Le Canard Numéro 3

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Numéro Spéciale

NUMÉRO 3 avril 2021



Introduction

3 Lettre des Rédacteurs

Au Maroc

4 Une rentrée pendant la pandémie 5 Comment le LFIA a réussi à gérer la crise du COVID-19

Aux États-Unis

7 Les Clubs à Monta Vista 11 Les Écoles Rouvre 13 L’éditorial 15 BLM 17 Les lois de Jim Crow


Lettre des Rédacteurs Bonjour tout le monde! C’est les officers, Arya, Akash, Victor, Kelly, Ibraheem, et Dhruvika, et nous sommes encore rentrés pour quelques manigances folles. Ce numéro est très spécial, parce que nous présentons une collaboration avec le Lycée Français International d’Agadir qui a gagné le deuxième prix Médiatiks Internationale 2020. L’année dernière, après avoir gagné le premier prix au Concours Médiatiks, nous étions contactés par l’équipe d’Agadir pour une collaboration. Nous avons parlé de leurs cours de l’école, des dossiers de l’université, et des vies quotidiennes à Agadir, Maroc, et les nôtres ici à Cupertino, Californie. Ce qu’ils nous ont proposé, c’était un échange d’articles sur les politiques de nos pays et nos vies pendant le confinement. À travers cette collaboration, nous avions l’opportunité et l’expérience d’apprendre sur leur formation, leur culture, et leurs expériences pendant la pandémie mais aussi d’examiner des similarités et différences de nôtres. Alors, nous avons travaillé avec vous à écrire ces articles, et après quelques mois, l’échange s’est déroulé. Maintenant, nous voudrions vous partager les articles de nous et d’eux, des kilomètres et des kilomètres loin d’ici, ensemble. Nous avons un nouveau graphiste: Olivia Ho, qui a dessiné une partie significative de cette édition! Nous espérons que ce thème de travailler ensemble continuera après cette année par vous, les membres de notre club. Merci à vous pour lire, écrire, et nous soutenir. Cordialement, L’Équipe de Le Canard

Arya Das, Co-Rédactrice-en-chef Akash Dasgupta, Co-Rédacteur-en-chef Victor Li, Directeur Créatif

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Au Maroc

Une rentrée pendant la pandémie

le cas du Maroc

de Rim Grar

Suite au confinement ayant débuté Mars dernier et ne s’étant achevé qu’en Juin, les étudiants marocains avaient tous basculé en enseignement distanciel pendant près de trois mois avant de passer les examens locaux en fin d’année, dans des infrastructures adaptées au virus Covid-19. Le doute quant à la nature de la rentrée scolaire fut tenace durant toutes les vacances d’été en vue de l’avancée fulgurante du virus.

MALGRÉ CELA, les étudiants

marocains ont pu reprendre les bancs de l’école lors de cette rentrée scolaire dès Septembre suite à la mise en place d’un nouveau protocole sanitaire. En effet, distanciation sociale d’au moins un mètre entre les pupitres des élèves imposée, désinfection des mains après chaque

entrée ou sortie des salles de classes et prises de température à l’entrée des établissements ont été appliquées au Royaume. Le port du masque est bien entendu obligatoire dans tous les lieux publics, incluant les écoles sous peine de sanctions pénales ou de se voir refuser l’entrée.

UN ENSEIGNEMENT distanciel a néanmoins été proposé dans les établissements et imposé aux étudiants de villes à haut risque comme Casablanca durant la majeure partie de ce premier trimestre ainsi qu’aux établissements ne respectant pas les normes sanitaires imposées. En effet, les autorités surveillent consciencieusement les institutions et leur respect des mesures d’urgence et n’hésitent pas à effectuer plusieurs vérifications dans les établissements et leurs alentours. Lorsqu’un

ou plusieurs élèves sont atteints du virus, une situation qu’aucun établissement n’a pu éviter malheureusement, la classe du ou des cas basculait en enseignement distanciel puis les élèves étaient invités à passer des tests durant leur semaine de quarantaine afin de pouvoir rouvrir deux semaines plus tard les portes de l’école aux élèves sains. La nouvelle mesure prise au Maroc est la vaccination obligatoire de tous les habitants du royaume, commençant par les personnes à risque soit le corps professoral, le corps médical, les personnes âgées ou atteintes de maladies comme l’asthme ou des problèmes cardiaques, ce qui permettra une scolarité plus sécuritaire à tous les étudiants ainsi qu’à leurs proches.

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Au Maroc

Comment le LFIA a réussi à gérer la crise du Covid-19 de Zineb Mataich

DEPUIS À présent neuf mois, nos vies ont été impacté comme nous ne l’aurions jamais pensé possible. Que ce soit concernant l’éducation, le divertissement ou encore le monde du travail, la vie n’est plus la même. Cependant, la vie se doit de reprendre son cours et nous nous devons de ne pas laisser nos vies en suspens et de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour tenter de rester efficaces tout en combattant le virus. C’est la promesse que s’est fait le lycée français international d’Agadir en annonçant rouvrir ses portes pour une nouvelle année scolaire chargée de nouveautés. Afin de minimiser au maximum le risque de contamination éventuel engendré par la reprise des cours, de nombreuses règles et mesures ont vu le jour.

