting van een gemeenschappelijke digitale structuur (open gegevens, efficiënte openbare netwerken, enz.) en een innoverende digitale dienst.

De ontwikkeling van de informatica verhoogt onze levenskwaliteit en het concurrentievermogen van de bedrijven, en verbetert de diensten van de overheidsinstellingen. Het idee is om het alledaagse leven van de mensen die in Brussel wonen te vergemakkelijken, o.a. aangaande de mobiliteit.

Van de vele projecten in uitvoering zou ik er drie willen vermelden: n Fiber to the School: de scholen uitrusten met glasvezel voor een internet toegang op hogebreedband.

Dankzij de videobewaking, wordt Brussel ook veiliger. In samenwerking met de inwoners zelf, de universiteiten en de bedrijven, wil ik van Brussel een grote Europese Smart City maken.

n Openbare WI-FI: na de gemeentehuizen en de universiteiten rusten we ook de andere openbare ruimten van Brussel uit met Wi-Fi palen met gratis toegang.

In een bredere zin, welke beleid voert u uit in verband met de gelijke kansen?

n Oprichting van een platform van videobewaking: binnenkort zullen we de beelden van de bewakingscamera’s kunnen

Mijn basisbeginsel is eenvoudig: of je nu Belg of buitenlander bent, man of vrouw, jong of oud, homo of hetero, een persoon met al dan niet beperkte mobiliteit, iede-

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reen heeft recht op dezelfde kansen. Ik voer een actieve strijd tegen vooroordelen, ongelijkheid en discriminatie. Op het werk, in je woning, in de openbare ruimte. In dit kader werk ik samen met mijn collega’s van de Brusselse regering bevoegd voor Tewerkstelling, Huisvesting en Mobiliteit. Wat betreft het geweld tegen vrouwen heb ik besloten om een studie te lanceren om een nauwkeurig idee van dit verschijnsel te hebben. Begin deze zomer komt er een concreter project: we gaan personen van de gezondheidssector opleiden (huisartsen, gynaecologen…) in verband met genitale verminking. Het zijn vaak vertrouwenspersonen en zij kunnen de dochters en de moeders beter informeren aangaande de risico’s en de gevolgen van een excisie, in de hoop dat ze de mensen daarvan ontmoedigen natuurlijk. In een bredere zin: de Brusselaars zijn met elkaar verbonden. Ik heb besloten om deze band te versterken door middel van een dialoog tussen de verschillende culturen en religies, en ben daar trouwens al mee begonnen. Ook wil ik de toegankelijkheid verhogen voor de gehandicapte personen, onder anderen door middel van sensibilisatie campagnes n


ENTRETIEN | À travers des programmes de soutien et de sensibilisation, la Région de Bruxelles-Capitale met tout en oeuvre pour promouvoir les activités des entreprises à haut potentiel de développement technologique ainsi que l’enseignement universitaire et supérieur.

Bruxelles se convertit en Smart City Dans sa déclaration de politique générale, le Gouvernement affirme vouloir faire de Bruxelles la capitale belge et européenne de l’esprit d’entreprendre et d’innovation... Pourriez-vous revenir sur cette démarche ? En tant que capitale belge et européenne, Bruxelles connaît une véritable renaissance depuis que la sixième Réforme de l’État a grandement élargi ses compétences en 1989. Nous devons profiter de ce momentum pour redynamiser l’économie de la Région en s’appuyant sur ses atouts, à savoir son tissu extrêmement dense de PME et TPE et les nombreux centres de recherche et de pôles universitaires qu’elle compte sur son territoire. À cette fin, nous sommes en cours d’élaboration d’une “Stratégie 2025 pour Bruxelles” qui entend proposer une vision à long terme des chantiers à mettre en œuvre pour faire de notre ville la capitale belge et européenne de l’esprit d’entreprendre et de l’innovation. En cours de finalisation aujourd’hui, elle présente l’occasion d’inverser le paradoxe bruxellois : premier bassin d’emploi du pays avec le taux de chômage le plus important. Quelques grands engagements : n la mise en place de la Communauté Métropolitaine en vue de favoriser la mobilité des travailleurs et de soutenir l’activité économique de l’aire métropolitaine ; n l’élaboration d’un Small Business Act afin

d’améliorer les relations entre les pouvoirs publics et les PME et TPE ; n la mise en place d’un guichet unique à destination des PME et TPE proposant l’ensemble des services aux indépendants de la recherche-innovation, à la commercialisation, en passant par le soutien à la création, l’accès au financement et l’accompagnement ; n la révision des dispositifs de soutien à l’expansion économique, au commerce extérieur et à la recherche-innovation afin d’obtenir un outil commun et coordonné accompagnant toutes les étapes de la vie de l’entreprises ; n la transformation de Bruxelles en une Smart City ;

n le développement d’un nouveau plan régional d’innovation ou encore, la mise en place d’une réforme fiscale en vue d’une simplification favorable aux entreprises et plus juste pour les Bruxellois.

“Nous sommes en cours d’élaboration d’une “Stratégie 2025 pour Bruxelles”.” Avec cette Stratégie, nous avons une vision de l’action politique qui se projette au-delà de la législature, car il est nécessaire de tracer des perspectives économiques et budgétaires à 5-10 ans, afin d’anticiper la réduction de la solidarité entre Régions prévue dans la loi spéciale de financement. La région peut s'appuyer sur un tissu riche de TPE et PME. Quels services leur proposez-vous pour avoir accès aux financements européens ? Nous avons lancé la FEDER Academy pour accompagner les opérateurs, dont les PME et les TPE, dans l’appel à projets lll

Rudi Vervoort Ministre-Président, en charge des Pouvoirs locaux, du Développement territorial, de la Politique de la Ville, des Monuments et Sites, des Affaires étudiantes, du Tourisme, et du Port de Bruxelles

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© www.visitbrussels.be

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développer dans les meilleures conditions d'hébergement et d'accompagnement. Nous soutenons par ailleurs l’exploitation industrielle et économique de résultats issus de la recherche scientifique, via de nombreux autres programmes visant à promouvoir l’association entre universités, centre de recherches et entreprises en vue de la création de nouvelles activités économiques (par des consortiums, plate-formes ou partenariats).

“La transformation de Bruxelles en une Smart City.”

Depuis la sixième réforme de l’État, la ville de Bruxelles connait une véritable renaissance en tant que capitale belge et européenne.

lll

FEDER 2014-2020. De son côté, la Cellule FEDER soutient les opérateurs, qu’ils soient publics ou privés, dans le processus de développement de projets. Cela signifie qu’on les aide dans la recherche de partenaires, dans la pré-évaluation du projet au regard des attentes du Programme. Par ailleurs, impulse.brussels (ex-Agence bruxelloise pour les Entreprises) joue le rôle d’animateur bruxellois du réseau “Enterprise Europe Network”. Il s’agit d’un réseau européen actif d'aide aux entreprises, en particulier des petites et moyennes, à travers l’Union européenne. Elle a pour but d’informer, de conseiller et d'assister ces sociétés dans toutes les phases de leur développement afin qu’elles puissent au mieux bénéficier des avantages du marché unique européen.

Dans le cadre de la stratégie UE2020, vous vous êtes engagés à consacrer 3 % du PIB régional à la recherche et développement. Qu’en est-il aujourd'hui ? L’un des 18 engagements de la Stratégie 2025 pour Bruxelles porte exclusivement sur le soutien à la recherche et à l’innovation, même si Bruxelles est déjà supérieure à la moyenne européenne en la matière et reste la première ville universitaire du pays. Les chantiers sont nombreux pour atteindre ces 3%. Notons la maximalisation de la participation aux programmes euro-

péens, l’optimalisation des mécanismes d’aides et le renforcement des moyens aux organismes en charge du soutien à la R&D à Bruxelles. Mais nous allons également travailler au développement de nouvelles niches, notamment à travers la spécialisation intelligente de l’économie. La transformation de Bruxelles en Smart City passera notamment par le soutien aux entreprises s’engageant dans des projets de spécialisation intelligente, à l’amélioration de l’accès au financement et micro-crédit pour ce type de projet, ou encore à l’élargissement de la portée des chèques innovation à destination des PME et TPE. Quel soutien apportez-vous aux sociétés innovantes issues des universités, hautes écoles et centres de recherche ? De manière directe, la Région consacre plus de 1,5 millions chaque année pour stimuler la création de nouvelles entreprises innovantes (appelées spin off) avec son programme “Launch”. Ce soutien spécifique direct au lancement d'entreprises permet d'offrir un débouché économique aux produits ou procédés développés au sein des unités de recherche. En moyenne, ce sont ainsi deux à trois spin off qui voient le jour chaque année grâce à cet appui. Via le financement des incubateurs liés aux universités, la Région offre également à ces jeunes entreprises la possibilité de se

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Quels partenariats développez-vous entre l’enseignement supérieur et le monde de l’entreprise afin de former les jeunes à ces métiers d'avenir ? L’un des chantiers identifiés dans la Stratégie 2025 pour Bruxelles entend promouvoir les filières d’enseignement et les métiers scientifiques et techniques auprès des jeunes. Dans ce cadre, les partenariats entre les Universités/Hautes écoles et les entreprises seront encouragés. Plus concrètement encore, ma collègue Fadila Laanan souhaite mettre en place des subsides pour les écoles menant des activités de sensibilisation à la RDI sous forme de “chèques éducation”. La Garantie pour la Jeunesse bruxelloise œuvrera également en ce sens, par la promotion des stages au sein des entreprises bénéficiaires d’aides d’Innoviris, afin que les jeunes soient formés aux nouveaux métiers de demain. Enfin, mon Gouvernement entend mettre sur pied des Pôles de Compétences Emploi-Formation liés aux métiers d’avenir. Ces structures regrouperont les entreprises, les acteurs publics de la formation et de l’emploi, mais s’élargira également à termes aux acteurs de la recherche et de l’enseignement. Un premier projet est en cours de construction, et porte sur les nouveaux métiers liés aux nouvelles technologies industrielles. D’autres Pôles devront voir le jour sur les métiers liés à l’ICT, à la logistique ou à la Culture et au Tourisme n Propos recueillis par Julien Dreyfuss


Een onderhoud met : Rudi Vervoort, Minister-President, belast met Plaatselijke Besturen, Territoriale Ontwikkeling, Stedelijk Beleid, Monumenten en Landschappen, Studentenaangelegenheden, Toerisme, en de haven van Brussel

Brussel verandert in een Smart City Door steun en sensibilisatie programma’s stelt het Brusselse Hoofdstedelijke Gewest alles in werking om de activiteiten van bedrijven met een hoog technisch ontwikkelingspotentieel te promoveren, evenals het universitaire en hogere onderwijs.

