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N°7 - Mars-Avril 2006 - 3,2 €


Sommaire n°7 Enquêtes, portraits et reportages

Je vous trouve très belle !

Femmes russes, hommes gascons – Page 4 Olga et Jean-Philippe – Page 6 Dossier « Bien-être »– Page 8 Barbotan : les mini-cures - Page 9 Buller à St-paul-Les-Dax - Page 11 Lectoure et Castéra - Page 12 Thalasso à Biarritz - Page 15 Médecines douces et naturelles - Page 18 Elles traquent le stress - Page 20 Godmak : archétypovisionnaire - Page 23 Cyrille Vidal, photographe - Page 26 A vos jardins ! - P. 28 Des moteurs dans le jardin - Page 30 Arnaud Delpech : so funky ! - P. 32 Génération Majorettes ! - Page 33 Les Jabotiers de St Sever- Page 34 English Pages Carol and Martin Scott - Page 36 The story of Floc - Page 38 Bruno Sirven - Page 40 Cd, bouquins, etc... Page 42 Photo de couverture Amandine Moussaron (Photo J.-P. Amic) Bulletin d’abonnement Page 31 Ne ratez pas notre prochain numéro sur les thèmes suivants :

Environnement et qualité de vie Parution le 10 mai 2006

Cgault : « Je vous trouve très beau ». Il m’a e mois-ci j’ai vu le joli film d’Isabelle Mer-

touché à plusieurs titres. D’abord parce que c’est une comédie sentimentale qui fonctionne bien, ensuite par la justesse des acteurs et enfin parce que l’histoire se passe dans le monde rural, celui qui constitue la plus belle partie de notre grande Gascogne. Les jeunes femmes roumaines ( Medeea Marinescu est formidablement naturelle et enjouée) cherchent à venir en France pour fuir la misère de leur Photo Gaumont DR pays. Ce n’est pas une fiction, c’est la réalité. Dans notre enquête sur « les femmes russes en Gascogne » nous avons voulu comprendre les raisons de cette fuite vers l’Europe de l’Ouest. Elles ne sont pas bien dures à saisir et témoignent de l’incroyable inégalité de niveau de vie entre les peuples même au sein de l’Europe. Le lieu de naissance est une loterie qui ne place pas tout le monde sur la même ligne de départ. Souhaitons qu’un jour arrive où les femmes des pays de l’Est viendront en Gascogne uniquement parce qu’elles y ont trouvé l’amour et pour la beauté du pays plutôt que pour échapper à leur condition.

Un petit massage des pieds ?

Malgré nos propres conditions d’existence qui font bien des envieux, nous avons mille raisons d’être stressés. Les jeunes s’inquiètent de la montée de la précarité et rejettent en bloc le Contrat Première Embauche qui porte d’un mois à deux ans « la période d’essai » pour un travail. La grippe aviaire commence à faire des morts économiques en Gascogne avant même d’avoir tué son premier canard. La sécheresse annoncée va encore envoyer des agriculteurs au tapis. Le chômage repart à la hausse, le racisme grimpe dans les stades, la barbarie montre son visage dans les banlieues, les intégrismes de tout poil allument des foyers de violence partout dans le monde. Nos nerfs sont mis à rude épreuve. Nous avons pensé qu’un peu de bien-être et de relaxation pouvaient vous faire oublier pour quelques heures ou quelques jours la cruelle réalité de l’actualité. Il ne s’agit pas ici de se voiler la face et de refuser de voir ce qui se passe autour de nous. Simplement se détendre et se mettre en bonne forme pour affronter notre quotidien fait de grandes et petites choses. Un bonheur est toujours bon à prendre : un peu de thalasso par-ci, de balnéo par là et, pourquoi pas, un massage des pieds ou un enveloppement de boue thermale ? Ils sont nombreux dans la région à proposer leurs services pour vous relaxer et vous retaper… Et dans les petits bonheurs pas chers, allez donc voir « Je vous trouve très beau ». Croyez-moi, on en ressort vraiment détendu. Merci Mademoiselle Mergault, vous avez une belle âme. Si vous passez dans le Sud-Ouest venez donc partager un bon foie gras avec l’équipe du Canard Gascon (sans aucun risque de virus H5N1). Salutations gasconnes ! Jean-Louis Le Breton

Le Canard Gascon, 2, av. du Général Leclerc - 32110 - Nogaro. Tél. : 05 62 09 03 61 - Fax : 05 62 69 03 69. www.le-canard-gascon.com. Mail : info@le-canard-gascon.com Rédaction Directeur de la publication et rédacteur en chef : Jean-Louis Le Breton. Maquette et conception graphique : Pierre Giès. Ont collaboré à ce numéro : Nina de Voogd, Jean-Paul Amic, Faustine Milard, Caroline Le Breton. Le personnage du Canard Gascon est de Elger. Merci à Daniel Dalex pour ses précieux conseils. Photos : Jean-Louis Le Breton, Jean-Paul Amic, Faustine Milard. Editeur : Anyware sarl, 2, av. du Général Leclerc - 32110 - Nogaro. Dépôt légal, 1er trimestre 2006. Service des ventes au journal (05 62 09 03 61). Numéro de commission paritaire : 0207 I 86098. ISSN 1772-6573. Imprimé par Dauba à Nogaro. Abonnement : 36 euros pour 12 numéros – France métropolitaine. Autres régions, nous consulter. Amis binoclards, adeptes de la loupe et du microscope bonjour et bienvenue dans l’édito-bis du Canard Gascon. On vous a gâté ce mois-ci en rajoutant quatre pages au magazine, avec plus d’infos et de reportages. Le Canard Gascon déploie encore ses ailes puisque nous sommes désormais distribués dans le Lot-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées, en plus du Gers, des Landes et de Toulouse. On va bientôt nous trouver dans tous les coins-coins et c’est tant mieux. Chaque numéro est pour nous un vrai plaisir à concevoir et nous prenons notre pied (notre palme) à aller rencontrer des Gascons dans les campagnes, les villages et les villes du Sud-Ouest. Le site Internet est aussi un bon moyen pour vous faire connaître de la rédaction ou nous envoyer des infos, nous parler de personnalités attachantes ou originales. Alors n’hésitez pas à nous contacter pour nous raconter votre vie. C’est notre raison d’être. Et comme disait Robert Lamoureux bien avant l’arrivée de la grippe aviaire : « le lendemain matin, le Canard était toujours vivant ! »

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Femmes Russes cherchent hommes Gascons !

En ouvrant à Samatan une agence matrimoniale proposant des rencontres avec des femmes russes, Ekaterina Cazeaux témoigne d’un nouveau type de relations avec les pays de l’Est.

Llemagne, puis l’effondrement du a chute du mur de Berlin en Al-

communisme en Russie ont marqué l’entrée du monde dans une nouvelle ère. Les relations entre l’Europe de l’Ouest et de l’Est changent profondément. Les agriculteurs gascons le savent bien puisque plusieurs d’entre eux ont déjà fait le voyage vers la Pologne, la Hongrie ou la Roumanie pour participer au développement économique de ces pays. Dans le sens inverse, on assiste à une arrivée non négligeable de travailleurs roumains ou polonais en Allemagne, en France, en Italie et en Espagne. Bien souvent ils sont abusés par des intermédiaires sans scrupules qui les exploitent honteusement à vil prix. Parallèlement, de nombreuses femmes cherchent du travail ou un mari à l’Ouest pour échapper à des conditions de vie difficiles. Les réseaux de prostitution roumains ou albanais ont fait la preuve de leur sordide efficacité.

Quatre femmes pour un homme…

En Russie, la situation est particulière. Le pays a terriblement souffert de la seconde guerre mondiale, suivie par celles d’Afghanistan et de Tchétchénie. Les hommes sont moins nombreux que les femmes, particulièrement dans la tranche d’âge des quadragénaires où l’on trouve quatre femmes pour un homme. A trente trois ans, Ekaterina Kolchanova a bien connu cette situation. Originaire de Saratov (950 km au Sud-Est de Moscou) elle a épousé aujourd’hui le Français Michel Cazeaux, un entrepreneur de Samatan. C’est dans ce village qu’elle vient de monter « l’Union Franco-Russe », une agence matrimoniale d’assistance et d’aide à la formation de couples. Et bien sûr, dans son portefeuille, il n’y a que des femmes russes. Elle raconte son parcours et ses projets.

L.C.G. : Comment avez-vous rencontré Michel Cazeaux ? E. C. : Tout simplement dans un restaurant à Saratov. Après avoir visité la Roumanie, il est venu passer des vacances en Russie pour créer d’éventuels contacts d’affaires. Il a choisi Saratov un peu au hasard en cherchant des endroits qui se développent. C’est aussi une belle cité au bord de la Volga. Comme je parlais le français je l’ai aidé à visiter la ville. Puis nous nous sommes écrit. Ensuite je suis venue un mois dans le Gers, puis trois mois… et nous voilà mariés ! L.C.G. : Quelles sont les conditions de vie des femmes en Russie ? E. C. : Le pays est déjà injuste pour les filles en particulier en province. A Moscou on peut gagner 500 € par mois mais pour le même travail en province on ne touchera que 200 €. Et il y a énormément de femmes seules. Le problème a commencé avec la seconde guerre mondiale et s’est poursuivi avec l’Afghanistan et la Tchétchénie. Dans les boîtes de nuit par exemple on voit essentiellement des femmes ! Les hommes ont aussi un très gros problème d’alcool. Ma grand-mère me disait « il faut se marier avant vingt cinq ans ». Mais aujourd’hui les hommes divorcent vers trente cinq ou quarante ans pour reprendre des filles de vingt ans. Du coup il y a beaucoup de femmes seules dans la tranche des 30/40 ans. C’est comme ça que l’idée de créer une agence est venue à Michel, en voyant toutes ces jolies filles seules… L.C.G. : Comment avez-vous monté cette agence depuis Samatan ? E. C. : J’ai passé des annonces dans des journaux en Russie. J’ai commencé par Saratov d’où je suis originaire, puis j’ai élargi jusqu’à Moscou. Je reçois beaucoup de réponses et j’ai environ 500 candidates en portefeuille. Chacune est inscrite gratuitement et doit signer un engagement moral dont le but est le mariage ou la création d’une union stable.

Le Canard Gascon : Quel parcours vous a menée jusqu’en Gascogne ? Ekaterina Cazeaux : Ma mère était informaticienne et moi je souhaitais être avocat. Mais elle voulait que j’apprenne les langues étrangères et me disait « dans quelques temps les étrangers vont venir ! ». J’ai donc fait des études d’allemand et de français. Et effectivement à Saratov nous avons vu venir des Allemands, des Anglais, des Turcs et des Italiens… mais pas de Français ! A la fin de mes études je me suis mariée, j’ai enseigné le français, plutôt dans le domaine juridique. Puis j’ai eu une petite fille et je n’ai pas retrouvé ma place, et finalement j’ai divorcé. Le Canard Gascon N°7 - Page 4

Ekaterina et Michel Cazeaux à Samatan, dans le Gers.


Candidates au mariage en France ! Rêvant d’une nouvelle vie en Europe de l’Ouest, elles sont nombreuses à s’inscrire dans des agences matrimoniales, prenant parfois le risque de tomber entre des mains peu recommandables. Pour sa part, l’agence de Ekaterina Cazeaux veut assumer la bonne moralité de ses adhérents, tant sur le plan des femmes russes que des hommes gascons... Ici trois candidates parmi les 500 de son fichier... Saratov, au bord de la Volga, d’où est originaire Ekaterina (photo DR)

J’ai des conversations téléphoniques avec les filles. Je leur demande une copie de leur passeport international. Tous les Russes ont deux passeports : un pour l’intérieur du pays, l’autre pour voyager. Nous ne voulons que des dossiers sérieux. L.C.G. : Que recherchent ces femmes russes ? E. C. : La plupart du temps, elles veulent des hommes plus âgés. Des fois jusqu’à vingt ans de plus ! Elles veulent être sûres de ne pas avoir à divorcer à nouveau et pensent que les hommes plus âgés sont plus sérieux. Michel et moi pensons que dix ans, c’est la différence d’âge maximum et nous ne voulons pas proposer des unions au-delà de ce chiffre. Beaucoup de filles russes sont très cultivées et cherchent d’abord le mariage. L.C.G. : Voyez-vous des différences entre les femmes russes et françaises ? E. C. : Les femmes Russes sont plus féminines, plus attachées à leurs maris, plus simples et moins exigeantes. Ici, filles et garçons sont égaux. Les femmes, jolies ou non, peuvent trouver un homme à n’importe quel âge. Pour moi par exemple, l’homme est et reste le chef de la famille.

Ekaterina, 30 ans, commerçante...