A LA REPRISE DES COURS, tout

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cas d’infection résultait en l’isolement de toute la classe du malade ainsi que du professeur. Toutes les personnes ayant donc étaient en contact avec un malade étaient envoyées se faire tester. Les élèves, qui alors étaient mis en cours distanciés, suivaient donc les cours grâce à des outils tels que Google Classroom, Meet ou encore Zoom. Il est à noter que les élèves n’ayant pas souhaités reprendre les cours dans l’enceinte de l’école ont eu (et ont toujours) la possibilité de suivre leurs cours de façon distanciée. Cependant, n’ayant pas jugé l’isolement de deux semaines fonctionnel, ce n’est à présent plus que l’élève infecté qui est isolé pendant deux semaines ou bien jusqu’à guérison.

En ce qui concerne les personnes suivant les cours à l’école, le port du masque par les élèves, le corps enseignant ainsi que les divers autres employés est obligatoire. Afin de pouvoir entrer, nous devons donc porter un masque mais également nous faire prendre notre température à l’entrée par un surveillant, et ce à chaque fois que nous rentrons le matin et l’après-midi. Par chance, l’ajout d’un quatrième niveau a été une réelle bénédiction car il nous a permit de partager chaque étage entre seulement deux niveaux de classes. De plus, nous sommes dans l’obligation de garder chaque fenêtre et porte ouverte, même tôt les matins d’automne. Nous devons par ailleurs garder une distance d’un mètre entre chaque table (qui sont à présent individuelles) en classe ainsi que sur les gradins de sport. Dans chaque classe a notamment été mis à disposition des bouteilles de désinfectant pour les mains dont l’usage est obligatoire à chaque début de cours par chaque élève ainsi que de l’alcool pour nettoyer les tables des classes de sciences et physique-chimies qui sont occupées par des binômes. La mise en place de marquage dans les endroits où les élèves sont susceptibles de souvent être en fil, l’ajout de posters dans les couloirs et le fait que les récréations et débuts de cours soient décalés pour de nombreux niveaux ont évidement grandement contribué au fait que notre école soit toujours ouverte. Enfin, seules les classes à examens tels que les 3èmes, secondes et terminales sont

en permanence en cours, les autres alternant chaque semaine en cours distancés ou dans l’établissement. Le LFIA compte, depuis de nombreuses années à présent, plusieurs clubs aussi variés que fructueux. De part la motivation de leurs membres et la gérance des professeurs coordinateurs, la majorité d’entre-eux ont pu continuer leurs activités dans le respect des normes sanitaires imposées par l’état ainsi que l’établissement. Au début de la pandémie au Maroc, afin de veiller à la prise de conscience de tous durant cette période, le Solidarity Club avait notamment réalisé une vidéo de sensibilisation quant au virus durant le confinement imposé en mars mais également de soutien afin que nous nous rappelions tous que nous sommes ensemble et devons nous soutenir durant cette épreuve. Aujourd’hui, ce club fonctionne principalement à travers Google Meet. En plus de celui-ci, Les Gardiens de l’Atlas (le club pour l’environnement) ainsi que Le Lycéen (le club de journalisme) fonctionnent également par réunions sur Google Meet et par communications sur des groupes de discussion étant donnée que l’on essaye au maximum de ne pas nous rassembler. A eux deux, ces clubs permettent à travers des articles et des éditions spéciales pour l’un, ainsi qu’à travers les réseaux sociaux et un site internet officiel pour l’autre, de continuer leurs dur labeurs. Un club qui par contre continu à réunir ses membre est le club du MUN. Il a par ailleurs donné lieu à déjà deux conférences


au sein de l’établissement depuis la rentrée en septembre, en applicant évidemment le protocol et les gestes barrières recommandés, mais également en créant un nouveau comité qui permit d’avoir une concentration d’élèves par classe moins élevée. Le corona virus ne nous a pas empêché de continuer dans notre développement de nouveaux clubs ou événements. La création de nouveaux clubs tels que les clubs de cinéma et de photographie et d’événements comme des Olympiades et une journée de l’athlétisme en sont d’ailleurs les parfaits exemple. Comme vous avez pu le constater, nous n’avons pas baissé les bras et avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour passer une année profitable et agréable à tous, sans tout de même risquer la santé de qui que ce soit. Nous sommes persuadés que nous pourrons plus tard regarder en arrière et être fière de nous quant à l’organisation de la vie lycéenne ou encore de l’efficacité de l’équipe pédagogique qui a permis à notre lycée de demeurer ouvert depuis maintenant bientôt trois mois. Bon courage à vous dans cette épreuve, et à une année aussi particulière qu’inattendue!

