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Auteur : « La Voix Libre »

PALESTINE, L’HERITAGE 1ERE PARTIE

Bande de Gaza. Photographe : Ibraheem Abu Mustafa.

09/12/2016

L’impasse, retour sur la fracture. Peu connue dans ses petites lignes, l’Histoire de Palestine s’estompe et se disperse dans le temps laissant place à une rivalité qui peu à peu l’enseveli. A l’aube d’une ère nouvelle il paraît nécessaire de regrouper les points fatidiques afin de comprendre le tournant que prend l’Histoire contemporaine. Parvenu à une impasse mondiale, l’évidence d’une paix concrète est devenue fondamentale pour que cessent les violences, mais finira-t-elle vraiment par voir le jour ?


PALESTINE, L’héritage 1ère partie

PALESTINE, L’héritage 1ère partie L’impasse, retour sur la fracture.

PREAMBULE

‫ﺑﺴﻢ ﷲ اﻟﺮﺣﻤﻦ اﻟﺮﺣﯿﻢ‬ Passionnée de l’histoire du Moyen-Orient, berceau des civilisations, c’est au travers de nombreuses batailles menées pour escorter au mieux, ceux et celles qui font cette génération de l’Histoire contemporaine, marquée du retour à l’ignorance et à l’inhumanité. Intriguée par la difficulté que rencontre les Nations à mettre un terme à ce ‘’conflit’’, qui vu de loin, semble être si simple à résoudre, je me suis lancée ce défi aussi fou que complexe, à trouver une façon d’en dénouer les nœuds. Et c’est, non sans de grands sacrifices, alors que la région est le théâtre incessant de violence et de destruction, que j’ai dû focaliser les investigations sur ce conflit qui dure depuis tant d’années et qui inconsciemment est le réacteur de tout ce que la région, puis le monde endure. Pour prétendre vouloir élucider l’énigme de ce conflit, il faut tout d’abord s’imprégner de 3 notions de bases essentielles. J’ai donc voulu ici, rassembler en un seul ouvrage constitué de 3 grandes parties, toutes les informations isolées et dispersées le concernant, afin d’y avoir une vision plus éclairée des différentes phases Historiques, d’en saisir les enjeux Géopolitiques et d’en analyser les idéologies et les doctrines Théologiques. Je rappelle néanmoins, que toutes les informations que j’ai traitées ont été vérifiées et abandonnées en cas de doute sur la véracité de la source. Un travail laborieux, auquel j’y aurais consacré ce que l’on a de plus précieux dans cette vie qu’y s’écoule aussi vite qu’un tison enflammé [le temps]. Une œuvre consistant à regrouper en trois grands Chapitres les sciences les plus controversés :   

Chapitre I : L’Histoire Chapitre II : Géopolitique Chapitre III : Théologie

Ceci reste néanmoins une œuvre humaine, c’est pourquoi je vous demanderais d’en être indulgent, car le savoir n’appartient pas l’Homme. Celui-ci ne lui est que confié tel un dépôt dont il doit faire bonne œuvre.

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Liste des sources web :  Chapitre I www.un.org www.medea.be www.wikipedia.org www.mjp.univ-perp.fr

 Chapitre II www.wikipedia.org

 Chapitre III -

Torah : www.torah-box.com

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Bible de Jérusalem : www.cerbafaso.org/textes/bioethique/bible_de_jerusalem.pdf#

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Traductions bibliques : www.saintebible.com

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Coran: www.coran-francais.com/

Le conflit que vivent nos contemporains dans la région de Canaan (entre Palestine et Israël) depuis plus de 70 ans, loin d'être une guerre pour la terre, trouve ces origines dans les Livres Sacrés. L’importance du sujet étant telle, il m’aura fallu le traiter en deux grandes parties de constructions identiques (3 chapitres). Dans cette première grande partie, l’introduction nous permettra de prendre acte de l’histoire pré-grégorienne puis post-grégorienne, de savoir situer les dates, les lieux et les évènements marquants, éclaircir les zones d’ombres afin de comprendre les bases de cette impasse. De là surement est né le proverbe ‘’connaitre d’où l’on vient pour savoir où l’on va’’. Le premier chapitre détail une histoire politique plus récente du ‘’conflit’’, depuis la naissance du sionisme jusqu’en 2014. On y retrouve les étapes de la création des deux Etats, les premières guerres, et les premiers exodes, les démarches des Nations Internationales à trouver une solution, pour finalement déboucher sur cette voie sans issus. Une vue d’ensemble sur la situation géopolitique mondiale, en deuxième chapitre, nous fera prendre un peu de recul, et comprendre les enjeux internationaux contemporains. La place politique, économique ... Qu’occupe l’Etat d’Israël. Le troisième chapitre, et non le moindre, est une étude théologique du sujet s’appuyant sur la théorie du Livre. Pour ce chapitre je n’ai pris parti d’aucun courant qu’il soit du Judaïsme, Christianisme ou de Islam, je base mes recherches uniquement sur les Ecritures Saintes, laissant parfois à la guise du lecteur l’auto-compréhension de certains paragraphes, ainsi que l’autoanalyse des versets tirés du Livre. La théologie à l’instar de l’Histoire et de la géopolitique, est une science très débattue, qui aura le plus fait couler ‘’d’encre’’. La conclusion, nous permettra de discerner une partie des mystères Prophétiques, qui nous étaient cachés jusqu’à présent. Les premières étapes en vue d’une progression permettant de se défaire du contexte actuel … … Mais il faudra attendre prochainement, la deuxième grande partie qui aborde l’évolution de l’histoire très récente des deux dernières années écoulées, une géopolitique plus locale au Moyen-Orient, et une analyse théologique des Prophéties du Royaume des Cieux et de la Terre, déterminera et démontrera les dernières conditions d’une véritable solution de paix.

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Table des matières PREAMBULE ................................................................................................................1 INTRODUCTION ...........................................................................................................7 CHAPITRE I : L’HISTOIRE .........................................................................................35 Naissance du Sionisme...........................................................................................36 Déclaration Balfour ..................................................................................................37 Division de l’Empire Ottoman..................................................................................38 Palestine mandataire Britannique ...........................................................................42 La Grande Révolution Arabe ..................................................................................43 Création de l’ONU (Organisation des Nations Unies) ............................................45 Création de la Ligue des Etats Arabes ...................................................................46 Proposition de plan de partage de la Palestine ......................................................46 1947-1948 : guerre israélo-arabe ...........................................................................54 Déclaration d’Indépendance d’Israël ......................................................................56 Les réfugiés Palestiniens ....................................................................................58 Israël devient membre de l’ONU.............................................................................60 Guerre des six Jours ...............................................................................................63 Organisation de Coopération Islamique .................................................................64 Naissance de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) .........................64 Guerre Israélo-Arabe de 1973 – Guerre du Kippour..............................................65 Reconnaissance de l’OLP.......................................................................................65 Accords de Camp David .........................................................................................66 Les réfugiés au Liban ..............................................................................................67 Programme Nucléaire clandestin ............................................................................68 Première Intifada .....................................................................................................69 Fondation du Hamas ...............................................................................................71 Déclaration d’Indépendance de Palestine ..............................................................72 Les Accords d’Oslo .................................................................................................78 « Zone de sécurité » au Sud-Liban.........................................................................80 Hébron divisé en deux ............................................................................................81 Camps David II ........................................................................................................83 Second Intifada .......................................................................................................85 Quatuor et Feuille de Route ....................................................................................85 « Guerre » de Gaza 2008-2009 ..............................................................................86 Le Hamas au Parlement .........................................................................................87 « Guerre » de Gaza 2014 .......................................................................................88 CHAPITRE II : GEOPOLITIQUE ................................................................................89 Le monde multipolaires ..........................................................................................90 RUSSIE ...................................................................................................................91 ETATS UNIS ...........................................................................................................91 FRANCE ..................................................................................................................93 CHINE......................................................................................................................94 Page 4


PALESTINE, L’héritage 1ère partie

ROYAUME UNIS .....................................................................................................95 ISRAEL ....................................................................................................................96 INDE ........................................................................................................................97 PAKISTAN ...............................................................................................................98 COREE DU NORD ..................................................................................................99 CHAPITRE III : THEOLOGIE ....................................................................................100 Introduct ion ........................................................................................................101 Les gens du Livre – Ahl ul-Kitab ......................................................................101 Les révélations du Livre ....................................................................................102 Les Nombres, l’Ecriture, et la Parole Divine ..................................................104 Les 3 grandes Religions monothéistes ...........................................................106 Les falsifications .................................................................................................113 Canaan .................................................................................................................114 La Cohérence du Livre ...................................................................................115 La révélation ........................................................................................................115 Ismaël et Israël....................................................................................................116 La Pierre d’angle (Pierre Noire) .......................................................................119 Le sceau des Prophètes ....................................................................................120 Les promesses Divines à Abraham ( paix sur lui) ...............................122 La double promesse faite à Abraham (paix sur lui) ......................................122 Accomplissement de la promesse par Isaac (paix sur lui) ..........................123 Accomplissement de la promesse par Ismaël (paix sur lui) ........................125 Israël / Jacob / Y a’qoûb ( paix sur lui) .....................................................127 Israël (paix sur lui) ..............................................................................................127 La religion d’Israël (paix sur lui) ......................................................................130 Muslim / Musulman .............................................................................................131 Juif et juif ..............................................................................................................132 Le Judaïsme ........................................................................................................133 Les 12 tribus des enfants d'Israël ............................................................135 L'arche de Noé ....................................................................................................135 La Table des Peuples ........................................................................................136 Les 12 Tribus .......................................................................................................138 Moïse (Moussa) (paix sur lui), et la terre promise ........................................139 L’Arche d’Alliance ...............................................................................................142 La conquête de Canaan ....................................................................................143 Le schisme des Royaume .................................................................................145 Les bénédictions Prophétiques aux enfants d’Israël .......................146 Les bénédictions de Jacob (paix sur lui) à ses fils .......................................146 Bénédictions de Jacob (paix sur lui) à Ephraïm et Manassé ......................148 Les bénédictions de Moïse (paix sur lui) ........................................................148 Joseph / Y ūssuf ( paix s ur lui) .....................................................................150 La tribu d’Éphraïm ..............................................................................................151 La Prophétie d’Ezéchiel .....................................................................................152 Le Sionisme dans le Livre ............................................................................153 La sagesse du roi Salomon ( paix sur lui) ..............................................154

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

CONCLUSION ...........................................................................................................155 Une terre peuplée offre l’hospitalité à un peuple sans terre .......................156 Les origines hébraïques des Palestiniens ............................................................156 De la Tribu d’Ephraïm ........................................................................................157 Le Sionisme ...........................................................................................................158 Déclaration d'indépendance de l’Etat d’Israël ......................................................159 La solution à deux Etats ........................................................................................159 Les Réfugiés ........................................................................................................160 Géopolitique ........................................................................................................160 Et maintenant que fait-on ? ..............................................................................161 ANNEXES ..................................................................................................................162

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INTRODUCTION

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Le mot Palestine désigne le nom géographique d'une région du Proche-Orient, emprunté au latin « Palaestina », lui-même emprunté au grec « π α λ α ι σ τ ι ́ ν η », issu de « Σ υ ρ ι ́ α η ̔ π α λ α ι σ τ ι ́ ν η » [Syrie de Palestine], expression par laquelle les écrivains grecques (Hérodote 484-420 avant JC, …) désignaient la partie méridionale de la Syrie, qui incluait la Judée. Le grec a emprunté le mot, en en étendant la signification, à l'hébreu biblique « Peleshet ‫» פלשת‬ qui signifie « envahisseurs », désignant proprement le pays des Philistins, c'est-à-dire une région située approximativement entre Gaza et Ekron.

Période cananéenne (du IIIème millénaire au XIIIème siècle avant JC) Le pays des Philistins a pour roi Abimélec, et existait déjà à canaan, selon les textes bibliques, au temps d’Abraham lorsqu’à Genèse 12 ;5 : « Abram prit Saraï son épouse, Loth fils de son frère, et tous les biens et les gens qu'ils avaient acquis à Harân. Ils partirent pour se rendre dans le pays de Canaan, et ils arrivèrent dans ce pays. ». •

Torah : Genèse 20, versets 14 et 15 : « Abimélec choisit des pièces de menu et de gros bétail, des esclaves mâles et femelles, en fit présent à Abraham et lui restitua Sara son épouse. (15) Et il lui dit : "Voici mon territoire devant toi, établis-toi où bon te semblera." »

Torah : Genèse 21, versets 32 et 34 : « Lorsqu'ils [Abimélec et Abraham] eurent contracté alliance à Beer Shava, Abimélec se leva, ainsi que Pikol son général d'armée et ils s'en retournèrent au pays des Philistins. (34) Abraham habita longtemps encore dans le pays des Philistins. »

Torah : Genèse 26, versets 1 et 8 : « (1) II y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui avait sévi du temps d'Abraham. Isaac alla chez Abimélec, roi des Philistins, à Gherar. (8) Or, il y demeurait depuis longtemps lorsque Abimélec, roi des Philistins, regardant par la fenêtre, vit Isaac caresser Rébecca sa femme. »

Pour calculer la datation de la période Abrahamique, les sciences Prophétiques nous aident à réaliser un tableau de repère des dates chronologiques bibliques. Accompagnées des datations scientifiques les plus rapprochées de l’ère pré-grégorienne, cela donne un repère approximatif du temps écoulé depuis Adam jusqu’à la naissance de Jésus.1 (voir tableau ci-dessous)

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Voir également la collection les livres de l’A.T qui renferment d'abondantes notes Chronologiques : « (Re)découvrons l’AT - Les livres historiques »

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Datations Datations Prophétiques Scientifiques 1656

Depuis Adam jusqu’au déluge en l’an 600 de l’âge de Noé (Genèse 5:3-29 ; 7:11) Depuis le déluge jusqu’à la naissance de Tharé/Térah père d’Abraham (Genèse 11:10-25) Lorsque son père mourut à l’âge de 205 ans (Genèse 11:32), Abraham avait 75 ans (Genèse 12:4) Ce qui fixe la naissance d’Abraham en l’an du monde La sortit d’Abraham de Harân en direction du pays de Canaan eut lieu 75 ans plus tard (Genèse 12:4) Jusqu’à la sortie d’Égypte (Genèse 15:13, 16 ; Exode 12:40) Jusqu’au début de la construction du premier Temple 480 ans plus tard, dont 3 années du règne de Salomon (1 Roi 6 :1) Consécration du temple rebâti à Jérusalem. 7 ans (1 Roi 6:38) Durée du règne de Salomon 40 ans (1 Roi 11:42), Moins trois ans (et deux mois) déjà écoulés (1 Rois 6:1)

222 130 2008 75 430 480

Environ -530 Environ -523

37

Environ

-970 à -930

Depuis Adam, jusqu’à la naissance de Jésus.

Arrondit à environ

4000 ans

Découverte en 1896, la stèle de Mérenptah (fils de Ramsès II), décrit la campagne militaire entreprise en -1207 contre les Libyens, et, accessoirement une expédition à Canaan mentionne à la vingt-septième ligne, l'avant-dernière parmi une liste des peuples de Canaan vaincus par Mérenptah, « Ysii-r-iar » qui est généralement interprété comme « Israël » mais dons l’interprétation reste encore assez flou sachant qu’il en existe parfois d'autres telles que « Jezréel ». 27ème ligne : « Ysiir-r-iar » (?) est dévasté, sa semence n'est plus »

Ysiir-r-iar

fk.t

bn

pr.t

Israël (?)

Dévasté

[Négatif]

Semence

Cette phrase n'indique ni la taille du groupe ni sa localisation exacte, seulement qu'un groupe nommé « Ysii-r-iar », dont la traduction reste confuse selon les interprétations, est présent en Canaan à la fin du XIIIème siècle avant J.C.

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LA SITUATION GEOPOLITIQUE DU MOYEN-ORIENT VERS -1275, A LA VEILLE DES ATTAQUES DES PEUPLES DE LA MER.

Période Israelite (du XIIème siècle à 587 avant JC) – Les Philistins et les Israelites Age du bronze récent Les Peuples de la mer, nommés ainsi par les Égyptiens de l’Antiquité, étaient formés de groupes de différents peuples venus attaquer, sans succès à au moins deux reprises, la région du delta du Nil, sous les règnes de Mérenptah et de Ramsès III, à la fin du XIIIème siècle et au début du XIIème siècle avant notre ère. Parmi eux, se trouvaient les Lukkas (Lyciens), Shardanes, Shekelesh, et les Peleshet (Philistins). La première mention des Philistins apparaît sur une inscription du temple de Medinet Habou, où Ramsès III (-1186 à -1155) célèbre une victoire maritime et terrestre sur les Peuples de la mer. Certains d'entre ces Peuples s'installent ensuite au Proche-Orient, les plus importants étant les Philistins, dont les traces les plus solides de leur origine sont d’une part archéologique2 et pointent vers la mer Égée et d’autre part mais plus vagues, sont les sources égyptiennes3 d'époque pointant également vers le monde égéen. Bien que le développement ultérieur des Philistins se soit fait en milieu cananéen, c'est-à-dire sémitique, ils semblent être eux-mêmes d'origine indoeuropéenne.

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http://news.harvard.edu/gazette/story/2016/07/in-long-hidden-bones-a-first-glimpse-of-philistine-lives/ Sources : *L'Onomasticon d'Aménémopé : document égyptien de la fin de la XXe dynastie ou de la XXIIe dynastie, il s'agit d'une catégorisation administrative de 610 entités dont on retrouve les différents groupes formant les Peuples de la mer. *L'Histoire d'Ounamon : texte égyptien écrit en écriture hiératique dont une copie, incomplète, retrouvée en 1890 à El Hibeh, en Égypte est conservé dans la collection du musée des beaux-arts Pouchkine, à Moscou.

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La Genèse nous enseigne que les Philistins sont sortis de Kaphtor ‫ כפתור‬en hébreu, et apparaissent comme des descendants de Misraim [Genèse 10 ;13 et 14], fils de Cham [Genèse 10 ;6], fils de Noé [Genèse 10 ;1]. Voici les deux traductions de références : 

Bible de Jérusalem : Genèse 10, versets 13-14 : « Miçrayim engendra les gens de Lud, de Anam, de Lehab, de Naphtuh, (14) de Patros, de Kasluh et de Kaphtor, d'où sont sortis les Philistins. »

Torah-box : Genèse 10, versets 13-14 : « Misraim fut la souche des Loudim, des Anamim, des Lehabim, des Naftouhim ; (14) des Pathrousim, des Kaslouhim (d'où sortirent les Philistins) et des Kaftorim. », [Commentaire de Rachi concernant le verset 14 : « Et les Pathroussim et les Kaslou‘him : Ils sont sortis des

deux, car les Pathroussim et les Kaslou‘him échangeaient leurs femmes. Les Plichtim en sont issus (Beréchith raba 37, 5) »]

{‫ }ס‬.‫וְ אֶ ת פּ ְַתרֻ ִסים וְ אֶ ת כַּסְ לֻחִ ים אֲ שֶׁ ר יָצְ אוּ ִמשָּׁ ם פְּ לִ ְשׁ ִתּים וְ אֶ ת כַּפְ תֹּ ִרים‬ Dans le Livre d’Amos, texte de l’Ancien Testament, fondé sur une des sources les plus anciennes. Bien que sans doute rédigé plus tard, il s'appuierait sur les prédications d'Amos, vers -750, dans la région de Béthel, au royaume de Samarie. 

Bible de Jérusalem : Livre d’Amos 9, verset 7 : « N'êtes-vous pas pour moi comme des Kushites, enfants d’Israël ? - oracle de Yahvé - N'ai-je pas fait monter Israël du pays d'Egypte, et les Philistins de Kaphtor et les Araméens de Qir ? »

Torah-box : Livre d’Amos 9, verset 7 : « N'êtes-vous pas pour moi comme les fils de l'Ethiopie, ô enfants d’Israël ? dit le Seigneur. N'ai-je pas fait émigrer Israël du pays d'Egypte comme les Philistins de Cafter et les Araméens de Kir ? »

‫ֵיתי מֵ אֶ ֶרץ‬ ִ ‫ הֲלוֹא אֶ ת יִ ְשׂ ָראֵ ל הֶ ֱﬠל‬:‫הֲלוֹא כִ בְ נֵי כ ִֻשׁיִּים אַ תֶּ ם לִ י בְּ נֵי יִ ְשׂ ָראֵ ל נְ אֻ ם יְהוָה‬ ‫ַאֲרם ִמקִּ יר‬ ָ ‫מצְ ַריִ ם וּפְ לִ ְשׁ ִתּיִּ ים ִמכַּפְ תּוֹר ו‬.ִ Après la défaite décrite dans les textes égyptien, les Philistins s’installent dans une bande côtière allant de l'actuelle Tel-Aviv jusqu'à l'actuelle frontière égyptienne, et centrée sur l'actuelle bande de Gaza. Le manuscrit Harris I4, écrit sous le règne de Ramsès IV, indique que Ramsès III, après avoir vaincu les Peuples de la mer, les a emprisonnés en Égypte, avant « de les installer dans des bastions, construits en [son] nom », et de les soumettre à l'impôt. Longtemps égyptienne, la bande côtière du sud-est de Canaan, est vue par certain comme le lieu d’installation des Philistins. Ecrit environ cinq siècles après les évènements, le Deutéronome, indique que les Kaphtorim/Kaftorîm (Philistins) exterminèrent et s’installèrent à la place des habitants cananéens pré-philistins. 

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Bible de Jérusalem : Deutéronome 2, verset 23 : « Ainsi encore des Avvites, qui habitaient des camps jusqu'à Gaza : les Kaphtorim, venus de Kaphtor, les exterminèrent et s'établirent à leur place.) »

Désigné par la référence Papyrus British Museum 9999.

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LE MONDE VU PAR LES HEBREUX

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Torah-box : Deutéronome 2, verset 23 : « De même, les Avvéens, qui habitaient des bourgades jusqu'à Gaza, des Kaftorîm sortis de Kaftor les ont détruits et se sont établis à leur place). »

[Commentaire de Rachi : « Et les ‘Awis : Les ‘Awis sont des Philistins (‘Houlin 60b), car ils sont considérés comme tels dans le livre de Yehochou‘a, comme il est écrit : « Les cinq seigneurs des Philistins, celui de ‘Aza, et celui de Achdod, et celui de Achqelon, et celui de Gath et celui de ‘Eqron, et les ‘Awis » (Yehochou‘a 13, 3). Israël n’aurait pas pu, à cause du serment qu’Avraham avait prêté à Avimèlèkh (Beréchith 21, 23), les expulser de leur pays, mais j’ai fait venir contre eux les Kaftoris qui les ont exterminés et se sont installés à leur place. Il vous est permis maintenant de le leur arracher des mains. »]

‫וְ הָ ﬠַ וִּ ים הַ יֹּ ְשׁבִ ים בַּ חֲצֵ ִרים ﬠַ ד ﬠַ זָּה כַּפְ תֹּ ִרים הַ יֹּצְ ִאים ִמכַּפְ תֹּ ר הִ ְשׁ ִמידֻם ַויּ ְֵשׁבוּ תַ חְ תָּ ם‬. À compter du XIIème siècle avant notre ère (-1100), l'installation des Philistins dans le sud-ouest de Canaan est bien attestée par leurs poteries, ainsi que par les textes égyptiens et assyriens. Finalement, les textes bibliques et les textes historiques, confirment bien l'existence de Kaphtor/ Cafter, mais n'apportent aucune réponse définitive sur sa localisation, donc sur le lieu d'origine des Philistins. Le Premier livre de Samuel indique que l'un de leurs dieux était Dagon, or, Dagon est un important dieu des populations sémitiques du Nord-Ouest. Dieu des semences et de l'agriculture et fut révéré par les anciens Amorrites, les habitants d'Ebla, d'Ougarit et fut un des dieux principaux des Philistins.  Ancien Testament : Livre premier de Samuel 5, versets 1-5 : « Les Philistins s'étaient donc emparés de l'arche du Seigneur, et ils la transportèrent d'Eben-Haézer à Asdod. (2) Là ils prirent l'arche du Seigneur, l'amenèrent dans le temple de Dagon et la placèrent à côté de cette idole. (3) Mais le lendemain, lorsque les gens d'Asdod se levèrent, ils virent Dagon étendu sur la face, à terre, devant l'arche de l’Eternel ; ils le relevèrent et le remirent à sa place. (4) Le matin du jour suivant, voilà que Dagon gisait encore à terre devant l'arche de l’Eternel ; on voyait sur le seuil sa tête et ses deux mains coupées, REPARTITION GEOGRAPHIQUE DES LOCUTEURS DE LANGUES SEMITIQUES AU le tronc seul était resté intact. (5) IER SIECLE AVANT J.C. C'est pourquoi les prêtres de Dagon ni aucun de ceux qui entrent dans le temple de ce dieu, à Asdod, n'en foulent le seuil, aujourd'hui encore. »

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Le Royaume d’Israël et la conquête de Canaan Les zones montagneuses sont, pour une raison géographique évidente, moins exposées aux Peuples de la mer. C'est donc dans ces régions montagneuses, vers -1200, que se sédentarisent les premiers Israélites, issus des populations seminomades du Bronze Récent, suite à la conquête de Canaan. C'est dans le Livre de Josué et Deutéronome qu'est en grande partie, relaté le récit de la conquête de Canaan. Le narrateur dans ses bilans des territoires conquis sous Josué, constate que certains d'entre eux n'ont pas pu être dépossédé de leurs habitants. Ces peuples sont d'après les Saintes Écritures, présents au milieu d’Israël "jusqu'à ce jour" (Les historiens situent généralement la conquête de Canaan vers le début du XIIème siècle avant J.C (-1100). Début de rédaction du Livre de Josué entre le VIIème siècle avant J.C, jusqu'au IIème siècle avant J.C.

LA REGION VERS 830 AVANT J.C, LES ETATS PHILISTINS SONT REPRESENTES EN ROUGE.

Les Philistins Après leur implantation, les Philistins s’organisent en de nombreux villages et villes. Puis progressivement, les zones philistines se structurent autour de cinq grandes villes, que des archéologues pensent avoir été des cités-États indépendantes. Le Livre de Josué confirme l'archéologie et énumère les cinq princes des Philistins. : • Ancien Testament : Livre de Josué 13, verset 3 : « depuis Chihor, qui baigne l'Egypte, jusqu'au territoire d'Ekron au nord, qui est compté comme cananéen ; les cinq principautés philistines de Gaza, d'Asdôd, d'Ascalon, de Gath et d'Ekron, et les Avéens; » La description est censée renvoyer à l'époque de Josué, lors de l'entrée en Canaan des Hébreux (-1100). Âge du fer : Les premiers états ethniques Entre le XIIème siècle (période des Juges, antérieur à la formation du royaume de Judée) et le VIIIème siècle (conquête des villes philistines par les Assyriens), les Livres de Samuel puis des Rois racontent de nombreux conflits entre les Hébreux et les Philistins. Globalement, les descriptions bibliques des Philistins leur sont très hostiles et mettent en scène de nombreux combats. L'historicité de ceux-ci est indiscernable, mais les textes montrent que les relations de voisinage furent le plus souvent tendues.

