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15 septembre au 2 novembre 2006 www.clap.ca

n° 133

Voir tous les détails à la page 36.

hjgZ SURE valeur Marie Antoinette

Un film de P h i l i p p e

Falardeau

16 nouveautés à l’affiche dont : Cheech • La Science des rêves • Sans elle • The Queen (v.f.)


Le mot de la rédaction

Rentrée en salles obscures…

Toujours au volet «séduction», la rencontre d’Helena Bonham Carter et d’Aaron Eckhart dans CONVERSATION(S) AVEC UNE FEMME est un film intimiste sur la magie de «la première rencontre»… Ses dialogues, délectables! Venue de Cannes, MARIE ANTOINETTE, notre valeur sûre, sera l’occasion de découvrir la reine guillotinée sous un autre jour: celui d’une enfant abandonnée à elle-même à la cour de Versailles. Une occa-

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CheeCh Congorama La SCienCe deS rêveS

Au chapitre des films fantaisistes, mentionnons LA SCIENCE DES RÊVES du Français Michel Gondry. Celui-là même qui «entrait» dans la mémoire affective de Jim Carrey dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind (Du soleil plein la tête). Toujours aussi inventif, ce beau fou dirige un Gael García Bernal (Carnets de voyage) des plus romantiques en amoureux lunatique… Quand on sait que sa douce est Charlotte Gainsbourg, alors là…

C’est toujours les papillons au ventre que l’équipe du magazine prépare le numéro de la rentrée qui coïncide avec le retour des chroniqueurs. Un mot pour vous dire que la série Le cinéma vu par… continuera sur sa lancée. À nouveau, Serge Pallascio rencontrera des créateurs qui partageront avec vous leurs coups de cœur sur grand écran. Pour ce premier rendez-vous, la parole revient à Nicolas Dickner, auteur du réjouissant Nikolski, un roman habité par ses personnages, des migrants en quête d’eux-mêmes entre les grands espaces de la solitude et la jungle urbaine… Ceux qui aiment décanter en groupe les films qui les ébranlent seront heureux d’apprendre que le Ciné-psy, animé par Marcel Gaumond, reprend du service. Une belle façon de voir le cinéma autrement. Dans ce numéro, le film commenté, NUIT NOIRE 17 OCTOBRE 1961, suscitera une réflexion sur la guerre et les erreurs qui se répètent. Par ailleurs, Pierre Blais, David Cantin et Paul Jacques vous aiguilleront en matière de découvertes de disques, d’arts visuels, de créations théâtrales et de livres. Auteur de 5-Fu, un recueil de courtes nouvelles sur sa lutte contre le cancer, Pierre Gagnon prête sa plume pleine d’esprit à Vie de cinéphile, une série de capsules où il croquera en mots l’air du temps dans les salles de ciné…

ConverSation(S) aveC une femme

Loin de nous l’idée de réécrire à quel point nous sommes fébriles en concoctant ce menu cinéma. N’empêche que oui, c’est drôlement stimulant de prévisionner ces films qui feront jaser autour de la machine à café pendant les prochaines semaines. Et «de beaux produits» pour parler en langage immobilier, il y en a dans cette programmation où les films québécois ont la part belle. Après les comédies de l’été, quatre films (CHEECH, CONGORAMA, SANS ELLE et LA VIE DES GENS HEUREUX) et autant de réalisateurs abordent les thèmes de la filiation et de la quête identitaire en plus de présenter des regards profonds sur les liens père-fils et mère-fille.

sion fabuleuse de visiter les antichambres du château construit sous Louis XIV pour ceux qui n’y sont jamais allés. Autre incursion dans une cour qui elle n’a pas le choix de s’adapter à son époque, THE QUEEN (V.F.) raconte la polémique autour des funérailles de la princesse Diana. Interprète de la reine Elizabeth, personnage au cœur de ce drame intime et d’État, Helen Mirren récoltera sûrement une nomination pour l’Oscar de la meilleure actrice avec sa prestation exceptionnelle.

Bon cinéma!

the queen

La rentrée, un sujet obligé! Que voulez-vous? La rentrée, certains l’exècrent, d’autres en rêvent à partir de la mi-août. C’est notre cas. Parce que, quoiqu’en pensent certains, cette période effervescente ne signifie pas seulement la fin des vacances et le retour du boulot-métro-dodo. La vie serait plate en titi! Non, la rentrée correspond plutôt à une bacchanale de pellicule. Des tonnes de pellicule…

S.B.-H.

Magazine Le Clap n° 133 · du 15 septembre au 2 novembre 2006 –

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Magazine Le Clap nº 133 Du 15 septembre au 2 novembre 2006

La valeur sûre VIE dE CINéPhILE par Pierre Gagnon

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La projection allait commencer lorsque j’ai sorti mon paquet de papiers-mouchoirs. J’ai découpé une feuille en deux, fait deux boules que j’ai enfouies dans mes narines. J’ai le pressentiment que le flacon de Shalimar assis devant a l’intention de rester jusqu’au générique.

MARIE ANtOINEttE L’adolescence n’a plus de secret pour Sofia Coppola. De l’histoire des sœurs Lisbon suicidées (The Virgin Suicides) à celle de la petite archiduchesse autrichienne qui fait ses premiers pas à Versailles, la réalisatrice nous rappelle qu’il faut que jeunesse se passe… peu importe l’époque.

eNtrevues Entrevue avec Philippe Falardeau, réalisateur du ilm CONGORAMA par Serge Pallascio

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Seulement deux longs métrages à son actif, mais déjà une signature. Une vraie. Philippe Falardeau qui a présenté son CONGORAMA à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en revient-il différent? Y a-t-il un avant et un après la grand-messe du cinéma? Réponse en page 6.

prOgraMMatiON 5 50 51 54

Nos ilms Courts tout court Calendrier Index

services et privilèges du clap 28 36

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Entrevue avec Jean-Claude Labrecque par Serge Pallascio

Jean-Claude Labrecque est le secret le mieux gardé du cinéma québécois. En 40 ans de carrière, ce fils de Québec n’a jamais oublié cette ville à laquelle il s’apprête d’ailleurs à rendre hommage dans Québec intra-muros. Dans un reportage photo, il partage ses vues préférées de Québec, la photogénique, avec les lecteurs du Magazine Le Clap.

chrONiques 14 18 22 24 26 38 46

Arts visuels par David Cantin Ciné-psy par Marcel Gaumond Arts de la scène par David Cantin Bandes sonores par Pierre Blais Clap sur le monde par Pierre Blais Livres par Paul Jacques Le cinéma vu par... par Serge Pallascio

Info-ciné Privilèges de l’Abonne-Clap

UNE PUBLICATION DES ÉDITIONS LE CLAP

Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec, 3e trimestre 1987 ISSN : 1209-7012 Le Magazine Le Clap est publié 7 fois par année par les Éditions Le Clap. Impression Quebecor distribution Affiche tout Contrôle de la distribution Marie Dubé



éditeurs directeur général directeur de production Adjoint à la production Rédactrice en chef Infographiste Programmation Supervision artistique Marketing Réviseure Chroniqueurs

Michel Aubé, Michelle Dubé Michel Aubé Robin Plamondon Simon Leclerc Stéphanie Bois-Houde Marie-Lyne Mercier Michel Aubé Michelle Dubé Gabriel Bérubé-Pelletier Marie Chabot Pierre Blais, David Cantin, Pierre Gagnon, Marcel Gaumond, Pâris Harnais, Paul Jacques, Serge Pallascio

Pour nous joindre Téléphone Courriel Site Internet

653-2470 leclap@clap.ca www.clap.ca

PUBLICITÉ 418 653-2470 ou 1 800 361-2470 Marie Dubé, poste 210 Gabriel Bérubé-Pelletier, poste 226 tirage 100 000 exemplaires 500 points de distribution

LE CINéMA LE CLAP • 2360, chemin Sainte-Foy, bureau 370, Québec (Québec) G1V 4h2 (la pyramide) en face de l’Université Laval

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CONGORAMA Un film de Philippe

Falardeau · Du même réalisateur: La Moitié gauche du frigo

Canada · Belgique · France Générique: Canada · Belgique · France. 2006. 105 min. (V.O.F.) Comédie dramatique écrite et réalisée par Philippe Falardeau. Mus. orig.: Jarby McCoy. Int.: Olivier Gourmet, Paul Ahmarani, Jean-Pierre Cassel, Claudia Tagbo, Arnaud Mouithys, Lorraine Pintal, Gabriel Arcand.

Synopsis: Un inventeur Belge, Michel, apprend qu’il a été adopté en 1958.

Né dans une grange au Québec, une religieuse l’aurait remis à ses parents adoptifs pendant l’Exposition universelle de Bruxelles. En voyage d’affaire au Québec, Michel s’arrête ensuite à Sainte-Cécile à la recherche de sa famille biologique. Là-bas, il rencontre Louis, lui-même à la recherche de son père disparu sans laisser d’adresse. Au volant d’une voiture hybride, ce dernier accepte de renconduire Michel à Montréal après son pélerinage infructueux. Un accident provoqué par une autruche sortie de nul part change le cours de leurs vies.

Notes: Six ans séparent La Moitié gauche du frigo (2000), premier long

métrage de Philippe Falardeau, de CONGORAMA, une œuvre positivement singulière confirmant le statut d’auteur de son réalisateur. À l’heure où la télévision étire les tentacules de son influence jusqu’au grand écran, le road movie transatlantique de Falardeau reflète une réjouissante originalité sur le plan de son écriture très cinématographique. Son CONGORAMA sort donc définitivement des ornières du déjà-vu. Grâce à des intrigues secondaires que nous nous abstiendrons de vous dévoiler afin de préserver le suspense de ce grand brassage de thèmes chers à Falardeau, disons que sa toile de fond est en premier lieu la relation père-fils. Une relation que le cinéaste dissèque à travers le dévouement de Michel (Olivier Gourmet à son meilleur) www.clap.ca

envers son père adoptif handicapé ( Jean-Pierre Cassel prostré dans un fauteuil roulant) et la curiosité de Louis (Paul Ahmarani bien dirigé) à l’endroit de son paternel disparu, un Jesus freak comme l’appelle le curé de SainteCécile (formidable Gabriel Arcand en prêtre de son temps, ultra-pragmatique). Le lien qui unit le petit Jules, le fils que Michel a eu avec Alice, son épouse congolaise, sert aussi au cinéaste pour questionner les notions abstraites de l’identité et de l’attachement. L’enfant à la peau noire d’un homme à la peau blanche s’interroge certainement autant qu’un homme qui apprend que celui qu’il croit son père ne l’est pas vraiment. Jamais lourd, malgré les questions qu’il pose, CONGORAMA se démarque par son ton insolite — un humour décalé mâtiné de cynisme —, un ton déjà revendiqué par Falardeau dans son premier ouvrage sur les hauts et les bas d’un chômeur filmé par un ami. Comme dans La Moitié gauche du frigo, Falardeau, ancien participant à La Course destination monde, en profite pour passer ses messages — sans aucun didactisme — sur sa perception du rapport Nord-Sud et l’importance de se pencher sur les enjeux environnementaux et écologiques de l’heure. Outre la superbe photo d’André Turpin et la bande-son entraînante de Jarby McCoy, le plaisir de visionner CONGORAMA n’a d’égal que le processus de mûrissement que l’on devine derrière ce film aussi réussi qu’achevé. (S.B.-H.) «Solides (Olivier Gourmet et Paul Ahmarani), ils le sont. Autant que le scénario méli-mélo que le magicien Falardeau tisse avec un doigté rare.» (g. Carignan, Le Soleil)

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par

Serge Pallascio

« le tournage est une libération! » Entrevue avec Philippe Falardeau

Le film est un rêve projeté dans la salle en noir sur la toile de notre conscience. Le rêve est un film projeté la nuit sur la toile de notre inconscient. Lorsqu’il était adolescent, les rêves de Philippe Falardeau se terminaient par des génériques. «Il y avait une image, puis des lettres qui formaient des mots et là je me réveillais sans savoir ce que cela voulait dire.» Porté par les ailes de son rêve, le cinéaste a fait la clôture de la Quinzaine des Réalisateurs, lors du festival de Cannes, en mai dernier, avec CONGORAMA, un long métrage au titre étrange et onirique. Propos d’un cinéaste bien éveillé. Congorama, le titre «CONGORAMA est un espace psychologique où tous les personnages se rencontrent. CONGORAMA a autant de rapport avec le Congo que Chinatown de Polanski a de rapport avec la Chine.» Congorama, les comédiens «Paul Ahmarani est le comédien le plus sous-estimé. Il peut jouer à peu près n’importe quoi avec un naturel désarmant. J’aurai toujours un rôle pour lui dans mes films, si petit soit-il. Le choix d’Olivier Gourmet a nécessité près de 40 auditions, mais je savais qu’avec lui je pouvais créer Philippe falardeau des situations totalement humoristiques en jouant sur le décalage entre la véracité de son jeu et l’absurdité des situations.» Congorama, le tournage «J’exerce un métier que je ne pratique presque jamais. J’écris pendant dix-huit mois. Je fais de nombreux voyages. Le tournage est pour moi une libération. Je suis calme. Le tournage, c’est aussi limiter les dégâts. Dans ma tête, le film est parfait mais, sur le plateau, il y a toutes sortes de contraintes et, parmi celles-ci, ma propre inexpérience.»

Congorama, éloge de la coïncidence «Les films à destins croisés me touchent beaucoup parce qu’ils ressemblent à la vie. Au cinéma, on a moins de tolérance pour les coïncidences. Dans la vie de tous les jours, il se passe des choses hallucinantes et pourtant on ne se demande pas si c’est vraisemblable ou non. Au cinéma, il faut être prudent avec les destins croisés parce que, à un moment donné, on teste la crédibilité du film auprès du spectateur. Ce qui est vrai dans la vie n’est pas nécessairement vraisemblable au cinéma.» Congorama, la recherche du père «Alors que j’écrivais le scénario de CONGORAMA, je voyais sortir des films qui abordaient le même thème. J’étais un peu découragé. Mais un compositeur de chansons va-t-il cesser d’écrire des chansons d’amour sous prétexte qu’il y en a déjà une multitude qui aborde ce sujet? Ce qui est surprenant, c’est qu’il y ait tant de films récents qui abordent ce sujet. Il faut croire que c’est un “sujet porteur”. De toute façon, je le traitais de façon essentiellement ludique. Je n’avais pas de prétention dramatique même si certaines scènes fonctionnent sur ce registre. Par exemple, les fils n’ont que pas ou peu de relations avec leurs pères biologiques. La paternité est plutôt abordée au sens figuré. Les hommes essaient de se forger une identité à travers ce qu’ils vont créer, que ce soit une invention technique ou un roman. Comme si la paternité intellectuelle suppléait la paternité biologique.» Congorama, la photo «Cette photo résume tout le film dont le thème est le rapport au père. Le personnage porte son père, un écrivain connu devenu hémiplégique à la suite d’une thrombose. Il habite maintenant avec ce fils et l’épouse congolaise de ce dernier. On n’échappe pas à ses origines.»

