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N° 128

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SouvenirS de BrokeBack Mountain · capote · LeS MotS BLeuS valeur

caché


Le mot de la rédaction Avant de vous présenter la moisson fastueuse de la nouvelle programmation, revenons sur Les 5 jours du cinéma français à Québec. À la lecture du baromètre évaluant la popularité de ces films, c’est-à-dire les entrées comptabilisées, nous savons d’ores et déjà que JOYEUX NOËL, l’œuvre de Christian Carion racontant le récit d’une trêve inespérée pendant la Grande Guerre, devrait rejoindre un grand public. Affichant complet, ce second long métrage du réalisateur d’Une hirondelle a fait le printemps prend justement l’affiche dès le 16 décembre. Très beau témoignage de fraternité, JOYEUX NOËL réconciliera ceux qui considèrent que les fêtes de fin d’année ne sont qu’une course à la consommation. Porteur d’espoirs aussi fugaces soient-ils, ce récit exhumé d’un livre d’histoire, Batailles de Flandres et d’Artois 1914-1918, se concentre sur l’essentiel: la paix, même éphémère… Au palmarès des cinq titres les plus courus, CACHÉ de l’Autrichien Michael Haneke figurait en seconde position. Brouillant les pistes volontairement, le cinéaste qui explore le côté sombre des individus revient sur nos écrans en janvier. Machination? Tentative d’extorsion? Chantage? Le réalisateur de La Pianiste signe un thriller psychologique avec CACHÉ alors qu’un animateur de magazine littéraire à la télévision (Daniel Auteuil) reçoit des cassettes le montrant lui et sa famille dans leur intimité. Pourquoi? À Haneke de livrer la clé. Après L’Homme blessé, Patrice Chéreau prenait une pause des drames particuliers pour réaliser deux films «chorals», La Reine Margot et Ceux qui m’aiment prendront le train. Avec Intimité et Son frère, il revenait à une forme de cinéma à la mise en scène théâtralisée. GABRIELLE, d’après l’œuvre de Joseph Conrad, suit ce courant dans un drame puissant opposant Isabelle Huppert et Pascal Greggory. À l’affiche à l’hiver 2006. Les deux autres titres qui vous auront interpellés le plus sont la comédie policière L’ENQUÊTE CORSE avec le duo Chris-

tian Clavier et Jean Reno ainsi que STUPEUR ET TREMBLEMENTS d’Alain Corneau. Bref, «l’avant-goût» que constituaient ces cinq jours de représentations spéciales aura été une réussite concrétisée par un très bon taux d’occupation de nos salles dédiées à l’événement. Une fois le tournage de STUPEUR ET TREMBLEMENTS complété, Alain Corneau enchaînait avec LES MOTS BLEUS doublant ainsi l’œuvre précédente en sortant à la fin janvier. Refaisant appel à l’actrice Sylvie Testud, il raconte une histoire d’incommunicabilité où le langage s’exprime plus dans les gestes que dans les paroles. Adaptation du roman de Dominique Mainard, Corneau y parle d’amour maternel, de solitude, de la peur des mots. C’est là l’un de nos coups de cœur. Parmi les œuvres qui ont retenu particulièrement notre attention, le fascinant CAPOTE — autant le personnage de l’écrivain Truman Capote que cette genèse en images de l’écriture du roman De sang-froid — et SOUVENIRS DE BROKEBACK MOUNTAIN, une histoire d’amour atypique entre cow-boys d’Ang Lee. Intelligent, sensible et sincère sont les qualités de ce drame où l’on compatit avec ses hommes déchirés entre leurs sentiments et les conventions sociales. Portrait d’époque à la C.R.A.Z.Y., HISTOIRE DE FAMILLE de Michel Poulette saura émouvoir grâce à l’ardeur des comédiennes Danielle Proulx, Évelyne Rompré et Catherine Allard. Outre le retour de Terence Malick — après une absence de moins de dix ans des écrans (!) — avec NOUVEAU MONDE (ou la véritable histoire de Pocahontas) et GEISHA, une adaptation du best-seller d’Arthur Golden avec Zhang Ziyi (2046, Héros), Le Clap vibrera sous le pas lourd du roi de la jungle… KING KONG!

Bon cinéma! (S.B.-H.)

Les Mots bleus

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Magazine Le Clap n° 128 · du 16 décembre 2005 au 9 février 2006 –




Magazine Le Clap nº 128 Du 16 décembre 2005 au 9 février 2006

LA PROGRAMMATION

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CHRONIQUES · ENTREVUE

Nos films La valeur sûre — CACHÉ

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Calendrier

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Index

6 18 Juliette Binoche et Daniel Auteuil dans Caché

SERVICES ET PRIVILÈGES DU CLAP

22 28

Entrevue avec Christian Carion réalisateur de JOYEUX NOËL par Serge Pallascio Bandes sonores par Pierre Blais Livres par Paul Jacques Ciné-psy par Marcel Gaumond

30

Arts de la scène par David Cantin

24

Info-ciné

34

Arts visuels par David Cantin

26

Avis de recherche — CINÉASTE AMATEUR

36

Revue de presse par Martine Côté

40

Privilèges de l’Abonne-Clap

39

Le cinéma vu par... par Serge Pallascio

41

Clap sur le monde par Pierre Blais

UNE PUBLICATION DES ÉDITIONS LE CLAP LE CINÉMA LE CLAP 2360, chemin Sainte-Foy, bureau 370 Sainte-Foy (Québec) G1V 4H2 (la pyramide) en face de l’Université Laval Éditeurs Directeur général Directeur de production Adjoint à la production Rédactrice en chef Programmation Supervision artistique Réviseure Chroniqueurs

TABLEAU DES TARIFS Adulte ··················································································· 7,50 $ vendredi au dimanche après 18 h ······································ 9 $ samedi et dimanche avant 18 h ····································· 7,75 $ mardi et mercredi ·························································· 6,25 $ 50 à 64 ans ·········································································· 7,25 $ Âge d’or (65 ans et plus) ························································· 6 $ 14 ans et moins ········································································ 6 $ Étudiant (sur présentation de la carte d’étudiant) ·················· 6,50 $ dimanche au vendredi après 21 h ······································ 4 $ Carte Abonne-Clap / 10 films ················································ 55 $ 5 films ················································· 35 $

· Les journées des abonnés · Tous les lundis et jeudis, sauf les jours fériés, vous verrez votre invité admis pour seulement 2 $ à la projection pour laquelle vous vous procurerez un billet. 

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Impression Distribution Contrôle de la distribution Tirage

Michel Aubé, Michelle Dubé Michel Aubé Robin Plamondon Simon Leclerc Stéphanie Bois-Houde Michel Aubé Michelle Dubé Marie Chabot Pierre Blais, David Cantin, André Caron, Martine Côté, Marcel Gaumond, Pâris Harnais, Paul Jacques, Serge Pallascio Quebecor Affiche tout Marie Dubé 100 000 exemplaires

Pour nous joindre Horaire des films Administration Billetterie Télécopieur Courriel Site Internet

650-CLAP ou 650-2527 653-2470 653-2470, poste 229 653-6018 leclap@clap.qc.ca http://www.clap.qc.ca

PUBLICITÉ · Marie Dubé · (418) 653-2470, poste 210 ou 1 800 361-2470 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec, 3e trimestre 1987, ISSN : 1209-7012 Le Magazine Le Clap est publié 7 fois par année par les Éditions Le Clap. Il est tiré à 100 000 exemplaires et distribué dans plus de 500 points de dépôt situés dans l’agglomération urbaine de Québec : cinémas, halles, collèges, université, supermarchés, centres commerciaux, cafés, restaurants, etc. La distribution est assurée par distribution Affiche tout.

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JOYEUX NOËL

Un film de Christian

Carion · Du même réalisateur: Une hirondelle a fait le printemps

France · Allemagne · Royaume-Uni · Belgique · Roumanie Générique: France · Allemagne · Royaume-Uni · Belgique · Roumanie. 2005. 116 min. (V.O. française, anglaise et allemande avec s.-t. français) Drame de guerre écrit et réalisé par Christian Carion. Mus. orig.: Philippe Rombi. Int.: Daniel Brülh, Benno Fürmann, Guillaume Canet, Gary Lewis, Diane Kruger, Bernard Le Coq, Lucas Belvaux.

Synopsis: 1914. Premier hiver au front. Déclarée à l’été, la guerre déchire

l’Europe. Qu’ils soient Français, Allemands, Écossais ou Russes, des milliers de soldats fourbus rêvent de retourner auprès des leurs pour les fêtes de Noël et d’enterrer à jamais les derniers mois. Ténor à l’opéra de Berlin, Nikolaus Sprink est conscrit afin de servir le kaiser Guillaume II. Derrière lui, il abandonne son amante et partenaire de scène, Anna Sörensen, une soprano danoise. Contraint de rejoindre sa garnison avant que sa femme accouche de leur premier enfant, le lieutenant français Audebert cache son angoisse pour sauver le moral déflationniste de ses troupes. Son inquiétude n’égale que l’humeur plus belliqueuse de Horstmayer, son vis-à-vis allemand, ainsi que la révolte intérieure de Palmer, un pasteur anglican, éprouvé dans sa foi... De l’autre côté des tranchées boueuses, il y a le no man’s land, là où des corps anonymes explosent, mais là aussi où des miracles fleurissent avec pour terreau d’innocentes victimes... De l’horreur à la fraternité, une trêve est décrétée, officieuse, bénie par ces soldats redevenus le temps de la nuit de Noël des hommes égaux...

Notes: À partir d’une histoire vraie glanée au fil d’une lecture d’un passage de Batailles de Flandres et d’Artois 1914-1918 d’Yves Buffetaut, Christian

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Carion raconte la Première Guerre mondiale autrement: la guerre à travers un geste de fraternité inespéré. En s’inspirant d’un fait divers, une particule d’humanité dans une nécropole à ciel ouvert, le réalisateur puise au style de ces récits exaltants aux personnages plus grands que nature d’un cinéma classique. Beau et tragique, JOYEUX NOËL — outre le cadrage serré de l’intrigue sur une soirée et les quelques heures qui la précèdent et lui survivent — se regarde avec le même optimisme qu’un drapeau blanc flottant dans un ciel balafré d’obus. «L’effet Choristes» opérerait-il? Suggéré par des observateurs de la scène cinématographique, l’argument est à considérer dans la mesure où Carion a choisi un sujet émotif et l’aborde de façon presque aussi grandiose que Jean-Pierre Jeunet dans Un long dimanche de fiançailles en récréant la peur dans les tranchées. Autre élément, il intègre à cet univers d’hommes sur le qui-vive une jeune femme qui, sans avoir la pugnacité de Mathilde (Audrey Tautou), déploie les ruses de celle plus effrayée par la séparation que par une balle perdue, au point d’aller rejoindre son amant au front. Souffle romanesque, dignes héros, nuit d’espoir éphémère, Carion a su calibrer avec un sens de la photogénie et de la métaphore à la Jean-Paul Rappeneau (Le Hussard sur le toit) ce qui devient une page d’histoire exhumée par accident comme un coquelicot bien dru au centre d’un champ après l’avancée des combattants. (S.B.-H.) «Inspiré d’évènements réels survenus, ce film dégage sans forcer une vraie puissance.» (P. Vavasseur, Le Parisien)

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par

Serge Pallascio

« Savoir preSque cenSurer la réalité »

Entrevue avec Christian Carion · Réalisateur — Joyeux Noël Imaginez la scène. Nous sommes au Festival de Cannes, version 2005. Il fait 25 degrés à l’ombre. À la porte de la salle, porté par la rumeur, le public se bouscule pour assister à la première projection de JOYEUX NOËL. Peut-il y avoir une scène plus anachronique? Qui plus est, il n’est pas question de dinde et de canneberges dans ce film, mais de guerre, de boue et de sang. Il aura fallu que Christian Carion attende quatorze ans pour que son film et la surprenante histoire qu’il raconte soient enfin projetés sur un écran. Bilan d’une quête passionnée. Le Clap: Votre précédent film Une hirondelle a fait le printemps avec Michel Serrault et Mathilde Seigner proposait une histoire tout à fait contemporaine et intimiste. Ceux qui verront JOYEUX NOËL pourront être surpris de vous voir aborder cette fois-ci un sujet à la fois historique et collectif comme celui de la guerre de 14. Quelle fut votre motivation?

Christian Carion



Christian Carion: L’époque est différente, mais le fond est proche. Quelqu’un m’a dit, il n’y a pas très longtemps, qu’Une hirondelle…, c’était déjà une sorte d’hymne à la fraternisation entre un vieux monsieur et une jeune femme. Au-delà des événements de la

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guerre de l914 qui sont racontés dans JOYEUX NOËL, ce qui m’intéresse, c’est que cette histoire est intemporelle. Ce dont le film parle, c’est la capacité pour des êtres humains, qu’ils soient d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, de mettre fin au combat. Ce geste peut paraître impossible et interdit, moi, je le trouvais fort. Ça m’a fait du bien de savoir qu’il y avait eu ça aussi pendant cette guerre. Le Clap: Cette histoire repose sur un fait authentique. Diriez-vous que cette fois-ci la réalité a dépassé la fiction? Christian Carion: Oui. La réalité a dépassé la fiction. Il y a même des choses vraies que je n’ai pas pu mettre dans le film parce que je me suis dit que les gens ne me croiraient pas. Le Clap: Par exemple? Christian Carion: Dans le film, il y a cette histoire de chat qui se promène de la tranchée française à la tranchée allemande. Dans la réalité, ce chat a été fusillé sous le prétexte de collaboration avec l’ennemi. Lors du tournage, j’ai donc filmé l’exécution du chat mais, lorsque j’ai vu les images, je me suis dit «non, les gens ne vont pas me croire et s’ils doutent de cette séquence-là, ils vont douter de tout

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le reste du film». Il faut parfois savoir presque censurer la réalité. Par la suite, j’ai compris pourquoi j’avais fait cela. C’est pour que les gens ne doutent pas des moments de fraternisation qui sont l’essentiel de mon film. Le Clap: Ce qu’il y a de désarçonnant dans JOYEUX NOËL, c’est que ce film débute tout en douceur. Dès le générique, il a quelques autochromes des frères Lumière, images nostalgiques d’une époque douce et heureuse. Et tout de suite après cela, on se retrouve dans un univers complètement différent. Quelle était votre intention?

ce qu’ils ont fait. Ils s’en souviendront toute leur vie. Et le film leur rend hommage, car ces gens nous ont donné une leçon d’humanité. Le Clap: Que diriez-vous à un public nord-américain pour l’inciter à voir votre film? Christian Carion: Je dirais que c’est un film sur la paix, sur l’idée même de la paix. Qu’ils soient d’Amérique ou d’ailleurs, les gens sont d’abord et avant tout des êtres humains. Je ne vois pas pourquoi ils ne seraient pas touchés par une histoire d’ennemis qui arrêtent de se battre et qui se serrent la main.