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A la période des Juges (XIIème siècle avant J.C), à cause de leur désobéissance, Dieu livre les enfants Israël entre les mains des Philistins, pendant 40 ans. Jamais un autre ennemi ; par exemple Moab, Canaan, Madian et Ammon - n'avait dominé si longtemps les Hébreux. Vient Samson, fils de Manoach de la tribu de Dan (l’une des douze tribus d’Israël), qui sera prédestiné dès sa naissance, à sauver Israël, puis devient juge des Judéens pendant vingt ans. • • •

Ancien Testament : Livre des Juges 10, verset 7 : « Alors la colère de l’Eternel s’alluma contre eux, et il les livra au pouvoir des Philistins et des Ammonites. » Ancien Testament : Livre des Juges 13, verset 1 : « Les enfants d’Israël recommencèrent à déplaire au Seigneur, et celui-ci les soumit aux Philistins durant quarante années. » Ancien Testament : Livre des Juges 13, verset 5 : « Car tu vas concevoir et enfanter un fils ; le rasoir ne doit pas toucher sa tête, car cet enfant doit être un Naziréen consacré à Dieu dès le sein maternel, et c’est lui qui entreprendra de sauver Israël de la main des Philistins. » Ancien Testament : Livre des Juges, 15, verset 20 : « Samson gouverna Israël, à l’époque des Philistins, vingt années. »

C’est aux Chapitres 14 et 15 du Livre des Juges qu’est conté le mariage de Samson avec une jeune fille philistine. Cette histoire marquera ses premiers conflits avec les Philistins. Le roi Saül (-1030à -1010) et le roi David (-1010 à -970) Vers le Xème siècle avant J.C, c’est aux côtés du roi Saül, qu’un jeune berger de la tribu de Juda, fils de Jessé, met en déroute les ennemis philistins en vainquant le géant Philistin Goliath à l'aide de sa fronde. Devenu le héros d'Israël, David (-1010 à -970), est, après la mort de Saül, intronisé roi de Juda puis roi d'Israël avant d'être proclamé « oint ». Guerrier, musicien et poète, l'écriture de nombreux psaumes compilés dans le Livre des Psaumes lui est traditionnellement attribuée. •

Ancien Testament : Premier Livre de Samuel 17, versets 47 à 50 : « Et toute cette multitude saura que l'Eternel n'a pas besoin d'épée ni de lance pour donner la victoire, car l'Eternel est le maître de la guerre, et il vous livrera en notre pouvoir !" (48) Voyant alors le Philistin se mettre en mouvement et s'avancer à sa rencontre, David s'élança, traversa rapidement le champ de bataille dans la direction du Philistin, (49) mit la main dans sa panetière, en tira une pierre, qu'il lança avec la fronde, et atteignit le Philistin au front ; la pierre s'y enfonça et il tomba la face contre terre. (50) Ainsi David vainquit le Philistin avec une fronde et une pierre, et le frappa à mort, sans avoir une épée à la main ; »

Coran : La Vache 2, Verset 251 : « Ils les mirent en déroute, par la grâce d'Allah. Et Dawoûd tua Goliath ; et Allah lui donna la royauté et la sagesse, et lui enseigna ce qu'Il voulut. Et si Allah ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la terre serait certainement corrompue. Mais Allah est Détenteur de la Faveur pour les mondes. »

Il bâtit enfin le Royaume israélite avec Jérusalem comme capitale. Jérusalem devient la capitale religieuse quand l'Arche d'Alliance y est transportée. Pour ne pas mettre en péril sa succession, David fait proclamer roi de son vivant son fils Salomon qui règne de -970 à -930 avant J.C. Récit biblique de la mort du roi Saül :

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Ancien Testament : Premier Livre des Chroniques 10, versets 1 à 6 : « Cependant les Philistins livraient bataille aux Israélites. Ceux-ci s’enfuirent devant eux et laissèrent des morts sur la montagne de Ghelboé. (2) Les Philistins atteignirent Saül et ses fils et tuèrent Jonathan, Abinadab et Malki-Choua, fils de Saül. (3) L’attaque s’acharna contre Saül ; il fut surpris par les archers qui lui causèrent de la frayeur. (4) Saül dit alors à son écuyer : "Tire ton épée et me transperce pour que je ne sois pas en butte aux coups de ces incirconcis et à leurs outrages." Mais l’écuyer, saisi de peur, n’osa. Alors Saül prit l’épée et se jeta dessus. (5) L’écuyer de Saül, le voyant mort, se jeta, lui aussi, sur son épée et mourut. (6) Ainsi périrent Saül, ses trois fils ; et tous les gens de sa maison moururent ensemble. »

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La Palestine au temps de Saül (autour de -1020 avant J.C)

” ATLAS OF THE HISTORICAL GEOGRAPHY OF THE HOLY LAND” PAR GEORGE ADAM SMITH EN 1915

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Le roi Salomon (-970 à -930) C’est en -970, que commence le règne du roi Salomon, fils de David, réputé pour sa sagesse. Son royaume dure jusqu'environ -930. Il bâtit le Temple de Jérusalem [Premier Livre des Rois 11 ;42] pour y abriter l'Arche d'alliance et ses ambassadeurs sont reconnus dans tout le monde antique, ses marchands voyageant de l'Inde à l'Afrique du Nord en passant par la corne d'Afrique. Le schisme des royaumes d'Israël et de Juda (-930 avant J.C) Ses successeurs divisent le royaume en deux : au sud le royaume de Juda comprenant Jérusalem gouverné par Roboam et au nord le royaume d'Israël sur lequel règne Jéroboam et dont la capitale est Tirsa. Les conflits permanents entre les deux régions constituent des opportunités pour les différentes tribus (Édomites, Ammonites, Philistins, Moabites) pour recouvrer leur indépendance. Entre temps, Omri a fondé Samarie pour en faire la capitale du royaume d'Israël.

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Stèle de Moab/Mesha Découverte en 1868 et datée de -850 avant JC, la stèle de Mesha sur laquelle est gravée une inscription remontant à l'époque du roi moabite Mesha IXème siècle avant J.C, relate sa victoire au cours de sa révolte contre le royaume d'Israël

‫( עמרי מלך ישראל‬OMRI ROI D'ISRAËL) MENTIONNE CLAIREMENT SUR LA STELE

Le Deuxième livre des Rois [3 ;4-27] éclaire le contexte du conflit qui opposa Moab au royaume d'Israël.

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TABLEAU DES DATES ( SELON L’A.T) DES ROIS DE JUDA ET DES ROIS D’ISRAËL.

Le Royaume d’Israël – Empire Assyrien L'Assyrie envahit en -720, le royaume d’Israël (le nord du pays, aussi appelé Samarie), anéantissant sa puissance économique et politique. Les 10 Tribus du royaume d'Israël, sont déportées par les Assyriens ;

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Ancien Testament : Deuxième Livre des Rois 17, versets 18 à 24 : « Dieu s'irrita fortement contre Israël et les repoussa de devant sa face : il ne resta que la tribu de Juda. (19) Juda même n'observa pas les commandements de l'Eternel, leur Dieu ils adoptèrent les mœurs des Israélites. (20) Voilà pourquoi Dieu rejeta toute la race d'Israël, qu'il rendit malheureuse et livra au pouvoir des pillards ; il alla même jusqu'à les chasser de devant lui. (21) C'est qu'Israël avait déchiré le pacte qui l'unissait à la maison de David et pris pour roi Jéroboam, fils de Nebat. Celui-ci avait éloigné Israël de l'Eternel et lui avait fait commettre de grands péchés. (22) Les Israélites avaient imité toutes les prévarications de Jéroboam, sans s'en écarter, (23) au point que Dieu repoussa Israël de devant Lui, suivant qu'Il l'avait déclaré par l'organe de tous Ses serviteurs les prophètes ; Il exila Israël de son pays en Assyrie, où ils sont encore aujourd'hui. »

Les Samaritains : •

Ancien Testament : Deuxième Livre des Rois 17, verset 24 : « (24) Le roi d'Assyrie amena des gens de Babylone, de Ceuta, d'Ave, de Hamat et de Sefarvayim et les établit dans les villes de la Samarie pour remplacer les Israélites ; ils prirent possession de la Samarie et habitèrent les villes. Ancien Testament : Deuxième Livre des Rois 17, versets 37 à 41 : « (35) Dieu avait conclu avec ceux-ci une alliance et leur avait fait cette recommandation : "Ne vénérez pas de divinités étrangères, ne vous prosternez pas devant elles, ne les adorez point et ne leur offrez pas de sacrifices. (36) C'est l'Eternel, qui vous a fait sortir du pays d'Egypte par Sa grande force et Sa puissance déployée, c'est Lui seul que vous vénérerez, c'est devant Lui que vous vous prosternerez et à Lui que vous sacrifierez. (37) Les statuts, les ordonnances, la loi et les commandements qu'Il vous a donnés par écrit, vous aurez soin de les observer toujours et vous ne révérerez pas d'autres divinités. (38) L'alliance que J'ai contractée avec vous, vous ne l'oublierez pas et vous n'adorerez pas de dieux étrangers. (39) C'est l'Eternel, votre Dieu, lui seul que vous vénérerez, et il vous sauvera de la main de tous vos ennemis." (40) Mais ils n'obéirent point, et ils suivirent leurs premiers errements. (41) Ces peuples adorèrent donc l'Eternel tout en rendant un culte à leurs Idoles. Pareillement, leurs enfants et petits-enfants agissent comme leurs pères encore aujourd'hui. »

Les Juifs orthodoxes et les chrétiens, considèrent que les Samaritains ne pouvaient prétendre être les descendants des tribus d'Israël bien que Dieu ait conclus une alliance avec eux. Les 10 Tribus des Enfants d’Israël ne se survivraient donc pas à travers ces derniers, mais auraient mystérieusement disparu5. La population samaritaine, quant à elle, prétend descendre des dix tribus, plus spécifiquement des deux

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SAMARITAINS SUR LE MOUNT GERIZIM (2006)

Certaines associations israéliennes comme Shavei Israel, se consacrent à la recherche des dix tribus perdues www.shavei.org

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demi-tribus issues de Joseph : Manassé et Ephraïm, ainsi que de la tribu sacerdotale de Levi. La terminologie « Israélites-Samaritains » est récente, et est utilisée par certains Samaritains pour se désigner et se différencier des Juifs. Elle est en effet le corolaire de la vision que les Samaritains ont des Juifs comme Israélites-Judéens (de la Judée). Les Samaritains sont une des plus petites populations du monde, puisqu'ils étaient 712 en 2007. Ils sont dotés d'une histoire écrite, attestée au Ier millénaire avant J.C en Samarie. Ils ont dominé cette région jusqu'au VIème siècle, dans le nord de l'actuel Israël. Leur religion est fondée sur le Pentateuque/Torah, comme le judaïsme, quoi que le samaritanisme, est une tradition israélite très tôt distincte du judaïsme de Jérusalem. Cependant, contrairement à celui-ci, ils refusent la centralité religieuse de Jérusalem. Bien qu'ils soient apparus avant le développement du judaïsme rabbinique et que cette différence ne soit donc pas à l'origine de leur divergence, ils n'ont pas de rabbins et n'acceptent pas le Talmud du judaïsme orthodoxe. Les Samaritains refusent également les livres de la Bible hébraïque postérieurs au Pentateuque (Livres des prophètes et livres hagiographes). Ils ne se considèrent pas comme Juifs, mais comme des descendants des anciens Israélites du royaume antique de Samarie. À l'inverse, les Juifs orthodoxes les considèrent comme des descendants de populations étrangères (des colons Assyriens de l'Antiquité) ayant adopté une version illégitime de la religion hébraïque, et à ce titre refusent de les considérer comme Juifs, ou même comme des descendants des anciens Israélites. Ils sont pourtant reconnus comme Juifs par l'État actuel d'Israël. Ils vivaient quasiment tous, il y a une centaine d'années, dans un quartier de Naplouse. Le roi Hussein de Jordanie acheta des terres sur le mont Garizim, qu'il remit à la communauté samaritaine. Celle-ci y construisit un village du nom de Kiryat Luza. La zone est le centre de la vie spirituelle de toute la communauté. Les Samaritains de Cisjordanie parlent arabe dans la vie quotidienne, et utilisent une forme particulière d'hébreu pour la liturgie religieuse : l'hébreu samaritain. À partir de 1905 quelques familles s'installèrent dans la zone côtière de la Palestine, originellement à Jaffa. En 1955, sept ans après la création de l'État d’Israël, plusieurs familles à la recherche de travail s'installèrent à Holon, au sud de Tel-Aviv. D'un point de vue religieux, les Samaritains sont dirigés par un grand-prêtre résidant à Naplouse. Les prêtres affirment descendre de la tribu sacerdotale de Levi. Après la guerre de 1967, les deux communautés, celle de Naplouse et celle de Holon, ont créé chacune un conseil élu de sept membres. Ces deux conseils s'occupent des affaires civiles de la communauté, et de l'interface sur ces sujets avec les autorités officielles, palestiniennes et israéliennes.

LA POPULATION SAMARITAINE PAR « MAISONS » ET PAR VILLES, AU 1ER JANVIER 2003

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D’après les archéologues, reprenant les chroniques assyriennes de Sargon II, roi qui a vaincu le royaume de Samarie, indiquent : « J'ai assiégé et occupé la [ville de Samarie], et ai emmené 27 280 de ses habitants captifs. Je leur ai pris 50 chars, mais leur ai laissé le reste de leurs affaires.6 ». Bien que le point commun avec le Second Livre des Rois soit que la déportation des Israélites ait bien eu lieu, le nombre des déportés semble être différent. Pour les textes bibliques c'est toute la population ou presque qui a été déportée en revanche, s’appuyant sur les chroniques assyriennes, cela reste une minorité. Les archéologues estimant la population du royaume de Samarie à 200 000 personnes, additionnant les Israelites de la première déportation dix ans plus tôt par le roi assyrien Teglath-Phalasar III, chiffrée par les textes assyriens, le total des deux déportations n’atteindrait qu’environ 40 000 personnes, soit 20 % seulement du total des habitants. Pourtant, le Livre de Jérémie rapporte que 150 ans après la chute du Royaume du Nord, juste après la chute de Jérusalem en -586 (Voir période Babylonienne), des hommes du nord (Israelites ?) se sont présentés avec des offrandes pour le temple de Jérusalem : •

Ancien Testament : Livre de Jérémie 41, verset 5 : « des hommes arrivèrent de Sichem, de Silo et de Samarie, au nombre de quatre-vingts, ayant la barbe rasée, les vêtements déchirés et [le corps] tailladé, portant dans leurs mains des offrandes et de l'encens qu'ils destinaient au temple de l'Eternel. »

Le Deuxième Livre des Rois [chapitres 18 à 20], le Livre d'Isaïe [chapitres 36 à 39] et le Deuxième Livre des Chroniques [chapitres 29 à 32], racontent le récit du règne (de -716 à -687) du roi Ezéchias, 13ème roi du royaume de Juda. Pendant son règne, le royaume d’Israël (nord) fut envahi par les troupes assyriennes et sa population fut déportée. Le royaume de Juda a ainsi accueilli à cette époque de nombreux réfugiés israélites. Il est décrit comme un roi sage et pieux, qui introduisit des réformes politiques et religieuses dont la centralisation du culte au temple de Salomon. • •

Ancien Testament : Deuxième Livre des Rois 18, verset 5 : « C'est en l'Eternel, Dieu d'Israël, qu'il mit sa foi. Aucun ne l'égala parmi les rois de Juda qui lui succédèrent ou parmi ceux qui l'avaient précédé. » Ancien Testament : Deuxième Livre des Rois 18, verset 8 : « C'est lui [Ezéchias] qui battit les Philistins jusqu'à ce qu'il se fût emparé de Gaza et de son territoire, depuis la tour des guetteurs jusqu'à la ville fortifiée. »

Il rompe avec la domination assyrienne, cesse alors d'envoyer son tribut à Ninive (ancienne ville de l'Assyrie, dans les faubourgs de l’actuelle Mossoul, en Irak). En réaction le roi d’Assyrie Sennachérib, envoie vers -700 ses troupes armées sur Juda et sur l'Égypte. Le royaume de Juda, bien qu'affaibli, réussira à maintenir son autonomie jusqu'en -587 avant J.C, veille de l’exode babylonienne.

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« Grandes inscriptions du palais de Khorsabad », traduction du docteur Jules Oppert.

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CARTE DES DIFFERENTES PHASES D'EXPANSION DE L'EMPIRE NEO-ASSYRIEN. (EMPIRE_NEO_ASSYRIEN.SVG)

Les Philistins quant à eux, semblent avoir bénéficié de la conquête assyrienne. Visible aujourd'hui au travers du site archéologique de Tel Miqneh, anciennement Ekron l’une des 5 citées-États de Philistine, à mi-chemin des oliveraies des hautes terres et des centres de distribution du littoral occidental, devient au début du VIIème siècle avant J.C, le centre de production d'huile d'olive le plus important de tout l'antique Moyen-Orient 7, sa capacité de production pouvant être d’un millier de tonnes annuelle. Y ont été découvert, plus d'une centaine de pressoirs à olives, plus que n'importe où ailleurs dans le pays. Après la guerre entre l'Assyrie de Sennachérib et le royaume de Juda d'Ézéchias (vers - 700), les meilleures terres agricoles de la Shéfela, région de basses montagnes entre la ligne montagneuse centrale d'Israël et la plaine côtière de la Philistie, dont la majeure part en a été attribuée à la tribu de Juda dans le Livre de Josué [chapitre 15], furent données par les vainqueurs [Assyriens] aux cités Philistines 8. Ce n’est qu’avec le retrait de l’Assyrie du Levant à partir -645 que Juda essaie de reprendre le contrôle de la Shéfela. Par la suite, les Philistins sont restés soumis aux empires régionaux successeurs de l'Assyrie, et semblent progressivement s'y être assimilés.

7 8

Finkelstein et Silberman, La Bible dévoilée, Bayard éditions, 2002 p. 305. Finkelstein et Silberman, La Bible dévoilée, Bayard éditions, 2002 p. 300.

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Période Babylonienne (-587 à -333) – Exil à Babylone Vers -586 avant JC, Jérusalem est assiégée par Nabuchodonosor II, qui déporte à Babylone les Juifs de Jérusalem et du royaume de Juda. •

Ancien Testament : Livre de Jérémie, versets 4 à 8 : « Tu leur recommanderas de dire à leurs maîtres : Ainsi parle l'Eternel-Cébaoth, Dieu d’Israël : Vous direz ceci à vos maîtres : (5) C'est moi qui, par ma grande puissance et mon bras étendu, ai créé la terre, les hommes et les animaux qui couvrent la terre, et je l'ai donnée à qui il me plaisait. (6) Or, maintenant Je livre tous ces pays au pouvoir de Nabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur ; même les animaux des champs, je les lui livre pour qu'ils le servent. (7) Tous les peuples le serviront, lui, son fils et son petit-fils, jusqu'à ce que pour son pays aussi arrive le jour où des peuples puissants et de grands rois le réduiront en servitude. (8) S'il est un peuple, un royaume qui refuse de se soumettre à lui, Nabuchodonosor, roi de Babylone, et d'engager son cou dans le joug du roi de Babylone, ce peuple, Je le châtierai par le glaive, la famine et la peste, dit l'Eternel, jusqu'à ce que Je l'aie anéanti par sa main. »

Selon le Livre de Jérémie, la déportation des Judéens s'est faite en trois fois [Jérémie 52 :28-30] : 1. La première au temps du roi Joaquin (-597), à la suite de la défaite du Royaume de Juda face à Nabuchodonosor II ; le Temple de Jérusalem est alors partiellement dépouillé et la majorité des citoyens emmenés. Ancien Testament : Jérémie 52, verset 28 : « Voici le chiffre de la population que Nabuchodonosor emmena en exil dans la septième année [de son règne] trois mille vingttrois Judéens ; » 2. Onze ans plus tard, sous le règne de Sédécias (-587), après une révolte contre l'empire, la ville est entièrement rasée et une nouvelle déportation, moins importante, s'ensuit. Ancien Testament : Jérémie 52, verset 29 : « dans la dix-huitième année du règne de Nabuchodonosor, il emmena de Jérusalem huit cent trente-deux personnes ; » 3. Finalement, Jérémie fait état d'un troisième exil cinq ans plus tard (-581). Ancien Testament : Jérémie 52, verset 30 : « dans la vingt-troisième année du règne de Nabuchodonosor, Nebouzaradan, chef des gardes, envoya en captivité sept cent quarante-cinq Judéens : ce qui donne un total de quatre mille six cents hommes. » C'est donc toute l'élite du pays, religieuse, politique et économique, qui est déportée, mais non la population rurale. Dans l’Ancien Testament, l’exil a une grande importance, plusieurs Livres en parlent : • • • • •

2 Rois et 2 Chroniques se terminent par l'Exil, Esdras qui commence par lui et raconte la suite, avec Néhémie, Les prophètes Jérémie et Ezéchiel qui le vivent l'un à Jérusalem l'autre à Babylone, Les Lamentations témoignent de la catastrophe sur place, Tandis que le retour est vécu par Aggée et Zacharie ; des Psaumes y font explicitement référence.

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LE ROYAUME DE BABYLONE A LA MORT DE NABUCHODONOSOR II - 539 AVANT J.C (MIDDLE_EAST_TOPOGRAPHIC_MAP-BLANK.SVG)

Puis, après la prise de Babylone par les Perses, l'empereur Cyrus II libère les Juifs et leur donne la mission de retourner dans leur pays d'origine devenu la province perse de Judée et d'y reconstruire le Temple de Jérusalem (-538). Mais les livres bibliques témoignent aussi que beaucoup s'étaient installés et restèrent à Babylone. •

• •

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Ancien Testament : Jérémie 30, verset 3 : « En vérité, un temps arrivera, ainsi s'exprime l'Eternel, où je ferai revenir mon peuple captif, Israël et Juda, dit l'Eternel, où je les ramènerai dans le pays que j'ai donné à leurs ancêtres, et ils en prendront possession." » Ancien Testament : Jérémie 30, verset 7 : « Ah ! c'est qu'il est redoutable, ce jour, pareil à nul autre c'est un temps d'angoisse pour Jacob, mais il en sortira triomphant. » Ancien Testament : Jérémie 30, versets 9 et 10 : « Mais [les enfants de Jacob] serviront l'Eternel, leur Dieu, et David, leur roi, que je placerai à leur tête. (10) Ne crains donc rien, ô toi, mon serviteur Jacob, dit l'Eternel, ne sois point alarmé, ô Israël ! car mon secours te fera sortir des régions lointaines et tes descendants de leur pays d'exil. Jacob reviendra et il jouira d'une paix et d'une sécurité que personne ne troublera. » Psaumes : David 14 : « (1) Au chef des chantres ; de David. L’insensé a dit en son cœur : "Il n’est point de Dieu !" On est corrompu, on commet des actes odieux, personne ne fait le bien. (2) L’Eternel, du haut du ciel, regarde les hommes, pour


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voir s’il en est de bien inspirés, recherchant Dieu. (3) Tous ils ont dévié, ensemble ils sont pervertis ; personne n’agit bien, pas même un seul. (4) Eh bien ! Ils s’en ressentiront, tous ces ouvriers d’iniquité, qui dévorent mon peuple comme on mange du pain, et n’invoquent point l’Eternel. (5) Dès lors, ils seront saisis d’épouvante, car Dieu est avec la race des justes. (6) Pensez-vous confondre les desseins du pauvre, alors que l’Eternel est son abri ? (7) Ah ! puisse venir de Sion le salut d’Israël ! Quand le Seigneur ramènera les captifs de son peuple, Jacob jubilera, Israël sera dans la joie. » Pour ce qui est de la continuation de l’existante du pays des Philistins, c’est dans les Psaumes de David, qu’en est fait une apparition, liée à la période Babylonienne : •

Torah-box : Psaume de David 87, verset 4 : « Je rappelle l’orgueilleuse Egypte et Babel à ceux qui me connaissent. Voici le pays des Philistins, Tyr ainsi que Cousch. "Un tel y est né !" »

Bible de Jérusalem : Psaume de David 87, verset 4 : « « Je compte Rahab et Babylone parmi ceux qui me connaissent, voyez Tyr, la Philistie ou l'Ethiopie, un tel y est né." »

Période hellénistique (à partir de -333), puis de la Judée hasmonéenne indépendante (140 à -36) En -333, les Perses sont vaincus par Alexandre le Grand, fils de Philippe II de Macédoine, qui s’ouvre ainsi la voie vers la Syrie, puis Tyr et Gaza en -332. Il pénètre en Égypte où il fonde Alexandrie en -331, puis entame la conquête de la Judée et des terres entre l'Égypte et l'Inde, obligeant les peuples à lui faire acte d'allégeance. La Palestine connait un temps de paix et la Judée s'hellénise partiellement, de nombreux Grecs immigrent et s'y installent influençant profondément de leur culture les domaines sociaux, philosophiques et religieux. La communauté juive s’amenuise d'autant plus que de nombreux juifs émigrent par milliers dans les nombreuses cités de l'empire, depuis la mer Noire jusqu'à la mer Égée, mais surtout dans la nouvelle capitale d'Alexandrie. Ces migrations prennent une telle importance qu'on les désigne sous le nom collectif de diaspora (en grec, « dispersion »). La Bible hébraïque (Ancien Testament) commence à être traduite en grec par 72 traducteurs à Alexandrie vers -270 avant J.C, à la demande de Ptolémée II, traductions qui formeront la Septante. Des synagogues sont édifiées dans les grandes villes. Entre -175 et -140, conté dans les Deux Premiers Livres des Maccabées, a lieu La Révolte des Maccabées qui est à la fois une révolte juive contre la dynastie hellénistique des Séleucides, et un conflit interne au peuple juif. Les dernières mentions Prophétiques du pays des Philistins datent du IIème siècle, dans le Premier Livres des Maccabées. Le chapitre 3, verset 24 y indique qu'après une victoire de Juda Maccabées face au général de l'armée de Syrie, Séron (vers -167 avant J.C), le « reste [de ses ennemis] s'enfuit dans la terre des Philistins ». •

Nouveau Testament : Premier Livre des Maccabées 3, verset 24 : « Ils les poursuivirent à la descente de Bethorôn jusqu'à la plaine. 800 hommes environ succombèrent et le reste s'enfuit au pays des Philistins. »

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Nouveau Testament : Premier Livre des Maccabées 3, verset 41 : « Les trafiquants de la province l'apprirent par la renommée ; ils prirent avec eux de l'or et de l'argent en grande quantité ainsi que des entraves et s'en vinrent au camp pour acheter comme esclaves les Israélites. Un contingent d'Idumée et du pays des Philistins se joignit à eux. »

Période Romaine & période Byzantine (de -63 à 638) Hérode 1er le Grand (-37 à -4) À partir de -37 avant J.C, Hérode 1er le Grand, est placé sur le trône de Jérusalem par les Romains et règne en roi de Judée jusqu’à sa mort en -4 avant J.C. Pour consolider sa souveraineté, il retire le pouvoir politique aux prêtres qui dirigeaient la Judée. Il est l'un des personnages les plus importants de l'histoire de l'époque du Second Temple. Pour écarter toute rivalité politique susceptible de menacer son pouvoir, il fait assassiner son épouse Mariamne ainsi que plusieurs de ses enfants. Sa cruelle réputation se lit dans les Evangiles de Mathieu :

SITUATION DE LA REGION DE PALESTINE AU DEBUT DE NOTRE L’ERE, APRES LE REGNE D’HERODE

• Evangile : Matthieu 2, verset 16 : « Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, fut pris d'une violente fureur et envoya mettre à mort, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants de moins de deux ans, d'après le temps qu'il s'était fait préciser par les mages. »

Avènement du Christianisme Le Second Temple La construction du Second Temple ayant commencé après la captivité des Judéens à Babylone, durant l'époque perse, Il est finalement consacré après près de vingt ans de travaux en -516 avant J.C. C’est lors du règne d’Hérode, qu’il est restauré et agrandi, à partir de -20 avant J.C.

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Il est détruit en l'an 70 par les Romains, au terme de la première guerre judéo-romaine. Selon la tradition juive, les deux temples ont été détruits à la même date, le {9 Av} selon le calendrier hébraïque. La définition strictement nationale du « peuple juif » (une langue, un territoire, une direction politique) s'estompe. Malgré quelques principes généraux (centralité de Jérusalem, Monothéisme, destin particulier du peuple Juif), le Judaïsme du Second Temple (de -516 à 70 après J.C) éclate et se dilue en une multitude de courants et de sectes. Certains se reconnaissent dans les Rabbanim, d'autres dans les prêtres du Temple, certains acceptent la Torah orale, d'autres non, certains acceptent des livres de la Bible que d'autres rejettent , certains professent l'éternité du monde quand d'autres sont créationnistes, certains professent l'immortalité de l'âme (pharisiens) que d'autres rejettent (sadducéens), certains se montrent ouverts aux convertis quand d'autres les rejettent, certains se montrent ouverts à la culture hellénistique (dominante dans le Moyen-Orient de l'époque), que d'autres se font un point d'honneur de refuser. Le peuple juif perd aussi progressivement son État, réduit d'abord au statut de royaume vassal par les Romains, puis finalement supprimé pour devenir une simple province. Enfin, une nouvelle religion apparaît, le christianisme. Issu du judaïsme, dont il tempère les règles strictes (respect du Shabbat, circoncision, interdits alimentaires, interdiction des images...) le christianisme primitif met l'universalisme en avant. •

Évangile : Marc 1, 15 : « "Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez-vous et croyez à l'Evangile." »

Coran : Le Rang 61, verset 14 : « Ô vous qui avez cru ! Soyez les alliés d'Allah, à l'instar de ce que 'Issa fils de Maryam a dit aux apôtres : "Qui sont mes alliés (pour la cause) d'Allah ?" - Les apôtres dirent : "Nous sommes les alliés d'Allah". Un groupe des Enfants d'Israël crut, tandis qu'un groupe nia. Nous aidâmes donc ceux qui crurent contre leur ennemi, et ils triomphèrent. »

Entre les IIème et IVème siècles, Les Juifs se répandent largement sur la planète, de l'Angleterre ou du Maroc, de la Pologne à l'Éthiopie. Puis commence l'expansion vers l'Europe, l'Inde ou la Chine. Les persécutions, expulsions et massacres qui alternaient avec des périodes de calme relatif étaient vécues comme l'accomplissement des paroles du Deutéronome chapitres 27 à 30 : •

Torah : Deutéronome 28, verset 64 : « Et l'Éternel te dispersera parmi tous les peuples, d'une extrémité de la terre à l’autre ; et là tu serviras des dieux étrangers, jadis inconnus à toi comme à tes pères, faits de bois et de pierre. »

L’Empereur Hadrien (117-138) C’est au cœur de l’Empire Roman que réapparait le nom [Palestine], lorsque Hadrien (Publius Aelius Hadrianus) devient Empereur (de 117 à 138), mettant fin à la politique d’expansion en pacifiant et réorganisant son empire tout en consolidant les frontières de celui-ci. Il décide de faire rebâtir Jérusalem, sans doute pour lui rendre sa splendeur passée et pour promouvoir les élites juives hellénisées qui habitent encore la ville. Il n'hésite, toutefois, pas à réprimer avec la plus grande sévérité les révoltes de ses sujets telle que la célèbre révolte de Bar-Kokhba (patriote juif qui mènera le soulèvement contre les Romains), qui secoue la Judée entre 132 et 135. Celle-ci fait suite à la décision prise par l’Empereur Hadrien de rebâtir sur l'emplacement du Temple de Jérusalem un temple dédié à Page 29


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Jupiter, ce qui provoque la colère des Juifs. Il y aura de nombreuse perte dans les deux camps mais la victoire reviendra à l’Empereur qui décimera les survivants de la révolte ; rasera Jérusalem pour y construire la colonie de Ælia Capitolina, dont les ruines sont visibles aujourd’hui dans la vieille ville de Jérusalem. L’entrée de la ville sera alors interdite aux Juifs, mais beaucoup d’entre eux gagnèrent le nord du pays en Galilée et alentours, la population juive a continué à croître et à prospérer selon les recherches historiques et archéologiques. Enfin, Hadrien renomme la province romaine de Judée [Provincia Judea] en [Syria Palæstina] (Syrie-Palestine), pour la distinguer de la Syrie, afin d'humilier la population juive en réattribuant à la terre de Judée du nom des ancestraux « Philistins ». Vers 390, le terme de [Palestine] est à nouveau utilisé pour nommer les trois subdivisions administratives du territoire romain de la Palestine : 

La Palestine première [Palaestina Prima] a pour cheflieu Césarée et comprend la Judée, la Samarie, la Pérée et la côte méditerranéenne ;

La Palestine seconde [Palaestina Secunda] a pour chef-lieu Scythopolis et comprend la Galilée, la basse plaine de Jezreel, la vallée du Jourdain à l'est de la Galilée et l'ouest de la Décapole ;

La Palestine troisième [Palaestina Tertia] a pour cheflieu Pétra et comprend le Néguev, le sud de la Jordanie (détaché de la province d'Arabie), et l'est du Sinaï.

