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Mars-Avril 2020

Magazine GRATUIT et printanier

Des artisans et des commerçants près de chez vous Itinéraire d'un apprenti Rémi Thiberville

Solaire ou éolien la polémique

Grain de Pierre Hervé Dauga les tailleurs de Fleurance Menuiseries, vérandas...

Carol Scott la Maison Pédeloup

Mathilde Léon Ses petits salons

Les fromageries des Fleurons de Lomagne

Chocolats de Pâques chez Carrefour Market

Nicolas et Claire la sève de bouleau

Laurine le foot au féminin

Marie-Léa la fresque de Dému

Jean-François Bladé les contes de Gascogne

Joseph Noulens politique et armagnac

Vanessa dans les vignes

L'étonnant succès des harmonies

Macha Méril son nouveau livre

Marie-Léonie Devoir une auteure oubliée...

Les mystères de Salles d'Armagnac


Édito Allez les maires !

On leur souhaite (vraiment) bon courage

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e sort n’est pas encore scellé partout dans le Gers à l’heure où ce Canard Gascon commence à être distribué. Dès le 23 mars, sauf si le Covid-19 en décidait autrement, on saura le nom des maires des 459 communes du département qui ont bien voulu se donner des candidats (deux y ont renoncé…). Il faut leur souhaiter bien du courage, sinon bien du plaisir. On a tout dit du sacerdoce que représente ce rôle, surtout en milieu rural. Et on a tout lu sur la lassitude, l’impuissance et surtout l’ingratitude ressentie par certains élus, qui sont en effet en première ligne. À portée d’engueulades, répète souvent le président du Sénat, comme pour valoriser la fonction. En réalité, personne ne s’engage pour se faire souffler dans les bronches par un administré colérique, pas forcément de bonne foi.

Une fonction astreignante et peu indemnisée C’est déjà si difficile d’exercer son mandat, entre les heures de réunion, les déplacements continuels, et la paperasse qui pousse toute seule. Pour une indemnité modeste (661 € bruts dans une commune de moins de 500 habitants), faut-il le rappeler, même si une récente loi, applicable à partir de ces municipales 2020, promet une amélioration. On n’ose même pas parler des risques juridiques encourus en cas d’embrouilles sur une signalisation, des travaux de voirie, un incendie, etc. Tous ceux qui s’y collent, qu’ils rempilent ou se présentent comme challenger, méritent donc a priori reconnaissance et bienveillance. Quand bien même ils seraient guidés par l’ambition et la soif de pouvoir. Le reste appartient aux six années de mandat. Avec une réélection au bout, ou pas. Le Canard Gascon

13, place Descamps - 32700 Lectoure Tél. : 06 61 34 29 32 Mail : lecanardgascon32@gmail.com Directeur de la publication : Hugues de Lestapis. Rédaction : Aurélien Pastouret, Arthur Pagani, Rose-Marie Richard, Bertrand Duthil, Atelier Histoire du Clan, Jean-Louis Le Breton, Hugues de Lestapis. Illustrations du canard : Elger - Louguit : Franck Raynal Jeux : François Sumien Impression : Imprimé en Espagne à 15 000 exemplaires Publicité et diffusion : 06 61 34 29 32 Editeur : Les Éditions Guilleragues 13, place Descamps - 32700 Lectoure

Dépôt légal 1er trimestre 2020 Photo de couverture: © Fotolia.com - Autres photos : Le Canard Gascon, ou D.R.

Mieux vivre en commune rurale ? Chiche ! On a pu noter, ces derniers mois, les bonnes intentions de l’État envers les « territoires ruraux », qui disent (pas tous) se sentir « abandonnés ». D’où ces volontés de simplifier (réglementairement) l’implantation des petits commerces, ou de faire revenir, via la remise en circulation des licences IV, des cafés là où il y en avait autrefois. Oh, ça ne règle pas ipso facto la question lancinante des déserts médicaux, des zones blanches (en téléphonie), des enclavements géographiques. Mais ça peut remettre un peu de vie dans nos campagnes. Un premier Comité interministériel aux ruralités a eu lieu le 20 février. On y a déroulé « 181 mesures pour améliorer la vie quotidienne » des habitants. Ce n’est pas rien, c’est peut-être même trop pour être crédible… Mais saluons quand même l’effort. Le fond de l’air politique est cependant tel que cet  Agenda rural  du Gouvernement est passé quasi inaperçu. C’est juste dommage pour tous les gens concernés, au bas mot un tiers de la population française ! On verra comment les maires du Gers, reconduits ou fraîchement arrivés aux affaires, vont se saisir de ces opportunités. Hugues de Lestapis

Gueuleton: tripailles et ripailles en vidéo...

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ix minutes et deux secondes de ripaille joyeuse et de camaraderie débordante autour de plats qu’on renifle et savoure comme s’il s’agissait de produits divins. Avec les doigts au besoin, en fait surtout avec les doigts ! Une sorte de bras d’honneur, aussi, à la diététique et ses préceptes parfois rabat-joie. On s’étonne presque, en 2020, de voir cette vidéo proliférer en toute liberté sur YouTube depuis le 4 février. On est moins surpris, en revanche, qu’elle ait un lien avec le Gers. Le petit film, dont le héros est l’humoriste Jason Chicandier, porte l’image d’une chaîne de restaurants et bars à vin. Gueuleton, c’est son nom, est née à Agen et a essaimé depuis. L’un des trois « bons vivants » à l’origine du concept est Gersois. À la fin du clip, avec une élocution bien chargée, Chicandier annonce même : « Ça va se terminer dans le Gers, cette histoire, on est d’accord ? ». Ben oui, on est d’accord. H. L. 3


Artisans

L’apprentissage ? Une voie royale ! La preuve avec Rémi Thiberville Voilà quatre ans que ce jeune Gersois se forme en électricité, entre l’École des métiers de Pavie et l’entreprise Ligardes, à Lectoure. Il vise maintenant un BTS. la vidéoprotection. Quand il enfile le bleu Ligardes, il est certes un apprenti, mais il peut aujourd’hui effectuer certaines interventions en solo. Rémi aura son diplôme de Bac pro en juin 2020. Il pourrait s’arrêter là et attendre une embauche qui ne tarderait pas, tant son profil est recherché.

L’École des Métiers fait le job

Vers un BTS FED

« Je vais continuer, sourit-il, et entamer un BTS FED (fluides, énergies, domotique), avec une spécialité “chaud”, c’est-à-dire photovoltaïque, pompe

Rémi Thiberville, apprenti volontaire

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’histoire de Rémi n’est pas celle d’un jeune versé dans l’apprentissage par défaut en fin de 3e. Lui était même en seconde générale à Auch, parti pour un bac et des études poussées. « Moi, ce qui m’intéressait, c’était l’électricité, travailler avec mes mains ». La famille Thiberville, installée à Blaziert depuis 2015, n’a pas tiqué, contrairement aux enseignants auscitains qui auraient bien voulu le garder au lycée. Rémi a eu gain de cause. Le voilà à 16 ans en CAP électricien à l’École des Métiers du Gers, à Pavie, et déjà sous l’ombrelle de l’entreprise Ligardes Bricoélec, forte d’une trentaine d’employés, dont 5 à 10 apprentis en moyenne. Il apprend les bases du métier, creuse l’affaire avec un Bac pro Mélec (métiers de l’électricité et de ses environnements connectés), toujours à Pavie.

15 jours à l'école, 15 jours en entreprise

... Et toujours en alternance chez Ligardes. 15 jours à l’école (seulement cinq dans sa « promo »), 15 jours en entreprise. Rémi élargit son champ, aborde la domotique, les alarmes, 4

Rémi prépare activement son Bac pro d'électricien

à chaleur. Le métier évolue avec les usages nouveaux ». Ligardes est d’accord pour garder Rémi en alternance jusqu’à la fin de ses (longues) études. «  C’est l’intérêt d’une entreprise comme la nôtre, souligne Karine Ligardes-Laffont, co-gérante, et puis cela permet de fixer nos jeunes dans le Gers, au moins au début de leur carrière professionnelle ». Hugues de Lestapis

L

’apprentissage, on l’a dit un million de fois, est un facteur déterminant d’insertion professionnelle. Il faut cependant le répéter, encore et encore. Ou alors, passer un peu de temps à l’École des Métiers du Gers, installée à Pavie. Là où 673 jeunes apprentis se forment à 28 métiers, en alternance dans une entreprise, via 40 diplômes du CAP au BTS. L’outil, qui dépend de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, est impressionnant, moderne, et doté de 18 ateliers entièrement équipés. Il y a même un restaurant d’application. Trois grands pôles : le bâtiment et les travaux publics, la maintenance des matériels, et l’hôtellerie/restauration/alimentation/services. Les métiers de la maintenance ont le vent en poupe, tant en automobile (réparation des carrosseries, peinture, maintenance des véhicules), qu’en matériel agricole. Dans l’atelier ad hoc, quatre tracteurs dernier cri (et de marques différentes) prêtent leurs flancs d’acier aux expériences des jeunes, qui doivent savoir diagnostiquer une panne et trouver le moyen d’y remédier. Le nombre d’apprentis a recommencé à croître à Pavie depuis 2016. Et on vient de loin, même de Corse, pour suivre une formation très spécifique. La directrice adjointe, Sandrine Bayle-Gosse, a un œil sur les jeunes et un autre sur les besoins de l’économie locale. Quand il faut, une section est créée (un CAP boucher en 2018). Et quand la technicité des métiers l’exige, on accompagne l’apprenti du CAP vers le bac Pro. « À Pavie, on s’occupe de nos jeunes, on n’en laisse jamais un tout seul ». H.L. 1, avenue de la République — 32550 Pavie Tél. : 05 62 61 22 30 Portes Ouvertes Apprentissage 2020 Mercredi 29 avril 14 h à 17 h


Énergie

Le vent tourne pour l’éolien Le photovoltaïque en embuscade

Une justice administrative vient de retoquer un projet occitan de centrale photovoltaïque de 30 000 panneaux s’étendant sur plus de 16 hectares. Pour atteinte aux paysages naturels.

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a filière éolienne ne décolère pas. Depuis plusieurs semaines, elle dit subir un éolien-bashing inédit, venu non pas de ses adversaires coutumiers, mais bel et bien du sommet de l’État. Le 18 février, devant le Sénat, Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, a parlé de « développement anarchique  » et de «  saturation visuelle ». Citons-la pour ceux qui se pinceraient : « Il y a à la fois des implantations de parcs éoliens en co-visibilité avec des monuments historiques, je ne comprends même pas comment on a pu arriver à ces situations. On a des territoires dans lesquels on a une dispersion de petits parcs, de tailles et de formes variables, qui donnent une saturation visuelle, voire un phénomène d’encerclement autour de certains bourgs, qui est absolument insupportable. »

Piliers blancs ou mer de panneaux…

Cet avis est partagé depuis des lustres dans certaines de nos campagnes. Ceux qui se battent avec parfois l’énergie du désespoir (c’en est une aussi…) contre l’implantation des «  piliers blancs  »

Les éoliennes n'ont pas le vent en poupe...

Un large déploiement photovoltaïque du côté de Saint-Clar dans le Gers

verront dans les propos de la ministre un espoir, en attendant le coup d’arrêt effectif. Cette actualité contraire pour les éoliennes terrestres pourrait donner des ailes au photovoltaïque, dont on parle moins parce qu’il est moins répandu. Quand il se déploie en revanche, c’est sans demi-mesure. Il suffit de voir la « mer » de panneaux solaires déployés du côté de Saint-Clar, près du parc animalier et du restaurant du Lac. C’est impressionnant. Au loin, enfin pas si loin, la centrale nucléaire de Golfech. En matière de « saturation visuelle », ça se discute, dira-t-on. Mais cette centrale photovoltaïque est bel et bien là. Peut-être a-t-elle été imaginée à un moment plus favorable. Car une décision toute récente de la justice administrative laisse penser que le vent va là aussi tourner. Il s’agissait en l’occurrence d’un projet occitan de 30 000 panneaux sur plus de 16 hectares, huit bâtiments, près de 3 km de voirie interne et une clôture de 2 m de hauteur.

