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Numéro 9 ___________________________________________________FEVRIER 2004

lecomprime@lycos.com http://www.lecomprime.fr.st Le journal de la faculté de Pharmacie de Strasbourg... BOURRE !

- BIENTÔT LE SKI A TIGNES ! - RÉACTIONS AU BANQUET - PETIT COURS D’ALSACIEN - LA PRÉPARATION MILITAIRE SANTÉ - VOS RUBRIQUES CULTES : Critique de

livres, Article Rétro, Brèves de Comptoir, Nouveaux Médicaments, etc...

0,50


Vous avez aimé le spectacle du Banquet de cette année ? Pour garder un souvenir, vous pouvez acheter le DVD vidéo ! Lisible sur un lecteur de salon ou sur ordinateur, il ne coûte que 5 euros. Vente du DVD du Banquet : tous les jours à la Coopé entre 12h et 13h45, sur présentation de la carte d’amicale.

Extrait du DVD du Banquet 2003


EDIT O

Cher lecteurs et lectrices, Voici votre premier numéro de l'année 2004. Même si ce n'est plus trop de rigueur en février, je tiens tout de même à vous souhaiter une bonne et heureuse année. Cette neuvième édition du Comprimé accuse quelque retard, et nous nous en excusons ! L'équipe s'est un peu appesantie sur des examens dont l'issue risque tout de même de s'avérer incertaine. Un peu comme tous les ans, en fait. Mais c'est promis, vous devriez lire le prochain Comprimé au mois de mars. Ca tombe bien, il n'y a plus d'exams entre temps. Mais comme le délai est assez court, sachez qu'il faudra retourner vos articles assez tôt. On a fixé la date limite de retour des articles au 1er mars. A vos plumes !

SOMMAIRE

3 - EDITO 4 - ACTU DES SPÉCIALITÉS RÉCEMMENT COMMERCIALISÉES 6 - CES ÉTUDIANTS (TROP) ASSIDUS 7 - CRITIQUES DE LIVRES 8 - POISONS ET ELIXIRS À L’OPÉRA 10- CULTURE

Au programme de ce numéro, vous trouverez, en plus de vos rubriques récurrentes, plusieurs réactions (pas moins de trois articles !) sur le 110ème Banquet de l'Amicale qui apparemment ne vous a pas laissés de marbre. Vous trouverez aussi quelques délires comme un article en Alsacien. Accrochez-vous, ce n'est pas évident à lire, mais c'est fendard. Sinon, nous avons aussi publié des articles spontanés de gens qui voulaient passer un message ou une info. Je pense à Fovi (page 6), Florence (page 14) et à Rambo et Amazone (page 15). Bravo pour ces initiatives et continuez à faire la diversité du journal !

12- LA PAGE DU CEPHI 14- RENCONTRE AVEC BEN HARPER 15- LA PRÉPARATION MILITAIRE SANTÉ 16- LE FABULEUX DESTIN DU BANQUET 18- WELCOME TO CABARET 19- LA VRAIE PAGE PEOPLE 20- WE DE REPÉRAGE AU SKI 22- PAGE RETRO 23- JE VAIS T’APPRENDRE À T’EXPRIMER, PETIT CON !

Sinon, je suis fier de vous annoncer que le Comprimé, après avoir terminé à la 3ème place du Concours Varenne en 2002, a cette fois gagné un prix au concours Dunod des fanzines 2004. Encore une fois, le Comprimé est primé ! Merci donc à tous ceux qui font la qualité de ce journal. Pour finir et sous réserve de modifications, voici les dates des prochaines soirées pharma : - Jeudi 4 mars : soirée Carnaval à la Kfet - Jeudi 18 mars : repas Interpromo à la Chaîne d'Or (lieu à confirmer) - Jeudi 1er avril : soirée Jet Set à la Kfet D'ici là, bonne lecture !

Florent Buttazzoni

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24- UN PEU D’ALSACIEN 25- BRÈVES DE COMPTOIR 26- MOTS CROISÉS 27- FAUSSE PUB 28- COIN PHOTOS


PHARM’ACTU__________________________________________________________________

FLASH INFO SUR LES PRODUITS OFFICINAUX

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NOUVEAUTES

INFANRIX HEXA ®

(Lopinavir +

(anatoxine diphtérique, anatoxine tétanique, antigènes coquelucheux, antigène hépatite B, virus poliomyélitiques inactivés, polyoside d'Haemophilus influenzae de type b)

Liste I Domaine : virologie Classe thérapeutique : association d'anti-protéases Indications : traitement des adultes et enfants de plus de 2 ans infectés par le VIH-1, en association avec d'autres anti-protéases. Nécessite une prescription initiale hospitalière par un spécialiste, valable 1 an. Le renouvellement pendant cette période peut se faire chez tout médecin. Posologie : 3 capsules ou 5 mL de solution 2x/j chez l'adulte et l'adolescent, au cours d'un repas Points forts : 1ère association de 2 anti-protéases dans laquelle le Ritonavir sert de booster. Effets indésirables : diarrhées essentiellement Conditionnement : boîte de 2 flacons de 90 capsules molles ou boîte de 5 flacons de 60 mL de solution

Liste I Domaine : infectiologie Indications : primo-vaccination et rappel des nourrissons contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l'hépatite B, la poliomyélite, les infections à Haemophilus influenzae de type b Posologie : 3 injections intra-musculaires profondes de 0,5mL espacées d'au moins 1 mois. Choisir de préférence un site d'injection différent à chaque fois. Points forts : 1er vaccin hexavalent mais non pris en charge par la sécurité sociale Effets indésirables : réactions locales au point d'injection, perte d'appétit, fièvre, somnolence irritabilité Conditionnement : boîte de 1 flacon de poudre + 1 seringue pré-remplie

1) KALETRA ® Ritonavir)

4) TUSSIDANE ® (Bromhydrate 2) TOXICARB ® (Charbon activé de dextrométhorphane) à 20%) Domaine : toxicologie Classe thérapeutique : agent absorbant Indications : traitement évacuateur, dans les cas d'intoxication ou de surdosage médicamenteux, qui réduit l'absorption du toxique et augmente son élimination en formant un complexe inerte. Posologie : 1g (ou 5mL)/kg chez l'enfant ; 50g (ou 250mL) chez l'adulte Points forts : suspension buvable déjà reconstituée (# Carbomix® , à reconstituer) Effets indésirables : vomissements en cas d'absorption trop rapide, constipation, coloration noire des selles Conditionnement : flacon de 60 ou 250mL

Domaine : pneumologie Classe thérapeutique : antitussif Indications : traitement symptomatique des toux non productives gênantes de l'adulte et de l'enfant de plus de 30 mois Posologie : 3 à 4 cuillères à soupe chez l'adulte et l'enfant de plus de 15 ans ; 1mg/kg/j chez l'enfant Points forts : contrairement à plusieurs spécialités contenant du dextrométhorphane et appartenant à la médication familiale, Tussidane est remboursable. Effets indésirables : constipation, nausées, vomissements, somnolence, vertiges Conditionnement : flacons de 125 ou 250mL

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__________________________________________________________________PHARM’ACTU

5) ASPEGIC CODEINE ® (Acétylsalicylate de lysine Phosphate de codéine)

+

Domaine : douleur Classe thérapeutique : antalgique, antipyrétique et anti-inflammatoire Indications : traitement symptomatique des douleurs d'intensité modérée à intense ou ne répondant pas aux antalgiques périphériques utilisés seuls Posologie : 1 à 2 sachets par prise renouvelable au bout de 4h au moins Points forts : variante de la forme comprimés, il s'agit d'une poudre pour solution buvable, arôme pomme-caramel-cannelle Contre-indications : 3ème trimestre de grossesse, ulcère gastroduodénal, maladie hémorragique, insuffisance hépatique, rénale ou respiratoire Conditionnement : boîte de 16 sachets-doses

EN BREF...

les autres traitements ont été inefficaces, il peut dorénavant être prescrit en 1ère intention pour réduire la pression intraoculaire en cas d'hypertonie intraoculaire ou de glaucome à angle ouvert. 2) ENBREL® : prise en charge à 100% par la sécurité sociale dans le traitement du rhumatisme psoriasique actif et évolutif de l'adulte en cas de réponse insuffisante aux traitements de fond antérieurs. 3) OPTALIDON® : arrêt de commercialisation des comprimés et suppositoires à l'épuisement des stocks 4) RISORDAN® : arrêt de commercialisation des formes LP 20, 40 et 60mg à l'épuisement des stocks. Risordan dosé à 20mg de dinitrate d'isosorbide reste disponible. Et bien sûr n'hésitez pas à rendre cette rubrique interactive en nous écrivant (boîte aux lettres ou mails) : nous attendons vos remarques, critiques, suggestions…

1) TRAVASTAN® : extension d'AMM de ce collyre anti-glaucomateux. Jusqu'à présent réservé aux patients présentant une intolérance ou pour qui

Anne

REMERCIEMENTS TÉLÉTHON Nous remercions tous les bénévoles qui ont donné de leur temps pour le Téléthon le vendredi soir 5 décembre pour faire le tour des restaurants et des bars et samedi sur la place de Kleber. Grâce à eux, le bloc santé a réuni 13 382,84 (dont 3 944,86 récoltés par pharma). Nous remercions tous particulièrement les professeurs qui nous ont aidés, Monsieur Kuballa qui nous a approvisionnés en plantes pour confectionner de la tisane, Monsieur Marchioni qui nous a fourni gracieusement une bouteille d'hélium, ainsi que Monsieur Hasselmann et Monsieur Beck pour la mise disposition du matériel de la faculté pour cet évènement. Nous remercions aussi chaleureusement Monsieur Jean-Claude Closs pour son soutien essentiel lors de la journée du Téléthon. Nous vous remercions encore tous et nous vous donnons rendez-vous l'année prochaine pour une nouvelle aventure qui nous permettra de faire avancer encore plus la recherche. Mélanie & Alf

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EN DIRECT DE L’AMPHI _________________________________________________________