DECOUPAGE ADMINISTRATIF DE L'EMPIRE BYZANTIN, SUIVANT LES LIMITES DES DIOCESES DE PALAESTINA PRIMA ,SECUNDA ET TERTIA, VERS LA FIN DU IVE SIECLE.

Avènement de l’Islam La Mosquée Al Aqsa En 637, Jérusalem est conquise par les Arabes, après un siège de quelques mois. La mosquée a commencé à être bâtie en 637 par le deuxième calife Omar ibn al-Khattâb. La Mosquée Al Aqsa est construite à la place du temple de Salomon sur le mont du Temple. C’est le 3ème lieu saint de l’Islam après la Mecque et Médine. La mosquée est unique par son architecture et sa superficie. Composée d’un ensemble d’édifices religieux construit sur l'esplanade des Mosquées (Haram al-Sharif) à l'emplacement sacré d'où le prophète Mahomet s'était élevé au ciel lors du voyage nocturne. Les bâtiments religieux sont réparties sur une surface de 144 000 m2, regroupant de nombreuses annexes : le Dôme du Rocher, l’esplanade, le Mosquée Qibli (dôme gris) canaux, souterrains (Marwani, Buraq et Al Qadim), pavillons, écoles,

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bassins d’eau, arbres, mihrab, minbars, minarets, portes, puits et bibliothèques, les souterrains Al Aqsa Qadim, Masjid Buraq et Masjid Marwani. Abdullah ibn Salam ibn al-Harith, était un compagnon du prophète de l'islam et était un rabbin très connu avant sa conversion à l'islam. Nommé avant sa conversion Al-Husayn ibn Salam, il appartenait à la tribu des Banu Qaynuqa prétendument descendre de Joseph. Selon les musulmans, il était l'un des plus importants personnages juifs dans l'histoire de la prophétie de Mohamed à Médine. Sa réputation parmi les croyants est si grande que les ouvrages de référence sur la tradition musulmane ont des chapitres spéciaux consacrés aux "hautes qualités d'Abdallah ibn Salam." Dans un hadith rapporté par Boukhari, (3528), il est précisé que le verset 10 de la sourate Al Ahqâf, Aurait été révélé pour lui. •

Coran : Al Ahqâf 46, verset 10 : « Dis : ‘’Que direz-vous si [cette révélation s'avère] venir d'Allah et que vous n'y croyez pas qu'un témoin parmi les fils d'Israël en atteste la conformité [au Pentateuque] et y croit pendant que vous, vous le repoussez avec orgueil... En vérité Allah ne guide pas les gens injustes !’’ »,

Abdullah participa aux conquêtes de Syrie et de Palestine et mourut à Médine en 663. Il eut deux fils Mohamed et Yussuf. Un Hadith de l’Imam Muslim décrit le voyage nocturne (l’ascension), donnant une description du lotus de la limite, vécu par Mohamed au cours d’une nuit : •

Sahîh Mouslim n° 234 : « Selon 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui), Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : "Al-Burâq" - une monture blanche, plus grande qu'un âne et plus petite qu'une mule, qui se trouvait d'un bond où son regard s'arrêtait, me fut amenée. Je la montai et fus transporté à Jérusalem. Là-bas, je l'attachai à l'anneau destiné à l'usage des Prophètes. Je pénétrai dans la mosquée où je priai deux rak`a. A ma sortie, Gabriel m'offrit deux récipients : l'un contenant du vin, l'autre du lait. Je choisis le lait ; et Gabriel me déclara alors que j'avais élu la voie primordiale. Porté par lui, je m'élevai jusqu'aux régions célestes. Gabriel demanda la permission d'y accéder. - "Qui est-ce ?", demanda-t-on. - "C'est Gabriel ", répondit-il. - "Et qui t’accompagne ?". - "C'est Mohamed ". - "A-t-il donc reçu la Mission ?". - "Oui". On nous ouvrit et je vis aussitôt Adam qui me souhaita la bienvenue et invoqua (Allah) en ma faveur. Puis, je fus porté au second ciel, demanda qu'on nous ouvrît. - "Qui est-ce ?", demanda-t-on. - "C'est Gabriel ", répondit-il. - "Et qui t’accompagne ?". "C'est Mohamed ". - "A-t-il donc reçu la Mission ?". - "Oui". On nous ouvrit et je vis aussitôt les deux cousins maternels : Jésus, le fils de Marie et Jean Baptiste, fils de Zacharie (qu'Allah leur accorde Ses bénédictions) qui me souhaitèrent la bienvenue et le bien. Puis, je fus porté au troisième ciel, et Gabriel demanda aussi la permission d'y pénétrer. - "Qui est-ce ?", demanda-t-on. - "C'est Gabriel ", répondit-il. - "Et qui t’accompagne ?". - "C'est Mohamed ". - "A-t-il donc reçu la Mission ?". - "Oui". On nous ouvrit et je trouvai aussitôt Joseph (youssef) (paix sur lui) à qui a été assignée la moitié de la beauté humaine. Celui-ci me souhaita la bienvenue et le bien. Je fus ensuite porté au quatrième ciel et Gabriel demanda qu'on nous ouvrît. - "Qui est-ce ?", demanda-t-on. - "C'est Gabriel ", répondit-il. - "Et qui t’accompagne ?". - "C'est Mohamed ". - "A-t-il donc reçu la Mission ?". - "Oui". On nous ouvrit et je trouvai Anoch ('Idris) qui me souhaita la bienvenue et le bien. Allah - à Lui la puissance et la gloire - dit à ce sujet : Et Nous l'élevâmes à un haut rang. Je fus alors porté au cinquième ciel et Gabriel demanda qu'on nous ouvrît. "Qui est-ce ?", demanda-t-on. - "C'est Gabriel ", répondit-il. - "Et qui t’accompagne ?". - "C'est Mohamed ". - "A-t-il donc reçu la Mission ?". - "Oui". On nous ouvrit et je trouvai Aaron (Hârûn) (paix sur lui) qui me souhaita la bienvenue et le bien. Je fus ensuite porté au sixième ciel et Gabriel demanda qu'on nous ouvrît. - "Qui est-ce ?", demanda-t-on. - "C'est Gabriel ", répondit-il. - "Et qui t’accompagne ?". - "C'est Mohamed ". - "A-t-il donc reçu la Mission ?". - "Oui". On nous ouvrit et je trouvai Moïse (Moussa) (paix sur lui) qui me souhaita la bienvenue et le bien. Je fus porté enfin au septième ciel et Gabriel demanda qu'on nous ouvrît. - "Qui est-ce ?", demanda-t-on. - "C'est Gabriel ", répondit-il. - "Et qui t’accompagne ?". - "C'est Mohamed ". - "A-t-il donc reçu la Mission ?". - "Oui". On nous ouvrit et je trouvai Abraham (Ibrahim) (paix sur lui), le dos appuyé contre la Maison Peuplée dans laquelle pénètrent journellement un nouveau groupe de soixante-dix mille Anges. Puis, il m'emmena vers "Sidrat al-Muntaha" (le Lotus de la limite extrême) dont les feuilles ressemblaient aux oreilles d'éléphants et les fruits étaient (grands) comme les cruches. Au moment où -par l'ordre d'Allah- le lotus fut couvert de ce qui le couvrit, il se

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie transforma et aucune des créatures d'Allah ne pourrait décrire sa splendeur. Allah me révéla, alors, ce qu'Il voulut, et prescrivit l'accomplissement de cinquante prières par jour. Je retournai voir Moïse (paix sur lui) qui me demanda : "Qu'est-ce qu'a prescrit le Seigneur à ta Communauté ?". - "Une cinquantaine de prières", lui dis-je. - "Retourne à ton Seigneur et demande-Lui la réduction de ce nombre, car ta Communauté ne supportera point cette prescription. Je connais bien les israélites ; je les avais mis à l'épreuve et je m'étais employé à les ramener sur la bonne voie". Le Prophète poursuivit : Je retournai à mon Seigneur et je Lui demandai de réduire le nombre des prières pour la faveur de ma Communauté. Il m'exauça en les amoindrissant de cinq prières. J'allai ensuite trouver Moïse pour l'informer de la réduction des cinq prières. Toutefois, il me répéta : "Retourne à ton Seigneur et demande-Lui la réduction de ce nombre, car ta Communauté ne le supportera point". Je ne cessai alors de faire la navette entre mon Seigneur et Moïse (que la paix soit sur lui) pour demander plus de réduction encore jusqu'à ce qu'Allah me décréta : "O Mohamed ! Je prescris irrévocablement cinq prières jour et nuit, dont chacune équivaut à dix, cela fait alors cinquante. Quiconque a dessein de faire une bonne action et ne la fait pas, on lui inscrira une récompense à son actif ; s'il l'exécute, une récompense équivalente à dix bonnes actions lui sera inscrite. Tandis que quiconque a l'intention de perpétrer une mauvaise action et qu'il ne l'accomplit pas, rien ne sera inscrit à son passif ; si au contraire il l'accomplit, on lui inscrira la punition d'une seule mauvaise action". Je redescendais et arrivai auprès de Moïse (que la paix soit sur lui) pour l'informer de la chose, mais il me dit : "Retourne à ton Seigneur et demande-Lui une nouvelle réduction". "J'ai déjà retourné plusieurs fois à mon Seigneur, jusqu'à ce que j'aie trouvé inconvenant de Lui adresser encore une fois cette demande." répondis-je à Moïse (paix sur lui). »

Les Croisades du moyen Age (1095-1291) À la fin du XIème siècle, le djihad a perdu sa force d'attraction parmi les musulmans. L'Occident latin est entré dans une phase de reconquête aux dépens de l'Islam. Les croisades sont une étape décisive de l'essor de l'Occident chrétien et du déclin du monde arabe amorcé dès le Xème siècle en Orient. Elles furent lancées pour retrouver l'accès aux lieux de pèlerinages chrétiens en Terre Sainte, autorisés par les Arabes Abbassides, mais qu'interdirent les Turcs Seldjoukides en 1071 quand ils prirent Jérusalem aux Arabes. La première croisade débute en 1096 avec des milliers de pèlerins piétons, pour réoccuper une partie des terres perdues lors de l'expansion arabe du IXème siècle, et ainsi rendre Jérusalem accessible au pèlerinage. Elle aboutit à la fondation des États latins d'Orient, dont la défense justifie les sept autres croisades principales, de 1147 à 1291, date de la perte des dernières positions latines en Orient.

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CARTE DES ÉTATS LATINS D'ORIENT. EN JAUNE CLAIR, LE ROYAUME DE JERUSALEM VERS 1100 ; EN ORANGE LA PRINCIPAUTE D'ANTIOCHE ET ENTRE LES DEUX LE COMTE DE TRIPOLI.

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La nouvelle alliance judéo-chrétienne (1965) Le 28 octobre 1965, représentant un tournant important dans l’histoire des rapports entre juifs et catholiques, la Déclaration Nostra Ætate 9 , promulguée par le Concile Vatican II, sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes, inscrit dans son article 4, les rapports entre l’Église catholique et le peuple juif dans un nouveau cadre théologique. Précédé de l’article 3 dans lequel est exprimé sont estime des musulmans et de leur culte monothéiste, et les exhortent à oublier les dissensions et inimitiés passées pour s’efforcer à une compréhension mutuelle, ainsi qu’à promouvoir la paix. Le 1er décembre 1974, la Commission du Saint-Siège publie son premier bulletin officiel ; ‘’Orientations et suggestions pour l’application de la Déclaration conciliaire Nostra Ætate (n. 4)’’ 10. Extrait : « ce document réfléchit sur la spécificité du dialogue de l’Église avec le judaïsme : il met en évidence que les racines de la liturgie chrétienne ont une matrice juive, insiste sur les nouvelles opportunités de rapprochement dans le domaine de l’enseignement, de l’éducation et de la formation, et se termine par des suggestions en vue d’une action sociale commune. » Le 24 juin 1985, la Commission du Saint-Siège publie un deuxième document intitulé ‘’Notes sur la manière correcte de présenter les juifs et le judaïsme dans la prédication et dans la catéchèse au sein de l’Église catholique romaine’’ 11 . Extrait : « Pour ce qui regarde l’existence de l’Etat d’Israël et ses options politiques, cellesci doivent être envisagées dans une optique qui n’est pas en elle-même religieuse, mais se réfère aux principes communs de droit international. » « La permanence d’Israël (alors que tant de peuples anciens ont disparu sans laisser de traces) est un fait historique et un signe à interpréter dans le plan de Dieu. » Le 16 mars 1998, un troisième document est présenté par la Commission du Saint-Siège, ‘’Nous nous souvenons : une réflexion sur la Shoah’’ 12 . Qui dresse un bilan de l’état des rapports entre juifs et chrétiens depuis deux mille ans. Le 10 décembre 2015, dans le rapport de la Commission pour les relations religieuses avec le Judaïsme 13 , retrace les étapes et bulletins officiels qui ont eu lieu depuis le 28 octobre 1965 lors de la publication de la Déclaration Nostra Ætate.

9

http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_decl_19651028_nostra-aetate_fr.html http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/chrstuni/relations-jews-docs/rc_pc_chrstuni_doc_19741201_nostra-aetate_fr.html 11 http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/chrstuni/relations-jews-docs/rc_pc_chrstuni_doc_19820306_jews-judaism_fr.html 12 http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/chrstuni/documents/rc_pc_chrstuni_doc_16031998_shoah_fr.html 13 http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/chrstuni/relations-jews-docs/rc_pc_chrstuni_doc_20151210_ebraismo-nostraaetate_fr.html 10

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CHAPITRE I : L’HISTOIRE

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Naissance du Sionisme

*Qu’est-ce que le sionisme ? Le sionisme est une idéologie fondée sur un sentiment national juif, décrite comme nationaliste par les uns et comme émancipatrice par les autres, prônant l'existence d'un centre territorial ou étatique peuplé par les Juifs en Terre d'Israël (Eretz Israël). Sur un plan idéologique et institutionnel, le sionisme entend œuvrer à donner ou redonner aux Juifs un statut perdu depuis l'annexion du Royaume d'Israël par l'Empire assyrien en -720, à savoir celui d'un peuple disposant d'un territoire. Cette idéologie est contemporaine de l'affirmation d'autres nationalismes en Europe. De nos jours, il comprend le post-sionisme : qui veut donner une orientation laïque à l'État d'Israël, normaliser les relations avec les Palestiniens, et le néo-sionisme : qui milite pour la migration des Palestiniens et des Arabes israéliens vers les autres pays arabes. Livres : « L’État Juifs » (Der Judenstaat), (1896) « L'État des Juifs », suivi de « Essai sur le sionisme » par Claude Klein, sous le titre de De l'État des Juifs à l'État d'Israël, La Découverte, 2003 « Journal, 1895-1904 » Calmann-Levy, 1994 « Nouveau pays ancien : Altneuland » précédé de « Retour à Altneuland : la traversée des utopies sionistes » par Denis Charbit, Éditions de l'Éclat, 2004

THEODORE HERZL, A BALE 1897

Benny Morris, Victimes. Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, p. 35. En 1885, Théodore Herzl écrit ainsi dans son journal : « Nous devons essayer d’attirer la population démunie au-delà des frontières en lui procurant du travail dans les pays de transit et en empêchant qu’elle puisse en trouver chez nous. Le processus d’expropriation et le déplacement des pauvres doivent tous deux être accomplis avec discrétion et circonspection. ».

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Le 3 septembre 1897, est créée l’OMS (Organisation Mondiale Sioniste), lors du premier congrès sioniste*, Congrès de Bâle, qui s’est tenu à Bâle en Suisse. Cette organisation qui s'appelle encore Organisation sioniste devient la vitrine du mouvement sioniste dont l'objectif premier est l'établissement d'un centre spirituel, territorial ou étatique pour le peuple juif en Terre d'Israël, territoire qui correspondait à la Palestine Ottomane. Théodore Herzl, qui organisa le premier congrès, écrivit plus tard : « À Bâle, j’ai donné naissance au futur État juif. Il peut venir dans cinq ans, ou dans cinquante ans, tout le monde le verra ». 14 On distingue alors « l’Ancien Yichouv », ensemble des Juifs qui vivaient en Palestine sous l'Empire Ottoman avant 1880, en référence à tous les Juifs ayant émigré en Judée avant l’Aliyah des fermiers de 1882. Il s'agissait de religieux orthodoxes dits haredim, qui vivaient majoritairement à Jérusalem, Safed, Tibériade et Hébron, tandis que des communautés plus petites se trouvaient à Jaffa, Haïfa, Peki'in, Acre, Naplouse, Shefa Amr et, jusqu'en 1779 à Gaza. Par extension, on désigne également sous le terme « d’ancien Yichouv » leurs descendants, entre l'Aliyah des fermiers et la création d'Israël, ainsi que les immigrants religieux qui rallièrent ces communautés orthodoxes pendant cette période. Au sein même du Yichouv historique, l’idée d’un État-nation juif n’a aucun sens, et s’avère même hérétique pour les orthodoxes, en l’absence de retour du Messie. Les sionistes étant essentiellement non-croyants, Herzl n’obtient aucun soutien parmi le rabbinat. Le « Nouveau Yichouv », est quant à lui caractérisé par son esprit pionnier et politique, placé sous l'égide du sionisme. Avec pour but de créer un État juif, ce

http://www.lesclesdumoyenorient.com/Sionisme-et-creation-de-l-Etat-d.html

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nouveau Yichouv désigne les populations juives qui immigrèrent à partir de juillet 1882. Décembre 1916, Herbert Samuel, usant de son influence en tant que membre du Parlement britannique (il sera par la suite futur Haut-commissaire de Palestine), il adresse trois mémorandums à son Premier ministre Herbert Asquith, stipulant : « Pour satisfaire le mouvement sioniste, l’Empire britannique doit parvenir à l’annexion de la Palestine. Le pouvoir britannique doit aider les organisations juives à s’implanter, y fonder leurs institutions 15 . ». Il devint le soutien du Dr Chaim

Weizman (premier président de l'État d'Israël entre 1949 et 1952) dans ses tractations en vue de l'obtention de la Déclaration Balfour. 16

Déclaration Balfour Le 2 novembre 1917, la déclaration de Balfour, une lettre ouverte établie par les anglais alors colonisateurs du pays, autorise les juifs à immigrer en Palestine. Elle envisage ainsi l'établissement en Palestine d'un Foyer national juif :

« Cher Lord Rothschild, J'ai le plaisir de vous adresser, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie à l'adresse des aspirations juives et sionistes, déclaration soumise au Parlement et approuvée par lui. Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays.

15 16

Elias Sanbar, Figures du Palestinien, Paris, Gallimard, pp. 98-105. http://www.uia95.com/Cours%20UIA/Israel%20Palestine/Flash%20OK%202/Declaration%20Balfour%20analyse.htm

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Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste. Arthur James Balfour » Division de l’Empire Ottoman 1914 / 1918, première guerre mondiale. Le 18 janvier 1919, débute la Conférence de Paix de Paris de 1919. Une conférence internationale, organisée par les vainqueurs de la Première Guerre mondiale afin de négocier les traités de paix entre les Alliés et les vaincus. Elle consacre la disparition de trois Empires, l'Empire Allemand, l'Empire Austro-Hongrois et l'Empire Ottoman, et la création de nouveaux États en Europe : renaissance de la Pologne, création de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie. Les colonies Allemandes sont partagées entre le Royaume-Uni, la France, la Belgique, l’Afrique du Sud, les États-Unis et le Japon, tandis que le Proche-Orient, anciennement possession Turque, est divisé en mandats attribués par la Société des Nations à la France et à l'Angleterre. Le 28 juin 1919, signé entre l'Allemagne et les Alliés, le Traité de Versailles 17 , Élaboré au cours de la conférence de Paris annonce la création d'une Société Des Nations (qui deviendra l’ONU) et détermine les sanctions prises à l'encontre de l'Allemagne et de ses alliés. A l’article 22 du Pacte de la Société des Nations 18 , S’agissant de l’autodétermination du peuple Palestinien : Les deux premiers aliénas définissent le cadre général, par référence à la notion de souveraineté : • 1.Les principes suivants s'appliquent aux colonies et territoires qui, à la suite de la guerre, ont cessé d'être sous la souveraineté des États qui les gouvernaient précédemment et qui sont habités par des peuples non encore capables de se diriger eux-mêmes dans les conditions particulièrement difficiles du monde moderne. Le bien-être et le développement de ces peuples forment une mission sacrée de civilisation, et il convient d'incorporer dans le présent pacte des garanties pour l'accomplissement de cette mission. • 2.La meilleure méthode de réaliser pratiquement ce principe est de confier la tutelle de ces peuples aux nations développées qui, en raison de leurs ressources, de leur expérience ou de leur position géographique, sont le mieux â même d'assumer cette responsabilité et qui consentent à l'accepter : elles exerceraient cette tutelle en qualité de mandataires et au nom de la Société. Selon le paragraphe 3 : • 3. Le caractère du mandat doit différer suivant le degré de développement du peuple, la situation géographique du territoire, ses conditions économiques et toutes autres circonstances analogues. L’aliéna 4, traite de l’ancien Empire Ottoman. Les mandats dits de classe « A » étaient ceux prévus par ce paragraphe : • 4.Certaines communautés qui appartenaient autrefois à l'Empire ottoman, ont atteint un degré de développement tel que leur existence comme nations indépendantes peut être reconnue provisoirement, à la condition que les conseils et l'aide d'un mandataire guident leur administration jusqu'au moment où elles seront capables de se conduire seules. Les

17 18

http://mjp.univ-perp.fr/traites/1919versailles.htm http://mjp.univ-perp.fr/traites/sdn1919.htm

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vœux de ces communautés doivent être pris d'abord en considération pour le choix du mandataire. Se référant aux mandats dits de classe « A », attribué aux territoires arabes de l’Empire Ottoman dont la Palestine, la Société des Nations énonçait : « Dans un premier groupe – les mandats « A » (Syrie, Liban, Palestine, Transjordanie et Iraq) – la nation est provisoirement reconnue comme indépendante, mais reçoit le conseil et l’assistance administrative du mandat jusqu’à ce qu’elle soit capable d’être indépendante (…) « Le mandat « A » diffère sensiblement de ceux des deux autres catégories. Dans les pays auxquels ils s’appliquent, les habitants ont atteint un stade de développement plus avancé et leur indépendance pourrait en principe être reconnue par le pacte, sous les conditions ci-dessus mentionnées. La mission des mandataires dans ces pays a donc consisté principalement à développer leur capacité à s’autogouverner, à établir leurs systèmes économiques et les institutions sociales et autres sur une base plus stable de manière à ce qu’elles puissent assumer leur position en tant que nations indépendantes. » Du 19 au 26 avril 1920, la Conférence de San Remo a lieu dans le nord-ouest de l'Italie. Un comité supérieur, composé de représentants Britanniques, Français, Italiens, Grecs, Japonais et Belges, s'y réunit afin de fixer le sort des provinces arabes de l’Empire Ottoman après la Première Guerre Mondiale, et de préparer les conditions du traité de paix avec la Turquie prévu pour le mois d’août de la même année, à Sèvres. Le 24 avril 1920, le Comité Supérieur place la Palestine sous mandat du gouvernement Britannique. Les Français reçoivent un mandat sur la Syrie et le Liban. Les décisions relatives aux territoires Ottomans font l'objet du traité de Sèvres. La Société des Nations a confié à la Grande-Bretagne un mandat sur la Palestine pour aider les Juifs à « reconstituer leur foyer national dans ce pays ».

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Le 10 août 1920, est conclu le Traité de Sèvres 19 . Un traité réalisé durant un contexte de guerre civile initié par le sultan Mehmet VI envers le gouvernement provisoire nationaliste Turc. Il est destiné à mettre en application les décisions relatives aux territoires Ottomans prises lors de la conférence de San Remo.

L’article 95 du Traité de Sèvres. Prévoir le « foyer national juif », le texte souligne la préexistence des droits des Palestiniens : rien ne peut être fait qui cause préjudice aux droits civils et religieux des Palestiniens. « Art. 95. – Les Hautes Parties contractantes sont d'accord pour confier, par application des dispositions de l'article 22, l'administration de la Palestine, dans les frontières qui seront déterminées par les principales Puissances alliées, à un mandataire qui sera choisi par lesdites Puissances. Le mandataire sera responsable de la mise à exécution de la déclaration originairement faite par le Gouvernement britannique et adoptée par les autres Puissances alliées, en faveur de l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, étant bien entendu que rien ne sera fait qui pourrait porter préjudice aux droits civils et religieux des Communautés non juives en Palestine, non plus qu'aux droits et au statut politique profitant aux juifs dans tout autre pays. La Puissance mandataire s'engage à nommer dans le plus bref délai une Commission spéciale pour étudier toute question et toute réclamation concernant les différentes communautés religieuses et en établir le règlement. Il sera tenu compte, dans la composition de cette Commission, des intérêts religieux en jeu. Le Président de la Commission sera nommé par le Conseil de la Société des Nations. »

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http://mjp.univ-perp.fr/traites/1920sevres.htm

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Palestine mandataire Britannique Le 03 juin 1922, le premier livre blanc intitulé « Livre blanc de Churchill », du nom de Churchill secrétaire aux colonies, est publié pour répondre à l’opposition des Arabes Palestiniens aux termes du mandat quant à l’établissement d’un « foyer national juif » et à l’immigration Juive en Palestine. Il réaffirme le droit au retour du peuple juif sur sa terre ancestrale, mais pose néanmoins comme condition à l’immigration le niveau des moyens financiers des postulants à l’immigration. Il précise également que la Palestine ne peut être conçue comme une entité politique exclusivement juive. Le 24 juillet 1923, est signé le traité de Lausanne 20 , au Château d'Ouchy à Lausanne (Suisse). Ce texte annule et remplace le précédent traité de paix, signé à Sèvres, près de Paris, le 10 août 1920, par les représentants du sultan. C'est le dernier traité résultant de la Première Guerre mondiale. Il précise les frontières de la Turquie issue de l'Empire Ottoman et organise des déplacements de populations pour assurer l'homogénéité religieuse à l'intérieur de ces nouvelles frontières. La Société des Nations a validé le mandat donné au Royaume Uni sur la Palestine. Selon le premier alinéa du préambule, il s’agit de déterminer le rôle d’un mandataire chargé de l’administration du territoire de la Palestine, qui « appartenait autrefois à l’Empire Turc ». La déclaration de Lord Balfour est citée dans le préambule du mandat, le texte du mandat 21 visant à concilier ces deux objectifs inconciliables : foyer national et indépendance dans le respect des frontières d’origine. L’article 1 prend acte de la souveraineté, inaliénable, du peuple Palestinien, le mandataire ayant, selon cet article tous les pouvoirs pour la législation et l’administration : « Art. 1. - Le mandataire aura pleins pouvoirs de législation et d'administration, sous réserve des limites qui peuvent être fixées par les termes du présent mandat. » En 1929, se crée une organisation sioniste, sous le nom d'Agence juive pour la Palestine pour être l’exécutif de l'OMS (Organisation Sioniste Mondiale) en Palestine mandataire Britannique. L’OSM prend deux décisions : 1 - Créer une Agence juive spécifique, sous sa responsabilité et, 2 - Ouvrir l’Agence juive à des juifs non sionistes (religieux, juifs américains), sachant que le Parti révisionniste s’est fermement opposé à cette ouverture. Le 24 août 1929, suite à des rumeurs selon lesquelles les Juifs essayeraient de conquérir les Lieux Saints de Jérusalem d’importantes émeutes se propagent en Palestine. Dans la ville d'Hébron, se produit le massacre d'Hébron de 1929. Des Arabes y massacrent 67 Juifs, dont 24 étudiants, en blessent 53, pillent des maisons juives et des synagogues. Le recensement Britannique de 1922 y dénombre 16 577 résidents, dont 16 074 Musulmans, 430 Juifs et 73 20 21

http://mjp.univ-perp.fr/traites/1923lausanne.htm http://mjp.univ-perp.fr/constit/ps1922.htm

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Chrétiens. La veille du massacre, Hébron comptait entre 600 selon la police et 800 Juifs selon l'Agence juive, appartenant aux communautés religieuses ashkénaze et séfarade. La communauté juive d'Hébron est, selon Jerold Auerbach, professeur d’histoire, la plus ancienne de Palestine. Les archives sionistes ont conservé la liste des Juifs qui ont pu se réfugier chez des Arabes ce jour-là. Cette liste ne compte pas moins de 435 noms, soit les deux tiers environ de la communauté juive d’Hébron a trouvé refuge dans 28 maisons arabes, certains Arabes parvenant à cacher plusieurs dizaines de Juifs. Cette communauté Juive faisait partie du « vieux Yichouv » et beaucoup parmi eux s’opposaient activement au sionisme. Selon le témoignage d'Aharon Reuven Bernzweig, un survivant : « nous avions le pressentiment que quelque chose de terrible allait se passer - mais quoi exactement, nous ne le savions pas. J'avais peur et ne cessais de questionner les gens de la ville, qui vivaient là depuis des générations. Ils m'assurèrent qu'à Hébron il ne pouvait rien se passer, parce qu'à chaque fois qu'il y avait eu des troubles ailleurs en Eretz Israël, Hébron était restée calme. La population [juive] locale avait toujours vécu très paisiblement avec les Arabes. » Ce jour-là, la haine que quelquesuns pouvaient-avoir envers les sionistes l’a emporté sur des innocents. Tous les survivants sont ensuite évacués vers Jérusalem. Pour la première fois depuis le XVème siècle, il n'y a plus de Juifs à Hébron. Début 1930, l’Agence juive pour la Palestine devient le gouvernement de fait de la population juive Palestinienne. Le 22 octobre 1930, Le deuxième livre blanc intitulé « Livre blanc de Lord Passfield » secrétaire britannique aux colonies, est publié après les émeutes sanglantes de 1929. Il remet en question la poursuite de l’implantation juive en Palestine, et favorise la priorité à l’emploi de la population arabe, et ce même au sein des entreprises juives. La réaction du nouveau Yishouv et des institutions sionistes mondiales est alors virulente. La publication du second livre blanc entraîne la démission des responsables du mouvement sioniste et de ceux de l’Agence juive. Le 13 février 1931, un décret remis au Dr Chaim Weizman, alors directeur de l’Agence juive, par le gouvernement britannique, annule le second livre blanc.

