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AVRIL 2011 / JUIN 2011 ////////////////////////////////////////////////////////////////////// www.lechabada.com

le yetY/SCèNE LOCALE _

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L’actualitE des musiques amplifiEes du 4.9

LA RUDA RIDE THE ARCH TEMPO RIVES


////////// DEPECHE(S) /////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

En raison d’un Hors-Série spécial Conservatoire, le On Stage #38 aura finalement lieu à la rentrée au Chabada. Artistes amateurs du 49 (et que du 49, désolé pour les autres), nous attendons vos démos (pas de lien internet, désolé pour les nerds) + présentation du groupe / de l’artiste au Chabada à l’attention du programmateur Stéphane Martin - On Stage #38 / Le Chabada, 56 Bv du Doyenné, 49100 Angers

Vous avez moins de 20 ans et vous en avez marre d’entendre les vieux vous bassiner avec des noms bizarres comme Les Thugs, Dirty Hands ou Black & Noir? Révisez vos cours d’Histoire du rock angevin avec une passionnante interview-fleuve (23 pages qui défient les lois de la pagination!) de Stéphane Martin, actuel programmateur du Chabada et surtout gérant du magasin/label Black&Noir entre 1988 et 2000, dans le fanzine Montag(e). Ce numéro unique, rédigé par l’érudit punk Grobadéric, est dispo au Donald’s Pub contre quatre fois rien. Indispensable, y compris pour les vieux bassineurs!

Les Vilains Clowns sorLe dernier album en date de Zenzile, «Pawn Shop», doit bientôt sortir en Russie. Le groupe est d’ailleurs parti pour plusieurs dates en Europe de l’Est courant Mars. Tournée générale de vodka pour tout le monde! Le Festival Artist’ô Champs qui a lieu au Voide (49) accueillera cette année Sergent Garcia + Pigalle + Titi Robin + DJ Netik + Le Syndrome du Chat + Bruno Coupé le samedi 23 Juillet 2011. On annonce un nouvel album de Daria pour la fin de l’année. On en reparle bien sûr en temps voulu.

tent bientôt leur nouvel album dont on n’a pas pu parler pour des raisons de délais de bouclage. On devrait se rattraper dans le Yéty de rentrée!!

Un nouveau venu sur la scène power pop angevine: Natsu Eats Ghosts a ses premiers morceaux en écoute sur natsueatsghosts. bandcamp.com et ça donne envie de surveiller la suite. Cette année, le Chabada parrainera trois nouveaux groupes locaux: Swing Sofa, Lemon Queen et Scarlet.

Le nouvel EP de Scarlet sort d’ailleurs le 18 Avril, il s’appelle «Electroglobine» et sera dispo sur les plateformes de téléchargement légal et bien évidemment sur cd1d. Nous avions raison la dernière fois: The Dancers (ex-Misty Socks) ont bien fait de changer de nom. Outre un nouveau maxi dont on reparlera à la rentrée, le groupe a des tas de bonnes nouvelles à officialiser sous peu. Rappelez-vous, il y a quelques numéros on vous expliquait comment le label electro angevin Timid Records avait lancé un système de fabrication de disques à la demande sur leur site Internet. Nos confrères du magazine régional Tohu-Bohu s’y mettent aussi en proposant des compilations toujours à la demande des artistes au sommaire. Explications plus claires ici: tohubohu. trempo.com

Puisque on est dans les compilations, l’asso Angers Calling et le magazine étudiant K.Libres proposent leur «Angers Kalling» en CD et en vinyle. Au menu, quelques petites pépites que les lecteurs du Yéty ont dû reconnaître: VedeTT, KilO, Ride The Arch (voir interview dans quelques pages), The Lemon Queen, Behricord, Projet Stavinsky, ainsi qu’un clip vidéo du groupe Nouvel R réalisé par les Films du Réel. Cette compilation est distribuée gratuitement à 7000 exemplaires avec le #22 du magazine K.libres.

YETY SCENE LOCALE

L’ACTUALITE DES MUSIQUES AMPLIFIEES DU 4.9

Une publication du Chabada Contact : 02 41 34 93 87 yety@lechabada.com Rédac chef : Kalcha Rédaction de ce numéro : Kalcha Mise en pages: FD, Jeff


/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// stages / ateliers / masterclassES ////////

dinateur, en multi-pistes. Le système d’écoute est fourni par le Chabada. Dates et tarifs: Date et horaires à la demande / 20€

