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N°13 - Mars-Avril 2007 - 4,50 €

Le Canard A-MP - N°13 - 1


AQUITAINE - MIDI-PYRÉNÉES 2 - Le Canard A-MP - N°13


Sommaire L’événement

Agriculture : six candidats à la présidentielle se positionnent face à l’agriculture, les OGM, le bio... Royal, Sarkozy, Bayrou, Le Pen, Voynet, Lepage -Page 5

Enquête Combien gagnent vraiment les agriculteurs ? Page 15

Dossier Habitat Habitat durable dans le Sud-Ouest Page 17 Les matériaux écologiques Page 18 Quel chauffage choisir ? Page 21 Construire en bois Page 24 L’énergie Box Page 26 Les normes HQE Page 27

Reportages A la découverte des bistrots du Sud-Ouest Page 28 le Bistrot de l’Auzoue (Gers) Page 30 Le Relais de la Vère (Tarn) Page 31 Le café Tortoré (Landes) Page 32 Le Bistro du sommelier à Bordeaux (Gironde) Page 33

Artisans du Sud-Ouest Souffleur de verre de Pissos (Landes) Page 36 L’art et la vannière (Lot-et-Garonne) Page 38

Bien manger et bien boire Une bière germano-gasconne Page 43 Histoire du roquefort Page 44 La confrérie de la dive bouteille de Gaillac Page 46 Les fêtes de Saint-Mont Page 49

Jardinage Les sauges : des plantes à adopter Page 52 Bien choisir son taille-haie Page 55

Patrimoine Les vieilles portes de Bordeaux Page 58 Agen : le musée des Beaux-Arts Page 60 La saga des couteaux de Laguiole Page 62

Littérature Le sang de la vigne Page 66 Livres, cd, dvd Page 69

Pages franco anglaises Regards croisés sur l’état de la planète Page 70

Bio Les fruits oubliés Page 72

L’Agenda du Grand Sud-Ouest L’actualité culturelle en Aquitaine et Midi-Pyrénées : 13 départements ! Page 75

Abonnez-vous ! Bulletin page 82 1 an, 6 numéros, 23 €

Le Sud-Ouest comme on l’aime !

L

Population Surface - km2 es deux régions Aquitaine et Midi-Pyrénées 136 800 4 910 Ariège représentent 13 départements et un peu 273 600 8 735 Aveyron plus de cinq millions de personnes réparties sur 377 500 9 243 86 887 km² (voir tableau ci-contre). Soit environ Dordogne 8 % de la population française (63,4 millions 178 800 6 301 Gers de français début 2007) occupant 16 % du ter1 162 300 10 000 Gironde ritoire. Nous avons donc la chance d’être peu 223 400 4 460 Haute-Pyrénées nombreux sur une grande surface. Dans ce petit 844 700 6 309 Haute-Garonne quart Sud-Ouest de la France, les grandes villes et 302 500 9 243 Landes les gros bourgs se trouvent plutôt en périphérie : 172 600 5 230 Lot Bordeaux, Toulouse, Biarritz, Périgueux, Agen, 306 600 5 360 Lot-et-Garonne Pau, Tarbes, Millau, Marmande, Foix, etc. Le 560 400 7 645 Pyrénées Atlantiques reste est une vaste zone rurale qui concentre une 331 000 5 751 Tarn incroyable variété de paysages : la somptueuse 191 500 3 700 Tarn-et-Garonne chaîne des Pyrénées, la côte atlantique et ses pla5 061 700 86 887 ges immenses, la forêt des Landes, les collines vallonnées du Gers, les gorges du Tarn, les grottes de la Dordogne, les plateaux de l’Aveyron... Et où que l’on se trouve à l’intérieur de ce périmètre, tout est accessible à deux ou trois heures de route au maximum. La barrière des Pyrénées retient les nuages et là où le Sud-Est est balayé et asséché par le Mistral et la Tramontane, le Sud-Ouest bénéficie d’un taux d’humidité qui permet à la végétation de se développer généreusement. Les bois, les forêts, les cultures sont d’une grande diversité, nous apportent de la fraîcheur et nous aident à supporter le soleil du midi. D’ailleurs pas mal de retraités de la Côte d’Azur plient bagage pour venir s’installer ici : plus calme, moins cher, moins sec…

Pas le Paradis On pourrait se croire au Paradis, mais tout n’est pas rose : les campagnes se désertifient (et pourtant on n’a jamais autant construit de maisons). L’arrivée des néo-ruraux et leur cohabitation avec les agriculteurs posent parfois problème. L’agriculture elle-même se cherche un avenir. C’est ce point précis que nous avons voulu aborder avec les grands candidats à l’élection présidentielle. Quel sera l’avenir de ce Sud-Ouest qui est de très forte tradition rurale ? Peut-on continuer l’agriculture intensive au détriment de la diversité ? Comment continuer à gagner sa vie quand on est paysan ? Notre enquête sur les revenus des agriculteurs montre que deux tiers d’entre eux vivent carrément dans la précarité (ou à la limite.)

A nos nouveaux lecteurs La beauté, les richesses, le patrimoine, mais aussi les difficultés économiques, l’environnement, la qualité de la vie sont notre terrain d’investigation dans cette région que nous aimons. Alors bienvenue à nos nouveaux lecteurs. Ecrivez-nous pour nous faire découvrir les merveilles du coin où vous habitez ou pour nous parler des problèmes de votre secteur. Nous tâcherons de nous en faire l’écho dans ces colonnes et ainsi aider à mieux connaître ce qui est à portée de notre main.

Jean-Louis Le Breton

Le Canard Gascon Aquitaine & Midi-Pyrénées 2, avenue du Général Leclerc - 32110 - Nogaro. Tél. : 05 62 09 03 61 - Fax : 05 62 69 03 69. Web : www.le-canard-gascon.com. Mail : info@le-canard-gascon.com Rédaction : Directeur de la publication et rédacteur en chef : Jean-Louis Le Breton. Maquette et conception graphique : Pierre Giès. Ont collaboré à ce numéro : Jean-Paul Amic, Héloïse Boursinhac, Pierre Giès, Jacques Furlan, Sophie Lefloch, Agnès Maillard, Nina de Voogd. Le personnage du Canard Gascon est de Elger. Impression : Imprimé en Europe par Edipro (Levallois-Perret) - Publicité et diffusion : Caroline Le Breton (06 81 84 29 24) et André Tauzin (06 80 43 00 76). Crédit Photos : Jean-Louis Le Breton, Jean-Paul Amic, Jacques Furlan, Fotolia. Photos de couverture © Vlad Mereuta (agriculture) et © Alex Max (habitat) - Fotolia Editeur Anyware sarl, 2, av. du Général Leclerc - 32110 - Nogaro. Dépôt légal, 1er trimestre 2007. Service des ventes au journal (05 62 09 03 61) Numéro de commission paritaire : 0207 I 86098. ISSN 1772-6573. Abonnement : 23 euros pour 6 numéros – France métropolitaine. Autres régions, nous consulter. Toute reproduction sans accord de l’éditeur est interdite conformément à la loi sur le copyright. D’habitude ici, je fais un édito bis où j’écris plein de bêtises. Je dis ça pour les nouveaux lecteurs qui ne sont pas au courant. Bon mais là, avec la nouvelle maquette, je manque un peu de place, va falloir me reserrer tout ça, non mais des fois. Un bon coup de compresseur et j’arriverai à faire rentrer un max de texte. Par exemple je peux déjà vous dire qui sera le prochain Président de la République : c’est ... ah merde, plus de place !

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Six candidats à la présidentielle face à l’avenir de l’agriculture ! L

’écologie est l’un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle. La France qui est la plus grande nation agricole de l’Europe s’interroge sur son avenir. A la veille d’un profond bouleversement de la Politique Agricole Commune, il nous a semblé important de demander à six candidats à l’élection présidentielle leur positionnement sur cette question. Nous avons accordé à chacun d’entre eux une page du magazine*, à l’exception de Corinne Lepage que nous sommes allés personnellement rencontrer parce que nous étions déjà sensibilisés à son approche à la fois écologique et économique du problème. Il manque évidemment certains candidats dans notre dossier, car au moment où nous mettions sous presse tous n’étaient pas déclarés et de toute manière il nous était impossible de consacrer près de trente pages sur le sujet… Nous avons donc fait le choix de donner la parole à ceux qui nous paraissaient les plus susceptibles de figurer au second tour ou à ceux dont les convictions sont les plus proches de celles de notre sensibilité, à savoir un engagement pour la préservation de l’environnement et de la qualité de la vie, sans étiquette politique. Jean-Louis Le Breton

© Wojciech Gajda - FOTOLIA

*Nous leur avons demandé de s’exprimer dans un texte d’une longueur d’environ 3000 signes. Tous ont joué le jeu sauf le Front National qui, emporté par sa verve, nous a envoyé un texte de plus 10 0000 signes que nous avons du réduire de plus de la moitié en conservant l’essentiel.

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Ségolène Royal (PS) « L’agriculture, telle que je la vois dans vingt ans, c’est une agriculture de qualité, davantage respectueuse de l’environnement et de l’aménagement de l’espace rural. » constamment tous les maires de Poitou-Charentes qui prenaient des arrêtés en ce sens. Aujourd’hui, personne ne maîtrise l’impact (sur les autres cultures mais également sur la santé publique) de la dissémination des OGM. Le principe de précaution, qui figure désormais dans notre Constitution, puisqu’il est inclus dans la Charte de l’environnement, et qui est réaffirmé dans plusieurs textes européens, n’est en réalité pas appliqué dans notre droit interne. Cette situation est inacceptable. C’est l’opacité et l’absence d’information qui prévalent. Pour préserver l’agriculture conventionnelle et le développement de Le Canard Gascon : Comment voyez-vous l’évolution de l’agriculture l’agriculture biologique, nous devons généraliser l’interdiction des OGM de plein champ. Je propose également que soit mis en place en France à l’échelle d’une génération ? Ségolène Royal : L’agriculture, telle que je la vois dans vingt ans, c’est un plan sur l’autonomie protéique pour que nous ne soyons plus esune agriculture de qualité, davantage respectueuse de l’environnement sentiellement dépendants de l’importation de soja OGM d’Amérique et de l’aménagement de l’espace rural. Cette agriculture permettra de du Nord ou du Sud pour l’alimentation des animaux. Un tel plan a garder des agriculteurs nombreux, répartis sur tout le territoire et non été lancé dans la région Poitou-Charentes dès mars 2005. pas concentrés sur un nombre réduit d’exploitations. Mais une telle Le Canard Gascon : Souhaitez-vous prendre des mesures pour aider vision doit se construire par des mesures concrètes. Si je suis élue, je mettrai fin à une situation où 30% des agriculteurs au développement de l’agriculture biologique ? les plus productivistes touchent 70% des aides PAC. Je propose aux Ségolène Royal : C’est l’une de mes priorités. Notre pays est très en Français une réorientation de la PAC actuelle, dès 2007. Les aides retard dans ce domaine. Le modèle d’agriculture intensive provoque, seront régionalisées et davantage ciblées sur les agriculteurs qui en nous le savons, des dégâts pour l’environnement, qu’il s’agisse d’utiliont le plus besoin. Un programme de soutien à la promotion, à la sation excessive de la ressource en eau, de la pollution des sols et des structuration et à la distribution de l’agriculture de qualité sera mis nappes par les pesticides ou les nitrates. La mauvaise répartition des en œuvre. Un plan de développement du pâturage des animaux et aides est en grande partie responsable de cette situation. Aujourd’hui, d’aide à l’implantation des prairies sera lancé. La réforme de la loi les agriculteurs citoyens, ceux qui font de l’agriculture biologique en d’orientation agricole devra permettre notamment de mieux répartir veillant à limiter le nombre d’intrants chimiques dans leur producet de mieux maîtriser le foncier pour favoriser l’installation des jeu- tion ou ceux qui maintiennent les prairies, bénéficient de subvennes agriculteurs. La protection sociale, et notamment les retraites des tions moindres. Il faut sortir d’une agriculture subventionnée sur des petits agriculteurs sera améliorée. La réforme de l’agriculture devra critères de productivité. La réorientation des aides en faveur de l’agripermettre de mieux respecter l’environnement. Les filières courtes se- culture de qualité devra se faire dès 2008, au moment de la présidence ront privilégiées, ainsi que le développement des agroénergies en agri- française de l’Union européenne. Si je suis élue, je mettrai en place un culture. Un plan d’urgence de réduction des pesticides en agriculture plan pluriannuel de développement de l’agriculture biologique afin sera adopté afin de mettre fin à une situation qui fait de la France le de passer à l’horizon 2012 à 10% des surfaces agricoles en agriculture biologique. Cette réforme est à associer à la régionalisation des aides deuxième utilisateur de pesticides dans le monde. qui permettra une approche plus fine de ces soutiens, mieux adaptée Le Canard Gascon : Quelle est votre position face au problème des OGM ? aux enjeux économiques locaux, et qui favorisera les circuits courts Ségolène Royal : Ma position a toujours été claire sur ce problème : entre producteurs, transformateurs et consommateurs. je suis opposée aux cultures d’OGM de plein champ et j’ai soutenu 6 - Le Canard A-MP - N°13

Photos Parti Socialiste


Nicolas Sarkozy (UMP) « Je veux qu’en moins d’une génération, nous ayons en France des hommes et des femmes qui vivent de leur travail et de leurs productions au lieu des aides et des subventions, même si celles-ci resteront nécessaires. » ces risques et je suis donc réservé. Cela étant, rien ne nous permet d’affirmer que les OGM ne seront pas demain une technique maîtrisée et capable de procurer d’immenses avantages, pour limiter les atteintes à l’environnement en matière agricole ou pour améliorer la santé humaine. C’est pourquoi je souhaite que la recherche se poursuive et que nous conservions notre indépendance scientifique. Cette recherche doit associer davantage l’ensemble des parties prenantes, depuis les représentants du monde agricole jusqu’aux associations de protection de l’environnement.

Le Canard Gascon : Comment voyez-vous l’évolution de l’agriculture en France à l’échelle d’une génération ? Nicolas Sarkozy : L’agriculture française a un grand avenir : fondamentale pour assurer l’indépendance et la sécurité alimentaires de l’Union Européenne, mais aussi, dans une certaine mesure, son indépendance énergétique, je vois l’agriculture de demain comme un secteur essentiel de l’économie de la France, de l’aménagement de notre territoire, et de la préservation de l’équilibre écologique de notre pays. Mais surtout, je veux qu’en moins d’une génération, nous ayons en France des hommes et des femmes qui vivent de leur travail et de leurs productions au lieu des aides et des subventions, même si celles-ci resteront nécessaires. Je veux que l’agriculture française, qui a toujours été une force, soit un secteur de pointe, qu’elle ait des rapports équilibrés et apaisés avec la grande distribution, que son régime de retraites soit amélioré.

Le Canard Gascon : Souhaitez-vous prendre des mesures pour aider au développement de l’agriculture biologique ? Nicolas Sarkozy : Il existe une forte demande en faveur des produits bio. Mais la France importe 70 % de sa consommation. C’est tout simplement aberrant. Je souhaite donc investir dans cette forme d’agriculture (qui n’est pas exclusive d’autres formes de production agricole compatibles avec la protection de l’environnement comme l’agriculture raisonnée) : d’une part, en dynamisant le marché par une politique d’achats publics orientés vers les produits bio chaque fois que c’est possible. C’est ce que j’ai fait pour les cantines du département des Hauts-de-Seine ; d’autre part, en aidant les agriculteurs à franchir le cap du passage à l’agriculture biologique, comme le font, par exemple, des pays comme l’Allemagne. Photos UMP

Le Canard Gascon : Quelle est votre position face au problème des OGM ? Nicolas Sarkozy : L’état des connaissances scientifiques sur les OGM n’est pas suffisamment avancé pour nous permettre de mesurer exactement les risques. Par suite, seuls des avantages majeurs, notamment en termes de santé humaine, pourraient justifier les risques encourus. Je considère qu’aujourd’hui, le service rendu par les OGM, principalement utilisés par les grands semenciers, n’est pas à la hauteur de Le Canard A-MP - N°13 - 7


François Bayrou (UDF) « Le modèle que je défends, c’est une politique agricole fondée sur les prix et non plus sur les primes, qui effondrent les prix. Une politique fondée sur une démarche économique saine. » veau débouché pour l’agriculture française, celui des biocarburants : un continent d’emplois et une possibilité nouvelle de développement économique et technologique. Le Canard Gascon : Quelle est votre position face au problème des OGM ? François Bayrou : La question des OGM est aujourd’hui une question scientifique. Nous avons besoin de connaître l’effet réel des OGM. Je propose donc une conférence scientifique générale sur cette question, afin que les Français sachent à quoi s’en tenir sur cette question.

Le Canard Gascon : Comment voyez-vous l’évolution de l’agriculture en France à l’échelle d’une génération ? François Bayrou : Une nouvelle politique agricole est nécessaire pour défendre et promouvoir la présence d’exploitations familiales suffisamment nombreuses pour que notre modèle français puisse se transmettre et être respecté. Le modèle que je défends, c’est une politique agricole fondée sur les prix et non plus sur les primes, qui effondrent les prix. Une politique fondée sur une démarche économique saine. Je veux défendre la diversité de l’agriculture française. Chacun doit garder sa spécificité, de la grande exploitation à la ferme biologique. Il faut organiser et gérer les risques agricoles, par exemple en fixant un prix plancher ou en mettant en place des assurances récoltes, pour permettre de lisser le revenu dans le temps et de prémunir l’agriculteur de fluctuations parfois dramatiques. Une démarche économique saine, c’est également une simplification considérable des règles administratives qui étouffent les agriculteurs. C’est enfin une meilleure organisation des professions et des interprofessions, pour améliorer les conditions de marché et équilibrer la puissance oligopolistique des centrales d’achat. Enfin, il y a un nou8 - Le Canard A-MP - N°13

Le Canard Gascon : Souhaitez-vous prendre des mesures pour aider au développement de l’agriculture biologique ? François Bayrou : Absolument. Il faut organiser une clarification des fonctions non productives de l’agriculture. A terme, en effet, il faudra d’ailleurs probablement réorienter les aides publiques vers ce type d’activités. On redonnera ainsi à l’agriculture la place centrale qu’elle doit avoir dans la protection de l’environnement et du paysage, dans le maintien de la biodiversité, la préservation de l’écosystème et de l’espace rural. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’aide à l’agriculture biologique. Je suis favorable à un « Plan agriculture écologique » qui encouragera notamment une diminution de l’utilisation des engrais azotés par notre agriculture et facilitera le développement de productions économiquement viables par l’utilisation de technologies nouvelles plus favorables à l’environnement.


Jean-Marie Le Pen (FN) « Un marché planétaire va s’ouvrir pour les vins, les fruits, les légumes, les viandes et notre agriculture de qualité. () C’est ce défi que la nouvelle génération de jeunes paysans français peut relever de 2020 à 2040. Voilà l’avenir agricole que je veux préparer. » Le Canard Gascon : Comment voyez-vous l’évolution de l’agriculture en France à l’échelle d’une génération ? Jean-Marie Le Pen : Il y a deux évolutions. Celle qui est programmée à Bruxelles et celle que je propose à l’Elysée. Bruxelles a programmé, pour 2013-2014, la fin de la budgétisation des crédits agricoles, la fin des quotas laitiers, la fin de la protection douanière du marché européen à l’OMC, la fin de ce qui nous reste de nos restitutions aux exportations de fruits, légumes, viandes, la fin de nos OCM vin, céréales, sucre, etc… et tout simplement la fin de notre agriculture exportatrice échangée, dans le grand « deal » commercial planétaire, contre des marchés, en Amérique latine notamment, en faveur de l’industrie des services (téléphonie mobile, adductions d’eau, assurances, banques, grande distribution), de l’industrie automobile, aviation, etc… L’évolution que je propose part d’un constat en Inde et en Chine. À partir de 2020, ces deux « pays continents » vont lancer un appel d’offre alimentaire planétaire. La Chine parce que son urbanisation galopante « mange » les terres arables et a mangé déjà 300 millions de paysans. Parce que aussi son niveau de vie s’élève. L’Inde parce qu’elle va rajouter 600 millions de consommateurs sur des nappes phréatiques déjà épuisées dans l’Etat de Gujarat par exemple. Un matin des paysans arrive donc. Un marché planétaire va s’ouvrir pour les vins, les fruits, les légumes, les viandes et notre agriculture de qualité. Qui va répondre à cet appel d’offre alimentaire ? Le Brésil ferme du monde ou la France puissance agricole ? C’est ce défi que la nouvelle génération de jeunes paysans français peut relever de 2020 à 2040. Voilà l’avenir agricole que je veux préparer. Le Canard Gascon : Quelle est votre position face au problème des OGM ? Jean-Marie Le Pen : Quand on entend OGM, on entend souvent contamination, Monsanto, pollution, cancer, insécurité alimentaire, mal bouffe, agro-industrie. Tout cela mis dans le même sac, avec les pesticides, les herbicides, les nitrates, les rivières bretonnes polluées et la demande d’un principe de précaution pour respecter le consommateur. Les OGM, c’est donc le résumé, le symbole de tout ce que nous ne voulons pas. Avec José Bové Robin des bois et ses faucheurs de maïs transgénique comme une armée de résistants à l’envahisseur des multinationales de l’alchimie et des Etats-Unis de l’agro-industrie. Bien entendu, comme toujours, il y a du vrai et du pas vrai. Surtout, il faut que les dirigeants politiques soient cohérents. Notamment du côté des verts. Pourquoi les verts, le PS et l’UMP sont-ils pour les importations de sojas OGM et de bovins nourris aux OGM ? On ne peut pas être contre les OGM en France et pour l’importation de produits OGM. Il faut choisir. Là où je ne suis pas d’accord, c’est sur la philosophie malthusienne et obscurantiste qui se cache derrière certains discours. N’oubliez pas que les nitrates ont permis

aussi la révolution verte qui a permis à l’humanité de passer de 1 milliard d’habitants à plus de 6 milliards. De même qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, il ne faut pas jeter le miracle alimentaire que nos paysans ont été capables de réaliser en vingt ans, avec des peurs entretenues par des intérêts économiques d’outre-Atlantique, voulant garder le monopole des biotechnologies et voulant régner sur l’arme alimentaire. Car, c’est de cela qu’il s’agit. Qui nourrira le monde ? Les paysans de France et d’Europe qui en ont la capacité ? Ou les multinationales de l’agro-business brésilien et anglo-saxon ? Prenons des précautions sur les OGM mais ne faisons pas de névrose obsessionnelle sur les découvertes de nos savants. D’ailleurs, à ceux qui ont peur, je leur rafraîchis la mémoire : pourquoi, de 1989 à 1996, les mères françaises ont-elles donné du ris de veau et de la cervelle à leurs enfants, alors que c’était le vecteur de transmission n°1 de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et que le député européen Jean-Claude Martinez avait alerté, dès 1989, au Parlement européen, sur la contamination de l’homme par les produits bovins ? Parce qu’elles ne savaient pas ? Mais au nom du principe de précaution, ont-elles depuis stoppé de voter pour les candidats UDF, verts, PS et UMP qui, eux, ne pouvaient pas ne pas savoir ce que Jean-Claude Martinez avait dénoncé de 1989 à 1996 ? Le Canard Gascon : Souhaitez-vous prendre des mesures pour aider au développement de l’agriculture biologique ? Jean-Marie Le Pen : Oui ! Bien sûr ! On est tous pour le bio qui est entendu comme la bonne nourriture des grand-mères. Sous réserve de ne pas oublier que les bonnes conserves bio d’avant pouvaient donner le botulisme et que les bons cochons nourris dans les souvenirs de nos grand-mères allaient aussi de pair avec le ver solitaire et une espérance de vie qui était limitée à 45 ans. La nourriture n’est peut-être pas bio mais la vie des femmes d’aujourd’hui dépasse 80 ans et la vie des hommes dépasse 77 ans. On n’est peut-être plus bio mais, apparemment, on est plus costaud. Ceci étant, au Géant Casino, le poulet jaune en barquette est à 2 euros le kilo. Le poulet marque Casino est à 4 euros, le poulet fermier du Gers ou des Landes à 6,80 euros. Et le poulet bio entre 8,50 et 9,50 euros le kilo. Ensuite, quand on est pour le bio, il ne faut pas être aussi pour la suppression des frontières qui déversent un tsunami d’anti-bio. Par exemple, les poulets du Brésil, 1er producteur mondial de poulets, sont-ils bio ? Non ! Alors pourquoi la gauche, les verts et l’UMP soutiennent-ils à l’OMC de Genève la proposition européenne de baisse de 54 % de nos droits de douane protecteurs, provoquant un tsunami de poulets qui va emporter nos élevages du Gers, des Landes ou de Bretagne ? En termes clairs, aujourd’hui, les verts du PS et de l’UMP, champions soi-disant du bio, sont les champions de la politique attrape-gogos. Ils détruisent l’avenir de nos jeunes agriculteurs. Ils abandonnent à Genève, à l’OMC, notre marché alimentaire, nos protections au profit de nos concurrents de l’hémisphère sud et ils veulent nous consoler avec une filière bio sympathique, agréable, mais ne donnant pas à nos producteurs la puissance exportatrice. Photo FN

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Dominique Voynet (LES VERTS) « ... il y aura à affronter les défis du siècle : le changement climatique, les prix de l’énergie, la ressource en eau... L’agriculture, pas plus qu’aucun autre secteur d’activité, ne pourra échapper à ces questions. A l’échelle d’une génération, c’est évidemment cela qui me frappe le plus. » Dominique Voynet : La position des Verts est connue. Nous sommes extrêmement méfiants face à la main-mise de quelques grandes entreprises semencières sur ces technologies, accentuant la dépendance des paysans à l’égard de ces nouveaux «intégrateurs», qui leur vendent d’un même mouvement semences et intrants. Nous sommes par ailleurs opposés aux cultures en plein champ de plantes génétiquement modifiées, considérant qu’aucun des risques avancés n’a pu à ce jour être valablement écarté. Là où les cultures OGM existent depuis dix ans, les craintes se vérifient, tant sur les risques pour la biodiversité que sur l’usage accru de pesticides. Pour cette raison, nous sommes favorables à un moratoire intégral sur la mise en culture et la commercialisation des OGM. Faut-il une loi ? Oui, pour transposer la directive 2001-18 ; elle devra reprendre les principes énoncés dans la directive : précaution, prévention, réparation des dommages. J’ajoute qu’une loi n’est pas incompatible avec un moratoire, comme le montre par exemple l’Autriche. Le moratoire autrichien est la meilleure Le Canard Gascon : Comment voyez-vous l’évolution de l’agriculture preuve qu’on peut, aujourd’hui, interdire les OGM en Europe. en France à l’échelle d’une génération ? Dominique Voynet : Tout sera question de ce que la politique vou- Le Canard Gascon : Souhaitez-vous prendre des mesures pour aider dra engager comme force pour orienter l’agriculture. Soit on laisse au développement de l’agriculture biologique ? faire et on prolonge les tendances actuelles, et on va inévitablement Dominique Voynet : Les Verts, je crois, ont largement contribué – et vers la concentration et l’élimination de nombreuses petites fermes, contribuent encore, dans les conseils régionaux où ils sont présents sans même parler des impacts environnementaux ; soit on change – à la reconnaissance institutionnelle de l’agriculture biologique. Il radicalement, et on commence par tirer les leçons de ce qui n’a pas faut poursuivre l’effort et surtout l’amplifier. Car, vu l’ampleur des fonctionné et a produit quelques unes des catastrophes sanitaires les dommages à l’environnement, qui s’aggravent chaque jour, il est plus plus lourdes des trente dernières années (pollutions de l’eau, vache que temps de changer d’’échelle : on ne peut plus se contenter d’une folle...). Quoi qu’il en soit, il y aura à affronter les défis du siècle : petite cuiller de protection dans un océan de gaspillage ! Dans le le changement climatique, les prix de l’énergie, la ressource en eau... Contrat écologique que je vais porter dans la campagne, je propose L’agriculture, pas plus qu’aucun autre secteur d’activité, ne pourra de passer à 15 % de bio en 2012. C’est tout à fait possible, et cela échapper à ces questions. A l’échelle d’une génération, c’est évidem- n’est ni un problème technique ni un problème financier. C’est une question de courage et de capacité à rompre avec les mauvaises hament cela qui me frappe le plus. bitudes. Le Canard Gascon : Quelle est votre position face au problème des OGM ?