La Grande Révolution Arabe De 1936 à 1939, se déroule la Grande révolte Arabe, un point culminant dans le combat des nationalistes Palestiniens à l'époque du Mandat Britannique et ses conséquences sont importantes dans le cadre du conflit Israélo-Palestinien et de la fondation d'Israël. Un mois après le commencement d'une grève, les arabes annoncent qu'ils ne paieront plus les impôts. Dans le même temps, une insurrection armée sporadique se fait jour ; elle deviendra nettement plus organisée par la suite. La cible préférée des rebelles est un pipeline passant de Kirkouk à Haïfa, construit quelques années plus tôt. Ils attaquent aussi des lignes de chemin de fer, des trains, et s'en prennent à des Juifs. Tel Aviv est marqué par de violents incidents entre Arabes et Juifs 22 .

22 Benny Morris, Victimes : histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, éditions Complexe, 2003, p.147

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A partir de 1936, pendant un an environ, la violence diminue après la proposition britannique de réunir une commission d'enquête, la Commission Peel, pour comprendre la raison de la révolte. Le 11 novembre 1936, La Commission Peel dont le nom formel est Commission royale pour la Palestine, était une commission d'enquête Britannique mise en place, afin de proposer des modifications au mandat Britannique en Palestine à la suite du déclenchement de la Grande Révolte arabe. Elle était dirigée par Lord William Peel. Cette commission va préconiser la création de deux États, un État arabe et un État juif (voir carte ci-contre). La proposition est alors acceptée par les Juifs : Chaim Weizman et David Ben Gourion pensent obtenir des gains territoriaux. Les Arabes, eux, refusent ; Awni Abd al-Hadi déclare : « Nous lutterons. Nous nous battrons contre le partage du pays et contre l'immigration juive. Nous n'accepterons aucun compromis. » 23 En 1937, après ce rejet, la révolte reprend marquée par l'assassinat du commissaire Andrews à Nazareth. En 1938, l’insurrection continue et s'arrête en 1939. Le Haut Comité arabe demande à toute la population arabe de porter le keffieh, faisant passer le nationalisme du tarbouche (signe des élites urbaines loyales à l'empire Ottoman) au nationalisme du keffieh, valorisant le rôle de la paysannerie arabe dans la création de l'identité nationale arabe 24 . Le 17 mai 1939, est publié le troisième livre blanc connu comme le « Livre blanc de Malcolm MacDonald » secrétaire aux colonies, qui fait suite à la Grande Révolte arabe en Palestine. Ce livre veut apaiser le soulèvement de la population arabe de Palestine en limitant la vente de nouvelles terres aux juifs. « Compte tenu de la croissance naturelle de la population arabe et de l’importance des ventes de terres arabes aux juifs, en certains endroits il ne reste plus assez de place pour de nouveaux transferts de terres arabes, tandis qu’en d’autres endroits ces transferts doivent être limités pour que les cultivateurs arabes puissent garder leur niveau de vie actuel et que ne soit pas créée prochainement une importante population arabe sans terre ». Le livre blanc entraîne de nouveau une vive réaction des institutions sionistes mondiales. Politiquement, les organisations sionistes officielles se mobilisent sous une forme plus violente en perpétuant des attentats terroristes en Grande-Bretagne. En mai 1942, à l'hôtel Biltmore de New York, un congrès de sionistes américains adopte le Programme de Biltmore, par lequel l'Organisation sioniste revendique la création d'un État Juif et rejette définitivement la thèse de l'État binational qui avait semblé prévaloir dans certains milieux sionistes avant la guerre.

23 Benny Morris, Victimes : histoire revisitée du conflit judéo-arabe, éditions Complexe, 2003, p.157 24 Henry Laurens, historien Français : La Question de Palestine : Tome 2 - Une mission sacrée de civilisation (1922-1947), t. 2, Fayard, 27 mars 2002, 704 p.

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Création de l’ONU (Organisation des Nations Unies) 1939 / 1945, seconde guerre mondiale. Le 12 juin 1941, Signée à Londres, la Déclaration de Saint-James, dans laquelle les signataires s'engageaient à « œuvrer en commun avec les autres peuples libres, en temps de guerre comme en temps de paix », est le premier d'une série de documents qui ont abouti à la fondation des Nations Unies. Le 14 août 1941, Le Président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt et le Premier ministre britannique, Winston Churchill proposent une série de principes devant inspirer la collaboration internationale aux fins du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Le document, signé à bord du navire Prince of Wales « quelque part en mer », est désormais connu sous le nom de Charte de l'Atlantique. Le 1er janvier 1942, Les représentants de 26 États en lutte contre l'Axe proclament leur appui à la Charte de l'Atlantique en signant à Washington la Déclaration des Nations Unies. Ce document marque la première utilisation officielle de l'expression « Nations Unies », suggérée par le Président Roosevelt. Le 30 octobre 1943, Les conférences de Moscou et de Téhéran — dans une déclaration signée à Moscou, les Gouvernements de l'URSS, du Royaume-Uni, des États-Unis et de la Chine préconisent la création, à une date aussi rapprochée que possible, d'une organisation internationale chargée du maintien de la paix et de la sécurité. Cet objectif fut réaffirmé par les dirigeants des États-Unis, de l'URSS, et du Royaume-Uni à Téhéran le 1er décembre 1943. En 1944*, Yitzhak Shamir, chef du Lehi*, fait assassiner Lord Moyne grand ami de Churchill, ambassadeur d'Égypte et envoyé spécial de Churchill en Palestine. Du 21 septembre au 7 octobre 1944, La conférence de Dumbarton Oaks — le premier projet de l'ONU est élaboré au cours d'une conférence tenue dans un hôtel particulier de Washington appelé « Dumbarton Oaks ». Au cours des deux séries de réunions, qui se tiennent du 21 septembre au 7 octobre 1944, les représentants de la Chine, des États-Unis, du Royaume-Uni et de l'URSS se mettent d'accord sur les objectifs, la structure et le fonctionnement d'une organisation mondiale. Le 11 février 1945, Après la Conférence de Yalta, Roosevelt, Churchill et Staline déclarent leur volonté d'établir une « organisation générale internationale pour la sauvegarde de la paix et de la sécurité ». Le 25 avril 1945, Les représentants de 50 États se réunissent à San Francisco pour la Conférence des Nations Unies sur l'Organisation internationale. Ces représentants élaborent les 111 articles de la Charte — adoptée à l'unanimité le 25 juin 1945 et signée le lendemain dans l'auditorium du Théâtre Herbst, dans l'enceinte du Monument des anciens combattants. Le 24 octobre 1945, L'Organisation des Nations Unies voit le jour lorsque sa Charte 25 entre en vigueur après avoir été ratifiée par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et la majorité des autres signataires.

25

http://www.un.org/fr/charter-united-nations/index.html

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Le 10 janvier 1946, La première Assemblée générale, où sont représentés les 51 États Membres, s'ouvre à Londres, au Central Hall de Westminster. Le 17 janvier 1946, Le Conseil de sécurité, réuni pour la première fois à Londres, adopte son règlement intérieur (S/96/Rev.7) 26. Courant 1946* : En février, des commandos terroristes sionistes détruisent 22 appareils de combat britanniques sur des aéroports militaires. En avril, 7 soldats britanniques sont abattus dans leur caserne. En mai, les onze ponts reliant la Palestine aux pays limitrophes sont dynamités. En juin, 8 soldats britanniques sont enlevés et pris en otage. En juillet, l'Irgoun* plastique l'hôtel King David, siège de l'administration britannique. On dénombre 93 morts, en majorité des civils, soit 41 Palestiniens, 28 Britanniques et 17 Juifs.

Création de la Ligue des Etats Arabes 22 mars 1945, la Ligue arabe est créée au Caire, Les sept membres fondateurs de la Ligue arabe sont : l'Égypte, l'Arabie saoudite, l'Irak, la Jordanie, le Liban, la Syrie et le Yémen du Nord. L'association vise à affirmer l'unité de la « nation » arabe et l'indépendance de chacun de ses membres. C’est une organisation régionale à statut d’observateur auprès de l'Organisation des Nations unies. L'action de la Ligue est d'abord dirigée contre l'ingérence des puissances coloniales européennes dans la région, en l'occurrence la France et le Royaume-Uni. À partir de 1948, l'État d'Israël est également considéré comme une entité exogène au monde arabe rendant son existence illégitime. Un grand nombre de sommets de la Ligue arabe ont été tenus à la suite d'évènements spécifiques du conflit israélo-palestinien et arabe. Les résolutions les plus importantes de l'institution concernent d'ailleurs la Palestine.

Proposition de plan de partage de la Palestine Courant 1947*, en mars, l'Irgoun* organise des raids contre une quinzaine d'objectifs militaires britanniques. En mai, l'Irgoun* attaque la prison de Saint Jean d'Acre et libère plusieurs centaines de militants sionistes emprisonnés par les Britanniques. En juin, les attentats se multiplient lors de l'enquête de l'UNSCOP à l'initiative des Nations Unies. En 2 ans, ce sont 150 militaires britanniques qui tombent victimes des sionistes et 350 qui sont grièvement blessés. Le 2 avril 1947, le Royaume-Uni alors mandataire de le Palestine, décide de porter la question de Palestine à l’ordre du jour pour la prochaine session de l’Assemblé Générale, adressant une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies. Le 28 avril 1947, à la première session extraordinaire de l’Assemblée générale, une commission spéciale sur la Palestine est créée. Cinq États arabes — l’Arabie saoudite, l’Égypte, l’Iraq, le Liban et la Syrie — essayent alors, sans succès, de faire inscrire à l’ordre du jour de la session 26

http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=S/96/Rev.7

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extraordinaire une question concernant « la fin du mandat sur la Palestine et la proclamation de son indépendance ». Le dossier juif a été présenté par l’Agence juive pour la Palestine, tandis que les Arabes palestiniens étaient représentés par le Haut Comité arabe. Les premiers, représentés par le rabbin Hillel Silver, demanda la reconstitution du foyer national juif en Palestine conformément à la Déclaration de Balfour, faisant aussi référence au martyre des Juifs durant la seconde guerre mondiale et lança un appel pour l'établissement d'un Etat juif en Palestine. Henry Cattan*, ancien juriste et avocat en Palestine avant la création d'Israël, en Syrie, en Jordanie et au Liban, présenta le point de vue de la Palestine en tant que porte-parole du Haut Comité Arabe. Il s'opposa au plan de partition de la Palestine et souligna que les Arabes de la Palestine ont droit à leur indépendance sur la base de la Charte et de leurs droits naturels et inaliénables. Le 3 septembre 1947, l’UNSCOP (United Nations Special Committee On Palestine), une commission mise sur pied par l’Assemblée générale des Nations unies à sa première session extraordinaire suite à la remise du mandat sur la Palestine par le Royaume-Uni, rend son rapport à l’Assemblée générale exprimant sa recommandation, à la majorité, que la Palestine doit être partagée en un État juif et en un État arabe séparés. Dans un souci de neutralité, aucune des grandes puissances de l’époque n’est représentée. Les Palestiniens boycottèrent l'UNSCOP et ne participèrent pas à ses enquêtes. Deux plans ; un majoritaire, l'autre minoritaire, furent toutefois proposés en consultation. Le plan majoritaire proposa la fin du mandat et la partition de la Palestine, la création d'un Etat arabe et d'un Etat juif avec une union économique entre eux. Et un corpus separatum pour la ville de Jérusalem qui serait soumise à un régime international spécial administré par les Nations Unies. Le plan minoritaire, quant à lui, envisagea aussi la fin du mandat, mais proposa la création d'un État fédéral qui comprendrait un Etat arabe et juif avec Jérusalem en tant que capitale de la fédération. Le 26 septembre 1947, dans un Communiqué de presse de la 2ème réunion de la Commission ad hoc sur la question palestinienne, le Royaume-Uni déclare son accord avec les recommandations du rapport, y ajoutant que « si l’Assemblée devait recommander une politique qui ne serait pas acceptable tant pour les juifs que pour les Arabes, le Royaume-Uni ne s’estimerait pas en mesure de la mettre en application » Le 29 septembre 1947, Dans un autre communiqué de presse lors de la 3ème réunion de la Commission ad hoc sur la question palestinienne, la position des Arabes a été claire dès le début, mais le Haut Comité arabe a fait une déclaration réitérant que « les Arabes de Palestine étaient déterminés à s’opposer, par tous les moyens à leur disposition, à tout projet qui déboucherait sur une ségrégation ou une partition, ou qui accorderait un statut spécial et préférentiel à une minorité ». Il prône à la place : « la liberté et l’indépendance pour un État arabe dans toute la Palestine, qui respecterait les droits humains, les libertés fondamentales et l’égalité de tous devant la loi, et protègerait les droits et intérêts légitimes de toutes les minorités tout en garantissant la liberté de culte et l’accès aux Lieux saints. »

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*Qui est l’historien Avi Shlaim ? Avi Shlaim né à Bagdad en 1945, est un

ENFANTS DE LA REGION DE BE’ER SHEVA ATTENDANT LA DELEGATION DE L’UNSCOP. PHOTO PROVIENANT DES ARCHIVES DE LUCIENNE LEWIN QUI ACCOMPAGNA L’UNSCOP EN PALESTINE.

Le 11 novembre 1947, la Commission Ad Hoc sur la question Palestinienne est créée par l’Assemblée générale peu après la publication du rapport de l’UNSCOP afin de poursuivre l’étude du problème et d’énoncer des recommandations. Au cours du débat qui s'en suivit, les Arabes rejetèrent la proposition de partition et mirent en question la compétence ou le pouvoir des Nations Unies à recommander la partition de leur patrie en deux Etats et de ce fait porter atteinte à son intégrité territoriale. Ils soulevèrent aussi la question de l'invalidité de la Déclaration de Balfour et du mandat. Le Sous-Comité II à la Commission ad hoc sur la Question de la Palestine recommanda que ces points soient soumis à la Cour Internationale de Justice pour avis. Cependant, cette recommandation ainsi que les nombreuses demandes des Arabes de soumettre ces points à la Cour Internationale de Justice ont été écartées par l'Assemblée Générale.

historien de double nationalités Israélienne et Britannique. C'est un des « nouveaux historiens », qui après l'ouverture des archives Israéliennes et Britanniques ont apporté un regard neuf sur l'histoire du sionisme et événements de 1948 en remettant en cause le récit traditionnel. Dans la préface française de son livre Le mur de fer. Israël et le monde arabe*, Avi Shlaim écrit : « Puisque c'est mon premier livre publié en français il ne sera peut-être pas inutile que je donne rapidement quelques précisions sur mes antécédents. Je suis né à Bagdad en 1945, dans une famille juive irakienne. En 1950, à la suite de la première guerre israélo-arabe, nous avons participé à un exode massif des Juifs d’Irak vers Israël. Nous n’étions pas des réfugiés, nous n’étions pas maltraités et nous n’avions en aucun cas mis à la porte, mais de façon très réelle, nous n’en étions pas moins des victimes du conflit israélo-arabe. J’ai grandi en Israël, j’ai servi dans les forces de défense d’Israël, mais j’ai suivi ma formation universitaire en Grande-Bretagne. J’ai étudié l’histoire à Oxford puis les relations internationales à la London School of Economics. Depuis trente-huit ans, je suis professeur d’université en Angleterre, ayant enseigné à Reading. Puis à Oxford. Au début de ma carrière universitaire, je nourrissais des idées relativement conventionnelles sur le bien-fondé de la cause israélienne et sur les origines du conflit israélo-arabe. Mais peu à peu à force d’étudier et d’observer la conduite d’Israël, ma perspective est devenue plus critique. Je reconnais toujours la légitimité du sionisme en tant que mouvement de libération nationale des Juifs, ainsi que la légitimité de l’État d’Israël à l’intérieur des frontières de 1967. Ce que je rejette, et résolument, c’est le projet colonial sioniste par-delà les frontières de 1967. » *The Iron Wall: Israel and the Arab World (2001) traduit en

français, par Odile Demange, avec une préface spéciale Le rapport du Sous-Comité II, y fait et une mise à jour (elle constitue la deuxième édition de observer que le rapport de l’UNSCOP l'ouvrage), aux éditions Buchet Chastel sous le titre Le mur de fer. Israël et le monde arabe en 2008. avait accepté comme prémisse de base « que les revendications pour la Palestine tant des Arabes que des juifs possédaient une validité », prémisse qui « n’était étayée par aucune raison convaincante et se heurtait manifestement au poids de toutes les preuves disponibles ». Avec la fin du Mandat et avec le retrait britannique, « il n’existait

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aucun autre obstacle à la conversion de la Palestine en un État indépendant », qui « serait l’aboutissement logique des objectifs du Mandat » et du Pacte de la Société des Nations. Le rapport de la Commission a constaté que « l’Assemblée générale n’est pas compétente pour recommander, et encore moins exiger, toute solution autre que la reconnaissance de la Palestine, et que la constitution du futur gouvernement de la Palestine est une question relevant exclusivement du peuple de Palestine. » Il concluait qu’« aucune autre discussion du problème de la Palestine ne semblait nécessaire ou appropriée, et que ce point devait être rayé de l’ordre du jour de l’Assemblée générale », mais que, s’il soulevait un différend, « il serait essentiel d’obtenir l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur cette question », comme cela avait déjà été requis par plusieurs États arabes. Il concluait en outre que le plan de partition était « contraire aux principes de la Charte, et que les Nations-Unies n’avaient aucune compétence pour lui donner effet. » Les Nations-Unis ne pouvaient pas « Priver la majorité du peuple de Palestine de son territoire et transférer celui-ci à l’usage exclusif d’une minorité dans le pays… L’Organisation des Nations-Unies n’a aucune compétence pour créer un nouvel État. Une telle décision ne peut être prise que dans le cadre du libre arbitre du peuple dans les territoires en question. Cette condition n’est pas réalisée dans le cas de la proposition majoritaire, car elle implique l’établissement d’un État juif au total mépris de la volonté et des intérêts des Arabes de Palestine. » Commission ad hoc sur la question palestinienne, Rapport du sous-comité II, Nations-Unies. 27 Le 17 novembre 1947, L'historien Israélien Avi Shlaïm* met en lumière un accord tacite conclu entre Golda Meir (future Premier ministre Israélien) et le roi Abdallah 1 er de Jordanie, en prévision du partage. La Jordanie qui possédait alors la seule véritable armée, équipée et entrainée par la Britannique, pouvait représenter une menace pour Israël à cette époque, l'idée était donc de proposer la Cisjordanie à la Jordanie en échange de quoi, les troupes Jordaniennes s'engageaient à ne pas envahir le territoire normalement prévu pour l'Etat Israélien. Le 20 novembre 1947, a lieu la 24ème réunion de la Commission ad hoc sur la Palestine, Nations-Unies, dans laquelle Le Royaume-Uni a donné suite avec une déclaration réitérant « que le gouvernement de Sa Majesté ne pouvait jouer un rôle majeur dans la mise en œuvre d’un projet qui n’était acceptable ni pour les Arabes ni pour les juifs, » mais en ajoutant « qu’il ne souhaitait pas gêner l’application d’une recommandation approuvée par l’Assemblée générale » Le 25 novembre 1947, la commission vote la mise à l’ordre du jour du plan : 25 voix sont pour, 13 sont contre, il y a 17 abstentions et 2 absents. Le plan sera voté en Assemblée générale, mais il manquerait une voix pour que la résolution soit acceptée 28 . Les Etats-Unis exercèrent une pression extrême pour que soit votée la partition, et pesèrent notamment de tout leur poids sur trois petits pays — le Liberia, Haïti et les Philippines — qu’ils forcèrent à changer de position à la veille de la décision finale. James Forrestal, alors secrétaire américain à la défense, écrit à l’époque, dans son journal personnel, que « les moyens de coercition exercés sur ces pays confinaient au scandale » 29 . Le 29 novembre 1947, lors de sa deuxième session ordinaire, l’Assemblée générale adopte la résolution 181 (II) 30 , dans laquelle était détaillé le Plan de partage avec 33 voix pour, 13 contre et 10 abstentions : 27

https://unispal.un.org/pdfs/AAC1432.pdf Dominique Vidal, Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949), Ivry, Éditions de l'Atelier, 2009 29 http://www.monde-diplomatique.fr/2001/11/HAGER/8141 30 http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/181(II) 28

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« L’Assemblée générale, (…) Recommande au Royaume-Uni en tant que puissance mandataire pour la Palestine, ainsi qu’à tous les autres membres de l’Organisation des Nations Unies, l’adoption et la mise à exécution, pour ce qui concerne le futur gouvernement de Palestine, du plan de Partage avec Union économique ci-dessous exposé. » - L’Agence juive l’accepte malgré quelques insatisfactions aux questions de l’immigration juive d’Europe et les limites territoriales imposées à l’État juif proposé. - Les arabes Palestiniens et les États arabes le refuse car violant les dispositions de la Charte des Nations Unies reconnaissant à chaque peuple le droit de décider de son propre destin. Résolution adoptée sur le rapport de la commission ad hoc de la question Palestine « Résolution 181 - Gouvernement futur de la Palestine » 31 . L'opposition des Juifs à la partition : La partition de la Palestine a été rejetée non seulement par les Arabes palestiniens mais aussi par les Juifs orthodoxes natifs de la Palestine (Anciens Yichouv) qui ont vécu en bons termes avec leurs voisins arabes. En fait, le concept de foyer national juif était étranger aux Juifs orthodoxes originaires de la Palestine. Ronalds Storrs, le premier Gouverneur britannique de la Palestine, écrivit : « Les Juifs religieux de Jérusalem et de Hébron et les Sépharades étaient violemment opposés au sionisme politique. » Le 9 décembre 1947, à la 222e réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, le représentant Syrien aux Nations-Unies, Faris El-Khouri, observait que « l’Assemblée générale n’est pas un gouvernement mondial qui peut dicter des ordres, partager des pays ou imposer des constitutions, des règles, des règlements et des traités à un peuple sans son consentement. » Quand le représentant soviétique, Andrei Gromyko, a fait part que son gouvernement considérait au contraire que « la résolution de l’Assemblée générale devait être mise en œuvre » par le Conseil de sécurité. El-Khouri a répondu en notant que : « Certains paragraphes de la résolution de l’Assemblée générale qui concernent le Conseil de sécurité s’adressent au Conseil, à savoir les paragraphes a, b, et c, décrivant les fonctions du Conseil de sécurité concernant la question palestinienne. Tous les membres du Conseil de sécurité sont familiarisés avec les fonctions du Conseil, lesquelles sont parfaitement définies et clairement spécifiées dans la Charte des Nations-Unies. Je ne crois pas que la résolution de l’Assemblée générale puisse ajouter ou retirer à ces fonctions. Les recommandations de l’Assemblée générale sont bien comprises pour être ce qu’elles sont, des recommandations, et les États membres peuvent les accepter ou non, et il en va de même pour le Conseil de sécurité ». Le 6 février 1948, 254e réunion du Conseil de sécurité : le Haut Comité arabe a communiqué à nouveau au Secrétaire général des Nations-Unies sa position selon laquelle le plan de partition était « contraire à la lettre et à l’esprit de la Charte des Nations-Unies ». Les Nations-Unies « n’ont pas compétence pour ordonner ou recommander la partition de la Palestine. Il n’y a rien dans la Charte pour justifier une telle autorité, par conséquent la recommandation de partition constitue un excès de pouvoir et elle est donc nulle et non avenue ». En outre, le Haut Comité arabe notait que : « Les délégations arabes ont soumis des propositions à la Commission ad hoc afin de renvoyer l’ensemble de la question juridique qui est soulevée devant la Cour internationale de Justice, pour avis. Ces propositions n’ont jamais été soumises au vote par le président de l’Assemblée. Les Nations-Unies sont un organisme international à qui il a été confié la charge de faire respecter la paix et la justice dans les affaires internationales. Comment pourrait-on avoir la moindre confiance dans un tel organisme s’il refuse carrément et déraisonnablement de soumettre un tel différend devant la Cour internationale de Justice ? » 31

http://clioweb.free.fr/dossiers/onu/onu-resolution181.pdf

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« Les Arabes de Palestine ne reconnaîtront jamais la validité des recommandations extorquées pour la partition, ni l’autorité aux Nations-Unies de les appliquer », a déclaré le Haut Comité arabe, et ils « considèrent que toute tentative de la part de juifs et de puissances et groupes de puissances d’établir un État juif dans un territoire arabe est un acte d’agression auquel ils résisteront, en état de légitime défense, par la force. » Le 16 février 1948, la Commission Palestine des Nations-Unies, chargée par l’Assemblée générale de préparer le transfert de l’autorité de la Puissance mandataire aux gouvernements qui lui succèderont dans le cadre du plan de partition, a publié son premier rapport au Conseil de sécurité. Elle a conclu, sur la base du rejet arabe, « qu’elle se trouve confrontée à une tentative d’abandon de ses objectifs, et d’annulation de la résolution de l’Assemblée générale », et elle a demandé au Conseil de Sécurité de fournir une force armée « qui, seule, permettra à la Commission d’assumer ses responsabilités sur la fin du mandat ». Effectivement, la Commission Palestine a déterminé que le plan de partition devait être exécuté contre la volonté de la majorité de la population de Palestine, et par la force. Réagissant à cette suggestion, la Colombie a soumis un projet de résolution au Conseil de sécurité notant que la Charte des Nations-Unies « n’autorisait pas le Conseil de sécurité à créer des forces spéciales avec les objectifs indiqués par la Commission Palestine des Nations-Unies ».

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Le 24 février 1948, le délégué des États-Unis, Warren Austin, déclarait de même à la 253e réunion du Conseil de sécurité, que : « Le Conseil de sécurité est autorisé à prendre des mesures énergiques à l’égard de la Palestine pour éliminer une menace contre la paix internationale. La Charte des Nations-Unies ne donne pas pouvoir au Conseil de sécurité de faire respecter un règlement politique si c’est en vertu d’une recommandation de l’Assemblée générale, voire du Conseil de sécurité lui-même. Ce qui signifie que : le Conseil de sécurité, conformément à la Charte, peut agir pour empêcher une agression de la Palestine venant de l’extérieur. Le Conseil de sécurité, de par ces mêmes pouvoirs, peut agir pour empêcher une menace contre la paix et la sécurité internationales venant de l’intérieur de la Palestine. Mais cette action doit être dirigée uniquement pour le maintien de la paix internationale. L’action du Conseil de sécurité, en d’autres termes, doit viser à maintenir la paix et non à faire exécuter la partition par la force. »

ZONES PEUPLEES PAR LES JUIFS EN 1947.

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1947-1948 : guerre israélo-arabe

Les groupes terroristes Sionistes*

Parmi les principales organisations sionistes ayant œuvré en Palestine avant la création de l'État d'Israël ou depuis cette création, citons : Le Ha-Shomer (la Garde) : Ce fut la première organisation paramilitaire clandestine. Elle comptait en 1910 une centaine de membres et combattit avec les Anglais pendant la guerre de 1914. Ses membres formèrent, entre les deux guerres de 1914-18 et de 1939-45, les cadres de l'armée juive clandestine : la Haganah.

La guerre débute véritablement en janvier 1948, avec l’arrivée en Palestine des volontaires de la Jaysh al-Jihad alMuqaddas – Armée de la guerre sainte, menée par Abd al-Kader Husseini, et l’Armée de libération arabe de Fawzi al-Qawuqji, permettant à l’Agence Juive d’accélérer le processus d’expropriation. Une vague d’attentats fait rage, Israël Shahak ancien président de la Ligue des droits de l’homme rapporte une liste impressionnante des multiples attentats terroristes et de la destruction de très nombreux villages.

L'Irgoun : Cette organisation d'extrême droite se spécialisa dans les attentats à la bombe contre les forces britanniques et les Arabes de 1935 à 1939 avec reprise en 1944. Elle donna naissance en 1948 au parti Herout, devenu l'actuel Likoud. Le Lehi : (acronyme pour Lohamei Herut LeIsrael, c’est-à-dire : Combattants pour la liberté d’Israël, ou groupe Stern) Dissidence de l'Irgoun cette organisation a multiplié les attentats, les exécutions sommaires et les extorsions de fonds. Elle se spécialisa particulièrement dans les attentats à la bombe contre les forces britanniques pendant la période du Mandat. La Haganah (la Défense) : Elle fut créée en 1920, avait 15 000 membres au début de la guerre de 1940 et comportait notamment (à partir de 1941) des « compagnies de choc », le Palmach. Cette organisation militaire sioniste qui n'hésitait pas à s'attaquer aux Juifs antisionistes - c'est elle qui assassinat en 1924 le poète et journaliste juif De Haan - fut qualifiée d'armée privée clandestine, dès 1946, par la commission anglo-américaine.

