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LA RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE DANS LES MUSIQUES ACTUELLES OBSERVATION ET VALORISATION

2006 - 2016 VOLET 2 1


AVANT-PROPOS

Maryline Lair, directrice, le Collectif des festivals Le Collectif des festivals accompagne depuis une dizaine d’années les festivals bretons dans des démarches de développement durable et solidaire ou, comme nous aimons le rappeler, des démarches de progrès. Cette histoire a commencé parce-que quelques festivals et quelques militants ont pensé leurs modes de production autrement et ont eu la conviction que leur durabilité passerait par leur responsabilité. Ils ont également eu l’intuition que leurs solutions seraient collectives, en croisant les regards et les problématiques, en créant un espace d’échanges, de confiance et de travail. Aujourd’hui le Collectif des festivals rassemble de nombreux festivals, des petits et des grands, des jeunes et des plus anciens, la facilité d’expérimentation et d’innovation des jeunes évènements et les moyens de ceux plus ancrés dans le territoire. C’est probablement notre richesse : l’échange, l’étonnement, l’expérimentation… Cela est permis par un accompagnement individuel de chacun des festivals membres, au sens « être avec et aller vers »* : une relation qui se construit et qui se déroule avec les spécificités de chaque festival. La capitalisation des démarches, en Bretagne et ailleurs, est essentielle pour essaimer et envisager l’avenir. Nous avons fait des progrès mais il y a encore tant à faire : réduire le plastique à usage unique, agir sur les impacts sociaux positifs, développer des menus bas carbone, veiller au respect des droits culturels… *Maëlla Paul, L'accompagnement : une posture professionnelle spécifique, 2004

3


SOMMAIRE INTRODUCTION

5

GOUVERNANCE ET LOYAUTE DES PRATIQUES

9

vie associative

11

dialogue avec les parties prenantes

12

innovation économique et financière

16

droit de la propriété et numérique

17

RELATIONS ET CONDITIONS DE TRAVAIL

19

emplois et relations humaines

21

capital humain et social

23

santé et qualité de vie au travail

25

27

ENVIRONNEMENT transition énergétique

29

mobilité

29

gestion des déchets

30

communication responsable

31

politique d’achats

31

DIVERSITE CULTURELLE ET TERRITOIRES CREATIFS

33

appropriation et mise en pratique des droits culturels

35

développement local

38

coopérations professionnelles

30 41

CONCLUSION

45


INTRODUCTION

5


Après avoir présenté, dans un premier volet, la démarche d’appropriation de la responsabilité sociétale par les acteurs aquitains de musiques actuelles, ce deuxième chapitre propose de mettre en lumière la mise en pratique de cet accompagnement et plus largement les actions du réseau et de ses adhérents qui s’inscrivent dans cette dynamique.

Pour comprendre et rendre visible ce travail, l’enjeu a été d’observer les pratiques en s’appuyant sur les axes définis en amont. Pour rappel, ces axes concernent : la gouvernance et la loyauté des pratiques, les relations et les conditions de travail, la diversité culturelle et les territoires créatifs, l’environnement.

Il s’agit cette fois de dresser un état des lieux des réflexions, actions et chantiers amorcés. Au-delà de l’observation, l’enjeu de ce travail a également été de valoriser et de rendre compte de la diversité des pratiques engagées, parfois difficiles à identifier par les structures comme relevant de la responsabilité sociétale.

En s’appropriant la définition de la responsabilité sociétale et en définissant ces quatre questions centrales, le réseau a franchi une des premières étapes de la démarche.

Ne souhaitant pas prétendre à l’exemplarité en matière de bonnes pratiques, ce deuxième volet inscrit le projet du RIM dans un processus d’amélioration continue.

Toutes les données quantitatives présentées dans ce volet 2 sont le résultat d’études menées par le RAMA, avant 2016.

6


Profil du réseau ex-aquitain Si le réseau actuel a vu croître le nombre de revenir sur le profil des adhérents du réseau ses adhérents ainsi que son périmètre géo- ex-aquitain, à partir duquel se base ce deugraphique en janvier 2017, il est important de xième volet.

COMBIEN ?

organisations de musiques actuelles

adhérents cumulés

personnes prenant part aux actions (musiciens - élèves - spectateurs)

QUI ?

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7


QUEL MODÈLE ÉCONOMIQUE ? Origine des sources de financement (en moyenne) :

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PROVENANCE DES SUBVENTIONS PUBLIQUES (EN %)

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90

(question à choix multiples)

8


GOUVERNANCE & LOYAUTÉ DES PRATIQUES

9


La gouvernance est au coeur des principes du développement durable. La prise de décisions collectives ou individuelles s’accompagne de responsabilités qui impactent, positivement ou négativement, les projets et leurs parties prenantes. En s’intéressant aux modèles de gouvernance, il s’agit pour le réseau de se doter d’outils lui permettant d’assurer sa pérennité. En traitant ce sujet, une organisation s’intéresse aux modes de prise de décision, aux valeurs véhiculées et aux finalités de l’action, à la place des individus ainsi qu’à leurs besoins, présents et futurs. Ce choix se traduit en partie par la mise en place de règles et de modes de prise de décision, et par l’instauration de processus de dialogues éthiques, transparents et autant que possible démocratiques. Les outils de gouvernance participative, partagée, collégiale ou locale sont des exemples de modèles existants. Les organisations de musiques actuelles peuvent ainsi construire de nouvelles formes de gouvernance, maîtriser et anticiper certains conflits, répondre plus facilement aux obligations légales, favoriser un cadre propice à l’innovation économique et financière ou encore permettre une implication plus importante des parties prenantes dans les actions.

10


VIE ASSOCIATIVE Les statuts En 2011, les adhérents ont voté pour une refonte des statuts du RAMA en interrogeant leur mode de gouvernance. Cette étape a permis d’alléger la vie associative, de faciliter la concertation en interne ainsi que la représentation des membres dans les organes de décision. Par le choix d’un modèle collégial, le réseau a intégré un fonctionnement plus participatif et plus équitable, propice à la coopération et au dialogue.

Les statuts déterminent le cadre juridique et moral, ainsi que les règles de fonctionnement d’une association. Ils constituent la base d’une gouvernance saine et éthique. Véritable outil pour déterminer des objectifs et moyens communs sur le long terme, ils doivent servir au projet et s’adapter à son évolution.

La réforme des statuts peut permettre à une structure de redéfinir des perspectives, de s’interroger sur ses finalités et d’associer ses parties prenantes dans les processus de décision afin d’assurer la pérennité des projets. De quand date la dernière modification de vos statuts ? 36%

23%

2 ans et de 5 à 10 ans ne se prononce pas

8%

10%

23%

de 6 à 10 ans 10 ans et +

Conflit d’intérêt interne ou dans le cadre d’un partenariat Des cas de conflits d’intérêt peuvent exister dans les organisations de musiques actuelles menaçant alors l’équilibre et les relations d’équité au sein de la structure. Des méthodologies d’arbitrages peuvent être trouvées pour réguler des situations à risques qui peuvent nuire à l’ensemble des membres du réseau, à un groupe d’individus ou à un projet collectif.

67%

27%

6%

Tous les ans, le réseau prend en charge 20h d’accompagnement réalisé par la Plateforme d’Accompagnement Juridique Des Acteurs culturels (PAJDA/aujourd’hui l’ORA). Ses adhérents peuvent bénéficier de conseils et de soutien juridique, sur des domaines tels que la propriété intellectuelle, les droits culturels et artistiques, les droits des associations.

OUI

NON

PARTIEL 11


DIALOGUE AVEC LES PARTIES PRENANTES La prise en compte de l’ensemble des intérêts individuels (territoriaux, culturels, économiques, etc.) est nécessaire pour répondre aux problématiques internes et locales.

L’identification de ses parties prenantes, le dialogue avec elles et la prise en compte de leurs points de vue représentent les premières étapes d’une démarche de responsabilité sociétale. 5 adhérents ont réalisé des travaux d’analyse et d’identification de leurs parties prenantes (spectateurs, usagers, fournisseurs, associations locales, bénévoles, collectivités etc.).

On compte près de 200 parties prenantes par organisation de musiques actuelles. Le constat est équivalent dans d’autres régions. Au-delà de l’écoute, les organisations de musiques actuelles tissent des liens forts, sur des questions artistiques et culturelles dans la majorité des cas, avec leurs parties prenantes, avec qui les formes de dialogue sont principalement situées dans la co-construction, la mutualisation, voire la co-gestion. De fortes interdépendances économiques et sociales existent. Il convient de pouvoir mieux les identifier et recueillir les points de vue de ces parties prenantes afin d’améliorer les relations. OUI

OIN DʼAIDE BES

Avez-vous mené un travail d’identification de vos parties-prenantes ? 21% (question à choix multiples) 21%

Impliquez-vous dans vos décisions les personnes concernées par vos actions ?

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Transparence Tendre vers plus de transparence doit pouvoir servir à établir des règles équitables et des bases pour faciliter la co-construction et la solidarité entre les projets. Le RAMA a milité pour que, progressivement, la transparence devienne un réflexe sociétal pour les organisations de musiques actuelles.

La transparence des coûts de la filière et l’accessibilité des documents auprès des parties prenantes ont été identifiées comme des axes d’amélioration pour le réseau.

Seriez-vous prêts à rendre vos documents accessibles ?

