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C’est un pari de cinéma, comme se doit d’être un pari : audacieux, ambitieux, inédit. Pensez donc : un film muet ET en noir et blanc ! On n’a pas idée ! Sauf que le réalisateur Michel Hazanavicius en a, justement, des idées. Il ne lui a fallu que deux films, brillants à tout point de vue, pour s’imposer comme the réalisateur de comédies en France. Et ce pour une raison toute simple : en plus d’être hilarants, les deux épisodes d’OSS117 signés Michel Hazanavicius sont des merveilles de mise en scène, des films qui respirent le cinéma comme aucune autre comédie française aujourd’hui. Mais de là à penser que le bougre chavirerait un jour jusqu’aux critiques les plus pointus, il y avait comme un pas de géant que même nous, au Méliès,

l’une des rares salles A&E en France à avoir diffusé les deux OSS, on pensait impossible. Eh bien, vous l’aurez compris, l’impossible n’est plus. Invité de dernière minute en compétition officielle au Festival de Cannes, The Artist est une petite merveille, un enchantement qui transpire le cinéma par tous les pores de l’écran et pourtant capable de rallier tous les publics, du plus cinéphile au plus familiale. Le film nous transporte à Hollywood, en 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit… Mais l’arrivée des films parlants va vite le faire sombrer dans l’oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l’histoire de leurs destins croisés, ou

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|eVgi^gYj&'dXidWgZ comment la célébrité, l’orgueil et l’argent peuvent être autant d’obstacles à une histoire d’amour… The Artist est beau, rempli d’émotion discrète et de grands moments de cinéma, un vrai bol d’air sous forme de déclaration d’amour au 7e Art. Nous saluons Thomas Langmann d’avoir eu le cran de produire un tel film !

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Kevin est un nouveau venu dans la galaxie des enfants terribles du cinĂŠma. Dès sa naissance, tout part de travers avec sa mère qui ne sait comment arracher Ă son petit une once de tendresse. MontĂŠ en flashbacks, le film de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠcossaise Lynne Ramsay dĂŠcrit la trajectoire qui, de lâ&#x20AC;&#x2122;enfance Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;adolescence, mènera la famille Ă  sa perteâ&#x20AC;Ś Lâ&#x20AC;&#x2122;originalitĂŠ du rĂŠcit tient au fait que son vrai sujet est moins la personnalitĂŠ ĂŠminemment perverse de lâ&#x20AC;&#x2122;enfant que le parcours de sa mère. Tilda Swinton incarne avec brio (comme dâ&#x20AC;&#x2122;habitude !) cette femme qui sâ&#x20AC;&#x2122;obstine dans son instinct maternel jusquâ&#x20AC;&#x2122;Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;absurde, tant Kevin se montre dĂŠsagrĂŠable, voir monstrueux dâ&#x20AC;&#x2122;indiffĂŠrence. Sâ&#x20AC;&#x2122;il est courant au cinĂŠma dâ&#x20AC;&#x2122;assister Ă  des relations conflictuelles mère/enfant, la chose est soit traitĂŠe avec un postulat fantastique pour ce qui est du domaine de lâ&#x20AC;&#x2122;enfance, soit dâ&#x20AC;&#x2122;un point de vue rĂŠaliste en ce qui concerne lâ&#x20AC;&#x2122;adolescence. La grande force et originalitĂŠ de Lynne Ramsay est justement dâ&#x20AC;&#x2122;aborder le conflit de manière rĂŠaliste dès la petite enfance du garnement. Du jamais-vu, qui donne au film ses plus grandes scènes, quand lâ&#x20AC;&#x2122;adolescence ne peut encore servir de prĂŠtexte pour expliquer une haine qui sâ&#x20AC;&#x2122;installe. Grâce Ă  une mise en scène dâ&#x20AC;&#x2122;une redoutable prĂŠcision et un montage alternĂŠ tout aussi maĂŽtrisĂŠ, Lynne Ramsay signe un thriller psychologique intense et jubilatoire dâ&#x20AC;&#x2122;un point de vue cinĂŠphilique. La rĂŠalisatrice compose des plans tour Ă  tour glaçants puis charnels, alternant inserts ĂŠtouffants et plans très construits, le tout au service dâ&#x20AC;&#x2122;un rĂŠcit bien ficelĂŠ et dâ&#x20AC;&#x2122;une ĂŠcriture profonde. Cette finesse du propos est transcendĂŠe par le travail impressionnant des comĂŠdiens, Tilda Swinton en tĂŞte. Ils parviennent en quelques fractions de seconde Ă  nous transmettre lâ&#x20AC;&#x2122;effroi, la colère, lâ&#x20AC;&#x2122;incomprĂŠhension qui les bouleversent et finiront par faire exploser leur cellule familiale. 3


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Tout commence par une rencontre lors d’une fête. Roméo croise Juliette. Ils sont jeunes, beaux et insouciants, c’est le coup de foudre. Un enfant arrive rapidement : le bonheur, quoi ! Et puis, peu à peu, une sourde inquiétude naît autour de l’enfant. Il pleure, sa joue est gonflée, ses yeux ne bougent pas en même temps. Une pédiatre, un O.R.L., un neurologue plus tard, et c’en est fini de cette tranquillité douillette, qui

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aurait pu, pourquoi pas, durer toujours. Le verdict tombe : tumeur au cerveau... et leur vie bascule. Les parents sont accablés, mais pas le temps de s’apitoyer. Juliette et Roméo vont alors devenir des combattants, « des héros malgré eux », dit la jeune cinéaste, pour qui la guerre pour la survie est vraiment déclarée. Ils se soutiennent, font front et preuve d’une énergie, d’un optimisme qui forcent l’admiration.

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À l’aube du XXe siècle, dans une grande maison bourgeoise à Paris, une prostituée a le visage marqué d’une cicatrice qui lui dessine un sourire tragique. Autour de la femme qui rit, la vie des autres filles s’organise, leurs rivalités, leurs craintes, leurs joies, leurs douleurs... Du monde extérieur, on ne sait rien. La maison est close. Comme son titre l’indique, L’Apollonide raconte le quotidien d’une maison close. On est à Paris, en 1899, et la mère maquerelle a bien des soucis pour payer un loyer qui vient d’augmenter. Sous ses ordres, des demoiselles soucieuses de s’en sortir matériellement, pratiquent le plus vieux métier du monde avec des messieurs de bonne famille, mais avec les risques que cela comporte : une se fait agresser, une autre attrape la syphilis... 4

Cette histoire n’est pas seulement une histoire de cinéma : l’actrice/réalisatrice Valérie Donzelli et l’acteur/co-scénariste Jérémie Elkaïm ont réellement mené cette guerre avec leur fils dans la vraie vie. Pas une once de pathos, on ne cherche pas à vous tirer des larmes, c’est dans un autre registre que ça se joue, on est dans le brut, dans l’envie, dans la volonté inébranlable, dans l’optimisme à tout crin.

Elles ont beau être ce qu’on appelle des filles de joie, ça ne l’est pas toujours, la joie… Pour ce film, Bertrand Bonello s’est beaucoup appuyé sur le livre de Laure Adler, Les Maisons closes, 1830-1930, la vie quotidienne (éd. Hachette Littératures), et sur pas mal d’autres ouvrages sur le sujet. On apprend ainsi le fonctionnement de ce genre d’établissements, entre autres, pourquoi et comment ces femmes acceptaient d’être ainsi « emprisonnées ». La mise en scène donne à ressentir physiquement l’asphyxie des maisons closes, Bonello filme les filles de joie comme des fleurs qui petit à petit se fanent. On es à la fin du XIXème et c’est bien la fin d’une époque...


