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aperçu de saison 2016/2017

aperçu de saison 2016/2017

Le CENTQUATRE est un établissement artistique de la Ville de Paris


couverture: ildi ! eldi et Olivia Rosenthal Antoine et Sophie font leur cinÊma ŠJ.Oppenheim


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ÉDITOS

Alors que le CENTQUATRE-PARIS fêtera bientôt ses 10 ans, son énergique et créatif directeur José-Manuel Gonçalvès poursuit avec son équipe la dynamique qu’il a impulsée dès sa nomination en 2010 en concevant une programmation exigeante, riche et subtile, adaptée à notre époque en pleine mutation et en contribuant à faire de cet établissement une institution incontournable de la vie culturelle parisienne, francilienne et européenne. Je suis fier du travail accompli car le CENTQUATRE-PARIS a permis de nouveaux usages et une interaction entre habitués des lieux culturels parisiens et des habitants de quartiers qui en étaient jusqu’ici injustement éloignés. En 2016, le défi que l’équipe du CENTQUATRE-PARIS s’apprête à relever est de conserver cette alchimie en proposant une programmation renouvelée, contemporaine, avec des choix affirmés, assumés, audacieux. J’ai pleinement confiance en José-Manuel Gonçalvès et en toute son équipe que je salue chaleureusement pour faire à nouveau de cette saison culturelle une réussite. Je continuerai à les encourager pour que leur professionnalisme et leur engagement quotidien au service de ce lieu fassent vivre l’exception culturelle française et parisienne. Vive la culture, vive le CENTQUATRE-PARIS.

Quelle ambition, si simple, si compliquée pourtant que celle que nous rappellent Serge Bloch et Frédéric Boyer? À quel dessein plus ambitieux et nécessaire peut prétendre tout projet humain? Et l’art qui ne peut tout, mais qui sait inventer des possibles… À essayer au CENTQUATRE-PARIS cette saison, comme les précédentes.

José-Manuel Gonçalvès Directeur du CENTQUATRE–PARIS

Babel, extrait de Bible, les récits fondateurs de Serge Bloch et Frédéric Boyer, Bayard Editions, 2016

Christophe Girard Président du conseil d’administration

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l eut donc des eu les di érents. es langues di érentes. es es oirs di érents. uand ils se rencontraient, ou uand ils se croisaient, les o es ont d aire l’e ort de s’intéresser aux autres, et d’essayer de les comprendre. Leurs lèvres se sont ouvertes. On a partout entendu des mots nouveaux.

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Opéra Pagaï Cinérama 23 septembre > 02 octobre Serge Bloch et Frédéric Boyer Il était plusieurs fois…, une traversée d’après le livre Bible, les récits fondateurs, de Serge Bloch et Frédéric Boyer 24 septembre > 20 février Kuehn Malvezzi House of One 24 septembre > 04 janvier Christiane Jatahy A Floresta que anda (La Forêt qui marche) 04 > 22 octobre VeggieWorld, le Salon vegan 08 et 09 octobre aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii Qui veut voyager loin choisit sa monture 13 > 23 octobre #OpenFactory 22 octobre Hans Op de Beeck 22 octobre > 04 janvier Olivier Py Le Cahier noir 03 > 13 novembre Lia Rodrigues Para que o céu não caia (Pour que le ciel ne tombe pas) 04 >12 novembre aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii Le Prix du PIF à partir du 10 novembre Collectif OS’O, mise en scène David Czesienski TIMON/TITUS 10 > 26 novembre Berlin Zvizdal 30 novembre > 17 décembre Musiques/automne Vincent Dedienne, Kyrie Kristmanson, JP Nataf, Sandra Nkaké On a dit on fait un spectacle 15 septembre Dom la Nena + invités 29 septembre Albin de la Simone Dans l’atelier du nouvel album 22 et 23 octobre L’Ocelle Mare, Will Guthrie, Gaspar Claus 23 octobre Brigitte Fontaine 27 et 28 octobre Anne Paceo Circles 17 novembre Rencontres/automne-hiver Les 25 ans de Passeurs d’images; les États Généreux de Télérama; Parole citoyenne avec Rokhaya Diallo

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avec l’Orchestre de chambre de Paris Bal, D'Offenbach à Satie, 04 décembre Concert illustré, Bible – les récits fondateurs, 21 décembre Concert jeune public, Les Illuminations, 02 > 04 février Cie 14:20 – Clément Debailleul et Raphaël Navarro Wade in the Water 13 > 24 décembre Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons GRANDE – 07 > 26 janvier Marie Vialle et Pascal Quignard La Rive dans le noir, une performance de ténèbres 16 > 18 janvier Circulation(s) édition 2017 festival de la jeune photographie européenne 19 janvier > 05 mars ildi ! eldi et Olivia Rosenthal Antoine et Sophie font leur cinéma 24 janvier > 05 février Festival Objectif Aventure 27 > 29 janvier Noëlle Renaude et Grégoire Strecker/Cie Champ 719 Que ça y vive autrement 21 > 25 février Thomas Bellorini – C’LE CHANTIER Le Dernier Voyage de Sindbad, d’Erri De Luca 22 février Sébastien Barrier Savoir enfin qui nous buvons 24, 25 février et 03, 04 mars Sébastien Barrier, Benoît Bonnemaison-Fitte et Nicolas Lafourest Chunky Charcoal 28 février > 02 mars Musiques/hiver Arman Méliès Petite éclipse entre amis 08 décembre Marc Nammour, Serge Teyssot-Gay, Cyril Bilbeaud Debout dans les cordages, d’après Cahier d’un retour au pays natal, d’Aimé Césaire 20 janvier Virginie Despentes avec Zëro Requiem des innocents 25 janvier Nuit104 Carnaval électro #4 by Art Point M/N.A.M.E festival 18 février

PRINTEMPS/ÉTÉ Kaori Ito et Olivier Martin-Salvan Religieuse à la fraise 14 > 16 mars Cie Black Sheep FACT 16 et 17 mars Radhouane El Meddeb Heroes 17 > 19 mars Jacques Gamblin et Bastien Lefèvre 1 heure 23’ 14’’ et 7 centièmes 22 mars > 02 avril Zimoun à partir du 23 mars Emanuel Gat SACRE/GOLD 25 > 30 mars

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Alban Richard et l’ensemble Alla francesca Nombrer les étoiles 25 mars Amala Dianor Quelque part au milieu de l’infini 28 > 30 mars Anne Teresa De Keersmaeker, Salva Sanchis/Rosas A Love Supreme 05 > 09 avril Alessandro Sciarroni CHROMA_don’t be frightened of turning the page 06 > 09 avril Frédéric Nauczyciel The Fire Flies, Baltimore/Paris 14 mars > 09 avril A Normal Working Day Day 2786|2017 14 mars > 09 avril Antoine Defoort, Mathilde Maillard, Sébastien Vial et Julien Fournet On traversera le pont une fois rendus à la rivière 27 avril > 13 mai Baptiste Amann Des Territoires (Nous sifflerons la Marseillaise) 16 > 24 mai Wim Vandekeybus Mockumentary of a Contemporary Saviour 01 > 04 juin Jérôme Combier et Pierre Nouvel Campo Santo, impure histoire de fantômes 08 juin Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille Bord d’œuvres juin/juillet Festivals/printemps (SÉQUENCE DANSE PARIS; PRÉSENCES électronique) Festivals/été (Impatience; ManiFeste – 2017)

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DES INSTALLATIONS SOLITAIRES UN LIEU À VIVRE AU QUOTIDIEN LES PARTENAIRES PAR PROJET ILS NOUS REJOIGNENT CETTE SAISON/NOS PARTENAIRES PRIVILÉGIÉS DES ARTISTES EN RÉSIDENCE DES PROGRAMMES D’ACCOMPAGNEMENT DES ARTISTES LE CENTQUATRE ON THE ROAD ACTION TERRITORIALE ET CULTURELLE DÉVELOPPEMENT ET INNOVATION LE CENTQUATRE REMERCIE SES MÉCÈNES ET PARTENAIRES L’ÉQUIPE DU CENTQUATRE-PARIS LE PLAN DU CENTQUATRE-PARIS CALENDRIER ET TARIFS INFOS PRATIQUES

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ET CE N’EST PAS TOUT! À SUIVRE DANS NOS PROGRAMMES TRIMESTRIELS, D’AUTRES SPECTACLES, CONCERTS ET EXPOSITIONS…

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AUTOMNE

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théâtre / espace public

Opéra Pagaï Cinérama

23 septembre > 02 octobre mercredi/16h jeudi, vendredi/18h samedi/11h, 14h30, 18h dimanche/14h30, 18h

tout public

à 5 minutes à pied du CENTQUATRE-PARIS

«Détourner la réalité» dans l’espace public en définissant le point de vue du spectateur, pour créer de «nouvelles intimités théâtrales». Avec Cinérama, Opéra Pagaï propose une expérience sensible, en investissant une place publique comme lieu de tous les possibles, et le cinéma comme espace de tous les fantasmes.

Opéra Pagaï est un collectif de comédiens à géométrie variable (de 6 à 50 personnes selon les projets). Depuis sa création en 1999, à Bordeaux, Opéra Pagaï a pris l’espace public comme champ d’investigation principal pour agir sur la population en la plongeant dans une «fausse» réalité qui la surprend et l’interpelle tout en s’affranchissant des habituels formats de lieu et de représentation: interventions urbaines adressées à une population non prévenue (Entreprise de détournement), propositions théâtrales «hors les murs» (80 % de réussite), et hors norme (Safari Intime)… écriture: Cyril Jaubert, Chantal Ermenault, Sébastien Genebes, Delphine Gleize/ conception et mise en scène: Cyril Jaubert/régie son: Benoît Chesnel/ avec: Valérie Ancel, Christophe Andral, Emmanuel Droin, Raphaël Droin, Chantal Ermenault, Alice Fahrenkrug, Sébastien Genebes, Lionel Ienco

«C’est le sommet de réalisme théâtral vers lequel Opéra Pagaï court depuis près de quinze ans: sublimer le réel en y appliquant une fiction. C’est aussi frais que virtuose, aussi simple que jubilatoire. Du grand spectacle discret.» Jean-Luc Eluard, Sud-Ouest

© Fabien Tijou

automne

Imaginez une place publique, avec ses bistrots et ses commerces. Imaginez que le temps d’un café ou d’un apéro, vous deveniez le spectateur des badauds qui évoluent dans cet environnement urbain. Un spectateur pas comme les autres, un voyeur plutôt, doté de capacités quasi surnaturelles, qui vous permettraient d’entendre les conversations peu ordinaires des passants… Le temps d’un verre donc, et d’une fiction cinématographique que deux scénaristes installés à la terrasse d’en face, semblent écrire en direct. En s’inspirant de la vie même de cette place, les deux auteurs imaginent toutes sortes de drames, d’actions et de situations qui prennent corps sous vos yeux, comme par magie. Tandis que les intrigues se nouent à vue, leurs histoires prennent vie. Avec un scénario en arborescence, qui emprunte autant à la vie réelle qu’au patrimoine cinématographique (clins d’œil à Scorsese, Pialat, Truffaut, Tarantino et Jacques Demy…), Cinérama s’immisce dans un quartier qui continue à vivre apparemment normalement. La place entière sert de décor aux élucubrations des scénaristes et les passants sont autant de comédiens qui s’ignorent. Une sorte de thriller du quotidien où la ville fait son cinéma.

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pendant ce temps-là… des expositions

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Kuehn Malvezzi


arts visuels/littérature

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Serge Bloch et Frédéric Boyer Il était plusieurs fois… une traversée d’après le livre Bible, les récits fondateurs, de Serge Bloch et Frédéric Boyer (Bayard Éditions, 2016)

24 septembre > 20 février jours et horaires d’ouverture sur www.104.fr

De la création du monde au Livre de Daniel, cette exposition immersive raconte en images et en sons les grandes mythes de l’Ancien Testament à travers les regards du dessinateur Serge Bloch et de l’auteur Frédéric Boyer. Une manière de mettre à la portée de tous ce texte fondateur de la culture occidentale, commun aux trois grandes religions monothéistes.

Le dessinateur Serge Bloch emploie depuis les années 1980 un style à la fois simple et expressif. En peu de traits, il donne vie sur papier à de nombreux personnages, dont certains sont bien connus des enfants (SamSam). L’exposition Il était plusieurs fois… revient sur un travail de plusieurs années entrepris avec l’auteur Frédéric Boyer sur l’Ancien Testament, texte commun aux trois grandes religions monothéistes. Dans cette exposition immersive, les histoires d’Abraham, Moïse, Noé, Job ou Samson et Dalila sont racontées par des dessins, en petit ou en grand format, et en dessins animés, avec des textes lus par André Dussollier. Cette voix ainsi que la musique composée spécialement par Benjamin Ribolet accompagnent le visiteur au fil de son parcours dans cette galerie de personnages. Textes et dessins, également réunis dans un livre à paraître fin septembre, Bible, les récits fondateurs, chez Bayard Éditions, racontent, sans dogmatisme, aux adultes et aux enfants ces mythes fondateurs de la culture occidentale. De la création du monde au Livre de Daniel, on y suit l’exil et la migration d’un peuple, récits traversés par des thèmes spirituels, comme la solitude, l’obéissance, les souffrances, mais aussi le pardon, l’amour ou la fraternité. Frédéric Boyer, déjà à l’initiative en 2001 d’une nouvelle traduction de la Bible par des auteurs contemporains, a, cette fois, sélectionné 35 des plus grands récits de l’Ancien Testament, qu’il retrace en mots simples et poétiques. De même, les dessins aux traits légers de Serge Bloch, souvent agrémentés de segments colorés ou d’objets plus détaillés, les rapprochent avec une pointe d’humour de nos vies actuelles, laissant apparaître ici ou là une machine ou même la tour Eiffel! L’auteur, le dessinateur et le musicien explorent de manière créative ces récits dans lesquels la parole suffit à créer un monde. Une manière de les transmettre aux plus jeunes, mais aussi de mettre en avant une faculté toute humaine: l’imagination.

Entré aux Arts décoratifs de Strasbourg en 1978, Serge Bloch y suit les cours d’illustration de Claude Lapointe. Rapidement, il commence à dessiner dans l’édition et la presse jeunesse. Il construit au fil des ans un style à la fois simple et expressif. Aujourd’hui, il partage son travail éditorial entre la presse adulte et jeunesse (il est notamment le père des personnages Max et Lili et SamSam), l’édition et la communication. Il expose également ses dessins et collabore à des livres. Frédéric Boyer est écrivain, traducteur et éditeur. Depuis 1991, il a signé une trentaine de livres, qu’ils soient romans (Prix du livre inter en 1993 pour Des choses idiotes et douces, éditions POL), essais, poèmes ou traductions. Son travail de traducteur l’amène notamment à manier de grands textes anciens. Il a dirigé une nouvelle traduction de Bible, les récits fondateurs par des auteurs contemporains (Olivier Cadiot, Jean Echenoz, Florence Delay, Jacques Roubaud, Valère Novarina…), parue en 2001 (Bayard Éditions). et aussi… concert illustré Bible, les récits fondateurs, avec l’Orchestre de chambre de Paris (voir p.28) projection du film d’animation Bible, les récits fondateurs au Théâtre GérardPhilipe, centre dramatique national de Saint-Denis, le samedi 05 novembre/20h www.theatregerardphilipe.com sortie du livre, Bible, les récits fondateurs le 28 septembre 2016 (Bayard Éditions).

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Certains ont apprivoisé et élevé des animaux dans les champs.

D’autres sont devenus jardiniers et cultivateurs. Ils ont fait pousser des légumes et des fruits, toutes sortes de plantes délicieuses.

lors ils a outaient un étage, et uis un autre, et encore un autre indéfini ent. ais lus les gens travaillaient, lus ils étaient fiers de ce u’ils aisaient,

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Babel, extrait de Bible, les récits fondateurs, de Serge Bloch et Frédéric Boyer, Bayard Éditions, 2016

Caïn et Abel ou la jalousie meurtrière, extrait de Bible, les récits fondateurs, de Serge Bloch et Frédéric Boyer, Bayard Éditions, 2016

En ce temps-là, il a fallu vivre ensemble. Chacun a dû se mettre à travailler.


architecture/arts visuels

Kuehn Malvezzi House of One

24 septembre > 04 janvier jours et horaires d’ouverture sur www.104.fr

Kuehn Malvezzi est le nom d’un trio d’architectes fondé en 2001 à Berlin, qui regroupe Simona Malvezzi, Johannes et Wilfried Kuehn. Au CENTQUATRE-PARIS, le trio propose un plan à taille réelle tracé sur le sol de la halle Aubervilliers qui permet de s’imaginer de manière ludique un bâtiment singulier: House of One, projet qui réunira sous un même toit des lieux de culte juif, chrétien et musulman, autour d’un espace commun central. Kuehn Malvezzi est représenté par Solo Galerie, Paris.

«Un imam, un rabbin et un pasteur ont décidé de réunir leur trois religions – l’islam, le judaïsme et le christianisme – dans un même édifice culturel nommé The House of One. Une première historique tant sur le plan architectural que conceptuel.» Maïlys Derville, Glamour

© Kuehn Malvezzi courtesy Solo Galerie

Pour répondre à cette demande particulière, les Kuehn Malvezzi ont proposé un concept original: construire trois espaces de culte distincts, reliés par une pièce commune au centre, qui surmonte le bâtiment de son dôme et de sa terrasse panoramique. Ce lieu interreligieux de prière et d’enseignement reprend ainsi des éléments architecturaux significatifs des trois grandes religions monothéistes, tout en rendant possibles les rencontres et les événements partagés. Prolongement de l’espace public de la place toute proche, House of One forme une sorte de ville miniature, qui abrite de multiples habitants différents tout en étant identifiable comme une seule entité. Placée dans un autre espace public, celui du CENTQUATRE-PARIS, la version dessinée au sol du projet encourage la circulation des personnes et des idées en mettant littéralement à plat les conventions de représentation, tout en rappelant le jeu de la marelle, qui consiste à jeter un petit caillou pour essayer d’aller au ciel. En évoquant ce jeu où garçons et filles, de toutes les religions, jouaient ensemble, l’installation appelle simplement aux échanges entre les différentes cultures. Les architectes Kuehn Malvezzi travaillent essentiellement, avec leur équipe, sur l’espace public et la scénographie d’expositions (la Documenta 11, à Kassel, en 2002, l’extension de la collection Friedrich Christian Flick au musée d’Art contemporain Hamburger Bahnhof, à Berlin, en 2004, celle de Julia Stoschek à Dusseldorf…). En 2012, ils conçoivent leur premier projet d’édifice religieux en gagnant le concours international de House of One.

© Kuehn Malvezzi courtesy Solo Galerie

L’installation des architectes Kuehn Malvezzi au CENTQUATRE-PARIS permet de découvrir un bâtiment pas comme les autres. Au sol de la halle Aubervilliers, un plan en grandeur réelle permet aux visiteurs de s’imaginer la future House of One, qui veut rassembler sous un même toit une synagogue, une mosquée et une église chrétienne au cœur de Berlin, à Petriplatz, sur l’emplacement d’une église gothique fondée au début du XIIIe siècle.

parallèlement: exposition Kuehn Malvezzi à la Solo Galerie, 11 rue des Arquebusiers, 75003 PARIS. www.solo-galerie.com

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théâtre / arts visuels

création 2016

04 > 22 octobre

art de vivre/bien-être

VeggieWorld le Salon vegan

mardi, mercredi et jeudi / 19h30 et 21h samedi / 18h, 19h30 et 21h dimanche / 16h, 17h30 et 19h

08 et 09 octobre horaires sur www.104.fr

relâche lundi et vendredi

De Tchekhov et Strindberg à Shakespeare aujourd’hui, Christiane Jatahy s’attaque aux grands classiques. Mais avec La Forêt qui marche, la metteuse en scène brésilienne propose de nouvelles variations sur le théâtre, le cinéma et la relation aux publics, aux confins des arts visuels.

Après Julia et What if They Went to Moscow (Et si elles étaient allées à Moscou?), respectivement inspirées de Mademoiselle Julie et des Trois Sœurs, Christiane Jatahy propose une troisième partie à son triptyque très librement adapté de Macbeth. Une performance où réalité et fiction s’entremêlent en jouant sur différentes temporalités. Dans la lignée des deux précédents spectacles, mais de manière plus radicale, Christiane Jatahy puise dans la fable de la «forêt qui marche» un matériau fictif qu’elle confronte à notre réalité contemporaine. De la tragédie shakespearienne, elle conserve le thème du pouvoir extrême et le décline en d’infinis jeux de miroirs. Dans un espace qui pourrait être un lieu de vernissage, le public évolue au sein d’une importante installation vidéo et y découvre un flot d’images réelles ou allégoriques du pouvoir. Des drames contemporains font écho à la folie sanglante de Macbeth. La performance inédite de Julia Bernat entre en dialogue avec des témoignages réels projetés sur quatre grands écrans. Torture, assassinat, incarcération, immigration forcée liée à la corruption ou à la dictature. Dans cette performance live orchestrée de manière invisible par Christiane Jatahy, le public peut être sollicité jusqu’à devenir acteur de l’événement qui se joue en direct. Confronté à un dispositif immersif (Christiane Jatahy préfère la métaphore de la «piscine»), il est aussi invité à se questionner sur la dissolution des responsabilités, des politiques, des citoyens et des spectateurs… «Longtemps obnubilée par le cinéma et par Pina Bausch qui pulvérise tous ses repères, c’est néanmoins au théâtre qu’elle finit par trouver la structure qui lui sied. Mais qu’elle n’aura de cesse de reconfigurer en attaquant à coups de pelleteuse (ou de caméra) ‹tout ce qui pourrait constituer une barrière entre la scène et le public›.» Gilles Renault, Libération Christiane Jatahy est artiste associée internationale au CENTQUATRE-PARIS.

Née à Rio de Janeiro en 1968, Christiane Jatahy est dramaturge, cinéaste, metteuse en scène et actrice. Avec sa compagnie Vértice de Teatro, elle imagine des dispositifs originaux qui questionnent le rapport entre l’acteur et le public. Depuis 2004, avec la création de Conjugado, elle s’intéresse à l’alchimie du théâtre et de l’image projetée, explore la frontière entre réalité et fiction. Bénéficiaire avec Julia, en 2012, du prix Prêmio Shell de Teatro pour la meilleure mise en scène, elle reçoit cette récompense une deuxième fois avec What if They Went to Moscow, en 2015 (prix de la meilleure mise en scène et prix de la meilleure interprétation pour Stella Rabello). Reconnue sur un plan international, elle a été la révélation de l’édition 2013 du festival TEMPS D’IMAGES au CENTQUATRE-PARIS en partenariat avec ARTE. inspiré de Macbeth, de William Shakespeare/conception, création et mise en scène: Christiane Jatahy/avec Julia Bernat/décor: Marcelo Lipiani/ photographie et vidéo en direct: Paulo F. Camacho/vidéo: Julio Parente / costumes: Fause Haten/ musique: Estevão Case/ musicien: Felipe Norkus/collaboration artistique: Fernanda Bond, Stella Rabello, Isabel Teixeira et Henrique Mariano/ assistant lumière: Leandro Barreto/ régie son: Francisco Slade/installation vidéo en portugais, surtitrée en français/ performance en français, anglais et portugais.

© Veggie World

Christiane Jatahy A Floresta que anda (La Forêt qui marche)

avec l’Odéon-Théâtre de l’Europe

Retrouvez le spectacle en tournée avec le CENTQUATRE ON THE ROAD (voir p.76)

Fort du succès de sa première édition, le CENTQUATRE-PARIS accueillera pour la deuxième fois VeggieWorld, le Salon destiné aux personnes vegan, végétariennes, végétaliennes, flexivores… Ce rendez-vous grand public répond aux besoins des consommateurs et à la demande croissante: une centaine d’exposants et producteurs présenteront leurs produits alimentaires, cosmétiques, textiles, du quotidien et vous feront (re)découvrir l’univers vegan… VeggieWorld sera également rythmé par des cours et démonstrations liés au bien-être (yoga, wutao…), des ateliers culinaires, des conférences, des présentations d’ouvrages… Nouveauté: le Salon proposera un espace «Veggie enfant» afin de faire découvrir aux plus jeunes des produits adaptés et de les sensibiliser de manière ludique. Enfin, l’événement élargira ses horaires d’ouverture, et de nombreuses surprises et animations vous attendent! Vous êtes à la recherche de produits haut de gamme, équitables, diversifiés et créatifs, ou tout simplement curieux d’explorer un nouveau mode de vie, nous vous donnons rendez-vous les 8 et 9 octobre 2016 au CENTQUATRE-PARIS.

«On se presse et on se bouscule dans une ambiance bon enfant entre les vitrines de pâtisseries sans œuf, les mix de graines germées, le barbecue de saucisses au tofu, les marques de cosmétique végétale et les stands des associations de défense des animaux.» Reporterre.net

© Marcelo Lipiani

information: www.veggieworld.fr

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pendant ce temps-là… des expositions

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Kuehn Malvezzi

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pendant ce temps-là… des expositions

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Kuehn Malvezzi


arts visuels / jeune public

innovation

aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii Qui veut voyager loin choisit sa monture

13 > 23 octobre scolaires: 13, 14, 20, 21 octobre/ 10h et 13, 20 octobre/14h30 familles et adultes: 15, 22, 23 octobre/16h

spectacle jeune public 10-13 ans

création 2016

22 octobre

#OpenFactory Pratiquez l’art et l’innovation au CENTQUATRE-PARIS

horaires sur www.104.fr

© aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii

© Ronan Le Guern

Organiser les conditions de rencontres fécondes entre entrepreneurs, artistes et citoyens; favoriser le développement à l’international d’entreprises créatives, pérennes et ambitieuses; valoriser la création artistique dans sa capacité à être source d’innovation et de créativité, à faire avancer la recherche, à inventer de nouveaux usages, à créer de la valeur économique… telles sont les convictions qui ont amené à imaginer 104factory, le premier incubateur de start-up innovantes totalement immergé dans un environnement artistique, en interaction permanente avec tous les publics. Nous vous invitons à venir rencontrer ses start-up et à expérimenter leurs étonnants dispositifs à l’occasion de la deuxième édition d’#OpenFactory. Musique et réalité augmentée, design, 3D, arts visuels, danse, théâtre, mode, numérique… faites un voyage dans le temps, vivez une expérience musicale immersive, découvrez une matière textile inédite, testez une scène de danse connectée et explorez une œuvre d’art en réalité augmentée… Au programme: des démonstrations et des expérimentations de dispositifs artistiques innovants, des temps d’échanges avec les entrepreneurs, des propositions artistiques, des ateliers et d’autres surprises encore… avec les start-up de 104factory, l’incubateur du CENTQUATRE-PARIS information: www.104.fr rubrique professionnels/entreprises inscription: incubateur@104.fr

Le monde est devenu un immense collage d’images: publicitaires, artistiques, documentaires ou intimes, elles sont omniprésentes et disposent d’un pouvoir décuplé sur Internet. Le duo aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii invite avec humour les préadolescents à un voyage participatif dans le monde des images pour leur montrer que si celles-ci ont un pouvoir, le regard que l’on porte sur elles en est un, tout autant.

Photos de célébrités, d’amis ou d’anonymes, attestations d’exploits divers, reproductions d’œuvres d’art ou encore photos d’archives, les images circulent sur Internet en flot continu. Pour sensibiliser les 10-14 ans, fortement exposés et questionnés par ce phénomène, au décryptage des images, le duo aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii leur suggère de passer de la vue au point de vue. Et quoi de mieux pour modifier son regard que de changer de lunettes? Utilisant une multitude de montures fantaisistes pour appuyer leur propos, elles contredisent le principe ophtalmologique fondamental qui veut que ce soit les verres correcteurs qui fournissent assistance à l’œil: dans ce spectacle, ce sont les montures qui, par leur forme spécifique, constituent les prothèses du regard! Les deux artistes déroulent ainsi une fiction mettant en scène deux personnages condamnés à passer l’examen du «code des images». Au fil de raisonnements pleins de surprises, Qui veut voyager loin choisit sa monture répond avec humour aux questions que se posent beaucoup de préadolescents, et les interroge à leur tour en recourant ainsi à des boîtiers de vote. Ce spectacle, qui invite à prendre du recul sur nos modes de pensée, est la première étape d’un nouveau cycle de travail des deux acolytes autour d’une triple collection de lunettes, de stylos et de gommes fantaisies, qu’elles ont rebaptisée les «accessoires de la pensée».

La préoccupation principale d’aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii est de pousser le bouchon et de réussir à faire coexister des questions graves comme la mort des idées, la crise de la démocratie ou la fin du monde, avec un univers léger, fait de nuages coureurs, de fleurs bègues et d’animaux sans tête. Ce groupe resserré intervient en articulant langage (à michemin entre le raisonnement et le récit) et image (diaporama, dessins, sculptures). Selon les contextes, ces interventions prennent la forme de spectacles, d’expositions racontées, de conférences ou d’éditions. Ce groupuscule est artiste associé au CENTQUATRE-PARIS. Alice et Sonia y ont présenté Le titre du spectacle est: aléatoire en janvier et octobre 2015. aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii sont artistes associées au CENTQUATRE-PARIS. Retrouvez le spectacle en tournée avec le CENTQUATRE ON THE ROAD (voir p.77)

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pendant ce temps-là… des expositions

© Digital Essence

«A&S sont avant tout conteuses. On le voit au plaisir avec lequel elles jouent avec les mots, et à leur facilité à nous emmener d’un point à un autre, comme on passerait logiquement du coq à l’âne. Sous couvert de loufoqueries, elles sont d’une précision chirurgicale.» Aïnhoa Jean-Calmettes, Mouvement

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Kuehn Malvezzi

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pendant ce temps-là… des expositions

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Kuehn Malvezzi

Hans Op de Beeck


arts visuels

Hans Op de Beeck

22 octobre > 04 janvier jours et horaires d’ouverture sur www.104.fr

Les architectures et les paysages inventés par Hans Op de Beeck oscillent entre réalité et fiction. L’artiste flamand ouvre au CENTQUATRE-PARIS les portes de quelques-uns de ses mondes parallèles, invitant le spectateur à les animer d’histoires par la force de son imagination.

© The Settlement, Hans Op de Beeck (2013), courtesy GALLERIA CONTINUA, San Gimignano/Beijing/Les Moulins/Habana

Dans ses œuvres, qu’elles soient sculptures, dessins, vidéos, photos, ou, plus récemment, pièces de théâtre, Hans Op de Beeck met en scène des mondes parallèles. Minutieusement, il crée des architectures et des paysages, le plus souvent déserts et monochromes, qui appartiennent autant à la réalité qu’à la fiction. Pour le CENTQUATRE-PARIS, l’artiste construit The Settlement (2), une installation monumentale entièrement grise, figurant un étrange et paisible village constitué d’environ 20 maisons sur pilotis reliées par des échafaudages en bois. Des barques amarrées aux accessoires (filets de pêche, bois mort, outils sommaires, guirlandes lumineuses…), chaque élément a été sculpté à l’échelle. L’ensemble est placé sur un lac artificiel, devant un mur vide qui invite le spectateur à observer, d’abord avec une certaine distance, cette scène imaginaire. À la fois vivante et immobile, celle-ci évoque fortement la tradition du cinéma, l’image composée, mais aussi la nature paralysée de Pompéi, figée dans le temps par les cendres volcaniques. Cependant, ce village, abri fictionnel d’une petite communauté imaginaire et de toutes sortes d’histoires possibles, semble contemporain et encore habité. Comme toujours chez Hans Op de Beeck, le spectateur ne sait pas s’il se trouve face à un monde déserté ou sur le point de se créer. En parallèle, l’artiste présente deux films récents. Staging Silence (2) (2013) montre avec une certaine poésie une succession de constructions de paysages. À l’écran, deux paires de bras s’affairent autour d’un plateau d’un mètre carré, sur lequel elles manipulent objets, décors et lumières artificielles pour créer avec peu de moyens des environnements reconnaissables. Night Time (extended) (2015) est un film d’animation énigmatique et sombre, sans texte, basé sur une longue série d’aquarelles monochromes monumentales. Peintes de nuit, dans la solitude et la concentration, elles évoquent la tangible présence de l’atmosphère nocturne dans la nature ou des paysages urbains, intérieurs ou extérieurs, parfois peuplés de personnages. Dans tous ces espaces, immobiles ou animés, tridimensionnels ou non, Hans Op de Beeck invite le spectateur à se laisser emporter par les évocations visuelles et à composer ses propres histoires.

«On sort de ce voyage mental serti d’un réel inconfort, perturbé par tant de beauté vaine, hanté du souvenir de ces êtres vivants qui sont déjà des fantômes.» Emmanuelle Lequeux, Le Monde

Hans Op de Beeck est un artiste multidisciplinaire, qui crée aussi bien de grandes installations ou des sculptures que des films, vidéos, photographies, peintures, dessins, textes, pièces de théâtre ou musiques. Né en 1969 en Belgique flamande, il présente régulièrement ses œuvres à travers le monde (Europe, États-Unis, Chine…) lors d’expositions collectives ou monographiques. Récemment il a écrit et dirigé sa première pièce, Nach dem Fest, pour le Schauspiel, à Francfort, pour laquelle il a aussi créé le décor, les costumes et la musique.