Belgische en Europese hoofdstad voor ondernemingsgeest en innovatie te maken. Dit project, nu in de eindfase, moet een eind maken aan de Brusselse paradox als eerste arbeidsmarkt regio van het land met het hoogste werkloosheidscijfer. Enkele grote engagementen:

In haar algemene beleidsverklaring bevestigt de Regering haar streefdoel om van Brussel de Belgische en Europese hoofdstad voor ondernemingsgeest en innovatie te willen maken... Kunt u deze aanpak toelichten? Sinds de zesde hervorming van de Staat haar bevoegdheden grotendeels heeft uitgebreid in 1989, is Brussel als het ware als Belgische en Europese hoofdstad herboren. We moeten van dit momentum profiteren om ons Gewest een nieuwe adem in te blazen en vertrouwen hebben in haar troeven: een zeer dicht netwerk van KMO’s en micro-ondernemingen, en de vele onderzoekcentra en universitaire polen die ze op haar grondgebied huist.

“We hebben de FEDER Academy gelanceerd om de verschillende actoren te begeleiden, waaronder de KMO en de microondernemingen, in de oproep tot indien van projecten FEDER 2014-2020.”

Daarom zijn we een “Strategie 2025 voor Brussel” aan het opstellen, met een visie op lange termijn van alles dat nog gedaan moet worden om van onze stad de

n het oprichten van de Hoofdstedelijke Gemeenschap om de mobiliteit van de werknemers te bevorderen en de economische activiteit van de metropolitaanse regio te steunen; n het opstellen van een Small Business Act om de relaties tussen de openbare diensten en de KMO en micro-ondernemingen te verbeteren; n een uniek loket ter beschikking stellen van de KMO en micro-ondernemingen, met dienstverlening en ondersteuning aan ondernemingen, zoals onderzoek-innovatie, verhandeling, steun bij het oprichten, toegang tot financiering en begeleiding; n de aanpassing van de maatregelen tot stimulans van het economische leven en de buitenlandse handel en onderzoek-innovatie om een harmonieus gemeenschappelijk instrument te bekomen om de bedrijven in elke levensfase gecoördineerd bij te staan; n Brussel omzetten in een Smart City; n het ontwerpen van een nieuw gewestelijk innovatieplan en ook het tot stand brengen van een fiscale hervorming voor een vereenvoudiging ten voordeel van de bedrijven en rechtvaardiger voor de Brusselaars.

Met deze strategie is ons streefdoel een politieke actie die verdergaat dan ons mandaat, want het is noodzakelijk om economi-

sche en budgettaire vooruitzichten op te stellen op een termijn van 5 à 10 jaar, om proactief te zijn op de beperking van de solidariteit tussen de Gewesten voorzien in de speciale financieringswet. Het gewest kan steunen op een dicht netwerk van KMO en micro-ondernemingen. Welke diensten biedt u hen aan om toegang te krijgen tot de Europese subsidies? We hebben de FEDER Academy gelanceerd om de verschillende actoren te begeleiden, waaronder de KMO en de microondernemingen, in de oproep tot indien van projecten FEDER 2014-2020. De FEDER cel steunt de verschillende instellingen bij de ontwikkeling van projecten, of ze nu privé of openbaar zijn. Dit houdt in dat we ze helpen om partnerschappen op te bouwen, bij de pre-evaluatie ten opzichte van de verwachtingen van het Programma. Bovendien speelt impulse.brussels (exBrusselse Agentschap voor de bedrijven) de rol van Brusselse animator van het netwerk “Enterprise Europe Network”. Dit is een Europees netwerk voor actieve steun aan de bedrijven, in het bijzonder de KMO’s, door de hele Europese Unie. Ze heeft als doelstelling het informeren en steunen van deze bedrijven in alle fasen van hun ontwikkeling zodat ze zo goed mogelijk profiteren van de voordelen van de interne Europese markt. In het kader van de UE2020 strategie hebt u zich erop toegelegd om 3 % van het gewestelijke BBP te besteden aan onderzoek en ontwikkeling. Hoe ver staan we vandaag? Een van de 18 engagementen van de Strategie 2025 voor Brussel heeft uitsluitend betrekking op de steun tot innovatie en onderzoek, zelfs als Brussel het beter lll

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“Daarom zijn we een “Strategie 2025 voor Brussel” aan het opstellen, met een visie op lange termijn van alles dat nog gedaan moet worden om van onze stad de Belgische en Europese hoofdstad voor ondernemingsgeest en innovatie te maken.”

lll doet dan het Europese gemiddelde op

dit gebied en de eerste universitaire stad van het land blijft. De werven zijn talrijk om deze 3% te bereiken. Ik geef als voorbeelden het toenemen van de deelname aan de Europese programma’s, het optimaliseren van de steunmechanismen en meer middelen voor de instellingen belast met de steun aan de R&D in Brussel. Maar we slaan ook nieuwe wegen in en helpen aan de ontwikkeling van de slimme specialisatie van de economie. Om Brussel te veranderen in een Smart City is het nodig om de bedrijven te helpen die slimme specialisatie projecten ontwikkelen, om op eenvoudige wijze financiering en microkredieten te garanderen voor dit type van project of de reikwijdte van de innovatie cheques ter bestemming van de KMO en de micro-ondernemingen uit te breiden. Welke steun geeft u aan de innoverende bedrijven die voortkomen uit de universiteiten, de hogere scholen en de onderzoekcentra? Rechtstreeks besteedt het Gewest elk jaar meer dan 1.5 miljoen om het oprichten van nieuwe innoverende bedrijven aan te moedigen (spin off genaamd) door middel van het “Launch” programma. Deze rechtstreekse specifieke steun voor het lanceren van nieuwe bedrijven geeft economische kansen voor de producten of processen ontwikkeld in de onderzoekscentra. Dat zijn

gemiddeld twee à drie spin off die elk jaar dankzij deze hulp gecreëerd worden. Via de financiering van de incubatoren verbonden met de universiteiten biedt het Gewest deze jonge bedrijven ook de mogelijkheid om zich in de beste omstandigheden van huisvesting en begeleiding te ontwikkelen.

“Sinds de zesde hervorming van de Staat haar bevoegdheden grotendeels heeft uitgebreid in 1989, is Brussel als het ware als Belgische en Europese hoofdstad herboren.”

Bovendien steunen we de industriële en economische uitbating van de resultaten voortkomend uit wetenschappelijk onderzoek, via talrijke andere programma’s die de samenwerking bevorderen tussen universiteiten, onderzoekcentra en bedrijven om nieuwe economische activiteiten tot stand te brengen (door consortiums, platformen of partnerschappen). Welke partnerschappen ontwikkelt u tussen het hogere onderwijs en het bedrijfsleven om de jongeren op te lei-

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den voor deze toekomstbanen? Een van de gedefinieerde projecten van de Strategie 2025 voor Brussel is voornemens om wetenschappelijke en technische opleidingen en beroepen te promoveren bij de jongeren. Partnerschappen tussen Universiteiten/Hoge scholen en bedrijven zullen aangemoedigd worden. Nog concreter: mijn collega Fadila Laanan wenst subsidies toe te kennen aan scholen die sensibilisatieacties voeren tot O&O&I onder de vorm van “onderwijs cheques”. De Brusselse Jongerengarantie werkt ook in die zin, door het promoveren van stages bij de bedrijven die steun van Innoviris ontvangen, zodat alle jongeren de kans krijgen om de beroepen van de toekomst aan te leren. En uiteindelijk wil mijn Regering Expertisecentra voor WerkgelegenheidOpleiding creëren in verband met de beroepen van de toekomst. Deze structuren hergroeperen de bedrijven, de openbare instellingen voor opleiding en werkgelegenheid, maar kunnen ook op lange termijn worden uitgebreid tot de actoren van Onderzoek en Onderwijs. Een eerste project is in opbouw, en heeft betrekking op de nieuwe beroepen in verband met nieuwe industriële technologieën. Andere polen volgen met als onderwerpen de ICT, logistiek, of Cultuur en Toerisme beroepen n


ENTRETIEN | L’Université Libre de Bruxelles tisse de nombreux liens avec la Région Capitale mais aussi la Ville de Bruxelles. Elle se situe également au carrefour de l’Europe.

L’ULB, partenaire de Bruxelles-Capitale

A Bruxelles, première ville étudiante du pays, elle représente 25 000 étudiants : un sur quatre. Sciences humaines et sociales, sciences-techniques et santé : toutes les disciplines sont représentées… sauf la théologie ! Et c’est cette indépendance, tout d’abord confessionnelle à sa création en 1834, puis dans sa pensée et ses dogmes qui lui ont valu ce qualificatif de “libre”. Ses locaux se répartissent sur trois campus. Et l’ULB délivre 6 000 diplômes chaque année, 150 000 au total depuis sa création. C’est enfin une Université prestigieuse, forte de quatre Prix Nobel scientifiques sur les huit qu’a obtenu la Belgique.

