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LeCourrier.es

Numéro 84 – 15 novembre 2016/15 janvier 2017 | 15.000 exemplaires | Esp. 3€ / Fr. 3€ / 5,60 Sfr

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Tous les signaux passent au vert ! tous les indicateurs passent au vert. Les investissements étrangers ont augmenté de 70% par rapport à l’année précédente, au 1er semestre 2016. Le taux de chômage, et ce grâce à une réforme du travail efficace, ne

cesse de baisser. Les industries européennes se remettent à envisager l'Espagne pour étendre leurs usines. Quant aux touristes internationaux, ils sont de plus en plus nombreux, ils étaient 65,7 millions entre janvier et

octobre 2016, un record ! D'ailleurs les hôteliers espagnols ont le sourire puisque leurs revenus par chambre sont classés parmi les meilleurs d'Europe. Fin novembre, c'est au tour de l'américain Cordish d'an-

noncer la construction d'un macro projet touristique de 3 milliards d'euros à Madrid, qui compte plus de 2700 chambres…L'année 2016 se termine donc très bien et 2017 sera encore mieux !

Le e-commerce et l’Europe : un droit en constante évolution

En Espagne, les investisseurs se ruent sur l’immobilier de luxe

2e édition du Prix Le Courrier d’Espagne à la Révélation Hispano-Française

Gastronomie : les cubains reviennent à Madrid

L’Américain Cordish investira 2,2 milliards d’euros…

Les consommateurs sont toujours plus nombreux à effectuer leurs achats en ligne…

La demande en propriétés de luxe a grimpé de 80% depuis 2013, attirant fonds…

Le Courrier d’Espagne a organisé la 2e édition du « Prix à la Révélation…

La restauration cubaine a toujours eu un peu de mal à percer dans la capitale. Il existait auparavant…

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par PHILIPPE CHEVASSUS

NON SEULEMENT C'EST offi-

ciel mais ça va durer plusieurs années, l'Espagne est à présent la lanterne verte de l'Europe et

2,2 milliards d’euros d’investissement pour un méga-complexe de loisirs à Madrid

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PAPIER RECYCLÉ


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Madrid dans le top 15 mondial des destinations shopping La capitale espagnole s’impose comme l’une des destinations phares du tourisme de shopping en Europe, juste après Barcelone. par AURÉLIE CHAMEROIS

SELON UNE RÉCENTE étude du cabinet

Global Blue, Madrid se positionne désormais comme la 4e destination européenne pour le tourisme d’achat, après Londres, Paris et Barcelone. La capitale espagnole devance ainsi des villes comme Berlin, Milan, Vienne ou Rome et se place à la 14e place mondiale, devant Hong Kong, San Francisco ou Sidney. L’étude indique que les dépenses liées au tourisme de shopping ont augmenté de 8% à Madrid de janvier à septembre 2016, par rapport à l’année dernière.

Autant de touristes espagnols qu’étrangers Le tourisme à Madrid se divise à part

égale entre visiteurs nationaux et internationaux, qui ont toutefois le point commun d’avoir un budget confortable pour leur séjour. La dépense moyenne du touriste à Madrid est ainsi de 1542 euros en 2016, soit 53% de plus qu’à Barcelone (1009 euros). Le panier moyen du visiteur a par ailleurs augmenté de 32,3% depuis 2012 selon une récente étude de Mastercard. Enfin un autre indicateur indique la bonne santé du tourisme d’achat à Madrid. Sur le premier semestre 2016, la transaction bancaire moyenne du touriste étranger s’y est située à 172 euros selon la BBVA. Les touristes qui dépensent le plus sont les Américains (13%), les Argentins (7%), les Chinois (7%), les Français (6%) et les Britanniques (4%).


BUSINESS

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2,2 milliards d’euros d’investissement pour un méga-complexe de loisirs à Madrid L’Américain Cordish investira 2,2 milliards d’euros pour la création d’un méga-complexe de loisirs, hôtels et casinos. Le géant de l’immobilier espère créer 56 000 postes de travail. par AURÉLIE CHAMEROIS Un nouvel Eurovegas à Madrid ? Les promoteurs de Cordish prennent leurs distances avec le projet avorté du magnat Sheldon Adelson, une zone d’hôtels et casinos qui devait également s’ériger dans la province de Madrid mais avait finalement été abandonnée en 2013 suite aux exigences législatives et fiscales trop importantes du milliardaire américain. « C’est un projet très différent de ceux qui ont été proposés auparavant, avertit un porte-parole de Cordish, il y aura une zone de jeux, mais le concept est complètement différent, et nous ne demandons ni subventions ni changements des lois en vigueur ». Le groupe américain a déjà fait l’acquisition de 134 hectares à Torres de la Alameda, une commune située à une trentaine de kilomètres à l’est de Madrid. Le complexe s’articulera autour d’une place centrale qui comptera un

hôtel, un cirque, des restaurants et des boutiques. Autour, plus de 100.000 mètres carrés de boutiques et zones de loisirs, 275.000 mètres carrés répartis en trois centres de conventions et 45.000 mètres carrés de bureaux. La zone comportera un total de quatre hôtels de 4 et 5 étoiles avec 2.700 chambres.

56.000 nouveaux emplois

L’investissement prévu est aujourd’hui fixé à 2,2 milliards d’euros mais pourrait être revu à la hausse. « Nous pensons qu’il y a de fortes chances que nous augmentions l’investissement jusqu’à trois milliards d’euros, en ajoutant, avec le temps, des hôtels et des espaces de congrès » a expliqué le groupe lors de la présentation du projet cette semaine à Madrid. Cordish a déjà demandé les autorisations nécessaires auprès du gouvernement régional de Madrid et pense pouvoir les obtenir avant l’été. « Nous travaillons en étroite collaboration

avec la population locale, a souligné, confiant, le porte-parole du groupe à Madrid, nous ne pensons pas que ce projet génère d’opposition car nous travaillons avec des entreprises locales

et en faveur de l’emploi ». Le géant de l’immobilier a assuré qu’entre la phase de construction et la phase opérative, le projet pourra créer 56.000 nouveaux postes de travail.

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BUSINESS

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« Le marché espagnol du commerce électronique est en pleine effervescence » Fabien Leurent est directeur général de Mondial Relay en Espagne, spécialisé dans le transport de colis. La société, en pleine expansion sur la péninsule ibérique, développe son offre et profite d’un marché en pleine effervescence. D’ailleurs, les grands du net ouvrent tous progressivement en Espagne… Rencontre. par P.C.

Pourriez-vous nous décrire votre solution e-commerce ? En quoi se distingue-t-elle de ce qu'on trouve sur le marché ?

Mondial Relay est un acteur de premier plan pour la distribution de colis aux particuliers. Les origines de la société remontent à plus de 20 ans quand notre Groupe, qui est un des premiers groupes de E-commerce, décide créer une division de services aux entreprises de E-commerce et crée Mondial Relay comme spin-off de sa logistique. Nous avons de ce fait une partie de l’ADN du commerce électronique dans nos gènes et je considère que c’est le premier élément de différenciation par rapport aux sociétés concurrentes qui, venant du B2B, ont trouvé un relais de croissance dans la livraison des commandes de l’E-commerce aux clients finaux. Notre second élément de différenciation repose sur notre réseau de Points Relais®, notre marque de fabrique en quelque sorte. Notre réseau a été créé en son temps pour offrir aux consommateurs une alternative à la livraison dans un bureau poste ou à domicile. Ce mode de livraison s’est imposé petit à petit de par sa commodité et son faible coût, au point que 68% des acheteurs en ligne en France déclare utiliser un commerce de proximité pour se faire livrer leurs achats. Ce chiffre, issu du baromètre de la FEVAD, atteignait seulement 32% il y a 8 ans. Après avoir développé des solutions classiques pour que les e-commerçants puissent proposer nos services à leurs clients avec une intégration informatique quelque peu complexe, nous avons mis à disposition des petites entreprises travaillant avec des plateformes du type Prestashop, Magento, Oxatis et autres, des modules prêts à l’emploi qui connectent leur boutique avec notre informatique et permettent d’offrir nos prestations à leurs clients finaux à moindre frais.

Mondial Relay diffère enfin de ses concurrents car c’est l’une des seules sociétés qui a rendu facile et économique l’envoi de colis entre particuliers, en s’appuyant pour cela sur son réseau de Points Relais® pour l’envoi et la réception des expéditions. Nous répondons en cela à une demande croissante d’internautes qui vendent des objets sur les places de marché présentes sur Internet ; ebay, Price Minister, Cdiscount par exemple.

Le e-commerce est en forte progression en Espagne, à quoi cela est-il dû ? Quel est l'état du marché par rapport à France par exemple ? Le marché espagnol du commerce électronique est en pleine effervescence, avec des croissances à 2 chiffres depuis plusieurs années. Les derniers chiffres publiés par Ecommerce Europe parlent d’un marché de 18 milliards d’Euros en 2015, en croissance de 12% par rapport à 2014. Pour 2016 on attend une croissance supérieure à ce chiffre. L’Espagne compte aujourd’hui 31 millions d’internautes, 80% de la population de plus de 15 ans, dont 16 millions sont des acheteurs en ligne. Pour moi, la croissance de ce marché s’explique par deux facteurs, d’une part un accès à Internet meilleur marché et beaucoup plus rapide, ouvrant la porte à des contenus plus riches pour les vendeurs (vidéos, fiches produits, aides en ligne), et d’autre part une augmentation du nombre de marchands nationaux ou étrangers avec des offres très pertinentes. L’arrivée sur ce marché d’acteurs comme Zara ou H&M renforce pour les consommateurs l’impression de sérieux du système de vente en ligne, faisant tomber petit à petit les freins liés au manque de confiance dans ce type de canal de vente. A la différence de la France, l’Espagne n’a pas eu de grands acteurs de la VPC comme La Redoute ou les 3 Suisses qui ont donné leurs lettres de noblesse à la vente à distance.

Le nombre de sites commerçants reste cependant très inférieur à ce que l’on trouve sur le marché français. La France a un marché du E-commerce de 64,9 milliards d’Euros, soit 3 fois et demi la taille du marché espagnol. En France 67% des internautes achètent en ligne, alors que ce pourcentage n’est encore que de 42% en Espagne.

D'ailleurs, les transports de colis entre les deux pays augmentent-ils autant dans les deux sens ?

Comme je le disais auparavant, ce ne sont pas que des entreprises espagnoles qui vendent sur la toile espagnole ; de plus en plus de sociétés bien établies en France voient maintenant dans le marché espagnol une possibilité de croissance à l’export. Dans ce cas, Mondial Relay les accompagne dans cette aventure grâce à une présence importante sur les deux marchés, et leur fait bénéficier de son expertise pour mettre au point les systèmes de livraison qui ont les faveurs des clients espagnols. En parallèle, de plus en plus de clients de notre filiale espagnole exportent vers la France et d’autres pays européens grâce à notre intégration au réseau de distribution Europarcel, créé en association avec Hermes Logistik appartenant à OTTO GRUP, actionnaire à 100% de notre groupe. Avec Europarcel, nous pouvons distribuer les colis de nos clients dans 36.000 Points Relais ou à domicile dans 16 pays européens. Ces services sont disponibles avec la seule intégration avec Mondial Relay.

De plus en plus de grands groupes de la distribution se mettent au e-commerce, comment Mondial Relay en tire parti ? 12 des 15 plus grands groupes de E-commerce en France sont clients de Mondial Relay, et leur croissance a bien entendu des répercussions favorables sur l’activité de notre société ainsi que sur l’accroissement de notre qualité de service. Notre organisation s’est adaptée à l’augmentation des exigences

Fabien Leurent, DG de Mondial Relay en Espagne

des consommateurs en termes de rapidité de livraison, de suivi, de service client, réalisant pour cela des investissements importants en mécanisation et en systèmes d’information. Un autre point à relever est, comme je le disais auparavant, que les consommateurs sont de plus en plus friands des services de livraison en Points Relais® et cela nous permet, et nous oblige à la fois, à augmenter fortement la taille de notre réseau. Nous avons aujourd’hui près de 6.000 Points Relais® en France, 1.300 en Espagne, et nous voulons rapidement porter ce chiffre à 8.000 et 2.000 respectivement.