CES ÉTUDIANTS (TROP) AS SIDUS… Non, je ne parlerai pas de quelques étudiants qui, fraîchement arrivés en 2e année, désertent déjà les amphis à la rentrée. Evidemment, on ne tiendra pas compte non plus des 2 ou 3 premières matinées auxquelles tous les étudiants se rendent : c'est marrant, on retrouve des copains qui ont réussi (cool, on va pouvoir se raconter nos vacances…ou plutôt…notre stage officinal), on découvre des nouvelles têtes (jamais vu celui-là ? Mais si, il était dans mon groupe de TD ! Ah bon ? Oui, il était tout devant dans l'amphi ! Ben c'est pour ça que je l'ai jamais vu !) puis arrive le prof, et là, tout le monde retrouve les bonnes vieilles habitudes de première année : les sssélections, les biiilans sont encore présents dans tous les esprits et pleuvent pendant le cours. En bref, on est juste un peu moins nombreux mais l'animation est là. Peu à peu, cette animation s'estompe (excepté les bruits de stylos dont on ne se lassera jamais lorsqu'un cours se prolonge). Un rapide coup d'œil dans l'amphi pour s'apercevoir que certains ne viennent déjà plus, prétextant que les cours sont trop longs (50 minutes ça paraît parfois interminable), ou bien qu'ils sont "trop chiants là !" ou tout simplement trop tôt et qu'il est donc préférable de rester au lit ! Inutile de préciser que le nombre de déserteurs augmente au fil des semaines jusqu'à atteindre…un plateau. Et c'est de ceux qui composent ce plateau (dont je fais pour l'instant encore partie !), ceux qui semblent tenir le coup dont je voudrais parler. Bien sûr, cette assiduité n'est pas parfaite et ces individus seront donc parfois appelés déserteurs occasionnels. Il y a en effet les lendemains de soirées où forcément, 8h30 ça fait un peu tôt. On décide alors de zapper les deux premières heures et puis, définitivement très motivé, on se rend aux deux derniers cours de la matinée qui sont en général impossibles à suivre (fatigue et nouveaux ragots à raconter au voisin obligent !). Ça c'est pour les plus courageux car il existe une variante avec une absence étendue à toute le matinée. Mais dans les deux cas, le déserteur occasionnel s'empressera de récupérer les cours manquants chez une personne sérieuse (qui n'a jamais déserté et ne désertera jamais !), mais attention, de telles personnes sont rares et arrivent vite à saturation lorsqu'elles sont sollicitées par trop de déserteurs occasionnels en même temps, cette saturation pouvant évidemment entraîner son refus de prêter ses notes afin que celles-ci soient photocopiées. Ainsi, certains déserteurs occasionnels, plus prévoyants, auront désigné la veille un surhomme pour aller prendre les cours le lendemain dès 8h30 et ceci après avoir assisté à la soirée !

l'esprit que la formule : déserteurs 3e année > déserteurs 2e année s'explique en partie par le fait que la 3e année est chargée : beaucoup de TP, TD de physio avec rapports à rendre, exposés…et surtout par la lassitude : la physique c'est fini, mais la crypto a pris le relais, la pharmaco perdure et on y ajoute même de la phramacocinétique ! De plus, le RU bondé de 12h30 déplace aussi l'équilibre vers la désertion. Puis arrive la 4e année : l'année tant attendue. Qui n'a pas une fois entendu : "Tu verras la 4e année c'est super-intéressant, c'est plus concret, rien à voir avec le reste !" ? Alors on se dit que si déjà on a tenu jusque là c'est pas pour craquer maintenant, les cours durent toujours 50 minutes mais il y a un changement majeur : ils ont lieu l'après-midi ! Voilà qui devrait ravir les lève-tard (à condition de ne pas avoir TP le matin) même si c'est un peu déprimant d'être encore dans l'amphi quand il fait nuit (eh oui, les étudiants ne sont jamais contents !). Quoi qu'il en soit, cette formule semble faire recette puisqu'on a même l'impression qu'elle a permis de re-motiver certains déserteurs avérés (ou peut-être ont-ils simplement entendu la fameuse phrase publicitaire pour la 4e année citée plus haut). Ainsi, pendant les premiers mois, les étudiants sont nombreux, quelques déserteurs ont refait leur apparition, l'amphi retient son souffle, curieux de découvrir ces cours soi-disant si passionnants mais surprise, ce sont…les profs qui désertent !!! Et là, j'avoue que ça risque de décourager les plus motivés qui pourraient alors se transformer en déserteurs professionnels et cette fois avec une raison vraiment valable puisqu'il s'agit d'une lapalissade : pas de cours sans prof ! Certes, ces derniers sont probablement tous excusables (imprévu de dernière minute ? auditoire plus captivé en médecine ? faculté de pharmacie trop éloignée ? ou bien…Armistice à fêter ?) mais il faut dire que faire le déplacement jusqu'à la fac au retour du weekend (certains étudiants habitent à plus d'une heure de Strasbourg) pour avoir 1 heure de cours à la place de 3 heures initialement prévues est un peu rageant surtout veille de jour férié où l'on se rend compte que, finalement, on aurait mieux fait de rester à la maison. Et c'est un exemple parmi (tant) d'autres. Tant pis, c'est le triste sort des étudiants trop assidus et ils ne s'en prendront qu'à eux-mêmes (z'avaient qu'à pas venir). Mais qu'ils se rassurent, tous ces cours qui n'ont pas pu avoir lieu seront reportés à une date ultérieure…en Janvier, intercalés entre des TD, TP, révisions et files d'attente au RU, un comble quand on sait que la majorité des cours ratés seront aux examens…de Juin !

Tout cela était donc valable pour la 2e et la 3e année où les cours ont lieu le matin en gardant bien à

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Fovi


_____________________________________________________________________CRITIQUE

DU CÔTÉ DES LECTEURS L'empire des loups de Jean-christophe GRANGE Anna Heymes, la trentaine, est l'épouse d'un des plus hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur. Depuis plus d'un mois, elle souffre d'hallucinations terrifiantes et de régulières crises d'amnésie, au point de ne plus reconnaître le visage de son propre mari et même de commencer à douter de l'honnêteté de ce dernier. Pendant ce temps, dans le Xème arrondissement, Paul Nerteaux, un capitaine de police acharné, se voit confier une enquête concernant la mort de trois femmes d'origine turque, qui travaillaient dans des ateliers clandestins et dont les corps ont été retrouvés atrocement mutilés. Pour l'aider à infiltrer la population turque du quartier, Nerteaux n'a pas d'autre solution que de faire appel à Jean-Louis Schiffer, un de ses anciens collègues connu pour sa réputation de flic implacable. Au cours de leur enquête au cœur de la Petite Turquie parisienne, ils vont tout être amenés à croiser le chemin d'Anna, qui retrouve petit à petit la mémoire grâce à l'aide d'une psychologue, découvrant ainsi d'incroyables vérités concernant son propre passé... Du même auteur : Le vol des cigognes Les rivières pourpres Vidocq Du coté des classiques : La nuit des temps de René BARJAVEL Au Pôle Sud, l'équipe française des expéditions polaires, trouve sous une profondeur de plusieurs mètres de glace, deux corps en hibernation. Tous les regards du monde sont tournés vers cette découverte. Tous y envoient leurs meilleurs spécialistes pour élucider cette énigme et redonner vie à ces deux êtres. Les corps devraient avoir plus de 900 000 ans. Eléa sera rendu à la vie la première. Par elle nous apprendrons l'histoire de son peuple, sa vie et surtout son amour, passion pour l'homme de sa vie. Une histoire d'amour magnifique sur un fond de science fiction. Du même auteur : Le Voyageur imprudent - 1944 Les Enfants de l'ombre - 1946 Les Années de la liberté - 1975 La Tempête - 1982 …

La grande nouveauté : Harry Potter et l'ordre du phoenix de J. K. Rowling L'été traine en longueur pour Harry. Il guette tous les jours les infos des moldus, mais Voldemort semble pour l'instant se tenir tranquille... Quant à ses amis, Ron et Hermione, ils ne lui écrivent que des lettres très creuses, lui enjoignant surtout de rester chez lui ! Mais un soir, tout se gâte. Deux Détraqueurs l'attaquent, lui et son cousin Dursley. Harry réussit à les faire fuir, mais il reçoit aussitôt un hibou du Ministère de la Magie : il est expulsé de Poudlard pour avoir pratiqué la magie hors de Poudlard, et en présence d'un Moldu ! Car en effet, Cornélius Fudge, le ministre de la Magie, refuse catégoriquement de reconnaître que Vous-Savez-Qui est de retour. Il orchestre dans le Daily Prophet une campagne visant à le discréditer, lui et Dumbledore... Et de toute évidence, il réussit ! La pire des années s'annonce pour Harry ! Du même auteur : Les quatre premiers tomes de l'histoire d'Harry Potter. Kala

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OPERA_______________________________________________________________________

POIS ONS ET ÉLIXIRS À L'OPÉRA Article en 2 actes et un prologue Par Mr L e Brun

J'aurais pu choisir le cinéma, la littérature ou tout simplement l'Histoire, qui bien souvent se recoupent : rappelez-vous les frasques de Catherine de Médicis et ses empoisonneurs, si bien romancées par Alexandre Dumas puis portées à l'écran par Patrice Chéreau dans La Reine Margot. Certes, le titre semble pompeux, on dirait presque un sujet de thèse…Qu'à cela ne tienne, l'Art Lyrique, thème intarissable, foisonne d'exemples en la matière. Apportons maintenant quelques précisions ou plutôt un démenti aux nombreux lieux communs entendus ça et là. A nos chers polards je dirais que l'Opéra est un excellent moyen de réviser… Je m'explique. Non, vous ne vous ennuierez pas et ne perdrez pas votre temps. En une soirée vous pourrez couvrir une partie du programme de Gnosie, Sémio, Bota, et bien évidemment Toxico ! J'en veux pour preuve les exemples qui vont suivre. Quant aux plus réfractaires, n'ont-ils jamais mis les pieds dans un théâtre ? Messieurs, sachez que l'époque des volumineuses walkyries et autres tonitruantes castafiores est bel et bien révolu : dans le dernier Jules César de G.F. Haendel (1685-1759) donné à la Musikverrein de Vienne, Cléopâtre était campée par la plantureuse soprano Magdalena Kozena. Et le chef des armées romaines ressemblait davantage à Mister France qu'à Luciano Pavarotti ! Qu'on se le dise mesdames ! Mais là n'est pas mon propos…

Prologue Revenons-en à nos moutons, enfin à nos poisons. La sorcellerie, les mythes antiques, l'alchimie et les légendes servent souvent de trame aux opéras. Et il est rare qu'un personnage n'ait pas, à un moment ou à un autre du synopsis, recours à un breuvage aux vertus incertaines. Qu'il s'agisse de potions, élixirs, poisons ou philtres, chaque préparation est confectionnée avec soin et conditionnée sous diverses formes par des empoisonneurs, médecins ou charlatans, sorcières ou magiciennes, parfois sans scrupules…et souvent sur commande. Evidemment la botanique domine dans l'art de l'élaboration d'un philtre et bien souvent sont recherchés les équivalents mortels ou aphrodisiaques de remèdes bien connus depuis l'antiquité comme les Thériaques et autre Panacée… Ciguë, belladone, digitale pour porter le coup fatal, plantes aphrodisiaques pour envoûter ; il est rarement précisé la plante incriminée mais on peut souvent le supposer tant la description des effets des potions est parfois détaillée. Les

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didascalies sont souvent assez pauvres mais le texte déclamé sur scène par les victimes agonisantes et trépassant est souvent très évocateur. Dalida aurait adoré… (Vous me suivez ?)… Les livrets d'Opéra regorgent d'exemples, aussi est-il impossible d'être exhaustif dans ce domaine. Voici donc un petit florilège des plus beaux envoûtements et des plus tragiques morts par empoisonnement rencontrés en scénographie lyrique…