Sauf indication contraire, tous les stages et ateliers ont lieu aux studios Tostaky (situés à l’arrière du bâtiment du Chabada) Les places sont à réserver à l’accueil du Chabada, du lundi au vendredi, 10h-12h & 14h-18h. Modes de paiement acceptés : • sur place > chèque, espèces ou carte • par téléphone > carte uniquement • par courrier > chèque uniquement ateliers@lechabada.com NB : Les dates indiquées ci-dessous sont susceptibles d’être modifiées. Vérifiez la date exacte du stage qui vous intéresse sur le site du Chabada ou par téléphone au 02 41 96 13 48. • Home-studio : perfectionnement individuel Objectif: Faire franchir un cap à la qualité de vos productions home-studio. Contenu: Sur un système d’écoute de qualité, dans une pièce traitée acoustiquement : • écoute et analyse d’une de vos productions home-studio • écoute de votre propre analyse et de vos attentes • approfondissement des connaissances théoriques et pratiques que vous maîtrisez mal • mise en application directe sur votre production home-studio Public: Tout musicien, chanteur, rappeur, DJ qui réalise ses productions, maquettes ou définitives, en home-studio. Déroulement: Un seul participant par session. Date et horaires fixés en accord avec le participant. Le participant doit amener ses productions, de préférence sur son or-

• MAO / perfectionnement Objectif: • Améliorer ses capacités à mixer et produire ses propres maquettes sur son ordinateur. Contenu: • les principes de base du mixage (balances, égalisation, spacialisation, dynamiques…) • les principaux types d’effets, leurs applications • mise en pratique (mixage d’un morceau) Public: Musiciens, chanteurs, rappeurs, DJs qui disposent déjà d’une petite pratique de la MAO. Déroulement: Les participants peuvent apporter leur propre ordinateur et leur propres productions. En cas d’impossibilité, nous fournissons le matériel. Places limitées à 3 participants. Date et tarifs: Sam 16 Avril / 10h-17h / 30€ • Son et matos du guitariste Objectif: Mieux connaître et comprendre le rôle et le fonctionnement de chaque élément impliqué dans la chaîne du son du guitariste afin de pouvoir tirer le meilleur parti de son matériel. Contenu: • rôle et fonctionnement de chaque élément (lutherie, cordes, micros, câbles, effets, pré-ampli, ampli) • principes et astuces qui permettent d’exploiter au mieux chacun de ces éléments. • conseils personnalisés, adaptés au matériel du participant, à son jeu et au son qu’il recherche. Public: Guitaristes tous niveaux et tous styles musicaux. Déroulement: Chaque guitariste doit venir avec son propre matériel (guitare, effets et ampli). Places limitées à 4 participants. Ven 2 Avril / 19h-22h / 15€ • DJ-ing / Initiation Objectif: S’initier à l’utilisation des platines

en tant qu’instrument de musique. Contenu: • le matériel et son fonctionnement • les techniques de base utilisées dans le scratch • les techniques de base liées au mix • mise en pratique. Public: Tout public. Déroulement: Ce stage se déroule dans le club du Chabada. Matériel fourni par le Chabada. Places limitées à 4 participants. Date et tarifs: Mer 27 Avril / 15h-18h / 15€ • Stage découverte Chant et musique de l’Orient Intervenant Rabia Jabrane Objectif: Transmettre aux participants des éléments du système musical arabe. Leur permettre de réinvestir ces notions dans leur propre langage musical. Public: Musiciens et chanteurs débutants ou confirmés de tous horizons musicaux. Places limitées à 10 participants. Date et tarifs: Sam 28 Mai / 10h-17h / 30€ • MAO / Initiation Objectif: • découvrir quels profits tirer de la MAO en tant qu’outil de création et de pratique musicale • comprendre les principes généraux de la MAO • devenir autonome pour enregistrer ses propres maquettes. Contenu: • configuration de l’ordinateur (RAM, horloge, disque dur, carte son...) • paramètres audio et midi (fréquence d’échantillonage, buffers, latence) • fonctionnement du logiciel • mise en pratique. Public: Musiciens, chanteurs, rappeurs, DJs souhaitant s’initier à la MAO. Déroulement: Matériel fourni par nos soins. Places limitées à 4 participants. Date et tarifs: Sam 28 Mai / 10h-17h / 30€ Plus de stages encore sur www.lechabada.com

Formations Trempolino Tarifs, infos et inscrip. www.trempo.com 02 40 46 66 55. •L’utilisation de la MAO en concert Du 11 au 14 avril / 350€ •Parcours Vocal2 (Rwanda, Inde, Catalogne) : Les Voix de l’Inde Du 16 au 17 avril / 250€ (les trois séances) •La technique vocale 2 : perfectionnement / trouver sa personnalité vocale Du 2 au 5 mai / 350€ (les deux séances) •Stage international de musiques populaires cubaines à la Havane (Cuba) Du 9 au 20 mai / 2050€ •Percussions du Monde 4 (Cuba, Venezuela, Rwanda, Catalogne) : Percussions gitanes Du 21 au 22 mai/ 320€ (les quatre séances) •Parcours Vocal3 (Rwanda, Inde, Catalogne) : Les Voix Gitanes Du 21 au 22 mai / 250€ (les trois séances) •Stage de Musiques Electroniques (Berlin) Du 30 mai au 8 juin/ 1550€


////////// interview / rencontre ////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