On dit que 30% des acteurs du e-commerce pourraient exporter leurs produits. De par sa proximité la France serait finalement le premier marché pour ces acteurs ?

La France et l’Espagne ont un volume d’échanges commerciaux très important depuis des années, il en est de même pour les transactions du commerce électronique. La tendance est effectivement à l’accroissement des flux e-commerce internationaux, et de plus en plus de sociétés de service proposent une prestation permettant d’adapter les sites dans plusieurs langues, avec un service clients et des conditions de vente en phase avec le ou les pays de destination. Que ce soit par cet inter-

médiaire ou avec leurs propres moyens, les marchands espagnols sont nombreux maintenant à sauter le pas et vendre à l’étranger, en propre ou sur des places de marché, et nous demandent les services de livraison pour tous ces pays. Mondial Relay constate que la France est encore très spontanément le premier pays où ces vendeurs extrapolent leur site espagnol, mais il est rapidement suivi par les autres grands marchés européens. N’oublions pas que le marché anglais du E-commerce est presque 3 fois plus important que le marché français. Le marché allemand n’est pas en reste avec un total de 59,7 milliards d’Euros de transactions en 2015. Les autorités de l’Union Européenne souhaitent faire tomber les barrières à l’exportation pour le E-commerce. Une de ces barrières se situe dans les coûts du transport de colis entre les différents pays, et Mondial Relay est fier de pouvoir d’ores et déjà proposer des prestations économiques grâce à son réseau européen. Dans ce sens Mondial Relay et Hermes Logistik constituent le seul groupe privé pouvant rivaliser avec les services des grands opérateurs comme DPD (Groupe La Poste), DHL ou Royal Mail. Fabien LEURENT Directeur Général Mondial Relay Espagne - contacto@ mondialrelay.es


JURIDIQUE

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Le e-commerce et l’Europe : un droit en constante évolution Les consommateurs sont toujours plus nombreux à effectuer leurs achats en ligne. En quelques années, le e-commerce a explosé et s'est largement banalisé, constituant ainsi un fort vecteur de croissance. Il a bien évidemment fallu adapter le droit à ce nouveau mode d’échanges : tenir compte de la dématérialisation des supports contractuels, définir les contours du champ d’intervention et de la responsabilité de nouveaux acteurs du marché, tels que les hébergeurs, ou encore renforcer la protection des données personnelles des internautes qui circulent de manière accélérée via internet. par ELODIE LORIAUD M&B ABOGADOS

L'IMPULSION DE L'EUROPE a été décisive sur ce point. En effet, les instances européennes ont, très tôt, détecté le potentiel du commerce électronique pour la construction du marché intérieur, les frontières s'effaçant devant les possibilités offertes par la technologie. L’objectif des institutions européennes a été de développer ce marché en adoptant des mesures visant à garantir la sécurité juridique de tous les intervenants et à renforcer la confiance du consommateur. L’Europe a opté pour la voie de l’harmonisation de sorte que les réglementations espagnole et française encadrent de façon similaire le commerce en ligne. Qu’il s’agisse de l’information précontractuelle qui doit être mise à la disposition du consommateur, de la conclusion du contrat à distance, du droit de rétractation ou des conditions encadrant la livraison, les consommateurs français et espagnols sont logés à la même enseigne, du moins lorsque les directives européennes sont transposées en droit interne… Or, à l’heure actuelle, c’est en matière de médiation de la consommation que des disparités demeurent puisque l’Espagne n’a toujours pas transposé la Directive 2013/11/UE du 21 mai 2013 relative au règlement extrajudiciaire des litiges de consommation (ci-après dénommée « Directive RELC ») alors que les Etats membres disposaient d’un délai courant jusqu’au 9 juillet 2015 pour ce faire. L’avant-projet de loi rédigé en avril 2015 sur le sujet est, à ce jour, resté lettre-morte. La France a, pour sa part, rempli ses obligations en transposant la directive par l’ordonnance n°2015-1033 du 20 août 2015. L’objectif de la Directive RELC est de favoriser le recours à la médiation, jugée plus rapide, plus efficace et moins coûteuse que la voie judiciaire. La directive entend garantir au consommateur l’accès à des procédures « indépendantes, impartiales, transparentes, efficaces, rapides et équitables » de résolution des différends avec les professionnels. La directive définit les critères de qualité et d’indépendance que devront revêtir les instances ou organismes souhaitant agir comme médiateurs de la consommation (les Entités REL pour « Règlement Extrajudiciaire des Litiges » selon les termes consacrés par la directive), ainsi que les procédures mises en œuvre.

Dans une optique d’efficacité accrue, la Directive RELC impose un délai de résolution des litiges très court puisque celui-ci doit être, en principe, de quatrevingt-dix jours maximum. Pour rendre effectif l’accès à la médiation, en particulier dans un contexte transfrontalier, un règlement a été adopté en parallèle de la Directive RELC. Il s’agit du règlement n°524/2013 du 21 mai 2013 relatif au règlement en ligne des litiges de consommation (dit Règlement relatif au RLLC) qui vise à mettre en place une plateforme européenne facilitant la médiation entre consommateurs et professionnels européens. Ce site a pour objet de mettre à la disposition des consommateurs un formulaire de plainte et de leur communiquer les informations sur les entités de REL qu’ils peuvent contacter. Les professionnels commercialisant leurs produits ou services via internet doivent, depuis le 9 janvier 2016, faire figurer sur le site internet le lien vers cette plateforme : https://webgate.ec.europa.eu/odr/ main/ ?event=main.home.show&lng=FR pour la France https://webgate.ec.europa.eu/odr/ main/ ?event=main.home.show&lng=ES pour l’Espagne. Or, en l’absence de transposition de la Directive RELC et de communication par les autorités espagnoles à la commission européenne de la liste des Entités REL compétentes, les clients de sociétés espagnoles sont, de fait, empêchés d’utiliser la plateforme comme l’indique très clairement la mention suivante apparaissant sur la page d’accueil du site :

Clause de non-responsabilité

Ce site ne répertorie actuellement aucun organisme de règlement des litiges pour certains secteurs et dans les pays suivants : Croatie, Espagne, Luxembourg, Pologne, Roumanie. En tant que consommateur, il est possible que vous ne puissiez pas utiliser ce site pour régler des litiges avec des professionnels dans ces pays. Il existe bien en Espagne des organismes de résolution alternative des différends entre consommateurs et professionnels, à savoir notamment les « Juntas arbitrales de consumo » au niveau de l’Etat, des communautés autonomes ou locales. Toutefois, si l’on en croit une publication du « Centro de Estudios de Consumo » (le Centre d’Etude de la consommation), ces organismes ne sont nullement dimensionnés, faute de moyens

et de personnel, pour traiter des demandes de règlement de litige en masse dans les délais imposés par la Directive RELC. La France a communiqué une liste de vingt-sept entités de REL à la commission qui sont publiées sur la plateforme RLL mais, à ce stade, aucune information officielle n’a été communiquée quant au nombre de litiges traités ou à l’efficacité réelle de ce dispositif. Gageons que l’Espagne transposera la Directive RELC sans tarder pour éviter des sanctions. Il est en tout état de cause encore trop tôt pour analyser l’impact de ce nouveau dispositif sur le commerce en ligne en Europe. Néanmoins, les instances européennes poursuivent leur œuvre d’uniformisation des législations en vue de renforcer les opportunités de développement que représente le commerce en ligne. Une nouvelle proposition de directive du Parle-

ment européen et du Conseil concernant « certains aspects des contrats de vente en ligne et de toute autre vente à distance de bien » a été publiée le 9 décembre 2015. Elle porte notamment sur les garanties offertes aux consommateurs concernant la conformité des biens. Toujours dans la même optique, la Commission au parlement européen, au conseil, au comité économique et social européen et au comité des régions a, dans une communication datée du 25 mai 2016 intitulée « Une approche globale visant à stimuler le commerce électronique transfrontière pour les citoyens et les entreprises d'Europe », annoncé un nouveau train de réformes destiné à renforcer le potentiel du commerce électronique transfrontière en Europe. e.loriaud@mbavocats.eu www.mbavocats.eu

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BUSINESS

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Blackstone achète les centres logistiques de Carrefour et H&M à Madrid ! Le fonds américain Blackstone élargit son portefeuille logistique et a acheté plus de 200.000 mètres carrés en Europe, dont environ 70.000 m2 en Espagne. par INGRID CHAUDET

APRÈS LES BUREAUX, puis les centres commerciaux, les actifs logistiques sont très convoités par les investisseurs immobiliers. Blackstone, est devenu l’un des plus importants propriétaires d’actifs logistiques en Espagne et en Europe. Dernièrement, il a acheté six immeubles de plus de 200 000 m2, répartis entre l’Espagne et l’Italie. Le fonds d’investissement espagnol, à quant à lui, acheté au promoteur américain IDI Gazeley, deux immeubles à Torrejon de Ardoz (Madrid), d’environ 70.000 m2. IDI Gazeley, contrôlé par le géant immobilier Brookfield Property depuis 2014, est l’un des plus grands propriétaires d’immobiliers logistiques dans le monde. Il possède 39 immeubles en Europe, de plus de de 850 000 m2, répartis sur 6 pays. Cependant, le promoteur, arrivé en Espagne en 2004, n’a pas atteint les résultats escomptés

et doit réduire son portefeuille dans le pays. C’est lui qui avait vendu le centre logistique, ouvert l’année dernière, de 23 000 m2 pour produits alimentaires réfrigérés et congelés, à Carrefour. Il avait également vendu à H&M la plateforme à Torrejón, qui fournit tous leurs magasins en Espagne et au Portugal. Blackstone et IDI Gazeley n’ont pas confirmé le prix de la transaction mais selon certaines sources, celle-ci serait estimée à 30 millions d’euros. Blackstone continue de s’imposer en Espagne et dispose d’un portefeuille de milliers de logements répartis dans plusieurs SOCIMIs et dans sa filiale logistique appelée Logicor. À l’heure actuelle, il possède plus d’un million de mètres carrés de surfaces logistiques, ce qui en fait le plus grand propriétaire d’actifs immobiliers en Espagne. Et Logicor ne s’arrête pas là puisque la filiale a acheté 12 entrepôts logistiques à Goodman, dont 3 en Espagne !

S'IMPLANTER ET SE FAIRE CONNAÎTRE EN ESPAGNE

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L’e-commerce prévoit une croissance de 15% des ventes pour Noël ! L’e-commerce prévoit un nombre de ventes record pour Noël, où 20% des achats seront effectués en ligne. Selon les estimations d’Adigital, les ventes en ligne vont augmenter d’environ 15%, ce qui est supérieur à l’année dernière. L’an dernier, les espagnols ont réalisé pour 3.400 millions d’euros d’achats en ligne entre le 1er décembre et le 5 janvier, soit une croissance de 10%. par INGRID CHAUDET

LA REPRISE DE la consommation stimule la croissance d’un secteur en pleine expansion, et ce, grâce au développement du numérique. L’augmentation du nombre d’internautes, la diversification de l’offre en ligne, l’amélioration de l’expérience d’achat et de la relation clientèle sont des facteurs qui favorisent les achats en ligne en Espagne. En 2015, le commerce électronique a été estimé à 20.000 millions d’euros, soit une croissance de 20%. Selon le baromètre réalisé par DPDgroup, les acheteurs en ligne dépenseront en moyenne 234 euros pour Noël, soit 29% de plus que l’an dernier. Et l’Espagne devrait être le cinquième pays européen en volume de dépenses pour cette période. Sans oublier, que 29% des consommateurs préfèrent faire leurs achats de Noël en ligne plutôt que

e-commerce : Alibaba va ouvrir en Espagne et s’associer aux PME espagnoles par LCE

C'est aussi savoir organiser des événements où vous pouvez rencontrer vos clients potentiels www.WOMMs.com

dans des magasins physiques (sondage American Express). Pour tout miser sur cette période, les grandes marques comme El Corte Inglés et Amazon n’hésitent pas à renforcer leur service logistique, notamment pour les envois urgents et les cadeaux de dernière minute. Les marques s’associent également au Black Friday et au Cybermonday, deux jours de promotions, ayant lieu cette année les 25 et 28 Novembre, pour inciter les consommateurs à commencer leurs achats de Noël. Amazon, qui a déjà commencé sa campagne de promotions pour le Black Friday, devrait dépasser 400 commandes par minute le 25 novembre, battant son record de 392 commandes par minute atteint l’an dernier. Bonne nouvelle pour le commerce local, plus de 40% des offres sont des produits vendus par les PME qui utilisent Amazon comme canal de distribution en ligne !