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Entre rĂŠflexion existentielle et pure comĂŠdie, câ&#x20AC;&#x2122;est avec malice que Nanni Moretti sâ&#x20AC;&#x2122;amuse de la religion et de la sociĂŠtĂŠspectacle dans ce subtil et presque fellinien Habemus Papam. Après la mort du pape, le conclave se rĂŠunit afin dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠlire son successeur. Plusieurs votes sont nĂŠcessaires avant que ne sâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠlève la fumĂŠe blanche. Enfin, un cardinal est ĂŠlu! Mais les fidèles massĂŠs sur la place Saint-Pierre attendent en vain lâ&#x20AC;&#x2122;apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prĂŞt Ă supporter le poids dâ&#x20AC;&#x2122;une telle responsabilitĂŠ. Angoisse ? DĂŠpression ? Peur de ne pas se sentir Ă  la hauteur ? Le monde entier est bientĂ´t en proie Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;inquiĂŠtude tandis quâ&#x20AC;&#x2122;au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise...

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Avec Restless, Gus Van Sant joue la carte du mélodrame fantastique en délaissant le registre expérimental et ésotérique de la trilogie Elephant-Gerry-Last Days pour rejoindre sa veine plus mainstream de Will Hunting ou A la rencontre de Forrester. C’est autant un film sur l’adolescence néoromantique qu’un film de fantômes avec un ange blond éthéré (Henry Hopper, fils de Dennis) qui vit dans sa bulle de spleen avec un double imaginaire comme compagnon de route et une fille malade

(Mia Wasikowska) qui souhaite connaître l’amour une première - et dernière fois. Ils sont jeunes, ils sont beaux, et ils ont, chacun à leur manière, la mort qui les mord aux talons. Enoch rencontre Annabel à un enterrement. Lui est hanté par l’accident qui a tué ses parents, elle est en phase terminale d’un cancer, ils vont s’aimer pendant les derniers mois de la vie d’Annabel… Restless est un film simple, classique et pourtant polyphonique. On pense à

Harold et Maud, à Garden State, parfois même à Terrence Malick dans cette romance qui nous apparaît de plus en plus singulière. L’empathie la traverse d’un bout à l’autre. Plus le drame avance vers le point de non-retour, plus l’émotion s’étire et par là disparaît, couverte par d’autres voix : l’humour, la joie, la comédie. Et si, comme le dit le film, la vie n’était qu’une tache sur la ligne du temps ?

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Dans le quartier de Tenever à Brême en Allemagne, les habitants se réunissent au sein d’un « forum social » où les habitants participent aux choix d’aménagement de leur quartier. Réalisation : Michel Garcin / Production exécutive : L’oeil Nu / Coproduction : ©Alpes Presse - arpenteurs / durée : 28min

B;I9EDI;?BI:;GK7HJ?;HIJxF>7DE?I0F7HBEDIL?BB; Les citoyens stéphanois et la municipalité s’expriment sur le fonctionnement des conseils de quartier, leur implication et leurs actions pour faire changer la ville. Réalisation : Ville de Saint-Étienne durée : 10min

:x87JIKHB7F7HJ?9?F7J?ED9?JEO;DD; En présence de : - Joëlle Perroux, adjointe à la Démocratie participative et aux conseils de quartier - Laure Masson, adjointe à la Démocratie locale et à la coordination des secteurs à la Ville de Grenoble - Gilles Chabré, consultant à Roanne

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Après son délicieux Caramel en 2007, Nadine Labaki revient aux pays des cèdres pour planter le décor de son nouveau film. Nadine Labaki nous emmène dans une sorte de rêve, une fable, un peu délirante, un peu comédie musicale (si, si !). L’intrigue se passe au sein d’un village où se côtoient des Musulmans et des Catholiques, sans trop de heurts, alors que tout autour, c’est la guerre. A l’instar du dernier village gaulois dans Asterix, le petit bourg résiste à la guerre, comme il peut. Mais il faut maintenir cette fragile sérénité, et les tensions entre les hommes ne sont jamais loin. C’est là qu’interviennent les femmes. Car Et maintenant, on va où ? est un film sur les femmes, visiblement seules à pouvoir faire cesser le carnage. Une fable faite par une femme, pour les femmes. Et elles se montrent brillantes, malignes, intrigantes, espionnes, calculatrices… et surtout drôles, très drôles ! Tous les coups sont permis pour calmer l’esprit guerrier des hommes, quitte à les rendre chèvres ! Les hommes en prennent pour leur grade, aveuglés par une colère incontrôlable, mais le message de ces femmes reste un message d’amour.

EN QUÊTE DE BONHEUR

L’ÉTERNELLE FIANCÉE DU DOCTEUR FRANKENSTEIN

de Voltaire à Houellebecq / mise en scène Arnaud Meunier  

Mary Shelley, Métilde Weyergans, Samuel Hercule

du 12 au 21 octobre 2011 / La Comédie de Saint-Étienne – L’Usine La Comédie Itinérante du 24 octobre au 18 novembre 2011

du 18 au 20 octobre 2011 La Comédie de Saint-Étienne – Theâtre Jean Dasté 

L’ORAL ET HARDI

ERWAN ET LES OISEAUX

Jean-Pierre Verheggen, Jacques Bonnaffé  

Tarjei Vesaas, Jean-Yves Ruf

La Comédie Itinérante du 7 au 11 février 2012 26 et 27 avril 2012 / La Comédie de Saint-Étienne – Theâtre Jean Dasté

du 31 janvier au 2 février 2012 La Comédie de Saint-Étienne – Theâtre Jean Dasté 

ŒDIPAPA

COMMENT AI-JE PU TENIR LÀ-DEDANS ?

Laure Bonnet, Damien Caille-Perret  

JEUNE PUBLIC

Alphonse Daudet, Stéphane Blanquet, Jean Lambert-wild

La Comédie Itinérante du 24 avril au 15 mai 2012 du 9 au 11 mai 2012 / La Comédie de Saint-Étienne – L’Usine

LA COMÉDIE ITINÉRANTE

du 2 au 4 mai 2012 La Comédie de Saint-Étienne – Theâtre Jean Dasté 

TEMPÊTE SOUS UN CRÂNE Victor Hugo, Jean Bellorini 7 juin 2012 : version jeune public La Comédie de Saint-Étienne – Theâtre Jean Dasté 

Renseignements, réservation : 04 77 25 14 14 / www.lacomedie.fr

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Comment tuez son boss ?, tel était le titre d’une comédie US sortie cet été… J’ai (très) mal au travail, sur un autre ton, tel est le thème du nouveau film de Jean Marc Moutout. On est lundi matin, Paul Wertret, cinquante ans, chargé d’affaires dans une grande banque d’investissement, se rend sur son lieu de travail. Il arrive, comme à son habitude, à huit heures. Il s’introduit dans une salle de réunion, sort un revolver et abat deux de ses supérieurs. Puis il s’enferme dans son bureau. Dans l’attente des forces de l’ordre, cet homme, jusque-là sans histoires, revoit des pans de sa vie et les quelques mois qui ont précédé cet acte de désespoir… « Le travail rend libre », c’est ce que les nazis écrivaient avec un cynisme difficile à dépasser sur le portail de leurs camps d’extermination. Le monde occidental est désormais heureusement loin de cette époque barbare, mais l’expression « le travail, c’est la santé » semble n’avoir jamais été aussi fausse que par les temps qui courent. Après son formidable 8

premier film Violence des échanges en milieu tempéré, qui s’intéressait déjà de près aux dérives inhumaines de notre modèle économique, Jean-Marc Moutout questionne ici la dérive du néo-libéralisme sur la souffrance au travail d’un individu. Cette fois-ci, c’est plus l’usure qui est en cause, ainsi que l’impression d’une profonde impuissance de la part du personnage principal à redresser la barre, afin de retrouver l’équilibre d’une vie banale. La structure du récit, qui s’engage dans un retour en arrière mental sans ordre linéaire apparent, nous laisse entrevoir la lente dégringolade peut-être imperceptible, mais certaine, vers un état dépressif dont le patient ne pense pas pouvoir s’extraire via les moyens légaux mis à sa disposition. La posture de la mise en scène face à ce drame individuel n’est pas celle du juge et pas non plus celle d’un observateur distant. Le talent de Jean-Marc Moutout consiste à nous faire entrer en quelque sorte dans la tête de Paul, à nous faire