Hans Op de Beeck est représenté par GALLERIA CONTINUA, San Gimignano/ Beijing/Les Moulins/Habana

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théâtre / littérature

Olivier Py Le Cahier noir

danse

03 > 13 novembre

d’après le roman illustré d’Olivier Py (Actes Sud, 2015)

avec le Festival d’Automne à Paris

Lia Rodrigues Para que o céu não caia (Pour que le ciel ne tombe pas)

21h dimanche/18h

création 2016

04 > 12 novembre 20h dimanche/17h relâche le lundi

«10 novembre. J’ai acheté un cahier noir bourreau. Ici je veux confesser l’étendue symphonique de ma médiocrité avec un lyrisme d’un autre âge… Si je fais l’éloge du noir, c’est pour mieux concevoir mon projet spirituel.» Olivier Py

Ainsi commence Le Cahier noir, d’Olivier Py, écrit quand il avait 17 ans. L’œuvre d’un enfant au sortir d’une adolescence douloureuse. Un projet rimbaldien aux allures de journal intime. Le poète graphomane couche sur les pages blanches ses fantasmes les plus intimes et des dessins à l’encre noire. Témoignage d’une époque à oublier? Ce premier roman tient une place à part dans les nombreux récits de jeunesse d’Olivier Py. Mélange d’écriture savante et d’art brut, il joue un rôle déterminant dans sa vocation littéraire. Les thématiques obsessionnelles de son écriture (la sexualité et la foi) y apparaissent sous l’angle d’un mysticisme halluciné. Violence, tristesse. Ce roman est aussi le témoignage d’un adolescent homosexuel dans une petite ville de province des années 1980, condamné à la transcendance pour érotiser sa vie, sa cité, le monde. Le récit d’un jeune homme qui découvre sa sexualité et sa soif d’absolu. Trente-cinq ans plus tard, le grand auteur et metteur en scène – par ailleurs directeur du Festival d’Avignon –, souhaite adapter ce texte fondateur dans une forme légère, à la manière de la «trilogie Eschyle», créée en 2011. Faire du théâtre «pauvre» comme un retour aux origines. Mettre en scène l’objet brut sur une scène épurée, quelques ombres chinoises, peut-être…, et surtout trois acteurs qui feront entendre tous les bruissements de sa langue, son lyrisme et son humour aussi.

© Sammi Landweer

«À 17 ans, le futur dramaturge et metteur en scène incendiait les pages avec ses maux et ses desseins. Du Cocteau rewrité par Guyotat avec l’imprimatur de Genet.» Bernard Morlino, Le Magazine littéraire Auteur, metteur en scène et acteur, Olivier Py est né en 1965. Formé à l’École nationale supérieure d’arts et techniques du théâtre puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, il fait aussi des études de théologie. Sa première pièce Des oranges et des ongles est mise en scène par Didier Lafaye (1988). La même année, Olivier Py fonde sa compagnie. Fidèle au Festival d’Avignon, il y crée l’événement en 1995 avec La Servante, histoire sans fin, avant d’y revenir à maintes reprises, notamment en 2006, lorsqu’il met en scène dans la Cour d’honneur du Palais des papes un hommage à Jean Vilar, L’Énigme Vilar. Directeur du Centre dramatique national d’Orléans (1998-2006) puis de l’Odéon-Théâtre de l’Europe (2007-2012), il dirige le Festival d’Avignon depuis septembre 2013. En août 2016, paraît son nouveau roman Les Parisiens, aux éditions Actes Sud.

Invitée régulière du CENTQUATRE-PARIS, la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues est accueillie cette saison avec Pour que le ciel ne tombe pas, nouvelle création sous-tendue par une interrogation en profondeur sur le monde tel qu’il (ne) va (pas).

«Il existe un seul ciel et nous devons le préserver car, s’il tombe malade, tout disparaîtra.» Prononcés par Davi Kopenawa, shaman du peuple yanomami vivant dans la forêt amazonienne, ces mots prophétiques constituent l’une des grandes sources d’inspiration de Pour que le ciel ne tombe pas, la nouvelle création de Lia Rodrigues. «Le monde ne va pas bien du tout, déclare avec force la chorégraphe brésilienne. Le changement climatique en est un indicateur particulièrement inquiétant. Que fait-on dans un monde qui coule? Comment résister, survivre et continuer à travailler? Que signifie être artiste aujourd’hui? Ce sont des questionnements qui me taraudent au quotidien et qui se trouvent à la source du spectacle.» Véritable création collective, impliquant à même hauteur une dizaine de collaborateurs (danseurs, assistante chorégraphe, dramaturge, créateur lumière…), la pièce a été entièrement conçue à Rio de Janeiro, dans la favela de Maré, où la compagnie de Lia Rodrigues est installée depuis 2004. Il régnait une chaleur intense (avec des pics à plus de 40 °C…) durant les séances de travail – une chaleur qui a imprégné la création en profondeur et s’est insinuée parmi les danseurs, devenant une composante essentielle d’une pièce aussi immersive qu’intensive.

d’après le roman illustré d’Olivier Py (Actes Sud, 2015)/adaptation et mise en scène: Olivier Py/avec Emmanuel Besnault et Emilien Diard-Detœuf

Le Cahier noir © Actes Sud

Retrouvez le spectacle en tournée avec le CENTQUATRE ON THE ROAD (voir p.77)

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pendant ce temps-là… des expositions

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Kuehn Malvezzi

Hans Op de Beeck

«La proximité avec eux, le spectaculaire évacué par des actions simples comme marcher, déplacer les spectateurs, aller à leur rencontre: tout cela met en place progressivement une sorte de communauté pour un bout de soirée. Permettre la circulation entre les êtres, relier sans lier, tel est un des objectifs de la chorégraphe, parfaitement maîtrisé.» Marie-Christine Vernay, Libération Next

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pendant ce temps-là… des expositions

Née à São Paulo, où elle étudie le ballet classique et l’histoire, Lia Rodrigues participe au mouvement de danse contemporaine de São Paulo dans les années 1970 et crée la Lia Rodrigues Companhia de Danças en 1990. Depuis 2004, la compagnie développe son travail dans la favela de Maré à Rio de Janeiro. Lia Rodrigues se consacre non seulement à la création artistique mais également à la formation et à la pédagogie sous la forme d’ateliers et de séminaires. Militante fervente et utopiste résolue, elle croit à la synergie entre l’art et l’évolution sociale. Deux de ses pièces, Ce dont nous sommes faits et Pindorama, ont été présentées au CENTQUATRE-PARIS en 2012 et en 2013. conception: Lia Rodrigues/dramaturgie: Silvia Soter/création lumières: Nicolas Boudier/collaboration artistique et images: Sammi Landweer/assistante chorégraphie: Amalia Lima Lia Rodrigues est artiste associée internationale au CENTQUATRE-PARIS.

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Kuehn Malvezzi

Hans Op de Beeck


arts visuels / performance

théâtre

aalliicceelleessccaannnnee & ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii Le Prix du PIF création 2016

Cette saison, les visiteurs du CENTQUATRE-PARIS pourront à plusieurs occasions acquérir des œuvres en édition limitée du duo d’artistes aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaa ddeerrzzyyppoollsskkii, intitulées PIF. Comment sont fixés les prix de ces étranges objets? Vous le saurez après les avoir achetés…

à partir du 10 novembre

Collectif OS’O

10 > 26 novembre

mise en scène David Czesienski

20h30 dimanche / 16h

TIMON/TITUS

et plusieurs fois dans l’année horaires sur www.104.fr

d’après William Shakespeare

La préoccupation principale d’aalliiccee lleessccaannnnee&ssoonniiaa ddeerrzzyyppoollsskkii est de pousser le bouchon et de réussir à faire coexister des questions graves comme la mort des idées, la crise de la démocratie ou la fin du monde, avec un univers léger, fait de nuages coureurs, de fleurs bègues et d’animaux sans tête. Ce groupe resserré intervient en articulant langage (à michemin entre le raisonnement et le récit) et image (diaporama, dessins, sculptures). Selon les contextes, ces interventions prennent la forme de spectacles, d’expositions racontées, de conférences ou d’éditions. Alice et Sonia ont présenté au CENTQUATRE-PARIS Le titre du spectacle est: aléatoire en janvier et octobre 2015. aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii sont artistes associées au CENTQUATRE-PARIS. Retrouvez des spectacles d’aalliiccee lleessccaannnnee&ssoonniiaa ddeerrzzyyppoollsskkii en tournée avec le CENTQUATRE ON THE ROAD (voir p.77)

© Pierre Planchenault

Dans leur dernière proposition, Le titre du spectacle est: aléatoire, présenté au CENTQUATRE-PARIS en 2015, le duo aalliicceelleessccaannnnee & ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii mettait en avant l’aspect égalitaire de la collection des «Que sais-je?», qui donne la même importance (128 pages vendues à 9 €) à tous les thèmes traités. S’appuyant cette fois sur l’impact néfaste de cette tarification unique, à savoir la destruction de toute échelle de valeur, elles ont décidé de vendre leur collection de «Que sais-je?», à des prix variant de quelques dizaines d’euros à plusieurs centaines de milliers d’euros. Chaque pochette vendue sur ce stand original contient donc un «Que sais-je?», mais aussi un mystérieux bulbe et une brochure qui explique comment les deux artistes en ont fixé le tarif. Car, contrairement aux apparences, le prix du PIF n’est pas fixé au hasard. Il répond à une logique, certes absurde, d’attribution de valeur marchande, que les deux comparses vous exposeront, images à l’appui. Pourquoi acheter Les Particules élémentaires à 3 001 € ou Jésus à 33 €? Si seuls les acheteurs posséderont l’explication complète, la grille des prix affichée sur le stand comprend déjà de savoureuses pirouettes argumentaires.

avec La Colline – théâtre national

Doublement primé dans le cadre du Festival Impatience 2015 (Prix du public et du jury professionnel), le collectif bordelais revient avec son passionnant spectacle sur la dette. Dette envers Shakespeare et les spectateurs, dette à purger dans notre économie mondialisée?

© aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii

Inspiré de Titus Andronicus et de Timon d’Athènes, TIMON/TITUS s’attaque au sujet de l’endettement et à ses corollaires: cynisme, ruse, vengeance et engrenage sanglant… Les textes de Shakespeare offrent un cadre dans lequel les comédiens évoluent librement. Dette de corps et dette d’argent sont au cœur d’une histoire de famille qu’ils brossent en analogie avec celles du dramaturge anglais. Dans un château familial, quatre enfants qui viennent de perdre leur père, se réunissent pour ouvrir le testament. Mais les retrouvailles sont perturbées par l’arrivée d’un fils et d’une fille cachés… Appréhensions et suspicions, violentes querelles intestines. Sur le plateau du Collectif OS’O, on s’entretue comme dans Titus Andronicus avec une énergie de jeu débordante. On se déchire, et on échange comme dans la vie. Pour compléter leur approche du sujet, les sept comédiens empruntent aussi l’hypothèse «révolutionnaire» de David Graeber sur l’effacement général de la dette. À nouveau dirigé par le metteur en scène berlinois David Czesienski, (après L’Assommoir, de Zola), le Collectif OS’O signe une forme scénique riche et foisonnante. Avec force et fracas, TIMON/TITUS passe de l’intime au politique en croisant différents niveaux de récits. Tragédies shakespeariennes, familiales et/ou économiques. «Ils croient dans les forces du théâtre, ils veulent titiller les spectateurs, ‹mettre l’humain› au centre de tout ce qu’ils font et c’est ce qui se passe dans TIMON/TITUS.» Jean-Pierre Thibaudat, Médiapart

Installé à Bordeaux, le Collectif OS’O est né du désir de cinq comédiens (Roxane Brumachon, Bess Davies, Mathieu Ehrhard, Baptiste Girard et Tom Linton, tous issus de la première promotion de l’École supérieure de théâtre de Bordeaux), de construire ensemble une aventure collective après l’école. Leur façon de procéder: inviter des metteurs en scène à venir travailler avec eux, comme David Czesienski avec qui ils ont aussi créé une adaptation de L’Assommoir, de Zola. d’après William Shakespeare/un projet du Collectif OS’O/mise en scène: David Czesienski/assistanat à la mise en scène: Cyrielle Bloy/dramaturgie: Alida Breitag/ avec: Roxane Brumachon, Bess Davies, Mathieu Ehrhard, Baptiste Girard, Lucie Hannequin, Marion Lambert & Tom Linton/scénographie et costumes: Lucie Hannequin/assistante costumière: Marion Guérin/maquillages: Carole Anquetil/ musique: Maxence Vandevelde/création lumières: Yannick Anché & Emmanuel Bassibé le Collectif OS’O est en résidence de création au CENTQUATRE-PARIS.

TIMON/TITUS a reçu le prix du public et du jury professionnel du Festival Impatience en 2015

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Serge Bloch et Frédéric Boyer

Kuehn Malvezzi

Hans Op de Beeck

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Serge Bloch et Frédéric Boyer

Kuehn Malvezzi

Hans Op de Beeck


théâtre/arts visuels/documentaire

BERLIN ZVIZDAL création 2016

musiques/automne

avec le Festival d’Automne à Paris

30 novembre > 17 décembre

spectacle musical

Vincent Dedienne, Kyrie Kristmanson, JP Nataf, Sandra Nkaké… On a dit on fait un spectacle 15 septembre

20h dimanche/17h relâche du 05 au 09 et le 12 décembre

world music

20h30

© BERLIN

Conçu par Sonia Bester alias Madamelune, On a dit on fait un spectacle est un objet scénique non identifié qui semble tombé du ciel le plus étoilé. Mis en scène avec Isabelle Antoine, ce spectacle joyeusement inclassable – quelque part entre concert, revue burlesque et numéro de music-hall – se présente comme une «rêverie musicale» pleine de surprises et de trouvailles décalées. Sorte de best-of onirique, la trame sonore se place tout entière sous le signe du rêve, en mêlant compositions originales (écrites par Olivier Mellano et Simon Dalmais) et reprises inattendues de morceaux très connus — de Madame rêve, d’Alain Bashung, à Un autre monde, de Téléphone, en passant par Sweet Dreams, d’Eurythmics ou Dreamer, de Supertramp. Surscène, on retrouve de fidèles compagnons de route de Madamelune: le chanteur-pianiste Simon Dalmais, le guitariste-chanteur Olivier Mellano, la violoncelliste Maëva Le Berre, la violoniste Anne Gouverneur, le guitariste-percussionniste Nicolas Repac, la chanteuse Kyrie Kristmanson, le comédien-chanteur-danseur Nicolas Martel et la comédienne Géraldine Martineau. Des invités, différents d’un soir à l’autre, se joignent à eux, modifiant ainsi le fil conducteur du spectacle – ce qui fait de chaque représentation une expérience unique. Vincent Delerm, Vincent Dedienne, Sandra Nkaké, Ava Hervier, JP Nataf et Clément Ducol, entre autres, vont prendre part à la soirée.

Il y a trente ans que le plus grave accident du nucléaire (avec Fukushima) a eu lieu à Tchernobyl. Dans les mois qui ont suivi la catastrophe, 350 000 personnes ont été déplacées, des dizaines de villages rasés et des zones d’exclusion délimitées. La journaliste Cathy Blisson, qui a longtemps travaillé pour Télérama, s’y est rendue plusieurs fois. Grâce à un ami photographe qui avait pénétré dans la zone interdite, elle a fait la connaissance de Pétro et Nadia. Avec Bart Baele et Yves Degryse du groupe BERLIN, ils ont décidé d’en faire un projet. Filmé au fil du temps et des saisons, cinq ans durant, le couple d’octogénaires se révèle lentement. Isolés dans une zone de non-vie toujours contaminée, Baba et son Vieux se dévoilent simplement à la caméra. Philosophes de chaque instant, survivants de guerre lasse, ils n’ont jamais voulu quitter cet endroit, quoique la radioactivité soit toujours là, invisible. Étrangers au danger, attachés malgré tout au village où ils sont nés, ils échangent des propos essentiels sur la vie, l’amour et la mort qu’ils côtoient constamment. Avec humanité et sans pathos, les créateurs de ZVIZDAL ont su recueillir ces témoignages troublants, presque irréels. Leur spectacle sans acteurs vivants se déroule dans un dispositif proche des arts plastiques: sous le grand écran qui accueille des projections filmées, des maquettes de leur lieu de vie rappellent que Pétro et Nadia sont les derniers figurants d’une ville fantôme.

«Entre film documentaire et installation plastique audio-visuelle, la dernière création du collectif belge BERLIN Zvizdal (Chernobyl – so far so close) conçue par Bart Baele, Yves Degryse et Cathy Blisson, est une des œuvres les plus vibrantes sur ‹l’absence›, et le récit de vie de Nadia et Pétro Opanassovitch Lubenoc, après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.» Sylvia Botella, RTBF.be

Le point de départ des spectacles de BERLIN se situe dans une ville ou une région de la planète. Le collectif, fondé par Bart Baele, Yves Degryse et Caroline Rochlitz en 2003, se caractérise par l’aspect documentaire et interdisciplinaire de son approche. Ensemble, ils ont entamé le cycle Holocène avec les spectacles (Jerusalem, Iqaluit et Moscow), puis le cycle Horror Vacui (Tagfish, Land’s End et Perhaps All The Dragons). Journaliste, Cathy Blisson écrit notamment sur la création contemporaine hybride, (pour Télérama pendant huit ans, et aujourd’hui, notamment, pour Mouvement). Dramaturge auprès de compagnies, elle poursuit des projets personnels d’écriture textuelle et sonore, avec Anne Quentin (Collectif &.), le groupe de théâtre BERLIN, et prépare un ouvrage sur l’esprit de la performance (Ed. L’Entretemps). concept: Bart Baele, Yves Degryse, Cathy Blisson/avec Nadia et Petro Lubenoc, et leur fille, Maria Petrivna Yakovenko/caméra: Bart Baele, Geert De Vleesschauwer/interviews: Cathy Blisson, Yves Degryse/interprète: Olga Mitronina/montage: Bart Baele, Geert De Vleesschauwer/enregistrements sonores: Toon Meuris, Bas de Caluwé, Manu Siebens, Karel Verstreken/ composition musicale: Peter Van Laerhoven. BERLIN est artiste associé au CENTQUATRE-PARIS.

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pendant ce temps-là… des expositions

«Ce qui ne pourrait être qu’une série de concerts additionnant les invités est non seulement guidé par un répertoire de chansons consacrées au rêve, mais aussi par le fil rouge d’une dramaturgie entremêlant musique et théâtre, burlesque et poésie.» Stéphane Davet, Le Monde

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Kuehn Malvezzi

Hans Op de Beeck

Dom La Nena + invités 29 septembre 20h30

Auteure-compositriceinterprète singulièrement attachante, Dom La Nena présente en format trio (avec un altiste et un violoniste) les chansons lumineuses de son nouvel album, Soyo, paruen 2015.

Conviée la saison passée au CENTQUATRE-PARIS à distiller les graciles gazouillis de Birds on a Wire, projet mené avec Rosemary Standley (Moriarty), Dom La Nena y revient cette saison en son seul nom – pour le plus grand plaisir des amateurs d’airs libres. Brésilienne de naissance et française d’adoption, ayant également vécu quelques années en Argentine, instrumentiste (formée au violoncelle) et chanteuse, la jeune femme âgée de 26 ans se révèle être une authentique citoyenne-musicienne du monde au fil de chansons subtilement fugueuses, déployées sur un terrain de jeu au carrefour du folk, de la bossa nova et de la chanson française. En deux albums seulement, elle s’est déjà affirmée comme l’une des voix les plus attachantes de sa génération. Paru en 2015, Soyo a fait mieux que tenir les belles promesses du très dépouillé premier disque, Ela, sorti en 2013 avec la complicité de Piers Faccini: réalisé avec le précieux concours du musicien brésilien Marcelo Camelo à la production (toute en finesse), Soyo est composé des chansons lumineuses à la mélancolie flottante et aux mélodies entêtantes, portées par une instrumentation étoffée: preuve que la musique de Dom La Nena est en plein épanouissement. «Chantées en espagnol, portugais et français, les chansons de Dom La Nena sont délicatement mélodiques et puisent dans ses origines brésiliennes des rythmiques irrésistibles» FIP

© Simon Gosselin

Nadia et Pétro n’ont jamais quitté la région de Tchernobyl depuis la catastrophe. Inspirés par leur vie en terre contaminée, le groupe BERLIN et Cathy Blisson réalisent une performance théâtrale, profonde et émouvante.

© Jeremiah

Drôle de titre pour un drôle de spectacle, en forme de rêverie musicale, à la mise en scène virevoltante et à la trame sonore détonante.

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Serge Bloch et Frédéric Boyer

Kuehn Malvezzi


musiques/automne

musiques/automne salon de musique/acoustique solo

chanson

L’Ocelle Mare, Will Guthrie et Gaspar Claus 23 octobre

jazz

Anne Paceo Circles 17 novembre 20h30

Auteur-compositeur-interprète élégant et délicat, Albin de la Simone accomplit un cheminement très personnel, loin des sentiers battus. Habitué du CENTQUATRE-PARIS, il invite aujourd’hui le public à découvrir en avant-première les chansons de son nouvel album, à paraître au début de 2017.

Depuis son premier album, simplement titré Albin de la Simone (2003), l’auteurcompositeur-interprète s’est frayé, tout en élégance décalée, une voie à part dans le paysage fourni de la chanson française. En orfèvre subtil, dans la lignée d’un Souchon, il cisèle des chansons douces-amères dont le parfum léger se révèle terriblement entêtant. N’étant pas du genre à ronronner, il n’aime rien tant que briser la routine pour se lancer dans des projets-défis. Ainsi, par exemple, a-t-il monté Les Films fantômes, un spectacle dans lequel il présente au public des films qui n’existent pas; il a aussi livré un concertperformance au musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Autre initiative hors de l’ordinaire: pendant qu’il écrivait son dernier album (Un homme, 2013), installé en résidence de création au CENTQUATRE-PARIS, il a donné des concerts dans toutes les salles du bâtiment et sous toutes les formes: seul, en petite ou en grande formation, acoustique, semi-acoustique ou sonorisé, sur scène ou au milieu du public. De cette expérience a résulté un spectacle qui a tourné pendant deux ans et lui a valu une nomination aux Victoires de la musique. Aujourd’hui, après quelques jours de répétitions avec ses musiciens, Albin de la Simone nous ouvre les portes de son atelier au CENTQUATRE-PARIS pour nous assurer la primeur de son très attendu cinquième album, dont la sortie est prévue au début de 2017. «On croit entendre de petites chansons écrites dans une intimité d’un deux-pièces-cuisine, et il nous précipite dans des abîmes romanesques. Derrière le chanteur au regard d’ange, cet auteurcompositeur est un démon.» Bertrand Dicale, Causette

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«Dans la famille des musiques en liberté, Thomas Bonvalet est définitivement de cette trempe-là. Ce guitariste dément a fait un pas de plus vers le désert avec L’Ocelle Mare insondable et beau comme un point d’interrogation.» Olivier Lamm, The Drone «Gaspar Claus est un interprète hors du commun qui entretient des rapports fusionnels avec son violoncelle qu’il frôle ou pétrit, caresse ou maltraite selon ses inspirations musicales.» France Inter

L'Ocelle Mare – DR

18h

pendant ce temps-là… des expositions

Depuis, on a pu entendre son jeu tonique et nuancé aux côtés de nombreux autres musiciens, avec les chanteuses Mélissa Laveaux et Jeanne Added ou encore au sein de l’European Jazz Orchestra. Eprise d’aventures musicales diverses, elle a également monté ses propres formations: tout d’abord, le trio Triphase, puis le quintette Yôkaï et enfin le quartet Circles. Formé par Anne Paceo avec Christophe Panzani (saxophones), Tony Paeleman (claviers) et Leïla Martial (chant), ce quatuor a fait paraître au début de 2016 un album à l’énergie radieuse et à la fièvre contagieuse, dont le vaste spectre sonore s’étend de la pop à l’électro en passant par le rock ou le folk, bien au-delà duxjazz stricto sensu. Un petit bijou groovy qui devrait particulièrement briller en live.

Brigitte Fontaine concerts exceptionnels

27 et 28 octobre 20h30

Insolente et fiévreuse, ardente et moqueuse, Brigitte Fontaine est une incroyable chanteuse, à nulle autre pareille. Le CENTQUATRE-PARIS accueille cette grande dame indigne à l’occasion de la sortie de son nouvel album.

Faut-il encore présenter Brigitte Fontaine? Faut-il encore présenter cette ébouriffante magicienne des mots et des notes qui fait souffler un salutaire vent de (plus ou moins) douce dinguerie à travers les allées un peu trop bien ordonnées de la chanson française depuis cinquante ans? Oui, cinquante ans – son premier album, Chansons décadentes et fantasmagoriques, étant sorti en 1966. Avec le recul, le titre de ce premier album apparaît vraiment programmatique, annonçant la tonalité de toute l’œuvre à venir. Par la suite, la Fontaine s’est en effet révélée une intarissable source musicale pleine de poésie et d’irrévérence, dont le flot agit sur l’esprit comme une parfaite eau de jouvence. De son imposante discographie émergent en particulier Comme à la radio (1969), album culte enregistré avec Areski Belkacem (son fidèle compagnon de jeu – et de vie) et l’Art Ensemble of Chicago, L’Incendie (1974) et Kékéland (2001), album très rock – avec la participation, entre autres, de Sonic Youth – qui lui a permis de toucher un public plus jeune. Aujourd’hui âgée de 76 ans, Brigitte Fontaine reste vivace et tumultueuse, toujours prête à jaillir là où ne l’attend pas. Trois ans après le très réussi J’ai l’honneur d’être, elle publie un nouvel album, à la faveur duquel elle repart en tournée, la fleur au micro, faisant notamment halte au CENTQUATRE-PARIS.

Née en 1984, Anne Paceo baigne dans la musique dès son plus jeune âge, étant bercée en particulier par le rythme des percussions entendues en Côte d’Ivoire, où elle passe les premières années de sa vie. Elle apprend à jouer de la batterie à l’âge de 10 ans et s’initie à la pratique du jazz durant l’adolescence, notamment auprès de Sunny Murray (astre du free jazz américain), avant d’intégrer la classe jazz du Conservatoire national supérieur de musique de Paris. En parallèle, elle commence à se produire sur scène, dans différentes formations du guitariste Christian Escoudé.

«Avec Circles, Anne Paceo invite a un voyage où le rock cosmique rencontre la prière soul, où un funk en acier froid peut conduire à d’étranges dérives extra-terrestres, nous menant pas à pas vers un territoire autre, inconnu et fascinant.» Louis-Julien Nicolaou, Les Inrockuptibles

«Si Brigitte Fontaine n’existait pas, il faudrait l’inventer. Sauf qu’autant de liberté, d’impertinence et de virtuosité, ça ne s’invente guère. Ça se déguste, comme un plaisir un peu coupable – et donc doublement savoureux.» Valérie Lehoux, Télérama

Will Guthrie – DR

Albin de la Simone dans l’atelier du nouvel album 22 et 23 octobre

Tous trois affiliés à la très défricheuse structure nantaise Murailles Music (à la fois label et agence de booking), Thomas Bonvalet, Will Guthrie et Gaspar Claus explorent, chacun à sa façon, des territoires musicaux non répertoriés, aux contours mouvants et aux reliefs saisissants. Après avoir été guitariste du groupe Cheval de Frise entre 1998 et 2004, Thomas Bonvalet poursuit depuis 2005 sa cavalcade en solitaire sous le nom L’Ocelle Mare, usant aujourd’hui d’un instrumentarium très atypique (banjo électrifié, orgue à bouche, frappements, sifflements, grelots…) pour engendrer une musique minutieuse et frémissante, à la dynamique foncièrement organique. Figure-pivot de la scène expérimentale contemporaine, le batteur et percussionniste australien Will Guthrie, installé à Nantes depuis 2004, développe un langage (poly)rythmique dont l’intensité n’a d’égale que la liberté (sorti en 2015, son dernier album en date, Sacrée Obsession, en offre un excellent aperçu). Violoncelliste hors-pistes, s’aventurant dans des univers très divers (musique contemporaine, flamenco, pop, musique improvisée…), Gaspar Claus multiplie les escapades intrépides, seul ou aux côtés d’autres dissidents sonores, en un désir incoercible de découverte et de partage.

Ayant à peine dépassé la trentaine, la batteuse Anne Paceo fait déjà figure de pointure dans la scène jazz française contemporaine. Elle vient présenter au CENTQUATRE-PARIS son très coloré nouvel album Circles.

© Thomas Bartel

Réunis sous l’intitulé générique «Passe-Murailles, Cabinet de curiosités», trois musiciens finement frondeurs – Thomas Bonvalet (alias L’Ocelle Mare), Will Guthrie et Gaspar Claus – partagent la scène du CENTQUATRE-PARIS le temps d’une fugueuse soirée au bout de l’inouï.

Gaspar Claus © Ryo Mitamura

© JF Spricigo

17h

© Sylvain Gripoix

chanson

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Kuehn Malvezzi

Hans Op de Beeck

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pendant ce temps-là… des expositions

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Kuehn Malvezzi

Hans Op de Beeck


rencontres/automne-hiver

Les 25 ans de Passeurs d’images 17 > 19 novembre

Les États Généreux de Télérama 03 décembre

horaires sur www.104.fr

horaires sur www.104.fr

Passeurs d’images est un réseau d’éducation à l’image de 2 000 partenaires sur tout le territoire français. Passeurs d’images est la courroie de transmission, pour apprendre à FAIRE, à VOIR et à RÉFLÉCHIR autour des images animées. Passeurs d’images a développé des compétences d’encadrement, formé des professionnels et construit des actions pour tous les publics, et notamment les plus défavorisés…

Il devient urgent de prendre, collectivement ou individuellement, notre culture en main. De la penser ensemble, pour l’ensemble. C’est le désir de Télérama à travers les États Généreux de la Culture. L’objectif? Discuter les questions qui se posent aujourd’hui, relayer les initiatives exemplaires, exposer ces démarches politiques ou personnelles qui stimulent, cimentent notre imaginaire. Et notre destin collectif. Parce que la culture est un des piliers du vivre et du faire ensemble. Un mois de débats, de rencontres, de partages, sera ainsi organisé et animé par la rédaction de Télérama en novembre et décembre 2016 dans quatre grandes métropoles françaises. Autant d’échanges préparés, accompagnés, soutenus sur telerama.fr dès maintenant. En sortira en janvier 2017 un document écrit, recensant les idées et les démarches les plus innovantes exposées lors des États Généreux. De quoi aider, sur tout le territoire – et jusqu’au ministère de la Culture peut-être –, à propager et diffuser les projets et réalisations les plus fructueux. Notre livret sera aussi distribué aux candidats à l’élection présidentielle. Pour leur donner des idées. Vos idées.

Passeurs d’images propose trois jours ouverts à tous les visiteurs du CENTQUATRE-PARIS, pour partager avec les acteurs de l’éducation à l’image qui s’engagent avec passion et détermination pour défendre cette cause: - des ateliers de pratique artistique regroupés dans un salon; - des débats avec des chercheurs, des réalisateurs, des artistes et des acteurs du réseau, autour des nouvelles pratiques de l’image; - des projections de films réalisés par les jeunes venus de tout l’Hexagone. Tournées vers le futur des images, ces journées seront festives en offrant des moments de réflexion autour des flux d’images qui nous entourent, des espaces autour de pratiques numériques en perpétuelle évolution et des dynamiques pédagogiques innovantes qui fleurissent dans toutes les régions françaises.

hiver

Fabienne Pascaud, directrice de la rédaction de Télérama

Passeurs d’images a 25 ans, une occasion pour réunir tous les passionnés de cinéma, amateurs, professionnels, anciens du réseau, et voir des films, échanger, partager et… faire la fête en participant au mouvement de création urbaine du CENTQUATRE-PARIS.

Rokhaya Diallo

présentations artistiques autour de la parole citoyenne

une fois par mois La société française est animée par d’intenses débats mais la plupart d’entre eux ont lieu sur les plateaux de télévision ou dans les arènes politiques. Cela les rend de fait peu accessibles à la majorité. Depuis le début de son engagement, Rokhaya Diallo a participé à de nombreuses discussions publiques desquelles ont émergé bien des projets concrets. Elles rencontrent souvent un grand succès, face à des citoyens avides d’échanges et souvent frustrés de ne pas disposer de plateformes plus nombreuses. Cette saison, Rokhaya Diallo animera au CENTQUATRE-PARIS une soirée mensuelle et conviviale de débats autour d’un film avec un important relais sur Internet. Chaque soirée sera décomposée en deux temps: la projection d’un film (fiction ou documentaire) engagé sur un thème actuel de société ou la performance scénique d’un musicien, puis une conversation avec l’artiste invité et un panel, composé d’associatifs, d’experts et d’artistes, qui donne le plus large temps de parole au public.

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Rokhaya Diallo © Brigitte Sombié

horaires sur www.104.fr

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musique/danse/arts visuels

magie

avec l’Orchestre de chambre de Paris

Cie 14:20 – Clément Debailleul et Raphaël Navarro Wade in the Water

musique/arts visuels

Concert illustré Serge Bloch, Frédéric Boyer et Benjamin Ribolet Bible – les récits fondateurs

© Jean-Baptiste Millot

17h > 20h Un bal classique et parisien au CENTQUATRE-PARIS. L’Orchestre de chambre de Paris, dirigé par Julien Masmondet, vous fait danser au rythme de valses françaises et viennoises, issues de films ou encore de chansons françaises. Au programme, des extraits de La Gaité parisienne, de Jacques Offenbach, des valses d’Emile Waldteufel, des valses ou des polkas viennoises de Richard Strauss, de Franz Lehár, et enfin des grandes valses populaires d’Edith Piaf ou de Richard Galliano.

relâche les lundis

Pour les fondateurs de la Cie 14:20, rejointe aujourd’hui par une soixantaine de représentants du même courant artistique, la magie et son espace poétique permettent de renouer avec l’énigmatique. Dans la lignée de leurs prestigieux prédécesseurs, ils créent des pièces et des installations où le merveilleux se conjugue à l’inexplicable. Comme dans Vibrations, Notte et Stormy Weather, (présentées au CENTQUATRE-PARIS), les créateurs de Wade in the Water recourent à des procédés techniques fantastiques: jeux d’image pour animer l’espace, ubiquité, métamorphose, vol humain ou lévitation. Hantés par la chute et le ralentissement du temps, Clément Debailleul et Raphaël Navarro conçoivent cette fois un spectacle sur les enjeux de la lutte et de l’acceptation à travers le parcours d’un homme et de sa famille face à une tragédie promise. Ce chemin, inspiré par les travaux de la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross, se fait l’allégorie d’une société face aux drames économiques ou écologiques annoncés. Portés par Wade in the Water, célèbre chant de révolte des esclaves noirs américains et la musique brûlante d’Ibrahim Maalouf, les créateurs conçoivent une métaphore scénique et politique de la finitude. Un spectacle visuel et sans parole qui défie les lois de la pesanteur et du temps. Au moyen d’une interprétation proche du théâtre-danse, qui emprunte à l’écriture cinématographique (ellipses, ralentis, boucles…), les jeux corporels et temporels du danseur Aragorn Boulanger créent une chorégraphie surréelle et déchirée entre l’énigmatique grâce de l’abandon et la nécessité de la résistance.