ALIBABA A DÉCIDÉ de ne pas laisser Amazon seul en Espagne et va ouvrir un bureau de représentation afin de se fournir davantage en produits espagnols. Le site internet de commerce électronique d’origine chinoise, s’est surtout fait connaître en Espagne avec le Black Friday (jour où de nombreux produits sont soldés), et c’est à Madrid qu’il songe à ouvrir son premier bureau de représentation, puis à Barcelone, en 2020.

Cela devrait permettre aux PME espagnoles de proposer leurs produits, qui sont de plus en plus prisés. En effet, selon les dirigeants d’Alibaba, le marché chinois (online) s’intéresse de plus en plus aux produits made in Spain, considérés comme des produits de bonne qualité. C’est une bonne nouvelle et Alibaba a signé un accord avec Correos afin de faciliter la livraison des produits espagnols commandés en ligne. Le e-commerce vers les pays étrangers devrait être la prochaine révolution espagnole !


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Le Bernabéu va renaître, mais sans hôtel !

Les appartements de luxe arrivent en force à Madrid La crise s’éloigne de plus en plus en Espagne, qui aujourd’hui, est non seulement sous le spot des inLe Président du Real Madrid et la maire de Madrid ont présenté cette semaine vestisseurs internationaux, mais devient de plus en plus prisée par le secteur du luxe. le projet du nouveau Bernabéu. par LCE

IL GARDERA UNE grande partie

des zones commerciales proposées (centre commercial, restaurants, ..) mais pour le moment ne retient pas l’hôtel de luxe voulu par Florentino Perez. En effet depuis les chambres de

l’hôtel les clients auraient pu voir les matchs tant regardés dans le monde entier ce qui aurait apporté une originalité dans l’industrie hôtelière locale, en plein boom d’ailleurs. L’investissement s’élève à 400 millions d’euros et devrait créer des dizaines d’emplois nouveaux. Le Bernabéu est

l’un des lieux les plus visités à Madrid, il est d’ailleurs sur le circuit de tous les bus touristiques. La nouvelle mairie de Madrid ; opposée généralement à tout projet touristique, hôtelier ou immobilier important  ; a compris que le Bernabéu touchait aussi le domaine culturel…

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par LCE

SI LES PROMOTIONS immobilières se sont faites assez rares depuis 20 ans, elles reviennent aujourd´hui en force. Même si, par rapport aux autres capitales européennes, Madrid a pris un retard considérable, qui désole ceux qui recherchent un haut standing. Dernièrement, seules quelques promotions très luxueuses autour du Retiro ont vu le jour. Des appartements vendus entre 6.000 et 13.000 euros le m2 (13.000 et plus on parle encore des Atiques et non des appartements au premier et deuxième étage). Pourtant, la demande a toujours été présente à Madrid, bien que les promotteurs étaient plus alléchés par la quantité en périphérie plutôt que par la qualité en centre ville. Cela explique en partie les nombreux « champignons de terre vides » que l’on peut apercevoir à travers son hublot en décollant de Madrid. Depuis la fin de la crise, les « Socimi » s’organisent, rentrent en bourse et diversifient leurs actifs. Elles ont compris que la demande pour le luxe en centre ville est revenue. Cela est lié au fait qu’un grand nombre de sociétés quittent la

Catalogne pour Madrid, de ce fait, leurs dirigeants cherchent un pied à terre madrilène. On note également des conditions fiscales bien plus avantageuses à Madrid qu’à Barcelone, surtout en ce qui concerne le capital. Les acheteurs avec capital s’installent donc plus à Madrid, ce qui favorise la demande. Enfin, Madrid a pris un tel retard dans le domaine du luxe, qu’il y a beaucoup à faire : les immeubles offrant conciergerie, piscine, salle de gym, appartements de standing, attentions personnalisées etc. sont quasiment inexitants en centre ville (surréaliste pour une capitale latine). Des promotions font leur apparition et l’on trouve de plus en plus de bien vendus en Off market, comme cette propriété de Lagasca99. Il s’agit d’un immeuble de 42 appartements qui aurait été vendu 40% en off market alors que le prix moyen du m2 est de 11.000 euros. Elle dispose d’atiques de 700 m2 à 14.000 euros le m2. Etalé sur un total de 26.000 m2, le bâtiment dispose d’un SPA, d’une salle de gym, d’une piscine intérieure et extérieure. Le promotteur, Lar, aurait payé en 2002 2.500 euros le m2 pour le terrain sur lequel il a bati sa promotion.


BUSINESS

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Les investissements étrangers ont augmenté de 70% au 1er semestre 2016 par LCE

C’EST L’EUPHORIE EN Es-

pagne. Plus de 20 milliards d’euros d’investissements étrangers au premier semestre de l’année 2016, soit 70% de plus que l’an passé à la même période et 48% de plus que le semestre précédant. Les investissements sont surtout constatés dans l’immobilier, où l’Espagne représente une véritable terre d’opportunités, selon les brokers locaux. Cela explique que le cours boursier des constructeurs locaux explose cette année. On note

du 200% pour certaines actions immobilières et l’on se croirait presque sur le Second Marché du début des années 2000 en France. Un véritable eldorado ! L’Espagne jouit également d’un boom touristique (+10%) et pourrait bien voir arriver sur toute l’année 2016, plus de 60 millions de touristes étrangers. Ce qui permet la création de nombreux projets touristiques et donc, d’emplois. Le PIB va croître de 3,2% cette année, soit plus que ce qu’annonçaient les prévisions. L’année 2017 devrait être une année exceptionnelle à tous les niveaux !

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Poly Juguetes inaugure son premier magasin digitalisé à Madrid dans le Centre Commercial ABC Serrano SITUÉ AU PREMIER étage du

Centre Commercial ABC Serrano, sur une surface de 400 m2, le magasin a été inauguré le 18 novembre dernier. Le bâtiment emblématique de l’ABC Serrano, récemment rénové par IBA Capital Partners, est destiné à devenir la référence commerciale de l’axe Serrano-Ortega et Gasset. En ayant choisi cet emplacement, Poly Juguetes bénéficie d’une localisation privilégiée sur la deuxième rue commerciale la plus demandée de Madrid. Au-delà de l’offre traditionnelle de jouets pour les enfants, l’assortiment propose également des produits pour les plus grands tels que les voitures de radio contrôle, les drones ou encore du modélisme. Le dernier né de Poly Juguetes intègre la technologie digitale. En effet, 9 écrans vidéo viennent remplacer les

J’INVESTIS EN ESPAGNE anciens panneaux d’affichage afin de présenter et de mettre en avant les produits et les services de manière dynamique. Poly Juguetes, chaîne espagnole de magasins de jouets depuis 30 ans est une filiale du groupe français Ludendo – La Grande Récré depuis 2013. Avec 65 boutiques la marque est pré-

sente sur quasiment l’intégralité du territoire espagnol. Après trois années d’importantes restructurations afin de retrouver la rentabilité, la stratégie de la marque est de poursuivre son développement de manière sélective en donnant la priorité à la modernisation et à la digitalisation de son réseau.

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INDUSTRIE

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« Nous voulons traiter le Portugal et la France comme des marchés domestiques » Enrique Ramirez est le PDG du leader espagnol du plâtre : Pladur®. Une belle entreprise qui facture près de 100 millions d'euros et qui symbolise la réindustrialisation de l'Espagne. Enrique nous explique comment Pladur® a su passer la crise et de quelle manière il organise la reconquête des marchés extérieurs, dont la France. par PHILIPPE CHEVASSUS

Les groupes industriels espagnols sont en train de conquérir les marchés, comme avant la crise. Vous avez ouvert la France, que pouvez-vous nous dire de cette conquête des marchés étrangers ?

Nous sommes espagnols, ainsi les marchés en dehors de l’Espagne sont considérés comme étrangers, mais nous essayons de distinguer au sein de l’entreprise ce que l’on appelle les marchés domestiques et les marchés internationaux. Pour nous les marchés domestiques sont le Portugal, l’Espagne et la France. C’est vrai que nous sommes en Espagne depuis 40 ans, au Portugal depuis 30 ans et en France depuis seulement 4 ans. Ces marchés, nous voulons les traiter comme des marchés domestiques. Les exportations et les marchés internationaux, c’est le reste du monde. Notre géographie c’est le sud de l’Europe, avec une présence de sociétés en Espagne, en France et au Portugal. À partir de là, nous sommes en train de conquérir le marché étranger. La présence à l’extérieur ne remonte pas à ces dernières années. Notre entreprise est née en 1977 et la première usine en Espagne en 1978. Il n’y avait pas de demande en Espagne de plaques de plâtre.

L’entreprise est donc née d’une demande internationale ?

Nous avons essayé de changer le format en Espagne qui était très traditionnel et qui continue de l’être. L’Espagne est le pays le plus traditionnel en Europe en raison de l’influence espagnole durant huit siècles sur les constructions navales. À la fin des années 70, il y a eu une volonté de changer la façon de construire et d’industrialiser. Mais générer de la demande dans un pays traditionnel demande du temps. C’est pourquoi la vocation première de cette entreprise fut l’exportation, fondamentalement les premières productions ont été pour l’étranger. Le marché américain est le marché le plus mature. La plaque de plâtre est née aux Etats-Unis au 19e et début du 20e siècle. Il n’y avait pas d’usine sur le territoire américain. Ainsi depuis l’Espagne, nous fabriquions pour exporter en Floride. Ce fut notre premier grand marché international. À partir de là, nous avons généré de la demande en Espagne et commencé à grandir. Mais introduire le produit a été très très lent. La phase de croissance en Espagne a duré jusqu’en 1995-1997, jusqu’aux Jeux Olympiques de Barcelone et à l’Exposition Universelle de Séville. Le marché national a commencé à vraiment se développer jusqu’à atteindre son maximum en 2007-2008 quand l’activité en Espagne est tombée de façon brutale. C’était la bulle immobilière et l’Espagne était passée d’un volume de

Philippe Chevassus, directeur du Courrier d'Espagne et Enrique Ramirez, directeur de Pladur

Enrique Ramirez, directeur de Pladur

demandes de 200.000 à 250.000 logements des années 70 à 90 à 800.000 demandes de logements en 2008. Lorsque la crise a commencé, nous sommes passés d’un coup chez Pladur® de 200.000 à 40.000 logements.

Comment avez-vous réagi face à la baisse de la demande en 2008 pour maintenir la production ?

La première chose a été d’essayer de comprendre la situation et d’être dans le soft landing de la bulle immobilière espagnole. Il est vrai qu’à partir de 2013 nous avons commencé à grandir et nous continuons à grandir grâce à d’autres marchés. Nous avons pris la décision d’internationaliser l’entreprise avec la France. Avec la baisse brutale en 2008 et 2009, nous avons dû réduire la capacité de production. Nous travaillions avec cinq tours et presque d’un coup nous sommes passés à quatre puis trois tours. D’un côté nous avons adapté la demande à la production et d’un autre nous sommes entrés en France. Nous avons aussi réactivé nos activités porteuses des débuts. Nous n’avions jamais arrêté d’exporter. Nous sommes sortis des États-Unis car il y a commencé à avoir de la fabrication là-bas. Et il y a eu une dévaluation des pesetas par rapport au dollar. Nous nous sommes concentrés sur la Méditerranée et notamment les pays arabes. Ça a été un marché stable pour

nous. Là-bas comme en Espagne, on ne parle pas de plaque de plâtre mais de Pladur®. Nous nous sommes réfugiés dans l’aire méditerranéenne où il n’y avait pas d’usines. On avait une position logistique intéressante. C’était les années 80.

En 2008, 2009 et 2010, quels furent les pays les plus réactifs ? Amérique centrale et les pays méditerranéens, ce qui comprend le Maghreb et le Moyen-Orient (Liban, Israël, Égypte, Algérie, Tunisie, Maroc).

Il est vrai que dans ces pays la construction et la demande étaient en train d’évoluer.

Oui, en plus nous avions des contacts avec des distributeurs sur place. Ensuite, dans une autre phase nous sommes entrés en France et dans une troisième nous avons essayé d’ouvrir nos horizons en Afrique.