Le 12 décembre 1947, Au début de la guerre civile, les milices juives organisèrent plusieurs attentats à la ARMES SAISIES PAR LES BRITANIQUES DANS UNE COLONIE JUIVE,1946

bombe. L’Irgoun* fait exploser une voiture piégée en face de la porte de Damas à Jérusalem, provoquant la mort de 20 personnes. Le 4 janvier 1948, le Lehi* fait exploser un camion devant l’hôtel de ville de Jaffa abritant le quartier général d'al-Najjada,

Les mista'arebim : Cette organisation terroriste sioniste est toujours active en Israël.

tuant 15 personnes et en blessant 80 dont 20 gravement. La nuit du 6 au 7 janvier 1948, à Qatamon dans la banlieue de Jérusalem, la Haganah* fait exploser l’hôtel Semiramis dont les services de renseignement avaient signalé qu’il abritait des miliciens arabes ; 24 personnes sont tuées. POSITION ARABE A JERUSALEM, 1948

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Le 7 janvier 1948, à Jérusalem, des membres de l’Irgoun* lancent une bombe à un arrêt de bus, tuant 17 personnes. Le 18 février 1948, une bombe de l’Irgoun explose dans le marché de Ramla, provoquant la mort de 7 personnes et en blessant 45. Le 28 février 1948, le Palmach* commit un attentat à la voiture piégée dans un garage de la Haïfa arabe faisant 30 morts et 70 blessés dans le camp arabe. Le 22 février 1948, des hommes d’Abd al-Kader Husseini organisèrent avec l’aide de déserteurs britanniques trois attaques contre la communauté juive. Des voitures piégées explosèrent devant les bureaux du Palestine Post, dans le marché de la rue Ben Yehuda et dans l’arrière-cour des bureaux de l’Agence juive. Ils firent respectivement 22, 53 et 13 victimes juives.

DES JUIFS MEMBRES DE LA HAGANAH TIRENT CONTRE DES PALESTINIENS, 1947

Pendant les premiers mois de 1948, la ligne de chemin de fer entre Le Caire et Haïfa fut souvent prise pour cible. Le 31 mars, elle fut minée près de Binyamina, une implantation juive au voisinage de Césarée. L’explosion tua 40 personnes et en blessa 60. Les pertes furent toutes civiles, principalement arabes bien qu’il y eût quelques soldats dans le train qui ne furent pas blessés. Le Palestine Post et le New York Times attribuèrent les attaques au Lehi* Le 9 avril 1948, environ 120 hommes de l’Irgoun* et du Lehi* attaquent, dans le contexte de l’Opération Nahshon, le village de Deir Yassin qui se situe dans les faubourgs de Jérusalem, alors que le village ne présente pas d’importance stratégique et que ses habitants n’ont fait preuve d’aucune hostilité.

DES JUIFS ATTAQUENT LE VILLAGE DE DEIR YASSINE, 9 AVRIL 1948

Dans le contexte de la guerre de 1948, alors que plusieurs historiens ont souligné la nuance, parfois de manière polémique, qui peut exister entre une « bataille » et un « massacre », l’historien Benny Morris, considère que la prise du dit village, peut difficilement être qualifiée de « bataille »32. L'historien de la Haganah*, Arieh Yitzhaqi, affirme quant à lui que l'opération « était en ligne avec des dizaines d'attaques menées à cette époque par la Haganah et le Palmah, au cours desquelles des maisons pleines de personnes âgées, de femmes et d'enfants étaient dynamitées ».

32

DES PALESTINIENS FUIENT LE VILLAGE DE DEIR YASSINE, 9 AVRIL 1948

Benny Morris, 1948: A History of the First Arab-Israeli War, 2008; p125-127

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Déclaration d’Indépendance d’Israël Le 14 mai 1948, le mandat du Royaume-Uni prend fin sur la Palestine. David Ben Gourion alors Premier Ministre, proclame la création de l’État d'Israël.

Document : la déclaration d'indépendance de l'État d'Israël (14 mai 1948) : « Eretz-Israël est le lieu où naquit le peuple juif. C'est là que se forma son caractère spirituel, religieux et national. C'est là qu'il réalisa son indépendance, créa une culture d'une portée à la fois nationale et universelle et fit don de la Bible au monde entier. Contraint à l'exil, le peuple juif demeura fidèle au pays d'Israël à travers toutes les dispersions, priant sans cesse pour y revenir, toujours avec l'espoir d'y restaurer sa liberté nationale. Motivés par cet attachement historique, les juifs s'efforcèrent, au cours des siècles, de retourner au pays de leurs ancêtres pour y reconstituer leur État. Tout au long des dernières décennies, ils s'y rendirent en masse : pionniers, maapilim et défenseurs. Ils y défrichèrent le désert, firent renaître leur langue, bâtirent cités et villages et établirent une communauté en pleine croissance, ayant sa propre vie économique et culturelle. Ils n'aspiraient qu'à la paix encore qu'ils aient toujours été prêts à se défendre. Ils apportèrent les bienfaits du progrès à tous les habitants du pays. Ils nourrirent toujours l'espoir de réaliser leur indépendance nationale. En 1897, inspiré par la vision de l'État juif qu'avait eu Thodor Herzl, le premier congrès sioniste proclama le droit du peuple juif à la renaissance nationale dans son propre pays. Ce droit fut reconnu par la déclaration Balfour du 2 novembre 1917 et réaffirmé par le mandat de la Société des Nations qui accordait une reconnaissance internationale formelle des liens du peuple juif avec la terre d'Israël, ainsi que de son droit d'y reconstituer son foyer national. La Shoah qui anéantit des millions de juifs en Europe, démontra à nouveau l'urgence de remédier à l'absence d'une patrie juive par le rétablissement de l'État juif dans le pays d'Israël, qui ouvrirait ses portes à tous les juifs et conférerait au peuple juif l'égalité des droits au sein de la famille des nations. Les survivants de la Shoah en Europe, ainsi que des juifs d'autres pays, revendiquant leur droit à une vie de dignité, de lib erté et de travail dans la patrie de leurs ancêtres, et sans se laisser effrayer par les obstacles et la difficulté, cherchèrent sans relâche à rentrer au pays d'Israël. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le peuple juif dans le pays d'Israël contribua pleinement à la lutte menée par les nations éprises de liberté contre le fléau nazi. Les sacrifices de ses soldats et l'effort de guerre de ses travailleurs le qualifiaient pour prendre place à rang d'égalité parmi les peuples qui fondèrent l'Organisation des Nations Unies. Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations Unies adopta une résolution prévoyant la création d'un État juif indépendant dans le pays d'Israël et invita les habitants du pays à prendre les mesures nécessaires pour appliquer ce plan. La reconnaissance par les Nations Unies du droit du peuple juif à établir son État indépendant ne saurait être révoquée. C'est de plus, le droit naturel du peuple juif d'être une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre État souverain. En conséquence, nous, membres du Conseil national représentant le peuple juif du pays d’Israël et le mouvement sioniste mondial, réunis aujourd'hui, jour de l'expiration du mandat britannique, en assemblée solennelle, et en vertu des droits naturels et historiques du peuple juif, ainsi que de la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies, proclamons la fondation de l'État juif dans le pays d'Israël, qui portera le nom d'État d’Israël. Nous déclarons qu'à compter de la fin du mandat, à minuit, dans la nuit du 14 au 15 mai 1948, et jusqu'à ce que des organismes constitutionnels régulièrement élus entrent en fonction, conformément à une Constitution qui devra être adoptée par une Assemblée constituante d'ici le 1er octobre 1948, le présent Conseil agira en tant qu'Assemblée provisoire de l'État et que son propre organe exécutif, l'administration nationale, constituera le gouvernement provisoire de l'État d'Israël. L'État d'Israël sera ouvert à l'immigration des juifs de tous les pays où ils sont dispersés ; il développera le pays au bénéfice de tous ses habitants; il sera fondé sur les principes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes d'Israël ; il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d'éducation et de culture ; il assurera la sauvegarde et l'inviolabilité des Lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera les principes de la Charte des Nations Unies. L'État d'Israël est prêt à coopérer avec les organismes et représentants des Nations Unies pour l'application de la résolution adoptée par l'Assemblée le 29 novembre 1947 et à prendre toutes les mesures pour réaliser l'union économique de toutes les parties du pays.

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Nous faisons appel aux Nations Unies afin qu'elles aident le peuple juif à édifier son État et qu'elles admettent Israël dans la famille des nations. Aux prises avec une brutale agression, nous invitons cependant les habitants arabes du pays à préserver les voies de la paix et à jouer leur rôle dans le développement de l'État sur la base d'une citoyenneté égale et complète et d'une juste représentati on dans tous les organismes et les institutions de l'État, qu'ils soient provisoires ou permanents. Nous lançons un appel au peuple juif de par le monde à se rallier à nous dans la tâche d'immigration et de mise en valeur, et à nous assister dans le grand combat que nous livrons pour réaliser le rêve poursuivi de génération en génération : la rédemption d'Israël. Confiants en l'Éternel Tout-Puissant, nous signons cette déclaration sur le sol de la patrie, dans la ville de Tel-Aviv, en cette séance de l'assemblée provisoire de l'État, tenue la veille du shabbat, 5 Iyar 5708, quatorze mai mil neuf cent quarante-huit. »

Source : ministère israélien des Affaires étrangères.

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Les réfugiés Palestiniens

Qui sont les historiens Tom Segev, Ilan Pappé et Benny Morris ? Benny Morris, est l'un des plus influents représentants des « nouveaux historiens ». Les parents de Morris émigrent en Palestine en 1947. Ils appartiennent au mouvement Hashomer Hatzair et s'installent dans le kibboutz Ein HaHoresh au sud de Haïfa où naît Benny en 1948. À la suite de ses recherches, il publie en 1988 aux Presses universitaires de Cambridge l'ouvrage qui le rendra célèbre : The Birth of the Palestinian Refugee Problem. Cet ouvrage, traitant d'un sujet extrêmement polémique, est reconnu par ses pairs comme un travail de « précision et de détail bureaucratique ». En 1988, il augmente sa notoriété en refusant d'effectuer sa période de réserve dans les territoires occupés et est emprisonné durant 3 semaines. À sa sortie de prison et à la suite des réactions par rapport à son ouvrage, il invente le terme de « Nouveaux Historiens » pour dénommer les historiens qui réécrivent l'histoire des origines d'Israël comme lui tel qu'Avi Shlaim, Ilan Pappé, Tom Shegev. Ces derniers sont attaqués avec virulence, accusés d'antisionisme et leurs méthodes comparées à celles des négationnistes. Dans son ouvrage The Birth of the Palestinian Refugee Problem Revisited, il rapporte être alternativement vilipendé comme un propagandiste de l'OLP, comme un propagandiste sioniste sophistiqué et, plus rarement, comme un mauvais historien. Il envisage alors d'émigrer vers les États-Unis mais le président Israélien Ezer Weizman le convoque. Après avoir été convaincu de la sincérité du patriotisme sioniste de Benny Morris, il lui garantit un poste universitaire. En 1997, il est nommé professeur dans le département d'études du Moyen-Orient à l'université Ben Gourion du Néguev à Beer-Sheva. Dans la préface de son livre Le mur de fer. Israël et le monde arabe, Avi Shlaim, autre « nouvel historien » écrit : « Au cours des premières phases de l’Intifada al-Aqsa, les idées de Morris sur le conflit israélo-arabe et sur ses protagonistes ont radicalement changé. Il a commencé à reprocher l’intégralité de l’effondrement du processus de paix d’Oslo et du regain de violence à l’Autorité palestinienne. […] Benny Morris juge que le mouvement national palestinien est le principal responsable de l’échec de la paix ; j’estime pour ma part que c’est Israël. »

Le 15 mai 1948, les États arabes voisins viennent en aide aux arabes Palestiniens pris dans de sanglantes confrontations avec les Juifs. De ce premier conflit, les Palestiniens, au même titre que l'ensemble des nations arabes engagées, ressortent affaiblis et humiliés. C'est ce qu'on appelle côté Palestinien la Nakba - la catastrophe qui est symbolisé par une défaite cuisante des armées arabes et par l'exode de plusieurs dizaines de milliers d'habitants arabes des zones passées sous contrôle des forces armées juives. Des historiens Israéliens tels que Tom Segev, Ilan Pappé ou encore Benny Morris, dont les travaux récents ont permis de remettre en cause la version officielle jusque-là présentée pour expliquer ces exodes montrent qu'il n'y a pas de trace des appels des pays arabes à fuir, comme l'a affirmé officiellement l'Etat d'Israël. Selon ces historiens qui ont effectué des

1948 : PALESTINIENS SUR LE CHEMIN DE L’EXILE. PHOTO, PROVIENANT DES ARCHIVES DE LUCIENNE LEWIN QUI ACCOMPAGNA L’UNSCOP EN PALESTINE.

recherches dans de nombreuses archives et qui ont recueilli des témoignages, ce sont plus surement des exactions commises par des troupes armées de la Hagana*, des commandos Palmach* ou encore de groupes nationalistes comme l'Irgoun* et le Lehi* (qui n'hésitaient pas à user du terrorisme pour parvenir à leur fin) qui explique cet exode, motivé par la peur d'être massacré comme ce fût le cas dans le village de Deir Yassin situé alors à 5 km à l'ouest de Jérusalem.

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Qui sont les historiens Tom Segev, Ilan Pappé et Benny Morris ? Tom Segev, est un historien, journaliste et écrivain Israélien né à Jérusalem le 1er mars 1945. Il est connu pour ses ouvrages spécialisés traitant de l'histoire d'Israël. Il fait partie des « nouveaux historiens » Israéliens. Intellectuel engagé, Tom Segev estime qu'« il existe une autre vérité historique qui vaut la peine d’être rappelée dans ces circonstances [de la Guerre de Gaza de 2008] : depuis l'aube de la présence sioniste sur la terre d'Israël, aucune opération militaire n'a jamais fait avancer le dialogue avec les Palestiniens». Il a critiqué Aharon Barak, l'exprésident de la Cour suprême Israélienne, l'accusant de fournir le vernis de légitimation nécessaire à l'occupation des territoires Palestiniens.

Le 15 juillet 1948, à la suite de l’arrivée du médiateur envoyé par l’ONU, le comte Folke Bernadotte, une nouvelle résolution ordonne un cessé le feu et prévient de sanctions en vertu du Chapitre VII de la Charte 33 laquelle des deux parties ne si plierait pas. Israël occupe une bonne partie du territoire alloué à la Palestine, ainsi que la partie occidentale de Jérusalem. L’Égypte et la Jordanie administraient respectivement les autres secteurs de la bande de Gaza

Ilan Pappé est auteur de nombreux ouvrages, professeur d’histoire et directeur du Centre européen pour les études Palestiniennes à l’Université d’Exeter en Grande-Bretagne. « Nouvel historien » Israélien s’efforçant de faite la lumière sur les crimes de 48 il a été contraint de s’exiler en Angleterre. Né à Haïfa en 1954, fils d’Allemands juifs ayant fui le nazisme dans les années 1930, son père par idéal sioniste, sa mère pour échapper à la Shoah. Il passe ses années de jeunesse dans la ville de Haïfa, puis part terminer ses études d’histoire à l’étranger : il est titulaire d’un doctorat de l’université d’Oxford (1984). En 1992, il occupe le poste de Senior Lecturer au Département des sciences politiques de l’université d’Haïfa tout en présidant l’Institut d’études Palestiniennes Emil Touma. De 1993 à 2003, il dirige l’Institut pour la Paix. Parmi ses nombreux ouvrages publiés, on peut citer, traduits en français : La guerre de 1948 en Palestine (La fabrique éditions, 2000), Les démons de la Nakbah, les libertés fondamentales dans l’université israélienne (La Fabrique éditions, 2004), Le nettoyage ethnique de la Palestine (Fayard, 2008). En mars 2007, lors d’une interview au quotidien italien Il Manifesto, Pappé déclare, sur un ton de profonde amertume : « Je quitte Israël, je n’arrive plus à travailler avec sérénité, je suis continuellement dans la ligne de mire... » Puis, ébauchant un sourire, il ajoute : « ... mais je continuerai mon combat de l’étranger pour que le conflit Israélo-Palestinien soit rapporté dans son véritable contexte historique, loin du mythe et des fausses vérités qui l’ont marqué pendant toutes ces décennies ». (Extrait du livre Rester humain à Gaza de Vittorio Arrigoni, page 6.)

PHOTO PROVIENANT DES ARCHIVES DE LUCIENNE LEWIN QUI ACCOMPAGNA L’UNSCOP EN PALESTINE.

et la Rive occidentale du Jourdain (y compris le secteur oriental de Jérusalem, la vieille ville). Les hostilités provoquèrent une terrible crise humanitaire, puisque près de 750 000 Palestiniens furent alors arrachés de leurs terres, devenant des réfugiés.

Hormis une série de défaites infligées par les troupes égyptiennes de mai à juillet, la Haganah*, qui devient l’Armée de Défense d’Israël en juin, domine militairement les armées arabes, et les troupes sionistes organisent minutieusement l’expulsion de la population palestinienne le long des voies de communications des principales implantations juives. Au terme de la Première Guerre israéloarabe, 685 localités palestiniennes sont dépeuplées, partiellement ou totalement, dont soixante-dix cas accompagnés de massacres sur des civils. 78% de la Palestine originelle est occupée par les troupes sionistes. Le nombre de réfugiés s’équilibre à 805 000. 33

http://www.un.org/fr/sections/un-charter/chapter-vii/index.html

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Parmi eux, 10% de classes aisées qui semble avoir fui volontairement avant le déclenchement des hostilités. Ces départs donnent à Israël 300 000 hectares de terres, 73 000 habitations, 8 700 boutiques et près de 5 millions de livres. En septembre 1949, on dénombre 280 0000 réfugiés en Cisjordanie, 70 000 en Transjordanie, 190 000 dans la bande de Gaza, 100 000 au Liban, 75 0000 en Syrie, 7000 en Égypte et 4000 en Irak.

UN CAMP DE REFUGIES PALESTINIENS EN 1948

Le 17 septembre 1948, une embuscade est tendue au médiateur de l’ONU, le comte Folke Bernadotte, dans le secteur juif de Jérusalem. Le groupe terroriste juif Lehi*, avait décidé de tuer Bernadotte. Ce jour-là, le comte était accompagné par le colonel français André Sérot, héros de la Première Guerre mondiale, chef des observateurs de l’ONU à Jérusalem. Leur véhicule est bloqué par une vraie-fausse jeep de l’armée israélienne. Trois hommes du Lehi en uniforme de la Haganah en descendent. L’un d’eux, Yehoshoua Cohen, passe le canon de sa mitraillette par la fenêtre arrière entrouverte, et vide son chargeur sur les deux occupants. À l’annonce de la mort de Bernadotte, son adjoint, l’Américain Ralph Bunche, télégraphia à Moshe Sharett, ministre des Affaires étrangères Israélien, que Tel-Aviv devrait assumer l’entière responsabilité du meurtre. Le Lehi était dirigé par un triumvirat comprenant Yitzhak Shamir, interné en 1941 pour « collaboration avec les nazis ». En 1950, Israël remet au gouvernement Suédois le rapport Agranat, une version des faits « acceptable ». Il n’est pas rendu public. Israël ayant présenté ses excuses, l’affaire est classée top secret jusqu’en 2000 dans les Archives nationales. Ainsi, Natan Yalin-Mor, un des membres du commando, est élu député à la Knesset (le parlement israélien). Le tireur, Yehoshua Cohen, devint le garde du corps personnel de Ben-Gourion. Quant à Yitzhak Shamir, il succéda à Menahem Begin au poste de Premier ministre en 1983. Dans leur déclaration dactylographiée, reconnaissant leur responsabilité dans le double assassinat, les tueurs demandent qu’on veuille bien les excuser d’avoir abattu Sérot « par erreur ».

Israël devient membre de l’ONU Page 60


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29 Novembre 1948, une première lettre (S/1093 34 ) est adressée au Secrétaire Général par le Ministre des Affaires Etrangères d'Israël et relative à la demande d'Admission d'Israël comme membre des Nations Unis ; Déclaration acceptant les obligations découlant de la charte. Le 11 Décembre 1948, la version définitive du Plan Bernadotte est avalisée par les Etats-Unis qui présente au vote la résolution 194 (III) 35 , laquelle est adoptée par l’Assemblée générale définissant les modalités de règlement du problème de Palestine. Dès ses premiers jours en Palestine, Bernadotte avait pu constater de visu le calvaire des réfugiés palestiniens et il ne cessait d’évoquer ce problème. Dans son rapport et ses recommandations finales, il écrivait que le sort incertain des réfugiés palestiniens représentait le plus grave obstacle à la paix. 24 Février 1949, Une nouvelle lettre (S/1267 36 ) est adressée au Secrétaire Général par le représentant d'Israël au sujet de la demande d'admission d'Israël comme membre des Nations Unis. Entre février et juillet 1949, A la suite des combats, des négociations sont menées à Rhodes. Elles débouchent sur la conclusion de quatre armistices : israélo-égyptien signé le 24 février 1949, israélo-libanais le 23 mars, israélo-jordanien le 3 avril et israélo-syrien le 20 juillet. Ils portent principalement sur des questions territoriales. Sur le plan territorial, Israël, en plus de la partie issue du plan de partage de l’ONU, garde les territoires acquis pendant la guerre, occupant ainsi 78% de la Palestine : Israël se compose alors de la Galilée, de la côte jusqu’à Gaza, de Jérusalem ouest et du Néguev en totalité. L’Egypte administre la bande de Gaza, quant à la Transjordanie, elle occupe Jérusalem-Est et annexe la Cisjordanie le 24 avril 1950 à la suite du vote du Parlement jordanien. Le 04 Mars 1949, le Conseil de Sécurité donne réponse favorable à la demande d'admission en tant qu’état membre d'Israël aux Nations Unies, en dépit de certaines inquiétudes du RoyaumeUnis. Résolution : S/RES/69 (1949) 37 Procès-Verbal : (S/PV.414 38 ) Le 11 mai 1949, l'Assemblé Générale adopte à son tour la demande d'admission d'Israël à l'ONU. Israël devient Membre de l’Organisation des Nations Unies, malgré les mises en gardes des pays arabo/Musulmans. Résolution : A/RES/273 (III) 39 Procès-Verbal : (A/PV.207 40 ) En admettant Israël, l’Assemblée générale a expressément pris acte des déclarations et explications qu’il avait fournies devant la Commission politique spéciale en ce qui concerne la mise en œuvre des résolutions 181 (II) 41 et 194 (III) 42 . Ces déclarations et explications avaient notamment trait au régime international envisagé pour Jérusalem, au problème des réfugiés arabes et aux questions de frontière.

34 35 36 37 38 39 40 41 42

Annexe 1 http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/194(III) Annexe 2 https://documents-dds-ny.un.org/doc/RESOLUTION/GEN/NL4/900/12/PDF/NL490012.pdf?OpenElement https://documents-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/NL4/906/12/PDF/NL490612.pdf?OpenElement https://documents-dds-ny.un.org/doc/RESOLUTION/GEN/NR0/044/44/IMG/NR004444.pdf?OpenElement https://documents-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/NL4/907/12/PDF/NL490712.pdf?OpenElement http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/181%20(II) http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/194%20(III)

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Du 27 avril au 15 septembre 1949, en parallèle des négociations d’armistice, une conférence se tient à Lausanne. Organisée par l’ONU, son but est de régler les problèmes nés du conflit israéloarabe : la question du retour des réfugiés et celle des frontières. Pour les réfugiés, les Etats arabes demandent le droit à leur retour, mais Israël le refuse. Concernant les frontières, Israël ne veut pas revenir sur leur élaboration, provenant du plan de partage de l’ONU et des territoires conquis. En outre, la ville de Jérusalem reste partagée entre Israël et la Transjordanie. La conférence de Lausanne se solde par un échec. Le 11 Juillet 1950, la Cour Internationale de Justice, rappelle que le régime des mandats émis par la SDN de 1922, reposait sur deux principes : la non-annexion et le développement des peuples. (CIJ, 11 juillet 1950, Statut international du sud-ouest africain) 43 Le 29 octobre 1956, Israël, la France et le Royaume-Uni s’associent dans des opérations militaires (déclenchées par Israël) contre l’Égypte qui avait nationalisé le canal de Suez au mois de Juillet 1956. Un cessez-le-feu demandé par une session extraordinaire d’urgence de l’Assemblée générale, débouche sur le retrait des forces d’invasion et le déploiement de la première force de maintien de la paix de l’Organisation : la Force d’urgence des Nations Unies (FUNU-I) 44. Le 3 novembre 1956, Khan Younès et Rafah sont des villes palestiniennes dans le sud de la Bande de Gaza. L’armée israélienne y a brièvement occupé le territoire sous autorité égyptienne. Un des plus importants massacres sur le sol Palestinien, le massacre de Khan Younis, selon les documents de l’ONU il y aurait eu 275 civiles amenés sur des lieux publics et abattus par l'armée israélienne. 45 De 1950 à 1967, une paix instable, ponctuée d’actes de violences et de coups de force est maintenue dans la région, au point qu’Israël en arrive à occuper tout le territoire de Palestine préonusien.

43 44

http://www.icj-cij.org/docket/files/10/1891.pdf http://www.un.org/fr/peacekeeping/missions/past/f_unef1.htm

45 Joe Sacco « Gaza, 1956, En marge de l’histoire »

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Guerre des six Jours En mai 1967, La FUNU-I est retirée à la demande de l’Égypte. Le 5 juin 1967, la guerre des Six Jours change la donne géopolitique au Proche-Orient. Cette guerre est déclenchée comme une « attaque préventive » d'Israël contre ses voisins arabes, à la suite du blocus du détroit de Tiran aux navires israéliens par l'Égypte le 23 mai 1967. Au soir de la première journée de guerre, la moitié de l'aviation arabe est détruite. Israël en profite pour conquérir Jérusalem-est, la Cisjordanie et la bande de Gaza, territoires palestiniens qui étaient passés en 1948 sous double occupation jordanienne et égyptienne, ainsi que le Golan syrien et le Sinaï égyptien. Le 22 novembre 1967, le Conseil de sécurité adopte la résolution 237 (1967) 46 , demandant à Israël de garantir la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des régions où avaient eu lieu les opérations militaires et de faciliter le retour des personnes déplacées. Les gouvernements intéressés étaient invités à observer les principes humanitaires régissant la protection des personnes civiles en temps de guerre de la quatrième Convention de Genève de 1949. Le Conseil de sécurité qui adopte la résolution 242 (1967) 47 , précise que pour une paix juste et durable deux ingrédients étaient nécessaires : Le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit, La cessation de toutes assertions de belligérance ou de tous états de belligérance et la reconnaissance de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque État de la région et de son droit de vivre 46 47

http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/237(1967)&Lang=E&style=B http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/242(1967)&Lang=E&style=B

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en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues à l’abri de menaces ou d’actes de force. La résolution affirme aussi l’inviolabilité territoriale de chaque État de la région et la nécessité « de réaliser un juste règlement du problème des réfugiés ». L’Égypte et la Jordanie acceptèrent la résolution 242 (1967) et exigent un retrait israélien de tous les territoires occupés lors de la guerre de 1967 comme condition préalable aux négociations. Israël, qui accepta également la résolution, déclara que la question du retrait et celle des réfugiés ne pourraient être réglées que par des négociations en direct avec les États arabes et par la conclusion d’un traité de paix global. La Syrie rejette la décision du Conseil, faisant valoir que celui-ci a subordonné la question centrale du retrait Israélien à des concessions exigées des pays arabes.

Organisation de Coopération Islamique Le 25 septembre 1969, L’Organisation de Coopération Islamique (OCI) voit le jour lors du sommet historique qui a eu lieu à Rabat, Royaume du Maroc, ce jour. C’est la deuxième plus grande organisation intergouvernementale après les Nations unies avec 57 Etats membres éparpillés dans 4 continents. L’Organisation est le porte-voix du monde musulman dont elle assure la sauvegarde et la protection des intérêts dans l’esprit de promouvoir la paix internationale et l’harmonie entre les différents peuples du monde.

Naissance de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) Le 28 mai 1964, création par le conseil National Palestinien réuni à Jérusalem-Est, de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). C’est une organisation palestinienne politique et paramilitaire composée de plusieurs organisations palestiniennes, dont le Fatah, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et le Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP). Le 3 février 1969, lors du Congrès national palestinien, Yasser Arafat est nommé président du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, en remplacement de Ahmed Choukairy, d’abord appointé par la Ligue arabe. En 1970, Yasser Arafat appelle au renversement de la monarchie hachémite, en s’appuyant sur le fait que 75 % des habitants de la Jordanie sont maintenant palestiniens à un degré ou à un autre. Le roi Hussein ne se laisse pas faire et fait périr par dizaines de milliers les Palestiniens, qu’ils soient fédayins ou civils, obligeant Yasser Arafat à se réfugier au Liban. Cet épisode dramatique est connu sous le terme de Septembre noir. De mai à fin 1970, Nombre de ceux qui avaient fui les régions septentrionales et côtières de la Palestine 1948, s’étaient réfugiés dans des camps à proximité des villes libanaises de Tyr, Sidon et Beyrouth. Une autre vague de réfugiés Palestiniens sont arrivés de Jordanie cette même année, ce qui aggrave les troubles dans le sud du Liban.

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En début 1972, Israël attaque des camps de réfugiés au Liban, prétendant agir en guise de représailles contre les raids effectués par des commandos palestiniens à l’intérieur de son territoire. En avril 1972, à la demande du Liban, une opération d’observation du cessez-le-feu est organisée par l’ONUST le long de la frontière.