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Les Clubs à Monta Vista d’Arya Das et Akash Dasgupta

Le Club MVES À Monta Vista, les membres du Club de Science de l’Environnement, connu sous le nom de MVES, faisaient du bénévolat, recevaient des intervenants et allaient en sorties scolaires. MVES est assez nouveau, ayant été créé il y a quatre ans, alors voudrait gagner plus de membres. C’est un défi cette année, puisque la pandémie a annulé plusieurs activités éducatives qui attirent les élèves. Toutefois, le format sur ligne offre ses propres possibilités. Atmaja Patil, le membre du club responsable des projets, dit « à cause du format en ligne, le club peut recevoir une série des intervenants, qui ne serait pas aussi possible en personne. » La première série de MVES, qui a eu lieu pendant l’été, était sur des conseils pour diriger les mouvements, événements et projets écologiques comme élève. Cette série n’aurait pas marché la même en personne, quand les intervenants étaient rares, puisque tout le monde a des programmes différents et on doit considérer le temps de parcours. En accueillant l’événement sur Zoom, c’était plus facile d’organiser plus d’intervenants et invités tous les deux. Atmaja dit aussi que par surprise, MVES a gagné la même ou plus de participation que l’année dernière. C’est peut-être parce que c’est plus facile à joindre les réunions sur Zoom, ou c’est peut-être parce que les clubs offrent la possibilité de se connecter avec les autres élèves et travailler vers un but commun pendant l’isolement. Maintenant, les membres travaillent ensemble sur des projets pour réduire l’usage du papier et pour mettre en place un moyen de composter les déchets de la cantine. Le président du club, Michael Ding, voit beaucoup de participation et d’enthousiasme dans leurs réunions. Il dit « je pense que maintenant plus que jamais, il faut avoir la communauté. Et MVES crée cela. »

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d’Olivia Ho


Le Club Rhétorique et Débat Dans le soir après l’école le mardi, Monta Vista est tout calme... sauf le deuxième étage du bâtiment « B ». Ici, on voit les élèves de tous les niveaux parlant, hurlant et bougeant par leurs propres scripts en même temps. Ils sont membres du club Rhétorique et Débat, et ils pratiquent leurs paroles à la réunion du club. Pendant une année normale, les élèves participent à de nombreux tournois de Rhétorique et Débat, jours qui sont toujours attendus et palpitants, et assistent aux réunions chaque mardi. Ash Natesan, une vice-présidente du club, dit que les réunions et tournois sont « nos expériences principales pour nous rapprocher. Cette année […] c’est un défi à se sentir la camaraderie. » Vraiment, le club est à propos de faire les relations. Entre les séries des tournois, dans les salles de réunion et même aux restaurants après les événements, l’équipe de Rhétorique et Débat se rapprochaient et devenaient une famille. C’est certainement un aspect manqué pendant la pandémie.

d’Olivia Ho

Lavi Sundar, directrice de la parole impromptue, dit « une bonne chose est que la situation nous force d’être créatif et souple. » Dans les tournois actuels, toutes les paroles sont virtuelles. On enregistre une vidéo de sa parole et la télécharge sur le site web du tournoi pour être jugé. Ça peut se passer dans un temps lim\\ité pendant les tournois, ou quand on veut quelques jours avant. Dans tous les cas, Lavi dit « les élèves sont si travailleurs et responsables — ils ont juste assisté au premier tournoi de cette année et ils ont vraiment réussi ! » Ash est d’accord, disant « c’est stupéfiant qu’ils soient si mûrs et déterminés. »

« L’équipe de Rhétorique et Débat se rapprochaient et devenaient une famille. »

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Le Club de Recherche Le club de recherche STEM de Monta Vista est devenu de plus en plus populaire au cours des dernières années. Avec un intérêt croissant pour la participation à la recherche scientifique en tant qu’élève du lycée, le club s’est développé rapidement au cours des cinq dernières années, même un cours entier étant dédié à la recherche étudiante. Cependant, comme la recherche en laboratoire est un processus pratique, le club a beaucoup souffert pendant du passage à un format en ligne. Un bon nombre des procédures et ressources nécessaires pour les étudiants-chercheurs qui sont généralement disponibles ne sont plus disponibles. En tant qu’étudiant chercheur, je peux comprendre les difficultés auxquelles beaucoup d’étudiants de première année sont confrontés cette année, car ils doivent apprendre tout le processus pour la première fois. Au cours d’une année normale, les étudiants décidaient d’un projet de recherche et élaboraient leur plan de recherche à soumettre à l’Expo-sciences régionale. Cela est devenu beaucoup plus difficile parce que plusieurs étudiants doivent naviguer dans le processus pour la première fois sans aucune orientation en personne.

projet (comme cela se produirait dans la classe STEM), et donc plus de membres viennent aux réunions pour demander des conseils. En conséquence, (même si l’interaction est plus limitée en raison des réunions en ligne), le club de recherche se développe et devient une chose plus sérieuse pour le nombre croissant de participants. >> Il est intéressant de noter que le fait de se déplacer en ligne a en fait entraîné un nombre plus grand d’étudiants aux réunions. Cela est probablement dû à la facilité de rejoindre des réunions en cliquant seulement sur un lien. Ma question suivante était: quel genre de défis avez-vous vu dans le club ? Sa réponse: << Le format en ligne est honnêtement le plus grand défi. Les officiers (comme je l’ai déjà dit) doivent rencontrer leurs membres respectifs. Comme dit précédemment, il est très difficile de se rencontrer en ligne dans un groupe. Enfin, parce que nous sommes en ligne, les horaires sont beaucoup plus restrictifs (nous ne pouvons pas rencontrer les membres après << le temps écoulé >>) >>.