Pour l’instant, le cinéaste court, va et vole pour présenter son film qui trouve un écho favorable auprès des divers publics qu’il rencontre. La réaction mitigée de la presse française ne l’affecte pas. Il avait vécu la même fracture entre le public et la critique lors de la sortie de Une hirondelle a fait le printemps. «Vous savez, lance-t-il en guise de conclusion, pour faire du cinéma, il faut savoir faire confiance à la vie». ù

Christian Carion: Il y a deux choses. D’abord, j’ai une passion pour les autochromes des frères Lumière. Je les trouve vraiment magnifiques. Elles illustrent le monde d’avant la guerre. Un monde qui était ma foi heureux avec son quotidien. Voir ces photos en couleurs rapproche ce monde de nous alors que le noir et blanc crée une distance. Ensuite, il y a ces enfants qui récitent une leçon apprise à l’école. Car il faut savoir que la guerre se nourrit de sang et, quelque part, on a préparé les gens à raisonner comme cela dans leur tête, on les a endoctrinés. Quand la guerre arrive, c’est un monde qui change. Pour moi, le XXe siècle commence le 3 août 1914, pas avant. Le Clap: Comment expliquez-vous ce regain d’intérêt pour la compréhension de la guerre, que ce soit la guerre 14-18 dans des films comme Capitaine Conan ou La Chambre des officiers, ou la guerre 3945 dans des films comme Laissez-passer ou Monsieur Batignole? Est-ce le climat guerrier de notre monde contemporain qui vous amène à réfléchir pour comprendre tout cela? Christian Carion: Je ne sais pas. Mais je vous dirais que, quant à moi, j’ai découvert le phénomène des fraternisations il y a quatorze ans. J’ai mis quatorze ans à faire ce film parce qu’il a fallu que je fasse mes preuves. Mais il est vrai qu’aujourd’hui, effectivement, la guerre de 1914 semble être un peu plus à la mode. Le Clap: Comment vit-on pendant tout ce temps quand on sait qu’on a un sujet de film tout à fait extraordinaire mais qu’il faut attendre? Craint-on de se le faire «voler» par quelqu’un d’autre? Christian Carion: C’est vrai. J’ai longtemps eu cette peur. Mais, à un certain moment, je l’ai enfermée dans une malle bleue. J’ai attendu mon heure pour faire ce film et j’ai espéré de tout mon cœur que personne n’ait envie de le faire avant moi. Le Clap: Comment pourrait-on caractériser votre film? Est-ce un film pacifiste ou un film antimilitariste? Christian Carion: C’est un film humaniste. Voilà. Un film qui ressuscite une histoire d’hommes qui se sont rencontrés un soir de Noël et qui ont décidé de fraterniser. Je voulais rendre sa place à cet événement, faire œuvre de mémoire. Le Clap: Mais il n’en demeure pas moins qu’à la fin la guerre reprend tous ses droits. Christian Carion: Bien sûr. Mais peu importe ce que vont devenir ces hommes. Ce qui compte, c’est

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Cannes 2005 — Prix de la mise en sCène — Prix FiPreCi — Prix du jury œCuménique

CACHÉ

Un film de Michael

Haneke · Du même réalisateur: La Pianiste

France · Autriche · Allemagne · Italie Générique: France · Autriche · Allemagne · Italie. 2005.

117 min. (V.O.F.) Drame écrit et réalisé par Michael Haneke. Int.: Juliette Binoche, Daniel Auteuil, Maurice Bénichou, Annie Girardot, Bernard Le Coq, Walid Afkir, Daniel Duval, Nathalie Richard, Denis Podalydès, Lester Makedonsky, Aïssa Maïga.

Synopsis: Georges, journaliste littéraire à la télévision, reçoit des vidéos anonymes où on le voit, avec sa famille, filmé clandestinement devant son domicile. Des dessins inquiétants sont bientôt joints aux cassettes au contenu de plus en plus personnel. Ses soupçons sur l’auteur de ce harcèlement se précisent et il décide de porter plainte auprès de la police qui, en l’absence de preuves tangibles, ne peut intervenir. Petit à petit, cette menace pesante mine les rapports du couple, Georges semblant ne pas vouloir faire toute la lumière sur certains évènements de son passé.

Notes: Réalisateur anticonformiste et volontiers pro-

vocateur, Michael Haneke ne cesse de jouer avec le spectateur et de le déstabiliser à chacun de ses films, lui assignant le plus souvent une place de voyeur inconfortable. En ce sens, CACHÉ semble renouer avec les premières œuvres que le réalisateur tourna en Autriche avant de faire de la France son pays d’élection artistique. On y retrouve ce goût de la manipulation qui fit sa réputation à l’époque de Benny’s Video et de Funny Games, en même temps que ce regard acéré sur la société. Avec une mise en



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scène d’une précision diabolique, Haneke nous montre comment le quotidien d’un couple bourgeois, apparemment sans problème, va progressivement virer au cauchemar avec le retour brutal d’un passé trouble. Le premier plan du film est emblématique et pose immédiatement les bases d’un dispositif à l’efficacité redoutable et qui viendra constamment questionner le regard du spectateur sur la provenance et la fiabilité des images qu’il reçoit. Une mise en abyme qui enrichit le film de plusieurs niveaux de lecture sans pour autant céder à l’exercice théorique, l’intrigue reposant sur une description particulièrement réaliste des personnages et des situations. Le couple Auteuil-Binoche traduit à merveille cette angoisse grandissante qui fragilise une famille bien sous tous les rapports, bientôt en proie à la paranoïa. Tout en brouillant les pistes, le cinéaste révèle son propos qui tourne autour du poids de la culpabilité et de la mémoire, le personnage principal étant contraint de faire face à son histoire personnelle et plus largement, en écho, à celle récente de la France. Thriller, drame familial, film politique (événements liés à la guerre d’Algérie) et de manière sous-jacente réflexion sur le pouvoir des images, CACHÉ brille par sa densité thématique et l’intelligence d’un scénario ne dévoilant que partiellement ses secrets, le réalisateur laissant au spectateur une marge de liberté et d’interprétation. Une réussite totale. (P.H.)

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«[...] un film poignant, brillant, magistral, sur le thème de la culpabilité.» (M. Cassivi, La Presse)

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Un film de Alexandre

LE SOLEIL

Sokourov · Du même réalisateur: L’Arche russe

«[...] il (Sokourov) procède de l’illustre lignée cinématographique russe tracée par Eisenstein et Tarkovski.» (O. Tremblay, Le Devoir)

Russie · France · Italie · Suisse Générique: Russie · France · Italie · Suisse. 2005. 110 min. (V.O. anglaise, japonaise avec s.-t. français) Drame réalisé par Alexandre Sokourov. Scén.: Yuri Arabov. Mus. orig.: Andreï Sigle. Int.: Issey Ogata, Robert Dawson, Kaori Momoi, Shiro Sano.

Synopsis: Tokyo. 1945. Malgré les bombardements américains tétanisant Hiroshima et Nagasaki, l’armée japonaise de l’empereur Hirohito refuse de rendre les armes. Attaqué sur plusieurs fronts, le souverain implore son peuple de concéder la victoire à l’ennemi.

Notes: Dernier pan d’une trilogie amorcée avec Moloch, suivi par Taurus, LE

SOLEIL de Sokourov est la digne conclusion de sa série de portraits d’hommes d’État. Controversés dans les cas d’Hitler (Moloch) et Lénine (Taurus), le réalisateur de L’Arche russe — chef-d’œuvre tourné en un unique plan-séquence — les présentait dans leur intimité, diminués, mais toujours ivres de pouvoir. L’ultime chapitre dépeint un Hirohito isolé dans son monde, dépassé par sa trajectoire personnelle. (S.B.-H.)

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CAPOTE États-Unis

Un film de Bennett

Miller

Générique: États-Unis. 2005. 114 min. (V.O.S.-T.F.) Drame biographique réalisé par Bennett Miller. Scén.: Dan Futterman d’après la biographie de Gerald Clarke. Mus. orig.: Mychael Danna. Int.: Philip Seymour Hoffman, Catherine Keener, Clifton Collins Jr., Bruce Greenwood, Bob Balaban.

Synopsis: En compagnie de l’écrivaine Harper Lee qui l’assiste, Truman Capote, dandy «littéra-

teur» de New York, débarque à Holcomb, à l’ouest du Kansas, afin de rédiger un reportage sur la communauté endeuillée par le meurtre crapuleux de la famille Clutter...

Notes: En guise de prélude, un avertissement. CAPOTE n’est pas une biographie de l’écrivain américain, mais le récit d’un pan de sa vie d’auteur qui aspirait à devenir un Proust du Nouveau Monde. C’est un trublion à la voix de fausset, un homme obsédé et finalement dévoré par son sujet que le cinéaste Bennett Miller nous présente dans ce film-enquête qui retrace la genèse de l’écriture du roman De sang-froid. Six ans de la vie de Capote — de 1959 à 1965 — y sont consignés avec une foule de détails. De la même façon, l’auteur de Petit déjeuner chez Tiffany (1958) a compilé les informations sur les victimes et les accusés afin de rédiger avec une exactitude obsessive «les minutes», avant et après ce crime, qui vaudra la pendaison aux récidivistes Richard Hickock et Perry Smith. Mandaté à l’origine par le magazine The New Yorker pour écrire un portrait des gens ébranlés par le drame, Capote comprend qu’il détient un sujet en or et dévie vers une investigation qui aboutira au final à ce nouveau jalon de l’écriture journaliste: la non-fiction novel. D’un fait divers sordide, Capote tire son plus grand roman — vendu à cinq millions d’exemplaires aux États-Unis seulement — , un compte-rendu sous-titré sans arabesques stylistiques par Récit véridique d’un meurtre multiple et de ses conséquences. Si De sang-froid fait de lui un écrivain célébré, il lui sape, en revanche, son souffle d’auteur. Outre des rééditions, Capote ne publiera qu’à titre posthume, Prières exaucées, un condensé d’anecdotes calomnieuses sur le jet-set de la côte est des États-Unis et de Paris. C’est un Capote manipulateur, en pleine possession de ses moyens et soudoyant les autorités pour lever les obstacles à son travail qu’interprète l’acteur Philip Seymour Hoffman. Personnage caricatural dans la vie, Capote qui ironisait en se décrivant lui-même comme «plus pédé qu’un phoque» devenait un personnage intimidant à incarner. En allant au-delà du maniérisme affecté que l’acteur ne pouvait que reproduire s’il voulait son interprétation crédible, il ressort de son jeu la lucidité de Capote, son opportunisme et, en même temps, une forme de compassion culpabilisante envers les accusés qu’il interroge, qu’il cherche d’une certaine manière à sauver de l’impossible. Filmé classiquement en suivant la chronologie des événements, CAPOTE, selon les oracles, devrait être le sésame pour Philip Seymour Hoffman, fortement identifié au cinéma indépendant, pour atteindre la consécration en enlevant l’Oscar du meilleur interprète masculin lors de la prochaine remise des prix. À suivre. (S.B.-H.) «Philip Seymour Hoffman démontre une fois de plus l’étendue de son immense talent en incarnant de façon remarquable le rôle-titre dans CAPOTE [...]» (M. Dumais, Voir)

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WATER Un film de Deepa Metha · De la même réalisatrice: Bollywood / Hollywood

Canada · Inde Générique: Canada · Inde. 2005. 115 min. (V.O. indi avec s.-t. français) Drame écrit et réalisé par Deepa Metha. Mus. orig.: Mychael Danna. Int.: Sarala, Lisa Ray, John Abraham, Seema Biswas.

Synopsis: «Une femme vertueuse qui demeure chaste

après la mort de son mari va au paradis.» En Inde, en 1938, Chuyia, une petite fille de huit ans, veuve précoce d’un vieil homme, est conduite par son père dans un ashram qui recueille les femmes ayant perdu leur mari. Condamnée à vivre recluse dans ce gynécée, la petite Chuyia espère toujours qu’elle retournera chez elle. Mais plus les jours passent, moins elle y croit... Elle s’attache alors à la plus jeune de ces femmes oubliées, Kalyani. Véritable beauté de vingt ans, celle-ci n’accepte pas l’idée qu’elle mourra sans avoir connu l’amour... Narayana, un étudiant en droit, la convainc qu’elle peut entrevoir l’avenir plus sereinement...

Notes: En 2001, 14 millions de veuves de tous les

âges, abandonnées à leur sort, étaient recensées en Inde. Malgré les lois et la transition d’une société post-coloniale vers un pays indépendant, les femmes sont toujours mieux de mourir que de survivre à leur époux. Au point où la douce Shakuntala, pilier de la société matriarcale dépeinte par Deepa Metha dans son très beau WATER, prie pour que l’une des leurs venant de décéder se réincarne en homme. Alors qu’elle situe l’intrigue de son drame à l’époque où le Mahatma Gandhi, apôtre de la non-violence, prêche pour le respect de la vie, la réalisatrice témoigne des grands espoirs qu’on fonde sur ce sage pour libérer les femmes de traditions inhumaines en rupture avec les droits les plus fondamentaux. Entre les forces progressistes — Narayana défend la cause des veuves recluses — et celles fatalistes qui s’en remettent aveuglement à l’interprétation des écritures, quatorze femmes vivant en communauté sont filmées dans leur vie quotidienne. Souvent révoltant par l’absence de compassion envers ces sacrifiées, WATER ne sombre pas dans la «victimisation» et prend le parti de présenter des modèles de femmes courageuses. Rayon de soleil, la jeune Sarala, une actricenée au charisme fou, interprète la petite Chuyia qui en dépit de son enfance volée sourit encore. (S.B.-H.) WATER est un film magnifique. Ces femmes interprétant les veuves sont exceptionnelles [...]» (Salman Rushdie)

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GEISHA

Un film de Rob

Marshall · Du même réalisateur: Chicago

États-Unis Générique: États-Unis. 2005. 145 min. (V.F. de

Memoirs of a Geisha) Drame réalisé par Rob Marshall. Scén.: Robin Swicord et Doug Wright d’après le roman de Arthur Golden. Mus. orig.: John Williams. Int.: Zhang Ziyi, Gong Li, Michelle Yeoh, Ken Watanabe.

Synopsis: À peine âgée de neuf ans, Sayuri est vendue

par sa mère à une maison close de Kyoto dans le Japon des années 30. Une fois adulte, elle deviendra l’une des geishas, ou prostituées de luxe, les plus prisées par les hommes de la haute société nippone, suscitant autant l’admiration que la jalousie grâce à sa beauté remarquable. Son histoire, c’est aussi celle du Japon, de ses politiques, de ses mœurs, ainsi que de l’évolution de cette société s’étalant de l’avant à l’après Seconde Guerre mondiale.

Notes: Roman à succès de l’auteur américain Arthur

Golden, Mémoires d’une Geisha est passé entre plusieurs mains à Hollywood avant que le cinéaste Rob Marshall se lance dans l’aventure. En 1998, un an après la sortie du livre vendu à 500 000 exemplaires aux États-Unis, Steven Spielberg en acquiert les droits d’adaptation, puis délaisse le projet qui intéressera quelques réalisateurs, dont Spike Jonze (Being John Malkovich), avant de revenir définitivement à Marshall, réalisateur de la comédie musicale à succès Chicago. Doté d’un budget de 85 millions de dollars, le film fut tourné dans une véritable tour de Babel: en plus

des comédiens américains sur le plateau, on y retrouvait dans les rôles principaux Zhang Ziyi et Gong Li, deux actrices chinoises vues dans les films de Zhang Yimou, Michelle Yeoh, originaire de Malaisie et vue dans Tigre et dragon, et Ken Watanabe, acteur japonais découvert dans Le Dernier Samouraï aux côtés de Tom Cruise. Les traducteurs sur le plateau n’ont pas chômé! Du côté du roman, il a fallu quinze ans de recherche pour qu’Arthur Golden mène à terme son ouvrage. L’auteur est un spécialiste de l’histoire du Japon, il a aussi fait des études en Chine et parle couramment le mandarin. Alors qu’il vivait au Japon, il a fait la rencontre d’une jeune femme dont la mère avait été geisha. Ce n’est qu’en revenant aux ÉtatsUnis que Golden se décide à écrire ce qui allait devenir un roman sur cet univers encore très peu connu des Occidentaux. D’ailleurs, sur les sites consacrés au phénomène des geishas, on nous rappelle à quel point l’apparence et la bienséance sont importantes chez elles; la coiffure, le maquillage, le kimono, la ceinture et les chaussures ont une importance égale, voire démesurée pour le néophyte. Si le roman ne présentait guère d’attraits réellement érotiques, sa sensibilité passait avant tout par le désir que suscitait Sayuri chez les hommes. Maintenant, il est temps de constater la façon dont Rob Marshall a su transposer au grand écran ce désir si bien décrit qui a fasciné des millions de lecteurs et lectrices. (P.B.)

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Un film de Steven Spielberg · Du même réalisateur: La Liste de Schindler

«Avec MUNICH, Steven Spielberg ajoute un chapitre à sa réflexion sur la persécution à travers un crime à double tranchant [...]»

États-Unis Générique: États-Unis. 2005. 160 min. (V.F.) Drame historique réalisé par Steven Spielberg. Scén.: Tony Kushner d’après le livre Vengeance de George Jonas. Mus. orig.: John Williams. Int.: Eric Bana, Geoffrey Rush, Mathieu Kassovitz, Daniel Craig, Marie-Josée Croze, Yvan Attal, Hiam Abbass, Ronit Elkabetz, Mathieu Amalric.

Synopsis: Pendant les Jeux olympiques de Munich, en 1972, un commando

terroriste palestinien, appelé Septembre noir, prend en otages des athlètes de la délégation israélienne. Onze d’entre eux seront exécutés.