Acte 1 : Actus tragicus La mort est un thème récurrent à l'Opéra mais les plus beaux empoisonnements se rencontrent dans les drames et tragédies baroques, où la Mythologie domine. Le poison y est un outil politique ou sert au crime passionnel. Jalousie et ambition, deux notions parfois très intriquées dans les luttes intestines conduisant au pouvoir. Le plus bel exemple se trouve à mon avis dans Médée de M.A. Charpentier (1643-1705) dont le livret est signé d'un certain Thomas Corneille, frère du célèbre Pierre. La magicienne Médée, descendante du Soleil, découvre que son époux Jason, qu'elle a récemment aidé à conquérir la Toison d'or grâce à ses pouvoirs magiques, s'est épris de la Princesse Créuse et tente de l'écarter du pouvoir en préparant en secret son exil. Furieuse, elle décide d'empoisonner la robe qu'elle s'apprêtait à offrir à la Princesse. Pour cela elle se rend au bord du fleuve des enfers et implore les ''noires filles du Styx'' : "Venez mêler à mes poisons la dévorante ardeur de vos feux invincibles. Il est temps, faisons choix des sucs les plus mortels de la rive infernale." . Les didascalies sont alors explicites : "Les démons apportent une chaudière infernale dans laquelle ils jettent les herbes composant le poison censé apporter une mort soudaine et y plongent la robe ensuite.". Une fois la robe offerte, Médée n'a qu'à toucher cette dernière de sa baguette magique pour en libérer tous les poisons et abandonner Créuse à sa courte agonie : "Quel feu dans mes veines s'allume ? Quel poison dont l'ardeur tout à coup me consume dans cette robe était caché ? Je n'en puis plus, je tremble. Je brûle et souffre mille tourments ensembles.". Puis dans un dernier souffle : "De la mort les horreurs me saisissent. Je perds la voix. Mes forces s'affaiblissent. C'en est fait, j'expire, je meurs.". Médée est-elle vraiment magicienne ou aurait-elle inventé la première forme de poison à libération modifiée ? Plantes à cyanosides, gaz mortels (H2S?), de toute façon c'est un mélange, à vous de choisir….


_______________________________________________________________________OPERA

Autre plante, autre fin : la ciguë. Dans Le couronnement de Poppée de C. Monteverdi (15671643), l'empereur romain Néron ordonne au philosophe influent Sénèque de se donner la mort sur les conseils de sa maîtresse, la très ambitieuse Poppée qui voit en ce dernier un obstacle à son accession au trône. Sénèque boit la ciguë et s'éteint. Et cela ne peut que vous rappeler la mort de Socrate dans le Phédon de Platon, lui-même suicidé à la ciguë : "…il dit que ses jambes s'alourdissaient et il se coucha sur le dos.". Ne sentant plus rien quand on lui pinçait le pied puis le bas des jambes, son empoisonneur montrait que "son corps se glaçait et se raidissait. Que déjà la région du bas-ventre était refroidie et que quand le froid aurait gagné le cœur, Socrate s'en irait.". Quel clinicien ce Platon ! Et puis il y a les empoisonnements accidentels. Prenons pour exemple un mythe porté de nombreuses fois à la scène : Orphée. La belle Eurydice mortellement mordue par un serpent, se sent "pressée par son venin de rejoindre l'autre monde". Orphée désespéré décide de rejoindre les enfers pour retrouver sa belle. On ne compte pas moins de quatre opéras exploitant ce thème : L'Orfeo de C. Monteverdi (15671643), La descente d'Orphée aux Enfers de M.A. Charpentier (1643-1705), Orphée de C.W. Von Gluck (1714-1787), et enfin Orphée aux Enfers de J. Offenbach (1819-1880). Bien sûr la manière de traiter le sujet varie selon l'époque : Offenbach joue davantage avec la parodie tandis que Monteverdi travaille davantage le thème de la mort.

Entr'acte Parfois le but n'est pas de tuer mais d'évincer momentanément un personnage trop gênant. Dans L'enlèvement au sérail de W.A. Mozart (1756-1791) Pedrillo s'échappe de sa cellule en mêlant au vin de son geôlier, un garde turc du pacha Selim, un étrange somnifère. Des situations de quiproquos peuvent aussi conduire à des dénouements tragiques. Dans son Roméo et Juliette, C. Gounod (1818-1893) reprend le thème shakespearien : Frère Laurent faire boire à Juliette un somnifère censé lui donné l'aspect de la mort. Roméo pourra alors se recueillir sur sa fausse dépouille, la réveiller et s'enfuir avec elle. Mais il n'est pas informé de ce subterfuge et avale une fiole de poison en découvrant la belle. Vous connaissez la suite…

Acte 2 : Marivaudage Heureusement on ne souhaite pas toujours occire son prochain à l'Opéra. On désire aussi ardemment séduire un prétendant peu attentionné ou une courtisane trop farouche. Et tous les coups sont permis. Commençons par L'élixir d'Amour de G.

Donizetti (1797-1842). La belle Adina doit convoler en justes noces avec Belcor, mais Nemorino est très épris d'elle et ne peut soutenir une telle union. Il commande alors au Docteur Dulcamara, un charlatan de passage, un élixir pour s'attirer les faveurs d'Adina. Celle-ci finit par succomber aux charmes de Némorino mais l'on apprendra que le fameux élixir n'était pas de l'extrait de gingembre mais…du vin de Bordeaux ! Comme quoi l'éthanol délie les langues et les esprits et je dois dire que rares sont les opéras où l'on ne trinque pas ! Et puis il y a les philtres. Dans sa Trilogie de légendes rhénanes (L'or du Rhin, Siegfried et Le crépuscule des Dieux), R. Wagner (1813-1883) fait de nombreuses références à d'étranges breuvages magiques : Hagen en sert un à Siegfried auquel il ajoute ''quelques gouttes mystérieuses'' qui lui feront retrouver la mémoire. Et dans son opéra romantique phare, Tristan et Isolde, Isolde boit le contenu d'une fiole issue d'un coffret de philtres et maudit celui qui emplit ses veines d'un désir mortifère. Pure autosuggestion car Brangäne avait interverti les fioles et remplacé le poison par un philtre d'amour. L'opéra se termine par un des plus beaux airs d'Amour entre les deux amants.

Dénouement Triste coup du sort, les compositeurs euxmêmes sont parfois victimes d'empoisonnements. Quand la fiction rejoint la réalité… Evoquons les circonstances pour le moins étranges de la mort de W.A. Mozart (1756-1791). Les témoignages de ses proches, en particulier de sa femme Constance sont assez éloquents. A la mi-octobre de l'année 1791, en pleine composition de son Requiem, débuta la ''brusque maladie'' de Mozart. Sa santé déclina assez rapidement. Le 9 novembre il commença à ressentir ses premiers malaises. Le 20 novembre il était alité ce qui lui fit dire : "Je ne sens que trop que je n'en ai plus pour longtemps. On m'a sûrement empoisonné. Je ne peux me défaire de cette idée.". Quelques jours plus tard, ses proches témoignent : "A minuit Mozart se dressa sur son lit puis il pencha la tête contre le mur et parut se rendormir." Et lors de ses derniers soins : "Les compresses secouèrent si fort Mozart qu'il perdit connaissance jusqu'à ce qu'il trépassât.". On dit même que ses derniers souffles furent comme s'il voulait imiter les timbales de son Requiem. Ironie du sort. Il s'éteint le 5 décembre 1791 à 0h55. Sur son acte de décès figure la mention : ''Fièvre militaire aiguë''. Nombreux sont ceux qui évoquent une intoxication au mercure diligentée par son rival Salieri, qui aurait alors achevé le Requiem…

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A bientôt à l'Opéra ? Mr Le Brun


CULTURE_____________________________________________________________________

LE CHRIST DE PAS OLINI "Ne pensez pas que je sois venu pour apporter la paix sur la terre, je suis venu apporter non la paix mais l'épée. Je suis venu mettre le fils contre son père, la fille contre sa mère et la belle fille contre sa belle mère. On aura pour ennemis les gens de sa propre maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi. Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi, n'est pas digne de moi. Et celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. Celui qui sauvera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera". Mathieu 10:34-39 Qui est le Christ ? Fils de dieu, torturé et crucifié pour le salut de l'humanité, ou bien un simple agitateur politique rendu divin par l'imagination exacerbée des hommes de l'époque. Exacerbée notamment, par leur pauvreté, leur désespoir, et donc propice au développement d'une mythologie du surnaturel, du divin, du fils de dieu omniprésent, qui guérit les malades et ressuscite les morts et qui choisit de mourir sur la croix en donnant à l'humanité l'ultime exemple de l'amour et du sacrifice divin. Celle d'un dieu qui a laissé périr son fils sous les mains de ses propres créatures déchaînées et cruelles, et cela pour leur propre salut. Un salut dont la nature et la logique métaphysique plonge dans un mysticisme du bonheur propres aux fidèles de l'église et si ardemment combattu par les matérialistes et les athées. Ce salut que les hommes de ce bas monde n'ont sûrement pas mérité. Nous sommes donc coupables a priori, et nous avons une dette à rendre. Psychologiquement parlant, ces deux sentiments sont d'une lourdeur et d'une puissance extraordinaire, ils nous poursuivent (il suffit pour cela d'avoir eu une bonne éducation chrétienne) et leur influence peut être énorme ; les martyrs du christianisme pour qui la mort signifiait le salut et la délivrance d'un monde ou toute action, y compris la naissance même, est un pêché, en sont des exemples plus qu'impressionnants. Le christ poète, selon Saint-Mathieu :

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C'est ainsi que le présente Pasolini, luimême poète et cinéaste, dans son film "Le Christ selon Saint-Mathieu". Le film est une traduction fidèle, en images, du récit de l'évangile de SaintMathieu sans aucun mot ou image insérée. Etre marxiste, et non pas un marxiste dans un pays communiste, mais en Italie, berceau du catholicisme, être poète et amoureux de la littérature décadente irrationnelle, tout cela donne à l'œuvre de Pasolini une originalité remarquable. Il dit de son film "c'est une pure œuvre de poésie que je fais, au risque de l'esthétisme s'il le faut". Les extraits qui suivront sont recueillis dans le commentaire qu'a fait Pasolini de son film, ils révèlent un point de vue très intéressant et très personnel sur la question "chrétienne" : "Je ne crois pas que le christ soit le fils de dieu, parce que je ne suis pas croyant, du moins consciemment, mais je crois que le christ est divin. Autrement, je crois qu'en lui l'humanité est si rigoureuse, si idéale, qu'elle va au-delà des termes ordinaires de l'humanité, c'est pourquoi je parle de poésie, instrument irrationnel, pour exprimer un sentiment irrationnel que j'éprouve pour le christ". "Je n'aime pas le catholicisme en tant qu'institution, non pas par athéisme militant mais parce que ma religion, ou plutôt mon esprit religieux c'est autre chose qu'une appartenance par baptême. Il est difficile peut-être pour un occidental de ne pas être christianisé à défaut d'être chrétien croyant, tout au plus pour un italien. Je suis culturellement chrétien, et je n'ai pas choisi géographiquement parlant ma situation de ce point de vue-là. " "Quant à la vision religieuse que je peux avoir du monde, elle se passe de l'idéalisme chrétien, j'incline à un certain mysticisme, à une contemplation mystique du monde, c'est entendu, mais c'est par sorte de vénération qui me vient de l'enfance, d'irrésistible besoin d'admirer les hommes et la nature, de reconnaître la profondeur là où d'autres n'aperçoivent que l'apparence inanimée, mécanique des choses."