Jai mentionne l’importance d’avoir plus de temps pour discuter avec les étudiants et je comprends la lutte dont il parle. Les projets de recherche de chacun étant si différents, les étudiants doivent souvent se rencontrer J’ai parlé avec Jai Sharma, l’un des membres du plus longtemps avec leur officier ou mentor, bureau du club de recherche, de ses opinions c’est devenu impossible à cause de réunions sur la façon dont le club fonctionnera cette an- virtuelles. La félicité de parler en personne née. J’ai d’abord demandé: n’est plus là. Comment est-ce que ton expérience a changé Ma question suivante était: Est-ce qu’il y a des entre l’année dernière et cette année ? choses qui vous ont surpris avec le format en Sa réponse: << Bien qu’en ligne et d’interaction ligne ? est plus limitée, le club de recherche a gagné une participation plus active aux réunions. Il Sa réponse: << Cela m’a surpris combien de y a maintenant plus de membres du club et temps il a pris pour mettre les gens dans des les officiers sont plus proactifs avec les cher- salles de travail. Nous avons désigné des officcheurs. Plus précisément, les réunions du club iers pour rencontrer leurs chercheurs jumelés de recherche de l’année dernière étaient plus et les mettre dans une salle de travail avec passives; si un chercheur avait une question, il Zoom a pris beaucoup de temps. De plus, (en demandait de l’aide à un officier. Cela a conduit dehors du club) j’ai été surpris de voir à quel à une moindre participation des membres et point je manquais de communication passif des réunions encore plus courtes. Désormais, (discussions dans les couloirs) avec mes coles chercheurs sont interrogés sur l’état de leur pains de classe. >> 9


Ma dernière question était une question générale demandant ses opinions sur l’apprentissage virtuel: Que pensez-vous de ce format ? Sa réponse: << J’adore l’apprentissage en ligne et je pense que dans l’ensemble, mon expérience avec ce format est la même sinon meilleure que le lycée normal. Je dors plus, je donne plus de temps aux devoirs et je passe plus de temps avec ma famille. Cependant, il existe des inconvénients. >> Malgré les nombreux défis auxquels sont confrontés les clubs de recherche et les autres clubs, il est formidable de voir que le dévouement des étudiants à leur travail a permis de continuer à suivre leurs passions.

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Les Écoles Rouvre Pendant La Pandémie de Namrata Harish et Safaa Mouline

En août, les écoles commençaient encore, mais beaucoup étaient en ligne. On a appris, sans doute, que l’école isolée n’est pas un remplacement parfait pour l’école en personne. Avec les problèmes de la technologie et le manque d’interaction sociale, c’est difficile pour les élèves, les profs, et l’administration d’ajuster à l’école isolée. Quelques écoles partout aux États-Unis ont pris la décision de rouvrir, malgré les avertissements de beaucoup d’experts de santé. Mais peu de temps après, beaucoup de ces écoles subissaient des conséquences sévères. Lycée Nord Paulding à Dallas, Georgia a rouvert le 3 août et c’était obligatoire pour les élèves de retourner à l’école. Le jour après la réouverture, une élève de Nord Paulding a partagé une photo sur les réseaux sociaux de la situation dans l’école. La photo montre beaucoup d’élèves se promenaient dans un couloir très bondé. En plus, une majorité des élèves ne mettaient pas les masques, qui étaient recommandés, mais pas obligatoires. Moins d’une semaine après avoir rouvert, l’école a subi une épidémie de coronavirus. Neuf personnes, six élèves et trois membres de staff, ont contracté le virus. L’école a fermé pour juste une semaine… et a rouvert le 17 août encore.

femme a expliqué que les écoles doivent rouvrir, et ne peuvent pas exiger des élèves de mettre les masques. La réaction d’audience après qu’elle a parlé était de soutien et beaucoup de gens ont applaudi. Pour la prof, cependant, un ou deux personnes ont exprimé leur soutien, mais une majorité n’était pas d’accord avec elle. Comme montré dans la réunion du conseil, le plus de la communauté voulaient les écoles à rouvrir. Quand le lycée Nord Paulding a rouvert encore, les masques n’étaient pas obligatoires. Toutefois, l’école a utilisé un système où un demi des élèves est à l’école à la fois pour réduire la quantité d’élèves dans les classes et aussi réduire le risque d’une autre épidémie dans l’école .

La situation est similaire pour les universités qui ont rouvert aussi. L’université de Caroline du Nord, à Chapel Hill, a commencé les classes en personne le 10 août avec des règles pour les étudiants. Les masques et la distanciation sociale étaient obligatoires sur le campus. La semaine dernière, l’université a expulsé au moins trois étudiants qui ne suivaient pas ces règles. La police de Chapel Hill aussi a découvert et a mis un terme à au moins sept grandes fêtes avec beaucoup d’étudiants d’université. En dehors de Cette décision avait été prise après une réunion du la population des étudiants, le système des uniconseil du secteur scolaire du comté. Dans la réunion, versités de Caroline du Nord regarde en face une quelques profs et parents ont eu l’opportunité de part- action en justice parce que le personnel n’a pas ager leur avis sur le futur des écoles. Une prof a ex- accès au matériel nécessaire pour le protéger primé son avis, disant émotionnellement qu’elle ne contre le virus. Lundi, le 17 août, l’université de se sent pas sûre dans l’école quand une majorité des élèves ne mettent pas les masques. Elle a aussi expliqué que les écoles n’ont pas l’équipement nécessaire pour désinfecter les classes. Malgré l’épidémie de coronavirus dans les écoles du comté, une majorité des gens dans les réunions ont voulu rouvrir les écoles, et ne pensaient pas que les masques soient nécessaires. Un autre parent dit qu’il n’y a pas assez d’information des masques et les effets sur les enfants à long-terme. La

«Moins d’une semaine après avoir rouvert, l’école a subi une épidémie de coronavirus.»