Notre revue traite de la Région de Bruxelles-Capitale. Quels liens votre établissement entretient-il avec cette collectivité ainsi qu’avec la Ville de Bruxelles ? Historiquement, c’est la bourgeoisie bruxelloise et la Ville qui ont impulsé dans les premières années de l’Etat belge cette Université qu’elles voulaient indépendante du catholicisme. Aujourd’hui, les liens existent notamment en matière : n hospitalière ; n de logements étudiants ; n de recherche, avec par exemple, le projet ICITY-RDI.BRU soutenu par le FEDER, et entièrement dédié aux technologies de l'information et de la communication, un secteur qui représente 20 000 emplois en région bruxelloise.

n l’Institut d’Etudes Européennes dès 1962 (masters en droit, politique et économie européens) ;

La politique environnementale, le “Library & Learning Center” sont également des domaines partagés entre l’ULB, la VUB et Bruxelles-Capitale.

n l’Unité de recherche sur la Globalisation, l’Union Européenne et le Multilatéralisme (GEM) ;

A l’attention du “Courrier du Parlement Européen”, pouvez-vous décliner la vocation européenne de votre Université ?

n La Fondation Bernheim sur la paix et la Citoyenneté ;

Paul-Henri Spaak, homme d’Etat belge et grand européen y a étudié le droit. Mais l’ULB a également vu passer entre ses murs les physiciens Philippe Busquin et Pierre Goldschmidt, les économistes André Sapir, Michel Vandelen Abeele et Françoise ThysClément, les géographes Elisée Reclus et Pierre Gourou. La femme de lettres Marguerite Yourcenar, bruxelloise de naissance et l’aventurière Alexandra David, de mère belge et de père français témoignent elles aussi de la vocation cosmopolite de Bruxelles : une ouverture sur l’Europe qui existe ici depuis le XVème siècle. Cette ambition européenne se retrouve aujourd’hui dans les formations et recherches de l’ULB :

n Le réseau académique en droit pénal européen (ECLAN) ; n Le réseau académique d’Etudes Juridiques sur l’Immigration et l’Asile en Europe (ODYSSEUS) ; n La Chaire Jean Monnet de droit européen. 24 % des étudiants sont européens (dont 750 étudiants Erasmus) ainsi que 24,3 % des enseignants et chercheurs. L’Europe, enfin, est présente à l’ULB par les financements FEDER qu’elle apporte, précisément, par l’intermédiaire de la Région de Bruxelles-Capitale, notamment : © Jean-Dominique Burton

Que représente dans la Région de Bruxelles-Capitale l’Université Libre de Bruxelles en matière de formation et d’enseignement ?

n 12 millions d’euros pour la Cité étudiante internationale : 150 et, à terme 1 500 logements sur le site des Casernes ; n près de 10 millions d’euros pour le projet ICITY-RDI.BRU qui réunit trois types d’actions autour des TIC : des projets de recherche, un Hardware Innovation Lab, une cellule de coordination et de valorisation n Propos recueillis par Olivier Sourd

Eric De Keuleneer Président de l’Université Libre de Bruxelles

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Een onderhoud met : Eric De Keuleneer, Voorzitter van de Université Libre de Bruxelles

De Université Libre de Bruxelles heeft vele banden met het Hoofdstedelijke Gewest maar ook met de Stad Brussel. Uiteraard is deze instelling op het kruispunt van Europa gevestigd.

Wat betekent de Université Libre de Brussel in het Brusselse Hoofdstedelijke Gewest in termen van opleiding en onderwijs? In Brussel, de eerste studentenstad van het land, studeren 25 000 studenten: een op de vier in België. Maatschappelijke en humane wetenschappen, technische wetenschappen en gezondheid: alle vakken zijn vertegenwoordigd behalve één: theologie! Het woord “vrij” verwijst inderdaad naar de onafhankelijkheid ten opzichte van de religie, één van de beginselen van haar oprichting in 1834, die vervolgens evolueerde naar vrijheid in het onderzoek en dogma’s. De lokalen zijn verspreid over drie campussen. De ULB rijkt elk jaar 6000 diploma’s uit, 150000 in het totaal sinds de oprichting. Ook is het een prestigieuze universiteit die zich kan beroemen op vier wetenschappelijke Nobelprijzen op de acht die ooit in België zijn toegekend. Ons tijdschrift gaat over het Brusselse Hoofdstedelijke Gewest. Welke banden onderhoudt uw instelling met deze collectiviteit en met de Stad Brussel? Historisch gezien waren het de Brusselse bourgeoisie en de Stad die deze Universiteit onafhankelijk van de katholieke godsdienst hebben opgericht in de eerste jaren van het bestaan van de Belgische Staat. Vandaag de dag bestaan er betrekkingen m. n. in verband met: n ziekenhuizen; n studentenwoningen;

n onderzoek, met bijvoorbeeld het project ICITY-RDI.BRU, gesteund door de FEDER, en totaal gewijd aan de informatie- en communicatie technologieën, een sector die in het Brusselse Gewest voor 20 000 banen zorgt. Het milieu beleid en de “Library & Learning Center” zijn tevens gemeenschappelijke projecten van de ULB, de VUB en het Brusselse Hoofdstedelijke Gewest.

© LapinsCrétinsCalotteQuest

De ULB, partner van het Brusselse Hoofdstedelijke Gewest

Kunt u de Europese roeping van uw universiteit voor de “Courrier du Parlement Européen” toelichten? Paul-Henri Spaak, Belgische staatsman en grote Europeaan is hier afgestudeerd in rechten. Maar de ULB heeft ook tussen zijn muren de fysici Philippe Busquin en Pierre Goldschmidt gehad, de economisten André Sapir, Michel Vandelen Abeele en Françoise Thys-Clément, en de geografen Elisée Reclus en Pierre Gourou. De schrijfster Marguerite Yourcenar, in Brussel geboren en de avonturierster Alexandra David, van Belgische moeder en Franse vader getuigen ook van de kosmopolitische roeping van Brussel als open deur tot Europa sinds de XVde eeuw. Deze Europese ambitie is weerspiegeld in de opleidingen en het onderzoek van de ULB: n Het Instituut voor Europese Studies sinds 1962 (masters in Europese rechten, politiek en economie); n De afdeling onderzoek inzake Globalisering, de Europese Unie en het Multilateralisme (GEM); n Het Bernheim Fonds voor Vrede en Burgerschap; n Het academische netwerk in Europees Strafrecht (ECLAN); n Het academische netwerk van Juridische studies inzake Immigratie en Asiel in Europa (ODYSSEUS);

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“Maatschappelijke en humane wetenschappen, technische wetenschappen en gezondheid: alle vakken zijn vertegenwoordigd behalve één: theologie!”

n De Jean Monnet-leerstoel in Europese rechten.

24 % van de studenten zijn Europees (waaronder 750 Erasmus studenten) wat ook geldt voor 24,3 % van de leerkrachten en de onderzoekers. Europa, is uiteindelijk actief bij de ULB door middel van de FEDER financieringen, met name via het Brusselse Hoofdstedelijke Gewest: n 12 M€ voor de internationale studenten City: 150 en op lange termijn 1500 woningen op de vestiging van de Kazernen; n ongeveer 10 M€ voor het project ICITYRDI.BRU dat 3 soorten acties voert rond de ICT: onderzoekprojecten, een Hardware Innovation Lab, een coördinatie en valorisatie cel n


ENTRETIEN | Au cœur de l’Europe ! La Vrije Universiteit Brussel (VUB) se veut ouverte sur l’UE et sur le monde. Elle partage également les valeurs et les engagements du projet européen.

La Vrije Universiteit Brussel : enseignement, recherche et engagement sociétal Quelles sont les origines de la VUB ? C’est une Université de 180 ans d’existence. Elle a été fondée en 1830 à l’indépendance de la Belgique. Très vite, elle s’est affirmée comme un élément incontournable du paysage scientifique national et mondial. La VUB proprement dite est née en 1970 de la scission avec l’ULB. Elle s’est érigée comme une Université exclusivement néerlandophone.

n La recherche : la VUB consacre 86 millions d’euros par an à ses 150 groupes de recherche. 2 200 publications sont parues en 2013 et 25 brevets, en moyenne, déposés chaque année. De nombreux congrès internationaux sont organisés chaque année sur son campus ;

Pouvez-vous résumer en quelques chiffres l’importance actuelle de la VUB ? La VUB, ce sont en 2015 deux campus internationaux, un hôpital universitaire, 6 500 agents administratifs et 14 200 étudiants. Parmi eux, 21 % d’étrangers dont 11 % de l’Union Européenne. 123 nationalités, au total, sont représentées. Et le budget annuel de la VUB s’élève à 222 millions d’euros.

n L’engagement sociétal, enfin : la VUB se veut très étroitement connectée au monde où nous vivons. Et elle y participe partout où cela est possible et nécessaire : parcours de 1 000 km en vélo pour soutenir la recherche contre le cancer, recherche biologique et environnementale.

Quelles sont les missions de la VUB ?

Elle pourrait se résumer par cette citation du mathématicien français Henri Poincaré : “La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n’est aux faits euxmêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d’être.” C’est la raison de son intitulé “vrije”, “libre”, identique à celui de son homologue francophone. Elle promeut l’épanouissement personnel, le sens critique et celui des responsabilités ainsi que l’ouverture d’esprit. C’est une valeur ici commune à tous : des professeurs aux chercheurs en passant par les étudiants. La VUB promeut la diversité sociale, l’égalité des chances et l’absence de discrimination liée à l’origine, aux croyances, au sexe ou à son orientation, à l’âge ou au handicap.

n L’enseignement : 108 programmes néerlandophones, 34 masters et 8 cycles supérieurs en anglais, 3 écoles doctorales et 5 masters en engineering. La flexibilité est ici le maître mot : cours en petits groupes et ouverts à tous, adaptés aux étudiants salariés. 88 % des étudiants, au final, se déclarent satisfaits de leurs enseignements !

Plusieurs de ses docteurs honorifiques témoignent de cette préoccupation : les prix Nobel de la Paix Nelson Mandela et Frédérik de Klerk, l’océanologue JacquesYves Cousteau, etc.

© Vreije Universiteit Brussel

Comment concevez-vous la philosophie de votre Université ?

On peut dire, pour conclure, que par son ouverture européenne et internationale, la Vrije Universiteit Brussel, est le reflet de la Région de Bruxelles Capitale qui fait l’objet de cette revue du Courrier du Parlement Européen : une collectivité où 33 % de la population est d’origine étrangère, qui compte son quartier européen et de l’OTAN ainsi que 1 700 sièges d’organismes internationaux n Propos recueillis par Olivier Sourd

Eddy Van Gelder Président de la Vrije Universiteit Brussel

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Décembre 2015 | Région de Bruxelles

Een onderhoud met : Eddy Van Gelder, Voorzitter van de Vrije Universiteit Brussel

© Big Apple, creative commons

De Vrije Universiteit Brussel: onderwijs, onderzoek en maatschappelijke betrokkenheid

“De VUB op zichzelf kwam tot stand in 1970 door een opsplitsing met de ULB. Ze werd gesticht als een uitslui- tend Nederlandstalige Universiteit.”

In het hartje van Europa wil de Vrije Universiteit Brussel (VUB) openstaan voor de EU en de wereld. Uiteraard deelt ze de waarden en verbintenissen van het Europese project.