Notes: Après La Couleur pourpre et Amistad portant sur l’esclavage et l’absence de droits des Noirs américains, Steven Spielberg réalise son film le plus tragiquement universel, La Liste de Schindler. Avec MUNICH, il ajoute un chapitre à sa réflexion sur la persécution à travers un crime à double tranchant — le meurtre d’athlètes et la vengeance qui suit —, un détonateur parmi d’autres de l’enlisement de la crise au Moyen-Orient selon Spielberg. (S.B.-H.)

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UNE FEMME HONORABLE Un film de Mike

Barker · Du même réalisateur: To Kill a King

Espagne · Italie · Royaume-Uni · Luxembourg · États-Unis Générique: Espagne · Italie · Royaume-Uni · Luxembourg · États-Unis. 2004. 93 min. (V.F. de A Good Woman) Comédie dramatique réalisée par Mike Barker. Scén.: Howard Himelstein d’après la pièce L’Éventail de Lady Windermere d’Oscar Wilde. Mus.: Richard G. Mitchell. Int.: Helen Hunt, Scarlett Johansson, Tom Wilkinson, Stephen Campbell Moore, Mark Umbers.

Synopsis: Italie. 1930. Jeune épouse comblée, Lady Meg Windermere

déchante sur la perfection de son mari lorsqu’elle découvre que celui-ci signe des chèques à l’attention de la mystérieuse madame Erlynne. Après seulement un an d’union, Robert la tromperait-il avec cette femme qui s’affiche au bras de tous les hommes de la Côte amalfitaine?

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Notes: De la fin de l’époque victorienne, le réalisateur Mike Barker déplace aux années 30 l’intrigue de ce marivaudage amoureux inspiré de la pièce de l’écrivain Oscar Wilde, L’Éventail de Lady Windermere. Bien avant le dramaturge irlandais, Choderlos de Laclos s’était penché, avec Les Liaisons dangereuses, sur les conséquences d’une vie futile chez ces riches qui se divertissent avec des défis frivoles. En Merteuil moderne, Helen Hunt (Pour le pire et le meilleur) joue une madame Erlynne qui charme les hommes en échange d’être entretenue la durée d’une saison mondaine. C’est l’arrangement. Son antithèse: la vertueuse Meg Windermere. Jeune femme naïve de 21 ans, Meg croit aux valeurs de fidélité d’une madame de Tourvel. Ingénue sublime dans La Jeune Fille à la perle, Scarlett Johansson offre sa moue de femme-enfant à ce personnage qui perdra tôt ses illusions. Ainsi, UNE FEMME HONORABLE s’inscrit dans la lignée des films de James Ivory quant aux portraits qu’il traçait des grands enjeux amoureux d’une société bourgeoise de la fin du XIXe siècle, notamment dans Chambre avec vue et Retour à Howards End. Livrés à la plus grande des vacuités, les Windermere et leur entourage évoquent les Anglaises candides exilées volontairement en Italie du film de Franco Zeffirelli, Un thé avec Mussolini. Entre les réceptions fastueuses — la splendeur de la Riviera italienne en toile de fond —, les essayages de robes luxueuses et les rencontres à l’heure de l’apéro où chacun épie son prochain, Mike Barker obéit toutefois à la logique d’Oscar Wilde: il ne faut pas se fier aux apparences. Avec un scénario bien huilé, quelques revirements et une morale, au final, moins anodine qu’appréhendée, UNE FEMME HONORABLE se défend plus qu’honorablement, ne serait-ce qu’en regard de la qualité des acteurs au générique. D’ailleurs, la prestation d’Helen Hunt insuffle un caractère contemporain à l’histoire et Tom Wilkinson (Shakespeare in Love), en divorcé débonnaire, place plusieurs répliques à l’humour pince-sans-rire. (S.B.-H.)

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LES MOTS BLEUS

Un film de Alain

Corneau · Du même réalisateur: Stupeur et tremblements

France Générique: France. 2004. 114 min. (V.O.F.) Drame réa-

lisé par Alain Corneau. Scén.: Alain Corneau et Dominique Mainard d’après son roman Leur histoire. Mus. orig.: Christophe. Int.: Sylvie Testud, Sergi López, Camille Gauthier.

Synopsis: Anna est une petite fille qui ne parle pas. Elle

n’est ni sourde ni muette. Simplement, elle ne parle pas. Clara, sa mère, craint de la perdre quand la petite s’attache à Vincent, son professeur.

Notes: Il y a longtemps qu’on avait eu des «nouvelles»

d’Alain Corneau, réalisateur de Tous les matins du monde. Rare sur les écrans québécois — son quinzième et précédent long métrage Stupeur et tremblements toujours inédit —, le cinéaste qui a débuté sa carrière en tournant des polars (Police Python, Série noire) réalise avec LES MOTS BLEUS une œuvre poétique qu’il considère comme sa première histoire d’amour au cinéma. «C’est la première fois que j’en filme une frontalement.», préciset-il dans les notes de production. «C’est un film que j’ai fait sans avoir de références précises. Si je dois vraiment décortiquer les choses, je dirais qu’il y a dans ce film une quête d’identité que je trimballe dans tous les films que j’ai faits. C’est un film plutôt féminin.», souligne celui qui a refait appel à l’actrice Sylvie Testud pour incarner Clara, une jeune mère désemparée par le mutisme de son enfant alors qu’elle-même se débrouille difficilement avec les mots. Visage lunaire et malicieux d’un elfe, Sylvie Tes-

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tud, pour ceux qui ne la replacent pas, est la complice de vol à la tire de Sandrine Kiberlain dans Filles uniques de Pierre Jolivet. Si sa rampe de lancement — celle d’une filmographie compilant les rôles secondaires — reste Karnaval de Thomas Vincent, son détonateur, l’œuvre qui la révèle au grand jour, n’est nul autre que Stupeur et tremblements d’Alain Corneau. Grâce à son interprétation d’une jeune Belge déçue par la lourdeur de la hiérarchie nippone alors qu’elle est en poste au Japon, elle enlève le César de la meilleure actrice, en 2004. Leurs retrouvailles avec LES MOTS BLEUS appartiennent cependant au coup de cœur littéraire. Dernier maillon d’une chaîne de lecteurs émus par Leur Histoire de Dominique Mainard, l’actrice présentera à Corneau ce récit sur l’incommunicabilité qu’ils s’approprieront ensemble avec l’acteur Sergi López (Harry, un ami qui vous veut du bien) et la petite Camille Gauthier. «J’ai toujours senti que LES MOTS BLEUS serait un film d’acteurs. Car la poésie qu’on ressent en lisant le roman va, dans le film, s’exprimer à travers eux», explique le réalisateur. Une poésie mélancolique synthétisée dans la simplicité directe de la chanson-titre aux paroles composées par Jean-Michel Jarre: «Je lui dirai les mots bleus. Les mots qu’on dit avec les yeux [...]». (S.B.-H.) «Un film rare où la pudeur et la discrétion suscitent une émotion profonde.» (O. de Bruyn, Le Point) «Des mots bleus, Sylvie Testud est le vecteur, le sang, le cœur.» (S. Grassin, Première)

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You’ve Stolen MY Heart Asha Bhosle s’est adjoint les services du Kronos Quartet afin de reprendre quelques-unes des plus belles chansons qui se sont retrouvées dans les films de Bollywood auxquels elle a participé à titre de playback singer (voix hors champ) depuis plus de 60 ans. En fait, Asha Bhosle est une légende vivante en Inde. Elle a commencé sa carrière dès l’âge de dix ans, en 1942, et a participé jusqu’ici à 850 productions bollywoodiennes. Maintenant âgée de 72 ans, la chanteuse profite d’un timbre de voix encore étonnant et des services musicaux magistraux du Kronos Quartet afin de donner une seconde vie aux chansons du compositeur de musiques de films indiens Rahul Dev Burman. Un CD qui sent bon le basmati.

YOU’VE STOLEN MY HEART, Asha Bhosle et le Kronos Quartet, Nonesuch Records, 2005.

StuBBS tHe ZoMBie tHe SounDtracK Les limites des bandes sonores sont encore dépassées. Ici, nous avons affaire à la musique d’un jeu vidéo fort populaire, STUBBS THE ZOMBIE. Plusieurs artistes et groupes issus de la musique alternative américaine des années 2000 se retrouvent sur ce disque avec des versions personnelles de chansons à succès des années 50. L’idée est aussi surprenante qu’une attaque de morts vivants. Cette compilation regroupe, entre autres, Death Cab for Cutie chantant joliment Earth Angel, Cake remplaçant Sinatra

sur Strangers in the Night et The Dandy Warhols entonnant All I Have to Do Is Dream. Les Raveonnettes et les Flaming Lips sont aussi de la partie. Mais le résultat ne convainc pas toujours, l’audace de certaines interprétations se prêtant moins à la naïveté des chansons de l’époque.

STUBBS THE ZOMBIE THE SOUNDTRACK, artistes divers, Aspyr Records, 2005.

tHe MuSic FroM DraWinG reStraint 9 Matthew Barney est un artiste performer provocateur qui, depuis quelques années, a une réputation de génie fantasmagorique à New York grâce à ses installations, ses vidéos (le cycle Cremaster) et ses interventions muséales déjantées. Barney est aussi le conjoint de la chanteuse islandaise Björk, et c’est à celle-ci qu’est revenue la tâche de concocter la bande sonore de son plus récent film d’art, DRAWING RESTRAINT 9. L’univers de son film n’a plus pour toile de fond le musée Guggenheim, mais bien la mythologie japonaise. Ainsi, les expérimentations vocales et musicales se dirigent vers les sons asiatiques actuels, ambiances soutenues et parfois insoutenables dignes du Festival de Victoriaville. Les invités sont nombreux: Will Oldham, chanteur de Bonnie Prince Billie, la harpiste Zeena Parkins et plusieurs artistes japonais. À faire jouer aux inconditionnels de Björk ou lors de la prochaine performance de votre beau-frère pendant les fêtes.

THE MUSIC FROM DRAWING RESTRAINT 9, Björk et artistes divers, One Little Indian Records, 2005.

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BroKeBacK Mountain Le compositeur argentin Gustavo Santaolalla s’est forgé une renommée grâce à son association avec le réalisateur A. G. Iñárritu. Ici, il s’associe au cinéaste taiwanais Ang Lee, qui s’adapte à toutes les époques et les cultures dans ses films. Santaolalla fait de même; ses compositions rejoignent directement le country-folk américain, ces airs du Mid-West qui vous hantent et qui dégagent une mélancolie propre aux grands espaces. Sur la bande sonore de BROKEBACK MOUNTAIN, les invités sont nombreux: Willie Nelson reprend Bob Dylan, Emmylou Harris, Steve Earle et Linda Ronstadt se succèdent et Rufus Wainwright nous offre un duo avec Teddy Thompson sur le classique de Roger Miller, King of ther Road. Avec An Angel Went up in Flame, Santaolalla, lui, se surpasse et saisit toute l’américanité du récit. Le compositeur, qui signait aussi les musiques de North Country cet automne, peut miser sur les prochains Oscars. Son nom devrait, avec raison, se retrouver parmi les finalistes dans la catégorie Meilleure musique de film.

BROKEBACK MOUNTAIN, Gustavo Santaolalla et artistes divers, Verve Music, 2005.

WalK tHe line La première chose qui frappe à l’écoute du disque, c’est de constater à quel point la voix du comédien Joaquin Phoenix semble posée et profonde, comme celle de celui qu’il incarne dans le film WALK THE LINE sur la vie du défunt chanteur country Johnny Cash. Et Phoenix d’avouer candidement n’avoir jamais vraiment chanté de sa courte vie! Reese Witherspoon est elle aussi très à l’aise dans son rôle de June Carter, chanteuse et épouse du défunt, avec deux duos et deux chansons en solo. Jonathan Rice reprend Roy Orbison et Tyler Hilton, Elvis Presley. Bravo à T-Bone Burnett, chanteur et producteur encore trop sous-estimé, qui a conçu un album neuf avec du vieux. Le son de l’album en entier respire les débuts du rock, influencé alors autant par le blues que par le country. WALK THE LINE, le film comme le disque, permet de remettre en selle Johnny Cash.

WALK THE LINE, Joaquin Phoenix et artistes divers, Wind-Up Records, 2005.

Planifier son éclairage...

une idée lumineuse

LE CLASSIQUE Space: 1999 - Year 1 Barry Gray est ce compositeur britannique à l’origine de tous les thèmes des séries télévisées du producteur mythique Gerry Anderson. Ainsi, on lui doit la composition des thèmes de Supercar, Fusée XL5, Les Sentinelles de l’air, UFO et, bien sûr, Cosmos 1999. Dans ce dernier cas, on a procédé récemment à la réédition des musiques de la première année de la série culte. Si le thème (en quatre variations) se révèle particulièrement efficace, les onze autres morceaux instrumentaux de l’album rappellent certes les vieilles séries de science-fiction, mais s’inscrivent avant tout dans une démarche ambiante, visant à créer des climats surnaturels et inquiétants. Les cordes et les percussions étant de mise, on navigue dans les mêmes eaux que les séries de marionnettes. Et si Barry Gray a manifestement marqué grandement le milieu des bandes sonores (ses thèmes sont de petits bijoux), on remarque que ses airs, en général, sont assez unidimensionnels. L’artiste explore à répétition la quatrième dimension, la seule qui lui va comme un gant.

SPACE 1999 – YEAR 1, Barry Gray, Silva Screen Records, 1975, réédition 2004.

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Un film de Peter

KING KONG

Jackson · Du même réalisateur: Le Seigneur des anneaux: la communauté de l’anneau saures. Quant à Denham, il ne pense qu’à capturer Kong pour le ramener à New York et faire fortune.

Notes: Après le succès planétaire de la trilogie du

États-Unis · Nouvelle-Zélande Générique: États-Unis · Nouvelle-Zélande. 2005. 187 min. (V.F.) Drame d’aventures réalisé par

Peter Jackson. Scén.: Fran Walsh, Philippa Boyens, Peter Jackson, inspiré du scénario de James A. Creelman et Ruth Rose, écrit en 1932, d’après une idée originale de Merian C. Cooper et Edgar Wallace. Mus. orig.: James Newton Howard. Int.: Naomi Watts, Jack Black, Adrien Brody, Andy Serkis, Jamie Bell, Kyle Chandler, Lobo Chan.

Seigneur des anneaux (près de trois milliards de dollars au box-office!), Peter Jackson peut maintenant concrétiser un projet qu’il caresse depuis des années et qu’il a bien failli réaliser en 1998. Malgré la déception d’alors, il faut bien reconnaître que l’expérience acquise en filmant la trilogie de Tolkien a permis à Jackson, à ses deux fidèles scénaristes et à son équipe technique de concevoir une production d’une envergure encore plus colossale qu’ils n’auraient pu le faire auparavant. Le cinéaste profite d’ailleurs de l’expertise de ses deux compagnies d’effets spéciaux, Weta Worshop etWeta Digital, pour inscrire cette mégaproduction de 210 millions de dollars dans la continuité des trois films précédents, en créant avec une minutie remarquable un environnement préhistorique totalement crédible et en reconstituant avec une précision extraordinaire le New York de 1933. Quant à Kong lui-même, c’est le comédien Andy Serkis qui renouvelle le travail de motion capture qui l’a rendu célèbre avec sa magistrale interprétation du Gollum. Cette technique s’est profondément raffinée depuis et le résultat s’avère plus que spectaculaire. Non seulement la férocité du titanesque primate nous transperce, mais la gamme d’émotions vécues par Kong révèle un degré de nuance et de subtilité inégalé, ce qui est tout à l’honneur du talent de mime de Serkis. Toutefois, la plus grande réussite du film réside dans sa relecture du récit original, qui délaisse la fable de La Belle et la Bête pour adopter un mode tragique se rapprochant du drame que vivent Esmeralda et Quasimodo dans Notre-Dame de Paris. Dans KINK KONG, deux solitudes se rencontrent, s’apprivoisent mutuellement et affrontent ensemble la bêtise humaine qui se cache au cœur du monde occidental de l’entre-deuxguerres. (A.C.)