(Photos Yann Arthus Bertrand)

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Rencontre avec Corinne Lepage (CAP21) Avocate, Corinne Lepage est spécialisée dans les questions environnementales. Elle est appelée par Alain Juppé au ministère de l’environnement de 1995 à 1997. Depuis elle a transformé son club de réflexion CAP21 en parti politique et s’est présentée aux élections présidentielles en 2002 sans étiquette de droite ou de gauche. Elle est à nouveau candidate en 2007. Peu exposée médiatiquement comme beaucoup de candidats, nous avons voulu mieux connaître sa vision originale.

Corinne Lepage, candidate écolo à la présidentielle... et lectrice du Canard Gascon !

Le Canard Gascon : Quelle est votre vision de l’agriculture à long terme ? Corinne Lepage : Je crois qu’on va assister à un nouvel intérêt massif pour l’agriculture. J’ai noté qu’aujourd’hui elle ne représente plus que 2% du PIB français, ce qui est très peu et avec de moins en moins d’agriculteurs. C’est catastrophique, mais la France a la chance de posséder un grand territoire en Europe et le monde de demain va valoriser les ressources naturelles. Nous allons vers un système d’inversion des raretés. Ce qui existait en grande quantité va devenir extrêmement rare : l’eau, le sol propre, l’air propre. Cela signifie que la terre à usage agricole va reprendre beaucoup de valeur par rapport a ce qu’elle est aujourd’hui parce qu’actuellement nous avons assisté à un mitage (1) considérable de l’espace. Les agriculteurs ont tout intérêt, et on ne peut pas le leur reprocher, à vendre des terres agricoles pour en faire des terres constructibles et réaliser des plus-values qui leur permettent de se rattraper sur leurs revenus. Malheureusement trop souvent aujourd’hui on ne gagne plus 12 - Le Canard A-MP - N°13

sa vie en travaillant mais en faisant des opérations immobilières. Je pense que nous irons vers une vraie révolution car on va prendre conscience que la terre est ce que nous avons de plus précieux. Elle va être notre base alimentaire, énergétique et chimique. L.C.G. : Pensez-vous que le phénomène de la disparition des agriculteurs puisse s’inverser ? Corinne Lepage : Oui, complètement ! Je suis assez optimiste à ce sujet. Bien entendu, il faut régler le problème de la PAC. Je crois qu’on a commis une grande erreur dans l’application des règles de la PAC. Au lieu de prévoir une période provisoire jusqu’en 2013, on est resté sur un système maintenant les subventions au niveau auquel elles étaient antérieurement. Ce qui est une catastrophe tant pour ceux qui sont dans une

agriculture extensive que pour ceux qui sont dans une agriculture biologique et qui n’ont rien du tout. D’où le mouvement, particulièrement en Bretagne et Normandie, de grève de la faim de certains agriculteurs bio. On n’a pas du tout encouragé le changement de mode agricultural alors qu’un rapport de l’INRA de l’an passé mettait en lumière le fait que le monde agricole n’avait aucun intérêt à développer une agriculture intensive et une utilisation des intrants (2) comme elle existe aujourd’hui. Je pense donc qu’on ira vers une agriculture de plus en plus extensive et qu’on donnera de l’importance à la valeur collective des biens : l’eau, les terres, l’air. On va payer de plus en plus cher pour les pesticides. Il y a une grande résistance là dessus en France, mais on y passera comme les autres, le plus tôt sera le mieux. J’observe sur ce point que les agriculteurs sont tout de même les premières victimes des pesticides. J’attends avec un grand intérêt l’étude de la MSA (3) qui est en cours et qui trouvera sans doute des résultats comparables aux études menées aux Etats-Unis. Les produits phytosanitaires sont responsables de nombreux cas de maladie de Parkinson chez les agriculteurs. Ce qui est accablant c’est que l’expérience ne sert à rien. On a vécu l’amiante, on a vécu le prion, les hormones de croissance… Il y a des choses dont on connaît l’impact sanitaire et je suis éberluée que les décideurs qui le savent font comme si ça n’existait pas ! Il y a douze ans j’ai montré les résultats des analyses américaines au Président de la FNSEA de l’époque. Je lui ai dit : « Monsieur le Président ce sont les gens de chez vous qui ont une augmentation des cancers de la prostate, de la vessie, des cancers hormonaux-dépendants, les chiffres sont accablants, c’est à vous de changer ! » Si la FNSEA avait accepté qu’il y ait une évolution des subventions en favorisant d’autres types de culture, en aidant davantage ceux qui utilisent moins de phytosanitaires comme l’ont fait les Suédois, tout aurait été différent.

«On va prendre conscience que la terre est ce que nous avons de plus précieux...»


Ecoresp 2 : un ouvrage sous la conduite de Corinne Lepage contenant plus de 300 propositions pour un «new deal écologique» (éditions Atelier de Presse )

De nouvelles filières grâce à la chimie verte ! Corinne Lepage : Je suis pour la détaxation totale des huiles végétales brutes à usage du monde agricole. C’est une manière d’aider les agriculteurs, et par ailleurs les tourteaux sont utilisables pour nourrir les animaux. Il y a aussi toute la filière des pailles et des fibres qui peuvent servir à la fois comme biomasse et générer de l’énergie ou entrer dans une filière chimique. Par ailleurs, du fait de l’augmentation du coût des transports, il faut donner un coup de fouet à l’agriculture de proximité.

Pour revenir à l’avenir de l’agriculture, je crois qu’il est indispensable de sortir de ce modèle hyper-intensif. Il faut donner des aides communautaires avec beaucoup « d’éco-conditionnalités », disjoindre la production et la subvention, donner l’aide à l’agriculteur lui-même avec la notion de reconnaissance des services qui sont rendus à la collectivité. Non pas pour faire des agriculteurs des paysagers de l’espace, mais simplement parce qu’en changeant de méthode agriculturale on capture du carbone, on redécouvre l’avantage des haies, on protège les puits, on rend des services à la collectivité et c’est normal que ces services soient payés. L.C.G. : Mais aujourd’hui les agriculteurs voient leurs revenus baisser… Corinne Lepage : Oui, c’est fondamental et on peut comprendre qu’ils soient extrêmement angoissés. Cela veut dire qu’on doit aussi encourager l’agriculture dont on a besoin. Ce qui me préoccupe par exemple c’est qu’on encourage les agriculteurs à aller vers le bio-carburant et en particulier le bio-éthanol. Je pense que c’est une hérésie totale. Ecologiquement et économiquement, ça ne tient pas la route. C’est un choix qui sera obligatoirement de courte durée car il coûte trop cher à la collectivité et n’a pas d’intérêt. Il y a d’autres filières longues beaucoup plus intéressantes à explorer grâce au développement de la chimie verte : l’amidon, les filières ligno-cellulosiques, tout ça va se développer. Nous n’en sommes qu’au début. En 2020, la chimie verte représentera 20% de la chimie et 90% à la fin du siècle ! Il y a donc un véritable espoir si on oriente le monde agricole vers les filières d’avenir. Mais penser que les subventions vont continuer comme aujourd’hui est un rêve. Elles vont encore baisser car nous sommes de plus en plus nombreux dans l’Union Européenne et par ailleurs au 21ème siècle il va falloir investir massivement dans la recherche, le développement et l’éducation. L.C.G. : Revenons aux biocarburants. Vous avez critiqué le bio-éthanol. Et le bio-diesel ?

L.C.G. : Vous allez totalement à l’encontre de la politique de la FNSEA… Corinne Lepage : Ce n’est pas mon problème. Je me bats pour ce qui paraît être bon. Si d’autres ne sont pas d’accord, il faut discuter. La FNSEA a du pouvoir mais c’est tout de même l’Union Européenne qui distribue les subventions. Et d’autres syndicats agricoles commencent à bouger sur ces questions. Ca fait aussi partie du problème français que d’avoir des grands lobbies qui prennent des décisions à la place des pouvoirs publics… Dans le monde agricole comme ailleurs. Vous pensez que l’agro-chimie n’a pas son mot à dire dans l’usage délirant des pesticides en France ? L.C.G. : N’est-il pas trop tard pour aider l’agriculture bio ? Corinne Lepage : Pas du tout. Je suis toujours optimiste. Nous étions bien placés en bio il y a 25 ans. Nous sommes aujourd’hui en queue, avec une importation de plus de 60% de nos produits bio alors que c’est un secteur alimentaire qui se développe beaucoup. Je pense qu’il faut encourager cette agriculture et qu’il faut commencer par reconquérir le marché français, mais dans ce secteur les agriculteurs ne sont pas aidés. Il ne faut pas que des réglementations trop complexes soient un obstacle à la reconversion des agriculteurs. Il doit y avoir un peu de souplesse dans ce domaine sans aller vers l’abandon de ce qui fait la qualité du bio. L.C.G. : Etes-vous pour ou contre les OGM et que pensez-vous de la question fondamentale des brevets sur le vivant ? Corinne Lepage : Je suis contre les OGM à usage alimentaire. Je n’ai pas changé depuis douze ans. Je suis le ministre qui a fait interdire la culture des OGM en France en 1997. Mais un an plus tard, le gouvernement Jospin a pris la décision contraire. J’ai créé en 1998 le CRIIGEN (Commission de Recherche et d’Information Indépendante sur le Génie Génétique) avec Gilles-Eric Séralini et Jean-Marie Pelt. Nous travaillons sur la connaissance des effets des OGM. Nous menons

un combat sur leurs effets sur la santé : les études ne sont pas faites ou elles sont menées secrètement et les quelques résultats qui ont « fuités » sont extrêmement inquiétants et les pouvoirs publics se refusent à faire des études, c’est un scandale total ! Je ne condamne pas la technologie OGM mais au regard des OGM qui existent, pesticides ou tolérants aux herbicides, je ne vois aucun intérêt pour les consommateurs et peu d’intérêts pour les agriculteurs. Sur ce dernier point il faut être nuancé : il y a une meilleure production pour le coton, mais pour le reste c’est moins évident. Et quoique raconte Monsanto il y a une augmentation d’utilisation des herbicides. Les effets environnementaux apparaissent de plus en plus inquiétants. Quant à l’impact sur la santé, c’est la bouteille à l’encre. Je ne vois pas pourquoi on favoriserait cette technologie. Le Gers a un peu pris la tête de la bagarre sur ce sujet avec Philippe Martin. Je ne comprends pas qu’un état se permette de ne pas appliquer une réglementation communautaire et en toute connaissance de cause de délivrer des autorisations qu’il sait illégales. Vous parliez des brevets sur le vivant. C’est une question centrale car si ces brevets n’existaient pas, il n’y aurait pas d’OGM. C’est un arrêt de la Cour Suprême américaine en 1975 sur une bactérie qui a déclenché le processus. Il y a à ce sujet une hypocrisie européenne également, puisque le premier article d’une directive dit que le brevet sur le vivant est interdit et l’article deux vous explique comment on le prend… On ne brevète pas le vivant, mais ce qui a été modifié à l’intérieur du vivant ! L.C.G. : En tant qu’avocate, seriez-vous prête à vous battre devant un tribunal contre le dépôt de brevets sur le vivant ? Corinne Lepage : Complètement. Et derrière tout ça il y a aussi le problème du clonage des animaux. C’est fondamental, mais c’est un combat qui est déjà très largement perdu puisqu’on en est au clonage humain. Il y a seulement dix ans il y a eu une déclaration Clinton-Chirac-Blair-Shroeder pour dire qu’il n’y aurait jamais de clonage humain. Mais voyez où on en est aujourd’hui… Dans notre société le poids économique est devenu tel que les considérations éthiques passent cul par dessus tête ! C’est lamentable, mais il faut mener le combat. Propos recueillis à Paris par Jean-Louis Le Breton (1) Mitage : prolifération non maîtrisée de constructions en milieu rural ou périurbain. (2) Les intrants sont les produits apportés aux terres et aux cultures : engrais, amendements, produits phytosanitaires, activateurs et retardateurs de croissances, pesticides, herbicides etc. Au sens large on inclut dans les intrants le carburant pour travailler la terre, les aliments pour animaux, etc. (3) Mutuelle Sociale Agricole

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Combien gagnent les agriculteurs ? Cette question, qui relève presque du tabou, beaucoup se la posent. Au moment où le monde agricole est à la veille d’une profonde mutation, nous avons voulu savoir quel était le revenu actuel réel des agriculteurs.

© paulprescott72 - FOTOLIA

des agriculteurs une fois que tout a été comptabilisé (achats, ventes, aides de la PAC, revenus annexes, déductions, etc.). De ce tableau, il apparaît que 33% des agriculteurs déclarent un revenu de moins de 5 400 € par an, ce qui est carrément une situation d’extrême précarité. 19% déclarent entre 5 400 € et 11 000 €, 21% entre 11 000 € et 18 000 € et 28% au dessus de 18 000 €. On voit donc bien qu’il existe trois catégories : 1/3 dans la pauvreté, 1/3 qui gagnent peu (on commence à être imposé aux alentours de 15 000 € de revenus) et 1/3 qui gagnent correctement leur vie.

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utant le dire tout de suite : il n’a pas été facile d’obtenir des informations sur le revenu réel des agriculteurs. D’abord parce qu’une sorte « d’omerta » à la française fait que rare sont ceux qui veulent vraiment faire état de leurs gains. Ensuite parce que les situations sont multiples et varient d’un agriculteur à l’autre : est-il propriétaire de sa terre, combien possède-t-il d’hectares, quel est son niveau d’endettement, a-t-il plusieurs activités ? Les questions se bousculent de sorte qu’il est quasiment impossible de dresser un portrait type.

Des années de galère Nous sommes donc allés directement à la source auprès d’un grand centre de conseil* qui gère les comptabilités de plus de 4 000 agriculteurs dans le Gers, au cœur du sud-ouest. Ce département est intéressant car il est emblématique de la ruralité avec une importante surface cultivée et de nombreux élevages. Nous avons été reçus par Michel Lagahé, responsable du conseil qui nous a fourni des chiffres très intéressants et qui nous semblent assez représentatifs de la profession. « Avant toute chose, il faut savoir que les années de 2003 à 2005 ont été très mauvaises » rappelle Michel Lagahé. « La sécheresse de 2003 a fait baisser les revenus d’environ 25%. En 2004 et 2005, les cours mondiaux sont descendus très bas. Depuis 2006 les cours remontent et les revenus également. La demande importante des marchés asiatiques et du Maghreb qui sont en pleine expansion sont une explication parmi d’autres de cette remontée des cours. »

On pourrait croire que ce tableau qui englobe tous les systèmes (culture et élevage) ne soit pas un bon reflet de la réalité. Il n’en est rien car si l’on prend chaque activité séparément le même schéma se reproduit. La surface de terre exploitée n’est pas non plus responsable de cet état de fait puisque dans le tiers des pauvres la moyenne des exploitations est de 75 ha et dans le tiers des riches de 95 ha. Cette différence de 20 ha n’explique pas le fossé des revenus. Faut-il donc penser que certains sont « bons » et d’autres « mauvais » ? Michel Lagahé avance quelques explications : « les mauvais résultats peuvent être dus à un manque de technicité, à un plus faible potentiel des terres, à l’absence de moyens financiers mais aussi à l’endettement. »

Les ravages de l’endettement Lorsque l’on étudie la marge brute d’exploitation (Excédent Brut d’Exploitation ou EBE), c’est-à-dire le gâteau qui reste avant que l’agriculteur ne se rétribue, on constate qu’en moyenne 40% vont au remboursement des annuités (crédits, etc.), 55% aux prélèvements pri-

Le tiers-état de l’agriculture

Michel Lagahé, responsable conseil au CCGA.

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L’agriculture se divise en plusieurs activités dans ce département : la production céréalière sèche ou irriguée, la vigne, l’élevage des bovins et celui des volailles. Les premiers chiffres qui nous ont intéressés concernent les revenus déclarés auprès des impôts, toutes activités confondues. Ils représentent la réalité des revenus

Les revenus moyens déclarés de plus de 4000 agriculteurs du Gers. Source CCGA.


33% déclarent moins de 5400 € de revenus par an ! vés (la rétribution de l’agriculteur) et les 5% restant à l’auto-financement. « Ce dernier poste devrait être d’au moins 20% pour permettre des investissements » commente Michel Lagahé. Ceci est une moyenne globale mais dans la tranche des 33% d’agriculteurs en difficulté le montant des annuités représente 80% du gâteau alors qu’il n’est que de 27% chez les riches ! On comprend mieux dans quelle spirale infernale sont pris ceux qui se situent dans la partie basse des revenus.

Quelle que soit l’activité, les revenus ont considérablement baissé ces dernières années. En voici des exemples. Pour les cultures sèches (blé, tournesol), les revenus moyens déclarés d’un agriculteur étaient de 17 000 € pour la période 2000-2002 et sont tombés à 9 000 € pour la période 2003-2005. A périodes équivalentes, on est tombé pour les cultures irriguées de 23 000 € à 16 000 €, pour la viticulture de 25 000 € à 17 000 €, pour les bovins de 20 000 € à 15 000 € et pour les volailles et palmipèdes de 21 000 € à 19 000 €. (Pour cette dernière catégorie, on constate que la grippe aviaire n’a pas eu un effet aussi catastrophique qu’on aurait pu le croire).

Et la PAC dans tout ça ?

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Les cours mondiaux des produits de l’agriculture (blé, maïs, etc.) sont principalement fixés à Chicago et à Paris (Euronext). Ils sont toujours trop bas pour faire vivre les agriculteurs européens. Auparavant, la PAC leur versait des aides à l’exportation et à la production. Mais ce système a été considéré comme contraire aux règles mondiales du commerce. Désormais c’est une aide à la terre qui est versée aux agriculteurs sous le vocable de DPU (Droit à Paiement Unique). Elle est calculée sur l’historique du montant des aides perçues

© Fotoplaner - FOTOLIA

Baisse générale des revenus

Revenus en baisse : deux tiers des agriculteurs presque... sur la paille !

par l’agriculteur pour la période 2000-2002. Un système de calcul qui paraît inique à beaucoup car il se base sur la productivité sans tenir compte des charges. Ce montant ne bougera pas jusqu’en 2013. Le DPU est lié à des contraintes environnementales : 18 textes que les agriculteurs s’engagent à respecter pour toucher leur aide. 25% du montant des DPU sont liés au travail. Autrement dit, un agriculteur qui n’exploite pas sa terre mais l’entretient en une friche respectueuse de l’environnement touchera 75% de ses DPU ! Ce qui peut paraître aberrant (être payé à ne rien faire) correspond à une volonté de Bruxelles. Michel Lagahé l’explique ainsi : « Généralement les pauvres ont trop de charges courantes pour arrêter la production. Quant à ceux qui gagnent bien leur vie, ils n’ont pas non plus intérêt à arrêter de travailler. Bruxelles a pensé que des terres non productives devaient plutôt rester en prairies entretenues car pour toucher ces aides sans exploiter la terre il faut tout de même l’entretenir. Au bout du compte, ils sont assez

peu nombreux à s’arrêter. Ca concerne plutôt ceux qui veulent se mettre à la retraite. »

Après 2013…

Aujourd’hui, pour un agriculteur déclarant 15 000 € de revenus, le chiffre d’affaires moyen de son exploitation est évalué à 141 000 € dont 31 000 € d’aides (PAC et grêle). Ces aides représentent donc 30% du chiffre d’affaires mais surtout 200 % du revenu ! Or on annonce déjà qu’en 2013 les aides vont baisser de 30%. Il risque d’y avoir une hécatombe chez les plus petits et, mécaniquement, un accroissement des grandes surfaces. Dans le Gers, de 1988 à 2000, 29% des agriculteurs ont disparu. D’après Michel Lagahé, Bruxelles table désormais sur une baisse d’environ 21% des agriculteurs sur les 7 années à venir, mais aussi sur une augmentation de la productivité de 1% par an. On se dirige donc clairement vers de plus grandes exploitations dont les charges (carburants, assurances, etc.) vont augmenter alors que l’évolution des cours reste une grande inconnue. Bien sûr la consommation des produits agricoles va grimper comme on l’a vu avec la demande croissante des pays en fort développement. Les biocarburants vont aussi jouer un rôle important dans l’avenir des agriculteurs. Il n’empêche que dans ce métier, ils sont plus de 60% à ramer pour gagner leur existence et que, de plus en plus, ils vivent soit comme les salariés des coopératives, des semenciers ou de la grande distribution sans avoir bien sûr aucun des avantages d’un salarié. Douce France… Jean-Louis Le Breton * Le Centre Conseil Gascogne Adour

Revenus des agriculteurs : une affaire de... blé !

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Habitat durable O

© AlexMax - FOTOLIA

ui, c’est vrai, le mot «durable» est à la mode et on nous le sert à toutes les sauces. Alors l’habitat durable, c’est quoi ? Dans notre esprit, c’est le souci de construire avec des matériaux résistants mais aussi facilement recyclables. Le Sud-Ouest connaît un formidable boum de la construction car de plus en plus de terrains agricoles se libèrent... Alors que choisir pour construire ? La brique et le parpaing restent des valeurs sûres et il faut reconnaître que les constructeurs font des efforts tant pour la qualité des logements que pour leur isolation. Qu’en est-il des matériaux dits «écologiques» ou du bois ? Nous avons voulu en savoir plus. Vous trouverez dans ce dossier quelques pistes pour construire, rénover et même vous chauffer... durablement !

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Matériaux écologiques : bien, mais plus cher ! Le terme « durable » est à la mode. Il s’applique également à l’habitat et les constructeurs cherchent de plus en plus à utiliser des matériaux en accord avec les désirs de leurs clients

Guy Verlach : des matériaux qui ne nuisent pas à la santé !

L

es préoccupations écologiques ne sont pas seulement au cœur de l’élection présidentielle. Elles touchent chacun d’entre nous et dans les domaines les plus variés. L’environnement et l’alimentation en sont les deux secteurs les plus évidents. Dans le domaine de la construction, on s’intéresse aussi à la qualité des matériaux et surtout à leur dangerosité. L’exemple de l’amiante utilisée à tour de bras dans les années soixante dix a fait prendre conscience que l’habitation pouvait cacher des pièges pour la santé. Il en va de même pour les tuyaux en plomb, responsables du saturnisme chez les enfants et désormais bannis de la plomberie. On se

La fameuse brique monomur

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rend compte qu’il existe un véritable déca- peintures mais aussi des équipements de rélage entre la connaissance d’un risque et l’in- cupération des eaux pluviales, des panneaux photovoltaïques ou des chauffe-eau solaires, terdiction d’un produit dans les faits. ou encore des équipements d’économie d’eau dans la maison. » Matériaux et pathologies Au delà des allergies liées à la présence d’acariens dans une habitation, il existe différents Ces matériaux coûtent-ils plus chers ? types de pathologies selon les matériaux uti- La plupart de ces produits coûtent plus chers lisés pour la construction et la rénovation. que les produits traditionnels du marché. Un Dans le cas de l’amiante, c’est la respiration cumulus solaire vaut deux à trois fois le prix des fibres qui peut provoquer des cancers. d’un cumulus électrique. Mais à terme on s’y La peinture au plomb est source d’anémie retrouve puisque pour le premier l’énergie est et d’encéphalopathies. Il y a un doute sur gratuite. « Quand on fait le calcul global du l’utilisation de la laine de roche et il est re- coût d’une maison bio-climatique, on s’apercommandé de bien se protéger au moment çoit qu’on est environ 15 à 20 % plus cher de la pose, puis de séparer de façon étanche qu’une construction traditionnelle » comla laine de l’intérieur de l’habitation. Le PVC mente Guy Verlach. en vieillissant libère des phtalates irritants et allergisants et, en cas d’incendie, il dégage Ont-ils les mêmes qualités ? de la dioxine. Enfin certaines colles peuvent Ces matériaux posent moins de problèmes s’avérer dangereuses pour la santé. Il ne s’agit au niveau de l’environnement, mais surtout pas ici d’être inutilement alarmiste mais si ils sont censés ne pas nuire à la santé des hal’on peut utiliser des produits dont on est sûr bitants, ce qui est sans doute leur point fort. qu’ils ne vont pas nuire à la santé, pourquoi « Pour les isolants, nous proposons différents produits qui vont de la laine de mouton à la se gêner ? cellulose, en passant par le lin, le chanvre, le liège… » Pour Guy Verlach ils sont « soit aussi Les matériaux écologiques Que signifie l’expression « matériaux éco- performants, soit plus performants que les logiques » ? Selon Guy Verlach, responsable matériaux traditionnels. Pour se positionner technique chez un important distributeur sur ce marché, les fabricants ont dû soigner de ces matériaux, ils doivent répondre à la qualité de leurs produits. Mais à l’origine, trois critères : « Leur production ne doit pas par exemple, c’est la qualité de la fibre de consommer trop d’énergie, leur durée de vie laine de mouton qui fait sa valeur. Les madoit être longue et ils doivent se recycler fa- rins bretons le savent très bien et l’utilisent cilement. Maintenant il existe pratiquement pour leurs pulls : cette laine prend l’eau mais tous les matériaux écologiques pour aller de- la rejette très facilement, et on conserve toupuis la construction des fondations jusqu’à jours un isolant en très bon état. ! » L’une la clé dans la serrure : produits de structure, des critiques envers ces laines isolantes natud’isolation, panneaux d’habillage, enduits, relles est que les rongeurs s’y installent facile-


ment. Guy Verlach retourne l’argument : « ça prouve bien qu’elles ne sont pas dangereuses. Et d’ailleurs s’il y a des rongeurs dans une maison c’est le plus souvent parce qu’elle est mal entretenue… » Le lecteur jugera. L’éco-conception Concevoir une maison écologique n’est plus aujourd’hui le privilège des baba-cools (même s’ils ont bien défriché ce terrain…) Utiliser des matériaux adaptés au climat permet à l’enveloppe de la maison de réguler elle-même les températures. Le rayonnement des parois est également à prendre en compte. Plus cellesci sont froides et inertes et plus on dépensera d’énergie à chauffer l’air. L’innocuité des matériaux écologiques est un facteur important pour la santé. Leur durabilité qui limite les produits d’entretien ou de maintenance et le fait qu’ils soient recyclables participent de cette conception intelligente.

Il existe de très nombreuses solutions écologiques pour l’isolation

quement inerte et très performant sur le plan thermique. Ses qualités sont beaucoup moins évidentes sur le plan phonique. La brique monomur est très à la mode. Sa structure alvéolaire ralentit le parcours du froid ou de la chaleur. On la trouve en terre cuite, en argile expansée ou en béton mélangé à des billes de verre. C’est l’un des matériaux de construction les plus efficaces et qui ne nécessite pas de doublage de paroi. Pour la décoration, on choisira des peintures à la chaux et à la caséïne. Entièrement naturelles elles sont lavables à l’eau et au savon. On peut les recouvrir d’un glacis à la cire pour un aspect satiné ou à l’huile pour un aspect semi-brillant.

Quels produits utiliser ? Pour l’isolation aussi bien thermique qu’acoustique, on se tournera vers les laines que nous avons déjà évoquées, d’autant que leur prix commence à baisser. Pour la construction, le béton cellulaire est un choix D’autres astuces intéressant. Ce matériau minéral est chimi- Pour les fenêtres, le double vitrage à basse

émissivité est beaucoup plus isolant qu’un vitrage classique. L’inclusion d’un film d’argent dans le verre améliore l’isolation thermique d’un facteur trois. Côté chauffage, les dalles chauffantes alimentées par des capteurs solaires sur la toiture couvrent une partie des besoins thermiques de la maison. Enfin le linoléum revient en force : fabriqué à base d’huile de lin et de résine de pin il s’avère un excellent revêtement de sol , sans émanations et facilement recyclable. On le voit : construire ou rénover de façon écologique n’est plus l’apanage de quelques uns. Utiliser des produits naturels et nondangereux témoigne d’une envie légitime de mieux connaître son environnement et son influence sur notre santé. Une démarche de citoyen et de consommateur qui n’a pas besoin de justification idéologique. Jean-Louis Le Breton Quelques fournisseurs de matériaux écologiques dans le Sud-Ouest : Domus 1 rue Dewoitine 31700 Cornebarrieu Tél. : 05 61 85 43 06 - fax : 05 61 85 48 93 Mail : info@domus-materiaux.fr Eco-logis Cantemerle - Berge du Taurou - 81110 Tél. 05 63 50 24 81 ou 06 11 57 05 54 Mail : alain@eco-logis.com Eco-logis Lieudit Le Berdot - 31370 Le Pin-Murelet Tél. 05 61 76 51 06 ou 06 60 37 40 58 Mail : rieumes@eco-logis.com

La laine de mouton : un produit naturel et agréable à travailler !