éprouver sa panique sourde face à des circonstances qu’il ne peut ou qu’il ne veut plus comprendre. De Bon Matin ne cherche point à enjoliver le destin d’un homme condamné d’avance, ne seraitce qu’en termes dramatiques, ni d’ériger son parcours en exemple pour toute une génération de quinquagénaires désabusés qui attendent désespérément la retraite anticipée. A l’image de l’interprétation magnifique et sans la moindre complaisance de Jean-Pierre Darroussin, ce film démontre avec une certaine cruauté l’instabilité de la vie et de la condition sociale, qui peuvent basculer d’un instant à l’autre ou bien déraper inextricablement au fil d’une longue période sans lumière au bout du tunnel. (merci Utopia !) LES BONUS DU MELIES Le premier film de JM Moutout

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est disponible sur Vidéo en Poche (cf. page 27)




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Rappel des faits : en 2001, Ă la suite dâ&#x20AC;&#x2122;une instruction pour ÂŤ abus sexuels sur mineur Âť survenue dans la commune dâ&#x20AC;&#x2122;Outreau, 18 personnes sont placĂŠes en dĂŠtention provisoire pendant plus de trois ans. 14 dâ&#x20AC;&#x2122;entre elles ne cessent de clamer leur innocence. Les quatre autres finiront par avouer avoir accusĂŠ les autres Ă  tort. En adaptant le livre dâ&#x20AC;&#x2122;Alain MarĂŠcaux, injustement mis en examen avec sa femme, Vincent Garenq filme ce fiasco judiciaire du point de vue dâ&#x20AC;&#x2122;un seul homme et non lâ&#x20AC;&#x2122;affaire entière. Au plus près de son ÂŤ personnage Âť, de son incomprĂŠhension et de ses peurs, il chronique lâ&#x20AC;&#x2122;interminable descente aux enfers : les fouilles dĂŠgradantes, lâ&#x20AC;&#x2122;opprobre, la famille brisĂŠe... Cette façon de filmer lâ&#x20AC;&#x2122;humain Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠrieur de la machinerie judiciaire fait parfois penser Ă  DĂŠlits flagrants (1994) et Ă  10ème chambre, instants dâ&#x20AC;&#x2122;audience (2004), deux documentaires de Raymond Depardon. Le reste du temps, on applaudit au jeu de Philippe Torreton. MĂŞme sâ&#x20AC;&#x2122;il sombre par moments dans la performance - il a perdu plusieurs kilos pour le film -, lâ&#x20AC;&#x2122;acteur trouve un rĂ´le capable dâ&#x20AC;&#x2122;absorber son ĂŠnergie. Le cĂŠsar est Ă  portĂŠe de main. (Lâ&#x20AC;&#x2122;Express)

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(3 films Ă ne pas manquer)

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Le cinĂŠaste tunisien Mourad Ben Cheikh a filmĂŠ au cĹ&#x201C;ur de la rĂŠvolution qui a conduit au dĂŠpart de Zine el Abidine Ben Ali le 14 janvier dernier. Le rĂŠsultat : Plus jamais peur (La Khaoufa baada alâ&#x20AC;&#x2122;yaoum), que nous vous proposons dans le cadre dâ&#x20AC;&#x2122;un petit hommage aux printemps arabes en collaboration avec la FĂŞte du Livre. Au travers de trois personnages, ce film revient sur les ĂŠvĂŠnements qui ont bouleversĂŠ la vie des Tunisiens. Chacun dâ&#x20AC;&#x2122;eux, notamment les deux femmes, sont les visages de lâ&#x20AC;&#x2122;avènement de la dĂŠmocratie en Tunisie. Lâ&#x20AC;&#x2122;avocate Radhia Nasraoui reprĂŠsente la lutte longue et acharnĂŠe pour les droits de lâ&#x20AC;&#x2122;homme. Elle aura fait notamment une longue grève de la faim en 2003 pour exiger la fin du harcèlement dont elle et sa famille font lâ&#x20AC;&#x2122;objet. Son ĂŠpoux, Hamma Hammami, le dirigeant du Parti communiste ouvrier tunisien (PCOT), aura dâ&#x20AC;&#x2122;ailleurs ĂŠtĂŠ maintes fois arrĂŞtĂŠ. Il se trouvait encore dans les geĂ´les tunisiennes quand ses compatriotes rĂŠclamaient le dĂŠpart de Ben Ali. Lina Ben Mhenni, quant Ă elle, rend compte du rĂ´le prĂŠpondĂŠrant du Net et de la jeunesse dans cette rĂŠvolution.

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18 jours est un film collectif, une histoire commune filmĂŠes Ă plusieurs mains par dix ĂŠgyptiens. Si le film compte de vrais dĂŠfauts et quâ&#x20AC;&#x2122;il est un peu trop long, il reste pourtant un document incontournable, malgrĂŠ lâ&#x20AC;&#x2122;inĂŠgalitĂŠ de ses chapitres. Inutile de les hiĂŠrarchiser, le film collectif est insĂŠparable de son projet : rĂŠunir au lendemain de la rĂŠvolution ĂŠgyptienne dix cinĂŠastes pour faire revivre, chacun Ă  sa manière, la vie au Caire durant les dix-huit jours de manifestations Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;issue desquelles Hosni Moubarak dĂŠmissionna. Le plus grand mĂŠrite de 18 jours est sans doute de montrer, non pas ceux qui ont fait la rĂŠvolution, mais ce quâ&#x20AC;&#x2122;a (aussi) fait la rĂŠvolution.

IWc[Z_'+eYjeXh[}',^}bWCÂ&#x192;Z_Wj^Â&#x201E;gk[Z[IW_dj#xj_[dd[jWh[djW_p[ DĂŠbat ÂŤ LE PRINTEMPS ARABE DANS LA LITTĂ&#x2030;RATURE Âť rencontre organisĂŠe par lâ&#x20AC;&#x2122;association Regards sur les cultures dâ&#x20AC;&#x2122;Afrique avec : Fethi Benslama, psychanalyste tunisien de langue française, vivant Ă Paris, professeur Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;UniversitĂŠ de Paris VII oĂš il dirige lâ&#x20AC;&#x2122;UFR de Sciences Humaines Cliniques // Martine Gozlan, grand reporter Ă  Marianne. SpĂŠcialiste des problèmes de sociĂŠtĂŠ et de religion, elle a publiĂŠ entre autre lâ&#x20AC;&#x2122;Islam et la RĂŠpublique // Alexandre Najjar, ĂŠcrivain libanais dâ&#x20AC;&#x2122;expression française. Il est aussi avocat et a ĂŠtĂŠ nommĂŠ Chevalier dans lâ&#x20AC;&#x2122;Ordre des Arts et des Lettres en 2001 // Emna Belhaj Yahia, auteure nĂŠe Ă  Tunis, elle fut enseignante de philosophie et responsable scientifique Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;AcadĂŠmie tunisienne Beit Al-Hikma, se consacre aujourdâ&#x20AC;&#x2122;hui Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠcriture. DĂ&#x2030;BAT ANIMĂ&#x2030; PAR NATACHA POLONY, JOURNALISTE AU FIGARO.