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Caroline du Nord a annoncé qu’il commence l’école isolée et en ligne et termine toutes les classes en personne. Une majorité des étudiants sont fâchés à cause du changement soudain parce que c’est très gênant et ils ont déjà investi dans le logement et autres établissements d’université. Selon les étudiants, avant les classes n’en personne a commencé les dirigeants a décidé que l’école isolée est la meilleure option, mais l’université a rouvert quand même. À Monta Vista, on a aussi repris l’école pour cette année scolaire. Comme la plupart des écoles en Californie, nous « rentrons » en ligne. Une semaine avant la rentrée, pour qu’on garde la distance, le ramassage des livres et la session des photos d’identités ont eu lieu en voiture. En plus, avant le premier jour, on a reçu les liens de Zoom pour nos classes. Zoom après zoom, nous

de Kelly Jacques

avons rencontré virtuellement nos profs et camarades de classe. Les plateformes qu’on utilise sont Schoology, Google, et Remind. School Loop a été remplacé par Schoology qui est un site où on a accès à tout le contenu: nos devoirs, examens, notes, émail, activités, etc. Cette année, l’emploi du temps a été adopté pour l’enseignement en ligne. En bref, la moitié des cours se passent lundi et jeudi, et l’autre moitié, mardi et vendredi. Mercredi est libre pour les heures de bureau et les activités organisées par les élèves. Après quelques mois, nous nous sommes accoutumés au rythme de la semaine. La leçon qu’on peut apprendre des autres écoles qui ont rouvert est qu’il y a un grand risque avec réouverture, mais si une école rouvrira, c’est nécessaire de planifier très bien. À Los Angeles, les officiels de santé travaillent sur un projet pour avoir beaucoup d’analyses pour les élèves et les profs quand les écoles rouvrent dans l’avenir. Ils espèrent de découvrir un plan pour de bien rouvrir les écoles dès que possible, à Los Angeles et aux États-Unis.

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L’éditorial: Les Débats Présidentiels d’Anivartin Anand

Introduction L’élection présidentielle vient de passer le 1 novembre, et la «Associated Press» ainsi que d’autres médias ont l’appelée pour ex-vice-président Joe Biden - mais cela n’a pas empêché Président Trump de refuser de concéder. Les deux dernières semaines, Trump a constamment tweeté de nombreuses accusations contre la validité de l’élection, particulièrement, la fraude électorale. Sans plus tarder, jetons un d’œil aux essentiels de l’élection. Ce qui s’est passé dans les débats Débat 1: C’était vraiment le bazar. Trump parlait plus fort que les autres et n’arrêtait pas de les interrompre, le modérateur Chris Wallace ne pouvait pas le contrôler, Biden ne pouvait jamais finir une phrase sans interruption de Trump, mais à chaque fois qu’il parlait, il regardait la caméra - c’était un cirque comme jamais vu auparavant. En tout cas, il y avait quelques détails à noter. Les six sujets du débat étaient la cour suprême (à cause du décès du juge Ruth Bader Ginsburg), les rapports de Biden et Trump, le COVID-19, l’économie, la race et la violence dans nos villes, et l’intégrité des élections. Cependant, cela n’a pas empêché Trump et Biden de parler de leurs propres sujets, comme le problème de la drogue de Hunter Biden. Débat 2: Inexistant. Après que Trump a testé positif pour le COVID-19, Biden a refusé de participer dans un débat en personne, mais Trump a refusé de participer dans un débat en ligne, alors il a été annulé.

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Débat 3: L’élection présidentielle vient de passer le 1 novem Celui-ci était bien meilleur que le premier. Cette fois, la modératrice (Kristen Welker) contrôlait les micros des candidats et pouvait les éteindre en cas de besoin. Plusieurs choses en termes de débat se sont également beaucoup mieux passées. Trump n’a pas interrompu aussi souvent, Biden a expliqué sa politique beaucoup plus clairement, et les deux candidats se sont plus attachés aux sujets prescrits (combattre COVID-19, familles américaines, la race aux États-Unis, le changement climatique, et la sécurité nationale). Trump peut-il inverser la situation des résultats de l’élection? Il n’est pas probable que Trump puisse réussir dans cette élection, mais il a quelques moyens d’essayer. Par exemple, il peut demander des recomptages dans certain états (il les a demandés en Géorgie, qui est en train de recompter maintenant, et il peut déposer des procès à déranger la victoire de Biden (il a déposé 17 en tout, dont 3 ont été confirmés, 3 refusés, 2 rejeté, 2 abandonnés, et 7 est en attente, au 16 novembre). Dans tous les cas, il est peu ou pas de chance que Trump puisse se frayer un chemin vers 8 années consécutives de présidence. Cependant, d’après certaines informations, Trump a dit à ses assistantes qu’après la victoire de Biden est certifiée, il annoncera sa candidature de 2024 - et il a une bonne chance de gagner, étant donné que Biden a gagné cette élection avec une petite marge. Mais ça dépendra de la prestation de Biden comme président pendant les quatre prochaines années.