Synopsis: En 1933, durant la Grande Dépression, à New York, la jeune actrice Ann Darrow

croise par hasard le flamboyant et mégalomane Carl Denham, un cinéaste-aventurier qui veut en faire la vedette de son prochain film. Denham l’entraîne dans une expédition secrète vers une île mystérieuse, près de Sumatra, à la recherche d’un légendaire gorille géant nommé Kong. La légende s’avère bien réelle et le gorille encore plus gigantesque. Les indigènes de l’île kidnappent Ann et l’offre à Kong, qui s’empresse de l’emmener dans son repaire. D’abord terrorisée, Ann se laisse apprivoiser par cet être solitaire luttant constamment pour sa survie dans une jungle peuplée de dino-

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«Non seulement la férocité du titanesque primate nous transperce, mais la gamme d’émotions vécues par Kong révèle un degré de nuance et de subtilité inégalé [...]»

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MAURICE RICHARD

Un film de Charles

Binamé · Du même réalisateur: Séraphin - Un homme et son péché Synopsis: L’histoire racontée ici est celle de l’idole d’un peuple, le hockeyeur Maurice Richard. Regard sur l’homme derrière la légende des Canadiens de Montréal, MAURICE RICHARD retrace ses débuts modestes jusqu’à la célèbre émeute au Forum de Montréal, en 1955.

Notes: Les films sur le hockey sont nombreux. Pensons à Slap Shot et Les Boys, sans oublier la

Québec Générique: Québec. 2005. 125 min. (V.O.F.)

Drame réalisé par Charles Binamé. Scén.: Ken Scott. Mus. orig.: Michel Cusson. Int.: Roy Dupuis, Rémy Girard, Julie Le Breton, Patrice Robitaille, Diane Lavalllée, Michel Barrette, Mario Jean.

télésérie Lance et compte. Même Atom Egoyan s’est essayé au genre avec Gross Misconduct. Mais jamais n’a-t-on osé se pencher jusqu’à maintenant sur l’âge d’or de la Sainte-Flanelle lorsque Maurice Richard en était le joueur-vedette. Le réalisateur Charles Binamé a décidé de relever le défi pourvu qu’on lui donne les moyens de restituer l’époque des années 40 et 50 de façon réaliste. Pierre Gill, son directeur photo, s’emballe d’ailleurs en évoquant les prouesses techniques effectuées afin d’intégrer les scènes tournées pour le film avec des images d’archives retouchées par la technologie d’aujourd’hui. Pour tourner «d’authentiques» scènes sur glace — plusieurs filmées au Colisée de Québec — de vieux objectifs ont été utilisés pour donner une texture vieillotte aux images. La plus petite caméra à l’épaule 35 mm sur le marché a été mise à contribution afin de suivre le jeu rapide sur la patinoire. «Le film est en couleurs, mais pensé en noir et blanc», affirme le directeur photo. Et pour rendre encore plus crédibles les scènes de jeu sur la glace, la production a fait appel à plusieurs joueurs professionnels, dont Vincent Lecavalier ( Jean Béliveau), Stéphane Quintal (Dollar St-Laurent) et Mike Ricci (Elmer Lach), ancien des Nordiques. Ken Scott, auteur derrière La Grande Séduction de Jean-François Pouliot, signe le scénario de la petite et grande histoire du célèbre numéro 9. De son ascension jusqu’à l’émeute provoquée par sa suspension imposée par Clarence Campbell — selon certains sociologues, l’événement marque littéralement le début de la Révolution tranquille au Québec —, les «buts» de Richard y sont «contés»... (P.B.)

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peur De Son oMBre, par Mark Billingham, Éd. du Masque

une nuit, un capitaine, par Denis Robitaille, Fides

Le précédent polar de Billingham, Dernier battement de cil, avait séduit la critique autant que les amateurs. Pour cette seconde enquête de l’inspecteur Thorne, l’auteur redouble d’originalité et d’efficacité. Thorne affronte non pas un tueur en série, mais un tandem aussi fêlé qu’imaginatif. Thorne devra prouver qu’il est, lui aussi, un manipulateur redoutable. Un nouveau maître du roman noir est né.

Quiconque apprécie les romans historiques maritimes prendra plaisir à cette histoire. Surtout qu’elle est basée sur un destin réel, celui de Pierre-Édouard Cotté, né à Bordeaux, en 1800 et mort à Longueuil, en 1882. Ce jeune homme qui au départ errait dans les rues de Québec, caché la nuit par un couple d’habitants, était-il un soldat napoléonien recherché par les Anglais? Intriguant et vraisemblable.

la pouSSière Du teMpS (tome II: RUe NotRe-DAme), 

KatcHanGa, par Gilles Gougeon, Libre Expression

par Michel David, HMH C’est le deuxième tome de la saga démarrée avec La Poussière du temps et centrée sur la famille Dionne et le milieu ouvrier. Nous sommes maintenant au cœur des années 50. À travers les aléas de la vie de Jeanne, de Maurice et de leurs enfants, on respire l’air de l’époque et on accompagne les efforts d’un Québec qui se libère de la religion et devient adulte et urbain. Une évocation historique réussie.

Un spécialiste de la Nasa, Greg Robertson, s’amène en Ouganda pour récupérer ce qu’on considère comme la boîte noire la plus recherchée des États-Unis. La quête initiale est donc technique, mais elle deviendra vite politique et existentielle, car à travers une Indienne, Nisha, et un Ougandais, Sammy, Greg fera des découvertes cruciales sur l’Afrique et sur lui-même. Un très beau roman.

priX Goncourt

troiS JourS cHeZ Ma Mère, par François Weyergans, Grasset Cette année, le jury du Goncourt a récompensé un auteur qui maîtrise ses effets et qui pratique l’autodérision avec finesse. Weyergans met en scène un homme qui aimerait bien écrire un bon roman, qui tente de reconstituer son passé complexe et tumultueux et qui devrait sans faute aller voir sa mère vieillissante. Amusement et émotions garantis.

MélaMine BlueS, par François Gravel, Québec Amérique Yseult exploite une boutique médiévale. Très inventive, elle a le sens des affaires et elle est tellement morale qu’elle s’intéresse au bien d’autrui… Jeff est un préposé aux bénéficiaires et un très efficace pique-assiette culturel. À partir du moment où ils s’associent, les possédants vont trembler pour leurs avoirs! Par un auteur confirmé, un roman farfelu et peut-être… moral.

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terMinuS Berlin, par Pierre Frei, L’Archipel Dés le départ, Frei nous plonge habilement dans le Berlin de l’immédiat après-guerre. Un jeune garçon, fils d’un inspecteur de police, découvre un cadavre mutilé. L’inspecteur Dietrich et le capitaine Ashburner, de la police militaire américaine, devront remonter dans l’Allemagne des années 30 pour résoudre cette sordide affaire. Un excellent thriller historique

BrooKlYn FollieS, par Paul Auster, Actes Sud/Leméac Divorcé, combattant victorieux d’un cancer, Nathan est un jeune retraité de 60 ans. Il est seul, presque serein et a des projets d’écriture. Mais le hasard – comme toujours chez Auster – mettra une inconnue sur sa route et le poussera vers des rencontres et des révélations tout à fait inattendues. Un roman qui fait du bien à l’âme.

leS arcHipelS Du teMpS, par Daniel Sernine, Alire Les amateurs de science-fiction, de space opera en particulier, se plongeront avec délices dans la dernière production de Sernine. Ils apprécieront le talent avec lequel l’auteur entrecroise pouvoirs psy et informatique, précognition et enjeux politicogalactiques. Ils vont beaucoup s’amuser, se dépayser, mais réfléchir, également.

Savoir cuiSiner, par James Peterson, Éd. de l’Homme Le sous-titre du livre en indique clairement l’intention: «Apprendre et maîtriser 250 techniques et recettes de base». Comment désosser un poisson? Pocher des œufs? Écailler des huîtres? Réussir un risotto? Voilà, au-delà des recettes proprement dites, le genre de savoir-faire transmis par un chef et un pédagogue émérite. Les textes et les photos rivalisent d’efficacité.

le Dernier cHaSSeur De SorcièreS, par James Morrow, 10/18 Il y a de belles découvertes à faire en format poche ces temps-ci. Témoin cet étonnant roman, qui mélange habilement suspense, fiction historique et commentaire politique. Nous sommes à la fin du XVIIe siècle, à l’époque où Newton, Franklin et Montesquieu combattent l’obscurantisme. Un divertissement érudit et intelligent.

LE CINÉMA À LA PAGE le cinéMa quéBécoiS, par Marcel Jean, Boréal Ce petit livre, œuvre d’un authentique expert sur le sujet, est la reprise et le développement d’une édition antérieure (1991). Des pionniers de notre cinématographie à ses géants actuels, en passant par le documentaire, l’ONF, le cinéma au féminin, les ratés et les réussites maintenant spectaculaires (14 % du marché local, en 2004) de notre industrie, tous les sujets pertinents sont traités avec une généreuse précision. Aucun cinéphile ne saurait s’en passer.

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Festival du Film de venise 2005 — lion d’or du meilleur Film

SOUVENIRS DE BROKEBACK MOUNTAIN Ang Lee Tigre et dragon Un film de

· Du même réalisateur:

États-Unis Générique: États-Unis. 2005. 134 min. (V.F. de Brokeback Mountain) Drame réalisé par Ang Lee. Scén.: Larry McMurtry et Diana Ossana d’après une nouvelle de Annie Proulx. Mus. orig.: Gustavo Santaolalla. Int.: Jake Gyllenhaal, Heath Ledger, Michelle Williams, Anne Hathaway, Randy Quaid. Synopsis: En 1963, à Signal, au Wyoming, deux cow-

boys, Ennis Del Mar et Jack Twist, gardent un troupeau de moutons pendant le pâturage saisonnier. Isolés dans les montagnes de Brokeback, les deux hommes développent une passion inavouée. À la fin de l’été, ils se séparent en sachant qu’ils reprendront leur vie là où ils l’ont laissée. Mariés et pères de famille, Jack et Ennis n’oublieront pas ces moments d’intimité...

Notes: Qualifié de «premier western homosexuel épique

et hollywoodien» par Olivier Séguret, journaliste à Libération, SOUVENIRS DE BROKEBACK MOUNTAIN de Ang Lee est d’abord et par-dessus tout une belle histoire d’amour interdit. S’épanouissant trop tôt dans une Amérique puritaine et homophobe, la rencontre amoureuse de Jack et d’Ennis a d’atypique qu’elle déboulonne le mythe du cow-boy viril. Ce n’est pas la première fois que le réalisateur de Tigre et dragon s’attaque à l’icône du mâle machiste au sein d’une société ultra-conservatrice. Second volet de sa trilogie, Father Knows Best, Garçon d’honneur racontait la complexité de la cohabitation de deux Taiwanais dont la

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famille de l’un débarquait chez eux afin de conclure l’arrangement d’un mariage «parfait». Il serait tentant de cataloguer ces films au cadre restrictif de l’amour entre hommes alors que ce qui caractérise profondément l’œuvre de Ang Lee — du moins ces films où il y a une intrigue amoureuse — est l’expression d’un amour honnête qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel. Sans comparer la naïveté des desseins sentimentaux des jeunes héroïnes de Raison et sentiments — l’adaptation du roman de Jane Austen valut à Ang Lee, en 1995, l’Oscar du meilleur scénario —, la pureté et l’intensité des sentiments ressentis par ces cow-boys ne diffèrent pas. Contrairement à The Ice Storm où il décrivait une société américaine cherchant à s’affranchir sexuellement alors que le scandale du Watergate éclaboussait la probité de l’administration Nixon, Ang Lee, dans SOUVENIRS DE BROKEBACK MOUNTAIN, dépeint des personnages qui souhaitent tout sauf sortir du rang. Constamment en contradiction avec ce qu’ils sont intrinsèquement, ils vivent dans l’attente d’un retour dans l’éden des montagnes où se déroule la première moitié du film, une mise en situation de la montée du désir. Plus intense encore, la seconde partie les place face à l’ampleur du fiasco d’une vie de convention qui ne leur était pas destinée. À l’instar de Far from Heaven de Todd Haynes, drame domestique avec Julianne Moore et Denis Quaid, le cinéaste met en lumière les conséquences dramatiques d’une existence basée sur le mensonge au sein de leurs familles respectives. En hommes solitaires et torturés, Jake Gyllenhaal et Heath Ledger témoignent avec sincérité de la tragédie des amants maudits condamnés d’avance. (S.B.-H.)

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SYRIANA

Un film de Stephen

Gaghan

«Récompensé par l’Oscar du meilleur scénario adapté pour Traffic, Stephen Gaghan a écrit et réalisé SYRIANA qui s’attaque au sujet controversé des pétrodollars [...]»

États-Unis Générique: États-Unis. 2005. 128 min. (V.F.) Drame politique écrit et réalisé

par Stephen Gaghan d’après le livre de Robert Baer See No Evil: The True Story of a Ground Soldier in the CIA’s War on Terrorism. Mus. orig.: Alexandre Desplat. Int.: George Clooney, Matt Damon, Jeffrey Wright, Amanda Peet.

Synopsis: Un agent de la CIA, Robert Barnes, réalise après des années au

service du contre-espionnage américain qu’il est l’acteur consentant d’une vaste machination pétrolière.

Notes: Récompensé par l’Oscar du meilleur scénario adapté pour Traffic, Stephen Gaghan a écrit et réalisé SYRIANA qui s’attaque au sujet controversé des pétrodollars à l’ère de l’après-11 septembre. Inspiré par les mémoires d’un exagent de la CIA, ce premier long métrage explosif pointe les enjeux pétroliers stratégiques liant politiquement les États-Unis et le Moyen-Orient. En alter ego de Baer, George Clooney partage l’affiche avec Matt Damon (Le Retour de Danny Ocean) et Jeffrey Wright (Fleurs brisées). (S.B.-H.)

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le cercle vicieuX De l’HoMopHoBie

Commentaire sur le film Souvenirs de Brokeback mountain Déjà, en 1986, considérant que l’Église avait fait montre d’un libéralisme excessif, le cardinal Joseph Ratzinger (devenu le pape Benoît XVI, en 2005) invitait tous les évêques à une plus grande sévérité de jugement et de comportement à l’égard des homosexuels. Dans sa brillante et érudite analyse du système clérical catholique (Fonctionnaires de Dieu, 1989), le théologien et psychanalyste Eugen Drewermann cite Ratzinger: «Être homosexuel n’est pas encore un péché, mais il y a péché chaque fois qu’on commet des actes d’homosexualité, car ceux-ci contredisent la nature et la finalité de la sexualité humaine.» Et voilà que, quelque vingt ans plus tard (31 août dernier), le même Ratzinger remet ça, mais sous les vêtements cette fois du Saint-Père, en signant une «instruction» destinée aux évêques et aux responsables de séminaires du monde entier. Dans cette missive apostolique, il est dit que l’Église «ne peut admettre au séminaire et aux ordres sacrés ceux qui pratiquent l’homosexualité, présentent des tendances homosexuelles profondément enracinées ou soutiennent ce qu’on appelle la “culture gay”». Les homosexuels ne peuvent pas être ordonnés prêtres, car «ils se trouvent dans une situation qui fait obstacle à une relation juste avec des hommes et des femmes». Je pose alors la question: ce refus déclaré de la part de l’Église catholique à l’égard des candidats homosexuels à la prêtrise n’est-il pas, à proprement parler, un acte homophobe? Si oui, pourquoi s’en inquiéter et pourquoi serait-il important de le dénoncer? À mon avis, pour deux raisons:

1) L’abus de pouvoir Si les propos contenus dans les bulles et instructions pontificales pouvaient être tout simplement considérés pour ce qu’ils sont parfois, à savoir le fruit des élucubrations intellectuelles de célibataires prisonniers de leurs livres, desséchés, désincarnés et coupés des misères et complexités de la vie quotidienne de monsieur et madame Tout-le-monde, une telle ignorance et une telle incompréhension à l’égard des conditions existentielles des homosexuels pourraient être, tolérance aidant, excusées. Mais ces propos sont présentés, Bible à l’appui, comme étant d’inspiration divine. Et les condamnations qui les accompagnent ont la prétention géante et démente d’hypothéquer l’avenir des récalcitrants ou délinquants pour l’éternité. Vu les conséquences souvent désastreuses et destructrices de ces paroles papales-parentales sur le destin des fidèles-enfants ostracisés à cause de leur orientation sexuelle, comment ne pas y déceler un aliénant abus de pouvoir? SOUVENIRS DE BROKEBACK MOUNTAIN illustre de façon magistrale un tel destin. Représentants typiques d’une certaine société américaine, une société élue pour imposer ses vues à l’ensemble des habitants de la planète, Jack et Ennis, fiers et virils cow-boys, n’affichent rien dans leur comportement qui puisse éveiller le soupçon d’une orientation homosexuelle: leur métier est à l’enseigne du mâle absolu, ils savent se battre avec la nature, sont capables de cogner dur, ont des loisirs d’homme, chassent, vont à la pêche, prennent un coup solide, se marient, ont des enfants… Bref, ils vivent conformément aux diktats d’un monde qui sait ce que c’est que d’avoir des couilles. Mais cela, au détriment de leur passion amoureuse, au prix d’une vie dans le mensonge et la cachotterie perpétuelle. Avec en prime, comme résultat, au bout du compte, le sentiment d’échec, la désolation, le désœuvrement, la mort dans l’âme.

