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LAKEBAROCK&ROLL ROCKABILLY - EVENTS - NEWS - MOTORS & MORE

Hors-série Annuel “One Year of Rock’n’Roll” Contact: Nicolas Wolleb +41795982718 nwolleb@mac.com http://web.mac.com/ nwolleb

Edito Pause. Je lâche la mise en page, j'oublie les heures nécessaires à la réalisation du plus gros délire que ma pauvre caboche malade aie produite. Je m'arrête un instant. Là. J'en ai rêvé de ce moment où ça y est, le truc que je trouve joli à l'écran passe sur le papier, de préférence glacé, même si ça caille en ce moment. Le vague machin vite fait un lendemain de fête, comme ça pour m'amuser, est né physiquement, et ça ça fait plaisir. Un an à vadrouiller par monts et par vaux, parfois dans

Ont participé à cette publication : Jéjé59, Mrs Magoo, Anesthésie, Keven Carter, Michael Dorman, Etienne Musslin.

des conditions marrantes et variées, à rencontrer des gens passionnés et attachants, à assister à des concerts fréquents et de qualité, à y croiser des potes connus ou m’en faire de nouveaux, à découvrir des engins à deux ou quatre roues plus beaux et marquants les uns que les autres, à être subjugué devant la beauté d’une photo venue de l’autre bout du monde par la magie d’internet.

Remerciements : Mrs Magoo pour son aide précieuse et ses conseils judicieux de mise en page. Laurent Bagnard pour son aide et ses encouragements. Jéjé59 pour ses photos, et pour avoir très souvent fait le taxi. Anesthésie pour les nombreuses discussions et suggestions en tous genres. Justine, pour son ministère du compteur de visiteurs et sa charge de vérificatrice des virgules. Steph Iron pour son amitié et ses avis pertinents. Xav’ pour son fabuleux portrait et sa bonne humeur, mais tant mieux ! Et aussi KrazyRalph, JeanMarc, Pete, Classic-Mike, Frankie, Fredz, Gaby, Keven Carter, Danny H9, Pierre-Yves, Youks ... etc Merci à tous !

Non, je ne regrette rien, comme dirait l’autre. Ni les séances à reconstruire des pages que mon ordinateur trouvait trop lourdes, et qu'il a eu la gentillesse d'alléger de leurs photos, ni les long instants où j'ai rendu hommage à la langue française par une prose délicate (P... !!! M... !!! Chhh....!!!), le zine est à mon sens achevé. Est-ce qu'il plaira ? On verra. Vous me le direz hein ? Nico59


Pete’s Hot Rod


Pete’s Hot Rod Je connais ce rod et son proprio, Pete des Cheaters, depuis maintenant un bout de temps. Ce rod a eu plusieurs étapes depuis sa rencontre avec Pete, arrivé complet au local d'Etoy, camp de base  des Cheaters, Pete l'a choppé de 3 inches, puis s'est occupé du moulin et de la transmission, un Flathead d'origine Marmon servant de base au monstre que vous avez sous les yeux, équipé d'un AAC Isky, d'un volant moteur allégé fait sur mesure, d'une boîte 4 rapports Muncie, plus tard, Pete le coiffe d'un compresseur 4/71 et d'un allumeur chevy modifié, dont Pete saura mieux vous parler que moi.  L'engin démontre une efficacité indéniable sur la route

comme sur le Dragstrip, et pour avoir eu le bonheur d'être passager dans cette auto, je peux vous faire part de quelques impressions. Tout d'abord, Pete est un gars soucieux de sa mécanique, qui laisse chauffer paisiblement son flat, m'expliquant que le compresseur, forçant l'air frais à entrer dans le moulin, fait que l'huile met plus de temps à chauffer. La méthode pour savoir si le moteur est chaud est simple, il suffit "d'allumer la clim'", autrement dit, d'ouvrir le parebrise, et quand c'est chaud, ça se sent tout de suite. Pete fait alors parler la poudre, et croyez-moi, c'est du brutal ! L'accélèration est franche, vous catapultant en arrière dans l'habitacle. Il est quand même


possible de rouler tranquille, pour autant que la pluie ne se mêle pas a la fête, car le stress remplace alors la cool attitude... Ce rod, tout radical qu'il est, roule régulièrement, et parfois loin, comme par exemple en Angleterre pour le Hot Rod Hayride, les bornes ne faisant visiblement pas peur à Pete. Texte Nico 59/ Photos Jéjé59


Norton ES2


Norton ES2 Croisée au Grand Prix Revival de Berne sur l’ancien circuit de Bremgarten en 2001, non loin du paddock, impressionnant de richesse en mécaniques d’exception. Des Manx, des Gilera Saturno, des Gold Star, que de moteurs nobles, tous dans un jus irréprochable, j’en avais plein les mirettes. Mais voilà, celle-ci c’est autre chose... A l’écart de tous ces chevaux de courses, une moto simple, sans prétention. Certes le cadre est bien un Featherbed Wideline, LE cadre Manx, mais son moteur est un monocylindre ES 2, le moteur qualifié par les nortonistes de l’époque de “tranquille” par rapport au twin Dominator ou au mono International. D’ailleurs, ce moulin est-il né dans ce cadre-là ?

Je n’en sais rien et je m’en fous. Ce moteur est beau, il vient tout droit des années ’20, il s’appelait alors Model 18, et était plus puissant que le mono Bigfour à soupapes latérales,.. Et puis c’est ce moteur qui était le coeur de La Poderosa 2, moto qui emmena le Che au début de son voyage (une vache a eu raison de la pauvre Norton d’Alberto Granado. Pauvre vache aussi... Quand même.). J’ai craqué pour cette moto, avec sa peinture qui a vécu, mais tellement plus parlante qu’une restauration trop parfaite ! Cette moto roule et ça se voit, elle suinte, sent l’huile chaude, et vibre à tout va. Cette moto est vivante !!! Un jour... Texte Nico59/Photos Famille59


Douane de Moëllesullaz, vendredi à 5h du mat. Je fixe la route, et scrute chaque bagnole en approche de la frontière. Deux silhouettes massives font leurs apparitions. La Mercury et la Bel Air passent l’épreuve du douanier sans problème et s’arrêtent un peu plus loin. Salutations matinales, on balance mes affaires dans le coffre de la Mercury, et on est partis. Après une visite d’Annemasse dans tous les sens, on arrive devant chez Laurent, où attendent déjà Alex et son AMC Hornet. Nous restons devant l’allée, de peur de réveiller la maisonnée avec nos moteurs quelque peu expressifs. Mais finalement, nous entendons, comme tout le quartier d’ailleurs, que Laurent démarre son avion de chasse. Pardon, son Roadster 32. On chope l’autoroute, le jour se lève, et moi je m’endors, bercé par le ronronnement du

Flathead... Réveillé par Larry Williams surgissant des haut parleurs, je me demande quelle heure il est. Il pleut, les essuieglaces se battent contre le vent. Stéphane m’explique qu’ils fonctionnent par dépression, et qu’il doit lâcher les gaz pour qu’ils balaient la vitre efficacement quand on roule vite. On fait une pause à une station service, Laurent roulant décapoté sous une pluie terrible, me dit “C’est pire quand je la mets”. Niveaux d’huile, d’essence et d’estomacs effectués, on reprend la route. Après une alternance de route et de pauses, nous arrivons en Espagne. La fatigue de la route se fait sentir, et nous tournons un peu avant d’entrer dans Balaguer. Mais en ville par une chance incroyable, nous tombons directement sur le lieu du rassemblement. Les trois autos des


