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magazine n˚ 177 · mars et avril 2013 GRatUit

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ENTRE VUES François

OZON

Dans la maison François

CLUZET 11.6

Isabelle

BOULAY

Le cinéma vu par…

DANS

LA MAISON

VALEUR SÛRE

Un film de FRANÇOIS OZON

11.6

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nouveautés à l’affiche

À La MeRVeiLLe • Le taBLeaU • aU-deLÀ des pins


Mot de la

rédaction

La relâche au Clap L’enFant en noUs Du 1er au 10 mars, vous êtes tous conviés à une grande fête! Mais attention, c’est du sérieux : plus de 60 films de toutes origines entièrement destinés aux enfants et aux ados. Parents et grands-parents, offrez aux tout-petits l’émerveillement en les accompagnant à cette activité ludique qu’est le cinéma en salle. Lâchez votre fou et venez voir avec eux ces chefs-d’œuvre d’animation et de fiction : LA LÉGENDE DE SARILA, COULEUR DE PEAU : MIEL, LE TABLEAU. Qu’ils soient courts ou longs, ils vous dérideront!

La LiVRaison d’oZon Pour notre plus grand plaisir, François Ozon nous a habitués à sa livraison annuelle. Le réalisateur de 8 femmes et de Swimming Pool nous offre une troublante incursion dans l’intimité profonde : la maison. Excitant et déstabilisant. Ce film complexe se voit avec toute la richesse des analyses multifacettes ou tout simplement comme un triller efficace et jouissif. Et pour augmenter notre plaisir, Marcel Gaumond décortique le film et Pierre Blais sonde l’âme de ce réalisateur prolifique.

n° 177

RoCHe papieR CiseaUX En 2012, on a cherché en vain le film québécois rassembleur, détonnant et décapant. Le cinéma n’étant pas un art exact, cessons nos analyses et nos recoupements savants, il n’aura fallu que quelques semaines à 2013 pour nous offrir une œuvre originale, mais rassembleuse, qu’il faut inscrire à tout prix à son agenda.

Ça VaUt Le détoUR! Vous aurez la chance, sans doute prochainement, d’assister à une projection dans notre nouvelle salle 7. Sincèrement, nous sommes très fiers de vous offrir de telles conditions de projection : à preuve, le chef technicien, qui arrive, pour l’anecdote, tout juste d’une installation à Bagdad, a laissé échapper le très convoité WOW! à la fin des ajustements. Et je cite Richard Dubé : « J’en veux une! »

Bon CinéMa! (M.a.)

L’étonnant CLUZet

Magazine Le Clap n° 177 · mars et avril · 2013

Grâce à sa polyvalence et sa pertinence, François Cluzet ne cesse de se bonifier. Il revient dans un scénario tiré d’un fait véridique, le vol d’un fourgon blindé bourré d’euros – 11,6 millions –, où il incarne le voleur iconoclaste dont la singularité du geste déroute tous les enquêteurs.

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sommaire

n° 177

Chroniques ENTREVUE • François Ozon

VALEUR SÛRE

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11.6 11.6 est inspiré d’une histoire véridique qui a marqué le paysage médiatique de l’Hexagone au printemps 2009. […] Grâce à son vol spectaculaire et à la suite de son arrestation, Toni Musulin est devenu en l’espace de quelques semaines un personnage fascinant aux yeux des Français. […] Car, et c’est la particularité de l’histoire, de son butin, Musulin laissera derrière lui 9,1 millions d’euros. Un geste qui reste inexplicable : pourquoi voler une telle somme si c’est pour abandonner la majorité de celle-ci à la police. Tout le mystère et la force du film résident dans ce geste. (P.B.)

Dans ce numéro

Magazine Le Clap n° 177 · mars et avril · 2013

05 20 31 34 35 38

6 CINÉ-PSY • DANS LA MAISON

8 ENTREVUE • François Cluzet

12 ARTS DE LA SCÈNE

En couverture · DANS LA MAISON Info-ciné Films pour enfants

16 LIVRES

Mots croisés L’Abonne-Clap Index

24 LE CINÉMA VU PAR... • Isabelle Boulay

Solution mots croisés de la page 34 Horizontalement

1. JOBS 2. SARILA 3. PETERWEIR 4. RH • W • DAY 5. MIA 6. MADAGASCAR 7. ÉMOND • CF 8. PO • TL • LON 9. IS • MY 10. BABE • MÉO • MF 11. LASSIE 12. BIZ • MALICK 13. NELL • PI

Verticalement

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A. POPEYE B. ROSALIE C. JUTRA • BAZ D. EH • MÉLIÈS E. SAM F. WW • DOR • MIEL G. RAN H. SID • GDT I. ZARAFA • AP J. SC • MOGLI K. RIO • MCFLY L. CIA M. MAY • ARONOFSKY

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Festival de San Sebastian – Coquillage d’or du meilleur film Festival international du film de Toronto 2012 – Prix Fipresci Prix Lumières – Meilleur espoir masculin - Ernst Umhauer

Un film de François ozon Du même réalisateur : potiche

France GénéRiQUe : France. 2012. 105 min (V.O.F.). Drame réalisé par François Ozon. Scén. : François Ozon et Juan Mayorga. Mus. orig. : Philippe Rombi. Int. : Fabrice Luchini, Kristin Scott Thomas, Ernst Umhauer.

Bande-annonce

Hitchcock, De Palma, Pasolini, François Ozon puise chez les plus grands dans un thriller voyeuriste et malsain particulièrement perturbant. Un de ses meilleurs films. (M. Blanco, Écran Large)

sYnopsis : Claude, seize ans, élève brillant, devient le meilleur ami d’un de ses compagnons de classe, s’immisçant de plus en plus dans la demeure et la vie de famille de ce dernier. Sa démarche servira de sujet principal à ses rédactions. Son professeur de français devient aussitôt obsédé par les écrits de son étudiant, reprenant même goût à l’enseignement à travers ce voyeurisme littéraire dont il ne peut plus se passer, au grand dam de sa conjointe. Cependant, cette intrusion, voire ce jeu narcissique de Claude, pourrait finir par avoir des effets regrettables; mais pour qui, pour quoi? notes : François Ozon est un réalisateur constant. Bon an mal an, au même rythme que Woody Allen, il nous livre sa nouveauté filmique. Mais au contraire du cinéaste new-yorkais, on ne sait jamais trop à quoi s’attendre de son nouvel opus sinon à un sujet ou un traitement inusités. Une comédie musicale comme 8 femmes, un drame psychologique comme Sous le sable, ou un thriller à tiroirs comme Swimming Pool… Cette fois, c’est à un drame presque hitchcockien qu’il nous convie, adaptant une pièce de théâtre de l’Espagnol Juan Mayorga sur la fascination d’un enseignant pour un élève aussi doué que manipulateur.

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Fabrice Luchini et Kristin Scott Thomas forment un couple crédible dans leur première incursion dans l’univers d’Ozon, et ce, avec énormément d’aisance. Mais la surprise provient surtout du jeune Ernst Umhauer qui, dans la peau du jeune Claude, obtient son premier rôle d’importance au grand écran. Séducteur juvénile aux airs retors et à la blonde chevelure, capable de tenir tête à un Luchini toujours savoureux, Umhauer se faufile félinement dans un jeu de séduction des plus pernicieux. Si le film flirte volontairement avec le thriller, il passionne aussi par son humour grinçant, manié de belle façon par un cinéaste en grande forme. Le scénario de DANS LA MAISON se joue du spectateur, le rendant aussi voyeur que l’enseignant tout en le laissant juger de la véracité de ce qui se trouve dans les écrits de Claude, qui sont fort habilement mis en scène par Ozon. DANS LA MAISON, c’est également un peu un clin d’œil du cinéaste au Théorème de Pasolini – l’arrivée d’un intrus dans la famille –, déployé ici comme un jeu aussi sadique que ludique entre l’élève et son professeur. Le film démontre une fois de plus tout le talent d’un réalisateur qui évite la routine pour mieux mêler les pistes dans une aventure drôle et intrigante. (P.B.)

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DANS LA MAISON

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entrevue François ozon

François

OZON

Réalisateur du film DANS LA MAISON

François Ozon, un cinéaste au premier rang Paris. François Ozon est un réalisateur prolifique et talentueux qui, d’un film à l’autre, change d’univers cinématographique avec beaucoup d’aisance (Sous le sable, 8 femmes). Son quatorzième long métrage, DANS LA MAISON, tourne autour d’une relation tordue entre Germain, un enseignant joué par Fabrice Luchini, et Claude, l’un de ses élèves qui, par l’exercice de l’écriture, nous fait pénétrer dans un voyeurisme aussi drôle que périlleux. Rencontré récemment à Paris pour la promotion du film, le cinéaste nous donnait avec un humour bien à lui des détails sur son scénario et ses choix de comédiens. Éditions Le Clap : DANS LA MAISON est l’adaptation d’une pièce de théâtre. Comment avez-vous découvert cette pièce du dramaturge espagnol Juan Mayorga? François Ozon : Un ami à moi m’avait invité à voir la pièce. Souvent, des amis comédiens m’invitent à voir ce dans quoi ils jouent, et quelquefois, c’est assez ennuyant, mais j’étais très intrigué par le titre, Le Garçon du dernier rang. Tout de suite, j’ai su que c’était une œuvre que je pouvais adapter. En fait, adapter une pièce avec un tel sujet me donnait l’occasion de parler de mon propre travail de création et d’écriture, un peu comme je l’avais fait dans Swimming Pool. E.L.C. : Le film fait état de la relation entre un élève et son professeur. Vous-même, quel genre de relation entreteniez-vous avec vos enseignants? Magazine Le Clap n° 177 · mars et avril · 2013

F.O. : Ça dépendait de ceux-ci! Vous savez, mes parents étaient des professeurs, mais moi, j’étais un très mauvais élève jusqu’à ce que je me découvre une passion pour le cinéma. Éric Rohmer a été un très bon prof pour moi, mais évidemment, je n’avais pas avec lui la même relation que Fabrice Luchini avec Ernst Umhauer dans le film. E.L.C. : Parlant des comédiens, vous avez, dit-on, demandé à Luchini de ne pas trop faire du Luchini…

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entrevue

par Pierre Blais

F.O. : Vous savez, c’est le genre de phrase qui peut beaucoup l’énerver… Quand vous engagez Fabrice Luchini, c’est parce que c’est Luchini, et vous avez à le diriger en tant que tel. Le problème avec Fabrice, c’est quand il n’est pas assez dirigé. Mais dans le film, le cadre est très serré. Sa marge de manœuvre est mince. Et Fabrice est quelqu’un de très à l’écoute, de très discipliné, surtout s’il sent que le réalisateur a une vision. Dans le film, je voulais que la relation ne soit pas à sens unique. Je souhaitais que le prof et l’élève se nourrissent l’un l’autre, petit à petit, qu’ils entrent ensemble dans le processus de création. Ce sont deux personnes qui ont besoin de la fiction. Truffaut disait : « Je préfère le cinéma à la réalité. » Et je pense que pour un artiste, la question de la réalité face à la fiction est très importante. Dans le film, on ne sait jamais si celle de Claude est réelle et jusqu’où il ira dans ses écrits.