_____________________________________________________________________CULTURE “Je pense que Mathieu est le plus révolutionnaire des évangélistes, parce qu'il est le plus réaliste, le plus proche de la réalité terrienne du monde où le christ apparaît. La relation qu'il fait des événements me parait celle qui correspond le mieux à la mentalité et à la situation des gens de l'époque." "En vérité, j'aurais pu refaire l'histoire du christ en lui prêtant l'allure et les agissements d'un agitateur politique et social, et j'aurais peut-être eu la reconnaissance des marxistes officiels. Je ne l'ai pas fait parce qu'il est contre ma nature profonde de désacraliser les choses et les gens, je tends au contraire à les resacraliser le plus possible". " …l'évangile me posait le problème suivant : je ne pouvais pas le raconter comme un récit classique, parce que je ne suis pas croyant, mais athée, je voulais cependant filmer l'évangile selon Saint-Mathieu, c.à.d raconter l'histoire du christ, fils de dieu. Il me fallait donc raconter un récit auquel je ne croyais pas, ce ne pouvait donc pas être moi qui le racontais. C'est ainsi que sans le vouloir précisément, j'étais amené à renverser toute ma technique cinématographique qui est propre au cinéma de poésie. D'une part, le récit est vu par mes propres yeux, de l'autre il est vu par un croyant, un croyant du peuple italien. Cela

m'a entre autres obligé à réaliser le difficile équilibre entre mon propre point de vue et celui d'un croyant, entre deux récits." "Les miracles dérangent notre vision prétendument objective et scientifique de la réalité, mais la réalité subjective du miracle existe, elle existe pour les paysans de l'Italie, comme elle existait pour ceux de Palestine. Le miracle c'est l'explication innocente et naïve du mystère réel qui habite l'homme." "Pour l'acteur qui devait incarner le christ, j'avais quand même un idée assez arrêtée sur les principaux traits qu'il me fallait réunir en un seule personne. En examinant toutes les possibilités que laissait l'interprétation d'un tel être, je finis par pencher pour un type d'intellectuel, capable d'exprimer la violence révolutionnaire, la pureté, l'intelligence, je le voyais poète." " ..si l'on regarde de plus près, je n'ai nullement fait là une reconstitution conforme à l'imagerie que font la plupart de chrétiens du christ. J'ai fait un film ou s'expose à travers un personnage, toute ma nostalgie du mythique, de l'épique, du sacré."

Alain

In Picasso's 1930's studies of the Crucifixion, there is a mastabatory symbolism around the figure of the crucified Christ

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L'A.L.E .E : DU B ONHEUR Sous-titre français : le Cephi dans le Vaucluse Base du script : invitation envoyée par l'ALEE Marseille, comprenez Association de Liaison Entreprises-Etudiants pour la 1ère assemblée générale nationale des étudiants en Industrie de France (AGNEPI) Acteurs : S.R, C.S. et S.Sc.+ quelques personnes d'autres villes. Lieu : Grillon, Vaucluse. Tournage : tout commença à la gare de Strasbourg le vendredi 14/11 à 12h01 précise, journée maussade, brume sur la ville. Quelques revues et des ravitaillements dans le sac, nous voilà parties pour sept heures de voyage (eh oui, on était très motivées !). Ce fut un trajet sans grand souci mis à part un thermostat réglé à 12°C et un brave monsieur ronchonnant dans son coin, dérangé par nos rires trop fréquents à son goût. (si seulement on avait pu lui faire partager notre joie !!). Gare de Lyon, tout le monde descend ! Changement de train ; un retard de 20 minutes est prévu pour le prochain train, les quais sont bondés ; difficile de se frayer un chemin à travers cette jungle humaine. Enfin, nos doigts de pieds se libèrent petit à petit par le bien heureux chauffage du dernier train. L'adrénaline commence à monter : qu'est-ce qui nous attend là-bas ? A l'arrivée, on essaye de repérer des têtes en attente : la difficulté étant que nous ne connaissions pas nos hôtes marseillais, si ce n'est par les photos de leur site Internet. Après quelques minutes, on repère deux gars tout aussi paumés que nous et qui se promènent avec le même fascicule d'invitation. Forcément, ce sont les représentants de Nancy : bonjour bonjour, moi c'est…toi t'es….Voilà on commence à rencontrer du monde. Et enfin, le président de Marseille montre le bout se son nez pour nous embarquer dans le minibus à destination de Grillon (30min de Montélimar-

gare). Notre chauffeur est le président de Rouen. Avoir un pilote et un copilote Présidents, si c'est pas la classe franchement ! On débarque dans une salle (au passage : c'est du parquet alors ce soir le thème c'est : soirée chaussettes !) où tout le monde est regroupé. Dis donc, y'a du monde… C'est parti pour la valse des présentations : là, sans badge ça va être difficile pour retenir le prénom de tout le monde : on s'excuse par avance. Il est 21h, c'est l'appel du ventre : le menu de ce soir : buffet froid. Bonne surprise, tous les repas nous seront mitonnés par 2 cuisinières, on aura juste à mettre les pieds sous la table (tranquillou !). Le repas est la première occasion de cerner un peu mieux les gens qui nous entourent (super je connais au moins 4 prénoms sur 50, je m'améliore d'heure en heure, si si j'y arriverai !). La soirée peut commencer, on remonte dans la salle de musique pour recevoir nos welcome packs : sac floqué du logo de l'AG et t-shirt coordonnés, stylos, bonbons, brosse à dents (pour les têtes en l'air), préservatifs… et trombinoscope (çà y est je vais pouvoir mettre un nom sur tout le monde). Bref, ils ont fait ça bien ! Les paroles et les boissons coulent à flot : l'ambiance du sud a pris le dessus, çà carbure au pastis plus qu'à la bière. Samedi matin entre deux et trois heures nous allons tous petit à petit regagner (bien sagement) nos belles chambres d'hôtes, histoire de faire un petit somme quand même. 9 heures du matin ; réveil en fanfare assuré par Julien : on est sensé débuter notre travail dès 10h mais dans la salle du petit déjeuner, à 9h45 les garçons sont en caleçon et les filles sont encore sous la douche…. Enfin à 11 heures nous voila tous

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consacrés et concentrés sur la présentation de chacune des associations présentes. Nous sommes 9 fac : Paris, Rouen, Nancy, Marseille, Lyon, Clermont-Ferrand, Grenoble, Tours et nous. En fait, le déroulement des études est vraiment personnel à chaque fac : Lyon a pour but d'offrir des emplois et c'est eux qui gèrent la comptabilité : l'entreprise paye l'assoc' et rémunèrent les étudiants. D'autres fonctionnent aussi par forum. On a également appris que nous n'étions pas les plus mal lotis au niveau des locaux mis à notre disposition (c'est dingue, non ?) : pour le moment Tours ne possède qu'un placard et Nancy n'a pas encore d'assoc' réellement créée, ils sont venus en repérage ! Nous nous sommes enrichis à notre échelle des avantages et des difficultés rencontrées par chacune des associations, concernant le sponsoring , -domaine dans lequel, il faut le dire, nous galérons un peul'élaboration d'un budget prévisionnel… Pour la mise en place de projet en commun avec l'ensemble des assoc', nous avons tous senti les difficultés liées à la distance, malgré la motivation et les grands progrès de la communication via internet. Ainsi, pour le moment, nous entretenons des contacts chaleureux avec tout le monde, afin de nous tenir informer des différentes activités de chacun, des forums organisés, des actualités diverses. D'ores et déjà, une prochaine assemblée générale est prévue pour l'année prochaine, sans doute à Rouen. Progressivement donc, nous espérons élaborer un véritable réseau de communication inter fac permettant la diffusion d'informations sur les stages intéressants au sein des entreprises, la mise en place de projets communs type forum ayant plus d'impact sur les industriels. Que de bonnes rencontres que de belles idées rassemblées ainsi en un weekend !! Enfin, Dimanche, après la dégustation des vins du pays (Syrah, Grenache) étape obligatoire, mais difficile tôt le matin ! - et la visite d'une truffière (cette truffe à l'odeur si pénétrante, hummmmmm, inoublia-

ble….) il nous faut tristement repartir, regagner nos pénates strasbourgeoises (sortez vos mouchoirs). Après environ 50 fois 2 bises, un petit trajet en voitures jusqu'à la gare, nous montons dans le train, faisons un petit bout de voyage avec nos amis de Tours, Grenoble et Nancy, puis à Lyon (au revoir au revoir) on se quitte (non, ne pleurez pas, c'est pathétique, nous le savons..). Dernière recommandation : "venez en Décembre, à Strasbourg c'est si beau, le marché de Noël, n'hésitez pas à nous contacter !". OUI, c'était un petit BONHEUR ; en à peine 2 jours nous avions tous l'impression de bien se connaître (n'exagérons rien), et nous avons quand même travaillé. Mais aussi bien fait la chouille ensemble. Finalement la Pharma. C'est vrai c'est une sorte de famille.

Sofi, Sand et Bambou

Corrigé des Mot s-Croisés de ce numéro, p age 26 A

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RENCONTRE AVEC BEN HARPER Pour ceux qui ne connaissent pas encore la musique de Ben Harper, elle se situe à mi-chemin entre le rock bluesy des Led Zeppelin, la hargne électrique de Jimi Hendrix et le reggae de Bob Marley. On le découvrait pour la première fois en France aux Eurockéennes de Belfort en 1995. Artiste à contre courant à ses débuts, il est actuellement reconnu comme une star internationale. Samedi 8 novembre 2003 : Ben Harper and the Innocent Criminals ont fait Rhénus comble. Le groupe ouvre les festivités avec Glory and Consequence. Le deuxième titre, Excuse Me Mister, est interprété en une version reggae. Puis c'est avec une tendance hard que les musiciens se déchaînent sur Ground on Down. Le calme suit lorsque Ben Harper entonne sa délicieuse reprise de Sexual Healing de Marvin Gaye. La scène prend des teintes rouges et jaunes pour Steal My Kisses from You, où Ben Harper sautille dans tous les sens ; tentera-t-il un stage living ? ... eh non, mais c'est dans le public que certains en profitent pour se faire porter par la foule. L'osmose dans le Rhénus se parfait avec quelques échanges de phrases musicales entre la star et son public sur Diamonds on The Inside. Puis le groupe quitte la scène, laissant Ben Harper seul au centre, dans la posture qui le caractérise, assis avec sa guitare slide sur les genoux. Il nous offre alors une demi heure d'impro transcendante. Sous les applaudissements le groupe réapparaît, et accompagne Ben Harper qui distille doucement Waiting on an Angel. Le concert s'achève sur un mix de With my own two hands et War de Bob Marley. Ce soir là les quelques étudiants en pharma présents rentrent ravis, les oreilles bourdonnantes et le sourire béat ... tous ? ... Non, pour une irréductible et très chanceuse 4ème année le meilleur reste à venir...