Cheaters s’installent sur la moquette dans la grande halle pour le week end, et je commence à prendre quelques photos des autres véhicules, en pensant que le lendemain, il y aurait moins de champs libre pour tourner autour. Après un repas gargantuesque au resto non loin de là, le premier concert démarre. Les Noisy Boys méritent plus que jamais leur appellation, la sono étant un peu trop forte pour pouvoir rester devant la scène. Le monde présent se tient donc à distance, en majorité au bar. Les Noisy, fidèles à eux-mêmes, donnent tout jusqu’au bout du concert. Le lendemain, les stands s’installent, proposant Tshirts, fringues 50’s, des masques de lutteurs mexicains et des


peintures dans le style d’ Ed Roth. Les autos présentes montrent une scène en plein développement, avec des projets en cours comme la Ford sedan ‘40 anglaise de Pooly et un coupé Chevy choppé en montage, avec visiblement une calandre de Corvette en prévision chez les Templars, une berline Bel Air 54 jaune sable chez les Razzlers, déchromée équipée d’un six en ligne., une Impala 59 en bonne voie, et d’autres caisses belles et bien finies, telle la Buick noire et or, et la très jolie Opel Rekord coupé dorée à toit noir, très soignée... Le premier groupe du jour prend la scène. Il s’agit des Longboards, un excellent groupe de Surf 60’s comme je l’apprécie, simple, radical et agressif.


Changement d’ambiance, Pooly qui annonce les Barnstompers, que je ne connaissais pas. Révélation ! Groupe venu de Hollande, le rockabilly et le hillbilly sont leurs spécialités, avec des reprises comme “Bird dog” de Don Woody, par exemple. Perfection de style, ce groupe a une sonorité très soignée. Epuisé par la journée, je pars me pieuter avant la prestation de Big Boy Bloater, avec regrets, mais impossible de garder les yeux ouverts. Un Chopper nommé “Chick Magnet”, déjà croisé l’après-midi, me retient sur le parking encore un moment. Je détaille ce chop’ sur base Sportster, encore plus magnifique sous cet éclairage. Tout de rouille, de chromes et de pinstripings, montage soigné et cohérent, l’ensemble a l’air très léger. Dimanche matin, nous reprenons la route pour la Suisse, j’observe le paysage d’Espagne, puis tombe comme une masse à l’arrière de la Merc’, et me réveille plus tard, quelque part vers Grenoble. Arrêt à une station service, où je fais quelques emplettes, et apprend par la caissière le nom du nouveau grand chef français. Passage à Gaillard rapide pour récupérer ma guitare, et nous arrivons chez les propriétaires de cette valeureuse voiture, qui s’est comportée de manière exemplaire durant tout ce voyage, en remportant une coupe au passage... Texte/Photos Nico59


Coupes Moto LĂŠgendes


Coupes Moto Légendes

Arrivés avec le frérot en bagnole, vu la santé de la Florett, on entre sur le circuit de DijonPrenois, et on se dirige tout de suite vers le stand Koolgraph pour retrouver les potes. Steph' et Caro' sont sur place et nous accueillent en rigolant "On était en train de dire que les petits suisses ne viendraient pas, mauvaises langues, hein ?". Testi et Papillon sont là aussi. Blagues et mauvaise foi abondent, c'est bon de revoir les copains ! Petit tour dans les stands, des motos intéressantes un peu partout, des mecs qui font du boulot fabuleux, tel ce hollandais recréant de rien des cadres mythiques, Featherbed, Tickle, Seeley, il sait faire tout ça avec des soudures magnifiques. Voyez ce cadre original autour de ce bloc Triumph... Soirée "au cul du camion", boustifaille, divergences d'opinions quant aux chiffres (nonante, quatre-vingt dix etc...), entre Belges, Suisses et Français, des fois il faut traduire, en particulier quand c'est aux français qu'on parle, parce qu'avec les belges, on se comprend plus vite... Coluche avait raison, ce n’était pas la peine de faire deux pays.


Suite de la soirée chez des "copains de potes qu'on connaît de l'année dernière à qui on avait offert un verre", complètement bourrés. Je ne fais pas long feu à cette table, une contrebasse et une gratte électrique m'attirent ailleurs, je veux savoir qui joue. Surprise, il s'agit de Ciccio et Sally des "Engineers", grands sourires. Sally me montre sa Florett amenée pour l'occasion. On cause en mix "Franco-anglo-suisse allemand", ça fait plaisir de les recroiser les deux. Je me rend sous la tente pour dormir un peu quand même. Nuit agitée, d'abord à cause de crétins sans respect pour la mécanique sensée les ramener dans leurs foyers et tirant à fond des moteurs qui ne demande pas un tel traitement, ensuite la pluie, qui a calmé les excès de rupteurs de ces bruyants imbéciles, mais fait son bruit régulier sur la toile de la tente.


Réveil humide, godasses froides, circuit fermé, tu m'étonnes à 6h45 !! Levé un peu tôt quoi... Un bon chocolat chaud, un croissant et la chaleur de l'esprit motard me réchauffent un peu, sous cette tonnelle à courants d'air. Je patiente ensuite en compagnie de Papillon, à côté de sa Béhème, qui démontre ce matin-là toutes ses astuces de camping et son sens extraordinaire de l'organisation. Un réchaud à gaz, de l'eau chaude, de l'Earl Grey avec sucre (de canne ou blanc, il y a les deux.), charge de téléphone portable, ce bonhomme sait

tout faire. Retour dans le paddock, je prend des photos des engins à moteurs présents, il y a vraiment des bécanes à se damner, des BSA Gold Star, des Norton de tous poils, des multicylindres italiens des belles années, il y en a pour tous les goûts. Rencontre avec un Florettiste neuchatelois qui tourne sur le circuit, me motivant à préparer une bécane pour rouler sur circuit, moi aussi. Salut à tous, amis motards, à la prochaine, si ce n'est pas avant. Texte/Photos Nico59


MZ DDiRTracker J’avais flashé sur cette originale MZ 125 croisée en photo sur un forum, j’ai voulu en savoir plus, et suis tombé sur Floris, par l’intermédiaire de Kustom Bart...