Souvenirs de Brokeback Mountain

2) Le cercle vicieux Dans son essai déjà cité, Drewermann démontre de façon convaincante dans quel abîme de contradictions l’Église plonge ses fidèles avec des déclarations de principe «purement extérieures et coupées du réel» comme celles qui se trouvent dans la dernière instruction du pape. Avec ses vêtements féminins, ses chants douceâtres, ses vœux pieux, ses aspirations à un monde meilleur au-delà des conflits et agressions du monde réel, avec sa nostalgie de la mère perdue, l’Église encourage certaines formes de l’homosexualité, tout en prônant son refoulement: non à l’homosexualité, non au mariage des prêtres, non au ministère des femmes, non à la contraception. Et pour compenser la faiblesse de son argumentation, elle se réclame d’un Dieu tout-puissant, elle menace d’excommunication, elle invoque les pires châtiments. Par bonheur, d’autres voix se font entendre, comme celle du sympathique Raymond Gravel, ce curé de Saint-Joachim-de-la-Plaine connu grâce à l’émission Tout le monde en parle. Dans l’un de ses textes, intitulé Homosexualité et Églises: conflit ou dialogue, on trouve ce qui suit: «… que l’Église catholique d’aujourd’hui condamne l’homosexualité, […] c’est ne rien comprendre à la Parole de Dieu qui doit surgir de l’expérience de foi des hommes et des femmes d’aujourd’hui et c’est, en même temps, refuser aux homosexuel(le)s le droit de vivre et d’être heureux(ses). […] si la religion exclut et condamne les homosexuels, c’est qu’elle est portée par des hommes et des femmes, mais surtout des hommes, qui sont peut-être eux-mêmes incapables d’assumer leur propre fragilité et la dimension sexuelle de leur être.»

Bonne et heureuse année à tous les cinépsyles!

Suggestion de cadeau pour les fêtes: Le Cinéma, âme sœur de la psychanalyse, Éd. L’instant même

VOUS ÊTES CORDIALEMENT INVITÉS À Une rencontre du ciné-psy sur le film SoUvenirS de brokeback moUntain avec Raymond Gravel, curé et aumônier de la Fraternité des policiers de Laval. Les mardi 31 janvier et mercredi 1er février à 17 h 30 (souper) et à 19 h (exposé et échange), au café-restaurant Mille Feuille, 1394, chemin Sainte-Foy. Nous prions ceux et celles qui veulent casser la croûte avant l’échange sur SOUVENIRS DE BROKEBACK MOUNTAIN de réserver le plus tôt possible (681-4520) et de se présenter dès 17 h 30 ain de ne pas retarder le début de la rencontre. Les rencontres seront encadrées par Marcel Gaumond, psychanalyste. Prix d’entrée : 5 $ (3 $ pour les détenteurs de l’Abonne-Clap). www.cine-psy.com

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NOUVEAU MONDE

Un film de Terrence

Malick · Du même réalisateur: La Mince ligne rouge

États-Unis Générique: États-Unis. 2005. 149 min. (V.F. de The New World) Drame historique écrit et réa-

fectionniste. Vingt ans séparent la sortie de La Mince Ligne rouge, drame de guerre philosophique sur la bataille de Guadalcanal, et Les Moissons du ciel avec Richard Gere. Sa filmographie — quatre titres seulement excluant Tree of Life à sortir prochainement — traduit l’exigence du réalisateur et son point de vue mûrement réfléchi sur l’américanité à travers les époques. De Badlands, sa cavale meurtrière à l’atmosphère de sourde mélancolie avec Sissy Spacek et Martin Sheen, à NOUVEAU MONDE, l’histoire vraie de Pocahontas, Malick pose les balises de sa vision de l’innocence perdue. Des conflits entre les classes sociales à la guerre du Vietnam, il interprète aujourd’hui les conséquences de la colonisation anglaise sur le peuple autochtone. Avec NOUVEAU MONDE, le réalisateur signe une version «adulte» de la destinée exceptionnelle de Pocahontas, héroïne populaire du dessin animé de Disney. La sortant de la légende enfantine, il l’élève en ambassadrice de la nation algonquine et négociatrice-née capable, par sa foi en l’humanité, d’assouplir les relations entre les Anglais venus à la conquête de l’Amérique et les Indiens. Bénéficiant d’un budget estimé à 30 millions de dollars, Malick livre une fresque historique avec pour toile de fond l’amour au temps des colonies, les luttes de pouvoir, la résistance à l’assimilation et le déracinement. Face à Colin Farrell (Alexandre, Rapport minoritaire) dans le rôle du capitaine John Smith, la débutante Q’orianka Kilcher prête sa jeunesse à Pocantahas qui avait, selon les historiens, à peu près une douzaine d’années lors de sa première rencontre avec le défricheur britannique. Autour d’eux gravitent les Christian Bale (American Psycho, Batman Begins), dans le rôle du tabaculteur John Rolfe et Christopher Plummer (Syriana, Ararat) dans celui du capitaine Christopher Newport. (S.B.-H.)

lisé par Terrence Malick. Mus. orig.: James Horner. Int.: Q’orianka Kilcher, Colin Farrell, Christian Bale, Noah Taylor, Christopher Plummer, August Schellenberg, Ben Chaplin.

Synopsis: En 1607, le capitaine John Smith est capturé par la tribu algonquine des Powhatans à son arrivée sur le futur territoire de la Virginie. Envoyé par la Virginia Company en mission de colonisation, l’aventurier britannique s’initie abruptement aux règles du Nouveau Monde. Lors d’un rituel que Smith interprète, l’esprit romanesque, en mise à mort, la jeune princesse Pocahontas surgit et le sauve in extremis... NOUVEAU MONDE raconte leur histoire.

«De Badlands, sa cavale meurtrière à l’atmosphère de sourde mélancolie avec Sissy Spacek et Martin Sheen, à NOUVEAU MONDE, l’histoire vraie de Pocahontas, Malick pose les balises de sa vision de l’innocence perdue.»

Notes: Cinéaste travaillant plus à l’ombre qu’en pleine lumière, Terrence Malick a produit, comme Stanley Kubrick avant lui, à un rythme en dents de scie des œuvres témoignant d’un esprit per-

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l’HoMMe De tHéâtre Directeur artistique de La Bordée depuis un peu plus d’un an, Jacques Leblanc n’a toutefois pas l’intention de mettre en quarantaine son travail de comédien. En deuxième moitié de saison 2005-2006, il défend le vieillard clownesque Estragon dans l’incontournable En attendant Godot de Samuel Beckett, que met en scène Lorraine Côté. Comment faire alors pour jumeler ces deux rôles?

Photo: Jean-François Landry

Depuis quelques années, à Québec, le milieu du théâtre bouge énormément. Alors que Gill Champagne succède à Marie-Thérèse Fortin au Trident et que Marie-Ginette Guay s’occupe désormais du Périscope, Jacques Leblanc en est à sa première saison officielle à La Bordée. Après avoir mis au programme deux dramaturges québécois (Michel et Larry Tremblay) cet automne, il récidive, début 2006, avec cette pièce phare du XXe siècle qu’est En attendant Godot. Pour cet homme d’expérience, il ne fait aucun doute que ses choix n’ont rien d’aléatoire. «En tant que nouveau directeur artistique à La Bordée, j’amène nécessairement ma personnalité et mes goûts. Il reste que je Jacques Leblanc souhaite produire du théâtre qui est susceptible de rejoindre une large couche de la population. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faut aller vers ce qu’il y a de plus facile comme texte. Au contraire, je crois qu’une pièce comme En attendant Godot peut être montée de façon très vivante et stimulante pour le public», admet Leblanc. Toujours aussi passionné, ce visage bien connu des gens de Québec se sent fin prêt à relever les nombreux défis de ce nouveau mandat dans sa carrière. «Je crois sincèrement que j’étais prêt à m’investir dans l’aventure de La Bordée. C’est un travail à temps plein qui exige une certaine distance face au métier. Néanmoins,

je n’abandonne pas pour autant le jeu. Cette proximité avec le public demeure essentielle pour moi. C’est en jouant qu’on peut sans cesse grandir dans un tel contexte». Pour Leblanc, le théâtre de la rue Saint-Joseph se doit surtout de développer un public jeune et curieux. De plus, le nouveau directeur artistique souhaite encourager la relève théâtrale de Québec, tout en misant sur certaines coproductions avec des théâtres de la métropole. Il veut aussi donner la chance à des interprètes de qualité qu’on voit trop rarement sur les planches. Comme il le suggère lui-même, «mon but ultime demeure de passer éventuellement de 20 à 25 représentations par spectacle. À mon avis, ce n’est pas un objectif impossible à atteindre. Pour la saison 2005-2006, on a atteint un record en ce qui concerne les abonnements et l’intérêt pour le théâtre semble être à la hausse. Peut-être que les gens commencent à être blasés de l’humour...» Pour revenir au texte phare de Beckett, il souligne à quel point la mise en scène de Lorraine Côté insiste sur le côté loufoque de ce grand moment d’absurdité. «On a affaire à un duel comique qui se rapproche, en quelque sorte, des numéros de music-hall [précise Leblanc]. Beckett était d’ailleurs un fervent admirateur des frères Marx et de Buster Keaton. Je constate, en répétition, que Lorraine s’inspire beaucoup de cette facette du théâtre de l’absurde. Par ailleurs, je m’imaginais peut-être davantage dans le rôle de Vladimir plutôt que dans celui d’Estragon. Toutefois, cette décision me stimule au plus haut point. C’est un merveilleux défi d’acteur». On sait déjà que cette superbe variation sur la déchéance physique, morale et sociale risque de surprendre à bien des égards. EN ATTENDANT GODOT Texte: Samuel Beckett. Mise en scène: Lorraine Côté. Interprètes: Jacques Leblanc, Jack Robitaille, Denise Gagnon, Hugues Frenette et Lucien Ratio. Au Théâtre de la Bordée, du 17 janvier au 11 février 2006.

NOS CHOIX la Société De MétiS Texte: Normand Chaurette. Mise en scène: Joël Beddows. Une production du Théâtre Blanc en coproduction avec le Centre national des arts, le Théâtre de la Catapulte et le Théâtre français de Toronto. Au Périscope, du 24 janvier au 12 février 2006. Il est plutôt rare de voir sur scène, à Québec, le théâtre du très prisé dramaturge québécois Normand Chaurette. Dans La société de Métis, l’histoire tourne autour d’un peintre, dont les portraits qu’il a faits de cette petite société de Métis-sur-Mer représentent, aux yeux de leurs modèles, une forme d’immortalité. Dans un contexte des plus surréalistes, la réalité ne concorde pas toujours avec ses premières apparences. Un spectacle audacieux dans une mise en scène de Joël Beddows.

lucille in tHe SKY avec un DiaMant   Texte et mise en scène: Reynald Robinson. Le Théâtre du Gros Mécano, en coproduction avec L’Atrium de Chaville. Aux Gros Becs (pour les 8 à 12 ans), du 25 janvier au 9 février 2006. On oublie trop souvent de dire, à quel point, le théâtre jeunesse occupe un rôle primordial. À partir de la fin janvier, les Gros Becs (1143, rue Saint-Jean) accueille un texte de Reynald Robinson qui a pour titre Lucille in the sky avec un diamant. Dans une mise en scène de l’auteur, cette pièce parle d’une rencontre déterminante dans la vie du jeune Benoît qui est effrayé de prendre l’avion. Un goût pour le rêve, tout en poésie.

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HARRy pOTTER ET LA COUpE DE FEU

pETIT pOULET Un film de Mark Dindal

Un film de Mike Newell

États-Unis Générique: États-Unis. 2005. 81 min. (V.F. de Chicken Little) Film d’animation réalisé par Mark Dindal. Scén.: Steve Bencich, Robert l. Baird et Dan Gerson. Mus. orig.: John Debney. Synopsis: Petit Poulet sème l’émoi autour de lui, persuadé d’avoir reçu un bout d e ciel sur la tête. Oups, ce n’était qu’un gland! À la seconde alerte, la vraie celle-là, tous se moquent de la bestiole à plumes devenue la risée du village... Notes: Première production 3-D de Disney, PETIT POULET raconte l’histoire d’un sympathique David lilliputien prêt à relever tous les défis pour prouver qu’il n’est pas qu’un simple volatile. (S.B.-H.)

États-Unis Générique: États-Unis. 2005. 157 min. (V.F. de Harry Potter and the Goblet of Fire) Drame d’aventures réalisé par Mike Newell. Scén.: Steven Kloves d’après le roman de J.K. Rowling. Mus. orig.: Patrick Doyle et John Williams. Int.: Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Ralph Fiennes, Maggie Smith. Synopsis: La quatrième année à l’école de sorcellerie de Poudlard est celle du Tournoi des trois sorciers. Même s’il n’a pas l’âge d’y participer, Harry est sélectionné par la coupe de feu... Notes: Quatrième adaptation des aventures du héros de J.K. Rowling, HARRY POTTER ET LA COUPE DE FEU introduit de nouveaux personnages, dont le professeur Alastor Maugrey et Lord Voldemort... (S.B.-H.)

KIRIKOU ET LES BÊTES SAUVAGES

Un film de Cory Edwards, Todd Edwards et Tony Leech

Un film de Michel Ocelot et Bénédicte Galup

France

Générique: France. 2005. 85 min. (V.O.F.) Film d’animation réalisé par Michel Ocelot et Bénédicte Galup. Scén.: Philippe Andrieux, Bénédicte Galup, Marie Locatelli, Michel Ocelot. Mus. orig.: Manu Dibango. Synopsis: L’histoire de Kirikou et la sorcière a une suite. C’est grandpère qui le dit. Dans sa grotte, le vieil homme raconte comment le petit Kirikou est devenu détective, potier, jardinier et voyageur... Notes: À la suite du succès du conte africain de Kirikou et la sorcière, Michel Ocelot a réalisé Princes et Princesses, une animation sous forme de jeux d’ombres chinoises. Aujourd’hui, il s’aventure plus loin dans la savane en compagnie de son petit bout de héros débrouillard... (S.B.-H.)

Stressé ? Venez relaxer... Fatigué ? Venez vous ressourcer... Problèmes de concentration ? Venez vous recentrer… ... en faisant du

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TAI CHI TAOÏSTE POUR BESOINS SPÉCIAUX. Pratiqué en douceur par des gens de tous âges et de toutes conditions. Il apporte des bienfaits notamment aux personnes à mobilité réduite et en fauteuil ou atteintes de sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson ou du VIH.

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LA VÉRITABLE HISTOIRE DU pETIT CHApERON ROUGE États-Unis Générique: États-Unis. 2005. 80 min. (V.F. de Hoodwinked! The True Story of Red Riding Hood) Film d’animation écrit et réalisé par Cory Edwards, Todd Edwards et Tony Leech. Mus. orig.: John Mark Painter. Synopsis: Connaissez-vous l’histoire du petit Chaperon rouge? Sa «vraie» histoire? Tirez la bobinette et laissez-vous surprendre par les révélations sur le loup, la mère-grand et la fillette de rouge vêtue... Notes: Le film doublé au Québec, c’est le comédien Pierre Lebeau (Séraphin - Un homme et son péché) qui prête sa voix «pleine de crocs» au célèbre loup tandis que Karine Vanasse (sa Donalda) jouera «vocalement» le Chaperon bon à s’en lécher les doigts... (S.B.-H.)