Vous avez relancé votre activité postcrise avec l’international, mais vous n’aviez pas de concurrence en France ou avec d’autres marchés ? Il y a deux points à souligner. La situation géographique de l’Espagne pour répondre au marché en Afrique. Même pour la côté ouest de l’Afrique, l’Espagne était mieux positionnée que le reste de l’Europe sans aucun doute. Toute la partie logistique est importante à prendre en compte, que ce soit le coût


INDUSTRIE

| No 84 des transports et les lignes maritimes. Et il y a aussi le coût du travail. Comme conséquence de la crise de 2008, l’Espagne est devenue plus pauvre. Il y a eu des coupes budgétaires et salariales. En Espagne, le temps de travail est à 40 heures alors que d’autres pays sont aux 35 heures. Les salaires, en comparaison avec d’autres pays européens, sont bien inférieurs. Nous avons pris ce point de compétitivité qui était nécessaire pour les marchés extérieurs. Pourquoi avons-nous choisi l’Afrique ? Pour sa situation géographique et car nous croyons que l’Afrique est un continent offrant beaucoup d’opportunités. Il y a des pays très riches qui ont des ressources énergétiques importantes. Ce sont des pays avec une croissance économique très forte et une population qui augmente beaucoup, une chose que nous ne connaissons pas en Europe. « En Afrique, ce sont des pays riches mais avec peu d’infrastructures et avec une croissance économique très forte ».

Dans quels pays d’Afrique grandissez-vous le plus actuellement ?

Nous sommes en train d’entrer et de grandir en Mauritanie, en Côte d’Ivoire, au Nigéria, au Congo, en Angola.

Au final la crise a été bénéfique, elle a donné l’opportunité d’ouvrir une fenêtre qui n’avait pas été ouverte auparavant, celle des marchés internationaux. Sans aucun doute. Les chiffres au niveau de la rentabilité sont très intéressants. Quand les chiffres d’affaires s’effondrent brusquement et quand une grande partie des affaires est sur le marché national, il faut apprendre à diversifier dans le reste des pays. Ce qui nous a fait ouvrir les yeux, cela nous a aidé à développer une entreprise plus concur-

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rentielle et plus forte pour l’avenir.

La concurrence européenne ne s’est pas réveillée comme vous l’avez fait ? L’Amérique Centrale et les îles Caraïbes nous ont permis de terminer la configuration de notre carte actuelle. Aujourd’hui, nous sommes présents dans plus de 30 pays.

Depuis 5 ans on voit que quelques groupes de construction espagnols sont en train de gagner de plus en plus de contrats multi-millionnaires en Amérique Latine, c’est bon signe pour vous ?

Les départements internationaux des entreprises de construction espagnoles qui ont vécu la même chose, qui ont dû ouvrir le marché à l’extérieur n’ont pas eu de mal à pénétrer dans ces pays. Par exemple, un grand hôpital a été construit au Panama. Il a été fait par une entreprise espagnole, car elle inspire confiance, il y a de bonnes relations avec les architectes. Comme conséquence de cette entrée, nous avons ouvert les yeux sur les marchés et avons une base fixe de distributeurs dans les pays.

Plusieurs fois on a sous-estimé les relations entre l’Amérique Latine et l’Espagne. Au cours de ces dix dernières années, on a découvert combien d’entreprises espagnoles se sont implantées en Amérique Latine. Aujourd’hui, elles capitalisent sur les télécommunications mais aussi la construction. Quels pays d’Amérique Latine offrent le plus d’opportunités aujourd’hui ? Pas le Mexique car là-bas il y a de la production locale, ce qui fait de la concurrence locale. Il y a des groupes américains et mexicains donc c’est difficile. Mais il y a des pays d’Amérique Centrale comme le Costa Rica, le Panama, la République Dominicaine, ou en-

core Cuba qui a un potentiel énorme. À Cuba on ne parle pas de plaque de plâtre mais de Pladur®, car le premier hôtel s’est fait avec Pladur®. Nous devions aller à Cuba pour montrer à la main d’oeuvre et aux architectes le fonctionnement de Pladur®. Pladur® est devenu le générique de la plaque de plâtre.

Aujourd’hui, si une entreprise espagnole construit un hôtel à Cuba, c’est un potentiel pour vous de les accompagner ? Sans aucun doute. Nous avons accompagné tous les projets d’hôtels. Je crois qu’avec la nouvelle orientation d’ouverture qui est en train de se produire à Cuba, ceci va nous permettre de développer. Tout est à faire.

Pensez-vous qu’il y a encore des opportunités pour une entreprise comme Pladur®, en Amérique Latine ou en Afrique ?

En Afrique sans hésiter, car en Amérique Latine il y a de la production locale. En Afrique il y a juste des usines dans le sud et une petite en Algérie.

Une chaîne d’hôtels, Intercontinental, va construire dans les 5 prochaines années 50 hôtels dans les pays de l’Est. Comment voyez-vous ce marché des pays de l’Est ?

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L’Europe est un continent mature, même si il y a des pays qui se développent et qui grandissent. Il y a trois grands fabricants qui sont bien installés, et qui sont en train d’entrer en Russie. Le marché européen est aujourd’hui très difficile à conquérir. Il est vrai qu’il y a des pays où il n’y a pas de production, mais il y a des pays voisins où il y a des capacités productives et c’est très difficile de les concurrencer. Nous voulons accentuer notre présence au niveau des marchés domestiques. Nous voudrions également passer une étape au niveau commercial, c’est-à-dire essayer d’avoir un bureau commercial. Et s’il y a une opportunité ça serait d’avoir une présence au niveau sociétal ou au niveau industriel. On va passer ces étapes peu à peu, en France on est encore jeune. Ce marché est le

plus exigeant je crois, il est aussi le plus mature et régulé.

Depuis que vous avez accéléré le processus de commercialisation en France ces dernières années, vous avez aussi développé des activités avec des distributeurs français. Quel bilan faites-vous de ces quatre dernières années sur le marché français ? Entrer en France fut très positif, mais pas facile comme il s’agit d’un marché exigeant et les concurrents sont installés depuis longtemps. Nous avons dû adapter nos produits aux normes et aux exigences de là-bas.

Quels types de grands clients avez-vous en France ?

En France nous avons deux types de distribution. Il y a d’un côté la grande surface du bricolage (GSB) et de l’autre la distribution professionnelle. Il a été plus facile de s’intégrer dans la GSB car les conditions techniques étaient plus simples. Pour nous le marché le plus important est la rénovation. En Espagne, ce sont les constructions neuves résidentielles. En France le marché de la rénovation est largement supérieur à celui de l'Espagne. En Espagne c’est plus facile de démolir pour reconstruire que de faire une rénovation.

Quelle est votre vision de la réindustrialisation de l’Espagne ?

Depuis l’été dernier et les élections locales, nous avons connu une période d'instabilité. Mais il y a des gens qui ont envie d’investir en Espagne. Je crois que nous avons de bonnes perspectives en Espagne. Nous allons revenir à une demande stable de logements, pas les 200.000 comme avant, mais au mieux à 150.000. Avec un marché actuel de 40.000 à 50.000, cela signifie multiplier par trois ou quatre. Ceci ne peut pas se produire dans dix ans mais dans trois ou quatre ans, s’il y a une stabilité politique. En Espagne la pénétration des plaques de plâtre face au système traditionnel, ne dépassera pas les 30% je pense. Mais on peut au moins espérer une augmentation de 15 ou 20%.


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TOURISME & IMMOBILIER

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« Il est très difficile de trouver de bons actifs de bureaux à acheter en zone prime » Axis Property est un des Real Estate francophones les plus actifs à Madrid. Nous avons rencontré son dirigeant, Hubert Fenwick, qui nous expose un état du marché du stock actuel des bureaux à Madrid. Hubert est dans ce secteur depuis 25 ans en Espagne. Rencontre. par P. C.

Qui est Axis Property ?

AXIS Property est une société de conseil en immobilier d’entreprise créée en 2007 afin de répondre aux besoins d’une économie en plein renouveau. Nous avons développé la société avec une équipe de professionnels du secteur. Pour ma part, je travaille sur le Marché d’immobilier d’entreprise en Espagne depuis plus de 25 ans. Nous sommes spécialisés principalement sur deux Marchés ; tertiaire-bureaux et industriel-logistique. Nous travaillons également le Marché de Capital Market et la vente de foncier. Cette année, nous avons réalisé par exemple la vente de plus de 300.000 m² de fonciers logistiques sur Madrid. Nos prestations de service couvrent le processus immobilier  : conseil en vente et location, étude de marché, expertise, investissement, architecture et travaux d’aménagement d’espace avec notre filiale AXIS Arquitectura.

Depuis la fin de la crise, comment se porte le marché des bureaux ?

Nous pouvons parler d’un marché à deux vitesses. D’une part, depuis le début de l’année 2014, le Marché Investissement a été le moteur de

la relance de l’immobilier en Espagne. Un grand nombre d’investisseurs étrangers sont arrivés sur le Marché, pour profiter des conditions alléchantes des prix. Un grand nombre de Socimis ont été créées afin de capter des capitaux étrangers pour investir en Espagne. Après 6 ans de crise, cette reprise a été très rapide. Les Socimis se sont dans un premier temps centrées sur le marché bureau en achetant des actifs mais également des sociétés. Il est aujourd’hui très difficile de trouver de bons actifs de bureaux à acheter en zone prime de Madrid et les rendements locatifs annuels sont en baisse, en dessous de 5%. Pour pallier ce manque d’offre, nous observons une augmentation de l’activité de réhabilitation d’actifs existants. Les chiffres du premier semestre 2016 avec un volume sur Madrid de 750 millions sont inférieurs à ceux de 2015 pour plusieurs raisons : manque d’offres, plusieurs investisseurs après 2 ans d’acquisition sont en phase de gestion de leurs actifs, situation politique espagnole instable… D’autre part, le marché bureaux utilisateur a suivi une tendance beaucoup plus lente. Le stock à Madrid est actuellement de plus de 12 millions de m² avec une disponibilité aux alentours de 11%. L’absorption au premier semestre 2016 a été de 270.000 m². Nous pouvons

également mettre en exergue une augmentation des loyers en zone prime mais également en périphérie. La moyenne des loyers en zone prime sont actuellement aux alentours de 26€/ m² mois avec un prix maximum de 34€/m² mois par exemple.

On parle de reprise des transactions, est-elle la même au centre de Madrid et en périphérie ? La grande majorité des nouveaux développements de ces dernières années ont été réalisés en périphérie, par exemple dans des zones comme Las Tablas ou Via de los Poblados à Madrid. Le centre de Madrid, dû à un manque de grande surface et à des prix élevés, concentre donc des transactions de surface petite et moyenne. La périphérie permet aux utilisateurs de louer des espaces plus grands avec des prix plus compétitifs, en bénéficiant d’immeubles de qualité et des transports en commun. Donc le chiffre de transactions est similaire entre centre et périphérie, par contre le volume d’absorption est supérieur en périphérie pour les raisons précédentes.

Quels sont vos clients types ? La demande a-t-elle évolué ?

Sur le marché bureau, nos clients sont de tous types, PME mais également filiale de société multinationale. Par exemple, nous avons conseillé des sociétés comme Bonduelle ou Alfa Laval

pour la location de leur nouveau siège d’une surface de plus de 1.000 m² mais également des entreprises comme Jarden pour une location de 300 m² de bureau. Concernant ces opérations, AXIS Arquitectura a également réalisé l’aménagement d’espace. Sur le Marché industriel-logistique, nous travaillons principalement avec des opérateurs logistiques, également sur la vente de foncier. Comme nous l’avons indiqué précédemment, nous avons vendu 160.000 m² de terrain logistique à Illescas à la société française FM LOGISTIC pour une première phase de 40.000 m² de bâtiments. Sur le marché bureau, la demande a évolué car elle privilégie également la périphérie de Madrid pour des immeubles neufs de qualité avec bien sûr une bonne déserte des transports en commun. Concernant le marché logistique, le secteur de l’e-commerce change également la donne, car nous prévoyons une hausse de l’absorption d’espace logistique à terme.

Il y a de plus en plus d’investissements dans les parcs logistiques selon la presse locale, à quoi cela est-il du ? L’Espagne est-elle vraiment en train de se réindustrialiser ?