Couplé à un dessin animé et publié à l’automne 2016 chez Bayard Éditions, le livre de Frédéric Boyer et de Serge Bloch, qui raconte 35 des plus grands récits de l’Ancien Testament, apporte la matière d’une grande soirée littéraire, musicale et animée. L’Orchestre de chambre de Paris, dirigé par Marzena Diakun, accompagne les épisodes animés de ces récits de la Bible projetés sur grand écran dans la nef du CENTQUATRE-PARIS. Des œuvres du répertoire sacré viennent faire écho à la musique de Benjamin Ribolet spécialement composée pour l’ouvrage.

04 décembre

20h30 24 décembre et dimanche/16h

Jouer avec les artifices du spectacle vivant et les arcanes de l’illusion théâtrale. Troubler la perception du spectateur, jusqu’à ce que la magie opère. Tel est le crédo de Clément Debailleul et Raphaël Navarro, créateurs de la Cie 14:20 et pionniers du mouvement artistique de la magie nouvelle.

21h

Bal avec orchestre d’Offenbach à Satie

13 > 24 décembre

création 2016

21 décembre

musique/danse

avec le Théâtre National de Chaillot

«14:20 a changé la face de la magie en l’exfiltrant de la case du divertissement pour en faire un langage artistique, comme le cirque ou la BD des années 1990; ce qu’on appelle la magie nouvelle.» Nicolas Delesalle, Télérama

Clément Debailleul et Raphaël Navarro fondent la Cie 14:20 en 2000. À l’origine, avec Valentine Losseau, du mouvement artistique de la magie nouvelle, celle-ci place le déséquilibre des sens et le détournement du réel au centre des enjeux artistiques et affirme la magie comme un langage autonome, contemporain et populaire. Les artistes de la Cie 14:20 collaborent avec le couturier Jean Paul Gaultier, l’écrivain Michel Butor, le chorégraphe Philippe Decouflé, le chef cuisinier Alexandre Gauthier, la chef d’orchestre Laurence Equilbey, le Cirque du Soleil, le trompettiste Ibrahim Maalouf… conception et mise en scène: Clément Debailleul et Raphaël Navarro/ dramaturgie: Valentine Losseau / chorégraphie: Aragorn Boulanger/ lumières: Elsa Revol/écriture: Aragorn Boulanger, Clément Debailleul, Valentine Losseau, Raphaël Navarro, Elsa Revol/ avec: Marco Bataille-Testu, Aragorn Boulanger, Ingrid Estarque/musique originale: Ibrahim Maalouf/scénographie: Céline Diez/direction technique: Éric Bouché-Pillon/régie générale: Khalil Bessaa/ construction: Willy Defresne, Bernard Painchault Clément Debailleul et Raphaël Navarro sont artistes associés au CENTQUATRE-PARIS.

Au fond du jardin, dans l’ombre, apparaît un lion… et puis un chien… une sauterelle… et puis un perroquet… et un âne…

02 > 04 février

Au bout d’un moment, les animaux sont innombrables. On doit leur trouver un nom.

horaires sur www.104.fr

L’Orchestre de chambre de Paris s’associe à Alexandra Lacroix et à la Compagnie Manque Pas d’Airs pour la création d’un spectacle musical. Les Illuminations, de Britten, sur des poèmes de Rimbaud, sont mis en écho avec des extraits de la Sérénade, de la Simple Symphony, de Britten et autres poèmes. Un ensemble organique d’une vingtaine de musiciens, dirigé par Adrien Perruchon, nous transmet la matière lumineuse et mystérieuse de ces œuvres donnant chair à l’homme et son double, homme à deux épaisseurs interprétées par un ténor et un comédien. Des corps musiciens traversent ces visions hallucinées dans des paysages visuels et sonores aussi contrastés que poétiques.

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Pour certains d’entre eux, c’est très difficile. Serge Bloch et Frédéric Boyer Kuehn Malvezzi Hans Op de Beeck Toutes les bêtes sauvages, tous les oiseaux du ciel, défilent.

pendant ce temps-là… des expositions

© Clément Debailleul

Concert jeune public Les Illuminations

La Création ou les premières paroles, extrait de Bible, les récits fondateurs, de Serge Bloch et Frédéric Boyer, Bayard Éditions, 2016

musique/jeune public

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pendant ce temps-là… des expositions

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Kuehn Malvezzi

Hans Op de Beeck


cirque/musique/théâtre

Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons GRANDE —

théâtre/littérature/performance

07 > 26 janvier

Marie Vialle et 16 > 18 janvier 20h Pascal Quignard La Rive dans le noir Une performance de ténèbres

mercredi > samedi / 20h30 dimanche / 17h relâche les lundis et mardis

création 2016

création 2016 Vimala Pons et Tsirihaka Harrivel nous ont subjugués avec leur jubilatoire De nos Jours (Notes on the Circus), présenté au CENTQUATREPARIS en 2012 et 2014, au sein du collectif Ivan Mosjoukine. Nous les retrouvons avec GRANDE —, leur dernier spectacle où il est question de «revue», de tout passer en revue et de la tradition du même nom. La revue, proche du music-hall qui est lui-même frère du cirque… Ça flirte avec le montage comme au cinéma, le démontage comme au cirque, et le morceau comme en musique!

Auteurs, au sein du collectif Ivan Mosjoukine, du jubilatoire De nos Jours (Notes on the Circus), Vimala Pons et Tsirihaka Harrivel reviennent avec leur nouveau et déroutant spectacle: GRANDE —, c’est l’histoire inachevée d’un spectacle à compléter soi-même par sa vie de spectateur en quittant la salle. Vimala Pons et Tsirihaka Harrivel sont deux sur le plateau, ils passent en revue ce qui leur importe, littéralement, dans la tradition de la grande revue d’actualité: «Re-voir. À nouveau.». «Ce qui a déjà été vu» a la possibilité d’exister, tout comme «ce qui n’a jamais été vu». Ils sont deux avec une force physique, un équilibre physique et une perte physique qui n’appartiennent qu’à leur cirque très personnel. Leur musique est un point d’ancrage: des hymnes et des marches dans la tradition du cirque, non pas pour s’avouer vainqueurs, mais pour s’avouer à eux-mêmes, parce que la victoire n’a rien à voir avec la guerre. Sûrs d’eux-mêmes, ils composent leur premier morceau: La Marche Je ne sais pas. Entourés d’instruments, d’arrangeurs, de trompettes, de claviers, de clarinettes et de synthés, ils jouent la musique en direct. Ils sont deux, donc, dépassés par ce qu’ils mettent en place, et c’est la lutte avec ce dépassement qui sera leur poème: une écriture de cirque célébrant ce qu’il reste à accomplir entre le nécessaire grandiose et le détail de l’inutile. «Avec l’humour comme fanal, Vimala Pons et Tsirihaka Harrivel proposent un cirque inventeur d’actes, qui passe en revue événements et figures, au milieu d’une multitude d’objets aux combinaisons infinies.» Catherine Robert, La Terrasse

Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons sont deux figures du cirque d’aujourd’hui. Ils travaillent ensemble depuis 2005. En 2007, ils assurent la présentation unique du Numéro en 5 épisodes au Centre national des arts du cirque. En 2012, ils créent, au sein du collectif Ivan Mosjoukine, De nos jours (Notes on the Circus). En octobre 2015, ils présentent lors de Nuit blanche à Paris, All Night Revue: Revue 1 à 6, une performance en boucle dans les dépôts SNCF de la Chapelle. Enoctobre 2016, le duo crée GRANDE —. Par ailleurs, Tsirihaka Harrivel a participé à des projets de Christophe Huysman, Mathurin Bolze et Dominique Dupuy. Quant à Vimala Pons, elle est aussi actrice au cinéma, aux côtés de réalisateurs aussi différents qu’Alain Resnais, Jacques Rivette, Benoît Jacquot, Philippe Garrel, Bertrand Mandico, Antonin Peretjatko, Paul Verhoeven, Sébastien Betbeder, Thomas Salvador et Bruno Podalydès.

Formée à l’Ensatt puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, Marie Vialle joue au théâtre (Philippe Adrien, Jean-Louis Benoît, Didier Bezace, Marie-Louise Bischofberger, Luc Bondy, Julie Brochen, Gilles Cohen, André Engel, Alain Françon, David Lescot, Jean-Louis Martinelli, Jacques Nichet, Jean-Michel Rabeux, Stuart Seide et Jean-François Sivadier), et au cinéma. Metteuse en scène, elle a monté trois textes de Pascal Quignard et une pièce d’Olivia Rosenthal. Figure majeure des lettres françaises contemporaines, Pascal Quignard a publié plus d’une quarantaine d’ouvrages dont certains sont adaptés au cinéma: Tous les matins du monde (Gallimard, 1991) l’a révélé au grand public; Terrasse à Rome (Grand Prix du roman de l’Académie française); Les Ombres errantes,(Goncourt, 2002)… Il mène une réflexion originale autour du livre, de la langue et de la musique. Son œuvre est traduite dans le monde entier. Il a fondé le Festival d’opéra et de théâtre baroque de Versailles. de Pascal Quignard/mise en scène et interprétation: Marie Vialle et Pascal Quignard/avec Marie Vialle et Pascal Quignard/ scénographie, costumes: Chantal de la Coste/lumière: JeanClaude Fonkenel/son: Pierre Avia/masques: Cécile Kretschmar/ travail voix: Dalila Khatir/travail corporel: Earline Hopkins éducateur d’oiseaux: Tristan Plot / A Vol d’oiseaux/assistante costumes: Siegrid Petit-Imbert/régie son, vidéo: Hugues Le Chevrel/ direction de production, diffusion: Emmanuel Magis, Anahi

réalisation et conception: Tsirihaka Harrivel & Vimala Pons/régie de création: Elise Lahouassa/régie générale: Florian Méneret/régie son: Manu Laffeach/ musique, paroles, arrangements et dispositif son: Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons/dispositif lumière: Vimala Pons et Tsirihaka Harrivel/costumes: Vimala Pons et Rémi Ledudal/objets et accessoires: Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons/ construction: Mathieu Delangle, Manu Laffeach, Julien Vadet, Marion Abeille, Flavien Renaudon, Elise Lahouassa

Marie Vialle et Pascal Quignard sont en résidence de création au CENTQUATRE-PARIS.

Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons sont artistes associés au CENTQUATRE-PARIS.

© Change is Good

Spectacle également présenté au Monfort du 18 avril au 06 mai.

Après le triptyque composé de Princesse Vieille Reine, Le Nom sur le bout de la langue et Triomphe du temps, la comédienne Marie Vialle et l’écrivain Pascal Quignard renouvellent leur collaboration avec ce quatrième projet intitulé La Rive dans le noir.

© Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons

Pour cette pièce qui sera créée au Festival d’Avignon le 8 juillet 2016, l’auteur de Tous les matins du monde et de Villa Amalia (parmi les textes les plus connus du grand public, parce qu’adaptés au cinéma) sera sur scène au côté de Marie Vialle, comédienne, chanteuse et violoncelliste, et de deux rapaces. Dans le noir total célébré par le maître du manga, Tanizaki, avec un corbeau et des chouettes effraies. Chantal de la Coste signe la scénographie de cette expérience des ténèbres: «Une boîte noire où actrice, oiseaux, écrivain (masques et ombres) se côtoient. Un espace où la moindre apparition ténébreuse semble d’une clarté antérieure.»

«Pascal Quignard, Marie Vialle, accord parfait. Entre eux, c’est de l’histoire ancienne! Douze ans déjà que l’interprète défend, sur scène, des textes de l’écrivain. Ils ont en partage le goût d’une langue précieuse et précise et celui de la musique.» Armelle Héliot, Le Figaro

«Nous enfonçons avec délice dans les Ténèbres et nous leur découvrons une beauté qui leur est propre.» Éloge de l’ombre, Junichirô Tanizaki

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pendant ce temps-là… des expositions

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Circulation(s)

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pendant ce temps-là… des expositions

Serge Bloch et Frédéric Boyer


arts visuels/photographie

Circulation(s) édition 2017

Festival de la jeune photographie européenne

La jeune photographie contemporaine à travers le regard de plus de 40 artistes!

avec l’association Fetart

19 janvier > 05 mars jours et horaires d’ouverture sur www.104.fr

«L’image pulse, s’affiche en RVB et se dissémine en pixels. Elle est variée, ludique, inattendue. Les photographes expérimentent tous les supports imaginables jouent avec des lunettes SD, du papier peint, des autocollants, des découpages, des épingles, des piles de téléviseurs, des smartphones pour les gifs…» Clémentine Mercier, Libération

Balnearios Plus Ultra © Céline Villegas/Circulation(s), édition 2016

The Bears © Alejandra Carles-Tolra/Circulation(s), édition 2016

Le festival Circulation(s) revient proposer pour sa 4e édition au CENTQUATRE-PARIS un regard croisé sur l’Europe à travers la jeune photographie européenne. Il a pour vocation de faire émerger les talents et de créer un réseau de structures européennes. Tremplin pour les jeunes artistes, laboratoire prospectif et innovant de la créativité contemporaine, ce rendezvous occupe une place unique: il est devenu le seul festival de la photographie à Paris. Volontairement éclectique et libre: il est le reflet de la photographie d’aujourd’hui, riche et protéiforme. Autour d’une exposition réunissant près de 40 photographes européens, des activités pédagogiques (visites commentées, projections…) et des ateliers (lectures de portfolios, workshop…) sont mis en place à destination du grand public et des jeunes photographes. Retrouvez notamment Little Circulation(s), exposition entièrement destinée au jeune public – et accrochée à hauteur d’enfant.

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théâtre / cinéma / littérature

une série théâtrale qui parle de cinéma

24 janvier > 05 février

Festival Objectif Aventure

mardi > vendredi/19h30 (2 épisodes) samedi/18h (2 ou 3 épisodes), 19h30 (2 épisodes) dimanche/16h30 (2 ou 3 épisodes), 18h (2 épisodes)

27 > 29 janvier horaires sur www.104.fr

chaque épisode est indépendant et ne nécessite pas d’avoir vu les autres. retrouvez le détail des représentations sur www.104.fr ou directement à la billetterie du CENTQUATRE-PARIS

«Les choses s’impriment deux fois: une fois sur la pellicule, une fois dans le spectateur», écrivait Serge Daney. Comme un prolongement de cette sensation, le collectif ildi ! eldi imagine une expérience théâtrale qui convoque les films de notre vie.

«C’est l’histoire d’un garçon et d’une fille qui ont vu trop de films. C’est l’histoire d’un homme et d’une femme qui confondent le cinéma et la vie. C’est l’histoire de deux amoureux qui aimeraient être Cary Grant et Ingrid Bergman, mais qui s’appellent Antoine et Sophie. C’est l’histoire d’un couple qui parle d’amour, d’enfants, de famille, de peur et de désir avant, pendant et après les projections. C’est l’histoire de deux bavards impénitents qui nous font partager leur intimité au point qu’on est un peu gênés pour eux. C’est l’histoire de deux passionnés qui réussissent à faire des Parapluies de Cherbourg, des Oiseaux, d’Alien, de Dracula et de Bambi les films de notre vie», écrit Olivia Rosenthal. Un couple, face à nous, discute, s’amuse et s’interroge sur le désir et la relation amoureuse. Ils utilisent certains chefs-d’œuvre du 7e art pour nourrir leurs réflexions et nous montrer de nouveau certaines scènes inoubliables. Face à la vraie vie qui ne se produit qu’une fois, revivre un film est une action magique. Ici, avec le cinéma, le couple semble traverser la réalité du film en même temps que sa propre histoire, tandis que nous, spectateurs, pouvons entrer dans une temporalité nouvelle. Pour l’auteure Olivia Rosenthal et les metteurs en scène et interprètes Sophie Cattani et Antoine Oppenheim, l’image et le film sont utilisés pour parler de l’intime et du secret. Chaque épisode aborde un film différent, chaque soirée est composée de deux épisodes de la série, qui se répondent au fur et à mesure que le couple pénètre dans les méandres de la vie amoureuse. Cinq épisodes présentés: Ils ne sont pour rien dans mes larmes sur Les Parapluies de Cherbourg, de Jacques Demy Toutes les femmes sont des Aliens sur Alien, de Ridley Scott Les oiseaux reviennent sur Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock Bambi dans la jungle sur Bambi et Le Livre de la jungle de Walt Disney (nouvelles créations) Tous les hommes sont des Vampires sur les vampires à travers l’histoire du cinéma (nouvelle création)

«Le collectif ildi ! eldi, qui fait toujours du théâtre sérieusement en s’amusant, propose des performances pour raconter à sa façon ces films mythiques et le souvenir qu’ils en ont.» Thierry Voisin, Télérama Pour les ildi ! eldi, le théâtre est une expérience festive et ingénieuse où il fait bon surfer sur les écritures théâtrales contemporaines. Le collectif collabore aujourd’hui avec des auteurs vivants pour inventer un théâtre au plus proche de nos intimités. Après avoir monté Pulsion, de Franz Xaver Kroetz, ildi ! eldi crée notamment Vice-versa, d’après Will Self, L’Argent, d’après Christophe Tarkos, Shakespeare Is Dead, Get over It !, de Paul Pourveur, Les guêpes de l’été nous piquent encore en novembre, d’Ivan Viripaev et 11 septembre 2001, de Michel Vinaver. création: ildi ! eldi/textes: Olivia Rosenthal/ mise en scène et interprétation: Sophie Cattani et Antoine Oppenheim/vidéo : Antoine Oppenheim, Colas et Mathias Rifkiss/lumières: Ludovic Bouaud ildi ! eldi est artiste associé au CENTQUATRE-PARIS et au réseau des Théâtres

© Rosan Harmens Nigardsbreen – Norvège

ildi ! eldi et Olivia Rosenthal Antoine et Sophie font leur cinéma

cinéma/voyage

retrouvez le spectacle en tournée avec le CENTQUATRE ON THE ROAD (voir p.76)

Terres d’Aventure, spécialiste du voyage à pied, et Grand Nord Grand Large, spécialiste du voyage polaire, organisent la troisième édition du festival Objectif Aventure au CENTQUATRE-PARIS. Avec la projection d’une vingtaine de films, la programmation de ce rendez-vous, présidé par le réalisateur Luc Jacquet, s’annonce époustouflante: toujours plus d’expéditions extraordinaires, de défis sportifs horsnormes, de solidarité entre les peuples et de rêves qui se concrétisent. Pendant trois jours, Paris sera placée sous le signe de l’aventure sur grand écran! La compétition sera serrée lors de cet événement unique, passerelle entre le monde de l’aventure et celui du 7e art. Et pour chacun des films projetés, le réalisateur ou un acteur majeur sera présent afin d’échanger avec le public. Le programme éclectique révèle des épopées aussi grandioses les unes que les autres au cours desquelles les voyageurs qui repoussent leurs limites ont tous un point commun: la passion. Les images emmènent le spectateur, comme pour suivre le fil conducteur du festival: le dépassement, humain ou sportif, de soi. Et quand les lumières se rallument, il reste l’envie de voyager, de prendre la route à son tour, ou de continuer à rêver tout simplement.

«Amateurs de grands espaces et d’émotions fortes, cap sur ce festival consacré aux films d’aventure.» Télérama

© J. Oppenheim

information: www.terdav.com/festival-objectif-aventure

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pendant ce temps-là… des expositions

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Circulation(s)

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pendant ce temps-là… des expositions

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Circulation(s)


performance/arts visuels/littérature

Noëlle Renaude et Grégoire Strecker/ Cie Champ 719 Que ça y vive autrement

avec le Studio-Théâtre de Vitry

21 > 25 février

théâtre /musique/littérature

Thomas Bellorini Le Dernier Voyage de Sindbad, d’Erri de Luca

19h30

C’LE CHANTIER

22 février 20h

Hanté par la thématique de l’exil, Thomas Bellorini créait en 2014 À la périphérie, de Sedef Ecer. Admiratif de l’œuvre d’Erri De Luca, il monte l’un de ses rares textes dramatiques, L’ultimo viaggio di Sindbad (Einaudi, traduit en français par Danièle Valin chez Gallimard). Un spectacle musical en hommage aux passagers du monde.

Sindbad, capitaine d’un vieux bateau, transporte des «marchandises humaines». Inspiré du personnage des Mille et Une Nuits, ce marin accueille en sa soute des migrants qui rêvent d’un eldorado européen. Passagers de la malchance, ce sera pour tous un dernier voyage. S’il fait référence à un bateau albanais, coulé par un navire de guerre italien en 1997, ce récit poétique et politique est universel. Italien lui aussi, féru de musique et de poésie, Thomas Bellorini se saisit de ce conte tragique pour évoquer la grande Histoire qui bégaie. Si le texte d’Erri De Luca fait écho aux drames des migrants, son histoire s’ancre dans bien d’autres récits. Aux confins de légendes et de rites, comme une ode désespérée à la vie. Ébloui par l’écriture chorale de ce texte, Thomas Bellorini – qui a une formation de chef de chœur – entend restituer cette multitude de voix. En puisant par ailleurs dans les vers d’Aller simple (Gallimard), un recueil de poésies de l’écrivain italien sur ce thème des migrants, en proposant une distribution multiculturelle (un Italien, une Hongroise, une Turque, une Canadienne et une Iranienne), en créant un climat sonore de langues… Avec douze interprètes au plateau, dont une artiste aérienne, la musique d’Orient et d’Occident pour fil conducteur, dans un décor épuré, Thomas Bellorini nous fera entendre ce funeste voyage.

texte: Erri De Luca/traduction: Danièle Valin/mise en scène et direction musicale: Thomas Bellorini/ avec (en cours): Brenda Clark, Anahita Gohari, Stanislas Grimbert, Gulay Hacer Toruk, Simon Koukissa, Adrien Noblet, Céline Ottria, Christian Pascale, Francois Perache, Zsuzsanna Varkonyi, Jonathan Zeugma/lumière: Victor Arancio/son: Nicolas Roy Le texte a été édité chez Gallimard en mai 2016. Thomas Bellorini est en résidence au CENTQUATRE-PARIS.

© Antoine Strecker

«Thomas Bellorini a un sens profond de la poésie des textes et des êtres.» Armelle Héliot, Le Figaro

Directeur artistique de la Compagnie Gabbiano, Thomas Bellorini est musicien, metteur en scène, interprète et pédagogue à l’école Claude-Mathieu. Compositeur de plusieurs musiques de spectacles, il met en scène des spectacles musicaux: Soleil noir, autour de Barbara, 2008; Pinocchio, de Carlo Collodi, 2010; À la périphérie, de Sedef Ecer, 2015; directeur musical et arrangeur, Thomas Bellorini a travaillé sur Piaf, l’ombre de la rue, mis en scène par Jean Bellorini.

Avec Zones (Gallimard, 1997), l’écrivain voyageur Jean Rolin qui a reçu le prix Albert Londres en tant que journaliste en 1988 et le prix Médicis pour son roman L’Organisation en 1996, raconte des paysages urbains censés être familiers. Des zones connues mais perdues de vue, devenues des terres étrangères. Noëlle Renaude voit également dans ce texte une écriture du mouvement, circulatoire et précise, une écriture qui extrait bout à bout, détail par détails, des pans de territoires annexes, pour en dégager des plans larges, voire des panoramas… La Bonne Distance (revue de Poésie REHAUTS, 2005) est un discours tenu par une personne qu’on voit, et qui, elle, voit et nous dit ce que nous ne voyons pas et qui ne nous sera jamais montré mais qui est. La Bonne Distance décrit du dedans un homme du dehors, un sans-abri, un pauvre, un exclu. Que ça y vive autrement, conçu comme un projet d’«écriture en images» par Noëlle Renaude et Grégoire Strecker, propose une troublante errance en terres urbaines. Décalage du regard, déplacement immobile. Pour vivre cette expérience de dépaysement, le public est invité à regarder et à écouter dans un espace lui aussi décalé, réinventé. Remettre en jeu le cadre de la parole, de celui qui parle et ceux qui écoutent, afin que ce qui n’est pas ou plus vu puisse nous atteindre. «Un jeune metteur en scène, bourré de talents. Un travail qui s’inscrit à mi-chemin entre les esthétiques de Claude Régy et Patrice Chéreau: il s’est placé sous leurs auspices avec une patte qui n’appartient qu’à lui.» Joëlle Gayot, France Culture

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Né en 1984, formé au conservatoire régional de Strasbourg, Grégoire Strecker assure depuis 2009 les mises en scènes au sein de la Cie Champ 719 (C’est seulement que je ne veux rien perdre d’après La Dispute, de Marivaux, au CENTQUATREPARIS et au Studio – Théâtre de Vitry). Pour la saison 2017/2018, il mettra en scène Une hache pour briser la mer gelée en nous / Feydeau, au CDN de Nanterre-Amandiers. Née à Boulogne-sur-Seine, après des études d’histoire de l’art et de langues orientales et des collaborations à diverses revues, Noëlle Renaude se consacre au théâtre. Son écriture inventive et jubilatoire fait se croiser des personnages souvent désemparés, pris dans des monologues entrecroisés et des dialogues superposés. Son œuvre théâtrale compte aujourd’hui une trentaine de textes dramatiques. conception et réalisation: Noëlle Renaude et Grégoire Strecker/vidéo: Thomas Prullière/chef opératrice: Julia Mingo/ montage: Marie Vermillard/dramaturgie: Julie Sermon/conception du dispositif scénique: Nicolas Ameil. pour Zones (extraits) de Jean Rolin: acteur: Benjamin Candotti- Besson/ direction: Grégoire Strecker. pour La Bonne Distance, de Noëlle Renaude, publication in 25 Petites pièces d’auteur, éditions Théâtrales 2007/acteur: Grégoire Strecker / direction: Noëlle Renaude

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Circulation(s)

© Pierre Dolzani

Ce projet construit autour de deux écritures, – celle de Jean Rolin avec Zones, et celle de Noëlle Renaude avec La Bonne Distance –, se déploie dans un dispositif au carrefour de l’exposition, de la représentation et de la vidéo.

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théâtre/performance/culinaire

Sébastien Barrier Savoir enfin qui nous buvons

théâtre/arts visuels/musique

24, 25 février et 03, 04 mars

Sébastien Barrier, Nicolas Lafourest, Benoît Bonnemaison-Fitte Chunky Charcoal

19h

Déguster un vin naturel en compagnie de Sébastien Barrier, c’est faire fi des considérations œnologiques pour ouvrir les vannes d’un bavardage sans modération. Installés comme au bistrot, on boit les paroles du comédien avec délice. Loin de lorgner au fond du fût, il nous emmène à la rencontre de ceux qui se cachent derrière l’étiquette: des vignerons exigeants, amoureux de leur terroir, qui sont devenus ses proches.

Célébration du présent. À travers sept vins naturels du Val-de-Loire, entre muscadets et touraines, tous affluents de la dive bouteille – celle qui parle et fait parler Sébastien Barrier sans modération. En camelot, clown, performeur, bonimenteur, prêcheur, acteur, chanteur, slameur, chansonnier, conférencier, il fuit la technicité de l’œnologue, ses codes, ses énoncés stéréotypés, et ce qu’affiche une étiquette. Il chante moins le terroir que ceux qui l’habitent et cultivent sans produits ajoutés ce qu’ils versent au vivre ensemble. La seule authentique appellation d’origine est celle d’une personne. Qui buvonsnous? Répondre à cette question, c’est s’exposer à la rencontre. À manifester sa fraternité. À parcourir, depuis la table, le domaine de vignerons exigeants devenus des proches du conteur. Ils visitent les spectateurs dans les photos de Yohanne Lamoulère projetées dans un dispositif mi-bistrot, mi-salle de spectacle, et nous invitent à déguster leurs crus, tandis que Sébastien Barrier dispense ses commentaires à ras bord. Dans les accords de sa Fender Telecaster, c’est aussi sa propre vie qu’il sert, ses observations, ses récoltes et ses maturations. Son addiction au vin autant qu’au verbe trouve écho dans le Journal d’un morphinomane, texte écrit par un médecin au XIXe siècle. Ses expériences de l’ivresse scandent ses souvenirs d’égotisme, un art de la digression bien concerté sous son apparence improvisée, l’expérience de ce qu’il nomme une «écriture orale», ce qui s’appelle un style. Savoir enfin qui nous buvons est également devenu un livre, paru aux éditions Actes Sud en janvier 2016.

28 février > 02 mars 20h30

de et avec Sébastien Barrier/et les vignerons et vigneronnes: Marc Pesnot, Agnès et Jacques Carroget, Jérôme Lenoir, Agnès et René Mosse, Pascal Potaire et Moses Gadouche, Thierry et Jean-Marie Puzelat, Noëlla Morantin/photographies: Yohanne Lamoulère, Picturetank/ typographies: Benoît Bonnemaison-FitteBonnefrite/regards: Benoît BonnemaisonFitte-Bonnefrite, Catherine Blondeau, Laurent Petit

© Nicolas Joubard

«Le Barrier est un vin qui vieillit bien, dans lequel l’écriture-parole est une matière qui se sédimente. Et ce qui est sûr, c’est que chez lui les mots ne forment plus un tas, mais coulent comme un breuvage euphorisant.» Fabienne Darge, Le Monde

Expérience textuelle, musicale et graphique, objet polymorphe et jubilatoire, cette performance à six mains explore toutes les voies/voix d’une pensée en train d’éclore.

Un micro, deux guitares et des batteries. Une immense toile blanche en arrière-plan, et les talents réunis de trois poètes insolites. Sébastien Barrier, Benoît Bonnemaison-Fitte et Nicolas Lafourest mettent en voix, en musique et en images un récit de la perte. De l’abandon et de la perdition… Bonimenteur hors-pair, connu pour ses frasques improvisées et jubilatoires, Sébastien Barrier nous invite à déambuler dans son espace mental. Fulgurances poétiques, associations d’idées, pensée arborescente. La parole fuse pour dire, mine de rien, tout ce que nous «pouvons, craignons, risquons de perdre, ce que nous avons déjà perdu et tout ce que nous perdrons…» En écho à cette logorrhée chaotique, Benoît Bonnemaison-Fitte, au crayon et à la batterie, noircit en direct la grande page blanche. Des mots apparaissent comme des traces. Un témoignage graphique rend visible la pensée en train d’éclore. Autre résonance à cette cartographie du cerveau, le guitariste Nicolas Lafourest offre ses lignes mélodiques. Le rythme de la batterie et les riffs de guitare s’entrelacent avec les mots, les éclairent et les nourrissent. Il en résulte une étonnante performance qui s’adresse à nos souvenirs. Un long poème à six mains, dans lequel alternent des phases d’effervescence avec d’autres, plus contemplatives.

D’origine sarthoise, Sébastien Barrier commence une faculté d’histoire et de lettres au Mans, avant de se lancer dans le théâtre. Il apprend le cirque et le jonglage, tourne avec plusieurs compagnies. C’est au sein de la compagnie du théâtre de rue le Phun, à Toulouse, qu’il crée le personnage de Ronan Tablantec (clown un peu décadent) et le spectacle du même nom. En mai 2013, il crée Savoir enfin qui nous buvons au Channel, à Calais, puis Chunky Charcoal, en 2015, à l’occasion du festival Mythos à Rennes, avec le dessinateur Benoît Bonnemaison-Fitte et le guitariste Nicolas Lafourest. paroles: Sébastien Barrier/dessins, batterie: Benoît Bonnemaison-Fitte/ guitare: Nicolas Lafourest

© Angélique Lyleire

«C’est juste qu’avec le barré Barrier, toute rencontre, toute situation, tout aléa du quotidien est susceptible de fournir un matériau combustible contribuant à alimenter la chaudière créative.» Gilles Renault, Libération

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musiques/hiver

musiques/hiver rock/littérature

Virginie Despentes avec Zëro Requiem des innocents 25 janvier

concert inédit avec invités

«Arman Méliès déploie une écriture noire et sensible, un intérêt pour les textures sophistiquées et une vision du monde qui ne manque ni de puissance ni de nuance.» Maxime Delcourt, Les Inrockuptibles

20h30

Marc Nammour, Serge Teyssot-Gay et Cyril Bilbeaud (Zone Libre) Debout dans les cordages

© Franck Loriou

by Art Point M/N.A.M.E. festival

18 février à partir de 21h30

lecture-concert improvisée d’après Cahier d’un retour au pays natal, d’Aimé Césaire

20 janvier 20h30

Avec Debout dans les cordages, le trio formé par Serge TeyssotGay (guitare électrique), Cyril Bilbeaud (batterie) et Marc Nammour (voix) fait superbement (re)jaillir sur scène Cahier d’un retour au pays natal, texte fondamental d’Aimé Césaire.