le responsable de la maison de disque de Ben Harper en France, alias Fred, rappelle une de ses vaillantes amies. Il ne reste plus pour Sandrine qu'à chercher ses deux places au Virgin et surtout remercier Christelle !... C'est une semaine interminable qui suit pour Sandrine, plus distraite que jamais. Le jour J, trépidante d'impatience, elle assiste enfin au concert, éblouie, et particulièrement par le dernier morceau, étant également fan de Bob. Mais pas le temps de traîner, elle doit rejoindre les coulisses, où Fred attend les 6 petits veinards...Le petit groupe s'installe dans une pièce, attendant impatiemment la venue de leur idole. L'angoisse de la confrontation disparaît lorsque Ben Harper franchit la porte. Bien que très impressionnée, Sandrine est très zen en sa présence, profitant pleinement de ce moment privilégié. Gentleman, Ben Harper s'était changé avant de les rencontrer. Dommage, Sandrine avoue avoir convoité son T-shirt trempé de sueur pour le garder en relique...et à la question que toutes les fanes se posent : est-il plus beau en vrai, Sandrine vous répondra avec un grand ouiiiii. Mais elle a tout de même observé des traits de fatigue sur le visage de l'artiste, signe qu'il ne se donne pas à moitié dans ses concerts. Et le public le lui a bien rendu, car il confie à ce moment que le public strasbourgeois était formidable (yes !). La star internationale semble alors très accessible. De cette fabuleuse rencontre, Sandrine retiendra avant tout l'humilité de l'artiste, "qui ne cherche pas à se vendre, en fait c'est sa personnalité toute entière qui me plaît, profondément sincère et authentique". Florence

Cette privilégiée, Sandrine Rocle, l'a rencontré en backstage : histoire d'un rêve devenu réalité... Sandrine, comme toute fan qui se respecte, avait déjà depuis longtemps acheté son billet de concert. Mais le dimanche matin précédant le concert, une annonce sur Top Music éveille fortement son attention. La station propose de gagner des places de concert ainsi qu'un passage en backstage. Lundi, sur le chemin de la fac, Sandrine décide de faire une petite annonce dans l'amphi, priant ses amis de tenter la chance avec elle, pour augmenter sa probabilité de gagner. Calcul réussi puisque mardi soir,

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Sandrine avec Ben Harper himself


_______________________________________________________________________ARMEE

LA PM C'EST LA SANTÉ La PMS (Préparation militaire santé) c'est quoi ? Passer 15 jours de ses vacances (juin - juillet) dans le camp de Bitche, habillé d'un treillis et de rangers (et oui, les vraies, celles qui font mal aux pieds) et avec s'il vous plaît le béret vissé sur la tête... On est nourri, logé, blanchi (comme des vrais militaires). La PMS concerne les futurs professionnels de la santé : pharmaciens, médecins, dentiste, infirmières. "Femmes ne vous émoustillez pas les dortoirs sont séparés". Et de toute façon, pas question de passer une nuit blanche car le lendemain, intérêt à ce que tu sois debout à 5h45... et vu le réveil qui nous était réservé, peu de risque que tu ne l'entendes pas, le plus amusant étant la variété de ces réveils douloureux, selon l'humeur : des trompettes, des cris, et même quelques fois un air de Benny Benassi. Et pas question de traîner sous les douches, (ni d'ailleurs d'échapper à l'inspection journalière des tiques) car il fallait être opérationnel à 6h15 (messieurs, le culte de l'imberbe trouve ses plus fervents adorateurs chez les militaires) pour petit déjeuner à 6h30 (des croissants chauds et le nutella ont remplacés les biscuits militaires ; du coup, on est réconcilié avec l'arrachage d'oreiller !). Puis à 7h30, lever de drapeau, suivies des activités du matin jusqu'à 11h30 où nous attend un repas riche en féculants et en protéines animales indispensables au développement musculaire du Golgoth militaire qui sommeille en chacun de nous. De 13h30 à 17h30, les activités reprennent, 17h30 heure du dîner. Ici se termine la journée du militaire normal ; pour nous (les Durs) les heures d'activités physiques et intellectuelles se poursuivent jusque 22h. Les militaires étant joueurs nous avons eut droit à un bonus : 0h00 réveil surprise avec marche forcée dans la forêt dans le noir, sans lampe, au feeling … Parmi les activités auxquelles nous avons participées, on distingue:

- Les formations inscrites au manuel de survie en milieu hostile : topographie, radio, camouflage, initiation au combat en forêt, tir de grenade, parcours du combattant (pas de soucis les militaires vous aident), endurance (groupes de niveau) et tirs au FAMAS à balles réelles. - Les formations spécifiques au domaine de la santé : relevage de blessés, brancardage, triage des blessés, une journée à été consacrée à la simulation d'un front, du grimage des blessés au centre de tri (bloc opératoire, bloc de réanimation, …). Sans oublier les cours magistraux : Risques nucléaires, biologiques et chimiques (promulgués par le Colonel Boymond) ; rôle du pharmacien et du médecin dans l'armée ; reportages sur les pathologies développées lors d'une opération militaire. - A ces formations se sont rajoutées la visite de la ligne Maginot et deux nuits de bivouac (repas autour d'un feu, chansons militaires, médecine et pharma…). Alors comment imaginer accorder 14 jours de nos vacances à Bitche plutôt qu'à Beach après les partiels ? On s'est lancé dans cette aventure tout d'abord par curiosité vis-à-vis du monde militaire ; de plus la PMS propose des activités propres à l'armée, non praticable dans le civil et nous permet d'appréhender le monde militaire. Un atout majeur : le diplôme qui clos le stage est reconnu par la Faculté de pharmacie. En résumé sachez que les militaires sont unisexes (homme = femme), que les places sont limitées et que pour toute information complémentaire contacter M. Boymond, pour les plus curieux tous nos souvenirs sont gravés sur un CD. Pour info : la prochaine PMS se déroulera du dimanche 27 juin au dimanche 11 juillet (1ère session) ou du dimanche 4 juillet au dimanche 18 juillet (2ème session).

Nos deux étudiants au garde à vous !

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Rambo et Amazone


BANQUET_____________________________________________________________________

LE FABULEUX DESTIN DU BANQUET Connaissez vous l'histoire d'un Banquet ? Non ? Ecoutez bien, c'est fabuleux, c'est aussi pas mal de préparation… Tout commence en juin, on lance des demandes de devis pour le son et la lumière, le nettoyage, et plein d'autres choses jusqu'aux fleuristes. Et mine de rien, il en faut des trucs au Banquet… Passons les détails chiants et, on arrive en septembre. Voilà qu'on les a reçus ces devis, on valide les meilleurs en réunion, on signe les contrats et on se dit, dans un large sourire satisfait qu'on est dans les temps. La rentrée des "petits nouveaux" arrive, l'intégration et tout le reste aussi, mais nous, on pense surtout à notre soirée de novembre qui n'a toujours pas de thème…. Le stress fait une fracassante entrée en scène. Finalement, on trouve ce thème mais maintenant, il faut voir pour tout ce qui va autour jusqu'aux détails : nappes, serviettes, capotes, cartes postales, doses homéo. Et puis il y a ce qui n'est pas de l'ordre du détail genre le décor, les billets, la plaquette, le spectacle entre autres. C'est alors le début d'une période de bonheur intense où tout doit être fait en même temps, il faut passer 40 000 coups de fils, contacter les partenaires, relancer les partenaires, trouver des nouveaux partenaires, trouver les chanteurs, relancer les chanteurs, trouver de nouveaux chanteurs, trouver les coordonnées des musiciens, des personnes du vestiaire et du bar champ', et l'apothéose, traiter avec le concierge de la Salle. Le stress monte, les journées s'allongent et voilà qu'on se retrouve en Novembre. L'intégration s'est bien passée, soyez rassurés, par contre côté Banquet, on se stresse un peu et ce n'est pas du luxe. On constate que dans trois semaines, et ben on y sera à Eschau et que d'ici là, il faut faire le décor imaginé entre temps, on est motivés et le premier week-end de novembre, on a tous atelier bricolage à la K'fet. Pour bricoler, on a dû acheter de la matière première, et comme on était plusieurs à pas savoir quoi faire ce samedi là, on est parti pour une journée en magasin de bricolage, forcément. Objectif : ce soir on a tout pour boucler le décor demain. On commence motivés par le premier : "bonjour Monsieur, avez vous une guirlande électrique de 15m avec 80 ampoules rouges de 15W disponible tout de suite". Réponse : "Ben pas encore, on rentrera les déco de Noël dans une semaine, mais on peut commander….". On perd pas espoir, on va chez le concurrent, il dit pareil, et l'autre aussi, et encore l'autre : toujours pas d'ampoules. Bon, pour nous calmer et obtenir enfin un premier succès dans notre quête, on décide de chercher le tissu sur lequel le décor sera peint. Pas de souci, on le trouve vite mais on passe une heure et quart à faire la queue à la caisse où s'agitent deux employées pas spécialement caractérisables par leur dynamisme. Bon, on y arrive, on cherche à

acheter la peinture, on fait une demi douzaine de magasins dans le style de ceux qui n'ont pas d'ampoules rouges de 15W. Finalement, il est 18h30, on est donc toujours samedi et on a tout pour demain, sauf …..les ampoules. Bon, on a fait tous les magasins de bricolage du ¼ nord-est de la France et pas moyen de trouver ces ampoules. Dans un ultime espoir et en rentrant chez nous au centre, on passe aux Halles, il est presque 19h, les magasins vont fermer et là, dans un coin, on les trouve enfin. Pas d'hésitation, on emmène les deux tiers du stock et enfin on peut envisager de bricoler. Après une nuit à rêver d'ampoules, on se retrouve tous à 14h pour peindre le décor. On va vous révéler les secrets de sa fabrication : on réquisitionne les deux rétroprojecteurs des amphis, et on projette sur la toile blanche achetée la veille, les différents éléments qui doivent être dessinés. On dessine, on découpe ce qu'on a dessiné, on peint ce qu'on a découpé et dessiné et ensuite, quand tout est sec, on étale la toile ignifugée dans la K'fet, et on se met à la couture après une pause pour manger à 20h. Et là, on se rend compte de qui sait coudre et surtout de qui ne sait pas coudre (Note le rédac'chef…). On s'y met nombreux et on finit à 2h. Voilà pour la toile de fond, reste encore 25h de boulot pour faire le H2S lumineux et une grosse partie du décor est faite. Le Week-end suivant, on doit faire un gâteau géant en papier mâché, pas gagné d'avance. Puis quand il est fait, il a fallu trouver un endroit pour le stocker. Problème : la grosse pâtisserie ne passait pas les portes de nos réserves : d'où les travaux à l'Amicale (pour ceux qui l'aurait remarqué). Là, le décor était fini. Entre temps, on s'était mis à faire la plaquette aussi et on s'est dit qu'il faudrait envoyer les billets à l'impression, histoire de pouvoir vous les vendre dans les temps. Et là c'est le drame : un jeudi soir, en rappelant notre imprimeur, celui ci nous dit qu'il ne peut malheureusement plus nous imprimer les précieux sésames pour cette folle soirée. Il est 18h35, il faut déposer la maquette du billet demain, mais on sait pas où… Le stress fait son grand retour avec sa copine l'angoisse. Finalement un gentil artisan d'Illkirch nous dépanne et nous imprimera les billets dans un délai flash éclair, et pour pas cher Mesdames et Messieurs… Bon, ben on se dit qu'après ça, il peut plus rien nous arriver, et dans la joie et la bonne humeur, on essaie de boucler la plaquette, pour l'envoyer à l'impression aussi. Là, pas de soucis, on est rassuré, il y a des trucs qui se passent bien. Profitant de cette période faste pour nous, on en profite pour faire le tour des prestataires qui doivent intervenir le 27 au soir : fleuriste, secouristes, sécurité, photographe, traiteur, vin, apéritif, sono, capotes, cartes postales…tout semble ok. Et c'est à ce moment que tout bascule : la société de nettoyage avec qui on s'est engagé depuis un mois nous annonce qu'elle nous lâche pour d'obscures