La crise de 2008 à 2013 a permis à l’Espagne de réduire ses coûts de productivité et donc d’être plus compétitive

Hubert Fenwick, dirigeant d'Axis Property

par rapport à d’autre pays européens, c’est le cas notamment des sociétés de secteur automobile. Par contre, nous ne pouvons pas parler de re-industrialisation de l’Espagne. Le pays reste un centre de distribution et le cas échéant de montage. Le regain d’intérêt des investisseurs pour le secteur logistique est dû d’une part aux prévisions de croissance du secteur de l’e-commerce et également aux rendements supérieurs de ce marché, avec des yields annuels aux alentours de 6,5-7%. Le manque d’offres disponibles de qualité a amené les investisseurs à se positionner en tant que promoteurs en achetant directement les terrains pour les développer ensuite. Le secteur s’est également concentré depuis la fin de la crise, avec aujourd’hui cinq acteurs principaux qui dominent le marché, principalement des Socimis. hfe@axisproperty.es

Acheter un hôtel off-market à Madrid, c’est encore possible Le centre de Madrid fait l’objet d’un véritable assaut de la part des investisseurs étrangers, en ce qui concerne la vente d’immeubles, mais surtout en ce qui concerne la vente d’hôtels. par LCE

DEPUIS 24 MOIS les hôtels du centre

ville se vendent comme des petits pains et, à la différence d’avant la crise, ce sont les investisseurs internationaux qui en font les acquisitions. Il s’agit souvent de fonds d’investissement francophones ou américains, capables de dégainer quelques dizaines de millions d’euros en moins de 15 jours. Car en effet, en moyenne, les bons actifs restent sur le marché entre 15 jours et trois semaines. Autre catégorie d’acheteurs  : les groupes hôteliers étrangers qui cherchent à placer leurs boutique-hôtels dans le centre de Madrid. Madrid connaît une

forte hausse d’hôtels 4 et 5 étoiles qui adoptent la forme boutique. Salamanca, le quartier le plus chic de Madrid, n’offre quasiment aucune possibilité pour ce genre de produit. C’est pourquoi les hôteliers acceptent des quartiers plus populaires, mais bien plus fréquentés. Depuis deux ans, les nouveaux hôtels 5 étoiles de la capitale n’ouvrent plus dans le quartier chic de Salamanca (où toutes les marques de luxe internationales sont présentes), mais bien dans les quartiers plus populaires tels que Tribunal, Sol, et bientôt Gran Via.

Les vraies opportunités se situent dans les hôtels en cessation de paiement

Les propriétaires d’immeubles redeviennent spéculateurs et cela pose un véritable problème pour les intermédiaires de real estate et les acheteurs. En effet, si un immeuble est annoncé à 14 millions d’euros et que le propriétaire est sollicité par une dizaine d’acheteurs potentiels, il est fréquent que celui-ci décide d’augmenter soudainement le prix de son actif (passant de 1 à 2 millions d’euros), ce qui peut déstabiliser la communication avec l’acheteur initial. Nombreux sont les propriétaires et promoteurs qui ont perdu beaucoup d’argent pendant la crise et qui veulent désormais surfer sur la nouvelle vague. Pour certains actifs, on repasse à des

prix proches de ceux que l’on pouvait trouver entre 2005 et 2007. La véritable manne réside dans les actifs gérés par des sociétés, elles-mêmes en cessation de paiement. C’est le cas par exemple de cet hôtel situé entre Gran Via et Sol, évalué entre 80 et 90 millions d’euros et qui pourrait se vendre pour 35 millions d’euros. On parle d’un hôtel, avec plus de 180 chambres qui ne va pas rester longtemps sur le marché une fois que sa vente sera officielle. Là encore, il faut avoir l’information avant que les assaillants n’en prennent possession. D’ailleurs, pour plus d’informations concernant cet hôtel, vous pouvez contacter jinvestisenespagne@gmail.com


TOURISME & IMMOBILIER

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En Espagne, les investisseurs se ruent sur l’immobilier de luxe La demande en propriétés de luxe a grimpé de 80% depuis 2013, attirant fonds d’investissements et autres investisseurs du monde entier par AURÉLIE CHAMEROIS

LE MARCHÉ DE l’immobilier de luxe attire des investisseurs haut-de-gamme, qui n’ont pas besoin de financement et opèrent au comptant. Un tel engouement s’explique par deux facteurs. D’une part, une forte hausse de la demande étrangère pour l’immobilier résidentiel, en particulier sur la côte, aux Baléares ainsi qu’à Madrid et à Barcelone. De l’autre, la volonté des fonds et des institutionnels de tester l’investissement résidentiel plutôt que le traditionnel marché des locaux commerciaux. De plus, les prix à la vente n’ont pas encore retrouvé les niveaux d’avantcrise, ce qui laisse présager encore de belles opérations pour les années à venir. Le prix moyen de la résidence de luxe approche actuellement les 2 millions d’euros en Espagne, soit 6% de plus qu’en 2013. Une forte demande des particuliers étrangers

L’agence barcelonaise Arc Properties fêtait la semaine dernière la fin des travaux d’un immeuble complètement rénové dans l’ancien quartier juif de Barcelone, à deux pas de la mairie. Un

édifice entièrement pensé pour la clientèle étrangère. « Les acheteurs locaux ne recherchent pas ce type de produit, à la fois luxueux et en plein centre-ville de Barcelone, explique Mark Stücklin, blogueur britannique spécialisé dans l’immobilier en Espagne, les promoteurs se tournent donc vers une clientèle étrangère, principalement pour des résidences secondaires ». Les appartements de 115 à 126 mètres carrés sont vendus de 630.000 à 1,25 million d’euros. Si la vente de l’immobilier de luxe se porte bien, le marché de la location n’est pas en reste. Madrid, Barcelone, l’Andalousie et les Baléares sont les zones où la demande sur ce type de segment est la plus forte, et où les loyers peuvent dépasser les 10.000 euros par mois. La rue Alcalá de Marbella, à Málaga, affiche les loyers les plus chers du pays, avec une moyenne de 39.000 euros par mois pour ses luxueuses demeures. La suivent l’Avenue Tibidabo à Barcelone, avec une moyenne de 18.300 euros mensuels, puis deux rues de Marbella : Sierra Blanca et Guadalmina Baja, à 16.300 euros. La 5e place revient au Camino de los Liebres à Morajela dans la province de Madrid, avec une moyenne de loyers à 15.750 euros par mois.

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JURIDIQUE & FISCAL

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Le polémique modèle 720 La Commission Européenne a ouvert une procédure d’infraction contre l’Espagne en raison du traitement fiscal prévu en ce qui concerne les biens et les droits détenus à l’étranger, qui, occultés au Trésor Public espagnol, ne sont pas déclarés par le biais du modèle 720 dans les délais impartis. par MIGUEL MORILLON Avocat au barreau de Madrid

LA PREMIÈRE DATE limite était le 30 avril 2013. Ce que le Trésor Public espagnol prétend est que la valeur d’acquisition du bien ou du droit découvert soit considérée comme générée en 2012 et soit intégrée dans la base générale de l’impôt sur le revenu même dans les cas où le fameux modèle 720 a été présenté de manière volontaire avec une journée de retard. Ainsi, si un contribuable présente le modèle 720 dans les délais il peut demander la prescription et même ne pas être imposable s’il était titulaire du bien avant 2008, mais s’il le présente un jour après l’échéance, le Trésor Public espagnol le fera contribuer au taux marginal de l’impôt sur le revenu, probablement 50%, et être sanctionné avec une amende de 150%, plus les sanctions pour présentation hors délai du 720. La Commission Européenne considère qu’il est possible que cela porte

atteinte aux droits de l’Union : droit à la Sécurité juridique, en établissant une sorte d’imprescriptibilité des faits, et la possible disproportion des sanctions pour l’objectif poursuivi. La Commission Européenne a ouvert une procédure d’infraction contre l’Espagne en raison du traitement fiscal prévu en ce qui concerne les biens et les droits détenus à l’étranger et qui, occultés au Trésor Public espagnol, ne sont pas déclarés par le biais du modèle 720 dans les délais impartis. La première date limite était le 30 avril 2013. Ce que le Trésor Public espagnol prétend est que la valeur d’acquisition du bien ou du droit découvert soit considérée comme générée en 2012 et soit intégrée dans la base générale de l’impôt sur le revenu même dans les cas où le fameux modèle 720 a été présenté de manière volontaire avec une journée de retard. Ainsi, si un contribuable présente le modèle 720 dans les délais il peut demander la prescription et même ne pas être imposable s’il était titulaire

du bien avant 2008, mais s’il le présente un jour après l’échéance, le Trésor Public espagnol le fera contribuer au taux marginal de l’impôt sur le revenu, probablement 50%, et être sanctionné avec une amende de 150%, plus les sanctions pour présentation hors délai du 720. La Commission Européenne consi-

dère qu’il est possible que cela porte atteinte aux droits de l’Union : droit à la Sécurité juridique, en établissant une sorte d’imprescriptibilité des faits, et la possible disproportion des sanctions pour l’objectif poursuivi. www.Morillon-avocats.com

Directeur et Fondateur : Philippe Chevassus Collaborateurs : Aurélie Chamerois, Jade Declercq, Ingrid Chaudet Mise en page : Oana Rafaila Impression : Roto Madrid Editeur : Ediciones Le Courrier d'Espagne, S.L. / ModestoLaFuente, 19 bajo Derecha / 28003 Madrid / Tel : +34 672 269 795 E-mail : com.lecourrier@gmail.com, Dépôt Légal : M-44345-2004 Membre de la Cocef (Chambre Officielle de Commerce d'Espagne en France) à Paris. Membre de WOMMs.

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LVI : L'IMMOBILIER FRANCO-ESPAGNOL LE CABINET LVI est un cabinet d’af-

faires spécialisé en droit immobilier et en accompagnement de projets d’implantation répondant aux besoins d’une clientèle basée en France et en Espagne. Constitué du regroupement d’équipes spécialisées en droit public des affaires (urbanisme, expropriation, domanialité, environnement) et en droit immobilier privé (baux commerciaux, promotion immobilière et propriété foncière), le Cabinet LVI a développé depuis son ouverture en juin 2011, une approche sectorielle spécifique en matière de droit de la construction, droit de l’urbanisme et de l’immobilier, qui lui permet d’ac-

compagner et d’assister l’ensemble de ses clients dans le développement de leurs activités de maîtrise d’ouvrage publique et privée, des plus traditionnelles aux plus innovantes. Une équipe pluridisciplinaire composée d’avocats franco-espagnols, de juristes spécialisés et d’experts dans la gestion des dossiers complexes à l’international est venue renforcée le cabinet pour répondre aux besoins des clients, particuliers ou entreprises, dans l’accompagnement de leurs projets d’implantation entre la France et l’Espagne. Aujourd’hui le Cabinet LVI compte, parmi sa clientèle, des communes et

des sociétés d’économie mixte, des promoteurs nationaux et régionaux, des lotisseurs et aménageurs, des filiales immobilières d’établissements bancaires, des utilisateurs, des groupes industriels, des foncières, des groupes logistiques ou hôteliers, ainsi que des sociétés multinationales basées en France ou en Espagne. Les avocats, par leur connaissance des divers intervenants à l’acte de construire (collectivités locales, services de l’Etat, géomètres, architectes, notaires, promoteurs, constructeurs, aménageurs), et du droit immobilier, sont en mesure d’apporter à leurs clients un appui indéniable dans la mise en

place du montage de leur projet et de sa mise en œuvre complète. Selon les exigences et les spécificités de chaque opération ou mission, une équipe dédiée est spécifiquement constituée par projet afin de répondre de la façon la plus adaptée aux besoins et aux exigences de notre clientèle en termes de qualité de la prestation, de souplesse d’intervention et de respect des délais.

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« Attention à l’impôt sur le patrimoine pour les résidents, il peut être supérieur au taux francais » Mihaï Lezius-Doncel est le directeur du bureau de représentation de la Banque Transatlantique en Espagne. Il partage avec nous des informations très intéressantes sur les subtilités de la fiscalité en Espagne. Car en Espagne, il y a autant de fiscalités qu’il y a de régions. Et les taux d’imposition sur le patrimoine ne sont pas forcément inférieurs à ce que l’on peut imaginer. Rencontre. par PC

Les français qui s’installent en Espagne ont-il conscience de la diversité de la fiscalité espagnole ? En quoi varie-t-elle plus que celle de France ?