Écrit en 1939 par Aimé Césaire dans un style très libre, sous l’influence du surréalisme et sous l’impulsion de la révolte, Cahier d’un retour au pays natal a posé les (vibrantes) fondations du concept de négritude. Avec ce texte, chant d’amour pour les Antilles autant que cri d’indignation face à l’abjection du colonialisme, le poète martiniquais donne voix à l’homme noir et lui confère cette dignité que le Blanc s’acharne à lui dénier. Porter à la scène un tel texte, né d’une impérieuse nécessité intérieure, constitue un vrai défi – défi que relève superbement avec Debout dans les cordages le virulent trio formé par Serge Teyssot-Gay (guitare électrique), Cyril Bilbeaud (batterie) et Marc Nammour (voix). Tous deux Membres (entre autres) de Zone libre, groupe de rock aussi vigoureux qu’aventureux, Teyssot-Gay et Bilbeaud génèrent ici une musique abrasive, comme écorchée vive, sur laquelle viennent se heurter les mots de Césaire, proférés avec une ferveur compulsive par Nammour, membre du groupe hip-hop La Canaille. Créé en janvier 2013 au Havre, dans le cadre du festival littéraire Le goût des autres, Debout dans les cordages ne se répète jamais à l’identique, l’improvisation étant chevillée au corps du projet – un corps férocement vivant, à l’image du texte incandescent d’Aimé Césaire. «Entouré de Cyril Bilbeaud à la batterie et du rappeur Marc Nammour, Serge Teyssot-Gay, l’ancien guitariste de Noir Désir, vient nous livrer ici sa lecture musicale du Cahier d’un retour au pays natal, d’Aimé Césaire. Un spectacle qui s’annonce aussi révolutionnaire et surréaliste que l’auteur de talent dont il s’inspire.» Marie-Catherine Mardi, Télérama.fr

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NUIT104 CARNAVAL ÉLECTRO #4

SDP

Après avoir fait ses armes au sein de plusieurs groupes (en particulier eNola), Arman Méliès a entamé au début des années 2000 une trajectoire solo qui, depuis son premier mini-album (Le Long Train lent et les beaux imbéciles, 2003), va crescendo. Se référant au cinéaste-magicien Georges Méliès ainsi qu’à l’iconoclaste plasticien Arman, son nom de scène lui sied à merveille, reflet parfait de l’univers décalé et chatoyant de ce musicien-(en) chanteur à la voix profonde. Sous influence du rock autant que de la chanson française, Arman Méliès pratique une musique fièrement apatride et foncièrement intrépide, toujours tendue vers un ailleurs. Chez lui, sens de l’immédiateté et goût de la sophistication se mêlent avec bonheur dans des chansons dont l’éclat mélodique, rehaussé par des arrangements finement ouvragés, n’a d’égal que le relief poétique. À l’automne 2015, il fait paraître son cinquième album, Vertigone, qui rompt avec la rigueur synthétique du précédent (AM IV, 2013) pour s’adonner sans modération à l’ivresse électrique d’un rock toutes guitares en avant. Les deux flamboyantes chansons placées au début et à la fin de l’album (Constamment je brûle et Le Volcan, même) le suggèrent de splendide manière: c’est un feu qui, tout du long, se propage ici, et qui laisse présager d’un bel embrasement scénique.

© Julien Jaulin

Créateur d’un univers décalé et chatoyant, à cheval entre le rock et la chanson française, Arman Méliès fait halte au CENTQUATRE-PARIS dans le cadre de la tournée accompagnant son nouvel album, le brûlant Vertigone.

électro/activités insolites

pendant ce temps-là… des expositions

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Kuehn Malvezzi

Hans Op de Beeck

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© Josselin Ligné

Arman Méliès 08 décembre Petite éclipse 20h30 entre amis

rock/littérature

Porté par la voix ardente de Virginie Despentes et la musique intense du trio Zëro, le viscéral Requiem des innocents, de Louis Calaferte, (re)jaillit sur scène avec toute sa fulgurance originelle.

Paru en 1952, Requiem des innocents est le premier livre de Louis Calaferte, écrivain majeur auquel on doit également Septentrion et La Mécanique des femmes. Puisant dans ses (douloureux) souvenirs d’enfance, l’écrivain développe ici un récit d’apprentissage à la dure, porté par une langue drue, puissante, dont la virulence et la truculence évoquent Céline ou Cendrars. Marquée à vie par le livre, Virginie Despentes a proposé à ses amis musiciens de Zëro, groupe de rock prospectif et abrasif, de relever avec elle le défi d’une adaptation pour la scène. «Ça ne s’invente pas, une mélopée pareille: ça remonte, de la chair à la langue» entend-on notamment dans Requiem des innocents. Et ça remonte avec force jusqu’aux oreilles et à la chair du spectateur, secoué en profondeur par la transposition scénique, électrique et organique, que Zëro et Virginie Despentes offrent de ce texte initiatique. Il ne s’agit pas d’une lecture musicale mais plus exactement d’une mise en voix, en corps et en musique des mots de Calaferte. Debout au centre de la scène, Virginie Despentes décoche ces mots percutants, de sa voix grave au débit bien ajusté. Derrière elle, dans la semi-pénombre, les trois membres de Zëro délivrent une intense et obsédante musique atmosphérique. Grâce à eux, à leur (ré)appropriation intime du texte, Requiem des innocents retentit plus vivant et vibrant que jamais.

Lancé en 1991 et piloté par la plasticienne/vidéaste Fanny Bouyaguy, le très dynamique collectif Art Point M s’est imposé comme une référence en matière de création artistique événementielle. On lui doit en particulier le festival N.A.M.E., dédié aux musiques électroniques, qui transforme le département du Nord en un immense dancefloor. Depuis 2014, Art Point M assure également la conception du Carnaval électro, devenu l’un des principaux rendez-vous festifs de la saison du CENTQUATRE-PARIS. Cette année encore, Fanny Bouyaguy et ses acolytes investissent les lieux pour y déployer une bacchanale haute en couleurs et riche en rythmes, renouvelant le rite ancestral du carnaval avec une inventivité aussi pétillante que percutante. Inutile d’essayer de résister: triés sur le volet et gonflés à bloc, DJ’s, VJ’s et autres performeurs vont immanquablement vous faire chavirer sous leurs assauts et vous entraîner dans la liesse jusqu’au bout de la nuit! «Organisé par le collectif Art Point M, c’est le rendez-vous des clubbeurs costumés. Ils pourront se déhancher toute la nuit sur deux dancefloors aux sons 100% électro.» Le Parisien

«La plus rock’n’roll de nos écrivains favoris vient nous confier ici des extraits de ses livres de chevet en musique, en compagnie du groupe Zëro. La soirée risque de décoiffer. On y court.» Marie-Catherine Mardi, Télérama.fr © Josselin Ligné

pop

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pendant ce temps-là… des expositions

Serge Bloch et Frédéric Boyer

Circulation(s)


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printemps

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été

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danse

Kaori Ito et Olivier Martin-Salvan Religieuse à la fraise

danse/focus cultures urbaines

14 > 16 mars

Cie Black Sheep FACT

19h30

Dirigée par Johanna Faye et Mustapha Saïd Lehlouh, la compagnie Black Sheep explore un terrain chorégraphique résolument contemporain, en tendant vers un au-delà du hip-hop. À la fois spontanée et stylisée, leur nouvelle création, FACT, se fait l’écho vibrant de la vie dans les grandes villes modernes.

conception artistique: Kaori Ito, Olivier Martin-Salvan et Benjamin Lazar/ interprétation: Kaori Ito et Olivier MartinSalvan/assistanat chorégraphique: Gabriel Ken Yoeng Wong/collaboration aux costumes: Julia Brochier/assistanat: Mathilde Hennegrave

© Kenny Singaye

© Sebastien Normand

Comédien – chanteur, Olivier MartinSalvan est formé à l’École Claude Mathieu. Il travaille régulièrement avec Benjamin Lazar, Pierre Guillois, Valère Novarina, Aurélien Bory… Catalyseur d’équipes, Olivier Martin-Salvan reste interprète même lorsqu’il prend part à la conception de spectacles: O Carmen, opéra clownesque mis en scène par Nicolas Vial, Pantagruel mis en scène par Benjamin Lazar (nominé en 2014 et 2015 pour le Molière du meilleur comédien dans un spectacle de théâtre public), Ubu création collective au Festival d’Avignon 2015. Il est, depuis 2014, artiste associé au Quartz, scène nationale de Brest.

Créée en 2014 au Festival d’Avignon, dans le cadre du stimulant module Sujets à vifs, Religieuse à la fraise est une pièce aussi improbable que délectable. Comme son titre savoureux le suggère, sa composition se révèle tout à fait singulière. D’un côté, la menue danseusechorégraphe japonaise Kaori Ito (40 kilos) et, de l’autre, le charnu comédien-chanteur français Olivier Martin-Salvan (120 kilos). La belle et la bête, l’ogre et la petite fille, Titi et Grosminet, Laurel et Hardy: à les voir, on pense immédiatement à des figures archétypales et l’on se demande qui va croquer (ou craquer pour) qui… Au final, c’est le spectateur qui se régale devant ce duo/duel «hénaurme» et hors norme, conçu avec la collaboration artistique de Benjamin Lazar. Tout du long, les deux interprètes défient les lois de la gravité (et de l’hérédité) avec une inventivité gourmande. Sans autre musique que le son de leurs corps et de leurs souffles, ils se toisent et s’apprivoisent, se palpent et s’attrapent, se contorsionnent et s’émulsionnent, ne semblent parfois former qu’un seul corps, pétrissant et unissant leurs différences (corporelles et culturelles) en une même pâte – garantie sans grumeaux. De ce malaxage entre danse et performance il résulte une pièce très joliment montée, d’une délicieuse étrangeté. «La Religieuse à la fraise est un délicieux duo entre un gros poilu (120 kilos) et une grignette lisse à l’énergie débordante. Tour à tour monstre à deux corps, sumo pas très doué, bestiole agaçante, les deux cherchent les points de jonction entre deux états physiques opposés. Réunion parfaite des différences.» Marie-Christine Vernay, Libération

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16 et 17 mars 20h

Tous deux issus de la sphère effervescente du hip-hop, Johanna Faye et Mustapha Saïd Lehlouh –surnommé «Darwin» – ont fondé la compagnie Black Sheep, avec laquelle ils mènent une recherche chorégraphique en prise directe avec notre temps. Dans le prolongement du très remarqué duo Iskio, dont ils étaient à la fois les concepteurs et les interprètes, ils présentent aujourd’hui FACT, une pièce de groupe inscrite au cœur de la réalité urbaine contemporaine. «Les grandes villes sont le reflet de notre société, précisent Johanna Faye et Mustapha Saïd Lehlouh. Avec FACT, nous voulons montrer comment notre environnement, l’architecture, le flux ont un impact sur notre identité. L’effet de masse et les tourbillons du flux nous donnent souvent l’impression d’être dépassés et de passer à côté de nos vies. Ce qui nous intéresse dans la réalité urbaine est vraiment le contraste, et souvent le paradoxe, entre les situations concrètes et les vies (sensations) qui y sont hébergées.» Puisant son irrépressible énergie à la source du hip-hop tout en élargissant son horizon esthétique, FACT se détourne de la vaine virtuosité technique pour mieux se focaliser sur l’essentiel: le mouvement. Scandée par une création musicale originale très tonique et rehaussée par une scénographie sophistiquée, la pièce emporte danseurs et spectateurs dans un flux riche en remous et reliefs. Un corps-à-corps palpitant avec l’ici et maintenant.

Née au Japon, Kaori Ito a été interprète pour Philippe Decouflé, Angelin Preljocaj, Alain Platel et James Thierrée avant de se lancer elle-même dans l’aventure chorégraphique dans le cadre de collaborations, avec Aurélien Bory ou Olivier Martin-Salvan, ou pour sa propre compagnie. Artiste polymorphe, elle réalise également des vidéos, des peintures et collabore régulièrement au théâtre avec Édouard Baer et Denis Podalydès. En 2015, elle reçoit le prix Nouveau talent chorégraphie de la SACD et est nommée chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. Avec Je danse parce que je méfie des mots, sa dernière création en date, présentée au CENQUATRE-PARIS, en 2016, Kaori Ito partage la scène avec son père artiste, Hiroshi Ito dans un émouvant duo.

Concoctée et interprétée par la danseusechorégraphe Kaori Ito et le comédien-chanteur Olivier Martin-Salvan, Religieuse à la fraise est une irrésistible gourmandise franco-japonaise, dont la légèreté ludique n’a d’égale que l’incongruité poétique.

avec l’Espace 1789 de Saint-Ouen

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Du milieu underground aux scènes de théâtre prestigieuses, Johanna Faye a collaboré avec des chorégraphes tels que Sébastien Ramirez, Amala Dianor, Jérémie Bélingard, Tishou Aminata Kane et Sylvain Groud. Mustapha Saïd Lehlouh, alias «Darwin», a travaillé, quant à lui, sur plusieurs projets avec Constanza Macras, Mickaël Le Mer, Storm, Norma Claire et Sébastien Ramirez. Tous deux issus du milieu hip-hop, ils ont développé au fil des années leurs propres styles de danse – Johanna affirmant sa singularité par une gestuelle très expressive aux sources multiples et Mustapha «Darwin» par une musicalité irrésistible. création: Cie Black Sheep/chorégraphie: Johanna Faye, Mustapha Saïd Lehlouh/ interprétation: Ilyess Benali, Théophile Bensusan, Marvin Kemat, Jérôme Fidelin, Linda Hayford, Muſtapha Saïd Lehlouh, Johanna Faye/composition: Awir Léon/ lumière: Cyril Mulon


danse / focus urbaines

Radhouane El Meddeb Heroes création 2016

avec La Villette

17 > 19 mars

Jacques Gamblin et Bastien Lefèvre 1 heure 23’ 14’’ et 7 centièmes

21h dimanche/17h

Nouvelle pièce de Radhouane El Meddeb, à la structure infiniment vivante, Heroes constitue une exaltante célébration du plaisir libérateur de danser à la fois seul(s) et ensemble.

Avant Heroes, il y a eu Heroes, prélude, pièce courte (20 minutes) créée au Panthéon en avril 2015, que Radhouane El Meddeb a ressenti le besoin de concevoir en observant longuement, intensément, ces jeunes danseurs qui investissent, seuls ou en petits groupes, les espaces ouverts de la nef Curial du CENTQUATRE-PARIS pour s’adonner à leur art, dans une grande mosaïque de gestes et de musiques. Bien plus qu’un prolongement, Heroes constitue un approfondissement de ce projet initial. D’une durée de 75 minutes, cette nouvelle pièce s’incarne en 9 danseurs – jeunes et moins jeunes, pour certains déjà présents dans le prélude – qui s’agitent et s’évitent, s’effleurent et s’éloignent, partagent leurs énergies et mélangent leurs désirs, apprennent fébrilement à être ensemble, à faire corps, entre solitude de l’individu et amplitude du collectif. À les voir danser ainsi, dans le bonheur de l’épuisement et la fièvre de la communion, on a le sentiment qu’ils se situent au bord d’une catastrophe ou au cœur d’une tragédie – à l’endroit même de notre temps présent? Infiniment vivante et accueillante, la pièce rassemble ses interprètes en un organisme commun sans abolir la singularité de chacun(e), et fait puissamment résonner ces mots de Radhouane El Meddeb: «Dansons, dansons… C’est tout ce que nous avons à faire. Dansons, dansons… C’est tout ce qu’il nous reste à faire.» «Amateurs de hip-hop, popping, breakdance, danse indienne…, tous passionnés et profondément engagés dans leur pratique, ils mêlent leurs énergies et leurs talents dans une chorégraphie qui transcende la prouesse.» Agnès Santi, La Terrasse

théâtre / danse

22 mars > 02 avril 20h30 dimanche/17h relâche les 27, 30 et 31 mars

Originaire de Tunis où il a suivi une formation à l’Institut supérieur d’art dramatique, Radhouane El Meddeb s’installe en France en 1996 avec l’envie de se frotter à d’autres disciplines. Il crée son premier solo en 2005, expérience vitale et révélatrice qui le fait entrer dans la danse et devenir chorégraphe-interprète. Artiste associé au CENTQUATRE-PARIS depuis 2011, il y a présenté la performance culinaire et dansée (Je danse et je vous en donne à bouffer, 2011 et 2012, Sous leurs pieds, le paradis, 2013, À L’étroit 2011 et la pièce de groupe Au temps où les Arabes dansaient …, 2014). Apportant son regard de chorégraphe sur le cirque, il crée le spectacle Nos limites interprété par Matias Pilet et Alexandre Fournier, présenté dans le cadre de SÉQUENCE DANSE PARIS 2013 et repris l’année suivante. conception, chorégraphie: Radhouane El Meddeb/collaborateur artistique: Moustapha Ziane/interprètes (en cours): Aston Bonaparte, William Delahaye, Arnaud Duprat, Kim Evin, Annabelle Kabemba, Smail Kanoute, Brice Rouchet, Sandra Sainte Rose/scénographie: Annie Tolleter / lumières: Xavier Lazarini/création son: Frédéric Deslias, Olivier Renouf/ costumes: Cidalia Da Costa retrouvez le spectacle en tournée avec le CENTQUATRE ON THE ROAD (voir p.77) © Pascal Gely

Radhouane El Meddeb est artiste associé au CENTQUATRE-PARIS.

Avec 1 heure 23’ 14” et 7 centièmes, Jacques Gamblin renouvelle sa collaboration avec Bastien Lefèvre. Une performance chorégraphique et poétique sur la figure duelle du coach et de l’athlète, formidablement incarnée par deux complices interprètes.

Dans Tout est normal, mon cœur scintille (2010), Jacques Gamblin effectuait en compagnie de deux danseurs, dont Bastien Lefèvre, un improbable voyage au centre de l’humain. Une fresque poético-vasculaire drôle et élégante. Avec 1 heure 23’ 14” et 7 centièmes, le comédienécrivain fait à nouveau équipe avec ce danseur remarquable. Dans cette création à la croisée du théâtre et de la danse, nourrie d’un motif sportif, ils sont deux hommes en mouvement. Un coach et un athlète, avec la scène comme aire de jeu, et la liberté comme ligne d’horizon. Un lien subtil unit ces deux individus en quête d’un dépassement, physique, mental, spirituel. À partir d’une écriture de plateau qui mêle le langage du corps (entre mime, danse contemporaine et acrobatie circassienne…) à un verbe éclectique (style fuselé et aérien, simples borborygmes, esperanto de connivence…), Jacques Gamblin et Bastien Lefèvre composent une forme scénique originale. Tissage d’ordinaire et de sublime. Trivialité de l’entraînement, échappées oniriques sous des halos de lumière. Fusion de la grâce et du burlesque… 1 heure 23’ 14” et 7 centièmes décline le thème de l’emprise sportive en fresques dansées et pensées. Une performance corporelle et textuelle, une écriture au cordeau qui touche à l’absurde et à l’universel. Un voyage au bout de la vie chaplinesque, sensible, tout en souplesse…

© Agathe Poupeney

«Avec le danseur Bastien Lefèvre, Jacques Gamblin offre aujourd’hui un spectacle à la croisée des arts. L’un, le coach, a les mots. L’autre, l’athlète, a le geste. Deux hommes en quête d’exploits qui transpirent, rient, se cognent dessus. Parfois cruel, toujours passionné.» Nedjma Van Egmond, Aujourd’hui en France Magazine

Jacques Gamblin s’est imposé depuis une vingtaine d’années dans le paysage du cinéma français aux côtés de grands réalisateurs. Il met aussi élégance, humour, légèreté et poésie au service de créations théâtrales. Bastien Lefèvre, issu de la formation Coline, à Istres, en 2008, travaille avec Michel Kelemenis et Thierry Thieû Niang. En 2010, le spectacle Tout est normal, mon cœur scintille, est l’occasion d’une première collaboration entre l’acteur-auteur et le danseur-chorégraphe. En 2013, Jacques Gamblin présente au CENTQUATRE-PARIS, Ce que le djazz fait à ma djambe, création musicale écrite en complicité avec le compositeur Laurent de Wilde, et La nuit sera calme, de Romain Gary. Parallèlement, Bastien Lefèvre poursuit ses collaborations avec Hervé Robbe, Héla Fattoumi et Eric Lamoureux, Kevin Jean et Christian Ubl… textes: Jacques Gamblin/chorégraphie: Bastien Lefèvre/assistante à la mise en scène: Domitille Bioret/assistante à la chorégraphie: Catherine Gamblin-Lefèvre/ scénographie: Alain Burkarth /lumières: Laurent Béal/costumes: Marilyne Lafay/ sélection musicale: Bastien Lefèvre/ staff d’entraînement: Anne Bourgeois et Yannick Hugron/régie générale: Pierre Marteau/régie son: Marc de Frutos/ assistante de tournée: Tina Hollard. Jacques Gamblin et Bastien Lefèvre sont en résidence de création au CENTQUATRE-PARIS.

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pendant ce temps-là… une exposition

Zimoun


arts visuels/performance

Zimoun

à partir du 23 mars jours et horaires d’ouverture sur www.104.fr

Zimoun investit les espaces du CENTQUATRE-PARIS avec ses sculptures sonores pour sa plus grande exposition en France. Constituées de matériaux simples (cartons, balles, petits moteurs, Velcro…), ses œuvres emplissent pourtant l’espace et en modifient notre perception.

Pour l’arrivée du printemps, le CENTQUATRE-PARIS invite ses visiteurs à découvrir les sculptures sonores de Zimoun. Des œuvres qui se regardent autant qu’elles s’écoutent, puisque le son est produit à vue par tous les matériaux utilisés. «Ce que vous voyez est ce que vous entendez», aime résumer l’artiste suisse. Depuis une dizaine d’années Zimoun est passé maître dans l’art des petits systèmes motorisés, qu’il associe à des objets en matériaux bruts, souvent issus du quotidien ou de l’industrie, comme le carton ou le bois. Non spectaculaires, ses œuvres cherchent à rendre la beauté de la simplicité. La plupart du temps, elles sont constituées d’un petit module, répété jusqu’à remplir l’espace, créant par cette amplification visuelle et sonore une sorte d’architecture qui englobe le visiteur. Dans chaque lieu où il expose, l’artiste étudie le volume spatial et l’acoustique pour adapter chaque œuvre, qu’elle soit nouvelle ou existante, en lui donnant les dimensions et le rythme qui conviennent. Bien qu’elles se déploient à grande échelle (celle d’un mur, d’une salle, voire d’un bâtiment), ses pièces peuvent être regardées comme des foules constituées de multiples individus, qui possèdent chacun leur comportement. Ils agissent séparément tout en faisant partie d’un ensemble, créant un double niveau de lecture: d’une très grande simplicité au premier abord, ces ensembles dégagent peu à peu une dimension abstraite, une complexité riche en variations visuelles et sonores. Il n’y a pas de lecture donnée des œuvres de Zimoun. En perpétuel mouvement, elles ne racontent pas d’histoire pour autant, et n’ont ni début ni fin. Le but de l’artiste est au contraire de créer une répétition qui pourrait être infinie, une situation qui permet de se concentrer sur les vibrations se produisant au moment présent. Une manière de stimuler l’esprit du visiteur, qui peut être poussé à toutes sortes d’associations d’idées: sur l’espace, la perception, l’individualité, la simplicité, le minimalisme, mais aussi les sociétés, les réseaux, l’humour, la science…

© Zimoun, en collaboration avec l'architecte Hannes Zweifel 2011 - Courtesy Studio Zimoun

Né en Suisse en 1977, Zimoun joue de plusieurs instruments depuis son enfance, tout en pratiquant le dessin, l’animation et la photographie. Cet autodidacte développe depuis le début des années 2000 un travail de sculptures sonores, présenté dans de nombreuses expositions personnelles ou collectives en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en Asie et en Afrique. Utilisant des matériaux bruts et des systèmes de moteurs low-tech, ses œuvres mettent en jeu la perception sonore et visuelle. et aussi… pendant le Festival SÉQUENCE DANSE PARIS, retrouvez Zimoun avec une performance de A Normal Working Day, Day 2786|2016 (voir p.56)

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«Coup de cœur pour le travail de l’artiste autodidacte suisse Zimoun qui nous invite à entendre l’invisible.» Sonia Desprez et Sophie Peyrard, A Nous Paris


danse

Emanuel Gat SACRE/GOLD

25 > 30 mars 21h relâche le 26 mars

Le CENTQUATRE-PARIS et le Théâtre de la Ville offrent un double coup de projecteur sur le travail passionnant du chorégraphe israélien Emanuel Gat en présentant SACRE et GOLD, un diptyque atypique fondé sur la recréation de deux de ses pièces antérieures. Pièce majeure du répertoire de Gat, remaniement du Sacre du printemps (2004), SACRE célèbre l’alliance détonante entre Stravinsky et la salsa pour entraîner le public dans un tourbillon hypnotique.

Spectacle créé en 2004, à partir de l’inusable – et inépuisable – ballet composé par Igor Stravinsky et chorégraphié originellement par Nijinski pour les Ballets russes de Diaghilev, Le Sacre du printemps, a remporté un succès considérable dans le monde entier, ralliant les suffrages du public autant que ceux de la critique. Mû par l’ambitieux désir de ne jamais se figer, Emanuel Gat en propose aujourd’hui, plus de dix ans après l’avoir conçu, une version remodelée, intitulée Sacre, dans une nouvelle distribution. Si la mise en espace et l’enchaînement des mouvements ont évolué, la dynamique artistique reste la même: il s’agit de désacraliser le Sacre en faisant danser la salsa sur la musique de Stravinsky! Un défi audacieux, relevé avec un brio étourdissant. Toujours au nombre de cinq, les danseurs – trois femmes et deux hommes – sont emportés dans un tourbillon hypnotique, dont l’élégance rigoureuse n’a d’égale que la fulgurance fiévreuse. Les couples se font et se défont, se déforment et se reforment en un mouvement perpétuel, extrêmement précis et terriblement sensuel. Maître de cérémonie iconoclaste, Emanuel Gat – qui signe chorégraphie, costumes et lumières – déploie, ici, un fascinant rite composite et, en un geste créateur d’une saisissante singularité, restitue Le Sacre du printemps dans toute la splendeur de sa modernité.

musique: Igor Stravinsky, Le Sacre du printemps/chorégraphie, lumières et costumes: Emanuel Gat/ avec: Anastasia Ivanova, Michael Löhr, François Przybylski, Sara Wilhelmsson et Ashley Wright

© Emanuel Gat Dance

«Le Sacre du Printemps est hors du commun. C’est une sorte de cascade, accompagnée par le sacrifice rituel de Stravinsky, sur une piste de danse bondée, occupée par trois femmes et deux hommes qui s’entrecroisent dans un ruban de Möbius dansant, évoluant par des passes de salsa et de swing.» Brian Seibert, New York Times

Nouvelle version de The Goldlandbergs (2013), GOLD suscite, à partir d’œuvres essentielles interprétées par Glenn Gould, une intense résonance entre musique et danse pour explorer en profondeur les rapports humains.

À l’origine de Gold, la pièce The Goldlandbergs a été créée en 2013 et n’a cessé d’évoluer depuis, dans une logique de work in progress permanent. Dotée d’un nouveau titre pour bien marquer la différence et interprétée par 5 danseurs (au lieu de 8 dans la version d’origine), elle se présente aujourd’hui sous une forme largement remaniée, en particulier au niveau de l’agencement de la lumière et du son. Il ne s’agit donc pas d’une reprise mais bien d’une recréation, qui procède d’un élan vers l’épure perceptible dès le titre, réduit à l’essentiel. Le cœur du projet n’a, quant à lui, pas changé. Il trouve toujours sa pulsation première dans la coalescence de deux partitions d’exception: les Variations Goldberg, de Jean-Sébastien Bach, telles que sublimées par Glenn Gould dans sa version de 1981 et The Quiet in the Land (1977), une œuvre radiophonique à la fois documentaire et poétique conçue par le pianiste canadien décédé en 1982. Emanuel Gat élabore une chorégraphie aussi dense et dynamique que l’est le matériau sonore dont il s’inspire, composée à la façon d’une fugue – au sens musical du terme – et sous-tendue par une observation minutieuse des rapports humains. Racontant de manière métaphorique une histoire de famille, GOLD provoque d’intenses correspondances entre le geste et la pensée, la musique et la danse, l’individu et le collectif. L’ensemble brille d’un éclat profond.

© Emanuel Gat Dance

«Une fois encore, observer l’écriture gestuelle d’Emanuel Gat est jouissif. Chez lui, la chorégraphie a tout d’un organisme vivant qui se faufile sur le plateau pour contaminer les corps et leur faire prendre des formes qui se relayent les unes les autres.» Rosita Boisseau, Le Monde

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musique: Jean-Sébastien Bach, Variations Goldberg (interprétées par Glenn Gould dans la version de 1981) / chorégraphie et lumières et costumes: Emanuel Gat / avec: Pansun Kim, Michael Löhr, Genevieve Osborne, François Przybylski et Milena Twiehaus / bande son additionnelle: The Quiet in the Land, arrangée et écrite par Glenn Gould / lumières: Emanuel Gat en collaboration avec Guillaume Février / conception son: Emanuel Gat, en collaboration avec Frédéric Duru Ancien sportif, Emanuel Gat étudie d’abord la musique à la Rubin Academy of Music pour devenir directeur d’orchestre et découvre la danse à 23 ans, après son service militaire. Ses premières chorégraphies à succès datent du début des années 2000, mais il sera particulièrement remarqué grâce à la création de son Sacre du printemps et de Voyage d’hiver qui seront récompensés en 2006 par un Bessie Award. En 2004, il fonde sa propre compagnie Emanuel Gat Dance à Tel Aviv. Son œuvre est très liée à la musique sur laquelle il utilise un langage chorégraphique hérité de la danse post-moderne et de l’étude du mouvement pur.

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danse/focus cultures urbaines

avec le Théâtre Louis Aragon de Tremblay-en-France

Alban Richard et l’ensemble Alla francesca Nombrer les étoiles

25 mars

Amala Dianor Quelque part au milieu de l’infini

19h

Pièce atypique et poétique, élaborée par le chorégraphe Alban Richard en étroite collaboration avec l’ensemble musical Alla francesca, Nombrer les étoiles met superbement en corps et en voix des ballades médiévales chantant l’amour courtois.

Alban Richard développe depuis plus de quinze ans un langage chorégraphique dans lequel la musique joue un rôle essentiel. Avec Nombrer les étoiles, pièce créée en mars 2016, il entreprend de porter à la scène des ballades médiévales émanant du faste répertoire légué par les troubadours (au sud de la France) et les trouvères (au nord) – le plus connu d’entre eux étant Guillaume de Machaut. À partir de cette matière première, d’une beauté immarcescible, Alban Richard conçoit – en étroite collaboration avec l’ensemble Alla francesca, spécialisé en musique médiévale – un objet scénique atypique et poétique, à l’image de son titre. «Dans Nombrer les étoiles, la danse et la musique sont intrinsèquement liées, explique Alban Richard. Les données graphiques des partitions sont recyclées et retraitées, les corps des danseurs deviennent l’émanation des humeurs, des couleurs et des affects de la musique.» S’inscrivant dans l’écrin noir du plateau, trois musiciennes – chanteuses de l’ensemble Alla francesca interprètent tel un c(h)œur palpitant ces envoûtants airs d’antan, joyaux de l’amour courtois, dont cinq danseurs – trois hommes et deux femmes – épousent les méandres au fil d’une chorégraphie aussi gracieuse que vivace. Les gestes répondent aux mots, les rythmes entraînent les mouvements, les souffles se répercutent dans les notes – et l’ensemble se fond en une entité très organique, innervée par les flux de la passion. «Chansons de trouvères et de troubadours. Un vocabulaire amoureux propre au Moyen Âge, chanté magnifiquement par l’ensemble Alla francesca présent sur le plateau. Et sur ces partitions singulières, Alban Richard brode une chorégraphie d’une apparente douceur, d’une beauté fragile et délicate, impression trompeuse car l’amour même courtois n’est pas exempt de tensions et de douleurs, de désir brut. Une vraie et belle réussite.» Denis Sanglard, Un fauteuil pour l’orchestre

chorégraphie: Alban Richard/musique: ballades médiévales du XIIe au XIVe siècle ensemble Alla francesca, chant et vièle à archet: Vivabiancaluna Biffi /chant: Christel Boiron/ chant, harpe-psaltérion: Brigitte Lesne/interprétation:Romain Bertet, Mélanie Cholet, Max Fossati, Laurie Giordano, Yannick Hugron/lumière: Valérie Sigward/son: Félix Perdreau/ assistante à la direction artistique: Valérie Sigward

28 > 30 mars 19h30

Parallèlement à des études musicales et littéraires, Alban Richard rencontre la danse. En 1999, la performance Come out, duo sur la musique éponyme de Steve Reich, jette les bases de son univers. En 2000, il fonde l’ensemble Abrupt et, peu à peu, sa signature se précise sous la forme d’une écriture mêlant intimement la danse, la musique et la lumière pour converger vers une unité conceptuelle et esthétique. Pléiades – un concert de musique et de danse (Festival Montpellier danse, 2011) avec les Percussions de Strasbourg sur la musique de Iannis Xenakis et Suites dansées (Philharmonie de Paris, 2014) avec le claveciniste Christophe Rousset des Talens Lyriques comptent parmi ses créations récentes les plus marquantes. En 2015, il prend la direction du CCN de Caen en Normandie. Actif depuis le début des années 1990, Alla francesca fait figure de référence incontournable pour qui veut découvrir les musiques du Moyen Âge – chansons et pièces instrumentales – dans les meilleures conditions. L’interprétation, à la fois vivante et poétique, est le fruit d’un long travail de maturation, de recherches et d’échanges, une musicologie mise à l’épreuve de la pratique, avec un réel sens du concert et du contact avec le public. Dirigé conjointement par Brigitte Lesne et Pierre Hamon, l’ensemble est invité à se produire dans les plus grands festivals français et européens, et jusqu’en Australie, Canada, Inde, Maroc, Mexique, Turkménistan…

© Jeff Rabillon

danse

En réaction face à un monde qui tourne (de plus en plus vite) à l’envers, le jeune danseur – chorégraphe Amala Dianor nous invite à prendre du recul avec Quelque part au milieu de l’infini, sa nouvelle création située au confluent du hiphop, de la danse contemporaine et des danses africaines.