Hoe is de VUB ontstaan? Onze Universiteit is 180 jaar oud. Ze werd in 1830 gesticht, tegelijkertijd met de onafhankelijkheid van België. Al gauw werd ze beschouwd als een onontbeerlijk deel van het nationale en internationale wetenschappelijke landschap. De VUB op zichzelf kwam tot stand in 1970 door een opsplitsing met de ULB. Ze werd gesticht als een uitsluitend Nederlandstalige Universiteit. Hoe zou u de filosofie van uw Universiteit omschrijven? Ik zou het kunnen samenvatten met een citaat van de Franse mathematicus Henri Poincaré: “Denken mag nooit onderworpen worden noch aan een dogma, noch aan een partij, een belang, een vooroor-

deel, of iets anders dan de feiten zelf, want zich onderwerpen is ophouden met bestaan.” Daarom werd ze benoemd als “Vrije”, net zoals haar Franstalige homologe. Ze staat voor een persoonlijke ontwikkeling, kritisch denken, de zin voor verantwoordelijkheid en een open geest. Dit zijn waarden die iedereen hier deelt: zowel de docenten als de onderzoekers en de studenten. De VUB promoveert de sociale verscheidenheid, gelijke kansen en de afwezigheid van discriminatie omwille van de oorsprong, de godsdienst, de sekse of de seksuele gerichtheid, leeftijd of handicap. Kunt u het belang van de VUB in enkele cijfers samenvatten? In 2015 beschikt de VUB beschikt over twee internationale campussen, een universitair ziekenhuis, en heeft 6 500 administratieve agenten et 14 200 studenten. Bij deze laatsten horen 21 % buitenlanders waaronder 11 % van de Europese Unie. 123 nationaliteiten worden hier vertegenwoor-

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digd. En het jaarlijkse budget van de VUB bedraagt 222 miljoen euro’s.

Wat zijn de taken van de VUB? n Het onderwijs: 108 Nederlandstalige programma’s, 34 masters en 8 hogere cycli in het Engels, 3 PhD scholen en 5 masters in engineering. Soepelheid is hier de leuze: les in groepjes die voor iedereen openstaan, aangepast aan studenten die moeten werken. 88 % van de studenten verklaren zich tevreden over wat ze hier leren! n Het onderzoek: de VUB wijdt 86 miljoen euro’s per jaar aan haar 150 onderzoekgroepjes. In 2013 zijn 2200 publicaties verschenen en elk jaar worden gemiddeld 25 patenten toegekend. Elke jaar worden talrijke internationale congressen georganiseerd op de campus; n De maatschappelijke betrokkenheid, uiteindelijk: de VUB is nauw betrokken met de wereld waarin we leven. En ze helpt mee waar het mogelijk en noodzakelijk is: door een fietsparcours van 1 000 km om het onderzoek tegen kanker te steunen, of biologisch en milieu-gericht onderzoek.

Verschillende van haar Doctoren Honoris Causa getuigen van deze denkwijze: de Nobelprijzen Nelson Mandela en Frédérik de Klerk, de oceanoloog JacquesYves Cousteau, om er maar een paar te noemen. Om te besluiten kan men verkondigen dat door haar Europese en internationale opening de Vrije Universiteit Brussel de weerspiegeling is van het Brusselse Hoofdstedelijke Gewest, onderwerp van dit nummer van het “ Courrier du Parlement Européen”: een collectiviteit waar 33 % van de bevolking van buitenlandse oorsprong is, met een Europese wijk en die de zetel van de NATO evenals van 1700 internationale instellingen huist n


ENTRETIEN | Avec plus de 76 000 étudiants, 14 000 enseignants et cinq universités, Bruxelles-Capitale se positionne comme un producteur de “savoir”.

Bruxelles-Capitale, un centre de connaissance Quels sont les grands objectifs du projet Analyse multidimensionnelle de la dialectique “ville – université ?” ? Le lancement du projet Analyse multidimensionnelle de la dialectique “ville – université ?” a suscité de nombreuses réflexions sur le rôle des universités à Bruxelles. Elles ont notamment permis de rappeler que l’importance de son enseignement supérieur fait de Bruxelles la plus grande ville étudiante de Belgique, une réalité trop souvent méconnue ! Il faut donc sensibiliser les pouvoirs publics aux aspects positifs de cette situation mais aussi à ses implications comme la difficulté à trouver des logements pour nos étudiants. “Le BSI contribue à faire connaître Bruxelles et à promouvoir son potentiel comme un grand centre de connaissance.”

Pouvez-vous nous présenter Brussels Studies Institute ? Le BSI est un organisme né en 2012 dans la foulée des Etats Généraux de Bruxelles, manifestation publique, chargée de réfléchir à l’avenir de la capitale et à ses prochains défis. Au service des acteurs de la société civile, il s’est déployé pour favoriser le regroupement des chercheurs de la Région, mettre en valeur les recherches sur Bruxelles, favoriser l’échange et le travail en réseau.

de mettre en relation des scientifiques, dont les domaines de compétences et les spécificités divergent, pour faire converger les savoirs. Il s’agit de valoriser leurs actions vers l’extérieur et notamment vers les pouvoirs publics et le secteur privé.

Comment le BSI contribue t-il à faire de Bruxelles-Capitale un pôle de recherche d’excellence ? Le BSI contribue à faire connaître Bruxelles et à promouvoir son potentiel comme un grand centre de connaissance. Depuis la mise en place du Brussels Studies Institute, on n’a jamais tant parlé des recherches sur Bruxelles et celles-ci n’ont jamais été aussi dynamiques et publicisées. Le BSI répond donc à un véritable besoin sociétal n Propos recueillis par Célia Canis

Comment parvient-il à ancrer ses objectifs dans une création de réseau interuniversitaire et interdisciplinaire ? www.bsi.brussels La création d’un pôle interuniversitaire et interdisciplinaire paraissait essentielle pour inscrire les chercheurs dans cette logique de travail en réseau. Le BSI a donc permis

Serge Jaumain Président du Brussels Studies Institute

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Décembre 2015 | Région de Bruxelles

Een onderhoud met : Serge Jaumain, Voorzitter van de Brussel Studies Institute

Brussel-Hoofdstad, centrum van kennis Met meer dan 76 000 studenten, 14 000 docenten en 5 universiteiten, beschouwt Brussel-Hoofdstad zich als een producent van “kennis”.

Kunt u ons het Brussel Studies Institute voorstellen? Het BSI is een instelling opgericht in 2012 naar aanleiding van de StatenGeneraal van Brussel, een maatschappelijke reflectie over de toekomst en de volgende uitdagingen van de hoofdstad. Het instituut is in dienst van alle betrokken partijen van de burgerlijke samenleving, en heeft als taak het bevorderen van het hergroeperen van de onderzoekers van ons Gewest, het in het licht stellen van onderzoeken over Brussel en het vergemakkelijken van uitwisselingen en samenwerking in netwerken.

Het tot stand brengen van een interuniversitaire en interdisciplinaire pool was noodzakelijk om de onderzoekers te betrekken bij een netwerk van samenwerking. Het BSI heeft dus bijgedragen tot het bijeenbrengen van wetenschappers zodat hun uiteenlopende bevoegdheden en specificiteit kunnen uitmonden in een gezamenlijke kennis. Het gaat erom hun acties naar buiten uit te opwaarderen, onder anderen naar de openbare instellingen en de private sector toe. Welke zijn de voornaamste doelstellingen van het project “Een multidimensionale analyse van de dialectiek “stad – universiteit”? Het lanceren van het project Een multidimensionale analyse van de dialectiek “stad – universiteit” gaf aanleiding over een

diepgaande bezinning over de rol van universiteiten in Brussel. Er werd onder meer aan herinnerd dat de omvang van haar hoger onderwijs Brussel tot de grootste studentenstad van het land maakt, een te vaak miskende realiteit! De openbare instellingen moeten hier dus de positieve aspecten van inzien, maar ook andere gevolgen zoals de moeilijkheden voor onze studenten om woningen te vinden. Op welke manier draagt het BSI bij om van Brussel-Hoofdstad een onderzoekcentrum bij uitstek te maken? Het BSI helpt om Brussel beter te leren kennen en promoveert haar potentieel als groot centrum van kennis. Sinds het tot stand brengen van het Brussel Studies Institute werd nog nooit zoveel gesproken over onderzoeken over Brussel, en waren ze nog nooit zo dynamisch en veelvuldig verspreid. Het BSI beantwoordt dus aan een echte maatschappelijke behoefte n © www.visitbrussels.be

Hoe is het mogelijk om deze doelstellingen te verankeren in het oprichten van

een interuniversitair en interdisciplinair netwerk?

“Het lanceren van het project Een multidimensionale analyse van de dialectiek “stad – universiteit” gaf aanleiding over een diepgaande bezinning over de rol van universiteiten in Brussel. Er werd onder meer aan herinnerd dat de omvang van haar hoger onderwijs Brussel tot de grootste studentenstad van het land maakt, een te vaak miskende realiteit!”

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ENTRETIEN | Si le grand public connait surtout le Muséum, l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique est avant tout un établissement de recherche qui rassemble plus de 450 scientifiques et collaborateurs.

Le Muséum expose les spécimens les plus spectaculaires parmi les 37 millions recensés.

Votre Institut est d’abord un établissement de recherche : quelles sont ses missions et sur quels projets travaillez-vous actuellement ? Le grand public connait surtout le Muséum mais 130 chercheurs travaillent chez nous au sein de nombreux laboratoires. Nos recherches portent sur la biodiversité, l’évolution, les milieux et les ressources naturelles et s’appuient sur l’une des 10 plus grandes collections au monde (37 millions de spécimens). Elles nourrissent de nombreuses publications scientifiques et fournissent conseil et expertise pour les autorités qui font appel à nous en matière d’environnement marin, d’espèces invasives, de santé publique… Un panel international a évalué récemment de façon élogieuse notre activité scientifique (www.naturalsciences.be/sites/default/files /Peer_Review_RBINS_Management_Summ ary_2015.pdf) et notre gestion des collections vient d’obtenir une certification ISO9001 – une première en cette matière. De quelles collections votre institut bénéficie-t-il et quelles sont les plus visitées ? Qu’en est-il des expositions temporaires prévues pour l'année 2016 ? Impossible de montrer 37 millions de spé-

© IRSNB

cimens ! Seuls les plus importants et les plus spectaculaires sont exposés. Nous sommes le seul musée au monde à montrer un groupe de 29 dinosaures de la même espèce, les Iguanodons de Bernissart ! La pédagogie de nos salles permanentes et expositions temporaires est aussi très appréciée. Actuellement, WoW-Wonders of Wildlife présente une étonnante suite de scènes spectaculaires de la vie sauvage. Poisons, une exposition d’animaux venimeux, expliquera ensuite le rôle des substances toxiques. Frissons garantis.