Points de vue et commentaires de Biden et Trump sur les résultats Le samedi 7 novembre, Biden, le plus vieux président élu de l’histoire des États-Unis à 77 ans, a couru (littéralement) sur scène pour déclarer son acceptation. Contrairement aux longues années et demie de sa campagne pour les démocrates et contre les républicains, dans son discours d’acceptation, il a appelé les résultats des élections comme un “Victory for We the People (une victoire pour Nous le Peuple)” et a fait plusieurs plaidoyers pour l’unité du pays. Il a dit qu’il n’a pas gagné en tant que candidat démocrate, il a gagné en tant qu’Américain. Cependant, les résultats ne sont pas complètement officiels. Le gagnant n’a été appelé que par la plupart des médias; les résultats officiels ne seront prêts que lorsque les électeurs du collège électoral auront voté le 14 décembre.

hydraulique et à toutes les autres sources d’énergie qui profiteront à l’économie, tandis que Biden veut imposer une interdiction nationale de la fracturation hydraulique et veut se concentrer sur l’énergie verte. Et sur le thème des impôts, Trump se vante de ses réductions d’impôts en 2017, tandis que Biden veut augmenter le salaire minimum très bas en augmentant les impôts pour les revenus les plus élevés. Cette liste peut continuer beaucoup plus, mais cela donne une perspective de la difficulté de la transition. En supposant que la victoire de Biden soit confirmée, on verra beaucoup de changements dans le climat politique aux États-Unis mais aussi dans le monde, comme dans des pays comme la Chine, l’Inde, les Corées et bien d’autres, pour le meilleur ou pour le pire.

Trump est en colère et pense qu’une fraude électorale de masse a été commise cette fois en raison du grand nombre de bulletins de vote envoyés par courriel. Il a répandu plusieurs allégations selon lesquelles des fonctionnaires électoraux et d’autres agents du scrutin ont rejeté certains votes, mais ceux-ci ont été considérés comme des théories du complot ou des déclarations manquant de preuves. Jusqu’à présent, Trump a toujours refusé de concéder, car il croit toujours qu’il peut gagner grâce aux procès. Mais cela était attendu dès le début de sa campagne lorsqu’il a commencé à parler de fraude électorale l’année dernière. La transition du pouvoir et la gestion du COVID-19 Les opinions de Trump et de Biden sur la gestion des coronavirus sont opposées depuis le début. Trump veut garder le pays ouvert tandis que Biden veut le fermer pour arrêter la propagation du virus. Trump porte rarement un masque et se moque même de Biden pour avoir porté des masques tout le temps, tandis que Biden veut que le port de masque soit un mandat national. Trump a cherché à arrêter tout financement supplémentaire pour la recherche des contacts du virus, tandis que Biden veut enrôler au moins 100000 traceurs de contacts.

de Purva Gangur

Il y a beaucoup plus de politiques sur lesquelles Trump et Biden sont opposés que juste la coronavirus. Par exemple, Trump tient à la fracturation 14


Black Lives Matter

Comment un mouvement global a commencé

de Kelly Jacques

Tout ça n’est qu’une partie enracinée dans une histoire qui dure des siècles. L’esclavage, l’impérialisme, la ségrégation, la lutte contre la drogue, sont des exemples du racisme du système qui opprime les peuples noirs jadis et maintenant. Il y a des autres peuples noirs récemment qui ont été tués par la police: Breonna Taylor, Tony McDade, et Elijah McClain, mais ils ne sont pas tous (pas proche). Ils sont les victimes du racisme du système ; les victimes de la police.

marchands était la seule responsabilité de la police. Les marchands savaient qu’il y serait moins cher pour la protéger si le publique payerait «pour le bien-être collectif» selon les marchands. Mais, dans le sud des États-Unis, la police était formée pour une raison plus sinistre. Ce n’était pas seulement pour protéger les intérêts de riches capitalistes mais des propriétaires d’esclaves (slave owners). La police était une force pour capturer des esclaves qui a fugué-une force pour préserver l’institution de l’esclavage. La police comme qu’on la connaît aujourd’hui ont moins d’un siècle. Et, d’après l’historien du crime Samuel Walker, les forces de police moderne sont trop «isolées du publique» pour protéger le bien-être des communautés qu’elles soi-disant servent. Black Lives Matter, qui a commencé les manifestations contre la police, s’est commencé en 2013 par trois femmes noires: Alicia Garza, Patrisse Cullors, et Opal Tometi. Elles ont voulu le créer après le meurtrier de Trayvon Martin, un autre gamin noir, a été acquitté. Black Lives Matter est une organisation du monde, avec des membres aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. Selon l’historienne Keisha N. Blain, Black Lives Matter est un représentant d’une tendance plus grande de l’activisme. Dans un interview avec Vox, elle a dit «Si les droits civils signifient en fin de compte les droits de citoyenneté, cela signifie que vous vous battez pour cela aussi longtemps que vous ne les avez pas.»