Zone naturelle d’intérêt écologique

Le préfet de l’Aveyron n’avait pas accordé de permis de construire. La société s’était alors tournée vers le tribunal administratif de Toulouse, qui avait rejeté son recours. Un jugement confirmé récemment par la cour d’appel administrative de Bordeaux, en considération des impacts que le projet pourrait avoir sur un site caractérisé par « un paysage ouvert, à vocation agropastorale  », inclus dans la zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique (Znieff), et situé « à proximité » des châteaux de Dalmayrac et de Lagarde, classés au titre des monuments historiques. Voilà une façon sinon d’empêcher tout projet photovoltaïque — qui peut avoir son intérêt dans la marche décisive vers les énergies renouvelables — au moins de l’encadrer. Hugues de Lestapis

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Artisans - Commerçants Grain de Pierre (Fleurance) Une équipe de tailleurs de pierre ditions régionales pour toujours avoir la solution technique la plus adaptée. Il est aussi LE spécialiste de la sculpture monumentale en taille directe. Damien est né avec l’envie de tailler les pierres et 20 ans plus tard il vit son rêve d’enfant au quotidien, il est toujours prêt à passer un peu plus de temps pour que la pierre parle plus vrai. André a la force et la détermination des maçons. Son expérience dans la restauration des monuments historiques est un atout précieux. Jean-Pierre vient de la sculpture, le volume et la lumière sont ses terrains de jeu favoris, il

vous accompagne pour enrichir et aboutir votre projet. « Les beaux ouvrages en pierre de taille apportent du caractère et changent l’ambiance d’une maison, un escalier massif bien dessiné ou une cheminée ancienne amènent du charme mais aussi de la valeur au patrimoine. Lorsque nous quittons le chantier, nous avons vécu et partagé une histoire humainement riche et le monde est un peu plus beau ».

Solides et enthousiastes les tailleurs de pierre !

Sculpture monumentale « Igor » à Lectoure

Grain de Pierre

ZI de Fleurance 4, rue Gustave Eiffel 32500 Fleurance Tél. : 06 86 24 54 32 contact@graindepierre.fr

Escalier, pilier, fontaine, dallage, et bien sûr cheminée en pierre

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ls ont été formés par les compagnons du devoir, ils sont spécialistes de la taille de pierre traditionnelle et des sculptures uniques et sur mesure. Ils « sont » l’entreprise Grain de Pierre, depuis 20 ans à Fleurance. Ils parlent ensemble d’art et de quête du beau, et vous accompagnent dans vos projets. Arnaud a fait son tour de France voilà 25 ans, il a pris le meilleur des tra-

Tortigue N’RJ (Riscle) Le spécialiste du chauffage au bois/granulés

«

 Le nom a un peu changé, mais c’est bien la même entreprise ! ». Aux commandes de Tortigue N’RJ avec sa femme Rachel, Julien Tortigue, 30 ans, assure la continuité de l’affaire créée en 1980 par son père Patrick, bien connu comme installateur de cheminées. Aujourd'hui, Tortigue N'RJ se pose en spécialiste du chauffage au bois: poêles à bois, traditionnels ou contemporains, poêles à granules, inserts et toujours des cheminées sur mesure. Julien Tortigue assure les visites Julien Tortigue techniques, l’installation du matériel, l’entretien, le SAV et les dépannages. Rachel s’occupe de l’administration et de l’accueil des clients au magasin, qui est aussi un show-room. Tortigue N’RJ distribue plusieurs marques, comme Jotul, Dovre, Godin ou Palazzetti. Rien que du matériel à la réputation éprouvée. Julien, en bon technicien, est intransigeant sur ce point. Fixée à Riscle, route de Saint-Mont, Tortigue N’RJ peut rayonner dans quatre départements, le Gers, les Landes, les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques. Pour les poêles à granules, Julien limite ses interventions à 50 km, afin de pouvoir réagir vite si besoin. Pour vos projets, n’hésitez pas à faire appel à Tortigue N’RJ. Déplacement et devis gratuits.

Tortigue N’RJ

Route de Saint-Mont - 32400 Riscle Tél. : 05 62 69 81 98 E-mail : sarltortiguenrj@gmail.com 6

Essential Escapade (sur les marchés) Les bienfaits des huiles essentielles

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orinne Burke était enseignante, déjà très sensible aux huiles essentielles et grande utilisatrice. Une rencontre avec le laboratoire gersois Altho, qui en produit à Monfort, va la convaincre d’en faire son nouveau métier. La voilà revendeuse sur les marchés des produits de l’entreprise, sous la marque Institut Maloé. Corinne en a d’ailleurs « l’exclusivité nationale », Corinne Burke qu’elle abrite dans une camionnette décorée comme un ancien magasin d’herboristerie, et qu’elle positionne sur les marchés de Lectoure (vendredi), Fleurance (mardi) et L’Isle-Jourdain (samedi). Le reste du temps, elle présente ses gammes auprès des CE. Corinne est intarissable sur les produits qu’elle a sélectionnés. « Une goutte peut suffire à soulager une douleur articulaire », dit-elle. Une fiche explicative est donnée à chaque client pour une utilisation optimale. La gamme de cosmétiques bio, savon ou shampoing, toujours sous la marque Institut Maloé, va être développée. Une boutique en ligne existe. Mais ce que Corinne préfère, c’est la vente directe et le contact humain.

Essential Escapade

Le Village 32120 Sainte-Gemme www.essential-escapade.fr


Fenêtres, vérandas, stores, alu ou PVC

Établissements Dauga

73 ans et toujours la même passion, vous !

Lecteurs du Cana rd Gasco n: L’éclaira votre carp ge de ort offert *

De la fabrication à la pose, l’entreprise de menuiserie de Nogaro prend en charge tous vos projets d’agrandissement d’espace, de rénovation d’ouverture, d’occultation, et de mise en sécurité de votre habitation.

L

a maison Dauga. Trois générations, depuis le grand-père charron, jusqu’à son petit-fils Hervé, qui a repris l’affaire voilà 25 ans avec son épouse Sylvie, chargée de l’administratif et de la comptabilité. Bref, tout le monde connaît Dauga, expert dans les solutions de menuiseries. Les Ets Dauga proposent la fabrication et l’installation de fenêtres, portes-fenêtres, baies, portes d’entrée, vitrages rénovation et volets roulants ou battants. Objectif premier, vous faire gagner quelques degrés de confort. Leurs produits et leurs prestations dans ce domaine vous permettent aussi d’économiser de l’énergie et par là même de l’argent (labellisé RGE). Durables dans le temps et embellissant, ces produits ajoutent de la plus-value à votre patrimoine.

Respect du client

Les Ets Dauga peaufinent la relation client. « On entre dans l’intimité d’un foyer, cela implique du respect ». Les employés, menuisiers bois de formation pour certains, apprécient les exigences liées au travail en rénovation : protection et installation selon la configuration unique de chaque espace de vie, remise au propre du chantier. Quand la pose est terminée, faire le tour avec le client, lui expliquer les fonctionnements et entendre ses commentaires de contentement — ou pas, et dans ce cas trouver la solution.

Carport, pergola bioclimatique…

En qualité d’artisan fabricant aluminium, l’entreprise étudie la création « in situ » d’un abri véhicule (carport) pour un budget très raisonnable, personnalisable par ses couleurs, ses dimensions, sa disposition. La 1ère configuration, disponible en mai, débute à 1 500 €. Pour les lecteurs du Canard Gascon intéressés, Dauga offre l'éclairage associé. Autre produit à la page, la pergola bioclimatique. Elle apporte de fraîcheur dans la maison grâce à la circulation de l’air et l’ombre générée. Le soir, elle abrite et elle peut même couper du vent. Citons encore les systèmes connectés et photovoltaïques : portails ou volets autonomes avec la meilleure garantie du marché. Les stores d’extérieur et d’intérieur, survitrages, porte "Métadoor" en acier nouvelle génération (recouvert d’un traitement à chaud ultrarésistant, classé antichoc, allure classique ou contemporaine), portes de garage, portails et clôtures assorties, cloisons, moustiquaires, vérandas, fermeture de terrasse, sas, portes de placard, parois de douche... Bref, ce qui est compliqué chez Dauga, c’est le choix ! Mais ce qui reste indéfectible c’est le sérieux.

Carports, vérandas, pergolas, menuiseries...

Aurélien Pastouret

* Valable jusqu'à fin mai 2020 pour l'achat d'un carport Dauga

Délais tenus

Bois, PVC et aluminium. On sait les qualités de ce dernier matériau, malléable, léger, résistant, et durable, car recyclable. Les profils des structures alu sont fabriqués directement à Nogaro dans les ateliers des Ets Dauga. D’où l’autonomie de l’entreprise et sa réactivité immédiate. Donc des délais tenus. Ce n’est pas la moindre fierté de l’entreprise, qui met aussi en avant les services et le conseil.

Établissements Dauga L'équipe Dauga à votre service : Mathias, Sylvain, Cédric, Hervé, Rémi, Serge (et Sébastien absent)

14, avenue des Sports 32110 Nogaro

Tél. : 05 62 09 03 73 7


Tous Travaux TT 32 Jean-Luc Ratel

8, rue d’Estalens 32110 Nogaro

Mail : tt32@orange.fr

06 72 04 07 27

EMS - Yoann Richard Quartier Lartigue 6 32110 Arblade-le-Haut

Tél. : 06 34 60 35 02 emsrichard@hotmail.fr : EMS Richard


Artisans - Commerçants La Maison de Pédeloup (Monguilhem) La couturière et le menuisier font la paire rideaux, nappes, sets et chemins de table, linge de maison, jusqu’au renouvellement des tissus de vieux transats et de chaises extérieures.

Inspirations catalanes

Carol Scott

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arol et Martin Scott ont marié leurs talents, en plus d’être unis dans la vie. Originaires du nord de l’Angleterre, ils ont créé en 2004 la Maison de Pédeloup près de Monguilhem, dans une vieille ferme gasconne en limite des Landes. « Deux artisans, une entreprise ». Carol est couturière d’ameublement, Martin est menuisier. Ceux qui fréquentent le marché d’Eauze le jeudi matin, ou les diverses foires artisanales de la région connaissent le travail de Carol : housses de canapés et de fauteuil, coussins,

Carol se fournit pour partie dans son pays d’origine, qui s’y entend en textile. Et elle a une prédilection pour les tissus des Toiles du Soleil, qui perpétue à Collioure le tissage artisanal catalan. Ce qui est exposé à Pédeloup, où l’on vient sur rendez-vous, donne une idée de son style. Et aussi de sa créativité.

Les fameux cale-portes coniques en tissu

Carol a par exemple inventé des cale-portes en forme de sachet de tissu rempli de sable ! « Une sorte de jeu », dit-elle.

Devis gratuit

Carol entre ses créations, ici des tabliers de cuisine

Petits objets du quotidien d’un côté, travail sur mesure de l’autre « avec devis gratuit », le tout dans un rayon géographique incluant Eauze, Nogaro, et Mont-de-Marsan, la charge ne manque pas. Martin Scott, le mari de Carol, n’est pas

en reste. Son activité de menuisier l’a amené à fabriquer des cuisines et des salles de bain sur mesure, comme des choses moins massives : tables, chaises ou bancs, en bois renouvelable essentiellement. Pour ses chaises de jardin, Martin décline le style Adirondack si populaire aux ÉtatsUnis. Il s’occupe aussi des petites réparations chez les particuliers.

La Maison de Pédeloup

(sur rendez-vous) 1068, route de Montégut 32240 Monguilhem Tél. : 05 62 08 77 95 06 81 54 19 70 www.pedeloup.com : LaMaisonDePedeloup

Mon Petit Salon (Lectoure et Gondrin) Mathilde, coiffeuse accomplie

Mathilde Aurélie et Laurie, un trio à l’unisson

en salon, elle a été coiffeuse à domicile à partir de 2009, une expérience de plus dans un CV déjà complet.

La devanture de Lectoure aux couleurs (rouges) de la Saint-Valentin

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u 92 de la rue Nationale, à Lectoure, on coiffe depuis… le milieu des années 1970. Mathilde Léon n’y est que depuis l’automne 2017, prenant la succession de Céline Saint-Martin, mais elle en a fait une adresse de référence. Il faut dire que Mathilde manie les ciseaux depuis qu’elle a 14 ans. En réalité, elle avait (presque) tout appris bien plus jeune. Après un apprentissage à Condom et diverses expériences

Cryothérapie du cheveu

L’essentiel, disent ses clientes, c’est qu’elle « aime son métier » et qu’elle est « douée ». On ajoutera souriante et bonne commerçante. Mathilde s’occupe activement de sa vitrine comme on a pu le voir pour la Saint-Valentin. Animations, concours et cadeaux pour les fêtes. Côté coiffure, elle est pro : elle est par exemple la seule, entre Lectoure, Condom, Gondrin et Fleurance, à proposer la cryothérapie du cheveu, une technologie pion-

nière pour traiter les cheveux à très basses températures (-16°). Idéal pour les cheveux endommagés par les agents naturels et les traitements chimiques. Mathilde utilise par ailleurs la gamme Secret Professionnel by Phyto, des shampoings, masques et huiles made in France à 99,7 % d’origine végétale et naturelle.