L’ Uni-Vert ZA Larrousset - route de Condom 47600 Nérac

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Se chauffer autrement !

P

our Paul Gee, spécialiste des appareils de chauffage à bois et des systèmes respectant au mieux la nature : « Les modes de chauffage ont globalement évolué dans le sens de l’écologie. Toutefois, certains n’offrent que des solutions imparfaites car s’appuyant, pour fonctionner, sur des sources d’énergies traditionnelles. Tel est le cas des pompes à chaleur » !

marché (notamment pour les producteurs) mais il faut du carburant (et des rejets de gaz carbonique) pour faire tourner le tracteur, des pesticides pour le développement de la culture et ce n’est pas vraiment éthique de brûler un produit qui peut être aussi un aliment alors que des gens meurent encore de faim ! Beaucoup plus écologiques sont les chaudières à « biogaz ». Ce gaz (du méthane) est produit à la campagne avec le lisier de vache et de cochon qui est mis sous bâche pour fermentation et récupération, ce qui évite par ailleurs son expansion dans l’atmosphère. En ville, on peut obtenir le même résultat avec la décomposition des déchets ménagers et humains. Mais ces systèmes ne sont pas envisageables par des particuliers. Il faut une installation assez lourde qui n’est applicable que par des villes, des communautés de communes et il faut une volonté politique nationale. Mais c’est un système en voie de développement.

Selon le principe du réfrigérateur Une pompe à chaleur capte les calories naturellement présentes dans le sol, l’air ambiant ou l’eau d’une nappe souterraine. Cette chaleur est transférée à un fluide dit frigorigène qui réagit en se vaporisant. Ce gaz est alors compressé, ce qui a pour résultat d’élever sa température. Il cède alors sa chaleur à un circuit d’eau du système de chauffage . C’est le principe du réfrigérateur, mais à l’envers. « Ce n’est pas vraiment un chauffage écologique » ajoute Paul Gee « car on utilise l’électricité pour faire fonctionner le système. Evidemment, la consommation d’électricité est modérée par rapport à un chauffage électrique traditionnel. L’économie d’énergie est de l’ordre de 60 % mais il faut néanmoins consommer de l’électricité nucléaire, voire thermique avec les nuisances qui se rattachent à cette production. ». Avec le même principe, on peut faire de la climatisation réversible produisant du froid l’été et du chaud l’hiver. La géothermie captant des sources de forte chaleur dans le sol ? Ce n’est pas possible partout et cela peut poser des problèmes de pollution par rapport à la nappe phréatique. Les chaudières dites à biomasse ou à biogaz C’est un autre système avec une chaudière traditionnelle brûlant des céréales (du maïs, généralement). Bien sûr, le grain peut être très bon

Les systèmes solaires sont de magnifiques appoints Et l’énergie solaire dans tout cela ? Il n’y a pas plus propre. Mais il faut distinguer tout d’abord le solaire passif et le solaire actif. Le solaire passif, c’est une maison avec de vastes baies bien isolées, orientées plein sud. Par ce système, on peut gagner jusqu’à 40 % du chauffage d’une maison. Le solaire actif se divise en panneaux photo-voltaïques produisant de l’électricité par action du soleil (mais il faut 10 mètres-carrés de panneaux pour produire 1 kilowatt/heure, ce qui peut assurer l’éclairage ou faire tourner un moteur mais insuffisant pour le chauffage) et en panneaux thermiques (à fluide caliporteur). Ces derniers ne peuvent assurer un chauffage à eux seuls mais ils peuvent fort bien venir en appoint d’un chauffage au bois, par exemple. L’investissement de départ est relativement important mais cela peut s’amortir très vite. Ce système Le Canard A-MP - N°13 - 21

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Les techniques de chauffage ont énormément progressé ces dernières années, notamment en raison de la forte augmentation des prix du pétrole, du fioul et du gaz. Par ailleurs, les consommateurs, de plus en plus concernés par les problèmes d’écologie, sont à la recherche de solutions toujours plus propres, toujours moins polluantes à tous les niveaux.


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Se chauffer autrement…(suite)

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nipulations humaines et ramène le temps de séchage à 6 mois. Donc un prix très bas, probablement le plus bas de tous les combustibles quand la technique sera bien en place. Ce produit sera livrable par camions entiers ou par grands sacs. Pour le reste, même principe et même besoin de stockage que le bois-granulés.

Les granulés de bois

double s’entend très bien dans une maison neuve, parfaitement isolée, avec un plancher ou un mur chauffant. Le retour au bois, écologique sous toutes ses formes Mais combiné ou non au solaire, le système le plus économique, le plus porteur d’avenir et le plus écologique reste le bois qui peut se présenter sous 3 formes : Le bois-bûche, le bois-granulés ou le bois déchiqueté. Le bois-bûche est très joli, très agréable à regarder quand il brûle mais son prix reste assez élevé car il faut plusieurs années de séchage Le bois : un chauffage...au poële ! et de nombreuses manipulations humaines pour arriver à des bûches calibrées. Il y a aussi les bûches de bois densifié à partir de copeaux de récupération ; c’est plus économique. Ce type de bois, combiné à des poêles « à double combustion » assure un rendement de l’ordre de 90%. Le gros inconvénient, c’est qu’il faut être là en permanence pour « recharger le feu ». Le bois-granulés (de la taille de gélules pharmaceutiques aussi appelés « pellets ») est une solution en plein développement car il ne possède que des avantages à l’exception d’un inconvénient majeur : La nécessité de stockage du combustible à proximité de l’appareil, donc un certain volume doit être disponible à cet effet ; sans trop de problème dans une maison de campagne mais presque insoluble dans un appartement à la ville. Les granulés de bois sont amenés au poêle ou à la chaudière par une vis sans fin. La répartition de la chaleur peut ensuite se faire par chauffage central à eau ou par plancher (ou mur) chauffant à basse température. Reste le bois dit « déchiqueté ». « C’est un produit de grand avenir » assure Paul Gee « mais il n’en est encore qu’à ses débuts ». Les arbres entiers sont mis en copeaux par une machine, ce qui réduit les ma-

Le nec plus ultra de l’écologie : le poêle de masse Ce sont les gros poêles en céramique que l’on peut voir dans les auberges alsaciennes, allemandes ou autrichiennes (en Russie également) et qui chauffent toute la maison, construite littéralement autour du poêle. La formule a été améliorée par les Finlandais et la marque Tulikivi propose de vraies merveilles en « stéatite », une pierre qui accumule parfaitement la chaleur. Le rêve ! Deux à trois heures de chauffe avec n’importe quel bois et la masse du poêle rayonne la chaleur durant 24 heures ! Inconvénients : Le plus « petit » pèse près de 3 tonnes et coûte 10000 € Il ne s’adapte pas non plus à tous les styles de maison (cela dépend de la configuration et de la distribution des pièces). Mais quand cela est possible, c’est magnifique ! Et sachez que vous pouvez récupérer 50% de votre achat sous forme de crédit d’impôts au titre des économies d’énergie. Un poêle de masse

Mais n’oublions pas que des appareils traditionnels en fonte dits « à haut rendement », généralement d’origine britannique ou scandinave, tels que poêles ou cuisinières au look assez « rétro » peuvent permettre à la fois de faire la cuisine, de chauffer l’eau sanitaire et de faire fonctionner le chauffage central de toute la maison. Ce sont de merveilleux instruments pour une maison de campagne, peu envisageables en milieu urbain pour les plus gros. Combinés à un chauffe-eau solaire pour l’été, ils offrent un confort écologique remarquable. Comme quoi les solutions d’habitat douillet viennent souvent du Nord ! Jean-Paul Amic Quelques sites à visiter : Chaudières à granulés de bois : www.okofen.fr Panneaux solaires : www.technosolar.fr Poêles-masses : www.tulikivi.com

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Habitat durable : construire en bois ! Construire en bois mobilise peu d’énergie et de matière. C’est aussi choisir un habitat sain et faire le pari du confort thermique. Enfin le bois est un matériau naturel facilement renouvelable et qu’on peut désormais traiter avec des produits non toxiques.

Il résiste au feu ! L’intérêt d’une maison en bois réside aussi dans le fait qu’on peut facilement lui adjoindre des extensions en hauteur ou de plain pied. On peut donc commencer son « sweet home » par une surface raisonnable et s’agrandir au fur et à mesure des possibilités financières. A l’intérieur, cet avantage se traduit par la possibilité de créer ou déplacer des cloisons très facilement. Le bois est un excellent isolant thermique avec des performances dix fois supérieures à celles du béton et 350 fois supérieures à l’acier. Le froid ne rayonnant pas par les parois, on peut donc réaliser des économies de chauffage avantageuses. Aussi surprenant que cela puisse paraître, une construction en bois résiste bien au feu. Ce matériau se consume lentement, ne dégage pas de fumée toxique, ne se dilate pas et n’éclate pas à la chaleur. Il répond donc à de sévères exigences en matière de sécurité. Le bois : des qualités esthétiques et mécaniques intéressantes

Si la France est le pays d’Europe possédant la plus grande surface forestière, c’est aussi l’un de ceux où la construction en bois est la moins importante. La construction traditionnelle en brique ou béton offre de nombreux avantages dont celui du prix. Mais le bois possède des atouts qui lui sont propres. Ses qualités esthétiques et mécaniques lui permettent de s’adapter à des terrains pentus ou difficiles et de s’intégrer dans des sites variés et plus particulièrement dans le paysage rural. Sa légèreté facilite une mise en œuvre ne nécessitant pas de gros engins, pas d’eau et donc des chantiers peu bruyants et peu polluants. Les déchets sont facilement recyclables. La préfabrication en usine des différentes parties de la structure limite encore la durée du chantier en plein air. Enfin sa souplesse permet la plus grande liberté architecturale aussi bien pour l’aspect extérieur du bâti que pour la décora24 - Le Canard A-MP - N°13

Les parements en bois Le bois offre une grande diversité d’éléments : planches, tasseaux ou panneaux. Dès lors, les parements extérieurs peuvent prendre une infinie variété d’aspect et font la joie des architectes qui peuvent créer sans contrainte. Les essences prendront toutes les teintes suivant le

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tion intérieure : la charpente, les escaliers, les poutres apparentes, etc. On notera au passage qu’une maison en bois n’aura pas forcément l’allure d’un chalet et que de très nombreux types de revêtements et de parements sont utilisables pour ceux qui souhaitent profiter d’une ossature bois tout en ayant un « look » traditionnel.

Une grande liberté architectuale !


Contrairement aux idées reçues, le bois résiste bien au feu !

travail. Des chercheurs de l’INRA et l’équipe de recherche et développement de la société Lapeyre ont mis au point le procédé breveté « Wood protect » qui protège le bois contre les agressions extérieures en utilisant des réactifs naturels non toxiques. D’ailleurs, dès 2008 un nouveau règlement européen REACH (réglementation des substances chimiques) va interdire les produits les plus toxiques. Le bois ne dégage pas de poussière, de gaz ou d’électricité statique. Il respire et beaucoup de personnes qui connaissent des problèmes de santé (asthme, etc.) apprécient les constructions en bois. Sa structure résiste bien au temps, ne connaît pas les fissures ou l’humidité.

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Combien coûte une maison en bois ? Le prix d’une construction en bois dépend de nombreux facteurs : le terrain, la proximité d’un constructeur, le choix d’un modèle sur catalogue ou sur mesure, le choix des essences et des prestations d’aménagement. Le prix variera selon que le bois est traité ou non, selon qu’il contient des nœuds ou non… Certains constructeurs vous proposent des maisons en kit, d’autres des constructions clés en mains et on comprend aisément que dans les deux cas les tarifs au mètre carré ne sont pas comparables. Enfin les assurances peuvent aussi avoir une influence sur le prix final. Une maison en bois n’est généralement pas moins chère qu’une maigoût du propriétaire : soit des coloris naturels bruns qui deviennent son traditionnelle. Et malgré les différents facteurs de variation, il gris avec le temps et la lumière, soit la gamme sans limite des peintu- est rare de trouver des maisons en bois, clés en main, dont le tarif res, la transparence des lasures ou l’aspect noir des goudrons. au mètre carré est inférieur à 1000 euros. Cela peut toutefois arriver pour des modèles très simples. Vers une chimie verte Sophie Lefloch Certaines essences de bois sont imputrescibles comme le mélèze ou le red cedar. Pour d’autres un traitement est nécessaire. Dans tous Un constructeur près de chez vous ? notre site internet à l’adresse ci-dessous pour trouver un constructeur de maison en les cas il faudra protéger le matériau contre l’attaque des insectes et Consultez bois dans le Sud-Ouest : www.le-canard-gascon.com/bois des champignons. Il existe aujourd’hui des produits naturels pour ce Sites à consulter : www.cogebois.com , www.revonsbois.com

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L’énergie box : gérer ses consommations… Sous l’impulsion de Jacques Allard, Edelia - une filiale d’EDF et du Crédit Mutuel - propose des solutions de maîtrise des consommations d’énergie : eau, gaz, électricité. Avec l’Energie Box, c’est un « compteur intelligent » que vous placez chez vous pour faire des économies. de chauffer telle ou telle pièce. La plateforme Edelia lui fait suivre un bilan mensuel avec des conseils. En cas de problème, elle envoie des alertes par téléphone, par SMS ou par Email. Toute fuite d’eau ou une consommation anormale d’électricité est immédiatement signalée évitant ainsi des dégâts pendant votre absence, voire des dépenses inutiles. Il est intéressant de savoir qu’un filet d’eau dans les toilettes peut vous coûter plus de 150 € à l’année… Trois modèles Trois modèles d’Energie Box sont proposés : une version Ethernet pour ceux qui possèdent l’ADSL, une version RTC pour la connexion au réseau téléphonique et une version GSM/GPRS pour les sites très isolés.

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our profiter de l’Energie Box, il faut être abonné à Internet. En effet, ce compteur intelligent est équipé de capteurs et il transmet à la société Edelia, via le réseau, des informations sur votre consommation d’énergie. Il n’est pas question ici de s’immiscer dans votre vie privée, mais simplement d’analyser ces données pour gérer au plus près vos dépenses et vous alerter en cas de surconsommation ou de présomption de fuites d’eau ou de gaz par exemple. C’est donc une promesse de tranquillité qu’Edelia propose à ses clients, et celle-ci repose sur cinq points : prévoir, collecter, suivre, analyser et alerter. Concrètement, l’analyse des données de l’Energie Box donne au client la maîtrise de ses consommations avec un outil simple qui associe électronique et intelligence. Jour après jour, sur un site internet sécurisé, il peut visualiser l’évolution de sa consommation et voir par exemple qu’il est inutile 26 - Le Canard A-MP - N°13

Un coût et des économies Les services de l’Energie Box sont facturés 5 € par mois pour un service (Tranquil’élec, Tranquil’eau ou Tranquil’gaz) 8 € pour deux ou 11 € pour les trois services. Le coût de la mise en service de l’appareil et ses capteurs est de 24 €. Ainsi équipé, le client peut voir sa consommation d’électricité ou d’eau baisser de 5 à 10 %, voire plus selon Edelia. Avec en prime la satisfaction d’une démarche écocitoyenne. Pierre Giès www.edelia.fr

JACQUES ALLARD Jacques Allard, Président d’Edelia est diplômé de l’Ecole Centrale de Lyon et titulaire d’un DEA d’énergétique de l’Université Paris VII. Il a longtemps animé le laboratoire de recherche autour de nouveaux services d’EDF. En 2002 il a cofondé EDF Business Innovation avant d’être nommé PDG d’Edelia en 2005.


HQE : la Haute Qualité Environnementale

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On parle de plus en plus de bâtiments aux normes « HQE », c’est-à-dire de « Haute Qualité Environnementale ». Ce label est décerné par une association mais il ne concerne, à ce jour, que des constructions à usage public. Pourtant, indiscutablement, un pas est fait dans le « bon sens » !

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a démarche HQE est une dynamique : Elle entraîne tous les acteurs du cadre de vie bâti à la recherche , à la fois, d’une meilleure qualité de vie et de la préservation de la planète. Elle répond aux deux grands défis de ce début du XXIème siècle : une aspiration croissante de chacun à plus de confort et de sécurité d’une part, et la maîtrise de nos prélèvements de ressources naturelles et d’énergie d’autre part. Telle est la définition que se donne l’Association pour la Haute Qualité Environnementale, créée en 1996 et reconnue d’utilité publique par décret du 5 janvier 2004. L’association n’est à ce jour qu’un organe consultatif L’Association HQE regroupe les acteurs du bâtiment dans le but de développer la qualité environnementale des constructions. Elle est un lieu d’échanges, de concertation, d’information, de formation et d’action. Elle met en réseau les compétences et les expériences des membres au service des projets individuels et collectifs. L’association HQE a deux missions essentielles, - Créer, approfondir, et faire progresser la démarche HQE, en fournissant aux acteurs du bâtiment des référentiels et des méthodes opérationnelles - Accompagner le développement de la HQE, en assurer la promotion et la reconnaissance en particulier par la formation et la certification. Elle est composée d’organismes publics ou collectifs (associations, syndicats) représentant l’ensemble des acteurs du bâtiment : maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre, entreprises, fabricants de produits de

construction, experts, réseaux d’acteurs régionaux, etc., regroupés en cinq collèges assurant la pluralité des points de vue au sein du conseil d’administration. Elle fonctionne grâce à des groupes de travail animés par ses membres, qui élaborent les référentiels, produisent des états thématiques des connaissances, organisent des séances de travail. Elle organise à intervalle régulier des journées ou des séances d’information sur le thème de la HQE. L’association HQE s’appuie également sur un réseau d’organismes spécialisés, qui prennent en charge des missions très spécifiques, comme la certification ou la formation. Ainsi formée, un des premiers buts de l’association HQE a été la mise au point d’un langage commun afin que tous les acteurs impliqués puissent se comprendre entre eux. Ainsi ont été mis noir sur blanc des tas de critères concernant 14 points principaux parmi lesquels on peut citer - la relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat - la gestion de l’énergie, de l’eau, des déchets d’activité - le confort hygrothermique, acoustique, visuel, olfactif - la qualité sanitaire de l’air, des espaces, de l’eau, - etc. Vers une certification des bâtiments privés La démarche HQE propose une méthodologie pour mener un projet. Elle est aujourd’hui complétée par un système d’évaluation, la certification. Celle-ci s’appliquera progressivement à tous les types de bâtiments, neufs ou en réhabilitation. Elle concerne dans un premier temps les bâtiments publics. Mais il est fort probable que cette norme sera applicable, dans un avenir plus ou moins proche à tous les styles de construction et notamment l’habitat privé. On peut affirmer que dans un futur pas très lointain, adjoindre sur un nouvel immeuble d’habitation le label « conformes aux normes HQE » sera, pour un promoteur, un sérieux atout de vente ! Jean-Paul Amic Plus d’info sur http://www.assohqe.org/

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Bistrots du Sud-Ouest O

n fait remonter l’origine du mot « bistrot » à l’occupation de Paris par les Russes en 1814, après la défaite de Waterloo. Les cosaques qui n’avaient – en théorie – pas le droit de boire, se faisaient servir rapidement dans les estaminets en disant « byistro » ce qui signifie « vite » en Russe. De nos jours, le bistrot est devenu une institution bien française, symbole de détente et de convivialité. Mais la désertification des campagnes a provoqué la fermeture de quantité d’établissements. C’est pour lutter contre ce mouvement que des associations comme les « Bistrots de Pays » en Midi-Pyrénées ou les « Cafés de Pays » en Aquitaine ont vu le jour. Elles produisent un effort de communication, établissent des chartes de qualité afin que ces lieux puissent redonner vie à des villages ou des quartiers. Au fil des numéros du Canard Gascon, nous aurons le plaisir de vous en présenter quelques uns en détail. En espérant que vous irez pousser leurs portes ! Bonnes adresses sur Internet :

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www.bistrotdepays.com http://assiettecafedepays.com

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Sympa : le bistrot de l’Auzoue à Courrensan (Gers) Entre Eauze et Vic-Fezensac, au cœur de l’Armagnac le village de Courrensan est perché sur une butte et domine les alentours. Depuis deux ans le Bistrot de l’Auzoue - qui respecte la charte des Bistrots de Pays - a redonné vie à ce lieu magique et pittoresque. Gracia trouve que « pour les gens du coin, c’est fabuleux de pouvoir disposer des services de la Poste jusqu’à 20 h ! ». Animations festives Le Bistrot de l’Auzoue organise des animations festives environ toutes les cinq semaines. « Des fois ce sont des journées à thème autour de la cuisine, mais aussi des concerts, des spectacles. Cet été on a fait une soirée jazz en partenariat avec le Festival de Marciac. Plus récemment un dîner spectacle avec magicien, une journée ‘côte à l’os’. Les gens sont heureux. Ils restent après le repas pour faire des parties de belote… » En novembre, le Bistrot a organisé une soirée Gaillac avec Courrensan est perché sur une des collines du Gers. Ici le château. dégustation de carcasses de canards… orsque l’on arrive à Courrensan par la route de la vallée, on est Le restaurant peut accueillir cinquante couverts, ce qui garde une frappé par la beauté et le prestige du lieu. Le château, aujourd’hui atmosphère conviviale et familiale. Une autre règle de la charte depropriété d’un homme politique en vue, en impose par son architec- mande aux adhérents de promouvoir les produits du terroir. « Nous ture. Et à l’intérieur du village on se sent baigné dans une ambiance sélectionnons des producteurs locaux de Floc, d’Armagnac, de Côte à la fois historique et contemporaine. Car ici les vieilles pierres font de Gascogne et nous présentons leurs produits sans les vendre mais bon ménage avec l’esprit festif. en renvoyant les personnes intéressées chez les uns ou les autres. » L’une des raisons qui rend cet endroit si vivant, c’est la présence du Bistrot de l’Auzoue animé depuis deux ans par Patrick Lassalle et Une cuisine régionale Marie-Isabelle Gracia. Elle est native du village et lui est originaire de Marie-Isabelle assure la cuisine. Elle propose un menu-type à base Panjas. L’établissement appartient à la commune et se compose d’un de canard. « J’ai aussi quelques spécialités que les clients apprécient bar, d’un restaurant et d’une épicerie. particulièrement dont la brochette de lotte au foie gras sauce orange. Patrick et Marie-Isabelle, restaurateurs de profession, ont trouvé ici C’était un pari que d’allier un poisson avec du foie et d’ajouter un l’opportunité de monter un véritable projet. « L’Auzoue est la petite rivière qui sépare le Bas-Armagnac de la Ténarèze », explique Patrick Lassalle. « Et comme je suis Gascon, je défend les valeurs de l’Armagnac, c’est pourquoi j’ai choisi ce nom ! ».

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Les bistrots de Pays Les Bistrots de Pays ont formé une association qui aide à faire revivre les villages en donnant un coup de pouce à ceux qui acceptent d’animer ou de réanimer un commerce tombé en désuétude ou disparu. Une charte a été définie que les adhérents s’engagent à respecter. Elle stipule de nombreux points intéressants. « Nous devons être ouverts toute l’année et proposer les services de base qui manquent dans le village : dépôt de pain et de gaz, tabac, épicerie et point Poste. Notre épicerie multi-services propose déjà 400 références. » Marie-Isabelle

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Marie-Isabelle Gracia et patrick Lassalle : ils donnent de la vie au village !


bons rouges sur les régions du Condomois et du Vicois comme le Domaine de Ouardère à Lannepax, de Josiane et Didier Loss , le Domaine de Pellehaut à Montréal-du-Gers et également le Domaine de Laguille, Guy Vignoli à Saint-Amand qui a un très bon rouge et un blanc en Gros-Manseng vraiment excellent. En vin blanc, mon coup de cœur c’est la Cuvée Saint-André du Domaine de Joÿ à Panjas.»

Au coeur du village : un bar, un restaurant et une épicerie dans un seul lieu !

fruit par dessus ! C’est succulent…» Le restaurant fonctionne midi et soir et ne ferme que le mercredi. « Il y a beaucoup de monde le week-end » ajoute Patrick. « Ici les gens aiment sortir au restaurant le week-end. Marie-Isabelle adore faire la cuisine. Tout est fait maison, même les pâtisseries. Et moi je m’éclate à faire le service et à recevoir. Nous sommes des épicuriens dans l’âme ». Les petits vins régionaux Patrick Lassalle est traditionaliste et il aime conseiller les vins du coin : « Je propose à mes clients des Côtes de Gascogne. Nous avons de très

Le coup de pouce du Pays d’Armagnac Les petits bistrots de province étant l’âme des villages, de nombreuses structures associatives ou officielles se mobilisent pour les soutenir et les faire connaître. « Nous avons des partenariats très intéressants pour nous aider avec les syndicats d’initiative, les offices de tourisme, la maison de pays, la maison de la région à Toulouse et bien sûr, l’association de Pays d’Armagnac. » Enfin si l’envie vous prend de séjourner dans ce magnifique coin du Sud-Ouest, Patrick et Marie-Isabelle sauront vous conseiller pour vous loger dans des chambres d’hôtes aux alentours, chez des amis qui savent ce que bien vivre veut dire ! Jean-Louis Le Breton Le Bistrot de l’Auzoue – 32330 Courrensan Tél. : 05 62 06 84 45

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Le relais de La Vère à Le Verdier (Tarn)

Ouvrir un bistrot à bière au pays du vignoble de Gaillac, c’est le pari engagé par Anne Depelchin, une « Chti » (elle est d’Hazebrouck dans le Nord) émigrée dans le Tarn et installée dans le petit village appelé Le Verdier, dans la vallée de la Vère, au nord de Gaillac. inscrits sur leur site internet. Toute une aide promotionnelle non négligeable . Et puisque je venais du Nord, j’ai eu l’idée de créer un bistrot de style nordiste, ce que l’on appelle chez nous un estaminet. Ce n’était pas évident en plein pays cathare » ! Des dizaines de bières à la carte Le Relais de la Vère propose les boissons traditionnelles à sa clientèle (sans oublier le vin de Gaillac) mais le bar est fort bien pourvu en bières du Nord de la France (des petites marques pas toujours connues dans le Sud comme la « Goudale » ou les « Trois Monts ») L’ambiance des estaminets des Flandres ! et il propose en outre la totalité des bières artisanales produites par ette petite région a pris pour nom « Vignoble Gaillacois, Basti- les micro-brasseries du Tarn. Connaissez-vous la « Clandestine », la des et Val Dadou » autour de Graulhet, Labastide de Levis, Albi, « Tarnea », la « Tolosa », la « Karland », « l’Oxit » ou encore la bière Cordes sur Ciel, Puycelsi. Une zone très fréquentée par les touristes, des « Frères Brasseurs de Carmaux » ? l’été . Anne travaillait dans le commerce de parfumerie dans le Nord Côté restauration, on trouve normalement les plats de chez nous, de la France. Un jour, elle décida de venir vers le sud et son soleil. mais de temps en temps –ou sur commande- vous pouvez déguster Elle était attirée par l’idée d’ouvrir un bistrot de village qui pourrait une carbonade flamande ou un « potjevleisch » (un plat en gelée avec être aussi un lieu de rencontre pour les habitants et les touristes, du lapin, du poulet, du veau et du porc), servi évidemment avec des un lieu d’animation. Elle aboutit d’abord dans le Comminges et fit frites ! alors la connaissance du réseau des « Bistrots de Pays » dont les buts correspondaient tout à fait à ses aspirations. Puis une opportunité se fit jour dans le village du Verdier et elle décida de venir s’installer à temps complet dans le Tarn, accompagnée de sa «mascotte », son setter irlandais « Sunny ».