Les français s’installent en Espagne pour deux raisons : • Soit ils sont envoyés par leurs entreprises en tant qu’expatriés pour des cycles de 3/4 ans renouvelables. • Soit ils s’y installent en tant qu’entrepreneurs, créant leur propre structure en local, pour bénéficier d’un coût de travail plus avantageux que celui de France. À titre d’exemple et pour vous donner une idée du différentiel de coût du travail, le SMIC espagnol est à 750€ alors qu’en France il est autour de 1500€ environ. En ce qui concerne les premiers, ils sont habituellement renseignés par leurs sociétés. Il arrive parfois que leurs connaissances en matière de règles locales fiscales ne soient pas complètes. L’Espagne a des règles fiscales bien différentes de celles de France, tant au niveau de l’imposition sur le revenu, que sur le patrimoine ou sur la transmission selon les régions de résidence (et il y en a 17). Les modalités de déclaration, de calcul et de paiement sont différentes. C’est souvent un casse-tête pour un français qui s’installe, surtout s’il possède un patrimoine ! Pour l’impôt sur le revenu, qui est « régalien », la règle est relativement simple (à quelques nuances près de taxes locales peu significatives) : les taux généraux atteignent jusqu’à 45% pour les salaires les plus élevés (barème progressif) sans déductions « à la française » sur l’assiette d’imposition. Le régime d’impatrié présente un réel avantage à ce jour, permettant de limiter l’impôt sur le revenu à 24% pendant une période de 5 ans, ainsi que sur les actifs à l’étranger détenus par le contribuable salarié qui n’a pas été résident dans le pays sur les dix années fiscales précédant son arrivée. Pour l’impôt sur le patrimoine, je vous renvoie à l’article que nous avons publié dans LE Courrier d’Espagne septembre-novembre. Concernant la transmission, nous avons organisé une conférence sur le sujet en juin 2016. Nous avons détaillé la fiscalité sur les transmissions de personnes résidentes en Espagne. En résumé, le lieu de résidence de l’ayant droit et la localisation des actifs détenus par les cédants résidents ont une importance capitale. D’où l’absolue nécessité d’une planification patrimoniale…

Pour ceux qui envisagent une acquisition de résidence principale ou secondaire en immobilier, (les « frais de notaire » peuvent varier entre 7 et 12% selon les biens achetés) ou un achat locatif, les règles fiscales sont différentes selon les régions considérées. Enfin, les règles de financement en Espagne pour les non-résidents sont culturellement différentes. La Banque Transatlantique détient une réelle expertise dans ce domaine, permettant aux français (résidents ou non-résidents) de financer un bien en France à des taux intéressants avec une hypothèque espagnole.

Un français qui veut acheter un appartement à un million d’euros en Espagne paiera-t-il moins d’impôt ?

L’achat d’un bien immobilier s’inscrit dans une démarche patrimoniale personnelle. Il peut correspondre à différents objectifs : acquérir une résidence principale, une résidence secondaire ou un bien à but locatif. Pour ces trois configurations, les frais d’acquisition varient relativement peu selon les régions : • Les taxes telles que l’IBI (taxe foncière), les taxes d’enlèvement des ordures ménagères et autres taxes locales varient selon la ville où se trouve le bien. Elles se calculent selon la valeur cadastrale et un pourcentage local. Ce ne sont pas forcément les villes qui s’acquittent de la charge fiscale la plus importante, tout en sachant que ces impôts « locaux » restent bien inférieurs par rapport à la France. • Le statut résident fiscal espagnol ou non : l’impôt payé ne sera pas le même selon le cas de figure. • L’impôt sur le patrimoine est un élément fondamental pour la pression fiscale. Certaines communautés autonomes comme l’Andalousie ou les Îles Baléares appliquent des taux d’ISF supérieurs à la France. • Enfin, l’achat locatif est taxé dans le cadre de l’impôt sur le revenu. En tant que non résident, il faut faire la distinction entre résident de l’UE ou pas, certains frais étant déductibles pour les résidents de l’UE, alors que ce n’est pas le cas hors UE.

Quels sont les plus gros pièges qui peuvent survenir ?

L’impôt sur le revenu espagnol et sa progressivité font qu’un résident fiscal espagnol atteint rapidement un taux d’imposition lourd, parfois plus lourd qu’en France pour un même niveau de revenu. Malgré un niveau de vie moins

cher, la pression fiscale n’est pas automatiquement moins élevée qu’en France, surtout pour les hauts revenus. Attention à l’impôt sur le patrimoine pour les résidents : selon les critères, celui qui est assujetti à cet impôt, dans certaines communautés autonomes, peut être taxé à un taux supérieur au taux français. Pour la partie patrimoniale immobilière, le régime français des SCI n’a pas les mêmes conséquences fiscales en Espagne.

Les plus belles surprises ?

Une planification de la succession peut apporter de bonnes surprises si le bénéficiaire s’installe à Madrid. Celle-ci peut alors prendre tout son sens et le bénéficiaire peut être avantagé par rapport à une succession franco-française.

Un gouvernement (centriste) vient d’être élu en Espagne, est-ce que cela veut dire que la fiscalité changera peu d’ici 4 ou 5 ans ? Et dans les régions ?

Tout le monde s’accorde à dire que c’est une bonne chose que l’Espagne aie enfin un gouvernement après 10 mois sans pouvoir central. Il m’est difficile de prendre position sur un éventuel changement dans la fiscalité dans le pays, surtout à si longue échéance. La fiscalité est un sujet éminemment politique. Il semblerait toutefois que les SICAVs à l’espagnole, véhicules d’investissement promus par la plupart des banques à une certaine époque, permettant de différer la fiscalité les plus-values, n’aient plus le vent en poupe. Pour la plupart des entités bancaires, ces SICAVs sont remplacées par des fonds d’investissement, qui, avec le « traspaso », ont peu ou prou les mêmes avantages. Ils ne bénéficient pas du même traitement en matière d’avantage fiscal, surtout en matière de transmission. Il y a peut-être une idée à creuser autour de ce thème…

Mihaï Lezius-Doncel, directeur Banque Transatlantique Espagne

Quant à la fiscalité régionale, elle relève de la responsabilité des gouvernements régionaux. Elle sera adaptée en fonction de leur situation financière et des difficultés auxquelles ils ont dû faire face (éclatement de le bulle immobilière) ainsi que des compromis politiques locaux. Par exemple, le gouvernement régional actuel de Catalogne projette de créer un nouvel impôt sur les très grands patrimoines qui pourraient être mis en place prochainement…

Quel est le produit financier que vous conseillez le plus en ce moment en Espagne ?

En tant que bureau de représentation, je ne peux donner de conseil financier, même si j’ai évolué au cours de ma carrière professionnelle dans le monde de la gestion d’actifs. J’ai un rôle d’information et de relais auprès de nos clients qui sont suivis par nos banquiers au sein de nos implantations internationales comme Paris, Luxembourg, Bruxelles… Nous étudions la possibilité d’aller plus loin dans nos projets de développement de Banque Privée à Madrid et Barcelone et de nos implantations actuelles.

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COMMUNAUTÉ FRANÇAISE

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2 édition du Prix Le Courrier d’Espagne à la Révélation Hispano-Française e

Le Courrier d’Espagne a organisé la 2e édition du « Prix à la Révélation Hispano-Française » à la Résidence de l’Ambassadeur de France, à Madrid. CETTE 2e ÉDITION, présentée dans le cadre d’un évènement WOMMs a voulu mettre l’accent sur l’entrepeneuriat web en saluant une initiative dans l’économie du partage, avec la création de MyTwinPlace. Il s’agit d’une communauté d’utilisateurs échangeant des maisons. La société, présente dans 40 pays, compte plus de 100 000 utilisateurs. Jean Noel Saunier a recu le prix lors de cet évènement, animé par Frederic Hermel, journaliste sportif, et Philippe Chevassus, directeur du Courrier d’Espagne. Le trophée a été réalisé par l’artiste dEmo connu pour son oeuvre sur Plaza Colón, représentant une grenouille verte gigantesque. Les français d’Espagne sont de plus en plus nombreux à vouloir investir sur la péninsule. Les plus grands succès se comptent parmi les français qui résident en Espagne depuis de longues années et surtout chez ceux qui ont su passer la crise en tant qu’entrepreneurs. Que ce soit dans l’immobilier, l’internet ou la communication, la reprise économique va permettre aux français qui connaissent bien l’Espagne de pouvoir enfin se révéler. La soirée a réuni des convives, autant français qu’espagnols, et pour la plu-

part, des décideurs d’entreprise ou des entrepreneurs. L’évènement a été soutenu par 4 Sponsors Premium : Banque Transatlantique, Axis Property, DS Avocats et EB Concept Store. Les invités ont pu déguster la charcuterie et le foie gras français de Saveurs de France, le jambon pata negra de Salamanca grâce à Torreón Ibéricos et coupé par notre Cortadora de Jamón Raquel Acosta. Nous avons également eu l’honneur de goûter le caviar de Caviar World ainsi que le buffet thaïlandais de Thaï Garden (qui d’ailleurs vient d’ouvrir son nouveau restaurant Calle Recoletos). Pernod Ricard a presenté sa gamme Gin Tonic en offrant un bar à cocktails et Marqués de Cáceres, ses rosés et vins rouges. Le restaurant SQD Meat Point a lui presenté ses tartares de boeuf français. Pour l’occasion, JCDecaux nous a installé un écran lumineux afin de présenter notre événement et nos sponsors et Vinelis a proposé des tables de Poker afin de divertir l’ensemble de nos invités. Enfin, un grand merci à l’Ambassadeur de France en Espagne, Yves SaintGeours et à ses équipes pour le déroulement de la soirée.

Remise du Prix Le Courrier d’Espagne à la Révélation Hispano-Française

Jean Noel Saunier recevant le Prix Le Courrier d’Espagne à la Révélation Hispano-Française pour son succès remporté grâce à MyTwinPlace


COMMUNAUTÉ FRANÇAISE

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Monsieur l’Ambassadeur de France en Espagne Yves Saint-Geours et Philippe Chevassus, directeur du Courrier d’Espagne

Remise du Prix Le Courrier d’Espagne à la Révélation Hispano-Française – De gauche à droite : Philippe Chevassus – Jean Noel Saunier – Eladio de Mora alias dEmo – Frederic Hermel


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COMMUNAUTÉ FRANÇAISE

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Julien Escudé : « Madrid est une capitale à taille humaine » par LCE

JULIEN ESCUDÉ EST passé de footbal-

leur à restaurateur, les deux avec succès. Il a créé avec sa femme Carolina, un restaurant de viande française, tout proche de la Castellana à Madrid. Il s’est présenté à la communauté française il y a moins d’un an, lors de l’afterwork WOMMs du Courrier d’Espagne à la Résidence de France, où il a d’ailleurs reçu le prix de la Revelación Hispano-Francesa. Rencontre.

Vous étiez footballeur, vous avez créé un restaurant : qu’est-ce qui vous a decidé ?

Cela ne date pas d’hier, pendant mon enfance je vivais à Pau dans un appartement au-dessus de la Brasserie la plus réputée de la ville : Le Berry. En face, il y avait, et il y a toujours, un traiteur qui n’est autre que Candeborde, parent du Grand chef Parisien Yves Candeborde. Ensuite, j’ai rencontré un grand restaurateur Rennais, qui est aujourd’hui mon meilleur ami, Yann Paigier. Pour boucler la boucle, mon épouse espa-

gnole a étudié 20 ans dans la restauration. Toutes ces rencontres m’ont donné le goût et l´illusion pour la restauration, ainsi qu’une véritable envie de créer un projet avec ma femme.

La mise en place et la gestion administrative sont-elles plus compliquées que prévues ?

J’ai la chance d’être bien entouré, il est vrai que rapidement nous avons trouvé avec ma femme de bons experts comptables et des avocats qui nous accompagnent dans nos démarches. C’est très rassurant lorsque l’on entreprend dans un pays étranger. Ma femme étant espagnole et madrilène, cela aide encore plus. Un des grands atouts de la restauration est de pouvoir faire énormément de rencontres, car nous sommes en contact permanent avec les clients.