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Si Tree of Life était un film biblique, TO THE WONDER est un film évangélique, centré sur l’amour, “ l’amour qui nous aime “, qui nous cherche et que nous cherchons, merveille à la fois cachée et exposée. (M.-N. Tranchant, Le Figaro)

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E.L.C. : Parlez-nous d’Ernst Umhauer qui personnifie Claude et de Kristin Scott Thomas qui joue l’épouse de Germain.

E.L.C. : Le film est parfois drôle… Est-ce par crainte de faire basculer l’histoire dans quelque chose de trop sombre? F.O. : Je n’avais pas cette crainte, car le film ne fait que le suggérer. En fait, vous pouvez vous imaginer le pire, je n’avais pas besoin de tout montrer. Vous pouvez vous faire votre propre film. Cependant, en jouant sur la fascination d’un enseignant désabusé pour les textes de son élève, ça me permettait également de porter un regard sur les différentes classes sociales : la classe moyenne, qui s’abreuve aux téléréalités, la classe ouvrière (Claude) et la classe intellectuelle (Germain), avec son ironie. Et ça, c’était aussi très important pour moi!

DANS LA MAISON est sorti en France en octobre 2012. Depuis, François Ozon s’affaire à terminer le montage de son prochain film qui s’intitule Jeune et jolie. Le long métrage met à nouveau en vedette Charlotte Rampling, une habituée. Il raconte l’histoire d’une jeune fille qui se prostitue pour le plaisir et devrait prendre l’affiche d’ici la fin de l’année. (P.B.) Les frais de ce voyage ont été payés par Unifrance.

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À LA MERVEILLE

Un film de terrence Malick · Du même réalisateur : L’arbre de vie

états-Unis GénéRiQUe : États-Unis. 2012. 112 min (V.O.A.S.-T.F. de To the Wonder). Drame sentimental écrit et réalisé par Terrence Malick. Int. : Ben Affleck, Olga Kurylenko, Rachel McAdams, Javier Bardem.

sYnopsis : Neil, Américain du Midwest, tombe amoureux de Marina, Française originaire d’Ukraine, lors d’un séjour enchanteur à la Merveille : l’île du Mont-Saint-Michel. Le couple s’installe en Oklahoma où l’amour s’étiole. Marina retourne en France et Neil se console auprès d’une ancienne amie. Seules les embûches de la vie leur permettront de se retrouver. notes : Ce bref résumé ne peut rendre compte de toute la splendeur visuelle qui imprègne le nouvel opus de ce capteur d’âmes qu’est Terrence Malick. Il signe en effet un film magnifique et profondément touchant, dans la continuité de L’Arbre de vie, son précédent chef-d’œuvre. À l’aide de sa caméra toujours en mouvement et en état d’apesanteur, Malick sonde la relation profonde qui existe entre les merveilles de la nature et la merveille de ce sentiment si fragile et si fort à la fois qu’est l’amour entre humains. Les interprètes s’y abandonnent corps et âme. (A.C.)

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F.O. : Pour incarner Claude, j’ai rencontré plusieurs garçons de seize ans, mais ils n’étaient pas assez matures. En France, les garçons de seize ans ont l’air de bébés. J’ai décidé de retourner en casting. J’ai finalement vu une photo d’Ernst, j’ai aimé son look et ses yeux. Il avait 21 ans, mais il avait l’air tellement jeune et projetait une image très forte : c’est ce dont j’avais besoin pour le personnage qui aurait devant lui Fabrice Luchini. Pour Kristin, je voulais travailler avec elle depuis longtemps. À cause de son humour, je savais qu’elle s’entendrait bien avec Fabrice. Je souhaitais aussi qu’elle garde son accent britannique, car on aime les accents en France. Et contrairement aux actrices françaises, elle est moins obsédée par la beauté. Pour sa présence à l’écran, je m’inspirais beaucoup de celle de Diane Keaton dans les films de Woody Allen.


Ciné-psy dans la maison

Commentaire sur le film DANS LA MAISON de François Ozon

NI L’INTELLIGENCE NI L’ÉRUDITION

maison ne suffisent à créer les fondements d’une

Les premières images du film DANS MA MAISON de François Ozon, film qui se vaudra à n’en pas douter de nombreux prix, tant il brille de partout (par son scénario, ses acteurs, ses dialogues, ses images, sa musique) m’a tout de go connecté à un article que j’ai écrit en 1964 dans le journal Opinions, journal des étudiants de l’Académie de Québec, devenu par la suite le Cégep de Sainte-Foy, antique voisin du Clap. J’avais intitulé cet article : « L’Académie : usine de faux intellectuels? » Dans mon article, je fustigeais les autorités du collège, les sommant en quelque sorte de descendre de leur tour d’ivoire, où s’élaboraient les nouvelles politiques concernant le monde de l’éducation, afin d’accorder plus d’importance aux individus : « Avant-gardistes dans le domaine de l’éducation, il apparaît toutefois qu’ils [les administrateurs] traînent de l’arrière dans le domaine de la psychologie. Ils oublient peut-être parfois qu’ils ont affaire à des êtres humains qui, même si dépourvus d’expérience, ont un besoin intime de se sentir appuyés et considérés comme des personnes complètes. »

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J’avais aussi écrit, à la même époque – hum! il y a un demi-siècle de cela! – un autre article tout bonnement intitulé « Nous ne sommes pas des numéros ». Or, au début du film d’Ozon, on voit et on entend le directeur du Lycée Gustave Flaubert annoncer aux enseignants de l’école que dorénavant, en tant que « lycée pilote » partant sur de nouvelles bases et explorant de nouvelles orientations sur le plan pédagogique, il y aurait un retour à la tradition avec l’uniforme pour tous les élèves, uniforme qui deviendrait « un symbole audacieux mettant tous les apprenants sur un pied d’égalité ». On verra par la suite défiler sur l’écran les nombreux visages de collégiens et de collégiennes, tous remplacés-remplaçables, tour à tour, sous le même uniforme. Le ton est donné : nous allons assister là à une comédie qui ne manquera pas, jusqu’à la fin, de pétiller et de nous surprendre, de bondissement en rebondissement. Et de nous faire rire de toutes ces couleurs qui se trouvent sur la palette de l’ironie dramatique. Au début, donc, ce contraste saisissant entre Claude arrivant seul devant le froid et moderne lycée et puis, ces centaines d’autres

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étudiants qui bientôt s’ajouteront – la masse, la foule anonyme, le peuple –, mais dont il se démarquera de plus en plus nettement. Par son intelligence, par ses connaissances, par son écriture, par tout cela que Germain Germain (sic!) professeur de littérature, mais écrivain raté ne manquera pas de relever, au point de faire de Claude son élève préféré.

Et une fois le film terminé, cette sensation que j’associerais à celle que Gustave Flaubert dépeint à propos des livres qui ont eu le don de nous captiver : « On peut juger de la beauté d’un livre, à la vigueur des coups de poing qu’il vous a donnés et à la longueur de temps qu’on met ensuite à en revenir. » (Lettre à Louise Colet, 15 juillet 1853) Pour vous donner une idée des coups de poing que j’ai reçus en regardant ce film, je me contenterai d’une brève allusion au nombre de thèmes que j’ai notés au cours de ces 98 minutes : j’en ai noté – vous ne me croirez pas – près de 80. Mais ne craignez rien, car tout cela défile avec subtilité et finesse, nous laissant plus médusés qu’assommés! La simple énumération de ces thèmes couvrirait la moitié de mon texte de chronique. Je me limiterai donc à mentionner ceux-ci : • Les forces et les faiblesses des nouvelles approches pédagogiques • Les règles implicites dans l’art d’écrire et le caractère aliénant du marchandage des œuvres d’art • Le syndrome chinois, comme expression caricaturale de la mondialisation • L’impact d’un Œdipe non résolu sur la dynamique homosexuelle • L’importance des « histoires » dans la construction de l’identité • L’éducation sentimentale : ses errances et ses failles • Les perceptions réductrices ou négatives résultant des parts inconscientes de soi projetées sur l’autre N’est-ce pas la diversité des thèmes abordés ou illustrés dans un film qui peut contribuer à cette constatation plus d’une fois formulée lors des rencontres du Ciné-psy où tout un chacun est invité, après le commentaire exprimé par le(s) conférencier(s), à faire part de son point de vue : 100 personnes dans la salle = 100 histoires différentes perçues dans le même film? clap.ca


Ciné-psy

Éditeurs Michel Aubé, Robin Plamondon Directeur de la production Simon Leclerc Graphistes  Martine Lapointe Dan Blouin Programmation Michel Aubé Réviseure Marie Chabot Chroniqueurs Pierre Blais, Martine Côté, André Caron Stéphane Defoy, Sami Gnaba Claire Goutier, Nicolas Lacroix Mathieu Lemoine, Patrick Lonergan Pier-Hugues Madore, Serge Pallascio Horaire des films · 418 653-2470, poste 1 Courriel  · leclap@clap.ca Site Internet  · www.clap.ca Publicité Marie Dubé : 418 956-3729 Sans frais : 1 800 361-2470, poste 128 marie.dube@clap.ca Madeleine Gagnon : 418 573-1001 Sans frais : 1 800 361-2470, poste 132 madeleine.gagnon@clap.ca Représentante corporative Chantal Tremblay : 418 802-9001 Sans frais : 1 800 361-2470, poste 127 chantal.tremblay@clap.ca Plus de 550 points de distribution Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec, 3e trimestre 1987 ISSN : 1209-7012 Le Magazine Le Clap est publié 6 fois par année par les Éditions Le Clap. Distribution · Affiche tout

Les éditions Le Clap 2327, boul. du Versant-Nord, bureau 290 Québec (Québec) G1N 4C2

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INDIVIDUATION VS INDIVIDUALISME Pour ma part, le thème que je serais enclin à développer en rapport avec la dynamique qui m’apparaît au cœur de ce film est celui de l’individuation versus l’individualisme. Tout dans les propos et les attitudes tant de Claude que de Germain relève d’une position infantile qui consiste à se poser en s’opposant, à se démarquer de la multitude en la jugeant de haut et en la méprisant, à se singulariser en caricaturant, confortablement assis dans le fauteuil de l’observateur, les comportements de l’homme ordinaire ou vulgaire. Tel est le modus vivendi de l’individualiste qui, en se dissociant des autres, s’emprisonne à son insu dans la peau d’un personnage qui n’a de grandeur et de noblesse que la ridicule et illusoire image qu’il entretient de lui-même.