Pas d’ammoniaque

Chez elle, pas d’ammoniaque dans les colorations (un espace est dévolu à ce soin), ni dans les permanentes. Ces principes se déclinent aussi à Gondrin, où Mathilde a ouvert une boutique « jumelle », tenue par Aurélie. À Lectoure, c’est Laurie, une apprentie, qui épaule ces temps-ci la « patronne ». Une équipe à l’unisson. Les clients, femmes, hommes et enfants, ne s’y trompent pas. On vient même de loin ! Mathilde n’affiche pas d’horaires, elle est là « quand il le faut, quand on me le demande », à 8 h du matin si

Toujours disponible pour la clientèle, tôt le matin ou tard le soir

nécessaire. Souplesse, expertise, un brin de dévouement. La recette d’un commerce qui tourne. Un des rares, dans la rue Nationale, à ouvrir le lundi…

Mon petit Salon Mathilde

92, rue Nationale - 32700 - Lectoure Tél. : 05 62 68 75 27 70, avenue Jean Moulin - Gondrin Tél. : 05 62 28 13 22

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Gastronomie Le fromage, l’autre fleuron des Fleurons Les trois boutiques gersoises des Fleurons de Lomagne, à Lectoure, Condom et Auch, ont fait de leur fromagerie le rendez-vous des gourmets grâce à un large assortiment, des produits de la région et un art de la confection des plateaux.

À Auch, Stéphanie et son plateau de fromages

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e fromage et les Fleurons de Lomagne  ? L’histoire était évidente, surtout pour une société spécialisée dans les produits gastronomiques. Mais elle ne s’est écrite vraiment qu’à partir de juin 2018, quand la boutique de Lectoure a pu s’agrandir. Au 7 de la rue Nationale, il y a deux entrées distinctes, l’une ouvrant sur l’espace fromagerie-crémerie. La direction des Fleurons, solidement campée par Régis et Cécile Liot, explique avoir répondu à une demande de la clientèle. Comme un service en plus, avec la satisfaction de pouvoir faire revenir en centre-ville ces métiers disparus. Pas de nostalgie toutefois. La fromagerie revue par les Fleurons est moderne, élégante, accueillante. L’aménagement intérieur a été confié à un cabinet d’architecte lectourois. C’est beau, c’est chic, les fromages sont mis en valeur, éclairés juste comme il faut, et à l’amorce de la boutique une « vitrine séduction » donne le ton. Le magasin de Condom, situé désormais place Saint-Pierre en face de la cathédrale, a bénéficié des mêmes soins. Il a sa fromagerie depuis juillet 2019. Quant à la boutique d’Auch, on pourrait d’ailleurs parler de halle gourmande, elle se déploie dans la galerie commerciale de l’Intermarché depuis février 2019, et la fromagerie est aussi un de ses atouts.

Karine à la découpe à Lectoure...

Laureen et Morgane à Condom devant la boutique

Plus de 100 références

cieux aussi lors des fêtes de Noël et autres rassemblements familiaux. En hiver, la raclette est à l’honneur. Prêt de matériel compris. Les « crémières » des Fleurons sont accueillantes. Elles connaissent bien leurs produits et savent aiguiller un client au milieu de dix ou vingt chèvres. Laureen et Morgane à Condom, Karine à Lectoure et Stéphanie à Auch le jour de notre passage. Elles animent leur magasin, font déguster, et elles défendent, disons-le, des produits magnifiques.

Mais parlons fromages. On compte une centaine de références dans les trois antennes gersoises des Fleurons. Et à des prix très raisonnés si l’on prend la peine de comparer. L’accent est mis en particulier sur les produits faits à proximité. Il y a par exemple les chèvres de la ferme du Serré à Ordan-Larroque, les brebis de la ferme de Baylocq à Fourcès, et les fromages de vache du GAEC des Marronniers à Troncens. On trouvera, évidemment, des fromages fermiers et artisanaux, du camembert au lait cru, du laguiole, du bleu de Laqueuille, de l’Ossau Iraty d’appellation d’origine protégée (le must), et du comté, qui reste le fromage le plus acheté. Parmi les références, un comté affiné 26/32 mois, légèrement grené en surface, une expérience gustative unique.

Plateaux préparés ou à composer soi-même

Fromage au quotidien, mais aussi pour les moments plus rares. Aux Fleurons, on sait composer des plateaux de fromages (de charcuterie aussi, soit dit en passant) où se mêlent pâtes molles, dures ou persillées. Le client peut aussi choisir son assortiment. Bien commode quand on a des amis qui débarquent pour dîner en fin de semaine. Pré-

Aurélien Pastouret

Boutique de Condom 3 place Saint-Pierre, Tél. : 05 62 68 20 95.

du lundi au samedi de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 19 h 30. Dimanche de 9 h à 12 h 30

Boutique de Lectoure 7 rue Nationale Tél. : 05 62 68 53 62

du lundi au samedi de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 19 h 30. Dimanche de 9 h à 12 h 30

Boutique d’Auch parc le Grand Chêne Tél. : 05 62 66 31 76

du lundi au samedi de 9 h 30 à 19 h 30

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Commerçants Carrefour Market Envies de saison

Les Carrefour Market de Fleurance, Nogaro, Mirande et Gimont vous attendent avec des nouveautés en ce début de printemps.

Bientôt Pâques... et ses chocolats !

Un tout nouveau rayon fruits et légumes à Fleurance

Du changement aussi pour le rayon marée...

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Quand les fruits et les légumes sont présentés à plat, les gens se retrouvent autour. Le confort d’achat est meilleur. Ce rayon, de manière traditionnelle, exige beaucoup d’attention (réassort, étiquetage, fraîcheur constante, qualité…). À Fleurance, une personne s’en occupe à temps plein. Le « frais » fait d’ailleurs l’objet de toutes les attentions de vos magasins Carrefour Market. Fruits et légumes, boucherie, poissonnerie, fromages. Du bon, du sain, et du local autant que possible. À Fleurance, décidément très mobile, on a revu en janvier dernier l’agencement du rayon marée, avec une scénographie engageante, qui stimule l’achat. Vos Carrefour

Market se sont mis au diapason de Pâques et de ses chocolats, notamment à Nogaro, chez Dominique Seguet. Œufs, lapins, rochers, assortiments divers. Après Noël, Pâques est le second temps fort des ventes pour le chocolat. 9 achats sur 10 se font dans la grande distribution. N’hésitez pas, il y en aura pour tous les goûts, à très bons prix, pour les enfants, et aussi leurs parents !

’est le printemps et avec lui la saison des envies. Vos magasins Carrefour Market de Fleurance, Nogaro, Mirande et Gimont ont mis du soleil dans leurs rayons. À Nogaro, le jardin, avec son mobilier extérieur, est à l’honneur. À Fleurance, dans ce « petit hyper du coin » comme le nomme joliment son directeur Frédéric Floriant, l’accent a été mis sur les produits frais. En particulier le rayon fruits et légumes, important en termes d’image et de chiffre d’affaires, qui a vu sa disposition totalement repensée. Les produits sont présentés sur un seul niveau, ce qui permet d’aérer le rayon et même de recréer une convivialité entre les clients.

Carte Fidélité Pensez à faire valider votre carte fidélité pour des remises sur les produits frais !

Vos magasins Carrefour Market

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Carrefour Market Fleurance

Carrefour Market Mirande

Frédéric Floriant à Fleurance

Valérie Tisné à Mirande

Route de Lectoure 32500 Fleurance 05 62 06 63 65

Bd des Pyrénées 32300 Mirande 05 62 66 86 60

Carrefour Market Gimont

Christelle Aubier à Gimont

Bd du Nord 32200 Gimont 05 62 67 74 75

Market Nogaro

Dominique Séguet à Nogaro

Avenue Périé 32110 Nogaro 05 62 09 03 55


Nature et découverte

Pour aller mieux…

… buvez de la sève de bouleau Récoltée au printemps lorsque la sève monte dans l’arbre et consommée à raison d’un verre par jour pendant une cure de trois semaines, « l’eau de bouleau » a, dit-on, des vertus drainantes et diurétiques. qu’on enfoncerait dans le tronc et qu’on ferait couler instantanément…

Inodore et transparent

Nicolas et Claire récolteurs de sève de bouleau...

L

’histoire se passe à Gabarret (Landes), là où l’on s’attend plutôt à rencontrer des résineux. En fait, le bouleau et son écorce blanche et lisse s’y épanouit tout autant. Il y en a même des dizaines là, en pleine forêt, où s’arrête enfin le véhicule de Nicolas et Claire, les créateurs de la marque (bien nommée) Au Bouleau ! Nous sommes le 26 février. Depuis trois semaines, le duo vient récolter quotidiennement la matière première de son entreprise : de la sève de bouleau, « fraîche et locale ». Rien de plus naturel, et un procédé tout à fait artisanal. « Je fais un trou d’environ 1 cm de profondeur dans le tronc à un mètre du sol, explique Nicolas, j’y insère un tuyau relié à un contenant hermétique de cinq litres, suspendu à l’arbre ». L’opération a été répétée sur des dizaines d’arbres. Jusqu’à une centaine pour cette campagne qui doit durer quatre à six semaines, le temps que la sève fasse éclater les bourgeons. Chaque jour donc, Nicolas et Claire viennent recueillir la précieuse sève. Et pas que des gouttes. Un à cinq litres par jour selon la générosité de l’arbre ! Flotte un instant l’image d’un robinet

« Voulez-vous goûter ? — Euh… » Ce qu’il y a dans le verre est pourtant rassurant : limpide, translucide, on dirait de l’eau. Ça ne sent rien, ça n’a pas vraiment de goût. Ça se boit. Mais ce n’est pas encore l’heure de la cure. La sève est fragile, sa conservation est délicate. Nicolas et Claire rapportent la récolte du jour dans leur atelier. Ils la stockent dans une citerne inox de 200 litres, entre 3 et 4 degrés, et la conditionnent sous vide, presque sans délai, dans des bag-in-box de 3 ou 5 litres. Les « cubis » partent ensuite chez la vingtaine de distributeurs, des magasins indé-

Les contenants suspendus aux arbres

Nos ancêtres déjà

La récolte de la séve

pendants bio dans un rayon de 150 km. Le produit doit être conservé au frigo par le client et consommé dans les trois semaines après ouverture. C’est précisément le rythme de la cure prescrite. La sève de bouleau, à entendre Nicolas et Claire, les parents de Nicolas et des amis de passage, a des vertus drainantes, diurétiques et reminéralisantes.

Elle permet d’éliminer les toxines accumulées, celles de l’hiver notamment. « La cure se fait au printemps », insiste Claire, qui rappelle que la sève de bouleau est consommée « de manière ancestrale ». Sels minéraux, oligo-éléments, antioxydants, une vraie cure détox comme on dit aujourd’hui. « Un geste 100 % naturel », en plus, et qui n’épuise pas l’arbre contrairement à ce que l’on pourrait penser (il passe dans le tronc d’un bouleau des centaines de litres de sève). Claire a d’autres idées pour développer la jeune société qui vient d’obtenir le label AB (Agriculture Biologique). Du jus (avec les feuilles), du vin, des cosmétiques, du savon, de la gemmothérapie, etc. Elle vise maintenant le label Nature et Progrès, encore plus sélectif. En attendant, la récolte de sève continue. Hugues de Lestapis

Au Bouleau, Sève de Gascogne

www.aubouleau.com

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Foot féminin

Au comptoir comme au stade Les bons dribbles de Laurine

À 16 ans, Laurine Lorentz jongle entre son travail d’apprentie-serveuse et son rôle d’avant-centre de l’équipe féminine de foot d’Eauze.

Avant-centre ou goal, Laurine assure

C

’est la benjamine de l’équipe. Les autres sont plus âgées, parfois mamans. Elles forment la section féminine du Eauze football club. Pas assez pour former un groupe de 11 joueuses. On les retrouve donc dans la poule des matchs à 8. Ce dimanche 2 février, elles affrontent les filles de Mauvezin. Laurine et ses copines sont « à domicile », il y a un tout petit public, les amis, les maris, les enfants. Même s’il s’agit du plus petit niveau départemental, elles ont la gnaque. Cri de guerre en entame, solidarité dans le jeu, engagement dans les contacts. Ça ne rigole pas. Et ça tourne. Élodie, celle qui coache l’équipe, est aussi goal, elle sera ensuite au milieu, avant de se faire soigneuse quand une fille sera blessée.