Guerre Israélo-Arabe de 1973 – Guerre du Kippour En octobre 1973, la guerre éclata de nouveau entre l’Égypte et Israël dans la zone du canal de Suez et du Sinaï et entre Israël et la République arabe syrienne sur les hauteurs du Golan. Alors que les combats en étaient arrivés à un stade critique, les Etats-Unis et l’Union soviétique demandèrent conjointement la convocation d’une séance d’urgence du Conseil de sécurité. Le 22 octobre 1973, le Conseil de sécurité adopta la résolution 338 (1973) 48 qui réaffirmait les principes de la résolution 242 (1967) 49 et appelait à la tenue de négociations visant à « instaurer une paix juste et durable au Moyen-Orient ». Le 23 octobre 1973, l’appel au cessez-le-feu fut confirmé dans la résolution 339 (1973) 50 et le Secrétaire général prié d’envoyer immédiatement dans la région des observateurs des Nations Unies. Les combats dans la région continuant néanmoins sur initiative israélienne. Sans en référer à l'état-major, les officiers de terrain israéliens se servirent de cette rupture du cessez-le-feu pour encercler l'adversaire. Le président égyptien Anwar el-Sadat lança directement aux Etats-Unis et à l’Union soviétique un appel leur demandant d’intervenir militairement et de faire appliquer le cessez-le-feu. L’Union soviétique accepta cette demande, mais les Etats-Unis s’y opposèrent, ce qui conduisait les deux superpuissances à un affrontement. Le 24 octobre 1973, le Conseil de sécurité se réunit de nouveau à la demande de l’Égypte. Il élabora une résolution appelant à créer une nouvelle force de maintien de la paix : la deuxième Force d’urgence des Nations Unies (FUNU-II) 51 . Après que l’Égypte et Israël eurent accepté de retirer leurs forces, la FUNU-II supervisa leur redéploiement. Le mandat de la FUNU prend fin en juillet 1979, date à laquelle est conclu un traité de paix entre l’Égypte et Israël. Pour le monde en général, la principale conséquence de cette guerre fut le choc pétrolier de 1973, quand l'OPEP décida de l'augmentation de 70 % du prix du baril de pétrole ainsi que de la réduction de sa production. En mai 1974, Israël et la Syrie signent un accord de dégagement, qui amena à créer la Force des Nations Unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) 52 . La FNUOD reste active sur les hauteurs du Golan.

Reconnaissance de l’OLP En novembre 1973, lors de la conférence arabe d’Alger, sont reconnus le droit à l’autodétermination du peuple Palestinien, et l’OLP comme représentant du peuple Palestinien. 48

http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/338(1973) http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/242(1967)&Lang=E&style=B 50 http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/339(1973) 51 http://www.un.org/fr/peacekeeping/missions/past/f_unef2.htm 52 http://www.un.org/fr/peacekeeping/missions/undof/index.shtml

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En février 1974, la conférence des Etats Islamiques proclame le droit à l’autodétermination du peuple Palestinien, et l’OLP comme représentant du peuple Palestinien. En juin 1974, l’Organisation de l’unité Africaine, proclame le droit à l’autodétermination du peuple Palestinien, et l’OLP comme représentant du peuple Palestinien. Le 28 octobre 1974, les chefs d’Etats Arabe de Rabat reconnaissent également le droit à l’autodétermination du peuple Palestinien, et l’OLP comme représentant du peuple Palestinien. Le 22 novembre 1974, Dans sa résolution 3236 (XXIX) 53 l’Assemblée générale a réaffirmé et précisé les droits inaliénables du peuple palestinien, comprenant :  Le droit à l’autodétermination sans ingérence extérieure ;  Le droit à l’indépendance et à la souveraineté nationale et  Le droit des Palestiniens de retourner dans leurs foyers et vers leurs biens, d’où ils avaient été déplacés et déracinés. Elle ajoutait que la réalisation de ces droits était indispensable au règlement de la question de Palestine. En 1975, l’OLP devient membre à part entière des non-alignés, En septembre 1976, l’OLP est admise au sein de la ligue Arabe avec tous les droits d’un Etat Membre. En 1975, le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, également connu sous le nom de Comité des droits des Palestiniens, a été créé par l’Assemblée générale, qui lui a demandé d’établir un programme de nature à permettre au peuple palestinien d’exercer ses droits inaliénables. Les recommandations du Comité, présentées en 1976, étaient divisées en deux parties :  La première concernant le droit des Palestiniens de retourner dans leurs foyers et vers leurs biens ;  La seconde concernant leurs droits à l’autodétermination, à l’indépendance et à la souveraineté nationales. Le Conseil de sécurité a examiné les recommandations du Comité, mais n’a pas pu parvenir à une décision en raison du veto des Etats-Unis d’Amérique, membre permanent du Conseil. Il a de nouveau abordé la question à plusieurs occasions mais, à chaque fois, il a ajourné ses travaux sans prendre de décision. Les recommandations ont, toutefois, été approuvées par l’Assemblée générale en 1976 et les années suivantes.

Accords de Camp David Le 17 septembre 1978, Les Accords de Camp David 54 sont signés à la Maison-Blanche après 13 jours de négociations secrètes à Camp David, par le Président Egyptien Anouar el Sadate et le Premier Ministre Israélien Menahem Begin, sous la médiation du Président des États-Unis, Jimmy Carter. Ils consistent en deux accords-cadres. Le premier accord fixait un cadre pour la paix au Proche-Orient et comportait trois parties :  La première partie, qui devait poser les principes des futures négociations sur le sort de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza, aurait dû déboucher sur une autonomie transitoire de

53 54

http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/3236%20(XXIX) http://mjp.univ-perp.fr/constit/il1978.htm

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I. 

cette nouvelle entité, dans le respect des résolutions 242 (1967) 55 et 338 (1973) 56 du Conseil de sécurité. Elle a été jugée moins claire que le second accord et fut plus tard interprétée différemment par Israël, l'Égypte et les États-Unis. Elle ne sera ainsi jamais appliquée. La deuxième partie était un préambule au second accord, concernant les relations diplomatiques entretenues entre Israël et l'Égypte. La troisième partie déclarait certains principes qui auraient dû s'appliquer aux relations entre Israël et les autres pays arabes. Elle resta lettre morte.

Le 26 mars 1979, à Washington, est suivi à la signature du premier accord-cadre le second : le traité de paix israélo-égyptien de 1979. Contre l'engagement de ne plus attaquer Israël, encore respecté de nos jours, l'Égypte récupéra la péninsule du Sinaï, occupée après la guerre des Six jours de 1967. La perception que les pays Arabes avaient de l'Égypte changea après la signature de ces accords. L'Égypte fut également exclue de la Ligue arabe de 1979 à 1989.

Les réfugiés au Liban En mars 1978, Les forces israéliennes envahissent le sud du Liban, à la suite d’un raid effectué par un commando Palestinien en Israël. Le Conseil de sécurité demande à Israël de retirer ses forces du territoire libanais et, à la demande du Liban, crée la Force intérimaire des Nations Unies au Liban 57 (FINUL), chargée de confirmer le retrait des forces Israéliennes, de restaurer la paix et la sécurité et d’aider le Gouvernement Libanais à rétablir son autorité sur le sud du pays. En juin 1978, lorsque les forces Israéliennes eurent achevé leur retrait du Liban, elles ne remirent leurs positions dans la zone frontalière non pas à la FINUL mais aux milices chrétiennes et aux milices associées appuyées par Israël. Le sud du Liban demeure très instable, avec de fréquents échanges de coups de feu entre les milices chrétiennes et les forces de défense Israéliennes, d’une part, et les éléments armés de l’OLP et le mouvement national Libanais, d’autre part. En juillet 1981, un cessez-le-feu de facto est issu des efforts déployés par, l’Organisation des Nations Unies et les Etats-Unis. En mai 1982, après les attaques sur des diplomates Israéliens à Londres et à Paris, Israël effectue des raids aériens contre des objectifs de l’OLP au Liban. Les combats reprirent une fois de plus entre les forces israéliennes et celles de l’OLP. Le 5 juin 1982, dans sa résolution 508 58 (1982), le Conseil de sécurité demande qu’il soit mis immédiatement fin à toute activité militaire au Liban et de part et d’autre de la frontière Libano Israélienne. L’OLP réaffirme son engagement de cesser toutes opérations militaires au-delà de la frontière et Israël informa le Secrétaire général que la résolution du Conseil serait portée à l’attention du Gouvernement israélien. Le 6 juin 1982, les forces Israéliennes envahissent le Liban, débordant ou contournant les positions de la FINUL. Le Conseil de sécurité, dans sa résolution 509 (1982), lance de nouveaux appels au cessez-le-feu et exige qu’Israël retire ses forces militaires « immédiatement et 55

http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/242(1967)&Lang=E&style=B http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/338(1973) 57 http://www.un.org/fr/peacekeeping/missions/unifil/index.shtml 58 http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/508(1982) 56

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inconditionnellement ». L’invasion ne cesse pas et, en fin de compte, les forces Israéliennes arrivent à Beyrouth, qu’elles encerclent. En août 1982, pendant le siège de l’ouest de Beyrouth par les forces Israéliennes, les Etats-Unis, la France et l’Italie, sur la demande du Gouvernement Libanais, envoient dans cette ville une force multinationale pour faciliter le départ du personnel armé Palestinien en bon ordre et dans des conditions de sécurité. Le 1er septembre 1982, s’achève l’évacuation des forces Palestiniennes de la région de Beyrouth. Le 14 septembre 1982, Président élu du Liban, Bachir Gemayel est assassiné. Le lendemain, des unités des forces de défense Israéliennes entrent dans Beyrouth-Ouest. Les 16 et 18 septembre 1982, entre 700 et 3 000 civils Palestiniens, y compris des femmes et des enfants, sont massacrés dans les camps de réfugiés de Sabra et de Chatila par les milices chrétiennes Libanaises qui sont entrées à Beyrouth avec les forces Israéliennes. Le Conseil de sécurité condamna le « massacre criminel » de civils Palestiniens à Beyrouth et le Gouvernement Libanais demanda le retour de la force multinationale. En septembre 1982, la douzième Conférence au sommet de la Ligue des États arabes, tenue à Fez (Maroc), approuve une déclaration exigeant le retrait d’Israël des territoires occupés en 1967 et le démantèlement des colonies Israéliennes dans les territoires occupés et réaffirmant le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à la création d’un État Palestinien indépendant, au terme d’une période de transition, sous le contrôle de l’Organisation des Nations Unies. La Déclaration de Fez demande également au Conseil de sécurité de garantir « le maintien de la paix entre tous les États de la région, y compris l’État Palestinien indépendant ». Plus tard dans l’année, l’Assemblée a accueilli favorablement le plan de paix arabe. En juin 1983, des heurts éclatent dans l’est du Liban entre différentes factions Palestiniennes causant des souffrances importantes parmi les civils Palestiniens. Le foyer de tension entre Palestiniens se déplaça ensuite vers le nord du Liban, autour de la ville de Tripoli. Un accord intervint finalement entre les parties, prévoyant un cessez-le-feu et l’évacuation du président de l’OLP, Yasser Arafat, et des éléments armés de l’OLP qui lui étaient fidèles. En réponse à une demande du président Arafat, le Secrétaire général décide, pour des raisons humanitaires, d’autoriser les navires qui devaient évacuer les forces de l’OLP de Tripoli à arborer le pavillon de l’Organisation des Nations Unies. Le 20 décembre 1983, l’opération d’évacuation est effectuée et des milliers de Palestiniens cherchent refuge en Tunisie, au Yémen et dans d’autres pays.

Programme Nucléaire clandestin En Octobre 1986, Mordechaï Vanunu qui travaille depuis 9 ans au centre de recherches en armements de Dimona, dans la région de Beer Sheva est kidrappé à Rome par des agents du Mossad. Son travail à Dimona, consistait à produire des éléments radioactifs utilisables pour la fabrication de bombes atomiques. Voulant contribuer à apporter la paix, il dévoile alors le secret nucléaire que cache Israël. Alors que tous les pays voisins d’Israël (L’Égypte, la Syrie, le Liban, l’Irak, la Jordanie…) ont ouvert leurs frontières aux inspections de l’AIEA en signant le Traité de non-prolifération nucléaire, Israël ne laisse personne accéder à ses installations nucléaires tout en jouissant d’une totale impunité internationale.

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Première Intifada Le 8 décembre 1987, un camion Israélien écrase une voiture Palestinienne tuant quatre Palestiniens. La radio diffuse la nouvelle sans insister car il s'agit d'un accident. Une rumeur fait surface selon laquelle il s'agit d'un acte de vengeance commis par un parent de l'Israélien poignardé deux jours plus tôt. Les Palestiniens y voient un accident provoqué intentionnellement et un meurtre prémédité. Le 9 décembre 1987, débute à Gaza de la première Intifada, la « guerre des pierres » ou la « révolte des pierres », initiée par la population Palestinienne contre l'occupation et les humiliations Israéliennes. Pendant les funérailles des victimes de la veille, la foule s'en prend à une position militaire de Tsahal au camp de réfugiés de Jabaliya, à l’extrémité Nord de la bande de Gaza, en lançant des pierres. Des coups de feu sont tirés par les soldats mais cela n'a aucun effet sur la foule. Des renforts sont appelés, mais ceux-ci se retrouvent sous un déluge de pierres et de cocktails Molotov, Cet événement est considéré comme le début de la première Intifada. Plusieurs officiers de la compagnie de Jabaliya se réunissent à l'avant-poste attaqué. Les réservistes, impressionnés par l'intensité de l'émeute, demandent du renfort mais le commandement du secteur répond « Il ne se passera rien ! » et ajoute « Ils vont se coucher, puis ils partiront travailler demain matin à l'aube, comme d'habitude ». Ni renfort ni couvre-feu instauré. Mais le lendemain les troubles recommencent. La majorité des résidents ne se rendent pas au travail et les étudiants de l'université islamique de Gaza parcourent les rues pour appeler la population à la révolte. Elle durera sept années et prendra fin en 1993 lors de la signature des « Accords d'Oslo ». Des Palestiniens de tous âges et de tous milieux, jeunes, commerçants, ouvriers, femmes et enfants, ont participé à des manifestations de masse, à des boycottages économiques, à des grèves, de l’impôt notamment, pour protester contre l’occupation militaire de leurs terres et exiger l’indépendance nationale.

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Quelles sont les raisons antérieures à la 1ère Intifada ? Cette Intifada n'est pas le résultat de la seule mort des quatre Palestiniens mais elle naît de l'accumulation de plusieurs facteurs : Sur le plan personnel, la population vit mal l'occupation israélienne. Après la guerre des Six Jours de 1967, le marché du travail israélien s'ouvre aux Palestiniens, permettant l'essor de l'économie locale et du niveau de vie. Toutefois, cette situation ne dure pas longtemps, les Palestiniens étant sujets à des humiliations quotidiennes, tandis que les conditions de travail se dégradent. Pour le même travail, ils sont payés deux fois moins que leurs collègues Israéliens, de plus, ils ont besoin d'autorisations difficiles à obtenir pour se déplacer et travailler. Enfin, des fouilles quotidiennes sont effectuées même dans leurs domiciles. Sur le plan territorial, Jérusalem est réunifié par Israël et est déclarée sa capitale « éternelle et indivisible ». L'accès à l'esplanade des Mosquées et aux lieux saints musulmans est réglementé. Des terres sont annexées pour assurer le statut de Jérusalem comme capitale indivisible et pour créer des colonies qui ont pour but de garantir des frontières sûres. Les sources d'eau de la bande de Gaza et de la Cisjordanie sont détournées au profit des colonies Israéliennes et au détriment des Palestiniens. Sur le plan politique, la direction Palestinienne en exil est accusée de ne pas prendre suffisamment en compte les besoins de la population. La politique de l'OLP à Tunis repose sur la création d'un axe Le Caire-Amman pour assurer la sécurité d'Arafat, ce qui ne règle pas les problèmes des Palestiniens ou même des réfugiés Sur le plan arabe, les Palestiniens sont confrontés au désintéressement progressif des chefs d'État arabes pour leur cause. Lors des sommets de la Ligue Arabe, la question Palestinienne est classée en bas de la liste des priorités. Même quand les dirigeants arabes s'intéressent à la question Palestinienne, ils n'ont aucune solution à proposer. Documentation :  Histoire de l'autre, Collectif, Liana Levi, 2004  Zeev Schiff, Yaari Ehud, Intifada, Simon & Schuster  Pierre Razoux, Tsahal, nouvelle histoire de l'armée israélienne, Perrin, 2006  Ilan Pappé, Une terre pour deux peuples : Histoire de la Palestine moderne, Fayard, 2004

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Le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, le Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés et l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le ProcheOrient 59 ont suivi de près la situation. Le Comité a soumis des rapports 60 sur la dureté des mesures — tirs à balles réelles contre des manifestants, passages à tabac en représailles — adoptées par les autorités d’occupation. Entre 1987 et 1993, plus de 1 000 Palestiniens ont été tués et des dizaines de milliers blessés. Des milliers de Palestiniens ont été détenus, des milliers ont été transférés vers des prisons en Israël et un grand nombre expulsés du territoire palestinien. On trouvait dans les rapports des cas de mauvais traitements et de torture dans les prisons, d’utilisations létales de gaz lacrymogène, d’usage intempestif de tirs à balles réelles, de passages à tabac et d’autres mesures draconiennes. Israël a eu recours aussi à diverses formes de représailles collectives, destruction de maisons, couvre-feux prolongés et restrictions économiques. Le système éducatif a cessé de fonctionner quand les écoles et les universités ont été fermées pour de longues périodes, l’organisation de cours officieux étant interdite. Le

http://www.unrwa.org/ Liste des rapports : http://unbisnet.un.org:8080/ipac20/ipac.jsp?menu=search&aspect=power&npp=50&ipp=20&spp=20&profile=bib&ri=&index=.TW&term=Re port+of+the+Committee+on+the+Exercise+of+the+Inalienable+Rights+of+the+Palestinian+People&matchopt=0%7C0&oper=and&x=12&y =12&aspect=power&index=.TW&term=&matchopt=0%7C0&oper=and&index=.TN&term=&matchopt=0%7C0&oper=and&index=.AW&term =&matchopt=0%7C0&limitbox_2=TM01+%3D+tm_b04&ultype=&uloper=%3D&ullimit=&ultype=&uloper=%3D&ullimit=&sort=3100054 60

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fonctionnement des services sociaux a été fortement réduit, et nombre de médias et d’organisations civiques ont été frappés d’interdiction. Des dizaines de milliers d’arbres productifs ont été déracinés et des cultures détruites. Les rapports font état d’actes de violence et d’agression de colons israéliens de plus en plus nombreux et de plus en plus graves. Dans cette situation, les Palestiniens ont tenté envers et contre tout de surmonter leurs graves difficultés économiques en pratiquant l’économie de subsistance à l’échelon local. Le 22 décembre 1987, le Conseil de sécurité, l’Assemblée générale et le Secrétaire général ont fait part des vives préoccupations que leur inspiraient les mesures prises contre l’Intifada par les autorités d’occupation. Préoccupé de la sûreté et de la protection des Palestiniens dans le territoire occupé, conformément à la quatrième Convention de Genève relative à la protection des populations civiles en temps de guerre, du 12 août 1949. Le Conseil de sécurité adopte la résolution 605 (1987) 61, dans laquelle le Conseil a « vivement déploré les politiques et pratiques d’Israël, puissance occupante, qui violent les droits de l’homme du peuple Palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée Israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils Palestiniens sans défense ». A la suite de cette résolution, le Conseil de sécurité a adopté quatre résolutions expressément consacrées à la question des expulsions de Palestiniens des territoires occupés. Dans ses résolutions, le Conseil a demandé à Israël de cesser d’expulser des civils palestiniens et d’assurer le retour immédiat et en toute sécurité dans les territoires palestiniens occupés des personnes expulsées :  Résolution 607 (1988) du 5 janvier 1988 62 ;  Résolution 608 (1988) du 14 janvier 1988 63 ;  Résolution 636 (1989) du 6 juillet 1989 64 ;  Résolution 641 (1989) du 30 août 1989 65. Dans une note du Président datée du 26 août 1988 66 , les membres du Conseil de sécurité se disaient gravement préoccupés par le fait que la situation dans les territoires palestiniens occupés par Israël depuis 1967, y compris Jérusalem, ne cessait de se détériorer, et plus particulièrement par la gravité de la situation actuelle résultant de l’interdiction d’accéder à certains secteurs, de l’imposition de couvre-feux et de l’augmentation subséquente du nombre de blessés et de morts. Ils estimaient que la situation dans les territoires occupés portait gravement atteinte aux efforts faits pour instaurer une paix globale, juste et durable au Moyen-Orient. Le 20 décembre 1990, le Conseil unanime a demandé au Secrétaire général de redoubler d’efforts de toute urgence afin de suivre et d’observer la situation des civils palestiniens soumis à l’occupation israélienne et prié instamment Israël d’appliquer la quatrième Convention de Genève à tous les territoires occupés (résolution 681 67 ). Israël a toutefois refusé d’admettre que la Convention soit applicable de jure, tout en affirmant qu’il la respectait de facto.

Fondation du Hamas Fin 1987, se forme le Hamas « Mouvement de résistance islamique », alors proche des Frères musulmans d'Égypte. Le mouvement constitué d'une branche politique et d'une branche armée, 61 62 63 64 65 66 67

http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/605(1987) http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/607(1988) http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/608(1988) http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/636(1989) http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/641(1989) http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=S/20156 http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/681(1990)

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principalement actif à Gaza. Créé par Sheikh Ahmed Yassin, Abdel Aziz al-Rantissi et Mohammed Taha, tous trois issus des Frères musulmans, sa charte 68 affirme que « la terre de Palestine est une terre islamique ». Il prône donc la destruction de l'État d'Israël et l'instauration d'un État islamique Palestinien sur tout le territoire de l'ancienne Palestine mandataire, c'est-à-dire incluant l'État d'Israël, la Cisjordanie, la bande de Gaza et la Jordanie. Dans le cadre du conflit israéloPalestinien, le Hamas se définit lui-même comme un mouvement trouvant ses principes dans le Coran et se battant au nom de l'Islam. Le Hamas est sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada et des États-Unis. Il est classé terroriste par Israël, l'Égypte et le Japon, et est banni en Jordanie. Pour la GrandeBretagne et l'Australie, seule la branche armée du Hamas est classée comme terroriste. D'autres pays du monde, notamment l'Afrique du Sud, la Russie, la Norvège, le Brésil ne reprennent pas le Hamas sur la liste des organisations qu'ils considèrent comme terroristes.

Déclaration d’Indépendance de Palestine En novembre 1988, lors d'une rencontre de quatre jours qui se déroule à Alger, le conseil national de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) déclare l’Indépendance de l’État Palestinien dont la capitale est Jérusalem. Les dirigeants de l'OLP annoncent qu'ils acceptent les résolutions 242 et 338 de l'Organisation des Nations unies comme base pour une conférence internationale qui permettrait à la Palestine d'obtenir l'autodétermination. Cette position implique le rejet du terrorisme comme moyen d'action et la reconnaissance de l'État d'Israël. Le 15 décembre 1988, lors de la proclamation de l’Indépendance de l’Etat Palestinien, un hymne national est joué et le drapeau du pays hissé. Israël dénoncera rapidement cette proclamation qu'une vingtaine de pays reconnaîtront, dont Cuba et plusieurs États arabes. Hymne : « Mawtini, Mawtini » est un poème, écrit par le poète palestinien Ibrahim Touqan (Naplouse, 1905 - Jérusalem, 2 mai 1941) et composé par Mohamed Fleyfel. Ce poème, connu dans tous les pays arabes, fait les louanges de la résistance Palestinienne et exprime par ce fait l'unité du monde arabe. Il parle de la résistance Palestinienne face au mandat Britannique et à l'implantation juive. Il a également été adopté comme hymne national en Irak en 2004.

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http://iremam.cnrs.fr/legrain/voix15.htm

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Dans sa résolution 43/177 69 , l’Assemblée générale a pris acte de la proclamation de l’État Palestinien par le Conseil national Palestinien. Elle a réaffirmé qu’il était nécessaire de permettre au peuple palestinien d’exercer sa souveraineté sur son territoire occupé depuis 1967. Elle a également décidé que la désignation de « Palestine » remplacerait, au sein du système des Nations Unies, la désignation « Organisation de libération de la Palestine », sans préjudice du

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http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/43/177

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statut et des fonctions d’observateur de l’Organisation de libération de la Palestine au sein du système des Nations Unies.

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Le 2 avril 1989, le chef de l'OLP, Yasser Arafat, sera élu Président de la Palestine par les 77 membres du Conseil Central.

l'État Palestinien est actuellement reconnu par 136 États (70,5 %) sur les 193 membres que compte l'Organisation des Nations unies (ONU) ainsi que par le Vatican. Le 07 juillet 1998, l’Assemblée générale a adopté, le 7 juillet 1998, la résolution 52/250 70 aux termes de laquelle elle a décidé de conférer à la Palestine, en sa qualité d’observateur, des droits et privilèges supplémentaires pour ce qui est de participer aux sessions et aux travaux de l’Assemblée Générale ainsi qu’aux conférences internationales et aux conférences des Nations Unies.

Les Accords d’Oslo En octobre 1991, les changements survenus à l’échelle mondiale, tels que la fin de la guerre froide, les modifications de la politique étrangère des grandes puissances, la guerre du Golfe et ses suites, ont retenti sur la situation au Moyen-Orient. Le processus de négociation reprend très sérieusement avec la tenue historique de la Conférence de la paix sur le Moyen-Orient à Madrid, sous la double présidence des Etats-Unis et de l’Union soviétique (30 octobre-1er novembre), qui a pour la première fois réuni les parties au conflit.

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http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/52/250&Lang=E

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SOURCES : ARCHIVES MUNICIPALES DE JERUSALEM, DEPARTEMENT DES PLANS URBAINS ; ADMINISTRATION CIVILE BET EL, PLAN ROUTIER « ARC-ENCIEL », 1994-1995 ; YEDIOTH AHARONOT, 6 OCTOBRE 1995 ; TEXTE OFFICIEL DES ACCORDS D’OSLO II.

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Le 10 septembre 1993, Israël et Palestine, échangent des lettres de reconnaissance mutuelle 71, l’OLP qui alors est le représentant de l’Etat de Palestine reconnait l’existence Israël et Israël reconnait l’OLP comme représentant de la Palestine et de son peuple. Le 13 septembre 1993, la Déclaration de principes, signée à Washington en présence de Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, de Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l'OLP et de Bill Clinton, Président des États-Unis, La vive poignée de main entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin derrière la Maison-Blanche et devant le Président Bill Clinton à la suite de la signature des accords de Washington fait renaître l'espoir de l'établissement d'une paix durable entre l’État d’Israël et l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP). Le 04 mai 1994, Le processus d'Oslo est complété de l’Accord de Jéricho-Gaza 72 qui investit la nouvelle Autorité nationale palestinienne de pouvoirs limités. Le 28 septembre 1995, l'Accord Intérimaire 73 sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza ou « Accord de Taba » ou « Accords d’Oslo II », qui est signé à Washington prévoit les premières élections du Conseil Législatif Palestinien et implique un découpage négocié des territoires palestiniens en zones où les contrôles israélien et palestinien s'appliquent de façon différente, dans l'attente de l'aboutissement des négociations toujours en cours.