· Soirée d’information le 10 janvier 2006, à 18 h 30, à Québec, au 766, rue Kirouac, 2e étage, porte d’entrée rouge. Les classes débuteront la semaine du 9 janvier 2006. · Soirée d’information le 11 janvier 2006, à 18 h 30, à Charny, au 9335, boul. du CentreHospitalier. Les classes débuteront la semaine du 9 janvier 2006. · Inscription sur place. Aussi, classes à Sainte-Foy, Lévis, Saint-Augustin, Stoneham et Charlesbourg. Classes pour besoins spéciaux à Québec, tous les mercredis, de 13 h 30 à 15 h 30, au 766, rue Kirouac. Inscription sur place en tout temps, à partir du 17 janvier 2006.

Pour information et horaire des classes : 688-1199 www.taichitaoiste.org Magazine Le Clap n° 128 · du 16 décembre 2005 au 9 février 2006 –

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VERS LE SUD

Un film de Laurent Cantet · Du même réalisateur: L’Emploi du temps

«Dans son troisième long métrage, le réalisateur se penche davantage sur le pouvoir de l’argent versus celui du sexe[...]»

France · Canada

L’ANNULAIRE

Un film de Diane Bertrand · De la même réalisatrice: Un samedi sur la terre

«Le rapprochement entre soumission et sexualité est traité avec beaucoup de... doigté.» (E. Quin, Elle)

France · Allemagne · Royaume-Uni

Générique: France · Canada. 2005. 105 min. (V.O.F.) Drame réalisé par Lau-

Générique: France · Allemagne · Royaume-Uni. 2005. 100 min. (V.O.F.)

Synopsis: À Haïti, pendant les années Duvalier, des touristes américaines

Synopsis: À la suite d’une coupure à la main, Iris quitte l’usine d’embouteillage

rent Cantet. Scén.: Laurent Cantet et Robin Campillo d’après trois nouvelles de Dany Laferrière publiées dans La Chair du maître. Int.: Charlotte Rampling, Karen Young, Louise Portal, Ménothy César, Lys Ambroise. viennent en vacances chaque année à l’hôtel La Petite Anse. Plus que le soleil, Helen, Sue et Brenda recherchent un peu de tendresse auprès de jeunes garçons qui acceptent de partager des moments intimes avec des femmes d’âge mûr, en échange de faveurs...

Notes: La prostitution et le tourisme sexuel ne sont pas les sujets principaux

de VERS LE SUD même si Laurent Cantet n’élude ni ne banalise la question. Dans son troisième long métrage, le réalisateur se penche davantage sur le pouvoir de l’argent versus celui du sexe tout en brossant un portrait inédit de femmes mal-aimées et dépendantes affectives plus que prédatrices. (S.B.-H.)

Drame de mœurs écrit et réalisé par Diane Bertrand d’après le roman de Yoko Ogawa. Mus. orig.: Beth Gibbons. Int.: Olga Kurylenko, Marc Barbé, Stipe Erceg, Edith Scob.

où elle travaille pour devenir assistante dans un laboratoire aux activités mystérieuses. Puis la jeune femme noue une relation érotique perverse avec son patron…

Notes: Entre l’érotisme intellectualisé du cinéma du réalisateur Christophe

Honoré (Novo [à titre de scénariste], Ma mère) et l’imagerie baroque et mélancolique d’Aki Kaurismäki (L’Homme sans passé), Diane Bertrand signe l’adaptation d’un roman japonais à l’atmosphère d’une sensualité trouble. Œuvre très écrite s’adressant d’abord à un public esthète, L’ANNULAIRE ratisse du côté des zones sombres du désir et de la possession. Sa révélation: Olga Kurylenko, interprète lumineuse d’Iris. (S.B.-H.)

Les druides Istin, Jigourel et Lamontagne Soleil Premier tome d’un thriller médiéval, dense et palpitant, coscénarisé par Istin et Jigourel, et illustré par le Québécois Jacques Lamontagne. Ve siècle. Le monde change, un conflit vient de commencer : le christianisme s’oppose à l’ancienne religion. Druides et moines se livrent une guerre, dans l’ombre. Entre les vestiges d’anciens cultes néolithiques, une menace sourde s’élève...

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HISTOIRE DE FAMILLE Un film de Michel

Poulette · Du même réalisateur: La Conciergerie

tre avec un accordeur de piano aveugle qui deviendra grand amour, la vente de la ferme familiale pour payer les soins de santé de la petite, les sympathies felquistes de Michel, le cadet, le désir d’Isabelle, l’aînée des filles, de participer au changement des mentalités dans un Québec sortant de la noirceur... Leur histoire se superpose à celle «en accéléré» d’un Québec ressuscité par le «grand dérangement» de la Révolution tranquille...

Québec Générique: Québec. 2005. 165 min. (V.O.F.) Drame réalisé par Michel Pou-

lette. Scén.: Normand Canac-Marquis et Guy Fournier d’après une idée originale de Guy Fournier. Mus. orig.: Jean-Marie Benoît. Int.: Maxim Roy, Serge Thériault, Luc Proulx, Danielle Proulx, Évelyne Rompré, Catherine Allard, Sébastien Huberdeau, Juliette Gosselin, Catherine Trudeau, Louis-Philippe Dandenault.

Synopsis: En bouquinant, Julie Gagné découvre un roman qui ressemble à

l’histoire de sa famille. Intitulé Monique, le récit signé Jean Calixa raconte une tranche de seize ans de la vie des siens et s’attarde particulièrement à sa mère décédée, Monique. Des années 1960 à 1976, les événements qui marquent l’existence des Gagné y sont consignés: la leucémie de Monique, sa rencon-

Notes: Initialement projet de minisérie condensé en une saga familiale s’étirant sur près de vingt ans, HISTOIRE DE FAMILLE de Michel Poulette dépeint un Québec émergeant de sa léthargie dans l’euphorie de l’élection des libéraux de Jean Lesage. «Je suis née à douze ans le 22 juin 1960 au premier jour d’une révolution...» Il n’y a pas que Monique qui «naît» ce jour-là. Une vie nouvelle est promise aux Québécois tandis que celle d’une famille «ordinaire» est secouée par un drame, la maladie d’une enfant ( Juliette Gosselin). C’est là le début d’une aventure intense pour la famille Gagné qui vend sa ferme des Cantons-de-l’Est pour s’installer à Montréal. Interprété par l’acteur Luc Proulx, le père sera de tous les grands chantiers — le métro de Montréal, la Baie-James — pour gagner assez d’argent pour payer les soins de sa fille. Dans le rôle de la mère, Danielle Proulx campe une autre figure maternelle forte comme dans C.R.A.Z.Y., plus émancipée ici comme sa fille aînée (Catherine Allard très juste en esprit libre qui lit à ses élèves des passages du Refus global, mais qui court toujours après quelque chose d’intangible), une journaliste qui essaye de concilier sa vie de femme et sa carrière. À l’évolution sociale, Poulette greffe la montée du nationalisme culminant avec les événements d’Octobre 70. À travers le personnage de Michel (Sébastien Huberdeau), révolté plutôt qu’activiste, il décrit une jeunesse engagée et militante. Plus enflammée encore, Monique, incarnée adulte par Évelyne Rompré avec toute l’obstination qu’un rôle de «survivante» exige, recherche son accordeur de piano, sa raison de vivre. Car avant tout, HISTOIRE DE FAMILLE est le récit de cet amour plus grand que nature comme le Québec des patriotes d’alors. (S.B.-H.)

Les Horloges Grand-Père du Québec L’unique boutique à Québec spécialisée en horlogerie mécanique. 76 ans de qualité

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GaBriel routHier: ManGer la ceriSe/Diane BorSato   

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Parallèlement, dans l’«espace européen», on invite la Torontoise Diane Borsato qui cherche à allier textes et images à travers ses performances visuelles. Salué lors du dernier Mois de la photo, à Montréal, ce travail, de nature très différente de celui de Routhier, s’inspire davantage des gestes anonymes et affectifs dans nos vies quotidiennes. On parle ici «d’expériences privées et excentriques» où l’on interroge certaines expressions familières au pied de la lettre. À ne pas rater, surtout pour découvrir d’autres esthétiques en photo.

Manger la cerise de Gabriel Routhier/Diane Borsato. Deux expositions chez VU, 550, côte d’Abraham (Méduse), du 20 janvier au 19 février 2006.

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Chez VU, on présente l’art photographique dans tous ses états. Fidèle à sa réputation, le centre entame ses activités, en 2006, avec deux artistes qui sortent définitivement des sentiers battus. D’ailleurs, Gabriel Routhier et Diane Borsato ne sont pas des photographes à l’origine. Associant photographies et images numériques, Routhier s’amuse à faire tomber les masques dans l’exposition Manger la cerise qui occupe l’«espace américain» de la galerie. Produites à partir de portraits réalisés dans un photomaton et d’images prélevées de revues commerciales, les œuvres de cette série récupèrent les idiomes du langage pop afin de mieux en détourner les stratégies. Comme l’explique Catherine Blanchet dans un texte écrit pour l’exposition, «plutôt que de parler de la standardisation de la culture, l’artiste [de Québec] soulève un questionnement sur la standardisation de l’individu, son anonymat sous le camouflage qu’il se plaît à porter en société». Dans un pareil contexte, cette fameuse

«cerise sur le sundae» entraîne vers un univers désincarné et illusoire. Comme quoi, il est encore possible de frayer avec l’insolence, ainsi que le dérision en matière de photographie.

Ga

bri

el

riopelle À la BoÎte À BiJouX Gemmologiste et diamantaire, Jocelyne Rouleau offre une grande variété de bijoux de succession (de 1850 à nos jours), ainsi que des estampes d’art international (Riopelle, Tapiès, Miró) à une clientèle, de plus en plus nombreuse, à la Boîte à Bijoux. Situé sur l’avenue Maguire, à Sillery, ce commerce présente aussi sur ses murs, jusqu’en mars 2006, quelques estampes originales de Jean-Paul Riopelle. Laboratoire d’expertise en gemmologie, ouvert depuis déjà cinq ans, l’endroit cherche à rendre l’art accessible à tous. Un service de restauration des bijoux est également offert sur place. Une boutique qui a de la classe.



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ORGUEIL ET PRÉJUGÉS Un film de Joe

Vox populi. Une exposition qui invite à la réflexion sur la démocratie. Au Musée de la civilisation, jusqu’au 8 avril 2007.

Photo: Idra Labrie

Dominique Blain, La République

Que connaissons-nous de la démocratie? Entre idéal et réalité démocratique, c’est à partir de cette question judicieuse que se déploie la plus récente exposition au Musée de la civilisation. Divisé en trois zones thématiques portées par la parole, ce parcours s’intéresse d’abord aux origines de la démocratie comme système politique. On passe ensuite au droit de vote, pour enfin démontrer que notre environnement démocratique est tissé d’influences diverses et que les grands idéaux demeurent des repères dans l’évolution de nos sociétés. À voir, plusieurs artefacts qui témoignent de moments forts de la démocratie; des bustes de personnages de l’Antiquité, divers objets évocateurs de même que certaines œuvres de l’artiste Dominique Blain. Une sortie incontournable durant la période des fêtes.

Urnes d’élection, époques variées

Wright

«Sous ses apparences romantiques et bucoliques, cette étude de mœurs prévictorienne surprend encore aujourd’hui par l’acuité du regard de la romancière, disparue en 1817 [...]» (M. Dumais, Voir)

Royaume-Uni Générique: Royaume-Uni. 2005. 135 min. (V.F. de Pride & Prejudice) Comé-

die dramatique réalisée par Joe Wright. Scén.: Deborah Moggach d’après l’œuvre de Jane Austen. Mus. orig.: Dario Marianelli. Int.: Keira Knightley, Matthew MacFadyen, Donald Sutherland, Brenda Blethyn, Judi Dench.

Synopsis: Bourgeois désargenté, M. Bennet a cinq filles à marier. Fraîchement débarqué dans un manoir voisin, le richissime M. Bingley, accompagné de son ami, le hautain M. Darcy, attisent les fantasmes romantiques de ces demoiselles… Notes: Classique de la littérature romantique anglaise adapté au cinéma une

première fois, en 1940, avec Laurence Olivier dans le rôle de l’énigmatique Darcy, Orgueil et préjugés de Jane Austen a aussi trouvé son public dans la télésérie de Simon Langton avec Colin Firth en plus-que-Darcy devant l’éternel. C’est l’actrice Keira Knightley (Pirates des Caraïbes: la malédiction de la Perle noire) qui interprète la sage Elizabeth et Matthew MacFadyen, le convoité Darcy. (S.B.-H.)

Coll. Université du Québec à Montréal, Galerie de l’UQAM

Coll. Université du Québec à Montréal, Galerie de l’UQAM

voX populi

Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté, Je me souviens

LE CLAP PROPOSE FREDERICO CÂMARA Centre d’artiste autogéré voué à l’expérimentation et à la diffusion des arts visuels, la Chambre Blanche invite en résidence in situ Frederico Câmara. Du 16 janvier au 26 février 2006, il développe une installation qui s’appuie sur des recherches photographiques au jardin zoologique et au Parc Aquarium de Québec. L’artiste brésilien s’interroge surtout sur l’influence des immigrants sur l’environnement culturel et social d’une ville. Frederico Câmara en résidence in situ à la Chambre Blanche (185, rue Christophe-Colomb Est), du 16 janvier au 26 février 2006.

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ilS ont Dit

on a lu... Sur papier

Parlons de… vérité «Presque tous mes films traitent de la nature de la vérité au cinéma. Je doute qu’on puisse avoir une idée de la vérité quand on regarde un film. Je dis toujours qu’un long métrage, c’est 24 fois par seconde le mensonge, peut-être au service d’une vérité mais pas toujours.» — Michael Haneke, en conférence de presse pour son film Caché, Cannes 2005 «Le cinéma est un espace de liberté où l’on peut cerner une vérité. Et la vérité traîne parfois dans les zones d’ombres. Autrefois, les personnages étaient plus nette-

Isabelle Hupert

ment caractérisés. D’un côté, les bons, de l’autre, les méchants... Aujourd’hui, tout est brouillé et c’est beaucoup plus intéressant. On s’approche avec plus d’authenticité de l’être humain.» — Isabelle Huppert, Première, décembre 2004

L’équipe de Séquences s’est penchée sur le cinéaste américano-taiwanais Ang Lee, dont la plus récente œuvre, Souvenirs de Brokeback Mountain, alimente la machine à rumeurs en vue des Oscars. On y apprend, entre autres, que les rituels sont de la bonne matière cinématographique pour le cinéaste. Les repas sont particulièrement inspirants pour Ang Lee (pensons à Salé sucré)… À Taiwan, lorsque les gens se rencontrent, ils ne se disent pas «comment vas-tu?», mais «as-tu mangé?», puis ils discutent de ce qu’ils vont manger. On apprend également que Ang Lee, émigré aux États-Unis pour devenir acteur, se tournera finalement, en partie à cause de son anglais déficient, vers la mise en scène. Des combats majestueux de Tigre et dragon aux révérences et au five o’clock tea de Raison et sentiments, le cinéaste «oppose à la fois les générations et les hommes et les femmes dans de sublimes et dangereux ballets.» Même son Hulk, sur lequel les mauvaises critiques ont plu, pourrait être regardé différemment selon Ang Lee, qui affirme que «le vert évoque les sentiments interdits.» — Portrait de Ang Lee et long texte critique de Souvenirs de Brokeback Mountain à lire dans Séquences, no 240, novembre - décembre 2005.

on verra Bientôt Sur noS écranS

En entrevue au quotidien L’Humanité, le réalisateur israélien Amos Gitaï parle de l’importance de tourner sa caméra vers des sujets qui «traversent les frontières du Moyen-Orient» et de ses motivations à centrer l’action de Free Zone autour du quotidien de trois femmes, une Israélienne, une Palestinienne et une Américaine. Gitaï s’exprime aussi sur le tournage de ce film, qui relève d’une coopération presque historique. Réunir des gens de diverses régions du Moyen-Orient et tourner le premier film israélien en Jordanie, voilà les défis relevés par le cinéaste! «J’avais prévenu que je ne filmerais ni les vestiges du site de Pétra ni des chameaux devant un coucher de soleil. Assez l’exotisme. C’est la modernité que je veux saisir parce qu’elle relie le Moyen-Orient.» — L’Humanité, 9 novembre 2005 http://www.humanite.fr/journal/2005-11-09/2005-11-09-817603 Amos Gitaï, Natalie Portman et Hanna Laslo



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ON A VISITÉ Le site de Télérama, qui nous propose un photoreportage en plein tournage du prochain film de Pedro Almodóvar, Volver.