Jeune danseur – chorégraphe d’origine sénégalaise, Amala Dianor explore un champ chorégraphique très mouvant en s’attachant à faire se rencontrer des univers a priori éloignés les uns des autres – du hip-hop au néo-classique en passant par la danse contemporaine et les danses traditionnelles africaines. Conçue en réaction face à un monde qui semble emporté chaque jour davantage dans une tragique spirale infernale, sa nouvelle création, Quelque part au milieu de l’infini, se fonde précisément sur la rencontre entre trois danseurs aux parcours à la fois différents et convergents: Amala Dianor lui-même, Souleyman Ladji Koné, danseur burkinabé (formé auprès de la chorégraphe Irène Tassembédo) parti du hip-hop pour aller vers d’autres disciplines, et Mustapha Saïd Lehlouh, danseur – chorégraphe d’origine algérienne très actif dans la scène hip-hop. Tous trois ont trouvé, chacun à sa façon, un moyen d’expression vital à travers la danse. Ensemble, sous la direction d’Amala Dianor, ils confrontent et conjuguent leurs pratiques et leurs expériences pour modeler une pièce résolument tendue vers un ailleurs. Usant d’un vocabulaire chorégraphique large et tonique, ils se projettent là-bas, quelque part au milieu de l’infini, et nous invitent à les y rejoindre pour partager un moment d’intense respiration hors du monde.

Danseur hip-hop, Amala Dianor suit en 2000 une formation au Centre national de danse contemporaine. Il travaille par la suite comme interprète pour des chorégraphes aux univers très différents tels que Régis Obadia, Roland Petit et Emanuel Gat (voir pp.50-51) et obtient rapidement une reconnaissance dans le monde de la danse. Il crée en 2012 sa propre compagnie, la compagnie Amala Dianor, au sein de laquelle il développe son travail de chorégraphe et avec laquelle il a présenté en 2015 les spectacles De(s) generation et Extension au CENTQUATREPARIS dans le cadre de SÉQUENCE DANSE PARIS.

«Remarqué, remarquable, le danseur et chorégraphe Amala Dianor s’est distingué en tant qu’interprète hip-hop et contemporain.» Rosita Boisseau, Télérama Sortir

Spectacle également présenté au Théâtre Louis Aragon, scène conventionnée danse de Tremblay-en-France, le 10 décembre dans le cadre du Festival Kalypso.

chorégraphie: Amala Dianor/assistanat chorégraphie: Rindra Rasoaveloson/ musique: Awir Leon/avec: Souleyman Ladji Koné, Mustapha Saïd Lehlouh, Amala Dianor

© Agathe Poupeney

Amala Dianor est artiste en résidence au CENTQUATRE-PARIS.

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danse

danse / arts visuels

Anne Teresa De Keersmaeker, 05 > 09 avril 05 > 08 avril/20h30 Salva Sanchis/Rosas 09 avril/16h A Love Supreme

Alessandro Sciarroni CHROMA_don’t be frightened of turning the page

06 > 09 avril 21h30

création 2017 Avec CHROMA_don’t be frightened of turning the page, solo proprement tourneboulant, le chorégraphe/performeur italien Alessandro Sciarroni nous entraîne dans une fascinante exploration intérieure.

Développant une pratique artistique résolument prospective, Alessandro Sciarroni mène actuellement un projet de longue haleine baptisé Turning et axé sur l’action de la rotation. Ce projet a d’abord engendré un solo, simplement intitulé Turning, durant lequel Sciarroni tournait sur lui-même pendant une vingtaine de minutes. De ce solo matriciel vont naître d’autres pièces ou propositions, parmi lesquelles CHROMA_don’t be frightened of turning the page, nouveau solo conçu et interprété par le chorégraphe – performeur italien dans un désir d’ouverture maximale des possibles. «De manière générale, je ne parle jamais explicitement de tel ou tel sujet dans mes pièces, précise Sciarroni. J’essaie de mettre plusieurs couches de sens dans les actions que j’accomplis sur scène: chaque spectateur est libre d’interpréter la pièce à sa guise, en fonction de ce qu’il ressent, et peut l’appréhender par différents biais. Ainsi, dans CHROMA, je ne veux pas poser de signification spécifique sur l’action de la rotation pour ne pas enfermer la pièce ni restreindre la perception du spectateur.» Rejetant par exemple le lien réducteur avec les derviches tourneurs, Alessandro Sciarroni se focalise sur l’action physique et, entraînant le spectateur avec lui, se lance dans une fascinante exploration intérieure aux résonances multiples.

conception: Alessandro Sciarroni/lumière: Rocco Giansante/dramaturgie: Alessandro Sciarroni, Su-Feh Lee/conseil technique: Valeria Foti, Cosimo Maggini Alessandro Sciarroni est artiste associé international au CENTQUATRE-PARIS.

© Anne Van Aerschot

«Une approche nouvelle et saisissante de la résistance, du temps et de la liberté en danse.» Philippe Noisette, Les Inrockuptibles

Formé aux arts plastiques et riche d’une longue expérience de performeur, Alessandro Sciarroni élabore depuis 2007 des pièces situées au confluent du spectacle vivant et de l’art contemporain. S’appuyant sur une base conceptuelle pour prendre une forme extrêmement organique, souvent aux limites de la résistance physique, son travail se caractérise par sa rigueur, sa cohérence et sa clarté. Impliqué dans divers projets et réseaux artistiques internationaux, Alessandro Sciarroni a présenté ses créations dans de nombreux pays. Le CENTQUATRE-PARIS, dont il est artiste associé, a notamment accueilli sa trilogie Will You still Love Me Tomorrow?, composée des pièces Folk(s), Untitled et Aurora.

Conçu par Anne Teresa De Keersmaeker en collaboration avec le danseur et chorégraphe espagnol Salva Sanchis, A Love Supreme déploie une vibrante constellation chorégraphique, en résonance profonde avec la musique sublime de John Coltrane.

«L’espace et le temps s’ouvrent alors à l’infini avec une constellation de quatre danseurs. Fragilité, don, abandon, profonde méditation et ode à la vie, les danseurs tels des ‹intercesseurs› de l’ordre du bonheur, louvoient quelque part entre la terre et ses souffrances, et le ciel qui les transcende… La danse pour rendre cette grâce. Le corps pour la ciseler d’humanité.» Jean-Marc Adolphe, En Scènes

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Après des études de danse à l’école Mudra de Bruxelles, puis à la Tisch School of the Arts de New York, Anne Teresa De Keersmaeker crée Asch, sa première chorégraphie, en 1980. Peu après, elle marque les esprits avec Fase, Four Movements to the Music of Steve Reich (1982) puis Rosas danst Rosas (1983). Au sein de sa compagnie Rosas, elle a constitué un vaste corpus de spectacles qui s’affrontent aux structures musicales et aux partitions de toutes les époques. En 1995, elle a ouvert à Bruxelles l’école P.A.R.T.S. (Performing Arts Research and Training Studios), devenue une référence internationale en matière de formation chorégraphique. chorégraphie: Anne Teresa De Keersmaeker et Salva Sanchis/avec José Paulo dos Santos, Bilal El Had, Jason Respilieux, Thomas Vantuycom/musique: A Love Supreme, de John Coltrane

© Alessandro Sciarroni

Paru en 1965 sur le mythique label Impulse! A Love Supreme compte parmi les enregistrements fondamentaux de John Coltrane et les plus beaux joyaux du jazz au XXe siècle: un disque absolument éblouissant, ode à Dieu et à l’amour au lyrisme incandescent. En 2005, Anne Teresa De Keersmaeker, qui accorde à la musique une place essentielle dans sa démarche créatrice, conçoit, en collaboration avec le danseur et chorégraphe espagnol Salva Sanchis, une pièce courte pour quatre danseurs (dont Sanchis) à partir du chefd’œuvre de Coltrane. Entre maîtrise et improvisation, contrôle et abandon, ferveur et rigueur, la dynamique chorégraphique épouse superbement le jaillissement à la fois ascétique et volcanique de A Love Supreme, dans une recherche intense d’absolu et de liberté. Semblant s’ouvrir à l’infini via une vibrante constellation de mouvements, la danse tend, en résonance profonde avec la musique, vers l’horizon ultime de la transcendance. Anne Teresa De Keersmaeker et Salva Sanchis proposent aujourd’hui une version remodelée d’A Love Supreme, avec de jeunes et nouveaux danseurs. Plus longue, cette version demeure toujours aussi fidèle à la puissance spirituelle de l’œuvre originelle: une expérience de spectateur d’une rare ampleur.

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arts visuels/danse/performance

arts visuels/danse/performance

théâtre / arts visuels

Frédéric Nauczyciel The Fire Flies, Baltimore/Paris 14 mars > 09 avril

A Normal Working Day Day 2786|2017 14 mars > 09 avril

Antoine Defoort, Mathilde Maillard,Sébastien Vial et Julien Fournet On traversera le pont une fois rendus à la rivière

© Frédéric Nauczyciel

horaires sur www.104.fr

Plus qu’une danse, le voguing est un acte performatif, une affirmation de soi. Cette culture, à la fois extrêmement codifiée et libératrice, s’est construite dans les années 1960 dans la communauté transgenre noire du quartier de Harlem, à New York. Lors des balls, les «vogueurs», parfois juchés sur de hauts talons, se lancent des défis et improvisent une danse énergique, qui s’approprie les poses glamours issues de la mode, et est devenue, pour l’artiste, aussi sophistiquée que la danse baroque française.

Nourri par la danse et le cinéma, Frédéric Nauczyciel réalise des photographies, des films et des performances, qu’il construit de manière collaborative avec ses protagonistes. Depuis 2011, il déploie son travail entre les ghettos noirs de Baltimore et la périphérie parisienne, puisant dans la force des langages performatifs tel que le voguing. Il expose en France (musée de la Chasse à Paris, Mac/Val, Été photographique de Lectoure, Rencontres internationales de photographie d’Arles, Festival d’Avignon, Centre Pompidou-Paris), à Barcelone ou aux États-Unis. Il est lauréat en 2011 de la Villa Médicis programme hors les murs pour les États-Unis (Institut français), reçoit en 2013 l’allocation de recherche du Centre national des arts plastiques et ses œuvres figurent dans la collection du Fonds national d’art contemporain. Il est en résidence en Seine-Saint-Denis de 2014 à 2016.

horaires sur www.104.fr

A Normal Working Day est un collectif formé par les chorégraphes et performeurs Delgado Fuchs et le plasticien sonore Zimoun. À partir de leurs différentes pratiques, ils créent un outil d’expression commun, un répertoire vivant de gestes et de postures, une plateforme interactive faisant converger arts visuels et arts performatifs. Dans des vidéos montées en boucle, on peut voir les deux danseurs Marco Delgado et Nadine Fuchs effectuer des séries de mouvements, ayant un penchant affirmé pour les métamorphoses et les codes de la représentation du corps. Dans les œuvres de Zimoun, l’œil y découvre d’abord une masse avant de se rendre compte qu’elle n’est pas si uniforme, et que sa vivacité tient aux actes des individus-éléments qui la constituent. Le travail du collectif A Normal Working Day se décline désormais en films d’animation, performances en direct ou en papier peint, dont les motifs se révèlent être un assemblage de corps, susceptibles de s’animer dans une chorégraphie en spirale. Immergé dans cet environnement, cette vision kaléidoscopique qui déteint aussi sur des objets, le spectateur peut tour à tour regarder à distance ou se pencher à l’infini sur les détails.

27 avril > 13 mai 20h30 relâche 30 avril, 01, 06, 07 et 08 mai

création 2017

Déjà réunis autour de Collectif Jambe – projet multifacettes sur le thème des jeux et de la «Lu-di-ci-té contemporaine» –, Antoine Defoort, Mathilde Maillard et Sébastien Vial, membres de l’Amicale de production, accompagnés de Julien Fournet, se lancent un défi. Fabriquer une nouvelle forme spectaculaire, en y associant les spectateurs…

Imaginant le théâtre comme un laboratoire, composé d’un grand espace et d’actions simples à réaliser, les quatre créateurs s’intéressent au modèle de la stigmergie, qui permet par exemple aux termites de s’auto-organiser afin d’exécuter des actions complexes… En réagissant uniquement aux stimuli hormonaux, ces derniers érigent des nids à l’architecture sophistiquée, constitués de piliers, de grottes et de tunnels. Animés par la conviction que «c’est le projet qui décide», les auteurs concoctent une randonnée de création en s’appuyant sur quatre mots-clés: la poésie parce qu’on en manque et que ce spectacle veut en faire la promesse; le jeu comme une des réponses fonctionnelles à leur projet (puisque les spectateurs seront invités à prendre part – mine de rien, en douceur – à la fabrication de l’objet commun qui ressemblera à une grande fresque allégorique, un récit épique ou une cabane en carton), l’ergonomie pour cogiter sur le meilleur rapport scène-salle. Partir d’un plateau nu, sans gradin, susceptible d’accueillir 150 personnes avec lesquelles interagir. La méthode, enfin, que les membres de l’Amicale de production envisagent de façon expérimentale au service d’un «fabriquer ensemble». Un cheminement à travers les concepts de collaboration, de commensalité et de communauté. Un spectacle poético-ludique. «Des idées ils en ont, à l’Amicale de production. Cette coopérative de projets ‹à cheval entre les arts visuels et le spectacle vivant› ajoute même de la suite à ses idées, de l’ordre dans un fatras imaginatif.» Cédric Enjalbert, Philosophie magazine

conception: Antoine Defoort, Mathilde Maillard et Sébastien Vial /collaboration artistique: Julien Fournet / interprétation: Caroline Daish, Antoine Defoort, Julien Fournet, Mathilde Maillard, Sébastien Vial /assistant artistique et technique: Samuel Hackwill/gestion des flux: Antoine Defoort/régie générale: Emilie Godreuil/régie son et création sonore: Lieven Dousselaere/ développement logiciel: Guillaume Libersat/collaborateur technique: Eric Tartinville Antoine Defoort et Julien Fournet sont artistes associés au CENTQUATRE-PARIS.

© A Normal Working Day

Frédéric Nauczyciel a rencontré il y a cinq ans la Ballroom – la communauté transgenre noire de Baltimore, aux États-Unis. Puis celle de Paris, alors en pleine éclosion. The Fire Flies documente à la fois leurs performances et leur réalité, glissant progressivement vers des collaborations dans lesquelles l’artiste les amène à s’emparer de la sophistication baroque de Bach. L’installation appelle les occupants de la nef à se l’approprier. Quatre écrans forment comme une pièce, ouverte par deux côtés, les projections étant également visibles de l’extérieur. À l’instar des «vogueurs», qui se redéfinissent sans cesse, le spectateur pourra choisir son attitude: à l’intérieur ou à l’extérieur, témoin ou danseur.

L’Amicale de production est une coopérative de projets qui mutualise des moyens (production, administration, diffusion, logistique) pour éditer des formes transversales, entre spectacle vivant et arts visuels. Ils tentent de répondre à des questionnements esthétiques et économiques liés aux nouvelles écritures de la scène, tout en développant une réflexion autour de la production. L’Amicale a été créée en 2010 par Antoine Defoort, Julien Fournet et Halory Goerger, et a déjà présenté au CENTQUATRE-PARIS, Germinal (2014) et Un faible degré d'originalité (2014). Elle est basée à Lille et à Bruxelles.

© Defoort, Vial, Fournet, Maillard, Hackwill

A Normal Working Day est en résidence de création au CENTQUATRE-PARIS. Retrouvez l’exposition de Zimoun, à partir du 23 mars (voir pp. 48-49)

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théâtre

Baptiste Amann Des territoires (Nous sifflerons la Marseillaise)

avec Théâtre Ouvert

16 > 24 mai

théâtre/musique/recherche

Wim Vandekeybus Mockumentary of a Contemporary Saviour

20h30 dimanche/17h relâche le 22 mai

création 2016

dans le cadre du festival ManiFeste – 2017 de l’Ircam

01 > 04 juin 20h30 dimanche/17h

Dans Mockumentary of a Contemporary Saviour, spectacle de théâtre et de danse, Vandekeybus nous livre un portrait tout en finesse d’un messie, caractère fictif. Il/elle vit dans un monde qui ne voulait ou ne pouvait être sauvé. Dans cette nouvelle création, Wim Vandekeybus campe quatre personnages principaux et leurs anges gardiens supranaturels dans une réalité futuriste. En créant une atmosphère surréelle et indéterminable, il nous pousse à réfléchir à notre propre expérience, ici et maintenant. Science-fiction et utopie-dystopie sont très proches. Rien n’est ce qu’il y paraît. Mockumentary of a Contemporary Saviour traite indirectement de notre société sous des abords intemporels, avec des thèmes comme l’imagination, la liberté et la superstition. «À l’âge de 52 ans, Wim Vandekeybus, l’un des plus remarquables chorégraphes contemporains au monde est toujours jeune, dynamique et enthousiaste.» Elisa Guzzo Vaccarino, Ballet 2000

Wim Vandekeybus fonde en 1986 sa compagnie Ultima Vez et rencontre un succès international avec son premier spectacle What the Body Does Not Remember (présenté notamment au CENTQUATRE-PARIS en 2015). Danseur, chorégraphe, metteur en scène et réalisateur, ses créations se composent d’œuvres filmées, de spectacles musicaux qui restent fidèles à son propre langage du mouvement : tension, conflit, risques, impulsions, corporéité, passion, intuition et instinct. En 2013, le chorégraphe reçoit le prix Evens pour l’Art pour sa contribution considérable à la danse moderne en Europe, son œuvre multidisciplinaire et pour son engagement social et culturel.

© Christophe Raynaud de Lage

mise en scène, chorégraphie et scénographie: Wim Vandekeybus/ crée et interprété par: performeurs Ultima Vez/création son: Charo Calvo/ réalisation informatique musicale Ircam: Manuel Poletti/création lumière: Davy Deschepper, Wim Vandekeybus/stylisme: Isabelle Lhoas/assistanat stylisme: Isabelle De Cannière/coordination technique: Davy Deschepper/régie son: Bram Moriau

Lyn, Benjamin, Samuel et Hafiz viennent de perdre leurs parents. Jeunes orphelins, ils se préoccupent des affaires familiales, de l’enterrement et du choix du cercueil. Témoins d’une jeunesse non dorée, ils parlent comme ils peuvent d’héritage, de déterminisme, et de radicalisation. De pizzas et de foot aussi, cet événement fédérateur censé véhiculer les grandes valeurs de notre nation… Écrit en 2013 et mis en scène en 2016 par Baptiste Amann, Des territoires (Nous sifflerons la Marseillaise) balance entre l’intime et le politique. Derrière la chronique familiale de banlieusards anonymes, cette pièce aborde moult sujets. En zoomant sur l’appartement-témoin d’un espace urbain quelconque, Baptiste Amann fait le portrait de la société d’aujourd’hui, depuis un espace fréquemment stigmatisé. «Ils sont drôles et minuscules, désespérants parfois, dit-il. Jusqu’à ce que l’Histoire surgisse au milieu de leur salon, les saisisse et leur rappelle qu’ils sont aussi d’une autre ville, d’un autre pays, d’un autre monde.» Avec ce récit, qui mêle finement les petits riens aux grands événements de l’Histoire, l’auteur signe ici le premier volet d’une trilogie à venir, s’articulant autour d’une inquiétude personnelle: quelle révolution appellera le XXIe siècle? Avec honnêteté, humour et quelques incursions musicales, les quatre comédiens restituent avec talent ce microcosme qui en dit long sur l’état de notre pays. «La question du territoire ne lui est pas étrangère. Et c’est elle qu’il creuse, en lui donnant une épaisseur de vie. Territoire intime, territoire social, territoire politique: tous s’imbriquent. Mais rien ne pèse dans ces territoires finement parcourus.» Brigitte Salino, Le Monde

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Auteur, metteur en scène et comédien, Baptiste Amann est né en 1986. Il suit une formation à l’ERAC de 2004 à 2007. À sa sortie, il travaille avec des metteurs en scène d’horizons très différents. Il est un membre actif de l’Institut de recherches menant à rien (IRMAR) et cofondateur de L’outil, plateforme de production, avec Solal Bouloudnine, Victor Lenoble et Olivier Veillon. Il écrit régulièrement pour le metteur en scène Rémy Barché (Les Fondamentaux et DETER’, en 2015, et La Truite, en 2016). La création du deuxième volet de sa trilogie, Des territoires, est prévue pour l’automne 2017. création: la Pépinière du Soleil Bleu et Glob Théâtre/texte: Baptiste Amann, édité par Théâtre Ouvert (édition Tapuscrit)/ mise en scène: Baptiste Amann/assisté de Yohann Pisiou /avec Solal Bouloudnine, Samuel Réhault, Lyn Thibault, Olivier Veillon/lumières: Sylvain Violet/ son: Léon Blomme/costumes: Wilfrid Belloc/scénographie: Philippe Casaban, Eric Charbeau/construction décor: Nicolas Brun, Maxime Vaslin

© Wim Wandekeybus

Quatre jeunes gens vivent ensemble dans un appartement de banlieue. Poète-anthropologue d’un territoire dont on parle peu ou mal, l’auteur et metteur en scène Baptiste Amann scrute à la loupe ces vies minuscules, comme autant de fragments de la République.

Baptiste Amann est en résidence de création au CENTQUATRE-PARIS.

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musique/arts visuels/recherche

dans le cadre du festival ManiFeste – 2017 de l’Ircam

Jérôme Combier 08 juin 20h30 et Pierre Nouvel Campo Santo, impure histoire de fantômes

arts visuels / cinéma

Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille Bord d’œuvres

concert-installation avec l’Ensemble Cairn

Dans Bord d’œuvres, Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille invitent le visiteur à relier films, œuvres d’art ou livres en rebondissant de référence en citation. Une manière à la fois ludique et documentée de traverser l’histoire des arts.

juin/juillet

Diplômées de l’École nationale supérieure des arts décoratifs, Pagathe et Auline dorment un fluo de trappistes Pauline et Agathe ornent un duo de grévistes Pauline et Agathe lorgnent un duo de graphistes Pauline et Agathe dorment un duo de graphistes Pauline et Agathe forment un fluo de graphistes Pauline et Agathe forment un duo de graphistes Agathe et Pauline forment un duo de graphistes. Elles mènent ensemble des projets d’édition, de Web, d’identité visuelle, de vidéo et d’installations. Travaillant autour de la référence, elles mettent en lien des œuvres disparates et constituent des histoires nonchronologiques, non-thématiques mais poétiques. Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille sont en résidence au CENTQUATRE-PARIS.

SDP

Le personnage du Mépris, de Jean-Luc Godard, annonçant: «On donne Rio Bravo au Regina», Fahrenheit 451, de Truffaut, évoquant Beckett ou James Joyce… De nombreuses œuvres, notamment des films, contiennent des citations, reprises ou clins d’œil à d’autres créations. Depuis 2015, Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille, deux artistes récemment diplômées de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, s’approprient et mettent en forme ce jeu de références qui parcourt l’art dans un projet aux formes multiples, intitulé Bord d’œuvres. Elles conçoivent pour le CENTQUATRE-PARIS une exposition immersive qui donnera un aperçu de ces connexions infinies. Que les références soient explicites (une affiche ou un tableau en arrière-plan dans un film, un personnage lisant un livre ou citant un autre film), ou implicites (références scéniques ou inspirations de l’artiste), le duo tisse un réseau de liens qui traversent les domaines. Bords d’œuvres rassemble films, œuvres d’art, musiques, livres, westerns et films de la Nouvelle Vague, Madonna, Romain Gary, David Lynch ou le Monument à Balzac, de Rodin, sans hiérarchie entre les genres ni entre les époques. Une manière non-chronologique et poétique de construire une histoire de l’art par ricochet.

«C’est par l’espace que tout se passe, y compris les souvenirs, et les morts, et le temps. C’est pourquoi il importe de l’arpenter carte en main. Si une épiphanie est possible, elle est spatiale et non temporelle. Elle ne peut être atteinte que si l’on se rend dans des endroits précis, si l’on consacre énormément de temps à observer, si on se laisse habiter par ces lieux dans lesquel personne d’autre ne se rend.» Gwenaëlle Aubry, Le Page blanc, in Face à Sebald, éditions Inculte, collection Monographie, Paris, novembre 2011

Pierre Nouvel, photographe, vidéaste et scénographe, pensionnaire à la Villa Médicis 2013/2014. Fondateur du collectif transdisciplinaire Factoid, il réalise un travail de scénographie avec de nombreux metteurs en scène (Jean-François Peyret, Michel Deutsch, Lars Norén, Arnaud Meunier, François Orsoni, Hubert Colas …) et oriente sa réflexion sur les interactions entre espace scénique et image. Cette approche le pousse à développer la dimension scénographique de son travail, que ce soit pour le théâtre, la musique contemporaine ou l’opéra. Pierre Nouvel a présenté ses travaux au Festival d’Avignon (2014), d’Aix-enProvence (2011), à la Gaîté Lyrique (2011), au Pavillon Français de l’Exposition internationale de Saragosse (2008), au Centre Pompidou (2007)… Jérôme Combier est compositeur et directeur artistique de l’Ensemble Cairn. En 2005, il compose Vies silencieuses avec le peintre Raphaël Thierry à la Villa Médicis et crée l’installation Noir gris avec Pierre Nouvel pour l’exposition Beckett au Centre Pompidou. En 2011, il adapte pour la scène le roman de W.G. Sebald, Austerlitz, créé au Festival d’Aix-en-Provence et à l’Opéra de Lille, puis crée OpéraTerre et cendres avec l’écrivain Atiq Rahima. L’année suivante, Jérôme Combier obtient le prix Nouveau Talent de la SACD.

© Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille

Campo Santo propose l’exploration d’un lieu oublié: Pyramiden, autrefois ville fleuron de la culture soviétique, cité minière septentrionale située au 78e parallèle perdue dans l’archipel norvégien du Spitzberg et qui fut autrefois, à l’âge d’or du socialisme soviétique, l’emblème d’une organisation humaine construite autour du travail. Aujourd’hui, abandonnée, elle est synonyme d’une irréfragable destruction dont la cause est avant tout celle d’un déclin économique, la faillite d’un modèle culturel. Campo Santo est une proposition musicale de Jérôme Combier, une proposition scénique et vidéo de Pierre Nouvel. À la fois installation et concert, Campo Santo nous invite à questionner les ruines de nos sociétés et l’usure du temps, à partir pour le Grand Nord et à parcourir cette cité oubliée dans laquelle Jérôme Combier et Pierre Nouvel ont passé plusieurs jours pour collecter images et sons. Campo Santo est aussi une histoire de fantômes, cette déambulation s’attache à l’histoire d’hommes et de femmes qui ont habité cette ville du Spitzberg, qui y ont travaillé, vécu, et ont laissé là, les traces de leur existence.

composition et conception: Jérôme Combier /scénographie et vidéo: Pierre Nouvel/création lumière: Bertrand Couderc/assistant mise en scène: Bertrand Lesca/réalisateur en informatique musicale Ircam: Robin Meier/ingénieur du son Ircam: Sébastien Naves/régie rénérale: Thomas Leblanc/l’Ensemble Cairn: Sylvain Lemêtre, Arnaud Lassus (percussions), Cédric Jullion (flûte), Christelle Séry (guitare électrique), Fanny Vicens (accordéon)

«La musique de Jérôme Combier est souffle, vent, vapeur. Un imaginaire aux racines plongées dans une nature tantôt sauvage, tantôt domestiquée.» Diapason

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pendant ce temps-là… une exposition

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pendant ce temps-là… une exposition

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festivals/été

© Joe DeNardo

Religieuse à la fraise, Kaori Ito et Olivier Martin-Salvan © Sebastien Normand – Festival SÉQUENCE DANSE PARIS 2016

festivals/printemps

14 mars > 09 avril

PRÉSENCES électronique 2017

Impatience

14 > 16 avril

31 mai > 17 juin

01 juin > 01 juillet

Le CENTQUATRE-PARIS et Télérama s’associent pour une nouvelle édition d’Impatience, festival de jeunes compagnies de théâtre contemporain. La programmation du festival a pour objet de donner une visibilité accentuée aux compagnies émergentes auprès du grand public et des professionnels (programmateurs et journalistes). Trois prix sont remis à l’issue du festival: le prix Impatience, décerné par un jury de professionnels et qui assure au spectacle primé une diffusion dans les théâtres partenaires; le prix du public et le prix des lycéens. Ces dernières années, le festival a permis le repérage d’artistes que l’on retrouve à présent sur les grandes scènes européennes: Laurent Bazin, Pierre-Marie Baudoin, Guillaume Barbot, Laurent Brethome, Thomas Bouvet, Jonathan Châtel, Chloé Dabert, Thomas Jolly, Julie Deliquet, Martin Legros, Anna Nozière, Vincent Thomasset, la Winter Family...

ManiFeste-2017 vous donne rendez-vous en juin, au CENTQUATRE– PARIS. Pendant un mois, le festival international et l’académie pluridisciplinaire de l’Ircam replacent la musique dans la visibilité du spectacle vivant, des arts numériques, du théâtre et de la danse. Rencontre de la création, de l’émergence et de l’innovation technologique, ManiFeste réunit des compositeurs et interprètes, des metteurs en scène, des acteurs, des danseurs, des ingénieurs et designers sonores.

musiques électroniques

Festival du théâtre émergent – 9e édition

avec l’Ina GRM et Radio France

5e édition du focus sur la danse contemporaine, avec ceux qui en font l’actualité, la renouvellent… et résident au CENTQUATRE-PARIS! avec: Emanuel Gat, Amala Dianor, Anne Teresa De Keersmaeker, Alessandro Sciarroni, Radhouane El Meddeb, Kaori Ito, Jacques Gamblin et Bastien Lefèvre et d’autres surprises… «Ce rendez-vous chorégraphique, piloté par le CENTQUATRE-PARIS, cogne les styles dans un feu d’artifice de propositions signées.» Rosita Boisseau, Télérama

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pendant ce temps-là… une exposition

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avec l’Ircam

musique classique/contemporaine

Cie L’An 01, ADN Acide DésoxyriboNucléique ©Jacob Chetrit/ Impatience 2016

Heroes, Radhouane El Meddeb © Agathe Poupeney

de l’expérimentation musicale. C’est l’occasion rare de venir faire l’expérience bouleversante d’une écoute plongée dans l’espace des sons, grâce à l’Acousmonium, un dispositif de projection sonore unique. C’est aussi le moment privilégié pour partir à la découverte des univers fascinants de plus de vingt musiciens, compositeurs et improvisateurs, venus de tous horizons et qui partagent le même désir de toujours repousser les frontières du musical. L’Ina GRM et le CENTQUATRE-PARIS ont le plaisir de vous convier à ce voyage de trois jours à la recherche de nouveaux mondes musicaux, de nouvelles émotions sonores.

ManiFeste – 2017

Avec le soutien de la Région Île-de-France, de la SACD, de l’ODIA Normandie, de Spectacle vivant en Bretagne, de Réseau en scène Languedoc-Roussillon et l’OARA Aquitaine.

© Ina – Didier Allard

PRÉSENCES électronique, c’est le festival de l’invention sonore et

avec Télérama

© Aude Paget@Ina

SÉQUENCE DANSE PARIS

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pendant ce temps-là… une exposition

Zimoun


DES INSTALLATIONS SOLITAIRES Michelangelo Pistoletto Le Labyrinthe (1969-2010)

Pascale Marthine Tayou Open Wall

Daniel Buren, Des Oculi aux Tondi, 25 travaux in situ et situés pour l’exposition Follia Continua!, à l’occasion des 25 ans de GALLERIA CONTINUA au CENTQUATRE-PARIS © Oak Taylor-Smith

L’Open Wall est constitué d’enseignes lumineuses au néon et électroluminescentes (glanées sur Internet et dans différents pays), de câbles aux dimensions variables: «C’est un mur, mais avec des ouvertures», précise Pascale Marthine Tayou. Sur le mur de verre du CENTQUATRE-PARIS, l’œuvre apparaît comme une invitation… ouverte à tous! Autodidacte, ce plasticien camerounais s’intéresse au thème du voyage, pas seulement physique, mais surtout mental, vers l’autre, à la rencontre des différences, qui sont une source de richesse fondamentale de la croissance de l’humanité.

L’artiste italien Michelangelo Pistoletto – notamment connu pour son appartenance, dans les années 1960, au mouvement Arte Povera – conçoit le Labyrinthe (1969-2010) comme «une route sinueuse et imprévisible qui nous amène jusqu’à un espace de révélation, de connaissance». Composé de carton ondulé de différentes longueurs, le Labyrinthe est un espace de déplacement, de confusion et de peur. Le miroir, situé à son extrémité, devient la «réflexion de la méditation, qui oscille entre la peur et la sécurité, l’égarement et l’adéquation avec soi-même, le doute et la certitude, une ruelle sombre et une route éclairée». Un filtre contre la banalité de l’existence dans lequel on voit notre image «purifiée de toute difformité qui aurait pu se loger en notre âme». Lui seul permet de trouver la sortie du labyrinthe…

Pascale Marthine Tayou est représenté par GALLERIA CONTINUA, San Gimignano/ Beijing/Les Moulins/Habana

Michelangelo Pistoletto est représenté par GALLERIA CONTINUA, San Gimignano/ Beijing/Les Moulins/Habana

© Marc Domage

Daniel Buren Des Oculi aux Tondi

Les œuvres de Daniel Buren interrogent le lieu qui les accueille et pour lequel elles sont conçues, (de la rue, à la galerie, au musée, au centre d’art…) ce qui lui a permis d’inventer le terme «travail in situ», qui caractérise depuis longtemps une grande partie de ses interventions. Elles jouent sur les points de vue, les espaces, les couleurs, la lumière, le mouvement, l’environnement, la découpe ou la projection, assumant leur pouvoir décoratif ou transformant radicalement les lieux. Pour le CENTQUATRE-PARIS, il a créé Des Oculi aux Tondi, 25 travaux in situ pour l’exposition Follia Continua! (25 ans de GALLERIA CONTINUA– 2015).

Tadashi Kawamata Exchange Library (2009)

© Bertrand Huet

Extrait de l’œuvre Open Cafe Project L’œuvre de l’artiste japonais Tadashi Kawamata fonctionne comme une bibliothèque mobile sociale et participative sur un système d’échange ou de troc. Le public est invité, d’une part, à consulter sur place les ouvrages présents, et, d’autre part, à échanger ceux qu’il aurait amenés contre d’autres disponibles dans la bibliothèque.