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Jeune enseignante idĂŠaliste, Erin Gruwell (Hilary Swank) se rĂŠjouit de dĂŠbuter sa carrière Ă la Wilson High School, un ĂŠtablissement scolaire de Long Beach dans lequel est expĂŠrimentĂŠ un programme dâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠgration, en rĂŠponse aux ĂŠmeutes qui ont suivi lâ&#x20AC;&#x2122;affaire Rodney King. Mais toute la bonne volontĂŠ dont elle fait preuve ne lui est dâ&#x20AC;&#x2122;aucun secours face Ă  la classe de jeunes dĂŠlinquants qui lui a ĂŠtĂŠ confiĂŠe. Constatant lâ&#x20AC;&#x2122;inefficacitĂŠ des mĂŠthodes traditionnelles dâ&#x20AC;&#x2122;enseignement, Erin dĂŠcide en dĂŠsespoir de cause dâ&#x20AC;&#x2122;opter pour une approche plus personnelleâ&#x20AC;Ś Sur le papier, le pitch dâ&#x20AC;&#x2122;Ecrire pour exister ĂŠvoque instantanĂŠment celui dâ&#x20AC;&#x2122;Esprits rebelles de John N. Smith, mais il serait dommage de sâ&#x20AC;&#x2122;arrĂŞter Ă  ce sentiment de dĂŠjĂ -vu pour juger dâ&#x20AC;&#x2122;avance et Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;emporte-pièce le très beau film de Richard LaGravenese. Un long mĂŠtrage courageux, adaptĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;histoire vraie de ceux qui se regroupèrent sous le nom de Freedom Writers (en rĂŠfĂŠrence aux ÂŤ Freedom Fighters Âť) couronnant lâ&#x20AC;&#x2122;une des plus ĂŠmouvantes aventures collectives de lâ&#x20AC;&#x2122;histoire de lâ&#x20AC;&#x2122;enseignement et de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠcriture. (Caroline Leroy) 10


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Premier film d’une jeune cinéaste qui a fait ses classes chez Médecins du Monde et Handicap International plutôt que sur les bancs de la Femis, La Brindille s’impose comme une œuvre d’une lumineuse intelligence pour évoquer un sujet grave : la maternité comme une non évidence, la difficulté, voire le refus d’être mère pour une jeune fille à peine sortie de l’adolescence. Bien loin de tout simplisme et de tout militantisme dogmatique, le film s’attache à suivre le parcours de Sarah, une jeune marseillaise de vingt ans dont la vie bascule. Sarah est une fille ordinaire, version battante. Elle recherche son indépendance, s’investit dans des études d’histoire de l’art, tente d’entrer

dans la vie active par un stage dans un musée. Ça ne va évidemment pas sans mal : le milieu culturel n’est pas plus tendre ni plus compréhensif qu’un autre… Mais elle ne se décourage pas, et sa ténacité tranquille impressionne. Et puis, à l’occasion d’un petit malaise, un examen lui apprend l’impensable : elle est enceinte de plusieurs semaines. Le diagnostic est tellement incroyable qu’elle le refuse. Une grossesse, quelle grossesse ? Son ventre est plat, elle est toujours mince comme un fil. Elle fait donc comme si de rien n’était jusqu’à ce que la réalité la rattrape… La force, la grandeur du film sont de ne jamais juger les décisions de Sarah. Décisions qui lui appartiennent et qu’elle

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assume avec toutes les difficultés que ça suppose. Simplement, la réalisatrice filme son personnage principal avec un respect et une douceur porteurs d’un seul message : chacune est libre de son corps, chacune est libre de ses choix, en fonction de ses propres valeurs, de sa situation, de son présent, de l’avenir qu’elle s’imagine… Et ce film ne serait pas aussi fort sans l’interprétation exceptionnelle de la jeune Christa Théret (l’héroïne de LOL en 2008 ), toujours juste, jamais mièvre, qui donne au personnage de Sarah sa candeur, sa douceur mais aussi sa farouche détermination. (merci Utopia !)

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C’est une grotte immense, protégée du monde depuis 20 000 ans parce que le plafond de son entrée s’est effondré. C’est un sanctuaire incrusté de cristaux et rempli de restes pétrifiés de mammifères géants de la période glaciaire. Pourtant, ce n’est pas le seul trésor que ce lieu unique au monde avait à nous offrir… En 1994, au sud de la France, les scientifiques qui ont découvert la grotte sont tombés, ébahis, face à des centaines de peintures rupestres, des œuvres d’art spectaculaires réalisées il y a plus de 30 000 ans – presque deux fois plus vieilles que les peintures rupestres les plus anciennes découvertes jusqu’alors. Ces dessins, ces œuvres, ces témoignages exceptionnels ont été créés à l’époque où les hommes de Néandertal parcouraient encore la terre, en un temps où les ours des cavernes, les mammouths et les lions étaient les espèces dominantes sur notre continent. Depuis, seules quelques très rares personnes ont été autorisées à pénétrer dans la grotte, et ses chefs-d’œuvre sont restés à l’abri des regards – jusqu’à ce que Werner Herzog obtienne l’autorisation d’y réaliser un documentaire d’exception. Avec ses caméras, Herzog a capté toute la beauté de ces merveilles dans l’un des sites les plus grandioses qui soit. Dans un saisissant voyage visuel, il nous entraîne à la rencontre de nos très lointains ancêtres, à la découverte de la naissance de l’art, de la symbolique puissante des lieux et des étranges personnes qui vivent aujourd’hui dans les environs...

CWhZ_'.eYjeXh[}'/^)&0ie_hƒ[ZƒXWjWl[Y?iWX[bb[7dje_d[ Soirée autour du film de Werner Herzog « La Grotte des Rêves Perdus » en partenariat avec les Amis du Musée d’art Moderne de Saint-Etienne Métropole sur le thème de la création artistique Si le film sur la grotte Chauvet a un caractère documentaire, il met en cause le besoin des premiers hommes de laisser une trace par les moyens alors à leur disposition. La qualité artistique des représentations animales y est particulièrement sidérante. Il a paru intéressant aux Amis du MAM de demander à une artiste contemporaine, en l’occurence Isabelle Antoine, artiste multimédia, de nous parler de sa propre conception de la création à travers les techniques d’aujourd’hui et de ce besoin éternel de s’exprimer plastiquement. Elle interviendra à l’issue de la projection et animera le débat qui suivra.

La soirée sera clôturée par un buffet campagnard. préventes des places à partir du 11 octobre

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Un vent de révolte souffle sur cette sulfureuse et cultissime comédie… Et pour cause, nous sommes en 1968. Non pas que le film se passe sur les barricades, mais c’est l’histoire d’ Annie (Annie Girardot), la riche épouse d’un PDG, qui lit dans un journal que « la femme moderne est érotique ». Elle continue sa lecture et découvre que finalement la condition de la femme tend à s’émanciper de celle de son mari. Constatant que le sien (Jean Yanne), ne la voit, et surtout ne la touche plus, elle décide de se remettre à la mode pour lui plaire. Or la mode est osée.

Qu’importe… elle franchit le pas ! Mais en ce moment, Jean Yanne a affaire à un contrôleur fiscal (Francis Blanche) qui ne le lâche plus. Elle ne sait plus comment faire pour attirer l’attention maritale et toutes ses amies commencent à lui souffler de prendre un amant… Un contrôleur fiscal, un couple qui ne se regarde plus, des idées d’amant : tout ça fleure bon le vaudeville… sauf que ! sauf que côté réalisation, c’est clairement Nouvelle Vague. Empli d’une musique yéyé délicieusement désuète et enivrante, Erotissimo a un pur parfum

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de scandale et regorge de moments d’anthologie telle l’apparition de Serge Gainsbourg en accro aux films X. Un grand film sur la libération de la femme, de la mode, de la pub et annonciateur de la grande dégringolade de notre civilisation.