L.C.G. : Quelles conditions proposez-vous aux hommes gascons pour utiliser votre agence ? E. C. : Nous faisons signer un mandat d’adhésion à l’agence où les hommes s’engagent eux aussi à rechercher une union stable. Nous avons de longues conversations pour bien comprendre les motivations de nos adhérents. Ensuite ils sont inscrits pour une période d’un an moyennant la somme de 2400 €. J’effectue pour eux une sélection de cinq à dix candidates et j’aide à la prise de contact. Et si ça ne va pas, nous recommençons avec d’autres candidates. L’agence n’existe que depuis quelques mois mais nous avons déjà pas mal de demandes. L.C.G. : Votre agence est-elle sur Internet ? E. C. : Non. Nous voulons établir un vrai contact avec les gens et être sûrs que tout le monde est sérieux ! Propos recueillis par Jean-Louis Le Breton

Margarita, 33 ans, secrétaire...

Union Franco-Russe (05 62 62 45 40 – unionfrancorusse@wanadoo.fr)

Moscou (photo DR)

Olesya, 23 ans, économiste... Le Canard Gascon N°7 - Page 5


Femmes russes et hommes gascons

Olga et Jean-Philippe

A quarante ans, c’est une nouvelle vie qui commence pour Olga Tolstova. Originaire de Penza, une grande ville industrielle à 750 km au Sud-Est de Moscou elle est aujourd’hui installée à Sion avec Jean-Philippe Bachos, un vigneron qui produit des armagnacs réputés sur le Domaine à Lafitte. Quel parcours a-t-elle suivi pour arriver en Gascogne ? C’est ce qu’Olga et Jean-Philippe nous ont raconté.

LFrance ?

j’ai gagné suffisamment d’argent pour visiter l’Europe et donc la France en 1999. Tout de suite, ça m’a plu : les châteaux, Disneyland… Et dans le même temps j’étais stressée. Je n’arrivais pas à croire que je visitais le pays de mes rêves ! A l’époque en Russie nous n’avions pas grand chose à manger. Ici les supermarchés étaient pleins et c’était incroyable de voir tout ce choix. Comme j’avais une amie russe à Toulouse j’ai décidé de venir m’installer en France.

e Canard Gascon : Pourquoi avoir choisi de vivre en

Olga Tolstova : Petite je lisais beaucoup de romans français traduits en russe et en particulier Alexandre Dumas. J’adorais la culture française, les mousquetaires et les garçons très braves. D’Artagnan est l’un des plus beaux héros pour les filles de Russie. Ensuite, j’ai décidé d’apprendre la langue française. Je l’ai étudiée à l’université, ainsi que l’allemand. Je lisais beaucoup et mes auteurs préférés sont Saint-Exupéry, Hugo, Balzac et Zola. Je suis également passionnée d’histoire. J’ai enseigné le français pendant un an et je rêvais de visiter les châteaux en France. Puis en 1991 j’ai eu un fils d’un premier mariage. Mais nous avons divorcé. En Russie, les divorces se font très vite, en quinze minutes. Et les enfants restent avec la mère.

L.C.G. : Jean-Philippe, comment avez-vous rencontré Olga ? Jean-Philippe Bachos : Je tenais un stand au marché de Noël à Muret, près de Toulouse, pour vendre mes arJean-Philippe Bachos et Olga Tolstova magnacs. Olga est arrivée. Elle avait entendu parler de l’armagnac mais ne le connaissait pas et elle voulait faire un cadeau. J’étais moi-même séparé depuis trois mois, mais je ne cherchais pas spécialement. Pourtant L.C.G. : Quand et comment avez-vous décidé de venir en France ? nous avons tout de suite sympathisé. Après nous nous sommes parlés O. T. : En 1992, au moment de la Perestroïka, j’ai décidé de créer ma au téléphone. Je faisais des aller-retours à Toulouse et Olga est venue propre entreprise de couture. Puis j’ai travaillé comme comptable et dans le Gers. Maintenant nous vivons ensemble depuis un an. Sa carte

La ville de Penza d’où est originaire Olga Tolstova (photo DR)

Anton, Olga et Jean-Philippe Bachos sur le Domaine à Lafitte, à Sion. Le Canard Gascon N°7 - Page 6


«En Russie beaucoup de femmes sont seules ou divorcées et prêtes à partir...» de séjour est renouvelée pour un an, puis ensuite ce sera dix ans. Nous ne sommes pas mariés mais nous songeons à nous pacser. L.C.G. : Olga, quelle est la situation des femmes en Russie ? O. T. : En Russie, il y a peu d’hommes pour fonder des familles. Après toutes ces guerres, l’Afghanistan, la Tchétchénie, beaucoup de garçons sont malades ou blessés. Du coup il y a de la concurrence pour les hommes valides qui choisissent les très belles filles. Beaucoup de femmes sont seules, ou divorcées et prêtes à partir. Je suis aussi contente d’avoir mon fils Anton avec moi. S’il a la double nationalité il pourra rester en France et n’ira pas à la guerre. L.C.G. : Et que pensez-vous des femmes françaises ? O. T. : En Russie, pour la femme, la famille est sacrée. C’est une autre éducation. Je pense qu’en France les femmes sont trop émancipées et qu’elles souffrent de ça aussi. Parfois elles ont besoin d’être faibles mais sont obligées d’être fortes. C’est un plaisir de s’appuyer sur l’épaule d’un homme et d’être protégée… comme dans les romans de Dumas ! L.C.G. : Vous êtes toujours en contact avec la Russie ? O. T. : Bien sûr. Grâce à Internet je peux communiquer par Email et par Webcam avec mes parents. Et nous pensons aller les voir en Russie au mois d’août prochain. Propos recueillis par Jean-Louis Le Breton La ville de Penza en Russie. (photo DR)

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Le stress de la vie quotidienne a mis en évidence le besoin impérieux de se détendre, de changer d’univers pour quelques heures ou quelques jours. Quoi de plus agréable que de s’abandonner aux remous d’un bain bouillonnant ou de se laisser masser par des mains expertes dans une ambiance parfumée au son d’une douce musique ? Il existe désormais des solutions de relaxation pour toutes les bourses, depuis la demi-journée en animations aquatiques jusqu’au séjour luxueux dans les palaces de la thalasso en passant par les cures thermales de remise en forme. Dans ce dossier sur le bien-être, nous avons voulu parler uniquement du marché de la remise en forme qui s’adresse à tous et faire l’impasse sur le marché spécifique des cures médicalisées. Après un tour dans le monde du thermalisme, des jeux aquatiques et de la thalasso de luxe, nous avons rencontré des praticiens des médecines douces et relaxantes qui nous rappellent que la mode du new-âge, des ambiances babas et des « good vibrations » n’est pas si loin. Un domaine où le meilleur côtoie parfois le pire. Délassons-nous donc, tout en gardant un œil ouvert ! Jean-Louis Le Breton

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Barbotan-les-Thermes des mini-cures de santé !

Barbotan-Les-Thermes est l’une des six stations dans le grand Sud-Ouest de la Chaîne Thermale du Soleil gérée par la famille Guérard. En dehors des cures médicalisées, les thermes de Barbotan proposent désormais des mini-cures de santé pour cultiver le bien-être et se remettre en forme. Explications avec Nathalie Maury, chargée de la communication.

Cthermaux, les Thermes de Barbotan omme beaucoup d’établissements

s’ouvrent de plus en plus au marché de la remise en forme. Pour tous ceux qui sont en pleine activité mais subissent du stress, sortent d’une grippe, ont les épaules, le dos, les reins ou les genoux sensibles il fallait proposer des solutions. « Il y a un an, nous avons mis en place des mini-cures de santé Nathalie Maury pour la remise en forme. Elles durent six, neuf ou douze jours et connaissent un grand succès » raconte Nathalie Maury. « Les programmes sont personnalisés. Même si ces cures ne sont pas médicalisées, lorsque les clients arrivent, ils voient un médecin qui les oriente vers les soins les plus appropriés. Chaque cas est pris en considération et on ne laisse pas les gens barboter tous ensemble dans une grande piscine. »

Massages et boues

Pour la remise en forme, la station a mobilisé toutes ses possibilités en proposant divers appareillages. La table thermo-massante est numéro Un au hit-parade des curistes. C’est un matelas d’eau sur lequel on s’allonge et qui masse grâce à des hydro-jets internes. Ce soin se pratique en cabine personnelle. L’hydroxeur est une baignoire d’eau thermale à bain bouillonnant (36°) provoqué par des jets directionnels massant. « C’est très stimulant et vivifiant » commente Nathalie Maury. « On l’utilise plutôt pour le bas du dos ou le dos. Chaque séance dure environ dix minutes. » Dans l’hydro-masseur séquentiel le curiste est dans une position semiassise, les jambes et le ventre enfermés dans une coque ou des jets d’eau sont pulsés à une température et une pression variables. « Cet appareil propose quatre programmes variés : veino-lymphatique, stimulant tonique, relaxant et un dernier qui est très apprécié pour lutter con-

Une illutation aux boues thermales

tre la cellulite et les capitons ! ». Pour ces trois appareils, les thermes proposent des forfaits de 1 à 6 jours. « Ce sont des produits qui intéressent particulièrement les locaux et les régionaux et qui comprennent également l’accès à la tisanerie. ». Mais la spécificité de Barbotan, ce sont les boues végéto-minérales qui sont extraites du tourbier de la commune de Lagrange, un lieu exploité depuis des millénaires ! Elles ont un effet anti-inflammatoire, vitaminique, antibiotique et cicatrisant. On les utilise en illutation* locale : certaines parties du corps sont enveloppées dans la boue végéto-minérale à une température spécifique. Cela facilite la vaso-dilatation, soulage les douleurs et décontracte les muscles.

Les mini-cures de santé

Elles durent de six à douze jours avec au moins cinq soins quotidiens. « Pour ces produits, la clientèle est assez largement représentée par des dames actives entre 35 et 55 ans ou plus qui viennent se faire chouchouter comme si elles allaient chez l’esthéticienne. Mais on trouve aussi de plus en plus d’hommes et, bien sûr, des couples. » Avec ces cures, les thermes de Barbotan proposent également un hébergement en résidence dans des studios aménagés et confortables qui peuvent accueillir de une à quatre personnes. J.-L. L.B. * Illutation : l’application locale de boues thermales Renseignements à Barbotan : 0 825 001 977

Combien ça coûte à Barbotan ?

Les thermes de Barbotan

La séance d’hydromasseur séquentiel (4 programmes au choix) dure dix minutes et coûte 12 €. Les forfaits formes (2 soins et accès tisanerie par jour) durent au choix 3 jours (94 €) ou 6 jours (185 €). Enfin les mini-cures de santé : (prix en basse saison) 6 jours = 570 €, 9 jours = 840 €, 12 jours = 1140 €. Le Canard Gascon N°7 - Page 9


Les autres stations de la Chaîne Thermale du Soleil dans le Grand Sud-Ouest plus chère des stations de la chaîne. On peut y prendre des bains de boue thermale en apesanteur sous pasteurisation continue.

Cambo-les-Bains

Ces thermes édifiés en 1930 s’ouvrent sur un grand parc que borde la Nive. On y soigne plutôt les allergies respiratoires, les maux de dos, les articulations sensibles.

Renseignements à Eugénie-les-Bains : 05 58 05 05 05

Jonzac

Renseignements à Cambo-les-Bains : 0 820 00 35 35

Cransac-les-Thermes

Situés dans l’Aveyron, les thermes de Cransac présentent une belle architecture en étages face à une forêt d’acacias. On y soigne plus particulièrement les articulations douloureuses, les maux de dos et de nuque. On y trouve le « Berthollaix », un fauteuil-relax qui émet des multi-douches de gaz simultanées sur les épaules, les cervicales, la colonne vertébrale, les lombes et les hanches.

Au cœur de la Charente, les eaux de Jonzac jaillissent très chaudes et chargées d’oligo-éléments des profondeurs de la terre. On y soigne les bronchites, les rhinites, les articulations sensibles et les jambes lourdes. Lors des nébulisations, le patient inhale un brouillard de gouttelettes d’eau thermale qui assainit les voies respiratoires et les muqueuses. Renseignements à Jonzac : 05 46 48 59 59

Renseignements à Cransac-les-Thermes : 05 65 63 09 83

Préchacq-les-Bains

Au cœur des Landes et au bord de l’Adour, Préchacq cumule les bienfaits des eaux chaudes et des boues végéto-minérales. On y soigne les rhinites, les sinusites, les otites chroniques mais aussi l’arthrose.