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Librairie La Liberté Une nouvelle rentrée littéraire s’amorce…

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d’inquiétudes, c’était un moment intime. J’avais l’impression d’être un patriarche le dimanche après-midi à la campagne qui regarde s’amuser sa famille et ses petits-enfants. Je me sentais serein.» Quelque part entre le cinéaste anglais Ken Loach («mais en moins sombre», précise-t-il) et le cinéaste américain Robert Altman («mais je n’ai pas son talent», s’empresse-t-il d’ajouter), Philippe Falardeau poursuit sa route avec lucidité. De sa participation à la Quinzaine des Réalisateurs, il retient que, la prochaine fois, il saura mieux se positionner par rapport au Festival de Cannes, un évé-

Jean-Pierre Cassel et olivier gourmet, une photo qui résume le ilm selon P. falardeau

Congorama et Cannes, la valeur ajoutée «Dans un contexte de performance, il faut avoir une valeur ajoutée lorsqu’on sort un film. On n’a pas tous les mêmes moyens financiers. Paul Ahmarani et Olivier Gourmet ne sont pas de grandes vedettes. Je ne suis pas Denys Arcand. Il fallait donc quelque chose de plus. Pour CONGORAMA, la sélection du film par la Quinzaine des Réalisateurs a représenté cette valeur ajoutée. Le film a bénéficié d’une visibilité qui aurait autrement coûté plusieurs centaines de milliers de dollars.» Congorama, le plus beau souvenir cannois «Il était quatre heures du matin. Le party de clôture de la Quinzaine des Réalisateurs était terminé et on s’est retrouvé devant le petit Majectic, un bar où on peut faire la fête même dans la rue. J’étais entouré de mes amis et de mon équipe après trois ans de travail. Je les ai regardés et j’ai été envahi par un sentiment de satisfaction et d’amitié profonde. Après une semaine de glamour, d’entrevues et

olivier gourmet et Paul ahramani

nement qui, selon lui, «célèbre davantage la démesure que le cinéma». Reste CONGORAMA, regard ludique et fascinant où des destins se croisent sans se connaître, se recroisent et se reconnaissent le temps d’une fraternisation pour ensuite reprendre chacun son chemin. Ainsi va l’humanité, errant dans un univers mondialisé en quête d’une identité…

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Festival international du Film de tokyo 2005 — meilleure actrice - Helena BonHam carter - Prix sPécial du jury

CONVERSATION(S) AVEC UNE FEMME Un film de Hans

Canosa · Du même réalisateur: Alma Mater

Royaume-Uni · États-Unis Générique: Royaume-Uni · États-Unis. 2005. 84

min. (V.O.S.-T.F. de Conversations with Other Women) Comédie dramatique réalisée par Hans Canosa. Scén.: Gabrielle Zevin. Mus. orig.: Jeff Eden Fair et Starr Parodi. Int.: Helena Bonham Carter, Aaron Eckhart, Erik Eiden, Nora Zehetner.

Synopsis: Elle a un besoin urgent de fumer une cigarette. Lui l’observe, amusé. Il la suit, la flirte. Ils assistent tous les deux à un mariage. S’ils se sont déjà connus dans une autre vie, ils doivent refaire connaissance...

Notes: Un homme et une femme s’ennuient lors de la réception d’un

mariage. N’allez pas vous méprendre, CONVERSATION(S) AVEC UNE

FEMME n’est pas une énième histoire d’adultère. Hans Canosa, le réalisateur, signe plutôt un coup de foudre sous la forme d’un dialogue en mode séduction. De «l’anti-romance conventionnelle». Dès l’ouverture du film — un gros plan sur un paquet de cigarettes, le déclencheur de ce flirt —, un ton sexy, actuel, s’impose. Entre elle, une fumeuse mariée à un cardiologue plus âgé (!), et lui (Aaron Eckart), un avocat qui a une liaison avec une danseuse de 22 ans, le courant passe, les électrise. Elle, c’est Helena Bonham Carter, l’œil charbonneux, la chevelure nouée en héroïne victorienne qu’elle a jouée, à ses débuts, dans Chambre avec vue. Lui, c’est Aaron Eckart, un sourire ravageur. Auparavant acteur au théâtre, Eckart, avec le metteur en scène Neil LaBute, a pivoté vers le cinéma. Ensemble, ils ont tourné En compagnie des hommes et Nurse Betty. Plus qu’une idylle, dont on suit la progression pendant la nuit de noces qui n’est pas la leur, CONVERSATION(S) AVEC UNE FEMME est un défi technique puisque le film a été tourné en split screen (écran divisé). Ce procédé permet de saisir ce qui autrement est invisible à l’écran. Chaque réaction, même le plus petit froncement de sourcils des acteurs y est capté, amplifiant ainsi l’attirance entre ces trentenaires qui ont une histoire à boucler. À moins qu’il ne fabule et qu’elle joue son jeu. S’il fallait citer une seule œuvre dans le genre — sans le travail à l’écran et les angoisses moins «adultes» — , Before Sunset (avec Ethan Hawke et Julie Delpy) saurait supporter le comparatif grâce à cette atmosphère commune de séduction teintée de quelques notes de déceptions amoureuses. Des pointes envoyées juste et l’envie perceptible d’effleurer l’autre — il faut voir Eckart sentir la nuque de Bonham Carter —, les palpitations sont nombreuses en regardant ce couple se (re)former, glisser en pente douce vers la jalousie et se questionner non sans humour sur son rapport au corps. Un coup de cœur! (S.B.-H.) «Helena Bonham Carter et Aaron Eckhart (Erin Brockovich) sont magnifiques et extraordinaires de simplicité.» (i. massé, La Presse)

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MARIE ANTOINETTE Un film de Sofia

Coppola · De la même réalisatrice: Traduction infidèle

hjgZ SURE valeur États-Unis Générique: États-Unis. 2006. 123 min. (V.F.) Drame biographique écrit et réalisé par Sofia Coppola d’après la biographie Marie-Antoinette de Antonia Fraser. Mus. orig.: Jean-Benoît Dunckel, Nicolas Godin et Steven Severin. Int.: Kirsten Dunst, Jason Schwartzman, Rip Torn, Judy Davis, Steve Coogan, Marianne Faithfull.

Synopsis: Madame Antoine, comme on l’appelle à la cour de l’impératrice

Marie-Thérèse, sa mère, a à peine quatorze ans lorsqu’elle quitte Vienne pour Versailles. Aussi charmante qu’indisciplinée, la jeune fille épouse en grande pompe le dauphin de France, Louis-Auguste, petit-fils de Louis XV. Trop tôt enlevée au giron familial, la cadette des Habsbourg s’ennuiera vite auprès de ce mari bon, mais pataud, qui tarde à la féconder. En plus des humiliations de la cour — dont la victoire de la Du Barry, la putain du roi, qu’elle doit saluer pour préserver les faveurs de celui qu’elle nomme papa-roi —, MarieAntoinette souffre surtout de «l’impuissance» de son époux et des remontrances de sa mère qui la surveille de Vienne grâce à Mercy-Argenteau, l’ambassadeur d’Autriche à Versailles. Pour oublier sa détresse et la rigidité de l’étiquette, la jeune dauphine devenue reine s’étourdit dans les fêtes à l’Opéra de Paris, s’éprend du comte de Fersen et se crée un monde à part au Trianon et au hameau, sa fermette. Sans le savoir, la reine forge elle-même l’image de «l’Autrichienne» que le peuple viendra huer au balcon de Versailles…

Notes: C’est en apothéose que Sofia Coppola clôt son triptyque sur l’ado-

lescence avec MARIE ANTOINETTE, une synthèse serrée et fastueuse des années «d’initiation» au métier de reine d’une jeune fille qui n’était pas préparée à affronter les courtisans teigneux de Versailles. Qu’on soit une future www.clap.ca

reine de France ou une jeune fille de la banlieue américaine (en référence à The Virgin Suicides), Coppola ne voit pas de différence: les étapes normales de l’adolescence comme la séduction et le désir de plaire importent plus que les obligations. C’est dans le contexte hostile d’une cour réglée par une étiquette rigide que doit «grandir» Marie-Antoinette. Un destin que la réalisatrice raconte avec un souffle épique digne de Stanley Kubrick avec Barry Lyndon. Ainsi, Coppola, fille, rend, en temps presque réel, la lourdeur des rituels royaux et l’ennui que ce ballet de courbettes distille. D’où l’audace pertinente de juxtaposer à ce récit respectueux de la chronologie une bande-son rock (dont Ceremony de New Order) qui colle à l’intensité d’une période de la vie où chaque battement accéléré du cœur est ressenti comme le dernier. Outre sa luminosité éthérée, ses images au flou artistique léché à la Gainsborough et les décors naturels du château de Versailles, MARIE ANTOINETTE surprend par sa modernité, son refus du statisme, sa révolte sous-jacente et l’incroyable métamorphose de Kirsten Dunst d’enfant ingénue à reine quittant pour la dernière fois Versailles à l’aube… de la Révolution. (S.B.-H.)

«Entre la figure historique, son interprète et la cinéaste, s’opère, sous nos yeux, une rare alchimie [...] Cette osmose troublante et émouvante scelle le plaisir que l’on prend à ce formidable film [...]» (m. rebichon, Studio)

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lES FOUS dU ROI

Un film de Steven

Zaillian · Du même réalisateur: Searching for Bobby Fisher

États-Unis Générique: États-Unis.

2006. 129 min. (V.F. de All the King’s Men) Drame écrit et réalisé par Steven Zaillian d’après le roman de Robert Penn Warren. Mus. orig.: James Horner. Int.: Sean Penn, Jude Law, Kate Winslet, Patricia Clarkson, James Gandolfini, Mark Ruffalo, Anthony Hopkins.

Synopsis: Politicien sudiste pendant les années 30, Willie Stark est un homme intègre, convaincu qu’il faut lutter contre la corruption. Sincèrement épris de justice, ce tribun populaire prêche pour les droits des plus pauvres. Or, le pouvoir le grise et Stark se détourne peu à peu de ses grands idéaux... Loin d’être le modèle de vertu qu’il prétendait, il tait même des vérités à son sujet qui nuiraient à sa carrière, des faits sur lesquels le journaliste Jack Burden enquête...

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Notes: Remake d’un film de Robert Rossen (1949), LES FOUS DU ROI est le troisième long métrage de Steven Zaillian. Plus connu à titre de scénariste (Gangs of New York de Martin Scorsese, La Liste de Schindler de Steven Spielberg), le cinéaste, dès sa première réalisation, A Civil Action, traduisait sa conception critique des errances de la politique américaine et des scandales sous-jacents. Métaphore de l’affrontement entre David et Goliath, ce film relatait un procès intenté contre une multinationale par un avocat ( John Travolta) représentant les familles d’enfants atteints de leucémie après avoir bu de l’eau contaminée par des déversements illégaux de produits chimiques. À nouveau, il s’intéresse aux rapports de force, plus précisément à l’ascension, puis à la chute d’un politicien convaincu qu’il peut à lui seul changer le monde. Sauf que l’homme, malgré ses principes, finit par céder à l’appel des sirènes de la corruption et s’y perd. Tiré du roman de Robert Penn Warren (prix Pulitzer, en 1947), LES FOUS DU ROI qui s’inspirait de la vie d’un gouverneur démocrate de la Louisiane, Huey Pierce Long, décrit la métamorphose de Willie Stark interprété par Sean Penn, l’un des acteurs les plus politisés de Hollywood et détracteur militant des républicains de George W. Bush. Acteur aussi doué qu’engagé, Penn exprime son désenchantement à travers ses rôles, dont celui de Sam Bicke, l’Américain moyen désillusionné après l’affaire du Watergate, qu’il jouait dans L’Assassinat de Richard Nixon. Sous la direction de Zaillian qu’il a rencontré sur le tournage de L’Interprète (Zaillian signait le scénario du film de Sydney Pollack), il compose un Willie Stark à la gueule de Jimmy Hoffa qui, comme le radical président des Teamsters, en vient à pourrir de l’intérieur. Sa garde rapprochée est formée des acteurs Jude Law (Closer), Kate Winslet (Titanic), James Gandolfini (The Sopranos), Patricia Clarkson (Good Night, and Good Luck.) ainsi qu’Anthony Hopkins (Silence of the Lambs). Une saga portée par «Citizen Penn». (S.B.-H.)

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lA SCIENCE dES RÊVES Un film de Michel

Gondry · Du même réalisateur: Du soleil plein la tête

France Générique: France. 2006. 105 min. (V.F. de The Science of Sleep) Comé-

die fantaisiste écrite et réalisée par Michel Gondry. Mus. orig.: Jean-Michel Bernard. Int.: Gael García Bernal, Charlotte Gainsbourg, Alain Chabat, Miou-Miou.

Synopsis: Artiste rêveur, Stéphane Miroux vient travailler à Paris dans

une entreprise qui fabrique des calendriers. Lors de son déménagement, il fait la connaissance de sa voisine de palier dont il tombe amoureux. Attirée par le jeune homme et son côté farfelu, Stéphanie, la voisine, finit par reculer devant son excentricité. Stéphane va alors tenter de résoudre ce problème en mettant à profit son imagination.

Notes: Après Human Nature et Eternal Sunshine of the Spotless Mind (Du soleil plein la tête), tous les deux réalisés aux États-Unis, Michel Gondry tourne pour la première fois chez lui, en France et à Paris. Comédie douce-amère, qui sait être à la fois burlesque et mélancolique, LA SCIENCE DES RÊVES avance au rythme des fantaisies oniriques de son personnage principal, Stéphane, doux rêveur romantique qui a tendance à mélanger la réalité avec ses songes. On reconnaît sans trop de mal l’alter ego du réalisateur — il revendique la nature autobiographique de sa fable — à travers un Gael García Bernal qui nous conquiert grâce à son personnage lunaire et attachant. D’une fraîcheur toute naturelle, Charlotte Gainsbourg joue la voisine, d’abord séduite, puis décontenancée par notre héros cyclothymique et complexé. Quant à Alain Chabat, l’acteur transmet sa verve et son humour à son rôle de collègue de travail rustre, mais sympathique. C’est alors l’occasion de dialogues irrésistibles et de scènes comiques. En plus des allures de conte poétique, Gondry enrichit son film de trouvailles visuelles où l’on sent l’inspiration de ses vidéoclips. Animations, collages et effets numériques viennent illustrer l’imaginaire de Stéphane dans des séquences qui nous plongent dans un univers naïf et cocasse: poursuite de voitures en carton, mains devenues démesurément gigantesques… Ce côté bricolage expérimental confère au film sa singularité et le caractère unique d’une œuvre artisanale. Composée de musiques et de chansons au ton un peu mélancolique, la bande-son n’est pas étrangère à la réussite d’une œuvre originale dont le parfum légèrement suranné n’est pas sans évoquer certaines comédies françaises des années 70. Non sans regret, on quitte le film et ses personnages avec l’étrange sensation de sortir d’un rêve éveillé. Assurément la preuve du talent d’un auteur qui signe, ici, de manière touchante, son œuvre la plus intime et personnelle. (P.H.) «Gondry livre ici les clés de son univers pour mieux le réinventer.» (t. Cheze, Studio) «[...] d’une beauté et d’une drôlerie étranges» (t. Sotinel, Le monde)

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CHEECH Un film de Patrice

Sauvé

Québec Générique: Canada. 2006. 104 min. (V.O.F.) Comédie noire réalisée par Patrice Sauvé. Scén.: François Létourneau. Mus. orig.: Normand Corbeil. Int.: Maxime Denommée, Anick Lemay, François Létourneau, Fanny Mallette, Patrice Robitaille. Synopsis: Ron est un proxénète qui dirige une agence d’escortes

avec Maxime, son bras droit. Les problèmes commencent le jour où il se fait voler son répertoire de filles qui travaillent pour lui. Il soupçonne immédiatement son compétiteur, Cheech, de lui avoir volé son book. De plus, il commence à douter de la fidélité de Jenny, la plus rentable des filles de l’agence. Pendant ce temps, Olivier, sur la recommandation de son voisin, fait appel à l’agence et contacte Stéphanie. Aimée secrètement par Maxime, cette dernière remet en question sa vie et semble au bord du suicide…

Notes: Deuxième pièce de théâtre du comédien et dramaturge François Létourneau, Cheech (les hommes de Chrysler sont en ville) a connu un beau succès à Montréal avant d’être présentée par la suite au Carrefour international de théâtre de Québec, mais aussi en Allemagne, en Irlande et en Australie. Ancien étudiant du Séminaire Saint-François de Québec, Létourneau est sur le point de devenir une plume incontournable parmi les auteurs québécois de théâtre, de télé et maintenant au cinéma. On lui doit la pièce Stampede, la série Les Invincibles et, bientôt, l’adaptation cinématographique de Putain de Nelly Arcan. Sa pièce CHEECH a séduit à la fois la productrice Nicole Robert et le réalisateur de Grande Ourse, Patrice Sauvé; au point de rassembler pour le film presque tous les comédiens originaux de la pièce afin de transposer fidèlement l’univers glauque et ironique du marché du sexe (dirigeants, prostituées et clients) si bien dépeint par Létourneau. La distribution réunit une fois de plus Létourneau et Robitaille (Québec-Montréal, Les Invincibles), aux côtés de comédiens montants comme Fanny Mallette et Maxime Denommée, vus aussi dans la télésérie Grande Ourse. Viennent s’ajouter également Maxime Gaudet et Anick Lemay, celle-ci reprenant le rôle de Jenny, tenu à l’origine par Kathleen Fortin. Des rôles imaginés pour la version cinéma, joués entre autres par Gilles Renaud et Normand L’Amour, complètent la distribution. Sauvé aura assurément profité des nombreuses heures de répétition de ceux qui s’étaient facilement approprié ces rôles marginaux sur scène. Désespoir, trahison, solitude, mais aussi, et surtout, besoin d’aimer et d’être aimé: voilà ce qui nourrissait la pièce, et qui devrait rassasier tout cinéphile avide de bons scénarios apparentés à un genre que les frères Coen, il n’y a pas si longtemps, maîtrisaient si bien. À voir. Avant le retour télévisuel des Invincibles, en janvier 2007! (P.B.)