Daniel Buren est représenté par GALLERIA CONTINUA, San Gimignano/Beijing/ Les Moulins/Habana

Tadashi Kawamata est représenté par la galerie Kamel Mennour, Paris.

Anne-Flore Cabanis Connexions

© Alain Eludut

Traits, lignes, trajectoires… Anne-Flore Cabanis déploie au CENTQUATRE-PARIS un univers plastique tantôt monochrome tantôt bigarré, créant des connexions tant multiples qu’inattendues avec le bâtiment et sa matière. Connexions se présente comme un parcours d’élastiques en tension, installés dans plusieurs espaces. Chaque ensemble d’élastiques est envisagé comme une sculpture habitant le volume dans lequel elle se trouve et proposant de lui donner un mouvement, une dynamique.

Mark Jenkins Embed Series

Anne-Flore Cabanis est en résidence de création au CENTQUATRE-PARIS.

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© Marc Domage

© Anne-Flore Cabanis

Street-artist américain, Mark Jenkins subvertit le paysage urbain avec des mannequins mêlés aux passants dans des mises en scène inhabituelles. Il a développé une technique qui consiste à mouler des formes avec du ruban adhésif transparent, puis à les habiller avec de vrais vêtements. Au CENTQUATRE-PARIS, Mark Jenkins déploie son univers hyperréaliste qui amuse, déconcerte, inquiète ou interpelle les visiteurs.

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UN LIEU À VIVRE AU QUOTIDIEN On essaie, on pratique, on échange… dans les espaces de publics permanents

Les visites «Groupes» réservation obligatoire

Vivre le CENTQUATRE–PARIS, c’est aussi pouvoir, accompagné par un médiateur ou en visite libre, découvrir son fonctionnement au quotidien et ses expositions temporaires. Vous souhaitez venir en groupe? Vous pouvez venir accompagnés par votre propre guide, conférencier ou intervenant. Le jour de votre venue, nous vous proposons d’être accueillis par un membre de l’équipe avec un mot de bienvenue.

Tout au long de l’année, de nombreuses représentations sont programmées en dehors des salles ou ateliers, et investissent les espaces publics du CENTQUATRE–PARIS. Au-delà des résidences et autres propositions artistiques, l’établissement est un «open places» qui se comprend, se vit et se pratique en permanence, dans un rapport original parce qu’inventé par ceux qui le pratiquent. Les espaces sous les halles sont autant de territoires de partage réinventés, qui se transforment aussi bien en squares qu'en plateaux au gré des pratiques artistiques libres. Mêlant gaiement pratiquants amateurs et professionnels dans la liberté et l'anonymat d'une ruche organique et créative.

Les pratiques spontanées

Le CENTQUATRE-PARIS offre la possibilité de développer des pratiques artistiques et culturelles dans les espaces ouverts aux publics pendant les horaires d’ouverture, de façon libre et gratuite. Les espaces disponibles pour ces pratiques sont évolutifs au gré de l’activité générale du lieu. Les différentes pratiques qui s’expriment au quotidien dans ces espaces (spectateurs, artistes, visiteurs…) sont constitutives de la dynamique de ce lieu en mutation permanente.

On troque, on échange! avec Télérama

Le Grand Troc culturel

Le CENTQUATRE-PARIS et Télérama s’associent pour deux éditions annuelles du Grand Troc culturel: l’échange entre particuliers de livres, de bandes dessinées, de disques, de DVD, de petits objets de design, de jeux vidéo, d’affiches, de lithographies, de tableaux ou d’instruments de musique… Les échanges se font de gré à gré, sans intermédiaire, et sans argent.

Groupes scolaires, associatifs, d’amis, les médiateurs s’adaptent en fonction des attentes de chacun. Les visites peuvent se dérouler en anglais, espagnol ou italien sur demande. Le temps de la visite est consacré à l’échange, dans une approche sensible des œuvres.

Tadashi Kawamata Exchange Library (2009)

Extrait de l’œuvre Open Cafe Project L’œuvre de l’artiste japonais Tadashi Kawamata fonctionne comme une bibliothèque mobile sociale et participative sur un système d’échange ou de troc. Le public est invité, d’une part, à consulter sur place les ouvrages présents, et, d’autre part, à échanger ceux qu’il aura amenés contre d’autres disponibles dans la bibliothèque.

Des visites jeune public

Avec activités pour les 3-6 ans et les 6-12 ans sont proposées pour certaines expositions temporaires. durée: 1 heure ou 1h30 réservation: pour toute visite en groupe avec ou sans médiateur. Les demandes de réservation sont à adresser à l’équipe des relations, avec les publics: relations.publics@104.fr. Votre demande doit nous parvenir au moins quinze jours avant la date de visite prévue. Pour des raisons de confort de visite,,le nombre de visiteurs est limité à 30 personnes par groupe.

Tadashi Kawamata est représenté par la Galerie Kamel Mennour, Paris

© Maxime Dufour

espaces publics du CENTQUATRE–PARIS/accès libre

Avec les médiateurs

Les «visites déguidées»

Mises en scène par Bertrand Bossard, artiste en résidence au CENTQUATRE–PARIS Vous aimeriez faire plus intime connaissance avec le CENTQUATRE–PARIS? Bertrand Bossard vous propose un nouveau concept de visites qui saura vous surprendre. Ni historiques ni diplomatiques, celles-ci vous «déguideront» pour que vous ne viviez plus jamais l’établissement de la même façon. durée: 1 heure/1 à 2 fois par mois individuels/8€ TP/5€ TR/3€ TA/3€ TE groupes/sur réservation: 01 53 35 50 00/billetterie@104.fr

© Maxime Dufour

© Anne-Lise François

Retrouvez les «visites déguidées» en tournée avec le CENTQUATRE ON THE ROAD (voir p.77).

Le Bal Pop’

Nouveau! Le CENTQUATRE-PARIS a reçu le soutien massif des habitants du 19e arrondissement, dans le cadre du budget participatif de la Ville de Paris pour le projet «Cinéma et musique au CENTQUATRE-PARIS». Si cette nouvelle aventure s’est inscrite dans le cadre du budget participatif, c’est parce que nous l’avons voulue, dès le départ, collective. Aujourd’hui, nous travaillons à la livraison d’un nouvel espace modulable qui sera disponible pour l’été 2017.

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Une programmation à construire ensemble, dans un nouvel espace modulable En juillet 2017, tous les samedis, de 19h à minuit, une soirée «Cinéma et musique» sera organisée pour mettre en place un programme varié se concluant par la projection d’un film choisi collectivement. Ces soirées seront construites avec tous ceux que l’aventure tente (publics, habitants, structures du territoire) et fera appel à votre inventivité. Pour en savoir plus: relations.publics@104.fr

Désormais incontournable pour qui souhaite se dégourdir les gambettes, le Bal Pop’ façon CENTQUATRE–PARIS peaufine sa formule mensuelle: en plus des habituels orchestres chauffés à blanc qui ont fait sa réputation, il entraîne dans sa frénésie les artistes de passage. Et c’est avec un plaisir non feint que ceux-ci entrent dans la danse, se prêtant avec joie au jeu de la «carte blanche». tous les mois © Adeline Vengud

Budget participatif

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UN LIEU À VIVRE AU QUOTIDIEN Au-delà de notre programmation, nous vous proposons de prolonger vos expériences artistiques et de découvrir le CENTQUATRE-PARIS à travers la diversité des usages: visites, temps familiaux, expressions spontanées, échanges, rencontres, ateliers de pratiques artistiques…

le Merle moqueur, librairie du CENTQUATRE-PARIS

Imaginée comme un lieu ouvert, la librairie accueille les flâneurs et les enfants, les spécialistes comme les amateurs d’art… mardi > vendredi/12h > 20h samedi/11h > 20h dimanche/11h > 19h

En famille

De la Maison des petits aux activités en famille en passant par les expositions temporaires, le CENTQUATRE-PARIS est un espace de découverte sensible pour le plaisir des petits et des grands.

Le Petit Salon conçu par la designer Matali Crasset permet aux familles de patienter confortablement, avant d’être invitées à entrer dans la Maison des petits. avec le soutien de Tarkett, de la Fondation Martine Lyon et de la Fondation Cognacq-Jay

LIRE au CENTQUATRE-PARIS

À l’abri, confortablement installées sur des tapis, les lectrices de l’association LIRE à Paris vous invitent au voyage au travers d’albums, de comptines et de chants. les mercredis après-midi d’octobre à avril/16h > 17h30 gratuit sans réservation programmation à suivre sur www.104.fr en partenariat avec l’association LIRE à Paris

construire au Petit Salon

tous les mercredis dans le Petit Salon/15h > 17h en accès libre

Pratiques amateurs, urbaines et populaires le Cinq

Le Cinq est le service proposé par le CENTQUATRE-PARIS pour les pratiques artistiques en amateur, destiné en priorité aux habitants et aux associations des 18e et 19e arrondissements ainsi qu’aux personnes pratiquant de façon très régulière dans les espaces ouverts du CENTQUATRE-PARIS. mercredi > vendredi/12h > 22h; le week-end/12h > 20h

atelier danse hip-hop un mercredi par mois/ 16h > 17h30, en accès libre

avec la Ferme de Marconville, la Ferme de Mesenguy, la Ferme des bio pâturages, l’Océpicerie et le Four Banal tous les samedis/11h

«wutao et qi gong pour tous»

Le wutao est une discipline née du métissage de différentes techniques: qi gong, tai chi, yoga… Cette pratique est fondée sur la prise de conscience du mouvement ondulatoire primordial de la colonne vertébral. > Plusieurs week-ends par mois, nous vous proposons de

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découvrir ou de redécouvrir cette pratique. > Le dernier week-end du mois, découverte du qi gong, une pratique corporelle énergétique millénaire provenant de Chine s’appuyant sur une observation de la nature et du vivant avec Marie-Amélie Pierret-Bastian également danseuse et chorégraphe. > Une fois par mois, découverte d’une nouvelle pratique: qi gong, tai chi ou do in. tous les samedis et dimanches/11h et 12h15 (durée: 1 heure, en accès libre) dans différents espaces du CENTQUATRE-PARIS en partenariat avec le Centre Tao-Paris

cours d’approfondissement qi gong

Avec Marie-Amélie Pierret-Bastian, danseusechorégraphe, dont la pratique régulière durant neuf années, puis une formation certifiée en 2014 chez Zhiroujia (JeanMichel Chomet et Laurence Cortadellas) l’ont naturellement conduite à transmettre cet art. 1 fois par mois/11h > 12h30, en atelier tarifs sur www.104.fr

Pour chiner toutes sortes d’objets et de vêtements à des prix imbattables! mercredi/13h30 > 18h15 jeudi et vendredi/ 13h30 > 17h45 samedi/11h30 > 18h45

Training Party un dimanche par trimestre avec WYNKL

réception des dons au bric-à-brac Riquet

Faire une pause Grand Central

Art de vivre et du bien-être le marché bio

l’appartement d’Emmaüs

avec l’association RStyle

conditions d’accès: participation forfaitaire de 2€ l’heure accessible avec l’acquisition d’une carte Cinq tarifs: 10 heures, 20€; 15 heures, 27€; 20 heures, 35€ à la première inscription: acquisition d’un pass 104 «usager du Cinq» au tarif de 8€ (au lieu de 28€) plus d’infos sur www.104.fr; 01 53 35 51 20 ou lecinq@104.fr

proposé par la Fondation Martine Lyon

© Marc Domage

rendez-vous au Petit Salon de la Maison des petits

© Maxime Dufour

patienter et jouer au Petit Salon

contact: 01 40 38 85 65

le quatrième jeudi de chaque mois/15h30 gratuit pour les enfants 5€ TP/3€ TR/2€ TA (sur réservation à la billetterie) pour le ou les accompagnant(s)

©Marc Domage

infos: 01 53 35 51 21 ou maisondespetits@104.fr retrouvez l’actualité de la Maison des petits sur www.104.fr

les Toutes Petites Visites

© Marc Domage

la Maison des petits

La Maison des petits est un lieu d’accueil artistique pour les enfants de la naissance à 5 ans et les adultes qui les accompagnent. Accueil gratuit et confidentiel, dans la limite de 30 places disponibles, sans réservation. mardi > dimanche/14h30 > 18h

do in en atelier

Séances de pratique corporelle issue de la tradition orientale associant des techniques d’automassage à des exercices d’assouplissement et d’étirement des méridiens d’acupuncture rythmés sur la respiration. avec Catherine Noyelle (Association Et, Mouvance) 2 à 3 fois par mois/11h30 et 12h30, en atelier tarifs sur www.104.fr réservation auprès de la billetterie: 01 53 35 50 00 et billetterie@104.fr

Aux manettes du Café caché depuis l’ouverture du CENTQUATRE-PARIS, Claudio Episcopo et son équipe ont investi l’espace restaurant, en plein cœur de la nef Curial, et se sont approprié cet espace hors normes aux allures de gigantesque loft industriel. Une brasserie moderne, avec les codes du genre réinventés par Sébastien Wierrinck, déjà responsable de la déco déjantée et sublime du Café caché. Aux fourneaux, le jeune Mathieu Cormier propose une carte alerte qui mélange tradition et air du temps, avec des plats chaleureux et conviviaux, et une offre importante et variée de bières originales à la pression… déjeuner mardi > dimanche/ à partir de 12h dîner mercredi > samedi/ à partir de 19h service le mardi soir, les soirs de spectacle contact: 09 51 22 76 44

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le Café caché

Entre café du coin et rendezvous des artistes, le Café caché propose une sélection de boissons originales et de créations culinaires dans un décor contemporain aux inspirations 1950’s. mardi > jeudi/9h > 19h30; les soirs de programmation, jusqu’au début des spectacles vendredi et samedi/9h > 22h dimanche/11h > 20h service prolongé les soirs de programmation contact: 01 42 05 38 40

le Camion à pizzas

Napolitaine, orientale, végétarienne… Le camion stationné dans la halle Aubervilliers cuit dans son four à bois un large choix de pizzas, et vend des crêpes, des boissons et des confiseries. mardi > vendredi/12h > 15h le week-end/11h > 19h service continu les week-ends, pendant les nocturnes et les vacances scolaires

Mijote et Sucrine

La roulotte Mijote et Sucrine vous donne rendez-vous tous les mercredis pour une pause conviviale, composée de produits frais et de saison. mercredi/12h > 19h

Professor Grunschnabel

Ce camion de glaces et de sorbets vous propose des saveurs exotiques, issues d’un savoirfaire artisanal. Ces merveilles rafraichissantes sont 100% végétales et ne contiennent ni gluten, ni lactose, ni soja. mercredi/12h > 19h samedi et dimanche/11h > 19h

The Italian Street Clan

Ce triporteur aux saveurs italiennes vous fera voyager autour de plats typiques et gourmets. deux week-end par mois 11h > 15h

et d’autres «foodtrucks» et triporteurs à découvrir au gré de la programmation!

les commerces sont fermés le lundi


LES PARTENAIRES PAR PROJET AUTOMNE

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Opéra Pagaï – Cinérama coproduction: Opéra Pagaï; Le Grand T-théâtre de Loire-Atlantique; le Volcan-scène nationale du Havre; Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine; Pronomade(s) en Haute-Garonne, Centre national des Arts de la Rue; Culture O Centre; le Liburnia – Libourne; Ax Animation spectacles de Grands Chemins, Ax-les-Thermes, La Paperie, Centre national des arts de la rue, Angers; l’Office artistique de la région Aquitaine; l’Institut départemental de développement artistique et culturel-Gironde/Aide à la résidence de production des arts de la rue: ministère de la Culture- DGCA/ aide à la création: ADAMI, Ville de Bordeaux / soutien à la résidence: Pessac en scènes-Ville de Pessac/ soutien de l’association Beaumarchais-SACD/avec le soutien du conseil régional d’Aquitaine, conseil général de la Gironde et ville de Bordeaux La compagnie est en convention avec le ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Aquitaine. Serge Bloch et Frédéric Boyer – Il était plusieurs fois…, une traversée d’après le livre Bible, les récits fondateurs de Serge Bloch et Frédéric Boyer production: le CENTQUATRE-PARIS/coproduction: Bayard Éditions avec le soutien de l’ADAGP Kuehn Malvezzi en collaboration avec la Solo Galerie Christiane Jatahy – La Forêt qui marche (A Floresta que anda) production: Cie Vértice de Teatro/coproduction: le CENTQUATRE-PARIS, SESC-São Paulo, Mousonturm La Cie Vértice de Teatro est soutenue par Petrobras. Christiane Jatahy est artiste associée au CENTQUATRE-PARIS et à l’Odéon – Théâtre de l’Europe. Retrouvez le spectacle en tournée avec le CENTQUATRE ON THE ROAD. aalliicceelleessccaannee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii – Qui veut voyager loin choisit sa monture production: le CENTQUATRE-PARIS, aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii. sont artistes associées au CENTQUATRE-PARIS. Retrouvez le spectacle en tournée avec le CENTQUATRE ON THE ROAD. Hans Op de Beeck production: le CENTQUATRE-PARIS; GALLERIA CONTINUA, San Gimignano/Beijing/Les Moulins/ Habana avec le soutien de l’ADAGP Hans Op de Beeck est représenté par GALLERIA CONTINUA, San Gimignano/Beijing/Les Moulins/ Habana Olivier Py – Le Cahier noir production: le CENTQUATRE-PARIS remerciements au Festival d’Avignon Retrouvez le spectacle en tournée avec le CENTQUATRE ON THE ROAD. Lia Rodrigues – Pour que le ciel ne tombe pas (Para que o céu não caia) production: Lia Rodrigues/coproduction: HELLERAU – European Center for the Arts (Dresden); Kampnagel (Hambourg); HAU Hebbel am Ufer (Berlin), Künstlerhaus Mousonturm (Francfortsur-le-Main); tanzhaus nrw (Düsseldorf); festival Montpellier Danse 2016; le CENTQUATRE-PARIS; Festival d’Automne à Paris; prefeitura da Cidade do Rio de Janeiro, secretaria municipal de Cultura programa Cultura Viva.

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En collaboration avec REdes da Maré, fondé par la Fondation culturelle fédérale allemande. coréalisation: le CENTQUATRE-PARIS; Festival d’Automne à Paris aalliicceelleessccaannee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii – Le prix du PIF production: aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii. aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii sont artistes associées au CENTQUATRE-PARIS. Collectif OS’O – TIMON/TITUS production: Collectif OS’O/coproduction: Scène nationale du Sud-Aquitain, le Carré – les Colonnes, scène conventionnée de Blanquefort et SaintMédard-en-Jalles, le Champ de Foire à Saint-Andréde-Cubzac, Espace Treulon à Bruges, OARA, IDDAC, ce projet bénéficie du Fonds d’Aide à la Création de la ville de Bordeaux, aide au projet: DRAC Aquitaine, conseil Général des Landes, la Spedidam, l’Adami, structure soutenue par le conseil Régional d’Aquitaine et le conseil départemental de la Gironde/représentations accueillies avec le soutien de l’OARA. Collectif OS’O est en résidence de création au CENTQUATRE-PARIS. BERLIN – ZVIZDAL coproduction: Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles); Het Zuidelijk Toneel (Tilburg); Pact Zollverein (Essen), Dublin Theatre Festival; le CENTQUATREPARIS; BIT Teatergarasjen (Bergen), Künstlerhaus Mousonturm (Francfort-sur-le-Main); Brighton Festival (Royaume-Uni); Onassis Cultural centre (Athènes)/en collaboration avec: de Singel (Anvers)/avec le soutien du gouvernement flamand/coréalisation: le CENTQUATRE-PARIS; Festival d’Automne à Paris BERLIN est artiste associé au CENTQUATRE-PARIS. Vincent Dedienne, Kyrie Kristmanson, JP Nataf, Sandra Nkaké – On a dit on fait un spectacle production: Madamelune/coproduction: abbaye de Fontevraud et Philharmonie de Paris/partenaire privilégié: Adami/ avec le soutien de CNV, Sacem et Spedidam L’Ocelle Mare, Will Guthrie et Gaspar Claus production: pass-Murailles, cabinet de curiosités Brigitte Fontaine production: Bleu Citron

HIVER

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Orchestre de chambre de Paris (concert illustré, bal, concert jeune public Les Illuminations) coproduction: Orchestre de chambre de Paris; le CENTQUATRE-PARIS. Cie 14:20, Clément Debailleul et Raphaël Navarro – Wade in the water production: Cie 14:20/coproduction: Théâtre National de Chaillot; le CENTQUATRE-PARIS; Opéra de Rouen Normandie; Cirque-Théâtre d’Elbeuf – Pôle national des arts du cirque, scène nationale du SudAquitain, Centre des arts d’Enghien-les-Bains, scène conventionnée "écritures numériques", Bonlieu, scène nationale Annecy/partenaires: ADB Lighting; École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre; Centre national des arts du cirque/la Cie 14:20 est soutenue par la Ville de Rouen et la région Haute-Normandie/avec le soutien de la DRAC Haute-Normandie, du conseil général de SeineMaritime, du ministère de la Culture-DGCA/avec le soutien du DICRéAM. Clément Debailleul et Raphaël Navarro sont artistes associés au CENTQUATRE-PARIS.

Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons – GRANDE – coproductions: Plateforme 2 Pôles Cirques en Normandie I La Brèche – Cherbourg & Cirque Théâtre d’Elbeuf; le CENTQUATRE-PARIS; Espace Malraux, scène nationale de Chambéry et de la Savoie; les Subsistances, laboratoire international de création artistique (Lyon); le Lieu Unique, scène nationale de Nantes; Théâtre de la Ville (Paris) Institut français de Beyrouth (Liban); le Quai, centre dramatique national Angers Pays de la Loire; Nuit blanche 2015, Ville de Paris; le Manège, scène nationale de Reims; Bonlieu scène nationale Annecy; la Filature, scène nationale de Mulhouse; le Prato, théâtre International de Quartier, Pôle national des arts du cirque, Lille; le Maillon, Théâtre de Strasbourg, scène européenne ; association le Point Triple; Film Argent; Argent Eléphant/soutiens pour les résidences: Villa Médicis, Rome; la Brèche, Pôle National des Arts du Cirque de BasseNormandie; Cherbourg-Octeville, le CENTQUATREPARIS, Les Subsistances, laboratoire international de création artistique, Lyon: Institut français de Beyrouth, Liban: Espace périphérique (EPPGHV – Ville de Paris): le Quai, Centre dramatique national Angers Pays de la Loire, le Manège, scène nationale de Reims, le Cirque-Théâtre d’Elbeuf, Pôle national des arts du cirque/aides: ministère de la Culture et de la Communication, direction générale de la création artistique (aide à la création cirque et direction régionale des affaires culturelles Pays de la Loire (aide au projet); Fondation Beaumarchais – aide à l’écriture cirque; Association Géniale. coréalisation: Théâtre de la Ville; le CENTQUATRE-

PARIS

Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons sont artistes associés au CENTQUATRE-PARIS. Pascal Quignard et Marie Vialle – La Rive dans le noir, une performance de ténèbres production: compagnie Sur le Bout de la langue; direction de production Emmanuel Magis/ Anahi/coproduction Festival d’Avignon; Centre dramatique régional de Tours – Théâtre Olympia; Le Liberté–Scène nationale de Toulon, Pôle Arts de la Scène–Friche la Belle de Mai; Equinoxe–Scène nationale de Châteauroux; Festival Terres de Paroles; Le Parvis–Scène nationale de Tarbes; La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon–Centre national des écritures du spectacle/ avec le soutien de la DRAC Auvergne–Rhône-Alpes et de la SPEDIDAM, avec l’aide du CENTQUATRE–PARIS et du Bois de l’Aune–Aixen-Provence/remerciements: Théâtre de Carouge– Atelier de Genève, à la Société de lecture de Genève. Pascal Quignard et Marie Vialle sont en résidence de création au CENTQUATRE-PARIS. Circulation(s) production: association Fetart/coréalisation: association Fetart et le CENTQUATRE-PARIS ildi ! eldi et Olivia Rosenthal – Antoine et Sophie font leur cinéma production: ildi ! eldi, le CENTQUATRE-PARIS/avec le soutien de la DRAC Paca et de la région Paca. ildi ! eldi est artiste associé au CENTQUATRE-PARIS et artiste accompagné par les Théâtres – Aix/ Marseille et la Friche la Belle de Mai (Marseille). Retrouvez le spectacle en tournée avec le CENTQUATRE ON THE ROAD. Noëlle Renaude et Grégoire Strecker/Cie Champ 719 – Que ça y vive autrement production: compagnie Champ 719/ résidence à Montévidéo, au CDN de Nanterre-Amandiers et au CENTQUATRE-PARIS. Thomas Bellorini – Le Dernier Voyage de Sindbad production: compagnie Gabbiano/coproduction: le CENTQUATRE-PARIS Thomas Bellorini est en résidence au CENTQUATRE-PARIS.

Sébastien Barrier – Savoir enfin qui nous buvons production et accompagnement: l’Usine, scène conventionnée pour les arts dans l’espace public (Tournefeuille / Toulouse Métropole)/diffusion: centre de production des Paroles contemporaines – CPPC, Rennes/coproduction et résidences: le Channel, scène nationale de Calais; le Grand T, Théâtre de Loire-Atlantique; le Carré/les Colonnes, scène conventionnée Saint-Médard-en-Jalles (Blanquefort); les Pronomade(s) en HauteGaronne, centre national des arts de la rue, Encausse-les-Thermes; Excentrique, festival porté par Culture O, centre ateliers de développement culturel en région Centre; la Paperie, centre national des arts de la rue, Angers; AGORA PNAC Boulazac Aquitaine. Sébastien Barrier – Chunky Charcoal production: Sébastien Barrier/production déléguée: l’Usine, scène conventionnée pour les arts dans l’espace public (Tournefeuille/Toulouse Métropole)/diffusion: centre de production des paroles contemporaines – CPPC, Rennes/ coproduction l’Usine, scène conventionnée pour les arts dans l’espace public (Tournefeuille/ Toulouse Métropole), le Grand T, Théâtre de LoireAtlantique, Nantes, le Channel, scène nationale de Calais; le Cratère – scène nationale d’Alès, espace Malraux – scène nationale de Chambéry et de la Savoie/diffusion: centre de production des paroles contemporaines-CPPC, Rennes. Arman Méliès – Petite éclipse entre amis production: Zouave; le CENTQUATRE-PARIS

La compagnie de SOI est subventionnée par la DRAC Île-de-France / ministère de la Culture et de la Communication au titre de l’Aide aux Compagnies chorégraphiques. Radhouane El Meddeb est artiste associé du CENTQUATRE-PARIS. Retrouvez le spectacle en tournée avec le CENTQUATRE ON THE ROAD. Jacques Gamblin et Bastien Lefèvre – 1 heure 23’ 14’’ et 7 centièmes production: Productions du dehors /coproduction: la Maison de la culture d’Amiens; le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire; le CNCDC de Châteauvallon; l’espace Malraux, scène nationale de Chambéry et de la Savoie; la Coursive, scène nationale de La Rochelle; Bonlieu, scène nationale d’Annecy; le Théâtre Anne de Bretagne, à Vannes; l’Arc, scène nationale du Creusot; l’Archipel, à Granville; le théâtre municipal, à Coutances; le Radiant-Bellevue, à Caluire-et-Cuire; le Forum, à Fréjus; le théâtre de Villefranche-sur-Saône; la Maison des arts de Thonon-Evian; le CENTQUATRE– PARIS dans le cadre de son programme de résidence / remerciements à la compagnie Catherine Diverres et au TAB pour la mise à disposition du Studio 8. Jacques Gamblin est en résidence de création au CENTQUATRE–PARIS. Zimoun production: le CENTQUATRE-PARIS; Studio Zimoun Emanuel Gat – SACRE production: Emanuel Gat Dance/coproduction: The Suzanne Dellal Centre (Israël); festival Uzès Danse, Monaco Dance Forum/avec le soutien de: la Dellal Foundation, Théâtre de Olivier d’Istres, Ballet MonteCarlo, the Foundation of Philippe de Rothschild coréalisation: Théâtre de la Ville; le CENTQUATRE-

Marc Nammour, Serge Teyssot-Gay et Cyril Bilbeaud – Debout dans les cordages production: l’association La Canaille; le CENTQUATRE-PARIS

PARIS

PRINTEMPS/ÉTÉ

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Kaori Ito et Olivier Martin-Salvan – Religieuse à la fraise production: Tsen Productions /coproduction: SACD/ Festival d’Avignon; le Quartz, scène nationale de Brest; Festival Paris quartier d’été /avec le soutien du Centre national de la danse, de la Ménagerie de verre et dans le cadre de Studiolab et du Théâtre Athénée – Louis Jouvet /production et diffusion: Colomba Ambroselli. Olivier Martin-Salvan est artiste associé au Quartz – scène nationale de Brest. Cie Black Sheep – FACT production: Garde Robe/coproductions: Espace 1789 – Saint Ouen, Houdremont, scène conventionnée – La Courneuve, Initiatives d’Artistes en Danses Urbaines (Fondation de France, Parc de la Villette avec le soutien du CGET), CCN de Créteil et du Val-de-Marne et la briqueterie - centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne (lauréat concours SACD Beaumarchais 2015 avec la création Iskio), Flow – ville de Lille, Art Track – Hip Hop Games Concept (lauréat concours 2014), DRAC Île-de-France dans le cadre de l’aide au projet 2016. La compagnie Black Sheep est soutenue par le département de Seine-Saint-Denis. Radhouane El Meddeb – Heroes production: la compagnie de SOI; le CENTQUATREPARIS. La Compagnie de SOI et le CENTQUATRE-PARIS s’associent pour un montage de production innovant de la création Heroes, prélude et Heroes de Radhouane El Meddeb/coproduction: le Festival de Marseille-danse et arts multiples, le Ballet National de Marseille – Centre chorégraphique national, Houdremont, scène conventionnée – La Courneuve, La Villette et le CCN de Créteil et du Val-de-Marne / Compagnie Käfig.

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Emanuel Gat – GOLD production: Emanuel Gat Dance/coproductions 2013: festival Montpellier Danse 2013, Théâtre de la Ville, Paris,deSingel – Campus artistique international, Anvers, Lincoln Center Festival 2014, New York, CCN Roubaix Nord-Pas-de-Calais Carolyn Carlson/avec le soutien du conseil général des Bouches-du-Rhône et de la Fondation BNP Paribas. coréalisation: Théâtre de la Ville; le CENTQUATREPARIS

Alban Richard – Nombrer les étoiles production déléguée: centre chorégraphique national de Caen en Normandie/coproduction: ensemble l’Abrupt, théâtre Paul Eluard (tpe) – scène conventionnée de Bezons/avec le soutien d’Arcadi Île-de-France/résidence de recherche: Format – la Jetée, lieu d’art et de ressources chorégraphiques. Amala Dianor – Quelque part au milieu de l’infini soutien fourni dans le cadre de l’accueil studio par le Ballet national de Marseille/ Pôle Sud – Centre de développement chorégraphique (Strasbourg)/ Théâtre Louis Aragon, scène conventionnée danse de Tremblay-en-France/le Cargo Segré avec le soutien du groupe Caisse des Dépôts et consignations Anne Teresa De Keersmaeker – A Love Supreme coproduction: Rosas & De Munt/La Monnaie (Bruxelles). Alessandro Sciarroni – CHROMA_don't be frightened of turning the page production: corpoceleste_C.C.00#; Marche Teatro, teatro di rilevante interesse culturale coproduction (en cours): le CENTQUATRE-PARIS Alessandro Sciarroni est artiste associé international au CENTQUATRE-PARIS et au Marche Teatro, teatro di rilevante interesse culturale.