3%

12%

85%

NON PARTIELLEMENT OUI

12


Le RAMA est adhérent et/ou membre fondateur de : AGEC&CO (groupement d'employeurs culture) : membre fondateur depuis 2007 FÉLIN (fédération nationale des labels indépendants) : membre fondateur et président depuis 2009 Culture & Santé (SCIC spécialisée dans les liens entre acteurs culturels et institutions de santé) : membre fondateur et sociétaire depuis 2011 LABA (accompagnement dispositifs européens) : membre fondateur depuis 2013 GIP Cafés-cultures (structure nationale porteuse du Fonds pour l'aide à l'emploi artistique dans les Cafés-culture) : membre fondateur et membre du CA depuis 2015 CO (Pôle de compétence « cultures et richesses humaines) : membre fondateur depuis 2015 MANA (Mouvement Associatif en Nouvelle-Aquitaine) : membre fondateur depuis 2016 CRAJEP Nouvelle-Aquitaine (réseau des structures de l'éducation populaire) : membre fondateur depuis 2016 CONFER (plateforme de formation) : membre fondateur depuis 2017 PLATEFORME RÉSONANCE (accompagnement Responsabilité sociétale inter-filière, portée par AFNOR) : membre fondateur depuis 2016 CRESS Nouvelle-Aquitaine (Chambre régionale de l'économique sociale et solidaire) : membre fondateur depuis 2017 SMA (Syndicat des Musiques Actuelles) : adhérent depuis 2013, membre élus depuis 2015 Aquitaine Cap Métier (structure ressource d'orientation) : partenariat dans le cadre du service civique depuis 2013 IDDAC (agence culturelle départementale de la Gironde) : adhérent depuis 2010 CNEA (Syndicat patronal « Conseil National des Employeurs d'Avenir ») : Adhérent depuis 2008 Agi'son (pôle ressource et réseau sur les risques auditifs) : membre et correspondant régional membre depuis au moins 2004 et correspondant via Barbey depuis 2010 Plateforme nationale des Cafés-culture (P) : membre fondateur depuis 2008 et co-animateur avec le Pôle des Pays de la Loire entre 2008 et 2016 Le RAMA est membre de : CESER (Conseil économique, social et environnemental de Nouvelle-Aquitaine, instance de la société civile du CR NA) : titulaire d'un siège depuis 2007 Comité de suivi des Programmes Opérationnels Européens : membre depuis sa création fin 2016 OARA (membre du CA) : depuis 2008 FONJEP (Fonds de coopération de la jeunesse et de l'éducation populaire) : adhérent depuis 2014 COREPS (structure de concertation paritaire sur l'emploi culturel et artistique) : membre depuis 2004 Le RAMA a des conventions de partenariat avec : Aquitaine Active (accompagnement financier) : depuis 2013 Pôle Emploi Culture Spectacle (accompagnement recrutement et observation) : depuis 2011 IFAID (accompagnement DLA 33) : depuis 2016 PAJDA (accompagnement juridique et légal) : depuis 2013 Réseaux régionaux de musiques actuelles (protocole de coopération inter-régional) : depuis 2010

13


Vers un écosystème créatif Conscient du développement socio-économique auquel font face les organisations de musiques actuelles, le RAMA s’est engagé pendant plusieurs années dans une structuration de l’écosystème, réunissant un ensemble d’acteurs qui partagent des valeurs (diversité culturelle, responsabilité sociétale et éducation populaire) et qui collaborent pour proposer des biens et des services à la société. Ces liens se concrétisent avec une vingtaine d’acteurs dont le RAMA, aujourd’hui le RIM, est adhérent ou membre fondateur. Ce travail participe à la reconnaissance de l’association en tant que réseau professionnel des musiques actuelles auprès de ses pairs du secteur culturel et de l’économie sociale et solidaire ainsi que des pouvoirs publics au niveau national et régional.

marches de co-construction et au long processus de structuration entre des acteurs volontaires et solidaires. Cette posture a permis : la multiplication par 4 des coopérations et des mutualisations entre 2003 et 2010 (dernières données disponibles), le développement d’une capacité d’ingénierie collective et d’expérimentation, l’ouverture aux autres secteurs culturels et créatifs.

L’objectif est de permettre l’émergence d’écosystèmes créatifs, c’est à dire l’avènement de la créativité et de l’innovation par la multiplication des coopérations entre les acteurs d’un territoire (culture, économie sociale et solidaire,etc.), entre L’ensemble des projets portés par et avec le les filières créatives régionales (musiques acréseau ou entre les adhérents a pu voir le jour tuelles, arts graphiques, librairies, cinémas indégrâce à la confiance réciproque entre le réseau pendants, jeux vidéo, etc.), voire, plus largement, et ses parties prenantes ; grâce aussi aux dé- avec les autres pôles d’excellence régionaux.

Dialogue et Co-construction des politiques publiques Le RAMA, aujourd’hui le RIM, consacre une part importante de ses missions au dialogue et à la co-construction avec les institutions publiques, acteurs incontournables de l’écosystème d’un réseau professionnel des musiques actuelles. Depuis le début des années 2000, l’ex-Région Aquitaine s’est engagée dans une démarche progressive de co-construction des politiques publiques en faveur des musiques actuelles et des variétés, en partenariat étroit avec l’État (Ministère de la Culture / DRAC), les réseaux représentatifs des acteurs des musiques actuelles, puis en 2015 avec le Centre National de la Chanson, des Variétés et du Jazz (CNV). Les acteurs musiques actuelles connaissent de profondes mutations (concentration des industries culturelles, révolution numérique et nouvelle étape de la décentralisation, etc.). Face à ces problématiques, la politique de structuration des musiques actuelles et des variétés a souhaité franchir une nouvelle étape de sa mise en œuvre en créant les conditions d’un modèle

économique durable par l’accompagnement des différentes filières créatives et le renforcement des coopérations (production, diffusion, médias, actions culturelles). Le CNV, la Région Nouvelle-Aquitaine et l’État, avec le RAMA/RIM, en tant que coordinateur et médiateur, expérimentent ainsi depuis 2015 un « Fonds pour l’accompagnement aux mutations socio-économiques », devenu ensuite le « Fonds Créatif Nouvelle-Aquitaine  », inscrit dans le cadre du Contrat de Filière « musiques actuelles et variétés ». Outil inédit de convergence des filières créatives et des politiques publiques, cette expérimentation s’inscrit dans une démarche commune validée par le Ministère de la Culture et de la Communication en décembre 2014. L’objectif est d’impulser un changement dans l’intervention des politiques publiques auprès des organisations de musiques actuelles, afin de pouvoir structurer et développer durablement l’écosystème professionnel sur le plan économique, social et environnemental. 14


Les principaux objectifs politiques communs énoncés par les partenaires sont : soutenir et promouvoir la diversité culturelle, garantir les droits culturels des personnes et le vivre ensemble, faire émerger un nouveau modèle socio-économique de la Culture en cohérence avec les objectifs de diversité culturelle, encourager les coopérations et la mutualisation sur un nouveau territoire,

encourager l'expérimentation et l'innovation, favoriser l'émergence de territoires créatifs et solidaires, soutenir les démarches de responsabilité sociétale des organisations. Chaque année, depuis 2015, de nouvelles mesures individuelles ou collectives de soutien aux organisations sont ainsi mises en place.

2003

EVOLUTION DES RELATIONS ENTRE ADHÉRENTS DU RAMA

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INNOVATION ÉCONOMIQUE & FINANCIÈRE L’innovation économique et financière est un levier de développement pour les acteurs de musiques actuelles. Elle répond à la nécessité de trouver de nouvelles pistes de financement, notamment coopératives, et de pouvoir mieux analyser et gérer ces

pratiques et transactions financières sur le long terme. Dans une stratégie de développement durable globale, le RAMA a accompagné ses membres à la structuration et à la consolidation économique et financière de leurs organisations.

Plusieurs projets individuels et collectifs peuvent être identifiés (existants ou en cours de construction) : mécénat d’entreprises locales, monnaie locale ou complémentaire, épargne solidaire, financement participatif et citoyen.

QUELQUES CHIFFRES

1

S E U L E

d’adhérents sont engagés dans un processus d’innovation économique

structure juge sa situation économique et financière bonne et confortable

des adhérents ont une situation financière équilibrée mais ne disposent pas de marge de manœuvre

structures considèrent leur situation financière difficile et précaire

Convention avec Aquitaine Active, aujourd’hui France Active Aquitaine Le RAMA a défini des objectifs communs avec l’organisation Aquitaine Active afin de construire une expertise économique et financière sur les musiques actuelles et le spectacle vivant. Ainsi, ces deux organisations se sont retrouvées régulièrement afin d’analyser des projets innovants et de contribuer au soutien de projets nécessitant un accompagnement économique et financier. DÉFIS En partenariat avec E2S conseil, expert financier des associations, le RAMA a construit un outil d’auto-diagnostic économique et financier et a mis en place une formation pour améliorer le développement et l’autonomie en termes d’expertise économique des structures membres. L’outil DÉFIS est désormais numérisé et personnalisé. A terme, il permet consolider les données économiques et financières stratégiques afin de suivre l’évolution de la représentation des organisations musiques actuelles dans le contexte économique général. Il est aussi possible de connaître, par exemple, la part des musiques actuelles dans le PIB national, la part d’emplois générés, le capital financier disponible ou encore de comptabiliser les flux économiques générés sur les territoires. 16


DROITS DE LA PROPRIÉTÉ ET NUMÉRIQUE Les enjeux du numérique (technologies, usages, services, contexte législatif) impliquent de la part d’une organisation un travail de prospective et de mise en œuvre important. Élément transversal à la filière musicale, tant dans les pratiques professionnelles que dans les projets artistiques et culturels, les questions du numérique et des droits de la propriété sont intégrées peu à peu dans les pratiques du réseau.