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L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible

Paul Klee, « Credo du créateur », 1920

INVITATION

Vous êtes cordialement invités à une rencontre du Ciné-psy sur le film DANS LA MAISON avec Christiane Lahaie, professeure de création littéraire et de cinéma à l’Université de Sherbrooke. Le mardi 23 avril 2013 de 18 h à 19 h (buffet) et de 19 h à 21 h 30 (conférence et échange), au Studio P, situé au 280, rue Saint-Joseph E., Québec. (http://www.librairiepantoute.com/lestudiop). Réservations : de préférence par courriel (cinepsy1@gmail.com) ou par téléphone 418 683-0711. Coût d’entrée : 20 $ (incluant l’admission et le buffet). La rencontre sera encadrée par Marcel Gaumond, psychanalyste. WWW.CINE-PSY.COM

Ce qui n’a pas à être confondu avec le destin de celui ou de celle qui, plongé corps et âme dans ce qu’il sent la nécessité de vivre ne manquera pas, en cours de chemin, de mordre la poussière et de perdre la face, tout en assumant la responsabilité tant de ses échecs que de ses réussites. « La fin de l’histoire » de celui ou de celle qui aura eu le courage, tout au long de sa vie, d’actualiser les tâches qui se sont présentées à lui comme vitales et impérieuses aura de fortes chances de différer de celle à laquelle semblent voués – hélas! – Claude et Germain.

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Une publication

DES ÉDITIONS

inc.

par Marcel Gaumond

De faire intrusion dans la maison de l’autre et d’imaginer sa réalité, sans être vraiment entré en relation avec lui, cela ne fait pas des « enfants forts ». Cela ne peut pas aider à créer les fondements de sa propre maison. Et c’est là que l’on comprend ce que Paul Klee a voulu dire dans son « Credo du créateur ».

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Il y a une magie et une gaieté parfaitement assumées qui font de ce film l’une des jolies surprises du cinéma français. (A. Ermenault, Excessif)

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PARISMANHATTAN Un film de sophie Lellouche

sYnopsis : C’est l’histoire d’Alice, célibataire endurcie, pharmacienne, vive et rêveuse, proche de sa famille (dysfonctionnelle). Elle a pour ami intime… Woody Allen. Ou plutôt, le poster de Woody Allen, lequel lui prodigue moult conseils sur sa vie. Alors que son père et son beau-frère s’efforcent encore de lui trouver un mari, elle rencontre de Victor, un type plutôt terre à terre qui ne fait pas de concessions. Les deux âmes auront plus d’une occasion pour faire connaissance et découvrir des atomes crochues qui, a priori, ne promettaient rien.

notes : PARIS-MANHATTAN est le genre de film qui donne envie de tomber amoureux. L’histoire est légère, mais elle parle de choses sérieuses, et c’est le propre d’une comédie que d’arriver à dépeindre des relations humaines profondes, à la frontière du drame, sans sombrer dans le lourd psycho-social. Ce premier long métrage de Sophie Lellouche est un petit bonbon à la sauce Woody. (C.G.)

France GénéRiQUe : France. 2011. 77 min (V.O.F.). Comédie réalisée par Sophie Lellouche. Int. : Alice Taglioni, Patrick Bruel, Marine Delterme.

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Un film de philippe Godeau · Du même réalisateur : Le dernier pour la route

France

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GénéRiQUe : France. 2013. 100 min (V.O.F.). Drame réalisé par Philippe Godeau. Scén. : Philippe Godeau et Agnès de Sacy. Int. : François Cluzet, Bouli Lanners, Corinne Masiero.

VALEUR SÛRE

sYnopsis : Toni Musulin est convoyeur de fonds à Lyon depuis dix ans. Amateur de voitures sport, il semble vivre au-dessus de ses moyens. Peu à peu, il rejette le quotidien qui est le sien, celui de convoyer de l’argent pour un maigre salaire en compagnie de confrères aussi colorés que résignés. Le 5 novembre 2009, au matin, il s’enfuit avec son fourgon blindé; à l’arrière du véhicule se trouvent 11,6 millions d’euros en billets neufs non numérotés. Pourchassé par la police, Musulin devient du même coup une figure mythique pour les Français, qui voient en lui un héros qui se moque des grandes banques, alors responsables de la crise financière. notes : 11.6 est inspiré d’une histoire véridique qui a marqué le paysage médiatique de l’Hexagone au printemps 2009. Ce récit plus grand que nature a donné lieu à un essai publié en 2011, Toni 11,6 - Histoire du convoyeur écrit par la journaliste Alice Geraud-Arfi, et qui a servi à Philippe Godeau pour l’élaboration du scénario. Grâce à son vol spectaculaire et à la suite de son arrestation, Toni Musulin est devenu en l’espace de quelques semaines un personnage fascinant aux yeux des Français. Bien que loin d’être un gangster comme Mesrine, il incarne, malgré lui, un symbole pour ce peuple qui

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François Cluzet est une fois de plus remarquable, incarnant avec brio un homme prêt à tout prendre et à tout laisser tomber. (Le Clap)

a vu dans son action un bras d’honneur à l’endroit du milieu financier, le pied de nez ultime aux tenants de la crise économique et aux forces de l’ordre. Car, et c’est la particularité de l’histoire, de son butin, Musulin laissera derrière lui 9,1 millions d’euros. Un geste qui reste inexplicable : pourquoi voler une telle somme si c’est pour abandonner la majorité de celle-ci à la police. Tout le mystère et la force du film résident dans ce geste. Même ses proches, magnifiquement incarnés dans des seconds rôles brillants par Corinne Masiero et Bouli Lanners n’y comprennent pas grand-chose. Si dès le début du film on met la table pour l’éventuelle conclusion, l’intérêt n’est pas diminué pour autant, car toute l’élaboration du vol et l’évolution psychologique de Musulin font du film un incontournable. De plus, c’est avec un regard universel que le réalisateur Philippe Godeau nous invite à découvrir un métier méconnu, sous-payé et dangereux, celui de convoyeur. François Cluzet retrouve ici des repères déjà posés dans À l’origine de Xavier Giannoli où il incarnait un fraudeur obsessif. Dans 11.6, dirigé pour une seconde fois par Godeau, Cluzet devient un voleur incompris qui, à la suite d’un coup de tête, s’est attiré l’espace d’un instant la sympathie de millions de Français. (P.B.)

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entrevue François Cluzet

François

CLUZET

Comédien dans 11.6

François Cluzet,

convoyeur de films!

Paris. François Cluzet connaît du succès au grand écran depuis plus de 30 ans. On l’a découvert dans Force majeure de Jolivet, vu dans Le Vent du Wyoming de Forcier et dans L’Enfer de Chabrol. L’an passé, il s’est retrouvé en haut de l’affiche d’Intouchables, devenu l’une des comédies les plus populaires de l’histoire du cinéma français. On a croisé l’acteur récemment alors qu’il faisait la promotion de deux films : la comédie d’Yvan Attal Do not Disturb et le drame de Philippe Godeau 11.6. Ce dernier, fort réussi, raconte l’histoire véridique de Toni Musulin, un convoyeur de fonds qui s’est sauvé avec 11,6 millions d’euros et qui, durant son procès, s’est gagné la faveur populaire, devenant un symbole de la lutte face au pouvoir patronal et financier. Éditions Le Clap : Dans 11.6, vous incarnez Toni Musulin : c’est un personnage aussi fort qu’intrigant, qui se révolte contre le système, contre ses patrons… François Cluzet : Tout à fait. Il est fascinant! Et vous savez, on a enlevé la plupart des dialogues dans le script. Moi, je voulais en faire un personnage taiseux, presque muet. Et en accord avec Philippe Godeau, c’est ce que nous avons fait. Ce qui est intéressant, c’est le maelstrom qu’il y a dans sa tête. Comment vat-il sortir de l’humiliation du boulot? Et la réponse à cette humiliation, c’est de faire ce casse. Au-delà de l’argent, ce qu’il veut, c’est faire virer ses supérieurs, montrer qu’ils sont mauvais, montrer que les consignes de sécurité ne sont pas respectées et que le salaire ne correspond pas aux risques du métier; c’est démesuré. Le type est seul, il veut se donner la force de passer à l’acte du casse. E.L.C. : Est-ce que vous connaissiez l’histoire originale?

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F.C. : Oui, on la connaissait parce que c’est un fait divers qui a beaucoup remué à Paris. Et les gens ont tous pensé : « C’est un héros, le type s’est barré, il a gagné au loto. » Moi, ce qui m’intéressait, c’est de penser que le type n’avait pris aucun risque pratiquement. Il était au volant de son fourgon, il n’a fait qu’accélérer avec 11 millions 6. Mais ce qui est plus intéressant encore, c’est la crise d’identité du personnage. Ce type immature est radin, mais il se promène en Ferrari. Il aime penser qu’il appartient à ce monde, il veut faire partie du jet-set.

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entrevue

par Pierre Blais

Pour lui, c’est ça un type bien. Il est immature, mais face à sa situation, c’est ce qu’il croit. E.L.C. : C’est un personnage qui semble à l’abandon, non? F.C. : Il vit son drame en solitaire. Il est, de plus, humilié au travail, car sous-payé. Ça m’est arrivé aussi à mes débuts au cinéma. Et plus jeune encore, à huit ans, j’ai eu ma crise d’identité! Je me levais à six heures pour livrer les journaux dans la neige, je détestais ma vie; très vite, je suis tombé dans la mythomanie. Quand je voyais mes camarades plus fortunés, je les enviais terriblement. J’ai fait le film parce que j’y trouvais un écho dans ce que je suis. E.L.C. : Les gens se sont reconnus en lui? F.C. : Oui, bien sûr! Mais on voulait aussi montrer sa vie cachée : ça ne se passe pas très bien avec sa femme, son pote; sa seule façon d’être héroïque, c’est qu’il se fâche avec ceux qu’il aime pour qu’ils ne s’inquiètent pas pour lui. Ça, c’était intéressant. Ce supposé héros, il a eu peur. Mais bizarrement, il a été condamné comme arnaqueur face à son assureur et non comme voleur. L’idée de la fin de cette histoire, c’est qu’il était convaincu de s’en sortir. Mais il a pris cinq ans. Vous savez qu’ici, si vous volez de l’argent et que vous le rendez deux jours après, vous n’êtes plus accusé de vol, mais d’emprunt. E.L.C. : Vous venez aussi de jouer dans le film Do not Disturb, dans lequel votre personnage voue une grande amitié à celui interprété par Yvan Attal – aussi réalisateur du film. Votre personnage ici, au contraire de celui dans 11.6, ne se gêne pas pour montrer ses émotions, non? F.C. : Effectivement, et c’est intéressant pour un comédien, car c’est montrer sa féminité, en quelque sorte. Robert Mitchum disait : « Une actrice, c’est plus qu’une femme, et un acteur, c’est moins qu’un homme. » Ça veut dire aussi que les acteurs doivent être ouverts. L’ouverture est plus féminine, car l’homme se blinde davantage. Mais nous sommes constitués d’une part de virilité et de féminité. D’ailleurs, l’écoute est plus féminine. Un acteur doit accepter sa féminité pour devenir un bon acteur. Ça nous permet, d’un rôle à l’autre, de mieux saisir le monde dans sa complexité.