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Un estaminet nordiste en pays cathare Elle reprit alors le Relais de la Vère, bar-restaurant et station-service à la fin de l’année 2004 et adhéra à la chaîne des « Bistrots de Pays ». « Pour nous installer » précise Anne Depelchin, « nous ne touchons aucune subvention, aucune aide financière. Par contre, l’établissement est référencé dans des plaquettes touristiques éditées par l’association . Nous recevons des sets de table au nom des « Bistrots de Pays », des panneaux à apposer sur le bâtiment. Nous sommes Anne Depelchin et «sunny» !

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« Régulièrement, j’organise des soirées moules-frites » précise Anne Depelchin. « Cela plaît bien à tout le monde » ! La décoration de l’établissement respecte le style des estaminets des Flandres avec des vieux meubles, des collections de bouteilles et de chopes de bières, toutes sortes d’objets chinés ça et là dans diverses brocantes. Alors, vous cherchez un peu de dépaysement ? Rendez donc visite pour un verre de bière ou un dîner au Relais de la Vère au Verdier (Tarn). Avec le sourire, les cheveux blonds et les yeux bleus de la patronne, vous pourrez vous croire, quelques instants, du côté de Lille ou de Saint-Omer. Un voyage pour le prix d’un demi de bière ! Jean-Paul Amic Le Relais de la Vère 81140 Le Verdier Tel 05 63 33 95 87 (fermé le samedi) www.lerelaisdelavere.com


Le café Tortoré à Labastide d’Armagnac (Landes) Ici on sert le canon de mère en fille, dans un bistrot qui n’a pratiquement pas bougé depuis l’avènement des congés payés. Un décor dans son jus pour déguster un « p’tit noir » que Colette Tortoré vous sert dans un verre, tandis qu’accoudés au zinc, les conteurs de comptoirs y vont de leurs histoires. De quoi enthousiasmer un Jean-Marie Gourio qui, pour le coup, pourrait être tenté de nous remettre une tournée de ses brèves. Allez santé !

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e la place Royale, qui dit-on ici, inspira la place des Vosges de Paris, vous allez jusqu’à la salle des fêtes, là fermez les yeux pour ne pas trop la voir (elle est sinistre) mais rouvrez les en arrivant dans la venelle pompeusement baptisée rue Bataille. Vous y êtes ! Au fond, jouxtant une maison à la façade de carreaux de ciment superbement décorée, deux enseignes vous renseignent. Sur la plus récente, inscrite en rouge sous une marque de bière on peut lire « Café Tortoré ». La seconde a de la bouteille. Elle indique sur une plaque de fer dont la peinture jaune s’écaille, « Tortoré aubergiste ». On est prié d’entrer dans le café par l’ouverture située sur le côté, donnant sur une charmante petite cour où quelques tables s’étalent sous la treille. On pousse la porte et…coup de cœur garanti pour les amateurs d’authenticité. Avec l’enfilade des deux salles, séparées par une marche on en prend plein les yeux. Des murs en camaïeu recouverts d’affiches de corrida, de publicités d’apéritif (à admirer la superbe vantant les mérites de la Suze) et de tableaux donnent l’ambiance. A droite le vieux comptoir derrière lequel s’alignent les verres, les bouteilles, les mesures d’étain et les casseroles en cuivre. A gauche les joueurs de belotes sont installés autour des tables et chaises de bistro, juste à côté d’une superbe comtoise qui n’en finit pas de compter le temps qui passe mais qui pourtant ici semble s’être arrêté. Christophe Lefébure l’auteur du très beau livre « La France des cafés et bistrots » publié aux éditions Privat ne s’y est pas trompé en consacrant un texte et de nombreuses photos à l’établissement.

Colette bien à l’aise derrière son bar !

L’âme populaire Comme ses parents et grands parents, Colette, une bouteille à la main virevolte du zinc aux tables. Elle sert et récupère la

Dans la salle joueurs de belote et touristes se cotoient dans une bonne ambiance !

monnaie qu’elle range dans les boîtes de sardines qui font office de caisse dans le tiroir du comptoir. Une idée du grand-père, Pierre, forgeron par ailleurs, qui créa la maison Tortoré en 1885. Sa femme Marie tenait le café qui faisait hôtel restaurant et lui, allait chercher les clients à la gare en calèche. A l’époque, Labastide était une station thermale prisée où il y avait un train, un casino et dix-huit cafés… C’est tout naturellement que le fils, Henri, et son épouse Hélène, prirent la relève jusqu’au tour des petits enfants. Aujourd’hui il n’y a plus qu’un seul café à Labastide. Et c’est Colette qui perpétue l’institution. A 75 ans elle a toujours bon pied, bon œil. Pour servir et faire le taxi, ce qui est aussi une tradition dans la famille. Depuis la parution du livre de Christophe Lefébure, la maison Tortoré est devenue un lieu « branché ». On y vient d’un peu partout l’appareil photo en bandoulière. Des touristes et des curistes côtoient les habitués ce qui ne perturbent ni les joueurs de belote, ni Colette qui veut garder à son bistrot son caractère populaire. Comme en témoigne le tarif des consommations : 0,80 € pour un café, 0,90 € le petit blanc. Pour le floc, un autre apéro ou la bière comptez de 1,25 €à 1,50 € « Si je ne suis pas riche maintenant, c’est que je ne le serai jamais » dit avec philosophie Colette qui met un point d’honneur à ne pas augmenter ses prix. Une jolie façon de mettre la tournée générale au service de la convivialité. Jacques Furlan Café Tortoré - 40240 Labastide d’Armagnac

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Le bistro du sommelier (à Bordeaux) (1)

C’est l’un des restaurants les plus courus de Bordeaux. Hervé Valverde, personnage haut en couleurs, en a fait un lieu convivial. Et dans une salle isolée, il reçoit également le Bordeaux Havane Club : les irréductibles du cigare !

Coup de pouce aux appellations La carte des vins est à 80% Bordelaise. « Nous avons décidé de travailler les appellations. Pendant un mois, on en présente une à fond. Ca peut être les Pessac-Léognan ou les premières Côtes de Bordeaux et on reste dans une gamme de prix raisonnable. La majorité de notre clientèle achète ici un vin entre 18 et 40 euros. »

Dans le quartier Meriadeck, une ambiance conviviale...

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oilà vingt ans qu’Hervé Valverde a créé le Bistro(1) du Sommelier à Bordeaux. « J’ai d’abord été sommelier chez Dubern, un restaurant étoilé de Bordeaux pendant quinze ans. Puis j’ai voulu monter mon affaire. Dans les grands restaurants il y a des brigades avec en cuisine des sauciers, des poissonniers, des maîtres d’hôtel en salle, des chefs de rang, etc. J’ai voulu démocratiser les grands vins en créant mon restaurant bistrot, ce qui ne se faisait pas à l’époque. Depuis j’ai évolué en mettant plutôt l’accent sur la convivialité. » Cuisine de tradition Il a complètement relooké son établissement avec l’architecte Claude Marty. Pour son projet, il a reçu le soutien financier de nombreux châteaux, les banquiers traînant les pieds (comme trop souvent). Avec une équipe d’une vingtaine de personnes il propose une cuisine du sud-ouest. Le canard des Landes, les produits de saison, fruits, légumes et poissons sont les vedettes de sa carte. « Tout est fait maison : les confits, les foies, les saumons fumés, la découpe des pièces de viande. Et même si le bistrot a aujourd’hui une allure un peu moderne nous sommes restés dans la tradition. On fait souvent des plats en sauce, on propose les escargots à la Caudéranaise (2), par exemple » 34 - Le Canard A-MP - N°13

La culture du havane Hervé Valverde est présent toute l’année dans son bistrot-restaurant… ou presque. « Je vais deux fois à Cuba pour mes cigares. J’ai créé un club de cigares il y a une quinzaine d’années. Autrefois le véritable rôle du sommelier était de s’occuper des apéritifs, des vins et des digestifs. Et bien sûr ces derniers s’accompagnaient de cigares. A l’époque il y avait assez peu de choix et les gens s’en fichaient. Mais on a petit à petit découvert que le cigare avait pratiquement la même histoire et la même culture que le vin. » Malgré ses passions pour le bien manger, le bien boire et le bien fumer, il affiche une forme insolente, une santé éclatante et déborde d’activité. « Je pratique beaucoup de sport et à 50 ans je continue de courir, je fais de la musculation et du vélo. J’adore aussi le rugby ! Je suis d’ailleurs Président du Conseil de Surveillance de l’Union. J’ai de la chance, je dors peu…» Hervé Valverde est donc un fonceur qui n’arrête jamais et il termine d’ailleurs l’entretien par un dicton : « qui n’avance pas recule ! » Pour découvrir ce personnage chaleureux et disert, faites un tour… au «bistro du sommelier» ! Jean-Louis Le Breton (1) Oui, c’est bien Bistro, sans « t » ! (2) Avec une farce spéciale mélangeant chair à saucisse et tomate Le Bistro du sommelier, 163, rue Georges Bonnac, 33000 Bordeaux. Tél. : 05 56 96 71 78 www.bistrodusommelier.com

Hervé Valverde. Un fumeur de Havane. Il en reste...


Artisans du Sud-Ouest

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e Sud-Ouest regorge de talents à découvrir. Ces artisans qui travaillent toujours dans l’humilité et réfutent souvent le qualificatif «d’artistes» sont pourtant de véritables créateurs. Cette rubrique est la leur. Dans ce numéro, nous vous invitons à découvrir un souffleur de verre qui est un véritable magicien de la couleur et une vannière aux doigts de fée...

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Carlos Vieira, souffleur de Verre à Pissos Travailler le verre est un métier à part qui requiert des qualités physiques et imaginatives. Carlos Vieira, souffleur de verre à Pissos, en a fait un art. Entre création et utilitaire Le travail de Carlos Vieira se partage entre création pure (sculptures, vases, flacons, plats, lampes…) et objets utilitaires (carafes, pichets, services de verres). « Très jeune, Carlos avait déjà un tempérament artistique. Mais ce qui l’a attiré dans l’art du feu et le travail du verre, c’est la rapidité d’exécution qu’on n’a pas en ébénisterie. Dans ce métier on commence et on finit la pièce dans un temps très court.» Il aura fallu une dizaine d’années d’apprentissage à Carlos Vieira pour maîtriser son art qu’il pratique depuis trente ans. Chaque geste est important, mais la dextérité n’est pas seule en compte. Le choix des composants, la manière d’utiliser les oxydes (cobalt, sélénium, manganèse, cuivre), le travail sur l’or et l’argent pour créer des couleurs sont autant de techniques qu’il faut dominer. Le style Vieira Avec le temps, Carlos Vieira a trouvé son propre style. Il se caractérise par ce qu’on pourrait qualifier d’effet de « peinture en relief ». Les Carlos Vieira : une façon unique de travailler la couleur et le verre pièces qu’il crée, comme des plats ou des blocs de verre, ressemblent à a famille Vieira est d’origine portugaise. Mais Carlos et Olympe des tableaux où la couleur s’exprime sur différentes couches fondues se sont rencontrés en Belgique où le père d’Olympe exerçait déjà dans l’épaisseur du verre. Cela donne une profondeur unique à ses comme souffleur de verre. « Mon mari qui était à l’époque ébéniste a découvert ce métier avec mon père et ne l’a plus abandonné ensuite » raconte Olympe. C’est elle qui assure l’administratif et le commercial de l’atelier du souffleur de verre et qui répond aux questions car Carlos se sent plus à l’aise avec sa canne de souffleur que devant un micro. (Mis à l’aise, il finira tout de même par participer à notre entretien avec beaucoup de gentillesse).

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Un métier malmené La verrerie d’art en France est en voie de disparition. « C’est un métier très dur et les industriels sont plutôt partis en Inde ou en Chine pour implanter leurs structures. Nous avons perdu la verrerie de Vianne, celle de Bègles et aussi la verrerie Domec à Bordeaux en 1992… Dans l’Aisne et dans le Pas-de-Calais, d’autres verreries ont disparu » raconte Olympe. Cette situation a poussé quelques anciens ouvriers à s’installer à leur compte. C’est le cas de Joël Gallo que nous avions rencontré à Vianne. Dans les Landes, Carlos Vieira est le seul souffleur de verre. Son fils Alexandre vient de s’installer à Louhossoa près de Bayonne… La tradition reste forte dans la famille ! Un bloc de verre soufflé et sculpté

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Détail du fond du plat présenté en photo page précédente

Des effets 3D dans la matière et la couleur !

créations, un côté magique, fascinant et l’œil se perd dans cet uni- tant. « C’est un métier qui coûte cher à exercer… Nous consommons vers onirique. « Carlos est arrivé à un stade de maîtrise des couleurs tout de même quatre tonnes de gaz par mois ! » qui est reconnu par tous les connaisseurs » ajoute Olympe avec une pointe d’admiration mais sans vouloir en rajouter. L’humilité étant Un grand magasin l’une des vertus des artisans d’art dont la mentalité est plus proche de l’ouvrier du labeur que de l’artiste en vogue. Pourquoi le sud-ouest ? Comment la famille Vieira s’est-elle installée dans les Landes ? « Nous aimons la nature. L’endroit nous a plu. Nous avions quitté la Belgique pour Cambrai dans le Nord. Mais la forêt et la campagne nous ont attirés et nous nous sommes installés à Pissos en 1986. » raconte Olympe. Au départ, le couple s’installe dans un garage, puis occupe une bergerie pendant dix ans. Finalement, ils achètent à la commune un très beau bâtiment aujourd’hui transformé en atelier et magasin d’exposition. Pourquoi ne pas s’être installé près du bord de mer où les touristes sont nombreux l’été ? « Ce n’est pas notre style de clientèle », explique Olympe. « le touriste qui va à la plage ne recherche pas forcément ce genre d’objet d’art. Ici, les gens viennent nous voir de toute la région, Bordeaux, Mont-de-Marsan, Toulouse mais plus largement de la France entière. » Dans l’atelier, les fours brûlent en permanence et l’on peut assister au travail du verrier et de son assis-

Le magasin à Pissos

Dans le magasin*, on trouve toutes les réalisations de Carlos. Les blocs de verre et les grands plats sont ses créations les plus audacieuses. Plus traditionnels mais tout aussi beaux sont les flacons de parfum et les lampes façon « Gallé ». Une salle est consacrée aux arts de la table et de grandes étagères chargées de verres à pied, verres bullés, verres cannelés ou craquelés, de carafes, de pichets courent le long des murs de pierre. Les produits les plus demandés sont la lampe, le flacon, le presse-papier : « des produits qu’il ne faut pas négliger car on ne peut pas vendre que des sculptures… Mais malgré tout, la passion reste le moteur de ce métier » Carlos utilise aussi une technique dite « à la pince » pour sculpter des animaux dans le verre. « Je n’ai jamais fait de peinture » raconte Carlos « mais j’ai avec le verre une matière qui me permet de m’exprimer totalement. Je travaille les couleurs et le mouvement. Pourtant on a toujours la surprise en ouvrant la boule de verre de voir le résultat car on ne maîtrise jamais tout à 100%. C’est comme une naissance… » Jean-Louis Le Breton Carlos Vieira, Maison des Artisans – 40140 Pissos Tél. : 05 58 08 97 42

Olympe Vieira présente un plat de Carlos

* Olympe Viera a également aménagé dans le magasin un espace d’exposition des artisans

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L’art et la vannière... Si elle excelle dans la vannerie traditionnelle, c’est dans la création originale et artistique que Christine Dubon exprime le mieux sa passion et son talent pour travailler l’osier.

Christine Dubon dans son atelier

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’est dans son atelier de Castelculier, à quatre kilomètres d’Agen que Christine Dubon exerce son art. Son art c’est la vannerie. Son matériau c’est l’osier qu’elle écaffe, qu’elle croise, qu’elle entremêle, qu’elle tisse pour finalement transformer avec patience les rameaux flexibles du saule en de fabuleux objets usuels ou décoratifs. Originaire d’Agen, Christine Dubon a toujours été fascinée par le travail manuel. Après des études supérieures qui l’ont conduite dans un laboratoire de recherche industrielle, son envie d’indépendance, sa passion pour la création artisanale et son amour de l’art devaient faire complètement bifurquer sa carrière professionnelle. A la naissance de sa seconde fille elle prit un congé parental de trois ans et s’orienta d’abord vers le travail du bois en restaurant de vieux meubles, puis s’adonna au cannage ce qui lui fit rapidement découvrir la 38 - Le Canard A-MP - N°13

Trois paniers en un

vannerie. Ce fut le coup de foudre : « Cela correspondait exactement à ce que je recherchais inconsciemment. La simplicité du matériau, le peu d’outillage nécessaire et surtout le côté magique de tout faire à la main m’ont séduite. Le tressage, la ligature, l’entrecroisement des brins entre eux, j’aime cette manipulation qui aboutit à faire jaillir des objets dont on assume l’esthétisme. » explique cette prestidigitatrice sans illusions : « Mais cela demande beaucoup de travail, de patience et de passion. Sans cela faire ce métier serait impossible. » La rue des artisans d’art En décembre 1997 elle fait un stage de 15 jours qui confirme sa vocation. Six mois plus tard elle passe avec succès l’examen d’entrée à l’Ecole Nationale de Vannerie à Fayl-Billot dans la Haute-Marne.


Formée par un maître vannier, elle décroche son brevet professionnel d’osiériculture ce qui lui permet de se consacrer professionnellement à son art. Depuis trois ans elle a déménagé son atelier du garage de sa maison pour l’installer dans son magasin de Castelculier joliment baptisé « Et si vous osier ». Elle vient y travailler tous les mardis et jeudis après-midi. L’atelier est au fond et, devant, dans une première salle, une exposition permanente réunit des dizaines d’objets réalisés par la vannière. Des paniers de toutes formes, des paravents, des coffres, des tiroirs, des luminaires, des étagères, des malles, des berceaux, des chaises, des fauteuils, des tables… bref un véritable inventaire à la Prévert pour tous ces objets aux formes souvent personnalisées, Christine Dubon recherchant toujours une originalité artistique à travers ses œuvres. Il y a aussi la demande ponctuelle comme l’an dernier où on lui réclamait des paniers à tour de bras, la cueillette des champignons étant tout à fait d’actualité. Il lui arrive aussi de travailler avec d’autres artisans, ferronniers ou ébénistes par exemple. Ces rencontres ont débouché sur l’idée d’un regroupement. C’est ainsi qu’est née l’association « la rue des artisans d’art », qui compte aujourd’hui une douzaine de professionnels travaillant en synergie et organisant des expositions communes.

Cette amphore a nécessité trois jours de travail

L’atelier

Des cours et des stages Au-delà de ses créations, Christine Dubon se livre aussi à la restauration de vieux meubles à des aménagements de magasins ou à la fabrication d’objets de décoration sur mesure. Mélangeant l’osier brun et l’osier blanc elle travaille à l’œil et à la main. Sans gabarit. Comme pour la réalisation de cette superbe amphore qui a nécessité trois bons jours de patience. Ses doigts manient avec agilité la serpette, le sécateur, le poinçon ou la batte pour apprivoiser l’osier qu’elle a laissé tremper afin de l’assouplir. Et il faut faire vite pour que les brins ne sèchent pas. Dans un autre registre, la vannière organise des stages d’une journée à deux semaines pour amateurs ou professionnels. Les cours peuvent être individuels ou collectifs. Si cette passionnée arrive à vivre com- Une chaise au design élaboré plètement de son art, son seul regret est peut être de ne pas pouvoir assouvir l’autre partie de son métier, l’osiériculture. Impossible de cultiver son osier pour des questions de temps et d’espace. Alors elle le choisit chez les meilleurs fournisseurs. En Touraine et en Haute-Marne notamment. « Il me faudrait une vingtaine d’ares pour pouvoir m’occuper d’une oseraie. Et entre la récolte, le traitement et l’entretien il y a trois mois de travail, je n’y arriverais plus » regrette Christine Dubon en faisant s’enlacer des brins d’osier qui n’en finissent plus de danser entre ses doigts. Jacques Furlan. « Et si vous Osier » Atelier exposition de Christine Dubon Au bourg, Grandfonds 47240 Castelculier Tél : 06 78 81 05 26 - Fax : 05 53 87 06 89 E-mail : christine.dubon@wanadoo.fr

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Bien manger et bien boire...

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e qui fait la qualité de la vie dans le Sud-Ouest est sans conteste sa richesse gastronomique et ses multiples producteurs de boissons. Bien sûr le vin et les spiritueux - Cognac ou Armagnac - sont célèbres dans le monde entier. Mais saviez-vous qu’il y a dans notre région de nombreux producteurs de bière ? Preuve que la cervoise préférée des Gaulois n’a pas disparue des traditions. Parfois même, ce sont des Belges ou des Allemands qui viennent ici pour la produire... Et dans le respect des traditions nous vous invitons, comme dans chaque numéro du Canard Gascon, à découvrir une nouvelle confrérie : celle de la Dive Bouteille de Gaillac. Et nous concluerons en partageant un morceau de Roquefort !

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Bière : des brasseurs germano-gascons ! Manfred-Erasmus et Marion Boelderl, deux Allemands installés dans le Gers, produisent des bières brassées à l’ancienne, sur feu ouvert, sans filtrage ni pasteurisation. Blondes, ambrées ou brunes, elles sont garanties artisanales et authentiques ! les « Intermarché » de Condom et de Vic-Fezensac. « Curieusement » déclare Marion Boelderl, « notre clientèle est essentiellement française et un peu anglaise. Nos bières sont faites dans le goût français et non allemand ! ». La blonde est produite toute l’année ainsi que l’ambrée – moins forte et plus goûteuse – qui plaît particulièrement aux dames. La brune est faite en fin d’année (« Bière de Noël ») et au printemps (« Bière de Mars ou de Pâques »). « Nous préparons pour l’été prochain une bière blanche (faite au blé), très désaltérante (que l’on appelle Weiss Bier en Allemagne) » ajoute encore Marion qui a défrayé récemment la chronique par sa grève de la faim devant le Mac Donald d’Auch pour protester contre la suppression d’une barrière, menant à sa ferme, par la municipalité de Bezolles. Une question de Marion Boelderl : «Notre bière a la qualité d’un produit bio...» chemin communal. Aux dernières nouvelles, les choses sont en voie urieux destin que celui de ce jeune couple allemand, originaire de règlement. de Nuremberg, en Bavière, arrivé dans le petit village de Bezol- Pour conclure, Mme Boelderl rajoute : « Notre bière a la qualité d’un les, dans le Gers, il y a maintenant dix ans. Manfred-Erasmus était produit Bio puisqu’elle est produite à partir de l’orge que nous cultiingénieur en électronique. Son épouse, Marion, gérante d’une société. vons nous-mêmes selon les règles mais nous ne voulons pas dépenser Ensemble, ils ont décidé de tout quitter, de venir s’installer en France, 1 500 € pour obtenir, annuellement, la certification Ecocert ; nous de vivre à la campagne et de devenir fermiers-producteurs de bière ! Il serions obligés de répercuter cette somme sur le prix des quelques faut dire que le grand-père de Manfred-Erasmus avait été brasseur en milliers de bouteilles que nous produisons chaque année. Nous préAutriche et que le jeune homme avait suivi quelques stages brassico- férons satisfaire les consommateurs qui nous font confiance » ! Jean-Paul Amic les dans la région de Munich.

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La Forge de la Bière Arrivé en Gascogne, il suit une formation de jeune agriculteur au Château de Mons et crée sa brasserie, « La Forge de la Bière », en l’an 2000, avec l’aide de la Chambre d’Agriculture et du Conseil Général. Pourquoi la Forge de la Bière ? « Ce nom nous plaisait bien car il inclut le mot orge (céréale avec laquelle on élabore la bière), qu’il évoque l’idée de création artisanale et que le forgeron – comme le brasseur- travaille avec les quatre éléments : l’eau et le feu, la terre et l’air. Pour le goût français ! Marion, quant à elle, s’occupe de la commercialisation en vendant directement les canettes de bière sur les marchés de la région : à Samatan le lundi, Fleurance le mardi, Auch le jeudi, L’Isle-Jourdain et Nérac le samedi. Les bouteilles sont aussi proposées en permanence dans

Marion et Manfred-Erasmus Boelderl, La Forge de la Bière, 32310 Bezolles Tél/fax : 05 62 28 94 17

Un produit original : de la bière de campagne !

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Le Roquefort : roi des fromages ? Une charte de Charles VII accordait des franchises particulières au village de Roquefort-sur-Soulzon (Aveyron), « ce terroir où ne pousse ni pied de vigne ni grain de blé ». L’ingéniosité, l’âpreté au travail et une certaine technicité des habitants de l’ancien Rouergue ont su élaborer un produit de luxe à partir de terrains infertiles, seulement dévolus à l’élevage des brebis. « Le Roquefort est le Roi des Fromages » disait déjà Diderot dans ses écrits ! bout de pain de seigle, dans une petite grotte. Au retour des bras de sa belle, il aurait trouvé le pain moisi et le fromage couvert d’une moisissure bleue qui, après une certaine appréhension, se serait révélée délicieuse au goût. En fait, les fromages (en pains de 3 kilos) sont élaborés dans des laiteries selon des procédés classiques. Il faut environ 25 litres de lait pour faire un fromage. On les transporte ensuite dans les caves de Roquefort où on va les ensemencer avec du « penicillium roquefortis » (un champignon obtenu à partir de pain de seigle moisi, ou industriellement), après les avoir percés avec un appareil à très fines lames afin que la moisissure pénètre au cœur du fromage. Emballé dans du papier d’aluminium et entreposé ensuite pendant au moins 3 mois dans des caves à ventilation naturelle (par les fleurines), le « bleu » va se répandre à tout le fromage, faisant ainsi sa spécificité. Le penicillium du seigle « Il n’existe pas de roquefort fermier » précise Xavier Bourgon, le Le roi des fromazges, selon Diderot... grand fromager « Xavier » de Toulouse dont le fils François exploite e fromage de roquefort , d’appellation contrôlée depuis 1925, est maintenant la boutique de la Place Victor Hugo. « Ce n’était pas produit exclusivement à partir du lait des brebis de race « Lacaune dans l’habitude locale, et la nécessité de disposer de caves à fleuri» récolté sur une aire appelée « le rayon » qui s’ étend à la zone des nes a concentré le négoce. Deux marques continuent à produire du « Causses » sur les départements de l’Aveyron, de la Lozère, de l’Hé- roquefort traditionnel » continue Xavier Bourgon, « ce sont celles rault, du Tarn et sur une très petite part du Gard, de l’Aude et du Tarn que nous vendons dans notre magasin : Combes-Le-Vieux Berger et Garonne. La production 2005 a été de 18 830 tonnes dont près et Carles. Elles ensemencent les fromages avec du penicillium sous de 20% sont partis à l’exportation (Espagne, Allemagne, Belgique, forme solide, obtenu à partir du pain de seigle moisi. La production USA et Royaume-Uni essentiellement). Le roquefort ne compte plus à plus vaste échelle inocule un penicillium industriel directement au aujourd’hui que 7 firmes de production et commercialisation : Société (maintenant filiale du groupe Lactalis assure près de 80% de la production), Papillon, Gabriel Coulet, Vernières, Carles, Combes-Le Vieux Berger et Fromageries Occitanes. Tous les fromages sont produits dans « le rayon » mais l’affinage se fait exclusivement dans les caves du village de Roquefort sur Soulzon qui disposent d’une ventilation naturelle par des failles géologiques appelées « fleurines ».