L’ex-réseau aquitain des musiques actuelles et ses adhérents se sont emparés collectivement de ce sujet pour construire progressivement un plan d’action autour de la sensibilisation au numérique, l’expérimentation de nouveaux usages et la construction d’une stratégie numérique de filière.

Sensibilisation au numérique

Par l’apport de ressources, d’outils et le travail de veille sur les questions du numérique, l’action de sensibilisation vise à permettre une montée en connaissances et en compétences des acteurs sur le numérique. Dans le cadre de cet accompagnement, il s’agit aussi de mieux cerner les pratiques quotidiennes des adhérents, les niveaux de connaissance et de sensibilisation à ce sujet afin de construire une réponse adaptée.

Conscient du besoin d’accompagnement au changement face à ces pratiques, le réseau travaille depuis plusieurs années avec Système Libre, spécialisé dans le conseil et l’accompagnement en informatique libre.

Expérimentation de nouveaux usages L’ex-réseau aquitain a ouvert progressivement la voie vers de nouveaux usages informatiques, notamment sur le travail collaboratif en réseau, les outils numériques « libres » ainsi que le financement participatif. Pour cela, des expérimentations quant à l’usage de logiciels et d’outils sont initiées en interne puis à l’échelle du réseau.

Ubuntu, système d’exploitation open source utilisé par l’ensemble de l’équipe et par quelques adhérents, Lime Survey, logiciel libre d’enquête statistique et de sondage, les outils de Framasoft, Nextcloud, outil libre permettant notamment l’hébergement de fichiers, la gestion de documents collaboratifs, Parmi ces outils, on retrouve : Thunderbird, logiciel de messagerie libre, Basecamp, outil web collaboratif de gestion HelloAsso, site de collecte de financement de projets, participatif. 17


Construction d’une stratégie numérique de filière En 2015, un projet de préfiguration autour des métadonnées musicales a été amorcé en collaboration avec les adhérents de l’ex-FEPPIA (Fédération des Éditeurs et Producteurs Phonographiques Indépendants d'Aquitaine).

(métadonnées de contenu), et sur la rémunération des ayants droit (métadonnées juridiques).

Ce projet complexe donne la possibilité aux organisations créatrices de métadonnées musicales de mieux maîtriser ces données et faciliter Les métadonnées sont des données qui jouent la création de valeur économique et sociale. Par un rôle de qualification des contenus et de cette action, il s’agit également de défendre une communication avec les moteurs de recherche. équité de traitement des informations musicales Elles influent sur le référencement des œuvres et une juste rémunération des créateurs.

Engagé avec des acteurs de musique enregistrée, le projet de préfiguration autour des métadonnées musicales constitue un atout majeur pour favoriser la convergence entre la scène et le disque en permettant par exemple une meilleure visibilité des groupes de musique locaux sur le web.

18


RELATIONS & CONDITIONS DE TRAVAIL

19


Les relations et conditions de travail regroupent, dans les musiques actuelles, un nombre d’enjeux fondamentaux permettant d’assurer la pérennité des acteurs de musiques actuelles et plus globalement de leur écosystème. Liées de très près au principe de gouvernance, les relations et conditions de travail doivent faire l’objet d’une attention globale. La frontière entre engagement professionnel et engagement personnel est souvent très mince. Les personnes investies dans ce secteur d’activité sont pour la majorité passionnées et/ou convaincues par leur pratique. A ce constat s’ajoute un contexte économique souvent difficile et des tensions sociales. S’intéresser à l’amélioration des conditions de travail permet de créer les conditions favorables à la préservation du capital humain et social qui forme l’identité des musiques actuelles. Les compétences, les pratiques managériales, la gestion éthique des personnes qui participent aux projets ainsi que les risques et la sécurité représentent un ensemble de points sur lesquels les organisations devront s’interroger pour garantir un cadre de travail durable et vivable.

20


EMPLOIS ET RESSOURCES HUMAINES TYPOLOGIE DES SALARIÉ-E-S EN 2015 264 SALARIÉS

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ADMINISTRATION & COMPTABILITÉ CATERING BAR

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EMPLOIS & RESSOURCES HUMAINES Par rapport aux précédentes années, vos missions aujourd’hui sont :

Domaines priorisés (question à choix multiples)

à peu près aussi nombreuses

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le directeur ma structure n'a pas de salarié•e

3%

une personne dédiée

Les principales problématiques en ressources humaines : niveaux de rémunération

56%

gestion du temps de travail

50%

gestion d’équipe

34%

temps partiel subi

19%

santé & sécurité au travail

9%

égalité femme-homme

3%

Gestion prévisionnelle des emplois et compétences (gpec) Depuis sa création, l’ex-réseau aquitain a trouvé des solutions concrètes d’amélioration des conditions de travail et de définition des besoins en emploi dans les musiques actuelles. Une GPEC a d’abord été réalisée à l’échelle du réseau en 2007 par le GRANEM (Carole Le Rendu Lizée). Elle a donné un premier aperçu de l’environnement de travail et des contraintes et opportunités possibles. Par la suite, plusieurs membres du réseau ont souhaité lancer une GPEC spécifique à leur organisation.

Il s’agit pour les acteurs musiques actuelles d’établir un diagnostic en interne pour prendre conscience de leurs atouts et de leurs faiblesses, anticiper les besoins professionnels et construire une stratégie adaptée et pérenne pour l’emploi, et donc pour la structure. L’entretien annuel d’évaluation et la politique de formation continue sont généralement au cœur de cette démarche.

Convention avec Pôle emploi Afin de garantir un suivi et des conseils sur l’emploi aux salariés dans les musiques actuelles, un partenariat existe entre Pôle emploi et le réseau. Cette coopération est un atout essentiel pour permettre le dialogue et une reconnaissance de la spécificité des conditions de travail dans les musiques actuelles.

Cette convention porte sur l’accompagnement des acteurs, l’aide aux recrutements, la sécurisation des emplois ou encore la possibilité pour le réseau d’intervenir lors d’ateliers et de formations. Une chargée de mission Pôle emploi est spécialisée dans les musiques actuelles. 22


CAPITAL HUMAIN ET SOCIAL PRIORITÉS RESSOURCES HUMAINES (question à choix multiples) la formation l’embauche

65%

45%

la dotation de nouvelles compétences

42%

l’augmentation du temps de travail

35%

Parmi les structures interrogées, 48 % aimeraient embaucher mais n’en sont pas en capacité.

Le renouvellement et le renforcement du capital humain restent encore très difficiles dans les musiques actuelles. Bien que le recours aux emplois mutualisés soit une des solutions les plus sécurisantes pour créer certains emplois durables, les conditions de travail restent précaires. Pour autant, les besoins en emploi ne manquent pas et pourraient constituer de véritables sources de développement dans les territoires, notamment ruraux.

Turn-over Dans le cadre d’une démarche de responsabilité sociétale, nombreuses sont les organisations à utiliser le turn-over comme indicateur. En donnant le niveau de rotation des salariés dans une organisation, ce chiffre permet de mettre en avant la capacité de celle-ci à garder ses salariés ou encore le niveau de précarité du secteur professionnel.

En 2015, le taux de turn-over de 16,7 % met en avant le niveau de conditions de travail précaires des acteurs du réseau ex-aquitain. En effet, on situe un turn-over acceptable entre 5% et 10%. À titre de comparaison, dans l’ensemble du salariat culturel en 2009, une personne sur dix travaille dans la même entreprise depuis moins d’un an.

Faciliter l’insertion professionnelle L’accès à l’emploi dans les musiques actuelles reste très difficile. Le recours aux contrats aidés, ou équivalent, est une pratique encore très majoritaire pour les salariés en début de carrière. Cette situation n’étant ni satisfaisante pour les salariés ni pour

les organisations, le réseau peut jouer un rôle pour structurer l’insertion professionnelle des personnes éloignées de l’emploi ainsi que dans l’accompagnement de parcours professionnels.

Convention avec l’IFAID (Institut de Formation et d’Appui aux Initiatives de Développement) Afin de développer les stratégies de développement et d’aide aux projets d’organisations culturelles, l’ex-réseau aquitain des musiques actuelles et l’IFAID ont, pendant plusieurs années, travaillé en partenariat. Par cette coopération, ces deux organisations se sont apportées des expertises communes et ont agi ensemble sur les dispositifs locaux d’accompagnement (DLA).

23


Bénévolat

Le bénévolat représente 2500 personnes au sein té des organisations de musiques actuelles. Cerdu réseau. Bénévoles de terrain ou élus, les bé- taines organisations se composent exclusivement névoles assurent le fonctionnement et la pérenni- de bénévoles.

10

de 10 à 30

12%

33%

Nombre de bénévoles en moyenne par structure :

55%

+ de 30 bénévoles

La mobilisation des bénévoles est souvent informelle. Elle repose essentiellement sur l’envie de développer ses propres projets, de se faire une expérience ou simplement par passion de la musique. D’autres motivations sociales, affectives, ou d’ordre militant peuvent aussi être des facteurs de mobilisation.

des bénévoles sont impliqués dans une structure se trouvant en milieu rural ou en périphérie urbaine. Une majorité issue des festivals

bénévoles élus en moyenne par organisation

des adhérents, les bénévoles assurent des fonctions support : accueil, administration

Dans 61% des cas, les organisations formalisent l’accueil des bénévoles en créant des espaces physiques ou un cadre d’intervention : chartes d’engagement, espaces de repos ou de cantine, outils de communication via les réseaux sociaux par exemple.