Le Muséum mène plus de 250 projets à l’étranger.

celle des dinosaures, sont très bien notées au niveau international (guides touristiques, médias, Trip Advisor); ce qui inscrit le musée sur la carte des attractions internationales. Sur les 300 000 visiteurs annuels, seuls 32% viennent de la Région de Bruxelles-Capitale, et 20% de l’étranger. Le camion XpériLab, qui circule dans toutes les écoles du pays et initie 10 000 enfants par an à la méthode expérimentale, contribue aussi à cette réputation n

Comment votre établissement contribuet-il au rayonnement de Bruxelles-capitale en Belgique et à l’international ? Avec plus de 250 projets menés à l’étranger, nous contribuons à la réputation du pays et de la Région, et à leur fréquentation en attirant ou organisant chaque année plusieurs rencontres scientifiques internationales. Nos salles rénovées, notamment

© FR. Pauwels

© IRSNB

“Une attraction internationale”

Près de 130 chercheurs travaillent au Muséum au sein des nombreux laboratoires.

Camille Pisani Directrice générale de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique

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CHAPITRE 5

© MPD01605

LA RÉGION AU COEUR DE L’EUROPE / DE REGIO IN HET HARTJE VAN EUROPA

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ENTRETIEN | Tant sur le plan économique que social et culturel, la présence européenne a vraiment marqué le développement de la région de Bruxelles au cours des 50 dernières années. Tout l’enjeu réside désormais dans l’harmonisation de cette incarnation physique de l’Europe au sein de la capitale belge.

“Une ville européenne par essence”

En premier lieu, Bruxelles est la capitale de l’un des États fondateurs de l’Union européenne. Elle est une ville européenne par essence et la grande majorité des Bruxellois sont très engagés dans la construction de l’Europe. Cette dernière est indissociable du développement du territoire régional, largement favorisé par la présence des institutions de l’UE (Commission, Parlement, Conseil de l’Europe). Cela représente des milliers d’emplois directs et indirects. En outre, l’image de la ville rayonne ainsi dans le monde, favorisant une activité touristique soutenue. Il s’agit ni plus ni moins de la ville où il y a le plus de diplomates. La presse mondiale y est tout autant représentée. Autant d’éléments qui contribuent à faire de cette villerégion une ville-monde ambitieuse.

Quels sont les principaux enjeux liés à la présence des institutions européennes dans la ville ? Si à l’origine les installations se sont parfois faites dans la douleur, impliquant des expropriations de quartiers entiers, une harmonie prédomine aujourd’hui. Ma mission consiste à faire en sorte qu’il y ait la place et tous les équipements nécessaires pour le fonctionnement de ces institutions, tout en respectant la vie des Bruxellois. Plusieurs règles d’urbanisme et de mobilité veillent à ce que ce compromis soit préservé. L’un des enjeux clés est aujourd’hui de recréer de l’activité

dans le quartier européen, où plus rien ne vit en dehors des horaires de bureau.

le redéploiement des bureaux des institutions européennes, et notamment de la Commission et du Parlement. Ces développements devront prendre en compte les nouvelles contraintes budgétaires, à la fois sur le personnel et sur les équipements. La mobilité constitue le deuxième grand chantier que la région a entrepris, incluant une rénovation du rondpoint Schumann. Toute une série de grands travaux ferroviaires y est incluse, simplifiant les accès entre l’aéroport et les institutions notamment. Le dernier grand sujet concerne la sécurité, revenue au cœur des préoccupations en ces temps difficiles. Il s’agit de garantir une sûreté sans faille au niveau des institutions, qui constituent bien entendu une cible hautement symbolique à protéger.

À quelles problématiques ce nouveau poste de Commissaire à l’Europe doit-il répondre ? Les évolutions du modèle fédéral belge ont rendu nécessaire la création d’une véritable politique de siège régional compétente en matière de relations européennes, avec un interlocuteur cohérent auprès des institutions de l’UE. Cette fonction constitue donc un gain net d’efficacité, notamment au niveau des relations publiques. Par ailleurs, quels sont les sujets de préoccupation pour votre région au regard de l’Europe ?

Comment voyez-vous l’avenir de l’Union européenne à moyen et plus long termes ?

Le grand sujet à l’ordre du jour concerne © Julian Hills

Plus qu’aucune autre, Bruxelles se définit comme une ville européenne. Que représente la construction de l’Europe pour votre ville ?

Véritable fédéraliste européen, je crois très fort à ce projet depuis son commencement. Je suis de ceux qui imaginent une Europe gouvernée d’une part par ses institutions centrales et, d’autre part, par des régions fortes et prospères. Ces dernières doivent pouvoir assurer la proximité nécessaire visà-vis des citoyens européens qui, bien souvent, perçoivent l’UE comme un corps lointain et étranger. Je défends ainsi l’idée d’une deuxième chambre européenne, d’un sénat européen. Le Comité des Régions pourrait par exemple jouer ce rôle n Propos recueillis par Sacha Grynbaum

Alain Hutchinson Commissaire à l’Europe

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Décembre 2015 | Région de Bruxelles

Een onderhoud met : Alain Hutchinson, Commissaris voor Europa

© www.visitbrussels.be / Marcel Vanhulst

“In wezen een Europese stad” den om een regionaal beleid te voeren dat bevoegd is voor Europese relaties, met een coherente gesprekspartner bij de Europese instellingen. Deze functie maakt de relatie vloeiender en efficiënter, vooral op gebied van de Public Relations. En welke zijn de punten die opgelost moeten worden in uw Gewest ten opzichte van Europa?

“Brussel is in wezen een grote Europese stad en de grote meerderheid van de Brusselaars zijn sterk geëngageerd in de opbouw van Europa.”

Zowel op economisch gebied als cultureel en sociaal heeft de Europese aanwezigheid de ontwikkeling van het Brusselse Gewest de laatste 50 jaar sterk beïnvloed. De uitdaging is nu om deze fysieke tegenwoordigheid van Europa in harmonie te brengen met de Belgische hoofdstad.

Meer dan welke stad dan ook verklaart Brussel zich Europees. Wat betekent de opbouw van Europa voor uw stad? Ten eerste is Brussel de hoofdstad van een van de stichtende staten van de Europese Unie. Ze is in wezen een grote Europese stad en de grote meerderheid van de Brusselaars zijn sterk geëngageerd in de opbouw van Europa. Europa is onafscheidbaar verbonden met de ontwikkeling van ons Gewest, dat sterk bevoordeeld is door de aanwezigheid van de instellingen van de EU (Commissie, Parlement, Europese Raad). Dit vertegenwoordigt duizenden al dan niet rechtstreekse banen. Bovendien geeft dit de stad een wereldwijde uitstraling, gepaard aan een sterke toeristische activiteit. Het gaat hier om de stad met de meeste diplo-

maten, waar ook de internationale pers uitgebreid aanwezig is. Al deze factoren maken van Brussel een ambitieuze wereldstad. Wat zijn de voornaamste uitdagingen in verband met de aanwezigheid van de Europese instellingen in de stad? Het begin is soms moeilijk geweest, met onteigeningen van heeldere buurten, maar vandaag heerst er hoofdzakelijk harmonie. Mijn taak is om ervoor te zorgen dat er genoeg plaats is en ook dat alle nodige inrichtingen voor de werking van deze instellingen aanwezig zijn, en dit in evenwicht met de behoeften van de Brusselaars. Verschillende regels van stadsplanning en mobiliteit zorgen voor het handhaven van dit compromis. Een van de voornaamste uitdagingen vandaag is om weer activiteit te krijgen in de Europese buurt, waar niets meer leeft buiten de kantooruren. Welke problematiek moet een commissaris voor Europa beantwoorden? Door de evolutie van het Belgische federale model is het noodzakelijk gewor-

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Het voornaamste punt op de agenda is de nieuwe ontplooiing van de kantoren van de Europese instellingen, m.n. de Commissie en het Parlement. Er moet rekening worden gehouden met nieuwe budgettaire beperkingen, zowel aangaande het personeel als de uitrustingen zelf. De mobiliteit is de tweede grote werf dat het Gewest heeft opgestart, met een renovatie van het Schumanplein. Grote vernieuwingswerken van het station en de spoorweg zijn daarbij inbegrepen, met o. a. betere verbindingen naar de vlieghaven en de instellingen. En het laatste onderwerp betreft de veiligheid, die 100% gegarandeerd moet zijn in de instellingen, van nature uit een zeer gevoelig en symbolisch doel dat we moeten beschermen.

“Als echte Europese federalist ben ik sinds de start een grote voorstaander van Europa.”

Hoe ziet u de toekomst van de Europese Unie op midden en lange termijn? Als echte Europese federalist ben ik sinds de start een grote voorstaander van Europa. Ik hoor bij de mensen die streven naar een centraal beheerd Europa, gesteund door sterke en welvarende regio’s. Deze laatste dragen dan de verantwoordelijkheid om dicht bij de Europese burgers te staan, die de EU maar al te vaak als een ver en buitenlands corpus beschouwen. Zo ben ik ook voor het idee van een tweede Europese kamer, een Europees Senaat dus. Het Comité van de regio’s zou die rol kunnen spelen n


CHAPITRE 6

ツゥ www.visitbrussels.be / Olivier van de Kerchove

TOURISME, SPORT ET CULTURE / TOERISME, SPORT EN CULTUUR

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPテ右N | 101


Décembre 2015 | Région de Bruxelles

ENTRETIEN | Capitale européenne de référence accueillant les principales institutions de l’UE, Bruxelles se veut aussi touristiquement attractive avec une scène culturelle et artistique accessible à tous les budgets. Le charme de la ville faisant le reste, elle s’impose comme la destination privilégiée des congressistes européens et de nombreux touristes de loisirs en City Trips.

“Bruxelles n’est pas une ville hôte comme les autres” Bruxelles est la ville du monde qui accueille le plus de diplomates. Quelle est la part du tourisme d’affaires dans l’activité touristique globale ? La part du tourisme d’affaires est de 51 %, celle du loisir de 49 %. Une belle parité montrant que Bruxelles peut offrir une variété d’attractions à l’ensemble des touristes. Pour la troisième année consécutive, elle est classée première destination européenne pour les congrès par l’Union des Associations Internationales. Alors que de nombreux congressistes optent pour la capitale européenne en raison de son infrastructure, ses installations et ses services, une autre raison déterminante se cache derrière cette singulière popularité qui la distingue des autres villes européennes, à savoir le soutien et les services proposés gracieusement aux organisateurs et délégués par le Bureau des Congrès de la Région de Bruxelles-Capitale, Visit Brussels. Bruxelles n’est pas une ville hôte comme les autres. Elle concentre en son sein la Commission Européenne, le Parlement Européen et bon nombre d’institutions européennes importantes qui représentent plus de 500 millions d’Européens de tous les États-membres. Par ailleurs, près de 1 000 correspondants de presse ainsi que l’industrie de lobbying la plus influente au monde ont élu domicile ici. Il n’en faut pas plus pour faire de Bruxelles un endroit unique pour organiser un événement – à proximité des décideurs et de leurs collaborateurs en plein cœur de l’Europe. Nous pouvons dès lors affirmer sans exagérer : “Si vous voulez que votre voix soit entendue… Dites-le à Bruxelles !”