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THE QUEEN (V.F.)

Un film de Stephen

Frears · Du même réalisateur: Dirty Pretty Things (Loin de chez eux) Notes: Tony Blair était loin de se douter qu’il serait

Royaume-Uni · France · Italie Générique: Royaume-Uni · France · Italie. 2006. 97 min. (V.F. The Queen) Drame biographique réalisé par Stephen Frears. Scén.: Peter Morgan. Mus. orig.: Alexandre Desplat. Int.: Helen Mirren, James Cromwell, Sylvia Syms, Michael Sheen. Synopsis: Printemps 1997, Tony Blair entre au 10 Downing Street. Le 30 août, quelques semaines après son élection, le premier ministre est confronté à une crise importante, la mort de la princesse Diana. Divorcée du prince de Galles (futur roi d’Angleterre) depuis un an, celle que Blair appellera la princesse du peuple a péri dans un crash dans le tunnel du pont de l’Alma, à Paris. Du château de Balmoral où la famille royale est retirée, la reine Elizabeth annonce, qu’à la demande des Spencer, les funérailles seront privées. En deuil, les Britanniques pleurent leur «princesse» et ne comprennent pas le silence des Windsor. Pendant les sept jours suivant la mort brutale de la jeune femme — du rapatriement de sa dépouille à son inhumation à Westminster —, Tony Blair, le prince Charles et la reine se livrent à un ballet diplomatique où les entorses à l’étiquette et les compromis sauveront la face de la monarchie.

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au centre d’une crise monarchique sans précédent — depuis l’abdication du prince de Galles pour épouser la roturière Wallis Simpson — lorsqu’il a pris le pouvoir. La reine n’imaginait certainement pas que le fiasco du mariage de son fils avec Diana Spencer finisse en drame d’État autour de ses funérailles. Une célébration privée ou en grande pompe? C’est la question que Stephen Frears départage avec nuances dans ce drame autant biographique que politique. Présenté en première à la Mostra de Venise, THE QUEEN revient sur la chronologie des événements depuis le crash fatal et tente d’expliquer le silence de la reine sans chercher à la «démoniser». Évidemment, Frears spécule, car il n’a pas eu accès aux antichambres du monarque, mais sa fiction-vérité n’est pas sans intérêt, puisqu’il l’a filmée comme une gestion de crise en direct. Ne faisant ni le procès de la reine ni celui du prince Charles, qui apparaît plus impuissant qu’en accord avec l’intransigeance de sa mère, THE QUEEN se veut le portrait d’une femme à la fois peinée pour ses petits-fils et obéissante à l’étiquette. Elle exprime également une hostilité diffuse à l’égard de la Diana «médiatique» d’avant sa mort. D’ailleurs, Frears se sert de ses contractions pour introduire le personnage de Tony Blair (Michael Sheen d’une ressemblance frappante) qui, en arbitre vertueux, négocie un dénouement humain et habile (pour son image et celle de la monarchie) du dernier acte d’un drame «familial». Dans le rôle d’Elizabeth, Helen Mirren dévoile, derrière la dureté de la carapace de son personnage, la femme consciente de la fragilité de la situation. Elle obtiendra sûrement une nomination pour l’Oscar de la meilleure actrice. Entrecoupant les scènes d’intimité d’images d’archives (bulletins d’informations, témoignages de gens de la rue, entrevues et photos de Diana), Frears, à la manière du médiateur Blair, relativise la réserve royale. En fait, il dépeint deux solitudes: celle des Britanniques en deuil de la princesse du peuple et celle de la reine d’une monarchie qu’elle croyait immuable. (S.B.-H.) «Avec sa voix frêle et des cheveux gris ondulés, l’actrice (Helen Mirren) livre une performance convaincante, pleine d’humour.» (mike Collett-White, reuters)

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un art D’aCtions au Présent  Depuis une bonne vingtaine d’années à Québec, Le Lieu organise des rencontres internationales d’art performance. De quoi s’agit-il au juste? De l’art action à la poésie sonore, de la performance multimédia à la manœuvre, l’événement incite à découvrir une pratique artistique vivante en actes. Lors de cette 14e édition, du 21 septembre au 1er octobre, à la Galerie Rouje, 44 artistes de dix-neuf pays différents sont au programme. Pour Richard Martel, lui-même créateur et personne-ressource au centre d’art actuel de la rue du Pont, il y a trois grandes tangentes cette année. «Tout d’abord, une forte présence autochtone grâce à la collaboration de Guy Sioui Durand, avec des noms comme James Luna, Lori Blondeau ou encore Sonia Robertson. Ensuite, un volet plus multimédia que coordonne James Partaik et des artistes tels Paul Litherland, Pedro Gomez-Egana de Colombie, de même que le trio Étienne Grenier, Simon Laroche et David Lemieux. Puis finalement, un échange avec des performeurs émergeants issus de l’Irlande du Nord». Il faut aussi noter qu’une délégation québécoise se rendra, en octobre prochain, à Belfast et à Cook. Ce travail en réseau est d’autant plus crucial, puisque la manifestation de Québec s’arrête ensuite dans différentes galeries à Trois-Rivières, Rouyn-Noranda, Victoriaito ville, Alma, Sherbrooke et Chicoutimi. ta ri Sans vouloir mettre l’accent sur une tendance précise, le directeur du Lieu privilégie les soirées mixtes, au cours des deux fins de semaine de l’édition 2006. Selon Martel, «le public peut ainsi voir différents styles d’activités performatives au cours d’un même programme. De plus, ce choix amène les artistes à offrir le meilleur d’eux-mêmes. Pour les gens dans la salle, ça donne aussi un éventail beaucoup plus large». Il mentionne également la venue de l’écrivain français Christian Prigent et attire l’attention sur le groupe Ultrafuturo de Russie,

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qui risque d’en surprendre plusieurs. Un rendez-vous incontournable pour les curieux en tout genre.

RENCONTRE INTERNATIONALE D’ART PERFORMANCE DE QUÉBEC 2006 À la Galerie Rouje, du 21 septembre au 1er octobre.

gustave Caillebotte, Le Pont de l’europe, 1876

moïse Kisling, nu au divan rouge, 1918

Encore cet automne, le Musée national des beaux-arts du Québec continue sur sa lancée internationale. À partir du 12 octobre, on présente l’exposition De Caillebotte à Picasso. Chefs-d’œuvre de la collection Oscar Ghez. Considéré comme l’un des plus grands collectionneurs du XXe siècle, cet industriel a acheté le Petit Palais de Genève afin d’abriter sa collection de 5 000 œuvres de l’époque moderne, pour le plus grand plaisir du public européen. Exceptionnellement présentée à Québec, une magnifique sélection permet ainsi d’effectuer le par-

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cours des grands mouvements artistiques; de l’impressionnisme au fauvisme, sans oublier le cubisme et l’École de Paris. Au menu, des toiles de Picasso, Corot, Renoir, Gauguin, Chagall, ainsi que d’autres artistes moins célèbres (dont certaines femmes comme Marie Bracquemond et Tamara De Lempicka). En quelque sorte, un véritable tour d’horizon de l’art moderne.

marie Bracquemond, Sur la terrasse à Sèvres, 1880

DE CAILLEBOTTE À PICASSO. CHEFS-D’ŒUVRE DE LA COLLECTION OSCAR GHEZ Au Musée national des beaux-arts du Québec, du 12 octobre 2006 au 7 janvier 2007. Tintin, Haddock et Milou au Musée de la civilisation! Dès le 25 octobre, on suit les célèbres personnages du dessinateur Hergé par l’entremise d’une exposition sur la richesse, ainsi que la diversité des civilisations précolombiennes. Avec comme trame principale l’album Le Temple du Soleil, Au Pérou avec Tintin s’inspire fortement des richesses artistiques des Incas et de leurs prédécesseurs à l’aide de plus de 200 objets rituels ou encore usuels (du simple vase aux nombreux bijoux). Coproduit par la Fondation Hergé, de même que les Musées royaux d’Art et d’Histoire de Belgique, le trajet en neuf zones divulgue, notamment, la célèbre momie qui inspira à Hergé le personnage de Rascar Capac. Les amateurs de bande dessinée pourront aussi voir de près, de nombreuses planches originales, des esquisses et des dessins. Une manière inédite de confronter l’imagination fertile d’un créateur face à la réalité archéologique péruvienne. Une visite s’impose avec toute la famille.

AU PÉROU AVEC TINTIN Au Musée de la civilisation, du 25 octobre 2006 au 6 janvier 2008.

LE CLAP PROPOSE

Photo: B.g.L.

Sans contredit, l’un des trios les plus imprévisibles à Québec, B.G.L (Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère et Nicolas Laverdière) occupe les locaux de L’Œil de Poisson jusqu’au 8 octobre. On parle d’une remise en cause de l’espace traditionnel de la galerie, mais des œuvres et des artistes également. Comme ils l’expliquent eux-mêmes par l’entremise d’un bref communiqué, «il ne s’agit pas d’un essai littéraire [à propos de cette nouvelle installation qui a pour titre Le Discours des éléments], mais d’une simple tentative de rangement dans notre “matériel émotionnel” afin d’en faire une présentation soignée digne d’un chaleureux cube blanc». L’effet de surprise se déroule au 580, côte d’Abraham.

LE DISCOURS DES ÉLÉMENTS DE B. G. L À L’Œil de Poisson, jusqu’au 8 octobre.

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l’aventure musiCale  Du Cinéma QuébéCois

l’aventure Cinéma Toujours à l’affiche, l’exposition L’Aventure Cinéma se poursuit jusqu’en septembre 2007, au Musée de la civilisation. Dans le cadre des quelques activités parallèles cet automne, Espace musique, la radio musicale de Radio-Canada, organise un grand concert sous le thème des musiques de films québécois. Le jeudi 21 septembre à 20 h, au Théâtre Capitole de Québec, c’est sous la direction de Gilles Bellemare que l’Orchestre symphonique de Québec interprètera une vingtaine d’œuvres musicales qui ont marqué l’imaginaire, de même que l’histoire de notre cinéma. Mis en scène par Richard Aubé, ce spectacle inédit sera animé par le compositeur et musicien François Dompierre. Pour l’homme derrière les musiques de nombreuses scènes des Portes tournantes ou de Jésus de Montréal, l’occasion permet «de rendre hommage à ce travail souvent éclipsé lorsqu’on regarde un film. Pourtant [comme l’explique Dompierre], ce type de création donne beaucoup d’allure aux images. Ce concert permettra, sans doute, de voir autre chose». Bien que la tâche principale du compositeur reste de servir le film et de répondre aux attentes du réalisateur, il faut néanmoins reconnaître l’importance de ce support audio: «il rehausse les émotions suscitées par l’image ou les dialogues».

françois dompierre

Lorsqu’on parle de compositeurs québécois, Dompierre mentionne l’importance d’un pionnier comme Maurice Blackburn ou des noms moins connus tels Richard Grégoire et Normand Corbeil. Le public peut assister gratuitement à ce concert d’envergure, en se procurant des laissez-passer à la billetterie du Capitole. De plus, le spectacle sera rediffusé sur Espace musique, le dimanche 24 septembre à midi.

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NUIT NOIRE 17 OCTOBRE 1961 Un film de Alain

Tasma

plient avec la bénédiction du préfet de police de Paris, Maurice Papon. Parallèlement à ces dérapages, les actions terroristes du FLN, dont des meurtres de policiers, le discréditent dans l’opinion publique. Un cercle vicieux s’installe jusqu’à l’ultime bavure, la manifestation pacifiste du 17 octobre. Parmi les 11 000 Algériens et sympathisants du FLN qui montent sur Paris, entre 50 et 200 innocents y perdront la vie. Des corps seront balancés dans la Seine. À travers les regards croisés de témoins, dont une institutrice éprise de son élève algérien et une journaliste à qui l’on saisit ses images de la manif, la paranoïa de l’époque a un visage…

France Générique: France. 2005. 106 min. (V.O. arabe et française avec s.-t. fran-

çais) Drame réalisé par Alain Tasma. Scén.: Patrick Rotman, François-Olivier Rousseau et Alain Tasma. Mus. orig.: Cyril Morin. Int.: Thierry Fortineau, Jean-Michel Portal, Ouassini Embarek, Atmen Kélif, Vahina Giocante, Clotilde Courau.