Eugénie-les-Bains

Proches de Mont-de-Marsan et de Dax, les thermes d’Eugénie s’intègrent dans le complexe d’hôtel et de restauration de Michel Guérard. Un lieu unique par son architecture luxueuse inspirée par l’impératrice Eugénie. C’est également la

Renseignements à Préchacq-les-Bains : 05 58 57 21 21

Photos © La Chaîne Thermale du Soleil, Pierre Le Châtelier

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Barboter et buller à Saint-Paul-les-Dax

En 1997, le groupe Thermes Adour décidait de se lancer dans la remise en forme à Saint-Paul-les-Dax en ouvrant le Calicéo. Un pari osé, aujourd’hui réussi.

Nvu l’avenir ! » Ainsi s’exprime Jac-

os patrons sont culottés et ils ont bien

ques Mendez, responsable du Calicéo de Saint-Paul-Les-Dax en parlant de Gilbert Ponteins et de ses deux fils, Xavier et Christophe qui dirigent le groupe Thermes Adour. Et de fait c’était un pari osé que d’anticiper le grand boum de la remise en forme. « Ce marché est au goût du jour et Jacques Mendez c’était une innovation pour la région, surtout à l’intérieur des terres » ajoute Jacques Mendez. Car si les cures thermales médicalisées s’adressent aux personnes malades ou nécessitant des soins spécifiques, le marché de la remise en forme touche tout le monde. Les patrons du Calicéo (il en existe un autre à Toulouse) ont donc tablé sur un concept évolué de balnéothérapie en eau douce. « Nous utilisons une eau minérale naturellement chaude et qui fait entre 32° et 33° toute l’année… ». Ce qui frappe d’abord dans l’établissement, c’est l’architecture résolument moderne. Les piscines, intérieures ou extérieures sont ouvertes toute l’année et impressionnent par leur design, tout comme le marbre de Carrare qui donne une impression de luxe à l’ensemble.

d’eucalyptus. On y passe au minimum deux heures pour un tarif très raisonnable. « Nous avons démocratisé la remise en forme », affirme Jacques Mendez. « Tout le monde peut venir, du sportif confirmé au sédentaire résolu, il n’y a pas de phénomène de classe sociale ou de snobisme. C’est le bien-être à l’état pur ! » J.-L. L. B. Calicéo, Saint-Paul-Les-Dax . Tél. : 05 58 90 66 00

Animations aquatiques

« Nous proposons de nombreuses animations aquatiques : des hydrojets dans des bassins pour se faire masser de la plante des pieds jusqu’à la nuque, des jacuzzis avec des banquettes massantes, des cols de cygnes dont le jet puissant décontracte et masse la nuque et le trapèze. » Ici tout est fait pour s’abandonner aux plaisirs de l’eau. Des geysers provoquent des tumultes d’eau. Dans le bassin à contre courant, on nage tout en faisant de l’exercice. Plus au calme, on peut profiter des bains californiens, des spas de relaxation ou des banquettes relaxantes. Le Calicéo propose des soins externes : massages traditionnels ou aux pierres chaudes, soins du visage et du corps, bains de vapeur aux senteurs

Combien ça coûte au Calicéo ?

Deux heures = 12 €. Trois heures = 15,5 € ou la journée = 26 €. Pour les enfants de trois à onze ans 10 €, 12,75 €, 25 €. Carte Tempo nominative, valable un an : forfaits de 10 h (54,6 €), 20 h (97,75 €), 30 h (146,60 €).

Dax, première station thermale de France

Chaque année, Dax accueille plus de 56 000 curistes. Au-delà des cures médicales (qui ne sont pas le sujet de ce dossier) les établissements thermaux proposent de plus en plus souvent désormais des cures préventives ou de remise en forme. L’Office de Tourisme vous donnera tous les renseignements nécessaires : Office de Tourisme BP177 40101 Dax Cedex. Tél. : 05 58 56 86 86. www.dax.fr. Le Canard Gascon N°7 - Page 11


Lectoure et Castéra-Verduzan

parient sur la remise en forme ! Le pôle thermal qui regroupe Lectoure et Castéra-Verduzan est géré par la collectivité territoriale du Gers. Il accueille bien évidemment des curistes médicalisés, mais l’activité est désormais dédiée à près de 50% aux cures de remise en forme. Une petite révolution.

Azan, on a bien compris que Lectoure et Castéra-Verdu-

l’avenir du thermalisme passait par le développement des concepts de bien-être et de remise en forme. On continuera bien sûr d’y recevoir des cures médicalisées, mais l’heure est à une communication nouvelle et à la mise en place de services et de produits pour proposer de la relaxation, de la détente et même des activités sportives à Lectoure une clientèle régionale. En tant qu’établissements publics, les thermes de Lectoure et Castéra ne disposent pas forcément de la force de frappe financière que pourrait leur amener l’investissement privé pour développer leurs infrastructures. Mais depuis 2001 pour Castéra et 2003 pour Lectoure de réels efforts ont été entrepris afin de créer des centres thermaux modernes et accueillants.

Lectoure

A Lectoure, l’eau thermale a été découverte par hasard en 1979 par le Syndicat des Eaux. Elle est enfouie à 1000 mètres de profondeur et possède des vertus thérapeutiques reconnues par l’Académie de Médecine. C’est ce qui a décidé le Conseil Général du Gers, en accord avec la commune, à créer un centre thermal moderne. On y soigne des pathologies rhumatismales et les séquelles de traumatismes ostéo-articulaires. Mais depuis deux ans, le centre voulu offrir de nouvelles prestations et trouver une nouvelle accroche pour attirer une clientèle régionale à la recherche de bien-être et de détente. C’est donc sous le slogan « Le bonheur coule de source » que cette nouvelle stratégie a été mise en place. Les thermes proposent désormais des soins individuels à la carte très variés : des bains hydromassants, des douches enveloppantes, au jet ou relaxantes, des applications de boue. Pour ceux ou celles qui veulent soigner leur ligne, les enveloppements minceur , les modelages circulatoires, relaxant ou anticellulite sont parfaitement adaptés. Pour les jambes lourdes on conseillera le drainage lymphatique et les massages à sec ou sous eau. Enfin pour la relaxation maximale, le massage crânien (20 minutes de bonheur) ou le massage total californien de la tête au pied (45 minutes d’extase) sont pratiqués par des kinés diplômés. L’espace aqua-détente dispose d’une piscine d’eau thermale avec nage

L’entrée des thermes à Lectoure. Le Canard Gascon N°7 - Page 12


à contre courant, postes d’hydromassage sousmarin, cols et becs de cygnes, cascade d’eau, sauna, hammam, spas et plage intérieure. On y pratique l’aquagym et les bébés nageurs (de 6 mois à 3 ans) accompagnés d’un parent sont les bienvenus. Le centre propose des forfaits « week-end bonheur » (2 jours), « séjour minceur » (5 jours) et « séjour vital forme » (6 jours).

Castéra-Verduzan

A Castéra-Verduzan, la remise en forme est aussi le mot d’ordre. Dans l’espace forme on peut s’inscrire à des cours collectifs variés : le « bodysculpt » pour renforcer les muscles et améliorer la silhouette, le « cardio-training » pour le cœur et le souffle, le « power-fitness » Les thermes à Castéra Verduzan. qui combine travail musculaire et respiration, le « stretching » pour les étirements et la souplesse, la « gym douce » qui renforce les muscles en douceur ou enfin « dos et relaxation » pour améliorer les postures, diminuer les douleurs et gérer le stress. Les thermes de Castéra proposent également des forfaits modernes ciblés s’étalant chacun sur 6 jours et comprenant de base 18 soins d’hydrothérapie: la formule « Aquaforme » avec bain hydromassant, douche au jet, douche enveloppante, etc., la formule « Jeune Maman » pour retrouver de la tonicité et raffermir la ceinture abdominale, la formule « Antistress » pour retrouver l’équilibre avec applications de boue et

séances d’aquagym, la formule « Vitalité plus » avec en plus six massages de 20 minutes. Des déclinaisons de ces forfaits existent pour une durée de cinq jours ou pour un week-end seulement. J.-L. L.B.

Combien ça coûte ?

A Lectoure, les soins individuels à la carte s’étalent de 9 € (bain hydromassant de 20 mn) à 40 € (massage californien de 45 mn). Les forfaits : « Week-end Bonheur » 60 €, « Séjour Minceur 5 jours » 215 €, « Séjour Modelage 5 jours » 170 €, « Séjour VitalForme 6 jours » 300 €. (Ces forfaits ne comprennent pas d’hébergement). Renseignements Lectoure : 05 62 68 56 00

A Castéra-Verduzan, les cours collectifs de l’espace forme coûtent 8 € la séance, 23 € l’abonnement mensuel. Les forfaits 6 jours : « Formule Aquaforme » 150 €, « Formule Jeune Maman » 350 €, « Formule Antistress » 300 €, « Formule Vitalité Plus » 360 €. Renseignements Castéra-Verduzan : 05 62 68 00 00

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Biarritz : la thalasso à tout prix !

La côte Basque s’est spécialisée dans les cures de remise en forme grâce à la thalasso. Les groupes hôteliers ont mis le paquet pour créer de luxueux établissements proposant une débauche de produits dans des environnements à la fois grandioses et raffinés. Visite guidée dans les entrailles du Miramar à Biarritz. l’on diffuse une brumisation d’eau de mer et d’huiles essentielles. Les 85 cabines de soins sont équipées de variateurs de lumière et diffusent une musique relaxante.

Massages au chocolat ou à l’or fin…

Biarritz

Dson luxe. Des orchidées s’élèvent majestueusement dans des vases

’emblée, le hall de l’hôtel Miramar impressionne par sa grandeur et

élancés. L’éclairage descend en colonnes lumineuses. Le bar légèrement surélevé propose ses fauteuils cossus tournés vers une large baie vitrée qui surplombe l’immense piscine et fait face à la mer. Pas moins de 126 chambres de haut standing accueillent les visiteurs qui, après avoir endossé leur peignoir pourront découvrir dans les étages inférieurs toutes les merveilles de l’institut de thalassothérapie. Pour Florence Lude, chargée de la communication, « la décoration de l’établissement est primordiale et participe du bien-être de nos clients ». A l’étage de l’institut, le vaste mur lumineux sur lequel s’écoule en permanence une douce cascade d’eau fraîche témoigne de ce souci de plonger le visiteur dans un état de relaxation totale. L’institut comprend quatre pavillons consacrés aux soins individuels. Chacun bénéficie d’une luxueuse décoration spécifique et offre une surface de 300 m² qui peut accueillir 75 curistes. Une équipe est dédiée à chaque pavillon où

L’institut offre une carte de soins variés. Certains sont directement liés à la mer, d’autres s’inspirent de l’Asie. L’algothérapie consiste en des enveloppements réfrigérants ou hydratants à base d’algues laminaires ou fucus. Les hydrothérapeutes prodiguent des massages pour le dos ou les jambes. L’enveloppement sudation aux huiles essentielles facilite l’amincissement et élimine les toxines. L’enveloppement à la cire hydratante offre des vertus nourrissantes et réparatrices pour la peau. Les massages Taï ou Nuad Bo Laan alternent pressions et étirements. Le massage aux pierres chaudes se pratique avec des galets chauds sur tout le corps. Ces pierres sont généralement du basalte qui diffuse bien la chaleur et dont la texture lisse glisse sur la peau. Le gommage au sel de la Mer Morte et aux pétales de fleurs s’adresse plus particulièrement aux femmes : une hydrothérapeute effectue un gommage sous une rampe d’eau de mer chaude. Encore plus original, le soin « hot chocolate » : un massage au chocolat dont les substances actives du cacao ralentissent le vieillissement. Enfin, top du top, le massage Chi Yang aux paillettes d’or 22 carats : celles-ci, mêlées à l’huile de Jojoba et d’Onagre rassemble les énergies grâce à l’action des ions contenus dans l’or. Même si tout cela n’est pas très scientifique, ça fait rêver…

Gommage au piment

Le hall d’accueil de l’Institut.

Nouvelle innovation : l’institut s’inspire des spécialités locales et propose une « Escale en pays Basque » avec trois soins très particuliers à étaler sur deux ou six jours. « L’enveloppement et gommage aux piments d’Espelette » est un gommage composé d’argile, d’algues… et de piments d’Espelette ! Il élimine les cellules mortes, désintoxique les tissus et favorise la circulation sanguine. « Le modelage poivré » est composé d’huiles essentielles de poivre, d’orange et de cannelle. Un ensemble parfait pour apaiser les douleurs rhumatismales et apporter une grande détente grâce à son action antispasmodique. Enfin dans le « bain à l’orange » vous barboterez pendant vingt minutes dans une eau de mer chauffée et chargée d’oligoéléments et de minéraux… avec en plus du millepertuis, du tilleul et de l’huile essentielle d’oranger, pour une relaxation totale. Le Canard Gascon N°7 - Page 15


La Thalasso à Biarritz suite... Des bains délirants…

Vous n’en avez pas assez ? L’imagination des thalassothérapeutes pour vous détendre est sans limites. Jugez-en à ces quelques soins qui vous sont proposés : le « bain sommeil » aux huiles d’oranger et de tilleul, le « gommage marocain » au ghassoul associé au sable et aux écorces d’orange, le « masque visage » à la gelée de figues, le « bain rêve d’Himalaya » savant mélange de sel rose d’Himalaya, d’extrait de bambou et d’amidon de riz, le « gommage à la poussière de diamant » à l’aide d’une crème cellulaire micro-exfoliante enrichie en poussière de diamants naturels, de perles d’eau douce et de cristaux de quartz.