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raisons personnelles. On se retrouve avec une salle décorée par 800 étudiants éthyliques : cette perspective bien que très drôle ne fait pas sourire grand monde. Là encore, il est 19h quand tombe le fax maudit, il nous reste une semaine pile pour trouver une alternative à ce léger contre temps. Le stress l'angoisse et tous leurs potes s'invitent. On se rue sur les devis recalés (ça va pas être possible…) et un autre candidat est sauvé par le bureau. On se déchaîne et on boucle l'affaire en moins de 24h. Là, franchement, on se dit qu'à part un incendie de la salle rien ne peut plus nous arriver. La dernière semaine se passe plutôt bien, on a les plaquettes, les capotes, les nappes et serviettes initialement expédiées au Mans (oui, une erreur du transporteur…), le spectacle déchire tout. Que du bonheur. Le jour du Banquet arrive, on installe, mais tout va trop bien, il n'y a pas de problèmes, c'est louche : arrivent les fleurs et là, les couleurs ne sont pas celles demandées, on râle chez le fleuriste mais finalement, le rouge et blanc ne passent pas si mal. Bon, attendons le soir : là, tout va bien, pas de soucis particuliers. La soirée semble être un succès. On est ravi, le lendemain on remballe, nettoie et rentre dormir. Il est 10h30. On pensait en avoir fini avec ce 37ème Banquet mais non, nous étions bien naïfs : lors de l'état des lieux de sortie, le concierge nous attribue des dégâts au sol, on reconnaît les faits en partie (chute de table), et nous explique que toutes les tables et chaises ont été rangées sales, ce qui a occasionné un nettoyage par des béné-

voles pas contents qui devaient les utiliser pour le Téléthon. Et là, faut pas abuser, on était là, on a briqué jusqu'à 10h du mat'. Enfin, il nous demande de le suivre à la mairie pour régler les formalités liées au sinistre au sol. Et là, c'est à nouveau le drame, on pensait avoir tout vu. Là bas, M. le maire d'Eschau lui même nous annonce que principalement suite à cette histoire de chaises et de tables sales, il refuse de nous louer la salle pour 2004. On croit rêver. Et non, ce n'est pas pour tapage nocturne, ni pour dégradation de matériel, ni pour dévastation de salle que nous sommes foutus dehors !!! C'est pour des tables et chaises sales !!!! On se retrouve à la rue pour le Banquet 2004. Et comme on n’a pas de salle pour l'instant, il ne peut rien nous arriver d'autre ! Donc si par hasard toi, lecteur du Comprimé, tu as passé ton Réveillon dans une salle assez grande pour 820 personnes assises disposant d'une grande cuisine, donne nous l'adresse en espérant que tu n’as pas oublié de nettoyer tables et chaises en partant….

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Tiny et Scholes

Toutes les photos de la préparation et du banquet sont sur le site de l’AAEPS : http://www.aaeps.net


BANQUET_____________________________________________________________________

WELCOME TO CABARET Ce jeudi soir de novembre où vous étiez tranquillement attablés devant vos sot-l'y-laisse, une bande de loustics se déchaînait sur scène. Si vous n'étiez pas assez sot pour laisser votre volaille, certains d'entre vous n'ont cependant prêté qu'une oreille très distraite au spectacle de ce banquet 2003. C'était pourtant un très grand cru. Et quel grand moment d'échange et de convivialité ! Préparer ce spectacle n'a vraiment rien de contraignant. Tout commence environ un mois avant, lorsque les 1ères affiches pointent le bout de leur scotch sur les murs de la fac. "SOIREE CABARET". Ca y est, le thème est lancé, les idées commencent à fuser dans nos p'tites têtes. Et c'est parti pour la composition des chansons : choisissez un air que vous chérissez, mélangez les lettres et les mots, saupoudrez de noms de profs et d'anecdotes associées, accommodez le tout de rimes et d'alexandrins. Ca y est, les paroles sont écrites, maintenant y a plus qu'à maîtriser la mélodie ! Pour cela de nombreuses répèts sont nécessaires. Il y a les répèts à la K'fet, avec l'orchestre, qui permettent de découvrir l'ensemble des chansons. Mais il y a surtout les répèts privées dans les 2 apparts de 20 m ou dans les couloirs et salles de la fac, caméscope à la main. C'est là qu'on se rend compte qu'il y a encore du boulot. Mais au moins c'est fous rires garantis ! Et c'est pas tout. Si on n'est pas des pros de la chanson (et c'est plutôt notre cas), il faut au moins avoir des costumes sympas pour détourner les esprits des fausses notes. C'est là qu'on s'est dit : "N'ayons pas honte, le ridicule ne tue pas. Tout est permis : plus on sera déguisé et moins on nous reconnaîtra !" Et c'est parti pour les perruques fluos ; les minijupes et les chaussettes assorties. Et voilà la dernière ligne droite : il ne reste qu'une seule répèt à la K'fet. Occasion pour chaque groupe d'enfiler son costume de scène et de s'entraîner une dernière fois (car aucune répèt n'est prévue dans la salle des fêtes d'Eschau). Cela permet aux participants du spectacle d'en découvrir l'intégralité car, malheureusement, le soir du banquet, tout s'enchaîne si vite qu'il

est quasi impossible de profiter des prestations des autres étudiants. Les soirs de répèt à la K'fet, les "artistes" ont les yeux éblouis par les flashs des appareils photos numériques et commencent à se prendre pour des stars derrière les caméras. Eh oui, tout est filmé, enregistré, il ne faudrait rien oublier, car finalement les meilleurs moments restent ces répèts dans notre "K'fet préférée, dans le bâtiment B" (petite mélodie SVP !). Souvent les répèts s'achèvent vers 23h mais la soirée se prolonge sur place ou ailleurs. Le soir du banquet venu, l'euphorie est à son comble. La salle se remplit peu à peu. Le spectacle ne débutant que dans une heure environ, à l'apéro on s'accorde 1, 2, …3, …. verres voire plus si affinité (pas nous, non non !!!). Les lumières s'éteignent : que la fête commence ! Et là, c'est l'affolement. Tout le monde s'active. D'abord : bien étudier l'ordre de passage des chansons. Et quand le spectacle bat son plein, éviter d'être plein (dur, dur après ce fameux apéro et le foie gras au vin blanc !). C'est bon, c'est à nous. Préparation rapide en coulisses, pose des micros-casques. Chut ! Plus un mot, on monte sur scène dans 2 secondes. On se repasse vite les paroles dans la tête et c'est parti. Sur scène, on ne voit pas le public, on perçoit un brouhaha mais on ne s'entend pas les uns les autres mais "c'est sympa…pa pa pa papa palalala". Ca y est c'est fini, on redescend. Tout le monde nous dit qu'on était bien pour nous rassurer. On retourne à table mais notre assiette a déjà été débarrassée. C'est pas grave, 2 p'tits verres et on oublie. Finalement tout est passé très vite mais les souvenirs sont nombreux et bien gravés dans nos esprits. L'expérience reste unique et hors du commun : quelques copains, un peu de motivation, beaucoup d'entrain et le tour est joué. N'hésitez pas, le spectacle est ouvert à tous et si l'on y est arrivé alors pourquoi pas vous !?

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Morg' et Ann'


_____________________________________________________________________BANQUET

LA VRAIE PA GE PEOPLE ! Chronique satyrique de notre grande soirée annuelle. Jeudi 27 novembre 2003 : Même si la Baronne Branstetter n'était pas de la fête, le banquet était haut en couleurs cette année. 15h00- Dans l'après-midi la tension se faisait déjà sentir. On en a même vu une, la choucroute capillaire dressée sur la tête en plein TP de synthèse de médicament, les ongles laqués et le rire gloussant bien rodé. Le père Leibenguth a dû halluciner. 19h00- Inutile de préciser qu'ils avaient vu grand ! Tapis rouge et flambeaux, bodyguards et fouille au corps, ambiance lounge tamisée à souhait pour accueillir sans éclipser les brillants convives. Mais disons ce qu'il en est. Certaines, trop sûres d'elles, simulaient une arrivée un soir de mai à Cannes. Mesdemoiselles, sachez une chose concernant les Marches du Palais des Festivals : toujours montées, jamais égalées… Celles qui s'y sont aventurées ont vu tous leurs rêves s'évanouir… Quant à ces messieurs, bien mal engoncés dans leurs costumes Celio (Celio ? C'est sur l'Avenue Montaigne ?), paradant comme des V.I.P. au ManRay et hélant grossièrement le quidam, rappelons leur qu'il n'y a guère que des personnalités comme C.G. Wermuth pour prétendre un jour rentrer au Who's Who !! 19h30- Plus la peine de s'approcher du bar le gosier asséché, vous n'aurez plus une goutte de l'apéritif désinhibiteur tant espéré… c'est à croire qu'un Happy Hour avait été organisé dès 14 heures. A moins qu'il n'y ait plus de Pique-assiettes qu'à la Garden Party de L'Elysée. Si l'organisation avait été confiée à Pia de Brantes ou à la Duchesse Rixa Von Heulenburg, aucun impair de ce genre n'eût été commis.

21h00- Retour aux années folles, dress code de la soirée : Cabaret ! Ambiance tantôt jazzy comme un soir d'automne à Soho, tantôt Broadway, hélas alourdie de-ci delà par des paillardes éculées, levant ainsi irrémédiablement la part de rêve en nous assénant une réalité trop certaine : nous ne sommes pas à l'inauguration du nouveau Café Costes mais bien à la salle des fêtes d'Eschau ! 22h00- Révélation de la soirée : Liza Minelli est de retour sur les planches !! Les filles, on a vu vos regards critiques et assassins mais néanmoins envieux car tout le monde sait que votre K7 n'a pas été retenue quand vous avez postulé à la Star Ac' ! 00h00- Ouverture du bar à Champagne (frelaté au crémant ou au mousseux ?) et de la piste de dance. Une chose est sûre, ce ne sont pas Cathy et David Guetta qui ont œuvré pour mettre le feu ! Les flash back 70's, 80's, ça passe, mais la techno-plouc 90's et le R&B de masses, ça lasse. On nous aurait passé des chants de la Wehrmacht, l'atmosphère n'en aurait pas été plus alourdie. 02h00- Fin de soirée précoce, avortée pour certains, néanmoins très prosaïque… Tout le monde semble archi jet-lag…difficile à croire car on a vu très peu de Falcon privés se poser aux alentours mais l'on comprend mieux l'origine des ces mines déconfites : Regardez à terre… Non, ce ne sont pas des toiles hyper-réalistes prêtées pour l'occasion par la National Gallery mais bien l'œuvre de ces messieurs ! Les Cerbères de la fête.