Antoine Defoort, Mathilde Maillard, Sébastien Vial et Julien Fournet – On traversera le pont une fois rendus à la rivière production: l’Amicale de production/avec le soutien de le Phénix, scène nationale de Valenciennes, la Filature, scène nationale de Mulhouse, le CENTQUATRE-PARIS, le Vivat, scène conventionnée danse et théâtre Armentières, le Pianofabriek, Kunstenwerkplaats (Bruxelles); le Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles); le Théâtre Garonne (Toulouse); la Maison de la Danse, Lyon, le Carré les Colonne, Saint Médard en Jalles; la Halle aux grains, scène nationale de Blois, Noorderzon Festival, Groningen, Dublin Theater Festival, Dublin, Buda Kunstencentrum, Courtrai Antoine Defoort et Julien Fournet sont artistes associés au CENTQUATRE-PARIS. Baptiste Amann – Des Territoires (nous sifflerons la Marseillaise) production: Compagnie du Soleil Bleu (dans le cadre de la Pépinière du Soleil Bleu & Glob Théâtre)/ coproduction: la Comédie de Reims–CDN, Théâtre Ouvert– CNDC, l’ADAMI, l’OARA – office artistique de la région Aquitaine, le Glob Théâtre – Bordeaux, l’IDDAC – Institut départemental de développement artistique et culturel – agence culturelle de la Gironde/avec le soutien financier du ministère de la Culture / DRAC Aquitaine et la Ville de Bordeaux. Montévidéo – Centre de créations contemporaines (Marseille), l’OUTIL. La Compagnie du Soleil Bleu est conventionnée par le ministère de la Culture/DRAC Aquitaine, subventionnée par le Conseil régional d’Aquitaine, la Ville de Bordeaux et le Conseil départemental de la Gironde. Wim Vandekeybus – Mockumentary of a Contemporary Saviour production: Ultima Vez/coproduction: KVS (Bruxelles), Ircam – Centre Pompidou dans le cadre de ManiFeste – 2017, festival de l’Ircam coréalisation: Ircam – Centre Pompidou; le CENTQUATRE-PARIS Jérôme Combier et Pierre Nouvel – Campo Santo, Impure histoire de fantômes coproduction: Ensemble Cairn- théâtre d’Orléans, scène nationale – Ircam – Centre Pompidou – le Tandem, scène nationale Arras-Douai – MCB° Maison de la Culture de Bourges, scène nationale/ commande: commande d’État et du château de Chambord pour la résidence de Jérôme Combier/ construction des décors: ateliers de la MCB° Maison de la Culture de Bourges, scène nationale/accueil résidence de travail: Académie de France à Rome. L’Ensemble Cairn est aidé par le ministère de la Culture et de la Communication/direction régionale des affaires culturelles de la région Centre-Val-deLoire au titre de l’aide aux ensembles conventionnés. L’Ensemble Cairn reçoit le soutien de la SACEM au titre de l’aide aux ensembles spécialisés. L’ensemble Cairn est conventionné par la Région Centre-Val-de-Loire. Dans le cadre de ManiFeste – 2017, festival de l’Ircam coréalisation: Ircam – Centre Pompidou; le CENTQUATRE-PARIS


ILS NOUS REJOIGNENT CETTE SAISON Théâtre de Saint-Quentinen-Yvelines, scène nationale

Le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, scène nationale foisonne de propositions artistiques naturellement interdisciplinaires; les nouvelles écritures scéniques, la rencontre entre les arts et les sciences, la danse. Ce lieu de création poursuit aussi sa (déjà) longue histoire avec les musiques baroques, classiques et contemporaines. Participant au festival Impatience, il partage avec le CENTQUATRE-PARIS la même attention à l’émergence d’une nouvelle génération d’artistes, dans toutes les disciplines, qu’il entend relier, chaque saison, aux œuvres et aux artistes qui ont marqué de leur empreinte les arts de la scène. L’important travail d’éducation artistique, qu’il développe sur tout le territoire yvelinois, l’inscrit comme un lieu de mixité sociale, culturelle et générationnelle. www.theatresqy.org

Festival d’Avignon

Chaque été depuis 1947, Avignon se transforme en forum à ciel ouvert avec un seul mot d’ordre, celui du fondateur du Festival, Jean Vilar: «Redonner au théâtre, à l’art collectif, un lieu autre que le huis clos; réconcilier enfin, architecture et poésie dramatique.» Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, la Cour d’honneur du Palais des papes, pouvant accueillir 2 000 spectateurs, est le berceau du Festival qui investit aujourd’hui nombre d’autres lieux. De gymnases en cours, de chapelles en jardins, de carrières en églises, dans ses remparts ou hors les murs, la manifestation estivale se reconfigure chaque année en fonction des besoins des spectacles et de la venue de plus de 140 000 spectateurs. Avec Olivier Py comme directeur, le Festival d’Avignon est à la fois «gardien du patrimoine théâtral» et porteur de «nouvelles voies expérimentales». Accueillir le lauréat d’Impatience cette année après avoir créé cette initiative en 2009 témoigne de cette confiance réitérée dans l’avenir. www.festival-avignon.com

DES ARTISTES EN RÉSIDENCE

L’Odéon-Théâtre de l’Europe

Fondé par Giorgio Strehler, aujourd’hui dirigé par Stéphane Braunschweig, l’Odéon-Théâtre de Théâtre de l’Europe l’Europe est au service du théâtre d’art depuis plus de trente ans. Il compte deux scènes: au centre de la capitale, la grande salle historique, à l’italienne, et, au cœur du Grand Paris à venir, la salle des Ateliers Berthier, moderne et modulable. Ouvert sur le monde et au carrefour des générations, en prise sur son époque, l’Odéon s’est fixé un ambitieux cap artistique: donner aux grands artistes européens d’aujourd’hui ou de demain le temps d’engager un dialogue durable avec un public aussi large que divers. L’Odéon-Théâtre de l’Europe et le CENTQUATREPARIS collaborent pour présenter A Floresta que anda, l’installationperformance de la Brésilienne Christiane Jatahy, artiste associée de l’Odéon et du CENTQUATRE-PARIS. www.theatre-odeon.eu

Ils sont ou seront en résidence au CENTQUATRE-PARIS en 2016-2017: Agapanthe (arts visuels) Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille (arts visuels/cinéma) Albin de la Simone (musique) Alessandro Sciarroni (danse) aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii (arts visuels/théâtre) Antoine Defoort, Halory Goerger, Julien Fournet et Amicale de production (théâtre/performance) Arthur H (musique/littérature) Baptiste Amann (théâtre) Barbara Carlotti (musique/littérature) Bertrand Bossard (théâtre/espaces publics) Chloé Dabert (théâtre) Christiane Jatahy (théâtre/cinéma) Cie 14:20 – Clément Debailleul et Raphaël Navarro (magie) Collectif MxM/Cyril Teste (théâtre/vidéo) Collectif OS'O (théâtre) Delgado Fuchs (danse/arts visuels) Emily Loizeau (musique/théâtre) Eric Arnal-Burtschy (arts visuels/science) Fiodor Novski (musique) ildi! eldi (théâtre/cinéma) Jackson (musique/arts visuels) Jacques Gamblin et Bastien Lefèvre (théâtre/danse) Jeanne Added (musique) Julie Ramage (arts visuels) Justine Pluvinage (arts visuels/cinéma) Léonore Mercier (arts visuels) Louise Lecavalier (danse) Nasser Djemaï (littérature/théâtre) Nicolas Martel (musique) Pascal Quignard et Marie Vialle (théâtre/littérature) Olivia Rosenthal (littérature) Radhouane El Meddeb (danse) Ronny Trocker (arts visuels) Serge Bloch (arts visuels) Thomas Bellorini (musique/théâtre) Vimala Pons et Tsirihaka Harrivel (cirque) Zimoun (arts visuels)

Théâtre Ouvert

Promouvoir le renouvellement des dramaturgies contemporaines, susciter l’émergence de nouvelles écritures par la recherche et l’essai, accompagner le développement de ces écritures par la production, l’édition, la diffusion de textes et de formes théâtrales (lectures, mises en espace, spectacles, pièces radiophoniques…), telles sont les missions du Théâtre Ouvert, cité Véron, à Paris. La mise en œuvre de ces missions repose sur l’articulation entre un travail «souterrain» (lectures de manuscrits par l’équipe permanente, conseils dramaturgiques auprès des auteurs, mise en relation des auteurs avec des artistes de plateau, temps de recherche et de résidence) et l’exposition publique du fruit de ce travail (édition dans la collection Tapuscrit, présentations publiques à différentes étapes de la création). Cette année, tandis que le CENTQUATRE-PARIS présente la reprise du premier volet de la trilogie de Baptiste Amann, Des territoires, Théâtre Ouvert met en chantier le  deuxième volet Des territoires (d’une prison l’autre). www.theatre-ouvert.com

NOS PARTENAIRES PRIVILÉGIÉS partenaires artistiques saison 2016/2017 Théâtre de l’Europe

office de diffusion et d'information artistique

partenaires média saison 2016/2017

Partenaire du festival Circulation(s): Liste non exhaustive, les résidences du CENTQUATRE-PARIS sont sélectionnées et ont lieu tout au long de l’année…

Le CENTQUATRE est un établissement artistique de la Ville de Paris

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DES PROGRAMMES D’ACCOMPAGNEMENT DES ARTISTES «90m2 Créatif»

un programme d’accompagnement et de visibilité proposé aux artistes musiciens professionnels et à leurs partenaires. Ce programme propose de soutenir la découverte, l’émergence, l’innovation artistique et musicale; de réinventer le processus de création, l’espace de la scène, et la place du public et d’inviter l’artiste à proposer la manière dont son œuvre est présentée. Ils ont inventé au CENTQUATRE-PARIS les années précédentes: Albin de la Simone, Emilie Loizeau, Bastien Lallemant, Florent Marchet, Arthur H, The Dø, Jun Miyake, la Colonie de vacances, Coming Soon, Gerald Kurdian, Nevche, l’Orchestre de chambre de Paris, Nicolas Martel, Fiodor Novski, Wilfried, Owlle, Winter Family, JUR, Suzsanna, l’Orchestre de Radio France… Nous les retrouverons cette saison: Dom La Nena, Brigitte Fontaine, Olivier Mellano, Fiodor Novski, Jeanne Added, Barbara Carlotti, Jackson, Fixi, Owlle, Nicolas Martel, Arthur H…

Depuis la saison 2015-2016, La Loge et le CENTQUATRE-PARIS s’associent autour d’un partenariat unique, le programme «90 m2 Créatif». Les deux structures réitèrent pour cette nouvelle saison leur association pour soutenir la création et les artistes émergents. Ce partenariat donne la possibilité à de jeunes équipes artistiques de bénéficier de temps, de matériel technique et d’un espace de répétition au CENTQUATRE-PARIS, avant leurs représentations à La Loge, lieu dédié à la création. «90 m² Créatif» se veut être une passerelle entre deux structures aux dimensions, aux capacités et aux possibilités en apparence opposées, mais dont les fondamentaux se ressemblent. Ce programme de résidences croisées s’inscrit dans une logique d’accompagnement aux jeunes compagnies en leur permettant notamment d’accéder à des conditions de travail, de recherches et de créations optimales. C’est pour l’ensemble de ces raisons que La Loge et le CENTQUATREPARIS opèrent conjointement ce travail.

«J’ai besoin de ces multiples créations pour maintenir une effervescence et une inspiration. J’ai toqué à la porte du CENTQUATRE-PARIS parce que j’avais envie d’écrire mon prochain disque d’une manière différente. De chercher dans le théâtre un langage qui me ressemble. Et parce que je crois à l’intelligence du collectif. Soudain, tout est devenu neuf et un peu déstabilisant.» Emily Loizeau

FRAGMENT(S) #4

Pour plus de renseignements sur ce programme, contactez Johann Le Bihan, chargé de mission musique: j.lebihan@104.fr

novembre 2016 Pour cette édition en novembre 2016, le CENTQUATRE-PARIS, sera à nouveau partenaire de FRAGMENT(S) #4. Un festival repris sous l’impulsion de La Loge et de Mains d’Œuvres  et d’autres structures associées: Théâtre Paris-Villette, le Jeune Théâtre National, le CENTQUATRE-PARIS et le Carreau du Temple. FRAGMENT(S) est une proposition d’accompagnement atypique pour les équipes artistiques permettant de tisser des liens forts entre différents lieux quels que soient leur taille ou leur place et créer une dynamique en permettant à des équipes de montrer une étape de travail sur le territoire francilien. FRAGMENT(S) veut faire partager, avec les équipes programmées, ce moment particulier où le spectacle n’est pas complètement achevé, encore fragile et en questionnement. Un moment unique dans un processus de création artistique. Chaque lieu partenaire accueillera, sur deux dates, deux «fragments» de spectacles proposés par les autres salles partenaires.

© François Gautret

D’TOUR

NOUVEAU! LABO CULTURES URBAINES ET ESPACES PUBLICS

Depuis plusieurs années, le CENTQUATRE-PARIS mène une action en direction du champ artistique des cultures urbaines et collabore à ce titre avec plusieurs partenaires dont l’association RStyle et WYNKL. De nombreux projets de natures diverses ont été mis en place (créations artistiques, ateliers ouverts à tous, battle, sessions d’improvisation, etc.) et notamment en 2015 la création artistique Heroes, prélude, du chorégraphe Radhouane el Meddeb. Le CENTQUATRE-PARIS offre également au quotidien la possibilité de pratiquer librement, dans un esprit de respect mutuel, au sein des espaces ouverts aux publics. Chacun invente son plateau, transformant les espaces ouverts en «open places», redéfinis constamment par ceux qui les pratiquent. Pour aller plus loin, le CENTQUATRE-PARIS a mis en place un laboratoire consacré à la création artistique dans le champ pluridisciplinaire des cultures urbaines et à ses interactions avec l’espace public.

SDP

© Gérald Kurdian

Il s’adresse aux artistes de toutes disciplines artistiques et de tous horizons géographiques dans le champ des cultures urbaines (artistes indépendants, collectifs artistiques et structures). L’objectif de ce laboratoire est d’accueillir et d’accompagner les artistes dans leurs créations dans le champ des cultures urbaines en interaction avec l’espace public.

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LE CENTQUATRE ON THE ROAD DES PROJETS ET DES ŒUVRES DISPONIBLES EN TOURNÉE POUR LES SAISONS À VENIR

ildi ! eldi et Olivia Rosenthal Antoine et Sophie font leur cinéma

Accompagnateur de projets ou producteur, le CENTQUATRE ON THE ROAD est une véritable plate-forme collaborative qui soutient les artistes à travers différents types et modes d’accompagnement, dans ses murs et ailleurs. Voici les différentes œuvres disponibles en coproduction et en tournée que l’établissement accompagne sur les routes, auprès de son réseau, cette saison et les suivantes…

création 2016 3 épisodes Ils ne sont pour rien dans mes larmes Toutes les femmes sont des aliens Les Oiseaux reviennent THÉÂTRE /CINÉMA

Emily Loizeau Mona création 2016 PIÈCE MUSICALE

Une femme accouche d’une petite fille, Mona, elle a 73 ans. Tout le monde semble trouver cela normal, en tout cas personne ne manifeste de surprise ou d’effroi. Dans ce contexte, la vie suit son cours avec toutes les absurdités qui en découlent. Mona est rapidement diagnostiquée psychotique et dépressive. Tout se précipite. Dans ce spectacle musical, il est question de maternité, d’hérédité et d’anormalité, mais pas seulement… La chanteuse et compositrice Emily Loizeau signe ici une fable délirante. Un projet alliant théâtre, musique et dont les compositions sont celles de son dernière album, Mona, sorti le 27 mai 2016.

Run Run Run, «hommage à Lou Reed» CONCERT/LECTURE

On ne présente plus Lou Reed, figure incontournable du rock, surnommé par Andy Warhol « le prince de la nuit et des angoisses ». Son univers empreint de nostalgie, aux thèmes souvent sombres et violents, a influencé de nombreux mouvements musicaux dès les années 1970, du punk rock à la new wave. Emily Loizeau, auteur, interprète et compositrice francobritannique, offre un concert-lecture original en hommage à l’artiste et use de sa voix douce et puissante pour faire revivre son âme et sa foi. Des vidéos-projections, qui rappellent le travail d’Andy Warhol mené au cœur de la Factory, viennent soutenir la musique.

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En complicité avec Olivia Rosenthal, Sophie Cattani et Antoine Oppenheim nous racontent leur rapport intime au cinéma. Ici, le couple retraverse la réalité du film en même temps que leur histoire d’amour. La plongée dans des chefs-d’œuvre du 7e art leur permet d’explorer avec impertinence et humour les mécaniques du désir et de la mémoire. À travers leurs souvenirs des Parapluies de Cherbourg, de Jacques Demy, d’Alien, de Ridley Scott, et des Oiseaux, d’Alfred Hitchcock, ils se livrent à un exercice aux confins de l’analyse filmique, de la confession intime et du résumé halluciné en créant un ciné-club performatif d’un genre nouveau! Ce projet est disponible en tournée, cette saison et les suivantes, avec 2 ou 3 épisodes. Chaque épisode est indépendant et ne nécessite pas d’avoir vu les autres. Ils peuvent être présentés à la suite lors d’une même soirée ou séparément dans le cadre d’une série de représentations.

De nouveaux épisodes!

Bientôt donc Sigourney Weaver et Catherine Deneuve côtoieront Dracula, Bambi croisera la route de Mowgli. En attendant, retrouvez les textes de Toutes les femmes sont des aliens, Les Oiseaux reviennent et Bambi dans la jungle aux éditions Verticales parus en février 2016.

Bertrand Bossard/Serge Bloch/Pascal Valty Histoires de Gorille création 2015 THÉÂTRE/DESSIN ANIMÉ/JEUNE PUBLIC, DÈS 8 ANS

Histoires de Gorille offre une leçon drolatique sur l’imposture artistique avec un formidable décor animé, œuvre du célèbre illustrateur Serge Bloch (père de SamSam), mis en animation par le vidéaste Pascal Valty. Tandis qu’au zoo, un gorille parlant dépérit derrière des barreaux, un auteur en promenade fait sa connaissance. Passé la surprise de l’entendre s’exprimer, une conversation s’engage naturellement entre les deux compères. Conquis par cette incroyable révélation, l’écrivain naïf enjoint à l’animal de s’évader. Histoires de Gorille se développe sur les bases de ce joyeux imbroglio. Fantasme de génie littéraire, désir bestial de gloire? Bertrand Bossard triture le mythe de l’écrivain surdoué au moyen de comédiens de chair et d’os et de figures en mouvement, ce spectacle

s’amuse des pulsions animales qui agitent l’homme… et de l’inverse, bien sûr! Ce projet est disponible en tournée, cette saison et les suivantes, en deux formats : > une «grande forme» destinée à être jouée en salle de spectacle, avec deux comédiens. > une «forme itinérante» destinée à être jouée partout (écoles, bibliothèques, centres d’animations…), avec un seul comédien et une voix off.

Christiane Jatahy What if They Went to Moscow?

d’après Les Trois Sœurs, de Tchekhov THÉÂTRE/CINÉMA

Christiane Jatahy a pensé ses 3 projets comme un triptyque mais chacun peut être présenté de façon autonome. Christiane Jatahy a remis les personnages des trois sœurs de Tchekhov en perspective et la pièce au présent, dans le contexte social brésilien. Tandis que la pièce se joue dans une salle de théâtre, des images prises sur le vif sont mixées et projetées en direct dans une salle de cinéma adjacente. L’une et l’autre des représentations forment deux faces possibles d’une même œuvre. «Il est vrai qu’avoir pour hôtesses trois actrices aussi craquantes et attentionnées procure d’emblée un tel bonheur que le challenge de plonger Tchekhov dans le bain de jouvence de la jeunesse brésilienne contemporaine semble dès les premières secondes à portée de main pour toute l’équipe. Ainsi, à l’image d’Alice, de Lewis Carroll, mais à la puissance trois, l’aventure de cette soirée à tiroirs consiste à faire traverser le miroir à chacune des sœurs.» Patrick Sourd, Les Inrockuptibles

Chloé Dabert Nadia C. (La petite communiste qui ne souriait jamais)

Albin de la Simone et Brigitte Giraud Ping-pong

création 2016

LECTURE/CONCERT INTIME

THÉÂTRE

Un ping-pong inédit au cours duquel les textes de l’écrivain et les chansons du chanteur dialoguent de manière surprenante. Avec lucidité et humour, distance et dérision, les deux artistes évoquent les tumultes de l’amour: un échange doux-amer dans lequel chansons et textes se questionnent et se répondent pour dire les espoirs et les déceptions, les petits arrangements et les grands élans, les lâchetés ordinaires et l’héroïsme fou!

Montréal, Jeux olympiques de 1976: Nadia Comaneci, une gymnaste roumaine de 14 ans, fait exploser les codes et les représentations. Elle devient l’image de la perfection. Son personnage voltige d’Est en Ouest, objet médiatique qui révèle la complexité des regards et les épreuves d’une femme en devenir. Nadia C. est un récit à trois voix, au plus près de l’écriture de Lola Lafon et de son roman inspiré de l’épopée de Nadia Comaneci. Une enquête à la recherche de Nadia C., figure emblématique, mystérieux et fascinant. Les comédiennes, ne cherchant pas à l’incarner mais plutôt à la questionner, à travers son parcours, son époque, son image, confronteront l’une ou l’autre des versions de l’histoire, la petite, mais aussi parfois la grande. Accompagnées du vidéaste et scénographe Pierre Nouvel, elles suivront les pistes proposées par l’auteure en interrogeant les différents outils de la représentation. D’après l’œuvre de Lola Lafon, La petite communiste qui ne souriait jamais © Éditions Actes Sud, 2014

Olivier Py Le Cahier noir création 2016 THÉÂTRE/LITTÉRATURE (voir p. 18)

Radhouane El Meddeb Heroes création 2016

Julia

DANSE

d’après Mademoiselle Julie, de Strindberg

(voir p. 46)

THÉÂTRE/CINÉMA

Stéphanie Aubin Les Etonnistes #3

Dans une villa des beaux quartiers de Rio s’engage une lutte amoureuse cruelle entre Julia et Jelson, le chauffeur noir de son père. En jetant des ponts entre cinéma et théâtre, Christiane Jatahy transfigure le sulfureux drame de Strindberg, usant de la caméra pour agrandir le plateau, amplifier le jeu des comédiens, augmenter les sensations. «Julia, une version librement et follement brésilienne de Mademoiselle Julie.» Jean-Pierre Thibaudat, Rue 89

A Floresta que anda (La Forêt qui marche) d’après Macbeth, de Shakespeare THÉÂTRE/ARTS VISUELS (voir p. 12)

création 2015 PERFORMANCE/THÉÂTRE/DANSE

Quatre artistes aux parcours atypiques venant des arts du cirque, de la danse et des arts visuels, se retrouvent à l’invitation de Stéphanie Aubin pour partager leurs émerveillements comme leurs étonnements, face à l’expérience de l’art. Un dispositif de casques permet la confidence et l’adresse intime à chaque spectateur. Ils mêlent ainsi leurs souvenirs à ceux du public, ravivent des frissons et tentent d’échapper à ce qui paraît aller de soi. Se dévoile au creux de l’oreille, ce que nous sommes tous susceptibles de rencontrer au contact d’une œuvre: le trouble, l’effroi, l’éblouissement, l’étonnement…

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Bertrand Bossard Les «visites déguidées» PERFORMANCE/THÉÂTRE

Créé in situ, mêlant fiction et réalité, ce spectacle permet de découvrir les dessous cachés d’un lieu à travers son imaginaire, son histoire, ses personnes. Du nouveau Théâtre Auditorium de Poitiers au site historique de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, en passant par la Nuit industrielle-Marseille-Provence 2013, en bateau sur le port de Dunkerque ou au musée national de l’Histoire de l’immigration, ces spectacles sont des créations uniques et étonnantes! «L’acteur Bertrand Bossard a inventé un concept aux antipodes de la bonne vieille visite patrimoniale… Avec humour, il vous invite à participer à des performances aux airs de flash mob. Pour vous surprendre aussi, ce comédien de stand-up mêle à foison fictions farfelues et histoires réelles, passé et présent. À tester en bande.» Marie Audrin, L’Express Styles

aalliicceelleessccaannnnee &ssoonniiaa ddeerrzzyyppoollsskkii Le titre du spectacle est: aléatoire PERFORMANCE/THÉÂTRE/ARTS VSUELS

Elles se présentent comme un «groupuscule de deux personnes issues des arts visuels et des sciences politiques». Alice et Sonia déroulent un raisonnement à la fois absurde et rondement mené, avec pour étendard l’égalité des choses qui existent. Dans un contexte de revendications sociales en tout genre, Alice et Sonia ont donc trouvé une solution radicale à l’inégalité: s’envoler pour le pays idyllique des «Que sais-je?» et de tous les thèmes traités par la collection, que ce soit l’Internationale socialiste, le snobisme ou le bruit. Equilibristes du jeu de mot, Alice et Sonia déroulent dans Le titre du spectacle est: aléatoire une bobine de sens, réunissant dans une pirouette art, trognons de pomme et société.

«De fait, Alice et Sonia mettent sur le même plan de leur travail aussi ludique que rigoureux le beau et le laid, Velasquez et le peintre du dimanche, le salon de coiffure de la rue Mirepoix et la Biennale de Venise. Il en ressort un rafraîchissement de l’approche des choses de ce monde, une liberté de circuler sans limites entre les mots, les concepts et les faits, un art de marier imparablement la carpe et le lapin, le parapluie et la machine à coudre. Leur curiosité est sans bornes et surtout sans œillères.» Jean-Pierre Thibaudat, Mediapart

Qui veut voyager loin choisit sa monture création 2016 ARTS VISUELS/JEUNE PUBLIC (voir p.14)

Albin de la Simone Les Films fantômes CONCERT/PERFORMANCE/EXPOSITION

Accompagné de cinq musiciens et de deux comédiens, Albin de la Simone propose Les Films fantômes, une renversante performance-concert-exposition sur des films qui n’existent pas. Avec l’envie de provoquer l’imagination des spectateurs, Albin concocte un événement pluridisciplinaire en présentant musiques, synopsis, dialogues, affiches, costumes, critiques etc., mais surtout pas de films! «Je vous propose donc, sans projection ni popcorn, mais avec des musiciens, des comédiens et de nombreux bonus, une dizaine de films ‹ prêts à imaginer ›», annonce l’artiste. «Un travail minutieux et drolatique, développé avec la complicité de personnalités.» Gilles Renault, Libération

contacts

Julie Sanerot, directrice de production Une équipe est à votre disposition pour toute question concernant ces différents projets: Shani Bermès, Claudia Petagna, Mathilde Langevin, Marine Lelièvre et Johann Le Bihan production@104.fr 01 53 35 50 35 01 53 35 50 42 Retrouvez l’ensemble des projets en tournée du CENTQUATRE ON THE ROAD, les dates, les teasers des spectacles, les dossiers sur… > la page Internet: www.104.fr/professionnels/tournees.html > Facebook: www.facebook.com/ 104tournees


LE CENTQUATRE ON THE ROAD © Marc Domage

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© Marc Domage

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© Kate Parker

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© Alain Julien

© J. Oppenheim

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© Grégoire de Calignon

© Aline Macedo

© Marc Domage

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© Vincent Delerm

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© Olivier Py

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© Agapanthe – Konne et Mulliez

© Le CENTQUATRE-PARIS

© Agathe Poupeney

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1. Emily Loizeau Mona 2. Stéphanie Aubin Les Etonnistes #3 3. Chloé Dabert Nadia C. (La petite communiste qui ne souriait jamais) 4. ildi ! eldi et Olivia Rosenthal Antoine et Sophie font leur cinéma 5. Bertrand Bossard Les «visites déguidées» 6. Albin de la Simone Les Films fantômes 7. aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii Le titre du spectacle est: aléatoire

8. Christiane Jatahy A Floresta que anda (La Forêt qui marche) 9. Radhouane El Meddeb Heroes 10. Bertrand Bossard, Serge Bloch et Pascal Valty Histoires de Gorille 11. Emily Loizeau Run Run Run, «hommage à Lou Reed» 12. Olivier Py Le Cahier noir 13. Agapanthe Amas


ACTION TERRITORIALE ET CULTURELLE

L’action culturelle du CENTQUATRE-PARIS se développe en priorité en direction des acteurs et habitants du Nord-Est parisien, et selon les enjeux prioritaires de ce territoire. Pour la saison 2015-2016, plus de 300 partenaires ont ainsi construit des liens solides avec l’établissement. Les collaborations engagées se développent et s’expriment tout au long de la saison, à travers le FORUM des dynamiques culturelles du territoire. Au cours de l’édition 2015, le FORUM a rassemblé plus de 1 000 participants amateurs à l’occasion de 25 expositions et 29 représentations qui ont été vues par 8 300 spectateurs.

AGIR AVEC LE CENTQUATRE-PARIS

Nous initions de nombreux projets avec les partenaires scolaires, avec les universités, les associations et les centres sociaux. Si vous souhaitez, avec votre groupe, découvrir le CENTQUATRE-PARIS, suivre la programmation ou aller plus loin, contactez l’équipe des relations avec les publics: relations.publics@104.fr

PRATIQUES SPONTANÉES

Le CENTQUATRE-PARIS offre la possibilité de développer des pratiques artistiques et culturelles dans les espaces ouverts aux publics pendant les horaires d’ouverture, de façon libre et gratuite. Les espaces disponibles pour ces pratiques sont évolutifs au gré de l’activité générale du lieu. Les différentes pratiques qui s’expriment au quotidien dans ces espaces (spectateurs, artistes, visiteurs…) sont constitutives de la dynamique du lieu en mutation permanente.

CULTURES URBAINES

Régulièrement des propositions autour des cultures urbaines sont mises en place notamment avec l’association RStyle et l’association WYNKL. ATELIER DANSE HIP-HOP Une fois par mois, le CENTQUATRE-PARIS propose un temps de partage et d’échange autour de la pratique de la danse hiphop avec RStyle. Les danseurs de tout style et de tout niveau, mais aussi tous les curieux sont invités à participer à cet atelier animé par un danseur professionnel de renom. Régulièrement, des invités surprise participent au rendez-vous. TRAINING PARTY

Les sessions d’improvisation «Training Party» proposées par l’association WYNKL privilégient l’expression libre et l’échange entre les danseurs. Sur des musiques éclectiques, des combinaisons en duo, trio ou encore quatuor se construisent et évoluent au gré de l’inspiration des artistes. Des thèmes de recherche sont parfois proposés pour enrichir leur créativité. Ces ateliers sont ouverts à toutes les disciplines et à tous les niveaux de danse.

PRATIQUES AMATEURS, URBAINES ET POPULAIRES

LES PARTENAIRES DE L’ACTION TERRITORIALE ET CULTURELLE DU CENTQUATRE-PARIS

LE CINQ

Service proposé par le CENTQUATRE-PARIS pour les pratiques artistiques en amateur, destiné en priorité aux habitants et aux associations des 18e et 19e arrondissements, il œuvre à la mise en réseau des initiatives locales autour de toutes les pratiques créatives. Espace partagé de pratiques artistiques et de rencontre, le Cinq accueille et accompagne les pratiques de chacun en appui sur la découverte de la programmation du CENTQUATRE-PARIS et sur les ressources et dynamiques du territoire. Il accueille et accompagne les projets dont l’objet est l’épanouissement personnel, l’expérimentation autour de la pratique artistique, l’ouverture culturelle et le partage (hors professionnalisation ou cours payants). Pour la saison 2015-2016, plus de 20 500 personnes ont fréquenté assidûment les espaces du Cinq.

ATELIERS RYTHMES ÉDUCATIFS

Dans le cadre de l’appel à projets pour la réforme des rythmes scolaires initié par la Ville de Paris, le CENTQUATREPARIS développe un certain nombre d’ateliers à destination des écoles qui sont en proximité géographique avec l’établissement. Le CENTQUATRE-PARIS organise ainsi chaque année environ 820 heures d’ateliers par an qui touchent plus de 750 enfants du cycle 2 au cycle 3. Ces ateliers touchent différents domaines (innovation, spectacles vivants, arts visuels) et sont menés par des artistes intervenants qui construisent leur atelier en lien avec la programmation du lieu. Le CENTQUATRE-PARIS est aussi partenaire de la Ville de Pantin, dans le cadre de la réforme des rythmes éducatifs.

Maison des petits © Marc Domage

Le CENTQUATRE-PARIS, en appui sur sa programmation et les équipes artistiques en résidence, développe une action territoriale large et durable avec de nombreux partenaires (associations, centres sociaux, établissements scolaires et universités notamment), avec pour objectif l’appropriation par tous des contenus artistiques et pratiques culturelles.

BILLETTERIE SOLIDAIRE

Le CENTQUATRE-PARIS, avec le soutien de l’ACEF Rives de Paris, a mis en place un projet de «billetterie solidaire» qui permet aux publics en situation de précarité économique et /ou sociale de bénéficier de tarifs spécifiques (2 € pour les spectacles, 1 € pour les expositions). À cet appui aux sorties s’ajoute la possibilité de prise en charge des transports et la mise en place d’ateliers de pratiques artistiques. pour en savoir plus: relations.publics@104.fr

RENCONTRE AVEC LES ÉQUIPES ARTISTIQUES AVANT OU APRÈS LE SPECTACLE

De nombreuses équipes artistiques sont présentes durant cette saison. Nous vous proposerons régulièrement de les rencontrer, avant ou à l’issue des spectacles afin d’aller plus loin dans la découverte de leur univers et de leur démarche.

ENFANCE ET FAMILLES LA MAISON DES PETITS

design Matali Crasset Au cœur de l’établissement, la Maison des petits est le lieu d’accueil enfants-parents en référence à la Maison verte de Françoise Dolto, et offre aux familles un espace de rencontre et de création. Enfants et parents peuvent y jouer librement, lire, peindre, dessiner, rêver. Les jeux, les propositions culturelles et artistiques y sont en résonance avec l’ensemble de la programmation du CENTQUATRE-PARIS. Dans la Maison des petits, des professionnels formés à l’écoute peuvent accueillir la parole des enfants et celle des adultes s’ils en expriment le besoin. Au cours de la saison 2015-2016, près de 30 000 personnes ont bénéficié de l’accueil de la Maison des petits. avec le soutien de Tarkett, de la Fondation Martine Lyon et de la Fondation Cognac-Jay

pour les professionnels: vous souhaitez en savoir plus sur le projet de la Maison des petits, son concept, son design original, son fonctionnement ou bien devenir partenaire?

© Maxime Dufour

contactez-nous: maisondespetits@104.fr

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L’établissement développe son action sur les territoires du Nord-Est parisien et de l’Île-de-France en relation avec un réseau de partenaires. > L’«art pour grandir», projet mis en place par la Ville de Paris, regroupe actions et ateliers d’éducation artistique dans le cadre scolaire. Des artistes associés au CENTQUATRE-PARIS s’engagent dans des projets avec des collégiens et leurs enseignants afin de favoriser l’appropriation culturelle. > L’«Éducation à l’image» et «La culture et l’art au collège», dispositifs du conseil général de Seine-Saint-Denis en direction des collèges, qui visent à favoriser la découverte culturelle des élèves. > L’action avec Sorbonne Paris Cité, autour de parcours culturels visant à sensibiliser les étudiants, enseignants et personnels des universités et grandes écoles aux problématiques artistiques. > Le projet Transvers’Arts qui propose des parcours de trois spectacles dans trois lieux différents à destination de tous les élèves d’Île-de-France. Piloté par l’ANRAT et fédérant 30 structures culturelles, ce projet a pour objectif premier de promouvoir l’éducation artistique à travers une approche qui favorise autant la variété des esthétiques que celle des lieux de création et de diffusion. SOUTIENS

Dans le cadre de son action territoriale, le CENTQUATRE-PARIS entretient des relations avec: > la mission Territoires de la direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris (DAC); > la direction des Affaires scolaires de la mairie de Paris (DASCO); > la direction de la Démocratie, des Citoyens et des territoires (DDCT); > les mairies des 18e et 19e arrondissements; > la direction régionale des Affaires culturelles d’Île-de-France ; > les Kiosques jeunes; > la délégation académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle du rectorat de Créteil; > la délégation académique aux arts et à la culture du rectorat de Paris; > la délégation académique à l’action culturelle du rectorat de Versailles; > les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis > le conseil départemental de la Seine-Saint-Denis; > la Ville de Pantin; > l’association Citoyenneté jeunesse, association d’action artistique, culturelle et éducative (Seine-Saint-Denis).