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Pour son premier long en tant que cinéaste, Jean-Jacques Jauffret signe une chronique sociale sous nette influence pasolinienne. Dans un après-midi caniculaire du sud de la France, quatre parcours se croisent : ceux de Stéphane et Luigi, deux cousins à peine sortis de l’adolescence, de Georges, ancien ouvrier à la retraite, d’Amélie, la petite amie de Luigi, et d’Anne, la mère d’Amélie. Quatre vies quotidiennes semées de blessures, d’humiliations, de peurs et de fatigue, qui convergent vers une tragédie… Si Jean-Jacque Jauffret dédie son film à Cyril Collard, dont il fut l’assistant sur Les Nuits fauves (1992), c’est surtout son admiration pour Pasolini qui nous semble imprimer sa marque à Après le sud. Du pysique d’Ulisse Grosjean qui y interprète Luigi (dont la mère habite à Casarsa, ville de natale de Pier Paolo Pasolini) à la Piétà finale qui renvoie à celle de Mamma Roma certains signes font inévitablement penser à PPP. Inspiré d’un fait divers, Après le sud propose un tissu de regards croisés où s’entremêlent des destins pris dans une réalité tragique. Au plus près de l’action, Jean-Jacques Jauffret ancre chaque récit dans le malaise quotidien grâce à une mise en scène sobre et dépouillée - belle HD à lumière blanche qui brûle l’image, cadres amples qui donnent de l’espace aux personnages - qui porte la marque d’un vrai cinéaste, et réussi un film intense et captivant. (Javier Martin)

IE?Hx;H;D9EDJH;Wl[Y@[Wd#@WYgk[i@Wk\\h[j%%@[kZ_')eYjeXh[}(&^)& (séance unique au Méliès, préventes des places à partir du 5 octobre - film en sortie nationale au France le 12 octobre)

Jean-Jacques Jauffret a travaillé en tant qu’assistant réalisateur sur une trentaine de longs métrages, dont Les Nuits Fauves de Cyril Collard. Il est l’interprête du personnage d’Elvis dans le cultissime Les Démons de Jésus de Bernie Bonvoisin. Il réalise deux courts-métrages et un documentaire. Depuis 2003, il enseigne à l’ESRA (école de cinéma). Après le sud son premier long métrage était en sélection à La Quinzaine des réalisateurs à Cannes cette année.

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du 14 mai 2011 au 27 fév. 2012

Un siècle d'innovations 1885-1985 Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication, la Direction générale des patrimoines et le Service des musées de France. Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’Etat. CONSEIL GÉNÉRAL

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« J’ai mis des lunettes car j’avais peur qu’on ne me prenne pas au sérieux », dit le personnage de Maïwenn dans Polisse. Si Police de Pialat, L.627 de Tavernier et Le Petit lieutenant de Beauvois sont sans doute les trois films sur la police les plus marquants de l’histoire du cinéma français, il faudra désormais aussi compter avec Polisse de Maïwenn, une œuvre jamais manichéenne, d’un réalisme stupéfiant, qui nous fait passer du rire aux larmes de la première à la dernière minute grâce à un sens du rythme inouï. Tout commence par un générique au son de... L’Ile aux enfants ! Et une fois cette mèche allumée, le feu d’artifice ne s’éteindra plus pendant 2h10. Prix du Jury à Cannes entièrement mérité selon nous tant il y a d’audace, de pertinence et d’énergie à revendre dans ce film qui nous embarque à la découverte du quotidien de la brigade de protection des mineurs. Le quotidien des policiers de la BPM , ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs,

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mais aussi la pause-déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables, etc En somme c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec... Comment ces flics parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leur vie privée et la réalité à laquelle ils sont confrontés tous les jours ? Fred, l’écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de l’Intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade… Avec ses deux premiers films, Maïwenn nous avait bluffés par l’énergie de son cinéma, par sa direction d’acteurs nerveuse et sans cesse en mouvement. Ces qualités prennent encore plus de relief dans Polisse où, pour la première fois, elle se confronte à un sujet qui ne la touche pas personnellement et à un

milieu qui n’est pas le sien. Parfaitement documenté, ce film capable de passer du drame le plus atroce (le témoignage d’un enfant sur son viol) au rire le plus libérateur (quand, confrontée à la violence des situations, la brigade se met en mode détente). Des gestes d’amitié intense à la rancœur la plus haineuse entre collègues (scène saisissante entre Karin Viard et Marina Foïs). Nous sommes ainsi sans cesse sur le qui-vive et enthousiastes d’être ainsi portés au gré des impulsions et des pulsions d’une réalisatrice qui maîtrise à ce point son sujet, son tempo, le sens des répliquesqui-tuent et l’art de la tragi-comédie de situation. Enthousiastes d’être ainsi confrontés à l’incroyable casting qu’elle a réuni devant sa caméra : Marina Foïs, Karin Viard, Karol Rocher, Nicolas Duvauchelle, Jérémie Elkaïm, Frédéric Pierrot... et un immense Joey Starr !!!

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Les nouveautés de la semaine : Poulet aux Prunes, Les Marches du Pouvoir, L’Exercice de l’État, Attenberg

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C’est un film tourné en numérique, rythmé comme un poème visuel. Les scènes s’enchaînent dans un ordre anhistorique, une sorte de chaos primitif. Et puis nous finissons par discerner, dans ce sans-queue-ni-tête qui rappelle un peu Mods de Serge Bozon (avec quelques scènes dansées), ce qui ressemble à la naissance d’une fiction. Attenberg, c’est un moment dans la vie d’une jeune fille ou femme, Marina (jouée par la Gréco-Française Ariane Labed). Son père est sur le point de mourir, un peu dégoûté du XXe siècle, qu’il juge de toute façon « surestimé ». De l’homme qui meurt à l’homme qui jouit, il n’y a qu’un pas et un passage de témoin symbolique que va effectuer Marina. Elle rencontre un homme qui devient son amant, sans doute le premier (le premier venu), auprès duquel elle cherche à comprendre les mécanismes du désir. Conseillée par sa meilleure amie, plus délurée, Marina teste le monde, se frotte au réel, tente d’y trouver sa place, ses raisons, un sens. Attenberg, comme Kinetta et Canine de Yorgos Lanthimos (qui ici interprète le personnage de l’ingénieur), est un film à la fois pince-sans-rire et sans cynisme sur la naissance du monde, peut-être d’un cinéma. C’est-à-dire un film sur la mythologie. Mais la Grèce de Tsangari et ses compagnons de route n’a rien de la Grèce antique ou de carte postale, bien heureusement. C’est un pays industriel, à bout de souffle, où règnent l’ennui, la désillusion ; mais où la vie (donc le cinéma) est encore possible, à condition de tout reprendre de zéro. (Les Inrocks)

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Stephen Meyers (Ryan Gosling) est le jeune mais déjà très expérimenté conseiller de campagne du gouverneur Morris (George Clooney), qui se prépare pour les élections à la présidence américaine. Idéaliste et décidé à faire honnêtement tout ce qu’il peut pour faire gagner celui qu’il considère sincèrement comme le meilleur candidat, Stephen s’engage totalement. Pourtant, face aux manipulations et aux coups tordus qui se multiplient vite, Stephen va devoir faire évoluer sa façon de travailler et

de voir les choses. Entre tentations et désillusions, les arcanes du pouvoir le transforment... Après son excellent Good night and good luck (2006), Georges Clooney nous livre un nouveau film politique sous forme de thriller efficace. La crise économique et surtout politique actuelle lui offre sur un plateau une matière première foisonnante pour mettre en scène la campagne des primaires démocrates (la gauche américaine). De l’appareil de campagne, aux constructions politiques

internes en passant par la réception des primaires, Clooney nous dévoile finement l’envers du décor politique. Où comment les luttes intestines entre les candidats d’un même parti finissent par donner les projets politiques en pâture à des supers communicants. Une équipe de campagne tip-top avec un Philip Seymour Hoffman en directeur old scholl et Ryan Gosling en jeune loup prêt à tout. Tout parallèle avec la situation du PS en France ne serait que pure fiction.