Volontariat – service civique Un projet de gestion coordonnée du service civique a été mis en œuvre en 2013 au sein du réseau. Il assure un fonctionnement cohérent et un accompagnement de qualité sur le territoire ex-aquitain. L’extension de cette coordination à l’échelle de la Nouvelle Aquitaine est en cours de préfiguration. Des formations spécifiques sont proposées en fonction des besoins et des compétences du réseau. Des initiatives collectives et des temps d’échange sont aussi mis en œuvre par et pour les volontaires. Plus largement, c’est une réflexion sur la notion d’engagement et l’accompagnement des volontaires dans le milieu

volontaires sont accueillis en moyenne chaque année

professionnel des musiques actuelles et de la Culture qui se construit peu à peu. Le service civique est principalement perçu par les volontaires comme une inscription dans un parcours professionnel réfléchi : études + service civique + emploi. On constate que 2/3 des volontaires expriment le besoin d’un accompagnement sur leur projet d’avenir (emploi, formation, autres). Ce travail est assuré par les tuteurs et la coordinatrice du réseau. L’engagement citoyen n’étant pas la principale motivation, le rôle du réseau est de pouvoir travailler sur ce sujet avec les volontaires.

sont recrutés par la suite dans le réseau

sont des femmes 24


SANTÉ ET QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL Il s’agit pour le réseau de renforcer ce chantier stratégique, en travaillant sur la maîtrise, la prévention et le management des risques professionnels auprès de l’ensemble des organisations de la filière des musiques actuelles.

Attention portée à l’équilibre vie privée / vie professionnelle :

Ces questions se posent à la fois : - par les modes d’organisation (la gestion des emplois, spécificités du travail dans ce secteur comme les rythmes de travail inégaux, le travail en urgence, le stress, le travail de nuit), - par les aspects psycho-sociaux (partage des valeurs et des visions sociales et économiques défendues, promiscuité des équipes), - par les aspects économiques (sécurisation des emplois, fragilité financière etc.).

oui

62%

32%

Adhésion à un syndicat d’employeur :

6%

partiellement

non

38% SMA (Syndicat des musiques actuelles) 9%

CNEA

(Centre national des employeurs d’avenir)

50% AUCUN 3%

Connaissance et application du droit du travail :

NE SOUHAITENT PAS S’EXPRIMER

très satisfaisantes

ne se prononce pas 10% ne connait pas 3% inexistantes 3%

disposent d’un délégué du personnel

19%

insuffisantes 9%

19%

Mise en place d’élection de délégué•e•s du personnel : 53%

56%

ne sont pas concernés par l'élection de délégué du personnel

relativement satisfaisantes

Outils de GRH mis en oeuvre au sein des organisations ( question à choix multiples) : 75% fiches de poste 50% entretiens individuels 50% organigramme 44% plan de formation 38% document unique de sécurité 25% procédure de recrutement 13% accords d’entreprise

25


Complémentaire SANTE COLLECTIVE Anticipant les législations à venir, l’ex-réseau aquitain des musiques actuelles est entré dès 2014 en négociation d’une offre de complémentaire santé collective dépassant celle des minima de l’obligation légale, par souci de cohérence et de solidarité. L’adoption d’une complémentaire santé collective dans les musiques actuelles en région a pour but de répondre aux besoins des professionnels et de leurs familles en adaptant les protections sociales aux spécificités des organisations (nombre de salariés, célibataires, familles etc.) et en diminuant le coût individuel et collectif de la complémentaire. Des réunions collectives d'information ont été organisées ainsi que 14 rencontres individuelles. En parallèle et tout au long de l'année 2015, un travail important de veille juridique a été nécessaire pour respecter les modifications régulières de la loi et les accords conventionnels de branche, nombreux dans la filière. La mise en place de la complémentaire santé a été effective au 1er décembre 2015 : - Sur 42 adhérents, 28 structures ont pris la complémentaire santé collective, 8 n’ont pas de salarié et ne sont donc pas concernés par l’obligation légale ; 6 ont fait un autre choix, - au total, 189 salariés sont couverts. Atelier thématique : Qualité de vie au travail / Document unique d’évaluation des risques La prise en compte de la qualité de vie des salariés tend à s’élargir et à donner un cadre légal de plus en plus détaillé : droit à l’expression des salariés, équilibre entre vie privée et vie professionnelle, prise en compte des facteurs de nuisance et de risques. Le réseau ex-aquitain a organisé, en 2015, en partenariat avec deux de ses adhérents et avec l’intervention de l’ARACT (Agence Régionale de l’Amélioration des Conditions de Travail) et de la CMB (Médecine et santé au travail) une journée de formation sur le thème: « Qualité de vie au travail (QVT) & Document Unique d’Évaluation des Risques (DUER)». Une fiche action sur ce thème est disponible.

1

9%

adhérent a entrepris une démarche qualité

des organisations du spectacle sondées par la CMB, à l’échelle nationale, ont un Document Unique d’Évaluation des Risques

3

7

organisations adhérentes au RAMA ont participé à la journée de formation

salariés de structures ont suivi la journée

26


ENVIRONNEMENT

27


Des actions en faveur de l’environnement dans les musiques actuelles ont déjà vu le jour. L’enjeu aujourd’hui est de pouvoir intégrer ces préoccupations à l’ensemble de l’organisation. Les initiatives en faveur de l’environnement doivent se penser de la conception à l’évaluation du projet. Les enjeux environnementaux apparaissent de plus en plus urgents et impactent de façon significative les organisations de musiques actuelles (augmentation des obligations légales, augmentation du coût de l’énergie, éco-conditionnalité des aides, volume de déchets excessifs, risque de crise environnementale sur les sites de festivals). Des efforts quotidiens sont à mener (tri des déchets, diminution des consommations, optimisation des ressources, etc.) et des solutions innovantes et durables sont à trouver. Pour permettre ces changements de pratiques, le RIM devra définir une politique environnementale concertée, territorialisée et durable en l’intégrant au projet collectif. L’enjeu du réseau est de pouvoir accompagner les organisations dans l’amélioration et la compréhension de leurs pratiques, et leur donner les moyens de développer, avec des acteurs spécialisés, des solutions durables dans des domaines comme l’alimentation, les transports, les achats, la communication, l’énergie, la biodiversité, etc.

28


TRANSITION ÉNERGÉTIQUE La transition énergétique est un sujet récurrent pour les acteurs de musiques actuelles. La conscience des enjeux écologiques et économiques, à laquelle vient s’ajouter un manque de connaissance, d’appui technique et financier des acteurs, ont cependant souvent ralenti le démarrage d’actions. Aujourd’hui, nous observons des efforts individuels

4 groupes de travail «équipement» en partenariat avec l'IDDAC

liés aux consommations. Pour autant, le manque de dynamique collective ou territoriale freine les organisations de musiques actuelles à investir le champ de la transition énergétique. Les fluides et les bâtiments mis à disposition sont, en majorité, gérés par les collectivités locales. De plus, ces bâtiments bien souvent vieillissants et énergivores, nécessitent des travaux de rénovation et de mise aux normes.

2012 2013 2014 2015

préfiguration d'un projet multipartenarial : experts de la transition énergétique, collectivités, acteurs, etc.

2016

1 journée de formation sur la transition énergétique à destination de 7 adhérents (13 salariés concernés) Identification des besoins - Conseil - Recherches & partenariats : négociation de 2 millions d'euros dans le cadre du contrat plan état-région (CPER) pour des rénovations en faveur de la transition énergétique des bâtiments de musiques actuelles.

2017

La majorité des adhérents (64%) ne connait ou n’a pas accès aux données relatives à sa consommation d’énergie. Dans de nombreux cas, les collectivité ne sont pas en capacité de répondre à cette question.

Des actions existent pourtant pour diminuer son impact énergétique : l’isolation des bâtiments, l’achat de LED et d’ampoules basse consommation ou encore la souscription auprès d’un fournisseur d’énergie renouvelable.

MOBILITÉ Tout comme l'énergie, la question du transport et de la mobilité vers les lieux et manifestations de musiques actuelles reste un champ d’action à investir. Cependant, il est important de souligner l’action de nombreux adhérents pour favoriser le covoiturage et la mobilité douce ou durable.

Suite aux actions entreprises, des constats apparaissent, à savoir une sensibilité plus forte à ce sujet dans les territoires ruraux et hors des zones d'agglomération ainsi qu’un fort découragement si les actions ne fonctionnent pas dès le premier ou le deuxième essai.

QUELQUES CHIFFRES • Au moins 10 adhérents mènent des actions en faveur du covoiturage ou font appel à des navettes, • au moins 9 adhérents ont mis en place d’autres actions / partenariats autour de la mobilité durable, • la totalité des actions de covoiturage a été stoppée et seulement une démarche « navette » perdure.

L’ensemble de ces constats démontrent la nécessité de mettre en place une dynamique locale et territoriale, en lien avec les dispositifs publics de mobilité existants comme les plans de déplacement. L’ouverture d’un dialogue avec les interlocuteurs du territoire concernés semble nécessaire. 29


GESTION DES DÉCHETS Le cœur d’activité des acteurs de musiques actuelles, à savoir l’organisation et l’accueil d’événements, entraîne la production et la gestion d’une quantité importante de déchets et par conséquent une responsabilité de ce secteur professionnel.

La problématique des déchets s’entend sous deux aspects : en interne, dans la pratique quotidienne des équipes et en externe, lors de l’accueil des publics.