« J’étais partie pour devenir pro »

Laurine a rejoint le groupe un peu après son arrivée à Eauze il y a un an et demi, migration familiale oblige. Sur son CV de très jeune joueuse, déjà quatre ans de foot et une percée au centre de formation du RC Strasbourg. « Dans ma tête, j’étais partie pour devenir une pro », se souvient-elle. Ce déménagement rebat les cartes. Elle s’inscrit à 14

Pavie en CAP Commercialisation et services en hôtel-café-restaurant, et trouve une place de serveuse en alternance au Divan, l’une des brasseries les plus animées d’Eauze. Le weekend, c’est foot, avec donc cette équipe d’Eauze reconstruite cette saison. Des filles déjà aguerries, d’autres débutantes, un niveau hétérogène, mais une belle ambiance et des résultats. Contre Mauvezin, les filles d’Eauze ont mis trois buts (deux d’Amandine), et n’en ont encaissé qu’un seul. Ça hurlait dans les vestiaires, comme des garçons. Laurine n’a pas marqué, elle avait le souffle court. Du coup, elle a remplacé Élodie dans les buts en seconde mi-temps. Elle a assuré le score.

Former une équipe de filles, pas si simple…

Le métier de serveuse, ça s’apprend

Deux équipes (de 11) se distinguent au niveau régional, Auch et Sainte-Christie-Prégnan (SCP). Mais les autres marches sont hautes. Laurine, arrivée de loin, a trouvé avec l’équipe d’Eauze une solide compagnie, et une façon d’entretenir ses dribbles. Hugues de Lestapis

#Mefoot

Une équipe récente mais soudée

Comme le dit Barbara, une des plus expérimentées du groupe, « la difficulté avec le foot féminin, c’est de… former une équipe et de la conserver en l’état au fil des rencontres ». La rigueur de l’entraînement, les déplacements, des blessures souvent, des abandons aussi. « Entre filles, l’entente n’est pas toujours évidente… ». Au plan départemental, le foot féminin progresse mais reste très loin derrière les garçons. 476 joueuses dans le Gers, selon les chiffres de Serge Camillo, référent sur le sujet au District, 184 de niveau senior, à comparer aux 1585 garçons.

Lucie Brasseur Sur le thème du foot féminin, ne manquez pas le livre-enquête de la lectouroise Lucie brasseur paru aux éditions du Rêve : l'auteure a rencontré les grandes personnalités du foot féminin et développe de nombreux sujets : l’origine des inégalités, le sexisme dans le foot, le féminisme dans le foot, les différences de pratique entre femmes et hommes, les financements du foot féminin, les rémunérations pour les joueuses, la parentalité et enfin le foot féminin à l’étranger. Bref, un must sur le sujet...


L'art en bombe

Peinture fraîche sous le préau de Dému Et la fresque murale apparut

L’école de Dému a pris des couleurs qui vont ravir les enfants. L’œuvre est signée par une… ancienne élève ! 65 heures de travail à la bombe aérosol et au marqueur, en plusieurs étapes.

Marie-Léa Hupin, ingénieure et graphiste talentueuse

L

a porte de la forge de son grand-père, les poulaillers de la ferme familiale, et maintenant les murs de la petite école de Dému. Marie-Léa Hupin, 20 ans, n’est pas artiste-peintre. Elle suit de brillantes études d’ingénieure à Compiègne (Oise), mais elle a toujours eu le goût des couleurs, jusqu’à les répandre là où il lui semble qu’elles font défaut. Le maire de Dému avait repéré depuis la route les poulaillers décorés d’Alice et Claude Laffargue, les grands-parents démucois de Marie-Léa. Lors du chantier de rénovation de l’école, il a eu l’idée de confier le mur de l’ancien préau à l’inspiration de leur petite-fille,

ancienne élève par surcroît. Le thème est vite validé : peindre les animaux du terroir gersois pour les faire découvrir aux enfants. Un renard, un hérisson, une biche et l’oie grise de Toulouse avec son goitre caractéristique. Armée de ses bombes aérosol, de marqueurs et de caches, Marie-Léa va mettre 65 heures pour réaliser la fresque triangulaire sur un fond bleu déjà peint. Les lignes directrices sont faites au marqueur afin d’obtenir des formes correctes et harmonieuses. D’abord la biche, puis le hérisson et toutes ses épines, l’oie et enfin le renard au moyen d’un échafaudage. Les animaux sont peints à la bombe, mais dès qu’il s’agit d’entrer dans le détail (les yeux par exemple), Marie-Léa reprend le marqueur. Le résultat, dévoilé le 19 février, fait la joie des 22 petits écoliers de Dému. On est saisi par la vivacité des animaux, leur « présence ». Les dégradés de couleur sont très homogènes, et un vernis brillant surligne certains aspects. Du street art à Dému en quelque sorte. Cela peut donner des idées à d’autres élus du Gers qui voudraient réveiller un mur, un silo, un bâtiment public, la vie…

Les étapes de la fresque

Le préau avant la fresque

L'esquisse

Les premières peintures

Hugues de Lestapis

Marie-Léa au marqueur pour les détails

La fresque achevée

Marie-Léa au travail sur l'échelle 15


Mémoire

Jean-François Bladé

Le scribe de la tradition orale gasconne Ce Lectourois, né en 1827 et mort en 1900, a collecté pendant des années les contes populaires en Gascogne, préservant ainsi les trésors de cette culture. Il se disait lui-même folkloriste. municipale pour avoir jeté un pétard dans les jambes du commissaire. Son caractère s’affirme. Dans la vieille maison s’entassaient des piles de dossiers annotés par deux générations de notaires, son père et son grand’père, notables lectourois bien établis. Mais le rejeton n’avait que faire de ces vieux papiers jaunis. Qu’allait devenir l’héritier de cette respectable famille ?

Stand’up gascon à Paris

La maison natale de Jean-François Bladé, 104 rue Nationale à Lectoure

Zéphyrin Jean François fut un formidable conteur et historien, un personnage fantasque, extravagant, doué pour la belle parole, un de nos meilleurs folkloristes et ethnologues, gardien des traditions, la clé de cette terre de Gascogne si secrète.

U

ne simple plaque sur une maison cossue de cette bonne ville de Lectoure, 104 rue Nationale. Ici, le passant peut lire : Maison Natale de Jean-François Bladé. Une maison natale, ce n’était pas quatre murs. C’était un foyer. Entourant un tout petit garçon, un Zéphyrin Bladé qui se débarrassera très vite de ce prénom pour celui de Jean-François, s’agitaient sa mère, la grand-mère Marie de Lacaze, et tout un monde de nourrices et de vieilles servantes gasconnes. Elles l’ont bercé, l’ont fait rire ou frémir avec leurs contes et chansons débordant d’imagination, de merveilleux. Éducation folklorique de base ! Et il retenait tout, le gamin, avec sa prodigieuse capacité de mémoire.

L’influence d’un vieil oncle curé

Un séjour le marquera à vie, chez son vieil oncle Pierre Bladé, curé de Pergain-Taillac, une force de la nature, grand conteur, grand amateur de veillées paysannes et de solides repas gascons, capable de lui enseigner quelques rudiments de latin et de grec. Plus tard, à Auch, le Jean-François écope d’un court séjour dans la geôle 16

L’affiche du 150ème anniversaire de la naissance du folkloriste, signée Pertuzé.

et grimaces, interprète émigré de sa Gascogne. «  Nous riions comme mouches au soleil », s’est souvenu son ami Delvau. Rencontres avec SainteBeuve, Baudelaire — l’a-t-il fait rire lui aussi ? On ne sait. Anatole France lui a voué une indéfectible admiration. Ce jeune homme est intelligent. Un personnage ambivalent, sorte de Janus à deux visages, on l’a décrit avec une tête et une allure de Don Quichotte et un masque d’empereur romain, capable des pires pitreries.

Moissonneur de contes Buste de Jean-François Bladé

Au seuil de sa vie, après des études à Bordeaux, il fait son droit à Toulouse. Diplômes en poche, il file à Paris. À 23 ans. Cinq années de vagues études, mais surtout une belle carrière de stand’up gascon. Dans les cercles et cafés de la bohème semi-littéraire, ses fans font cercle autour de ce grand garçon déluré, un mime tout en gestes

Son père meurt. Retour dans l’étude paternelle de Lectoure. Changement de vie, le voici notaire et avocat à Lectoure, juge à Agen, où il s’établira. En tant que magistrat, et historien autoproclamé de son Occitanie, Jean-François Bladé publiera de nombreux articles et interventions. Sa réelle ambition ? S’imposer comme l’auteur d’une vaste et définitive fresque historique de la Gascogne, et faire rendre gorge à l’Histoire. Un rêve jamais abouti.


reproché. À tort, sans doute. C’est oublier les contraintes inhérentes à ce métier d’écrivain si particulier. D’un grand écrivain. Comment garder l’amour de la belle forme, atteindre « le grand style » ? Ce fut l’orgueil de ce bouillant Lectourois. « Bien des fois, les rêves du passé m’ont consolé des tristesses du présent », disait-il. La magie du conte imprègne les cœurs. Fin connaisseur, Jean-Claude Ulian pense que la fin des « devisades » n’a pas encore sonné. Les contes ne disparaîtront jamais, jamais. Une école porte son nom à Lectoure.

Une des illustrations du disque Trésors Gascons, sorti en 1977

Ce sera l’amour du merveilleux qui le comblera et le rendra célèbre. Pour faire moisson de contes, ses longues jambes l’ont mené au long des chemins en Armagnac et au-delà, à la rencontre de mémoires plus ou moins enfouies, du temps tissé et retissé. Le Gascon sera ensorcelé par le rythme de la voix du conteur, qui lui parle dans son idiome occitan. La forme du récit, elle est quasi sacramentelle, refrains et mots scandent le récit. Et ces « jamais » qui ouvrent de fantastiques horizons. « Alors, l’Oisillon Noir repartit. On ne l’a revu jamais, jamais ». Le bestiaire : « Un oiseau grand comme un taureau, les grands Aigles de la Montagne, le Basilic avec une Tête d’Homme couronnée d’or, comme les rois. La reine des Vipères ». Ailleurs, voici cet homme : « D’un seul coup de sa vieille épée de chevalier de Malte, il tranche le vent en deux ». Récits cruels aussi : « Le jeune homme coupa la Tête de la Bête à Tête d’Homme, il but son sang, il suça ses yeux et sa cervelle ». Mais on accueille la belle Jeanneton, sa fleur rouge, la fleur de mer, qui ressuscite les morts.

En quête de narrateurs fiables

Pour préserver la mémoire de la terre gasconne, Bladé accomplit un travail

Ingrid Carlander

considérable. D’abord l’exploit sportif de courir par monts et par vaux. Et surtout, franchir un obstacle : rares étaient les sources, rares les authentiques narrateurs fiables. Les vrais conteurs, ces femmes et ces hommes, il se devait de leur accorder toute son attention et tout son respect. Il cite les noms et même les traits de caractère de ceux qui ont accepté de témoigner, telle Colette Saint Avit, « fille pâle, rustique, avec un grand cœur ». Les paroles sortaient comme elles pouvaient, fluides ou heurtées comme les cailloux des gaves. Avec le Vieux Cazaux, octogénaire de Lectoure, coiffé d’une casquette de loutre qu’il ne quittait jamais, jamais, on se retrouvait au Bastion. Alors l’homme contait, s’il le voulait bien, « avec amples et sobres gestes ». Un conte, cela se mime, cela se vit. Une danse de mots.

L’art de reconstituer

Parfois le récit est trop long, ou trop court, ou plein de trous. La grande affaire, ce fut de passer de l’oral à l’écrit avec cette technique du « collage » que décrit Bladé, reconstituer un conte à partir de fragments épars, de variantes, de bribes de récits. Il faut substituer aux manques inévitables d’autres mots pour que cela se tienne. On le lui a parfois

Ulian et Pertuzé les passeurs

Jean-Claude Ulian et Jean-Claude Pertuzé dédicacent les Contes de Gascogne en 1977 (photo d’époque !)