RYAN GOSLING

FOCUS ACTEUR

En octobre, Ryan Gosling est à l’honneur au Méliès et au France, 4 films à l’affiche : Une fiancée pas comme les autres, Blue Valentine, Drive & Les Marches du Pouvoir

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Les films HoWd=eib_d][dgk[bgk[iceji$$$ Adepte dès son plus jeune âge des concours de jeunes talents, Ryan Gosling est choisi dans les années 1990 pour faire partie de l’équipe du Mickey Mouse Club, avant de se faire connaître du grand public dans la série Hercule contre Arès en 1998. C’est en 2000 qu’il décroche son premier rôle important : un joueur de football entraîné par Denzel Washington dans Le Plus beau des combats. L’année suivante, son interprétation de skinhead violent dans Danny Balint (2001), qui remporte le Grand Prix du Jury au Festival de Sundance, est saluée par la critique. Grâce à la productrice Susan Hoffman, fidèle collaboratrice de Barbet Schroeder, il se voit attribuer le rôle d’un étudiant particulièrement retors dans le thriller Calculs meurtriers (2002), aux côtés de Sandra Bullock et de Michael Pitt. Partenaire de Rachel McAdams dans le drame sentimental N’oublie jamais (2004) et de Anthony Hopkins dans le thriller judiciaire La Faille (2007), Ryan Gosling reste souvent associé à des personnages à l’esprit torturé : adolescent ayant commis l’irréparable dans The United States of Leland (2003) ou suicidaire entraîné dans un voyage cauchemardesque par son psychiatre Ewan McGregor dans Stay (2006), le comédien décroche en 2007 sa première nomination à l’Oscar du meilleur acteur grâce à sa performance d’enseignant toxicomane dans Half Nelson. En 2008, Ryan Gosling interprête magnifiquement le personnage de Lars dans le très décalée Une fiancée pas comme les autres et devient membre du jury des « Oscars du cinéma », une fonction témoignant de son immense talent. Deux ans plus tard, le comédien est présent au Festival de Cannes pour Blue Valentine avec Michelle Williams, un drame évoquant l’effritement progressif des sentiments liant un jeune couple. L’année suivante, il est à l’affiche du thriller Drive de Nicolas Winding Refn, qui obtient, également à Cannes, le Prix de la mise en scène.

juliette

© Eric Vernazobres

“The No Parano Show”

1ère partie

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chatroom De Enda Walsh par le Théâtre de Poche de Bruxelles L’histoire puissante d’un acte ultime de rébellion adolescente.

Mardi 25 octobre 2011 20h30 Le Firmament Vente à la Maison de la Culture Le Corbusier Et points de vente : FNAC et TICKETNET

la saison culturelle

Mardi 15 novembre 2011 20h30 Le Majestic

Vente à la Maison de la Culture Le Corbusier PLACES NUMÉROTÉES

Renseignements

Maison de la Culture Le Corbusier

04 77 100 777

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1 - AGLAÉE

muette 2010...

Yelle joue Louise, une jeune femme perdue au beau milieu de nulle part. A un arrêt de bus, elle rencontre un jeune homme costumé en gros poussin, qui Dans la cour de l’école, Benoit perd pédale péniblement sur sa bicyclette un pari contre ses copains. Son gage : rouillée. Une rencontre improbable, proposer à Aglaée, une élève handicapée, tendre et loufoque, entre deux oiseaux paumés qui vont faire un vrai bout de de sortir avec lui. chemin ensemble. de Rudi Rosenberg - fiction - 20’ - avec Marc Chaulet, Géraldine Martineau - Prix au festival Off-Courts 2010, Mention spécial du jury au Festival de Clermont-Ferrand...

2 - BIRDS GET VERTIGO TOO de Sarah Cunningham - documentaire - 19’ Prix de la meilleure photographie au Festival de Silhouette 2010, Prix spécial du jury aux Rencontres Henri Langlois 2009, Prix du meilleur court-métrage en ex aequo au Festival du Dinard 2009, Prix du public au Festival du Cinéssonne 2009

4 - BABEL

6 - MÉMOIRES D’UNE JEUNE FILLE DÉRANGÉE de Keren Marciano - fiction - 18’ - Gil Alma, Sara Giraudeau - Prix du Public au Festival Off-Courts de Trouville 2010, Grand prix Pierre Cardin 2010

Lola, à 25 ans, est encore vierge. Une amie et son entourgae s’en mêlent... Les mémoires d’une jeune fille dérangée, c’est l’histoire d’une course insensée à la poursuite d’un dépucelage politiquement correct

de Hendrick Dusollier - animation - 15’ - avec 7 - TRE ORE Xiao Peng, Tian Chao - Prix de la meilleure d’Annarita Zambrano - fiction - 12’ - avec animation au Festival de Bilbao, Prix au Rolando Ravello, Sofia Ravello - Prix européen Festival du court-métrage à Sydney 2011 du film court 2010, Mention spéciale du jury Depuis les montagnes célestes jusqu’au au Festival de Contis 2010...

sommet des tours de Shanghai, deux Un père condamné pour meurtre, une Barnz et Shaena vivent ensemble dans jeunes paysans quittent leur village pour fillette qui n’a pas froid aux yeux. Le un cirque ambulant, aux Pays de Galles. rejoindre la mégapole. Tibre sépare la ville et unit leurs vies... Barnz fait contrepoids pour Shaena qui le temps d’un après-midi. voltige dans les airs. Chacun s’appuie 5 - LE DÉBUT DE L’HIVER sur l’autre, sur scène et dans la vie. Le d’Eric Guirado - fiction - 15’ - avec Jean- 8 - LOGORAMA spectacle est au point, mais parfois, Louis Coulloc’h, Arnaud Prusak - Prix Fujifilm de H5 (François Alaux, Hervé de Crécy, Ludovic - Festival de Grenoble 2009 même les oiseaux ont le vertige... Houplain) - animation - 16’ - Prix du meilleur Par un matin d’hiver, un jeune garçon court-Métrage aux César 2011, Oscar du marche dans la campagne, le long meilleur film d’animation 2010, prix Audi au 3 - UNE PUTE ET UN POUSSIN de Clément Michel - fiction - 15’ - avec d’une route isolée. Un camion s’arrête. Festival de Clermont-Ferrand 2010... Clément Michel, Yelle - Nommé aux César le conducteur propose à l’enfant de Une course-poursuite effrénée, des 2011, Grand Prix du Festival d’Alès 2010, Prix l’emmener. Peu à peu, l’homme devient animaux sauvages lâchés dans la ville, jusqu’à commettre une prise d’otage qui tourne au drame, d’interprétation à Cabourg et à Barcelone pour entreprenant, l’irréparable. Yelle 2010, Prix du public à Rouen et à la et bien plus encore dans Logorama !

séances dédiées aux courts-métrages une fois par <[d…jh[ikh9ekhj0 des trimestre, en partenariat avec Ciel ! les Noctambules 24