(basses calories) et « Le Relais » (gastronomique) dirigés par Patrice Demangel, et vous aurez une petite idée de la forme que peut revêtir sur terre l’empire de la tentation… Pierre Giès

Des programmes pour tous les goûts

Combien ça coûte ?

Pour compléter cette offre pléthorique, l’institut propose des forfaits thématiques pour tous les goûts qui durent généralement six jours et six nuits à l’hôtel Miramar : la « Cure Coaching », la « Remise en forme », le forfait « Minceur Marine », le forfait « Esthétique marine », le « Cap 50 » plus particulièrement dédié aux femmes de 50 ans et plus, le « Masculin Tonic », le forfait « Jeune Maman », le forfait « Anti Stress » et le forfait « Rééducation ». Ajoutez à cela que l’hôtel dispose de deux restaurants, « Les Pibales »

Pour les forfaits six jours, comptez de 1400 € à 5000 € selon la période et le forfait choisi avec l’hébergement, en demi-pension avec au choix vue sur la mer côté phare, côté piscine ou vue sur la ville. Le prix des cures sans hébergement (six jours) varie entre 972 € et 1932 €. Renseignements : Accor Thalassa Biarritz. Tél. : 05 59 41 30 01

Thalasso sur la Côte Basque

Pour info, voici une liste non exhaustive de quelques centres de thalasso de très grande qualité sur la côte Basque. Complexe Serge Blanco à Hendaye. Tél. : 05 59 51 35 35. Les Thermes Marins de Biarritz. Tél. 05 59 23 01 22. Atlanthal à Anglet. Tél. : 05 59 52 75 76 Hélianthal à Saint-jean-de-Luz. Tél. : 05 59 51 51 00

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Cool et relax...

Bien-être en Gascogne

Médecines douces et naturelles

Jocelyne Rolland est présidente de l’association «Mieux en Gascogne» dont le but est la promotion et le développement d’un meilleur art de vivre en dehors de toute implication politique, confessionnelle ou de tout esprit de secte. Elle évoque pour le Canard Gascon quelques-unes des nombreuses disciplines qui se regroupent sous cette bannière du « bien-être ».

Tsujet délicat, parce qu’on est amené à parler de dis-

raiter un dossier comme le « bien-être en Gascogne » est un

reconnu à Bruxelles par l’Union Européenne, mais pas par la France. » Le Shiatsu consiste essentiellement en ciplines dont certaines sont controversées. C’est le une pression des doigts sur les méridiens et les cas des médecines douces qui, à quelques rares points d’acupuncture ainsi qu’en divers étiexceptions, ne sont pas remboursées par la rements. « Certains praticiens du Shiatsu Sécurité Sociale et peuvent donc prêter le aident les médecins traditionnels, comme flanc à toute sorte de critiques. Pourtant, par exemple le professeur Bernard la plupart de ces techniques du mieuxDebré à Paris. Des kinés conseillent vivre et du développement personnel également de pratiquer le Shiatsu.» sont reconnues dans d’autres pays Jocelyne Rolland reçoit ses clients d’Europe ou du monde. Dès lors individuellement. « C’est un peu qu’on les pratique pour son épacomme un massage. Il soulage nouissement ou dans le cadre d’une la dépression et apporte une aide remise en forme, elles ne posent pour la sclérose en plaques ou les pas de problème particulier. Si on fibromyalgies qui sont des affecles utilise à titre curatif pour soigner tions des fibres des muscles. » une affection physique ou psychoLe Shiatsu est également une aide logique, on entre sur un terrain plus pour les lumbagos et les migraines. incertain, voire dangereux. Dans leur La pression des doigts peut être assimajorité, ces disciplines ne sont pas milée à des points d’acupuncture. « il officiellement reconnues par l’Ordre des existe même un certain ‘point de Geisha’ Médecins et leurs praticiens ne peuvent pas qui peut stimuler la sexualité et qui n’a rien utiliser les termes de « médecin » ou « théraà voir avec le point G ! » Ce dernier, soi-disant Jocelyne Rolland peute ». Certains sont honnêtes et peuvent apporter découvert en 1950 par Ernest Gräfenberg, repréun véritable service, d’autres sont des charlatans chersente une zone érogène de grande sensibilité. Mais chant à abuser de personnes faibles ou crédules. Des sectes son existence réelle est controversée. utilisent quelques-unes de ces techniques, particulièrement celles qui Jocelyne Rolland, nous présente en quelques mots d’autres disciplines touchent à la psychologie comme la PNL (Programmation Neurolin- peu ou mal connues et que l’on peut pratiquer en Gascogne. Ses citaguistique) ou l’hypnose pour prendre un ascendant sur des personnes tions sont entre guillemets. Les commentaires sont du Canard Gascon. faibles ou en difficulté. Pour autant, faut-il les fuir comme la peste ? Pour lutter contre le stress, la déprime, le mal de dos ou La réflexologie plantaire d’autres affections latentes participant de la « bobo« Cette technique consiste en un massage des pieds. logie ambiante », l’utilisation des pratiques dites Tous les organes du corps humain sont représentés « douces » s’avère parfois une très bonne solution sur la face inférieure du pied. On les trouve égapour ceux qui sont prêts à les tester. lement dans les mains… Il existe en France une école de réflexologie plantaire.* » Jocelyne Rolland a déjà plus de onze années de Yoga derrière elle. Installée à Auch deLa kinésiologie puis deux ans, elle vivait précédemment dans « C’est une méthode d’éducation à la santé qui l’Ain, près de Lyon, où elle a monté plusieurs concerne la qualité de vie, l’hygiène et le dévesalons sur les médecines douces. Elle faisait loppement du potentiel humain. Elle se pratique également partie d’une association de défense en fonction d’entretiens et de l’état d’esprit de de l’environnement. « J’aime défendre la natula personne. Elle est connue par son fameux ‘test re, mais mon idée est aussi de protéger l’être humusculaire’. Par exemple nos muscles ont une mémain, lui éviter de prendre trop de médicaments. un mandala moire de l’émotion passée et on va la rechercher par Pour moi, tout s’enchaîne et se tient : vivre dans un la kinésiologie. » environnement sain, manger bio, se soigner avec des La kinésiologie est toutefois une discipline très controversée médicaments moins violents… ». Elle pratique aujourd’hui le Shiatsu, une médecine chinoise. « J’ai suivi parce qu’elle touche au système éducatif et plusieurs personnes se sont une formation de praticien d’une durée de trois ans. Notre diplôme est plaintes d’avoir été manipulées par des kinésiologues peu scrupuleux. Le Canard Gascon N°7 - Page 18


mais l’oeil ouvert !

A lire : le livre de Jean-Marie Abgrall « Les charlatans de la pensée » chez Payot.

Le Feng-Shui

L’aromathérapie

« Avec l’aromathérapie, on utilise des huiles essentielles tirées des plantes. Soit on les ingère sur un sucre, soit on les diffuse dans la maison, par exemple avec l’eucalyptus ou le romarin. Certaines stimulent, d’autres calment, d’autres encore aident à la circulation du sang. Il faut tout de même ajouter que les huiles essentielles coûtent cher, en particulier l’huile essentielle de rose. » L’aromathérapie agit donc directement sur l’odorat, l’un de nos sens trop souvent négligé. Pourtant il est à la base de nombreuses émotions : qui ne se souvient de l’odeur des gâteaux de son enfance, du cuir des cartables, des fraises des bois ? Sans parler des madeleines de Proust… Bref, l’odorat ne demande qu’à être stimulé. D’ailleurs les Japonais parfument leurs bureaux avec des huiles essentielles…

Les fleurs du docteur Bach

« Le principe est de faire macérer des fleurs dans de l’eau qu’on mélange avec de l’alcool. C’est très dilué et lié aux émotions. On peut par exemple calmer l’anxiété d’un enfant avec les fleurs de Bach. Moi-même, j’ai vu que ça marchait avec des plantes ou des animaux. J’ai d’ailleurs toujours un petit flacon de « rescue » sur moi. En cas de problème ou de stress, j’en prends une pulvérisation sous la langue. » Le docteur Edward Bach était un médecin anglais physicien et bactériologiste. Il voulait lutter contre les « états mentaux négatifs » générateurs selon lui de maladies chroniques. Il procéda par intuition en étendant ses mains au-dessus des plantes pour en « extraire de l’énergie curative ». On y croit ou pas… Il n’empêche que l’industrie des bouteilles et pulvérisateurs au nom du docteur Bach est… florissante ! Un business qui rapporte beaucoup à certains.

La phytothérapie

« C’est tout simplement le traitement par les plantes : tisanes, bains, bains de pieds… » En France, la phytothérapie a été largement mise en valeur par Maurice Messegué. Les laboratoires du même nom situés à Fleurance dans le Gers (qui ne lui appartiennent plus aujourd’hui) continuent à commercialiser une large variété de produits liés aux plantes et aux fleurs et développent également maintenant des lignes de soin et de beauté. (www.harmonie-vegetale.com).

La sophrologie

« La sophrologie est issue du yoga et de la psychologie. On utilise cette technique avec des sportifs par exemple pour stimuler leur envie de gagner. » On dit que la sophrologie est une méthode dérivée de l’hypnose et utilisée pour la relaxation. Elle a été créée dans les années soixante par le docteur colombien Alfonso Caycedo qui s’est inspiré du yoga, du zen, de la méditation et des états d’extase. Caycedo a toujours cherché à prendre ses distances avec l’occultisme et le charlatanisme.

« Le Feng-Shui est la science de l’harmonisation du cadre de vie pour que de bonnes énergies se répercutent sur le corps humain. De nombreuses maladies proviennent du stress de l’environnement. C’est à mi-chemin entre la décoration et le bienêtre. Beaucoup d’entreprises font appel à des maîtres du Feng Shui. » Pour les adeptes du Feng Shui, tout est lié et rien n’existe de façon isolée. Les experts en Feng Shui peuvent analyser votre lieu de vie ou de travail pour proposer des solutions d’aménagement. Ils étudient aussi votre jardin et même le sous-sol en faisant appel à la géobiologie.

Les mandalas

« Les mandalas sont des dessins qui permettent à des personnes de se recentrer sur eux-mêmes et laisser leur inconscient s’exprimer… » Le terme même de « mandala » vient du sanscrit et signifie « cercle », mais les mandalas ont été utilisés par plusieurs cultures ou religions. La réalisation de mandalas demande de la patience et une concentration qui favorise le cheminement intérieur. On le voit, les techniques de relaxation et de bien-être sont nombreuses et on ne peut les aborder toutes ici. L’important est de garder un esprit critique, surtout lorsque ces pratiques s’approchent de la thérapie. Jocelyne Rolland le précise bien : « Notre association veut mettre en valeur ces techniques en dehors de tout esprit de secte, religieux ou politique. Certains veulent les utiliser pour manipuler des gens, mettre la main sur eux ou leur soutirer de l’argent. C’est dévoyer ces connaissances pour assujettir les gens alors que nous cherchons à promouvoir le bien-être, la relaxation, lutter contre le stress et les agressions du monde qui nous entoure. » Dossier réalisé par J.-L. Le Breton avec l’aide de J.-P. Amic * Institut Français de Shiatsu - 106 rue Monge 75005 Paris. Tél. : 01 45 87 83 17 ** A voir également, le site Psychotérapie-Vigilance : http://www.psyvig.com/

La naturopathie

« La naturopathie nous invite à suivre les rythmes de la nature : manger des légumes de saison et vivre avec son environnement… » Les naturopathes veulent donc s’appuyer sur la nature pour obtenir une meilleure santé de l’organisme, stimuler les processus de guérison, éliminer les toxines. La naturopathie s’inscrit dans la doctrine du « vitalisme » qui est soutenue par de nombreux praticiens de médecines douces mais également réfutée par des scientifiques. Sur Internet on trouve de multiples forums de discussion sur ces sujets défendant l’une ou l’autre thèse. Le Canard Gascon N°7 - Page 19


Pour éviter la panne des sens ...elles traquent le stress !

Lors du premier « Salon du mieux-être à Auch » le Canard Gascon a rencontré pour vous des spécialistes prêtes à vous mener sur les chemins de la détente et de la relaxation.

Jocelyne Rolland et les quatre jeunes organisatrices du salon.