Synopsis: 1961. De Gaulle et le FLN (Front de libération nationale) négo-

cient une entente pour mettre fin à la guerre d’Algérie. En sept ans de conflit, la violence a réussi à traverser la Méditerranée. Il flotte sur Paris un climat de suspicion envers les citoyens du Maghreb. Les contrôles de papiers injustifiés dans la rue, le harcèlement, les passages à tabac et les disparitions se multi-

Notes: «Une nuit noire.» L’expression revient à Maurice Papon (interprété avec virulence par Thierry Fortineau) après les frappes du 17 octobre 1961. Genèse de ce qui est considéré aujourd’hui comme une opération innommable, NUIT NOIRE 17 OCTOBRE 1961 expose avec l’objectivité permise ces événements. Même si le réalisateur Alain Tasma prend le parti des citoyens maghrébins dans un Paris à droite, il ne fait pas l’apologie du FLN qu’il évite de présenter comme une organisation irréprochable. Au contraire, il pointe ses erreurs — dont les attentats à l’aveugle, les divergences au sein du groupe — et montre comment la logique de répondre à la violence par la violence a desservi la cause. Avec la même droiture, le cinéaste aborde le chaos chez les policiers sous pression. Les uns craignent d’être «plombés», les autres se plient volontairement aux ordres. Sans aller jusqu’à la mutinerie, plusieurs se dissocient des rafles. D’un cinéma «journalistique» dans la lignée des drames politiques comme Z, l’œuvre de Tasma, par moments sèche et sans fioriture, débouche sur une étude de l’homme confronté à la peur. Le sujet est d’autant plus ébranlant et nécessaire à l’heure des incertitudes au Liban. (S.B.-H.) «Un film qui retrace ces faits sans caricaturer aucun des camps, dénonçant les excès des uns comme ceux des autres, et qui dit la vérité en faisant se croiser des personnages fictifs [...]» (J.-L. douin, Le monde)

Danielle Ruelens n.d. • Naturopathe diplômée • La Maison de la santé 650-2666 Consultation privée > Bilan de santé et bilan alimentaire > Bio-psycho-généalogie > Approche psychocorporelle intégrée (une année de complétée)

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mettre Des mots sur les maux, Des Paroles sur les Plaies, ressuCiter  l’histoire Des blessures originelles Commentaire sur le film Nuit noire 17 octobre 1961

«il n’y a pas d’histoire muette. on a beau la brûler, la briser, on a beau la tromper, la mémoire humaine refuse d’être bâillonnée. Le temps passé continue de battre, vivant, dans les veines du temps présent, même si le temps présent ne le veut pas ou ne le sait pas.» Eduardo Galeano, écrivain et journaliste uruguayen «nous sommes les résultats de ce que nos pères et leurs ancêtres ont fait avant nous. nous ne pouvons pas dire: je n’y étais pas, je n’ai rien fait. nous avons le devoir moral d’assumer des responsabilités qui sont encore d’actualité.» Juliette Binoche, interprète de la poétesse Antjie Krog dans La Mémoire de mon pays de John Boorman (2004) et également vedette du ilm Caché de Michael Haneke (2005) qui évoque la guerre d’Algérie.

Je ne crois pas avoir vu à l’écran de scène plus émouvante, plus dramatique, plus bouleversante que celle du film La Mémoire de mon pays dans laquelle le petit Peter Makeba va serrer entre ses bras le policier qui, quelques années auparavant, avait assassiné ses parents. La scène se déroule en Afrique du Sud, dans le cadre des activités (1995-1998) de la Commission pour la vérité et la réconciliation créée par Nelson Mandela et Desmond Tutu. Avant que le petit Makeba, un Noir alors âgé de neuf ou dix ans, pose ce geste étonnant de pardon à l’endroit du policier blanc, on avait appris qu’il était devenu muet après avoir assisté à l’assassinat. Quant au policier qui avait reçu l’ordre de procéder froidement à cette exécution, il venait de dire aux membres de la Commission ainsi qu’aux gens venues assister à la séance: «Je ne dors plus depuis ce temps. Quand je ferme les yeux, je ne vois plus que lui (Peter). Je m’occuperai de lui. Je paierai ses études. Laissez-moi m’occuper de lui. [Et puis, en s’approchant de l’enfant et en s’adressant directement à lui, d’une voix brisée…] Je t’en prie!»

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nuit noire 17 octobre 1961

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Une confidence: ce geste incroyable de réconciliation entre la jeune victime et son bourreau m’a sur-le-champ fait éclater en sanglots. Pourquoi? Par sentimentalité? Je pense au mot de Pouchkine: «Seule la fiction me fait fondre en larmes.» Mais dans ce cas, on sait pertinemment que la réalité dépasse la fiction. La réalité de tous ces massacres qui ont ponctué l’histoire connue de l’humanité… À compter du XVIe siècle, le massacre par les Européens (Anglais, Français, Espagnols, Hollandais, et Suédois) des Indiens des trois Amériques: à la fin du XVIIe siècle (lire Le Pays renversé, Denys Delâge, 1985), il ne restait plus de ceux-ci qu’environ 10 % de leur population initiale estimée entre 70 et 100 millions (plus que la population totale de l’Europe du temps!). Au début du XXe siècle, le massacre par les Anglais de 20 000 femmes et enfants afrikaners. Et l’apartheid qui fut instauré par ces mêmes Afrikaners, lorsqu’ils prirent le pouvoir dans les années 1940. Les trop nombreux pogroms dont les Juifs ont été victimes au cours des siècles passés (lire Les Juifs, le monde et l’argent de Jacques Attali, 2002). Jusqu’à l’Holocauste devenu le paradigme de l’horreur absolue imaginée et actualisée par l’être humain. Et maintenant, en juillet-août 2006, le massacre des Libanais: 1 140 personnes tuées (contre 150 en Israël), sans parler du désastre écologique et économique. Le massacre à Chétif et Guelma (en Algérie) de milliers d’Algériens, le 8 mai 1945, par des milices françaises (lire «Pages d’histoire occultées» dans le magazine Manière de voir, août-septembre 2005). Et, tel que relaté de façon magistrale dans le film NUIT NOIRE 17 OCTOBRE 1961, le massacre à Paris de centaines d’Algériens, lors d’une manifestation pacifique.

VOuS êtES CORdIALEMENt INVItéS à Une rencontre du Ciné-psy sur le film nUit noire 17 oCtobre 1961 avec Jean-Pierre deriennic, professeur au département de science politique à l’université Laval. Le mardi 17 octobre, à 17 h 30 (souper) et à 19 h (exposé et échange), au caférestaurant mille feuille, 1394, chemin Sainte-foy. nous prions ceux et celles qui veulent casser la croûte avant l’échange sur nuit noire 17 oCtoBre 1961 de réserver le plus tôt possible (681-4520) et de se présenter dès 17 h 30 ain de ne pas retarder le début de la rencontre. La rencontre sera encadrée par marcel gaumond, psychanalyste. Prix d’entrée : 5 $ (3 $ pour les détenteurs de l’abonne-Clap). www.cine-psy.com

Le 2 octobre 1961 (on est en pleine guerre d’Algérie: celle-ci ne prendra fin qu’en mars de l’année suivante), à la suite d’une campagne d’attentats organisés par le Front de libération nationale contre le corps policier français, Maurice Papon, préfet de police à Paris, tint le propos suivant, aux obsèques d’un policier: «Pour un coup rendu, nous en porterons dix!» Bien que le massacre qui eut lieu quinze jours après cette déclaration concrétisera, bien audelà de la loi du Talion, la détermination vengeresse, il sera plongé dans l’oubli pendant vingt ans et «il faudra attendre le 17 octobre 2001, 40 ans jour pour jour après les faits, pour qu’un élu reconnaisse officiellement le massacre des Algériens à Paris. C’est le maire de Paris, le socialiste Bertrand Delanoë, qui inaugure la plaque commémorative sur le pont Saint-Michel (www.fr.wikipedia.org).» J’en reviens à ma question du début: pourquoi aije éclaté en sanglots à la vue du geste de pardon du jeune Peter à l’égard du policier assassin? Serait-ce parce que je m’identifiais à la victime? Pensant à toutes les blessures psychiques dont je n’ai pu guérir, au fil des décennies, en dépit des apparences? Des blessures qui, la plupart du temps, sont en partie liées au manque de reconnaissance! Ou à l’opposé, serait-ce parce que je m’identifiais au bourreau? À cette part en moi toujours prête à bondir, à se battre, voire à écraser par le regard ou les mots quiconque se met au travers de mon chemin, fait obstacle à la réalisation de mes désirs? À cette part qui n’a pas cessé de faire mal à l’autre, en le tassant, l’humiliant, l’ignorant? Part «impardonnée», part «irréconciliée», part qui, incessamment, attend dans la nuit noire la venue de celui ou de celle qui la prendra dans ses bras et calmera l’angoisse qui s’y trouve attachée. Sans doute, la source de mon émotion était-elle et est encore à trouver dans ce noyau de mon être où la rencontre avec l’autre se présente comme le seul projet qui puisse donner un sens à la tragique aventure humaine.

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SANS EllE

Un film de Jean

Beaudin · Du même réalisateur: Le Collectionneur

Québec Générique: Québec. 2006. 102 min. (V.O.F.) Drame réalisé par Jean Beaudin. Scén.: Joanne

Arseneau. Mus. orig.: Jean Robitaille. Int.: Karine Vanasse, Maxime Gaudette, Marie-Thérèse Fortin, Robert Lalonde, Michel Dumont, Linda Sorgini, Isabel Richer, Emmanuel Schwartz, Johanne-Marie Tremblay, Patrick Goyette.

Synopsis: Après deux ans passés à Florence, Camille Dubois est rapatriée au Québec par sa tante Anne-Marie. En proie au syndrome de Stendhal, la jeune femme a vandalisé une toile de la Renaissance représentant une scène de l’Annonciation. Perturbée depuis la disparation de sa mère, Camille s’entête à vouloir la retrouver, même si sa quête l’oblige à aller au plus profond d’elle-même, là-bas aux îles de la Madeleine où elle espère la rencontrer... Notes: «Être à sa place à l’instant même où l’on devrait y être» pourrait bien sous-titrer SANS

ELLE, le drame onirique de Jean Beaudin sur les étapes du deuil. Après «le naufrage» critique de Nouvelle-France, le réalisateur de J.A. Martin photographe revient au cinéma de l’intime qui est le sien. S’il parle de la mort omniprésente, fantomatique dans ce dixième long métrage, Beaudin y traduit également la force innée de la pulsion de vie. Narratrice en voix hors champ, Camille Dubois, interprétée avec maturité par Karine Vanasse, recherche ses repères, son identité à travers «l’enquête» qu’elle mène pour savoir ce qui est vraiment arrivé à Hélène, sa mère. Entre deux eaux — est-ce un délire psychotique, un songe éveillé, voire la transposition dans le réel de l’inconscient de Camille —, l’œuvre de Beaudin confond la réalité et les espoirs nourris de la jeune femme qu’on dirait amputée d’un membre tant la relation avec sa mère semble avoir été fusionnelle. C’est un rôle difficile que celui de «Camille des esprits». Avec des airs effarouchés de chat sauvage, entêtée à vouloir comprendre le drame, ce personnage complexe qu’elle joue sur la défensive prouve que la Karine Vanasse de Emporte-moi de Léa Pool a grandi. Son jeu particulièrement nuancé exprime les blessures de son personnage d’orpheline de mère. La direction photo de Pierre Mignot n’est pas étrangère à la mise en valeur de la palette infi-

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nie d’expressions dans ses regards. Les images sont particulièrement belles et signifiantes dans les scènes où se fondent les angelots du tableau vandalisé et Camille qui se laisse couler au fond de la mer (à moins qu’elle ne revienne dans le giron protecteur des eaux utérines). En mettant l’eau au cœur de l’intrigue — Camille en a développé une phobie —, Jean Beaudin donne raison à ceux qui prétendent qu’on ne repart jamais vraiment des îles de la Madeleine. Une part de lui-même y était restée, il y a vingt ans, après le tournage de Mario. C’est dans ce pan de vie où il puise que prend racine SANS ELLE, une odyssée intérieure mélancolique ainsi qu’un éloge senti à la relation symbiotique mère-fille. Outre Vanasse, soulignons la forte détermination communiquée dans le jeu de Marie-Thérèse Fortin, interprète de la mère disparue, mais omniprésente. (S.B.-H.)

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Deux Fois PlutÔt Qu’une

Photo: mélanie harvey

Cet automne, Jean-Philippe Joubert est le nom à retenir en théâtre à Québec. En plus d’ouvrir la 30e saison de La Bordée, avec Les Muses orphelines de Michel Marc Bouchard, le jeune metteur en scène propose un tout nouveau spectacle des Nuages en pantalon, dès le 17 octobre, au Périscope. Ainsi, une nouvelle étape s’amorce dans le trajet polyvalent de ce comédien et danseur.

Jean-Philippe Joubert

Diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec, en 2001, Joubert s’est d’abord fait connaître par l’entremise du milieu de la danse. Il se distingue, entre autres, dans Les Paysages-manteaux du chorégraphe Mario Veillette. Parallèlement, il fonde et dirige la compagnie Les Nuages en pantalon. Au cours des dernières années, les nombreuses reprises de la pièce Satie, agacerie en tête de bois attire un public de plus en plus large. Du 19 septembre au 14 octobre, Jacques Leblanc, directeur artistique de La Bordée, lui ouvre les portes d’une véritable institution théâtrale à Québec. Face à cette grande première,

quel est le défi de monter Les Muses orphelines? Comme l’explique Joubert entre deux séances de travail, «j’aborde ce texte majeur de la dramaturgie québécoise comme une création. D’ailleurs, Michel Marc Bouchard a lui-même remanié sa pièce en cours de route. C’est une façon de faire qui me stimule énormément, ainsi que toute l’équipe. On se questionne beaucoup sur la manière d’aborder cette langue théâtrale physiquement dans l’espace. À nouveau, le corps joue un rôle primordial». Après cette fusion de théâtre, de musique et de danse qui s’installe, à merveille, dans l’univers fantaisiste de Satie, agacerie en tête de bois, Les Muses orphelines aborde un tout autre dilemme. Ce drame familial raconte l’histoire de ces enfants de Saint-Ludger-de-Milot au Lac-Saint-Jean et des difficiles retrouvailles avec leur mère éprise de liberté. Les quatre personnages doivent ainsi se débattre, sans cesse, avec un destin qui les blesse, autant physiquement que mentalement. Pour le metteur en scène, la tâche est loin d’être évidente. Avec des dialogues aussi fragiles, il ne faut surtout pas bousculer les émotions. «Pour le mouvement [indique le principal intéressé], je m’inspire beaucoup d’une danse comme le flamenco. Il y a un rythme dans l’écriture de Bouchard qui oriente ce choix. De plus, l’intelligence émotive d’un personnage comme Isabelle me guide à bien des moments. Pour moi, cette pièce canalise la plupart des questions autour de la famille instable: de l’isolement à la douleur, jusqu’à la mesquinerie des rapports humains».

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Un diamant nommé Lucy… En guise de relais, dès la mi-octobre, les artisans des Nuages en pantalon se lancent dans une première mouture de Lucy, à la suite du laboratoire entrepris lors du Carrefour international de théâtre, en mai dernier. Alliant projections vidéo, musique et danse, il s’agit du spectacle le plus ambitieux en carrière pour ces artistes de la relève. Toujours avec Jean-Philippe Joubert en tête, l’affiche promet. Inspiré de la célèbre chanson des Beatles, Lucy in the Sky with Diamonds, cette œuvre collective tourne autour d’une vaste réflexion sur l’origine humaine. Lucy, figure témoin des premiers pas de l’humanité, cherche à savoir d’où elle vient, à travers un long périple au fil des mémoires, du temps et des rencontres. Pour le metteur en scène, ce projet tente de mélanger les genres, ainsi que les éléments. «Avec Lucy, on veut approfondir quelques intuitions de départ. Il est donc nécessaire de laisser des tra-

ces. Présentement, on continue le travail d’écriture afin de mieux cibler certaines correspondances entre les personnages et la technologie. Il y a deux musiciens sur scène, ainsi que de la vidéo. On expérimente encore beaucoup avec ces éléments». Si les trouvailles sont aussi riches que celles dans Satie, agacerie en tête de bois, on peut s’attendre à un des temps forts de la saison théâtrale 2006-2007 à Québec.

LES MUSES ORPHELINES Texte: Michel Marc Bouchard. Mise en scène: Jean-Philippe Joubert. Au Théâtre de la Bordée, du 19 septembre au 14 octobre.