Mais pourquoi est-ce qu’il y a de la haine entre les gens noirs (Black people) et la police? Dès la naissance de l’institution de la police américaine, il y a une histoire du racisme. Quand les États-Unis était juste une colonie, la police était sans caractère officiel et pour le bénéfice de ceux impliqués. Les premières forces de police qui étaient financées par le public étaient à Boston, Massachusetts en 1838. À la fois, Boston était une ville portuaire (port city) où protéger le transport de la marchandise des

En France, il y a des manifestations pour George Floyd et pour les autres peuples noirs aux États-Unis. La police a réagi avec la violence, utilisant le gaz lacrymogène contre des manifestants pacifiques à Paris, Lille, et Lyon. Le chef de police a rejeté des accusations de racisme parmi les policiers et le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a tweeté que «La violence n’a pas sa place en démocratie… Je félicite les forces de sécurité & secours pour leur maîtrise et leur sang-froid.»

Le mai 26, 2020, George Floyd, un homme noir, est tué par des flics: Derek Chauvin, qui s’est mis à genoux sur son coup depuis 8 minutes, et trois autres-- J. Alexander Kueng, Thomas Lane, and Tou Thao-- qui les ont regardés. Des manifestations contre la police et le racisme ont commencé à Minneapolis. Puis, tout le pays s’est en joint, et puis, tout le monde. Le mouvement a déclenché une controverse. Le Président Trump a clairement exprimé son aversion pour les manifestations. La police a utilisé des tactiques violentes et effrayantes pour les disperser: le gaz lacrymogène (tear gas), des balles de caoutchouc (rubber bullets), l’arrestation des personnes innocentes. Ceux qui ne soutiennent pas l’activisme ont partagé des contre-mouvements, comme “All Lives Matter”. Mais ceux qui veulent créer un pays plus égal risquent toujours leur sécurité et, parfois, leur vie, en protestant.

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Mais les manifestations existent aussi contre le racisme en France. Adama Traoré, un Franco-Malien dont la mort en 2016 (à cause de la police) a inspiré des manifestations, est juste un exemple du racisme en France. Sa grande-sœur, Assa Traoré, est devenue une activiste contre la brutalité policière et le racisme. Jusqu’après la mort de George Floyd, les meurtriers de Traoré ont été acquittés. Comme les États-Unis, la France a une histoire du racisme du système. Le colonialisme et l’esclavage auquel la France a participé est toujours là. Par exemple, quand Haïti a obtenu son indépendance de la France, les Haïtiens ont été forcés de rembourser ce que la France a ‘perdu’, poussant Haïti à s’endetter tandis que la France jouissait de richesse et de succès. Ça, c’est un type qu’on peut voir partout. L’Europe est riche et développée parce qu’elle a extorqué de l’argent et des ressources naturelles au monde entier, particulièrement l’Afrique. Le racisme contre les Africains existe en France aussi qu’aux États-Unis.

Les manifestations de BLM

Monta Vista est un autre exemple du racisme du système et interpersonnel. Il y a une pétition créée par une ex-étudiante, Kyanna M., qui décrit le racisme qu’elle a traversé à l’école: «En septembre 2016, j’étais ciblé racialement… à Monta Vista High School. [...] Un groupe d’au moins sept étudiants à Monta Vista a utilisé un tchat d’ensemble pour harceler (harass, bully) au moins trois autres étudiantes [...] Ils ont construit un ‘hit list’ avec les noms de très peu d’ étudiants noirs. J’étais l’une des leurs.» Parce que Monta Vista High School, Fremont Union High School District, and Santa Clara County n’ont rien fait pour aider les victimes, Kyanna a créé la pétition et elle est en train de poursuivre le secteur scolaire en justice. MVHS a beaucoup d’autres exemples du racisme et c’est parce que l’administration ne le battre ni punir jamais. Les étudiants et la faculté de Monta Vista devraient aider le mouvement de BLM et battre le racisme par voir le sien. On pourrait tous être mieux pour les étudiants noirs et de couleur. À l’avenir, qu’est-que la société va être? La lutte pour la justice n’est jamais finie. Mais, ça ne veut pas dire qu’on n’essaye pas à l’établir. On peut commencer par apprendre sur le racisme contre les noirs. Le monde entier doit reconnaître la valeur innée des vies noires. Comme l’écrit Black Lives Matter sur leur site web, « Nous affirmons notre humanité, nos contributions à la société et notre ténacité à la face de l’oppression mortelle.» 16