Picon = 3cl de French Touch dans un demi de bière. Banquet = 300 poivrots Alsace Touch dans 1200m2 20h00- Shining-lips et paillettes, parfois à outrance, mais c'était de bon aloi pour jouer le jeu de celle qui attiserait le plus les regards. Ces messieurs aussi avaient quelque chose de pétillant : le blanc de l'œil déjà fort imbibé par d'incertains Before…

Rappel : Le DVD du Banquet est en vente à la Coopé entre midi et deux, pour 5 euros seulement.

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SKI___________________________________________________________________________

UN WEEK-END DE REPÉRA GE BIEN NU À TIGNES VAL -CLARET Cette année, bourgeois et bourgeoise que nous ne sommes pas (hormis Yann), nous partirons à Tignes et pour info, la semaine de ski sera du 21 au 28 février.

Chapitre premier : Le Départ (vendredi 12 décembre) Tout commençait pour le mieux : départ de la Fac à 12h14, Basel, Bern, puis retour à Basel (merci à Cynara qui a du mal à lire un itinéraire !!!). Bilan : 5Km dans le Nous passâmes via Lausanne, puis, normalement, le tunnel du Gd St Bernard et prendre le col de son petit homonyme, pour enfin débarquer à Tignes : durée du trajet (selon Mappy) : 6H06'33. Le seul hic : Mappy ne tient pas compte des saisons !!! Somme toute, quand nous arrivâmes au tunnel du chien chien, nous fûmes obligés de revenir sur nos pas afin de faire un léger détour de 100 km pour cause de fermeture du col, transformé en piste de ski !!! Cher Petit Papa Boetsch, très au courant des événements internationaux, avait bien sûr omit de nous informer de sa fermeture. Loin d'être découragés, nous poursuivîmes notre route. Aussi, notre très chère Anne, alias Cynara dite le boulet, n'eut pas manqué de prendre quelques splendides photos bien floues, bien "nimpes" des somptueux paysages neigeux qui se dévoilèrent à nous. Les Alpes Suisses

Un lapin écrasé

Des téléskis

Aperçu du trajet effectué

Chapitre 2 : Arrivés à Tignes (20H43) A notre arrivée à Tignes (heure prévue + 3), notre contact sur place, nous avait donné la procédure à suivre. Dilemme : seule Cynara avait reçu les infos !! Pom ! Pom ! Pom ! Nous partâmes à la recherche de l'UCPA (Uno-Caz Pour s'Abrutir, en anglais Uncontrolable Coated Phallus of Africa), soit 20 bonnes minutes dans le froid et la douleur. Après avoir trouvé l'UCPA, il a phallus trouver le "chalet club n°4", naturellement situé entre le 3 et le 5. MAIS !!! Hou sais kayls haît lanttraient ?? Moralité : ½ H d'investigation pour en fait se rendre compte que c'était une porte d'entrée discrète devant laquelle nous étions passés ½ H plus tôt ! Une porte qui, en fait, ressemblait à une sortie de secours pour nains ouzbeks.

Chapitre 3 : La Première Soirée Après avoir récupéré clés et draps, et s'être installés dans les apparts situés à proximité du Rond Point des Pistes (2 apparts de 4 super équipés pour 3 blaireaux épuisés et affamés … et 1 boulet), il a fallu casser la croûte. Cela dit, il était 21h30 et beaucoup de restos sont déjà fermés. On en trouva finalement un bien sympathique : Le Petit Savoyard. Warsteiner à l'apéro, Tartiflette et Saucisses du pays. Nous fûmes par contre déçus de la "Roussette de Savoie". Quelques cul-secs auront permis de finir cette Teïbou !!! Là-bas, nous avions fait une rencontre fort opportune d'un malheureux païen. Ce dernier avait tellement sa race qu'il dormait seul dans son coin. Il va de soi que nous prîmes quelques souvenirs de sa belle tronche de vainqueur. Retour à l'appartement, 1ère galette de Cynara qui prit quand même la peine de monter au second étage dans l'appartement délaissé…Puis dodo. 23H02

0H17 !

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1H54 !!


___________________________________________________________________________SKI Chapitre 4 : La Journée Ski (Samedi 13, 7h01) Réveil à 7H00. Pas de douches pour Titof et Yoshi. Nous sentions encore assez bon de l'anus pour aller skier, disaiton. Une fois habillés, nous nous orientâmes chez Snowfun pour louer le matos. Quel fût notre étonnement que de voir l'ascenseur en panne. Et hopla !!! 20 minutes de détour, chargés comme des bœufs, nous prîmes bien 30 minutes pour revenir vers le Rond Point des Pistes. Cheveux au vent, combinaison troué, l'anus mal torché, nous nous engageâmes sur les pistes. Une légende raconte, par ailleurs, que certains d'entre nous à la fin de la journée revenirent à l'hôtel en taxi … note Y…i !!!

Chapitre 5 : La Deuxième Soirée Deuxième resto, l'Armoise, nous nous installâmes et passâmes commande, quand Titof se mit à filozofer sur le génépi (pour les officinaux, armoise commune avec ses feuilles pennatiséquées, ses capitules jaunes en grappe, ses fleurs jaunes glabres, riche en cinéol). Une femme située non loin de nous éclata de rire et traita notre très cher Titof d'inculte. Peu de temps s'écoula quand soudain, une serveuse ménopausée de beaucoup, nous demanda de libérer notre table pour un groupe de 8 personnes et nous orienta vers une autre table d'une façon assez peu aimable. Quand enfin, nos mets arrivèrent, nous constatâmes que la fondue savoyarde tant attendue était "biphasique". Yoshi demanda alors à un des serveurs fort respectueux de nous dévoiler le secret du chef. Nous prîmes quelques belles photos du chefd'œuvre du cuisto. Après s'être pseudo-repus, nous nous dirigeâmes vers le bar l'@robaze, où nous nous désaltérâmes ; de quoi se prendre encore une fois une bonne race.

Chapitre 6 : Dimanche 14, 8H01 Dernier jour du w-e, dernière matinée, nous allâmes faire quelques boutiques et visitâmes entre autres la Boît'aski qui est une boutique annexée au bar le Grizzly ; sympathique lieu de pèlerinage pour trouver de la sape extravagante et onéreuse. On alla encore négocier des tarifs menu, mais en vain; tous des rats, tous des chacals. 11h36 : nous laissâmes Tignes derrière nous, larmes à l'œil. Départ. Arrivée : 19H35.

Bilan : Statistiques sur les pets, rots et galettes émis au cours du w-e si glorieux en fonction du sexe. Acteurs

Nombre Nombre de Total des de rots galettes prestations

Sexe

Nombre de pets

Tendance

Titof

M

10 (dont 2 fatalement parfumés après ingestion d'une généreuse quantité de saucissons et de Haribo, au 'ti-déj et dans sa Punto, fenêtres condamnées)

60

0

70

Mâle, apprenti dans la tribu. Rodage anal inachevé

Diddle

F

0**

0*

0

0**

A dormi, râlé tout le w-e

Cynara

F

40 (dont 38 bien traîtres et silencieux)

36

± 2*

78*

Boulet à l'anus pourri

Yoshi

M (18cm)

9 (dont 5 bruyants)

40

0

49

Sage retraité ayant trop pris l'air au ski

Total prestations

59*

136*

± 2*

197*

Groupe vraisemblablement dynamique

Moyennes

a = 14,8

a = 34

a = 0,5

a = 48,8

Honorable : 19 pets et rots/jour/personne

Ecarts-types

σ = 17,4

σ = 25

σ=1

σ = 34,5

Hétérogénéité des manifestations psychosomatiques

* données à vérifier, ** données très à vérifier

Yoshi, Titof, Diddl, Cynara

Nous deux Nous quatre

Lui seul

Un troglodyte à Tignes ELLE !!!

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Sodomie saine, Capitaine caverne


RETRO_______________________________________________________________________

NOUVELLE VA GUE Un jour de juin Emmanuelle se faisait conduire par des amies pour effectuer le trajet répétitif qui les menait à la faculté, mais aujourd'hui c'était examen alors quand, 227 feux rouges plus loin, la faculté apparut, trônant dans sa splendeur au milieu des champs de maïs en friche, plus personne n'avait le cœur à rire. A l'entrée une assistante faisait l'appel et rassurait les candidats d'un sourire encourageant. Emmanuelle examina froidement le sujet de physiologie du professeur Grognon "Epreuve type de sens et sans faux contresens, mémoire, culture et réflexion" Examen de physiologie générale et appliquée, Prof. Grognon durée 2 heures. Sujet : le sang dans tous ses états. Son sang ne fit qu'un tour. Le premier moment d'étonnement passé, elle trouva le sujet finalement agréable, quoiqu'un peu déroutant. Elle prit son plus beau stylo et tint à peu près ce verbiage : "Dans le sens et sans faux contresens je le jure. Tel que je le ressens, voici mon idée sur le sang. Ce jour unique, ce matin, je me faisais un mauvais sang, noir comme cette encre. Je me disais "encore un jour sans … Et sans être à cent pour cent, je vais devoir réaliser céans ce devoir sensé, pour n'être finalement qu'insensée, ou bien seulement raillée si mes propos ne tombe pas sous le sens ". Le sang, monsieur est l'expression de la vie, il peut en devenir l'essence, et lui conférer un certain parfum lorsqu'il a du caractère… Parfois un beau garçon au sang bleu fait bouillir mon sang, me met tout sans dessus dessous et tourne mes sens… Toi beau sang qui ne saurait mentir et qui m'embarque dans ces sentiments, et parfois à sens unique, ou dans de mauvais sens interdits… Mais que veux-tu, je suis femme de chair et de sang, être sensible et parfois sensuelle, parfois en mal de sensations et parfois seule sur mon sentier, parfois triste. Voila monsieur … en attendant votre sentence ou l'annonce d'une prochaine séance !".

Emmanuelle reprit son souffle : un examen de plus en moins, c'était la bonne nouvelle de la journée. Elle se prit alors à observer ses compagnons de fortunes diverses. Certains étaient pales d'émotion et d'autres rougis par cet effort inaccoutumé de l'intellect, certains se grattaient furieusement. Et voila bientôt ce fameux stage hospitalier que quelques anciens m'ont décrit. On s'ennuie ferme parait il. Pourtant bientôt nous compterons six longues années d'études. Mais jamais je ne me sentirai capable d'assumer le soin, le droit de vie ou de mort que des médecins assurent avec compétence, sinon bonne humeur. Professeurs, praticiens ne nous connaissent pas et ne font pas appel à nous.Jamais ils ne pourront nous déléguer une partie de leur travail ou de leurs responsabilités. Conclusion : me trouver une occupation sympa pour cette année la. Et puis après, me dégoter un bon sujet de thèse d'exercice. Je me demande ce que ça veut dire "exercice".On m'a dit en fait que c'était une thèse de prestige, qui n'arriverait qu'à me donner l'illusion d'une compétence, sur un sujet sur lequel je ne travaillerai sans doute plus jamais. Tant qu'à faire, essayer de trouver un sujet marrant… En rêvant maintenant elle se promène dans le calme de la faculté. Quelques oiseaux dans les champs lui donnent des envies de liberté. Et puis aussi l'envie, en un coup d'aile de rejoindre la ville, de connaître d'autres gens, d'autres métiers, d'autres langages, et toutes ces figures d'étudiants façonnés dans d'autres moules que le sien…..C'est possible. Mais on peut rater ses études parce qu'on est trop loin. Emmanuelle conclut sa copie : "tout cela me semble parfois si dérisoire. C'est vrai que le sang c'est la vie mais peut-être aussi que la vie est ailleurs." Puis elle s'en est allée.