En interne, sur 14 adhérents interrogés : 8 estiment faire le tri correctement et 6 estiment y arriver difficilement .

En externe, 12 adhérents sur 16 interrogés mènent des actions de tri lors de l’accueil des publics.

Une difficulté, souvent exprimée, concerne le dialogue avec les services ménagers, parfois peu sensibilisés aux gestes de tri dans les locaux. Ce manque de connaissances est également souvent exprimé pour les salariés et les bénévoles. En 2016, 1 adhérent a choisi de ne plus distribuer de bouteilles en plastique et a développé des partenariats pour le recyclage des fournitures de bureau et des gobelets de machines à café.

non

Au moins 7 adhérents limitent la production de déchets : récupération pour l’aménagement des lieux, limitation de la production de déchets à la source (ex: moins d’impressions), gestion des achats en volume, notamment sur l’alimentaire.

dée par les acteurs, il est nécessaire de franchir 50%

oui

26%

Au moins 8 adhérents ont mis en place des partenariats avec leur agglomération pour la récupération et la valorisation des déchets et/ou avec des associations pour de la sensibilisation.

Si la question du tri est globalement appréhen-

24% Sensibilisez-vous les publics aux enjeux du développement durable ?

100% des festivals interrogés mènent des actions de sensibilisation sur la gestion des déchets.

une étape supérieure en encourageant la sensibilisation des publics aux enjeux de développement durable dans les musiques actuelles.

partiellement

FOCUS ADHÉRENT Opération «Cordes de guitare» Depuis 2012, 3 adhérents ont mis en place des points de collectes (cordes de guitares, frettes, cymbales…) pour les publics et les équipes. En partenariat avec l’association Music Solidarit, ces matériaux, composés de métaux comme le nickel, sont récupérés pour être ensuite revalorisés. 30


COMMUNICATION RESPONSABLE La communication est inhérente au travail des organisations de musiques actuelles. Représentant l’un des postes clefs après la direction et l’administration, elle est aussi parmi les plus gourmandes et exigeantes en matière d’environ-

nement : lutte contre le gaspillage de papiers, choix de prestataires, impressions écologiques, contenu des messages véhiculés, etc. L’enjeu de responsabilité sociétale de ce poste ne doit donc pas être minimisé.

QUELQUES CHIFFRES

adhérents mutualisent des supports de communication avec des structures qui ne sont pas forcément des acteurs de musiques actuelles

adhérents ont une communication labellisée (imprim’vert, PEFC, encre végétale, etc.)

adhérents communiquent sur leurs actions en matière de développement durable dont la moitié est constituée de très petites organisations

adhérents ont fait le choix de ne plus faire de flyers ni d’impressions

POLITIQUE D’ACHATS Depuis le début de son investissement pour la responsabilité sociétale, l’ex-réseau aquitain a toujours mis en avant la question de la politique d’achat. Qu’il s’agisse d’achat groupé, mutualisé, local, labellisé, responsable, ou encore raisonné, ce sujet a tenu une place importante dans les réflexions et actions menées.

sation d’appréhender le développement durable dans sa globalité.

De la même manière, en s’appliquant à l’ensemble des domaines d’activité d’une structure (fourniture, alimentation, équipements, services, transports, communication…), la mise en place d’une politique d’achat invite les organisations à Impliquant une réflexion stratégique au sein de appréhender cette question de façon transversa gouvernance, de son équipe et de son terri- sale, à interroger leurs besoins de façon raisontoire, la politique d’achat permet à une organi- nable et à faire des choix éthiques. 31


Merchandising : vêtements, accessoires promotionnels

Alimentation et fournitures de bureau

100% des personnes interrogées, en charge des achats, ne connaissent pas la provenance des produits achetés pour le merchandising. Un travail de diagnostic, de veille et de recherche sur la filière textile a été mené pour tenter de trouver des solutions plus éthiques et pour accompagner les organisations dans leur arbitrage d’achat. En 2015, le RAMA a favorisé la collaboration et la mise en relation de deux festivals impliqués dans des démarches responsables. Cette rencontre a permis d’échanger sur leurs pratiques et leurs besoins en matière d’achat textile (vêtements promotionnels). La recherche de cohérence entre pratiques et valeurs est apparue encore une fois comme une démarche à suivre. Pour ces deux festivals, le changement de politique d’achat a été facilité par le partenariat avec une association de sensibilisation au commerce équitable (ACESA).

Quelques chiffres : 19 adhérents ont été interrogés sur les produits proposés au public (produit alimentaire ou boisson tout confondu) : •14 proposent au minimum 1 produit provenant d’un producteur local (et non d’un fournisseur local), • 5 proposent au minimum 1 produit biologique.

Également associé aux produits de merchandising et à la démarche environnementale des manifestations, le gobelet réutilisable a occupé une large place dans les débats. De nombreuses questions sur l’impact réel généré par l’utilisation des gobelets (la nécessité de les sérigraphier chaque année, les normes d’hygiène associées, les méthodes de fabrication) ont interrogé les organisateurs de manifestations et continuent parfois d’alimenter les discussions. Aujourd’hui, une très grande majorité de manifestations a recours aux gobelets réutilisables. Cette pratique risque d’évoluer à partir du 1er janvier 2020, date à laquelle la vaisselle jetable sera interdite (décret du 30 août 2016). Qu’il s’agisse de produits alimentaires ou du merchandising, le réseau doit continuer d’œuvrer pour informer et sensibiliser ses adhérents aux filières d’achats éthiques, locales et biologiques. Ces filières comme celle des musiques actuelles peuvent partager des valeurs communes, développer des solidarités, et imaginer un avenir cohérent. Par leur pratique, leur engagement et/ ou leur exemplarité, les organisations de musiques actuelles peuvent jouer un rôle de transmission et d’éducation auprès des publics.

12 adhérents ont été interrogés sur les produits proposés (produits alimentaires et boissons) à l’équipe, aux réunions ou en assemblée générale : • 1 structure réalise des achats en local, • aucune structure ne réalise d’achats issus de l’agriculture biologique. 16 adhérents ont été interrogés sur les produits proposés lors du catering : • 7 proposent au minimum 1 produit venant d’un producteur local, • 4 proposent au minimum 1 produit (alimentaire ou boisson) biologique, • 5 travaillent avec des prestataires et/ou fournisseurs locaux. Concernant les fournitures de bureau, 4 adhérents passent par un fournisseur local et 2 choisissent des produits écologiques. De manière générale, le réseau a pu constater que la question de l’approvisionnement en produits locaux est plus présente au Pays Basque, en Dordogne et dans les territoires ruraux. Il s’agit pour ces adhérents d’un fort attachement à leur territoire et d’une bonne connaissance des producteurs. A l’inverse, d’autres adhérents font part de leur difficulté à identifier des fournisseurs et/ou producteurs locaux. Pour répondre à ce besoin d’accompagnement, le RIM mène un travail sur l’achat responsable avec des réseaux régionaux spécialisés (agriculture biologique, insertion par l’activité économique, ESS).

32


DIVERSITÉ CULTURELLE & TERRITOIRES CRÉATIFS

33


Par leur relation constante aux personnes et à leurs territoires, les organisations de musiques actuelles doivent exercer leur responsabilité au regard des droits culturels : défendre et promouvoir la diversité culturelle et faire vivre les territoires créatifs. Que ce soit par la pratique et l’expression citoyenne et musicale, l’éveil et la transmission ou encore la diffusion de la scène émergente et la diversité des esthétiques, les opérateurs de musiques actuelles ont un rôle à jouer dans une meilleure prise en compte des droits humains fondamentaux. Sur la base de textes de référence internationaux (La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme – 1948, le Pidesc, pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels – 1966, la déclaration universelle sur la diversité culturelle, UNESCO – 2001, la Déclaration de Fribourg – 2007, l’Observation Générale 21 de l’ONU – 2009, la Loi NOTRe, article 28A, article 103 – 2015, l’article 3 de la Loi LCAP – 2016), il s’agit par les droits culturels d’interroger la manière dont les libertés culturelles de chaque personne peuvent s’agencer pour mieux accéder aux cultures des autres. Compte tenu de la complexité de cette notion et de sa mise en application, l’enjeu ici a été, dans un premier temps, de mettre en avant le travail des acteurs avec les personnes qui animent et influent sur le projet de leur structure, en lien avec leur territoire. Interroger les droits culturels des personnes revient à répondre aux objectifs de liberté, de capabilité et d’autonomie. Pour les territoires, la diversité culturelle se traduit notamment par les relations et les impacts, humains, sociaux, économiques, d’une organisation.

34


APPROPRIATION ET MISE EN PRATIQUE DES DROITS CULTURELS

La valorisation des pratiques du réseau en matière de diversité culturelle, telle que posée ici, se base sur l’approche proposée par l’Observation Générale 21 de l’ONU. Considéré comme un des textes de référence dans le champ des droits culturels, ce document propose, dans sa grille de lecture, une série de conditions nécessaires « à la pleine réalisation du droit de chacun de participer à la vie culturelle ».

Parmi elles, il est intéressant de s’arrêter sur les notions d’adéquation et d’accessibilité en les illustrant par des actions menées par les adhérents. Un dernier point présente le rôle joué par les organisations, en tant que structure ressource, pour la transmission des musiques actuelles auprès des jeunes.