LUCY Une production Les Nuages en pantalon. Mise en scène: Jean-Philippe Joubert. Au Théâtre Périscope, du 17 octobre au 4 novembre.

NOS ChOIX FURIES ALPHA 1/24 (THE MONSTERS WITHIN)

AUX HOMMES DE BONNE VOLONTÉ Texte: Jean-François Caron. Mise en scène: Gill Champagne Au Théâtre du Trident, du 19 septembre au 14 octobre.

Alors qu’elle reviendra à Québec dans Puzzle Danse, au Grand Théâtre, en février 2007, la chorégraphe montréalaise Estelle Clareton amorce la nouvelle programmation de La Rotonde avec Furies Alpha 1/24. D’une rare intensité, ce spectacle de danse surgit comme une réponse vibrante et nécessaire à l’horreur des drames humains. Avec six danseurs sur scène, on parle ici d’une approche très physique, de même qu’un regard intense sur la perte, le désir, tout comme la rage intérieure. Un must cette saison.

estelle Clareton

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Directeur artistique au Trident, Gill Champagne s’accorde le privilège d’entamer la saison 2006-2007 avec une pièce du dramaturge québécois Jean-François Caron. Créé au Théâtre de Quat’Sous en 1993 et repris par le Sirocco Théâtre, en France en 1995, dans une mise en scène d’Anita Picchiarini, Aux hommes de bonne volonté rassemble une famille complète dans un bureau de notaire, afin d’entendre les dernières volontés d’un fils parti trop tôt. Selon Champagne, on a ainsi droit à un «magnifique acte d’amour et d’espoir pour la nouvelle génération». Un texte puissant, aux réparties cinglantes. Avec, entre autres, Lucien Ratio, Roland Lepage et Valérie Laroche dans furies alpha 1/24 (the monsters Within) cette distribution qui promet. Photo: rolline Laporte

Photo: rolline Laporte

La Compagnie Montréal Danse. Chorégraphe: Estelle Clareton. À la salle Multi de Méduse dans le cadre de la saison de La Rotonde, du 5 au 7 octobre.

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insiDe DeeP throat Réalisé en 1972, le porno à scandale Deep Throat a coûté 25 000 $ en frais de production et a rapporté 600 millions aux guichets. Le très à propos documentaire sur ce phénomène cinématographique, INSIDE DEEP THROAT, propose une bande sonore juteuse qui replace le contexte social des années 70. On y trouve des pièces de Supertramp, K.C. & The Sunshine Band et Kool & The Gang. Bref, on nage dans le même aquarium que Boogie Nights, abreuvant la catégorie libidineuse du septième art. S’y greffe aussi la réinterprétation du vivifiant thème de Deep Throat par Chris Joss, influencée par John Barry et Quincy Jones. David B. Steinberg se charge de la musique originale parsemée d’insertions de phrases clés tirées du documentaire. La musique de films érotiques révèle quelques perles oubliées qu’il fait bon redécouvrir dans l’anonymat de notre chez-soi, en bonne compagnie, sur ou sous la couverture…

INSIDE DEEP THROAT, artistes divers, Koch Records, 2005.

hÄxan L’énigmatique Islandais Bardi Johannsson lance son nouvel album concept, une trame sonore fictive d’Häxan, film culte réalisé en 1922 par le Suédois Benjamin Christensen. Censuré à l’époque à cause de ses scènes de nudité et ses thèmes alliant la sorcellerie et l’adoration du Malin, cette œuvre unique méritait de tomber entre les mains du leader du groupe Bang Gang et alter ego de Keren Ann au sein du projet Lady and Bird. Sept pièces instrumentales d’une dizaine de minutes chacune, interprétées par

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le Bulgarian Symphony Orchestra, forment l’essentiel de ce projet singulier et raffiné. Béni d’un sens inné de la création, Johannsson optimise ses orientations musicales avec cette création, comme Peter Gabriel avait pu le faire en signant la musique de La Dernière Tentation du Christ. Loin de nous faire sombrer dans un univers baigné de magie noire, l’Islandais nous téléporte dans une forêt enchanteresse où les arrangements doucereux évoquent autant les étendues de glace que la chaleur se dégageant d’un corps humain.

HÄXAN, Bardi Johannsson, Discograph, 2006.

leonarD Cohen i’m Your man Puisée à même deux concerts donnés et enregistrés en l’honneur de Leonard Cohen, cette trame sonore du documentaire portant sur la vie du chanteur et poète montréalais comporte plus de hauts que de bas. L’album regroupe des réinterprétations de classiques comme de pièces plus méconnues de Cohen. S’y retrouvent entre autres la famille WainwrightMcGarrigle (encore elle, avec Rufus, Martha, Anna et Kate), Nick Cave et Teddy Thompson (le fils de Richard). Antony, sans ses Johnsons, réussit aussi à bonifier et à personnaliser la moins connue If it Be Your Will de très belle façon. Mais c’est la chanteuse Beth Orton qui, de sa voix éraillée, nous livre la version la plus poignante, celle de Sisters of Mercy. Le tout se termine par un duo de Cohen et Bono pour Tower of Song. De belles reprises, certes, mais un rendu un peu moins «punché» que I’m your Fan, l’hommage enregistré en 1991 et qui demeure une référence dans ce domaine depuis quinze ans.

LEONARD COHEN I’M YOUR MAN, artistes divers, Verve Records, 2006.

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unexPeCteD Dreams Ce CD est à la base un concept autour d’un albumbénéfice, censé être conçu autour de ballades pour enfants. Puis, de fil en aiguille, il est devenu une compilation regroupant des comédiens de Hollywood et des acteurs provenant du milieu de la télé américaine, tout ce beau monde chantant des compositions originales et aussi des reprises de Gershwin, Dylan ou des Beatles. Teri Hatcher (Desperate Housewives), Julia Louis-Dreyfus (Seinfeld), Lucy Lawless (Xena), Ewan McGregor, Scarlett Johansson et Jeremy Irons sont, avec plus ou moins de succès, au générique de cette bande sonore trop sucrée, mais quand même surprenante.

UNEXPECTED DREAMS, Songs from the Stars, acteurs et actrices divers, Rhino Records, 2006.

breaKFast on Pluto Film rappelant par moments Hedwig: The Angry Inch pour l’identité sexuelle et le glamour du personnage central, mais aussi The Crying Game du même Neil Jordan pour les éléments politiques, Breakfast on Pluto mise sur une bande sonore rétro enlevante. Le CD nous fait entendre des chansons au ton débonnaire très fifties ou bien de la pop-folk sixties. Harry Nilsson et T-Rex s’y côtoient, mais aussi Dusty Springfield avec la reprise de The Windmills of your Mind de Michel Legrand. Le duo formé du comédien Cillian Murphy et du chanteur Gavin Friday en interprétant Sand de Lee Hazelwood (aussi popularisée par Einsturzende Neubauten) nous gratifie du clou de cet album, trame à la fois radieuse et franchement réjouissante.

BREAKFAST ON PLUTO, artistes divers, Milan Records, 2005.

LE CLASSIQuE oDYsseY De vangelis Sans être un «classique», cette compilation comporte des pièces instrumentales qui, elles, le sont devenues au fil des 30 dernières années. Vangelis Papathanassiou, qui commença sa carrière aux côtés de Demis Roussos au sein d’Aphrodite’s Child, a concocté plus de 50 trames sonores de films. ODYSSEY présente les musiques les plus marquantes de son travail pour le septième art, dont les thèmes de Blade Runner, Missing, Chariots of Fire et celui, poison, de 1492. Les fans de Vangelis se réjouiront aussi de la présence de La Petite Fille de la mer, provenant de L’Apocalypse des animaux, et de Pulstar, ancien thème des nouvelles de Télé-Métropole. Cette compil démontre tout le talent du compositeur, bien que les orchestrations trahissent inévitablement l’époque (70-80) où furent composées ses mélodies.

ODYSSEY, Vangelis, Universal Music, 2003.

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tour De manivelle

La Belle empoisonneuse

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Photo: Yan turcotte

Photo: Yan turcotte

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Richard Jutras concrétise un rêve en réalisant son premier long métrage, intitulé LA BELLE EMPOISONNEUSE. Longtemps, ses projets furent refusés par les institutions de financement et, hormis des courts et moyens métrages et la coréalisation chaotique d’Opération Cobra avec Robert Morin, Jutras n’avait pu mettre sur grand écran ses nombreuses idées. Yves Fortin, des Productions Thalie, est fort heureusement tombé amoureux de son scénario et a facilement convaincu Jutras de venir tourner ce film dans la Vieille Capitale. Comédie romantique et dramatique à la fois, LA BELLE EMPOISONNEUSE a profité de cinq semaines de tournage cet été et d’un budget de 2 millions de dollars. Les personnages incarnés par Isabelle Blais et Maxime Denommée se retrouvent au cœur richard Jutras d’une intrigue contemporaine sur fond de mycologie et de mythologie grecque où même la BD y trouve une petite place. Les gens de Québec pourront également admirer de nombreuses scènes tournées au Domaine Cataraqui et aussi découvrir Robert Lepage dans la peau d’un humoriste en pleine crise, forcé d’annuler ses spectacles. Le résultat sur grand écran à l’automne 2007!

La Belle empoisonneuse

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Ça se Passe iCi

Le Festival de cinéma international en Abitibi-Témiscamingue fête cette année son 25e anniversaire. En primeur, comme film d’ouverture, on présentera le plus récent long métrage du cinéaste originaire de Québec Louis Bélanger, intitulé Le Génie du crime, mettant en vedette François Papineau et Anne-Marie Cadieux. Musicalement, la fanfare Pourpour sera de la fête, qui se déroulera du 28 octobre au 2 novembre. Pour infos: www.festivalcinema.ca. De son côté, Antitube invite les cinéphiles au premier volet des Cinématistes, concocté en marge de L’Aventure Cinéma du Musée de la civilisation; une occasion de voir ou de revoir quelques-uns des films qui ont marqué le cinéma québécois. Douze séances faisant écho aux douze thèmes de cette exposition se dérouleront en septembre et octobre 2006. Pour infos: (418) 524-2113 ou www.antitube.org.

aDaPtations

Claude Miller, un habitué des adaptations littéraires (Dites-lui que je l’aime de Patricia Highsmith, La Classe de neige d’Emmanuel Carrère), tourne actuellement UN SECRET de l’auteur français Philippe Grimbert avec Cécile de France, Patrick Bruel et Ludivine Sagnier. Le film raconte comment un jeune garçon juif, qui a toujours eu l’impression d’avoir un frère, découvre un secret familial ancré durant la Seconde Guerre mondiale. Puis de son côté, David Slade (Hard Candy) réalise l’adaptation filmique de la bande dessinée 30 JOURS DE NUIT, publiée en français chez Delcourt. Josh Hartnett se retrouvera au cœur de l’action se déroulant dans une petite ville de l’Alaska, ville plongée dans la noirceur totale durant 30 jours (nordicité oblige). La communauté deviendra durant ce laps de temps le terrain de chasse par excellence d’une bande d’assoiffés vampires.

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le DvD

PORtRAIt Né à Versailles, en 1963, Michel Gondry est arrivé dans le milieu du cinéma en enfant prodige. Considéré comme un petit génie du vidéoclip, on l’attendait tel un messie, c’est le cas du moins pour son clan de fans irréductibles qui mordaient à belles dents depuis plusieurs années son travail de clippeur pour Björk, Radiohead, les Chemical Brothers et les White Stripes. C’est en 2001 que Gondry se lance dans le long métrage de fiction avec Human Nature, un ratage qui comporte de fort bonnes idées, cependant mal exploitées. Avec Eternal Sunshine of the Spotless Mind, le succès critique est au rendez-vous, mais le public semble encore bouder le cinéaste malgré la présence au générique de Jim Carrey et Kate Winslet. Délaissant le travail du scénariste Charlie Kaufman pour réaliser une œuvre plus personnelle avec LA SCIENCE DES RÊVES, Gondry a maintenant l’occasion de tisser des liens plus serrés avec le cinéma d’auteur, cinéma moins centré sur les lourdes attentes du box-office hollywoodien, tout en michel gondry conservant cette attraction pour la psyché humaine et ses détours surréalistes dans la folie amoureuse. On profitera de cette escapade dans un arrondissement de Paris — où il a d’ailleurs longtemps vécu — avant de le voir diriger Jack Black dans Be Kind Rewind, en 2007. Black incarnera dans ce projet un employé de vidéoclub qui efface par erreur une tonne de cassettes. Puis il décide de retourner lesdits films à sa manière… Psychotroniques, vous êtes avertis: Gondry et Black entendent SE et NOUS faire plaisir!

halte virtuelle

Voici un site qui recense plus de 14 000 cinémas à travers le monde, site qui devrait plaire autant aux amateurs d’histoire du cinéma que d’architecture. On vous propose l’historique, des anecdotes et des photos de salles de quartier, de multiplexes, de ciné-parcs, et même de salles désormais fermées ou démolies. Si des cinémas situés dans plus de 50 pays sont regroupées ici, il faut avouer que les salles états-uniennes demeurent, et de loin, les mieux représentées. Bonne visite! http://cinematreasure.org.

The Virgin Suicides, de Sofia Coppola, 2000, 96 minutes.

Sorti plus discrètement que MARIE ANTOINETTE et Lost in Translation, The Virgin Suicides, premier long métrage de Sofia Coppola, fille de Francis Ford, allait pourtant la placer dans une case à part chez les jeunes réalisatrices montantes du XXIe siècle. Adapté très personnellement du roman de Jeffrey Eugenides, The Virgin Suicides raconte le suicide des sœurs Lisbon, cinq jeunes blondes faisant l’envie de leurs compagnons de classe et qui seront mises en garde à vue par leurs parents protecteurs. Sur fond de musiques des groupes Air et Heart, Kirsten Dunst et Josh Hartnett y laissaient leurs marques, pendant que Coppola insufflait à cette aventure funeste, une volupté onirique insaisissable. L’apport de la musique dans ses films est indéniable, musique alternative branchée oblige, Coppola partageant sa vie avec un membre du groupe pop français Phoenix. À noter que Roman, frangin de Sofia, a aussi réalisé un film, CQ, sorti en 2001, croisement ludique entre le Barbarella de Vadim et La Nuit américaine de Truffaut et aussi offert en DVD.

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lE JOURNAl dE KNUd RASMUSSEN Un film de Norman

Cohn et Zacharias Kunuk

sons de chasse... Là-bas dans le givre et le froid, ces explorateurs du monde polaire découvrent un paradis blanc en voie d’être soumis aux règles de colonisateurs qui ne comprennent pas le mode de vie de ces nomades... Au fil de son expédition, Rasmussen découvre un peuple de plus en plus dépendant de «l’homme blanc» qui essaie de convertir les Inuits à la religion chrétienne...

Canada · Danemark Générique: Canada · Danemark.

2006. 110 min. (V.O. inuktitut et danoise avec s.-t. français de The Journals of Knud Rasmussen) Drame biographique écrit et réalisé par Norman Cohn et Zacharias Kunuk. Int.: Leah Angutimarik, Pakak Innushuk, Neeve Uttak, Natar Ungalaaq, Jens Jorn Spottag, Jakob Cedergren.