Quels sont les lieux et monuments incontournables de la ville ? Bruxelles déborde de créativité. Du théâtre de La Monnaie au BOZAR (Palais des Beaux-Arts), notre agenda est résolument truffé d’événements en tous genres, de festivals et de surprises. La Province compte environ 100 musées sur son territoire, mais comprend aussi des monuments emblématiques comme l’Atomium, la Grand-Place, Manneken-Pis, de nombreux bâtiments art nouveau ou modernistes. Avec des expériences originales comme un repas étoilé à bord d’un tram qui dévoile les plus beaux coins de la ville. Comment soutenez-vous l’activité touristique tout en préservant la qualité de vie des Bruxellois ? La politique touristique a été récem-

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ment prise en main par la Région. Dans les mois qui ont suivi, j’ai lancé la création d’une agence bruxelloise du tourisme afin de rassembler les différents talents de la promotion de Bruxelles au sein d’une même structure. Le travail soutenu des structures existantes comme Visit Brussels a permis à la capitale d’augmenter de 40 % ses nuitées touristiques en 4 ans. En 2010, nous remplissions 5 millions de chambres d’hôtels, pour atteindre en 2014 la barre symbolique des 7 millions. Mon but est très simple : atteindre les 10 millions de nuitées en 2020. Quels seront les principaux événements et manifestations susceptibles de drainer du monde au sein de la capitale dans les prochains mois ? La Fête de l’Iris, la Fête de la Région, la Belgian Pride sont autant d’événements qui marqueront l’activité culturelle, avec des expositions majeures sur la mode belge et une rétrospective Marc Chagall. Par ailleurs, une nouvelle galerie au Museum des Sciences naturelles va voir le jour, au côté de la Maison de l’Histoire européenne, l’Ommegang, avec de nombreux festivals comme Couleur Café ou le Brussels Summer Festival, mais aussi Diner in the Sky qui permet de manger un repas étoilé sous le ciel de Bruxelles n Propos recueillis par Julien Dreyfuss

Rudi Vervoort Ministre-Président, en charge des Pouvoirs locaux, du Développement territorial, de la Politique de la Ville, des Monuments et Sites, des Affaires étudiantes, du Tourisme, et du Port de Bruxelles


Een onderhoud met : Rudi Vervoort, Minister-President, belast met Plaatselijke Besturen, Territoriale Ontwikkeling, Stedelijk Beleid, Monumenten en Landschappen, Studentenaangelegenheden, Toerisme, en de haven van Brussel

© www.visitbrussels.be / Eric Danhier

“Brussel is geen gewone gaststad zoals de anderen”

“Het Irisfeest, het feest van het Gewest, de Belgian Pride zijn evenementen die de culturele activiteit markeren.”

Als Europese hoofdstad is Brussel de zetel van de voornaamste Europese instellingen, maar Brussel wil ook toeristisch aantrekkelijk zijn met een culturele en artistieke scene voor iedereen betaalbaar. De charme van de stad doet de rest, daarom is ze de favoriete bestemming van de Europese congressisten en van vele toeristen en amateurs van City Trips.

Brussel is de stad die ter wereld de meeste diplomaten onthaalt. Wat is de omvang van het zakentoerisme vergeleken met vrijetijdstoerisme? Het zakentoerisme bedraagt 51 %, en het vrijetijdstoerisme 49 %. Deze mooie pariteit toont aan dat Brussel een grote waaier van attracties te bieden voor alle toeristen. Voor het derde opeenvolgende jaar werd de stad geklasseerd als eerste Europese bestemming voor congressen door de Unie van de Internationale Verenigingen. Vele congressisten kiezen voor de Europese hoofdstad omwille van haar infrastructuur, installaties en diensten; er schuilt echter ook een andere reden achter deze bijzondere populariteit die haar onderscheidt van de andere

steden, te weten de steun en de diensten die gratis worden aangeboden aan de organisators en afgevaardigden door ‘Visit Brussels’, het Congresbureau van het Brusselse Hoofdstedelijke Gewest.

“Brussel borrelt over van creativiteit.” Brussel verwelkomt u als geen andere stad. Ze is de zetel van de Europese Commissie, het Europese Parlement en talrijke andere belangrijke Europese instellingen die in totaal meer dan 500 miljoen Europeanen van alle lidstaten vertegenwoordigen. Bovendien huizen hier ongeveer 1 000 perscorrespondenten en ook de meest invloedrijke lobbying industrie van de wereld. Meer heb je niet nodig om Brussel als een unieke plaats te kiezen voor het organiseren van een event – in de nabijheid van de besluitvormer en hun medewerkers in het hartje van Europa. Daarom kunnen we zonder overdrijven het volgende verkondigen: "Als u gehoord wenst te worden… Zeg het dan in Brussel! "

Wat zijn de voornaamste plaatsen en monumenten van de stad? Brussel borrelt over van creativiteit. Van het theater De Munt naar de BOZAR (Paleis voor Schone Kunsten), staat onze agenda boordevol met gebeurtenissen, festivals en verrassingen van alle soorten. De Provincie telt ongeveer 100 musea op haar grondgebied, maar bevat ook vlaggenschipmonumenten zoals het Atomium, de Grote Markt, Manneken-Pis, en vele Art Nouveau of modernistische gebouwen. Ook zijn er originele ervaringen te beleven zoals een sterren-

maaltijd op een tram die u de mooiste plekjes van de stad doet ontdekken. Hoe steunt u de toeristische activiteit en beschermt u tegelijkertijd de levenskwaliteit van de Brusselaars? Het toeristisch beleid werd onlangs overgenomen door het Gewest. In de daaropvolgende maanden heb ik de oprichting van een Brussels bureau voor toerisme gelanceerd om de verschillende talenten ter promotie van Brussel in eenzelfde structuur samen te brengen. Dankzij de inspanningen van bestaande structuren zoals Visit Brussels zijn de toeristische overnachtmogelijkheden met 40 % gestegen in 4 jaar. In 2010 vulden we 5 miljoen hotelkamers om in 2014 de symbolische drempel van 7 miljoen te bereiken. Mijn doelstelling is eenvoudig: 10 overnachtingen bereiken tegen 2020. Wat zijn de voornaamste evenementen de volgende maanden in Brussel die volk zullen aantrekken? Het Irisfeest, het feest van het Gewest, de Belgian Pride zijn evenementen die de culturele activiteit markeren; ook is er een belangrijke tentoonstelling over de Belgische mode en een retrospectieve tentoonstelling over Marc Chagall. In het Museum voor natuurwetenschappen wordt een nieuwe galerij ingehuldigd, en juist daarnaast hebben we het Huis van de Europese geschiedenis. Dan heb je nog de Ommegang, talrijke festivals zoals Couleur Café of het Brussels Summer Festival, maar ook ‘Diner in the Sky’ die je de kans geeft om een sterrenmaaltijd te genieten onder de Brusselse hemel n

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Décembre 2015 | Région de Bruxelles

ENTRETIEN | À Bruxelles et dans sa région, de nombreuses possibilités s’offrent aux habitants pour pratiquer une activité sportive régulière et variée. Les autorités locales ont fait de ce domaine d’action une véritable priorité, pour le bien-être des Bruxellois et au bénéfice de la santé publique.

“Développer les équipements sportifs”

Les dernières données collectées attestent d’environ 2 200 équipements sportifs dans l’ensemble de la Région, où 30 catégories de sports sont représentées. Les Bruxellois peuvent même pratiquer des sports nautiques, du golf ou du ski dans la commune d’Anderlecht. 66,5 % de l’offre d’infrastructures sportives est gérée par les pouvoirs publics ou les écoles. Ces dernières y apportent une contribution importante, surtout pour les salles de pratique collective nécessaires à l’organisation des compétitions. Le secteur privé dispose également d’équipements mais son parc n’est pas aussi diversifié. Cela confirme l’importance du rôle des pouvoirs publics pour assurer une offre diversifiée et accessible. Au niveau de la Région bruxelloise, il existe néanmoins une disparité dans l’offre d’installations entre les 19 communes que je souhaite absolument réduire. Chaque citoyen bruxellois doit avoir la possibilité de pratiquer son sport à proximité de son domicile.

sant sur le nombre d’organisations sportives, ce sont le futsal, le football et les arts martiaux qui sont les mieux représentés. Le handball est quant à lui peu développé, au même titre que le rugby qui compte à titre d’exemple moitié moins de clubs que le hockey, en plein essor quant à lui.

sur la santé. Le projet “Accro-Sport” a quant à lui pour objet d’initier des jeunes de 6 à 12 ans à des sports peu médiatisés. Parallèlement, nous collaborons avec plusieurs associations bruxelloises en vue de mener des actions de sensibilisation aux bienfaits du sport pratiqué avec respect et combiné à une alimentation saine et équilibrée. Des partenariats entre les clubs sont aussi encouragés pour assurer des activités sportives communes au sein des écoles afin de promouvoir leurs cercles d'affiliés.

Dans quelle mesure le sport est-il promu dans les écoles et auprès des jeunes ? Pour promouvoir le sport à l’école, la Commission commune française travaille en étroite collaboration avec les trois fédérations sportives scolaires. Ces dernières organisent des manifestations afin de proposer à des milliers d’élèves des activités gratuites, à l’image du “Tétrathlon de la forme” qui mobilise 8 000 jeunes. La “Sport Academy 2015” permet d’accueillir au mois de juin 2 000 enfants par jour autour d'animations sportives et d'interventions de prévention

Quelles sont les disciplines sportives qui prédominent traditionnellement dans la Région ? Parmi les plus diffusées figurent le football (plus de 25 000 membres), le tennis (entre 15 et 20 000 membres) et les arts martiaux (entre 10 et 15 000 membres). Suivent le hockey, le basket-ball, l’athlétisme, la danse, les sports de cible et le futsal qui comptent entre 5 000 et 10 000 membres. En se ba106 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

Quelles sont vos ambitions en matière de sport pour les années à venir ?

© Eric Vidal

Quelles sont les infrastructures dont disposent les Bruxellois pour faire du sport au quotidien ?