LA RUDA GROUPE MAJEUR

Ils fêtent leurs dix-huit ans de carrière et s’apprêtent à jouer pour la dix-septième fois (quasiment toutes sold-out) au Chabada, devenant ainsi les recordmen absolus de l’histoire de la salle. Après s’être réinventés en acoustique pendant cinq ans, La Ruda revient aujourd’hui à ses premières amours électriques sans pour autant oublier l’efficacité apprise et acquise en formation débranchée. Alors qu’Odeon 10/14, leur huitième album studio, envahit les bacs, Pierrot (chant) fait honneur à sa réputation d’éternel bavard. Entretien complet sur www.lechabada.com


Votre album précédent, «Grand Soir», approfondissait l’expérience acoustique que vous aviez amorcée sur scène en revisitant votre répertoire. Ca vous réussissait plutôt bien. Qu’est-ce qui vous a décidé a revenir à l’électricité ? On considère ce disque comme l’étape suivante et logique du travail effectué ces dernières années. On a commencé effectivement par revisiter de manière acoustique nos vieux morceaux, puis avec «Grand Soir» on est passés à la composition originale. Pour «Odeon 10/14», on est toujours dans une démarche acoustique dans le sens où la plupart des morceaux a été composée avec au moins une guitare acoustique, mais on essaie désormais d’y réincorporer l’électricité, sans perdre l’efficacité et l’intelligibilité qu’on a acquises avec l’acoustique. En fait, on essaie de réunir nos points forts du passé (l’énergie qui est notre marque de fabrique malgré tout) avec nos point forts d’aujourd’hui (le swing, les chansons) : garder le meilleur, quoi. Même si sur scène le set s’annonce pas mal électrique, on ne se refait pas! (rires) J’ai l’impression que ce disque est plus varié que les précédents. On y entend des petits délires funky, reggae, rockab’… C’est une des conséquences directes de la composition à la guitare acoustique. Si tu n’y fais pas attention, tu as vite faire de retomber toujours dans les mêmes plans, donc on tente plein de choses différentes pour trouver de nouvelles couleurs… Et puis on essaie de trouver un équilibre dans l’album avec des morceaux assez punchy, des chansons plus swing, d’autres trucs plus variés… On a toujours plus ou moins bossé des morceaux reggae ou funky mais ils ne se retrouvaient pas forcément sur le disque au final car on trouvait qu’ils ne fonctionnaient pas complètement ou qu’ils brisaient la cohérence d’un disque. Là, on trouvait que l’équilibre fonctionnait plutôt pas mal donc on les a inclus. C’est pareil pour décider des morceaux qu’on joue sur scène. On se rend compte par exemple que certains de nos vieux

morceaux écrits il y a presque vingt ans dénotent quand on les joue à la suite de ceux qu’on compose aujourd’hui, car nous avons forcément évolué. Il faut réussir à harmoniser tout ça. La Ruda fête ses dix-huit ans cette année. Tu l’as dit, vous avez forcément évolué. Pourtant, pour beaucoup de gens, certains de vos gros tubes restent des titres des deux premiers albums, le «Prix du Silence» et «L’Art de la Joie». Qu’est-ce que la Ruda d’aujourd’hui pense de La Ruda d’il y a dix-huit ans ? Avec le recul, je pense qu’un morceau doit arriver au bon moment au bon endroit pour trouver son public. Ce sont des choses qu’on ne maîtrise pas vraiment. Par exemple, le morceau «Trianon», on a carrément failli ne pas le mettre sur le premier album. On le trouvait faiblard. Et puis on a eu l’idée d’y mettre un peu de musette pour lui donner de la consistance. Aujourd’hui, on nous demande de jouer ce titre de Lille à Marseille, et de Brest à Strasbourg. Du coup, je porte un regard plutôt affectueux sur notre histoire : on n’était pas des grands musiciens, on ne l’est sans doute pas non plus aujourd’hui, mais disons qu’on a appris sur le tas. Je n’avais jamais chanté avant mon premier concert avec La Ruda par exemple. Donc forcément tout ça était très naïf, mais en même temps c’était frais, simple, pur. Et fatalement, à force de travailler, de chercher comme on disait tout à l’heure à ne pas se répéter, on finit par perdre ces qualités de départ, même si on en gagne d’autres avec l’expérience. C’est d’ailleurs pour retrouver une seconde jeunesse et par extension la fraîcheur qui va avec qu’on a décidé cette rupture acoustique il y a cinq ans. Par conséquent, je suis très heureux et assez fier de notre parcours. Il y a eu des hauts et des bas, mais on a eu la chance de toujours être portés par notre public. D’ailleurs, le set qu’on travaille actuellement pour notre tournée à venir comporte un tiers de morceaux tirés de ces deux premiers albums qu’on a pourtant enregistrés à l’arrache totale. Mais on les a