Edie Fort, Olivia Kinet-legrand et Amandine Moussaron* , en seconde

lles sont quatre filles sympathiques de 21 ans, Armelle Dubois, Elo-

année de BTS à Pavie qui suivent une formation de « Service en Espace Rural ». Dans ce cadre, elles devaient présenter un Projet d’Intérêt Commun (PIC) et elles ont décidé de créer un événement sur la région en lançant le premier « Salon du Mieux-Etre en Gascogne. » Pour monter cette opération elles ont contacté l’association « Mieux en Gascogne » présidée par Jocelyne Rolland. Pour le Canard Gascon, c’était l’occasion rêvée de rencontrer quelques personnalités… *(le joli mannequin de notre couverture !)

Dominique Schlick : cuisine bio et indienne

Dominique Schlick est une adepte de la cuisine bio, mais aussi de la cuisine indienne. « Je suis tombée dedans lorsque j’étais toute petite. Je suis originaire de Strasbourg. Mes parents étaient déjà très proches de la nature pour se nourrir ou pour se soigner. On faisait des soupes d’orties ou du miel de pissenlit. A l’époque c’était mieux perçu qu’aujourd’hui. » Installée depuis trois ans en Gascogne Dominique et sa collègue Elisabeth donnent des cours de cuisine à base de produits bio. « Tous les ingrédients que nous cuisinons proviennent de l’agri-

Dominique Schlick

culture biologique locale. Nous utilisons des margarines végétales, du lait de riz, d’amandes ou d’avoine, du sucre complet, du sirop de riz ou d’agave pour les mets sucrés… et ensuite nous mangeons ensemble ! » Dominique et Elisabeth animent des stages, des séminaires, des conférences et des anniversaires. Dominique Schlick : 05 62 59 03 07 ou 06 67 32 17 01

Barbara Germain : total relax !

Barbara et Ludovic Germain ont créé l’association « A l’écoute » à Montaut-Les-Créneaux. « Nous proposons des séances de relaxation et des cours de compréhension du corps. Nous pratiquons les soins énergétiques qui ressemblent un peu au magnétisme. C’est très efficace pour gérer le stress… » Mais leur association développe une autre activité :

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Sylvia Rivière

Barbara Germain

les voyages d’économie solidaire avec la Thaïlande. « Nous sommes allés sur place pour découvrir l’endroit et nous avons décidé de proposer des voyages en relation avec les habitants sur place, en particulier des randonnées de quatre jours dans la jungle avec un guide. C’est à la fois exaltant et impressionnant de côtoyer des ours et des gorilles. » Barbara Germain, «Association A l’écoute» : 06 13 04 24 81

Sylvia Rivière : les massages Ayurvédiques

« Les massages Ayurvédiques améliorent la circulation lymphatique et veineuse » assure Sylvia Rivière. « C’est une médecine traditionnelle indienne qui date du 1er siècle. Elle se pratique avec de l’huile de Sésame et au sol car on est plus près de l’énergie de la terre. » Ces massages utilisent la même carte que celle des méridiens Chinois qu’on appelle « Nadis » en Indien. « C’est un massage enveloppant qui assouplit les tissus, les ligaments, les tendons. C’est aussi un travail en profondeur qui génère d’abord une impression de bien-être puis un renouveau d’énergie. » Sylvia Rivière a suivi la formation de Cécile Gordon à l’école de Maître Govindan Kutti Nair. Son diplôme n’est pas reconnu en France mais en Allemagne et en Belgique. N’ayant pas le droit d’utiliser le terme de « thérapeute » elle se refuse à faire des diagnostics. Elle propose des massages confort pour tous, des massages pour les grands sportifs, mais aussi des massages pour les personnes ayant des problèmes de dos ou de circulation du sang. Sylvia Rivière : 06 73 88 95 98

Elisabeth Guyard : elle prend votre pied !

Elisabeth Guyard est une spécialiste de la réflexologie plantaire. « Au niveau du pied, on a la représentation de tout le corps humain. J’utilise donc une technique par toucher qui me permet d’agir sur tout le corps. Je travaille plus sur des zones que sur des méridiens. La réflexologie plantaire prend ses racines en Chine et en Egypte. Elle permet

Elisabeth Guyard

une relaxation profonde, agit sur le stress, la circulation du sang et les douleurs. Elle libère les toxines et renforce le système de défense naturelle. » Originaire de Paris, Elisabeth habite en Gascogne depuis dix ans. « J’ai suivi une formation à Toulouse et je pratique depuis trois ans. Il est difficile de se faire connaître et reconnaître car les gens sont méfiants des disciplines parallèles. Il y a toujours une psychose de la secte. Pourtant cette technique est officiellement reconnue dans les pays nordiques et je fais partie de la Fédération Française des Réflexologues. » Elisabeth Guyard pratique à Auch, mais aussi dans les établissements thermaux de Lectoure. Elisabeth Guyard : 06 89 28 26 49

Bianca Saury : se mettre en forme

Bianca Saury est diplômée de l’Ecole de Gestalt de Paris et membre de la Fédération Française de Psychothérapie. « Gestalt signifie ‘mettre en forme’. Cette discipline a été élaborée par Frederick Perls, un disciple de Freud, dans les années quarante. Elle est basée sur les contacts au sens large : contact avec soi-même, puis avec l’autre. Nous aidons les personnes à établir des contacts grâce à la discussion, le ressenti corporel et les émotions. C’est une thérapie psycho-corporelle qui répond à un cahier des charges précis et à une déontologie. Elle n’est pas encore reconnue en France. Mais je la pratique depuis dix ans et c’est un outil très puissant. A raison d’une séance par semaine, elle permet de résoudre des crises de vie et d’apprendre à mieux se connaître. Cela peut durer de quelques mois à un ou deux ans. Il faut que la personne soit impliquée dans toutes ses dimensions, même financièrement. Mais j’ai une éthique et l’argent ne doit pas être une barrière. » Les clients de Bianca Saury sont des enfants, des adolescents, des adultes ou des couples. « Il y a une plus forte proportion de femmes et d’ados que d’hommes. La femme parle plus facilement… » Bianca Saury : 06 08 16 34 99

Bianca Saury

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Godmak : artiste «archétypovisionnaire» !

Artiste original - il a derrière lui une longue carrière jalonnée d’œuvres variées - Jean-Claude Godmak est aussi un homme de cœur. Gascon d’adoption, il souhaite trouver en Armagnac un lieu pour accueillir son travail et celui des jeunes artistes qu’il veut aider. professionnelle d’artificier (les grands feux d’artifices de Cannes, Menton, du Carnaval de Nice, mais aussi d’Auch, d’Aire-sur-l’Adour ou de Termes d’Armagnac, c’était lui !). Sa façon unique de jouer avec le feu n’est qu’une manière personnelle de lancer son message dans la nuit en illuminant le genre humain de son art.

L’art médiéval.

Jean-Claude Godmak est grand par le talent mais aussi par la taille comme si le destin avait voulu le doter d’une vision plus élevée que la moyenne de ses contemporains et d’une force physique qui lui permet de s’attaquer à de vastes chantiers. Au temple protestant adventiste de Toulon, il a réalisé une fresque de 20 m² en triptyque représentant le 5e jour de la Création. Pour la maison communale Gérard Philippe de la Garde il a peint un tableau en pied de l’acteur dans le rôle du Prince de Hambourg. Mais c’est dans l’art médiéval qu’il a créé ses œuvres les plus impressionnantes : machines de guerre, catapultes, bombardes, épées, hallebardes, arbalètes ou « traits de feu ». La plupart sont exposées au Château de Mauvezin dans les Hautes-Pyrénées grâce à son ami Jean-François Abadie.

Une fondation Godmak ?

Godmak dans son atelier de peinture à Fustérouau

LClaude Godmak : deux véhicules qui lui permettent de tracer la route

a peinture et la sculpture sont des composantes de la vie de Jean-

de ses visions riches et variées. S’il reconnaît Salvador Dali comme l’un de ses maîtres, il n’en a pas moins suivi son propre chemin, inspiré par une certaine conception de l’Univers et par ses rapports avec le genre humain ici-bas. Formé aux Beaux-Arts d’Angers, il possède un talent aux facettes multiples et manipule aussi bien les pinceaux et les brosses que le marteau, la forge ou encore le ciseau à bois et les gouges. La peinture reste le domaine dans lequel il s’exprime le plus, mais le métal, la pierre et le feu contribuent à façonner le monde personnel de cet homme à la fois forgeron, serrurier, maréchal-ferrant et artificier.

Archétypovisionnaire.

Godmak se dit « archétypovisionnaire ». Un terme inventé par lui qui exprime sa passion du symbole comme un lien entre l’individu et le monde de l’au-delà. La plus grande partie de son œuvre est tournée vers cette représentation fascinante des rapports ambigus de la réalité et de l’imaginaire. Il pense que son passage sur terre n’est qu’une étape dans cette quête spirituelle et qu’il doit la mettre à profit pour s’enrichir humainement sans cesser d’offrir à ceux qui l’entourent. Une autre route pour se rapprocher des étoiles passe par sa passion pour la pyrotechnie et ces merveilleux spectacles qu’il a donné tout au long de sa carrière

Dernier projet en cours de l’artiste : « J’ai décidé de publier un livre qui reprend mes plus belles peintures et mes plus beaux dessins de ces quarante dernières années. » Un ouvrage en souscription qui devrait être édité avant la fin 2006. Aujourd’hui, Jean-Claude Godmak voudrait ne pas voir sa production artistique disséminée. Il rêve de créer une association et une fondation pour gérer ses œuvres et cherche en Armagnac un local qu’une commune ou un mécène pourrait mettre à sa disposition. « En plus de mes créations, je souhaite créer dans ce musée une salle ‘Léonard de Vinci’ où j’exposerai des maquettes de ce que le génie a inventé. Et j’aimerais également y ouvrir des salles pour les artistes locaux et régionaux afin d’organiser des animations culturelles. » Bref Godmak ne manque pas d’idées et de courage. A bon entendeur… Jean-Louis Le Breton Contact Jean-Claude Godmak : La Mothe, 32400 Fustérouau. Tél. 05 62 69 24 56. Web : www.godmak.org

L’horloge de la destinée sculptée par Godmak

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Godmak Peintures

Hypnose

Le faiseur d’éclipses

Vision dans la barrière récifale

Le Lac des cygnes Le Canard Gascon N°7 - Page 24


Godmak Peintures

Le réveil de la rose bleue

Le jugement dernier

Rose en gorge

Pyrotechnie

Embrasement au château de la Tour de Termes d’Armagnac

Godmak en homme de feu à Plaisance du Gers, dansant sur la musique de Zorba le Grec, avec 35 kilos d’artifices sur le dos !

Art médiéval

Godmak tirant à partir d’un canon qu’il a créé, à la Tour de Termes d’Armagnac

Une bombarde réalisée par Godmak, exposée au Château de Mauvezin. Le Canard Gascon N°7 - Page 25


Cyrille Vidal «plus près des toreros !» A trente et un ans, Cyrille Vidal est l’un de ces jeunes photographes gascons passionnés de courses landaises et de corridas. Avec un beau brin de talent au bout du déclencheur.

Jcelonne-du-Gers. « J’ai commencé dans le métier en 1995, mais tout ’ai toujours aimé l’image, avoue Cyrille Vidal, photographe à Bar-

petit déjà je m’intéressais à la photo. Mon père m’emmenait à la corrida à Mont-de-Marsan. Je faisais de la vidéo en amateur et c’était un bon moyen pour accéder au « callejon » et d’être plus près des toreros. » Originaire de Bougues, Cyrille Vidal s’est acheté son premier appareil photo à l’âge de dix-neuf ans : un Kocyna dont il se souvient toujours. Il fait son apprentissage professionnel chez Lavielle à Aire-sur-l’Adour avant de voler de ses propres ailes. Ses thèmes de prédilections restent régionaux : « J’ai toujours travaillé sur les traditions de la région : corridas, courses landaises, chasse, paysages… » Son parcours l’amène à adhérer au Groupement National des Photographes Professionnels (GNPP). « Aujourd’hui le métier évolue » raconte-t-il. « Je fais toujours des portraits et des photos de mariage, mais les jeunes veulent des photos plus modernes et décontractées pour les poses ou les lieux. Je ne suis pas inquiet pour l’avenir. Je vis essentiellement des mariages, des portraits et des reportages. » Dans son magasin, Cyrille emploie deux jeunes photographes de talent. « Aurélie Tauzin et Hélène Laudinat m’aident beaucoup pour la photo mais aussi pour la décoration des albums de mariage… ».