Le gouvernement régional met un point d’honneur à développer les équipements sportifs dans la Région. Chaque année, nous allouons d’importantes subventions aux communes afin de les soutenir dans des travaux de rénovation d’infrastructures existantes et/ou de construction de nouvelles installations. J’ai également débloqué un nouveau budget de 600 000 euros destiné à mettre en place de petites infrastructures de quartier. En outre, des actions significatives seront menées à l’égard des seniors, des personnes handicapées, des jeunes en difficultés et des femmes, notamment n Propos recueillis par Sacha Grynbaum

Fadila Laanan Secrétaire d'État à la Propreté, à la Collecte et au Traitement des déchets, à la Recherche scientifique, aux Infrastructures sportives communales et à la Fonction publique


Een onderhoud met : Fadila Laanan, Brussels Staatssecretaris voor Vuilnisophaling en-verwerking, Wetenschappelijk Onderzoek, Gemeentelijke sportinfrastructuur en Openbaar Ambt

© Memorial Van Damme / www.visitbrussels.be

“De sportvoorzieningen ontwikkelen” ook niet, met twee keer minder clubs dan hockey die een sterke groei kent. In welke mate wordt sport gepromoveerd in de scholen en bij de jongeren?

“Voor elke Brusselse inwoner moet het mogelijk zijn om zijn favoriete sport in zijn buurt te beoefenen.”

Om sport te promoveren op school werkt de Commissie van de Franse Gemeenschap in nauwe samenwerking met drie sportieve schoolfederaties, die events organiseren om duizenden leerlingen gratis activiteiten aan te bieden, zoals de “Tétrathlon de la forme” die maar liefst 8 000 jongeren bijeenbrengt. De “Sport Academy 2015” ontvangt in juni 2 000 kinderen per dag rond sportieve animaties en preventie acties voor de gezondheid. Met het project “Accro-Sport” worden jongeren van 6 tot 12 jaar geïnitieerd in weinig bekende sporten.

In Brussel en omtrek beschikken de inwoners over vele opties om regelmatig en op een gevarieerde manier aan sport te doen. De gewestelijke overheid heeft van dit beleidsterrein een ware prioriteit gemaakt, voor het welzijn van de Brusselaars en ten voordele van de openbare gezondheid.

voor het organiseren van wedstrijden. De privé sector beschikt eveneens voor voorzieningen, maar het park is minder gediversifieerd. Daarom is de rol van de overheid om een toegankelijke en gediversifieerde waaier aan sporten voor te stellen zo belangrijk. Er bestaat echter een grote ongelijkheid tussen de 19 gemeenten van het Brusselse Gewest, en die wil ik absoluut verminderen. Voor elke Brusselse inwoner moet het mogelijk zijn om zijn favoriete sport in zijn buurt te beoefenen.

Tegelijkertijd werken we samen met verschillende Brusselse verenigingen om sensibilisatiecampagnes over de voordelen van sport in combinatie met een evenwichtige voeding. Partnerschappen tussen clubs worden aangemoedigd om gemeenschappelijke sportactiviteiten in de scholen te organiseren en op die manier meer leden te winnen.

Welke zijn de overheersende sportdisciplines in het Gewest?

De Gewestelijke regering staat erop de sportvoorzieningen verder te ontwikkelen in onze regio. Elk jaar kennen we belangrijke subsidies toe aan de gemeenten om ze steunen in hun renovatie van bestaande infrastructuren en/of bij het bouwen van nieuwe installaties. Ook heb ik een nieuw budget van 600 000 euro’s vrijgemaakt ter bestemming van kleine buurtinfrastructuren. Bovendien organiseren we significante acties uit met ouderen van dagen, gehandicapten, jongeren in moeilijkheden en zwangere vrouwen n

Over welke infrastructuren beschikken de Brusselaars om elke dag aan sport te doen? De laatste ingezamelde gegevens getuigen van ongeveer 2 200 sportvoorzieningen in het hele Gewest, met 30 sportcategorieën. In de gemeente Anderlecht kunnen de Brusselaars zelfs verscheidene watersporten beoefenen, evenals golf of ski. 66,5 % van de sportvoorzieningen worden door openbare instellingen of scholen beheerd. De bijdrage van de scholen is o.a. zeer belangrijk wat betreft het ter beschikking stellen van zalen voor collectieve sport

De meest voorkomende sporten zijn voetbal (meer dan 25 000 leden), tennis (tussen 15 en 20 000 leden) en vechtsporten (tussen 10 en 15 000 leden). Hierop volgen hockey, basketbal, atletiek, dans, concentratiesporten en futsal (zaalvoetbal) die tussen 5 000 en 10 000 leden tellen. Als je naar het aantal clubs kijkt zijn het voetbal, futsal en vechtsporten die je het meeste vindt. Handbal is niet zo belangrijk, en rugby

Wat is uw doelstelling op het gebied van de sport voor de volgende jaren?

Les dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | 107


Décembre 2015 | Région de Bruxelles

ENTRETIEN | Fondés en 1802, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique jouissent aujourd’hui d’une réputation outre frontière. Détenant des collections d’art renommées, les MRBAB ont encore de beaux jours devant eux.

Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique : un rayonnement international

Les musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique ont été créés en 1802 par Napoléon Bonaparte. Depuis cette période, ils ont continué leur évolution en ayant essentiellement une vocation nationale, le but étant de montrer qu’il y a bien une culture belge largement antérieure à 1830, liée à un sentiment d’identité très fort.

“Le Musée d’art moderne devrait bientôt voir le jour, afin de mettre en scène tout un siècle d’art.”

Le Musée Magritte, inauguré en 2009, est consacré à l’œuvre et la vie du grand surréaliste belge René Magritte. Le Musée Finde-Siècle, ouvert en 2013, constitue une nouvelle étape dans la stratégie de redéploiement des musées. Cette collection couvre la période de 1868 à 1914 et met à l’honneur peinture, photographie, architecture, arts décoratifs, musique et littérature, dans une période charnière où Bruxelles devint un carrefour culturel européen incontournable. Le Musée Meunier et le Musée Wiertz, quant à eux, sont des maisonsateliers qui ont su conserver l’esprit de ces deux grands artistes belges.

Depuis 2005, année de votre arrivée à la direction des musées Royaux, qu’avezvous développé et entrepris ? Alors qu’il accueillait 300 000 visiteurs par an en 2005, le musée a doublé sa fréquentation en dix ans et même triplé son chiffre d’affaires, ce qui nous a aidé à résister aux coupes budgétaires successives auxquelles nous sommes confrontés depuis 2008. L’inauguration du premier partenariat de compétence en Belgique avec GDF Suez a contribué à la création du musée Magritte. C’est même lui qui nous a donné les moyens de développer le projet “fin de siècle” en rénovant complètement le bâtiment datant de 1984, qui n’avait plus fait l’objet de travaux depuis.

Le Musée d’art moderne devrait bientôt voir le jour, afin de mettre en scène tout un siècle d’art (de 1914 à aujourd’hui).

Avec le temps, le musée s’est développé de par ses acquisitions, les collections existantes et les dons dont il a bénéficié. Aujourd’hui, les MRBA font partie des dix grandes institutions fédérales, avec une collection de référence sur l’histoire de l’art en Belgique. Pouvez-vous nous développer les différents domaines artistiques qui couvrent les musées des MRBA ? Les MRBA se composent d’un musée d’art ancien qui couvre la peinture et les arts plastiques du XVe siècle à la fin du XVIIIe. 110 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

© Sophie Delauw - 2013

Pourriez-vous nous présenter les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique et leur historique? Quel est votre mode de fonctionnement ?

“Notre musée se situe dans les 60 premiers au monde, positionnant de mieux en mieux Bruxelles sur la scène internationale.”

Quelles sont les collections des MRBAB les plus importantes ? Parallèlement à la plus importante collection de Magritte au monde, nous avons un certain nombre de chefs-d’œuvre de lll

Michel Draguet Directeur général des Musées royaux des BeauxArts de Belgique


lll grande qualitÊ qui rayonnent au niveau international. On vient de loin pour dÊcouvrir les Primitifs flamands, la collection de Bruegel (la 2ème plus grande au monde), les Rubens et bien d’autres grands noms.

Š Philippe van Gelooven – 2015

DĂŠcembre 2015 | RĂŠgion de Bruxelles

La partie “fin de siècleâ€? montre bien, quant Ă elle, la richesse de la crĂŠation en Belgique au tournant du XIXe siècle (et le dĂŠbut de la modernitĂŠ). Quelle est la place des MusĂŠes royaux sur la scène internationale ? Et que comptez-vous dĂŠvelopper dans le futur ? Quelles prochaines expositions allez-vous accueillir ? Notre musĂŠe se situe dans les 60 premiers au monde, positionnant ainsi de mieux en mieux Bruxelles sur la scène internationale : un rayonnement dont il bĂŠnĂŠficie en retour. La prochaine exposition, qui se tiendra de mars Ă  aoĂťt 2016, sera une rĂŠtrospective d’un photographe amĂŠricain, Andres

“Alors qu’il accueillait 300 000 visiteurs par an en 2005, le musĂŠe a doublĂŠ sa frĂŠquentation en dix ans et mĂŞme triplĂŠ son chiffre d’affaires, ce qui nous a aidĂŠ Ă rĂŠsister aux coupes budgĂŠtaires successives auxquelles nous sommes confrontĂŠs depuis 2008.â€?