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Voici enfin un grand film politique français ! Mieux, un vrai thriller à l’américaine, dans le bon sens du terme, à savoir tonique, réflexif et extrêmement bien documenté. Pierre Schoeller, qui nous avait déjà emballés avec Versailles il y a quatre ans, traite avec un absolu premier degré et sans jamais chercher à être aimable l’impasse dans laquelle tombe l’exercice de la politique en France. Son récit se focalise sur une courte période de la vie d’un ministre des Transports, Bertrand Saint-Jean (Olivier Gourmet), centriste dans un gouvernement qu’on devine de droite libérale. Bercy lui lance dans les pattes un projet de privatisation des gares auquel il se dit fermement opposé. Puis, de luttes intestines entre ministères aux querelles entre ambitieux

de tous poils, Saint-Jean doit retourner sa veste et porter cette « politique de modernisation » censée endiguer une part des dépenses publiques d’un pays prétendument usé jusqu’à la corde. « Le cœur du film, c’est le costume, la charge ministérielle vécue au plus près de la chair : la libido, la tension, l’insomnie, l’ivresse, les rituels et les passions que se vouent les grands serviteurs de l’Etat», dit le réalisateur. Usant d’une mise en scène terrifiante dans sa façon d’acculer les personnages, Pierre Schoeller dépasse la bête description des rivalités pour montrer à quel point un portefeuille ministériel peut faire flirter avec la folie. Des études commandées pour gagner du temps aux communiqués balancés pour griller le voisin, en passant par toutes les techniques pour prendre l’opinion de

vitesse, L’Exercice de l’Etat nous surprend et nous montre comment le contact quotidien avec les responsabilités politiques accapare entièrement la conscience et le corps des hommes. Vitesse, lutte de pouvoirs, chaos, crise économique... tout s’enchaîne et se percute. Une urgence chasse l’autre. A quels sacrifices les hommes sontils prêts ? Jusqu’où tiendront-ils ?... L’exercice de l’État dévorerait-il ceux qui sont censés le servir ?

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Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud avaient marquĂŠ le petit monde de lâ&#x20AC;&#x2122;animation en adaptant Persepolis. Ce premier succès ne pouvait rester sans suite, tant lâ&#x20AC;&#x2122;appĂŠtit de cinĂŠma qui irriguait leur film appelait logiquement Ă une nouvelle collaboration. Câ&#x20AC;&#x2122;est chose faite avec ce Poulet aux prunes, mais pas forcĂŠment de la manière que lâ&#x20AC;&#x2122;on attendait. Après sâ&#x20AC;&#x2122;ĂŞtre fait un nom dans la bande-dessinĂŠe, puis le dessin animĂŠ, le duo sâ&#x20AC;&#x2122;attaque dĂŠsormais au film live, et si lâ&#x20AC;&#x2122;animation pointe ici et lĂ  le bout de son nez, elle demeure follement inventive mais trop souvent dĂŠcorative. Ce qui frappe immĂŠdiatement dans Poulet aux prunes, câ&#x20AC;&#x2122;est lâ&#x20AC;&#x2122;audace de ses auteurs. Non content de devoir gĂŠrer pour la première fois des acteurs de chair et dâ&#x20AC;&#x2122;os, Satrapi et Paronnaud ne choisissent pas la facilitĂŠ en mettant en scène un film dâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠpoque, Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;intrigue ĂŠminemment tragique, qui se refuse pourtant Ă  tout pathos et aime Ă  transmettre lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠmotion par le rire. Contre toute attente, ces 26

divers ĂŠlĂŠments sâ&#x20AC;&#x2122;imbriquent sans accrocs et se rĂŠpondent harmonieusement, embarquant le spectateur dâ&#x20AC;&#x2122;un flot de souvenirs, Ă une discussion tendue sur la politique et la famille, en passant par une parabole sardonique dĂŠlivrĂŠe par un dĂŠmon interprĂŠtĂŠ par Ă&#x2030;douard Baer, dĂŠlicieux. Quand la bande-dessinĂŠe se transforme souvent en un piège qui sclĂŠrose les metteurs en scène, figĂŠs par ce prĂŠdĂŠcoupage quâ&#x20AC;&#x2122;ils ne savent comment trahir, mettent ici Ă  profit leurs travaux passĂŠs pour sâ&#x20AC;&#x2122;autoriser des cadres, des transitions et des ĂŠclairages plus surprenants les uns que les autres. Ce mĂŠtissage de lâ&#x20AC;&#x2122;image occasionne des sĂŠquences marquantes, lors dâ&#x20AC;&#x2122;un flashback scolaire, ou lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠnumĂŠration dĂŠlirante des possibilitĂŠs offertes par le suicide, qui parviennent Ă  brasser des influences cinĂŠmatographiques multiples, entre tendresse, folie graphique et absurde. Toutefois lâ&#x20AC;&#x2122;hĂŠritage issu de la bandedessinĂŠe est Ă  double tranchant. Les

audaces de Satrapi et Paronnaud tombent parfois Ă plat et endiguent lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠmotion, câ&#x20AC;&#x2122;est le cas lors dâ&#x20AC;&#x2122;une des scènes clefs du film, Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;origine du dĂŠsespoir de Nasser (Mathieu Amalric), beaucoup trop expĂŠditive. Et si globalement les metteurs en scène tirent parti de leur intĂŠressant casting, certains seconds rĂ´les font tiquer, tels le maĂŽtre violoniste ou les deux personnages interprĂŠtĂŠs par Jamel Debbouze, qui paraissent en roue libre et nous sortent temporairement du film. Si ce passage au film live ne se fait pas sans quelques ĂŠcueils, lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠnergie et la richesse du cinĂŠma de Satrapi et Paronnaud sâ&#x20AC;&#x2122;imposent une nouvelle fois et font de cette adaptation une rĂŠussite. Il nous tarde de retrouver ce duo dâ&#x20AC;&#x2122;artistes complĂŠmentaires et tĂŠmĂŠraires apporter un vent de fraĂŽcheur dans un cinĂŠma français qui en a bien besoin, et lâ&#x20AC;&#x2122;on espère les retrouver avant longtemps. (Ecran Large)


Les films L_Zƒe[dFeY^[0'YbƒKI8!+s3'Óbc}[cfehj[h LE PRINCIPE EST SIMPLE : Vous venez à la caisse du Méliès, avec votre support amovible type clé USB et on vous copie dessus le film de votre choix (parmi les titres du catalogue ) au format ouvert Matroska (.mkv), sans DRM (Digital Rights Management : Gestion des droits numériques), contre la modique somme de 5g (les 55g comprennent 3g pour l’ayant droit, 0,82g de TVA et 1,18g pour la salle). La résolution minimale de la vidéo est celle d’un DVD, et quand la source le permet la vidéo sera à une résolution HD. « Venir avec sa clé usb pour la faire remplir au cinéma, très écologique, on vient avec son contenant. Ça me rappelle mon village quand ma maman allait chercher du lait dans sa bouteille alu. » 01net, par Momo345

TITRES DISPONIBLES :

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6 ans

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Jonathan, 12 ans, et sa sœur Sophie, 6ans, sont pour le moins précoces et quelques taquineries enfantines n’éclipsent en aucun cas la jugeote et la prise d’initiative de ces deux là. Jonathan aime la chasse et l’aventure du moment qu’elles se déroulent dans sa tête, sur la paisible pelouse de son pavillon familial. Sophie, elle, ne fait pas bien la différence entre imagination et réalité et s’investit avec la même innocence dans chacun de ces deux univers. Pour les vacances, ils sont envoyés chez leur grand-père qui vit au milieu d’une dense et menaçante forêt qu’on dit peuplée d’étranges créatures. Poussés par quelques malencontreux événements alliés à une irrésistible curiosité, frère et sœur vont s’engouffrer séparément dans le domaine interdit. Sophie va sympathiser avec le plus grand de tous les ours, une inoffensive bébête surprenante d’ingéniosité. Jonathan, lui, croisera la route d’un chasseur qui le traque depuis des années et se laissera convaincre par le bien fondé de ses désirs de vengeance. L’homme et ses collègues avaient eu l’idée saugrenue de construire leur village sur le dos du géant pendant que celui-ci hibernait. Grossière erreur... Esben Toft Jacobsen réalise avec L’Ours Montagne un film d’animation inspiré des contes nordiques de son enfance. Sorti en début d’année au Danemark, le film a été en compétition pour le meilleur film d’animation de l’année lors du Festival International d’Annecy en juin dernier. Un conte merveilleux entre Andersen et Miyazaki, à découvrir en famille...

