Le Coopérateur agricole | Avril 2014

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CUMA

La CUMA de l’Oie blanche,

un vol au long cours

Tel l’oiseau migrateur qui a inspiré le nom de leur coopérative, les membres de la CUMA de l’Oie blanche ont compris qu’en s’unissant, on peut aller plus loin. Par Nancy Malenfant

C

Photo : Istock

haque année, des centaines de milliers de grandes oies des neiges font escale le long du fleuve Saint-Laurent. L’instinct de regroupement et la constance de ces oiseaux majestueux sont des qualités que l’on pourrait aussi attribuer à la CUMA de l’Oie blanche, à Montmagny. Depuis sa création, en 1993, cette coopérative d’utilisation de machinerie agricole fait en effet preuve d’une grande stabilité. On ne change pas une recette qui marche. La formule originale de fonctionnement d’une CUMA, celle prônée par le MAPAQ à l’époque, a été conservée au fil du temps. On a apporté peu de modifications à la gestion et aux pratiques au cours des années. « Un des seuls changements que nous avons faits au règlement pour répondre aux besoins de certains membres est d’accepter les branches de deux producteurs », raconte l’administrateur Fabien Gagnon.

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Le nombre de membres ainsi que la composition des branches ont à peine varié depuis la fondation de la CUMA. Alors qu’elle comptait 48 adhérents à sa création, il y a 20 ans, la coopé­ rative en rassemble aujourd’hui 44. Ceux-ci se répartissent dans 22 branches d’activité, pour autant de machines. Bien sûr, certains agriculteurs sont venus et sont repartis, mais le noyau dur, formé de ceux qui croient vraiment à cette formule de partage, demeure toujours.

Atout et limite Le président, Claude Blais, a une théorie toute simple pour expliquer la stabilité de la coopérative à travers les années. « À la base, on avait un réel besoin de partager de l’équipement, affirme-t-il. Et ce besoin existe encore aujourd’hui. » En outre, les fermes laitières environnantes sont de taille moyenne (45 à 50 vaches), ce qui limite leur capacité d’acquérir seules des équipements à la fine pointe et de les rentabiliser.