Synopsis: Janvier 1922. L’explorateur danois Knud Rasmussen qui dirige

la cinquième expédition Thulé et son assistant, l’anthropologue Therkel Mathiassen, s’installent au campement du grand chamane d’Igloolik, Aua. D’origine métisse — il est Inuit et Danois —, Rasmussen y consigne dans son journal les détails de la vie quotidienne des Inuits au rythme des sai-

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Notes: Lauréat de la Caméra d’Or à Cannes, en 2001, pour Atanarjuat: la légende de l’homme rapide — premier long métrage écrit et réalisé et produit en langue inuit — Zacharias Kunuk coréalise avec Norman Cohn le récit d’une grande aventure sur la banquise au XXe siècle, LE JOURNAL DE KNUD RASMUSSEN. Grâce à la richesse des souvenirs de l’explorateur danois, seuls témoignages écrits depuis les 80 dernières années sur la culture inuit, les réalisateurs ont pu recréer «la révolution» qui secouait la région du nord-est de l’Arctique lorsque Rasmussen s’y présenta, en 1922. Des missions de conversion au christianisme et surtout l’élaboration d’un alphabet pour écrire une langue jusque-là limitée à l’oralité confirment à ce fils d’Inuit que le paradis d’Aua n’est peut-être plus le bout du monde... Pour rendre compte du bouleversement culturel qu’ils racontent dans leur film, Kunuk et Cohn ont interrogé des descendants des villageois d’Igloolik en plus de faire appel à des acteurs professionnels et débutants originaires du Grand Nord. Sculpteur et acteur fondateur de la troupe de théâtre Toonooniq de Pond Inlet, Pakak Innushuk ainsi que Leah Angutimarik, une jeune femme formée à l’art du cirque par l’intermédiaire du projet Artcirq, interprètent respectivement le chamane et sa fille Apak. Quant à Rasmussen, il est interprété par l’acteur danois Jens Jorn Spottag, actif sur la scène théâtrale de son pays. Légendes polaires, rituels et regard ethnographique respectueux font du JOURNAL DE KNUD RASMUSSEN un document unique sur l’identité du peuple inuit. (S.B.-H.)

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lA dOUBlURE

Un film de Francis

Veber · Du même réalisateur: Le Placard d’Eléna. Personne ne croit à ce couple improbable sauf Émilie, la meilleure amie de Pignon, qui a refusé de l’épouser...

France Générique: France. 2006. 85 min. (V.O.F.) Comédie écrite et réalisée par

Francis Veber. Mus. orig.: Alexandre Desplat. Int.: Gad Elmaleh, Daniel Auteuil, Alice Taglioni, Kristin Scott Thomas, Virginie Ledoyen.

Synopsis: Photographié par un paparazzi lors d’un rendez-vous avec sa

maîtresse Eléna, une top-modèle sculpturale, Pierre Levasseur, un milliardaire marié à une femme qui le saignerait à blanc si elle apprenait qu’il la trompe, élabore un plan pour sauver sa peau... et ses millions! Sur la photo compromettante apparaît, dans un coin, le visage flou de François Pignon. Levasseur y voit son salut. Il paye Pignon pour que ce dernier joue l’amant

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Notes: De Jacques Brel (L’Emmerdeur) à Gad Elmaleh (LA DOUBLURE), ils sont quatre à avoir interprété le personnage fétiche de Francis Veber, François Pignon. Tandis que Pierre Richard (Les Compères, Les Fugitifs) incarnait la maladresse pure et Jacques Villeret (Le Dîner de cons), la pitrerie, Gad Elmaleh, acteur, mime, humoriste et maître de cérémonie de la dernière Nuit des César, joue un Pignon plus touchant que benêt. C’est d’ailleurs ce qui distingue LA DOUBLURE des films précédents de Veber, le Pignon nouveau. Après cinq longs métrages dédiés aux mésaventures de ce véritable désastre ambulant, Veber a-t-il eu des scrupules à provoquer l’hilarité en se moquant d’un pauvre bougre? S’il rentre les crocs et se fait moins incisif dans les dialogues qu’à l’accoutumée, le vieux routier montre qu’il maîtrise toujours les rouages de la comédie de situation. Dans LA DOUBLURE, il fait preuve d’un sens du rythme qui ne s’étiole pas. Sa recette — il y a recette — opère comme pour Le Placard. Malgré les situations délibérément grossies, même Pignon y gagnera en pouvoir de séduction, moins «surréaliste» qu’un architecte de maquettes de grands bâtiments en bâtonnets d’allumettes. Ainsi, la version Elmaleh du personnage met de l’avant un mec réservé, mais qui a assez de couilles pour tenter l’impossible afin de convaincre Émilie (Virginie Ledoyen), sa meilleure amie, de l’épouser. Plus connu en France, Gad Ehmaleh, qui a créé sur la scène parisienne le personnage de Chouchou (un travelo maghrébin qu’il a interprété au cinéma dans l’adaptation de Merzak Allouache), sort ainsi Pignon du ridicule pour en faire un citoyen seulement malchanceux. À cet égard, Daniel Auteuil, après avoir incarné lui-même «le con» de Veber, joue les milliardaires «cocufieurs» avec l’entrain de celui qui n’oublie pas qu’il est sorti de la confidentialité avec Les Sous-doués de Claude Zidi… (S.B.-H.) «Veber fait ici triompher la simple bonne humeur [...]» (a. riou, téléCinéobs)

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la vie secrÈte des Gens Heureux sera Précédé du court métraGe jack et jacQues de marie-HélÈne coPti

lA VIE SECRÈTE dES GENS HEUREUX Un film de Stéphane

Lapointe

sa nouvelle relation, Thomas réalise que le couple en apparence uni formé par ses parents l’est moins que l’image projetée à la galerie...

Notes: À la rubrique «expériences de travail» du CV de Stéphane Lapointe,

Québec Générique: Québec. 2006. 102 min. (V.O.F.) Comédie dramatique écrite

et réalisée par Stéphane Lapointe. Mus. orig.: Pierre Desrochers. Int.: Gilbert Sicotte, Marc Paquet, Catherine de Léan, Marie Gignac, Gilles Renaud, Anne Dorval, Maxime Denommée, Gabriel Arcand.

Synopsis: À la veille de terminer ses études universitaires en architecture, Thomas, un jeune homme timide avec les femmes, ressent la pression de devoir un jour atteindre dans sa vie d’homme, puis de couple, la perfection de ses parents, Bernard et Solange, mariés depuis 30 ans. Il révise ses positions lorsqu’il rencontre Audrey, celle qu’il croit l’amour de sa vie. À travers

il est écrit: collaborateur au magazine Croc, participant à la Course Destination Monde (1995-1996), reporter à Bons baisers d’Amérique (1997-1999), réalisateur de deux saisons de la télésérie Hommes en quarantaine (2003-2204). À la feuille de route de celui qui tourne la nouvelle série de l’auteur Stéphane Bourguignon (La Vie la vie) s’ajoute un premier long métrage: LA VIE SECRÈTE DES GENS HEUREUX. Un titre ironique pour une chronique familiale sur l’institution du couple plus que parfait. Or, les apparences sont trompeuses devant la lentille de Lapointe. Passé maître dans l’art du mensonge et de la dissimulation, le couple Dufresne (Gilbert Sicotte et Marie Gignac) n’est certainement pas le modèle idéalisé par Thomas qui commente l’histoire qui suivra en voix hors champ. Découvert dans un premier rôle au cinéma dans l’adaptation du roman fantastique de Joël Champetier, La Peau blanche, Marc Paquet interprète Thomas, cet étudiant presque neurasthénique amoureux fou d’une jeune femme trop délurée pour lui. Jouée par Catherine de Léan, une actrice issue de la promotion 2005 du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, Audrey est celle en qui les Dufresne mettent tous leurs espoirs pour la rédemption de leur fils. Les comédiens Gilbert Sicotte (Gabriel Johnson dans Fortier de Fabienne Larouche) et Marie Gignac (vue, entre autres, dans Nô et La Loi du cochon d’Érick Canuel) interprètent les parents protecteurs de Thomas. À travers leurs pensées intimes et celles du jeune homme aveuglé par la beauté d’Audrey, le réalisateur dissèque l’institution du couple, sa fragilité et sa soif de passion sans fin ainsi que la relation père-fils. Une histoire de désir et de désillusion. (S.B.-H.) «À travers les pensées intimes des Dufresne, mari, femme et enfants, le réalisateur dissèque dans LA VIE SECRÈTE DES GENS HEUREUX l’institution du couple, sa fragilité et sa soif de passion sans fin.»

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lES SœURS FâCHéES Un film de Alexandra

Leclère

«[...] un portrait de famille souvent drôle et cruel qui met aux prises deux sœurs antinomiques jouées par deux comédiennes exceptionnelles.» (J.-L. Wachthausen, Le Figaroscope)

France Générique: France. 2004. 93 min. (V.O.F.) Comédie dramatique écrite et réa-

lisée par Alexandra Leclère. Mus. orig.: Philippe Sarde. Int.: Isabelle Huppert, Catherine Frot, François Berléand.

Synopsis: Esthéticienne au Mans, Louise débarque chez sa sœur Martine, à Paris. Snobinarde finie, celle-ci a honte de la spontanéité de Louise. Entre les deux sœurs, le torchon ne tarde pas à brûler…

Notes: En esthéticienne douée pour le bonheur, Catherine Frot (Vipère au

poing), avec un sens du comique remarquable, s’avère dans quelques scènes un alter ego féminin de Jacques Villeret dans Le Dîner de cons. À l’opposé, Isabelle Huppert (Gabrielle), en Parisienne chiante et crève-cœur, rivalise de rigidité. L’arbitre entre ces frangines en colère: François Berléand (Les Choristes) à l’aise dans le rôle de mari «cocufieur» et beau-frère séduit par la naïveté provinciale de sa belle-sœur. Une comédie aigre-douce où le drame se cache derrière le comique de ces retrouvailles si peu sincères. (S.B.-H.)

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CAMPING Un film de Fabien Onteniente · Du même réalisateur: Tom est tout seul

«[...] derrière la comédie franchouillarde annoncée, se jouent des drames, sociaux et sentimentaux, pas franchement résolus, et que cela sonne vrai.» (E. Derobert, Positif)

France Générique: France. 2006. 95 min. (V.O.F.) Comédie réalisée par Fabien

Onteniente. Scén.: Emanuel Booz, Franck Dubosc, Philippe Guillard, Fabien Onteniente. Mus. orig.: Frédéric Botton. Int.: Gérard Lanvin, Mathilde Seigner, Franck Dubosc, Claude Brasseur, Mylène Demongeot, Antoine Duléry.

Synopsis: Chaque mois d’août, Les Flots bleus accueille ses fidèles campeurs. Au menu: tournoi de ballon de plage «à poil», élection de Miss Super Camping et cocktails à la roulotte de l’ami Jacky... Parmi ces beaufs au bon cœur: Michel, un chirurgien plastique, qui, tombé en panne sur la route de Marbella, doit tuer le temps chez ces irréductibles campeurs...

Notes: Porté par l’air de La Belle Vie de Sacha Distel, CAMPING est une comédie sur le Français de province méthode Les Bronzés. Même si le trait est gros et que l’humour n’atteint parfois que le premier degré, on ne peut douter de la sincérité de ces ploucs sympas, surtout Claude Brasseur dans le rôle de Jacky, le doyen de la bande. (S.B.-H.)

Magazine Le Clap n° 133 · du 15 septembre au 2 novembre 2006 –

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HOllYWOOdlANd Un film de Allen

Coulter

«une atmosphère sulfureuse à la L.a. Confidential, des personnages à la dérive comme les épaves imaginées par raymond Carver et le désenchantement de Sunset Boulevard […]»

États-Unis Générique: États-Unis. 2006. 125 min. (V.F.) Drame réalisé par Allen Coul-

ter. Scén.: Paul Bernbaum. Mus. orig.: Marcelo Zarvos. Int.: Adrien Brody, Diane Lane, Ben Affleck, Bob Hoskins.

Synopsis: À Los Angeles, en 1959, l’acteur George Reeves, alias Superman, est retrouvé mort dans des circonstances suspectes. La police conclut au suicide, mais la mère de l’acteur n’y croit pas. Pour enquêter sur l’affaire, elle engage Louis Simo, un détective privé. Ce dernier ne tarde pas à soupçonner sa maîtresse, Toni Mannix, épouse d’un bonze de la MGM...

Notes: Allen Coulter est le réalisateur derrière plusieurs épisodes des populaires séries Six Feet Under et The Sopranos. Pour sa transition au grand écran, il adapte l’histoire vraie du premier interprète de Superman. Une atmosphère sulfureuse à la L.A. Confidential, des personnages à la dérive comme les épaves imaginées par Raymond Carver et le désenchantement de Sunset Boulevard confèrent à ce drame hollywoodien sa part de mystère. (S.B.-H.).

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le troisiÈme seCret, par Steve Berry, Le cherche midi

Guy Deroubaix, un puissant représentant du textile français, a réussi à mettre sur pied un authentique empire familial en Chine. Sa réussite va lui coûter cher. Car dans ce pays énigmatique, derrière la société officielle, il y a nombre de sociétés parallèles et interlopes qui maîtrisent diverses techniques de dissuasion, des plus subtiles aux plus sordides… Un excellent thriller financier.

Le «syndrome Code Da Vinci» a produit beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. Ce roman-ci, en tout cas, est aussi bon sinon meilleur que celui de Dan Brown. Il a pour thème le troisième secret de Fatima et exploite à merveille toute la mythologie engendrée par l’Église catholique et sa manie du secret. Aventure, mystères et complots: quand c’est fait avec talent, on en redemande!

DerriÈre les Portes Closes, par Martine Tremblay, Québec Amérique

out, par Natsuo Kirino, Seuil Thrillers

Mme Tremblay connaît l’État québécois sur le bout de ses doigts, ne serait-ce que pour avoir dirigé le cabinet de René Lévesque et celui de P.-M. Johnson. Ce sont les années Lévesque (19761985) qu’elle raconte ici. Fondé sur l’expérience personnelle, mais aussi sur un tas de documents et d’entrevues, ce témoignage est d’une richesse exceptionnelle. À dévorer comme un bon roman d’espionnage.

Ce thriller a secoué le Japon et y a obtenu le Grand Prix du roman policier. On comprend qu’il ait pu déranger. Il met en scène Yayoi, Kuniko, Yoshié et Masako, quatre femmes qui remplissent une tâche servile dans une usine. Quatre femmes qui sont battues, trompées et traitées comme des objets par leurs maris, et qui finissent par en avoir assez… Dur, mais révélateur.

voDKa, par Boris Starling, L’Archipel

l’immeuble YaCoubian, par Alaa El Aswany, Actes Sud

Plusieurs Occidentaux ont tenté d’enraciner leurs histoires policières en Russie, mais peu ont réussi comme Starling. Et voici ce qui est sans doute son meilleur roman, ce qui n’est pas peu dire. Nous sommes à Moscou, en 1991. Une jeune banquière est chargée de privatiser la principale distillerie du pays. Mais divers groupes maffieux ne l’entendent pas ainsi… Captivant de bout en bout.

Dès sa sortie dans le monde arabe, ce roman a fait plus que jaser: il a connu un succès à parfum de scandale, parce que plusieurs bien-pensants d’Égypte et de la région ont détesté le réalisme de l’auteur. Ce dernier, en effet, à travers une galerie de personnages divers et colorés, dresse un portrait sans concessions de l’Égypte contemporaine. À lire avant l’arrivée du film.

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les Derniers insurgés, par Yves Dupéré, HMH

romans et nouvelles, par Theodore Sturgeon, Omnibus

Nous sommes en 1837 dans le Bas-Canada. Louis Cardinal est cultivateur. Il connaît intimement le sort réservé aux siens et en est révolté. Avec ses amis Hervé et Francis, le voici avec les patriotes, luttant pour la liberté et la démocratie. Un roman historique documenté et énergique, par un historien spécialisé dans l’histoire militaire de l’époque.

