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MON

TROU


TROU


Je suis à cet endroit précis, et j’aime ça.


J’ai un gros trou. Bah ouais, ça arrive… C’est débile mais c’est comme ça. C’est comme si je vous demandais pourquoi vous vous brossez les dents avant de manger… C’est con mais ça arrive. Ben moi j’ai mon gros trou, c’est ainsi et ça se passe de commentaires. Donc pour le coup, je voudrais que vous me lachiez la grappe. Ahahahahahah. Comme c’est drôle. Vous rirez moins si je tombe dedans, parce qu’on dirait pas comme ça mais mon trou, il est immense. Et je pourrais même bien vous entrainez avec moi, il suffirait juste que je vous mente, et que je vous y tire par les cheveux. Et si je vous rate, au moins j’aurais une touffe pour me tenir chaud au fond de mon trou et vous une tonsure de moine.


La première solution, la plus couramment envisagée, est le déboucheur chimique. Ils existent sous différentes formes : liquide, solide ou en gel. Il suffit de verser la juste quantité de produit et celui-ci va éliminer les impuretés. Il suffira alors de rincer en faisant couler de l’eau. Cette solution est très simple et très rapide, mais faites attention car ce sont des produits très toxiques et ils peuvent endommager les canalisations. Lisez donc très attentivement le mode d’emploi, et prenez toutes les précautions qui s’imposent en portant des gants pour éviter les brûlures. Si la solution chimique ne vient pas à bout du bouchon, essayez la ventouse. Le mari sage est celui qui évite toute brutalité et ne se précipite pas. Les longues et belles galanteries dissipent toute difficulté. Quoi de plus beau que des paroles douces et envoûtantes de la part du mari, l’accueillant avec une telle galanterie et un coeur si tendre. La précipitation ne peut que causer la rupture du lien, car si l’homme attend et patiente, sa jeune femme aura le temps de se calmer, d’accepter et d’être heureuse.


NUIT DE NOCE


La première solution, la plus couramment envisagée, est le déboucheur chimique. Ils existent sous différentes formes : liquide, solide ou en gel. Il suffit de verser la juste quantité de produit et celui-ci va éliminer les impuretés. Il suffira alors de rincer en faisant couler de l’eau. Cette solution est très simple et très rapide, mais faites attention car ce sont des produits très toxiques et ils peuvent endommager les canalisations. Lisez donc très attentivement le mode d’emploi, et prenez toutes les précautions qui s’imposent en portant des gants pour éviter les brûlures. Si la solution chimique ne vient pas à bout du bouchon, essayez la ventouse. Le mari sage est celui qui évite toute brutalité et ne se précipite pas. Les longues et belles galanteries dissipent toute difficulté. Quoi de plus beau que des paroles douces et envoûtantes de la part du mari, l’accueillant avec une telle galanterie et un coeur si tendre. La précipitation ne peut que causer la rupture du lien, car si l’homme attend et patiente, sa jeune femme aura le temps de se calmer, d’accepter et d’être heureuse.


En ce moment je voudrais changer de matelas. Mes cheveux se coincent dans le sommier en métal, et quand je ne reçois pas de décharges électriques, ils restent emmêlés. Et j’ai le choix entre rester couchée et blonde ou debout et chauve. Et je dois attendre dix minutes que ça repousse. À la fin c’est lassant.


En ce moment je voudrais changer de matelas. Mes cheveux se coincent dans le sommier en métal, et quand je ne reçois pas de décharges électriques, ils restent emmêlés. Et j’ai le choix entre rester couchée et blonde ou debout et chauve. Et je dois attendre dix minutes que ça repousse. À la fin c’est lassant.


IL ME R DU FON DU FON DU FON


REGARDAIT ND DE SON TANK ND DE SON VENTRE ND DE SES YEUX


OCCULUS

IL ME DU FO DU FO DU FO


REGARDAIT OND DE SON TANK OND DE SON VENTRE OND DE SES YEUX


Je vous en prie, rendez moi mes

oreille(r)s

!

D’accord je suis partie, certes mon lit est vide, mais reprenez vos copeaux

de (chez) moi) ? La bas

je (suis) chau(v)(m)e

Ou alors laissez moi dormir ger.

(de)hors,

D’ailleurs regardez sous le lit, vous me verrez peut-être demain…


de mousse et remettez la fermetĂŠ Ă sa place! Vous voulez me jeter

(hors

et ici je do(r)s mal.

donnez moi une (vraie) raison de ne plus bou-


Les murs se rapprochent sans avoir la force de pousser Ce que je touche, je ne le veux pas. L’odeur disparaît, la fovea rétrécit.


Les murs se rapprochent sans avoir la force de pousser Ce que je touche, je ne le veux pas. L’odeur disparaît, la fovea rétrécit.


Les murs se rapprochent sans avoir la force de pousser Ce que je touche, je ne le veux pas. L’odeur disparaît, la fovea rétrécit.


Les murs se rapprochent sans avoir la force de pousser Ce que je touche, je ne le veux pas. L’odeur disparaît, la fovea rétrécit.


Quand mes yeux n’ont pas envie de pleurer, le ciel s’en charge.


ECCHYMOSE


Faites entrer en collision le gris gravât du béton d’un pot de fleurs avec l’ivoire d’un tibia. Le pot gagnera contre la peau, c’est certain. Mais si l’histoire du pot s’arrêtera à ce KO, la peau n’en restera pas là. Le rouge essoufflé, le gris cendre sèche la plaie, comble la chair entamée. Puis la cendre s’effrite, et le gris de mes yeux s’y pose. Quand la chaleur monte, le bleu terni et passe à l’orage. La cendre retombe et s’étend un peu plus. Du noir aux cendres, de la cendre au yeux, du ciel à l’orage et vient le lilas. Mais aussi vite qu’il est arrivé, il fane et pourri, verdit et devient vert de gris. Ça gratte, on arrache l’oxyde et revoila l’orage, l’orage d’hiver cette fois, opaque, cassant et douloureux. Il est temps de faire la paix et de laisser le vert de gris s’éclaircir jusqu’au vert d’eau. Alors les beaux jours reviennent et seul l’eau glacée marbre de bleu l’oxyde. Les saisons sont passées et l’ivoire n’est jamais revenu. Là où la chaire a manqué, il n’y a que le lichen qui a repoussé.


ECCHYMOSE


Faites entrer en collision le gris gravât du béton d’un pot de fleurs avec l’ivoire d’un tibia. Le pot gagnera contre la peau, c’est certain. Mais si l’histoire du pot s’arrêtera à ce KO, la peau n’en restera pas là. Le rouge essoufflé, le gris cendre sèche la plaie, comble la chair entamée. Puis la cendre s’effrite, et le gris de mes yeux s’y pose. Quand la chaleur monte, le bleu terni et passe à l’orage. La cendre retombe et s’étend un peu plus. Du noir aux cendres, de la cendre au yeux, du ciel à l’orage et vient le lilas. Mais aussi vite qu’il est arrivé, il fane et pourri, verdit et devient vert de gris. Ça gratte, on arrache l’oxyde et revoila l’orage, l’orage d’hiver cette fois, opaque, cassant et douloureux. Il est temps de faire la paix et de laisser le vert de gris s’éclaircir jusqu’au vert d’eau. Alors les beaux jours reviennent et seul l’eau glacée marbre de bleu l’oxyde. Les saisons sont passées et l’ivoire n’est jamais revenu. Là où la chaire a manqué, il n’y a que le lichen qui a repoussé.


Ça ne durera pas, c’est déja fini.


mon trou  

Mon trou, errance