Au CENTQUATRE-PARIS, un projet tire sa richesse de la pluralité de ses acteurs, de l’assemblage des forces et des expertises de chacun: opérateurs privés, artistes, jeunes entrepreneurs ou encore institutions culturelles. Rejoindre le CENTQUATRE-PARIS, c’est participer à un environnement qui répond au besoin de créer de nouveaux modes d’association entre les porteurs de projets. Le CENTQUATRE-PARIS est sensible à toutes les initiatives rejoignant son engagement et sa vocation, afin d’impulser et de stimuler le développement des pratiques culturelles et artistiques collectives, dans une démarche de co-construction. Un positionnement qui participe pleinement à l’attractivité de l’établissement, qui s’inscrit dans la dynamique du territoire du Grand Paris.

POLITIQUE DE MÉCÉNAT ET DE PARTENARIAT

Le CENTQUATRE-PARIS fédère une communauté d’acteurs économiques qui partagent ses valeurs et ses engagements: l’accès à la création artistique au plus grand nombre et l’émergence artistique sous toutes ses formes. Le soutien de nos partenaires permet d’essaimer de nombreux projets artistiques et culturels à travers le Nord-Est Parisien, territoire en profonde mutation. Devenir partenaire du CENTQUATRE-PARIS, c’est avoir l’opportunité de construire des actions qui fédèrent vos publics, apportent un nouveau souffle à votre engagement citoyen et responsable et incarnent vos valeurs d’entreprise. De nombreuses contreparties sur mesure vous sont proposées: visibilité, mise à disposition d’espaces, accès à notre programmation ou encore co-construction de projets artistiques… contactez le service mécénat: mecenat@104.fr ou 01 53 35 50 72 ou 01 53 35 50 74

… ET INNOVATION LES COMMERCES AU CENTQUATRE–PARIS ET LES PRODUITS DÉRIVÉS

Le CENTQUATRE–PARIS favorise les interactions entre les mondes de l’entreprise, de la recherche et de la création artistique afin de faire émerger de nouvelles formes d’innovation.

Le CENTQUATRE-PARIS accueille également de nombreux commerces, véritables partenaires de l’établissement. La librairie le Merle moqueur, le restaurant Grand Central, le Café caché, l’Appartement de l’association Emmaüs mènent leurs activités au service des publics, tant au quotidien, qu’en s’associant aux événements de la programmation artistique et économique. Au-delà des moyens engendrés par ces différentes concessions, l’existence de ces activités favorise la circulation des individus, et plus largement l’insertion du CENTQUATRE-PARIS dans le quartier. L’établissement accueille également des trucks, commerces mobiles avec une offre alimentaire ou de services : certains permanents, comme le Camion à pizzas, d’autres sur des fréquences hebdomadaires (Mijote & Sucrine) ou ponctuelles (DAD Hot Dogs, le Réfectoire, etc.). Le CENTQUATRE-PARIS développe une ligne de produits dérivés en lien avec les temps forts de sa programmation artistique. Affiches, badges, cartes postales, sacs proposés aux visiteurs sont autant d’objets-souvenirs de leur expérience du site et de la découverte de ses expositions, spectacles et événements. Réalisés avec soin, mais à prix accessibles, ils sont vendus au Merle Moqueur, la librairie du CENTQUATRE-PARIS ainsi qu’à la billetterie de l’établissement. voir la liste complète des commerces dans la rubrique «Un lieu à vivre au quotidien»

104FACTORY, L’INCUBATEUR DU CENTQUATRE–PARIS

104factory, l’incubateur du CENTQUATRE-PARIS héberge et accompagne dans leur développement des start-up qui s’appuient sur la création artistique pour en faire de nouveaux territoires d’expérimentation, de recherche et de développement de produits et de services. Musique, vidéo, 3D et réalité augmentée, arts visuels, architecture, design, lumière, etc., de nombreux secteurs sont représentés. Immergées dans un environnement favorisant la créativité, les start-up incubées au CENTQUATRE-PARIS ont l’opportunité d’y tester leurs prototypes auprès des publics (familles, habitants du quartier, amateurs d’art, professionnels), à l’occasion de séances d’expérimentations comme les C’LE CHANTIER ou dans lecadre d’une programmation artistique spécifique. en savoir plus sur 104factory et son offre: www.104factory.fr, Facebook, Twitter si vous souhaitez présenter votre candidature à 104factory, vous pouvez contacter son équipe: incubateur@104.fr ou 01 53 35 51 27

L’OFFRE DE 104FACTORY, L’INCUBATEUR DU CENTQUATRE–PARIS

si vous souhaitez nous proposer une offre de commerce éphémère, contactez la direction du développement économique: m.germain@104.fr

Le CENTQUATRE-PARIS apporte à vos projets son expertise unique dans le champ urbanistique et territorial. Fort d’un réseau de partenaires pluridisciplinaires (architectes, scénographes, urbanistes…), nous sommes à même d’apporter des réponses transversales à vos besoins. > nos clients: promoteurs, architectes, collectivités locales, grands donneurs d’ordre publics > nos prestations: études de préfiguration, aide à la conception, assistanat à maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre > nos domaines d’intervention: conception de friches artistiques, mise en récit de sites remarquables, animation et gestion de l’espace public, rénovation urbaine à fort impact territorial contact Valérie Senghor, directrice déléguée au développement et à l’innovation: v.senghor@104.fr

ACCUEIL D’ÉVÉNEMENTS ET COMMERCIALISATION DES ESPACES

La plupart des espaces sont accessibles à la location pour les organisateurs (personnes morales) qui souhaitent développer des manifestations publiques ou privées de tout type. Certaines de ces manifestations d’envergure (expositions, salons, conférences, concerts etc.), compte tenu de leur dimension artistique ou innovante, sont intégrées dans la programmation du CENTQUATRE-PARIS, que les visiteurs seront amenés à découvrir en fréquentant l’établissement. si vous souhaitez nous proposer un projet, vous pouvez contacter le service de la commercialisation: j.mauclert@104.fr ou 01 53 35 50 01

© Julie Mauclert

BÉNÉFICIEZ DE NOS PRESTATIONS D’INGÉNIERIE ET DE CONSEIL

Les porteurs de projets accueillis au sein de 104factory bénéficient d’une offre complète de services qui leur permet de se concentrer sur le développement de leurs activités: > des postes de travail en open space (connexion à très haut débit), espaces de réunion et de détente; > un coaching d’un chargé d’affaires dédié, en partenariat avec Agoranov, formations thématiques dispensées par des experts externes; > la possibilité d’expérimenter en conditions réelles les produits et services innovants dans les espaces publics du CENTQUATREPARIS, en interaction avec les visiteurs. Fort de ses nombreux partenariats avec des établissements allant de la petite enfance à l’université et l’ensemble de ses réseaux partenaires, le CENTQUATRE-PARIS offre un panel extrêmement varié d’utilisateurs potentiels pour tester les dispositifs développés par les entreprises incubées. > une accessibilité privilégiée à la programmation artistique du CENTQUATRE-PARIS: invitations, participation aux grands rendezvous annuels dans le champ de la création et des technologies; > la connexion avec les réseaux de partenaires: dans les champs artistique, économique (mécènes et partenaires), académiques et de recherche, institutionnels de l’innovation et de la création, ainsi qu’avec le réseau des incubateurs de la Ville de Paris labellisés Paris Innovation et des entreprises qu’ils fédèrent; > un accès privilégié à des financements: accès pour les incubés au fonds Paris Innovation Amorçage. Ce fonds est le support d’une aide à la recherche et développement et consiste en des subventions allant jusqu’à 30 000 € et en des avances remboursables jusqu’à 100 000 €, le forfait d’incubation pouvant être inclus dans le calcul de l’assiette.

> tout porteur de projet visant la constitution d’une entreprise ou toute entreprise nouvellement créée, avec un potentiel de développement d’applications, de produits ou de services innovants. > l’innovation peut être technologique, de services, d’usage ou à valeur sociale. > tous les domaines de la création artistique et des industries culturelles sont concernés: spectacle vivant, musique, arts visuels, audiovisuel, cinéma, médias, architecture, design… > le lien à la création artistique peut s’exprimer dans la nature même des produits, l’existence de débouchés dans les industries créatives, les processus de conception, production, fabrication.

STIMULEZ LA CRÉATIVITÉ ET L’INNOVATION AU SEIN DE VOTRE ORGANISATION Établissement culturel d’un genre nouveau, le CENTQUATREPARIS dispose d’une expertise unique à la croisée des champs de l’innovation et de l’art. Il est perméable aux tendances les plus émergentes et favorise les coopérations entre les milieux de la création, de l’entreprise, de l’enseignement et de la recherche. Nous avons développé plusieurs offres permettant d’insuffler un « esprit start-up » au sein de votre structure.

L’ESPRIT START-UP: L’OFFRE INNOVATION DU CENTQUATRE-PARIS

Pour impulser créativité et innovation au sein de votre organisation, nous avons conçu un éventail de formules originales faisant appel aux talents des start-up incubées à 104factory et de nos artistes en résidences: > incentive/événementiel: conception de journées thématique Innovation, ateliers de pratique, espaces mis à disposition > incubation croisée: accompagnement commun de start-up et développement de nouveaux business models liés à vos thématiques, mentoring > immersion: mise à disposition de postes de travail au sein même de 104factory, stimulation de vos équipes au contact de jeunes entrepreneurs et d’artistes en résidence > take-away: faites entrer l’innovation dans votre organisation et profitez du savoir-faire du CENTQUATRE-PARIS pour des programmes hors les murs construits avec nous et notre écosystème. contact Valérie Senghor, directrice déléguée au développement et à l’innovation: v.senghor@104.fr

104factory a reçu le label Paris Innovation. partenaire:

soutiens:

partenaire de l’aménagement de 104factory:

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Le profil des équipes incubées

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© Vinciane Verguethen – Voyez-vous

DÉVELOPPEMENT…


LE CENTQUATRE REMERCIE SES MÉCÈNES ET PARTENAIRES

POUR LEUR SOUTIEN ET LEUR ENGAGEMENT À SES CÔTÉS

GRANDS MÉCÈNES ET PARTENAIRES

«L’ADAGP, société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques, représente aujourd’hui plus de 130 000 artistes dans le monde entier et dans toutes les disciplines des arts visuels : arts plastiques, photographie, art numérique, art vidéo, BD, design, street art, architecture… Au cœur d’un réseau international de 50 sociétés sœurs, l’ADAGP perçoit et répartit les droits des artistes, les protège contre les utilisations illicites et se bat pour l’amélioration du droit d’auteur en France, en Europe et dans le monde. Elle dispose également d’une banque d’images d’art moderne et contemporain. Pour la deuxième année consécutive, l’ADAGP et le CENTQUATREPARIS, unis dans un même désir de se tenir au service des artistes et de la création, font le choix d’accompagner les auteurs dans leurs explorations diverses, de les soutenir dans leur projet de diffusion de leurs créations et de s’engager à leurs côtés. Forte d’un répertoire dont la richesse témoigne de la vitalité artistique des décennies écoulées, mais aussi résolument tournée vers la création contemporaine à travers son action culturelle, l’ADAGP affirme une volonté d’aller à la rencontre des auteurs. Dans ce sens, le CENTQUATRE-PARIS permet de riches échanges avec des artistes pluridisciplinaires, dans une volonté sans cesse renouvelée de placer la création au cœur des problématiques de notre monde.» Les artistes inventent le monde, l’ADAGP protège leurs droits.

Jean-Luc Fidel, directeur général de la fondation Cognacq-Jay

Marie-Anne Ferry-Fall, directrice générale de l’ADAGP

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© A. Serrano

© Henriette Desjonquères et Paul Fargues

© R. Eludut

© Marc Domage

PARTENAIRES ASSOCIÉS

«La Fondation Cognacq-Jay, reconnue d’utilité publique en 1916, œuvre depuis cent ans au service des personnes en difficulté, dans une démarche de solidarité sociale. A travers ses neuf établissements, situés en Île-de-France et en Haute-Savoie, ce sont quelque 1200 salariés qui agissent au quotidien dans les domaines de la santé, de la prise en charge médico-sociale, de l’action sociale et de l’enseignement. Dans son travail d’accueil, de soin et d’accompagnement, la fondation a toujours privilégié l’ouverture, notamment à travers la culture et la création artistique, très présentes dans les différents établissements. C’est donc assez naturellement qu’elle s’est tournée vers le CENTQUATRE-PARIS pour célébrer son centenaire dans un lieu porteur des mêmes valeurs d’engagement solidaire. Nous y construisons ensemble un événement tourné vers l’avenir, s’appuyant sur un souffle commun de modernité et d’inventivité. Ce partenariat nous a permis de découvrir l’action de la Maison des petits, lieu d’accueil artistique enfants-parents, proposant une immersion culturelle dès le plus jeune âge et un soutien aux familles, dans un quartier du nord-est parisien aux réalités sociales complexes. La Fondation est fière et heureuse de donner les moyens de son renouvellement à cette structure précieuse, dans son projet comme dans son design innovant, imaginé par Matali Crasset.»

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Liez connaissance(s) avec Télérama. Un magazine, un site, des applis pour vivre toute l’actualité culturelle. Abonnez-vous pour plus de culture(s).

Tendances/expos/théâtre/danse/musique/cinéma/ sorties/bons plans. Comme au CENTQUATRE-PARIS, toutes les cultures sont dans A NOUS PARIS.

www.telerama.fr

www.anousparis.fr facebook, twitter, instagram: @anousparis

Avec 3 pages quotidiennes consacrées à la culture, des contenus enrichis, des vidéos et portfolios sur son site et ses applications, Le Monde est ravi d’être partenaire de la saison 2016/2017 du CENTQUATRE-PARIS.

France Culture, c’est pour vous! Chaque jour, retrouvez dans les émissions de France Culture l’actualité de la création sous toutes ses formes. Danse, théâtre, cirque, musique, cinéma, BD, arts plastiques, littérature…

www.lemonde.fr

À Paris 93.5 fm Ecoute, réécoute, podcast Franceculture.fr

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La culture vit pour être partagée avec ARTE et le CENTQUATRE-PARIS.

Donnez sens à vos sensations! Le site paris-art.com fait peau neuve. Bientôt CENTQUATRE fois plus beau.

arte.tv

paris-art.com

Avec son approche à la fois ludique et rigoureuse, le mensuel gratuit TROISCOULEURS a l’ambition de rendre le cinéma et la culture accessibles à tous.

Demandez-nous la ville. La RATP s’engage pour une ville durable, intelligente, plus agréable à vivre, et participe à son rayonnement culturel en soutenant le CENTQUATRE-PARIS, lieu de création, de partage et d’accès aux pratiques artistiques.

C’est pourquoi nous sommes enchantés de soutenir le CENTQUATRE-PARIS pour cette nouvelle saison 2016/2017.

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Retrouvez notre actualité sur www.ratp.fr et www.facebook.com/RATPofficiel

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L'ÉQUIPE DU CENTQUATRE-PARIS José-Manuel Gonçalvès

Lise Chavanne

Marylène Ricci

Naïa Sore Adeline Ferrante

Josselin Ligné

Benjamin Lengagne

Brigitte Crocq

Pierre Colomer

Cyril Mousseigne

Romain Destresse

Natacha Osmanovic Nicolas Djaal

Lionel Larrouquère Barthélémy Mendili

Jim Vivien

Alban Chassaniol

Julie Sanerot

Marine Lelièvre

Nicolas Barnoud Martin Colomer Diez

Coralie Harnois Mathilde Langevin

Julia Sterner Sonia Khiter

Camille Servari

Bryan Minoves

Jean-Pierre Gomis

Jean-Philippe Mas

Ingrid Janssen

Celia Levi Delphine Assoun

Oussama Terai

Nicole Roux Anaïs Mechali

Marie Goril

Lucile Sagnet Barbara Pflüger

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Angèle Picgirard

Lydia Roussel

Jean Bourbon

Anne-Sophie Avice

Manuel Tomiche

Giulia Novelli

Juan Sebastian Rosero

Claudia Petagna

Carole Joncour

Samir Benadjel

Marie Sybille Lainé

Sophie Trocmée

Johann Le Bihan Lisa Roucous

Virginie Lasfargues

Chani Leibovici Daniele Schwarz

Tatiana Cantaud

00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19

Christina Puig

A B C D E F G H I J K L M N O

atelier 0 atelier 1 atelier 2 atelier 3 atelier 4 atelier 5 atelier 6 atelier 7 atelier 8 atelier 9 atelier 10 atelier 11 atelier 12 atelier 13 atelier 14 atelier 15 atelier 16 atelier 17 atelier 18 atelier 19

l’incubateur 104factory le salon de l’incubateur la Galleria Continua le Cinq le château d’eau la librairie le Merle moqueur le restaurant Grand Central la boutique éphémère la Maison des Petits le Petit Salon le camion à pizzas le loft les pavillons le Café caché accueil administratif billetterie foyer PC sécurité toilettes

Delphine Marcadet Nassim Harket 0

Maxime Simond

04 halle Aubervilliers

Hanifa Azizi

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rez-de-jardin (accès public)

06

07

N

M L

cour de l’Horloge

200 400

nef Curial

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K 15

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J

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G

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Lucie Roynard Marie Combret

N

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200 salle 200 400 salle 400

Lya

Aïda Akar Eve Espinasse

Eddy Couloigner

Shani Bermès

Garcia Marie Veyet

Belkaïd

Aziz Akaeiousse

Marie Jacquet Sébastien Quercy

Christophe Gualde

Pierre Marteau

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05

Jérémie

Morvan Hauray

cour Aubervilliers

02

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Jean-Marie Leroi

Lise Jourdain

09

11

Didier Fournier

Antoine Datour

Yvanne Bissac

Deborah Ravohitra

Alix Debussche

Pascal Kmiecik

00

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Karine Yris

Julie Mauclert

104 rue d’Auber villiers

Marie Germain

Romain Eludut

Sophie Madjibé

Julie Gervais

Valérie Senghor

Léa Soghomonian

Victoire Bech

Sandra Tomassi

Benjamin Moller

Virginie Duval de Laguierce

Apolline Melin

Ronan Le Guern

LE PLAN DU CENTQUATRE-PARIS

Jardin

F

C

+1 E

0

A

B

A

D

cour Curial

5 rue Curial

-1 place des Écuries Écuries cours anglaises


CALENDRIER ET TARIFS évènements septembre Vincent Dedienne, Kyrie Kristmanson, JP Nataf, Sandra Nkaké – On a dit on fait un spectacle Opéra Pagaï – Cinérama Serge Bloch et Frédéric Boyer – Il était plusieurs fois, une traversée d’après le livre Bible, les récits fondateurs Kuehn Malvezzi – House of One Dom La Nena et invités Rokhaya Diallo octobre Christiane Jatahy – A Floresta que anda (La Forêt qui marche) VeggieWorld – le Salon vegan aalliicceelleessccaannee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii – Qui veut voyager loin choisit sa monture #OpenFactory Hans Op de Beeck Albin de la Simone – dans l’atelier du nouvel album L’Ocelle Mare, Will Guthrie et Gaspar Claus Brigitte Fontaine – concerts exceptionnels novembre Olivier Py – Le Cahier noir Lia Rodrigues – Para que o céu não caia (Pour que le ciel ne tombe pas) aalliicceelleessccaannee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii – Le Prix du PIF Collectif OS’O – TIMON/TITUS Anne Paceo – Circles Les 25 ans de Passeurs d’images BERLIN – ZVIZDAL décembre Les États Généreux de Télérama Bal avec l’Orchestre de chambre de Paris – D’Offenbach à Satie Arman Méliès – Petite éclipse entre amis Cie 14:20 – Clément Debailleul et Raphaël Navarro – Wade in the Water Concert avec l’Orchestre de chambre de Paris – Bible, les récits fondateurs janvier Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons – GRANDE – Pascal Quignard et Marie Vialle – La Rive dans le noir, une performance de ténèbres Circulation(s) – édition 2017 Marc Nammour, Serge Teyssot-Gay et Cyril Bilbeaud – Debout dans les cordages ildi ! eldi et Olivia Rosenthal – Antoine et Sophie font leur cinéma Virginie Despentes avec Zëro – Requiem des innocents Festival Objectif Aventure février Concert avec l’Orchestre de chambre de Paris – Concert jeune public, Les Illuminations NUIT104 Carnaval électro #4 by Art Point M/N.A.M.E festival Noëlle Renaude et Grégoire Strecker/Cie Champ 719 – Que ça y vive autrement Thomas Bellorini – Le Dernier Voyage de Sindbad, d’Erri de Luca-C’LE CHANTIER Sébastien Barrier – Savoir enfin qui nous buvons Sébastien Barrier/Benoît Bonnemaison-Fitte/Nicolas Lafourest – Chunky Charcoal mars Festival SÉQUENCE DANSE PARIS A Normal Working Day – Day 2786|2017 Frédéric Nauczyciel – The Fire Flies, Baltimore/Paris Kaori Ito et Olivier Martin-Salvan – Religieuse à la fraise Cie Black Sheep – FACT Radhouane El Meddeb – Heroes Jacques Gamblin et Bastien Lefèvre – 1 heure 23’ 14’’ et 7 centièmes Zimoun Emanuel Gat – Sacre/Gold Alban Richard et l’ensemble Alla francesca – Nombrer les étoiles Amala Dianor – Quelque part au milieu de l’infini Anne Teresa De Keersmaeker , Salva Sanchis/Rosas– A Love Supreme Alessandro Sciarroni – CHROMA_don’t be frightened of turning the page avril PRÉSENCES électronique 2017 Antoine Defoort, Mathilde Maillard, Sébastien Vial et Julien Fournet – On traversera le pont une fois rendus à la rivière mai Baptiste Amann – Des Territoires (Nous sifflerons la Marseillaise) Impatience – Festival du théâtre émergent – 9e édition juin/juillet Agathe et Pauline – Bord d’œuvres ManiFeste – 2017 Wim Vandekeybus – Mockumentary of a Contemporary Saviour Pierre Nouvel et Jérôme Combier – Campo Santo, impure histoire de fantômes tout au long de l’année/des installations solitaires Open Wall – Pascale Marthine Tayou Exchange Library – Tadashi Kawamata Connexions – Anne-Flore Cabanis Embed Series – Mark Jenkins Le Labyrinthe – Michelangelo Pistoletto Des Oculi aux Tondi – Daniel Buren

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GUIDE DU SPECTATEUR

8€ 2€

l’abonnement (individuel et nominatif il donne accès aux tarifs les plus bas) > la période d’abonnement commence le mercredi 25 mai à 12h et se termine le dimanche 27 novembre à 19h

pages

TP

TR

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15 septembre 23 septembre > 02 octobre 24 septembre > 20 février 24 septembre > 04 janvier 29 septembre 1 fois par mois

23 7 08-09 10-11 23 26

27€ 15€ 5€ en accès libre 20€ www.104.fr

24€ 12€ 3€

21€ 10€ 2€

16€

12€

04 > 22 octobre 08 et 09 octobre 13 > 23 octobre 22 octobre 22 octobre > 04 janvier 22 et 23 octobre 23 octobre 27 et 28 octobre

12 13 14 15 16-17 24 24 25

20€ www.104.fr 12€ entrée libre, inscription conseillée 5€ 10€ 16€ 28€

15€

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2€

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18€ 20€ gratuit sans réservation 20€ 18€ www.104.fr 20€

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8€ 8€

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A+

03 > 13 novembre 04 > 12 novembre à partir du 10 novembre, plusieurs fois dans l’année 10 > 26 novembre 17 novembre 17 > 19 novembre 30 novembre > 17 décembre

15€

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8€

A A+ A+

03 décembre 04 décembre 08 décembre 13 > 24 décembre 21 décembre

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www.104.fr 8€ 20€ 20€ 20€

5€ 15€ 15€ 15€

3€ 15€ 15€ 12€

3€

07 > 26 janvier 16 > 18 janvier 19 janvier > 05 mars 20 janvier 24 janvier > 05 février

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25 janvier 27 > 29 janvier

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16€ 16€ 3€ 18€ 15€ 20€ 15€

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02 > 04 février 18 février 21 > 25 février 22 février 24, 25 février et 03, 04 mars 28 février > 02 mars

28 41 36 37 38 39

12€ 25€ 10€ 5€ 25€ 20€

10€ 20€ 8€ 5€ 20€ 16€

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5€

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14 mars > 09 avril 14 mars > 09 avril 14 mars > 09 avril 14 > 16 mars 16 et 17 mars 17 > 19 mars 22 mars > 02 avril à partir du 23 mars 25 > 30 mars 25 mars 28 > 30 mars 05 > 09 avril 06 > 09 avril

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www.104.fr gratuit gratuit 20€ 15€ 20€ 25€ 5€ 28€ 15€ 15€ 28€ 20€

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14 > 16 avril 27 avril >13 mai

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16 > 24 mai 31 mai > 17 juin

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juin/juillet 01 juin > 01 juillet 01 > 04 juin 08 juin

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en accès libre www.104.fr 18€ 18€

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pour 2 séances 8€ pour 3 séances 8€

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8€ 8€

S’abonner au CENTQUATRE–PARIS, c’est simple en ligne > créez un compte (ou utilisez votre compte existant si vous êtes déjà abonné) > choisissez 3 spectacles minimum (l’un au moins doit faire partie de la liste A+ «je suis curieux») > vous êtes abonné! au guichet ou par téléphone (01 53 35 50 00): du mardi au vendredi de 12h à 19h et de 11h à 19h le week-end avantages réservés aux abonnés! (hors adhérents) > vous avez la possibilité d’associer des places pour 2 enfants dès votre prise d’abonnement le mercredi 25 mai 2016 En outre, vous bénéficiez: > de la priorité de réservation pour toutes les autres propositions artistiques de la saison jusqu’à 15 jours au plus tard avant la date choisie dans la limite des places disponibles; > d’une invitation pour l’une des expositions de la saison sous forme d’une contremarque à échanger au guichet. Une fois abonné, vous pouvez compléter votre abonnement tout au long de la saison en ligne ou au guichet. l’adhésion Vous souhaitez prendre vos places à votre rythme? L’adhésion vous permet de bénéficier des tarifs les plus bas. Date d’ouverture pour l’adhésion: dès mercredi 7 septembre 2016 à 12h pour adhérer > achetez un PASS 104 (25€ tarif plein/15€ tarif réduit) nouveau! Si vous êtes étudiant ou jeune de moins de 30 ans, vous pouvez acheter votre PASS dès le mercredi 25 mai 2016. avantages PASS 104 > accès aux tarifs les plus bas pour toutes propositions artistiques de la saison; > tarif réduit pour votre accompagnateur (dès l’ouverture de la vente hors abonnement); > envoi du programme trimestriel à votre domicile; > invitations à des événements spécifiques et rencontres privilégiées; > réduction de 5 à 10% au Merle moqueur, la librairie du CENTQUATRE–PARIS; > tarifs préférentiels pour certains spectacles proposés par nos lieux partenaires. la prise de places hors abonnement ou adhésion Date d’ouverture des ventes: mercredi 7 septembre 2016 à 12h sorties entre amis et comités d’entreprises, vous pouvez contacter le service billetterie (billetterie@104.fr) qui vous répondra dans les meilleurs délais. partenariat avec la Ville de Pantin Les abonnés de la saison culturelle de la ville de Pantin bénéficient du tarif réduit pour toute la programmation du CENTQUATRE–PARIS. Les abonnés et adhérents du CENTQUATRE–PARIS bénéficient du tarif réduit pour toute la programmation de la saison culturelle de la ville de Pantin. 

TARIFS de 0€ à 35€

TP: tarif plein TU: tarif unique TR: tarif réduit (-30 ans, +65 ans, demandeur d’emploi, personne bénéficiant de minima sociaux sur présentation de justificatif, artistes (Maison des artistes, AGESSA), carte familles nombreuses, personnes en situation de handicap et un accompagnateur, enseignants, personnels de la Ville de Paris, groupes dès 10 personnes, adhérents des lieux et institutions partenaires, carte CEZAM) TA: tarif abonné, adhérent Pass 104, PASS jeune (étudiants et jeunes de moins de 30 ans) TE: tarif enfant (- 15 ans). Ce tarif est proposé sur certains événements (voir conditions générales sur www.104.fr)


INFOS PRATIQUES Le CENTQUATRE–PARIS 5, rue Curial 75019 Paris www.104.fr

horaires d’ouverture

mardi > vendredi/12h > 19h week-end et jours fériés/11h > 19h fermeture le lundi, les 25 décembre 2016, 1er janvier et 1er mai 2017 accès spécifique par le 5, rue Curial les soirs de programmation (soirées, spectacles)

horaires des expositions

les horaires d’ouverture des expositions peuvent différer des horaires d’ouverture de l’établissement; consultez les horaires de chaque exposition sur www.104.fr

nous contacter

billetterie/réservations 01 53 35 50 00 (mardi > vendredi/12h-19h, week-end et jours fériés/11h > 19h, fermé le lundi) standard 01 53 35 51 00 (lundi > vendredi/9h > 13h/14h > 18h) accueil administratif 01 53 35 50 01 (lundi > vendredi/9h > 13h/14h > 18h)

venir nous voir

nouvel accès! RER E: station Rosa Parks (à 8 mn du CENTQUATRE) métro stations Riquet et Crimée (ligne 7), (à 5 mn du CENTQUATRE) station Stalingrad (lignes 2, 5 et 7) (à 8 mn du CENTQUATRE) station Marx-Dormoy (ligne 12) (à 5 mn du CENTQUATRE) bus arrêts Crimée et Crimée/Curial(lignes 54 et 60) et Riquet (54) navette arrêts Riquet ou Curial/Archereau (la Traverse) Vélib’ bornes rue Curial, rue d’Aubervilliers, rue de Tanger, avenue de Flandre, quai de la Seine Autolib’ – stations sans borne d’abonnement 35, rue Mathis/61, avenue de Flandre/126, rue d’Aubervilliers/ 38, rue d’Aubervilliers Autolib’ – station avec borne d’abonnement 169, avenue de Flandre

accessibilité

le CENTQUATRE–PARIS s’engage pour l’accès de tous à la culture (action territoriale, billetterie solidaire…). Pour en savoir plus contactez l’équipe des relations avec les publics: relations.publics@104.fr pour les personnes à mobilité réduite l’ensemble du site est accessible; les salles de spectacle sont dotées de places réservées le CENTQUATRE–PARIS remercie les personnes concernées de bien vouloir se signaler en amont de leur venue ou, au plus tard, dès leur arrivée

pour les personnes déficientes visuelles un système d’audioguidage est disposé dans l’ensemble du CENTQUATRE–PARIS pour les personnes déficientes auditives les salles de diffusion 400 et 200 sont équipées de boucles magnétiques

acheter des places

billetterie mardi > vendredi/12h-19h, week-end et jours fériés/11h > 19h fermé le lundi > par téléphone: 01 53 35 50 00 > directement au guichet (aux horaires d’ouverture du CENTQUATRE-PARIS) > les soirs de spectacles (45 minutes avant chaque événement) > en ligne: www.104.fr www.fnac.com et 0 892 68 36 22 (0,34 €/mn) www.théâtreonline.com www.digitick.com Le CENTQUATRE-PARIS est partenaire des Kiosques jeunes et du CROUS de Paris.

tarifs (voir détails pp. 92-93) tarif groupes partenaires Tarif spécifique pour toutes les structures partenaires du CENTQUATRE-PARIS (scolaires, associations, champs social…). Ce tarif peut être mis en place après une prise de contact avec l’équipe des relations avec les publics: relations.publics@104.fr Pour en savoir plus: www.104.fr

personnes en situation de handicap Vous bénéficiez du tarif réduit pour les spectacles et les expositions (tarif réduit pour votre accompagnateur). Nous vous demandons de bien vouloir nous prévenir au moment de la réservation ou après avoir acheté vos billets en ligne, afin que nous puissions vous accueillir dans les meilleures conditions. Plus d’infos sur l’accessibilité du CENTQUATRE-PARIS: www.104.fr

enseignants, personnels de la Ville de Paris Vous bénéficiez du tarif réduit pour les spectacles et les expositions sur présentation de votre carte professionnelle. offre famille Vous pouvez bénéficier d’un tarif spécifique (à partir de 3 personnes) pour certains évènements particulièrement adaptés à une sortie avec des enfants. Cette offre famille comprend a minima 3 billets (dont au minimum 1 adulte et au maximum 2). Elle est disponible uniquement par téléphone ou au guichet. Le prix de l’offre famille est fixé selon la grille tarifaire de chacun des évènements. Offre disponible dès le mercredi 7 septembre 2016 renseignements: relations.publics@104.fr Le CENTQUATRE–PARIS est partenaire du Comité régional du tourisme Paris – Île-de-France. et du Comité départemental du tourisme du 93.

restez connectés au CENTQUATRE-PARIS! 104 CENTQUATRE

@104paris

104 paris

@104paris

directeur de la publication José-Manuel Gonçalvès, directeur du CENTQUATRE - PARIS coordination éditoriale Naïa Sore, directrice de la communication, assistée de Léa Soghomonian mise en page Change is good avec Clémence Catty création graphique Change is good impression Imprimerie Art & Caractère photogravure Fotimprim textes Pascaline Vallée (arts visuels), Jérôme Provençal (musique, danse), Sylvie Martin-Lahmani (théâtre, magie, cirque) et les équipes du CENTQUATRE - PARIS Ce document est imprimé sur Arcoprint Milk 1.5 White 85g, certifié FSC Encart: Arcoprint Milk 1.5 White 150g, certifié FSC Couverture: Sirio Pearl Polar Dawn 230g, certifié FSC Programme publié en juin 2016, susceptible de modifications licences 1045966/1045967/1045968

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Profile for Le CENTQUATRE-PARIS

aperçu de saison 2016/17  

aperçu de saison 2016/17

aperçu de saison 2016/17  

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