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François Cluzet terminera l’entretien en soulignant tout le plaisir qu’il a eu de travailler au film En solitaire, en décembre 2012, aux Canaries. Il a d’ailleurs tourné une scène avec Karine Vanasse, avec laquelle il partage, aux cotés de Guillaume Canet, l’affiche de ce long métrage de Christophe Offenstein qui a été filmé pendant le Vendée Globe, la plus célèbre course de voiliers monocoques en solitaire et sans escale autour du monde. Le film sortira en France l’automne prochain. (P.B.) Les frais de ce voyage ont été payés par Unifrance. clap.ca

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Chargé de tristesse et de mélancolie, de beauté aussi, et ponctué de fulgurances poétiques caractéristiques du cinéaste, LE MÉTÉORE frappe l’âme et l’esprit, qu’il transperce avant de continuer sa route. (F. Lévesque, Le Devoir)

»

LE MÉTÉORE

Un film de François delisle Du même réalisateur : 2 fois une femme

sYnopsis : Pierre, un homme dans la quarantaine, purge une peine de quatorze ans de prison pour un délit de fuite mortel. Sa mère le visite chaque semaine tandis que Suzanne, sa dernière femme, tente de l’oublier et de refaire sa vie.

notes : LE MÉTÉORE est né d’un projet d’écriture inspiré par des photographies réalisées par Anouk Lessard. Le récit prend la forme d’une suite de monologues inté-

Québec rieurs livrée sur fond d’images poétiques. Le procédé original, d’abord déstabilisant puis hypnotique, laisse beaucoup de place aux images qui viennent appuyer le texte sans s’attacher strictement à la narration. Le résultat donne l’impression de toucher l’âme des personnages, de partager leur solitude. (M.L.)

GénéRiQUe : Québec. 2012. 85 min (V.O.F.). Drame écrit et réalisé par François Delisle. Mus. : The States Project. Int. : François Papineau, Andrée Lachapelle, Dominique Leduc. Stéphane Jacques, Pierre-Luc Lafontaine, François Delisle, Jacqueline Courtemanche, Noémie Godin-Vigneau, Laurent Lucas, Dany Boudreault.

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Festival des films du monde de Montréal – Prix d’interprétation masculine - Boris Szyc Festival international du film d’Arras 2011 – Prix du public

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Un polar familial et mémoriel, requérant avec habileté (à défaut de personnalité) les codes du film noir et dévidant le fil arachnéen de la réalité de cette sombre période. (X. Leherpeur, Nouvel Observateur)

LA DETTE

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Un film de Rafael Lewandowski

pologne · France GénéRiQUe : Pologne · France. 2010. 108 min (V.O.F.). Drame réalisé par Rafael Lewandowski. Scén. : Iwo Kardek et Rafael Lewandowski. Mus. orig. : Jérôme Rebotier. Int. : Borys Szyc, Marian Dziedziel, Magdalena Czerwinska.

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sYnopsis : Pawel est un jeune père de famille, qui vit entre la France et la Pologne. Son propre père est considéré comme un héros pour son implication au sein du syndicat Solidarnosc, qui a mené à la chute du régime communiste en Pologne. Mais voilà qu’une rumeur grandit : Zygmunt Kowal serait en fait un ex-collaborateur du parti. Aux accusations, le père réagit par la fuite et le silence alors que le fils est dans le déni. notes : Thriller à la fois familial et politique, LA DETTE aborde le sujet encore sensible du passé communiste de la Pologne à travers une relation père-fils basée sur l’admiration. Probablement aidé par son expérience de documentariste, le réalisateur offre une première fiction précise et rigoureuse. Le film met en lumière la décision de ce pays de n’avoir jamais procédé à une chasse aux sorcières de ses anciens communistes. Dans un registre plus intime, le film propose en même temps une réflexion sur notre besoin de héros et sur notre peine de les voir perdre leur lustre. (M.C.) clap.ca

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arts de la scène par David Cantin

CHRISTIAN LAPOINTE, ARTISTE D’EXCEPTION

2013 s’annonce comme une année charnière pour Christian Lapointe. Il vient tout juste de recevoir le mandat de codirecteur artistique du Théâtre Blanc, aux côtés du scénographe Jean Hazel. De plus, entre une participation au Mois Multi (l’audacieuse Outrage au public) et un spectacle à partir de textes de Marguerite Duras (avec Marie-Thérèse Fortin et Monia Chokri), au Carrefour international ce printemps, le directeur du Théâtre Péril monte aussi sur scène, sous la direction de Brigitte Haentjens, afin de reprendre son rôle de jeune tireur fou dans 20 novembre. Cette pièce n’a laissé personne indifférent, lors de sa création au Théâtre La Chapelle, à Montréal, en 2011. Inutile de dire qu’elle traite d’un sujet délicat et d’actualité. Le monologue s’inspire de la fusillade qui a frappé Emsdetten, en Allemagne, le 20 novembre 2006. Ainsi, le dramaturge suédois Lars Norén puise dans le journal intime d’un jeune homme de dix-huit ans, Sebastian Bosse, qui s’est donné la mort après avoir ouvert le feu sur les élèves et les professeurs de son ancienne école. Loin de vouloir faire dans le théâtre à message, ce spectacle ose plutôt l’affrontement direct avec le spectateur. Dans l’esprit de Lapointe et de Haentjens, ce texte soulève des questions sur le geste théâtral, le mur entre la scène et la salle, tout en véhiculant « une sorte de désespoir toxique », pour reprendre les mots du créateur de Québec. Bien sûr, les deux complices se connaissent depuis un bon moment déjà. Celle qui anime la compagnie de création montréalaise Sibyllines a été un des mentors de Lapointe lors de sa formation en mise en scène à l’École nationale de théâtre du Canada. Ils partagent également le choix d’une approche qui dérange, provoque et se place, au final, sous le signe d’une grande intégrité artistique.

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Pour Lapointe, c’est un défi de taille très difficile à soutenir en tant que comédien. Ici, Lars Norén se permet d’interroger notre responsabilité collective dans un drame aussi horrible et qui se répète beaucoup trop souvent. Dur monologue donc que ce 20 novembre, mais assurément une des pièces à ne pas rater cette saison à Québec.

20 novembre. Texte de Lars Norén. Mise en scène par Brigitte Haentjens. Avec Christian Lapointe. Sibyllines en codiffusion avec Recto-Verso, à Méduse du 5 au 9 mars.

L’ÉNERGIE DE KARINE LEDOYEN

Avec Harold Rhéaume, Karine Ledoyen est sans contredit l’une des figures les plus connues de la danse contemporaine à Québec. Elle a d’ailleurs été interprète pour Le Fils d’Adrien danse (l’organisme de création que dirige Rhéaume) jusqu’en 2006. Depuis la création de sa propre compagnie, Danse K par K (en 2005), elle multiplie les initiatives afin de rendre sa discipline accessible à un plus grand nombre. Le projet Osez! en est d’ailleurs un exemple concret, puisqu’il circulera dans plusieurs régions du Québec pendant une dizaine d’années consécutives. Alors que la pièce Air, en 2011, marque un certain tournant dans sa pratique, son tout nouveau spectacle, Trois paysages, joue sur les contrastes entre légèreté et pesanteur. Après avoir été présenté en primeur à Montréal, à L’Agora de la danse, en février dernier, ces trois tableaux distincts projettent une véritable réflexion, à la fois visuelle et sonore, sur le passage du temps. Toujours porté par ce besoin de se remettre en question, son univers gravite davantage vers l’irréel, le poétique, tout comme une forme de conscience collective. Dans Trois paysages, elle s’associe aux interprètes Sara Harton, Fabien Piché, Ève Rousseau-Cyr, de même qu’à Ariane Voineau, qui se placent « en interaction avec une merveilleuse machine à vent imaginée par le compositeur Patrick Saint-Denis ». Pas facile de vivre de la danse à Québec, pourtant Karine Ledoyen ne lâche aucunement prise depuis le début des années 2000. Pour reprendre ses mots, « Danse K par K diversifie ses recherches chorégraphiques en travaillant autour de la rencontre, elle unit dans des projets rassembleurs et singuliers ses aspirations artistiques à son désir de participer au développement de son milieu ». Elle se frotte ainsi à l’interdisciplinarité, intégrant parfois le théâtre, la musique, tout comme les arts visuels à ses projets. Il y a aussi ce désir de mettre à contribution des artistes « d’horizons et de territoires variés ». Ce n’est pas du tout inusité de la voir derrière des initiatives un peu atypiques comme Pour rock avec moi! (notamment avec Jérôme Minière) ou Gonfler l’histoire (un spectacle de rue pour le 400e anniversaire de Québec au bassin Louise). Toujours dans l’optique de populariser la danse contemporaine, elle devient porte-parole des saisons Danse du Grand Théâtre de Québec (de 2006 à 2010). Disons même que son dynamisme est désormais contagieux.

Trois paysages. Danse K par K / Karine Ledoyen. La Rotonde, à la salle Multi de Méduse du 10 au 12 avril. 16

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BANDE DE CANAILLES

C’est quoi au juste Canailles? En gros, un collectif de huit musiciens montréalais indiscipliné qui pratique un heureux mélange de blues, de cajun, de folk, de country et de bluegrass. L’aventure débute au mythique parc Lafontaine où ce curieux groupe d’autodidactes se rassemblent pour le simple plaisir de jouer ensemble. Un fan connu de la première heure, Bernard Adamus, les incite à entrer en studio (pour une démo vite fait), puis à sortir un premier album, avec l’aide de Socalled, sur l’excellente étiquette Grosse Boîte (Fred Fortin, Cœur de pirate, Avec pas d’casque). Paru l’an dernier, Manger du bois a reçu un accueil critique plus que favorable, mais c’est véritablement sur scène qu’il faut vivre l’expérience Canailles. Cette « famille reconstituée de huit insouciants » revient donc au Cercle à Québec, après avoir obtenu deux prix au gala alternatif de la GAMIQ (dont spectacle de l’année), ainsi qu’une invitation à prendre part au festival Montréal en lumière. Bien que le groupe chante dans la langue de Shakespeare à ses débuts (sous le nom de Drunken Sailors), le français s’impose peu à peu lorsque Daphné Brissette découvre la spontanéité et le plaisir de la musique cajun. Avec sa voix rauque, ce style s’intègre parfaitement à l’énergie fêtarde que dégage la troupe. D’ailleurs, une certaine authenticité locale est devenue la marque de commerce de cet octuor acoustique qui intègre la fougue du punk et du rock garage à ses prestations.

Canailles et Damn The Luck en spectacle au Cercle. Le 15 mars.

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S’il y a des parallèles à faire avec les chansons grivoises et réalistes de Bernard Adamus, c’est avant tout dans l’esprit convivial, la spontanéité, la petite misère au quotidien et la fête entre amis. Qu’est-ce qui distinguent alors Canailles de son mentor ou d’une Lisa LeBlanc? Le goût du métissage, les influences de la Louisiane, de même qu’une attitude, au final, franchement déjanté. Un bande de fun, quoi.

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[…] le film de Guy Édoin pose des questions essentielles sur la relation entre l’artiste et son sujet. Il s’interroge sur la manière dont l’art peut servir de thérapie pour des êtres créatifs qui trouvent difficilement un sens à leur vie. (Le Clap)

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CORNO, CORPS ET ÂME Un film de Guy édoin · Du même réalisateur : Marécages

Québec GénéRiQUe : Québec. 2011. 80 min (V.O.F.). Documentaire réalisé par Guy Édoin. sYnopsis : Ce documentaire propose une incursion dans l’univers de Corno, artiste peintre de renommée internationale. Originaire de Chicoutimi, elle est maintenant installée dans la mythique ville de New York pour y faire carrière.