Joseph E. Holloway et les lois de Jim Crow d’Adithya Patil

Joseph E. Holloway, actuellement le professeur des études panafricaines à Cal State Northridge, vivait pendant l’ère de Jim Crow. Holloway conduisait par le Texas et il a été témoin d’une foule brûlant le corps d’un homme noir. Alors qu’il ralentissait, la foule s’est retournée et a commencé à le chasser (Carney). Les histoires comme ça étaient effroyablement fréquentes pendant l’ère de Jim Crow et malheureusement, les injustices similaires continuent aujourd’hui. Une action législative l’a pouvoir d’aider: les réparations. L’idée de payer les réparations pour l’esclavage existe depuis la guerre civile, qu’elles soient sous la forme des paiements monétaires, occasions éducatives, ou plein d’autres débouchés. Fameusement, quarante acres et un mulet pendant la guerre civile. Cependant, beaucoup d’avancements n’ont pas été faits pour les mettre en œuvre. Mais maintenant, ça a le potentiel de changer. Kamala Harris, la colistière récemment choisie par Joe Biden, appuie vocalement le pays analysant l’idée des réparations. Avec la possibilité du Sénat, la branche du Congrès qui le fait impossible à faire passer les lois plus progressives, devenant plus démocrate cette élection ne peut plus résoudre le problème. Même si nous ne voyons pas de progrès dans un avenir très proche, les réparations pour l’esclavage sont quelque chose qui est sûr d’être posé pendant la course présidentielle et après, mais la majorité des Américains ne l’appuie pas. Pour comprendre pourquoi les réparations sont une nécessité aujourd’hui, nous devons aller à la fin de la guerre mondiale. Ta-Nehisi Coates, écrivain pour le review « The Atlantic », a écrit un article titré « Le Cas des Réparations». Dans cette publication détaillée, Coates suit les vies des Américains noirs depuis la fin de la guerre civile. Il raconte, « la discrimination légal17

isée, la brutalité sanctionnée par l’État, le meurtre, la dépossession et la déchéance ont continué longtemps après la fin de la guerre. Cette histoire a profondément handicapé la capacité des Américains noirs à créer et à accumuler de la richesse ainsi qu’à accéder à l’emploi, au logement, à l’éducation et aux services de santé ». La discrimination et la brutalité que Coates mentionne sont une référence à l’ère de Jim Crow. Après la fin de la guerre civile, les États-Unis ont été poussés dans une période qui s’appelle la Reconstruction. Pendant cette époque, surtout dans le sud, les lois Jim Crow ont continué à faire appliquer l’inégalité raciale et priver les Américains noirs de leurs droits. Les Américains noirs ne pouvaient pas construire équitablement leurs richesses, leur laissant peu à transmettre à leurs générations suivantes. Cette injustice était répandue dans tout le pays et a continué au vingtième siècle. Quelques-uns des effets plus notables étaient observés dans le marché immobilier. Terry Gross, une animatrice de radio pour NPR, décrit, « les efforts du gouvernement étaient « principalement à fournir des logements aux familles blanches, à la classe moyenne et à la petite bourgeoisie », [...] les afro-américains et autres personnes de couleur ont été exclus des nouvelles communautés suburbaines - et ont été poussés dans les projets de logements urbains à la place ». Ce processus s’appelle « Redlining » ; les afro-américains n’étaient pas autorisés à acheter de la propriété dans les zones qui étaient principalement occupées par les Américains blancs, même s’ils pouvaient se les offrir. En outre, ils étaient forcés dans le logement urbain, séparant les zones métropolitaines aux États-Unis. Aujourd’hui, les familles qui vivent dans ces voisinages urbains souffrent de l’inégalité dont la richesse est toujours croissante entre eux-mêmes et les Américains blancs. La valeur de leurs propriétés leur laisse une très petite chance de quitter la pauvreté, le racisme, et l’inégalité.


Les Américains noirs ne pouvaient pas acheter la propriété dans les zones vertes ou bleues, et régulièrement jaunes, à cause du « Redlining ». Le marché immobilier n’est qu’une de beaucoup de places ou le racisme a empêché les Américains noirs du succès. Beaucoup plus peuvent être écrits de chaque de ces obstacles, qui incluent la disponibilité du travail limité et l’inaccessibilité de l’éducation. Ces charges ont continué à s’empiler sur les communautés noires et il continue ainsi aujourd’hui et les effets ne sont pas subtils. Aujourd’hui, seuls 22,8 % des afro-américains âgés de 25 à 29 ans sont diplômés de l’université. 1.730 Américains noirs sur 100.000 sont incarcérés, ce qui les rend 6,4 fois plus susceptibles d’aller en prison qu’un Américain blanc. Le taux de mortalité des enfants noirs en Amérique est de 11,4 %. Ainsi que ça, les taux d’emploi des Américains noirs sont plus bas aujourd’hui qu’aux années 1960, même avant la pandémie de coronavirus (Gunn). Le gouvernement des États-Unis doit s’occuper de ces obstacles par les réparations, qu’elle soit par le financement des programmes éducatifs qui donnent les communautés noires l’éducation correcte qu’ils étaient niés, ou les programmes du placement du travail qui leur permet de rénover leurs communautés. Le gouvernement des États-Unis doit s’occuper des siècles d’injustices qu’il a laissé la communauté noire subir et les soutenir comme ils tentent d’améliorer ces problèmes.

Ta-Nehisi Coates

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Les Images: page 4: https://www.lyceefrancaisagadir.org/ page 16: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Minneapolis_05-28-20_(49947863357).jpg page 18: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ta-Nehisi_Coates.jpg

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