L

a maison natale de Bladé abrite le magasin de… son cousin Hervé. Lui réside à Saint-Clar, entouré d’archives, de livres rares et de disques de jazz non moins précieux. Sur Bladé, Jean-Claude Ulian est intarissable. Il a lui-même publié en 2008 Sur les pas de Bladé : L’Imaginaire de Gascogne, avec son complice de toujours, l’illustrateur lectourois Jean-Claude Pertuzé. De leur rencontre, vers le milieu des années 1970, est née la bande dessinée Les Contes de Gascogne, aux dessins saisissants. L’affiche du cent cinquantième anniversaire de la naissance de Bladé, en 1977, est signée de Pertuzé. Nous la reproduisons dans ces pages, grâce à l’obligeance de Jean-Claude Ulian. Il y a chez lui, on s’en doute, foule de documents liés au folkloriste, dont un disque vinyle Trésors Gascons, enregistré à Dax en 1977. Des contes gravés pour l’éternité. 17


Histoire

Joseph Noulens (1864-1944) Le « tombeur » de Cassagnac

Élu sous l’étiquette « républicain radical » aux dépens du bonapartiste Cassagnac, député du Gers de 1902 à 1919, sénateur de 1919 à 1924, quatre fois ministre, ambassadeur en Russie, Joseph Noulens reste au service de ses compatriotes gersois et fait prospérer son domaine viticole en Bas-Armagnac.

Joseph Noulens vers 1920

N

é à Bordeaux en 1864, il est le fils d’un Condomois écrivain, journaliste, poète, généalogiste, fondateur de « la Revue d’Aquitaine » à Condom puis à Bordeaux et surtout libre penseur et républicain convaincu, déporté en Algérie à cause de sa vigoureuse opposition au coup d’État de Napoléon III. Après de brillantes études de droit, Noulens fait carrière au Conseil d’État de 1889 à 1902 en faisant de brèves incursions en politique comme chef de cabinet de divers ministres dont Armand Fallières, le voisin de Mézin. En 1896, il retrouve les racines gersoises paternelles en épousant Marie Vidal, l’héritière du domaine de Laubade à Sorbets, près de Nogaro. Il s’y découvre une vocation de viticulteur et de notable local. Élu maire de Sorbets en 1900, il brigue ensuite la députation de la circonscription de Mirande en 1902.

Élu à la surprise générale

La plupart des départements ont basculé du côté de la République, mais le Gers compte encore des bastions bonapartistes fortement ancrés autour de la famille Granier de Cassagnac. Le père, Bernard-Adolphe, est dépu18

té pendant 28 ans. À sa mort en 1880, son fils Paul lui succède. Journaliste, violent pourfendeur de la République, qu’il surnomme «  la Gueuse  », Paul de Cassagnac paraît indéboulonnable. Pratiquant le clientélisme comme son père, il s’appuie sur un réseau dense et efficace de fidèles, surtout en Bas-Armagnac et Rivière-Basse. À la surprise générale, Noulens est élu et met fin à un demi-siècle de « cassagnaquisme  ». Désormais, la majorité des députés gersois est républicaine, la totalité le sera en 1910. Le « tombeur de Cassagnac  », régulièrement réélu jusqu’en 1919, en tire une énorme popularité à la Chambre et commence une carrière ministérielle en 1910.

Le château de Laubade à Sorbets

Quatre fois ministre, ambassadeur en Russie…

Quatre fois ministre pour une durée totale de 16 mois : à la Guerre, aux Finances, à l’Agriculture et au Ravitaillement. Malgré les passages éclair dans ces postes, il fait voter des lois de première importance. Ministre des Finances de juin à août 1914, il fait adopter la loi créant un impôt général progressif sur le revenu, concrétisant ainsi le projet de son prédécesseur, Joseph Caillaux. Il fait aussi voter les mesures d’urgence imposées par l’entrée en guerre, dont la fin de la convertibilité du franc. De mai 1917 jusqu’en 1919, il est ambassadeur en Russie où il assiste à la Révolution d’Octobre qu’il racontera dans ses Souvenirs.

… sans jamais oublier le Gers !

Pendant la Guerre, il y préside plusieurs organisations de solidarité envers les Poilus : l’Œuvre du Vin au Soldat combattant, l’Œuvre du Tricot… Il intervient avec succès à la Chambre pour défendre les intérêts et spécificités du département : viticulture et petits producteurs. Il obtient que les Grandes Manœuvres militaires de 1913 se déroulent dans le Gers en présence du Président Poincaré. Il est l’un des trois ministres de la Troisième République ayant fait une visite officielle dans le Gers : il vient à Mirande en 1914 alors qu’il est ministre de la Guerre. En 1917, après l’instauration des cartes de rationnement du pain, des plaintes arrivent à la sous-préfecture de Condom : « À Nogaro, on a 400 g de pain noir ; à Sorbets, on n’a pas de carte, on a tout le pain qu’on veut et du pain de blé pur ». Et encore : « Il faudrait signaler à M. Noulens que son régisseur fait de l’accaparement ». Que fait M. le Maire ? Et le propriétaire ? Il est en Russie…

Fondateur du domaine de Laubade

Joseph Noulens est le véritable « fondateur » du domaine dont il fait une ferme modèle en termes d’agronomie, d’élaboration des eaux-de-vie, de recherche scientifique et de rayonnement en France. En 1902, il fait construire le château actuel sur le modèle des villas d’Arcachon et les bâtiments d’exploitation. Les parements en brique des divers édifices ont été fabriqués à la tuilerie Lartigue de Nogaro. Après 1925, Noulens n’exerce plus de mandats politiques. En 1931, il épouse en secondes noces Jeanne Paquin la célèbre couturière parisienne. Il meurt en 1944 à Sorbets où il est inhumé dans le caveau familial. L’Atelier Histoire du Clan


Viticulture

Vanessa Marchive

Une jeune femme à la bonne taille Formée il y a peu à la taille de la vigne, Vanessa aime travailler en plein air, même si c’est physique, et se dit fière de participer à une opération qui conditionnera en partie la future récolte. taille de vigne. C’était fin 2019. Un peu plus de deux mois pour être capable de réaliser une taille de production en hiver, et aussi de conduire un tracteur « en situation professionnelle ». Et pour valider la formation, un stage de 3 semaines réalisé en janvier dernier au domaine de Papolle, près de Mauléon d’Armagnac, acquis (puis remanié) voilà 20 ans par Bernard Piffard, un ancien de l’industrie. Soit 60 ha, entre 200 et 250 000 bouteilles par an. Un joli terrain !

« Chaque pied est particulier » Vanessa Marchive

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anessa, c’est l’histoire d’une jeune femme qui a trouvé sa voie à 25 ans. C’est tard ? Peut-être. Mais d’autres ne la trouvent jamais… Originaire du village landais de Sarbazan, issue d’une famille vivant à la campagne, mais pas versée dans l’agriculture, Vanessa fait ses armes dans le milieu de la petite enfance, après l’obtention d’un CAP. Ça lui plaît, et puis moins. « Les parents… trop de pression… ». Alors, elle change d’univers, se frotte même à l’usine. Pas une sinécure pour une fille qui aime la nature et les espaces.

On rencontre Vanessa dans la rangée d’une parcelle de colombard. Thibaut, l’un des sept salariés de l’exploitation, n’est pas loin. La vigne est en repos végétatif, on peut opérer. « Ici, au moins,

La bonne formation au bon endroit

Que faire ? La solution viendra de Pôle emploi qui lui flèche ces jobs saisonniers dans les vignes, au moment de la taille ou des vendanges. C’est peu dire qu’on ne se précipite pas, ici, sur ces travaux, jugés ingrats et trop mal payés. D’où le recours à une main d’œuvre venue d’ailleurs, du Maroc, du Portugal, ou de Roumanie plus récemment. Vanessa dit banco. On lui trouve la bonne formation, celle dispensée par la Maison familiale rurale (MFR) d’Airesur-Adour (Landes), sous la houlette exigeante d’Hélène Ducos, formatrice

Avec Bernard Piffard, le propriétaire de Papolle, et Thibaut

je sais ce que j’ai à faire, dit Vanessa, et je ne m’ennuie pas. Chaque pied est particulier, je dois vite savoir, après observation, quelle branche je conserve, et quelle autre je dois couper ». Moins spectaculaire que le temps des vendanges et du pressoir, la taille, opération minutieuse, est hautement stratégique. Elle a un impact sur la quantité et la qualité du futur raisin, sur la durée de vie de la vigne aussi. Sans formation, un tailleur peut « faire un mas-

Armée de son sécateur électrique

sacre » selon le mot d’Hélène Ducos. Avec son sécateur électrique et un gant de protection à la main gauche, Vanessa répète les gestes appris, les mots également : coursons, flèches, bois fructifères, yeux. Debout, pliée, pliée, debout, elle taille, elle taille, sous la pluie aussi, à raison de 600 pieds par jour, ce qui représente environ 10 % d’un ha. Le geste est précis, l’angle de coupe tout autant, « il faut que la goutte d’eau ruisselle au bon endroit ». Vanessa est à son affaire. Elle devrait pouvoir décrocher un contrat saisonnier à Papolle, où elle se sent bien. Puis, expérience aidant et d’autres techniques en main, un CDI dans un domaine de la région. Hugues de Lestapis

Les solutions MFR Méconnues, alors qu’elles jouent un rôle important dans l’enseignement agricole en France, les maisons rurales familiales s’occupent des jeunes (en alternance) et dispensent aussi des formations pour adultes, notamment en agriculture. La MFR d’Aire-sur-Adour, qui a instruit Vanessa, propose des formations en élevage, maraîchage, polyculture, viticulture, tractoriste… Elle crée aussi des formations nouvelles adaptées aux besoins du moment dans les exploitations. 19


Musique

Harmonies pour tous Les gammes du bonheur

La richesse de la Gascogne ? Son patrimoine quasi immatériel, en attente de reconnaissance par l’UNESCO : ses palmipèdes, la grâce de ses paysages, ses bandas et ses harmonies.

L'harmonie fleurantine en tenue d'apparat

Deux saxophonistes de l'harmonie de Lectoure

G

orchestres sont l’âme vibrante de la cité, du village, ils créent un lien social fort. Pas de festivités importantes sans leur participation, avec des programmes variés qui tentent de bousculer la routine. Ensemble, ils éveillent et transmettent l’amour et la pratique de la musique à tous les publics qui veulent bien ouvrir l’oreille. Les chefs accueillent bénévoles ou praticiens confirmés, femmes et hommes, de tous âges — dans ces espaces privilégiés, les générations réussissent à se comprendre !

entes gens, ne pas confondre fanfares, bandas et harmonies, même si toutes appartiennent à la grande famille des cuivres. Il y eut l’âge du bronze, puis l’âge du fer. Aujourd’hui, voici l’âge des cuivres. Cuivres et percussions font battre le cœur de nos vies gasconnes. Sans eux, rien. Avec eux, tout vibre. Par delà l’Occitanie, ils répondent présents. Cent Gascons à Paris : les cuivres de Condom, Casteljaloux, Lectoure et Fleurance, montent le 2 février dernier au Stade de France pour exécuter les hymnes nationaux au départ du Tournoi des Six Nations. Alors dans l’air de la capitale s’est élevée une puissante Marseillaise sous la baguette du chef Bernard Thore, fondu de rugby. Les Bleus ont bien entendu, bien saisi la leçon, et remporté le match France — Angleterre. « Of course » ! Encore une belle surprise : le Borgiaq, brass band bordelais, vient de casser la baraque — en fait, la cathédrale St Gervais de Lectoure — devant quelque 600 fans enthousiastes, avec un saisissant programme de variétés dirigé par un Thibaud Fuster aussi enjoué que rigoureux. 20

Trois siècles de tradition

Les orchestres d’harmonie sont une autre histoire. Une tradition d’au moins trois siècles. Naguère, les mines et les usines avaient chacune son orchestre d’harmonie, on oserait dire son identité et son orgueil. Ainsi vivait la musique, dans les lieux les plus reculés. Ces orchestres ont une coloration, une sonorité toute différente, comportant d’autres instruments à vent les bois, flûtes traversières, flûtes à bec, clarinettes, saxophones. Tous les acteurs sont bénévoles. Un soir de janvier, l’harmonie Lectouroise célèbre la fête des Lumières. Le public, nombreux, est si heureux qu’il offre aux musiciens une standing ovation. Ces

Le public lectourois conquis après le concert sous la halle

Pièces contemporaines et classiques

Chef de chœur, directeur de l’harmonie Lectouroise, Sébastien Agelou en-


Le chef en queue de pie

Concert d'été de l'harmonie de Marsolan, avec choristes

tame sa carrière au sein de la « Lyre » à Decazeville, ville minière. C’est un orchestre mythique et plus que centenaire, bel ancêtre des harmonies. Nommé coordinateur culturel, avec un bagage de diplômes de psychologie, de chef d’orchestre, et de direction des équipements culturels, c’est un acteur très investi dans plusieurs domaines littéraires et artistiques. Aujourd’hui à Lectoure, le Chef s’attache à diffuser des pièces contemporaines ou classiques, comme le Stabat Mater de Pergolèse dont les musiciens ont su rendre les accents de douleur. Il ne cesse de travailler à des arrangements inhabituels telle cette œuvre chinoise que l’ensemble vient de déchiffrer lors d’une récente répétition. Cela se passe dans une ambiance très vivante, chaleureuse, presque familiale. Agelou tient à son projet, miser sur un subtil mélange des sensibilités. Et de joindre le geste à la parole : une jeune femme passionnée de musique, Florence Colnat, rejoindra le groupe, comme second chef de chœur, dès qu’elle aura obtenu son diplôme. Toutefois, l’orchestre se trouve actuellement face à une vraie difficulté : l’École de musique est totalement décentrée, tout en bas de Lectoure, ce qui ne facilite pas la venue de nouvelles recrues, ardemment souhaitée par tous.