MZ DDiRTracker

Il y a deux ans, la vague Chopper déferle sur les chaînes de télé, envahissant l’espace de bécanes, toujours du même accabit, avec des cadres Highneck, des pneus très larges à l’arrière, et un gros, très gros, en fait, le plus gros Vtwin en production aux US. Ces motos, constuites pour le show mais pas pour la route, ont provoqué un retour au style Old School, que le commun des mortels est susceptible de faire rouler. Dans cette mouvance de retour aux sources, qui touche toutes les régions du globe, Floris et Bernie construisent des motos dépouillées, toutes noires mates. Après s’être fait les dents sur des bases très diverses, réalisant par exemple un Bobber Ironhead Harley, ou encore un Chopper sur base Honda CM450 (!), Floris et Bernie imaginent leur nouveau projet, traité Rat comme à leur habitude, avec un budjet très bas, mais cette foisci avec une peinture “décente”. Ce projet doit être pour ses concepteurs l’antithèse des gros Choppers construits devant les caméras de télé. Un deuxtemps 125cc, par exemple, pourquoi

pas ? Juste afin de montrer ce qu’il est possible de faire avec une vieille moto et un budjet proche du zéro. Selon Floris, TOUTES LES MOTOS peuvent se transformer en Choppers. Ainsi, il a dégotté cette MZ RT125 pour un prix modique, exactement le genre de bécane désiré, idéal pour construire quelque chose sortant de l’ordinaire, Cette machine est sortie de l’usine de Zchopau en ex-Allemagne de l’est, en 1964. A cette époque difficile où la marque de la seconde guerre mondiale était encore très présente dans cette région, il y avait deux marques de motos en vente, Jawa et MZ. Ces motos étaient des utilitaires , construites pour les gens sans grands moyens financiers. Les plus grosses motos quatre-temps étaient réservées à “l’élite”. Les MZ étaient de bonnes motos, utilisées par l’armée et la police de la DDR. Une moto avec une histoire si riche et singulière, mais aussi un moteur au look classique et un cadre à suspension arrière coulissante, en font une base avec un potentiel digne d’intérêt pour nos deux compères.


MZ DDiRTracker


MZ DDiRTracker

La MZ était assez saine malgré quelques traces de rouille. Un collectionneur aurait aimé la récupérer, raté ! D’ailleurs, Floris raconte qu’en envoyant des photos du projet sur un forum internet, un puriste de la chose lui a dit : “ Si tu découpes cette rare moto ancienne, tu détruiras l’héritage motocycliste”. Suivi d’un cinglant “Noon arrête le massacre !”. Mais l’inspiration de cet “hérétique” venant des vieux choppers, des motos de speedway et des boardtrackers, la question de la modification ne se pose pas. Premièrement, Floris démonte le moulin et les roues. Le cadre a été nettoyé de toutes les pattes de fixation en trop, et la fourche a reçu deux demi-guidons bas, comme sur les vieilles bécanes de course. L’unique gardeboue, à l’arrière, est constitué d’une partie de celui d’origine et de celui qui était à l’avant, avec une nervure le longeant de haut en bas, vu que Floris aime les vieilles anglaises... Ce

gardeboue surmonte un pneu de trial. Le petit phare provient d’un vieux vélomoteur, mais est entièrement modifié, le trou où se situait un jour le compteur a été bouché puis il a reçu à son tour une nervure, comme le garde-boue arrière. Le choix du réservoir s’est avéré difficile, il y en a eu trois avant la construction de celui-ci, Bernie l’a réalisé avec une simple feuille de tôle, et a aussi fait les bouchons en cuivre. A l’image des Boardtrackers, il a été monté sous la poutre supérieure du cadre, collé au plus près du moteur. Le tube d’échappement est faite maison, et le résonateur vient de la MZ, mais raccourci. Un Shifter est branché sur la boîte à vitesses, et peut être manipulé à la main ou au pied. Un tas de pièces d’origine sont réutilisées, comme les poignées, qui affichent leur âge et leur usure, ce qui plaît aux concepteurs de l’engin. Floris ajoute alors la selle en cuir venant d’une vieille trottinette.


Après un essai de roulage concluant, la moto a reçu une peinture noire brillante. Mais il manquait encore quelque chose, Floris est donc allé voir KustomBart avec son problème. Après un brainstorming intense, l’idée de la déco, proche d’un prototype de racer de l’ex-Allemagne de l’est des 60’s, avec les drapeaux de la DDR, s’est imposée. KustomBart y a travaillé plusieurs semaines, réalisant les drapeaux sur les flancs de réservoir au pinceau, fumant beaucoup de cigarettes pour ne pas trembler ! C’est une vraie peinture à l’ancienne, à la main, fou non ? Floris n’en croyait pas ses yeux en récupérant ses pièces sorties de chez le peintre, et la nuit suivante, la bécane était remontée. Après deux ans de travail, les puristes qui voulaient tuer Floris au début du projet, pour cause de sacrilège, ont félicité les auteurs de cette MZ, définitivement décalée. Texte Nico59 / photos Floris Velthuis

SPECS Builder: Floris & Bernie ENGINE Year: 1964 ; Brand/type: MZ RT 125 ; Cylinder: 125 cc one cylinder ; Ignition: points ; Carburettor: yes ; Airfilter: Probably Jawa, modified ; Exhaust: home build ; Gearbox: three ; Gear shifter: both hand & feet ; Starter: Kick or push.  FRAME Brand/type: MZ 125-3 (shaved) ; Year: 1964. WHEELS Size:19 inch ; Tyre: trial ; Brakes: drumbrake.  FRONT END Forks: MZ, shaved ; Lenght: stock ; Yokes: MZ, shaved; Handlebar: Homebuild including spotlight bracket ; Handles: MZ internal gascable ; Spotlight: Moped, modified housing. PARTS & BITS Mudguard: homebuild with rib ; Battery box: MZ, modified ; Rear light: old style ; Controls: MZ ; Fueltank: homebuild, massive cupper caps ; Saddle: antique bike, modified ; Plate: Sidemount, homebuild, alloy. PAINT & ART Color: Black & red ; Special paint: Goldleaf, DDR flag & MZ logo Painter: WWW.KUSTOMBART.NL

MZ DDiRTracker


MZ DDRTracker


*KEVEN CARTER FINE ART* Ever since I was a young boy I wanted to grow up and own a car with fins. Since the automotive world looks to never go back down that road, I was compelled to look to the past. I have always been fascinated with old cars and vintage design elements, from packaging to advertising. I’m a graduate of The Center for Creative Studies (now College of Creative Studies, CCS) in Detroit, Michigan where I received my bachelors of fine art with a focus in Animation. My creative endea- vors aren’t limited to animation, but rather they span from Video installations, Sound Design, Film Production, Music, Photography, Graphic Design, and even Painting. My muse can be found in traditional tattoos, vintage halloween decorations, automobiles of nearly any age. I’m a self confessed junk collector and have often been seen picking through your trash and

loading it into my truck. My focus at car-n-art.com is to display my visual arts of what has inspired me as a native Detroiter. I love Hot Rods and Customs as well as the Classics. Hot Rods and Customs inspire me how people craft and create them to make them solely theirs, and theirs alone. It truly is an art form that doesn't seem to get the recognition it deserves. I want to capture that form. I began photographing cars just as reference for other uses of story boarding, graphic designs, and painting, but one day people started to take note that my photos were compelling to them, so I added photography to my many forms of art I do. Why “car n art” you may ask? It’s simple - both the words ‘car’ and ‘art’ can be found right in the name Carter, and in my work." Keven Carter


*KEVEN CARTER FINE ART* ElB


*KEVEN CARTER FINE ART*


*KEVEN CARTER FINE ART*


*KEVEN CARTER FINE ART*


*KEVEN CARTER FINE ART*


Hardnine Choppers


Après un magnifique bout de route dans la campagne bernoise, je tombe droit sur le garage H9 (merci Google Earth.), et pose ma brêle dans la rangée de bécanes. A côté de la Florett, un Bobber Flathead, ça pose l'ambiance, Old School ! Le temps d'enlever le blouson, Danny arrive "Saluuut ! C'est cool que tu es venu ! Merci. Je te présente les Niners..." Ramon me propose illico un Schüblig, merci Ramon mais là, pas faim. Un petit tour dans le garage, d'abord pour voir ce qui s'y trouve mais aussi parce qu'il y fait plus frais que dehors. Un bloc Triumph dans son cadre est posé sur l'établi, le Shovel de Danny est sur sa latérale, à nouveau repeint, cette fois en orange Metalflake avec des décos dorées et des toiles d'araignées bleues... Une gueule terrible, cet engin.