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Tout commence par une belle légende On dit que le roquefort aurait été « inventé » par un berger amoureux qui aurait oublié un morceau du fromage de ses brebis à côté d’un 44 - Le Canard A-MP - N°13

Les caves d’affinage


Il y a une saison pour le meilleur roquefort Les brebis agnèlent en novembre ou décembre. Cela veut dire que la récolte du lait se fait entre décembre et juillet. Mais en hiver, les brebis sont nourries au foin, en stabulation. Le fromage fait avec les laits de printemps et les pacages d’herbe fraîche sera meilleur. « De février à mai, c’est la période optimale » dit encore Xavier Bourgon « car vous aurez les fromages élaborés avec les laits de printempsdébut d’été de la saison précédente, la période de la soudure entre les anciens et les nouveaux stocks se faisant vers avril-mai ». Dans tous les cas –et selon vos moyens- vous vous régalerez d’un roquefort artisanal acheté chez un Maître Fromager mais on peut lait. Bien sûr, nous ne vendons que du haut de gamme. Tout est une également trouver de très bons produits de plus grande consommaquestion de prix ! Ce qui fait aussi la qualité d’un fromage –de tous tion. Avec un bon morceau de pain de seigle (par exemple) et un verre les fromages » rajoute Xavier Bourgon « c’est la rapidité avec laquelle de vin blanc moelleux –ou de vieux Porto comme font les Anglaisest traité le lait récolté. Si le camion de ramassage fait une très longue vous direz vous-aussi que le « roquefort est le roi des fromages » ! tournée, il faudra refroidir davantage le lait pour mieux le conserver. Mais contrairement à une fausse idée reçue, le vin rouge n’est pas le On perdra ainsi des arômes qui s’évaporent très vite. L’intérêt est de meilleur ami du roquefort ! faire cailler le lait le plus vite possible après la traite . Mais d’autres Jean-Paul Amic facteurs interviennent aussi : bien sûr la nourriture des brebis, la taille du troupeau ; si les brebis sont stressées car trop nombreuses Merci à la Fromagerie Xavier de Toulouse www.fromages-xavier.com Voir aussi le portail www.roquefort.fr qui donne accès aux sites des 7 fromageries ensemble, le lait sera moins bon ! Toujours la différence entre production industrielle ou artisanale !» Le village de Roquefort-sur-Soulzon

Xavier et François Bourgon, grands spécialistes des fromages !

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La confrérie de la Dive Bouteille de Gaillac ! Le vignoble de Gaillac compte parmi les plus anciens de France, créé dès le 1er siècle, à l’époque de l’occupation romaine. Ce sont ensuite les moines Bénédictins de l’Abbaye St Michel de Gaillac qui ont veillé à la qualité de la production. Dès le 12e siècle, ce vin s’exportait en Angleterre et aux PaysBas et le roi François Ier fit la renommée de ce cru qui ne quitta plus, par la suite, la table des Rois de France. là est le secret de la prestigieuse réussite de notre Confrérie. La Dive Bouteille n’est pas un club fermé mais une grande famille, tout à fait accueillante aux épicuriens dévoués à notre vin de Gaillac ». Un conseil de l’Ordre de 25 membres La Confrérie de la Dive Bouteille de Gaillac est dirigée par un Conseil de l’Ordre de 25 membres ; parmi eux, 24 hommes et 1 femme ! Serait-on « macho » du côté de La dive bouteille au grand complet Gaillac ? « Non » rétorque-t’on ! « Nous a confrérie qui défend ces vins, toujours avons récemment intronisé quatre dames de aussi réputés, compte également parmi les Une famille accueillante la profession » ! plus chargées d’histoire. En 1525, les consuls La « Companha de la Poda » et «l’Ordre de A la tête de l’association (car c’en est une), de la ville de Gaillac créèrent la « Companha la Dive Bouteille » se sont ainsi rejoints à tra- le Grand Chancelier, Jacques Auque, depuis de la Poda » (prononcer de la « poudo »), vers les siècles. La Confrérie est maintenant 1997 ; il est bien sûr vigneron. Il est entouré autrement dit « de la serpette ». Cet outil riche de plus de 3.300 membres à travers le de 3 Vice-Chanceliers, d’un Commandeur, nécessaire à la taille de la vigne était devenu monde. d’un Grand Argentier. La dame, elle, est l’emblème de la corporation des vignerons « Convivialité, échange, désintéressement, art Grande Epistolière ! Les intronisés sont adqui élisait, chaque année, son « rey », à l’oc- de vivre animent ces modernes Bacchanales » mis en tant que « Chevaliers ». Il existe aussi casion du Carnaval. Cette confrérie « avait li- précise la brochure de la Dive Bouteille « et quelques « Officiers ». Tous portent le collier cence et faculté de jouer ses jeux accoutumés les trois jours de carême entrant, de danser et de faire toutes bonnes joyeusetés ». Puis ce groupement fut oublié au cours des siècles…

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Le 2 février 1947 fut créée la Confrérie Albigeoise de Rabelais dont le but était de « regrouper les esprits cultivés, amis de Rabelais, d’encourager les recherches sur son œuvre vineuse, humaine autant que morale et humoristique. De cette association naquit en 1952 l’Ordre de la Dive Bouteille de Gaillac dont le but était de « soutenir les efforts constants des professionnels du vin ». 46 - Le Canard A-MP - N°13

Le défilé de Saint Vincent


distinctif de la confrérie, un ruban rouge et noir avec un cordon doré qui retient le bouteillon de bronze. Il existe aussi des « Ecuyers », c’est un grade réservé aux jeunes ; eux, portent un tastevin en sautoir. Les membres du Conseil revêtent la robe rouge et noire et sont coiffés du tricorne aux mêmes couleurs. Tous bien sûr portent le collier avec le « bouteillon ». Au fait, savezvous que lorsque vous êtes intronisé, vous devez dormir, la première nuit, avec votre bouteillon autour du cou ! Le Grand Chapitre du Gaillac Nouveau

Comme toutes les confréries, l’Ordre de la Dive Bouteille peut tenir des chapitres exceptionnels lors de manifestations de prestige : foires, congrès internationaux à Toulouse ou ailleurs. Au nombre des personnalités déjà intronisées figurent évidemment des préfets, des hommes politiques (Georges Pompidou en fut), des personnalités du rugby (comme le Gaillacois Bernard Laporte), des vedettes du show-business comme Marion Cotillard (qui tient le rôle d’Edith Piaf dans le film sur « La Môme ») ou Patrick Sebastien, Pierre Mondy, etc.

L’intronisation de Patrick Sébastien

Le principal chapitre se tient le samedi de la semaine suivant la sortie du Gaillac Nouveau (comme le Beaujolais, ce vin apparaît sur les comptoirs et dans les magasins le 3e jeudi de novembre). C’est alors la grande fête à Gaillac, avec 300 à 350 convives pour un Dîner de Gala se tenant à la Salle de Spectacle de la ville. Cela correspond généralement au dernier samedi de novembre mais en 2006, les « Assises d’Automne », tel est leur nom, tombaient le 2 décembre. La confrérie se réunit également pour la St Vincent (patron des vignerons), fin janvier, et pour la Fête des Vins de Gaillac, début août.

Un serment d’allégeance pour chaque impétrant Chaque intronisé, présenté par son Parrain (déjà Chevalier) doit prêter serment d’allégeance au vin de Gaillac, s’engageant à le défendre en tous lieux et à en boire régulièrement. Il doit alors vider un verre de grande contenance (il peut tenir jusqu’à une bouteille complète) en se faisant aider, si nécessaire, de son parrain. Pour ne pas oublier de défendre le vin de Gaillac, les convives emportent chacun une ½ bouteille de cette appellation. La raison ?

Le menu-souvenir du banquet est imprimé dessus ! Rappelons que les vins de Gaillac se déclinent sous les 3 couleurs : Blanc (sec ou moelleux voire perlant c’est à dire légèrement pétillant), rosé et rouge. Il existe aussi des vins effervescents (produits selon la « méthode gaillacoise », fort ressemblante à la « méthode champenoise ») ; ce sont les seuls vins de ce type en appellation contrôlée dans la région « Midi-Pyrénées », Limoux étant en Languedoc-Roussillon ! Le serment... Souhaitez-vous devenir « Chevalier » ? Il vous suffit de postuler. Vous écouterez alors la phrase suivante après avoir prêté serment : « Au nom de Noé, père de la vigne, De Bacchus, Dieu du Vin, De Saint Vincent, Patron des vignerons, De Rabelais notre Maître, Je vous fais Chevalier de la Confrérie De la Dive Bouteille de Gaillac Puisque vous avez juré de respecter ses lois Et de suivre notre conduite » ! Pour conclusion cette phrase qui est la devise de la confrérie : « Et pourquoi être toujours sérieux puisque tout est éphémère ? » A méditer… Jean-Paul Amic Confrérie de la Dive Bouteille de Gaillac Maison du Vin, Abbaye Saint Michel BP 38 81600 Gaillac Tel 05 63 57 70 60

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Saint Mont : la vigne en fête ! Les fêtes de saint-Mont se dérouleront du 23 au 25 mars 2007. 600 vignerons ouvrent leurs vignobles et leurs chais. On attend plus de dix mille visiteurs dans dix villages différents pour cette 10ème édition !

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’histoire des vins de Saint-Mont a débuté en 1957 lorsqu’une trentaine d’agriculteurs se sont unis pour créer le Syndicat de Défense des Côtes de Saint-Mont. En 1979, sous l’impulsion d’André Dubosc, sont nés « les Producteurs Plaimont ». Ce dernier nom étant inspiré des trois caves coopératives fondatrices : Plaisance, Aignan et SaintMont. Et en 1981, l’Appellation d’Origine VDQS vient couronner le travail de ces vignerons. Un vignoble authentique Aujourd’hui, les Producteurs Plaimont représentent 600 vignerons, 1 200 hectares de vigne (dont 240 en blanc), 65 000 hectolitres et 9 millions de bouteilles dont 35% sont vendues à l’export (25% en Europe et 10% dans le reste du monde). Qu’est-ce qui fait donc le succès de cette appellation ? C’est d’abord le produit. Les terroirs vallonnés de la région sont sous l’influence d’un climat océanique. Les étés sont chauds avec des nuits froides et les automnes doux et ensoleillés. Ces particularités plaisent à la vigne. Sur les pentes tournées vers l’est et le sud se développent les raisins destinés au vin rouge. Côté ouest, la structure argilo-calcaire accueille plutôt Une dégustation au Château Saint-Go les vins blancs.

L’arrivée des moines à Saint-Mont

Château de Sabazan, le Château de la Roque, le Monastère de SaintMont et Esprit de Vigne. Les prix oscillent entre 6,50 et 20 euros, ce qui est raisonnable pour cette qualité. Dans la catégorie Haut de gamme on trouve le Batz d’Autan, le Batz de Tillan, Les Hauts de Bergelle, l’Abadie du Leez, l’Expression du Château Saint-Go, les Crêtes de Tillan et diverses autres étiquettes avec des prix entre 5 et 6 euros. La catégorie Tradition se décline sous de nombreux noms : le Premium de Seillan, le Boiseraie, le Carrieur, le Larcisse, le Duc de termes, le Fleuron de Baradat, En la Tradition, le chemin des Pélerins, les Bastions, etc… Ils coûtent entre 3,5 et 5 euros.

Les fêtes Les fêtes sont l’occasion de visiter une dizaine de villages (Saint-Mont, Le vin rouge représente la plus grosse partie de la production. Il est Riscle, Termes d’Armagnac, Bouzon-Gellenave, Sabazan, Aignan, Luproduit à partir de différents cépages : Tannat, Pinenc, Cabernet piac, Plaisance-du-Gers, Bassoues et Marciac). Une occasion unique de Franc et Sauvignon. Pour le blanc, ce sont l’Arufiat, le Petit Courbu, lier les plaisirs du palais (avec modération) et ceux du tourisme rural. le Petit et le Gros Manseng. Enfin le rosé est obtenu par saignée à Pierre Giès partir des cépages Tannat, Pinenc et Cabernet. Les vendanges sont Fêtes de saint-Mont du 23 au 25 mars 2007. Contact : producteurs Plaimont au 05 62 69 62 87 faites manuellement. Le vin est classé en diverses catégories : Grand Vin, Haut de Gamme, Tradition, Rosés et Blancs secs. Les marchés Dans la catégorie des Grands Vins on trouve le Faîte qui est un très bel assemblage des trois terroirs des Côtes de Saint-Mont. Sa production reste confidentielle avec environ 20 000 bouteilles pour le rouge et 10 000 bouteilles pour le blanc. Elles sont proposées dès leur assemblage en vente en primeur lors des Fêtes de Saint-Mont. A ne pas rater donc. D’autres domaines sont classés dans cette catégorie : le Château du Bascou, le Château Saint-Go, Thibault de Bréthous, le

Jean-Pierre Coffe participant à la mise en perce !

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Jardinage : des hommes et des plantes

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ême si les saisons semblent tourneboulées, dès que le printemps revient on a envie de mettre le pied dans le jardin pour voir la vie exploser de fleurs et de couleurs. La rubrique jardinage du Canard Gascon vous invite à découvrir des plantes mal connues mais magnifiques : les sauges ! Et nous vous prodiguons aussi quelques conseils pour choisir un taille-haie au moment où tout se met à repousser avec vigueur !

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Les sauges : des plantes formidables à adopter ! Si on parle de la sauge, le jardinier peu averti pense à la sauge officinale, ou à la sauge annuelle à grosses fleurs rouges que l’on a beaucoup utilisé dans les jardins de ville. Mais les sauges ne se résument pas à ça : elles sont innombrables – en fait plus de 900 variétés différentes dans le monde – et ces dernières années ont vu apparaître dans les pépinières de nombreuses espèces fort belles et tout à fait adaptées à nos climats.

Salvia guaranitica

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e monde des sauges est tellement riche et varié que chaque jardin devrait en abriter au moins un spécimen. Ces plantes merveilleuses offrent en effet un panel de formes, de couleurs, de hauteurs très vaste et très divers. De la plus petite (Salvia jurisicii, quelques centimètres) à la plus grande (Salvia guaranitica, 2 m et plus) chacune trouvera sa place soit dans la rocaille, soit en massif de vivaces, en bordures ou en fond pour les plus grandes.

de très belles potées, très décoratives aussi bien à l’extérieur qu’en véranda. Toutes les couleurs sont représentées dans la gamme des sauges, du blanc pur pour Salvia argentea au noir profond de Salvia discolor, en passant par des jaunes tendres, des roses vifs ou pâles, des rouges éclatants, des bleus clairs ou foncés, toutes les nuances de violets, quelques rares oranges et même des bruns. Quel choix immense !

Ce sont également d’excellentes compagnes pour les rosiers aux pieds Les sauges sont de plus des plantes aux parfums très variés, qui emdesquelles elles s’épanouissent avec bonheur. On peut aussi en faire baument le jardin. Certaines ont des parfums très surprenants, telle 52 - Le Canard A-MP - N°13


Salvia discolor dont le feuillage rappelle le cassis, ou Salvia elegans qui sent l’ananas. Coupées en fines lamelles, quelques feuilles parfumeront vos salades de fruits. La culture de la sauge est relativement aisée. Pour une réussite assurée, plantez-les dans un terrain bien drainé, ensoleillé et riche. À la plantation, mettez un lit de graviers dans le trou de plantation, puis mélangez de l’humus ou du fumier bien décomposé avec la terre du jardin. Il faudra arroser régulièrement après la plantation, pour assurer une bonne reprise. Une fois bien implantées, les sauges résistent bien aux étés chauds et secs, un véritable atout par les temps qui courent.

Salvia «Van Houttii»

La multiplication des sauges se fait soit par semis, soit par divisions de touffes pour les herbacées, ou par boutures pour les arbustives. Le bouturage peut être un moyen sûr de conserver des espèces un peu fragiles qui risquent de geler en pleine terre. Il est facile pour la plupart des sauges, mais peut s’avérer délicat pour certaines plus capricieuses. Entre la modeste sauge des prés, Salvia pratensis et les belles mexicaines un peu frileuses telles Salvia patens ou Salvia buchananii, le jardinier amateur ou collectionneur trouvera, j’en suis persuadée, sauge à son goût.

Salvia «Hadspen»

Salvia involucrata «Bethelii»

Où se procurer des sauges ? Depuis quelques années, les pépinières et les jardineries font de gros efforts pour élargir leur choix de plantes, et en particulier de sauges ; il est donc possible de trouver près de chez soi certaines variétés intéressantes. Toutefois il existe dans le SudOuest, plus précisément dans le Lot, près de Cahors, une pépinière qui en propose plus de 200 ! Mélie Portal et Frédéric Prévot, « Les Senteurs du Quercy » 46230 Escamps. Tél.: 05 65 21 01 67. Marie-Pierre Fournier

Salvia patens

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Bien choisir son taille-haie ! Avec l’arrivée du printemps, la végétation repart de plus belle et nos haies vives ont une drôle d’allure. Elle semblent avoir besoin d’aller « chez le coiffeur » avec leurs « mèches folles » poussant dans tous les sens. Voici quelques conseils pour un bon entretien de ces massifs de verdure.

© TLuke Heffernan - FOTOLIA

courant. Parti d’une prise en 220 volts, arrivé à votre moteur vous n’aurez peut être plus que 210 ou 200 volts. Votre moteur va se fatiguer. Vous ne vous en rendrez pas compte sur le moment mais sa durée de vie sera diminuée d’autant ». Il y a le choix entre des barres de coupe plus ou moins longues en fonction de la largeur de vos haies (entre 45 et 75 centimètres), entre des dents plus ou moins espacées (type « R » ou type « T ») selon la nature des arbustes qui composent votre haie et la taille de leurs branchages, entre poignée fixe et poignée rotative selon que vous tailliez uniquement à l’horizontale ou également à la verticale. Les prix ? Ils commencent à partir de 250 € mais la gamme est très vaste. « Une recommandation » rajoute encore Pïerre Campanini « n’oubliez our Pierre Campanini, grand spécialiste de la motoculture de jar- pas les barres de sécurité qui protègent certains appareils. C’est un din dans le sud-ouest « Les appareils à tailler les haies se divisent « plus » important ! » en fait en quatre grandes catégories. Il faut d’abord faire la différence entre les taille-haies destinés à travailler à votre propre hauteur, ho- Tailler beaucoup plus haut rizontalement ou verticalement et ceux - à perche- qui permettent Nous passons ensuite à des appareils « à perche » (longueur variad’aller couper jusqu’à des hauteurs de 2 ou 3 mètres. Ensuite, dans ble) permettant de tailler beaucoup plus haut, à l’horizontale comme chacune des catégories, il y a le choix entre moteur électrique ou à la verticale. La barre de coupe peut généralement se régler selon moteur thermique. Dernier point important : la longueur de la barre un angle de 135°. Attention, il s’agit d’appareils plus fragiles de made coupe, ses spécificités et, en fonction de cela, la puissance du niement mais permettant un excellent travail là où vous n’auriez moteur ». Mais attention, rajoute Pierre Campanini, « dans tous les pas accès autrement. Dans cette catégorie, les prix commencent aux cas de figure, un taille-haie (ou coupe-haie, c’est la même chose) ne alentours de 500 €. Dans tous les cas, ces matériels évitent le gros sert qu’à éliminer les jeunes pousses et en aucun cas à tailler dans la inconvénient d’avoir à monter des échafaudages toujours hasardeux masse de la haie pour modifier sa forme, sa hauteur. Il ne faut pas ou dangereux ! confondre taille-haie et tronçonneuse » ! Alors, avec de tels appareils, vous pourrez entretenir vos haies comme

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Travailler à votre propre hauteur L’appareil de base se présente avec une barre de coupe reliée à un moteur destiné à actionner le va-et-vient de la lame. Alors, première question, moteur thermique ou électrique ? « Chez nous » précise Pierre Campanini, « nous vendons essentiellement des appareils à moteur thermique. Avec cela , vous pouvez vous déplacer n’importe où dans une propriété sans problème de fil à surveiller. Mais si vous avez un tout petit jardin, notamment en agglomération, le moteur électrique est beaucoup plus silencieux ! Attention, certains peuvent penser ajouter par exemple deux rallonges de fil de 50 mètres mais il faut savoir que plus le fil s’allonge -et plus on multiplie le nombre de rallonges- plus il y a déperdition de

des professionnels et ne pas hésiter à multiplier leur nombre. Les haies apportent vie dans les campagnes, non seulement au niveau de la flore mais aussi de la faune. Elles sont le refuge de toute une vie animale insoupçonnée et garante d’un bon équilibre écologique. Jean-Paul Amic

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Patrimoine du Sud-Ouest

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l est bien connu que les vrais Parisiens ne mettent jamais les pieds sur la Tour Eiffel. Le patrimoine du Sud-Ouest est sans doute l’un des plus riches de France : monuments, musées, mais aussi objets ! Nous vous invitons à découvrir (ou redécouvrir) quelques unes de ces merveilles au fil des pages de cette rubrique. Vous entrerez en Aquitaine par les Portes de Bordeaux, puis nous vous convions en MidiPyrénées à une visite du musée des Beaux-Arts d’Agen. Enfin suivez la saga à rebondissements du fameux «couteau de Laguiole» qui est, lui aussi, une partie intégrante de notre patrimoine !

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Les vieilles portes de Bordeaux Le patrimoine de Bordeaux est riche en monuments. Les portes disséminées dans la ville sont les témoins d’un passé révolu parfois mal connu des Bordelais eux-mêmes.

La porte de la Grosse-Cloche - Photo Thomas Sanson-mairie de Bordeaux

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La porte Cailhau - Photo JLLB

our en savoir plus sur les portes de Bordeaux, nous avons ren- Toutes les portes de la période gallo-romaine ont disparu. » contré Christian Block, conservateur du Musée d’Aquitaine et Annick Bruder, spécialiste du Bordeaux médiéval et auteur d’un livre La porte Cailhau sur le sujet (1). « La première enceinte gallo-romaine qui a défendu La porte Cailhau qui est l’une des Bordeaux date du 4ème siècle. Elle a perduré jusqu’au 12ème siècle plus anciennes de Bordeaux date et elle était percée d’une douzaine de portes. Au début du 13ème de la fin du 15ème siècle lorsque la ville était déjà redevenue française. siècle une extension de l’enceinte a englobé le faubourg Saint-Eloi Mais elle est la reconstruction d’une avec six portes supplémentaires » raconte Annick Bruder. Certaines portes possédaient quatre tours de défense, d’autres six tours. « Petit porte du 14ème siècle qui se trouvait à petit les murs ont commencé à disparaître lorsqu’on a construit la en avant du Palais de l’Ombrière. » troisième enceinte à partir du 14ème siècle. Celle-ci a fait passer la Il ne reste rien de ce dernier qui a été rasé au 18ème siècle, précise superficie de Bordeaux à environ 40 hectares et a rendu obsolète les anciennes fortifications sur lesquelles on a commencé à construire. Annick Bruder Annick Bruder. Grâce à des plans, 58 - Le Canard A-MP - N°13


que jusqu’à la rue Sainte Catherine. Elle ouvrait le passage vers le quartier des jurats, des commerçants et des artisans. A droite était située l’église Saint-Eloi. Sous la domination anglaise, BorLa porte d’Aquitaine deaux était gouvernée par un maire assisté de douze jurats. Elus pour un an ils se réunissaient en conclave le 24 juillet et prêtaient serment (la jurade) sur la croix de l’église. Cette tradition a perduré jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Le rôle des portes

Un détail de la porte Cailhau

on a pu le reconstituer sur ordinateur. Ce palais avait été construit à partir d’une tour de l’enceinte romaine et agrandi au fur et à mesure. Aliénor d’Aquitaine y a séjourné lorsqu’elle était enfant et jeune fille jusqu’à son mariage avec le futur Louis VII. Il a ensuite été beaucoup modifié et servait de siège au sénéchal. » L’ancienne porte Cailhau a protégé la ville pendant la guerre de cent ans. Mais l’actuelle porte Cailhau qui a été construite un peu plus près de la Garonne n’a jamais servi pour la défense. Elle devait à l’origine mettre en valeur la victoire de Fornoue remportée par Charles VIII. Pour Christian Block, « elle a surtout servi d’entrée prestigieuse à tous les grands qui devaient pénétrer dans Bordeaux. Elle présente cependant une architecture défensive avec des mâchicoulis et une salle de gardes. » La porte de la Grosse-Cloche En ce qui concerne la porte de la Grosse-Cloche ou porte Saint-Eloi, dont l’origine remonte à la seconde enceinte, il ne reste que les soubassements des deux tours qui soient du 13ème siècle, le reste est plus récent. Elle était percée dans le rempart double et comportait six tours et deux fossés. Quatre tours, dont on trouve encore des traces, précédaient la porte qui reste actuellement. Elle servait de beffroi (1) à l’hôtel de ville qui se trouvait situé sur la gauche et qui allait pres-

Christian Block précise le rôle des portes récentes de la ville. « Elles permettaient de marquer la limite entre un espace clôt (la ville) et un espace ouvert (généralement la campagne). Pourquoi a-t-on continué à construire des portes au 18ème siècle alors qu’on avait abattu les remparts pour faire des allées boisées ? Le marquis de Tourny (de son vrai Christian Block nom Louis-Urbain Aubert) intendant de la ville dès 1743, a estimé que les portes permettaient tout de même de montrer une matérialisation des limites de la ville. Au 18ème siècle, l’aspect défensif est gommé et ces portes deviennent l’enjeu d’un embellissement. Elles deviennent des monuments par lesquels la dignité de la ville va s’exprimer. La porte d’Aquitaine, la porte Dijeau, la porte dauphine ont joué un grand rôle dans ce sens. » Jean-Louis Le Breton (1) Guide du Bordeaux Médiéval – Annick Bruder – Editions Sud Ouest – 9,90 € (2) le beffroi est un ouvrage de charpente destiné à recevoir des cloches.

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Le musée des Beaux-Arts d’Agen Les toiles de quatre hôtels

Installé dans quatre hôtels particuliers datant de la renaissance, le musée des Beaux-Arts d’Agen propose un parcours passionnant, de la préhistoire au XXe siècle. Des centaines de toiles pour un musée quatre étoiles.