À Fleurance, le directeur Vincent Baesz est à la tête d’un impressionnant ensemble de 70 musiciens, l’harmonie Fleurantine, et de l’École de musique, 250 membres. Située au cœur de ville, elle attire facilement nombre de nouvelles recrues qui étofferont les rangs de l’orchestre. À l’actif de l’École, deux pièces originales, la « Symphonie des Étoiles » et les « Voyages de la Corisme exceptionnel d’un homme, Lino mète », sans doute inspirées par le FesMazzonetto, chef de chœur, créateur tival d’Astronomie soutenu par l’astrod’une École de musique à La Romieu physicien Hubert Reeves. L’harmonie a et Terraube. L’influence de ce passeur offert deux créations mondiales avec le d’énergie a gravi les pentes de ce vil- compositeur Armand Dubois. Comme lage d’un peu plus de 300 habitants. à Lectoure, le brassage des cultures est Perché au sommet d’un coteau domi- plus que favorisé. Trompettiste entre nant une vaste et sereine étendue de autres, le Chef est diplômé et riche campagne, Marsolan souffle les vingt d’une forte expérience acquise avec une bougies de son harmonie, sous la ba- longue présence dans les rangs de l’Orguette d’un authentique enfant du pays, chestre symphonique de Metz et la PhiJérôme Bose, premier prix d’orgue et larmonie de Lorraine. Vincent Baesz, directeur des Vespérales de Lectoure, passionné de toutes les musiques, exige et pianiste reconnu. L’harmonie  ? que le répertoire des concerts soit reVingt-cinq exécutants, de 16 à 77 ans nouvelé aussi souvent que les moyens au dernier compte. Dans leurs rangs, le lui permettent. Son public l’attend, d’anciens élèves de Mazzonetto. Parmi nombreux, puisque la cité est plus peules jeunes, deux filles de Jérôme. La plée que ses voisines et amies. Tous les chorale compte cinquante chanteurs, ans, un événement : le Concert du Nouadeptes de Bach et Mozart. L’École de vel An. L’orchestre joue, avec sa propre musique, c’est Dominique Carmontat sonorité, les œuvres qu’a présentées qui l’a voulue et créée. Jérôme Bose le célèbre Orchestre symphonique de l’affirme, l’harmonie remplit ici une Vienne, Autriche. Le chef arbore sa vraie fonction sociale, elle est acces- queue de pie ! Saluons l’originalité de ces harmonies sible, une alchimie se fait. et de leurs musiciens : ardents, expérimentés, exigeants, ces bénévoles éveillent des passions. Jusqu’au fond des campagnes. Mieux, ils sont à la veille de réussir un tour de force : décloisonner la musique. Ingrid Carlander

Lino Mazzonetto, l’inspirateur

Fleurance, Lectoure, Marsolan, triptyque musical, fut inspiré par le cha-

En répétition avant le concert à Lectoure 21


Livres... Lire, sentir et ressentir auteurs d'ici et d'ailleurs

Amour, humour, humeurs

La folle histoire de Félix Arnaudin

Marc Large Editions Passiflore – 19 € Félix Arnaudin, poète, photographe et ethnographe landais est un peu tombé dans les oubliettes de l’histoire. Ce roman très réussi de Marc Large nous le fait revivre avec passion. Issu d’une famille de propriétaires terriens, Arnaudin n’a jamais cherché à faire fortune, comme d’autres membres de sa famille, au moment de la loi du 19 juin 1857. Initiée par Napoléon III, elle visait à assécher les marais landais en créant la plus grande forêt artificielle d’Europe, puis à exploiter le bois et la résine. Elle a non seulement détruit le paysage auquel Arnaudin était tant attaché depuis son enfance, mais elle a aussi fait disparaître les bergers, dégradé l’habitat et tué le folklore. Toute sa vie, Félix Arnaudin s’est acharné à lutter contre cette mutation, à recueillir les traditions et contes du folklore landais et à en photographier les paysages, les maisons et les gens. Son œuvre est gigantesque. Des milliers de photos sont aujourd’hui préservées et conservées par le Musée d’Aquitaine (3226 négatifs, 2143 épreuves papier…) Le récit de Marc Large tient le lecteur en haleine et décrit bonheurs et malheurs de celui que l’on nommait « Lou pec » : « le fou » !

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Le choix des apparences

Martine Delomme Presses de la Cité – 20 € Ce nouveau roman de la Bordelaise Martine Delomme se lit comme on regarderait un téléfilm : une intrigue captivante déroulée au fil d’une écriture un peu trop facile. Camille Dulau est une brillante avocate toulousaine spécialisée dans les divorces. Tellement efficace qu’elle en vient à défendre une femme vénéneuse et à détruire la vie de son mari qui n’était pas coupable. Ce drame va l’amener à se remettre en question et à tout plaquer. Elle part en Bretagne pour quelques semaines… pense-t-elle. Mais là, une nouvelle existence l’attend. Rompant toutes les amarres avec son passé, elle repart à zéro et se fait embaucher dans une petite biscuiterie. Mais ils sont nombreux à Toulouse à vouloir la retrouver… et pas toujours pour son bien. Un joli portrait de femme qui, tombant de son piédestal, apprend à renouer des relations simples et humaines.

Gérard Pinson Auto-édition – 10 € Ce quatrième volume des poèmes de Gérard Pinson est un régal pour nos papilles littéraires. Grand humaniste devant l’éternel, notre poète gascon défend de belles causes : la nature, le bien-être animal, la bonne chère et même la sieste. Mais il est avant tout un amoureux éperdu : amoureux de la femme, de son corps et des ébats qu’il peut partager ou fantasmer avec elle. Mais point de machisme là-dedans. Au contraire, il fait cohabiter féminisme et ferveur amoureuse. Le tout en alexandrins, s’il vous plaît. Ajoutez à cela une bonne dose d’humour et vous aurez une idée du personnage : grande silhouette chaleureuse, visage buriné, toison moutonnante et cette petite pointe d’accent qui nous enchante quand il lit lui-même ses poèmes en public… Un régal, on vous dit ! Livres sur commandes chez l’auteur. Contact : gerard.pinson@laposte.net Tél.: 06 70 26 41 88

Je chemine avec Hubert Reeves

Entretiens avec Sophie Lhuillier Seuil – 12 € Chaque année, à l’occasion du Festival d’Astronomie de Fleurance, Hubert Reeves vient dans le Gers promener sa silhouette de savant un peu déjanté, sorte de Père Noël des étoiles. Dans ce petit livre d’entretiens avec Sophie Lhuillier, Reeves se raconte. De son enfance au Canada, on retiendra un père autoritaire, mais juste, une mère stricte dont il était le préféré et la volonté de ces parents peu riches de donner une belle éducation à leurs enfants. Un ami de la famille l’initie à la science. C’est parti : petit Hubert deviendra grand savant ! Il hésite entre Amérique et Europe et finira par opter pour la France où son premier livre, « Patience dans l’azur » connaît un succès immédiat. Avec lui viennent l’argent et la grosse tête. Il saura se remettre en cause, en particulier grâce à sa seconde femme Camille. Hubert Reeves parle sans détour de sa famille, du temps qu’il n’a pas consacré à ses enfants et de ses regrets. Reeves est né en 1932. À 87 ans, il a suffisamment de sagesse pour ne pas se voiler les yeux sur lui-même et sur le monde. C’est plutôt rare. J.-L. L.B.


...ça vient de sortir !

Deux auteurs du cru se penchent sur le passé

Deux auteurs régionaux plongent dans le passé. Macha Méril évoque le destin des Russes blancs et la communauté des anciens cosaques. Jean-Louis Le Breton réhabilite une mystérieuse écrivaine du 19e siècle...

Vania, Vassia et la fille de Vassia Macha Méril On sait les liens qui unissent l’actrice Macha Méril au Gers. Son dernier livre fera l’objet dans la région d’une attention particulière et amicale. En fait, ce n’est pas vraiment un livre de Macha Méril. Plutôt celui de Marie-Madeleine Wladimirovna Gagarine, son vrai nom. Ses parents, le prince et la princesse Gagarine, ont connu le destin tourmenté de ces exilés fuyant le régime bolchévique instauré en 1917. Ils se fixèrent en France, et obtinrent vite leur naturalisation. Macha Méril ne retrace pas leur vie. Elle brosse certes une histoire de Russes blancs émigrés, mais elle la fixe en Corrèze, à la fin des années 1930, dans une petite communauté d’anciens Cosaques, fils de cavaliers la Garde impériale du Tsar. Ils vivent là, discrets et repliés sur eux-mêmes, et se consacrent à l’élevage de chevaux. Le livre s’intéresse à trois personnages de ce groupe singulier, qui vont traverser le siècle avec des fortunes diverses. Vassia veut libérer la Russie des Rouges, quitte à s’engager avec l’Allemagne. Veuf, il laisse sa fille Sonia aux bons soins de son ami Vania, un Russe qui ne se morfond pas dans le passé, fût-il glorieux. La petite Sonia a des talents, musicaux notamment. Un aristocrate célibataire la repère et va prendre en charge ses études. Sonia sera énarque, haut-fonctionnaire et académicienne, un parcours parfait d’assimilation républicaine. De gauche, elle n’apprendra que sur le tard le fourvoiement tragique de son père. Il y a probablement un peu (beaucoup ?) de Macha Méril dans le personnage de Sonia qui éclaire tout le roman. Un livre émouvant et enlevé, écrit au chevet de son regretté mari Michel Legrand, disparu en janvier 2019. Aurélien Pastouret

Vania, Vassia et la fille de Vania

Macha Méril - Éditions Liana Levi -340 pages — 21 € Dédicace de Macha Méril le vendredi 10 avril à 18 h à la librairie "Chat Pitre 32" à Condom et le samedi 11 avril à partir de 9h30 à la librairie Corbel, 10 place de la Liberté, Eauze.