Vous allez ouvrir d’autres restaurants ? Un empire SQD Meat Point est-il en cours ?

Non, loin de là. Il est vrai que dans le futur, nous souhaitons nous développer, mais pas si tôt. Une magnifique opportunité s’est présentée à l’angle de notre

restaurant, alors nous avons sauté dessus. La restauration est en train de se développer à Madrid et il faut prendre le bon wagon ! Nous élargissons notre offre avec deux nouveaux concepts totalement différents de SQD mais complémentaires, ce qui donne une valeur ajoutée à chacun.

Vous êtes installés depuis 1 an à Madrid. Que pensez-vous de la ville ? Diriez-vous qu’elle est plus cosmopolite, touristique ou très espagnole ? J’adore cette ville. Déjà, lorsque je venais à Madrid pour jouer au football, j’y trouvais un grand intérêt touristique et économique. C’est une vraie capitale à taille humaine, vraiment représentative du peuple espagnol. Les espagnols ont des qualités humaines indéniables, c’est une ville sportive mais également une ville qui met tout en oeuvre pour exister sur l’échiquier économique européen.

Quelle est la viande française que vous vendez le plus ? Nous vendons une race créée de toute pièce par notre consultant Boucher de Paris et meilleur boucher du monde

Yves-Marie Le Bourdonnec. C’est une race appelée Salangus, un croisement entre une race Autochtone Francaise Salers et une race qui lui apporte du Gras la Angus, d’où le nom Salangus. C’est une viande très tendre avec une maturation de 45 jours. Elle est exquise. Bon appétit… Le couple Escude reçoit en 2015 le Prix à la Révélation hispano-francesa à la Résidence de France en Espagne : http:// lecourrier.es/premier-prix-le-courrier-despagne-de-la-revelation-hispano-francaise/

Pernod Ricard España

Commémoration du 11 novembre au Consulat général de France à Madrid par INGRID CHAUDET « Rassemblée autour de ce drapeau, notre communauté française se souvient du sacrifice de tous ses fils, elle honore la mémoire de nos glorieux combattants de guerre et de tous ceux des nations alliées qui ont contribué au salut de notre patrie ». C‘est sur ces mots qu’a débuté ce vendredi 11 novembre, la Commémoration de la Victoire, de la Paix et l’Hommage à tous les morts pour la France, présidée par l’ambassadeur Yves SaintGeours, au Consulat général de France à Madrid. Une centaine de personnes étaient présentes, la majorité représentant des institutions françaises, invitées ensuite à déguster un vin d’honneur.

Lecture de lettres de Poilus, chant de la Marseillaise, décoration de soldats, ce fut un évènement émouvant, marqué par le discours de l’ambassadeur, qui a rappelé que « La première guerre mondiale s’achevait par le sacrifice d’une génération, c’est à ces morts et aux autres que nous devons exprimer notre reconnaissance. […] À un moment où, de toutes parts, les tentations xenophobes, de repli sur soi, d’exclusion, se manifestent, il faut que le souvenir de ce sacrifice nous amène à comprendre que l’union des peuples est un bien inestimable, que nous devons promouvoir, conserver et entretenir, pour en faire, en quelque sorte, notre identité. »

Pernod Ricard España est la filiale du groupe Pernod Ricard, numéro 2 mondial dans le secteur des vins et spiritueux, avec un chiffre d'affaires atteignant 8,682 millions d'euros sur la période 2015/2016. Né en 1975 de la fusion de Pernod et de Ricard, le groupe a développé une croissance durable basée tant sur une croissance interne que sur des acquisitions : Seagram's (2001), Allied Domecq (2005), Vin & Sprit (2008). Pernod Ricard España est le leader du marché national en spiritueux, grâce à un portefeuille complet et prestigieux de marques internationales Premium, comme les whiskies Ballantine’s, Chivas Regal et Jameson ; le gin Beefeater, le rhum Havana Club, le Ricard et des marques locales comme Ruavieja.

L'Espagne se trouve parmi les 5 premiers marchés de Pernod Ricard, et le premier pour sa marque Beefeater. Avec un chiffre d'affaires net de 360.8 millions pour l'exercice 2015/2016, Pernod Ricard España compte plus de 450 collaborateurs, 2 centres de production, 2 sièges administratifs, 8 directions de région et un centre logistique. Pernod Ricard España développe une politique de responsabilité sociale d'entreprise orientée vers l'implantation d'habitudes de consommation responsable. Pour plus d'informations, consultez notre page web : Pernod Ricard España ou suivez-nous sur Twitter : @Pernod_ RicardES


ENTREPRENDRE

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SPA et Wellness : initiative française à Madrid

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ENTREPRENDRE

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Infoempresa.com dévoile les intérêts économiques des français en Espagne Infoempresa.com, service web d’information financière et juridique des entreprises européennes, a présenté à Paris, en collaboration avec la COCEF, la première édition de son étude « Les intérêts économiques de la France en Espagne ». L’étude comprend l’activité de prospection en Espagne de 250 000 utilisateurs internationaux pendant l’année 2015 et le 1er semestre 2016. L’étude dévoile que la France est un partenaire stratégique de l’économie espagnole : le 4ème pays du monde avec des intérêts sur l’économie espagnole. La France devient ainsi le deuxième pays, derrière l’Allemagne, à avoir enregistré une croissance de ses intérêts envers les entreprises espagnoles, avec une progression de 2,3 points par rapport à 2015. Selon Aleksandra Rutyna, Directrice d’Infoempresa.com, «  les relations entre l’Espagne et la France sont vraiment stratégiques pour les deux pays. Notre service ainsi que nos études, sont orientés à promouvoir la transparence et la sécurité dans les affaires des professionnels français en Espagne ».

Le Commerce, le secteur espagnol le plus attractif pour les français

Cinq secteurs d’activité concentrent 70% des intérêts français en Espagne.

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Le commerce occupe la première place dans le classement avec 26,3% des consultations, suivi de l’industrie avec 15,2%, dépassant ainsi de 3 points la moyenne européenne. La troisième position revient au secteur du bâtiment et de la construction avec 12,5% des consultations. Les activités professionnelles (10,3%) et les activités immobilières (5,6%) occupent respectivement la quatrième et cinquième position de ce classement. Par rapport aux autres pays européens, le marché français est celui qui pèse le plus en matière d’industrie, suivi par le secteur de l’hôtellerie et du commerce.

Les français font confiance aux startups espagnoles

Le profil de l’entreprise espagnole qui intéresse les professionnels français est très similaire à celui qui intéresse le reste des pays européens. Il s’agit d’une Société Limitée en activité (SARL), de plus de 10 ans et opérant dans le secteur du commerce. Ce type d’entreprise concentre 53% de consultations. Tou-

tefois, les start-ups ou les sociétés récentes espagnoles (entre 0 et 5 ans) suscitent également un intérêt en France, ce qui démontre leur parti pris pour les entrepreneurs. La France est le troisième pays d’Europe ayant le plus grand intérêt pour ce type de sociétés, avec un pourcentage de 13,3%, juste derrière le

Royaume-Uni (21,2%) et l’Allemagne (14,1%), et six points au-dessus la moyenne internationale. Pur plus d’info infoempresa.com vous invite à télécharger le dossier complet disponible gratuitement en ligne www.infoempresa.com. (mail : cmorin@infoempresa.com)


ENTREPRENDRE

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« Il y a un choc à Barcelone entre le déferlement des touristes et la volonté de se retrouver entre soi » Laurent Gauze est entrepreneur et hôtelier sur la péninsule ibérique, ce depuis bien avant la crise. Il possède aujourd’hui 9 hôtels en franchise de la chaîne Ibis. Rencontre. par LCE

La maire de Barcelone a décidé un moratoire il y a un an, bloquant toute licence hôtelière dans le centre. Qu’en pensez-vous ?

Dans un premier temps, cette décision peut être perçue comme positive, avec l’idée d’un développement important durant plusieurs années. Cependant, cela entraîne des effets, notamment : une forte augmentation de cessions des hôtels de Barcelone, qui rend impossible la dynamique dans l’hôtellerie de la ville créée par la mise en place de nouveaux projets. De plus, le développement hôtelier en périphérie devient un peu aléatoire et cela peut générer dans le futur un déséquilibre de l’offre hôtelière.

Les 5 étoiles sont-il prêts à s’installer en zone périphérique de la capitale catalane ?

Les projets de grande qualité sont prêts à aller à Badalona et à l’Hospitalet de

Llobregat, car ce moratoire correspond à un moment particulier où l’hôtellerie intéresse les fonds financiers, et si on prend en compteles taux d’intérêts extrêmement faibles et l’attractivité que représente Barcelone, cela peut entraîner un développement anarchique du marché hôtelier.

Pourquoi le tourisme de Barcelone est-il plus « polémique » que celui de Madrid ou Alicante ?

Il est plus fort, plus dynamique, quasi annuel. Polémique parce que Barcelone est une « cité monde » qui a vu le développement de son aéroport et de ses croisières s’intensifier, mais qui reste une cité qui cherche à reconquérir son identité catalane. Il y a donc un choc entre le déferlement de touristes et la volonté, sans doute difficile pour les habitants, de retrouver un mode de vie « entre soi », plus intime.

Pour vous qui possédez 9 hôtels, le touriste a-t-il évolué ces dernières années ?

Quelles sont les nouvelles caractéristiques de cette industrie en Espagne ?

Oui, il a évolué. La clientèle touristique s’internationalise chaque année un peu plus. Désormais, le touriste s’intéresse à la notion de services de qualité, au juste prix ou aux prix ajustés (avec les comparateurs de prix, etc.), à l’accueil, au design. Les rénovations sont désormais des éléments indispensables pour l’industrie hôtelière actuelle.

De manière générale, pensez-vous que les autorités espagnoles en font assez pour la promotion du tourisme ? On peut toujours espérer en faire plus, mais il faut constater que les résultats sont là depuis plusieurs années. Finalement, les crises autour de la Méditerranée ont eu un effet positif sur le tourisme espagnol. Il semble clair que l’Espagne est une destination touristique « mature ». Bien entendu, il est important pour les années à venir, de continuer la promotion, de fidéliser la clientèle et de la faire évoluer tant au ni-

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Laurent Gauze, entrepreneur et franchisé IBIS

veau de ses envies qu’au niveau de son pouvoir d’achat.

L’Espagne a su capter toutes les lowcost d’Europe, Alicante et Palma le démontrent. La France a-t-elle des leçons à tirer à ce sujet ?

L’Espagne a réussi à impacter grâce au low cost et à la destination plage. Un des défis à relever est de conserver la clientèle aquise, dont l’âge et le pouvoir d’achat évoluent, en misant sur l’attractivité culturelle, historique et gastronomique.

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ART DE VIVRE

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Gastronomie : les cubains reviennent à Madrid par LCE

LA RESTAURATION CUBAINE a toujours

eu un peu de mal à percer dans la capitale. Il existait auparavant un restaurant institutionnel cubain sur la calle Claudio Coello, il y a eu ensuite un restaurant calle Diego de León, qui a fermé au bout de trois ans. Désormais, le groupe Larrumba a décidé de faire les choses sérieusement. Plus de 900 m2 viennent d’être aménagés sur Plaza Colón, dans un style colonial pour ouvrir la Habenera. La décoration est très réussie, le bar de l’étage, splendide, et ce qu’on a beaucoup apprécié, c’est la répartition

des tables, qui ne sont pas toutes les unes sur les autres. Nous vous recommandons la Tortilla truffée et le ceviche, qui est plutôt à prendre en apéritif. L’ambiance est très cosy, on trouve beaucoup de français autour du bar (normal les banques françaises et le consulat sont à proximité…). Un petit groupe de jazz cubain défile entre les tables et le staff est très agréable. Nous vous conseillons d’y aller avant 21 heures si vous voulez choisir votre table et ne pas vous retrouver à l’entrée. Pour les fanas de cocktail, vous pouvez vous faire plaisir après 22h et comme au Ten Con Ten, l’ambiance est très animée…

Le Thai Garden rouvre enfin dans le centre de Madrid

Une vieille maison à Barcelone Le restaurant est tenu par un patriarche depuis plusieurs dizaines d'années, comme beaucoup de très bons restaurants en Espagne par P.C.