Pedro Almodóvar pendant le tournage

Carmen Maura à droite

C’est à Madrid que l’équipe de l’hebdomadaire français Télérama a retrouvé Almodóvar, qui renoue avec un genre qui lui sied si bien, le portrait de femmes. Cette fois, gros plan sur une mère qui revient de bien loin… de la mort. Eh oui! Le cinéaste espagnol se frotte au fantastique dans Volver (revenir), mais précise qu’il ne s’agit ni de paranormal ni de cinéma «fantastique mexicain avec plein de petits squelettes partout. C’est une histoire de croyance. Dans la Mancha, les gens pensent réellement que les morts peuvent réapparaître et que ça fait partie de la vie.» Au générique, on retrouve Penélope Cruz et une actrice qui a elle-même quelque chose d’une revenante: Carmen Maura, qui renoue avec Almodóvar dix-huit ans après Femmes au bord de la crise de nerfs. Télérama conclut son reportage avec un portfolio avec des photos de tournage commentées par les actrices et le cinéaste. Penélope Cruz y confie: «Parfois, je ne sais pas vraiment qui je suis à part le personnage que je joue. Je réalise que j’oublie ma propre identité. Ça fait peur, mais je me sens protégée par Pedro. J’ai confiance en son exigence. Il ne me laissera pas être mauvaise.» À lire sur le site de Télérama http://cinema.telerama.fr/

Penélope Cruz à gauche

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MADAME HENDERSON PRÉSENTE Un film de Stephen

Frears · Du même réalisateur: Dirty Pretty Things (Loin de chez eux)

théâtre, pour qu’il dirige sa «lubie»! Bien qu’elle ne connaisse rien au milieu artistique, Mrs. Henderson met son grain de sel partout, ce qui lui attire les foudres de son bras droit. Le torchon ne tarde pas à brûler entre ces deux personnalités à l’ego sensible. Malgré leurs nombreux différends, le Windmill prendra son envol avec des spectacles épicés façon Moulin Rouge...

Royaume-Uni Générique: Royaume-Uni. 2004. 103 min. (V.F. de Mrs. Henderson Pre-

sents) Comédie dramatique réalisée par Stephen Frears. Scén.: Martin Sherman. Mus. orig.: George Fenton. Int.: Judi Dench, Bob Hoskins, Will Young, Kelly Reilly, Thelma Barlow, Christopher Guest.

Synopsis: Si Laura Henderson vient d’enterrer son époux, il n’est pas ques-

tion qu’elle s’enterre vivante à 69 ans! La nostalgie, bien peu pour elle! Forte tête, riche et surtout déterminée à ne pas pleurer feu son mari les bras croisés, madame se paye un théâtre. Nouvelle propriétaire du Windmill au cœur du quartier de Soho, elle se tourne vers Vivian Van Damm, réputé homme de



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Notes: Après Adorable Julia d’István Szabó, voilà que Stephen Frears fréquente les coulisses du théâtre londonien. Plusieurs cinéastes, visiblement fascinés, ont dépeint l’arrière de la scène. Mike Leigh l’a fait avec Topsy-Turvy et Kenneth Branagh avec Au beau milieu de l’hiver. Même Woody Allen s’y est mis avec Coups de feu sur Broadway. Alternant les genres lorsqu’il tourne au cinéma — de la comédie sociale où il dénonce la difficile intégration de la communauté pakistanaise (My Beautiful Laundrette) à Londres jusqu’à son adaptation des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos —, Frears a toutefois débuté à titre de metteur en scène au Royal Court Theatre. Ainsi, avec MADAME HENDERSON PRÉSENTE, il renoue avec un microcosme qu’il connaît de l’intérieur. Cependant, le réalisateur de High Fidelity (petit bijou méconnu avec John Cusack) préfère revenir en arrière, à la fin des années 30, en racontant l’histoire du premier théâtre anglais à inscrire à son programme des revues érotiques. Divertissement parfois coquin puisqu’on y dévoile quelques carrés de peau laiteuse, «le spectacle» monté par Frears repose non pas sur les charmes callipyges des «actrices» du Windmill, mais sur la dynamique «électrique» entre les deux personnages principaux interprétés par Judi Dench et Bob Hoskins. De la reine Victoria trompant dans son cœur son défunt roi avec John Brown, son écuyer, à M, supérieure à la poigne de fer de James Bond, Judi Dench sait jouer les femmes de caractère. Sa Mrs. Henderson en est une autre à ajouter à son palmarès. En directeur artistique grognard, l’acteur Bob Hoskins (Le Voyage de Felicia) la fera sortir de ses gonds et vice versa. Que la fête commence… Rideau! (S.B.-H.)

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cléMence DeSrocHerS

« Je suis une actrice qui s’est écrit ses rôles. » Dans J’ai des p’tites nouvelles pour vous autres, qu’elle a publié en 1974, Clémence DesRochers rappelle qu’un jour «mon père m’avait amenée au cinéma voir Cendrillon. J’ai tellement eu peur de la sorcière qu’on est sortis du cinéma avant la fin. Mes frères voulaient me tuer». Depuis, Clémence a apprivoisé sa peur et bien des films sont passés devant ses yeux. Non seulement se fait-elle son propre cinéma, mais elle demeure attentive à celui des autres comme on pourra en juger par les propos de celle dont Marc Favreau a déjà dit : «elle réinvente les sons et les odeurs de l’enfance et en télescope les images dans une sarabande dessinée». Le Clap: À quel moment débute votre passion pour le cinéma?

Photo: Denis Chalifour

Clémence DesRochers: Ma première grande rencontre avec le cinéma a eu lieu à dixhuit ans alors que j’étais pensionnaire au couvent de Sherbrooke. Dans ce temps-là, il y avait un ciné-club et on présentait La Strada de Fellini. Pour les filles qui avaient toujours vu du cinéma américain et plutôt romantique, c’était une nouvelle forme de cinéma. Il y avait eu une discussion après la projection et j’avais tellement aimé cela que j’en pleurais presque. Par la suite, j’ai écrit à Giulietta Clémence DesRochers Masina (NDLR: actrice principale du film et épouse de Fellini). J’avais trouvé une adresse dans un livre consacré à Fellini. J’ai creusé son portrait sur une petite roche molle que j’avais rapportée de la campagne et je la lui ai envoyée. Elle m’a fait parvenir sa photo avec une dédicace que j’ai longtemps, longtemps eue dans ma chambre… Le Clap: Qu’est-ce qui vous avait émue dans La Strada? Clémence DesRochers: Le personnage de clown qu’interprétait Giulietta Masina. Déjà, je rêvais de faire du spectacle et ce genre de personnage était très touchant. Je crois que je m’identifiais beaucoup à elle sans savoir, d’autre part, ce que j’allais devenir. Le Clap: Et vous avez continué d’être une assidue du cinéma? Clémence DesRochers: Si on saute dans le temps, j’ai beaucoup aimé les films de Pagnol comme Manon des sources. Plus près de nous, je trouve que le cinéma québécois est de plus en plus fort et touchant. Je suis tombée amoureuse de C.R.A.Z.Y. et, nécessairement, j’ai adoré La Grande Séduction, mais pas uniquement parce que je jouais dedans. Pour moi, c’est un film dans la veine des Pagnol avec des personnages colorés. J’ai été aussi beaucoup bouleversée par Elles étaient cinq, ce qui m’a amenée à jouer dans Le Secret de ma mère, le prochain film de Ghyslaine Côté.

Clémence DesRochers: J’adore aller au cinéma au début de l’après-midi quand il n’y a presque personne. J’aime les salles de cinéma. C’est la sortie, le fait d’être dans une grande salle, de voir le film sur grand écran. Le cinéma, c’est fait pour être vu en salle avec d’autres personnes. Le Clap: Quel genre de spectatrice êtes-vous? Clémence DesRochers: Je me retiens pour ne pas me laisser aller, mais je peux facilement être bouleversée. Quand je suis allée voir C.R.A.Z.Y., j’aurais pleuré. Le Clap: Auriez-vous aimé faire une carrière davantage cinématographique? Clémence DesRochers: Oui, mais il n’y a pas des tonnes de bons scénarios qui me sont offerts. De plus, il y a des centaines de comédiens et de comédiennes qui peuvent jouer. Donc, je gagne ma vie en étant moi-même l’interprète de ce que j’écris. Et puis, j’avoue qu’il y a certains aspects du cinéma qui m’emmerdent. Le Clap: Comme quoi? Clémence DesRochers: Les répétitions, par exemple. Dans le film que je suis en train de tourner, je suis arrivée sur le plateau un jour et j’ai dû dire onze fois de suite «Pantoute» en regardant la caméra. J’aime le cinéma quand j’ai du texte à dire. Quand tu ne fais rien d’autre que d’attendre ou répéter, c’est long. Le Clap: Avec quel réalisateur québécois aimeriez-vous tourner? Clémence DesRochers: Peut-être avec Jean-Marc Vallée, le réalisateur de C.R.A.Z.Y. J’aimerais aussi tourner à nouveau avec Jean-François Pouliot, le réalisateur de La Grande Séduction. Il travaille très bien. Il est très intense. Le Clap: Quel genre de personnage aimeriez-vous interpréter? Clémence DesRochers: J’aimerais jouer un personnage excentrique qui ne me ressemble pas. Un personnage bien écrit et bien typé. J’aimerais qu’on soit étonné. Ceci dit, le cinéma est quelque chose que j’aime et apprécie, mais je ne rêve pas de faire une carrière d’actrice de cinéma. Je suis tellement occupée juste par le fait d’être moi-même. (rires) Le Clap: Il faut bien avouer que votre métier vous permet d’avoir un contact beaucoup plus direct avec le public que ne le permet le cinéma. Clémence DesRochers: Je vis parce que j’ai un public. C’est mon partenaire, mon plus proche ami. On dit «le public», mais il n’est jamais le même. C’est lui qui m’anime et qui m’allume.

Le Clap: Qu’est-ce que vous demandez au cinéma?

Le Clap: D’autre part, vos monologues et vos textes ont un aspect très visuel?

Clémence DesRochers: De l’humanité. Avoir de vrais personnages, des êtres humains qui racontent des choses vraies. J’aime quand on est touché par des interprétations. Je pense à des films comme American Beauty (NDLR: film réalisé par Sam Mendes, en 1999) ou Billy Elliot (NDLR: film réalisé par Stephen Daldry, en 1999).

Clémence DesRochers: Bien oui. Moi, je suis une actrice qui s’est écrit ses rôles parce qu’on ne l’engageait pas. Ça coûte bien moins cher. En plus, ça paye très bien. (rires)

Le Clap: Est-ce que la salle de cinéma a encore un charme pour vous ou préférez-vous regarder les films confortablement installée dans votre salon? www.clap.qc.ca

Clémence DesRochers, artiste visuelle? Plus qu’on ne le pense. Son jardin secret est la photographie et particulièrement la photographie de ses chats. Elle en est une véritable boulimique et avoue candidement qu’elle doit bien les avoir fixés sur la pellicule deux millions de fois. Ah! Se réincarner en chat et être photographié par Clémence. Magazine Le Clap n° 128 · du 16 décembre 2005 au 9 février 2006 –




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Les abonnés qui ont gagné un des 10 chèques-cadeaux d’une vaLeur de 100 $ chacun à L’institut cuLinaire FranÇois robert pour Le no 127: MMe Claudelle Gauthier de CharlesbourG, M. louis hébert de ste-Foy, M. Jean-Guy Guérin de QuébeC, MMe Marie-Josée brouard de st-auGustin, MMe lolita leFebvre de st-auGustin, MMe annie blouin de QuébeC, MMe lynda robert de QuébeC, M. Pierre bienvenue de st-auGustin, MMe GerMaine PaQuet de QuébeC, M. Pierre blouin de QuébeC

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Seulement les renouvellements de cartes effectués avant la date d’expiration vous permettent de transférer les films non utilisés sur votre nouvelle carte. valide un an à partir de la date d’achat. la date d’expiration apparaît sur chaque billet et au dos de la carte.

Sur préSentation de l’abonne-clap, obtenez 10 %* de réduction au comptoir de rafraîchissements et au café le clap. *applicable sur le prix courant seulement. ne peut être combiné à aucune autre offre. ne s’applique pas aux prix réduits ni aux boissons alcooliques. touS leS privilègeS Sont annuléS aprèS la date d’échéance de l’abonne-clap.

les lunDis et JeuDis Des aBonnés en déboursant 2 $, tous les lundis et jeudis, vous verrez votre invité admis à la projection pour laquelle vous vous procurerez un billet. cette promotion ne s’applique pas les jours fériés.

important : À l’achat de votre abonne-clap, n’oubliez pas de remplir le formulaire pour vous inscrire au fichier central. en cas de perte ou de vol, seulement ces informations peuvent nous permettre de remplacer votre carte.

25 % Les réductions chez les marchands participants KETTO DESIGN 21

CRACKPOT CAFÉ Studio créatif de céramique 987, route de l’Église, Ste-Foy

MONSIEUR BALAYEUSE

TUSCANOS RESTAURANT CAFÉ

THÉÂTRE PÉRISCOPE

1445, av. Jules-Verne, Ste-Foy (à côté de Star Cité)

939, av. de Salaberry, Québec

205, rue St-Vallier Est (coin Caron), Québec

CÉRAMIC CAFÉ

DES HAMACS DU BOUT DU MONDE

1370, ch. Ste-Foy

234, rue St-Jean, Québec

LA TABLE DU ROI

OXYGÈNE COIFFURE

L’ENCADREMENT DES ARTISTES 23

2360, ch. Ste-Foy, Ste-Foy

2854, rue Légaré, Ste-Foy

261, rue St-Vallier Est, Québec

Sur la location d’une laveuse à tapis pour 24 h.

Sur le temps studio.

Obtenez une deuxième heure gratuite.

Sur les hamacs simples.

20 % Sur le menu à la carte du dimanche au jeudi. Boissons et déjeuners exclus.

4 $ de réduction sur le prix adulte courant. (maximum de 4 billets).

Sur le menu à la carte, le vin et la bière en fût. Achat minimum de 5 $.

Sur le service de coloration avec coiffeurs sélectionnés du lundi au mercredi.

Sur les encadrements à prix courant.

15 % SOINS ESTHÉTIQUES CAMÉLÉON 1024, av. des Maires-Gauthier (coin René-Lévesque près de Holland) Sur soins et produits.

LE THÉÂTRE DU TRIDENT 37 269, boul. René-Lévesque Est, Québec

Sur tarif courant au Grand Théâtre de Québec seulement; à l’exception des supplémentaires selon la disponibilité des sièges.

THÉÂTRE DE LA BORDÉE 315, rue St-Joseph Est, Québec

4 $ de réduction sur le prix courant pour un adulte.

LE CLUB MUSICAL DE QUÉBEC

10 % ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC

À l’achat de billets au guichet pour les concerts de l’OSQ. Cette réduction est offerte seulement à la billetterie au bureau de l’OSQ.

2360, ch. Ste-Foy, Ste-Foy

BISTRO LA COHUE

FAKS CAFÉ 33

LE CAFÉ MYRTINA

3440, ch. des Quatre-Bourgeois, Ste-Foy (Carrefour de la Pérade)

1308, av. Maguire, Sillery

1363, av. Maguire, Sillery

LE CAFÉ DU CLOCHER PENCHÉ

LA POPESSA 8

203, rue St-Joseph Est, Québec

2360, ch. Ste-Foy (la pyramide), Ste-Foy

Sur une table d’hôte en soirée.

Achat minimum de 10 $.

140, route du Pont, bureau 4, Saint-Nicolas

SALON DE COIFFURE BEAUTÉ ANTILLAISE

MANOIR DE TILLY

Sur articles sélectionnés.

IBIZA 57, rue du Petit-Champlain, Québec

SOPHIORI 18

LES BARJOTS 24

Sur le prix courant à la billetterie du Grand Théâtre de Québec.

LIBRAIRIE LA LIBERTÉ

1282, av. Maguire, Sillery

1 $ de réduction à chaque tranche de 10 $ d’achat.

À l’achat d’une assiette smoked meat garnie.

LE PÉCHÉ VÉNIEL 11

LES VIOLONS DU ROY

LA FABRIQUE DU SMOKED MEAT

LE RAMEAU D’OLIVIER 18

3054, 1 Avenue, Québec

ROCK’N’LIVRE re

859, av. Myrand, Ste-Foy 727, rue Ste-Thérèse, Québec

Sur le prix courant à la billetterie du Grand Théâtre de Québec.