La salle médiévale

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L’escalier en vis

itué en plein cœur de la ville historique, le musée des Beaux-Arts gique, ne dérogeant à cette règle que lorsque des contraintes incond’Agen présente sur 2000 m2 d’exposition quelques 2300 œuvres, tournables nous y obligeaient. Le côté labyrinthique et la taille hupour la plupart léguées par de généreux collectionneurs comme le maine de ce musée ouvert sur des cours intérieures pleines de charme, comte de Chaudorny, les familles Brocq , Esquirol, Mourgue, Aboussan, Scellier de Lample, Monbrison… pour n’en citer que quelques uns. Fondé dans l’esprit des Lumières, en 1876, il occupe d’abord trois hôtels particuliers du XVIème siècle, remaniés aux XVII et XVIIIème. A ces trois hôtels (d’Estrades, de Vaurs et Vergès) un quatrième fut adjoint (l’hôtel de Montluc) en 1970. Classé monument historique cet ensemble architectural constitue un écrin exceptionnel pour les trésors qu’il recèle. Marie-Dominique Nivière devant la tapisserie du mois de mars « D’une façon générale, nous avons recherché un parcours chronolo- d’après un carton de Bernard Von Orley 60 - Le Canard A-MP - N°13


Autoportrait de Goya - Photo Musée des Beaux Arts

La vénus du Mas d’Agenais

font que l’on se sent ici comme dans la maison d’un collectionneur» également leur place sur les cimaises du musée. Mais la pierre anguexplique Marie-Dominique Nivière, la conservatrice, en nous guidant laire du parcours des salles consacrées à la peinture demeure le riche dans le dédale des salles qui s’entremêlent. ensemble d’œuvres espagnoles dont cinq superbes tableaux de Goya qui attire un public très averti. S’il est impossible d’être exhaustif tant les œuvres sont nombreuses Goya dans le parcours espagnol Considéré comme l’un des plus riches du Sud-ouest, le musée des (le fonds est constitué de près de 30.000 pièces servant à faire tourner Beaux-Arts d’Agen, avec ses peintures, ses sculptures, ses meubles et les expositions), cet inventaire artistique serait impardonnablement ses faïences européennes, offre un exceptionnel panorama de l’his- incomplet si nous n’évoquions la magnifique salle médiévale et l’entoire de l’art. De la préhistoire au XXème siècle. Au fil de la visite semble de la section archéologique composée d’objets provenant de on découvre d’admirables natures mortes flamandes et hollandaises sites lot-et-garonnais. avant de se laisser séduire par les peintures du XVIIème siècle français On prendra le temps d’admirer la collection des époques celtiques (Champaigne) et italien (Le Tintoret) ainsi que par la collection de et gallo-romaine ainsi que les trésors d’une très belle donation d’arportraits des ducs d’Aiguillon (Greuze, Oudry, Drouais, de Troy, Van chéologie orientale composée d’objets allant de l’âge du bronze aux croisades, provenant du Liban et de Syrie. Loo, Nattier…) Le XIXème français est représenté par de nombreux grands maîtres Ajoutons que le musée est aussi un espace culturel vivant avec, tout de la peinture comme Courbet et Millet, des paysagistes de l’école de au long de l’année, un riche programme d’animations culturelles, Barbizon dont Corot et des peintres impressionnistes, tels que Bou- de conférences, de rencontres et d’ateliers artistiques d’un excellent din, Sisley, Caillebotte et Lebourg… Des peintres français du XXème niveau. Jacques Furlan (photos J. Furlan et Musée des Beaux-Arts d’Agen) siècle, en particulier Roger Bissière et François-Xavier Lalanne ont Le Canard A-MP - N°13 - 61


La saga des couteaux de Laguiole La commune de Laguiole, aux limites nord de l’Aveyron, aux portes du Cantal et de l’Auvergne, est célèbre par son fromage servant notamment à élaborer l’aligot, par son grand Chef Cuisinier Michel Bras (3 étoiles au Michelin) mais surtout par ses couteaux. de percer la panse de ces dernières en cas de « gros ventre » du au broutage intempestif d’herbes à forte fermentation. Il devenait, à tout moment, le complément indispensable du paysan ! Devant le succès obtenu, une trentaine de jeunes hommes locaux se dirigent sur la même voie et Laguiole devient vite une des capitales de la coutellerie française, faisant travailler plusieurs centaines de personnes. La boutique Calmels Pierre-Jean Calmels décède en 1876. Son fils Pierre prend la relève. ierre-Jean Calmels était fils d’aubergiste, à Laguiole en 1828. La Dès 1880, suite à la montée à Paris de nombreux Rouergats et Canterre était pauvre en Aubrac et de nombreux jeunes hommes lo- taliens installés dans la « limonade » et la restauration, il est décidé caux allaient se louer comme bûcherons en Catalogne. Un jour, un de rajouter un tire-bouchon au « Laguiole » de base, très utile dans des convives attablés sort un couteau qu’il avait ramené d’Espagne, cette profession de « bistrotier ». Le couteau de Laguiole devient en vogue chez les patrons de bistrots et les affaires de notre une « navaja ». Pierre-Jean est fasciné par cette lame de coutelier sont florissantes. Mais il décède en 1887 ; son forme dite « yatagan » bien spécifique ; mais la navaja fils Jules, déjà la 3e génération, prend la relève et n’est pas repliable, ce qui donne envie à notre jeune fait encore développer l’entreprise. Il disparaîtra homme de reproduire l’objet en l’améliorant. Il va en 1930, laissant deux fils, Jules et Pierre. L’aîné voir un de ses oncles qui est serrurier et, ensemJules s’installe à Rodez où son fils est toujours ble, ils se mettent au travail. Nous sommes en coutelier. Le cadet Pierre, tiendra la boutique de 1829 : Pierre-Jean Calmels vient d’inventer le « LaLaguiole jusqu’aux années 60. Actuellement, ce guiole », tel que nous le connaissons aujourd’hui. sont ses filles, Nicole et Catherine, la 5e génération C’est un couteau repliable, dit « à cran forcé » ; ce de Calmels, qui dirigent encore le célèbre magasin. n’est pas un cran d’arrêt qui verrouille la lame quand On peut dire que l’histoire de cette famille s’identifie à elle est ouverte mais seulement une excroissance qui rend l’histoire du « Laguiole ». Mais il faut citer aussi les noms de Pagès, sa fermeture plus difficile, une fois ouverte ; il faut appliquer une force plus grande pour le replier. Pierre-Jean a tout juste 16 ans et il Glaize, etc. s’installe comme coutelier. De la forge artisanale à la petite industrie Les années 30 voient Pour les Paysans de l’Aubrac Dès ses débuts, le couteau de Laguiole prend sa forme actuelle avec culminer le succès du « la lame « yatagan » et son manche galbé, tenant bien en main et Laguiole » ; des forges artirappelant, dit-on, la cambrure d’une jambe féminine. Notre jeune sanales, on est vite passé à homme réalise quelques pièces destinées à une clientèle très aisée, une petite industrie. Mais avec un manche en ivoire, mais le gros de sa production est destiné les ateliers aveyronnais aux paysans de l’Aubrac avec un matériau courant dans la région n’ont pas su se moderniser au tournant du 20e siècle. Le village de Laguiole au 19ème siècle pour élaborer les manches, de la corne de vache ! A partir de 1840, les « Laguioles » sont équipés d’un poinçon qui Par contre, la petite ville permettait de réparer les lanières de cuir des attelages, d’enlever les auvergnate de Thiers (distante d’environ 150 kilomètres) a su s’équipierres incrustées dans les sabots des chevaux ou des vaches voire per de marteaux-pilons . La production de couteaux de Laguiole est

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La nouvelle forge

donc « délocalisée » (on ne connaissait pas encore le mot) à Thiers. Seules les pièces de prestige étant réalisées dans l’Aveyron. C’est l’époque où un « Laguiole » de moins bonne qualité (entièrement conçu et fabriqué à Thiers) part à la conquête du monde. Le couteau manque d’y perdre son identité réelle. Il s’en faudra de peu… Le renouveau des années 80 Le snobisme a parfois du bon. Au début des années 80, il est chic, dans les endroits parisiens à la mode, de sortir de sa poche et d’exhiber un Laguiole de qualité, ce couteau fait à l’origine pour les paysans. Le couteau aveyronnais revient à la mode. Pourtant il ne restait plus que deux magasins sur place dont celui de Calmels, bien sûr. Et ça repart ! Les élus locaux s’indignent que le « Laguiole » qui porte le nom d’une commune de l’Aveyron soit en réalité fabriqué à Thiers (Puy de Dôme). A partir de 1985 réapparaissent des ateliers de montage. Dès 1988, deux forges fabriquent en Aubrac les pièces nécessaires à la fabrication du célèbre couteau. L’une d’elle, « La Forge de Laguiole », à l’initiative de Christian Moulin et Gérard Boissens, installée en 1987 dans un bâtiment futuriste dessiné par le designer Philippe Starck et dont la toiture s’orne d’une lame de 18 mètres de haut, se lance dans la production de couteaux haut de gamme et d’un aspect modernisé. A la fin des années 90, ce sont plus de 400.000 couteaux faits réellement à Laguiole qui partent à l’assaut du marché. Plus qu’un renouveau, une vraie renaissance ! Les couteaux de Laguiole, aujourd’hui La « Forge de Laguiole » a tiré la production vers le haut. Aux traditionnels manches en corne (l’ivoire est maintenant interdit), elle a ajouté des manches en bois divers (olivier, buis, genévrier mais aussi ébène, palissandre, bois de rose), en marqueterie, en aluminium (design Philippe Starck), en os. Les lignes de certains couteaux ont été confiées à de grands couturiers comme Sonia Rykiel ou Courrèges. Des modèles entièrement nouveaux ont été créés pour les sommeliers,

les fumeurs de cigare (avec coupe-cigare), les fumeurs de pipes (avec bourre-pipe), les joueurs de golf. Le « Laguiole » (à propos, si vous voulez paraître « informé », on ne prononce pas Laguiole avec le « g » mais « layole ») est devenu un objet de grand luxe dont les prix atteignent facilement les 150 euros, voire nettement plus. Le simple canif des paysans est devenu un objet très branché que s’offrent les chefs d’état, les PDG de multinationales. « S’offrent » ? On ne doit jamais offrir un couteau ! C’est une tradition bien ancrée. Cela risquerait de « couper l’amitié ». La personne recevant un couteau doit donner une pièce de monnaie symbolique afin que le couteau reçu ne soit pas un cadeau mais un « échange » contre menue monnaie ! Porté par la mode, les coutelleries de Laguiole ont lancé toutes sortes de couteaux de table, non pliants, mais toujours revêtus de la célèbre abeille qui est un peu leur symbole. Pourquoi une abeille ? Cela fait référence à Napoléon (l’abeille était son emblème) qui aurait ainsi distingué, pour leur grande bravoure, des soldats originaires d’Aveyron. C’est une légende plus ou moins vraie… Mais les temps évoluent. L’abeille n’est plus l’unique emblème des couteaux de Laguiole. Certains d’entre eux sont proposés maintenant avec un ballon de rugby (Coupe du Monde 2007) ou une Coquille Saint Jacques (Le « Chemin du Puy » vers Compostelle traverse l’Aubrac). Oui, Laguiole a su se mettre au goût du jour ! Mais toujours avec de très beaux objets de grande qualité. Alors… Jean-Paul Amic Sites à visiter : www.calmels-pierre.com www.forge-de-Laguiole.com

Couteau à manche en marquetterie

Couteau à manche en olivier

Couteau Philippe Starck

Couteau Sonia Rykiel

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Culture du Sud-Ouest...

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uelle bonne idée que de découvrir les terroirs et les vignobles de France en lisant des polars ! C’est ce à quoi nous convient Jean-Pierre Alaux et Noël Balen, les nouveaux «Boileau et Narcejac» de l’édition Française. Une quinzaine de titres sont déjà parus, ça valait une rencontre. Et bien sûr, comme dans chaque numéro du Canard Gascon, nous vous présentons quelques ouvrages, cd et dvd du cru... Et notre rubrique «coins-coins» en français et en anglais, vous invite à une réflexion sur l’état de la planète.

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Le sang de la vigne Jean-Pierre Alaux et Noël Balen ont choisi le genre du roman policier pour nous faire découvrir des terroirs et des vignobles. Une quinzaine de titres sont déjà parus !

Jean-Pierre Alaux et Noël Balen : des nouveaux Boileau & Narcejac ?

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’est au cours d’un dîner un peu arrosé que Jean-Pierre Alaux et Noël Balen ont imaginé de mettre en scène des polars avec un personnage récurrent : l’œnologue Benjamin Cooker, auteur d’un guide à succès. L’amateur de vins un tantinet averti aura tout de suite établi un parallèle avec Robert Parker. « Au départ nous avions pensé à une série télé du style Julie Lescaut ou Navarro » raconte Jean-Pierre Alaux. Leur idée était de placer un personnage dans le monde du vin. Déjà parce que le décor naturel de la vigne est plaisant en soi, ensuite parce qu’ils pensaient que le vin est un élément universel sur la planète et donc un bon dénominateur commun pour démarrer une série. 66 - Le Canard A-MP - N°13

Elémentaire, mon cher Cooker… « Nous nous sommes dit que les deux personnages les plus connus au monde dans l’univers du vin étaient Robert Parker et Michel Rolland qui est le célèbre œnologue de Libourne. A partir de là, pourquoi ne pas imaginer un personnage qui serait lui aussi un œnologue un peu perspicace ? » Ainsi est né Benjamin Cooker qui, dans chaque aventure, se rend dans une propriété pour travailler le vin et se trouve à chaque fois confronté à des situations plus ou moins rocambolesques. « Bien sûr, il met son savoir au service de ses clients, mais aussi au service de l’intrigue. Il n’y a d’ailleurs pas forcément un crime de sang dans chacun de nos livres. » Evidemment le prétexte est plus d’amener le lecteur à découvrir un terroir. Les auteurs se sont tellement pris à leur jeu, qu’il leur arrive d’insérer des personnages réels dans leurs fiction. « Pour ancrer un peu plus notre série dans la réalité, on y place des personnages existants, avec leur accord. Par exemple si vous lisez ‘Pour qui sonne l’angélus’ vous y trouverez Hubert de Bouard, le patron du Château Angelus dans son propre rôle ! Cependant le personnage de Cooker est très différent de Robert parker. D’abord il est britannique, et on le souhaitait ainsi car il n’y a pas de meilleurs ambassadeurs pour les vins que les Anglais… Ils ont historiquement colonisé l’Aquitaine et en connaissent toutes les subtilités.» Ajoutons que l’Angleterre est la patrie de Sherlok Holmes et la boucle est bouclée. Agréables repérages Jean-Pierre Alaux et Noël Balen poussent même le bouchon (si j’ose dire) jusqu’à se mettre en scène eux-mêmes dans Boires et déboires en Val de Loire où on les retrouve dans la peau


Petites faiblesses… Noël Balen vit à Bordeaux et partage sa vie entre le théâtre, l’écriture et la musique. Jean-Pierre Alaux réside dans le Lot. « Nous nous retrouvons souvent pour terminer un livre ensemble, mais sinon chacun travaille de son côté et on échange beaucoup par Internet. Mais nous avons nos particularités et nos petites faiblesses : Noël préfère plutôt le Bourgogne, moi le Bordeaux ! On se complète. » Jean-Pierre Alaux, petit fils de vigneron, a oeuvré longtemps dans le monde de la radio et celui de la télé à Toulouse. La plume le chatouillant il s’est mis à l’écrit et a fondé le magazine « Cigares & Co ». Car non content d’être des épicuriens amateurs de vins, Balen et Alaux sont aussi des fumeurs de barreaux de chaise. Très politiquement incorrect face à l’actuel rouleau compresseur anti-tabac, mais c’est si bon…

© brophoto - FOTOLIA

de deux personnages, Léon Latresne et Vincent Dalbas, dont ils se moquent avec beaucoup de dérision. D’ailleurs la plupart de leurs textes sont truffés de références cachées et de jeux de mots droit sortis de l’alambic. A la question « comment travaillez-vous à deux pour écrire ? », Latresne et Dalbas répondent « l’un place les points, l’autre les virgules… ». Alaux en rajoute une couche dans la vraie vie : « l’un est PC, l’autre est Macintosh. L’un écrit la nuit et l’autre le jour ! En fait nous sommes très complices et il y a une alchimie particulière qui nous unit. Ecrire à deux n’était pas évident car chacun a sa vie et son propre rythme. Mais nous partons en repérages ensemble. On va sur les lieux et vous pouvez vérifier, tout est conforme à la réalité jusqu’à la moindre poignée de porte. Du coup tout le monde s’y reconnaît. » Si le décor est chaque fois bien planté, l’intrigue s’inspire aussi souvent de faits divers réels : « après tout, le monde du vin n’est pas plus respectable au niveau des mœurs que celui de la finance ou de l’informatique. »

Bientôt à la télé… Tous les vins dont les auteurs parlent dans leurs récits existent, bien entendu. Ce qui rend d’autant plus facile une adaptation télévisuelle. « C’est effectivement en cours » commente Jean-Pierre Alaux. « Ca se fera théoriquement avec France télévision et une boîte de production que je ne peux citer pour l’instant. On devrait voir ça sur les écrans peut-être en 2008. Le casting est en route. Gérard Depardieu m’a contacté parce qu’il voulait jouer Cooker. Mais pour ne rien vous cacher, lorsque l’on écrit le personnage, Noël et moi ne pensons pas à Depardieu. Evidemment c’est génial parce que Depardieu est l’un des acteurs les plus emblématiques du cinéma français. Mais nous ne le trouvons pas en adéquation avec Cooker… et puis l’idée est d’en faire une série… Du coup la boîte de production a approché plusieurs autres comédiens et les négociations sont en cours avec deux grands acteurs français. Pour l’assistant de Cooker, Virgile Lanssien, l’acteur choisi aura des attaches avec le sud-ouest ! » Aujourd’hui la série occupe la plus grande partie des activités des auteurs. Et si, comme il en est question, ils doivent adapter les scénarios et les dialogues, ça n’est pas près de se calmer. « Tout ça prend une tournure qui nous plaît bien… » conclut Jean-Pierre Alaux. On le comprend et on lève notre verre à leur succès ! Jean-Louis Le Breton Le sang de la vigne - Editions Fayard

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Retour à Séviac

Hervé Alvado Au travers des dix nouvelles qui composent ce recueil, un parfum de terroir et d’authenticité nous conduit sur les chemins de traverse des campagnes du Sud-Ouest, notamment celles du Gers, terre d’histoire et de gastronomie, aux personnages parfois hauts en couleur. Collection histoires d’encre Gencod : 9782912975867 - ISBN : 2-91297586-7 Format : 14,5x20,5 - pages : 134 Prix : 13,00 euros

Journal d’un lâcher prise Les tribulations d’une chercheuse d’emploi de Angèle Zangari

Sauveteurs de la dernière chance Thierry Velu

Plus qu’un métier, c’est une vocation qui anime Thierry Velu, sapeur-pompier et président d’une ONG, le GSCF (Groupe de Secours Catastrophe Français). Au cours du récit, nous découvrons l’action d’un homme à la tête d’une organisation de secouristes bénévoles qui interviennent dans le monde entier. C’est aussi un SOS que lance Thierry Velu pour que vive le GSCF et que perdure son implication dans l’aide humanitaire. Collection lignes de vie Gencod : 9782912975560 - ISBN : 2-912975-56-5 Format : 14,5x20,5 - pages : 272 Prix : 19,00 euros

L’injure de vivre

Humour, autodérision. C’est avec ces ingrédients-là que l’auteur nous apporte le témoignage de son expérience quand, à l’âge de quarante-six ans, elle vient grossir le flot des demandeurs d’emploi. Le coup est rude. Déstabilisée, Angèle sombre. Entre démarches administratives, recherche d’un travail, et nouveaux repères à poser et reposer, son moral joue au yo-yo.

de Brigitte Daunay Issu d’une famille juive aisée Izak Adjoubi se destine à la carrière de médecin. En 1937, il rencontre Élisabeth, une jeune femme d’origine russe au douloureux passé dont il ne tarde pas à tomber amoureux. Deux ans plus tard, la guerre éclate, entraînant Izak et son entourage dans la tourmente. Avec L’injure de vivre, Brigitte Daunay nous brosse le portrait d’une époque en proie au racisme, au préjugé et à l’indifférence.

Collection lignes de vie Gencod : 9782351680261 - ISBN : 2-35168-026-X Format : 14,5x20,5 cm - pages : 162 Prix : 16 euros

Collection manuscrit Gencod : 9782912975355 - ISBN : 2-912975-35-2 Format : 14,5x20,5 - pages : 242 Prix : 16,00 euros

Méthode de relaxation consciente

de Jean-Pierre Niaulon Cet ouvrage didactique, conçu pour être pratique et applicable au quotidien, rassemble douze années de travaux sur la relaxation. Il a pour objectif de mener le lecteur à une autonomie vis-à-vis de la pratique, mais aussi de lui faire percevoir la fragilité de l’instant présent et de l’impermanence. Respect, Refuge, Réminiscences, trois « R » pour se donner de l’air, pour ne plus se donner l’air d’être, mais enfin pour Être. Collection comment réussir au quotidien Gencod : 9782912975485 - ISBN : 2-912975-48-4 Format : 13x20 - pages : 160 Prix : 14,00 euros

Mosaïque de cuisines

Mosaïque des cultures Secours Populaire Français de Tournefeuille (Haute-Garonne) Comment favoriser l’intégration dans notre ville de familles venant d’horizons différents tout en préservant leur identité culturelle ? Comment leur permettre de communiquer, de partager, de devenir solidaires ? Au travers de repas particulièrement conviviaux, nous furent proposées des recettes en provenance de Lituanie, du Cambodge, du Paraguay, de Bosnie, d’Espagne, de Tchétchénie, d’Algérie, du Maroc, de différentes régions de France. Collection culture sans frontière Gencod : 9782912975836 - ISBN : 2-912975-83-2 Format : 17x24 - tout quadri - pages : 88 Prix : 15,00 euros

Cochez les cases des livres que vous souhaitez recevoir, et envoyez cette page accompagnée de votre règlement par chèque uniquement à l’ordre d’ANYWARE à l’adresse suivante : Anyware - Le Canard Gascon - 2, av. du Général Leclerc - 32110 Nogaro NOM : PRENOM : ADRESSE : CP : TEL : MAIL :

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Renvoyez ce bulletin accompagné de votre règlement par chèque uniquement, à l’ordre d’Anyware 68 - Le Canard A-MP - N°13


Livres, CD, DVD... Côté livres LE RUGBY POUR LES NULS François Duboisset & Frédéric Viard 22,90 € - First Editions

C’EST SI TRISTE DE MOURIR A 20 ANS Lettres du soldat Henri Despeyrières 1914-1915 Alexandre Lafon – 19 € - Privat

Côté disques… MICHEL ETCHEVERRY « MES NUAGES ». Editions Agorila (www.agorila.com)

d’histoire et de géographie. De quoi vous donner l’envie, dès les beaux jours, de prendre le volant et d’aller visiter tous les endroits présentés qui ont nom Auvillar, Beaumont de Lomagne, Moissac, Bruniquel, Dunes, Castelsagrat, Lafrançaise, Lauzerte, Verfeil, Caylus, Negrepelisse, Montpezat de Quercy, Castelsarrasin, Valence d’Agen, etc. Une collection à ne pas manquer pour qui aime notre Sud-Ouest ! Et à montrer à tous vos amis. A signaler que sur le même disque figure aussi une version anglaise. Very interesting for our English speaking friends ! L’ENFANT DU CHEMIN de Jean-François Castell – Les Films du Rocher (http://enfantduchemin.free.fr/)

Publié en partenariat avec la Fédération française de rugby à l’occasion de l’organisation de la Coupe du monde 2007 en France, ce livre constitue une formidable introduction au monde de l’Ovalie. Il en détaille l’histoire, les valeurs, les notions et les règles, les techniques et les grandes compétitions. Un supplément spécial « Coupe du monde 2007 » avec les équipes qualifiées, les joueurs à suivre, les stades, le calendrier de la compétition, un résumé des éditions précédentes et des informations pratiques complète l’ensemble. REVIVRE A LA CAMPAGNE John Seymour – 36 € - De Borée Le guide de référence Revivre à la campagne, édité en 1975 par le père de la philosophie de l’autosuffisance enfin réédité et remis à jour ! Tout ce qu’il faut savoir pour vivre de la terre en autarcie complète, tout en respectant la nature : culture, élevage, viticulture , agriculture, utilisation du cheval, transformation des produits de la ferme… Les clés d’une vie saine au naturel qui met en œuvre toutes les règles de l’écologie. Parution prévue en mai 2007

Fils d’une famille de cultivateurs aisés du Lotet-Garonne, Henri Despeyrières quitte Toulouse le 6 août 1914, à 21 ans, pour rejoindre les frontières de l’est. Pendant treize mois, avant d’être tué, il envoie régulièrement des lettres à ses parents. C’est cette correspondance émouvante que nous présente Alexandre Lafon, professeur d’histoire et membre du Collectif de recherche international et de débats sur la guerre de 1914-1918. AUX BEAUX JOURS DE LA COMMUNALE Bernard Briais - 24 € - De Borée Ces pages nous invitent à reprendre le chemin de l’école, à nous asseoir sur les bancs de bois lustrés par des générations d’élèves,

à tremper notre plume Sergent-Major dans l’encre violette... Une évocation émouvante et documentée d’un temps révolu. Bernard Briais est professeur d’Histoire et Géographie et collabore à la revue Historia. Parution prévue : avril 2007

Voici le 18e album du chanteur basque consacré à divers lieux qu’il a l’habitude de parcourir : Madrid, Séville, Mexico mais aussi New York, Reno (car il y a beaucoup d’émigrés basques au Nevada), Bâton-Rouge, San Francisco sans oublier bien sûr le Pays Basque et le Sud-Ouest tout entier (Pays de l’Ovalie). « Notre Ballon » est le titre le plus fort du disque, consacré évidemment au rugby. Cette chanson pourrait bien devenir un air favori de la prochaine Coupe du Monde de Rugby. A noter une reprise de la « Ronde Mexicaine » rendue célèbre par les Compagnons de la Chanson à la fin des années 50. Ainsi que « Aïe pourquoi on s’aime », ancien succès de Luis Mariano. Un disque chaleureux avec une forte coloration nostalgique et « rétro ». Mais avoir des racines identitaires n’est-il pas de maintenir un certain style de musique en dépit des modes et des évolutions ? Tout comme la chanson « Les Palombes », ces évocations n’ont pas d’âge !

Côté DVDs…

SUR LA ROUTE DES BASTIDES Volume 3 « Le Tarn et Garonne » de Dominique Laffitte – Editions Cinematica Media. En vente dans les bureaux de poste de Midi-Pyrénées et Aquitaine.

Voici déjà le 3e volume de cette belle collection, après le Lot et Garonne et le Gers. C’est beau, instructif, bien filmé ; un superbe cours

Quelle belle histoire ! Une histoire vraie, vécue « en direct ». Imaginez un jeune couple : Jean-François et Florence ; la trentaine tous les deux. Lui est né dans le Gers et exerce son métier de photographe et cinéaste en Bretagne ; elle est comédienne. Ils décident de partir de Nantes vers Compostelle, à pied, accompagnés de l’âne Julien, de la chienne Zazie et de sa copine, la chèvre Mirza. Marcher 1600 km avec un tel équipage, en plein hiver 2004, pouvait sembler une folie. Et bien non ! Mais il y a mieux : Flo s’aperçoit, en route, qu’elle est enceinte et elle va néanmoins continuer son périple jusqu’à Compostelle. Nous participons à ce chant d’amour de tous les jours entre les différents protagonistes : Amour entre un homme et une femme, amour entre les humains et les animaux, amour entre les animaux eux-même, amour entre les marcheurs et les gens de passage, amour entre les pèlerins et la beauté de la nature ! Voilà pour la première partie du film. Mais la petite Ondine étant née peu de temps après le retour de Compostelle, ses parents ont fait vœu de repartir sur le chemin, avec elle, dès qu’elle le pourrait. C’est ainsi qu’ils remettent cela à l’été 2005 avec le même équipage plus la petite Ondine (âgée de guère plus d’un an) et plus un 2e âne, Loustic. Et la grande histoire d’amour universel recommence. C’est beau et pur comme un récit biblique ! A ne pas rater. Le monde semble plus beau, après la projection.

rubrique réalisée par J.-L. L.B. et J.-P. A.

Le Canard A-MP - N°13 - 69


Regards Croisés sur l’état de la planète

Pourquoi les religions n’ont-elles pas proclamé que la création est l’œuvre du Créateur et que la souiller et la détruire est une profanation majeure ?

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confrontés à un “hold-up” organisé par des confréries de profiteurs internationaux au détriment de l’ensemble de l’humanité, Nicolas Hulot, lui, prend acte de reproches selonlesquelles “la pensée écologique manque d’alternatives concrètes, de nouveaux modèles à proposer”. Il répond que “les écologistes ne peuvent remplir tous les rôles. Ils ne peuvent à la fois être ceux qui alertent sur les effets ou les risques, ceux qui identifient les causes et ceux qui proposent des solutions. (…..) Surtout quand cette demande s’accompagne d’une certaine forme de piège destiné à prouver que nous sommes de doux rêveurs”. © Pierre-armand Dussex - FOTOLIA

A

insi parle Pierre Rabhi dans l’ouvrage intitulé GRAINES DE POSSIBLES, un échange d’idées entre ce dernier et Nicolas Hulot. Nul besoin, en effet, d’être croyant pour se poser cette question. Pour aussi incantatoire qu’il soit, ce texte constitue un réquisitoire sans merci envers une société qui, depuis maintenant un siècle et demi, pille et détruit systématiquement les ressources naturelles formant le bien commun de l’humanité toute entière. D’origines et trajectoires très différentes, ces deux hommes se distinguent aussi dans leur manière d’évaluer le vaste problème posé par la dégradation de notre environnement, et les possibilités d’y remédier. Pierre Rabhi, lui, parle de la “rage du profit” qui a cours dans la “société de consommation, de surproduction et de gâchis”, tandis que Nicolas Hulot dit avoir choisi délibérément de co-opter cette même société pour mieux tirer la sonnette d’alarme de l’intérieur.