Principe d’accessibilité L’accessibilité telle que définie par l’Observation générale 21 comprend les « possibilités effectives et concrètes qui sont offertes aux individus et aux communautés de jouir pleinement de la Culture, dans des conditions qui sont accessibles physiquement et financièrement à tous dans les zones urbaines et rurales, sans discrimination ». En écho à cette définition, il semble intéressant de valoriser le travail mené par certains adhérents avec des personnes en situation économique et sociale précaire. Refusant une approche stigmatisante et non adaptée des « publics », il est préférable de s’arrêter sur la phrase : « s’il n’y a pas de public spécifique, il y a, cependant, la nécessité d’actions culturelles spécifiques. ».

actions et partenariats sont : le milieu carcéral, les centres sociaux, les maisons de l’enfance, ou encore les dispositifs pour les jeunes en insertion. Les obstacles financiers Concernant l’approche tarifaire, il est souvent difficile d’appréhender cette problématique de façon équilibrée et juste. Oscillant entre valeurs (juste rémunération des artistes, des équipes), viabilité économique du projet de la structure ou encore intérêt général, la mise en place d’une stratégie responsable en termes de politique tarifaire s’avère souvent complexe pour les acteurs de musiques actuelles.

Le manque de visibilité collective quant aux po(Source : Rapport de l’observatoire des politiques cultu- litiques tarifaires des adhérents du réseau ne relles, revue « Il n’y a pas de public spécifique », 2007). nous permet pas aujourd’hui de rendre compte de tendance. De nombreux adhérents tentent A ce titre, de nombreuses initiatives sont mises en de proposer des tarifs peu élevés en fonction place par les adhérents. En 2016, 13 structures des programmations. Au niveau national, en sont identifiées pour leur travail en lien avec des 2014, le prix moyen d’un billet est de 16€. personnes en situation de précarité (sociales, économiques) ou de handicap et 8 structures pour leur (Source 2016, chiffre tiré de l’étude « L’économie des travail en partenariat avec des structures sociales. lieux de musiques actuelles de petites et moyennes Selon l’Observation Générale 21, il existe deux obs- jauges en 2014 », publiée par le CNV). tacles majeurs en matière d’accessibilité : Le principe d’accessibilité est une des cinq Les obstacles physiques et de la vie sociale interrogations posées par l’Observation générale 21 qui doivent permettre aux responsables Le milieu hospitalier et les centres d’accueil pour d’évaluer leurs actions. personnes en situation de handicap représentent Les autres interrogations sont : la disponibilité, la part la plus importante d’actions culturelles spé- l’adéquation, l’acceptabilité, l’adaptabilité. cifiques. Les autres domaines concernés par ces 35


FOCUS ADHÉRENTS Café Music, Mont-de-Marsan Dans le cadre de la politique de la ville, le Café Music de Mont-de-Marsan (40), met à disposition d’habitants de quartier prioritaires un local permettant de proposer des animations autour des musiques actuelles et d’autres disciplines. Une salariée du Café Music est présente sur un temps plein pour animer ce lieu. Rocher de Palmer, Cenon Le Rocher de Palmer à Cenon (33) met en place de nombreux partenariats avec des structures sociales implantées sur leur territoire. L’une d’elles permet, chaque année, à 8 jeunes de travailler au Rocher de Palmer sur des poste d’accueil et de placement du public en salle. Un autre partenariat est mené avec un centre social concernant la préparation des catering. Il s’agit ici de proposer aux personnes suivies par ce centre de préparer le repas des équipes artistiques et techniques en échange d’invitations aux concerts. L’objectif est d’intégrer les personnes du quartier au projet et de faire en sorte qu’ils franchissent les portes du Rocher. Krakatoa, Mérignac Dans le cadre d’un partenariat avec le CHU de Bordeaux, le Krakatoa à Mérignac (33) met en place plusieurs actions : concerts en chambres et itinérants suivis d‘échanges avec les artistes, ateliers de pratiques artistiques, expositions, rencontres-concerts au Krakatoa proposés aux patients, résidences d’artistes à l’hôpital. Le handicap est pris en compte, par certains des adhérents, dans l’aménagement des lieux, lorsque cela est possible techniquement et financièrement (plateforme, parking, WC, etc.), ainsi que dans la mise en place de projets et partenariats. La législation concernant l’aménagement des lieux a évolué et facilite la mise en place d’équipements adaptés dans certaines structures. À ce titre, des aménagements pour les personnes malentendantes et mal voyantes ont pu être mis en place. Malgré cette observation générale, le réseau manque de données collectives plus détaillées. Certains adhérents, par la mise en place d’actions ciblées, ont souhaité favoriser la venue de personnes en situation de handicap dans leurs lieux ou encore effectuer un travail de médiation sur cette question.

FOCUS ADHÉRENTS Projet « L’ivresse des Sens » d’Ampli à Bilière (64) Né d’une création musicale autour des textes d’une personne en situation de handicap (suivie d’une diffusion et de l’enregistrement d’un CD), ce projet de coopération vise à rassembler, par le biais du numérique, des structures spécialisées autour de la question de l’accès à la création des personnes en situation de handicap. Souhaitant créer un écosystème régional sur cette question, Ampli a amorcé des coopérations avec des écoles d’éducateurs en local, et a mené en 2015/2016, un état des lieux des pratiques existantes dans le secteur médico-social. Projet « Melting Signes » du CIAM à Bordeaux (33), en partenariat avec l’association E2C à Mérignac (33) Il s’agit d’une composition de chansons autour de « L’histoire de l’intégration de la communauté mal-entendante au fil des siècles » faisant appel, pour son écriture, à des personnes mal-entendantes et entendantes. La musique a été composée par les élèves du CIAM et un clip a été réalisé. À travers ce projet, le CIAM a souhaité promouvoir des valeurs d’accès à la culture pour tous, de partage, et de mise en avant du handicap comme vecteur de diversité et d’universalité de la création artistique. 36


Prévention des risques auditifs Les risques auditifs font partie des impacts de l’activité des organisations de musiques actuelles. Conscient de ces risques, en termes de santé pour le public et pour les professionnels, plusieurs mesures de prévention sont mises en place. En tant que relais sur l’ex-aquitaine de l’action sur les riques auditifs, La Rock School Barbey à Bordeaux (33), en partenariat avec AGI SON (Association pour la défense pour la défense de la création et de la qualité sonore dans l’écoute et la pratique des musiques amplifiées), a distribué environ 11 000 bouchons et gèré des campagnes de prévention pour l’ensemble de l’ex-réseau aquitain. Par ailleurs, la Rock School Barbey a produit et diffusé un spectacle de sensibilisation aux risques auditifs « Yes Ouïe Can » (animation pédagogique-théâtre, humour, rock) à destination des collégiens, lycéens, apprentis ainsi qu’auprès du réseau professionnel. Dans le cadre de ce dispositif, deux sessions de moulage de bouchons d’oreilles sur mesure sont proposées chaque année par la Rock School Barbey. Éducation et action culturelle « [...] le droit de chacun d’accéder et de participer à des échanges d’informations variés et d’accéder aux biens et services culturels, considérés comme vecteur de valeurs et de sens. » (Article 49.b de l’Observation Générale 21 sur l’éducation)

(Article 49.d de l’Observation Générale 21 sur l’éducation)

En ce qui concerne les actions de transmission artistique, l’ex-réseau aquitain a coordonné et accompagné la mise en œuvre d’une stratégie collective régionale. Organisées de façon «[...] d’avoir accès à son propre patrimoine culturel collective via un groupe de travail, les actions et linguistique ainsi qu’aux patrimoines culturels et ont ensuite été déléguées à des adhérents rélinguistiques d’autres cultures.» férents.

FOCUS ADHÉRENTS Dispositif After cours After Cours est un dispositif qui vise à sensibiliser les groupes sélectionnés pour se produire lors du « Festival des Lycéens et des Apprentis » à l’univers de la scène. Sous forme de « balance pédagogique », les lycéens se familiarisent avec la scène (matériel, vocabulaire…) afin d’être plus à l’aise lors du festival. Après cette balance pédagogique, les groupes se produisent sur scène, pour un concert gratuit et ouvert au public. Développé pendant 4 ans par le Sans Réserve (Périgueux), ce dispositif a rassemblé plusieurs partenaires : l’IDDAC, l’Agence culturelle Dordogne-Périgord, l’ADAM 40, le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, la DRJSCS et les DDCS des départements d’Aquitaine. Dispositif « La Tournée » Afin de rendre plus cohérent et homogène le travail de diffusion des groupes amateurs en région, le dispositif « La Tournée » a pour but de mettre l’accent sur la mobilité de ces groupes. Pour encadrer ce projet,  plusieurs personnes ont en charge sa coordination départementale et régionale. Chaque année, cinq groupes amateurs sont invités à se produire dans les cinq départements de l’ex-aquitaine. Tourné autour de l’accompagnement, ce projet permet la rencontre entre musiciens et propose une série d’ateliers autour de thèmes concernant les pratiques amateurs dans les musiques actuelles. 37


DÉVELOPPEMENT LOCAL Véritable enjeu de la responsabilité sociétale, le développement local vise à explorer la relation d’une organisation avec les territoires et les communautés au sein duquel elle coopère. Qu’il s’agisse de relations informelles ou d’actions de partenariats et de coopération, ces relations sont nombreuses et font partie intégrante des projets de nombreuses organisations de musiques actuelles. L’état des lieux de la filière, réalisé en 2015 par le réseau ex-aquitain, via l’enquête de conjoncture ainsi que le travail d’observation au quotidien, a permis de recenser 57 partenariats dont 29 ponctuels et 28 réguliers. Sur 34 structures observées, seulement 5 n’ont pas de partenariats avec d’autres secteurs culturels.

cirque

théâtre et danse

8 arts visuels

8

7

Avec quels autres secteurs créatifs et/ou solidaires avez-vous des partenariats ponctuels ou réguliers ? (question à choix multiples)

cinéma

6

11

arts de rue

livre & BD

17

Partenariats au sein du réseau En 2015, le réseau identifie 12 adhérents menant des projets en lien avec d’autres champs culturels que les musiques actuelles. Certaines de ces actions ont donné lieu ou émanent de projets de coopération plus globaux sur les ter-

ritoires, croisant les acteurs de différents secteurs. De plus en plus présentes, ces actions méritent de pouvoir être mieux valorisées, notamment en ce qui concerne leurs impacts socio-économiques sur le territoire.