écrits au bon moment. Et on ne serait sans doute plus à faire de la musique aujourd’hui sans ces disques. En tout cas pas dans les mêmes conditions. Est-ce qu’avant de monter sur la scène du Chabada pour la première fois, en 1995, vous auriez cru y jouer pour la dix-septième fois seize ans plus tard ? Je pense que ça nous aurait bien fait marrer surtout. Quand on joué ce premier concert, c’était à la demande d’une asso étudiante qui nous avait programmés en première partie d’un groupe appelé Cry Babies. C’était dans le Club, et ça a duré une demiheure. Pour nous, c’était déjà pas loin de la consécration à l’époque, genre «on l’a fait !!» (rires) Le premier disque était pas encore sorti, l’aventure démarrait tout juste. Donc, non, on n’aurait jamais cru enquiller quinze autres Chabada derrière et préparer aujourd’hui le dix-septième. Surtout que, hormis ce tout premier bien sûr, tous les autres ont été complets ou pas loin. Et qu’on a plusieurs fois fait des doubles voire triples dates de suite. On est donc super fiers que le public angevin nous soit aussi fidèle, ça serait mentir de dire le contraire. Vous invitez vos vieux potes de Rude Boy System en première partie de ce concert. On va avoir l’impression d’être dans un Retour vers le Futur? Comme à la grande époque ? Oui, ça va être marrant. Les Rude Boys, ce sont des amis d’enfance. Ils étaient sur Saumur avec nous, on a démarré tous ensemble. Ils ont même peut-être commencé un peu avant nous. On était tous fans des vieux disques des Specials, The Beat, la vague ska anglaise Two Tone, etc. D’ailleurs, je fais référence aux Specials dans un morceau du nouvel album, tellement ça nous a marqués cette époque-là. Ca devrait donc être une bonne date à l’ancienne, ouais !! (rires)

En concert au Chabada le jeudi 28 avril 2011avec Rude Boy System


////////// interview / rencontre ////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

RIDE THE ARCH RIDERS ON THE STORM Angers se positionne sur le développement durable. En musique aussi. Quand un groupe meurt quelque part, vous pouvez être sûr que ses musiciens sont déjà en train de démarrer de nouvelles aventures ailleurs. C’est le cas de certains membres de Sexypop et Mashiro qui se retrouvent aujourd’hui dans Ride The Arch, avec également un Daria et un communiant (vous allez comprendre bientôt). Leur premier maxi sort sous peu, et leurs quelques concerts ont plutôt laissé bonne impression, il était donc temps de leur tendre le micro. Flo (exMashiro), Fanfan (ex-Mashiro) et Benjamin (ex-Sexypop) jouent les délégués de la classe. Entretien complet sur www.lechabada.com


Qui est à l’origine du groupe ? Benjamin (basse) : On a commencé à répéter ensemble, Simon (guitare, chant) et moi dans son appart, en acoustique. Au fur et à mesure, on a eu envie de monter un groupe. Il y a un an quand j’ai su que Mashiro arrêtait, j’ai demandé à Flo et Fanfan, que je connaissais déjà bien, si ça les branchait. On a ensuite demandé à Camille qu’on connaissait aussi depuis longtemps par Daria.

Du coup, Simon jouait également dans un groupe avant ? Benjamin : Il jouait dans les communions (rire général). Non, je crois que c’est son premier vrai groupe. Vous avez tous eu ou avez encore des expériences avec d’autres groupes, à l’identité musicale bien affirmée. Comment se fait la cohabitation avec Simon qui est tout neuf et vous autres qui avez peut-être déjà des idées fixes ? Benjamin : En gros, ça a fait comme avec moi quand je suis arrivé dans Sexypop. Pierre et Sylvain m’ont beaucoup appris à l’époque, j’ai profité de leur expérience. Je pense que ça fait plus ou moins la même chose pour Simon. Et comme il a beaucoup de talent, il avance vite. Sur le papier votre réunion n’était pas gagnée d’avance : Sexypop et Daria ont certes des points communs (un rock mélodique et efficace), mais Mashiro développait quelque chose de beaucoup plus torturé, de plus complexe. Et pourtant, presque bizarrement, la musique Ride The Arch pourrait être résumée par cette association ? Flo (guitare) : C’est vrai. Sur le papier, ça fait un peu les punks à roulettes qui rencontrent l’atmosphère. Et c’est effectivement ce qui ressort de Ride The Arch : une pop qu’on essaie de rendre accessible et complexe à la fois. Fanfan (batterie) : Et pourtant rien n’a vraiment été prémédité. Le premier morceau qu’on a composé en ré-

pète, c’est celui qu’on retrouve sur la compile «Angers Kalling» (voir page Dépèche(s)) et il s’est fait très naturellement. On ne s’est pas dit, il faudrait qu’on tente ça ou ça. On a joué, chacun amenait ses idées, et ça a donné ça. Après, bien sûr que chaque musicien vient avec son passif, etc. Mais la rencontre a été plus évidente que sur le papier. On s’est par exemple très vite compris avec Benjamin à la basse. J’ai joué avec plusieurs bassistes dans mes autres projets, et l’entente ne se fait pas toujours aussi rapidement, alors qu’on pouvait avoir davantage d’influences musicales communes. Parce que là, c’est marrant d’ailleurs, on se fait découvrir des groupes totalement inconnus des autres.

l’autre. Si je me rends compte que ce que Simon est en train de faire est le truc dont a besoin le morceau, je me tais, ou me contente de relancer au bon moment. Ce n’est pas du tout un disque de démonstration technique. On essaie de créer une atmosphère un peu planante, qui monte.