Né en 1918 et mort en 1985, Sturgeon est devenu, grâce à deux romans seulement – Cristal qui songe et Les plus qu’humains – un véritable auteur culte. La formidable collection Omnibus a choisi de les rééditer et de les accompagner d’une trentaine de nouvelles, d’un texte autobiographique inédit et d’une préface efficace. Incontournable pour les amateurs.

Cellulaire, par Stephen King, Albin Michel

la balaDe Des éPavistes, par Luc Baranger, Alire

En ce beau début d’automne, tout va bien aux États-Unis, l’économie fonctionne, chacun fait tranquillement sa petite affaire. Et Clayton Riddell est aux anges, car cet auteur de bandes dessinées vient de décrocher un beau contrat. Malheureusement, son téléphone portable, tous les téléphones portables, en fait, vont déclencher la catastrophe… On rit, mais jaune foncé…

L’auteur nous rappelle opportunément qu’une épave est «une personne désemparée qui ne trouve plus sa place dans la société» et qu’un épaviste «fait le commerce des épaves d’automobiles». Car la balade de Max le Gitan et de son associé Clovis, deux casseurs, est noire et tordue comme dans un roman de Westlake ou un film de Lynch. On en reprendrait.

oPération ZoriDium, par Joshua Mowll, Fides

magasin général, par Loisel & Tripp, Casterman

Janvier 2002. Joshua apprend qu’une grand-tante éloignée est décédée et qu’elle lui donne en héritage une maison et une mission des plus étranges. À l’instant même, la vie de Joshua bascule… pour le plus grand bonheur du lecteur, car il va plonger dans l’une des histoires les plus originales et les plus réjouissantes de l’année. Vivement les deux autres tomes annoncés!

L’année a été riche en sorties BD, notamment avec la dernière de Bilal et celle-ci, qui a beaucoup fait jaser dans nos chaumières. Deux Français ont donc décidé de ressusciter la campagne québécoise des années 20. Eh bien, on s’amuse beaucoup et par moments on est réellement ému. Le dessin est magnifique et la coloration crée de riches atmosphères. Vivement la suite!

entre la boussole et l’étoile, par Noël Audet, XYZ éditeur L’auteur, décédé il y a quelque temps, a dû sa notoriété à L’Ombre de l’épervier et à Quand la voile faseille. Voici son Livre de bord 1984-2005. On y découvre notamment un homme amoureux de son peuple et indigné par ses lâchetés, un auteur qui croit à la littérature et qui s’inquiète pour son avenir. Un «journal de bord» qu’on met sur la pile des livres à relire.

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LE CINéMA à LA PAGE Petit larousse Des Films Il s’agit de la mise à jour d’un outil qui s’est révélé efficace pour l’amateur comme pour le professionnel. On y donne les filmographies essentielles par réalisateurs, acteurs, pays et genres, ainsi que les palmarès des Oscars, des Césars et de Cannes. Pas moins de 3 000 films y sont classés de A à Z et comportent une fiche technique, un résumé du scénario et des commentaires critiques. Des photos en noir et blanc et en couleurs agrémentent l’ensemble.

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A SCANNER dARKlY

Festival international du Film d’animation d’annecy 2006 Prix Feature Film award

RENAISSANCE Un film de Christian

Un film de Richard Linklater · Du même réalisateur: Avant la nuit tout est possible (Before Sunset)

«Sentiment de paranoïa, schizophrénie, phobies et hallucinations créent une amérique à la fois bouffonne (porté par les comédiens, le film est souvent très drôle) et inquiétante.» (J.-F. Rauger, Le Monde)

États-Unis

Volckman

«film d’anticipation, brillant feu d’artifice, il s’insère dans la lignée du film noir à connotation apocalyptique.» (E. O’Neill, Positif)

France · Royaume-Uni · luxembourg

Générique: États-Unis. 2006. 100 min. (V.O.A.) Drame d’animation écrit et

Générique: France · Royaume-Uni · Luxembourg. 2006. 105 min. (V.O.F.)

Synopsis: 2013. En banlieue d’Orange County, Bob Arctor, un policier chargé d’infiltrer des réseaux de vendeurs de stupéfiants, reçoit l’ordre de s’espionner lui-même.

Synopsis: 2054. Ilona Tasuiev, une jeune scientifique, est mystérieusement

réalisé par Richard Linklater d’après Substance mort de Philip K. Dick. Mus. orig.: Graham Reynolds. Int.: Keanu Reeves, Robert Downey Jr., Woody Harrelson, Winona Ryder, Rory Cochrane.

Notes: Cinéaste indépendant, Richard Linklater refuse de se cloîtrer dans

un genre. Après sa fable sentimentale, Before Sunset, il renoue avec le cinéma infographique de Waking Life, une œuvre qui ouvrait la voie à de l’animation «adulte». Simultanément présenté à Cannes (2006) avec son pamphlet contre la malbouffe, Fast Food Nation, A SCANNER DARKLY constitue un polar d’anticipation futuriste. Linklater y applique la technique de coloriage de la pellicule, d’où l’esthétisme manga (en version plus réelle et fluide) d’une œuvre singulière aux accents de pop art. (S.B.-H.)

Film d’animation réalisé par Christian Volckman. Scén.: Matthieu Delaporte, Alexandre de La Patellière, Patrick Raynal, Jean-Bernard Pouy d’après une idée originale de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière. Mus. orig.: Nicholas Dodd. enlevée. Avalon, l’entreprise pour laquelle elle travaille, persuade Karas, un flic spécialisé dans les enlèvements, de la retrouver. Ce dernier ne tarde pas à découvrir qu’il n’est pas le seul à rechercher la disparue...

Notes: Thriller d’animation en noir et blanc, RENAISSANCE nous entraîne

dans les dédales d’un Paris labyrinthique futuriste et stylisé. Outre les Enki Bilal et Moebius, Volckman cite ouvertement dans son Blade Runner parisien plusieurs films de genre dont Sin City. (S.B.-H.)

TAI CHI TAOÏSTE Un art de santé agréable à pratiquer dans une atmosphère détendue, aux bienfaits multiples, à la portée de tous et procurant un exercice complet. Venez voir sur place sans obligation. Séance d’information à Québec le samedi 30 septembre 2006 de 10 h à midi. Aussi, classes pour besoins spéciaux à Québec. À Québec, au 766, rue Kirouac, 2e étage, porte d’entrée rouge. À Charny, au 9335, boulevard du Centre-Hospitalier. Pour information et horaire des classes : 688-1199 ou www.taichitaoiste.org

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par

Serge Pallascio

QuébeC vu Par Jean-ClauDe labreCQue « Québec m’a formé! »

Jean-Claude Labrecque est le secret le mieux gardé du cinéma québécois. Plusieurs l’ont découvert lors de la sortie, en 2004, de son documentaire À hauteur d’homme et pourtant Jean-Claude Labrecque fait du cinéma depuis plus de 40 ans. On dit de lui qu’il est un mémorialiste tant ses films, que ce soit les documentaires ou les œuvres de fiction, sont avant tout des portraits de société. Au gré de ses films et de ses photos, Jean-Claude Labrecque avoue à qui sait le voir son immense amour de la ville de Québec. Que ce soit dès le début des années 60 alors qu’il assure la direction photo de Mémoire en fête, un documentaire de Léonard Forest consacré au Petit Séminaire, ou en 1969 alors qu’il réalise L’Hiver en froid mineur et Les Canots de glace. Aujourd’hui, il prépare le tournage de Québec intra-muros, un documentaire consacré à la ville et ses gens au fil des saisons. À 68 ans, le cinéaste décrit encore avec enthousiasme les différentes facettes de son métier, de la première idée au montage. «Je m’accroche et je ne lâcherai pas tant que je serai capable», lance-t-il.

Photo: Jean-Claude Labrecque

Jean-Claude Labrecque est aussi un cinéaste de la lumière. Il en parlera souvent lors de notre rencontre tout en rappelant les promenades qu’il faisait dans Québec durant les années 50 avec Paul Vézina. De ce cinéaste aujourd’hui oublié, Labrecque avoue avoir beaucoup appris, particulièrement la perception des nuances de la lumière. Nous avons demandé à Jean-Claude Labrecque de poser son œil photographique sur Québec et de commenter ses choix. Images et propos d’un enfant du quartier Limoilou qui n’a jamais oublié sa ville. Rue Laval «J’ai habité une chambre au 2 de la rue Laval pendant deux ou trois ans avant de partir travailler à Montréal. Mes amis de Limoilou – Monique Joly qui deviendra comédienne ou Hervé Brousseau qui deviendra chanteur – venaient y faire

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rue Laval

la fête durant les fins de semaine. Je travaillais déjà comme photographe et je participais aux concours de chanteurs amateurs. C’était une période de grande liberté. La rue n’a pas beaucoup changé. J’aime le design des maisons ainsi que le point de rencontre avec la rue Couillard.»

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Photo: Jean-Claude Labrecque

Rue McMahon, la poudrière «Lorsque j’étais jeune, j’ai longtemps été pensionnaire à l’école Saint-Louis-de-Gonzague. La poudrière était à l’abandon. Lors des récréations, nous sautions la clôture et nous allions jouer dans les casernes faites par l’armée. J’aime la géométrie de ce bâtiment: la structure des cheminées, la pente des toits. Quand le soleil est très bas à l’hiver, les édifices avoisinants projettent leurs ombres sur le blanc pur des murs. Il y a de la magie à ce moment-là.» a

La poudrière

Le jardin des Ursulines vu de la chambre d’hôtel «Je viens au même hôtel depuis 25 ans et je demande toujours la même chambre au cinquième étage parce que la fenêtre permet de voir le jardin des Ursulines. Je peux entendre les cloches d’appel pour l’Angélus. Parfois, des religieuses sortent. Le potager a malheureusement disparu, mais on voit les 22 pommiers qui restent. J’ai photographié cet endroit à toutes les saisons et de toutes les façons: en 35 mm, en 70 mm, en noir et blanc, en couleurs. La lumière y est extraordinaire selon le période du jour. C’est un endroit idyllique».

Photo: Jean-Claude Labrecque

«J’AI PHOTOGRAPHIÉ CET ENDROIT À TOUTES LES SAISONS ET DE TOUTES LES FAÇONS: EN 35 MM, EN 70 MM, EN NOIR ET BLANC, EN COULEURS.

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Le Petit Séminaire «C’est mon endroit de prédilection dans la ville de Québec. Il représente toute l’histoire de la Nouvelle-France. Au début, l’édifice avait deux étages. À chacun des trois incendies (1701, 1705 et 1865), le feu a tout détruit. Les prêtres

Photo: Jean-Claude Labrecque

Pointe-à-Carcy «J’aime jouer avec le contraste des formes de l’architecture ancienne et celles, presque abstraites, de l’architecture moderne. Le point de vue classique est sans cesse mis de l’avant. Je voulais montrer la coexistence des deux formes. C’est mon côté iconoclaste.»

Le Petit Séminaire

Photo: Jean-Claude Labrecque

ont reconstruit et ajouté un étage. Cette volonté de s’implanter en Amérique est extraordinaire. J’aime particulièrement la cour intérieure, car l’architecture du bâtiment reprend les formes typiques de la vieille France. C’est très dépouillé. On pourrait presque dire très zen.»

Pointe-à-Carcy

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On ne voit les choses qu’à travers le prisme de ce que l’on est profondément. Si Jean-Claude Labrecque le cinéaste place sa caméra à hauteur d’homme et traque le visage humain, Jean-Claude Labrecque le photographe aime bien cadrer des objets, des lieux inhabités, des formes avec pour seul compagnon son appareil photographique Leica dont il apprécie le dépouillement et la discrétion. Finalement, Jean-Claude Labrecque est peut-être cet être zen à la recherche de luimême dans le zen des images en noir et blanc qu’il fixe sur pellicule…

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FAUTEUIlS d’ORCHESTRE Un film de Danièle

Thompson · De la même réalisatrice: La Bûche

France Générique: France. 2006. 106 min. (V.O.F.) Comédie dramatique réalisée

par Danièle Thompson. Scén.: Christopher et Danièle Thompson. Mus. orig.: Nicola Piovani. Int.: Cécile de France, Suzanne Flon, Valérie Lemercier, Albert Dupontel, Laura Morante, Claude Brasseur, Christopher Thompson, Dani.

Synopsis: Bercée par les anecdotes de sa grand-mère qui a été femme de

chambre au Ritz dans sa jeunesse, Jessica, une jeune fille de Mâcon, monte à Paris pour tenter sa chance. À quelques pas des Champs-Élysées, elle déniche un emploi au Bar des Théâtres, la seule buvette du chic VIIIe arrondissement où les milliardaires à demeure au Plaza Athénée croisent les balayeurs de rues. C’est aussi le point de chute des acteurs et des musiciens qui répètent juste en face, au Théâtre des Champs-Élysées. Jessica y rencontre le concertiste Jean-François Lefort, un pianiste dépressif, l’actrice Catherine Versen qui n’en peut plus de jouer des soap-opéras, Jacques Grumberg, un collectionneur qui liquide sa vie aux enchères, ainsi que Claudie, la logeuse du théâtre, éternelle fan d’un Bécaud au zénith.

Notes: Dédié à l’actrice «vétérante» Suzanne Flon — décédée à la fin du

tournage — FAUTEUILS D’ORCHESTRE de Danièle Thompson se veut une entrée privée dans les coulisses du mythique Théâtre des Champs-Élysées. Quand l’effet d’émerveillement pour le luxe autour du monument de la rue Montaigne s’estompe — hôtel cinq étoiles, boutiques de grands couturiers—, ce sont des artistes seuls et névrosés qui s’ouvrent à Jessica, personnage pivot entre ces saltimbanques soûlés d’adoration. Interprétée par une Cécile de France pétillante, la jeune provinciale les admire naïvement et ceuxci se révèlent à elle, sincères et fragiles. Car, le scénario des Thompson mère et fils (La Bûche, Décalage horaire) dépeint des idéalistes, pas des artistes blasés. En pianiste d’élite, Albert Dupontel (La Maladie de Sachs) jouerait dans les hôpitaux plutôt qu’à la Fenice et Valérie Lemercier (Palais royal!), en actrice caractérielle, ne tournerait plus de feuilletons alimentaires pour incarner bénévolement Simone de Beauvoir au grand écran. Plus que l’humour ou le trait d’esprit, ce troisième long métrage de Danièle Thompson distille la nostalgie, la reconnaissance et la réelle tendresse d’une enfant de la balle (elle est la fille de Gérard Oury) pour un milieu qui l’a vue grandir. C’est aussi l’occasion de refaire connaissance avec la chanteuse Dani (icône d’hier des variétés) et l’acteur Claude Brasseur. Puis, il y a les adieux sans qu’elle s’en doute de Suzanne Flon. Comme quoi ni les projecteurs ni le feu sacré ne s’éteignent jamais... (S.B.-H.)

«[…] drôle, léger, champagnisé.» (P. fabre, Studio) «Au sommet trône une Cécile de France belle comme un soleil.» (C. Chadefaud, Ciné Live)



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BON COP, BAd COP

LEMMING

l’IllUSIONISTE

Un film de Érik Canuel Du même réalisateur: Le Survenant

Un film de Dominik Moll · Du même réalisateur:

Un film de Neil Burger Du même réalisateur: Interview with the Assassin

Canada

Générique: Canada. 2006. 120 min. (V.O. française et anglaise) Comédie policière réalisée par Érik Canuel. Scén.: Patrick Huard, Leila Basen, Kevin Tierney, Alex Epstein d’après une idée originale de Patrick Huard. Mus. orig.: Michel Corriveau. Int.: Patrick Huard, Colm Feore, Patrice Bélanger, Sylvain Marcel.