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notes : Produit par Fabienne Larouche, CORNO, CORPS ET ÂME est un portrait nécessaire d’une artiste québécoise qui a consacré sa vie à la peinture. À l’aide de témoignages de gens de son entourage, le documentaire souligne le caractère tenace de l’artiste quant à son parcours qui n’a pas toujours été semé de roses. Son travail fut largement critiqué par une certaine élite artistique qui qualifiait son œuvre de simpliste et qui ne s’attardait qu’à la qualité plastique de sa toile offrant, d’après eux, peu de discours rhétorique et de réflexion profonde. En creusant cet aspect commercial du style unique de l’artiste, le film de Guy Édoin pose des questions essentielles sur la relation entre l’artiste et son sujet. Il s’interroge sur la manière dont l’art peut servir de thérapie pour des êtres créatifs qui trouvent difficilement un sens à leur vie. (P.L.)

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Stewartccroit umenque s’il peut renseigner les o gens sur leur impact sur la planète et sur ce qu’ils risquent de perdre, ils feront les changements personnels nécessaires pour sauver l’humanité malgré elle.

» RÉVOLUTION

(J. Ghomeshi, CBC News)

Un film de Rob stewart Du même réalisateur : s.o.s. requins

Canada

de la Terre. Du désastre naturel que représentent les sables bitumineux de l’Alberta jusqu’à la mort lente des récifs de coraux de Nouvelle-Guinée, en passant par la déforestation de Madagascar, l’activité humaine incontrôlée va entraîner sa propre annihilation. L’espoir réside dans chaque geste quotidien posé intelligemment par chacun d’entre nous dès maintenant. Stewart nous propose des solutions précises et des images d’une grande force évocatrice. (A.C.)

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GénéRiQUe : Canada. 2012. 86 min (V.F. de Revolution). Documentaire écrit et réalisé par Rob Stewart.

notes : À l’instar de L’Erreur boréale et de Trou Story de Richard Desjardins, le documentariste Rob Stewart nous a sensibilisés à un grave problème écologique dans S.O.S. requins, son premier film engagé : le massacre des requins à des fins commerciales. Avec Révolution, il s’attaque au défi écologique ultime : le sort de la planète entière. Pendant quatre ans, à travers quinze pays, le cinéaste a essayé de comprendre le mécanisme complexe qui menace l’écosystème

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Légendes V.F.

Version française

V.O.A. V.O.S.-T.F.

Version originale anglaise Version originale avec sous-titres français

V.O.S.-T.A. Version originale avec sous-titres anglais

Classement des films En attente de classement. Peut être vu par des personnes de tous âges. Ne peut être vu que par des personnes âgées de 13 ans et plus ou accompagnées d’une personne majeure. Ne peut être vu que par des personnes âgées de 16 ans et plus. Ne peut être vu que par des personnes âgées de 18 ans et plus.

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Festival de Cannes – Quinzaine des réalisateurs 2012 - Art Cinema Award

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Festival international du film francophone de Namur – Bayard d’or du meilleur scénario

NO est non seulement très intelligent et complexe, mais c’est un film qui vient des tripes. (R. Collin, Daily Telegraph)

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NO

Un film de pablo Larraín Du même réalisateur : santiago 73, post mortem

Chili · France · états-Unis GénéRiQUe : Chili · France · États-Unis. 2012. 118 min (V.O. espagnole avec sous-titres français). Drame réalisé par Pablo Larraín. Scén. : Pedro Peirano, d’après l’œuvre d’Antonio Skarmeta. Int. : Gael García Bernal, Alfredo Castro, Antonia Zegers. sYnopsis : Nous sommes au Chili, en 1988, sous le règne d’Augusto Pinochet qui, faisant face à une pression internationale, accepte finalement d’organiser un référendum sur la continuité de sa présidence. Pour concevoir sa campagne, le parti de l’opposition fait appel à René Saavedra, un jeune publicitaire hors du commun. Malgré la surveillance oppressante et constante des hommes de Pinochet, il accepte le contrat et organise avec son équipe un plan intrépide pour libérer son pays de l’oppression. (P.L.) Festival du film du Croisic 2012 – Prix Claude Chabrol

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Tout, des textes à la mise en scène, refuse la facilité. Le film, lui non plus, n’est pas facile. Mais ses ambiguïtés comme ses difficultés lui sont une vraie richesse. (N. Luciani, Le Monde)

TROIS MONDES

Un film de Catherine Corsini · De la même réalisatrice : partir

France GénéRiQUe : France. 2012. 101 min (V.O.F.). Drame réalisé par Catherine Corsini. Scén. : Catherine Corsini et Benoît Graffin. Int. : Raphaël Personnaz, Clotilde Hesme, Arta Dobroshi.

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L’HOMME QUI RIT mélange habilement diverses influences pour livrer un film à l’univers visuel fascinant. (D. Virgitti, Écran large)

L’HOMME QUI RIT Un film de Jean-pierre améris Du même réalisateur: Les émotifs anonymes

France · République tchèque GénéRiQUe : France · République tchèque. 2012. 93 min (V.O.F.). Drame réalisé par Jean-Pierre Améris. Scén. : Jean-Pierre Améris et Guillaume Laurant. Mus. orig. : Stéphane Moucha. Int. : Marc-André Grondin, Gérard Depardieu, Emmanuelle Seigner, Christa Theret. sYnopsis : Gwynplaine est abandonné par un trafiquant d’enfants qui a marqué son visage d’une cicatrice lui donnant une sorte de sourire permanent. À la recherche d’un gîte, le garçon sauve de la mort une fillette aveugle qui se prénomme Déa. En pleine tempête hivernale, Ursus, un forain au grand cœur, recueille les deux orphelins pour les loger dans sa caravane. Il les prend alors sous son aile et les traite comme s’ils étaient ses propres enfants. (S.D.) clap.ca

sYnopsis : Al a tout pour lui. Homme d’affaires ambitieux, il s’apprête à épouser la fille du patron qui lui cèdera la direction de son entreprise prochainement. Lors d’une célébration où l’alcool coule à flots, Al renverse un homme avec sa voiture. Pris de panique et poussé par ses deux amis, il décide de fuir sans avertir les autorités. Juliette a vu la scène de son balcon. Elle fera tout pour aider Vera, la femme du défunt, à retrouver le fuyard. notes : TROIS MONDES, de Catherine Corsini, est un suspense bien ficelé qui donne accès à différents points de vue. Les trois personnages principaux, provenant de milieux sociaux et culturels distincts, permettent à la réalisatrice d’approfondir davantage sa réflexion sur la nature du règlement de compte. Rempli d’équivoques, le spectateur pourra lui-même établir ses propres limites entre ce qu’il croit être l’œuvre du bien ou du mal. (P.L)

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Livres

par Paul Jacques

Cinéma à la page STEVEN SPIELBERG, par Richard Schickel, Éd. de la Martinière

Cet ouvrage n’est ni une biographie ni une étude spécialisée. Ce que nous offre Schickel, historien et critique de cinéma, c’est la rétrospective d’une œuvre unique qui compte 40 ans de travail et, de Duel à Lincoln, 27 films. Les commentaires, comportant des propos de Spielberg lui-même (fortement marqué par le divorce de ses parents), sont appuyés par 400 illustrations provenant en partie des archives du cinéaste. Un incontournable pour l’amateur.

L’INTERCULTURALISME, par Gérard Bouchard, Boréal

LES VISAGES DE L’HUMANITÉ, par Jean-Jacques Pelletier, Alire

Il est maintenant reconnu que le multiculturalisme canadien favorise à la fois l’individualisme et les ghettos. Pour intégrer cette immigration dont le Québec a besoin, il faut, selon Bouchard, un autre modèle qui permettrait l’affirmation combinée de la majorité culturelle et des intérêts des minorités. Un essai novateur et équilibré sur un thème trop souvent accaparé par les démagogues.

C’est depuis longtemps une évidence pour son lectorat : Pelletier excelle à mettre en scène diverses turpitudes contemporaines de la nature humaine. Le tout commence cette fois par des cadavres qu’on retrouve privés de leur visage... L’inspecteur Théberge et son ami l’écrivain Victor Prose, qui ont leurs propres problèmes, en arracheront pour débrouiller une affaire où vraiment rien n’est simple.

L’HISTOIRE DU QUÉBEC POUR LES NULS, par Éric Bédard, First

VARIÉTÉS DELPHI, par Nicolas Chalifour, Héliotrope

« Je me souviens », peut-on lire sur nos plaques d’immatriculation... Pour savoir de quoi au juste, voici un ouvrage documenté, limpide et au style vivant. En quelques pages, on trouve l’essentiel de ce qu’il faut connaître sur la Nouvelle-France, l’invasion britannique, le Bas-Canada, la Confédération, le projet indépendantiste, etc. Diverses annexes complètent le tout. De la belle ouvrage.

« Bien calé au fond des choses, confortablement terré dans le noir et la nuit, on peut maintenant, tranquille et attentif, regarder s’agiter le monde. » C’est exactement ce que fait le personnage désenchanté de ce délicieux roman. Serveur dans un manoir de banlieue, il excelle à dépister les petitesses des autres. Mais pareil jeu ne vat-il jamais susciter de réaction? Un récit aussi caustique que drôle.

LA VÉRITÉ SUR L’AFFAIRE HARRY QUEBERT, par Joël Dicker, Éd. de Fallois

DÉLIVRANCE, par Jussi Adler Olsen, Albin Michel

Primé par l’Académie française, ce roman (bien plus qu’un polar) est célébré avec raison depuis plusieurs mois par Dame Rumeur. L’affaire démarre au New Hampshire en 1975. Une jeune fille est assassinée. Que s’est-il passé exactement? New York, 2008. Un écrivain respecté est accusé du meurtre. Un ami, Marcus, auteur en panne d’inspiration, cherche à prouver son innocence : mission... possible?

Les auteurs de thrillers scandinaves ont actuellement la cote, mais Adler Olsen, après Miséricorde, Profanation et son dernier-né, est à placer au sommet. On a le plaisir de refréquenter Carl, vice-commissaire du département V, et ses deux improbables assistants. Le coup d’envoi : un message en lettres de sang trouvé dans une bouteille en Écosse. Une mauvaise blague? Un appel au secours?...

DIDEROT OU LE BONHEUR DE PENSER, par Jacques Attali, Fayard

LA THÉORIE DE L’INFORMATION, par Aurélien Bellanger, Gallimard

Quand Attali se passionne pour un grand personnage historique, on a envie de le suivre. Après Gândhî, Marx et Pascal, voici Diderot. Pourquoi? Réponse de l’auteur : « Quel plaisir de raconter la vie d’un homme immensément intelligent, puits de science, totalement libre, follement amoureux, incroyablement créatif. Et si drôle! » Un personnage moins connu que Rousseau ou Voltaire, mais fort inspirant!

Ceux qui adorent les romans à la manière Houellebecq vont apprécier. C’est une sorte d’ovni littéraire, c’est un essai romancé, c’est déjanté et cérébral, et j’ai adoré m’y abandonner. Voici donc, à travers l’histoire d’un brillant informaticien devenu richissime, l’épopée en trois phases de l’avènement de l’ère des télécommunications en France. Un saisissant commentaire sur le monde actuel.