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3 ans

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Cheburashka est une drĂ´le de petite crĂŠature, qui pourrait ressembler Ă un ourson en peluche avec une bouille toute ronde et de grandes oreilles Ă  la Mickey. Il dĂŠbarque dans une petite ville russe Ă  lâ&#x20AC;&#x2122;intĂŠrieur dâ&#x20AC;&#x2122;une caisse dâ&#x20AC;&#x2122;oranges venue dâ&#x20AC;&#x2122;un pays lointain. Le brave ĂŠpicier qui le dĂŠcouvre veut assez logiquement le confier au zoo de la ville, mais lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtablissement ne veut pas le garder au prĂŠtexte que personne ne peut dire Ă  quelle espèce animale il appartient. Câ&#x20AC;&#x2122;est primordial pour lâ&#x20AC;&#x2122;administration, lâ&#x20AC;&#x2122;identitĂŠ animaleâ&#x20AC;Ś Sans domicile fixe, Cheburashka va ĂŞtre embauchĂŠ comme dĂŠcoration de vitrine par un brocanteur dynamique, qui lui propose en guise de logement la cabine tĂŠlĂŠphonique voisine de son magasinâ&#x20AC;Ś GĂŠnĂŠreux, le boutiquier ! Bref, ce nâ&#x20AC;&#x2122;est pas la joie pour notre ami, qui doit se coltiner avec un sentiment terrible quâ&#x20AC;&#x2122;on appelle solitudeâ&#x20AC;Ś

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Claire, Jeune juge au tribunal de Lyon, rencontre Stéphane, juge chevronné et désenchanté, qu’elle entraîne dans son combat contre le surendettement. Quelque chose naît entre eux, où se mêlent la révolte et les sentiments, et surtout l’urgence de les vivre.

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Bien qu’ayant perdu son travail, Michel vit heureux avec Marie-Claire. Leurs enfants et leurs petits-enfants les comblent… Ils ont des amis très proches… Ils sont fiers de leurs combats syndicaux et politiques… Ce bonheur va voler en éclats avec leur porte-fenêtre devant deux jeunes hommes armés et masqués qui les frappent, les attachent, leur arrachent leurs alliances, et s’enfuient avec leurs cartes de crédit… Leur désarroi sera d’autant plus violent lorsqu’ils apprennent que cette brutale agression a été organisée par l’un des jeunes ouvriers licenciés avec Michel.

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Avril 1988, Île d’Ouvéa, Nouvelle-Calédonie. 30 gendarmes retenus en otage par un groupe d’indépendantistes Kanak. 300 militaires envoyés depuis la France pour rétablir l’ordre. 2 hommes face à face : Philippe Legorjus, capitaine du GIGN et Alphonse Dianou, chef des preneurs d’otages. À travers des valeurs communes, ils vont tenter de faire triompher le dialogue. Mais en pleine période d’élection présidentielle, lorsque les enjeux sont politiques, l’ordre n’est pas toujours dicté par la morale...

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Marizette, Christiane, Pierre, Léon, José… sont quelques uns des acteurs, drôles et émouvants, d’une incroyable lutte, celle des paysans du Larzac contre l’Etat, affrontement du faible contre le fort, qui les a unis dans un combat sans merci pour sauver leurs terres. Un combat déterminé et joyeux, mais parfois aussi éprouvant et périlleux.

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Jubilatoire ! Voilà le seul mot qui nous vient à l’esprit quand on pense à ce film. Porté par un sens du rythme efficace et prenant, Drive est sans aucun doute le thriller d’action le plus efficace de cette année. Après Inside Job (Fear X) - un étrange exercice de style hanté par les ombres de Lynch et d’Antonioni coécrit en 2004 avec Hubert Selby Jr -, le petit prodige du cinéma danois (Pusher en 2006, Bronson en 2009, Valhalla Rising en 2010) revient sur le sol américain et nous dispense ici une véritable leçon de cinéma en signant d’une main de maître ce petit bijou de mise en scène aussi vibrant que les meilleurs Tarantino. A partir d’un scénario basique, Nicolas Winding Refn, comme Michael Mann, De Palma ou Fincher en leur temps, réinvente tout simplement le thriller américain ! On suit donc la trajectoire de son personnage surnommé The Driver (Ryan Gosling, beau et mutique à souhait), un individu énigmatique, solitaire et impassible, qui mène une double vie entre Hollywood et le banditisme. Cascadeur le jour, il met à profit ses talents au volant la nuit, en donnant cinq minutes de son temps à des malfrats en plein braquage pour les récupérer et les conduire sans mot dire en lieu sûr. Si cette vie semble lui convenir, la rencontre avec sa voisine (la douce Carey Mulligan) de laquelle il s’éprend, mère d’un jeune garçon et mariée à un type qui revient dans sa vie après avoir purgé sa peine de prison, change littéralement la donne… Au travers de son personnage de professionnel efficace, stratégique et radical, portant comme accessoires un cure-dent dans la bouche et une veste ornée d’un scorpion, qui fonctionne avec son propre code moral dénué de tout état d’âme, Ryan Gosling prouve qu’il a le charisme d’un grand, à la manière d’un Clint Eastwood. Certaines de ses répliques – si peu nombreuses soient-elles – deviennent, au son de sa voix douce et calme, totalement acerbes et tranchantes. Et lorsque ses motivations sont générées pour protéger celle qu’il aime… tout se complique à L.A. ! Jubilatoire, qu’on vous dit !

Eh, dites... Oh !

Nous nous plaisons à penser qu’un cinéma contribue à la mémoire d’une ville, qu’il façonne les relations d’attachement à celle-ci, même pour les gens qui se ne s’y rendent pas. Il est important d’avoir un cinéma près de chez soi, l’expérience de la salle reste primordiale. Nous n’envisageons pas le Méliès comme un simple lieu de consommation du film, mais véritablement comme un lieu de vie par, grâce et autour des films. C’est une agora qui vit non seulement au rythme de la programmation qu’il diffuse, mais aussi au rythme du quartier qui l’abrite, des équipes qui l’animent mais aussi et surtout des gens qui le fréquentent. Aussi, l’idée d’interactivité et si possible de mise en mouvement du public, voire de métamorphose du spectateur en acteur de la vie du lieu cinéma nous interroge... L’idée de spect’acteur laisse supposer que le spectateur puisse prendre une part signifiante, voire qu’il puisse devenir acteur, au même titre que l’équipe salariée, de la vie du cinéma. Cette utopie, pour ne pas l’appeler fantasme vise à faire de la salle de cinéma un lieu d’échange et de rencontre permanent : l’utopie participationniste, comme rituel collectif et la salle de cinéma comme lieu de cristallisation d’une conscience et/ou appartenance commune. Notre idée n’est pas que le spectateur devienne programmateur, celui-ci ne doit, selon nous, pas être actif dans l’acte de programmation, mais il peut l’être dans la mise en scène de celle-ci. Le spect’acteur peut agir à partir de et pour s’approprier et valoriser la programmation. Et parce qu’il nous semble que notre mémoire de spectateur, nos souvenir de cinéphiles se sont construits aussi et surtout par rapport à un lieu et pas uniquement par rapport aux films, il nous semble très important d’essayer de continuer à écrire vec vous l’histoire du Méliès. Réunion d’information/réflexion sur l’éclosion d’une éventuelle association de spect’acteurs : samedi 8 octobre à 11h au Méliès Café.

Le Méliès cinéma indépendant 10 place Jean Jaurès 42000 Saint-Etienne

contact@lemelies.com / www.lemelies.com / www.facebook.com/lemelies

Gazette du Méliès n°63 - Octobre 2011  

Gazette du Méliès n°63 - Octobre 2011

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