FOCUS ADHÉRENTS AMPLI et le réseau PALVA (64) Ce réseau informel local réunit les acteurs de la vie associative autour de plusieurs actions : échanges, transfert de compétences autour de l'emploi, journées de formation, accompagnement DLA (Dispositifs Local d’Accompagnement, soirées d'informations thématiques (communication, administration, vie associative, organisation de concert…). Chacune de ces interventions sont co-construites et proposées par ses membres en fonction de ses compétences. Le Rocher de Palmer et le projet FORUM (33) Ce projet propose aux demandeurs d’emploi ayant un projet en lien avec le secteur culturel de se former, s’enregistrer, travailler ou encore structurer leur parcours professionnel. Amorcé sous l’angle de la formation, le projet FORUM s’est peu à peu développé pour devenir un espace de co-working, puis une pépinière d’acteurs locaux. Ce projet a bénéficié de financement européen (FEDER). Kiéki et le projet de l’Overground à Talence (33) Lieu de cohabitation de différents acteurs (associations de musique, éducation à l’environnement, éducation populaire…) la fédération L’Overground a été créée pour valoriser les coopérations et projets communs de ces associations. L’une des actions, la « Dégustation musicale » propose, lors d’une soirée, des concerts, dégustations de produits locaux et animations jeune public. 38


Le Florida à Agen (47) et le projet ACDC 47 Regroupant des acteurs de l’économie sociale et solidaire (Crédit Coopératif, Biocoop, Coopératives des Vignerons de Buzet, MACIF, Au Fil des Séounes, l’Avenir Energies Renouvelables) avec des problématiques similaires, ce projet vise, collectivement, à proposer des solutions par une approche territoriale. Aujourd’hui, ce projet réunit 8 organisations. Tous les ans, un événement est organisé pour sensibiliser à certains sujets. En 2016, le thème de l’énergie est à l’honneur. Ricochet Sonore à Bordeaux (33) et projet Concert’ô Le projet de l’association Ricochet Sonore qui vise à favoriser la cohésion sociale et l’accessibilité à des propositions musicales par la mise en place d’actions musicales de proximité, est à l’initiative de Concert’ô. Porté par un bailleur social, il s’agit d’une résidence intergénérationnelle qui propose à des locataires de tout âge et de tout horizon de se retrouver autour du thème de la musique grâce à des espaces adaptés. Les adhérents basques et l’Eusko Monnaie locale basque, L’Eusko existe maintenant depuis plusieurs années sur le territoire. Dans l’objectif de participer à la dynamique territoriale et aux circuits courts, une grande majorité des adhérents des Pays Basque (La locomotive, L’Atabal, Lanetik...) proposent lors de leurs concerts le paiement des consommations par cette monnaie.

Démarches de coopérations territoriales Dans l’objectif d’encourager les dynamiques terri- tation de Lieux de Musiques Actuelles, d’accomtoriales et les coopérations au sein de l’écosystème pagnement des démarches de coopération entre des musiques actuelles en région, l’ex-réseau aqui- acteurs d’un même territoire. tain a mené un travail, inspiré du Schéma d’Orien-

FOCUS ADHÉRENTS Territoire basque Dans l’objectif de structurer leurs coopérations, les adhérents implantés sur le territoire basque ont constitué un groupe de réflexion autour de sujets tels que l’action culturelle, la mixité des publics ou encore les représentations politiques. Parmi ce groupe, on retrouve une diversité de structures : école de musique, festival, salle de diffusion, studios de répétitions, collectif d’artiste, label et lieu de type SMAC. L’accompagnement du réseau vers cette dynamique s’est pour l’instant traduit par la participation aux différents temps de travail, formels ou informels - individuels ou collectifs, et par un travail d’état des lieux (présence, échange et circulation dans chacune des structures pendant 15 jours). Territoire pays du libournais Quatre organisations implantées dans le pays du Libournais ont été accompagnées dans leur travail de coopération. Ce travail a été amorcé par un diagnostic réalisé par des étudiants de la licence VAMTR (Valorisation, Animation, Médiation des Territoires Ruraux) de l’UFR de géographie de l’université de Bordeaux et coordonné par l’ex-réseau aquitain, en charge de la coordination du cahier des charges et de la phase de restitution. À la suite de ce travail, les organisations se sont réunies dans le cadre d’un dispositif local d’accompagnement (DLA). En 2016, un collectif a été créé dans l’objectif de fédérer les actions culturelles sur le territoire et ce notamment via une aide de l’appel à projet CNV pour les coopérations territoriales. 39


Circulation et participation des publics Parmi les actions favorisant la participation des mu- intéressant de mettre en avant les réflexions et le siques actuelles au développement local, il parait travail mené autour de la circulation des personnes.

FOCUS ADHÉRENTS Atabal-EHZ et le projet HEGALALDIA Avec pour point de départ la mise en valeur de lieux atypiques, le projet Hegalaldia, porté par l’Atabal et le festival Euskal Herria Zuzenean (EHZ), vise à proposer sur 4 zones du territoire (Pays Basque Nord) un événement, co-construit avec une structure associative locale. Basés sur les compétences de chaque acteurs (technique, communication, programmation), ces rendez-vous permettent la mise en commun et la circulation des publics, la découverte d’esthétiques auprès des publics qui se déplacent peu au-delà de leur bassin de vie ou encore la mise en avant de producteurs locaux. L’Association Musicalarue, Concerts chez l’habitant Depuis 2008, les concerts à domicile de Musicalarue séduisent et permettent aux personnes qui le désirent d’accueillir chez elles des artistes talentueux devant un public composé de leur famille, de voisins et d’amis. L’échange, le partage et la convivialité sont au cœur de ces événements uniques. Les concerts sont suivis d’un repas avec les artistes et les hôtes, un bon moyen d’échanger et de faire connaissance. Avec la volonté d’attirer des personnes qui ne se rendent pas dans les salles de concerts, cette formule prend en compte les habitudes et les pratiques des habitants et propose de décloisonner le spectacle vivant. Le Festival Ouvre la voix et La route des imaginaires Ces deux festivals gratuits (en Gironde et dans les Landes) invitent sur quelques jours les publics à se déplacer à vélo pour partager des temps musicaux et culturels. En partenariat avec des associations locales, les publics peuvent déguster des produits locaux, découvrir des propositions artistiques, des artistes régionaux et un territoire. Conçu et organisé dans une démarche responsable, ce type d’événements participe au développement de la cohésion sociale et au respect de l’environnement sur les territoires.

40


COOPÉRATIONS PROFESSIONNELLES En complémentarité des coopérations territoriales, pérations professionnelles visant à fédérer et structuréunissant souvent des acteurs aux projets divers, rer des organisations partageant des projets et des l’enjeu de cette partie est de mettre en avant les coo- enjeux similaires.

FOCUS ADHÉRENTS Dispositif Cafés-Cultures Reposant sur un Groupement d’Intérêt Public, le dispositif Cafés-Cultures a pour objet de soutenir la diffusion de l’emploi des artistes interprètes dans les cafés et restaurants (établissement de moins de 200 places correspondant à la classification CHR N-V) en prenant en charge financièrement une partie des coûts salariaux associés. L’ex-réseau aquitain, aux côtés des organisations professionnelles et syndicales, en partenariat étroit avec l’État et les collectivités territoriales, a souhaité participer dès 2008 à la concertation de ce dispositif : le Fonds d’aide à l’emploi artistique dans les cafés et restaurants. N’étant pas contributeur direct du Fonds, le réseau, par sa place dans le GIP comme son homologue le Pôle des Pays de la Loire, participe à la reconnaissance, la défense et la valorisation des cafés et restaurants dans l’écosystème culturel des territoires. Il s’agit de défendre des espaces de convivialité, de créativité, de solidarité et de proximité ainsi que l’emploi artistique. A l’échelle de l’Aquitaine en 2016, le Fonds d’aide a permis de financer 273 cachets sur 108 dates dans 26 cafés et restaurants différents soit un soutien financier total de 17 908€. Ce Fonds représente un élément essentiel pour le renouvellement progressif des politiques culturelles. Il permet collectivement (artistes, cafés, acteurs culturels, partenaires publics, citoyens etc.) d’assumer une responsabilité conjointe vis-à-vis d’enjeux tels que la diversité culturelle et le développement durable des territoires.

SMAC - Scène de Musiques Actuelles Né au milieu des années 90, le label d'État « Scène de musiques actuelles  a été institué en 2010 puis en 2017, lors de deux évolutions importantes de son cahier des charges. En Nouvelle-Aquitaine, une vingtaine de structures sont concernées, sur des formes d'organisation et des étapes de structuration diversifiées. En tant que réseau professionnel, le RAMA, le RIM aujourd’hui, accompagne l’ensemble des acteurs concernés par ce label.