Rollinday ‘07


Je papote avec Urs, un autre Niner, qui roule avec le Bobber Flathead, il m'explique comment changer les rapports et c'est pas simple avec le levier sur le réservoir. Rencontre avec Foui, qui tient un garage Harley à Belmont, à côté d’Yverdon. Arrivée de P i e r re - Yv e s e t d e Yv a n , respectivement sur un Knuckle et un Shovel. Ils ont l'air crevés par la route, mais ils racontent ensuite leurs aventures, et comprend leur fatigue. Leurs motos ne voulaient pas démarrer, et une fois partis sur l'autoroute avec quatre motos, Yvan a perdu son sélecteur, frôlant la tête de bonhomme qui le suivait et finissant dans la jambe du dernier collègue, qui a fini aux urgences !! Pas de bol...

Hardnine Choppers


Laurent arrive en PT, on cause de photos, de tout et de rien... (Merci pour le Tshirt !), puis rencontre avec un mécano bossant chez Yamaha, pas loin de là. Un mec très cool, que je vais revoir bientôt j'espère. Je m'apprête à repartir, Danny me propose de faire route commune pour le Hangar Rockin', je lui dis que je ne peux pas prendre l'autoroute, et ben on ne prendra pas l'autoroute !... Merci Danny, merci aux Niners pour l'accueil, à la prochaine et Tchüss !! Texte/Photos Nico59

Rollinday ‘07


Week end Rock’n’Roll John Guster à Annecy

Rencard avec Juan à la gare de Cornavin, je lui passe devant sans le voir, tellement je suis à la bourre... Je lui dis bonjour, et me rue sur un sandwich, la dalle. Arrivée de David, un chapeau vissé sur le crâne, suivi de Laurent et Sid, deux parigots pur jus. Impossible de ne pas s'écraser de rire avec ces zigotos. David veut remettre de l'eau dans le radiateur de sa bagnole, et le radiateur crache des flammes !! De la flotte qui brûle, c'est la première fois que je vois ça ! On rejoint NoisyLaurent qui nous attend au local des Noisy justement, et en route, serrés dans la Citroën, mais dans une bonne humeur communicative et générale. Je n'arrive pas à retenir toutes les vannes sorties durant ce trajet GenèveAnnecy, mais c'était du lourd, de l'intense et du bruyant. Juan apprend qu'il jouera en plein air, alors qu'il se disait que "chouette il pleut on aura du monde dans la salle." Arrivés sur les lieux, on dit bonjour à Eric, le batteur, et aussi à PierreYves, venu fringué façon punk. Installation du matos, un ampli fait grêve, soundcheck sous une tonnelle et sans sono, avec la pluie qui tombe un peu quand elle veut... J'adore le son simple et dépouillé de ce soir-là, finalement bien mieux qu'avec une sono à mon goût. Après le repas, le groupe commence le premier set, en promettant d'inviter Pierre-Yves qui se marre, et qui ponctue les pauses entre les chansons de phrases telles que "Pas mal. Avec un vrai batteur ce sera parfait."... Le portable sonne beaucoup ce soir, Mrs Magoo vient seule en voiture, ce qui mérite une mention spéciale, connaissant sa bravoure en ville, l'imaginer traverser Annecy de nuit me rend un peu inquiet et m'amuse en même temps. Deuxième set. Pierre-Yves, coiffé d'un chapeau argenté, des lunettes de soleil en pleine nuit, monte sur scène, et prend la gratte à Juan.


"Bonjour, mon nom est KungFu Cowboy, mon père s'appelait Bruce Lee. Et ma mère... Chuck Norris. Vous avez eu avec Juan ce qu'il ne faut pas faire en rockabilly. Avec moi, vous verrez ce qu'il ne faut VRAIMENT pas faire en rockabilly !!". Avec un humour ravageur, ce mec fait pourtant preuve d'une certaine maîtrise de la guitare, avec une voix rauque pas désagréable, avec en plus une certaine souplesse avec le texte des chansons de J.Cash, on va dire... Juan reprend la guitare "c'est dur d'enchaîner...". La suite va très vite. Miss Magoo arrive, Sid me fait boire du Whisky (beurk.), Laurent le parisien se prend le contenu d'un bac à glaçons dans la gueule, balancé par la serveuse du bar, fin de concert à nouveau avec Kungfu Cowboy, seul à la guitare, qui nous fait du blues très personnel. Le groupe plie le matos, et départ à l'hotel. Juan et Eric acceptent de m'héberger, merci. Réveil. Miss Magoo téléphone à 8h. La pauvre a tenté de dormir dans sa voiture, avec un chien qui gueulait à côté, et un motard qui s'est vautré sur la route aussi. Nuit de tout repos quoi... 10h30 re-réveil, cette fois on se lève, on quitte l'hotel et on monte dans la voiture. .Dans Annecy, je fais remarquer à mes deux amis que le lac d'Annecy et le Lac Léman, c'est pas le même et que par conséquent, en faire le tour n'arrangera pas l'affaire. Retour avec une halte sur l'autoroute Suisse, on mange un morceau et on repart. Juan descend à Lausanne, et Miss Magoo me pose à Cheiry

Marché aux Puces Le temps de me changer, et je saute sur la brêle en direction de Fribourg, pour un marché au puces sur la terrasse du "Elvis et moi". Achat de quelques disques au stand Blue Lake, tenu par Pat Eddie Dick, et aussi chez le Reverend Beatman, je cause avec un bonhomme qui vient d'acheter une magnifique guitare fifties pour cinquante francs, je suis vert, j'arrive trop tard ! J'emballe mes affaires, et on rentre à deux bécanes, suivis de Mrs Magoo en voiture...