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D'après l'Héroïne (1989)


___________________________________________________________LANGUE FRANCAISE

JE VAIS T'APPRENDRE À T'EXPRIMER, P'TIT CON Avant toute décision concernant vos éventuelles résolutions souvent inspirées mais légendairement utopiques (hormis pour les gens cartésiens qui nous entourent et qui manqueraient sérieusement d'imagination) pour l'année qui débute, permettez moi de vous adresser mes meilleurs vœux. Comme de coutume je vais donc donner à votre parler un coup de pouce, grâce aux traditionnelles expressions sorties de ma boîte à malice et vais tenter de leur donner un coup de plumeau sans bien entendu négliger leur part étymologique.

admiration sans limites. Sur le Golgotha, lors de la Passion du Christ, ses pleurs et sanglots étaient intarissables. C'est elle qui annonça par ailleurs la résurrection du Christ à Pierre et Jean. Entre nous, si vous souhaitez voir des Madeleine de près, rendez vous au tableau d'affichage des résultats du concours : vu le nombre, ce serait vraiment une infortune de ne pas y croiser le regard hagard ou tout au moins le corps halitueux de l'une d'elles. Défenseurs de la langue française, je vous salue bien bas,

Coincer la bulle Jadis, dans l'artillerie, les servants d'une pièce devaient utiliser une sorte de niveau à bulle pour calculer l'inclinaison de leur canon selon l'ordre reçu de leur officier ou du chef de pièce. Une fois que l'angle de tir recherché était trouvé, ils bloquaient la bulle dans une certaine position et attendaient l'ordre de faire feu. Entre ces 2 opérations, les servants n'avaient rien à faire sinon attendre, d'où l'expression "coincer la bulle" et plus récemment "buller", synonyme de rester inactif, voire oisif et plus communément glander… Je ne vous cache pas que c'est un véritable sacerdoce pour moi et que je me plais à m'affranchir de toute tâche ingrate (Le petit personnel doit bien servir à quelque chose, non ?). Un dicton populaire dit : "Le travail c'est la santé", alors vive la maladie ! (surtout pour des pharmaciens…) Pleurer comme une Madeleine Ici n'est point fait allusion à la madeleine de Proust, qui "pleurerait" après avoir été trempée dans du thé. Cette locution, que l'on emploie volontiers pour dire qu'une personne pleure abondamment, nous renvoie à Madeleine, une femme de Galilée, née près du lac de Générazeth. Selon Luc (pas le poivrot de la kfet…) cette femme était une pécheresse dont la vie dissolue était connue de tous (Note Claire-Maroche !). Alors que Jésus se trouvait invité chez un pharisien, elle se présenta avec une amphore pleine de parfums. Se tenant aux pieds du Christ, elle se mit à les arroser avec ses larmes et à les essuyer de ses cheveux. Ses péchés pardonnés, elle suivit Jésus pendant le restant de sa vie en lui vouant une

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Fisher


ALSACIEN_____________________________________________________________________

“ D'R SEPPI IN D'R PHARMA ” Voici un petit article en Alsacien ! On compte sur les dialectophones pour lire et traduire tout ça à ceux qui n’ont pas la chance de comprendre l’Alsacien dans le texte !

D'r Seppi kummt fer s'erschta Mol in d'Facultät, fer sim Suhn, d'r Füsi, d'Doktoratarbeit zuhära (d'r Seppi esch fer s'erschta Mol weder in d'Schual gàtràdà sit'r as'r 14 Johr alt g'se esch !!) Awer er fendet d'Schual net, obwohl ar a grossi Landkart uf da Kni hat. "Route du Rhin" : das muss doch nawem Rhi seh !!!" Den bi em, im Peterschnock esch oï d'Backerei met d'r Addràss "2, rue de l'Eglise" net wit fu d'r Kerrech. Er dàngt noch a betzi noh (dass kat'r doch a wenig) und fendet àndlig d'Schual. "Zum guàtà Gleck han'i in der Apotek der Wag g'frogt" dàngt'r warhen d'r ausser sinem Auto stigt. "Nunda Buckel !! dia Schuàl esch jo rund !!! Hoffendlig Kumm'i d'r guàdà Igang ina, den d'r Füsi hat m'r g'sait das viel Igàng sen. M'r prowiera a Mol do dura "Verdami, das esch so hoch as a Saüstahl" dangt d'r wenn'r en't hechi luagt. Ech muass jetz jemand froga wu der "Amphi Pasteur" esch……. "Pasteur" wia "Lait pasteurisé" ??? oder esch der "Pasteur" a Pfarrer ??? (der Seppi esch ewà net zu schlau). "Oh jeh??" sait a Man an wo er dräwer g'stolpert esch. "Da Man esch worschinlig a Dokter, denn er esch ganz en wiss agleckt, awer er het viel Farbflàkà uf sech un hat a Biarflash in der Hand", dàngt der Seppi. "Gehts ?? Ech han Si net g'sah ! Kenta er mer sagà wo der "Amphi Pasteur" esch ? " "Kumm met eins getrenga. Ech heiss Dédé d'r Moller, un du ?" "Seppi" Si gehn met nender ind'Kafeteria wo a vehmàsigà Gstang fu Rauch, Pizzas, und Biar usà kummt, b'stella a "Obus" fer jeda, und sétza an d'r Bàr. A paar jungi setzà am'à Tesch, z'halb viart und spelà Derdàlà met'nander. "Ech kumm a paar Mol em Tag do ihna den'seht rechtig sympatisch üs do", sait der Moller. "Das esch awer a kommisch Derdàlà..... Worum klopfa doch dia so stark uf d'r Tesch und briala wia merder" dàngt d'r Seppi fer sech, wen eina "Saü Hund" brialt. Noch'm vierta "Obus" steh'n Si uf, den s'esch hechsti Zit fer da "Amphi" z'fenda. Der Moller zeigt em wo dur geh........awer wenn'r en der Amphi tràttet klàtchà scho alli (as esch z'pot.........) "Ech hann d'r verdammta Amphi net g'funda sait'r sinem Sühn fer sich s'excusiàrà". "S'esch net schlemm, den jetzt geh'n mer alli met nander, das geh fiera. S'esch a klei Fàschtlà g'rechta in der Kafeteria" antwortet der Füsi. "Awer dia wessa scho wo si esch !!!!" brialt der Seppi ganz froh. "Sech wia em a Dorf : ma fendet emmer besser d'Wirtschaft as d'Kerrech!!!! antwordet der Seppi. Belek

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_________________________________________________________BREVES DE COMPTOIR

CA SE PAS SE AU COMPTOIR...

30 millions d'amis… Un jour dans une pharmacie de la CUS… " - Bonjour Madame. - Bonjour je voudrais des élastiques dentaires." Je lui montre ce que j'ai en stock mais elle me dit qu'elle en veut des plus petits encore. Ne pouvant la dépanner je lui propose de chercher les références du produit souhaité et de le lui commander au grossiste. Après moult recherches incertaines, je lui demande s'il s'agit d'un appareil dentaire pour enfant, ce à quoi elle répond : " - Non ! C'est pour faire des nattes à mon chien ! " Delphine L.

L'homéopathie au salon de la voyance Un jour à Geispolsheim : Une cliente arrive et me demande un tube de granules homéo. Ne se souvenant plus du dosage qu'elle avait déjà eu, je lui propose les plus courants : 5 CH et 9 CH. Elle hésite, chipote, alors agacée je lui dis : " - Prenez le 5 CH c'est plus concentré, ça marche mieux ! " Intervient alors une autre cliente qui crut bon de se mêler de l'affaire : " - Prenez un tube dans chaque main mademoiselle. " Là, paumes ouvertes et tournées vers le ciel, le 5 CH dans la main gauche, le 9 CH

dans la droite, elle sort un pendule qu'elle fait tournoyer au dessus des deux tubes avant de s'exclamer triomphante : "- Vous avez raison il faut prendre le 5 CH !!" Sophie C.

Des roses et des choux Un autre jour à Geispolsheim, une cliente : " - Bonjour mademoiselle je voudrais un Slip-Test. - Pardon ? - Oui, un Slip-Test, répète-t-elle sûre d'elle. - Mais qu'est-ce que c'est ? - Ben, vous savez…C'est comme un test de grossesse mais qui vire au bleu quand c'est un garçon ou au rose si c'est une fille ! " Ca, c'est du test ELISA de compétition !!

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Sophie C. (toujours elle… et bien vous êtes vernis à Geispo !)


JEU__________________________________________________________________________

MOTS CROISÉS A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

1

1

2

2

3

3

4

4

5

5

6

6

7

7

8

8

9

9

10

10 A

B

C

D

E

F

G

HORIZONTALEMENT

H

I

J

VERTICALEMENT

1) On le sera presque tous un jour 2) Article défini / Mets-toi .. !! 3) Racing Club / Payer comptant 4) Observer un patient 5) Peuvent être kangourou / Les médecins les rédigent 6) Décibel 7) Thallium / Semaine chez nos voisins 8) Accumulation anormale de liquides 9) Absences de micro-organismes

A) Maladie chère à M. Pesson B) Dans ton ... !! / Article défini C) Entre le 01-01 et le 31-12 / Nombre / Grade au judo D) Abréviation du journal / Adjectif possessif E) Sécrétion visqueuse / Elle peut être rouge ou noire F) Relatif à la partie postérieure / Chaque promo organise le sien G) Classe du ver solitaire / Etain H) Substance qui peut faire planer I) Recherche et Développement / Capitale de l’Ukraine J) Dévêtue / Métal précieux

Corrigé page 13 Céline B.

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Enfin disponible dans toutes les officines, le Viazac® est destiné à un grand avenir. Le Viazac® est une association des principes actifs du Viagra® (sildénafil) et du Prozac® (fluoxétine).

Ainsi grâce au Viazac®, vous ne bandez toujours pas mais maintenant vous n'en aurez rien a foutre !

Encore un grand merci à nos partenaires répartiteurs qui nous aident à la distribution du Comprimé dans toutes les officines d’Alsace !

Directeur de publication et mise en page : Florent BUTTAZZONI Responsable de la rédaction : Philippe BERINGER Reproduction : Imprimerie MACK à MEYENHEIM (68) Date de publication : 16 FEVRIER 2003 Numéro édité à 850 exemplaires


Coin Photos

Merci Ă  Yoshi pour ces photo-montages !

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Numero9