DE PLUS EN plus, le monde de la restauration se scinde en deux catégories : les restaurants modernes, tenus par des investisseurs, et les restaurants de « toda la vida » où le propriétaire répond de la qualité directement sur le pas de sa porte. À Barcelone, il est de plus en plus compliqué de trouver ces vieilles maisons, mais l'on a réussi à dénicher l'une d'elles et bien évidemment nous l'avons testée. Salamanca est le nom de cette institution catalane située dans une rue plutôt discrète du quartier de la Barceloneta. L'ambiance, totalement rustique, raconte l'histoire de son fondateur. De

grands noms artistiques nationaux comme internationaux y défilent depuis des décennies. Et Santiago, le maître à bord, a la même moustache sur toutes ses photos, comme en témoignent les murs du restraurant encastré dans un immeuble des années 70. Ici la carte est simple et très claire. Les paellas font partie des meilleures de Barcelone et on trouve une offre de crustacés et de poissons du marché assez intéressante. Si vous êtes carnivores, laissez vous tenter par l'entrecôte, elle est exceptionnelle. Le public est plutôt catalan, ce qui est bon signe, c'est un endroit bien fréquenté. Lorsque vous aurez terminé, demandez comme digestif, la licor de hierbas de la maison, vous ne serez pas déçus.

Vente d’une des plus belles propriétés d’Ibiza par LCE

L’ÎLE CONNAÎT UN véritable boom, son

DEPUIS UNE QUINZAINE d’années, le

Thai Garden est le restaurant asiatique emblématique de Madrid. À ses débuts, il a ouvert dans la calle Jorge Juan de Madrid, avant d’aller s’installer dans une superbe demeure sur la Calle Arturo Soria. Il a ouvert un deuxième établissement dans la Calle Recoletos, à quelques pas de la Castellana. Son propriétaire a tenu lui-même à décorer chaque centimètre du restau-

rant, qui s’étend sur deux niveaux. Vous y retrouverez les fameux Menu Dégustation, que nous vous invitons à découvrir. Dans ce restaurant, tout est frais, authentique et le rapport qualité/prix est une de ses forces. À faire, sans hésitation ! Site internet : thaigarden2112.com Téléphone Calle Recoletos : 918397970

tourisme de luxe s’intensifie, les compagnies aériennes affluent de plus en plus et ses propriétés d’exception se révèlent. L’une d’elles est en vente depuis peu. Un véritable bijou rare sur l’île puisqu’elle dispose de 3,7 hectares de terrain avec une vue imprenable sur la mer. Bâtie il y a 8 ans par un architecte de renommée internationale, la propriété s’étend sur quasi 600 m2 construits. C’est une maison où l’architecture n’est pas un geste vain mais s’intègre parfaitement dans le paysage. Une décoration intérieure qui fait la part belle au plus grand nom du design et de l’art

contemporain, telle est la promesse réussie de cette villa. Située au milieu d’une forêt de pins et d’oliviers tricentenaires de 3,7 hectares, à flan de colline avec une vue fantastique sur les îles. Une piscine à parfaite température où le naturisme est bien sûr possible, une salle de sport équipée Powerplate, un hammam et un jacuzzi pour la détente et la remise en forme. A moins que vous ne préfériez une des criques idylliques et sauvages que l’île abrite accessibles depuis la maison à pied et à moins de 800 mètres. Ces deux criques sont réputées comme faisant partie des plus belles d’Ibiza… Cette maison, rare en Espagne, ne va pas rester longtemps en vente !


ART DE VIVRE

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COMMUNAUTÉ

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L’avenir des retraites : sujet de préoccupation en Espagne Ce lundi 21 novembre 2016, l’Ambassade de France en Espagne a organisé une réunion sur L’avenir des retraites en Espagne. De nombreux spécialistes et représentants d’institutions* se sont exprimés sur le sujet, après les discours de l’Ambassadeur de France en Espagne, Yves Saint-Geours et du secrétaire d’État de la Sécurité sociale en Espagne, Tomás Burgos. par INGRID CHAUDET

LES DIFFÉRENTS INTERVENANTS se sont réunis pour réfléchir ensemble à la situation, tenter d’en comprendre les causes et trouver des axes d’amélioration. En effet, selon un sondage BBVA, une grande quantité d’espagnols se fait du souci sur la question des retraites. Cela s’explique par le manque de durabilité du système, les découpes budgétaires et l’augmentation des inégalités entre les citoyens. À ce jour, on constate que les entreprises créent peu d’emplois et que l’état du marché du travail cause une dévaluation des salaires. À cela s’ajoute une cotisation importante alors que les revenus sont minces. Parmi les solutions envisagées, les différents spécialistes ont insisté sur le renouement du dialogue social avec les pensionnaires, la régulation de la situation des fonctionnaires, la conception de mesures et de politiques adéquates

et l’ambition d’atteindre un objectif commun, à savoir le bien-être des personnes les plus âgées. Les intervenants n’ont pas tenu de discours alarmistes, car selon eux, « il ne faut pas regarder l’avenir avec les lunettes du passé », mais capitaliser les forces pour faire face aux évolutions, notamment face à l’augmentation de l’espérance de vie. D’autres solutions ont été suggérées, comme la participation active des plus âgés et pour cela la fin de la discrimination par âge, la lutte contre la fraude et le travail irrégulier ainsi que le renforcement et la collecte des revenus. En outre, les spécialistes ont ajouté « qu’il faut avant tout consolider les avancées réalisées par la Sécurité sociale depuis plus de 20 ans ». Selon eux, l’augmentation de l’espérance de vie est un sujet commun à toute l’Europe, qui s’explique par les avancées sanitaire, technologique et scientifique. La connaissance des évolutions démo-

graphiques est impérative pour bâtir des politiques familiales impactantes. L’Espagne est encore trop peu compétitive et les politiques d’austérité génèrent une stagnation. Il faut stabiliser et améliorer le financement et l’emploi, en plus des mesures structurelles, car si l’emploi est créé le système sera durable.

Le système de retraite en Espagne en chiffres

• 1963 : date de création du système. • 5 764 058 : nombre de bénéficiaires d’une pension de retraite en octobre 2016. • 65/67 : âges de départ à la retraite. • 36, 38 en 2017 : durée de cotisation (en années). • 1 047,90€ : retraite moyenne par mois en octobre 2016. • 46 438 422 : population totale en Espagne au 1er janvier 2016. • 18,91% : taux de chômage au 3e trimestre 2016.

• 419 109 : nombre de naissances en 2015. • 422 276 : nombre de décès en 2015.

*Intervenants

Juan Pedro Velázquez-Gaztelu, journaliste économique, Gérard-François Dumont, géographe, économiste, démographe et professeur à la Sorbonne, Santos M.Ruesga Benito, docteur en sciences économiques à l’Université Autonome de Madrid, Valeriano Gómez, titulaire d’une licence en Sciences économiques et entrepreneuriales de l’Université Complutense de Madrid, José Ignacio Echániz Salgado, médecin, spécialisé en économie de la Santé et Secrétaire aux Affaires sociales du Parti Populaire, Jean-Louis Malys, sidérurgiste de profession, aujourd´hui leader de la CFDT de la sidérurgie en Lorraine et María del Carmen Barrera Chamorro, fonctionnaire de la Poste espagnole et titulaire d’un diplôme de Relations du Travail et Ressources humaines.

Champagne : les bulles reviennent en Espagne par LCE

Nouvelle rubrique pour les arrivants et ceux qui s’implantent par LCE

LE COURRIER D’ESPAGNE a créé cette

rubrique en 2004, elle était relativement active car, chaque mois, un véritable flot de francophones débarquait en Espagne. Mais après 2008, nous avons constaté bien plus de départs que d’arrivées francophones et avons decidé de la supprimer. Aujourd’hui elle reprend tout son sens, non seulement parce que les français reviennent pour profiter de la reprise économique mais aussi parce que les services suivent. En effet, on trouve d’une part, les grands groupes, tel que le Crédit Mutuel, qui depuis des années a su s’organiser sur la péninsule afin de proposer des services adéquats. On trouve également des assurances (Targobank Espagne a racheté il y a peu l’assureur Atlantis), des sociétés dédiées à l’ouverture de comptes, comme Targobank,

capable d’ouvrir à distance un compte, mais également des services juridiques. D’autres parts, on trouve des prestataires autonomes, géneralement francais, arrivés en Espagne avant la crise, qui jouissent d’un véritable réseau de contacts et sont capables d’offrir des produits et services adéquats. Il y a enfin les services plus axés sur le lifestyle, tels que les services de conciergerie ou d’expériences locales, on pense par exemple à Juliette qui a créé l’entreprise James il y a plusieurs années, ou encore à Hellomyguide, dédié à ceux et celles qui recherchent des expériences locales. Bref, une panoplie de produits et services, que tout nouvel arrivant est content de trouver, non seulement pour se faciliter la tâche (administrative) mais aussi et surtout pour ne pas perdre de temps et se mettre dans le bain hispanique et francophone local rapidement.

À L’APPROCHE DES fêtes de fin d’année, les statistiques sur la consommation des produits consommés à cette période commencent à tomber. L’un des plus symboliques : le champagne ! Il démontre l’euphorie que connaît à nouveau le pays. Selon les chiffres mentionnés par le Comité de Champagne, l’Espagne est le 9eme importateur mondial de Champagne, avec 3,9 millions de bouteilles consommées en 2015. Il se consomme en Espagne plus de Champagne qu’en Chine et en Russie, qui ne figurent pas dans les 10 premiers marchés export. Depuis le début de l’année, on a remarqué une présence accrue des maisons françaises, notamment au centre de Madrid, à l’image de Dom Pérignon, qui vient d’inaugurer une énorme boutique dans le quartier prime, rue Serrano. On remarque aussi que les maisons de champagne sont de plus en plus présentes sur les nouveaux lieux à la mode. Rares sont les bars tendances qui n’ont pas leur magnum en guise de décoration sur le bar. Le champagne jouit donc de la forte reprise économique à Madrid, et il n’est

pas le seul ! On constate un nombre incroyable de nouveaux restaurants et hôtels de luxe, comme le Groupe de restaurants El Paraguas qui ouvre une enseigne à succès tous les deux mois et l’hôtel Four Seasons qui va bientôt ouvrir près de Puerta del Sol. On peut supposer que la hausse de la consommation de champagne est étroitement liée à la forte demande des investisseurs étrangers, notamment dans l’hôtellerie, comme c’est le cas à Madrid.


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Les vins de Marqués de Cáceres

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Restaurante SQD Meat Point Le restaurant est situé en plein cœur du quartier de Salamanca à Madrid, sur la Calle Villanueva au numéro 2. Créé grâce à l’illusion et la passion de Carolina et Julien ses propriétaires, il unit les cultures espagnole et française pour créer ce nouveau concept spécialisé en viande, avec un air de Bistrot-Chic. L’idée est née suite à un séjour à Istanbul, de nombreux voyages à la recherche du meilleur produit et grâce aux conseils du prestigieux boucher Yves-Marie Le Bourdonnec, faisant de SQD Meat Point, un lieu de référence à Madrid pour les meat-lovers.

Les caves de Marqués de Cáceres ont vu le jour en 1970 et furent fondées par Enrique Forner, comme aboutissement d’une tradition familiale de plusieurs générations dédiées aux métiers du vin et après un succès considérable dans le Médoc bordelés. Actuellement, l’entreprise offre des visites guidées à ses caves, situées à Ceni-

cero, avec plusieurs options de dégustation de ses meilleurs vins. Présents dans plus de 130 pays, Marqués de Cáceres est devenu un des ambassadeurs priviliégiés des vins espagnols dans le monde, et l’entreprise s’est inscrite cette année parmi le classement des 50 marques de vin les plus admirables au monde. Site internet : Marqués de Cáceres

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niveau national et international. Et cela fait un an qu’elle participe aux concours des meilleurs coupeurs de jambon du pays !

Si vous souhaitez suivre plus amplement son parcours : @cortador_de_jamon_raquelacosta (instagram) Raquel acosta quintanilla (Facebook)

CAVIARWORLD CAVIARWORLD, entreprise fondée en 2005 à Madrid, importe et commercialise dans toute l’Espagne, des caviars du monde entier produits en France (Aquitaine), en Chine et en Iran. Les esturgeons utilisés appartiennent aux races : Baeri (esturgeon

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