Pierre Rabhi s’étend sur le bilan de l’agriculture productiviste “avec son attirail d’engrais chimiques” aux premiers résultats spectaculaires dont on n’avait pas mesuré les effets à terme sur la biologie du sol. Le bilan : “destruction de l’humus des sols, pollution des eaux; la quantité de pesticides multipliée par un facteur de 25 entre 1950 et 2000, celle des engrais chimiques de 14 à plus de 160 millions de tonnes”. Nicolas Hulot fait remarquer que malgré la disparition de milliers d’exploitations agricoles chaque année, la consommation d’engrais, elle, augmente de 10 % par an. Pierre Rabhi déclare son refus des arguments utilisés par les multinationales pour convaincre les Etats et les paysans de choisir la voie “salvatrice” des OGM. Notant que les organismes génétiquement modifiés sont brevetés, donc des propriétés privées, et que vouloir vendre ces semences à des populations désargentées est une aberration, il demande comment on peut “être dupe d’une telle imposture issue de la coalition de scientifiques grisés par leur capacité à transgresser un ordre génétique, de firmes en mal d’investissements et de profits, et de politiques subordonnés ou ignorants ?” Nicolas Hulot observe que depuis le début des années 80 “l’empreinte écologique” de l’homme a dépassé la capacité de la Terre à se régénérer. Le monde a été divisé en grandes zones de monoculture, les grands équilibres sont rompus et, vérité qui dérange, nous sommes à la croisée des chemins : “les fameux quatre pics – pollution, consommation, population et érosion de la biodiversité – se rejoignent et s’alimentent l’un l’autre avec la même vitesse d’accélération !” Alors que pour Pierre Rabhi nous sommes

Pierre Rabhi déplore le fait qu’au nom de la “sacro-sainte rentabilité, on a adapté la nature à la machine (..) Si des extraterrestres très évolués étudiaient notre comportement”, ditil, “leur conclusion pourrait être que nous sommes très doués, mais aussi très crétins”. Nicolas Hulot, lui, remarque que “quand on observe le parcours de l’humanité, de l’australopithèque à l’homme d’aujourd’hui, l’intelligence de l’homme est une constante. Avec peu, il a toujours réussi à évoluer, et de s’en sortir dans la pénurie, alors qu’il risque aujourd’hui d’échouer dans la profusion”. Nina de Voogd GRAINES DE POSSIBLES – Regards croisés sur l’écologie – entretiens avec Pierre Rabhi et Nicolas Hulot (CalmannLévy, 2005)


An exchange of views

between two leading French environmentalists

© Ludovic Lan - FOTOLIA

Just why do none of the major religions ever describe nature as the work of the Creator, and call its desecration a major form of sacrilege ? of 25, while that of chemical fertilizers has “ecologists cannot do everything, that is to gone from 14 tons to over 160 000”. Nicolas say, handle the job of ringing the alarm bells, Hulot points out that despite the fact that that of identifying underlying causes and of thousands of farms disappear every year, the coming up with solutions(…….) all the more so as such expectations also constitute a bit use of fertilizer rises by 10% a year. Pierre Rabhi says he has no time for the of a trap meant to prove that we are mere multinational companies’ rhetoric in their dreamers”. campaign to induce governments and far- Pierre Rabhi deplores the fact that “for moo speaks well-known ecologist Pierre Ra- mers to opt for “beneficial” GMOs. Having ney’s sake, nature has been adapted to the bhi in the course of his dialogue with observed that transgenic seeds are patented, machine (….) If smart creatures somewhere in another major figure on the French environ- and therefore private property, and that sel- outer space were to study our behavior”, he mental scene, Nicolas Hulot, in the course ling these seeds to destitute populations is says, “they might well conclude that we are of an exchange published in book form as sheer madness, he goes on to wonder “how highly gifted, but utter fools as well”. GRAINES DE POSSIBLE. One does not of on earth anyone can be taken in by the trea- As for Nicolas Hulot, he concludes that course have to be a church goer to raise that chery of this alliance between scientists who “throughout the history of mankind, from very question. And however incantatory this congratulate themselves on having managed the days of australopithecus till today, man’s text may be, it does not mince words as it to breach the genetic order, corporations on intelligence has remained the same. He has takes to task a world that, for the last century the lookout for ways to invest their funds always managed to keep evolving and to and a half, has relentlessly depleted and des- for ever more profit, and spineless, ignorant make do with very little, but he may now well founder in a surfeit of plenty”. troyed the natural resources that belong to politicians ?” Nina de Voogd Nicolas Hulot points out that since the mankind as a whole. Very different in origin and experience, these early eighties, man’s impact on the planet’s GRAINES DE POSSIBLEs – Regards croisés sur l’écologie. two figures also differ in their approach to ecology has overtaken its capacity for rege- Am exchange between Pierre Rabhi and Nicolas Hulot (Calthe alarming degree of environmental degra- neration. The world has been divided into mann-Lévy, 2005) vast zones devoted to single crop farming, dation and what to do about it. Pierre Rabhi speaks of “the frenzy for mone- the overall balance has been upset and, tary gain” that characterizes “our consumer inconvenient truth like no other, we are at society based on waste and overproduction”, a crossroads : “the four major parameters while Nicolas Hulot says he has made a – pollution, consumption, demography and point of co-opting that very society, the bet- the erosion of biodiversity – are all peaking at the same time and feed each other at an ter to sound alarm bells from within. Pierre Rabhi dwells on the results of high- ever faster pace !” yield agriculture “with its arsenal of chemical While Pierre Rabhi feels that we are up fertilizers” and spectacular first crops, whose against a “racket” run by a bunch of internalong-term effects on the soil’s biology did tional profiteers at the expense of mankind not show up till later. The result: “widespread as a whole, Nicolas Hulot goes into the fact destruction of the soil’s substratum, polluted that the ecologist movement is often taken waters, an increase in the use of pesticides to task for “lacking concrete alternatives between the year 1950 and 2000 by a factor and new economic models”. He argues that © Anthony Villalon - FOTOLIA

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Fruits oubliés : patrimoine en danger !

© martinchalou - FOTOLIA

La France ne manque pas de revues faites par des bénévoles passionnés, d’associations et autres petites structures locales vouées à la sauvegarde du patrimoine ancestral en matière de semences horticoles en tous genres, en dépit d’une campagne officielle et officieuse orchestrée pour faire disparaître ce précieux héritage une fois pour toutes.

L

a revue trimestrielle FRUITS OUBLIÉS publiée dans la région Languedoc-Roussillon se consacre depuis plusieurs années à la culture et à des descriptions détaillées de variétés de fruits issues d’exploitations locales selon des méthodes anciennes, ainsi que de variétés tombées dans l’abandon ou l’oubli et redevenues sauvages. Petite encyclopédie du savoir, cette jolie publication qui constitue un authentique service public se trouve aujourd’hui confrontée à une volonté des instances officielles de lui couper l’herbe sous les pieds par le retrait de leurs aides habituelles, à la différence du soutien qu’elles accordent aux stratégies agricoles productivistes jugées plus modernes et rentables. A présent la revue se trouve en difficulté ; son équipe ne baisse pas les bras, mais tout nouvel abonné ou adhérent est le bienvenu. 72 - Le Canard A-MP - N°13

De son côté, l’Association Kokopelli basée dans la même région et qui a pour devise “Pour la Libération de la Semence et de l’Humus” vient de publier un communiqué à la presse annonçant sa décision d’assigner l’Etat Français devant la Cour Européenne de Justice (*). Cette association promeut, conserve et distribue des semences de variétés anciennes, et détient le plus important réservoir génétique français en la matière. Poursuivie par des groupements d’industriels des semences, elle vient d’être condamnée par la Cour d’Appel de Nîmes pour “vente de semences non inscrites”, pourtant autorisées par la directive européenne 98/95, et cela malgré la demande de l’Avocat Général d’une relaxe. Résolument décidée à combattre la “mainmise sur le vivant” que constitue la pratique d’utiliser le patrimoine semencier commun comme base génétique pour la création brevetée d’hybrides et d’OGM, l’Association Kokopelli se pourvoit également en Cour de Cassation. Le texte de son communiqué est disponible sur son site internet. Nina de Voogd FRUITS OUBLIÉS 4 avenue de la Résistance 30270 St. Jean du Gard Tel. 04 66 85 33 37 Courriel : fruits.oublies@wanadoo.fr Site internet : www.fruitsoublies.org (*) ASSOCIATION KOKOPELLI P.I.S.T. Oasis, 131 Impasse des palmiers 30319 Alès Cedex Tel.: 04 66 30 64 91 04 66 30 00 55 Fax : 04 66 30 61 21 E-mail : semences@ kokopelli. asso.fr Site internet : w w w. k o k o p e l l i . asso.fr


Our common heritage is in jeopardy

In France it is not uncommon to come across the kind of little magazine produced by loyal volunteers as well as local groups devoted to the idea of safeguarding mankind’s common legacy in the way of horticultural seeds, to counteract official policy as well as not so overt attempts to do away with this valuable heritage once and for all.

A

press release the other day to publicize its decision to sue the French government before the European Court of Justice (*). This association promotes, preserves and distributes the seeds of ancient varieties, and holds the largest genetic database in all of France. Groups of large industrial seed producers have taken the association to court, and the Appellate Court in Nîmes has recently ruled against it for “selling non-registered seeds” approved by EU directive 98/95, and despite the fact that the Avocat Général had asked for an acquittal. In its determination to oppose the “hijacking of living organisms”, i.e. the use of our common heritage as a genetic base for the creation of patented hybrids and GMOs, the Kokopelli Association is also appealing the ruling in France itself. The text of its press release can be found on its website. Nina de Voogd KOKOPELLI FRUITS OUBLIÉS 4 avenue de la Résistance 30270 St. Jean du Gard Tel.: 04 66 85 33 37 Fax : 04 66 85 19 66

P.I.S.T. Oasis, 131 Impasse des palmiers - 30319 Alès Cedex Tel.: 04 66 30 64 91 - 04 66 30 00 55 Fax : 04 66 30 61 21 E-mail : semences@kokopelli. asso.fr Site internet : www.kokopelli.asso.fr

© paulprescott72 - FOTOLIA

© Andrew Kazmierski - FOTOLIA

trimestrial magazine called FRUITS OUBLIÉS published in the Languedoc-Roussillon region has for some years now been featuring the cultivation and detailed descriptions of local varieties of fruit produced according to traditional methods, as well as forgotten varieties that have fallen by the wayside and gone wild. A veritable encyclopedia of information that provides a genuine form of public service, this attractive magazine is now up against an official campaign to put an end to it by depriving it of standard forms of aid, in contrast to the support given to high-yield agriculture which is seen to be more profitable and up to date. The magazine now finds itself in some difficulty; its staff is not about to give up, however, and needless to say, new subscriptions could not be more welcome. The Association Kokopelli, with its motto “Pour la Libération de la Semence et de l’Humus”, is based in the same area. It sent out a

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L’Agenda du Sud-Ouest

Une sélection de bons plans en Aquitaine et en Midi-Pyrénées (13 départements !) pour les deux mois à venir, classés par départements et par dates... ARIEGE 03-17/03

Abd Al Malik «Gibraltar» - rap Rappeur d’origine congolaire converti au soufisme Abd Al Malik n’hésite pas à citer dans un même élan Deleuze, Derrida et Saul Williams. Ceux qui auront lu son livre comprendront... Lavelanet au marché couvert (20h45) 03/03 Les Ogres de Barback, X-Or, Birdy Nam Nam Les Ogres de Barback est un groupe composé de quatre frères et sœurs qui chantent des chansons réalistes bercées de musiques slaves. . Birdy Nam Nam est un groupe de DJ français composé de Little Mike, DJ Pone, DJ Need et Crazy B. Dans l’esprit des turntablists américains, ils samplent d’obscurs disques de jazz et de soul des années 70 et mélangent leurs influences variées (hip hop, électro, jazz, rock…) De l’Oxygène pour les Oreilles 2007 Gymnase du Collège - Ax-les-Thermes (21h00) 05-06/03 Bonjour Monsieur Danse, jeune public « Bonjour Monsieur « est un conte merveilleux dans lequel un Monsieur se réveille un jour avec, dans son lit, un autre Monsieur,

qui lui dit « Bonjour Monsieur «… Un conte kafkaïen où se mêlent poésie, absurde, rêve et réalité. L’Estive Scène Nationale - Foix (14h15 + 10h00, le 06) 13/03 Les Marchands - Théâtre Une interrogation : le travail serait-il dépassé ? Serait-il le dernier mythe de la modernité ? L’Estive Scène Nationale - Foix (20h45) 23/03 Double Quartet - Jazz - Blues Ici, il s’agit d’une rencontre entre un quartet de Jazz et quatre comédiens le tout formant un ensemble théatromusical original où la musique ne servira

pas seulement d’illustration mais sera partie intégrante du spectacle. L’Estive Scène Nationale - Foix (20h45) 07/04 Juan Carlos Caceres - «Murga Argentina» World MusicJazz - Blues Juan Carlos Caceres prend le tango par ses racines ! Pour comprendre le tango, on doit prendre en compte « l’histoire reniée « de l’Argentine, sa part « d’africanité «, écrivait-il à propos de son dernier album « Murga Argentina «. Il faut « rendre à l’Afrique sa place légitime dans la culture argentine «. L’Estive Scène Nationale - Foix (20h45) => 107.jpg 20/04 L’encyclopédie des tendances souterraines - danse Compagnie Système Castafiore - Pièce pour 6 danseurs L’Estive Scène Nationale - Foix (20h45)

AVEYRON

09/03 «Laurent Gerra flingue la télé» One Man Show Flinguez votre télé et venez le voir ! Portant l’uniforme de Luky Lucke, Laurent Gerra est de retour avec un tout nouveau spectacle 100% inédit : un mélange d’imitations impeccables, de paillardise et de férocité. Amphithéâtre - Rodez (18h00) 05 65 68 02 27 10/03 Pierre Perret – chansons humoristiques Amphithéâtre - Rodez 05 65 68 02 27 15/03

Michel Leeb - One Man Show Salle des fêtes - Onet-leChâteau 03 65 67 04 00

16/03 Concert Rétina - Chants caritatifs Les chorales de Chaudes Aigues, Laguiole, Sainte Geneviève, Vic sur Cère et Mur de Barrez vous invite à cette soirée au profit des maladies des yeux. A l’église St Thomas de Canterbury - Murde-Barrez (20h)

17/03 Carnaval de Millau - Fête traditionnelle Millau en journée 05 65 59 50 93

Ce quator composé de 2 violons, un alto et un violoncelle a déjà remporté 3 Molières. Amphithéâtre - Rodez (20h30) 05 65 68 02 27

Compagnie Propos/Denis Plassard - «discours» - danse Cette création est un jeu avec la mécanique du discours : ils sont six à essayer de s’exprimer (3 hommes, 3 femmes). Il y a urgence, car il faut communiquer. Comment se parle-t-on? Quelles sont les connivences ou les malentendus qui parcourent le développement du discours ? Théâtre de la Maison du Peuple - Millau (20h45)

DORDOGNE

23/03 Gilles Carles et Philippe Cataix - «L’Empreinte - Chanson Française» Une guitare «éclectrique», un accordéon qui chante, Gilles Carles et Philippe Cataix, artisans musiciens, bricoleurs de son, deux idiots savants de la poésie. Ils accouchent démons et merveilles, cultivent leur art très à part, et nous offrent en trace indélébile, leur Empreinte de dernier album. Théâtre de la Maison du Peuple - Millau (20h45)

08/03 Terrain vague

25/03 Orchestre national du Capitole concert classique Ravel : «Le Boléro» Faure : «Pelléas et Mélisande» Ravel : «Daphnis et Chloé, Suite n°2» Amphithéâtre - Rodez (18h00) 05 65 68 02 27 27/03 Création Ephémère & le Centre d’Art Dramatique pour Comédiens Différents «L’enfant sans nom» Théâtre de la Maison du Peuple - Millau (20h45) 25/04 Le Quatuor : «Corps à cordes» Classique déjanté De la folie douce qui nous transporte ! Sur la mer inouïe de la musique voguent quatre musiciens en folie. Géniaux et givrés, ils «funambulisent» sur la musique, osent le chant, la danse, l’acrobatie. Poètes du burlesque, athlètes complets de l’espace, de la lumière et du son, chacun de leurs spectacles est le rendez-vous d’un petit miracle.

Jusqu’au 31/12 Exposition permanente en Dordogne Marquis, artistepeintre expose ses oeuvres près de Bergerac. Venez voir son site sur : http://artmajeur.com/marquis Les visites se font uniquement sur rendezvous (par mail). Lieu : Baneuil Contact : simon - simonfrancis1@hotmail. com

chorégraphie de Mourad Merzouki, par la Cie Käfig. Danse. 20h30 au Théâtre de Périgueux Contact : www.odyssee-perigueux.fr - odyssee@perigueux.fr 05 53 53 18 71 09/03 Yukio Mishima : Hanjo. Théatre (en collaboration avec la Scène Conventionnée Agora de Boulazac), Boulazac, contact : www.odyssee-perigueux.fr

14/03 Ténor & diva - Concert Périgueux, centre des congrès On retrouve dans ce récital les succès des grandes opérettes et comédies musicales, ainsi que les plus belles chansons de Dalida, Charles Aznavour, Edith Piaf, Yves Montand et Luis Mariano. Sans oublier les hommages à Jacques Brel, Marilyn Monroe, Romy Schneider et Mike Brant. 17/03 Plan B Tango

chorégraphie de Gabriel Angio et Natalia Games 20h30 au Théatre de Périgueux, www.odysseeperigueux.fr

20/03 Dance Theatre of New York (Danse) 21h00, par The Ravel Project, Pascal Rioult, Centre culturel de Sarlat

Le Canard A-MP - N°13 - 75


22/03

Olivia Ruiz (Chanson française) 21h00, Centre culturel de Sarlat

24/03 Vaudevilles en Villages (Feydeau, Satie, Courteline) 21h00, par la Cie Grandeur Nature, Ancien Evêché de Sarlat http://www.excideuil.fr/Vaudevilles-en-village. html - Renseignements / réservations : 05 53 55 31 05

2,3 &4/05

Le Fil sous la Neige (Nouveau cirque) 20h30, par la Cie Les Colporteurs, Plaine de Lamoura à Boulazac : 05 53 35 59 65 05/05 Arno Pop-rock Théâtre de périgueux 10/05

Huun Huur Tu , chants et musiques des peuples Tuva de Sibérie 20h30 au Théâtre de Périgueux Contact : www. odyssee-perigueux.fr

27/03 La Caïman (Théâtre) d’Antoine Rault, Centre culturel de Sarlat 21h00 28/03

Concerts Lucky Peterson blues Périgueux Le réservoir

29/03 Echoa , par la Cie Arscom. Danse : musique et danse 20h30 au Théâtre de Périgueux www. odyssee-perigueux.fr 04/04 Dance of the World (Danse du Monde) 21h00, par le Ballet Théâtre de Sébastopol, Centre culturel de Sarlat 05/04 Semianyki , par le Théâtre Licedeï 20h30 au Théâtre de Périgueux Contact : www.odyssee-perigueux.fr - odyssee@perigueux.fr 07/04 Nadau (Chanson occitane) 21h00, Centre culturel de Sarlat 24/04

Comic Symphonic , avec Marc Jolivet et l’Orchestre Symphonique de Lyon 20h30 au Théatre de Périgueux Contact : www. odyssee-perigueux.fr

26/04 Traversées , par Le Clou 20h30 au Palace de Périgueux. Danse : danse, musique et images Contact : www.odyssee-perigueux.fr 27/04 Opening Night (Théâtre)

vendredi 27 avril, 21h00, de John Cromwell, avec Marie-Christine Barrault et Michel Carnoy, Centre culturel de Sarlat

76 - Le Canard A-MP - N°13

11/05 L’Homme dans le Cercle (Théâtre et art équestre) 21h00, texte de Matéï Visniec avec Marc Lallement et Gilles Fortier, Centre culturel de Sarlat 14/05 Ténor & Diva . Concert Centre Culturel de Sarlat 15/05 Comme en plein jour , par la Cie Intérieur Nuit. Danse. 20h30 au Palace Lieu : Périgueux Contact : www.odyssee-perigueux.fr 16/05 Smaïn en spectacle 05.53.57.71.51 centre culturel de Bergerac

du 21 au 27/05 IXe Festival «Les Arts en Folie» Expositions, spectacles, performances, ateliers, concert, Centre culturel de Sarlat 24/05 Jeanne Cherhal en concert chanson française 20h30 au Théâtre de Périgueux du 31/05 au 3/06 IVe Salon du Livre Jeunesse sur le thème de l’Humour dans la littérature jeunesse, Centre culturel de Sarlat 31/05 Merci pour tout , par la Cie Maryse Delente. Danse. 20h30 au Théâtre de Périgueux Contact : www.odyssee-perigueux.fr

GERS

02/03 Nosfell, Le Comte de Fourques Nofell - Jazz ethnovocal ou rock schizophrène, indomptable, inclassable. Ce qui est certain, c’est qu’un concert de Nosfell est une expérience unique – à la fois sonore,

visuelle et sensorielle, une invitation au voyage dans une contrée apparemment inconnue. Le Comte de Fourques - Pop rock désabusé Cri’Art - Auch (21h00) 03/03 Kenny Werner Quartet Jazz - Blues Salle des Fêtes - Marciac (21h00) 04/03 Ensemble éphémère - musique baroque d’Europe Abbaye de Flaran - Valence sur baise 05 62 28 50 19 23/03 Red, Rosebud Red - Blues folk rock. Les folklores du monde résonnent en écho aux stridences urbaines, bidouille et débrouille riment avec farfouille, free et muzak fusionnent, rock déglingue et jazz minimaliste jouent à saute-mouton. Rosebud - Indie pop Cri’Art - Auch (21h) 23/03 au 25/03 Fêtes de Saint-Mont La grande fêtes des vignerons de Plaimont. 600 vignerons, 10 villages en fête ! Producteurs Plaimont : 05 62 69 62 87 30/03

Mouloud & The Sonic Destruction - Musiques électroniques - Soul - Funk - Rap Cri’Art - Auch (32)

03/04 Dance of the World (Danse du Monde) par le Ballet Théâtre de Sébastopol Salle André Beaudran - Mirande (20h30) 03/04 Tenor & Diva

On retrouve dans ce récital les succès des grandes opérettes et comédies musicales, ainsi que les plus belles chansons de Dalida, Charles Aznavour, Edith Piaf, Yves Montand et Luis Mariano. Sans oublier les hommages à Jacques Brel, Marilyn Monroe, Romy Schneider et Mike Brant. Le Mouzon - Auch (32) (15h00) 13/04 Serge Lama «accordeonissi-mots» Chansons - Variétés Le Mouzon - Auch (32) (20h30)

12/05 Journée de l’Environnement et du bien-être Plaisance-du-Gers 05 62 69 44 69 19/04

Le Clan des Veuves Une comédie de et avec Ginette Garcin Salle André Beaudran - Mirande

21/04 Claudio Roditi Quartet Jazz - Blues Salle des Fêtes - Marciac (21h00)

GIRONDE 02/03

Mozart Ballets - danse contemporaine Espace Medoquine 224, cours du Mal Gallieni 33400 Talence (20h30)

03/03 Aldo Campo et Michel Duvet «Nougaro Gare» variété et chanson françaises espace culturel rue Pierre de Coubertin 33380 Biganos (21h00) 04/03 Le Clan des Veuves comédie théâtre Fémina 10, rue de Grassi 33000 Bordeaux (16h00) 06/03

Émily Loizeau chansons Une voix pétillante parfois traversée par des accents délicieusement désuets Fabien Martin les chansons de Fabien Martin sont des rêveries un brin surréalistes. palais des congrès - Arcachon (33) (20h45) 07-08 mars 2007 Pierre Perret chansons humoristiques centre culturel de biganos (33) (21h00) 07-11/03 La Contrebasse de Patrick Süskind Théâtre Théâtre en Miettes Bégles (21h00 – 16h00 le dimanche) 05 56 69 12 35 08/03 Pleymo – pop rock, rap métal Rock School Barbey – Bordeaux (20h30) 09/03 Daby Toure World Music Pop - Rock Daby Touré, originaire de Mauritanie, est un polyinstrumentiste surdoué. Sur des mélodies pures et abouties, aux sonorités nouvelles, Daby Touré chante en soniké, wolof ou pular, la vie de son peuple et celle du monde.