Concentré autour de trois grandes actions, à savoir l’analyse, l’accompagnement à l’ingénierie et la participation à l’élaboration de la démarche d’évaluation, le réseau veille à la prise en compte des besoins et des particularités des territoires concernés. L’enjeu du réseau au niveau des SMACs se situe autant dans l’accompagnement à la structuration de ces acteurs que dans la proposition de formes innovantes permettant d’insuffler l’intelligence collective et la responsabilité sociétale.

Données des SMACs pour la période 2011/2016 :

lieux

structures associées

partenaires pour 8 labellisations ministérielles

coopératives

41


Appel à projet 2015 et 2016 - « Coopérations professionnelles » Dans le cadre de l’expérimentation du Contrat de Filière, un appel à projet, amorcé en 2015 et toujours existant, encourage les acteurs de musiques actuelles dans la mise en commun de leurs compétences pour la construction de partenariats autour d'enjeux d'utilité sociale (émergence et développement artistique, ancrage territorial, insertion professionnelle, le-

viers de développement économique, relation inter-filière). Bénéficiaires & lauréats : - en 2015 : 19 candidats répartis sur 4 départements / 6 lauréats répartis sur 4 départements (le dispositif ne concernait que l’ex-Aquitaine), - en 2016 : 28 candidats répartis sur 11 départements / 10 lauréats répartis sur 6 départements.

FOCUS ADHÉRENTS Fête d’hier à aujourd’hui, After Before, Lot-et-Garonne Le projet repose sur le croisement de 3 structures lot-et-garonnaises souhaitant lier des compétences, des territoires, des populations et leur culture autour de deux champs spécifiques que sont les musiques actuelles et le cinéma d’art et d’essai. Le D.A., Le Camji, Deux Sèvres Le projet D.A. propose de mettre en commun les compétences, expériences et ressources de plusieurs structures de musiques actuelles des Deux-Sèvres. Regroupant des établissements de l’Éducation Nationale du territoire et des professionnels intervenant auprès de la jeunesse, ce projet vise à mettre en œuvre un parcours d’accompagnement professionnel – à la carte – à destination d’un artiste/groupe émergeant engagé dans la création « jeune public ». Projet SYRB, Le Sans Réserve, Nouvelle-Aquitaine Dans la perspective de la fusion des régions, le Sans Réserve a souhaité, par ce projet, développer l’accompagnement de groupes, en lui donnant une dimension « grande région ». Autour de résidences (son, lumière, vidéo, coaching) et de représentations, l’idée a été de créer des échanges de groupes entre des structures situées aux quatre coins de cette nouvelle grande région : le Camji à Niort, l’Atabal à Biarritz, Des Lendemains Qui Chantent à Tulle et le Sans Réserve à Périgueux. Ce projet a été suivi par la radio Beaub FM.

Les développeurs d’artistes A l'issue du premier séminaire national des développeurs d’artistes organisé en 2014 lors des BIS (Biennale Internationale du Spectacle), un groupe de travail, coordonné par l’ex RAMA et PRMA, réunissant des structures ex-aquitaines puis picto-charentaises et limousines s’est peu à peu constitué. Avec pour ambition de défendre et faire reconnaître le métier de développeurs d’artistes, des actions collectives ont été mises en place. Parmi elles, une enquête à destination de tous les Développeurs d'artistes identifiés dans les régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes a été lancée afin de recueillir des éléments permettant une définition du métier. Les réponses à cette enquête ont mené à la rédaction et à la signature par 23 structures du « Manifeste des Développeurs d'artistes des musiques actuelles en région ALPC ». 42


Les travaux menés par ce groupe de travail ont été rendus visibles à l’occasion des BIS de 2016 : • mutualisation de 10 développeurs sur un stand commun leur permettant une plus grande visibilité, • présentation officielle de l’enquête, • proposition d’un atelier professionnel sur les développeurs d’artistes en présence du CNV.

de budget cumulé

lieux

partenaires pour 8 labellisations ministérielles

d’artistes professionnels accompagnés

Cette dynamique a fortement contribué à la création de l'appel à projet « soutien au développeurs d'artistes » en 2016, dans le cadre de l’expérimentation du Contrat de Filière. Esthétiques musicales proposées par les développeurs d'artistes : Artisans de la filière, les développeurs d'artistes sont aussi les garants de la diversité des esthétiques musicales, et donnent à voir l'ensemble du patrimoine musical sur les territoires :

musiques improvisées métal musique classique électro funk 4% 4% 4% reggae 9%

18%

latino

9%

chanson

65%

26% blues

pop

26%

57%

jeune public

26% 30%

48%

traditionnel

musique du monde

44% jazz

44% rock

43


44


CONCLUSION

45


Ce deuxième volet proposait de revenir sur l’accompagnement des acteurs musiques actuelles engagés dans une démarche de Responsabilité Sociétale, en présentant à la fois des cas concrets de réalisation ainsi que des chantiers de réflexion amorcés par le réseau et ses adhérents. Ce travail de restitution s’est articulé autour des quatre questions centrales de la Responsabilité Sociétale adaptées aux musiques actuelles : Comment rendre sa gouvernance plus transparente, plus éthique, plus participative ? Comment améliorer les relations et les conditions de travail et trouver des solutions innovantes ? Comment diminuer son impact environnemental en engageant ses parties prenantes et en développant des partenariats durables ? Comment favoriser la diversité culturelle et permettre le développement de territoires créatifs ? En ce qui concerne la gouvernance et la loyauté des pratiques, il apparaît nécessaire, à la fois pour le réseau et pour les adhérents, de privilégier les logiques de proximité tout en respectant les richesses naturelles et humaines des territoires, de prendre du recul sur sa propre structure, ses valeurs, ses engagements et objectifs, et d’être transparents dans ses pratiques et sa gestion. Des solutions ont été trouvées pour améliorer les relations et les conditions au travail, en œuvrant notamment pour la reconnaissance des spécificités des musiques actuelles, en engageant une réflexion et des partenariats autour de l’insertion professionnelle, en formalisant l’encadrement des bénévoles ou en accompagnant les volontaires dans leur projet professionnel. Au sujet de l’environnement, il s’agit de monter en compétences et en connaissances sur la transition énergétique, d’engager une réflexion sur la mobilité locale et de manière plus globale à l’échelle du réseau, de mieux gérer la problématique des déchets en interne et lors de manifestations publiques, de réfléchir collectivement à des stratégies et des dispositifs de communication responsables. Sur les droits culturels et les territoires créatifs, les adhérents ont développé des actions en faveur de l’accessibilité et de la mobilité des personnes, en prévention des risques auditifs, dans le champ de l’éducation et de l’action culturelle. Plusieurs chantiers restent à développer : il est à la fois nécessaire de continuer l’exploration de la relation d’une organisation avec les territoires et les communautés au sein desquels elle coopère, et d’accompagner ces démarches de coopération. 46


Notre démarche de responsabilité sociétale constitue un axe stratégique de développement pour le réseau. Il s’agit d’améliorer continuellement notre activité et nos pratiques ; c’est une condition de réussite pour la démarche RSO. La richesse et la diversité des enjeux abordés par celle-ci ainsi que sa dimension globale et universelle invitent les acteurs à passer par des phases de formation. En même temps, l’accompagnement et la formation à la responsabilité sociétale doivent être adaptés en permanence aux différentes configurations des territoires et des organisations. Les données qualitatives et quantitatives témoignent d’un environnement favorable à une démarche de responsabilité sociétale dans les musiques actuelles : les organisations du secteur d’activités cherchent à se construire durablement, en intégrant des valeurs innovantes et humanistes. Ce document doit servir à construire peu à peu un contexte favorable à un développement équitable et solidaire des musiques actuelles. Il nous donne l’occasion d’imaginer et de mettre en œuvre de nouveaux espaces de dialogue avec les parties prenantes de notre écosystème, notamment avec les collectivités locales, les artistes et les publics. Il s’agit de contribuer à une meilleure compréhension des pratiques et des activités des organisations de musiques actuelles et de donner des pistes de réflexion collective.

47


CRÉDITS Ce volet 2 est d’abord l’œuvre des acteurs musiques actuelles : merci à l’ensemble des adhérents qui, en partageant leurs bonnes pratiques et leurs données, offrent une meilleure compréhension de leurs activités et des pistes de collaborations futures et collectives. La publication de ce document est possible grâce au travail de toute l’équipe du RIM – Réseau des Indépendants de la Musique. Les données et analyses présentées sont issues du travail mené par Charlotte Parseaud, avec la participation de Diane Lounas. Imprimé par PIXAGRAM - imprimeur responsable à Lormont.

N’imprimez pas ce document inutilement, privilégiez sa lecture numérique.

• Siège social : 388, Boulevard Jean Jacques Bosc - 33323 BEGLES 05 56 84 15 26 • Site Poitiers : 91, Boulevard du Grand Cerf - 86000 Poitiers 05 49 55 78 30 • Site Perigueux : 15 chemin des feutres du Toulon - 24000 Périgueux 06 08 00 21 20 http://le-rim.org contact@le-rim.org @reseaurim Association agréée d'éducation populaire


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La responsabilité sociétale dans les musiques actuelles - observation et valorisation - Volet 2  

Après avoir présenté, dans un premier volet, la démarche d’appropriation de la responsabilité sociétale par les acteurs aquitains de musique...

La responsabilité sociétale dans les musiques actuelles - observation et valorisation - Volet 2  

Après avoir présenté, dans un premier volet, la démarche d’appropriation de la responsabilité sociétale par les acteurs aquitains de musique...

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