L’Art au bout des Cornes

Récemment, il vient de publier un livre de deux cents photos : « L’Art au bout des Cornes »*. « J’ai vécu toute une période de la course landaise. Aujourd’hui une nouvelle génération arrive et ce livre était une bonne occasion de rendre hommage à ceux que j’ai connus. » Dans le domaine de l’édition qui est un « bonus » de son métier, Cyrille Vidal a encore de nombreux projets : la corrida, la chasse aux palombes ou le tue-cochon sont quelques-unes de ces traditions qu’il sait immortaliser avec son objectif. Bien qu’étant équipé d’un appareil photo numérique et d’un ordinateur, il ne s’adonne pas à la retouche d’image. « Il faut que la photo soit nickel dès le départ » commente-t-il. « C’est la connaissance du sujet qui me permet d’anticiper lorsque je photographie des courses landaises. Mais il faut aussi savoir faire passer l’émotion… » J.-L. L.B. (Cyrille Vidal : 05 62 08 49 60. www.studiovidal.net). * Editions Point Sud - Images du Pays.

Photos Cyrille Vidal Le Canard Gascon N°7 - Page 26


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A vos jardins !

La passion de l’horticulture Le métier d’horticulteur demande du courage et de l’abnégation. L’été on travaille sous des serres dans une atmosphère irrespirable, En hiver, il faut entretenir la terre, rempoter dans le froid… Bref, tout cela serait bien dur s’il n’y avait le bonheur de vivre au milieu des plantes et des fleurs ! Rencontre avec une famille d’horticulteurs : les frères Sarrade à Aire-sur-l’Adour.

Cla terre depuis plusieurs gé-

hez les Sarrade on travaille

Des méthodes écologiques

nérations. Aujourd’hui ce sont Chez les horticulteurs, les trois frères, Alain, Pierrot et deux grandes périodes de André qui font tourner l’exploil’année sont la Toussaint et tation d’une surface de plus de le printemps. « Ces dernières 4500 m² où de grandes serres années nous avons souffert abritent plantes, fleurs et légudes canicules. Pendant ces mes. périodes les gens ne plantent « Tout a démarré du temps de plus rien. On sent aussi que notre grand’mère qui pratiquait le climat se modifie et on le maraîchage » raconte Alain. voit apparaître de nouveaux « Ensuite notre oncle est venu insectes comme ce papillon* l’aider dans les années cinquanqui pond une larve dans la te. Pierrot et moi avons comfleur de géranium qui mange mencé à travailler en 1977… la plante par l’intérieur. Nous j’avais vingt ans ! Nous avons voulons utiliser des méthoappris le métier en autodidactes des écologiques. Périodiqueet aujourd’hui nous sommes ment nous nettoyons la terre horticulteurs et nous produisons Pierrot, Alain et André Sarrade. à la vapeur. C’est un procédé également pas mal de plants propre qui élimine les chamde légumes : des tomates, des pignons et les mauvaises herbes. Dans les serres, nous luttons contre choux, des poireaux, des salades, des piments mais aussi des herbes certains insectes en lâchant des prédateurs plutôt que de pulvériser des aromatiques pour la cuisine… Et côté horticulture nous proposons des produits nocifs. Contre les pucerons nous utilisons une petite guêpe : plantes à massifs, des plantes fleuries et des fleurs coupées. »

Le nettoyage de la terre à la vapeur d’eau.

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Les plantes vivaces

Ce sont des plantes herbacées qui vivent plusieurs années par opposition aux annuelles. Elles germent souvent en début d’été et leurs feuilles meurent en hiver. On peut les associer pour créer des massifs ou les utiliser isolément. Le gazania, de la famille des astéracées vient d’Afrique du Sud. Il fleurit de juin à octobre et comprend une quinzaine d’espèces aux fleurs oranges, rouges ou jaunes. Le dimophotéca fait aussi partie de la famille des astéracées aux couleurs rouge, violette, saumon ou rose. Les cuphéas ou les torénias sont également de jolies plantes vivaces tropicales. Ces derniers viennent d’Asie du Sud-Est et se couvrent de multitude de fleurs bleues avec un coeur blanc ou jaune.

Les plantes pour 2006

Hibiscus.

l’Aphidius Ervi. Contre le Thrips de Californie, c’est une petite araignée : l’Amblesyus Cucumeris. »

Les plantes à massif

Décoratives, elles connaissent un grand succès et donneront volume et couleurs aux jardins. Les plantes à massif les plus couramment utilisées sont les pensées, les impatiens, les bégonias, les primevères, les mufliers, les cosmos et les coleus.

Pour 2006, Alain Sarrade nous propose quelques nouveautés dans ses serres. « Le pétunia Sanguna est une belle plante compacte et retombante. Le bégonia « Dragon Wing » devient géant et résiste très bien à la sécheresse. Il est très florifère. La sauge Patens apporte une très jolie couleur bleue aux bordures et aux plate-bandes. L’angelonia est une plante à floraison continue qui s’accommode d’un temps sec, tout comme le dipladénia, champion toutes catégories contre la sécheresse. » Jean-Louis Le Breton * Le Cacyreus marshalli originaire d’Afrique du Sud.

Les plantes fleuries

Ce sont plutôt des plantes en pot à offrir. Le cyclamen est une plante d’origine méditerranéenne qui fleurit de septembre à mai. Elle exige de la fraîcheur et trop de chaleur peut stopper sa floraison . Les hibiscus qui viennent d’Asie, comprennent plus de 200 espèces et 30 000 variétés dont la plus connue en France est la Rosa Sinensis. Les azalées sont des rhododendrons à petites feuilles de la famille des Ericacées. Elles fleurissent au printemps et offrent des couleurs rose, rouge ou jaune.

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Dipladénias.


Des moteurs dans le jardin Tondeuses à pousser ou autoportées, débroussailleuses, motoculteurs : les engins à moteurs facilitent l’entretien de nos jardins. Voici quelques conseils pour l’utilisation et l’entretien de ces machines.

Eles tondeuses ont fait de lectriques ou thermiques,

gros progrès depuis l’époque de nos grand-pères. Plus sûres et plus ergonomiques, elles bénéficient d’avantages qui simplifient la vie du jardinier. Les carters sont proposés en acier, en ABS ou en alliage. L’acier est le moins cher mais rouille facilement. L’ABS ne pose pas ce problème mais il peut se fendre à l’occasion d’un choc avec un caillou et l’alliage est plus sensible aux vibrations. Le guidon réglable en hauteur que l’on trouve sur certains modèles améliore le confort de l’utilisateur et diminue la fatigue des bras même lorsqu’on travaille avec des machines autotractées. Le variateur de vitesse d’avancement est également un plus lorsqu’il est indépendant du régime du moteur. Certaines tondeuses proposent la tonte « mulching ». Celle-ci consiste à retenir l’herbe coupée dans le carter de coupe. Une lame bi-plan la hache alors en micro-particules qui se redéposent sur le sol. Cette tonte est conseillée pour une herbe courte. Le gazon qui retombe forme un engrais azoté naturel et on évite la corvée de la vidange du bac. Pour l’herbe haute, on choisira plutôt une tonte à éjection arrière.

Assurez-vous !

Pour les grandes surfaces de jardin la tondeuse autoportée s’impose. On retrouve aussi un plaisir d’enfance à conduire ces petits engins. Ils sont souvent bruyants et un bon casque saura pro-

téger vos oreilles. Mais attention aux accidents : les autoportées font partie de la catégorie des véhicules à moteur terrestre et tombent sous le coup des assurances automobiles. Prenez donc contact avec votre assureur pour savoir si vous êtes couvert en cas de pépin. Vérifiez régulièrement l’état des courroies de transmission, l’affûtage des lames et la batterie en fin de saison. Nettoyez régulièrement le dessous du carter. En hiver pensez à vidanger le réservoir et à débrancher la batterie.

Débroussaillage

Les débroussailleuses à roues sont pratiques pour les herbes hautes et pour aller dans les sous-bois. Les roues arrières sont plus grandes pour faciliter les déplacements en terrain accidenté et dans les ornières. L’éjection de l’herbe se fait de façon latérale et non pas par l’arrière comme sur les tondeuses. Pour le moteur, la puissance choisie dépendra du type de travail. Pour un débroussaillage simple les moteurs quatre temps jusqu’à cinq chevaux feront l’affaire. Pour des travaux plus lourds, on optera plutôt pour un moteur deux temps de six chevaux ou plus.

Retourner la terre

Les motobineuses sont pratiques pour retourner la terre. Si vous travaillez votre potager, un petit modèle de trois ou quatre chevaux conviendra. Pour des surfaces plus grandes, on passera au motoculteur plus puissant dérivé des modèles professionnels. Mais tant que vous travaillerez avec des machines à guidon, attention les bras ! Pierre Giès.

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Arnaud Delpech : So Funky ! A 38 ans, Arnaud Delpech, Gascon depuis 1975, vient de sortir son 3ème album. Une vague de jazz dans un tourbillon de funk, de groove, de rock, le tout assisté par ordinateur. venue au Midem**de Cannes. « J’ai payé mon entrée au salon 600 € et j’ai distribué en un week-end 400 albums. Car à l’époque j’avais déjà sorti un premier album « Eclectik d’AB », entièrement auto produit ». Bingo! Quelques semaines plus tard, il est contacté par plusieurs boîtes dont L19 France avec laquelle il sort « Ecletik Funky Groove ». « Ils pressent et distribuent l’album, moi je me charge de tout le reste ». Entre temps, il a quand même pris la peine de signer un contrat de trois ans pour un album en licence avec Warner Music France. De quoi faire rêver plus d’un artiste...

« Je ne rêve plus mais la musique reste ma vie »

Toutefois, pour lui la vraie reconnaissance n’est pas de vendre quelques milliers d’album mais bien d’être reconnu pour son art. « Le fait que des gens acceptent de presser et de s’intéresser à mes albums est une vraie reconnaissance en soi, et déjà bien suffisante... », explique-t-il humblement. « Je ne rêve plus. Je ne vis pas de ma musique mais c’est ma vie ». Et de la vie, son dernier album en regorge... Pas fait pour être passées en radio ou dansées en discothèque, ses musiques, juste sonores, s’écoutent... « Maintenant j’aimerais bien pouvoir faire en sorte que ma musique vive à travers des génériques de film, accompagne des documentaires. C’est un support musical que j’essaie de faire connaître... » Alors, quand bien même les producteurs ou réalisateurs ne courent pas les vallons gascons, son cd en musique de fond à la maison se révèle être également une très bonne alternative... Faustine Milard

Arnaud Delpech

Ed’efforts et de recherche en solitaire. Car Arnaud Delpech est bel et clectik Funky Groove*, son dernier bébé, est né après des années

bien seul aux commandes de son art. Même si des musiciens à travers toute l’Europe et la Gascogne, copains avant tout, ont mis la main à la pâte en intervenant sur toutes ses chansons, c’est seul derrière son « home studio » qu’Arnaud crée.

*Eclectik Funky Groove, disponible chez « Bligny Musique », place du Foirail, 32000 Auch. Et sur le site internet de sa maison de distribution, www.l19euromusic.com ** salon international des professionnels de la musique *** Et si certains lecteurs veulent en savoir plus sur Arnaud Delpech, en bon informaticien qu’il est, il a bien entendu un site internet : www.eclectik-fr.com

Pas facile d’être intermittent

Dès ses 14 ans, c’est à la batterie qu’il s’éclate, et après quelques années de tournées avec diverses formations, il vend tout pour investir dans un « home studio ». Intermittent jusqu’en 1998, il décide alors d’arrêter de vivre par la musique, car « si la musique faisait manger ça se saurait... », glisse l’artiste. « Etre intermittent n’est pas facile, et la répression de l’alcool faisant, les artistes ont de moins en moins la possibilité de se produire dans des bars qui ont déjà bien du mal à se faire vivre eux-mêmes... Alors payer un groupe de musique sans être sûr de rentrer dans ses frais... Je vous laisse imaginer » Pas question pour autant de délaisser ce pour quoi il est fait. Alors il se lance dans le « webmastering » ou encore dans le rôle de formateur informatique, mais tente de se faire connaître des boîtes de production et d’édition. Et son grand tremplin a été sans l’ombre d’un doute sa Le Canard Gascon N°7 - Page 32


Génération Majorettes ! Des collants de lycra, des bâtons et des cerceaux qui virevoltent au dessus des têtes, des pompons qui s’agitent... Les majorettes Fleurantines*, sont aujourd’hui, plus que jamais en pleine effervescence. « Cela arrive moins fréquemment, mais nous en avons fait quelquesuns », admet Monsieur Sart.