Est-ce que vous pensez que Ride The Arch est pour l’instant encore le prétexte à placer tel ou tel plan que vous trainez depuis des lustres et que vous n’aviez encore jamais pu placer dans vos précédents groupes ? Ou bien commencez-vous à composer naturellement des choses qui sonnent Ride The Arch ? Flo : Sans doute un peu des deux. On compose essentiellement en répètes, donc peu importe qui amène l’idée de départ, elle est très vite récupérée, modifiée, transformée par les idées des autres. Et le morceau final n’a souvent plus grand-chose à voir avec cette idée de départ. Et plus on avance plus on sent intuitivement ce qui correspond au son qu’on a envie d’avoir pour Ride The Arch ou non. Mais le plus drôle, c’est pourtant qu’aucun de nous n’a changé fondamentalement sa façon de jouer. Je pense que Camille joue un peu comme dans Daria, moi comme dans Mashiro, etc. mais l’addition de tout ça donne bizarrement Ride The Arch, effectivement.

Benjamin : De toute façon, je ne pense pas qu’on ait la virtuosité pour tenir sur des morceaux de 20mn. Mais, même si c’était le cas, c’est vrai que je ne suis pas sûr que ça nous intéresse des masses non plus. Ceci dit, on cherche tout de même à travailler sur un côté un peu grandiloquent, avec beaucoup d’arrangements, des effets sur scène, etc.

Il a sans doute d’ailleurs aussi fallu s’entendre entre trois guitaristes ? Le risque aurait été d’en mettre partout alors que non. Flo : Oui, chacun de nous a un jeu très particulier, mais on a appris à s’écouter, et donc parfois également à ne pas jouer, pour laisser de l’espace à

Pourtant, et c’est un compliment, vous ne tombez pas dans le piège du morceau de 20mn. Vous garder un côté très pop, avec des morceaux de 3/4mn ? Flo : Oui, ça aussi, on n’en a jamais vraiment parlé, mais je pense qu’inconsciemment on a tous une culture pop et rock et qu’on aime cette efficacité du morceau assez court.

Comment ça s’est passé pour l’enregistrement du maxi ? Fanfan : On avait qu’une journée au Black Box pour enregistrer les cinq titres donc on avait un peu la pression. En fait, on aurait dû enregistrer ailleurs mais au dernier moment, genre l’avant-veille, alors qu’on s’était préparés à mort, le studio où on devait enregistrer nous a fait faux bond. Il a donc fallu trouver une solution d’urgence. Camille a appelé le Black Box, ils avaient une seule journée de libre dans le planning. Benjamin : On a donc enregistré en conditions live. On a commencé à 14h00 et à part quelques prises de voix et quelques retouches ici où là, tout était dans la boîte à 23h00. Finalement, ça nous a peut-être été bénéfique? www.myspace.com/ridethearch


////////// interview / rencontre ////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

TEMPO RIVES

IT’S A MAINE, MAINE, MAINE’S WORLD Depuis deux ans, les habitants de la Doutre voient des milliers d’Angevins traverser régulièrement le pont durant l’été pour envahir les berges de la Maine et applaudir les artistes programmés sur le festival gratuit Tempo Rives. Ce petit frère d’Angers l’Eté réussit le bel exploit de faire (re)venir un public toujours plus nombreux devant des groupes de qualité, souvent peu médiatisés. Préférant maintenir le suspense sur l’affiche 2011 encore quelque temps, le programmateur Didier Granet revient sur la naissance du festival. Entretien complet sur www.lechabada.com


Comment es-tu arrivé à la programmation de Tempo Rives ? Je suis par ailleurs tourneur et agent de certains artistes dont plusieurs ont été programmés lors d’Angers l’Eté. J’ai donc souvent eu à venir à Angers et c’est une ville où je me suis toujours senti très bien. Je trouvais aussi le cadre et l’acoustique du Cloître Toussaint hors du commun. Lorsque le poste de programmateur du festival est devenu vacant, j’ai donc postulé, et ai été retenu. J’ai donc été en charge de l’édition 2008 d’Angers l’Eté. Quand tu arrives, quelles sont tes premières envies ? J’arrive donc dans un projet qui fonctionne très bien, qui est même devenu une petite institution estivale depuis 28 ans, suivie par un public fidèle. Le seul petit hic, pour moi, c’est que malgré toutes ses qualités architecturales et acoustiques le Cloitre Toussaint est à la fois en extérieur et à l’intérieur. C’està-dire qu’on est bien en plein air, mais pas ouvert à tout le monde. Du coup, je trouve en arrivant que le Festival manque un peu de visibilité pour les Angevins. J’ai envie de davantage d’ouverture sur la Ville et sur les gens. J’ai alors proposé de rallonger les soirées, en organisant des premières parties, pour que les gens puissent prendre leur temps, qu’ils puissent prendre un verre ensuite, etc. Je voulais un peu plus de convivialité. L’été permet ça. J’ai aussi eu envie de rajeunir le public. Avec les années, le double tranchant quand on fidélise un public, c’est qu’il vieillit en même temps que le Festival. Et on risque alors un peu d’évoluer en vase clos. J’essaie donc de proposer des choses différentes dans la programmation, pour attirer de nouvelles têtes. Bref, l’édition 2008 se passe plutôt bien malgré une météo mitigée qui obligea à quelques replis au théâtre Chanzy. Sauf que la crise économique internationale fait son apparition de manière absolument manifeste quelques semaines plus tard. Ca remettait des choses en questions ? Le Maire a dû prendre des décisions rapides pour réagir sur le plan social et économique. Et quand on allonge certains budgets d’un côté, on est obligé d’en raccourcir d’autres de l’autre, c’est mathématique. Du coup, ce projet de transformation d’Angers l’Eté qu’on pré-