Synopsis: David Bouchard et Martin Ward

sont deux flics aux antipodes. Si l’un se plie aux lois, l’autre impose la sienne. Chose certaine, les deux solitudes sont réunies malgré elles afin d’élucider une série de crimes avec pour dénominateur commun le hockey...

Notes: Le tandem Huard-Feore frappe fort. Canuel signe un «Bonjour, la police» baveux à l’écriture serrée. (S.B.-H.)

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Harry, un ami qui vous veut du bien

France

États-Unis

Générique: France. 2005. 129 min. (V.O.F.)

Générique: États-Unis. 2006. 110 min.

Synopsis: Un ingénieur, Alain Getty, et sa

Synopsis: Au XIXe siècle, à Vienne, les amours du magicien Eisenheim et de la belle Sophia sont compromises quand cette dernière, fiancée au prince Léopold, est assassinée. L’inspecteur Uhl enquête sur l’affaire et les pouvoirs du magicien capable de faire apparaître son fantôme...

Drame réalisé par Dominik Moll. Scén.: Dominik Moll et Gilles Marchand. Mus. orig.: David Sinclair Whitaker. Int.: Laurent Lucas, Charlotte Gainsbourg, André Dussollier, Charlotte Rampling. femme Bénédicte reçoivent à dîner le patron d’Alain, Richard Pollock, et son épouse Alice. Une dispute éclate entre Richard et Alice et la soirée se termine abruptement.

Notes: Troisième long métrage de Dominik

Moll (Harry, un ami qui vous veut du bien), LEMMING bifurque vers le drame fantastique. D’une thérapie-choc de couple, Moll tire une longue hallucination fantasmagorique fascinante. (S.B.-H.)

(V.F.) Drame écrit et réalisé par Neil Burger d’après la nouvelle Eisenheim the Illusionist de Steven Millhauser. Mus. orig.: Philip Glass. Int.: Edward Norton, Paul Giamatti, Jessica Biel, Rufus Sewell.

Notes: Aussi ténébreux qu’un roman d’Edgar

Allan Poe, L’ILLUSIONNISTE traduit l’influence des romantiques. En Eisenheim, Edward Norton se drape d’un mystère occulte. (S.B.-H.)

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niColas DiCKner « Du danger et de l’audace » Nicolas Dickner est entré dans les ligues majeures de la littérature québécoise dès la parution de son premier recueil de nouvelles, L’Encyclopédie du petit cercle, en 2000. Son premier roman paru en 2005, NIKOLSKI, n’a fait que confirmer ce que plusieurs avaient déjà pressenti. L’astéroïde Dickner fait partie d’un système où on retrouve les planètes Borges, Garcia Márquez, Kerouac et même Henri Verne. Décidément, il faudra réécrire la carte du ciel littéraire et peut-être même celle du ciel cinématographique québécois. Le Clap: Quel est votre premier souvenir cinématographique? Nicolas Dickner: J’ai un très vif souvenir de La Guerre des mondes qui avait été diffusé à la télévision un dimanche matin à 6 h 30. Je devais avoir cinq ou six ans. Mon frère aîné et moi nous étions levés à l’aurore. Il y avait quelque chose d’un peu spécial dans le fait de se lever avant tout le monde pour écouter la télévision dans le sous-sol du bungalow que nous habitions à Rivièredu-Loup. Le Clap: Si on quitte l’émerveillement de l’enfance, à partir de quel film votre relation avec le cinéma devient-elle plus significative?

niCoLaS diCKner



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Nicolas Dickner: Mon film charnière est Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone. On ne pourrait pas imaginer ce film transposé dans une autre forme d’expression. C’est une histoire qui repose sur la photo, le gros plan, la texture et la musique de Morricone qui est en parfaite symbiose. Le film est très long, avec des plans interminables. Il y a une tension, des silences, de

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grands vides. Je ne suis pas assez connaissant en histoire du cinéma pour pouvoir replacer les films de Leone dans l’époque où ils ont été tournés mais, de notre point de vue actuel, cette façon d’utiliser de très longs plans avec de très longs silences est extrêmement audacieuse.

Nicolas Dickner: Dans mes livres, il y a beaucoup de références à la route. Dans NIKOLSKI, c’est plus évident. Mais, dans mes textes, il y a plus souvent des gens qui rêvent de partir que des gens qui partent dans les faits. Les gens sont rarement sur la route de leur plein gré et ils vont rarement au bout de leur désir de la route. iL était une foiS danS L’oueSt

Le Clap: Qu’est-ce qui vous incite à aller voir tel film plutôt que tel autre?

Le Clap: Avec quel réalisateur aimeriez-vous ou auriez-vous aimé travailler?

Le Clap: Quel film auriez-vous aimé réaliser?

Nicolas Dickner: J’aurais aimé travailler avec Stanley Kubrick. C’est un cinéaste qui faisait des adaptations extraordinairement intelligentes, pas seulement des transpositions. J’ai aussi vu récemment Broken Flowers de Jim Jarmusch. Voilà un cinéaste qui a une vision peu conventionnelle du scénario. Il n’y a pas nécessairement une montée, un climax, une descente mais une espèce de lente progression qui mène on ne sait pas trop où et une fin ouverte qui m’ont beaucoup plu. J’aimerais travailler avec un réalisateur qui a ce sens du danger et de l’audace.

Nicolas Dickner: Il y a deux ans, j’ai revu le film et le making off de Duel de Steven Spielberg. Spielberg a véritablement fait un trajet sur route pendant une dizaine de jours. Chaque soir, l’équipe faisait un briefing sur carte dans un motel. Ce film est un road movie jusque dans sa réalisation. C’est fascinant!

Le Clap: Quels sont les derniers films québécois qui ont retenu votre attention?

Le Clap: Votre univers romanesque est lui-même passablement influencé par le road movie.

Nicolas Dickner: C.R.A.Z.Y. est un film très fort. Je l’ai vu deux fois. C’est un film qui a macéré longuement, ça paraît, c’est bien peaufiné. J’ai aussi aimé la qualité de la trame sonore. On a souvent tendance à oublier à quel point la trame sonore est un matériau de base au cinéma, pas seulement un cosméti- a

Nicolas Dickner: Je ne suis pas un cinéphile modèle. Je ne me prive pas d’aller voir des films américains, des blockbusters. Parfois, je vais aller voir un grand classique, mais pas nécessairement pour des raisons très nobles. Je me rappelle avoir vu Casablanca parce que le titre d’un des premiers films de Woody Allen était Play it Again, CaSaBLanCa Sam. J’y voyais une espèce d’intertexte, de lien à faire et je voulais voir Casablanca pour cela. Par la suite, c’est devenu un de mes films préférés.

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que. Dans une perspective tout à fait différente, Pierre Perrault parlait de son rapport au documentaire et disait que ce qui l’avait beaucoup aidé, lorsqu’il était passé au cinéma, c’est qu’il avait commencé sa carrière en faisant de la captation audio. Cette connaissance de la base sonore l’avait énormément aidé dans le film. On a souvent tendance à oublier au cinéma que le son vient autant nous chercher que l’image. Le Clap: Si on vous proposait d’adapter NIKOLSKI au cinéma, comment réagiriez-vous? Nicolas Dickner: Avec circonspection. À mon avis, NIKOLSKI est un livre extrêmement difficile à adapter. Trois personnages se déplacent sur un continent pendant dix ans. C’est «intransposable»! Il faudrait aller chercher des segments, des dimensions particulières du récit. Il faudrait faire une adaptation qui soit infidèle au livre. Le Clap: Y a-t-il dans NIKOLSKI un élément qui le rapproche du cinéma? Nicolas Dickner: Mon écriture est nettement influencée par le cinéma dans la façon de découper l’histoire et de cadrer les choses. J’ai rarement recours au monologue intérieur. J’essaie de montrer les choses, de faire des descriptions brèves. On sent un sens de l’action dans la description. J’ai de la difficulté à le définir avec précision, mais il y a quelque chose de très proche du cinéma dans mon écriture…

Ou de la bande dessinée, puisque nous terminons cette conversation en partageant notre intérêt pour l’univers «bédéique» d’Hugo Pratt, particulièrement les aventures de Corto Maltese. Se peut-il que le héros de Pratt ait un jour emprunté l’identité de Jonas Doucet, l’énigmatique personnage de NIKOLSKI parti de chez lui à quatorze ans pour s’enrôler dans la marine marchande et que nous soyons tous par quelque côté ses descendants? Du coup, on se met à rêver d’ailleurs et de voyages…



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FILMS฀POUR฀ENFANTS ASTÉRIX ET LES VIKINGS

Un film de Stefan Fjeldmark et Jesper Moller Générique: France · Danemark. 2006. 78 min. (V.F.) Dessin animé réalisé par Stefan Fjeldmark et Jesper Moller. Scén.: Jean-Luc Goossens et Stefan Fjeldmark d’après la BD de René Goscinny et Albert Uderzo. Mus. orig.: Replicant. Synopsis: Goudurix, neveu du chef des irréductibles Gaulois et incroyable froussard, est enlevé par les Vikings. Astérix et Obélix doivent le retrouver illico... (S.B.-H.)

LES BAGNOLES

Un film de John Lasseter et Joe Ranft Générique: États-Unis. 2006. 96 min. (V.F. de Cars) Film d’animation réalisé par John Lasseter et Joe Ranft. Scén.: John Lasseter d’après une idée de Joe

Ranft. Mus. orig.: Randy Newman. Synopsis: En route vers la Coupe Piston, Flash McQueen, une auto de course, dévie par malchance à Radiator Springs sur la route 66. Il y rencontre Sally, une

Porsche 2002 et Doc Hudson, un modèle 1951 au passé mystérieux... Grâce à eux, la rutilante voiture sport comprend qu’il n’y a pas que franchir le fil d’arrivée qui importe dans la vie... (S.B.-H.)

LA MAISON MONSTRE Un film de Gil Kenan

Générique: États-Unis. 2006. 91 min. (V.F. de Monster House) Film d’animation réalisé par Gil Kenan. Scén.: Dan Harmon, Rob Schrab, Pamela Pettler. Synopsis: À la veille de l’Halloween, D.J. Walters, un jeune de douze ans, perd son ballon dans la maison du vieux Nebbercracker... Des jouets, des animaux ont déjà disparu à cet endroit... Même Jenny, sa nouvelle amie, passe à un cheveu d’être aspirée par la maison dotée de pouvoirs maléfiques... (S.B.-H.)

PIRATES DES CARAÏBES: LE SECRET DU COFFRE MAUDIT Un film de Gore Verbinski

Générique: États-Unis. 2006. 150 min. (V.F. de Pirates of the Caribbean: Dead Man’s Chest) Film d’aventures réalisé par Gore Verbinski. Scén.: Ted Elliott et Terry

Rossio. Mus. orig.: Hans Zimmer. Int.: Johnny Deep, Orlando Bloom, Keira Knightley, Geoffrey Rush. Synopsis: Le capitaine Jack Sparrow part à la recherche du coffre maudit afin de pas vendre son âme à Davey Jones, le maître des sept mers... (S.B.-H.)

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Catherine Talbot M.Ps. PSYCHOLOGUE (membre de l’OPQ, RCPOSS)

• Si vous désirez une thérapie à très court terme, cela est maintenant possible grâce à la technique EMI (EMDR), une approche innovatrice qui conduit à une résolution des traumas ou blessures psychiques (basée sur les mouvements oculaires). • Madame Talbot intègre aussi l’hypnose et un suivi en thérapie-coaching. Pour plus de renseignements : le livre Guérir du Dr David Servan-Schreiber · http://www.guerir.fr/

Pour rendez-vous à Sainte-Foy : 951-9903 Courriel : ctalbot@videotron.ca CLINIQUE MÉDICALE DU CHATEL 2

– Magazine Le Clap n° 133 · du 15 septembre au 2 novembre 2006

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no 133 Du 15 septembre au 2 novembre 2006

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Nouveau au Campanile N’attendez plus pour prendre soin de vous!

La chiropratique... bonne pour le dos, mais aussi pour contrer : - Les maux de tête et les migraines - L’arthrose et l’arthrite - Les engourdissements dans les bras et les mains - Les douleurs sciatiques

Dre Marie-Hélène Mercadante Chiropraticienne, D.C.

Radiologie sur place • 659-6446 3700, rue du Campanile, bureau 104, Sainte-Foy

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Magazine Le Clap n° 133 · du 15 septembre au 2 novembre 2006 –

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no 133 Du 15 septembre au 2 novembre 2006

a4 a scanner Darkly

Un film de Richard Linklater

du 13 au 19 octobre

4 astérix et les vikings Un film de Stefan Fjeldmark et Jesper Moller du 15 septembre au 5 octobre

b4 Bagnoles, les

Un film de John Lasseter et Joe Ranft

4 Bon Cop, Bad Cop Un film de Érik Canuel

C

p. 49

du 15 au 28 septembre

p. 45

du 6 au 19 octobre

p. 33

du 6 octobre au 2 novembre

p. 12

du 20 octobre au 2 novembre

p. 5

Un film de Fabien Onteniente

4 Congorama Un film de Philippe Falardeau

4 Conversation(s) avec une femme Un film de Hans Canosa du 20 octobre au 2 novembre

D4 Doublure, la

p. 49

du 15 septembre au 5 octobre

Camping

4 Cheech Un film de Patrice Sauvé

p. 40

p. 8

du 6 octobre au 2 novembre

p. 31

du 22 septembre au 19 octobre

p. 44

du 22 septembre au 19 octobre

p. 10

le 6 et le 13 octobre

p. 50

du 15 septembre au 5 octobre

p. 35

du 15 au 28 septembre

p. 45

Un film de Norman Cohn et Zacharias Kunuk du 29 septembre au 19 octobre

p. 30

Un film de Dominik Moll

du 15 au 21 septembre

p. 45

du 6 au 19 octobre

p. 49

Un film de Francis Veber

F4 fauteuils d’orchestre Un film de Danièle Thompson 4 fous du roi, les Un film de Steven Zaillian

4 fous rires & Humour noir Courts tout court

h4 Hollywoodland

Un film de Allen Coulter

i 4 illusionniste, l’ Un film de Neil Burger

J4 Journal de Knud rasmussen, le l 4 lemming

M4 maison monstre, la Un film de Gil Kenan 4 marie antoinette Un film de Sofia Coppola

du 20 octobre au 2 novembre

p. 9

du 15 au 28 septembre

p. 17

du 6 au 19 octobre

p. 49

du 6 octobre au 2 novembre

p. 40

du 29 septembre au 2 novembre

p. 20

du 22 septembre au 19 octobre

p. 11

du 15 au 28 septembre

p. 33

du 20 octobre au 2 novembre

p. 13

le 22 et le 29 septembre

p. 50

le 20 et le 27 octobre

p. 50

du 15 septembre au 19 octobre

p. 32

n4 nuit noire 1 octobre 11 Un film de Alain Tasma

P4 pirates des Caraïbes: le secret du coffre maudit Un film de Gore Verbinski

r4 renaissance

Un film de Christian Volckman

S4 sans elle

Un film de Jean Beaudin 4 science des rêves, la Un film de Michel Gondry 4 sœurs fâchées, les Un film de Alexandra Leclère

t4 the Queen (v.f.)

Un film de Stephen Frears 4 top Cannes 200 Courts tout court

U4 un film, genre Courts tout court

v4 vie secrète des gens heureux, la Un film de Stéphane Lapointe 

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