Ce qu'on dit au fumoir

Jean-Louis Le Breton - Marie-Léonie Devoir En 1936, Colette publie un livre de souvenirs, « Mes apprentissages » et parle d’une de ses amies « qui signait “Henry de Lucenay” les romans d’aventures lointaines qu’elle écrivait, résignée, pauvre, au coin d’un feu maigre de pension de famille… » Mais aujourd’hui, on ne trouve plus aucune trace de cette « Madame de Lucenay ». Rien sur le net, pas de fiche Wikipédia, aucune page de bibliophile, nada… Intrigué, Jean-Louis Le Breton (que nos lecteurs connaissent bien) a mené une enquête littéraire passionnante pour découvrir la véritable identité de madame de Lucenay et reconstituer son parcours de vie. La recherche démarre dans le Gers et le Lot-et-Garonne où se situe l’action du premier roman d’Henry de Lucenay déniché chez un libraire d’occasion : « Les portes de bronze ». Mais bientôt le doute s’installe. Ce « Henry de Lucenay » estil vraiment l’amie de Colette écrivant sous un faux nom ? Existe-t-il d’autres romans ? De piste en piste, on suit le développement de cette étonnante investigation pleine de rebondissements au cours de laquelle le journaliste nous présente de nombreux personnages qui ont jalonné la route de madame de Lucenay. Il reconstitue sa vie et sa carrière littéraire. En seconde partie de livre, on découvre onze nouvelles de Marie-Léonie Devoir (car tel était le vrai nom de madame Lucenay) et son style d’écriture qui, pour certains textes, se rapproche de Dickens ou d’Edgar Poe. À recommander à tous les curieux de littérature ! Arthur Pagani

Ce qu’on dit au fumoir

Jean-Louis Le Breton — Marie-Léonie Devoir Éditions Panache - 300 pages — 21 € Sur le site : www.editions-panache.com. Chez la libraire Françoise Corbel à Eauze – Au Tabac du centre à Nogaro. Conférence/dédicace de Jean-Louis Le Breton le vendredi 27 mars à 17 h à la salle Félix Soulès à Eauze avec la librairie Corbel. 23


Traditions populaires

Salles d’Armagnac

Mystère autour de la construction de l’église Ou l’histoire étrange d’un seigneur qui n’arrive pas à faire édifier une église contre son château. Chaque nuit, une main invisible défait les travaux…

L’église, une construction de style roman

Vue presque féérique sur l’église

S

alles d’Armagnac est un petit village de 131 habitants, situé entre Bourrouillan et Caupenne, au nord de Nogaro. Son patrimoine est constitué d’un château et d’une église du XIIe siècle, nichée au cœur d’un vallon, au pied du château, domaine de production viticole. L’histoire de cette église est peu banale.

La légende : des matériaux qui se déplacent la nuit

Le vallon au pied du château était occupé autrefois par des marécages. Pourtant une église y a été construite au XIIe siècle ! Pourquoi ? Le Seigneur du lieu voulait la bâtir à côté de son château. Il avait déjà jeté les fondements. Mais quelle ne fut pas sa surprise quand, un matin, les matériaux avaient disparu. On les retrouva en contrebas dans le vallon de Coume-Gleyse, près d’une fontaine miraculeuse, celle de Saint-Jean-Baptiste. On les remonta, mais cela recommença. Les matériaux reprenaient toujours le même chemin. Le Seigneur et la population se résignèrent, pensant que c’était un signe divin.

l’église. D’après l’Abbé Cazauran, auteur de La Baronnie de Bourrouillan, de nombreux pèlerins venaient le 24 juin pour la Saint-Jean, demander une guérison des maladies d’yeux, mais aussi des écrouelles. Il décrit, au nord de l’édifice, « un bois délicieux, plein de mystère, les arbres formant une voûte féérique ». Le député gersois Joret fit assécher les marécages dans la première partie du XIXe siècle. En 1967 une dalle et une petite trappe furent aménagées au chœur de l’église pour atteindre la source. On y pratique des baptêmes et quelques personnes viennent encore y guérir leurs yeux. On peut noter également que cette église possède la sacristie la plus ancienne de la région. Les marais sont asséchés, mais des ruisseaux abondants déversent des eaux ferrugineuses dans un étang.

Qu’est devenu le château ?

Sur l’emplacement de l’ancien château féodal a été édifiée une bâtisse plus récente, dont une partie est apparentée au XVIIIe siècle. C’est maintenant un domaine viticole ; la famille Hébert y produit de l’armagnac et du floc, avec un chai de vieillissement enterré. Les eaux ferrugineuses et guérisseuses côtoient les eaux-devie dans la quiétude des lieux. Rose-Marie Richard

Une source guérisseuse

L’église fut donc construite en contrebas, sur cette source, renommée pour soigner les maladies des yeux. Lors de la construction, une passerelle fut jetée sur pilotis pour atteindre 24

Dans le chai du château, pour d’autres mystères


Parlons gascon - Parlem gascon La rubrique de Bertrand Duthil Ador a Pòrt de Labrit

Lo bocau d'Ador que hasó hèra viatges au cors deus atges tau com au cors de las modificacions istoricas, geologicas e geograficas.

L’Adour à Port-d’Albret

L’embouchure de l’Adour a fait de nombreux voyages au cours des âges et au cours des modifications historiques, géologiques et géographiques.

A l'Edat Mejana, lo bocau qu'es unic e que's tròba a Capberton. En mila cinc cent seishanta dus, Carles IX comanda de recercar la solucion entà balhar au Au Moyen-Âge, l’embouchure se situe à Capbreton. En 1562, Charles IX fluvi un bocau a Baiona e que començan de cavar un agau long de mila ueit ordonne de rechercher la solution pour donner au fleuve une embouchure à cents mètres de cap a la mar grana. Lo rei que vien visitar Baiona dab la soa Bayonne et on commence à creuser un chenal long de 1800 m vers l’océan. cort en tot desbrombar de pagar las còstas d'aubergatge, aquò de que los baioLe roi vient visiter Bayonne avec sa cour oubliant de payer les frais d’hébergenés que's bromban enqüèra arron quate sègles, mes dejà los ediles profieitan ment, ce dont les Bayonnais se souviennent encore quatre siècles plus tard, d'aqueth desbromb entà establir navèras taxas a carga de la populacion. mais déjà les édiles profitent de cet oubli pour établir des taxes nouvelles à la Lo ueit de heurèr mila cinc cent setanta e un, lo rei nomenta Loís de Foish, charge de la population. arquitècte-engenhaire, entà miar las òbras. Que'u hè aubrir un crèdit sus la Le 8 février 1571, le roi désigne Louis de Foix, architecte-ingénieur, pour dicorona egau a la soma de la soa estima.Lavetz, qu'avançan lo cavament de riger les travaux. Il lui fait ouvrir un crédit sur la couronne égal au montant de l'agau capvath las tucas de sable e, au Torçoat, sus lòc on Ador s'arrevira a son devis. On avance alors le creusement du chenal à travers les dunes de l'escaire cap a bisa tà seguir lo son cors secular, que construseishen ua paisable et, au Troussoit, sur le lieu où l’Adour tournait à angle droit vers le Nord shèra entà destornar aqueth cors pour suivre son cours séculaire, on dret cap a sococ e la mar grana dens construit un barrage afin de détourl'agau qui'u an preparat. Lo bastiment ner ce cours tout droit vers l’Ouest de la paishèra que's hè devath lo reine et l’océan sur le chenal qui lui a été d'Enric III. préparé. La construction du barrage Que començan per en-honsar tres arse fait sous le règne d’Henri III. On règas cada ua de setanta e cinc arbes commence par enfoncer trois ranescairats e herrats, aquò sus ua longées chacune de 75 arbres équarris gor de tres cents mètres haut o baish, et ferrés, cela sur une longueur de aquò completat per ua solida murralha 300 m environ, le tout complété par de pèira. L'espessor d'aqueth obratge une solide muraille de pierre. L’épaisque serà de setanta e cinc mètres. seur de l’ouvrage sera d’environ 75 A Baiona, los ediles pretextan deu còst m. À Bayonne, les édiles prétextent de las òbras tà apesantir la carga fisdu coût des travaux pour alourdir la cau qui pesa totun suus poblants en charge fiscale qui pèse déjà sur les L'adour en 1848 - Lithographie de René Ancely har la colpa aus landés d'aqueth còst. habitants en accusant les Landais Aquò qu'endeuta enqüèra mei las relacions enter baionés e ribarencs d'Ador d’être la cause du coût des travaux. Voilà qui obère encore plus sérieusement maritime. Har dens l'aiga ua paishèra tant importanta dens aquera epòca qu'ei les relations entre Bayonnais et riverains de l’Adour maritime. d'ara endavant un esplèit. Mes que caló tanben acarà's aus actes d'oposicion Réaliser dans l’eau un barrage de cette importance à cette époque est déjà deus landés, injustament acusats, qui's vedón constrenhuts de temptar l'imposun exploit. Mais il fallut aussi faire face aux actes d’opposition des Landais, sible tà méter fin a las òbras pr'amor lo fluvi constituiva entad eths, desempuish injustement accusés, qui se virent contraints à tenter l’impossible pour mettre hèra sègles, un element vitau, lo lor mejan de subsisténcia, la hont de la lor fin aux travaux dès lors que le fleuve constituait pour eux, depuis des siècles, existéncia, lo lor encastre acostumèr. un élément vital, leur moyen de subsistance, la source de leur existence, leur Qu'es ua violenta tempestada qui va tot arreglar. Dempuish seteme mila cinc cadre familier. cent setanta ueit, plujas diluvianas que s'abaten sus tota l'arribèra d'Ador. Chic C’est une violente tempête qui va tout régler. Depuis septembre 1578, des a chic, tots los afluents en-hlan tau com lo fluvi eth medish. pluies diluviennes s’abattent sur tout le bassin de l’Adour. Petit à petit, tous les L'aigat ganha Baiona on lo nivèu de l'aiga puja de mei en mei. La populacion affluents grossissent en même temps que le fleuve lui-même. que s'esvarja e comença d'acusar lo Loís de Foish tau com la paishèra de TorL’inondation gagne Bayonne où le niveau de l’eau monte de plus en plus. La çoat qui supausa har empach a l'escorrement de las aigas. Qu'es d'aulhors drin population s’affole et commence à accuser Louis de Foix et le barrage du vertadèr : l'arquitècte-engenhaire que hè activar la barradura deu fluvi entà proTroussoit qui est supposé faire obstacle à l’écoulement des flux. C’est d’ailvocar ua pujada de las aigas ; de mei, que hè horadar rapidament dus caneròts leurs un peu vrai : l’architecte-ingénieur fait activer la fermeture du fleuve pour dens lo boçon de sable ; enfin, que jòga dab las òras de mareja. provoquer une montée du flot ; en outre, il fait creuser rapidement deux petites Vertat que la mareja au pè de la paishèra, situada just a trenta cinc quilomètres rigoles dans le bouchon de sable ; enfin, il joue avec les heures de marée. C’est de Pòrt de Labrit, arriba haut o baish sheis òras mei tard qu'au pè de çò que que la marée au pied du barrage situé à près de 35 km de Port d’Albret arrive damora deu boçon de duna. environ 6 heures plus tard qu’au pied de ce qui reste du bouchon de dune. De cap au vint e tres octobre, la ploja que dobla de violéncia sus Bascoat, çò Vers le 23 octobre, la pluie redouble de violence sur le Pays basque, ce qui qui provòca ua considerabla aumentacion de l'aigada de Niva qui èra dejà hèra provoque une considérable augmentation du flux de la Nive qui était déjà très gròssa e inondava. Baiona patit aqueth navèth assaut dab esvarjada. grosse et en phase d’inondation. Bayonne subit ce nouvel assaut dans l’affoLo nivèu d'Ador que puja enqüèra mei e l'aigada comença de s'infiltrar dens lement. los caneròts deu boçon de sable horadats de nau mentre que la mareja qu'es Le niveau de l’Adour monte à nouveau et le flux commence à s’infiltrer dans quasi baisha. les rigoles, nouvellement creusées, du bouchon de sable alors que la marée Lo vint e cinc d'octobre, hèra viste, lo sable qu'es emportat de mei en mei est presque basse. Le 25 octobre, très vite, le sable se trouve emporté de plus grandament e de mei en mei rapidament de tau sòrta que hòrt lèu lo boçon en plus grandement et de plus en plus vite de telle sorte qu’en peu de temps, despareish e qu'Ador ganha lo son navèth lheit de cap a la mar grana per lo le bouchon a disparu et que l’Adour a gagné son nouveau lit vers l’océan à son nouveau Boucau. son navèth Bocau.

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Agenda

Sortez, l’hiver est fini ! Une sélection de dates

GERS

Auch

27 mars 21 h au Cri’Art, concert rock métal Lofofora Pionniers du métal français depuis 1989, Lofofora est devenu grâce à ses textes engagés et un son incisif, le mentor de beaucoup de groupes de rock français. Sans jamais démentir leur réputation, les musiciens de « Lofo » continuent d’arpenter les salles de concert et de renouveler leur musique pour le plus grand plaisir de leur public. 17 avril 21 h au Cri’Art, concert punk celtique Les Ramoneurs de menhir Au printemps 2006, c’est la naissance explosive des Ramoneurs de Menhirs ! Sur fond de boîte à rythmes survoltée, la guitare punk saturée de Loran (guitariste des Béruriers Noirs) rejoint les frénétiques thèmes des sonneurs Éric Gorce et Richard Bévillon autour du chant partisan breton de Maurice Jouanno. Les airs des sonneurs restent fidèles au répertoire traditionnel et s’imprègnent du style des anciens.