voyait réfléchir plutôt vers 2009/2010 s’est retrouvé précipité dans l’urgence dès janvier 2009. Il donc a fallu trouver un concept qui rendrait ce nouveau festival plus visible et accessible aux Angevins, et un lieu puisque le désir était justement de sortir des murs du Cloitre. On a par conséquent eu six mois pour boucler tant bien que mal cette première édition de ce qui allait s’appeler Tempo Rives. En gros il a fallu faire naître quelque chose qui n’existait pas. C’est un peu paniquant, mais au final c’est aussi très stimulant. Vous passez donc d’une rive à l’autre ? Oui, à peine encore, puisque la première édition de Tempo Rives, à l’été 2009, s’est déroulée sur l’esplanade du théâtre Le Quai, et non sur les rives mêmes de la Maine comme c’est le cas désormais. Nous avons fait ce choix pour mettre en valeur le quartier de la Doutre qui devient peu à peu un deuxième centre-ville. L’esplanade était un choix par défaut, pris par le temps. Nous avons donc considéré cette première édition comme un round d’observation pour voir comment cette proposition serait reçue par les Angevins. Finalement, les réactions étaient plutôt positives. Ca nous a encouragés à nous positionner plus concrètement selon nos envies l’année suivante, en 2010 donc, c’est-à-dire installer la scène à fleur d’eau, avec le château en fond de scène, et les berges qui font office de gradins naturels pour permettre une vue imprenable sur le spectacle d’un peu partout.

gratuité change la donne, mais est-ce tout ? C’est un peu mon cheval de bataille. Pendant l’année, il n’y a quasiment aucun espace médiatique (TV, radios commerciales) pour les groupes qui ne sont pas marketés. Du coup, personne n’essaie d’attiser la curiosité du public. On essaie plutôt au contraire de l’asservir au maximum pour mieux lui faire consommer ce qu’on a envie qu’il consomme. C’est donc souvent compliqué pour des salles comme le Chabada d’attirer les gens vers des groupes découvertes ou moins médiatisés. Et pourtant heureusement que ces types de salle continuent de le faire puisqu’ils sont un des derniers remparts à la standardisation de l’offre musicale. Là, j’ai la chance de me retrouver en charge d’un festival qui est gratuit pour le public. C’est donc mon devoir de lui proposer quelque chose de qualité. De le surprendre. Au public ensuite de décider si ça lui a plu ou non, de partir ou de revenir. Il se trouve que ça marche plutôt bien pour le moment. Parce que les gens ne sont pas bêtes. Ils aiment être surpris de temps en temps, ils aiment faire une belle découverte. Et je crois dur comme fer qu’ils seront servis cet été !

La recette semble plaire en tout cas… J’ai l’impression, oui. On a vu un peu plus de gens à chaque concert, avec un public qui revenait et qui en parlait à ses proches. On voyait aussi une grande mixité sociale : la bouteille de rosé du pique-nique de la famille un peu bobo trinquait avec le pack de bières des jeunes punks d’à-côté. C’est finalement si rare que des gens si différents soient réunis dans un même endroit pour partager la même chose. La musique est une des rares choses à pouvoir faire ça, il faut absolument en profiter. Je fais ce métier pour ça.

La programmation s’ouvre à la scène locale cette année ? Oui, nous avons organisé un tremplin Tempo Rives ouvert aux groupes locaux de toutes esthétiques. Les gagnants assureront ainsi les premières parties des concerts de l’été. Ca nous semblait évident de proposer ça puisque Angers est une ville très dynamique dans le domaine des pratiques amateurs. La scène musicale locale fourmille de talents, et on veut que Tempo Rives puisse être un marchepied supplémentaire pour ces artistes et pour que les Angevins puissent les découvrir dès le début de leur histoire. Les gagnants du tremplin sont donc: Aux puces (quintet jazz), Bazment (electro/techno), Dusty blues (blues/ funk/soul), Funkadhésive (electro/funk/ hip hop), Joss Sight (chanson/folk rock/ soul), Kaïma (electro/dub/world), Scarlet (pop rock) et War Machine (métal).