L’Arsouille

Week end Rock’n’Roll

Jéjé, avec ses chevaux en plus, me pose à chaque sortie de rond-point, il va falloir se cracher dans les mains si je veux arriver à la maison devant lui. Je profite de chaque virage pour le recoller, les écarts sont minimes et nous roulons souvent quasi côte à côte. Sortie de Belfaux, je profite du couple dans la montée, Jéjé et son moulin plus pointu sont largués, je ricane tel un chacal. Mais la pente gravie, Jéjé rattrape son retard, les moteurs hurlent à la mort, Jéjé me repasse, je reste à l’aspi, attendant que ça tourne... Nous traversons les villages, faisant à ces occasions des trêves de courte durée, car dès que le panneau de fin d’agglomération est passé, c’est la guerre ouverte. Après Payerne, une route

droite longeant la Broye, je suis de près, je me positionne à l’intérieur gauche, yohoo et une bouteille rhum, je sors la grosse attaque ! Jéjé chope les freins avant le virage, je lui fait l’intérieur et me recolle la corde une fois le frangin et sa mule dépassés, mais il y a encore une dizaine de kilomètres à parcourir, qui arrivera le premier ? Qui sourira de toutes ses dents et posera la traditionnelle question à son adversaire “T’attaquais toi ?” en béquillant sa moto ? Voilà un suspense haletant qui conclut dignement ce Week end bien rock’n’roll. Vivement le prochain ! Nico59


HANGAR ROCKIN’ 07

Etienne Musslin


HANGAR ROCKIN’ 07

Etienne Musslin


HANGAR ROCKIN’ 07

Etienne Musslin


HANGAR ROCKIN’ 07

Etienne Musslin


HANGAR ROCKIN’ 07

Etienne Musslin


LET’S GO TO THE HANGAR


A peine rentré de mes tribulations genevoises, à peine le nouveau kit chaîne installé sur la moto, que je repars pour un trajet qui promet son lot d'aventures. 158 kilomètres, sans autoroute, et probablement avec de la pluie. Je pars donc vendredi matin, une courte halte à Payerne, le plein de la Florett, je mange un truc, et achète une carte de la Suisse. Je sais c'est bizarre, le Hangar en Florett, je l'ai déjà fait, mais c'était il y a trois ans et mon sens de l'orientation est quelque peu défaillant. Le ciel est noir et la pluie tombe par petites

gouttes, juste pas assez pour imposer un arrêt-combipluie, mais juste assez pour faire chier. Une pause devant le local des H9, mais ils sont déjà loin, zut. je repars et tente de traverser Berne. Et bien Berne c'est une ville pas simple ! Donc arrêt en vrac sur un trottoir devant une escouade d'apprentis flics, qui regardent le chef régler la circulation dans un carrefour. Ma façon d'arriver les a un peu effrayés je crois. Un gusse moustachu et à képi m'explique comment prendre l'autoroute, c'est bien gentil mais c'est pas ce que je veux, merci.


Je recommence mon explication, et là c'est bon, on se comprend et il me donne des indications qui me sont utiles. J'espère que j'ai bien compris ses explications en Schwitzertütsch... Miracle, oui c'est ça, et je me retrouve sur la bonne route, hors de Berne, assez rapidement. Route monotone jusque vers Langenthal, où la pluie devient plus présente, et m'oblige à mettre cette horrible chose noire et rouge. Le vent s'invite, un vent bien de face, en rafales, qui commence à m'énerver. Je commence à me dire que Birrfeld, finalement c'est vachement loin ! Et là, un panneau salvateur annonce la bifurcation pour Niederbipp ! Il y a le studio de Juan et l'atelier de Marcel dans ce village, ni une ni deux, je tourne pour ce bled, sans savoir si Juan y est. Je m'arrête à l'entrée du village, et sors le portable de la combinaison (exercice de souplesse...). Eh ben non, Juan me dit qu'il vient bien à Niederbipp mais demain matin, mais qu'il va appeler Marcel et lui dire que je voudrais dormir là, et que ça ne va pas poser de problème. Merci Juan.Je me dirige donc vers chez Marcel, et tombe nez à nez avec sa camionnette, Marcel me reconnaît, je ne sais pas comment (arf arf.), on pose la Florett sous un avant-toit,

à côté d'une vieille Honda 65, et on part en camionnette faire quelques courses, Marcel a besoin d'une minicaméra digitale, il veut filmer la route sur sa moto... Retour à Niederbipp avec l'objet, il me fait visiter son chez lui, je prend des photos de l'atelier, rempli à craquer de bécanes intéressantes, il y a entre autres, une Norton International, un side Norton ES2, une Triumph TR6, deux Triton, deux Speed Twin... Et deux Florett. Ensuite, Marcel me dit qu'il veut aller à la Pre-Hangar party en moto, et que si je veux, je peux venir en passager. Super, Marcel, quelle moto prenons-nous ? Marcel me montre la Condor A 580 de l'armée, revue et corrigée par ses soins. L'engin impressionne, grisbleu-mat avec sa tête de mort sur le bidon, ses pots côniques relevés annoncent que le passager que je suis n'aura pas froid aux jambes ! Marcel installe des "footrests" en dix minutes, efficace le bonhomme. Je teste. Les pieds sont décalés, mais c'est assez confortable, en fait. Mon conducteur part s'équiper, et revient avec son casque, un bol noir à damiers, cool, on sera assortis comme ça. Il a installé sur le côté du casque la fameuse caméra, kicke la bête, qui vrombit sur sa béquille, on s'assied dessus, et on est partis.


LET’S GO TO THE HANGAR Bigre, le Marcel, il roule sec ! Il penche passablement dans les virages, m'obligeant à lever les pieds, genre supermotard. On s'arrête à une station-service, la Condor a soif. Nous repartons, en laissant les inévitables curieux rigoler de nos tronches décalées. On part retrouver Sarah, un passage chez elle, pas là. Marcel se dirige alors vers un bistrot. Sûrement le bon, trois bécanes sont posées devant, dont une magnifique Speed Twin rouge bordeaux. A l'intérieur une grande tablée nous accueille, on s'installe à une petite table à côté, et Sarah ne tarde pas à nous rejoindre. Marcel lui explique mes aventures et mon arrivée chez lui en rigolant, Sarah se marre. Arrivée d'une de ses copines, Michaela. On se prépare à repartir. “Mikraela” roule avec une Yam' 250, j'avais jamais vu ce modèle. Sarah démarre la Speed twin, et nous voilà partis à trois motos pour le Pre-Hangar... Arrivée au Burger King de Birr. Le parking est bourré de monde et de véhicules. Une scène avec un très bon groupe de Blues

Trash arrose la place, et je retrouve des copains. Fred des Crazy Cruisers et Noisy Alex, gros délires à propos de vieilles histoires de vélomoteurs, Carine et ses deux accolythes parisiens, et tout plein d'autres... Je fais un tour des autos et motos présentes, il y a du matos ! Une Mercury noire à flammes bleues, un Ratrod Ford 38, deux roadsters A et T, un Ford 36, des Cox méchantes et une craquée de bécanes intéressantes. Retour à Niederbipp sur la Condor par l'autoroute, un rien angoissante, l'éclairage faiblard, un revêtement pas franchement plat qui met à rude épreuve mon dos, et surtout, je ne suis que passager, donc si mon conducteur se plante, je me plante aussi. Espérant qu'il ne s'endorme pas, je tente de deviner les virages, et aussi de me détendre, et finalement, je fais confiance à Marcel. Arrivés à Niederbipp, je me couche au sous-sol. Juan arrivera demain matin tôt, pour enregistrer Hamp Goes Wild, un pianiste de Rythm'n'Blues/ Rock'n'Roll, fan de Jerry Lee Lewis.