à la Chartreuse, exposition permanente Transitions énergétiques et écologiques, par Isabelle

Souriment, artiste plasticienne installée dans le Gers depuis 2004. L’objectif de cette exposition est de mettre en valeur les sujets chers au département : la biodiversité, le patrimoine naturel du Gers, les pratiques agro-écologiques innovantes, ainsi que les actions emblématiques soutenues par la collectivité.

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Estang

Fleurance

23 artistes exposent des oeuvres créées à partir de matériaux de récupération. On appelle ça "upcycling"... Du jeudi au samedi - 15 h 30 19h - Le vendredi, jusqu'à 21 h. Renseignements : 06 83 61 75 47

Ay, c’est un rendez-vous fantasque avec deux artistes, tour à tour maladroites ou érudites qui nous entraînent dans leur sillage à la recherche des origines du flamenco. Un voyage fait d’hésitations, de découvertes candides, mais aussi d’évocations poignantes, d’anecdotes croustillantes et de commérages corrosifs, de fiestas endiablées ! Par la Compagnie des herbes folles.

du 21 mai au 1er juin Art Récup à la maison Fénéon

28 mars 21 h Théâtre du Méridional, spectacle Ay !

23 avril 20 h Théâtre du Méridional, concert du Quatuor de la tour des Anges Dans ce spectacle a cappella, 4 personnages décalés revisitent, avec enthousiasme et passion, un répertoire varié de standards inscrits dans

Flamarens

29 mars 16 h, au château, concert de musique classique Dimitri Maslennikov au violoncelle et Alexandre Kukonin au piano, dans des œuvres de Brahms et de Schubert, plus un nouveau tango d’Alejandro Schwarz créé pour eux. Dimitri Maslennikov est un sensationnel violoncelliste d’origine russe et tzigane, Prix Rostropovitch à 13 ans puis carrière de soliste sous la direction de grands chefs d’orchestre comme Yuri Temirkanov ou Christoph Eschenbach. Il jouera avec son pianiste de prédilection Alexandre Kukonin. Marie-Hélène et Arthur Gadel vous accueilleront avec dans ce château qu’ils restaurent de leurs mains pour en faire un lieu ouvert aux manifestations culturelles, ainsi qu’aux marcheurs vers Compostelle et aux mariés. Réservation indispensable. Informations au 06 13 52 94 86.

Derniers jours, jusqu’au 29 mars 2020, pour l’exposition présentant le travail de Michel Lucien sur les pigeonniers du Gers et d’ailleurs. Ce sera l’occasion pour les visiteurs de découvrir un patrimoine vernaculaire, étudié avec passion pendant plusieurs années. A noter le 29 mars, de 14 h à 18 h, une séance de dédicaces des ouvrages de Michel Lucien.

composée en 2008. Ce « Stabat Mater » épique et intimiste marie harmonieusement couleurs orientales et occidentales. Karl Jenkins, le compositeur vivant le plus joué au monde, mais rarement en France, offre l’expérience de sensations tour à tour délicates et intenses. L’œuvre sera sublimée par la voix de la soliste mezzosoprano Nadine Gabard, soutenue par un orchestre symphonique. Depuis la rentrée 2019, Caroline Charnassé professeur d’Éducation musicale et Geneviève Cockenpot chef de chœur du lycée pendant 30 ans préparent les choristes élèves et adultes à ce grand concert, les dernières mises au point s’effectuant lors d’un stage de trois jours en HautesPyrénées au Lycée Notre-Dame de Garaison. Il est prudent de réserver.

Lectoure

Marciac

la mémoire collective. De Beethoven à ABBA, en passant par le slam, le quatuor de la Tour des Anges présente avec modernité et finesse chacune de ses reprises.

Lavardens

Jusqu’au 29 mars, exposition sur les pigeonniers du Gers au château

4 et 5 avril (21 h et 17 h) Concert des chanteurs de Saint-Jean à la cathédrale

Deux dates pour un concert exceptionnel : 130 choristes, 1 soliste, 1 orchestre symphonique depuis bientôt 50 ans, le chœur du lycée SaintJean, fondé par Pierre Gardeil, fidèle ami du philosophe Michel Serres, vit une aventure de grande ampleur. La chorale réunit élèves, parents, professeurs, anciens élèves et le public fidèle des concerts de printemps. Après quelques œuvres composant la première partie du concert, Jérôme Gose, chef gersois agrégé de musique, dirigera le grand « Stabat Mater » de Karl Jenkins, une pièce d’envergure

28 mars 21 h à l’Astrada, concert de Sarah McCoy (blues)

L’Américaine Sarah McCoy ne chante pas le blues, elle le vit. La diva soul et performeuse jazz charismatique à la tournure gothique présente son album très attendu Blood Siren, nous invitant dans l’intimité douloureuse d’une vie « psychédélique ». La pianiste de la Nouvelle-Orléans délivre une performance bouleversante. Blood Siren capture le gémissement hanté de Sarah, un son qui frissonne et touche le cœur. Produit par Chilly Gonzales et Renaud Letang, Blood Siren est empreint d’une atmosphère nocturne.


Agenda

Mirande

16 avril 21 h à la salle Beaudran, théâtre Boire, fumer et conduire vite

Le soir du Nouvel An, trois hommes sont retenus dans la salle de garde à vue d’un commissariat… Le premier a fait un excès de vitesse, le deuxième a trop bu, le troisième a fumé dans un lieu public. Ils reçoivent la visite de l’avocate commise d’office : Madeleine, ardente de justesse, de beauté et d’empathie. Une comédie de Philippe Lellouche.

30 artisans d’art exposent leurs créations originales. Nombreuses animations et rendez-vous culturels. Entrée libre de 10 h à 12 h 30 et de 14 h 30 à 19 h.

25 avril 21 h au théâtre Spirale, spectacle (pour adultes) Jetuil Nouvouzel de la région.

Samatan

23 mai 20 h 30 à l’église, concert de trompes de chasse

Les veneurs du rallye des Deux Étangs proposent des airs traditionnels et du répertoire classique

11-12-13 avril, les Courses de Pâques sur le circuit

Plaisance-du-Gers

15-17 mai - 28e salon des métiers d’art

Dimanche 29 mars (11h) : Rencontre et dégustation autour de la viticulture biologique animée par Christophe Casazza, journaliste gastronomique et des acteurs du territoire suivi d’un repas.

Riscle

Nogaro

Avec pour la 4e année consécutive l’ouverture du Championnat de France des circuits FFSA, et six autres catégories. Sans oublier l’exposition de voitures de prestige, la parade en ville.

Termes d’Armagnac Saint-Mont vignoble en fête

Avec ses contes érotiques et contemporains, l’étoile montante de la scène belge n’a peur de rien. Il enflamme, il délire, il surréalise, il ose. Des contes et des fantasmes qui nous invitent à réfléchir sur leurs sens cachés et à nous évader du quotidien en ouvrant les fenêtres qui donnent sur nos désirs secrets. Plus qu’un thème, le fantasme devient ici un genre littéraire qui se rapproche tantôt du conte merveilleux, tantôt du fantastique.

Saint-Mont

27, 28, 29 mars

Vignoble en fête

Evénement incontournable de la région. Pendant trois jours, une dizaine de villages gersois (dont Plaisance, Lupiac, Aignan), s’animent et mettent à l’honneur l’appellation SaintMont. Nouveauté 2020, des démonstrations culinaires en présence de chefs cuisiniers

Seissan

3 avril 20 h 30

Mont-de-Marsan

Jusqu’au 2 mai au Centre d’art contemporain des Landes, exposition « Parallèles » Présentation des archives d’Henri Farbos, pionnier de l’aviation landaise, avec le concours de l’espace muséal Rozanoff, base aérienne 118.

Saint-Sever

à la Grande Halle, Vincent Moscato

Vincent Moscato, ancien international de rugby, est devenu la vedette que l’on connaît et entend sur les ondes. C’est un stimulant cardiaque, il réduit les tensions, facilite l’oxygénation, agit contre le stress, diminue l’agacement, améliore la circulation sanguine, muscle les abdos et lifte le visage. Il sera aussi à Condom le 24 avril.

18-19 avril, festival Graalfest La toute première édition du festival celtique, médiéval, fantastique. Animations, concerts, 80 artisans annoncés…

Saint-Clar

2-30 mai, exposition à la médiathèque

Exposition de peinture en lettrage par Genowefa Pawlak

LANDES

À ne pas manquer dans le Gers du 29 mai au 1er juin Les championnats de France de basket de sport adapté

Quatre jours de compétition, 600 sportifs, 200 accompagnateurs, cent bénévoles, douze salles, et un président du comité d’organisation, Thibaut Roussille, très fier d’avoir réussi à faire venir dans le Gers cet événement national. Il s’agit de sport et aussi de solidarité. On parle ici non pas de handisport (handicap moteur, fauteuil roulant…), mais bel et bien de « sport adapté » pour des personnes en situation de handicap mental ou psychique, pour qui l’activité sportive de haut niveau est comme une échappatoire. Thibaut Roussille, lui-même éducateur sportif à l’Agapéi Gers, promet des matchs très spectaculaires sur les parquets gersois, dont celui de la salle du Mouzon à Auch. Et il attend le public en nombre. Il a déjà su convaincre des partenaires locaux pour faire de ce rendez-vous un grand succès. 27


Jeux dans le coin-coin Les mots croisés de François Sumien (Solution page 30)

Horizontalement :1 – Il peut mal tourner. 2 – Douloureux. 3 – Elles eurent leur siècle au XVIII° - Mot de dédain. 4 – Se mesurent au sol – Un florentin l’est. 5 – Bout du sein – Arriva à maturité. 6 – Un bout de Paris – On sèche quand on y reste – Donc plus neuf. 7 – Son jeu tourne en rond – Nigauds – C’est de l’argent. 8 – Cocaïne ou héroïne – Charmer. 9 – Note – Cube – Appelle la biche. 10 – Allongé – Anatidé femelle. 11 – Compulsé – Passages. Verticalement :A– Se rapporte aux rapports que l’on a. B – Provoque bien des fuites - Pas dit à n’importe qui. C – Accepte – Irlande gaélique. D – Dada – Vecteur d’hérédité. E – Madame ou Maurice ? – Ne fonctionne donc plus – Dix sans cœur. F – Le mauvais se jette – Sur la portée – Diplôme de l’enseignement supérieur. G – Il mesure la densité. H – Celui de mensonge ne se coud pas – Possessif – C’est cela. I - Précède la matière – Terroir – Point imaginaire. J – Réalisaient. K – Elles ont retrouvé leurs droit.

Les mots codés du Canard Gascon (Solution page 30)

Thème : Artisans

Sachant qu'un chiffre représente toujours la même lettre, décodez la grille ci-contre. Vous aurez besoin de 24 lettres de l'alphabet. Pour vous aider, un mot (OUTILS) et donc 6 lettres vous sont données. 28


Grilles de Sudoku Facile

Difficile

29


Avant de se quitter Solution des sudoku

Solution des mots codés

Merci à tous nos distributeurs !

Qciens,

Solution des mots croisés

u’ils soient boulangers, pharmarestaurateurs, libraires, cafetiers, débitants de tabac, esthéticiennes, épiciers, gérants de grande surface ou de jardinerie, coiffeurs, pompistes, directeurs de salle de cinéma, marchands de vêtements, de chaussures, de lingerie, torréfacteurs… ils ont tous un point commun : celui de bien vouloir accueillir le Canard Gascon, de lui faire une petite, mais juste place pour le mettre à portée de leurs clients. Par dizaines d’exemplaires, voire plus ici ou là. Merci à eux pour leur fidélité et leur bienveillance. Parmi les nouveaux distributeurs du Canard Gascon, un salut amical à la supérette place de l’Hôtel de Ville à Marciac, sous les arcades, qui vient d’être reprise par un couple énergique, qui fait déjà travailler des fournisseurs locaux.

Pour distribuer le Canard Gascon : 06 61 34 29 32


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Le Canard Gascon

bimestriel d'information régionale (6 numéros par an) est tiré à 15 000 exemplaires et distribué sur 552 points (commerces, lieux publics, etc.), sur l'ensemble du Gers, une partie des Landes et du Lot-et-Garonne.

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*lectorat estimé : 15 000 exemplaires distribués, entre 3 et 4 lecteurs par exemplaire distribué

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Le Canard Gascon 86  

Le Canard Gascon 86 - mars-avril 2020 - Des artisans et des commerçants près de chez vous.

Le Canard Gascon 86  

Le Canard Gascon 86 - mars-avril 2020 - Des artisans et des commerçants près de chez vous.

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