BALTIMORE : UNE ANNÉE DANS LES RUES MEURTRIÈRES, par David Simon, Sonatine

LA REINE CLANDESTINE, par Philippa Gregory, l’Archipel

Magazine Le Clap n° 177 · mars et avril · 2013

Il y a une vingtaine d’années, Baltimore comptait l’un des taux de criminalité les plus élevés aux États-Unis. Pendant un an, le journaliste David Simon a accompagné jour et nuit les inspecteurs de la brigade criminelle. Il en a tiré un compte rendu hallucinant qui illustre ce que veulent dire les mots « jungle urbaine » À noter : la fabuleuse série Sur écoute (The Wire) en a été tirée. Dans les deux cas, un travail exemplaire.

LES SUITES POUR VIOLONCELLE SEUL, par Eric Sibling, Fides D’abord un conseil d’ami : si vous n’en avez pas, procurez-vous une ou deux versions des Six suites pour violoncelle seul de Bach. Et plongez dans cet ouvrage inclassable qui se dit « En quête d’un chef-d’œuvre baroque » et qui est à sa manière un chef-d’œuvre. On y traite avec chaleur de Bach, de sa vie, de son œuvre, de sa place dans l’histoire, de ses interprètes, etc. Un pur ravissement.

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L’Angleterre de 1464. Ses guerres. La maison de Lancastre qui s’oppose férocement au roi Édouard IV et à la maison d’York. Des amours contrecarrés par des projets d’union politique. Des secrets vitaux qu’on évente, des complots complexes, des alliances et des trahisons coûteuses. Et, dans ce joli panier de crabes, une femme luttant comme une lionne pour les siens. Captivant!

LE SAINT-CHRISTOPHE, par Dany Leclair, Québec Amérique Dès le départ, le narrateur nous avertit : « Je n’ai jamais habité au Saint-Christophe. Pourtant, j’y ai vécu. Intensément. » Le SaintChristophe? Un appartement qui représente le centre du monde, mais aussi le lieu du passage à l’état adulte pour un groupe d’amis. Une évocation des années 90. Les études universitaires, le rock et le reste. Bref, un sympathique roman d’apprentissage.

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Festival du film francophone de Tübingen - Stuttgart 2012 – Prix SACEM pour la meilleure musique originale de film

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MES HÉROS est enfin une comédie bien écrite, humaine, tendre et… solidaire. (P. Vavasseur, Le Parisien)

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Une palpitante aventure doublée d’une fable humaniste, que soulignent le raffinement du graphisme et la pertinence de l’écriture. (M. Debiesse, Les Fiches du Cinéma)

Un film de éric Besnard · Du même réalisateur : 600 kilos d’or pur

France

LE TABLEAU

Un film de Jean-François Laguionie

France · Belgique

GénéRiQUe : France. 2012. 87 min (V.O.F.). Comédie dramatique écrite et réalisée par Éric Besnard. Int. : Josiane Balasko, Gérard Jugnot, Clovis Cornillac.

GénéRiQUe : France · Belgique. 2011. 76 min (V.O.F.). Film d’animation réalisé par Jean-François Laguionie. Scén. : Anik Le Ray. Int. : Jessica Monceau, Adrien Larmande, Thierry Jahn.

sYnopsis : Maxime, un chef d’entreprise, tente de sauver sa compagnie d’ambulances en effectuant des heures supplémentaires au grand dam de sa famille. Lorsqu’il apprend que sa mère est en prison pour s’être querellée avec un policier, il s’empresse d’aller la faire sortir. Femme de caractère, elle lui révèle qu’elle s’est de nouveau disputée avec son père, ce qui oblige Maxime à la ramener chez elle. Il devra donc prendre congé de ses responsabilités pour un week-end inoubliable qui lui permettra de se souvenir d’où il vient, et ce, par l’entremise d’un invité peu ordinaire.

sYnopsis : Pour des raisons inconnues, un peintre laisse un tableau inachevé. Dans ce tableau, les personnages se divisent en trois catégories : les Toupins qui sont entièrement achevés, les Pafinis auxquels manquent quelques couleurs et, finalement, les Reufs qui ne sont que des esquisses. Se croyant supérieurs, les Toupins prennent le contrôle du royaume au grand dam des Pafinis et des Reufs. Ramo, Lola et Plume, nos trois protagonistes, décident donc de partir à la recherche du peintre pour qu’il puisse terminer son œuvre et ainsi ramener l’harmonie au sein du royaume.

notes : Écrit et réalisé par Éric Besnard, MES HÉROS est un film résolument plus personnel sur le thème de l’unité familiale. Avec une mise en scène effacée, le cinéaste laisse toute la place aux interprètes qui se livrent à cœur joie devant un scénario doté de dialogues vifs et bien sentis. Josiane Balasko déborde d’énergie en matriarche rebelle et Pierre Richard, dans un rôle secondaire, est tout simplement délicieux. (P.L.)

notes : Partant d’une prémisse très originale, Jean-François Languionie signe avec LE TABLEAU un film d’animation réjouissant, autant par sa forme que par son contenu, où la couleur est à l’honneur. Coloré et inventif, le film réussit à intégrer au récit une histoire rassembleuse sur fond de différences. Les passionnés d’art seront réjouis des multiples références au monde de la peinture. Parions que les enfants seront du coup inspirés et ressortiront leurs crayons et leurs pinceaux! (P.L)

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MES HÉROS

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La majeure partie du tournage s’est déroulé dans la véritable région de Schenectady dans l’État de New York. Ce nom amérindien se traduit par “au-delà les plaines de pins”. Il a inspiré le titre du film au réalisateur. (Le Clap)

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AU-DELÀ DES PINS Un film de derek Cianfrance Du même réalisateur : Blue Valentine

GénéRiQUe : États-Unis. 2012. 140 min (V.F. de The Place Beyond the Pines). Drame policier réalisé par Derek Cianfrance. Scén. : Derek Cianfrance, Ben Coccio et Darius Marder. Int. : Ryan Gosling, Bradley Cooper, Eva Mendes, Rose Byrne, Ray Liotta, Bruce Greenwood.

notes : Derek Cianfrance, réalisateur de Blue Valentine, retrouve Ryan Gosling pour

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STOKER

GénéRiQUe : États-Unis. 2012. 100 min (V.O.A.). Suspense réalisé par Park Chanwook. Scén. : Wentworth Miller. Int. : Mia Wasikowska, Nicole Kidman, Matthew Goode.

sYnopsis : India a dix-huit ans et vient de perdre son père dans un accident de voiture, la laissant avec une mère instable. Déjà troublée par ce décès, la jeune fille voit son existence bouleversée à nouveau par l’arrivée de Charlie, un oncle dont elle ignorait jusque-là l’existence. notes : STOKER offre une première expérience de scénariste à l’acteur britannique Wentworth Miller (Prison Break). Convaincu

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Un mélange splendidement déjanté d’Hitchcock, de gothique américain et de contemporain […] (G. Lodge, Variety)

Un film de park Chan-wook Du même réalisateur : 15 ans volés

états-Unis

concocter un récit en trois volets qui oppose d’abord un bandit notoire (Gosling) et un policier débutant (Bradley Cooper), pour ensuite suivre, quinze ans plus tard, les fils des deux hommes que le destin réunit. Le parallèle se complexifie pour atteindre des dimensions tragiques lorsque les questions d’éthique se transforment en discours sur la filiation et les conséquences des actions paternelles, assumées ou non. Le duel d’acteurs vaut à lui seul le déplacement. (A.C.)

que personne ne le prendrait au sérieux, Miller a soumis son script sous le pseudonyme de Ted Foulke, soit le nom de son… chien. D’abord et avant tout, STOKER propose la première réalisation nord-américaine d’un iconoclaste, le Sud-Coréen Park Chan-wook, auteur de la célèbre trilogie sur la vengeance qui inclut La Vengeance d’une femme et 15 ans volés. Sa douce folie cinématographique, qui allie beauté visuelle et brutalité, ne s’est vraiment pas perdue dans la transition. (N.L.)

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états-Unis

sYnopsis : Schenectady, New York. Un mystérieux et légendaire motocycliste retrouve une ancienne maîtresse qui lui a donné un fils dont il ignorait l’existence. Pour se racheter et combler les besoins de sa nouvelle famille, il quitte le cirque ambulant où il se terre pour entreprendre une série de vols de banque audacieux qui ont tôt fait d’attirer l’attention d’un policier ambitieux.


entrevue isabelle Boulay

À quatorze ans, Isabelle Boulay écrit dans son agenda scolaire : « Je ne suis pas née pour être l’esclave, mais la souveraine de mon existence ». Vingt-cinq ans plus tard, toujours fidèle à elle-même, elle revendique sa liberté créative. « J’ai une âme de conquérante », avoue-t-elle. Femme de paroles et de chansons, Isabelle Boulay est aussi femme d’images et de cinéma. Pour notre invitée, « les plus belles chansons sont de petits films ». À la veille d’une tournée européenne, Isabelle Boulay a accepté de faire un arrêt sur image pour partager son amour du cinéma. Éditions Le Clap : Quel est votre premier souvenir cinématographique? Isabelle Boulay : Mon grand-père maternel était propriétaire d’un cinéma à Murdochville. Les premiers films dont je me souviens sont Slap Shot (George Roy Hill, 1977) et E.T. (Steven Spielberg, 1982). Sinon, j’ai un souvenir des films français qu’on pouvait voir à la télévision. Les Charlots, Louis de Funès, mais surtout JeanPaul Belmondo dont j’étais totalement amoureuse. Un jour, j’ai demandé à mon père de l’inviter pour mon anniversaire. J’étais certaine qu’il viendrait, mais il n’est pas venu. Il y a quelques années, je l’ai vu à une terrasse dans un quartier de Paris. Je n’ai pas osé aller lui parler. J’avais les mêmes papillons que lorsque j’étais enfant. E.L.C. : Et que se passe-t-il par la suite? I.B. : Le cinéma est une activité que je vis avec ma mère. Elle m’amène voir des films québécois comme Bonheur d’occasion (Claude Fournier, 1983) qui m’a profondément marquée. E.L.C. : Quel est le film qui change complètement votre relation avec le cinéma?