Je me réveille vers 8h, un brin de toilette, et Juan arrive. Il est content de me voir, parce que je peux jouer un peu le piano, pour tester les micros, même si mon style de jeu diffère passablement de celui de Hamp. Après deux micros testés, Juan se décide pour la première solution, et je me mets à parler pour tester le micro pour le chant, parler pour rien, pendant cinq minutes c'est long... Hamp arrive, j'ai fini mon job de testeur de piano, je sors la Florett, dis au revoir, et reprend la route, il fait gris mais il ne pleut pas, ça va. Je refais le plein après Olten, et arrive à Birrfeld après une heure et demie de route, l'équipe à Jéjé est déjà au camping, je donne un coup de main pour monter la tente, même si je prévois que la nuit sera probablement blanche. Je fais quelques photos, et rempli la carte mémoire avant même l'ouverture de la manif, prévue à midi. Je croise Alex Tikis, Bouc de Fenouil et quelques Wilders, et feuillette le nouveau Powerglide à Youks, qui me photographie devant ma Florett.

Ouverture des portes. Une file énorme de caisses américaines avance lentement vers l'entrée. Tout le monde s'installe, les voitures se garent et remplissent rapidement la place, habituellement réservée aux avions de l'aérodrome. Arrivée de Laurent, qui pose une table bancale à côté de l'entrée, déroule une banderole PWG sur le mur, et sort deux sacs remplis de nouveaux mags. Je m'assieds avec Laurent et son frère, et on observe le défilé de véhicules. Danny des H9 se fait remarquer avec son Chop, avec sa conduite agressive, les Cheaters présents aussi, tels Pierre-Yves et son Pickup burnant sur la place... L'après-midi passe, le soleil tape, je croise plein de copains, tout va bien. Le soir arrive. Bientôt l'heure des concerts, je retrouve Pat Eddie Dick au stand Blue Lake, et salue Stephane Iron, avec qui on papote sur bien des sujets. Mike Sanchez monte sur scène, et commence à marteler le piano, c'est sympa, mais je n'attend qu'une chose, le concert d'Omar Romero.


Entre deux, Lil' Gizelle chante très bien aux dires des copains mais je prend l'air à l'extérieur de la salle, étouffante de monde. Visite impromptue d'un Chop Triumph en pleine foule, dans la salle, qui zigue zague entre les tables. L'imbibé conduisant l'engin est ressorti manu militari. Fin de soirée (ou de nuit plutôt...) agitée en compagnie de Miss Magoo, les deux parigots, Luisa et une copine. Vers 7h décision collective de se reposer un peu. Chacun part sous la tente, je vais dans la voiture à Jéjé en me remémorant l’année dernière, la chaleur sous la tente... J'ouvre un oeil, il est huit heures, Luisa est debout aussi, on se dirige vers le bistrot, qui ouvre de longues minutes plus tard, un chocolat chaud en terrasse, et le ciel se couvre, et je n'ai pas envie de me refaire rincer sur tout le trajet du retour, je plie bagages vite fait, et part tôt. Je roule bien, mais l'ânerie du Week end va me faire faire rapidement demi-tour, j'ai la clé de la voiture à Jéjé dans la poche !! Donc demi

tour depuis Olten environ !! J'arrive épuisé au camping, Accueil disons retenu... Plus la force de remonter sur la brêle, je croise Paul Verchère, venu en camionnette, il accepte de charger la Florett et de me la dé- poser à Payerne, merci Paul. Je rentre dans la voiture à Carine, pleine à craquer, J'ai le dos en compote, et sur l'autoroute, il se met à pleuvoir de façon violente. Je ne peux m'empêcher de me dire que dans mon malheur, j'ai eu de la chance, parce que sous ces trombes en moto, ce serait suicidaire. Arrêt à un bistrot, je ne prend rien, pas envie. Arrivé à Payerne, je vais à l'orgue en attendant le coup de fil de Paul, m'annoncant que la Florett est là. Il pleut, la flemme d'enfiler cette combinaison, je roule sous l'eau en Jeans jusqu'à Cheiry, où je tombe de sommeil rapidement. Week end intense, donc. Prêt à recommencer, mais pas tout de suite... Texte Nico59 / Photos Jéjé & Nico59


Triumph Tiger 90


1936. La marque Triumph compte 6 modèles de motos, basés sur des motorisations de types monocylindres et bicylindres, dessinés par Val Page. Edward Turner arrive au bureau d’étude de la maison, et retouche l’esthétique des anciens modèles, et renomme ceux-ci avec des chiffres évocateurs, 80-90 etc... Il s’agit de la vitesse maximale supposée atteinte par la bécane, en miles. Voici donc une magnifique Triumph Tiger 90, élégante et racée. Ce mono 500 est le modèle le plus sportif de la gamme jusqu’en 1937, avant que Turner ne présente sa Speed Twin, un mélange composé du même cadre que cette Tiger (Faute à un budget serré pour le développement d’un nouveau cadre...

Triumph Tiger 90

Déjà.), avec un moteur qui n’est autre qu’une sorte de bloc d’Ariel square four, précédente oeuvre de Turner, mais coupé en deux ! Ce moteur va remuer sévèrement la concurrence, Norton va se dépêcher de sortir son twin Dominator, et les autres suivront aussi... Mais l’initiateur de l’école du vertical twin briton restera, jusqu’à la Bonneville, le meilleur de tous, selon certains. Cependant, cette Tiger est bien plus fine qu’une Speed Twin, et ce matin-là, au Hangar, elle était même magique par cette lumière de soleil levant, plus belle à chaque seconde qui passe. Texte Nico59/Photos Jéjé59


Ford 35 Coupe Sorti du Cheaters Experimental Workshop, en d’autres mots, sorti du cerveau et des mains de Xav’, ce Ford 35 roule depuis peu, pour la plus grande joie de Ralf, heureux propriétaire de ce splendide Hot Rod. Petit aperçu...


Tout heureux de pouvoir zieuter ce Ford à la lumière du jour lors du meeting à Etoy (voir dans ces mêmes pages...), j’ai dégainé mon objectif et en ai profité, et vous livre les images que voici. Ralf étant quelqu’un d’une grande discrétion, je ne peux que vous faire partager mes impressions devant ainsi que dans ce véhicule. Il s’agit d’un Ford 1935 coupé 5W (5 fenêtres). La voiture était d'origine en arrivant au Cheaterslocal, mais l'idée était d'en faire un Hot Rod Nostalgia classique, les modifications ont donc été appliquées par Xav. La roue de secours, la poignée de coffre et les pare-chocs ont été supprimés et les trous bouchés, puis lissés. Xav a ensuite installé un I-beam droppé de 4 pouces et monté des freins hydrauliques de Ford 1940. Les jantes en 15' proviennent d’un pick up Ford 1949. L’installation suivante fut celle d'un moteur Flathead 239ci de 1946 muni de culasses en aluminium Offenhauser, avec une admission double carburateurs, et des échappements spag'.

Ford 35 Coupe


La carosserie a subi des milliers d’heures de ponçage et a reçu la teinte noire satinée, le tout appliqué par Master CheaterVince. Le résultat claque vraiment sous ce beau soleil. Xav me sort un peu de mes rêveries devant la bête, et me propose un petit tour, proposition évidemment que je me suis empressé d’accepter. Nous grimpons donc à bord. L’intérieur est aussi clean que le reste, la banquette rouge vif est accueillante, devant moi, le tableau de bord noir orné de chrome en son centre, et le parebrise offrant une vue plongeante sur les carbus, et loin devant, la calandre et les ailes surplombées par les phares. Xav met en route le moulin, le bestiau s’ébroue un instant avant de se stabiliser. Xav met en route le moulin, le bestiau s’ébroue un instant avant de se stabiliser. Xav enclenche ensuite la première, non synchronisée, et nous nous arrachons en douceur du parking. En montant dans les tours, je peux constater la belle santé du moteur, monté de main de maître par mon chauffeur du jour.