Championnes du ‘twirling bâton’

Cqui s’excitent durant les manifestations sportives, « Ce ne sont pas ependant ne voyez pas, dans ces jeunes filles, des groupies de sportifs

des poms-poms girls, éclaircit tout de suite Jean-Claude Sart, le Président de l’Association des Majorettes de Fleurance. Les filles se produisent dans des défilés, ou lors de spectacles. Elles exécutent des numéros de danse sur scène ». Alors, certes, c’est à ce moment que les fameux bâtons des adeptes du twirling-bâton, les cerceaux de la Gymnastique Rythmique et Sportive (GRS), ou encore les pompons des poms-poms girls font leur apparition. Mais, pas de comparaison possible avec les poms-poms girls d’outre-Atlantique, car « il s’agit d’un spectacle plus festif que sportif », tient à préciser le Président.

Du haut de ses trente ans, l’association se porte donc plutôt bien, et les jeunes filles de 4 à 20 ans, se prennent déjà à rêver à de grandes scènes. Car elles ne sont pas du genre à se contenter d’un entraînement basique. Elles participent à des stages pour lesquels elles font venir des championnes du monde de twirling bâton afin d’améliorer quelques faiblesses. Et dans ces moments-là, les élèves ne sont pas les seules à apprendre. Les entraîneuses sont toutes aussi attentives, et ne manqueraient pas une occasion de faire briller leurs majorettes. Car leur histoire avec l’association ne date pas de quelques mois ou de quelques années, mais de toute une vie. « Jeunes filles, les entraîneuses ont elles aussi fait partie des troupes des majorettes fleurantines », confie le Président. Une belle raison de s’investir dans la bonne marche de l’association. D’autant que ce qui fait le vrai succès des majorettes sont les plus jeunes, « qui sont toujours très applaudies ! ». Alors, rien que pour faire briller leurs yeux et ceux des spectateurs, il ne faudrait pas que l’association s’essouffle... Et Jean-Claude Sart y veille tout particulièrement. Dernières preuves en date : les 32 majorettes animeront le carnaval de Fleurance**en avril prochain, et en mai, c’est le village de Saint-Puy qui les attend. La suite devrait être prometteuse. Faustine Milard. *Contact: Jean-Claude Sart, 05.62.06.16.33 ***Carnaval de Fleurance, les 21, 22 et 23 Avril. Renseignements en Mairie.

Poms-poms girls et majorettes dans toutes les fêtes...

Avec 20 sorties par an, les 32 majorettes de Fleurance font partie des dernières survivantes du genre dans le département et n’ont donc pas de quoi s’ennuyer. En bus, en train ou encore accompagnées de leur camion arborant fièrement les couleurs de l’association, elles parcourent tout le Sud-Ouest, appelées à la rescousse par des comités des fêtes, des collectivités, afin d’animer fêtes communales et des carnavals. Elles se sont mêmes vues invitées à des mariages pour former les haies d’honneur. Avis aux amateurs... Toutefois, même submergées sous les propositions, elles ne rechignent pas pour autant à accepter les invitations des quelques clubs sportifs pour agrémenter les matchs.

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Les Jabotiers de Saint-Sever !

Poursuivant notre présentation des Confréries Gastronomiques et Œnologiques de la grande Gascogne, nous sommes encore une fois dans les Landes pour y rencontrer la Confrérie des Jabotiers de Saint-Sever, au pays des volailles fermières.

L’intronisation de Mireille Darc

NGrand Maître de la Confrérie depuis sa création, « c’est-à-dire le

ous défendons tout ce qui porte jabot, précise Henri Capdeville,

poulet jaune des Landes, les oies grasses, les canards gras, les chapons, les pintades et tous leurs produits, à commencer bien sûr par le plus noble d’entre eux, le foie gras » ! Cette confrérie a été créée le 25 mai 1967 dans la chapelle des Jacobins à Saint-Sever. L’idée et l’impulsion de base ont été apportées par Jacques Balié, journaliste à Sud-Ouest. Au sein de son grand conseil (les membres actifs) siègent quelques professionnels des filières de la volaille mais essentiellement des amateurs et gastronomes réunis par les valeurs solides de l’amitié, de la bonne table, de la fête.

Deux chapitres annuels à Saint-Sever

La Confrérie a pris pour habitude de se réunir deux fois l’an. Le Grand Chapitre a lieu le dernier samedi de novembre lors des trois jours de fête de « Festivolaille ». « Hélas, en 2005, ce festival autour de la volaille (concours de volailles vivantes et de volailles abattues) a été annulé par le Préfet des Landes pour raison de risque de grippe aviaire mais nous avons tenu néanmoins notre chapitre ! » ajoute Henri Capdeville. On ne supprime pas comme cela un banquet de 150 couverts auquel participent des délégués d’environ 25 confréries françaises et espagnoles. Mais laissons parler le Grand Maître : « Le samedi du Grand Chapitre commence toujours par un casse-croûte solide avec de bons produits locaux et d’excellents vins ! Notre Confrérie Henri Capdevville – et toutes celles invitées - dé-

filent ensuite, en grand uniforme, à travers les rues de la ville. Puis nous allons rendre un hommage solennel à la statue de Séverin Gratianauld, plus célèbre citoyen de Saint-Sever… qui n’a jamais existé ailleurs que dans les romans de Rabelais* !!! On relate alors quelques grands épisodes de sa vie imaginaire ! » « Après le juste salut à notre héros local, nous nous rendons au Cloître des Jacobins où a lieu le Grand Chapitre et le déjeuner officiel. Le repas commence toujours par une « Soupe Gasconne » (pour ne pas dire garbure ; ce plat possède en effet sa propre confrérie). Il se continue par un foie gras puis une daube de canard ; enfin, le plat de résistance est un chapon ou une poularde avant de terminer par une « tourtière » ou « pastis landais ». Le tout accompagné bien sûr de très bons vins locaux puis d’armagnac ». Le second chapitre annuel, moins important, se tient autour du 14 juillet, lors de la « Fête du Foie Gras » ; il est plus destiné aux vacanciers et touristes de passage.

Un uniforme noir à parements jaunes et rouges

L’uniforme du Grand Conseil de la Confrérie est constitué de robes en velours noir avec des parements jaunes et rouges. Les intronisés deviennent « Jabotiers d’Honneur » et reçoivent un scapulaire avec un ruban jaune et rouge auquel est accroché la médaille aux armes de la ville de Saint-Sever. La Confrérie compte à ce jour environ 300 intronisés avec des personnalités politiques, des comédiens (Mireille Darc par exemple), des sportifs, des journalistes, des grands cuisiniers et des amateurs de bonne chère de tous horizons ! La Confrérie des Jabotiers entretient des rapports privilégiés avec la Commanderie des Chevaliers du Tursan, sa voisine (voir le précédent numéro du « Canard Gascon ») et ce sont toujours les vignerons du Tursan qui ouvrent le défilé, juste derrière les Jabotiers. Vous voulez devenir « Jabotier d’Honneur » ? Il faut en faire la demande à la Confrérie et vous devrez prêter serment : « Par les princes de la table de Chalosse et du Pays Landais, par le maïs doré qui est le fruit de nos plaines, par l’ancestral talent de nos femmes, de nos rôtisseurs et de nos sauciers, je jure fidélité à tout ce qui porte jabot » ! Jean-Paul Amic (*Note de l’auteur : C’est à ma connaissance la 3e statue existant en France de personnages n’ayant jamais vécu autrement que dans des œuvres littéraires après celle de Gaudissart, le commis-voyageur en vins de Balzac, à Vouvray, près de Tours et celle du Sapeur Camember, héros des bandes dessinées de Georges Colomb, natif de la ville, à Lure en Haute-Saône. Mais revenons à Saint-Sever…)

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Hommage à Séverin Gratianauld


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Carol and Martin Scott : EU citizens and craftsmen !

Carol et Martin Scott : artisans et Européens !

atives of a small village in the north of England, Carol and Martin Martin Scott ont effectué une reconversion pour vivre et travailler NScott dropped everything to come and live and work as craftsmen O comme des artisans à Monguilhem dans le Gers. riginaires d’un petit village du Nord de l’Angleterre, Carol et

at Monguilhem in the Gers.

Just what is it that drives English people to come and live in Gascony ? For Carol and Martin Scott it was a question of a way of life. “Back in England we had a company that made and sold derivative products based on the character of Peter Rabbit and Stokey the Bear. We did very well and had almost a hundred people working for us. But life was one big strain, so we sold our shares in the business to come and live in France with our two sons Oliver and Oscar. We wanted to become craftsmen and work with our hands.” Martin is a trained cabinetmaker. Carole is a knitwear designer and was long active as a producer of upscale clothing. Having spent their holidays in the Gers several years in a row, they decided to settle here and bought a farmhouse belonging to an armagnac producer. “The vats were empty, though”, quips Carol. They took a course at the Chambre des Métiers to learn all about the French administrative system….”so much more complicated than in England ! All we can do is laugh ! But at least here in France you are proud of your craftsmen and stand by them. In England these skills are being lost”. For some two years now they have been manufacturing decorative objects for the home. Carol creates curtains, tablecloths, runners, cushions, Carol & Martin Scott aprons and slipcovers for chairs. “I love the quality of French fabrics, especially the Basque and Catalan kind. I mix them with good quality English flower prints like Liberty’s. I also buy old sheets and tablecloths at vide-greniers, and use them to make one-of-a-kind pieces.” As for Martin, he turns out tables, chairs, benches, cutting boards and bread boards, candleholders and mirrors in his workshop. “I even get orders for all-wood kitchens ! I use oak, beech, acacia, plane and catalpa.” They do not miss England. “We really feel like EU citizens

Qu’est-ce qui pousse donc les Anglais à s’installer en Gascogne ? Pour Carol et Martin Scott c’est clairement un choix de mode de vie. « En Angleterre nous possédions une entreprise de fabrication et de vente de produits dérivés autour des personnages de Peter Rabbit et de l’Ours Paddington. Cela marchait bien et près de cent personnes travaillaient pour nous. Mais la vie était stressante alors nous avons revendu nos parts pour nous installer en France avec nos deux fils Oliver et Oscar. Nous voulions être artisans et travailler de nos propres mains. » Martin a une formation de menuisier-ébéniste. Carol est styliste tricoteuse et a longtemps réalisé des modèles de vêtements classiques haut de gamme. Après avoir passé plusieurs années de vacances dans le Gers, ils décident de s’y installer et rachètent la ferme d’un producteur d’armagnac. « Les tonneaux étaient malheureusement vides » plaisante Carol. Ils suivent un stage à la chambre des métiers pour tout apprendre du système administratif français… « beaucoup plus compliqué qu’en Angleterre ! Il vaut mieux en rire ! Mais au moins ici vous êtes fiers de vos artisans et vous les soutenez. En Angleterre ces métiers sont en voie de disparition. » Depuis plus de deux ans, ils fabriquent désormais des objets de décoration pour la maison. Carol créée des rideaux, des nappes, des chemins de table, des coussins, des tabliers, des housses de chaise. « J’adore la qualité du tissu français, particulièrement le tissu basque et catalan. Je les mélange avec des tissus anglais à fleurs de bonne qualité comme le Liberty. J’achète aussi des draps anciens ou des nappes dans les vide-greniers que je peux

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and enjoy a challenge. England is too insular and not very hospitable. Over here, we have found the Gascons to be very welcoming to foreigners !” Jean-Louis Le Breton (trad.: Nina de Voogd) Carol and Martin Scott. Maison de Pédeloup – 32240 Monguilhem Tel.: 05 62 08 77 95

ensuite réutiliser pour créer des pièces uniques. » Dans son atelier, Martin fabrique des tables, des chaises, des bancs, des planches à découper ou des planches à pain, des bougeoirs, des miroirs… « Je reçois même des commandes pour des cuisines en bois complètes ! J’utilise du chêne, du hêtre, de l’acacia, du platane ou du catalpa… » L’Angleterre ne leur manque pas. « Nous nous sentons vraiment Européens et nous aimons les challenges. L’Angleterre est trop repliée sur elle-même et peu accueillante. Ici, nous avons trouvé les Gascons très ouverts pour les étrangers ! » Jean-Louis Le Breton Carol et Martin Scott. Maison de Pédeloup – 32240 Monguilhem. Tél.:05 62 08 77 95

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Jean-Paul Sempé : l’histoire du Floc !

Jean-Paul Sempé and the story of Floc V

intner Jean-Paul Sempé is the president of Nogaro’s Cave des Producteurs Réunis, the leading producer of Floc in all of France, which is to say the world. Here is what he has to say about this regional apéritif : “The term ‘floc’ means ‘flower bouquet’ in the Occitan language, which is to say that this drink is the flower of Gascony. It has a long history throughout the region. In the old days, vintners and oldtime farmers would blend armagnac with grape juice. The grape juice did not ferment and got its alcohol content from the armagnac. It was in 1954 that Henri Lamor, former mayor of the little village of Cravencères, together with a handful of friends, gave it its name of ‘Floc de Gascogne’. In 1990 Floc was given the official AOC (Appellation d’Origine by now become highly codified. It is above all a drink that has its roots in the area. Every single parcel of vineyard devoted to the production of Floc is clearly identified, and limited to a specific yield per hectare. The main varieties of grape used are Colombard, Gros Manseng or Ugni blanc for white Floc, and Merlot, Tannat or Cabernet Sauvignon for the pink kind. The latter looks red rather than pink, due to the fact that it is macerated with the grapes’ skins and their natural colours.”