« Zone de sécurité » au Sud-Liban En janvier 1985, le Gouvernement Israélien annonce que des membres des forces de défense israéliennes continueraient d’opérer dans la « zone de sécurité » et serviraient de conseillers à ce qu’il était convenu d’appeler « l’Armée du Sud-Liban » (ASL). Les forces de défense israéliennes et l’ASL restèrent la cible d’attaques menées par des groupes opposés à l’occupation du Liban par Israël. En 1993 et 1996, Israël procède à des bombardements intensifs qui font de nombreuses victimes parmi la population civile. Le 17 avril 2000, Israël informe le Secrétaire général qu’il retirerait ses forces du Liban avant le mois de juillet 2000 « d’une façon strictement conforme aux résolutions 425 (1978) et 426 (1978) du Conseil de sécurité ». Le 2 mai 2000, le Gouvernement Israélien informe de nouveau le Secrétaire général qu’Israël avait redéployé ses forces, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. Une équipe de cartographes de l’ONU se rend sur place pour déterminer le tracé d’une ligne qui servirait à confirmer le retrait d’Israël (elle fut dénommée par la suite « Ligne bleue »). Le 16 juin 2000, le Secrétaire général fait savoir au Conseil qu’Israël avait retiré ses forces du Liban conformément à la ligne tracée par l’ONU. Le 18 juin 2000, Le Conseil de sécurité, dans une résolution adoptée se félicita du rapport du Secrétaire général et approuva le travail réalisé par l’Organisation. 71

http://mjp.univ-perp.fr/constit/ps1968.htm#Lettres_de_reconnaissance_mutuelle http://mjp.univ-perp.fr/constit/ps1994.htm 73 http://mjp.univ-perp.fr/constit/ps1995.htm 72

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Hébron divisé en deux Le 25 février 1994, a lieu le massacre d'Hébron de 1994 ou massacre du Tombeau des Patriarches, lorsque Baruch Goldstein, un colon israélien membre du parti nationaliste-religieux Kach et Kahane Chai, tua 29 Palestiniens de la ville d'Hébron et en blessa 125 autres, alors qu'ils étaient en train de prier un vendredi du mois sacré de ramadan. La résolution 904 du conseil de sécurité des Nations unies a été émise pour exprimer la condamnation ferme de cet acte. Le massacre, commis sur fond des accords de paix d'Oslo, a déclenché un renouveau de la violence entre communautés juives et palestiniennes. Le gouvernement israélien avait partagé le Tombeau des Patriarches en deux sections distinctes : l'une réservée aux juifs et l'autre aux musulmans. Le matin à 05h00, 800 musulmans palestiniens entrent dans le Tombeau pour la prière de l'aube (fajr), la première des cinq prières quotidiennes. L'armée israélienne gardait le Tombeau, mais des neuf soldats qui étaient censés être de garde, quatre étaient en retard et seulement un officier était présent. Peu de temps après, Baruch Goldstein entre dans le Tombeau des Patriarches vêtu de son uniforme militaire et portant un fusil d'assaut IMI Galil et quatre chargeurs de munitions pour un total de 140 cartouches. Il n'a pas été arrêté par les gardes qui ont supposé qu'il était un officier se rendant du côté juif du Tombeau pour prier. Il se plaça devant l'unique sortie de la section musulmane, dans le dos des fidèles, et ouvrit le feu, abattant 29 Palestiniens en pleine prière et en blessant 125 autres74. D'après les rescapés, il avait attendu le sojud, la prière que les musulmans disent en étant agenouillés en directions de la Mecque. Un fidèle lui lança un extincteur sur la tête, puis, avec d'autres fidèles, le battit à mort. Lors d'entretiens avec le New York Times des témoins palestiniens ont affirmé 74 (La paix impossible ? de Fabien Ghez, Liliane Messika, p. 297)

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que pendant le chaos au moins un soldat a ouvert le feu sur la foule qui essayait de s'échapper et qu'au moins une personne en avait été tuée. Deux soldats en faction devant la porte ont reconnu qu'ils avaient tiré non seulement en l'air mais aussi au moins quatre fois vers la porte, certains de ces tirs étaient à hauteur de poitrine, mais ils ont soutenu que personne n'a été touché par leurs balles. Ces soldats ont dit qu'ils voulaient créer un bouchon à la porte pour empêcher le tireur de sortir, et que les tirs ont cessé quand ils ont vu un homme blessé sortir de la mosquée. Ils ont compris à ce moment que le tireur était juif et non arabe. Le commandant de la police frontalière à Hébron, où des petites enclaves juives sont entourées de la population palestinienne, déclara que les ordres de l'armée étaient de ne jamais tirer sur un colon, même si ce dernier était en train de faire feu sur des Palestiniens ou des soldats 75. Début mai 1994, un corps dénommé TIPH, « Temporary International Presence in Hebron » est déployé dans la ville d’Hébron pour y maintenir une sécurité. Celui-ci est constitué de 160 hommes, dont la plupart munis, pour leur sécurité, d’armes légères. Le 4 novembre 1995, l’assassinat d’Yitzhak Rabin, le premier ministre israélien est annoncé à Tel-Aviv. En janvier 1996, l’Autorité palestinienne qui vient de prendre ses fonctions organise son premier scrutin démocratique afin de choisir un Conseil palestinien de 88 membres. Yasser Arafat, président de l’OLP, est élu président de l’Autorité palestinienne. En janvier 1997, Israël et l’Autorité palestinienne signent le Protocole d’Hébron relatif au redéploiement des Forces de défense israéliennes (FDI) à Hébron. Le Protocole comporte également le calendrier d’un autre redéploiement des FDI en Cisjordanie et de la reprise des négociations sur le statut permanent. En mars 1997, Israël a approuvé le plan du premier redéploiement de Cisjordanie. Les deux années suivantes, le processus de paix n’a guère avancé. Le 17 mars 1998, de plus en plus inquiète de la dégradation de la situation, l’Assemblée générale reprend sa dixième session extraordinaire d’urgence pour débattre les « mesures illégales prises par Israël à Jérusalem-Est occupée et dans le reste du territoire Palestinien occupé ». Le 23 octobre 1998, Israël et l’Organisation de libération de la Palestine signent à Washington, le Mémorandum de Wye River 76. Cet accord, signé par Benyamin Nétanyahou, le premier ministre d’Israël, et Yasser Arafat, le président de l’Autorité Palestinienne, en présence de Bill Clinton, président des Etats-Unis, et du roi Hussein de Jordanie, comportait les éléments suivants :  Israël retirerait ses troupes de 13 % du territoire de la Cisjordanie et transférerait 14,2 % du territoire de Cisjordanie, se trouvant sous contrôle conjoint israélo-palestinien (zone B), pour le placer sous contrôle palestinien (zone A) ;  Les deux parties reprendraient immédiatement les négociations sur le statut permanent ;  L’Autorité palestinienne prendrait des mesures pour combattre le terrorisme. Le Secrétaire général a dit du Mémorandum de Wye River que c’était un événement prometteur. L’Assemblée générale, dans une résolution adoptée le 2 décembre 1998, a également exprimé son plein appui au processus de paix et l’espoir que le Mémorandum serait entièrement appliqué. A cet accord s’est ajoutée en 1999 la signature d’un accord intérimaire qui a entraîné un nouveau redéploiement des troupes israéliennes quittant la 75

New York Times : http://www.nytimes.com/1994/03/18/world/confusing-israeli-testimony-poses-possibility-of-hebronaccomplice.html?pagewanted=1 76 http://mjp.univ-perp.fr/constit/ps1998.htm

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Cisjordanie, des accords sur les prisonniers, l’ouverture d’un passage permettant la circulation dans des conditions de sécurité entre la Cisjordanie et Gaza, et la reprise des négociations sur les problèmes liés au statut permanent. Le 30 novembre 1998, les représentants d’une cinquantaine de pays réunis à Washington ont annoncé des contributions de plus de 3 milliards de dollars pour équiper les zones contrôlées par l’Autorité palestinienne et y accroître le développement économique. Après la formation d’un nouveau Gouvernement israélien dirigé par Ehud Barak en mai 1999, on a pu à nouveau espérer la poursuite des négociations. Le 4 septembre 1999, Israël et l’Autorité Palestinienne ont signé le Mémorandum de Charm el Cheikh 77.

Camps David II En juillet 2000, M. Ehud Barak qualifie d’« offre généreuse » les propositions israéliennes présentées au sommet pour la Paix au Proche-Orient de Camp David (parfois surnommé Camp David II) pour résoudre la question des territoires Palestiniens. Ces « concessions territoriales » prévoyaient l’annexion par Israël de près de 10% de la Cisjordanie et la « location à long terme » d’une zone de sécurité le long du Jourdain. Le territoire de l’Etat Palestinien se retrouve coupé en trois morceaux de Cisjordanie - dont chacun est à son tour morcelé par les route de contournement desservant les colonies juives -, plus la bande de Gaza (carte de droite). En janvier 2001, à Taba, sans accepter de rendre toute la Cisjordanie, le gouvernement Israélien se rapproche - sans encore les atteindre - des principes formulés dans la résolution 242 du Conseil de sécurité, « la paix contre les territoires ». Le gouvernement Israélien accepte aussi le principe de la partition et propose que Jérusalem devienne la capitale de deux Etats. Ses quartiers arabes reviendraient aux Palestiniens, les quartiers juifs à Israël (carte de gauche).

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Second Intifada Le 28 septembre 2000, Ariel Sharon, parlementaire et membre du Likoud (à l'époque dans l'opposition politique au gouvernement de Ehud Barak), fait une visite sous haute sécurité sur l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem. Cette visite est interprétée comme une provocation par les Palestiniens et la population arabe. Les manifestations qui s'ensuivent sont fortement réprimées. On a fait état d’au moins 50 morts et de 1 500 blessés, palestiniens pour la plupart, à l’issue de cinq journées d’affrontements ininterrompus entre Israéliens et Palestiniens. Dans la première semaine d’octobre, six autres Palestiniens au moins ont été tués par les forces israéliennes lors de violences sporadiques à Jérusalem et dans d’autres parties du territoire palestinien occupé. Cette nouvelle vague de violences a été appelé « Intifada d’Al-Aqsa ». Le Conseil de sécurité, inquiet de cette montée spectaculaire de la violence, a condamné dans sa résolution 1322 (2000) 78 les derniers actes de violence au Moyen-Orient, particulièrement le recours excessif à la force contre les Palestiniens. Il a également demandé à Israël de se conformer scrupuleusement à ses obligations juridiques en vertu de la quatrième Convention de Genève et a appelé à la reprise immédiate des négociations de paix. Le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, réuni en octobre pour examiner la situation, a réaffirmé sa position, à savoir que l’ONU devrait continuer à exercer sa responsabilité permanente pour ce qui est de tous les aspects de la question de Palestine jusqu’à ce que les Palestiniens puissent exercer pleinement leurs droits. Les 16-17 octobre 2000, Israéliens et Palestiniens cadré par le Secrétaire général de l’ONU et coprésidée par le président égyptien Hosni Mubarak et le président américain Bill Clinton, acceptent de se retrouver autour de la même table à Charm El-Cheikh. Après 24 heures d’incertitude, un accord oral en trois points est finalement trouvé : « fin de la violence », mise en place d’une « commission d’enquête » sur les affrontements et « reprise des négociations » dans le cadre du processus de paix.

Quatuor et Feuille de Route En 2002, le Conseil de sécurité de l’ONU, adopte un certain nombre de résolutions 79 dans lesquelles il se déclare profondément préoccupé par l’aggravation de la situation et exige la cessation immédiate de tous les actes de violence et de tous les actes de terreur et le retrait des troupes Israéliennes des villes Palestiniennes et demande que le droit international humanitaire soit respecté. En mars 2002, le Conseil de sécurité adopte une résolution historique 80, dans laquelle il se déclare attaché à la vision d’une région où deux États, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, à l’intérieur de frontières reconnues et sûres. La « Feuille de route » conçue pour réaliser cette vision, qui a été élaborée par le Quatuor (Etats-Unis, Union européenne, Fédération de Russie et ONU), prévoyait que les Israéliens et les Palestiniens agiraient parallèlement de façon à aboutir à un règlement définitif et global à la fin de 2005.

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http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/1322(2000) Liste des résolutions : http://unbisnet.un.org:8080/ipac20/ipac.jsp?npp=50&term=S%2F57&index=.SU&oper=and&term=sres*&index=.UD&oper=and&term=pale stin*&index=.SW&Submit=Afficher+les+r%C3%A9solutions 80 http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/1397(2002) 79

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En juin 2003, les deux parties ont pris le ferme engagement d’appliquer la Feuille de route au sommet d’Aqaba. En novembre 2003, le Conseil de sécurité a approuvé la Feuille de route. Malgré quelques signes de progrès, le cycle de la violence, des représailles et de la revanche s’est poursuivi et le processus de paix s’est enlisé. 

Texte de la feuille de route 81 (S/2003/529)

Déclarations du quatuor 82

« Guerre » de Gaza 2008-2009 Le 27 décembre 2008, débutera La guerre de Gaza est une opération militaire israélienne dans la bande de Gaza. Le 3 janvier 2009, des raids et bombardements aériens suivis par une offensive terrestre sont lancées. L'objectif déclaré des Israéliens était de mettre fin aux tirs de roquettes Qassam du Hamas lancés depuis la bande de Gaza, en particulier sur la ville voisine de Sderot, et à son réapprovisionnement en armement, en s'en prenant aux militants du Hamas et en détruisant des infrastructures qu'il utilise, en particulier les centaines de tunnels creusés sous la frontière entre la Bande de Gaza et le Sinaï égyptien. Le 18 janvier 2009, un cessez-le-feu est décidé par le gouvernement israélien, qui dit avoir atteint son objectif. Quelques heures plus tard, le Hamas annonce à son tour un cessez-le-feu d'une semaine afin de laisser le temps aux forces israéliennes de quitter la Bande de Gaza et d'ouvrir les points de passage pour l'aide humanitaire et les produits de première nécessité. En pratique, le cessez-le-feu n'a cependant pas totalement mis fin aux tirs des deux camps. Cette opération militaire a suscité une large réprobation dans l'opinion internationale, en raison du caractère jugé disproportionné de la riposte israélienne, du nombre de victimes civiles parmi les Palestiniens, et de l'utilisation par l'armée israélienne d'armes dont l'usage est restreint ou limité par le droit international humanitaire.

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http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=S/2003/529 http://www.un.org/french/Depts/palestine/quatuor_statements.shtml

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Le Hamas au Parlement Le 26 janvier 2006, le Hamas remporte démocratiquement les élections législatives Palestiniennes. Il obtient 56 % des suffrages, ce qui lui donne une majorité parlementaire de 74 sièges sur 132. Cette victoire du Hamas a été possible dans la mesure où ses dirigeants ne sont pas soupçonnés de corruption mais aussi grâce aux actions sociales et caritatives sur le terrain, qu'il dirige en particulier vers les enfants et les pauvres. Le président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, invite le Hamas à former le nouveau gouvernement. Ce résultat est perçu comme un net retour en arrière par les gouvernements étrangers qui jouaient le rôle de médiateurs pour le conflit Israélo-Palestinien. Les États-Unis ont déclaré qu'ils ne traiteraient pas avec le Hamas tant qu'il ne renoncera pas à la lutte armée et seulement lorsqu'il acceptera le droit à l'existence pour Israël, ce qui est en contradiction avec la charte actuelle du mouvement. Dans le même temps, le président Israélien Moshe Katsav et l'ancien Premier ministre Shimon Peres ont tous deux déclaré que si le Hamas reconnaissait l'existence d'Israël et abandonnait le terrorisme, Israël négocierait avec ce mouvement. Pendant la durée de la campagne législative Palestinienne, il n'a pas été fait mention d'un objectif de destruction d'Israël, plusieurs commentateurs et médias Israéliens précisent néanmoins que ses dirigeants ne renoncent pas explicitement à cet objectif. En décembre 2014, l'inscription du Hamas sur la liste des organisations terroristes de l'Union Européenne est annulée par la justice, car le Tribunal estime que cette inscription est fondée « non pas sur des faits examinés et retenus dans des décisions d’autorités nationales compétentes, mais sur des imputations factuelles tirées de la presse et d’internet ». Cette annulation ne remet pas en question la qualification du groupe palestinien d'organisation terroriste sur le fond, a précisé la cour, qui condamne la manière dont il a été formellement inscrit sur la liste européenne en 2003. Le 29 janvier 2015, la justice égyptienne a classé la branche militaire du Hamas comme organisation terroriste l’accusant de soutenir l'insurrection djihadiste dans le Sinaï. En revanche, la Ligue arabe demande à l'Égypte d'annuler cette décision. Le 27 mars 2015, le Hamas est finalement maintenu sur la liste des organisations terroristes par l'Union Européenne qui fait appel en janvier 2015

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« Guerre » de Gaza 2014 Le 2 juin 2014, le Fatah au pouvoir en Cisjordanie et le Hamas qui contrôle la bande de Gaza forment un gouvernement palestinien d'union nationale. Cette réconciliation est saluée par les États-Unis mais condamnée par Israël Le 12 juin 2014, la suite de l'enlèvement de trois adolescents israéliens et de la découverte de leurs corps, le 30 juin, Israël accuse le Hamas malgré l'absence de revendication de sa part. Le 14 juin 2014, l’État hébreu lance l'opération « Gardiens de nos frères », durant laquelle sont arrêtés 800 Palestiniens (sans inculpations ni procès), essentiellement des membres du Hamas, dont 56 qui avaient été relâchés en échange du soldat Gilad Shalit, en 2011, ainsi que des députés et le président du parlement Abdel Aziz Doweik. Neuf civils palestiniens sont tués au cours de l'opération. Le 25 juin 2014, alors qu'une très vive tension règne sur le terrain, les tirs de roquette et les raids aériens israéliens lancés en représailles augmentent. Douze raids de représailles contre des installations Palestiniennes sont conduits à la suite de nouveaux tirs de roquettes. Une jeune Palestinienne a été tuée. De plus, trois Palestiniens ont été blessés par une explosion apparemment provoquée par un tir visant le sud d’Israël, mais qui a atteint la bande de Gaza. Dans la nuit du 1er au 2 juillet 2014, un adolescent Palestinien est brulé vif par trois juifs orthodoxes Israéliens qui seront arrêtés. Le 16 septembre 2014, un accord entre le gouvernement israélien et l'Autorité palestinienne sur la mise en place d'un « mécanisme provisoire » pour accélérer la reconstruction de Gaza, est annonce par le coordinateur de l'ONU pour le Proche-Orient, Robert Serry. Fin septembre 2014, l'Égypte réunira les deux parties pour discuter entre autres de la levée du blocus de la bande de Gaza à proprement parler, de la construction d'un port dans la bande de Gaza et la réouverture de l'aéroport de gaza, de la libération de prisonniers palestiniens, de la remise des corps de soldats israéliens et de la démilitarisation de la bande de Gaza.

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CHAPITRE II : GEOPOLITIQUE

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Le monde multipolaires Le monde a actuellement atteint une phase critique de son évolution : l’écosystème est totalement déstabilisé par « les progrès de l’homme », l’humanité c’est perdu dans un monde fait d’égoïsme et de profit, Après avoir connu un monde unipolaire, voilà que nous entrons dans une nouvelle ère multipolaire, dont voici les définitions : 1) Le monde unipolaire représente le règne d’un maître unique, en un seul centre de pouvoir, un seul centre de force et un seul centre de décision. 2) Le monde multipolaire est quant à lui le principe de l’équilibre dans le rapport entre les Etats. C’est la pluralité des pouvoirs politiques étatiques qui s’oppose ou s’allie sans pour autant entraîner la prééminence d’un Etat aux dépens des autres. Ceux qui forment cet état du monde ne sont autres que les puissances nucléaires.

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RUSSIE Démographie : La Russie est le plus grand pays de la planète, dont la population est estimée à près de 146,5 millions d’habitants en 2016. État fédéral transcontinental, dont la capitale est Moscou. Politique : Le Président est Vladimir Poutine, en fonction depuis le 07 Mai 2012, dont le mandat équivaut à une durée de 6 ans renouvelable une fois consécutive. La Fédération de Russie a connu, depuis sa création en 1991 quatre Chefs d’Etats légitimes : 1. Boris Eltsine (1931-2007), 25 décembre 1991 - 31 décembre 1999, (indépendant). 2. Vladimir Poutine (1952), 7 mai 2000 - 7 mai 2008, (Indépendant puis Russie unie à partir de décembre 2001). 3. Dmitri Medvedev (1965), 7 mai 2008 - 7 mai 2012, (Russie unie). 4. Vladimir Poutine (1952), mandat en cours depuis le 7 mai 2012, (Indépendant puis Russie unie). Défense : L’actuelle armée Russe, formée en 1992, est l’héritière de l’ancienne Armée rouge qui fut l'Armée soviétique de 1922 à 1991, année de la dislocation de l’URSS. Elle a hérité de l’armement et de l’équipement de l’armée soviétique située sur le territoire russe, ainsi que de la totalité de l’arsenal nucléaire soviétique qui lui a été transféré par le Kazakhstan, l’Ukraine et la Biélorussie. Après la chute de l’URSS, malgré la baisse des effectifs et du budget, l’armée russe reste une armée de premier plan à l’échelle mondiale. Elle surveille de près les détroits turcs pour accéder à la Méditerranée, le « verrou » danois pour accéder à l'océan Atlantique et à l'Est, le « verrou » japonais pour l'océan Pacifique, et l'Arctique notamment pour le pétrole. Economie : Les ressources naturelles dont dispose le pays sont minières (houille, fer, nickel, diamant, etc.) et énergétiques (pétrole, gaz naturel, hydroélectricité) abondent à en faire l’un des principaux producteurs et exportateurs mondiaux. Géographie : La carte topographique de la Russie, présente de vastes plaines prédominées pas les steppes au sud, la forêt au nord et la toundra le long des rivages de l’océan Arctique. Le climat dévoile deux grandes saisons : l’hiver et l’été. Les hivers sont glacials, le record du froid étant détenu par la ville de Verkhoïansk (-70 °C relevé). Et les étés ont une température moyenne de 20 °C allant jusqu’à 38 °C au sud.

ETATS UNIS Démographie : Les États-Unis d’Amérique sont une république constitutionnelle fédérale à régime présidentiel composée de cinquante États, comprenant plus de 324,8 millions d’habitants, classé 3ème mondialement. La capitale est Washington. Politique : Le gouvernement forme une démocratie représentative. Le pays est constitué de cinquante États fédérés qui disposent d'une pleine souveraineté dans de nombreux domaines : justice, éducation, transport, etc. Chacun des 50 États à son drapeau, son gouverneur, son congrès et son gouvernement. La législation diffère d'une circonscription à l'autre. Les citoyens américains sont gouvernés à trois échelons : le niveau fédéral depuis la capitale Washington,

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D.C., le niveau des États fédérés et le niveau local (comtés, municipalités). Depuis l’indépendance des Etats Unis la liste des Présidents atteint les 44 : 1. George Washington, 1789-1797, d’appartenance politique Indépendant (Fédéraliste) 2. John Adams, 1797-1801 (Fédéraliste). 3. Thomas Jefferson, 1801-1809 (Républicain-démocrate). 4. James Madison, 1809-1817 (Républicain-démocrate). 5. James Monroe, 1817-1825 (Républicain-démocrate). 6. John Q. Adams, 1825-1829 (Républicain national). 7. Andrew Jackson, 1829-1837 (Démocrate). 8. Martin Van Buren, 1837-1841 (Démocrate). 9. William H. Harrison, 1841 (Whig). 10. John Tyler, 1841-1845 (Whig). 11. James K. Polk, 1845-1849 (Démocrate). 12. Zachary Taylor, 1949-1850 (Whig). 13. Millard Fillmore, 1850-1853 (Whig). 14. Franklin Pierce, 1853-1857 (Démocrate). 15. James Buchanan, 1857-1861 (Démocrate). 16. Abraham Lincoln, 1861-1865 (Républicain). 17. Andrew Johnson, 1865-1869 (Démocrate). 18. Ulysses S. Grant, 1869-1877 (Républicain). 19. Rutherford B. Hayes, 1877-1881 (Républicain). 20. James A. Garfield, 1881 (Républicain). 21. Chester A. Arthur, 1881-1885 (Républicain). 22. S. Grover Cleveland 1re fois, 1885-1889 (Démocrate). 23. Benjamin Harrison, 1889-1893 (Républicain). 24. S. Grover Cleveland 2e fois, 1893-1897 (Démocrate). 25. William McKinley, 1897-1901 (Républicain). 26. Theodore Roosevelt, 1901-1909 (Républicain). 27. William H. Taft, 1909-1913 (Républicain). 28. T. Woodrow Wilson, 1913-1921 (Démocrate). 29. Warren G. Harding, 1921-1923 (Républicain). 30. J. Calvin Coolidge, 1923-1929 (Républicain). 31. Herbert C. Hoover, 1929-1933 (Républicain). 32. Franklin D. Roosevelt, 1933-1945 (Démocrate). 33. Harry S. Truman, 1945-1953 (Démocrate). 34. Dwight D. Eisenhower, 1953-1961 (Républicain). 35. John F. Kennedy, 1961-1963 (Démocrate). 36. Lyndon B. Johnson, 1963-1969 (Démocrate). 37. Richard M. Nixon, 1969-1974 (Républicain). 38. Gerald R. Ford, 1974-1977 (Républicain). 39. Jimmy Carter, 1977-1981 (Démocrate). 40. Ronald W. Reagan, 1981-1989 (Républicain). 41. George H. W. Bush, 1989-1993 (Républicain). 42. Bill Clinton, 1993-2001 (Démocrate).

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43. George W. Bush, 2001-2009 (Républicain). 44. Barack Obama, 2009 - prendra fin le 20 janvier 2017 (Démocrate). 45. Donald Trump, prendra effet le 20 Janvier 2017 (Républicain). Défense : Le président détient le titre de commandant en chef de la nation, des forces armées et nomme ses dirigeants, le Secrétaire à la Défense et ceux du comité des chefs d’États-majors interarmes. Le Projet Manhattan a marqué, lors de la seconde Guerre mondiale, le début du Programme nucléaire des États-Unis. Puis leur rôle fût à la fois clef et ambigu concernant la prolifération nucléaire, s'employant à la fois à favoriser l'utilisation du nucléaire dans le monde et à stopper celle-ci. Economie : Les États-Unis sont la seconde puissance économique mondiale après la Chine depuis 2014, selon le PIB. Les secteurs les plus dynamiques sont la chimie, l'informatique, l'aérospatiale, la santé, les biotechnologies et les industries de l'armement. Le principal point fort de cette économie postindustrielle reste le secteur tertiaire (grande distribution, services financiers et bancaires, assurances, production cinématographique, tourisme…), qui contribue pour 75 % du PIB. Géographie : L'immensité du territoire, la grande variété des reliefs et des climats produisent des paysages très divers selon les régions. A l'est, une plaine de plus en plus large en allant vers la Floride, borde l'océan Atlantique, le sud subit les influences tropicales et vers l'intérieur se succèdent les collines du piémont puis les montagnes Appalaches.

FRANCE Démographie : La République française, est un État transcontinental souverain. Elle compte 65,8 millions d’habitants. La capitale est Paris. Politique : C'est aujourd'hui une république constitutionnelle unitaire ayant un régime semiprésidentiel. La révolution de février 1848, chasse le roi Louis-Philippe Ier et instaure la République. La constitution du 4 novembre 1848 confie le pouvoir exécutif à un président élu au suffrage masculin direct. Elle compte V Républiques et 24 Présidents : 1. Louis-Napoléon Bonaparte, 20 décembre 1848-2 décembre 1852 (Deuxième République). 2. Adolphe Thiers (1797-1877), 3 août 1871 - 24 mai 1873 (Troisième République). 3. Patrice de Mac Mahon (1808-1893), 24 mai 1873 - 30 janvier 1879 (Troisième République). 4. Jules Grévy (1807-1891), 30 janvier 1879 - 2 décembre 1887 (Troisième République). 5. Sadi Carnot (1837-1894), 3 décembre 1887 - 25 juin 1894. (Troisième République). 6. Jean Casimir-Perier (1847-1907), 27 juin 1894 - 16 janvier 1895 (Troisième République). 7. Félix Faure (1841-1899), 17 janvier 1895 - 16 février 1899 (Troisième République). 8. Émile Loubet (1838-1929), 18 février 1899 - 18 février 1906 (Troisième République). 9. Armand Fallières (1841-1931), 18 février 1906 - 18 février 1913 (Troisième République). 10. Raymond Poincaré (1860-1934), 18 février 1913 - 18 février 1920 (Troisième République). 11. Paul Deschanel (1855-1922), 18 février - 21 septembre 1920 (Troisième République).

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12. Alexandre Millerand (1859-1943), 23 septembre 1920 - 11 juin 1924 (Troisième République). 13. Gaston Doumergue (1863-1937), 13 juin 1924 - 13 juin 1931 (Troisième République). 14. Paul Doumer (1857-1932), 13 juin 1931 - 7 mai 1932 (Troisième République). 15. Albert Lebrun (1871-1950), 10 mai 1932 - 11 juillet 1940 (Troisième République). 16. Vincent Auriol (1884-1966), 16 janvier 1947 - 16 janvier 1954 (Quatrième République). 17. René Coty (1882-1962), 16 janvier 1954 - 8 janvier 1959 (Quatrième République). 18. Charles de Gaulle (1890-1970), 8 janvier 1959 - 28 avril 1969 (Cinquième République). 19. Georges Pompidou (1911-1974), 20 juin 1969 - 2 avril 1974(Cinquième République). 20. Valéry Giscard d'Estaing (1926), 27 mai 1974 - 21 mai 1981. (Cinquième République). 21. François Mitterrand (1916-1996), 21 mai 1981 - 17 mai 1995 (Cinquième République). 22. Jacques Chirac (1932-), 17 mai 1995 - 16 mai 2007 (Cinquième République). 23. Nicolas Sarkozy (1955-), 16 mai 2007 - 15 mai 2012 (Cinquième République). 24. François Hollande (1954-), depuis le 15 mai 2012 - fin de mandat mai 2017 (Cinquième République). Défense : La France a le cinquième budget de la Défense au monde, selon les données du SIPRI. Elle est la troisième puissance nucléaire militaire mondiale, l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et, à ce titre, juridiquement reconnue comme un des cinq « États dotés d'armes nucléaires » (EDAN) par le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. Elle est l'un des membres de l'OTAN où elle dispose du Commandement allié Transformation (ACT), qui est un des deux postes de commandement militaires. Economie : c’est la deuxième puissance économique européenne derrière l'Allemagne et devant le Royaume-Uni, ainsi que la cinquième puissance économique mondiale par PIB nominal. Malgré le maintien à un haut niveau de l’agriculture et de l'industrie, l’économie française est aujourd’hui principalement une économie de services. Géographie : La Métropolitaine possède une grande variété de paysages, entre des plaines agricoles ou boisées, des chaînes de montagnes plus ou moins érodées, des littoraux diversifiés et des vallées mêlant ville et nature.

CHINE

Démographie : Avec plus de 1,3 milliard d'habitants, soit environ un sixième de la population mondiale, La République populaire de Chine (RPC) est le pays le plus peuplé du monde. En 2014, elle est la deuxième puissance économique mondiale ainsi que l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. La Chine est le 3e ou 4e pays le plus grand du monde après la Russie, le Canada et les États-Unis (si incluant l'Alaska). La capitale est Pékin. Politique : La RPC a été un État communiste durant la majeure partie du XXème siècle. Le gouvernement de la RPC est contrôlé par le Parti communiste chinois et n’a aucune séparation avec les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. L’Assemblée Nationale Populaire (ANP) est le plus haut organe de pouvoir d'État en Chine. Il se réunit chaque année environ deux semaines et approuve les nouvelles grandes lignes politiques, les lois, le budget, et les principaux changements de personnel. La Chine compte 7 Chefs d’Etat :

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1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

Mao Zedong (1893-1976), 27 septembre 1954 - 27 avril 1959, (Parti communiste chinois) Liu Shaoqi (1898-1969), 28 avril 1959 - 31 octobre 1968, (Parti communiste chinois) Li Xiannian (1909-1992), 18 juin 1983 - 8 avril 1988, (Parti communiste chinois) Yang Shangkun (1907-1998), 8 avril 1988 - 27 mars 1993, (Parti communiste chinois) Jiang Zemin (1926), 27 mars 1993 - 15 mars 2003, (Parti communiste chinois) Hu Jintao (1942), 15 mars 2003 - 14 mars 2013, (Parti communiste chinois) Xi Jinping (1953), Depuis le 14 mars 2013, (Parti communiste chinois)

Défense : Membre du Traité de non-prolifération nucléaire elle dispose de l'arme nucléaire, de la plus grande armée du monde et du deuxième plus grand budget militaire. L’Armée populaire de libération (APL) comprend les forces navales et aériennes. L'APL-3, troisième département de l'état-major de l'Armée populaire de Libération, est l'équivalent chinois de la NSA américaine. Il procède à des écoutes dans plusieurs pays du monde Economie : La Chine est le premier exportateur mondial. Le secteur agricole représente encore aujourd'hui 15 % du produit intérieur brut de la Chine et assure 40 % de l'ensemble des emplois. La Chine possède également les plus importantes réserves de métaux rares au monde. Le pays est la troisième

consommatrice d'électricité après les États-Unis et l'Union européenne. Environ 75 % de cette électricité est produite par des centrales au charbon. Géographie : Le territoire chinois comprend une très grande diversité de paysages, du fait de la taille du pays. À l'est, on retrouve de grandes plaines très peuplées. Au nord, en MongolieIntérieure, le climat est semi-désertique, avec la présence du désert de Gobi.