C’est un plaisir sans borne de circuler avec ce Rod, même à basse vitesse, profitant du couple énorme du flathead, le tout dans un ronronnement sympathique mais cependant acceptable pour les personnes affectionnant le port du képi ainsi que l’usage du sifflet. Après cette brève escapade, nous rentrons sur le parking et insistons Xav et moi pour prendre une photo avec Ralf, qui s’exécute finalement, après bien des protestations. Je continue à tourner autour de ce coupé un moment, et abrège un peu la séance photo en pensant que je pourrais continuer toute l’après-midi... Texte/Photos Nico59

Ford 35 Coupe


K re idl er Race r


Kreidler Racer Cela fait maintenant quelques années que je croise ce Racer Kreidler sur les diverses courses de côte ou sur circuit. Cet engin, frêle et léger, sur ses roues fines comme celles d’un vélo du tour de France, en remontre à beaucoup quant au rapport cylindrée-performances, comme dernièrement aux Coupes à Dijon, où ce pisse-feu allait taquiner les gros monocylindres britons. J’ai tenté de retrouver le proprio et probable créateur de cette moto dans le paddock, mais en vain, donc pour l’heure nous n’en saurons guère plus sur son pedigree.... Texte Nico59/Photos Jéjé59


Le Matos à Jean-Jacques Virée dans le petit monde de Jean-Jacques, rempli de mécaniques anglaises et de constructions d’engins hétéroclites ...


Ma Florett donne des signes de fatigue, il fait -1, le brouillard se transforme en buée sur les lunettes. Une porte de

émaillées, de photos en noir et blanc de héros oubliés, de jouets d’un autre âge et d’objets curieux. Et chaque objet a

garage portant l’emblème Jaguar et une vieille pompe à essence jouxtant celle-ci m’indiquent heureusement que j’arrive devant la maison de Jean-Jacques. Un coup de sonnerie de téléphone et le

certainement son histoire connue de Jean-Jacques. Un cliché d’un gars en moto dans les années 60 ? “C’était à la course de côte de ... , en 64. Je ne sais plus qui c’est sur cette Honda.” Après

maître des lieux sort m’ouvrir son garage. Un joyeux bric-à-brac néanmoins organisé me régale la vue. Au milieu de la pièce, une Jaguar Type E roadster en cours de montage expose

avoir passé en revue la majorité des objets fixés aux murs, je m’intéresse à la Type E. Jean-Jacques me dit que si j’étais passé la semaine dernière, je l’aurais vue sur ses roues, mais qu’il

son imposant 6 cylindres en ligne. Les murs débordent de plaques publicitaires

démonte tout à nouveau parce qu’il y a un problème de boîte...


Nous partons ensuite en voiture en direction du local, dans le village d’à côté. Nous entrons. Deux autos bâchées devant moi, des Solex sur ma droite, et une grande caisse en bois portant le logo Austin à ma gauche, et au fond, je devine deux rangées de bécanes. Bref je vois qu’il y a de quoi faire dans ce local ! Les Solex sont minuscules, et je comprend assez vite pourquoi. L’un est un Micron, une variante assez rare, et l’autre un F4, autrement dit un vélo pour enfant avec un faux moteur sur la roue avant. Ensuite, Jean-Jacques ouvre la mystérieuse

caisse en bois, enlève quelques mousses, et sort une voiture à pédales très particulière. C’est une authentique Austin fabriquée dans les années 50, à l’usine Austin même ! Jan-Jacques l’a restaurée en soignant les détails. Comme d’habitude, me dis-je déjà, vu la jaguar qui était chez lui... Cette Austin à le capot moteur ouvrant, avec un faux moteur dessous, équipé de ses bougies et câbles. Un bouton sur le tableau de bord fait fonctionner les phares, et le coffre contient une mini-valise. Le gamin l’ayant reçue pour Noël il y a 50 ans était un gâté.

Le Matos à Jean-Jacques


Negative Photography

Le Matos à Jean-Jacques

Passons aux jouets pour grands enfants. Nous retirons la bâche de la voiture de gauche. Apparaît alors le museau de la Austin Healey Sprite, peint en British Green. Ce modèle est affectueusement surnommé Frog, vu sa bouille, c’est mérité. La bâche d’à côté cache une carosserie du même modèle, mais en apprêt et muni d’un Hardtop. Je tente quelques photos, mais le trajet frigorifique en moto n’aide pas à arrêter de trembler. Nous recouvrons les deux mignons roadsters, et nous penchons sur les bécanes. Jean-Jacques me parle de sa Royal Enfield, une Bullet sur laquelle JeanJacques compte monter un Sidecar carossé: “Comme ça, ça va me calmer. En moto solo, c’est normal d’attaquer, et je n’ai pas envie de me retrouver à pied !” Ca lui est déjà arrivé, suite à une petite pointe de vitesse avec son roadster Jaguar. Une BMW le suivait d’un peu près, et il a envoyé la purée. C’était des flics : “Vous êtes fou de rouler à cette vitesse avec ce genre d’auto. On vous fait un cadeau, nous dirons que vous n’étiez qu’à 170 à l’heure...” En clair, les mécaniques de ce bonhomme sont belles, mais aussi efficaces.


Jean-Jacques enlève encore une bâche. Il y en a encore beaucoup ? Une carosserie luisante m’éblouit. J’apprend l’existence de la marque anglaise Elva. Mais cet exemplaire est particulier, l’original avait une coque en polyester, là c’est un

ensemble de tôles d’aluminium, formées à la main et rivetées ensemble. Le carossier responsable de ce chef d’oeuvre s’appelle René et bosse à Matran. Jean-Jacques me propose d’aller lui rendre visite après, ce que j’accepte volontiers. Mais avant, un ventilo bizarre attire mon attention. Le truc posé sur une table a une hélice en bois et un petit moteur à essence à l’arrière, le tout coiffé d’un joli réservoir cylindrique en alu. A quoi peut bien servir ce ventilo polluant ? Là encore, j’en apprend une belle, d’histoire. Cet engin propulsait parait-il un bateau. Mas JeanJacques a une autre idée, non moins loufoque. Il montre du doigt un vieux vélo militaire, et me dit qu’il va changer le porte-bagages et installer le moteur à hélice dessus ! Un vélo à hélice, voilà qui ne manque pas d’audace ni d’originalité. Je le prie de me tenir informé quand l’engin fera ses premiers tours de roues motorisés. Je ne veux pas rater ça...