JRéunis à Nogaro qui est le premier producteur de Floc en France… ean-Paul Sempé est viticulteur et Président de la Cave des Producteurs

donc dans le monde ! Il nous raconte l’histoire de cet apéritif régional.

« Le terme ‘Floc’ signifie ‘bouquet de fleur’ en Occitan. C’est la fleur de notre Gascogne. Ce produit existe depuis très longtemps dans la région. C’était une tradition chez les viticulteurs et dans les fermes à l’ancienne : ils mélangeaient de l’armagnac avec du jus de raisin. Le raisin ne fermentait pas et le degré d’alcool était apporté par l’armagnac. En 1954, c’est Henri Lamor, l’ancien maire du petit village de Cravencères qui, avec quelques amis, a donné son nom au ‘Floc de Gascogne’. En 1990, le Floc a obtenu par décret une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC). Aujourd’hui son processus de fabrication est très codifié. C’est d’abord un apéritif qui prend ses racines dans la région. Chaque parcelle de vigne servant à produire du Floc est bien identifiée et son rendement à l’hectare est limité. Les principaux cépages utilisés sont le Colombard, le Gros Manseng ou l’Ugni blanc pour le Floc blanc, le Merlot, le Tannat ou le Cabernet Sauvignon pour le Floc rosé. Ce dernier présente plutôt une couleur rouge que rosée parce qu’on le fait macérer avec Jean-Paul Sempé la peau du raisin qui contient des colorants naturels. »

Un produit peu connu dans le monde

A product by and large unknown elsewhere in the world

The production of Floc amounts to some 1 400 000 bottles a year, about 22 % of which are the work of the CPR. “At bottling time an official comes to taste it and must give his approval, whereupon the Floc is submitted to a Comité de Dégustation. The recipe may be traditional, but our manufacturing process is ultramodern, for we use pneumatic presses. The grapes are harvested at night and chilled, so that they lose none of their aroma.” For the time being Floc is still fairly unknown abroad. Some of it is exported to Belgium and Canada, but it largely remains a regional speciality. “It is good with foie gras”, says Jean-Paul Sempé, “but also with chocolate...” J.-L. L.B. (trad. Nina de Voogd)

La production annuelle de Floc est de l’ordre de 1 400 000 bouteilles dont 22% environ sortent de la CPR. « Au moment de la mise en bouteille, une personne assermentée vient le goûter et doit donner son agrément. Puis le Floc est présenté à un Comité de Dégustation. Si la recette est traditionnelle, nos méthodes de fabrication sont très modernes puisque nous utilisons des pressoirs pneumatiques. Le raisin est récolté la nuit et réfrigéré pour garder tous ses arômes. » Actuellement, le Floc est encore peu connu à l’étranger. Il s’exporte un peu en Belgique et au Canada mais reste d’abord un produit régional. « On peut le boire en dégustant du foie gras, ajoute Jean-Paul Sempé, et il se marie très bien également avec du chocolat… » J.-L. L.B. (à boire avec modération, bien sûr...)

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Bruno Sirven

Bruno Sirven

and his defence of trees

il se bat pour le respect des arbres

les années 50, la baisse de l’activité d’élevage, la motorisation Bagriculture became mechanized and areas of cultivated land beca- Dans de l’agriculture et l’agrandissement des parcelles cultivées ont enme larger, trees were cut down all over the place. Fifteen years ago, a ack in the fifties, when livestock breeding was on the way down,

group of farmers longing to live among trees once more founded the Association Arbre et Paysage, which employs several people. Bruno Sirven himself is one of its specialists, and is particularly interested in trees that do not grow in forests. He sounds a note of serious alarm : “Once a tree is gone, there is nothing to break the wind and animals lose their shelter and source of food”. He calls for the reintroduction of groves and hedges, and for greening riparian lands.

The uses of trees ….

“The vegetation on riparian land is essential for the consolidation of riverbanks and the stabilization of riverbeds. When the river is in spate, that vegetation will slow down the water’s waves and break them down. Trees and shrubs are also natural purifiers that can absorb as much as 70 % of the nitrates contained in surface water and its runoffs. Groves are small stands of trees no larger than four hectares in size, and consist of a main variety as well as a number of trees and shrubs. They also provide shelter to a number of animals who live in closed habitats, such as passerines and deer. As for country hedges, they are part and parcel of the history of rural society. The hedge is an ally of the farmer, who must give up a small segment of his field’s borders in exchange for something more….”

Replanting trees.

traîné l’arrachage de nombreux arbres des champs. Il y a quinze ans, quelques agriculteurs soucieux de réapprendre à vivre avec les arbres ont créé l’association Arbre et Paysage qui emploient plusieurs personnes et dont Bruno Sirven est l’un des spécialistes. Lui-même s’intéresse particulièrement aux arbres qui se trouvent en dehors des forêts et tire un signal d’alarme. « Lorsque l’arbre disparaît, le sol n’est plus fertilisé, la terre est moins stable, les eaux ne sont plus filtrées ou retenues, le vent n’est plus freiné et les animaux manquent d’abris et de nourriture. » Bruno Sirven se bat donc pour réhabiliter les bosquets, les haies, et les aménagements végétaux près des cours d’eau appelés également « ripisylves ».

De l’utilité des arbres…

« Les ripisylves et la végétation des bords de cours d’eau sont indispensables pour garantir la solidité des berges et stabiliser le lit des rivières. En période de crue, l’onde de l’eau est ralentie et fragmentée par les végétaux. Les arbres et arbustes jouent aussi un rôle d’épurateur naturel et peuvent absorber jusqu’à 70% des nitrates contenus dans les eaux superficielles et de ruissellement. Les bosquets sont des petits boisements dont la surface ne dépasse pas quatre hectares. Ils sont composés d’une essence dominante et de divers arbres et arbustes. Ils sont aussi un refuge pour de nombreux animaux qui vivent dans des milieux fermés comme les passereaux ou les chevreuils. Quant Bruno Sirven aux haies champêtres, elles sont liées à l’histoire de la société rurale. La haie est une alliée de l’agriculteur qui doit savoir sacrifier un peu des bordures de son champ pour gagner plus… »

Bruno Sirven does not berate farmers, but observes that far too often, trees have been cut down for all the wrong reasons. His association therefore acts hand in hand with the farming community and their municipalities, but also private parties, and provides them with plans to reintroduce a number of varieties of trees into the region. It has also published a number of books, such as the brochure called “Arbres en campagne” on the subject of Gascon trees and shrubs outside of forests.. Jean-Louis Le Breton (Trad. Nina de Voogd)

Réimplanter des espèces.

Arbre et paysage 32. Tel.: 05 62 60 12 69

Arbre et paysage 32. Tél. : 05 62 60 12 69

www.arbre-et-paysage32.com

www .arbre-et-paysage32.com

Bruno Sirven ne critique pas les agriculteurs mais constate simplement que l’arrachage des arbres a trop souvent été fait au mépris de la logique. Son association travaille donc très étroitement avec les paysans, les communes mais aussi les particuliers pour proposer des plans afin de réimplanter des espèces diverses et variées dans la région. Elle a également édité plusieurs ouvrages dont le livret « Arbres en campagne » sur le thème des arbres et arbustes « hors la forêt » en Gascogne. Jean-Louis Le Breton

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Ô moun païs... qué parlan de tu... Dans un numéro consacré au mieux-être, à l’art de vivre et à tout ce qui donne une autre dimension à la vie, nous nous devions de présenter une rubrique à l’unisson, quelque peu orientée vers le spirituel, la recherche de soi, voire l’histoire de la religion. SUR LES CHEMINS DE ST JACQUES DE COMPOSTELLE

Notre Gascogne est traversée par plusieurs Chemins de Compostelle puisque tous ceux-ci se rejoignent dans les Pyrénées-Atlantiques toutes proches. Nos campagnes sont donc habituées au passage de milliers de pèlerins venus de tous horizons. Il ne faut pas oublier que, statistiquement parlant, plus de la moitié des pèlerins ne sont pas des catholiques fervents mais tout simplement des gens à la recherche « d’autre chose », d’autres valeurs que la seule société de consommation ! Mais il faut méditer cette phrase prononcée par un athée : « On part de chez soi en tant que randonneur ; on arrive à Compostelle en pèlerin » !

et 1900 ! Un coup d’essai à transformer par un second reportage (à l’étude) sur la suite du Chemin dans le Gers, à travers Ténarèze et Armagnac. La réalisatrice est une jeune femme de 29 ans, Cécile Argela, résidant à Lectoure, fondatrice d’une société de production spécialisée dans les films pour entreprises, mariages, etc. Vous pouvez trouver ce dvd à l’Intermarché de Lectoure ou par courrier à la production (18 €, envoi inclus).

A LA RECHERCHE DES CATHARES SUR LES TRACES DES CATHARES

Texte de Philippe TERRANCLE – Photos de Frédéric HEDELIN

UN CHEMIN D’ETOILES

Editions PRIVAT

de Marie-Virginie Cambriels. Livre-disque en auto-édition de la « Compagnie Orion » (association sans but lucratif) , 8 Bd Gambetta, 43000 Le Puy en Velay. Tél. 04 71 06 01 88 (e-mail: marie-virginie.cambriels@wanadoo.fr).

Un livre et un cd encarté dans l’ouvrage, racontent le pèlerinage d’une jeune fille de 20 ans, Marie-Virginie Cambriels, spécialiste en écrits médiévaux et en musicologie ancienne, qui effectua, à pied, le voyage du Puy à Compostelle – traversant notamment notre Gascogne – avec un groupe de musiciens et un âne, en donnant régulièrement des concerts, le soir, lors des étapes. Le récit du voyage dans le livre et un voyage introspectif à l’intérieur du cd avec des textes de philosophes ou de poètes et des morceaux de musique médiévale merveilleusement servis par la voix chaude et cristalline de Marie-Virginie accompagnée par des musiciens maniant épinette des Vosges, tambours, vièle à archet, etc. Un petit « diamant » pour accompagner un voyage intérieur à la recherche d’une autre dimension (celle que vous voudrez) ! (à commander à l’éditeur ; 30 €, envoi inclus).

LA MEMOIRE DU CHEMIN DE ST JACQUES DE COMPOSTELLE EN LOMAGNE Editions C.Art Prod, 22 rue Alsace Lorraine, 32700 Lectoure. Tel 05 62 68 71 17.

Un DVD de 28 minutes en forme de reportage à travers la Lomagne Gersoise, de St AntoinePont d’Arratz à La Romieu via Miradoux et Lectoure, sur le Chemin du Puy. Pour mieux appréhender la motivation des « pèlerins » et de tout le réseau d’accueil et d’hébergement, véritable chaîne d’amitié et de solidarité. Pour essayer de comprendre cette formidable renaissance du Chemin, depuis les années 70, après une interruption de près de deux siècles dans les années 1800

Un beau livre grand format (29x25 cm), de 135 pages sur le thème des Cathares, des hommes à la recherche d’absolu, à une époque où cela était mal vu ! La religion cathare s’est développée entre 1163 et 1255 dans notre grand Sud-Ouest (essentiellement en Languedoc car elle n’a pas traversé la Garonne à l’ouest et au sud) et s’est terminée dans la répression sanglante de la guerre dite « contre les Albigeois ». Le texte relate toute l’épopée de cette religion chrétienne mais « hérétique » car elle refusait tous les abus de l’église catholique romaine de cette époque. De superbes photos sur tous les lieux où s’est écrit l’histoire. Un ouvrage obligatoire pour tout amateur d’occitanisme !

ETRE TEMOIN DE LA PASSION DU CHRIST LA NUIT DU GOLGOTHA de Yves-Antony Jeanjeau - Editions Les 2 Encres (www.les2encres.com).

Curieux et passionnant ouvrage qui se lit comme un reportage qui aurait été effectué en l’an 33 de notre ère, le Vendredi Saint, sur le Mont Golgotha, lors de la mort du Christ, crucifié entre deux larrons, Dismas et Geslas. Vous saurez tout de la vie de ces deux hommes et des derniers instants du Christ. Il faut bien sûr préciser qu’une base historique très sérieuse a servi de trame à l’écriture de cet ouvrage. Une lecture appropriée à cette période de Pâques. Grave mais palpitant. Jean-Paul Amic

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Le Canard Gascon n°7  
Le Canard Gascon n°7  

Bien-être en Gascogne

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