Sur l’addition.

Art populaire des 5 continents Place de l’Église, St-Jean-Port-Joli

LES HORLOGES GRAND-PÈRE 33 DU QUÉBEC

205, rue St-Vallier Est, Québec

850, av. Myrand, Ste-Foy

LES ENFANTS DU SOLEIL

Sur les produits Sophiori.

233, rue St-Paul, Québec

565-B, rue St-Jean, Québec Sur les services.

BIJOUTERIE KHÉOPS 36 2360, ch. Ste-Foy (la pyramide), Ste-Foy

Sur le prix courant, sauf sur les bijoux d’artisans.

3854, ch. de Tilly, St-Antoine-de-Tilly

Sur la table d’hôte uniquement. Non applicable sur les chèques-cadeaux. Ne peut être utilisé avec une autre promotion.

LIBRAIRIE LA FEUILLE ENCHANTÉE 14 770, rue St-Jean, Québec 28, Carignan, Victoriaville Sur les livres seulement.

Forfait passion mortelle: incluant la table d’hôte 5 services et une bouteille de vin sélectionné à 80 $ pour 2 personnes.

CHEZ VICTOR 17

FUTON DESIGN

Achat minimum de 10 $. Sur le menu à la carte.

2682, ch. Ste-Foy (près de du Vallon) 141, ch. Ste-Foy (coin av. Cartier). Cadeau gratuit.

Sur l’addition. Achat minimum de 5 $.

Sur table d’hôte seulement.

1631, rue Sheppard, Sillery Sur la nourriture seulement.

ANIMALERIE BOUTIQUE TROPICALE 38 1028, av. Cartier, Québec

MILLE-FEUILLE 38 1394, ch. Ste-Foy, Québec

Sur la nourriture seulement. Achat minimum de 10 $.

MÂ MOBILIER ACTUEL

FOCACCIA CAFÉ CUISINE VACANCES 41

Sur tous les accessoires.

RESTAURANT TOAST!

Achat minimum de 10 $.

Achat minimum de 10 $.

CAFÉ BISTROT FLAGRANT DÉLICE OBLIQUE

145, rue St-Jean, Québec 2778, ch. Ste-Foy, Ste-Foy 261, rue St-Anselme

Sauf sur les manuels scolaires.

2383, ch. Ste-Foy, Ste-Foy

Place de la Cité

RESTAURANT LABARCA 104, rue St-Vallier Ouest, Québec Sur l’addition. En soirée seulement.

CORDONNERIE OZ 45 106, Aberbeen, Québec

Sur les chaussures à prix courant.

CLINIQUE D’ESTHÉTIQUE 9 PULCHÉRIE 590, boul. René-Lévesque Ouest, Québec Sur tous les services à votre première visite.

En soirée, menu à la carte.

BARDOU FLEURISTE 37

LES DAMES DE SOIE

Sur les fleurs seulement.

1664, ch. St-Louis, Québec

17, rue Sault-au-Matelot, Vieux-Port, Québec 2, rue D’Auteuil, Québec Sur l’addition.

Vous pouvez consulter les publicités des marchands dont le numéro de page est indiqué dans un carré rouge

Sauf sur les chapeaux Duguay.

! LES RÉDUCTIONS SONT APPLICABLES À LA PERSONNE DÉTENTRICE DE L’ABONNE-CLAP.

Sur présentation de votre carte, obtenez de 10 à 25 % de réduction chez les marchands participants. Toutes ces réductions sont applicables aux prix courants seulement, pour la durée de ce magazine. Ne peut être utilisé avec une autre promotion.


tour De Manivelle

neau ne chômera point: il poursuit son travail d’écriture sur Les Invincibles 2 avec le réalisateur Jean-François Rivard (lui aussi de Québec), et son adaptation pour le grand écran du roman Putain de Nelly Arcan.

Photo: Bertrand Calmeau

Âgé de 31 ans, François Létourneau est originaire de la capitale. Depuis Québec-Montréal, on le remarque davantage; on l’a d’ailleurs vu chaque semaine dans la peau de P.-A. dans Les Invincibles, à la SRC. L’acteur est aussi dramaturge: on lui doit les pièces Stampede et CHEECH. Dans ce dernier cas, le tournage de l’adaptation se termine en novembre. Créée en janvier 2003, pour le théâtre, CHEECH se déroule dans une petite agence d’escortes autour d’une poignée de personnages marginaux. Le film au budget de 4,5 millions est produit par Nicole Robert et est réalisé par Patrice Sauvé (Grande Ourse, La Vie, la vie), qui avait été fasciné par la pièce. Selon François Létourneau, aussi à l’origine du scénario, CHEECH est une fable à l’humour décalé et tragicomique, que certains comparent à Fargo des frères Coen. La distribution comprend Patrice Robitaille, Fanny Mallette, Maxime Denommée, Gilles Renaud et Annick Lemay. La sortie est prévue pour août 2006. Après le tournage, Létour-

Patrice Robitaille dans Cheech

Ça Se paSSe ici

Le Festival de cinéma des 3 Amériques organise une fin de semaine James Bond, du 24 au 26 février 2006. Une dizaine de films de la série des James Bond seront présentés gratuitement sur écran Imax. Six personnalités reliées à l’univers cinématographique de l’espion 007 seront de passage à Québec pour souligner l’événement et rencontrer leurs fans. Il s’agit de Roger Moore (le quatrième acteur qui a incarné l’agent secret au grand écran), Britt Ekland (qui a joué dans L’Homme au pistolet d’or), Richard Roger Moore Kiel (celui qui a personnifié Requin), Shirley Bassey (la voix du thème de Goldfinger), Guy Hamilton (réalisateur) et Nic Raine (collaborateur du compositeur John Barry). Pour info: www.vuesurbond007.com. Quant au comédien Raymond Bouchard, il sera pour une deuxième année consécutive le porte-parole de la prochaine et 24e édition des Rendez-vous du cinéma québécois. L’événement se tiendra une fois de plus au Musée de la civilisation de Québec, et ce, du 20 au 26 février 2006. La programmation pour le volet présenté dans la capitale sera dévoilée le 9 février prochain.

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aDaptation

Le comédien Guillaume Canet a eu le coup de foudre pour le roman de l’Américain Harlan Coben, NE LE DIS À PERSONNE. Il a acheté les droits et décidé d’en réaliser l’adaptation cinématographique. Devant sa caméra seront réunis Nathalie Baye, François Cluzet, Marie-Josée Croze, André Dussollier, Jean Rochefort et Kristin Scott Thomas. L’histoire est celle d’un médecin (Cluzet) dont la femme (Croze) a été tuée par un tueur en série. Huit ans après le meurtre, le médecin reçoit un courriel avec une photo de son épouse toujours vivante, ce qui le pousse à la retrouver. Le tournage du film s’est terminé cet automne; la sortie française devrait PORTRAIT DE CINÉASTE se faire durant le premier trimestre de 2006. Il s’agit de la deuxième réalisation Le nouveau film de Michael Haneke, (après Mon idole) pour Canet, que l’on peut voir présentement comme acteur CACHÉ, prend l’affiche à Québec début dans JOYEUX NOËL. 2006. C’est l’occasion de jeter un coup d’œil sur son travail, lui qui s’est rapidement fait à l’échelle internationale une réputation de BADLANDS, de Terrence Malick , 1973, 95 minutes cinéaste dérangeant au regard cynique sur Le Texan d’origine Terrence Malick n’avait que 30 ans, en 1973, lorsqu’il réalisa la violence comme rapport de force dans La Balade sauvage, version française de Badlands. Inspiré d’une histoire vraie, la société moderne. Enfant de la balle (sa Badlands raconte l’histoire d’un jeune couple en fuite à travers le Dakota du mère est comédienne et son père metteur Sud et le Montana. Cette fuite, meurtrière, survenue en 1959, est transposée en scène), Haneke naît à Munich, en Alleavec adresse par Malick qui en a fait une romance teintée rouge sang. Martin magne, en 1942, mais il grandit en AutriSheen (aux allures de James Dean) et Sissy Spacek, dans leurs premiers grands che, où il fait ses premiers pas de réalisarôles au cinéma, se distinguent tour à tour Michael Haneke teur avec plusieurs téléfilms. C’est avec la dans ce Bonnie and Clyde juvénile ayant le sortie de Benny’s Video, son deuxième long métrage pour le grand écran, nord-ouest des États-Unis comme toile. Car que Haneke s’attire les éloges. Puis, c’est la controverse à Cannes avec Funny de toiles il s’agit lorsqu’on regarde chacun Games, un film à la limite du supportable dans lequel deux jeunes hommes des films de Malick tellement la luminosité sadiques séquestrent une famille dans leur maison au bord d’un lac. Suivront et le cadre sont importants dans son œuvre. Code inconnu avec Juliette Binoche et La Pianiste avec Isabelle Huppert qui, D’ailleurs, le cinéaste est également peintre dans ce dernier cas, lui apporte la consécration. Par la suite, la fable apocaet photographe. Comparé audacieusement lyptique Le Temps du loup passera inaperçue, sortant ici directement en DVD, à Citizen Kane à sa sortie, Badlands est une cet automne, avant CACHÉ, qui avait reçu de nombreux éloges à Cannes, au première œuvre surprenante et sera suivi printemps dernier. Considéré comme le cinéaste autrichien le plus connu par Les Moissons du ciel (1978) et La Mince actuellement, Michael Haneke travaille pourtant davantage à l’extérieur de Ligne rouge (1998), deux autres réalisations son pays, question de financement. Il a quand même réussi en peu de temps aux images mémorables. Les attentes sont à se bâtir un univers bien à lui, univers auquel on adhère ou que l’on rejette grandes pour l’arrivée de son quatrième tel un miroir au reflet trop cru. film, THE NEW WORLD, début 2006.

le DvD

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no 128 Du 16 décembre 2005 au 9 février 2006

a4 annulaire, l’ Un film de Diane Bertrand

du 27 janvier au 9 février

p. 32

c4 Caché Un film de Michael Haneke

du 20 janvier au 9 février

p. 8

du 16 décembre au 12 janvier

p. 10

du 23 décembre au 19 janvier

p. 12

h4 Harry potter et la coupe de feu Un film de Mike Newell du 16 au 22 décembre

p. 31

4 Capote

Un film de Bennett Miller

g4 Geisha Un film de Rob Marshall

4 Histoire de famille

Un film de Michel Poulette

du 27 janvier au 9 février

J4 Joyeux noël Un film de Christian Carion

du 16 décembre au 19 janvier

p. 5

k4 King Kong Un film de Peter Jackson

du 16 décembre au 5 janvier

p. 20

4 Kirikou et les bêtes sauvages

Un film de Michel Ocelot et Bénédicte Galup

p. 33

du 16 décembre au 12 janvier

p. 31

m4 madame Henderson présente Un film de Stephen Frears du 13 janvier au 2 février

p. 38

4 maurice richard

Un film de Charles Binamé

du 16 décembre au 5 janvier

p. 21

du 27 janvier au 9 février

p. 16

du 6 au 26 janvier

p. 13

du 20 janvier au 9 février

p. 29

o4 orgueil et préjugés Un film de Joe Wright

du 16 décembre au 19 janvier

p. 35

P4 petit poulet Un film de Mark Dindal

du 16 décembre au 5 janvier

p. 31

du 13 janvier au 2 février

p. 9

4 mots bleus, les

Un film de Alain Corneau

4 munich

Un film de Steven Spielberg

n4 nouveau monde Un film de Terrence Malick

S4 soleil, le Un film de Alexandre Sokourov

4 souvenirs de Brokeback mountain

Un film de Ang Lee

4 syriana

Un film de Stephen Gaghan

U4 une femme honorable Un film de Mike Barker

du 23 décembre au 19 janvier

p. 26

du 16 décembre au 12 janvier

p. 27

du 3 au 9 février

p. 14

v4 véritable Histoire du petit Chaperon rouge, la Un film de Cory Edwards, Todd Edwards et Tony Leech du 13 janvier au 9 février p. 31 4 vers le sud

Un film de Laurent Cantet

W4 Water Un film de Deepa Metha 

du 3 au 9 février

p. 32

du 20 janvier au 9 février

p. 11

– Magazine Le Clap n° 128 · du 16 décembre 2005 au 9 février 2006

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LA THAÏLANDE en circuit! - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -(40 repas) 7 au 24 février

2 599 $

GRAND TOUR DU VIETNAM en circuit! - - - - - - - - - - - - (tous les repas) 14 février au 3 mars

3 249 $

pRAGUE À LA RELÂCHE - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - (2 repas/jour) 4 au 11 mars

1 499 $

TUNISIE, mer et désert - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - (2 repas/jour) 12 au 26 mars Circuit et séjour en station balnéaire

1 849 $

COSTA DEL SOL, séjour libre accompagné - - - - - - - - - (2 repas/jour) 13 au 27 mars

1 999 $

pORTUGAL, circuit et séjour - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -(11 repas) 20 mars au 1er avril

2 299 $

pARIS AUBAINE, départ de Québec - - - - - - - - - - - (2 repas/jour + vin) 28 mai au 5 juin

1 649 $

LA CHINE ET HONG KONG, terre de contrastes en circuit! - - - - - - - - - (presque tous les repas) 10 au 27 mai

4 249$

D

éjà très prisée par le tourisme international pour son climat et ses stations balnéaires, la Tunisie est un petit pays qui, tel un écrin, renferme un précieux trésor. L’ancienne Africa qui donna son nom au continent, porte l’empreinte de ses 3 000 ans d’histoire. Témoin de l’émergence des grandes civilisations méditerranéennes, la Tunisie ne cesse de susciter l’intérêt des archéologues et des historiens, désireux d’y trouver les traces des peuples qui occupèrent ce territoire et qui contribuèrent à l’histoire de l’humanité. La Tunisie est un pays de lumières et de couleurs, dont la riche histoire se retrouve dans ses vestiges et monuments laissés par les civilisations successives. En parcourant ce pays, vous vous demanderez, où suis-je? Dans une ville méditerranéenne avec ses hommes bavards réunis aux terrasses des cafés? Dans un quartier européen avec ses enseignes modernes et ses femmes foulant le pavé de leurs talons hauts? Dans une campagne berbère, immuable, avec ses Bédouines penchées à leur cueillette, ses charrues d’un autre âge tirées par des mules? Ou aux portes du monde saharien, le sable et les hommes se disputant l’espace vital, leurs regards cuits par le soleil? Vous serez dans tous ces lieux, et ce, en un seul voyage, car la Tunisie est à la fois une et multiple, faite de mondes intimement entremêlés.

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CÔTE AMALFITAINE - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - (3 repas/jour + vin) 27 mars au 11 avril

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ROME / FLORENCE / VENISE - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - (2 repas/jour) 18 au 29 mai

3 049 $

CORSE / CÔTE D’AZUR - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - (2 repas/jour + vin) 25 mai au 5 juin

2 249 $

COMpOSTELLE- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - (2 repas/jour) 20 mai au 4 juin Visites, en marchant en matinée et/ou après-midi, bus à votre disposition, un ressourcement unique!

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GRÈCE, terre et mer - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -(5 jours, 3 nuits/mykonos) 4 au 19 juin

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NICE la lumineuse - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - (2 repas/jour + vin) 4 au 19 mai

2 399 $

Prix par personne en occ. double, taxes incluses (selon le voyage). Tous les prix et dates sont sujets à changements sans préavis.

Ce pays de mer et de désert, où l’on parle français a tout pour vous captiver. Il faut le parcourir et aussi, il faut s’y arrêter. Groupe Voyages Québec offre un programme circuit et séjour en station balnéaire. Ce voyage équilibré est conçu de façon à vraiment vous imprégner de tout, à un rythme de vacances. Demandez le programme détaillé et embarquez pour une extraordinaire découverte. Vous serez charmé!

Informations / Réservations: 174, Grande Allée Ouest, Québec (Québec) G1R 2G9 · Tél. : 525-4585 — Sans frais : 1 800 463-1598 Courriel : infos@gvq.qc.ca — Internet : www.gvq.qc.ca

Détenteur des permis du Québec


Magazine Le Clap n°128  

DÉCEMBRE 2005, JANVIER & FÉVRIER 2006 Valeur sûre: Caché

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