Nous repartons en voiture pour Matran. Arrivés à l’atelier, nous constatons que la porte est fermée, René est au bistrot. Mais il arrive peu après nous, et Jean-Jacques le charrie. Nous entrons, et là c’est la baffe ! Une Porsche 356 attend ses portes en alu. Plus loin, un chassis de Jaguar berline raccourci, déjà sur ses roues et équipé de son 6 en ligne reçevra une coque de Spyder, pour l’instant encore sous forme de gabarits. Sur l’établi, un autre chassis sur lequel est posé tout un tas de pièces en alu en cours d’assemblage. En face, un nez de Jaguar XK120 entièrement formé en alu, posé à côté de l’arrière de la coque fabriqué de la même manière, du grand art ! Je n’ose songer aux heures passées à former ces galbes... Après toutes ces merveilles, Jean-Jacques me ramène devant chez lui à Payerne, où ma moto m’attend. Il nettoie ma bougie, je le remercie abondamment et pars lentement. La nuit est tombée, le brouillard est toujours aussi humide, je finis chez un pote à décalaminer mon pot d’échappement. La Florett marche très fort et est en pleine forme maintenant, merci pour elle... Texte/Photos Nico59

Le Matos à Jean-Jacques


Vincent’s Buick 66

Rencard avec Vincent au XXème, j’ai à peine le temps de commander mon thé froid, qu’à travers la fenêtre, je vois arriver sa caisse sur la place d’en face. Difficile de la manquer, à vrai


Vincent’s Buick 66

Rencard avec Vincent au XXème, j’ai à peine le temps de commander mon thé froid, qu’à travers la fenêtre, je vois arriver sa caisse sur la place d’en face. Difficile de la manquer, à vrai dire... Vincent débarque, et commande un café. J’avais complimenté le barman pour ses magnifiques Tattoos, et voilà que j’ai en fait leur auteur à côté de moi ! En effet, Vincent apprend à tatouer, et visiblement il est doué. Nous parlons de ses projets de tatouage et de Kustom, avant de nous décider à bouger. En route !

Nous traversons la rue, et nous installons dans la Buick. Vincent démarre le moulin qui fait un bruit très sympa. Nous sortons de la ville, et Vincent appuie sur la pédale de droite. Il n’y a pas à tortiller, un V8 c’est coupleux et ça pousse bien. Nous roulons un peu dans la campagne fribourgeoise en compagnie de Wanda Jackson avant de trouver un endroit ensoleillé pour faire des photos. Mais le soleil baisse, il faut faire vite. Arrêt devant une pizzeria un peu paumée, et je commence à prendre des clichés.


Vincent me parle de sa voiture. Il s’agit d’un coupé Skylark 66 équipé d’un smallblock 4.9 , avec une boîte automatique 3 rapports. L’auto est d’origine, très saine, et marche très bien. Vincent me dit qu’il souhaite la peindre en noir mat. Très franchement, j’espère que ces photos vont l’en dissuader, cette peinture est très belle sous cette lumière. J’ai fini mon boulot, nous pouvons décoller. Nous repartons en direction de Payerne, la route fait de jolis

virages, et je remarque que cette voiture imposante tient bien le parquet. Nous arrivons à la casa familiale, l’occasion de boire un jus et d’écouter un peu de musique, puis je laisse Vincent retourner à Fribourg, où il a à faire chez Elvis et Moi... Merci pour la balade, l’ami, et à la prochaine ! Texte/Photos Nico59


Knuckle 46 Chopper


Rendez-vous au restaurant asiatique du bled, nous nous attendons, l’un au thaïlandais et l’autre chinois, à 1km de distance, il faut le faire... Mais nous nous trouvons finalement et mettons les voiles rapidement. Je suis Pierre-Yves sur son Chop, et j’ai du PunkRock en tête comme fond sonore, je me croirais à l’aspi d’un des Sinners en vrai, sauf qu’à la place des périf’ californiens, il y a de jolies routes serpentant dans la campagne verdoyante. Pierre-Yves roule efficace sur son rigide, mais a la bonté de ralentir dans les côtes, et je peux écouter avec plaisir le bruit sortant des deux trompettes d’échappement, ainsi que celui de l’embrayage à sec lorsqu’il change de

rapport au shifter. Nous posons les casques au bord du lac de Brêt, le temps est splendide, le décor itou, encore une séance photo qui s’annonce bien ! Un peu de détails: né en 1946, ce Knucklehead conservera son moteur, son cadre, sa fourche et ses freins. Mais le précédent proprio n’avait pas les mêmes préférences de style ni de conduite que le présent, et avait affublé la bête de commandes avancées, frottant vite dans les virages, et peint sommairement le tout en jaune pétard. Pierre-Yves a donc rapidement revu certaines choses. La selle large a cédé sa place vite fait à une petite selle étroite, le garde-boue arrière vient d’une Triumph Bonneville.


La roue avant est une 21’ et l’arrière une 16’, du classique... Le Knuck’ est d’abord équipé d’un petit Apehanger et d’un réservoir peanut de Sportster gris, mais Pierre-Yves dégotte un bidon originalement prévu pour Triumph, fabriqué en Angleterre. Il recouvre ledit réservoir d’une m a g n i fi q u e et complexe peinture violette pailletée, avec des motifs psychédéliques dans un style late 60’s. Le g u i d o n fi n a l e m e n t choisi est un T-Bar monté sur des supports dénommés Dogbones, faits maison. Après cette revue de détails nous nous installons au café tout proche. Nous bavardons de culture chopperistique, entre autres, après quoi nous quittons le lac de Brêt sous le regard intrigué de quelques gamins, et roulons jusqu’au resto chinois, histoire d’avoir vu les deux. Une poignée de mains et Pierre-Yves ’éloigne, je profite unndernier coup de la vue de ce pur chopper en mouvement... Texte/Photos Nico59


Les caractéristiques de la moto : Moteur stock 1946 knucklehead FL (74 ci). Carbu Keihin qui vient de la première génération des Evos. Ce n’est pas un pièce très exotique, mais ça fonctionne super bien, filtre à air K&N dans le cache d'origine. Boite 4, embrayage à sec suicide 1.5' primary belt. Jockey shift. Cadre stock 1946. Fourche springer stock 1946. Feu avant rectangulaire NOS 70's. Guidon home made avec des risers de 6' de haut. Freins avant et arrière stock 1946. Roue avant de 21', roue arière de 16'. Garde boue arrière NOS triumph late 60's. Réservoir Hap Jones Peanut avec une peinture signée PY. Selle Roberti custom selon le design de PY. Home made foot pegs avec des cale-pieds GT cycles. Echappements After-market avec des silencieux trompet'. Feu arrière After-market de Ford A sur un support de plaque latéral home made.


Michael Dorman

"A man puts a piece of himself into everything he creates"


Michael Dorman At the dawn of hot rodding, the newly arriving soldiers of World War II still craved the feeling of flying their fighter planes higher and faster across the smoke filled sky. To these men, there was only one way to get that feeling of flight back, and that was through their cars. Long before Michael Dorman was born his grandfather was flying these planes paving the way for a new movement that would be carried far beyond his wildest dreams. Born and raised in southern California Michael has been raised around tradition and hotrod culture, yet views hotrods in a completely new way. His eye for detail was developed by family

friend Jim Hill who introduced Michael to the process of photography and film development at the young age of eight. At twelve he began his first work on hotrods and learned the fine art of tradition, yet by the age of 16 he had delved into everything from CafÊ bikes to low riders. Michael’s photography has been described as raw, powerful and captivating. Michael attributes much of the mood that arises from his photos to immersing himself in what he shoots. We feel nothing showcases these feelings more than his latest images from Bonneville.

http://www.dormanstudios.com


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