Barbey Rock School - Bordeaux (21h00) 10/03 Sol En Cirque - Conte musical La Patinoire Meriadec - Bordeaux (16h00) 13/03 Brocante sonore – Jeunesse - Musique

contemporaine dans un univers à la Tati Salle Fongravey - Blanquefort (20h30) 14/03 Roch Voisine Chansons - Variétés Pin Galant (e. c.) Mérignac 33 (20h30) 16/03 Saint-Patrick – Fête traditionnelle irlandaise – musique et vert de rigueur Espace d’Ornon, Villenave d’Ornon (20h30/24h)

20/03

17/03 Indochine Chansons - Variétés La Patinoire Mériadec - Bordeaux (20h30) IAM Soul - Funk - Rap Le must du rap français, from Marseille. Barbey Rock School - Bordeaux (21h00)

21/03 Eddy Mitchell Variété française, ballade country La Patinoire Meriadec - Bordeaux (20h00) 24/03 Carnaval D’Ambès – Fête traditionnelle – ambiance brésilienne Centre ville d’Ambès (15h – 18h) 24/03

Victoria Abril - Musique Ibère Putcheros Do Brasil est le titre du premier disque de Victoria Abril, sulfureuse et géniale actrice espagnole elle sera sur scène accompagnée de cinq musiciens et de deux danseurs. PIin Galant (E. C.) - Mérignac 33 (20h30) 28/03 Deep Purple

Métal - HardcoreChansons - Variétés Groupe mythique, initiateur du mouvement Hard rock. La Patinoire Meriadec - Bordeaux (20h30)

28/03

Farid Chopel - humour salle Agora rue du Haut Carré 33400 Talence (20h30) 04/04 Michel Jonasz Jazzy blues Casino Barriere Bordeaux (20h00) 04/04 Chimène Badi Chansons - Variétés La Patinoire Meriadec - Bordeaux (20h30)

04/04 Vincent Delerm Chanson Poésie sur les états d’âmes d’un trentenaire bourgeois parisien. Théâtre Femina - Bordeaux (33) (20h30) 05/04 Renaud - Chansons populaires La Patinoire Mériadec - Bordeaux (20h00) 13/04 Rike Reggae - Ska Chansons Chansons françaises teintées de reggae, livrées par le chanteur de Sinsemilla en solo. avec K2r Riddim en première partie Barbey Rock School - Bordeaux 27/04 Titoff spectacle humoristique : Métrosexuel Théâtre Fémina 10, rue de Grassi 33000 Bordeaux (20h30)

28/04 Les Monologues du Vagin - Théâtre contemporain Théâtre Fémina 10, rue de Grassi 33000 Bordeaux (20h30) 03/05 Viktor Lazlo Chansons - Variétés Esp.Culturel Treulon - Bruges (33) (20h30) 04/05 Les Tambours du Bronx - World Music L’Olympia - Arcachon (33)

HAUTE-GARONNE

02/03 Jeanne Cherhal - Nouvelle chanson française. Jeanne Cherhal raconte ses histoires tantôt insolentes, tantôt romantiques sur des

airs jazz, pop ou blues. La Grande Halle - L’Union (20h30) 02/03 Johnny Hallyday Vieux rock francosuisse (aussi le 3 mars) Zénith - Toulouse (20h00) 05-06/03 Pierre Perret Chansons - Variétés Odyssud - Blagnac (21h00)

17/03 Sol En Cirque - Conte musical Zénith - Toulouse (16h00) 18/03 Iam - Soul - Funk - Rap - Le must du rap français, from Marseille. Havana Café - Ramonville (21h00) 21/03 Michel Leeb «Nouveau One Man Show» Le Zénith 11, Avenue Raymond Badiou 31300 Toulouse 22/03

06/03 Indochine pop rock Zénith - Toulouse (20h30) 07/03

Paco de Lucia - World Music - Sa technique et son génie font de lui le premier ambassadeur du flamenco à travers le monde Zénith - Toulouse (20h30)

07/03 L’Enfant et la rivière - Théâtre pour enfants Dans une atmosphère crépusculaire, ce spectacle sensible sur l’amitié associe paroles, sculptures, décors multiples et théâtre d’objets pour évoquer la nature chère à l’auteur. Esp. Croix Baragnon - salle bleue 24 rue Croix-Baragnon 31000 Toulouse (15h ou 18h) 08/03 Laurent Gerra - Humour Le Zénith 11, Avenue Raymond Badiou 31300 Toulouse 12/03 Luz Casal - Chansons ibériques, World Music Révélée en France par les BO des films de Pedro Alomodovar dont «Talons Aiguilles» avec Pensia en mi. La Grande Halle - L’Union (20h30) 14/03 Anouar Brahem

Musique traditionnelle orientale «Maître enchanteur « de l’oud, ce luth traditionnel oriental millénaire qui trimballe dans sa calebasse tout l’héritage musical du monde arabe et islamique. Salle Nougaro - Toulouse (20h30) 15-16/03

Mell - Chansons rock - A l’écart des parcours fléchés « fille-quichante-dela-chanson-française », Mell trace un chemin original et personnel, défrichant avec une assurance tranquille une voie nouvelle entre rock’n’roll et chanson sur des textes qui oscillent entre gravité et dérision. Bijou - Toulouse (21h30)

Eddy Mitchell - Variété française, ballade country Zénith - Toulouse (31)

24/03 Sinclair - Etiqueté «Monsieur Funk» de la chanson française Havana Café - Ramonville (20h00) 24/03 Lcd Soundsystem - Empreintes d’une culture musicale mêlant punk rock et électro, les compositions de James Murphy sont une invitation à la fête. Des compositions décalées, ironiques et déroutantes. Foyer R. Panouse - Tournefeuille (20h30) 28/03

Interzone - Composé du musicien syrien Khaled Al Jaramani et du guitariste de Noir Désir Serge Teyssot-Gay, Interzone est un exemple de communication par la musique. En effet, Serge ne sait pas l’arabe et Khaled ne connaît pas le français : c’est donc tout naturellement en musique que leur dialogue s’incarne. Vents du Sud - Toulouse (21h00) 29/03 Miossec - Chanson rock pop français. De très bons textes qui sentent le vécu Le Ramier - Toulouse (21h00) 12/04 Serge Lama «accordeonissi-mots» - Chansons - Variétés Halle aux Grains - Toulouse (20h30) 16-28/04 Festival « Le printemps du rire » Le Printemps du Rire pour la douzième année consécutive va vous faire découvrir toutes les facettes de l’humour avec 52 spectacles différents pour 118 représentations. One et woman show, duos, improvisation, illusionnisme, théâtre et musique sont programmés au Zénith, à la Halle aux Grains, à la Grande Halle de

Le Canard A-MP - N°13 - 77


l’Union, à la Salle Nougaro, au Théâtre des Mazades et dans 24 salles de Toulouse et son agglomération pour votre plus grand plaisir. Cette année le Magic Mirrors, le cœur du festival, s’installe au Grand Rond Boulingrin pour encore plus de visibilité. Programme complet : http://www.printempsdurire.com/ 18/04 Michel Jonasz Jazzy blues Havana Café – Ramonville 19/04 Renaud - Chansons populaires Zénith Toulouse (20h00) 23/04 Suicidal Tendencies - Pères fondateurs du hardcore metal américain réputés pour des prestations scéniques énergiques Salle des Fêtes – Ramonville 24/04 Olivia Ruiz Entre chanson, tango, rock alternatif, yéyé. Zénith - Toulouse (31)

HAUTES-PYRÉNÉES

02/03 Abd Al Malik - Un flow au timbre racé et un verbe tranchant sur des arrangements oscillant entre rap, slam, jazz et chanson. Gesp - Tarbes (21h00) 17/03 Tapetto Traci , Kourgane - Pop rock

Tapetto Traci cuit à la vapeur ces influences dans un esprit de locomotive délirante sans freins partie pour un voyage au travers des contrees de l’expérimentation. Passant des domaines de Mr Bungle, à la reserve naturelle de Jon Spencer, longeant les terres volcaniques de Magma jusqu’aux montagnes symphoniques de Franck Zappa pour une assomption vers le vortex de Danny Elfman. Quatuor batterie-chant-guitare-guitare baryton, Kourgane pratique un rock aux croisements du free jazz, de la noise, de l’improvisation, du métal et de la musique ethnique. Bar café-concert «chez Pierrot» - Acizans Avant (21h00) - 05 62 97 58 26 20/03 Opéra National de Poznan - «Madame Butterfly» de Puccini «On m’a dit qu’au-delà des

78 - Le Canard A-MP - N°13

mers, s’il tombe entre les mains de l’homme, le papillon sera percé d’une épingle et fixé sur une planche.» Le Parvis A - Ibos (20h30) 05 62 90 08 55 21/03 Tenor Et Diva Chansons - Variétés Parc des Expositions - Tarbes (15h00) 24/03 Swing Gadgé, L’air De Rien Chansons - Variétés Swing Gadgé : Le nouvel album de la Compagnie du Tire-Laine est une fête aux sonorités klezmer, tzigane, manouche, une fusion de couleurs d’Orient, de musiques traditionnelles et populaires, d’atmosphères musicales empruntées aux arabesques orientales, tantôt intimistes, tantôt luxuriantes. Swing Gadgé est aussi l’union de l’accordéon et du violon qui donne une intensité émotionnelle entre tradition et innovation sans oublier la voix unique, profonde et grave de Nono qui apporte une saveur, un grain et une force aux textes des chansons. Swing Gadgé signifie en langue tzigane, le Romanès, ‘Danse, toi qui ne voyage pas’. Gesp - Tarbes (21h00) 29/03

Bojan Z - Musique actuelle Jazz sous influence bosniaque Théâtre des Nouveautés - Tarbes (20h30) 05 62 93 30 93

31/03 Toure Kunda - Des rythmes dansants, des textes chantés dans une multitude de langues : français, créole portugais, wolof, mandingue et bien d’autres... Gesp - Tarbes (21h00) 31/03 Poudre de lune (compagnie) - théâtre «Suis moi je te fuis...» est un duo de théâtre clownesque. Nous voici dans l’espace de la gare, du train, la nuit... C’est dans ce climat absurde que deux clowns en errance nous accueillent ; l’un est déterminé à partir, l’autre décide de le suivre. Théâtre des Nouveautés - Tarbes (20h30) 05 62 93 30 93 18/04 Serge Lama - Un auteur interprète qui fait désormais partie des grands classiques français. Parc des Expositions - Tarbes (20h30) 20-21/04 Anouk Aimée et Jacques Weber - Love Letters Initialement prévue avec Philippe Noiret, la pièce est maintenue avec Jacques Weber dans le rôle laissé vacant par la disparition du comédien... Cela commence à l’enfance, par de petits billets qu’on s’envoie et qui sentent les convenances sociales chez le jeune garçon et déjà l’indépendance frondeuse chez la fillette dont la famille a plus d’argent

et de liberté sans doute. Le Parvis A+ - Ibos (20h30) 05 62 90 08 55 24/04 Laurent Korcia - La passion du violon Ce violoniste hors du commun avait déjà enchanté le public du Parvis aux côtés de l’Orchestre du Capitole avec une superbe interprétation du Concerto de Brahms. Dans un programme tout à fait original, Laurent Korcia nous propose cette fois une invitation à la danse et au voyage, au carrefour de répertoires, d’époques et de couleurs très variés, allant de Leclair à Grappelli. Le Parvis B - Ibos (20h30) 05 62 90 08 55 27/04 Ballet du Grand Théâtre de Genève - Danse Programme : Para-Dice, : Chorégraphie, décors, costumes et lumières Saburo Teshigawara, Pièce pour 8 danseurs / Selon désir, Chorégraphie et costumes Andonis Foniadakis, Musique Jean-Sébastien Bach, Chœurs d’entrée de la Passion selon Saint Matthieu et de la Passion selon Saint Jean. Pièce pour 16 danseurs / Loin, Chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui. / Musique Heinrich Ignaz Franz Biber, extraits des Sonates des Mystères du Rosaire. Pièce pour 23 danseurs Le Parvis A+ - Ibos (20h30) 05 62 90 08 55

LANDES

du 02 au 31/03

FESTIVAL CHANTONS SOUS LES PINS http://chantonssouslespins.free.fr/

02/03 Chanson plus bilfluorée à l’Atrium, Cours Foch à DAX un nouveau spectacle «Poum !» . Créé au Théâtre d’Ivry en septembre 2004. 05 58 909 909. 03/03 Leslie Leblond et Kaolin6 Pop-rock salle polyvalente SOUPROSSE Kaolin ont sorti leur 3ème album «mélanger les couleurs» et leur superbe single «partons vite» déja sur toutes les ondes radio et sur toutes les lèvres... 03/03 Sapho chante «Leo ferre» maison des arts et des loisirs, Montfort en Chalosse (40) 05 58 98 41 02

08/03 Les Ornitorynques Variétés amphithéâtre du lycée agricole - Oeyreluy Landes (40) (21h) 09/03 Boeuf, Courir Les Rues Chansons – Variétés Grange Du Luy - Garrey Landes (40) (21h) Les interprétations de Boeuf s’inscrivent dans un univers bien personnel entre Brassens et Noir Désir. 10/03 Jehan – compositeur interprète toulousain Wally – humour - Absurdités protéiformes au cinéma Pontonx sur l’Adour (40) cinéma 05 58 74 70 70 17/03 Thierry Romanens - un dépressif enthousiaste suisse concert Saint-Paul-les-Dax (40) salle Felix Arnaudin 17/03 Tonton Georges Trio concert de Brassens Lesperon (40) 20/03 les Trapettistes – « La télé en panne » - répertoire Pierre Perret concert jeune public Parentis-en-born (40) 23/03 Karpatt – Jazz manouche – cajun concert m.a.p. Mugron (40) 23/03 Karim Kacel - world music chanson française concert Serge Utge- Royo – Chanteur révolté Saint-Vincent-de-Tyrosse (40) cinéma-théâtre

24/03 Pascal Lamige «rave musette» concert Laluque (40) salle municipale 24/03

Éric Toulis – Auteur, compositeur, persifleur. Concert Léon (40) 25/03 Mell – Punk rock manouche Larbey (40) multiple rural «boissec»

25/03 Véronique Pestel – chanteuse à textes Gilbert Laffaille – Chanteur poétique depuis


30 ans. Labrit (40) salle municipale - 05 58 90 07 71 30/03 Patrick Bruel Mont-de-Marsan (40) Espace Francois Mitterrand

30/03 Les Frères Brothers – Quartet humoristico cappellistique Hastingues (40)

Rion-des-Landes (40)

31/03 Laurent Madiot – rock poétique Les Malpolis – Fils spirituels de Zebda et Nougaro

6/04 «Du bonheur» Patrick Bosso. spectacle

19/03 Tenor Et Diva - Chansons - Variétés Foyer Valentré - Cahors (15h00) 004.jpg 20/03 Jaime Lorca - «Gulliver» Marionnettes Création à Santiago du Chili, en avril 2006 Spectacle espagnol surtitré en français Théâtre - Cahors (20h30 24/03 Jacques Higelin - Chansons - Variétés Espace F. Mitterrand - Figeac (21h) 28/03 Patrick Bruel - Chansons - Variétés Parc des Expositions - Cahors (20h30) 027.png 31/03 Nosfell & Agora Fidelio Nosfell : Jazz ethnovocal ou rock schizophrène, indomptable, inclassable. Ce qui est certain, c’est qu’un concert de Nosfell est une expérience unique – à la fois sonore, visuelle et sensorielle, une invitation au voyage dans une contrée apparemment Agora Fidelio : Projet paralèlle acoustique indé -pop de membres de PSYKUP. Les Docks - Cahors (21h00) 05/04 Frank Michael - Chansons d’amour Espace Valentre - Cahors (20h30)

Dax (40) 17/04 Serge Lama - accordeonissi- mots Mont-de-Marsan (40) Espace Francois Mitterrand

LOT

16/03 M.A.P. , Boom Club - Soul - Funk - Rap Les Docks - Cahors (21h00)

17/03 Compagnie Opéra éclaté - «Le Brave Soldat Schweik» Un opéra à découvrir. Créé en 1958 au New York City Center, cet opéra de Robert Kurka n’est que très peu joué, et c’est bien dommage, car il recèle de très intéressants passages musicaux : la musique est variée, parfois mélodique, et s’appuie essentiellement sur des cors, des trompettes, des percussions, etc. Théâtre - Cahors (20h30)

06/04 Concert Découverte «Talents K’chés» Pop - Rock Concert avec : Sleep Talker (rock) + EVM + Illicite (hip-hop) + Tonton free (électro jungle) + Dj So Swing (soul fun ) + Sofiane (danse) + Sidic (conteur) + expos,vidéo... Les Docks - Cahors (21h00) 07/04 Les Camionnettes - Pop - Rock féminin Irish Pub - Cahors (20h30) 17/04 Compagnie Josef Nadj - «Petit Psaume du matin» - Danse contemporaine Deux tables, deux chaises, deux balais, deux manteaux, deux cadres vides, deux grands danseurs qui sont deux grands chorégraphes… Ce duo a pris naissance au festival d’Avignon en 99, pour «Le Vif du sujet», dont le principe est, pour un danseur, de choisir un chorégraphe. Auditorium du Pays de Cahors - Cahors (20h30)

20/04 Raoul Petite & Tektonik chamber Délire carnavalesque sous fond de funk rock zappaien Les Docks - Cahors (21h00) 21/04 Wally En Spectacle Le comique aveyronnais! Espace F. Mitterrand - Figeac (21h) 27/04 Samarabalouf Et

Swing accoustique et jazz manouche. Espace F. Mitterrand - Figeac (21h00)

LOT-ET-GARONNE 02/03 Punish yourself

sleeppers, dont look back , semi playback Techno-punk, électrometal, glam-indus. Punish Yourself joue une musique extrême et abrasive entre techno punk et metal actuel en passant par la cold wave 80’s After-Before session#3. 3ème édition du festival After-Before. http://www.after-before. org/ Centre Culturel - Fumel (21h00) 02/03 Ferenc Snétberger + Andy Timmons + Tito - Jazz - BluesPop - Rock Dans le cadre du Festival international de guitare de nérac : 2, 3 & 4 mars 2007 - http:// www.festivalguitar. com/ Espace d’Albret - Nerac (21h00) . 03/03 Cosmik Connection, Brain Damage, Picore, Hiroshima mon Amour , tektonik Chamber - Navigue entre jungle, techno et drum’n bass, le tout lié par de solides influences jazzy Festival After-Before 2007 Centre Culturel - Fumel (21h00) 03/03 Keith B. Brown - Excellent guitariste, sa connaissance des styles de blues l’ont placé au premier rang de la nouvelle génération d’artiste afroaméricains de country blues Espace d’Albret - Nerac (21h00) 03/03 Steve Smith Festival International De Guitare 2007 Espace d’Albret - Nerac (23h00)

04/03 Antonio Ruiz Kiko + Andy Timmons band + Steve Smith & vital infor Antonio Ruiz => 092.jpg Guitariste flamenco. Hommage à la culture gitane et andalouse Festival International De Guitare 2007 Espace d’Albret - Nerac (17h00) 09/03 Pierre Perret - Pierre Perret mêle dans ses chansons des textes engagés et des notes d’humour. Stadium - Agen (20h30) 10/03 Socalled + L’herbe Folle Le Florida - Agen (21h00) 16/03 Rokia Traore + Invites World Music Rokia Traore - Rythme subtil du n’goni bâ, orchestration simple et raffinée voix de velours. Le Florida - Agen 17/03 Fantasio + Invites Chansons - Variétés Le Florida - Agen (21h00) 20/03 Tenor Et Diva - récital des succès des grandes opérettes et comédies musicales Espace F. Mittérand - Boé (15h00) 23/03 The Honeymen - Duo Blues acoustique 3eme Passage Blues Festival Magic Mirror Le Passage (14h00) Mary-Ann Brandon + Electric King - Concert blues dans le cadre de la 3ème édition du Passage Blues Festival. 3eme Passage Blues Festival Magic Mirror - Le Passage (21h00) 24/03 Mudzilla & the Haarlem Horns + Sean Costello +... Concert blues dans le cadre de la 3ème édition du Passage Blues Festival Centre Culturel Pierre Lapoujade - Le Passage (12h00) 24/03 Gnawa Diffusion - Simeo Gnawa Diffusion - L’énergie du ragga funk Oriental dans une profondeur de texte étonnante. Siméo - Chansons à textes

Le Canard A-MP - N°13 - 79


sucrés et acides sur des mélodies aériennes saupoudrées d’influences reggae Le Florida - Agen 24/03 Big George Brock + Sam Taylor + Terry Evans + James Nixon +... - Concert blues dans le cadre de la 3ème édition du Passage Blues Festival. Seront également présents sur scène : Charles Walker + Jackie Payne & Steve Edmonson Band + Eddy Clearwater. Magic Mirror - Le Passage (14h00) 29/03 Patrick Bruel Parc des Expos Agen (20h30) 31/03 Interzone + Invités World Music Le Florida - Agen (21h00) 02/04 Tenor Et Diva Chansons - Variétés Théâtre Comoedia - Marmande (15h00) 06/04 Un Air Deux Familles + Tété + John Buttler Trio Chansons - Variétés Pop - Rock Festival Garorock 2007 - http://www.garorock. com/ Espace Exposition - Marmande - Grande scène (18h00) 07/04 Galaxie Pop - Rock Espace Exposition - Marmande 07/04 Joey starr + Deftones + Vitalic Soul Funk - Rap Pop - Rock Musiques électroniques Espace Exposition - Marmande) - Grande scène (15h00) 08/04 Laurent Garnier + Public Enemy + Asian Dub Foundation + Olivia Ruiz Musiques électroniquesPop - RockWorld Music Espace Exposition - Marmande - Grande scène (15h) 18/04 Renaud - chanteur énervé Parc des Expos - Agen (20h00) 30/04 Easy Star All Stars Le Florida - Agen (21h00)

PYRÉNÉES ATLANTIQUES

05/03 Danses Et Légendes Du Monde - World Music Gare du Midi - Biarritz (64) (15h00 et 20h30)

80 - Le Canard A-MP - N°13

07/03

Jeanne Cherhal Nouvelle chanson française. Jeanne Cherhal raconte ses histoires tantôt insolentes, tantôt romantiques sur des airs jazz, pop ou blues. Theatre PV Couturier

- Boucau (20h30)

08/03 Ziaf Reprises électro-rock-chanson du répertoire d’Edith Piaf Théâtre St Louis – Pau (21h00) 09/03 Pleymo + My Pollux Pleymo Métal - Membre du collectif Team Nowhere. Allie efficacement le rap au métal MyPollux Métal - Pop core. Sur un métal puissant et incisif, allié à une douceur étrange et intimiste, se détache la voix particulière et envoûtante de Lussi. L’Atabal – Biarritz (20h00) 10/03 Pleymo - Métal - HardcoreSoul - Funk - Rap Espace Daniel Balavoine - Bizanos (64) (21h00) 10/03 Mypollux + Invit2s L’Ampli - Billere

Métal - Hardcore

10/03 Oxmo Puccino - Oxmo Puccino sort des sentiers hip-hop pour se tourner vers le jazz. Aussi improbable que surprenant, le rappeur rude boy pousse la chansonnette avec les Jazzbastards L’Atabal - Biarritz (20h00) 11/03 Pierre Perret Chansons humoristiques Zenith – Pau (16h00) 12/03 Chanson Plus Bifluorée - Chanson française avec beaucoup d’humour Chansons - Variétés Theatre PV Couturier - Boucau (64) (20h30) 14-15/03 Patxi Garat Ancien élève de la Star Ac, Patxi est l’auteur et le compositeur de la plupart des chansons. Le style de cet album s’inscrit dans un univers résolument pop/folk La Luna Negra - Bayonne (64) (20h30) 15/03 La Velle Quartet Jazz - Blues Théâtre - Bayonne (20h30) 16/03 Diam’s «Dans ma bulle» - Rap Zenith - Pau (20h00)

17/03 Shakaponk + Yzy

Shakaponk - Formé en 2002, ce quatuor français exilé en Allemagne, offre un véritable melting pot musical. Le groupe n’hésite pas à fusionner riffs puissants du métal, chaleur du funk, séquences électro, ambiances ethniques et phrasés hip hop/ragga L’Atabal - Biarritz (20h00) 23/03 Raul Barboza Trio World Music Cinéma le Mélies - Pau (20h30) 23/03 La Fanfare Ciocarlia + Burrunka World Music Gare du Midi - Biarritz (21h00) 23/03 Les Supremes Dindes + Invités L’Ampli - Billere (20h45) 23/03 Black Bomb A + Infest Pop - Rock L’Atabal - Biarritz (20h00) 23/03 Deep Purple - Groupe mythique, initiateur du mouvement Hard rock Zenith - Pau (20h30) 24/03

1, 2, 3... Chedid Chansons - Variétés Centre culturel Alexis Peyret - Serres-Castet (21h00)

24/03 Black Bomb A + Jenx Black Bomb A - S’appuie sur une fusion rebelle entre métal, punk et hardcore Jenx - groupe de metal indus bordelais L’Ampli - Billere (20h30)

Maximum Kouette + 100 Grs De Tetes Maximum Kouette Musique funk, une base rock, des intonations ragga, un esprit punk, une musique colorée L’Atabal - Biarritz (20h) 30/03 Guem - «nouveau Spectacle» - Maître inconteste des percussions, il pratique la musique traditionnelle et la musique de transe L’Ampli - Billere 30/03 Star Academy Chansons - Variétés Zenith - Pau (20h00)

31/03 Patrick Bruel Chansons - Variétés Zenith - Pau (20h30) 10/04 Serge Lama «accordeonissi-mots» Chansons - Variétés Gare du Midi - Biarritz (20h30) 14/04 Tonton Georges Trio

Chansons - Variétés Centre culturel Alexis Peyret - Serres-Castet (21h00) 20/04 Renaud - Chansons populaires Zenith - Pau (20h30) 26/04 Serge Lama «accordeonissi-mots» Chansons - Variétés Gare du Midi - Biarritz (20h30) 28/04 Boudu Les Cop’s Chansons - Variétés humoristiques Centre culturel Alexis Peyret - Serres-Castet (21h00)

TARN

02/03 Red + Bo Weavil Jazz - BluesPop - Rock Lou Bolega Son - Castres (20h30) Ernesto «tito» Puentes - Trompettiste - World Music afro-cubaine Salle de Spectacles - Gaillac (20h30)

03/03 Otargos - Necrocult - Malhkebre - Old Skull - Métal - Hardcore - Concert Profusion «Une Nuit En Enfer 3» Salle rené Cassin - Saint Sulpice (20h30) 06/03 Abd Al Malik + Ketama Abd Al Malik : Un flow au timbre racé et un verbe tranchant sur des arrangements oscillant entre rap, slam, jazz et chanson. The Ketama Family : Pop rock à l’ambiance acoustique, électrique,


atmosphérique, minimaliste et poétique. Lou Bolega Son - Castres (20h30) 10/03 Les Eclusiers chantent Brel Chansons - Variétés Halle d’occitanie - Lavaur (21h00) 10/03 Laurent Gerra flingue la télé - one man show Scénith Parc Expos - Albi (20h30) 10/03 Les Chevalliers du Fiel - Two men show Y a-t-il un assassin dans la salle ? Avez-vous déjà assisté à une arrestation en live, avec le risque que le coupable soit assis juste à côté de vous, dans la salle de spectacle ? Maison de la Musique - Blaye-les-Mines (21h00) 05 63 76 56 01 14/04 L’encyclopédie des tendances souterraines - danse - Festival reBonds’07

Compagnie Système Castafiore - Pièce pour 6 danseurs Théâtre - Albi (20h30) 05 63 54 00 25 16/03 «Le Principe de solitude» - Danse contemporaine - Festival reBonds’07 Chorégraphies : Heddy Maalem Théâtre - Albi (20h30)

le début des années 60 pour défendre des idées humanistes et fraternelles face aux silences des grands médias, hélas à ce jour incompétents à reconnaître à sa juste valeur le talent d’une des plus grandes interprètes populaires de notre pays. Cinélux - Saint-Juéry 23/03 Lo’jo + Swing Gadge World Music Lo’Jo, c’est avant tout une musique originale concentrant plusieurs courants musicaux, des rythmes où se mélangent violon, cora, dub, tango et percussions africaines, mélopées arabes, contretemps jamaïcains, violons de Bohème, pulsations funk ou rythmes africains. Lou Bolega Son - Castres (20h30) 23/03 Olivia Ruiz Adrienne Pauly Entre chanson, tango, rock alternatif, yéyé Salle de Spectacles - Gaillac 24/03 Maria Dolores World Music Cinélux - Saint-Juéry (20h30) 30/03 Nosfell + Purafe Chansons - VariétésJazz - Blues Ce qui est certain, c’est qu’un concert de Nosfell est une expérience unique – à la fois sonore, visuelle et sensorielle, une invitation au voyage dans une contrée apparemment inconnue. Lou Bolega Son - Castres (20h30) 13/04 Zao - Rock In Opposition 2007 Maison de la Musique - Le Garric (18h00)

21/03 Patrick Bruel Chansons - Variétés Scénith Parc Expos - Albi (20h30) 23/03 Francesca Solleville est la plus généreuse des rebelles de la chanson française. Avec son beau regard lucide posé sur le quotidien qui l’entoure, Francesca sait émouvoir son public fidèle et attentif qui reconnaît en elle la voix d’une femme, d’une artiste sincère qui lutte en chansons depuis

14/04 - Rock In Opposition 2007 Nebelnest + Peter Blegvad Trio + Faust + GMEA Maison de la Musique - Le Garric (11h00)

15/04 Magma + Guapo + Mats/Morgan Band Rock In Opposition 2007 Magma : Rock progressif psyché cultissime dans les 70’s ! Maison de la Musique - Le Garric (81) (11h00)

20/04 Serge Lama Chansons - Variétés Le Forum - Graulhet (20h30)

03/5 Lynda Lemay

.

Chansons - Variétés Un petit accent québécois qui caresse avec subtilité et émotion les histoires du quotidien Scénith Parc Expos - Albi (20h30)

TARN-ET-GARONNE 02-03/03 Bandini

Pop - Rock Bandini assume un rock cuivré, hybride aux textes revendicatifs. Théâtre Olympe de gouges - Montauban (20h30)

08/03 Michel Etcheverry - chanteur basque populaire Hommage à Luis Mariano - Opérette. Salle des fêtes du marché de la gare - Montauban (20h30) 10/03 Kiemsa - 10 Rue De La Madeleine Métal - Hardcore Le Rio Grande - Montauban

10/03 Les étoiles du ballet du Capitol de Toulouse - Danse classique Salle Eurythmie - Montauban (20h30) 30/03 Toure Kunda

World Music Des rythmes dansants, des textes chantés dans une multitude de langues : français, créole portugais, wolof, mandingue et bien d’autres... . Le Rio Grande - Montauban 04/04 Tenor Et Diva Chansons - Variétés Espace Confluences - Moissac (15h00)

15/04 Boeuf - Chanson française douce et poétique Pour ne pas étouffer, ce qui est créé doit prendre l’air. Le 07 avril 2005, Fabien Boeuf a 30 ans et des chansons dans ses cahiers. Pour le coup, il décide d’en enregistrer quelques unes pour les sortir de sa chambre. Café Musical Le Puits de Jour - Lauzerte 05 63 94 70 59 20/04 Vocal Colors Gospel Singer Jazz - Blues World Music concert de gospel au profit de la CroixRouge francaise délégation départementale de Tarn et Garonne. Réservation au 05.63.63.04.25 Temple des Carmes - Montauban (21h00) 25/04 Jean-Marie Bigard

«Mon psy va mieux» Salle Eurythmie Montauban (20h30)

05/05 Keny Arkana

La passionaria du rap marseillais. Un Hip-hop militant et rageur Le Rio Grande Montauban

Rubrique réalisée par Agnès Maillard

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