Isabelle Magazine Le Clap n° 177 · mars et avril · 2013

BOULAY « LES PLUS BELLES CHANSONS SONT DE PETITS FILMS »

I.B. : Bleu de Krzysztof Kieslowski (1993)). J’avais vingt ans et j’en ai eu pour des semaines à m’en remettre. J’étais impressionnée par la force d’amour du personnage, un amour qui était porté par la grâce et qui n’avait rien à voir avec la dépendance. Juliette Binoche est remarquable. Bleu est un film qui ouvre le cœur. E.L.C. : Que demandez-vous au cinéma? I.B. : Tout dépend. Par exemple, j’aime vraiment les comédies. J’adore rire. Mais par-dessus tout, ce que je demande à un film, c’est de me laisser bouche bée. Je suis souvent sortie d’un cinéma sans être capable de parler et ça me faisait du bien. Je demande à un film de m’élever, de me faire sortir de moi-même et de mes limites. Lars von Trier est un cinéaste qui m’a fait cet effet avec Breaking the Waves (1996) et Dancer in the Dark (2000). Atom Egoyan m’a fendu le cœur avec son film De beaux lendemains (1997). E.L.C. : Quel genre de spectatrice êtes-vous? I.B. : Je suis très bon public, mais je déteste les films où on sent la direction. Quand je vois la mécanique, je décroche. E.L.C. : Diriez-vous que votre métier qui nécessite quand même un souci de la mise en scène vous rend encore plus sensible à cette dimension? I.B. : Tout à fait. Je connais les coulisses. J’ai eu accès à des plateaux de tournage. Je le sens lorsque cela n’est pas fluide. E.L.C. : S’il fallait identifier trois films pour avoir accès à une partie de votre continent intérieur, quels seraient-ils?

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Le cinéma vu par...

Par Serge Pallascio

I.B. : Breaking the Waves pour sa soif d’absolu et sa liberté. C’est un film qui nous fait réfléchir sur le vrai sens de l’amour. Je choisirais Sur la route de Madison (Clint Eastwood, 1995) pour à peu près les mêmes raisons. Mon troisième film serait Little Miss Sunshine (Jonathan Dayton et Valerie Faris, 2006). Je me retrouve dans cette histoire. La joie de vivre de la jeune fille et la force de vivre du grand-père vont permettre aux autres membres de la famille de s’extirper de leur mal-être. E.L.C. : Quel est le film dans lequel vous auriez aimé jouer? I.B. : J’aurais aimé jouer le rôle d’Édith Piaf interprété par Marion Cotillard dans le film La Vie en rose (Olivier Dahan, 2007). Piaf est la plus grande chanteuse au monde. J’ai pour elle une admiration sans retenue même dans ses côtés sombres. E.L.C. : Quelle est l’actrice que vous auriez aimé être? I.B. : Monica Bellucci pour sa beauté fatale et non pas pour les films dans lesquels elle a joué. Sinon, j’aimerais être Jessica Lange à cause de son immense talent. E.L.C. : Quelle est votre perception du cinéma québécois? I.B. : Notre cinéma a une signature qui témoigne de sa jeunesse avec des réalisateurs comme Xavier Dolan. Il a la qualité de ce que l’on est comme nation. Il prend son souffle large et loin.

Comme Édith Piaf, Isabelle Boulay pourrait chanter « Non! Rien de rien. Non! Je ne regrette rien ». Celle qui, adolescente, rêvait de quitter Matane pour vivre à Québec a intitulé son treizième et dernier opus Les Grands Espaces où l’on retrouve des titres comme « Partir au loin », « Voyager léger » et « Mille après mille ». Qu’on prenne note! On n’enferme pas Isabelle la conquérante dans un genre musical, encore moins dans une cage dorée. Pour l’instant, Isabelle Boulay garde en tête cette phrase d’Oscar Wilde : « Il est important d’avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue »… même lorsqu’on parcourt les grands espaces.

LE MUSÉE IMAGINAIRE D’ISABELLE BOULAY

Un auteur : Le romancier français Laurent Gaudé qui a écrit un livre magnifique, Le Soleil des Scorta. Une œuvre littéraire : Le Dur Désir de durer du poète Paul Éluard. Un musicien : Richard Desjardins. Une œuvre musicale : Un opéra du compositeur Richard Wagner. Un artiste visuel : Le peintre Michel Farruggello. Une œuvre visuelle : Mère à l’enfant de Gustav Klimt. Un lieu géographique : Un petit village de la Corse dont le nom est Veru.

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E.L.C. : Vous complétez la phrase suivante : « Si le cinéma n’existait pas… »

I.B. : Si le cinéma n’existait pas, j’aurais essayé de l’inventer. Comme la littérature et la chanson, le cinéma est une forme d’art essentielle à l’évolution humaine.

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Festival du film francophone d’Angoulême – Valois de la meilleure actrice - Adila Bendimered – Valois du meilleur acteur - Khaled Benaissa

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Sous la caméra du réalisateur algérien, la rédemption semble impossible. (A. Gbadmassi, Afrik.com)

LE REPENTI

Un film de Merzak allouache Du même réalisateur : La Baie d’alger

algérie · France GénéRiQUe : Algérie · France. 2012. 87 min (V.O. arabe avec sous-titres français de El taaib). Drame réalisé par Merzak Allouache. Scén. : Merzak Allouache. Int. : Nabil Asli, Adila Bendimered, Khaled Benaissa.

sYnopsis : Rachid, terroriste repenti, quitte les hauts plateaux d’Algérie et sort du maquis pour regagner son village. Bénéficiant d’une amnistie parce qu’il s’est rendu à la police et a remis son arme, l’ex-djihadiste s’engage dans un voyage trouble.

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notes : Merzak Allouache, surtout reconnu dans la francophonie pour ses comédies (Chouchou, Bab el web), aborde des thématiques on ne peut plus graves avec son dix-septième long métrage où s’enchevêtrent le fondamentalisme religieux, la violence, la manipulation et le culte du silence. À travers cette histoire, il dépeint sa société d’origine traumatisée par le terrorisme aveugle des années 1990, décennie surnommée à juste titre « la décennie noire ». Le réalisateur, controversé dans son pays natal, n’a d’ailleurs pas reçu le financement du ministère de la Culture, lui reprochant la teneur de ses films précédents. Ce qui ne l’a pas empêché de tourner LE REPENTI, présenté à Cannes, en 2012, dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs. (P.L.)

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Festival international du film d’animation d’Annecy 2012 – Prix du public

Ellie Saint-Amour, t.s., M.A. Thérapeute psycho-socio-spirituelle et superviseure clinique Thérapie individuelle, conjugale et familiale depuis 20 ans Anthropologie spirituelle EMDR (Reprogrammation par le mouvement des yeux pour les traumatismes psychologiques)

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Un récit riche en émotion, en humour et en poésie qui s’adresse autant aux petits qu’aux grands.

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(C. Narbonne, Première)

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COULEUR DE PEAU : MIEL Un film de Jung et Laurent Boileau

France · Belgique GénéRiQUe : France · Belgique. 2012. 75 min (V.O.F.). Film d’animation réalisé par Jung et Laurent Boileau. Scén. : Jung. Int. : William Coryn, Christelle Cornil, Jean-Luc Couchard. sYnopsis : Jung, un petit garçon abandonné par sa mère en Corée, quitte son pays natal pour la Belgique à l’âge de cinq ans, là où une famille adoptive l’attend. Avec de nouveaux frères et sœurs, il devra faire face à une dynamique familiale mouvementée et composer avec les difficultés qui viennent avec le fait d’être différent des autres.

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notes : Film autobiographique, le personnage de Jung ne relève pas uniquement de la fiction. Bédéiste qui a trouvé sa voie en Belgique, Jung Sik-Jun écrit et dessine COULEUR DE PEAU : MIEL afin d’explorer le déracinement qu’il a vécu à la suite de son adoption. Mélangeant habilement l’animation à de véritables images d’archives, le film étonne par ses sources éclectiques. D’ailleurs, ces archives accentuent formidablement les propos du récit rendu vivant par une telle animation réaliste empreinte de poésie. Bien que personnel, ce film comporte des moments à résonance universelle qui vous rappelleront vos propres expériences. (P.L)

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[…] le résultat est une œuvre aussi troublante que nécessaire [...] (Le Clap)

LES MANÈGES HUMAINS Un film de Martin Laroche

Québec GénéRiQUe : Québec. 2012. 89 min (V.O.F.). Drame réalisé par Martin Laroche. Scén. : Martin Laroche. Mus. orig. : Thomas Hellman. Int. : Marie-Evelyne Lessard, Marc-André Brunet, Normand Daoust.

sYnopsis : Étudiante en cinéma, Sophie se trouve un travail saisonnier dans un parc d’attractions. À la demande de son patron, elle accepte de tourner une vidéo promotionnelle sur son entreprise. Pleinement impliquée dans le projet, elle se met à tout filmer : son travail, son quotidien, ses amis. Très vite, elle comprend que ce projet dépasse le cadre professionnel, qu’elle est en train de déterrer un secret de son enfance.

notes : LES MANÈGES HUMAINS raconte l’histoire de Sophie, excisée à l’âge de quatre ans, qui aspire aujourd’hui à une vie sexuelle normale. En s’attaquant à cette pratique, Martin Laroche situe son film sur un terrain peu fréquenté par notre cinéma… Le résultat est une œuvre aussi troublante que nécessaire, qui témoigne d’un regard profondément sensible et attentif sur la condition des femmes. (S.G.)

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[…] une œuvre moderne et colorée, sorte de Pulp Fiction québécois, un kaléidoscope de personnages tous à la recherche de leur destin. (Le Clap)

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ROCHE PAPIER CISEAUX Québec GénéRiQUe : Québec. 2012. 117 min (V.O.F.). Film réalisé par Yan Lanouette Turgeon. Scén. : André Gulluni et Yan Lanouette Turgeon. Mus. orig. : Ramachandra Borcar. Int. : Roy Dupuis, Remo Girone, Samian, Roger Léger, Frédéric Chau, Fanny Mallette.

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sYnopsis : Quittant sa réserve pour un avenir meilleur, Boucane, un jeune Autochtone, rencontre Normand, un caïd travaillant pour la pègre chinoise. Lorenzo, un vieil Italien, n’a que très peu de temps pour exaucer le dernier souhait de sa femme mourante. Vincent, un médecin radié, tente de s’affranchir de l’organisation qui l’emploie. Trois hommes, trois destins qui se croiseront de façon inattendue un soir d’éclipse.

notes : ROCHE PAPIER CISEAUX nous plonge dans le monde caché des triades chinoises. Yan Lanouette Turgeon (11 règles, Le Revenant.) nous propose pour son premier long métrage une œuvre moderne et colorée, sorte de Pulp Fiction québécois, un kaléidoscope de personnages tous à la recherche de leur destin. (A.N.)

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Un film de Yan Lanouette turgeon


Mots croisés

n° 003

par Pier-Hugues Madore

Horizontalement 1. 2. 3. 4.

Film sur le fondateur de la compagnie Apple Légende que trois jeunes Inuits tentent de découvrir Réalisateur d’origine australienne derrière les films Le Show Truman et Le Cercle des poètes disparus Initiales de l’acteur britannique qui jouait le professeur Albus Dumbledore dans les deux premiers films d’Harry Potter – Titre du troisième film biographique sur un président américain réalisé par Oliver Stone – Nom de famille de la chanteuse et actrice vedette de Confidences sur l’oreiller 5. Prénom de l’une des muses de Woody Allen, qui a déjà été mariée à Frank Sinatra. 6. Pays où se retrouvent les animaux de zoo Alex le lion, Marty le zèbre, Gloria l’hippopotame et Melman la girafe 7. Nom de famille du réalisateur de La Neuvaine – Initiales de l’actrice du film Les Saveurs du palais 8. Nom du personnage du panda dans Kung Fu Panda – Initiales du producteur français de L’Artiste – Nom d’un personnage du film Pocahontas 9. Initiales de l’actrice britannique incarnant Dolores Ombrage dans les films d’Harry Potter – Initiales de l’acteur qui incarne Jean le Baptiste dans Jésus de Nazareth de Zeffirelli 10. Le cochon qui devient berger – Pierre Lebeau dans Les Boys ou Yves Trudel dans Elvis Gratton. Initiales de l’acteur qui incarne Nelson Mandela dans Invictus 11. Célèbre chienne vedette de six films et de quatre téléséries depuis 1943 12. L’un des chanteurs du groupe Loco Locass – Nom de famille du réalisateur de L’Arbre de vie 13. Film de 1995 réalisé par Michael Apted avec Jodie Foster et Liam Neeson – Surnom du héros indien du dernier film de Ang Lee

Verticalement A. B. C. D. E. F.