Serrano ; artiste qui a soulevÊ le dÊbat dans la sociÊtÊ contemporaine. En octobre 2016, nous accueillerons les chefs d’œuvre du musÊe des Beaux-Arts de Budapest. CôtÊ dÊveloppement, le partenariat autour de Bruegel avec Google Art

Institute installera dans le musÊe un support permettant d’aborder l’œuvre sous une forme digitale, plus parlante aux jeunes gÊnÊrations qui veulent venir dÊcouvrir la collection n Propos recueillis par Valentine De Brye

Publi-rĂŠdactionnel

BOTANIQUE.BE 02 218 37 32

CIRQUE-ROYAL.ORG 02 218 20 15 ŠH. Dehon

ŠV. Philbert

LE BOTANIQUE ET LE CIRQUE ROYAL $XVHLQGÂśXQGHVpGLÂżFHVOHVSOXVSUHVWLJLHX[GHODFDSLWDOHGHOÂś(XURSHOH%RWDQLTXHSURSRVHGHSXLVGHVFRQFHUWVHWGHV H[SRVLWLRQVGÂśXQHKDXWHH[LJHQFHDUWLVWLTXHHWTXLDOHVRXFLGHVRQDQFUDJHORFDODXWDQWTXHGHVRQUD\RQQHPHQWLQWHUQDWLRQDO 'HSXLV OH HU MXLOOHW  /H %RWDQLTXH JqUH DXVVL OH &LUTXH 5R\DO HW HQ D IDLW XQH VDOOH DWWUDFWLYH TXL D FRQQX GHV PRPHQWV DUWLVWLTXHVIRUWV /H%RWDQLTXHDSDUVDSURJUDPPDWLRQDX&LUTXH SOXVGHFRQFHUWV HWSDUXQWUDYDLOFRQVWDQWGHFROODERUDWLRQDYHFOHVDJHQFHV DUWLVWHVHWODEHOVWRWDOHPHQWPRGHUQLVpOÂśLPDJHGXOLHXWDQWDXSUqVGXPLOLHXDUWLVWLTXHTXHGXSXEOLF $OÂśLQLWLDWLYHGX%RWDQLTXHGHVDUWLVWHVGHUHQRPPpHLQWHUQDWLRQDOHWRXWFRPPHODVFqQHORFDOHRQWIRXOpOHVSODQFKHVGHFHWKpkWUH j OÂśLWDOLHQQH DX FKDUPH WRXW SDUWLFXOLHU  %M|UN -HDQQH 0RUHDX &KDUORWWH *DLQVERXUJ$ODLQ %DVKXQJ &KULVWRSKH$UFDGH )LUH -HDQ/RXLV 0XUDW$JQqV -DRXL &DW 3RZHU *UDQG &RUSV 0DODGH (WLHQQH 'DKR *LUOV LQ +DZDLL 0LRVVHF -DQH %LUNLQ7KH 'R &R&R5RVLH*DsWDQ5RXVVHO&DPLOOH%ULJLWWH&KLOO\*RQ]DOHV'RPLQLTXH$)DXYH7LQGHUVWLFNV%DOWKD]DU/DIDPLOOH&KHGLGHW WDQWGÂśDXWUHV 6HL]HDQVGÂśHIIRUWVHWGÂśpPRWLRQVRQWMDORQQpFHWWHKLVWRLUHFRPPXQH/LHXGHSURJUDPPDWLRQPDLVDXVVLGHORFDWLRQOH&LUTXHHVW GHYHQXDXÂżOGHVDQVXQHVDOOHGHVSHFWDFOHVTXLDVpGXLWGHJUDQGVRSpUDWHXUVHWGHWUqVQRPEUHX[DUWLVWHVFRPPHOH%pMDUW%DOOHW 3LQD%DXVFK6WLQJ%U\DQ)HUU\$ODLQ6RXFKRQ3DROR&RQWH-XOLHWWH*UHFR:LOOLDP6KHOOHU0DULDQQH)DLWKIXOO5DSKDsO&KULVWRSKH :LOOHP-XOLHQ'RUp&DOL3ODFHER&RHXUGH3LUDWH(OYLV&RVWHOOR3-+DUYH\=D]LH6WURPDH7KRPDV'XWURQF,QGRFKLQH9DQHVVD 3DUDGLV1LFN&DYH /H &LUTXH DX DXVVL DSSRUWp DX %RWDQLTXH XQ FRPSOpPHQW QpFHVVDLUH DX[ VDOOHV GpMj GLVSRQLEOHV HQ VHV PXUV (W SDU YRLH GH FRQVpTXHQFHFHODIXWWRXWEpQpÂżFHSRXUOHVDUWLVWHVGHOD)pGpUDWLRQ:DOORQLH%UX[HOOHVFRQVWLWXDQWXQHSRVVLELOLWpGHGpYHORSSHPHQW HVVHQWLHOGDQVVDSROLWLTXHGHVRXWLHQDXVHFWHXUPXVLFDOORFDO 8QHFROODERUDWLRQIUXFWXHXVHGRQFjTXLOÂśRQVRXKDLWHORQJXHYLH

112 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires


Décembre 2015 | Région de Bruxelles

Een onderhoud met : Michel Draguet, Algemeen Directeur van de Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België

De in 1802 opgerichte Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België genieten een internationale bekendheid. Met vermaarde kunstcollecties heeft de KMSK nog een mooie toekomst voor de boeg.

Kunt u ons de Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België presenteren en ze historisch situeren? Kunt u uw werkwijze beschrijven? De Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België werden in 1802 door Napoléon Bonaparte opgericht. Sinds die periode hebben de Musea de focus gericht op de Belgische cultuur, om aan te tonen dat deze wel degelijk veel eerder is begonnen dan 1830 en wel met een sterk identiteitsgevoel. Met de tijd heeft het museum zich ontwikkeld dankzij aanwervingen, bestaande collecties en giften. Vandaag maken de KMSK deel uit van de tien grote federale instellingen, met een referentie collectie over kunstgeschiedenis in België. Kunt u ons een toelichting geven over de verschillende artistieke domeinen bestrijkt door de KMSK? De KMSK bevat allereerst een museum voor Oude kunsten met schilderijen en beeldende kunst van de XV e eeuw tot het einde van de XVIII e eeuw. Het Magritte Museum, ingehuldigd in 2009, is gewijd aan het werk en het leven van de grote Belgische surrealist René Magritte. Het Museum Fin-de-Siècle, geopend in 2013, is een nieuwe stap in de ontplooiingsstrategie van de musea. Deze collectie bedekt de periode van 1868 tot 1914 en stelt zowel de schilderkunst, de fotografie de architectuur de decoratieve kunsten als muziek en literatuur in het licht in een scharnierperiode

© Daniel Piaggio Strandlund & Ilan Weiss – 2015

De Koninklijke Musea voor Schone Kunsten van België: een internationale uitstraling

“In 2005 ontvingen de Musea 300 000 bezoekers per jaar; dit cijfer is in tien jaar tijd verdubbeld.”

waar Brussel een onmisbaar Europees cultureel knooppunt wordt. Het Meunier Museum en het Wiertz Museum zijn atelierwoningen die erin geslaagd zijn om de geest van deze twee grote Belgische artiesten te doen voortleven. Het Museum voor Moderne Kunst zou zeer binnenkort het licht moeten zien, en het theater zijn van een gehele eeuw kunst (van 1914 tot vandaag). Wat hebt u ontwikkeld en tot stand gebracht sinds u in 2005 de post als directeur van de Koninklijke Musea aanvaardde? In 2005 ontvingen de Musea 300 000 bezoekers per jaar; dit cijfer is in tien jaar tijd verdubbeld. Ook is de omzet verdriedubbeld, wat ons heeft geholpen om te weerstaan aan de begrotingsinkrimpingen waar we sinds 2008 mee geconfronteerd worden. Het opstarten van het eerste competentiepartnerschap in België met GDF Suez heeft bijgedragen tot de realisatie van het Magritte museum. Deze groep heeft ons o. a. de middelen gegeven om het project “Fin de siècle” te ontwikkelen door het gehele

114 | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | Les dossiers Territoires

gebouw dat van 1984 dateerde te renoveren, wat tot nog toe nooit gedaan was. Wat zijn de belangrijkste collecties van de KMSK? Buiten de grootste Magritte collectie ter wereld, kunnen we ons beroemen op internationaal vermaarde meesterwerken. Bezoekers komen van ver om de Vlaamse Primitieven te bewonderen, de Bruegel collectie (de 2 de belangrijkste ter wereld), de Rubens schilderijen en nog veel andere grote namen. De afdeling “Fin de siècle” is een mooie illustratie van de rijkdom van de Belgische creatie aan het einde van de XIXe eeuw (en het begin van de moderniteit). Welke plaats bekleden de Koninklijke Musea op de internationale scène? En op welke manier bent u van plan om die te ontwikkelen in de toekomst? Welke zijn de volgende geplande tentoonstellingen? Ons museum telt bij de eerste 60 musea ter wereld, wat ook Brussel een steeds betere plaats geeft op internationaal niveau: een uitstraling waar het museum dan weer op zijn beurt van geniet. De volgende tentoonstelling vindt plaats van maart tot augustus 2016 en betreft een Amerikaanse fotograaf, Andres Serrano; een artiest die een groot debat teweeg brengt in de hedendaagse samenleving. In oktober 2016 ontvangen we kunstwerken van het Museum voor Schone Kunsten van Budapest. Uiteindelijk zorgt het partnerschap rond Bruegel met het Google Art Institute voor een support in het museum om de kunstwerken op een digitale manier te benaderen, die meer overeenstemt met de jongere generaties die de collectie willen ontdekken n


La ville de Bruxelles veut devenir une référence en matière d’automobile grâce au musée Autoworld. Son activité et sa localisation en font un lieu prisé par les touristes étrangers.

Pleins phares sur la voiture italienne sphère et la chaleur de ce pays durant le mois le plus sombre de l’année. Quels sont les projets pour l’année 2016 à venir ? L’année 2016 sera une grande année. En effet, le musée fête ses 30 ans. Le secret professionnel m’oblige à ne pas vous en dévoiler davantage, mais nous serons à nouveau spectaculaires. Tout ceci déroulera durant les fêtes de fin d’année, en plus de l’organisation d’une douzaine d’événements d’ici-là n Propos recueillis par Jonathan Bensadoun

Sébastien De Baere Directeur général du musée Autoworld

L’année 2015 fût elle une réussite pour le musée ? Tout à fait. Peu de personnes le savent, mais Autoworld est un musée privé. Nous ne recevons aucune subvention venant de l’Etat. L’objectif, depuis ma prise de fonction en tant que directeur général en 2010, était de redynamiser le lieu, par l’organisation d’activités et d’événements, dans le but de devenir une référence pour les amateurs d’automobiles. “The place to be”, en quelque sorte !

ITALIAN CAR PASSION la bella macchina

Comment le musée arrive à influer sur le rayonnement à l’international de la ville de Bruxelles ? Il est idéalement placé à proximité des institutions européennes, au sein du parc du cinquantenaire, créé pour le 50ème anniversaire du pays. La moitié de nos visiteurs sont des étrangers. D’un point de vue historique, le premier salon de l’automobile a été organisé dans ces mêmes lieux en 1902. Du 3 décembre 2015 au 31 janvier 2016, le musée Autoworld va présenter “l’Italian Car Passion”. Pourquoi cette stratégie de la voiture italienne dans une période à forte affluence.

03 12 2015 31 01 2016 EXPO AUTOWORLD MUSEUM BRUSSELS www.italiancarpassion.be

Un musée moderne se doit d’ajouter des expositions temporaires en plus des collections permanentes. Cette fois, l’idée est de créer une ville italienne qui puisse mettre en vedette les voitures. Le musée de Turin, en Italie, a accepté de nous prêter quelques unes de ses pièces le temps de l’évènement. Il faut redécouvrir l’atmoLes dossiers Territoires | LE COURRIER DU PARLEMENT EUROPÉEN | 115

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