C’est d’ailleurs étonnant parce que la programmation est pourtant assez pointue. Je ne suis pas sûr que tous ces gens se soient déplacés pour les mêmes artistes au Chabada par exemple ? La

Retrouvez toute la programmation sur www.temporives.fr


////////// sortieS de disques ///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

BLACK DEAD FISH No Moon No Man (Autoproduit)

LUCID ANN

MAMBA4CATS

(Autoproduit)

(Autoproduit)

X-Voto to Kim Gordon’s Legs

Surprise Partie

Si la musique de Black Dead Fish n’est pas facile à vendre avec des mots, elle se révèle finalement assez évidente à l’écoute. C’est d’ailleurs mieux dans ce sens-là que dans l’autre. Le quintet cite ainsi Pink Floyd, Radiohead, Sigur Ros, Ez3kiel ou Hint parmi ses influences. Et pourtant aucun de ces groupes n’est réellement prégnant dans les compositions de Black Dead Fish. Ceci dit, ils ont au moins le mérite de cadrer les choses : BDF aime les ambiances planantes. Les Angevins piochent donc dans la pop progressive, dans le post rock et l’electro dub pour composer ces cinq titres forcément cinématographiques, où des trombes de guitares déchirent soudainement des cieux orageux. Le disque aurait néanmoins gagné à avoir une production plus conséquente (vous allez devoir monter le volume d’un cran ou deux), mais gageons que ce défaut sera vite corrigé sur la prochaine sortie du groupe qu’on attendra désormais avec davantage d’impatience. Black Dead Fish aurait en tout cas sa place sur des premières parties allant d’High Tone à Sleeppers. Et on les rajoute à la liste des noms à suivre en 2011.

On n’avait pas beaucoup de nouvelles de Lucid Ann depuis deux ans. Suite à un remaniement de personnel, le groupe a dû se remettre d’aplomb, composer un nouveau répertoire, recréer une osmose. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ce silence forcé leur a fait du bien. Ce nouveau maxi est probablement ce que le quatuor angevin a sorti de plus personnel à ce jour. Ajoutant de la pop dans son shoegaze, Lucid Ann simplifie en effet le propos et s’éloigne enfin de ses influences de jeunesse parfois encombrantes. Il y a bien toujours quelques réminiscences de Sonic Youth ou Jesus & Mary Chain (voire de The Drift pour rester dans nos vieilleries locales), mais on note par exemple un très gros travail sur le chant, plus accrocheur que jamais, qui permet aux morceaux de passer un vrai cap. Les cinq titres de «X-Voto to Kim Gordon’s Legs» pourraient ainsi tous servir de bon single radio, c’est dire si Lucid Ann semble parti sur le bon chemin. Reste plus qu’à espérer que le groupe aura l’occasion de confirmer sur scène très rapidement.

Les chats, c’est vraiment des branleurs. Les Nuls avaient raison. Mais des branleurs qui écoutent du bon son apparemment. En tout cas à en croire ce que leur concocte Mamba4cats, trio de DJs composé de Freadz (La Ruda, Kazamix), Dj Spok et Arturo Rotunda. Leur premier EP «Surprise Partie» est dispo en digital et en CD-R customisé (à tout petit tirage) depuis peu. Et les fans des sorties de Ninja Tune, Mo Wax et autres labels electrofoutraques du milieu des 90s seraient fort inspirés de se jeter dessus car il y a matière à se régaler : à la manière d’un Kid Koala, Mamba4cats fout le bordel dans le bac à vinyles, faisant pogoter surf/punk, jazz new orleans, jungle old skool, folklore slave, BO funky et scratches hip hop dans une bonne humeur extrêmement rafraîchissante. Difficile en effet de ne pas remuer de la guibole en entendant «The Grand Billy» ou «Drum Boogie», véritables tubes en puissance. Mamba4cats vient de gagner l’insigne honneur d’accompagner tous nos futurs barbecues de l’été et leurs afters (et c’est pas donné à tout le monde, hein!). N’oubliez pas non plus d’aller faire un tour sur leur site où le trio poste régulièrement des vidéos rigolotes. De quoi enfin fouetter un chat, donc.

www.myspace.com/blackdeadfish

www.myspace.com/lucidann

mamba4cats.blogspot.com


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RIDE THE ARCH

LA RUDA

SWEET GUM TREE

(Autoproduit)

(Wagram)

(Kinky Tunes / Taxila)

s/t

Odeon 10/14??