Personnage de bande dessinée créé en 1929, adapté au cinéma en 1980, par Robert Altman Personnage féminin de la Saga Twilight, la sœur de Jasper et Edward Prix du cinéma québécois – Prénom du réalisateur de Moulin Rouge Initiales de l’auteur du Vieil homme et la mer – Magicien devenu cinéaste à l’époque du muet Personnage de déficient intellectuel incarné par Sean Penn en 2001 Initiales du réalisateur de Ben-Hur (1959) – Initiales du réalisateur du film Le Bon Côté des choses – Selon Laurent Boileau et Jung, les Coréens ont la peau de quelle couleur? G. Film de Kurosawa inspiré du Roi Lear de Shakespeare H. Nom du personnage du paresseux dans la série de films L’Ère de glace – Initiales du réalisateur du film Le Labyrinthe de Pan

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I.

Film d’animation de 2012 inspiré de la première girafe envoyée en France – Initiales de l’acteur qui campe le rôle de Norman Bates dans Psycho J. Initiales de l’acteur qui incarne le thérapeute dans L’Espoir est à Hope Springs – Enfant élevé par des loups. K. Film d’animation sur Blu, un perroquet rare qui ne sait pas voler – Nom de famille du personnage de Michael J. Fox dans Retour vers le futur L. Agence gouvernementale américaine concernée dans les films Argo et Opération avant l’aube M. Prénom de la tante de Peter Parker – Nom de famille du réalisateur de Black Swan

Solution page 4

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Avec son intrigue au présent sur fond d’histoire, LE CHANT DES ONDES poursuit le rêve inachevé de ce visionnaire inclassable qu’était Maurice Martenot…

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LE CHANT DES ONDES Un film de Caroline Martel

sYnopsis : Maurice Martenot rêvait de sons qui jailliraient du silence… Au beau milieu du chaos de la Grande Guerre, le jeune radiotélégraphiste français tombe sous le charme de sonorités inouïes produites par les lampes triodes de son appareil. Il imagine un instrument qui transformera ces particules électriques en musique, sous l’impulsion directe des interprètes : les ondes musicales Martenot. Inspiré par un idéal d’expression humaine et vivante, son instrument a une sensibilité si extraordinaire que, près d’un

siècle plus tard, musiciens, artisans et ingénieurs tentent encore d’en percer les secrets.

notes : Avec son intrigue au présent sur fond d’histoire, LE CHANT DES ONDES poursuit le rêve inachevé de ce visionnaire inclassable qu’était Maurice Martenot (18981980). Ce long métrage nous fait découvrir un cercle de passionnés qui, en France comme au Québec, cherchent dans des studios, caves, laboratoires scientifiques ou ateliers, à interroger le mystère de l’instrument.

HUGUETTE OLIGNY, LE GOÛT DE VIVRE

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ITHAQUE

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Ce film est un geste d’amour envers ces êtres de parole. Mais c’est avant tout le portrait touchant d’une aînée qui nous transmet un vibrant message d’espoir avant le salut final.

Magazine Le Clap n° 177 · mars et avril · 2013

sYnopsis : Sentant la mort proche, une vieille dame qui a longtemps habité le cœur des Québécois se confie à son beau-fils, le cinéaste Pascal Gélinas. Issu du lien profond qui les unit, ce film pénètre dans l’intimité d’Huguette Oligny, une comédienne qui aujourd’hui n’a plus d’image à défendre et qui partage sa réflexion sur la souffrance, la foi et le bonheur profond qui l’habite. Dans cette quête intime, on retrouve ses enfants

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et son amie de toujours, l’écrivaine Marguerite Lescop.

notes : HUGUETTE OLIGNY, LE GOÛT DE VIVRE sera précédé du film d’animation ITHAQUE, conçu, réalisé et produit par Francis Gélinas (narration d’Huguette Oligny) et du documentaire GILLES PELLETIER, UN CŒUR DE MARIN, scénarisé et réalisé par Pascal Gélinas.

Québec GénéRiQUe : Québec. 2012. 96 min (V.O.F.). Documentaire réalisé par Caroline Martel.

GILLES PELLETIER, UN CŒUR DE MARIN

HUGUETTE OLIGNY, LE GOÛT DE VIVRE Un film de pascal Gélinas

Québec GénéRiQUe : Québec. 2012. 99 min (V.O.F.). Documentaire réalisé par Pascal Gélinas.

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ASTÉRIX ET OBÉLIX : AU SERVICE DE SA MAJESTÉ

TOUJOURS À L'AFFICHE LE 1ER MARS astérix et obélix : au service de sa Majesté (V.O.F.) Un film de Laurent Tirard

Les Criminelles (V.O.F.) Un film de Jean-Claude Lord

Jack le chasseur de géants (V.F.) Un film de Bryan Singer

Roche papier Ciseaux (V.O.F.) Un film de Yan Lanouette Turgeon

OMBLINE

BLANCANIEVES

GénéRiQUe : France · Belgique. 2012. 95 min (V.O.F.). Drame réalisé par Stéphane Cazes. Scén. : Stéphane Cazes. Mus. orig. : Cyrille Aufort. Int. : Mélanie Thierry, Nathalie Becue, Corinne Masiero.

GénéRiQUe : Espagne. 2012. 104 min (muet). Drame poétique écrit et réalisé par Pablo Berger. Int. : Maribel Verdù, Daniel Giménez Cacho, Ángela Molina, Macarena García, Pere Ponce, Sofía Oria.

Un film de stéphane Cazes

Un film de pablo Berger

Les dates de sorties sont sujettes à changement sans préavis. Veuillez vérifier l’horaire au www.clap.ca ou au 418 653-2470, poste 1.

LES SAVEUR DU PALAIS

PAULETTE

ALYAH

GénéRiQUe : France. 2012. 95 min (V.O.F.). Comédie réalisée par Christian Vincent. Scén. : Étienne Comar et Christian Vincent. Mus. orig. : Gabriel Yared. Int. : Catherine Frot, Jean d’Ormesson, Hippolyte Girardot.

GénéRiQUe : France. 2013. 87 min (V.O.F.). Comédie réalisée par Jérôme Enrico. Scén. : Jérôme Enrico, Laurie Aubanel, Bianca Olsen et Cyril Rambour. Mus. orig. : Michel Ochowiak. Int. : Bernadette Lafont, Carmen Maura, Dominique Lavanant, Françoise Bertin.

GénéRiQUe : France. 2012. 90 min (V.O.F.). Drame réalisé par Elie Wajeman. Scén. : Elie Wajeman et Gaëlle Macé. Int. : Pio Marmaï, Cédric Kahn, Guillaume Gouix, Adèle Haenel, Sara Le Picard.

Un film de Christian Vincent Du même réalisateur : Quatre étoiles

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Un film de Jérôme enrico Du même réalisateur : L’origine du monde

Un film de elie Wajeman

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Index des films Films à l’affiche n° 177 11.6

Un film de Philippe Godeau ............................................à partir du 5 avril ............. p. 11

À la Merveille

Un film de Terrence Malick .............................................à partir du 26 avril .............. p. 7

Alyah

Un film de Elie Wajeman.................................................à partir du 26 avril ........... p. 37

Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté

Un film de Laurent Tirard................................................à partir du 22 février ........ p. 31

Au-delà des pins

Un film de Derek Cianfrance...........................................à partir du 12 avril ........... p. 27

Blancanieves

Un film de Pablo Berger .................................................à partir du 1er mars .......... p. 37

Boule et Bill

Un film de Alexandre Charlot et Franck Magnier .............à partir du 19 avril ........... p. 31

Chant des ondes, Le

Un film de Caroline Martel ..............................................à partir du 15 mars .......... p. 36

Chat du rabbin, Le

Un film de Joann Sfar et Antoine Delesvaux ...................à partir du 1er mars .......... p. 31

Corno, corps et âme

Un film de Guy Édoin ......................................................à partir du 29 mars .......... p. 18

Couleur de peau : miel

Un film de Jung et Laurent Boileau ................................à partir du 5 avril ............. p. 32

Dans la maison

Un film de François Ozon ...............................................à partir du 5 avril ................ p. 5

Dette, La

Un film de Rafael Lewandowski .....................................à partir du 15 mars .......... p. 15

Ernest et Célestine

Un film de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier......à partir du 1er mars .......... p. 31

Homme qui rit, L’

Un film de Jean-Pierre Améris ........................................à partir du 29 mars .......... p. 23

Huguette Oligny, le goût de vivre

Un film de Pascal Gélinas ...............................................à partir du 12 avril ........... p. 36

Légende de Sarila, La

Un film de Nancy Florence Savard ..................................à partir du 1er mars .......... p. 31

Manèges humains, Les

Un film de Martin Laroche ..............................................à partir du 1er mars .......... p. 33

Mes héros

Un film de Éric Besnard ..................................................à partir du 15 mars .......... p. 25

Météore, Le

Un film de François Delisle .............................................à partir du 8 mars ............ p. 14

No

Un film de Pablo Larraín .................................................à partir du 15 mars .......... p. 23

Ombline

Un film de Stéphane Cazes ............................................à partir du 5 avril ............. p. 37

Paris-Manhattan

Un film de Sophie Lellouche ...........................................à partir du 8 mars ............ p. 10

Paulette

Un film de Jérôme Enrico ...............................................à partir du 19 avril ........... p. 37

Repenti, Le

Un film de Merzak Allouache ..........................................à partir du 19 avril ........... p. 30

Magazine Le Clap n° 177 · mars et avril · 2013

Révolution

Un film de Rob Stewart ..................................................à partir du 12 avril ........... p. 19

Roche papier ciseaux

Un film de Yan Lanouette Turgeon ..................................à partir du 1er mars .......... p. 33

Saveurs du palais, Les

Un film de Christian Vincent ...........................................à partir du 1er mars .......... p. 37

Stoker

Un film de Park Chan-wook ............................................à partir du 8 mars ............ p. 27

Tableau, Le

Un film de Jean-François Laguionie ...............................à partir du 1er mars .......... p. 25

Trois mondes

Un film de Catherine Corsini ...........................................à partir du 22 mars .......... p. 23

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Magazine Le Clap n°177  

MARS & AVRIL 2013 Entrevues: François Ozon (Dans la maison), François Cluzet (11.6), Isabelle Boulay (Le cinéma vu par...) Valeur sûre: 11...

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