Glow Ants

Parfois les choses sont plus simples qu’elles ne paraissent. Sur le papier, il pourrait par exemple être difficile d’imaginer à quoi ressemble la réunion de deux ex-Mashiro (batterie + guitare), d’un Daria (guitare, chant), d’un ex-Sexypop (basse) et d’un euh, jeune jouvenceau (chant, guitare). Eh, bien, finalement Ride The Arch ressemble tout bonnement à la somme de ses parties. Comprendre un rock frais (cf. le jouvenceau), mélodique (cf. Daria et Sexypop) mais qui cherche à développer des ambiances plus complexes, voire éthérées (cf. Mashiro). On pensera donc forcément un peu aux Anglais de Oceansize que le quintet confirme beaucoup aimer. Mais les Angevins prouvent avec ce premier maxi 5-titres, enregistré en une seule journée au Studio Black Box, qu’ils ont bien le potentiel que leur line-up laissait espérer. Leur post-pop aime ainsi les arrangements luxuriants (pensez, avec trois guitares, ça s’envole vite et haut), qui lorgne parfois sur la noise sans jamais tomber dans le bruitisme. Ride The Arch évite aussi le piège des morceaux à rallonge en gardant toujours les rênes du voyage. Imaginez par exemple un Mogwaï avec deux chanteurs pop et vous ne serez pas si loin de la vérité. On est impatient de voir sur scène maintenant !!

Mathématiquement, on doit pouvoir trouver des gens aux concerts de La Ruda qui n’étaient même pas nés lorsque l’orchestre a démarré sa carrière. Le groupe fête en effet ses dix-huit ans d’existence cette année. Ceci dit, ceux qui voudraient leur trouver de quelconques signes de fatigue risquent de finir essoufflés bien avant eux. Ce huitième album studio contient en effet toujours son lot de tubes évidents, avec leurs riffs de cuivre à siffloter toute la journée, bon gré mal gré. Pas de révolution à noter/déplorer donc, si ce n’est que l’expérience acoustique des deux derniers disques a donné de l’air aux compositions du groupe qui paraissent donc moins opaques que par le passé. On entend ainsi mieux que jamais les histoires de Pierrot, décidément une des grandes plumes françaises du rock. Le bonhomme sait installer une ambiance en trois lignes, créant toujours des personnages hauts en couleurs, anti-héros fédérateurs. Bref, les esprits chagrins qui n’aimaient pas La Ruda avant n’aimeront probablement toujours pas aujourd’hui. Mais la réciproque se vérifiera tout autant. Ca fait dixhuit ans que ça dure. Et ça n’est à priori pas prêt de s’arrêter.

Arno Sojo, l’homme qui se cache derrière Sweet Gum Tree, va réconcilier les amateurs de vinyle et les accros du CD. «Glow Ants», son dernier maxi sorti début Mars, offre en effet les deux supports pour le prix d’un seul. Musicalement, les trois titres de cet EP devraient attirer l’oreille des fans de pop/folk mélancolique façon REM ou Tindersticks (dont le batteur est d’ailleurs présent sur ce maxi!!). Le morceau titre et son gimmick de clavier restent vite en tête, mais on lui préfère quand même les deux balades «Pictures Of Utopia» et «Little Luxury», tout en retenue. C’est d’ailleurs peut-être le reproche qu’on ferait à ce disque : on aimerait parfois que les refrains donnent un peu dans la surenchère mélodique (quand faut y aller, faut y aller!!) pour vraiment tutoyer le potentiel des tubes des grosses machines pop/rock internationales sur lesquelles Sweet Gum Tree semble vouloir loucher. Tant qu’à essayer de jouer dans la cour des grands, autant viser le carré VIP.

www.myspace.com/ridethearch

www.laruda.fr

www.myspace.com/sweetgumtreesongs


Refaites chez vous les petits plats qu’ont dégustés vos artistes préférés au Chabada

Pour 4 personnes

CURU A S CHEE CAT AVEC O P S S E POIR U MU OCOLAT A ET H CUMA UCE AU C SA SA -Peler les poires entières en laissant la queue -Les arroser du jus de citron pour éviter l’oxydation

-4 belles poires -1/2 litre de vin muscat -100g de sucre -1 cuillérée à soupe de curcuma -4 clous de girofle -4 étoiles de badiane -200g de chocolat noir -15cl de crème fraîche liquide -1 noix de beurre -1 jus de citron

-Mélanger le muscat, le sucre, le curcuma, les clous de girofle et les étoiles de badiane avec un peu d’eau dans une casserole puis porter à ébullition -Laisser mijoter 5/10mn à feux doux, puis ajouter les poires -Rajouter si besoin de l’eau jusqu’à ce que les poires baignent dans le sirop -Couvrir et laisser cuire une vingtaine de minutes (jusqu’à ce que les poires deviennent tendres) -Laisser refroidir -Casser le chocolat en petits morceaux, puis les faire fondre au bain-marie dans une casserole avec du beurre -Ajouter la crème fraîche et mélanger jusqu’à obtenir un résultat très lisse -Disposer chaque poire dans une coupelle avec un fond de sirop. -Servir frais en arrosant du chocolat tiède. A DÉGUSTER TRÈS FORT !!!

NAMAS PAMOS (WORLD, FRANCE) le 24 NOVEMBRE 2001

timing - 20 min de préparation - 20/30 mn de cuisson

Le Yety / Avril - Juin 2011  

L'Actualité des Musiques Amplifiées du 49

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