ROYAUME UNIS Démographie : le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord est le 22e pays le plus peuplé du monde, avec une population estimée à 65 millions d'habitants. Composé de quatre nations constitutives : l'Angleterre, l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord, c’est la cinquième puissance mondiale par son PIB nominal. Membre de l'Union européenne, du Commonwealth of Nations, du Conseil de l'Europe, du G8, du G20, de l'OTAN, de l'OCDE, de l'OMC, et membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies depuis 1946. Toutefois, le pays décide de quitter l'UE d'ici à 2018 à la suite du référendum de juin 2016. Le Royaume-Uni reste aujourd'hui une grande puissance, avec une influence internationale considérable sur le plan économique, politique, culturel, militaire et scientifique. La capitale est Londres. Politique : Comme son nom l'indique, c’est un royaume, mais le pouvoir du monarque britannique (actuellement la reine Élisabeth II) est limité : celui-ci règne mais ne gouverne pas. Monarchie constitutionnelle ; il possède un système parlementaire de gouvernance. Liste des Premiers Ministres sous le règne d'Élisabeth II (depuis 1952) : 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

Anthony Eden (1897-1977), 7 avril 1955 - 10 janvier 1957, (Conservateur) Harold Macmillan (1894-1986), 10 janvier 1957 - 19 octobre 1963, (Conservateur) Alec Douglas-Home (1903-1995), 19 octobre 1963 - 16 octobre 1964, (Conservateur) Harold Wilson (1re fois) (1916-1995), 16 octobre 1964 - 19 juin 1970, (Travailliste) Edward Heath (1916-2005), 19 juin 1970 - 4 mars 1974, (Conservateur) Harold Wilson (2e fois), 4 mars 1974 - 5 avril 1976, (Travailliste) James Callaghan (1912-2005), 5 avril 1976 - 4 mai 1979, (Travailliste)

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8. Margaret Thatcher (1925-2013), 4 mai 1979 - 28 novembre 1990, (Conservateur) 9. John Major (1943- ), 28 novembre 1990 - 2 mai 1997, (Conservateur) 10. Tony Blair (1953- ), 2 mai 1997 - 27 juin 2007, (Travailliste) 11. Gordon Brown (1951- ), 27 juin 2007 - 11 mai 2010, (Travailliste) 12. David Cameron (1966- ), 11 mai 2010 - 11 mai 2015, (Conservateur) 13. Theresa May (1956- ), Depuis le 13 juillet 2016, (Conservateur) Défense : 3ème puissance nucléaire mondiale reconnue avec le sixième budget de la défense le plus élevé. Le premier essai nucléaire du pays eu lieu le 3 octobre 1952. Les Forces armées britanniques englobent la Marine (la Royal Navy), l'Armée de terre (la British Army) et l’Armée de l'air (la Royal Air Force). C’est le monarque britannique, actuellement la reine Élisabeth II, qui est de facto commandant en chef des forces armées. Dirigé par le Secrétaire d’Etat à la Défense (Secretary of State for Defence), Le ministère de la Défense (Ministry of Defence) est le département gouvernemental chargé de prévoir et d'exécuter la politique de défense de la nation à travers les forces armées. Economie : en 2014 c’est la cinquième économie mondiale derrière les États-Unis, la Chine, le Japon et l'Allemagne. Le secteur tertiaire du Royaume-Uni est dominé par les services financiers, en particulier dans les domaines de la banque et de l'assurance. Londres est le plus grand centre financier du monde, en particulier grâce à la Bourse de Londres, au London International Financial Futures and options Exchange et au Lloyd's of London. Le Royaume-Uni possède d'importantes richesses énergétiques : charbon, gaz, pétrole, etc. ce qui représente 10% de son PIB. Géographie : on estime que le Royaume-Uni possède près d'un millier d'îles ; huit cents pour la seule Écosse. La plupart de ces îles sont naturelles mais certaines ont été créées artificiellement à l'aide de pierres et de bois.

ISRAEL Démographie : Israël compte 8 476 600 habitants au 31 janvier 2016, parmi lesquels 74,9 % de Juifs (6 345 400 habitants), 20,8 % d’Arabes israéliens (1 760 400 habitants) et 4,3 % d'Israéliens sans religion déclarée soit 370 800 habitants (principalement Juifs ou Chrétiens non arabes selon la définition du ministère de l’Intérieur). Les travailleurs étrangers qui vivent en Israël ne sont pas inclus dans ces statistiques mais sont estimés à environ 203 000 en fin 2011. La capitale est Tel Aviv. Politique : Le Premier ministre élu par le parlement et nommé par le président, est le chef de l'exécutif. La Knesset (assemblée), où siègent cent vingt députés élus, représente le pouvoir législatif. La Cour suprême, composée de neuf juges, sert à la fois de pouvoir judiciaire et de Cour d'appel. Liste des Présidents : 1. 2. 3. 4. 5. 6.

Chaim Weizmann, 16 février 1949 - 9 novembre 1952, (Indépendant) Yitzhak Ben-Zvi, 10 décembre 1952 - 23 avril 1963, (Mapaï) Zalman Shazar, 21 mai 1963 - 10 avril 1973, (Parti travailliste) Ephraïm Katzir, 10 avril 1973 - 19 avril 1978, (Parti travailliste) Yitzhak Navon, 19 avril 1978 - 5 mai 1983, (Parti travailliste) Chaim Herzog, 5 mai 1983 - 13 mai 1993, (Parti travailliste)

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7. Ezer Weizman, 13 mai 1993 - 12 juillet 2000, (Parti travailliste) 8. Moshe Katsav, 1er août 2000 - 1er juillet 2007, (Likoud) 9. Shimon Peres, 15 juillet 2007 - 24 juillet 2014, (Kadima) 10. Reuven Rivlin, 24 juillet 2014 – mandat en cours jusqu’en 2021, (Likoud) Défense : L’armée israélienne, connue sous son acronyme hébreu Tsahal (pour Tsva Hagannah LeIsrael, Force de défense d’Israël), s’est constituée en mai 1948, en remplacement des organisations armées antérieures dont la principale était la Haganah. Israël n’a pas signé le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. La position officielle israélienne a toujours été de ne pas confirmer ni infirmer les spéculations relatives à sa possession de l’arme atomique. Toutefois, selon certains experts, l'arsenal nucléaire israélien serait composé de 80-400 ogives Economie : L’économie israélienne est un système capitaliste moderne. Le pays possède le plus grand nombre de start-ups au monde et ses dépenses en Recherche et Développement sont considérables avec un taux de 4,7 % de son PIB il en arrive en tête du classement mondial. Les financements de cette recherche proviennent principalement du privé contrairement aux autres pays développés. Le pays dispose également d’importantes ressources en hydrocarbures au large de ses côtes, aussi bien pétrole que gaz naturel.

INDE Démographie : la République de l'Inde est le deuxième pays le plus peuplé du monde après la Chine, qui compte près de 1,3 milliard d'habitants, et le septième pays le plus grand du monde. Il compte des civilisations parmi les plus anciens du monde, la civilisation de la vallée de l'Indus s'y est développée dès -3000 avant J.C. C’est un pays très diversifié sur le plan ethnique, linguistique et religieux. La capitale est New Delhi. Politique : Depuis 1950 c’est une république parlementaire fédérale. Le pays a avancé sa candidature auprès du G4 (Allemagne, Brésil, Inde, Japon) afin d'obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. Ses relations extérieures sont toutefois, marquées par le conflit persistant avec le Pakistan voisin au sujet du Cachemire. Liste des Présidents :

1. Rajendra Prasad (1884-1963), 26 janvier 1950 - 13 mai 1962, (Congrès) 2. Sarvepalli Radhakrishnan (1888–1975), 13 mai 1962 - 13 mai 1967, (Indépendant) 3. Zakir Hussain (1897–1969), 13 mai 1967 - 3 mai 1969, (Indépendant) 4. Varahagiri Venkata Giri (1894–1980), 24 août 1969 - 24 août 1974, (Congrès) 5. Fakhruddin Ali Ahmed (1905–1977), 24 août 1974 - 11 février 1977, (Congrès) 6. Neelam Sanjiva Reddy (1913–1996), 25 juillet 1977 - 25 juillet 1982, (Janata Party) 7. Giani Zail Singh (1916–1994), 25 juillet 1982 - 25 juillet 1987, (Congrès) 8. Ramaswamy Venkataraman (1910–2009), 25 juillet 1987 - 25 juillet 1992, (Congrès) 9. Shankar Dayal Sharma (1918–1999), 25 juillet 1992 - 25 juillet 1997, (Congrès) 10. Kocheril Raman Narayanan (1920–2005), 25 juillet 1997 - 25 juillet 2002, (Congrès) 11. A. P. J. Abdul Kalam (1931-2015), 25 juillet 2002 - 25 juillet 2007, (Indépendant) 12. Pratibha Patil (née en 1934), 25 juillet 2007 - 25 juillet 2012, (Congrès) 13. Pranab Mukherjee (né en 1935), Depuis le 25 juillet 2012 (Congrès)

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Défense : L'Inde a l'une des plus grandes armées du monde et dispose d'armes nucléaires depuis 1974 réparties dans l'aviation ou dans des missiles IRBM. Elle n'a pas signé le traité de nonprolifération nucléaire, s'est dotée de l'arme atomique et a procédé à une explosion « pacifique » en 1974 et à des essais en mai 1998. Economie : En 2014, l'économie indienne est la neuvième du monde en PIB nominal. L'Inde est un nouveau pays industrialisé à forte croissance économique, mais la pauvreté, l'analphabétisme, la corruption restent très importants. Géographie : Le climat de l’Inde est fortement influencé par l’Himalaya et le désert du Thar. L’Himalaya et les montagnes de l’Hindu Kouch au Pakistan, font obstacle aux vents venus d’Asie centrale et les empêchent ainsi de pénétrer dans le continent, préservant ainsi la chaleur dans la majeure partie de ce dernier.

PAKISTAN Démographie : Les Pakistanais sont un peuple indo-européen, principalement indo-iranien (80%) et iranien (20%), tant sur le plan ethnique que linguistique. Avec plus de 188 millions d’habitants en 2014, le Pakistan est le sixième pays le plus peuplé du monde, l'ourdou est la langue officielle au côté de l'anglais. La capitale est Islamabad. Politique : La République islamique du Pakistan a connu, depuis son indépendance, des temps de démocratie instable et des dictatures militaires. Le régime politique pakistanais est parlementaire mais a été présidentiel durant certaines périodes, notamment durant les régimes militaires. Liste des Présidents : 1. Iskander Mirza, 23 mars 1956 - 27 octobre 1958 2. Muhammad Ayub Khan, 27 octobre 1958 - 25 mars 1969, (3 mandats) 3. Muhammad Yahya Khan, 25 mars 1969 - 20 décembre 1971 4. Zulfikar Alî Bhutto, 20 décembre 1971 - 23 août 1973 5. Fazal Elahi Chaudhry, 23 août 1973 - 16 septembre 1978 6. Muhammad Zia-ul-Haq, 16 septembre 1978 - 17 août 1988, (2 mandats) 7. Ghulam Ishaq Khan, 17 août 1988 - 18 juillet 1993 8. Farooq Leghari, 14 novembre 1993 - 2 décembre 1997 9. Muhammad Rafiq Tarar, 1er janvier 1998 - 26 juin 2001 10. Pervez Musharraf, 26 juin 2001 - 18 août 2008, (2 mandats) 11. Asif Ali Zardari, 9 septembre 2008 - 9 septembre 2013 12. Mamnoon Hussain, 9 septembre 2013 – mandat en cours Défense : Les forces armées du Pakistan représentent la sixième puissance militaire mondiale en termes d'effectif. En 1998, le Pakistan est devenu officiellement la septième puissance nucléaire mondiale en effectuant une série d'essais nucléaire. Economie : En difficulté, l'économie pakistanaise souffre de l'instabilité politique nationale et des conflits en Afghanistan. Géographie : Avec une superficie de 796 096 km² le Pakistan possède des frontières communes avec l'Iran au sud-ouest, l'Afghanistan à l'ouest et au nord, la République populaire de Chine, au nord-est et l'Inde sur tout son côté est. La côte sud est bordée par la mer d'Arabie. Le relief est

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formé de hauts sommets dans le nord, de montagnes arides à l'ouest, d'un plateau inhospitalier dans le sud-ouest, du désert du Cholistan dans le sud-est et de plaines affectées à l'agriculture partout ailleurs.

COREE DU NORD Démographie : Estimée à environ 24 983 205 habitants en 2015. Les Nord-Coréens n'ont pas le droit de quitter leur territoire sans autorisation, mais il est possible pour le voyageur étranger de visiter, dans un certain cadre, le pays. La capitale est Pyongyang. Politique : la République populaire démocratique de Corée Dirigée par la seule dynastie communiste de l'Histoire2,3, la Corée du Nord est un État à parti unique avec un « Front uni » mené par le Parti du travail de Corée (KWP). Liste des Chefs Suprême : 1. Kim Il-sung, 9 septembre 1948 - 8 juillet 1994 2. Kim Jong-il, 8 juillet 1994 - 17 décembre 2011 3. Kim Jong-un, 29 décembre 2011 – mandat en cours Défense : La Corée du Nord est le pays le plus militarisé au monde en ce qui concerne la proportion de la population engagée dans les forces armées. Le pays développe un programme nucléaire, ainsi qu'un programme spatial. Dans un contexte de tensions avec les États-Unis qui l'accusaient de mener un programme clandestin d'enrichissement de l'uranium à des fins militaires, la Corée du Nord a présenté le développement de son programme nucléaire (à base de plutonium) comme une mesure de défense face à l'attitude qu'elle jugeait « agressive » des États-Unis : elle a procédé à son premier essai le 9 octobre 2006 après s'être retirée du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) en 2003 devenant le neuvième État à devenir une puissance nucléaire militaire dans le monde. Economie : Le pays a cherché pendant longtemps l'autosuffisance et a de ce fait eu une politique économique d'autarcie. Géographie : Elle est limitrophe de la Chine au nord et de la Russie au nord-est, ainsi que de la République de Corée au sud. Le climat est de type tempéré continental, la température moyenne au mois de janvier est de - 8 °C et celle du mois de juillet est de 27 °C, avec des étés chauds et humides.

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CHAPITRE III : THEOLOGIE

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Introduction Les gens du Livre – Ahl ul-Kitab Lorsque le Coran communique à ceux à qui, un message Divin s’adresse à travers un Livre autre que le Coran, il les nommes les Gens du Livre / Ahl ul-Kitab [ ‫] اھﻞ اﻟﻜﺘﺎب‬. Cette appellation se fait au singulier « les Gens DU Livre », alors qu'en réalité nous savons que ce sont des révélations faites par des Prophètes 83, à des époques et en de lieux différents. Il s’agit de plusieurs livres distincts, qui se complètent certes mais qui découlent de Prophéties différentes. 83

L'Envoyé, Fils de l’homme.  

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Evangile : Matthieu 22, versets 42 : « Quelle est votre opinion au sujet du Christ ? De qui est-il fils?" Ils lui disent : "De David" » Evangile : Jean 1, Verset 34 : « Et moi, j'ai vu et je témoigne que celui-ci est l'Elu de Dieu." » ‘’Jean 10, versets 32-35 : « Jésus leur dit alors : "Je vous ai montré quantité de bonnes œuvres, venant du Père ; pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous ?" (33) Les Juifs lui répondirent : "Ce n'est pas pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème et parce que toi, n'étant qu'un homme, tu te fais Dieu." (34) Jésus leur répondit : "N'est-il pas écrit dans votre Loi : J'ai dit : Vous êtes des dieux ? (35) Alors qu'elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu fut adressée - et l'Ecriture ne peut être récusée -- » [Tiré de Psaume 82 ;6, Exode 4 ;16, Exode 7 ;1] ‘’ Jean 12, versets 23 et 34 : « (23) Jésus leur répond : "Voici venue l'heure où doit être glorifié le Fils de l’homme. (...) (34) La foule alors lui répondit : "Nous avons appris de la Loi [Torah] que le Christ demeure à jamais. Comment peux-tu dire : Il faut que soit élevé le Fils de l’homme ? Qui est ce Fils de l’homme ?" » ‘’ Jean 17, versets 3-8 : « Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ (4) Je t'ai glorifié sur la terre, en menant à bonne fin l'œuvre que tu m'as donné de faire. (5) Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j'avais auprès de toi, avant que fût le monde. (6) J'ai manifesté ton nom aux hommes, que tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi et tu me les as donnés et ils ont gardé ta parole. (7) Maintenant ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi ; (8) car les paroles que tu m'as données, je les leur ai données, et ils les ont accueillies et ils ont vraiment reconnu que je suis sorti d'auprès de toi, et ils ont cru que Tu m'as envoyé. » ‘’ Jean 17, versets 21-25 : « afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que Tu m'as envoyé. (22) Je leur ai donné la gloire que Tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un : (23) moi en eux et Toi en moi, afin qu'ils soient parfaits dans l'unité, et que le monde reconnaisse que Tu m'as envoyé et que Tu les as aimés comme Tu m'as aimé. (24) Père, ceux que Tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire, que Tu m'as donnée parce que Tu m'as aimé avant la fondation du monde. (25) Père juste, le monde ne T'a pas connu, mais moi je T'ai connu et ceux-ci ont reconnu que Tu m'as envoyé. » Nouveau Testament : Actes 7, versets 55-56 : « Tout rempli de l'Esprit Saint, il fixa son regard vers le ciel ; il vit alors la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. (56) "Ah ! dit-il, je vois les cieux ouverts et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu." » Nouveau Testament : Luc 1, versets 31-33 : « Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. (32) Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. (33) Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin. Nouveau Testament : Marc 10, versets 47-52 : « Quand il apprit que c'était Jésus le Nazarénien, il se mit à crier : "Fils de David, Jésus, aie pitié de moi !" (48) Et beaucoup le rabrouaient pour lui imposer silence, mais lui criait de plus belle : "Fils de David, aie pitié de moi !" (49) Jésus s'arrêta et dit : "Appelez-le." On appelle l'aveugle en lui disant : "Aie confiance ! lèves-toi, il t'appelle." (50) Et lui, rejetant son manteau, bondit et vint à Jésus. (51) Alors Jésus lui adressa la parole : "Que veux-tu que je fasse pour toi ?" L'aveugle lui répondit : "Rabbouni, que je recouvre la vue !" (52) Jésus lui dit : "Va, ta foi t'a sauvé." Et aussitôt il recouvra la vue et il cheminait à sa suite »

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Psaume : Anonyme 82, verset 6 : « J'avais dit : Vous êtes des dieux, Vous êtes tous des fils du Très-Haut. » Torah : Exode 4, verset 16 : « Il parlera pour toi au peuple ; il te servira de bouche, et tu tiendras pour lui la place de Dieu. » Torah : Exode 7, verset 1 : « L'Eternel dit à Moïse : Vois, je te fais Dieu pour Pharaon : et Aaron, ton frère, sera ton prophète. » Ancien Testament : Deuxième Livre de Samuel 7, versets 5, 12 et 13 : « (5) "Va dire à mon serviteur, à David : Ainsi a parlé l’Eternel : Quoi ! Tu veux m'ériger un temple pour ma résidence ? (12) Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, j'établirai à ta place ta progéniture, celui qui doit naître de toi, et j'affermirai son empire. (13) C'est lui qui édifiera un temple en mon honneur, et j'assurerai à jamais le trône de sa royauté. »

Coran : Le Monothéisme Pur 112, versets 1-4 : « (1) Dis : "Il est Allah, Unique. (2) Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. (3) Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus. (4) Et nul n'est égal à Lui». » 1. ٌ‫ﻗُﻞْ ھ َُﻮ ٱ ﱠ ُ أ َ َﺣﺪ‬ 2. ُ‫ﺼ َﻤﺪ‬ ‫ٱ ﱠ ُ ٱﻟ ﱠ‬ 3. ‫ﻟَ ْﻢ ﯾَ ِﻠﺪْ َوﻟَ ْﻢ ﯾُﻮﻟَ ْﺪ‬ 4. ٌ‫َوﻟَ ْﻢ ﯾَ ُﻜﻦ ﻟﱠﮫُۥ ُﻛﻔُ ًﻮا أَ َﺣ ۢﺪ‬

Définition Larousse fils : nom masculin (Latin filius) Enfant mâle, par rapport à son père ou à sa mère et par opposition à fille : À père avare, fils prodigue. Personne du sexe masculin originaire d'un lieu, d'un milieu : C'est un fils du pays. S'emploie en apposition après le nom de famille dans l'intitulé de certaines entreprises commerciales pour indiquer que la maison est reprise par le fils : Dupont fils. Littéraire. Descendant en ligne directe : Nous sommes les fils des Gaulois. Littéraire. Chose (de genre masculin) qui résulte d'une autre : Le vin est le fils de la vigne. • • Religieux, considéré par rapport au fondateur de son ordre. • •

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Coran : L'Araignée 29, verset 46 : « Et ne discutez que de la meilleure façon avec les GENS DU LIVRE, sauf ceux d'entre eux qui sont injustes. Et dites : « Nous croyons en ce qu'on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c'est à Lui que nous nous soumettons ».

۟ ‫ظﻠَ ُﻤ‬ َ َ‫ﺴﻦُ ِإ ﱠﻻ ٱﻟﱠﺬِﯾﻦ‬ ‫ﻧﺰ َل‬ َ ْ‫ﻰ أَﺣ‬ ِ َ ‫۞ َو َﻻ ﺗ ُ ٰ َﺠ ِﺪﻟُ ٓﻮ ۟ا أَ ْھ َﻞ ٱ ْﻟ ِﻜ ٰﺘ‬ ِ ُ ‫ﻧﺰ َل ِإﻟَ ْﯿﻨَﺎ َوأ‬ ِ ُ ‫ِى أ‬ ٓ ‫ﻮا ِﻣ ْﻨ ُﮭ ْﻢ ۖ َوﻗُﻮﻟُ ٓﻮ ۟ا َءا َﻣﻨﱠﺎ ِﺑﭑﻟﱠﺬ‬ َ ‫ﺐ إِ ﱠﻻ ِﺑﭑﻟﱠﺘِﻰ ِھ‬ َ‫ِإﻟَ ْﯿﻜُ ْﻢ َو ِإ ٰﻟَ ُﮭﻨَﺎ َو ِإ ٰﻟَ ُﮭﻜُ ْﻢ ٰ َو ِﺣ ۭﺪ ٌ َوﻧَﺤْ ﻦُ ﻟَ ۥﮫ ُ ُﻣ ْﺴ ِﻠ ُﻤﻮن‬ •

Coran : La Vache 2, Verset 4 : « Ceux qui croient à ce qui t'a été descendu (révélé) et à ce qui a été descendu avant toi et qui croient fermement à la vie future. »

ْ ِ‫ﻧﺰ َل ِﻣﻦ ﻗَ ْﺒﻠِﻚَ َوﺑ‬ َ‫اﺧ َﺮةِ ھُ ْﻢ ﯾُﻮ ِﻗﻨُﻮن‬ ِ ‫ﭑل َء‬ ِ ُ ‫ﻧﺰ َل إِﻟَﯿْﻚَ َو َﻣﺎ ٓ أ‬ ِ ُ ‫َوٱﻟﱠﺬِﯾﻦَ ﯾُﺆْ ِﻣﻨُﻮنَ ﺑِ َﻤﺎ ٓ أ‬ La Bible est une révélation progressive faite en deux parties ; l'Ancien Testament qui constitue la Torah et des Livres des Prophètes, avec la révélation de Moïse (paix sur lui), puis le Nouveau Testament fait de l’Evangile, avec la révélation de Jésus (qu’il soit béni). Le Coran, qui est La dernière révélation faite par Mohamed (paix sur lui), ne peut être que la troisième et dernière partie du Livre. La sourate 2 La Vache commence d'ailleurs par ce verset : •

Coran : La Vache 2, Verset 2 : « C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun doute, c'est un guide pour les pieux. »

"C'est le Livre" ‫ﺐ‬ ُ َ‫ْٱﻟ ِﻜ ٰﺘ‬

َ‫ٰذَﻟِﻚ‬

ٰ َ‫ْﺐ ۛ ﻓِﯿ ِﮫ ۛ ھُ ۭﺪًى ِﻟّ ْﻠ ُﻤﺘﱠﻘِﯿﻦ‬ َ ‫ﺐ َﻻ َرﯾ‬ ُ َ‫ذَ ِﻟﻚَ ٱ ْﻟ ِﻜ ٰﺘ‬

Dernière partie Du Livre, celle qui depuis sa révélation est restée authentique à contrario des antérieures, celle qui les complètes, qui les parfaits et qui parachève Le Livre. Pour en percer ce profond mystère, les unes ne pouvant se lire et se comprendre indépendamment des autres et vice versa.

Les révélations du Livre C’est dans le Coran qu’est consignée la liste des révélations du Livre : Révélation des Feuillets d’Abraham / Suhuf-i-Ibrahim / ‫اﺑﺮاھﯿﻢ‬

‫ﺻﺤﻒ‬

Les Feuillets d’Abraham, les plus anciens livres de la littérature mystique juive nommé Sefer Yetzirah84 ["Livre de la création" en Hébreu, ‫] ספר יצירה‬, attribué à Abraham pourrait être issu de ces fameux feuillets. Il relate la formation du monde au moyen des lettres de l’alphabet hébraïque et de leurs combinaisons. Le meilleur manuscrit (probablement l’original), datant du tournant du Xème au XIème siècle, serait conservé au Vatican. Il est actuellement considéré comme relevant davantage de la Kabbale, « Loi orale et secrète » donnée par YHWH (Dieu) à Moïse sur le mont Sinaï. •

84

Coran : Le Très Haut 87, verset 16 : « Mais, vous préférez plutôt la vie présente, (17) alors que l'au-delà est meilleur et plus durable. (18) Ceci se trouve, certes, dans les FEUILLES ANCIENNES, (19) les Feuilles d'Ibrahîm et de Moussa. »

Traduction des Feuillets en Anglais : https://en.wikisource.org/wiki/Sefer_Yetzirah

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

ْ ‫ﻒ‬ (18) ‫ٱﻷُوﻟَ ٰﻰ‬ ‫إِ ﱠن ٰ َھﺬَا ﻟَ ِﻔﻰ ٱﻟ ﱡ‬ ِ ‫ﺼ ُﺤ‬ (19) ‫ﺳ ٰﻰ‬ ِ ‫ﺻ ُﺤ‬ ُ َ ‫ﯿﻢ َو ُﻣﻮ‬ َ ‫ﻒ ِإﺑ ٰ َْﺮ ِھ‬ •

Coran : Les Abeilles 16, verset 120 : « Ibrahim (Abraham) était un guide ('Umma / ً‫) أ ُ ﱠﻣ ۭﺔ‬ parfait. Il était soumis à Allah, voué exclusivement à Lui et il n'était point du nombre des associateurs. »

َ‫ﯿﻢ َﻛﺎنَ أ ُ ﱠﻣ ۭﺔً ﻗَﺎ ِﻧ ۭﺘ ًﺎ ِّ ﱠ ِ َﺣﻨِﯿ ۭﻔًﺎ َوﻟَ ْﻢ ﯾَﻚُ ِﻣﻦَ ْٱﻟ ُﻤ ْﺸ ِﺮﻛِﯿﻦ‬ َ ‫إِ ﱠن إِﺑ ٰ َْﺮ ِھ‬ Révélation des Psaumes / Zabûr / ‫زﺑﻮر‬ Le Zabûr, est l'un des livres saints révélés par Dieu avant le Coran, il fait référence au livre des Psaumes. C’est aussi le livre sacré des Sabéens. Il est cité trois fois dans le Coran : •

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Coran : Les Femmes 4, verset 163 : « Nous t'avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noûh et aux prophètes après lui. Et Nous avons fait révélation à Ibrahîm, à Ismaël, à Ishâq, à Ya'Qoûb aux Tribus, à 'Issa, à Job, à Jonas, à Aaron et à Souleyman, et Nous avons donné le ZABÛR à Dâwoûd. » Coran : Le Voyage Nocturne 17, verset 55 : « (55) Et ton Seigneur est plus Connaisseur de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre. Et parmi les prophètes, Nous avons donné à certains plus de faveurs qu'à d'autres. Et à Dâwoûd Nous avons donné le « ZABÛR ». » Coran : Les Prophètes 21, verset 105 : « (105) Et Nous avons certes écrit dans le ZABÛR, après l'avoir mentionné (dans le Livre céleste), que la terre sera héritée par Mes bons serviteurs ». »

Révélation de la Thora / Tawrah / ‫ﺗﻮراة‬ La Tawrat est l'un des livres saints de l'Islam, donné par le Créateur à Moussa [Moïse]. Il existe une controverse quant à savoir si Tawrat désigne la Torah, ou tout le Tanakh (Ancien Testament). •

Coran : La Table Servie 5 verset 44 : « Nous avons fait descendre la TORAH dans laquelle il y a guide et lumière. C'est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d'Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez-Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. »

۟ ‫ﻮا ِﻟﻠﱠﺬِﯾﻦَ ھَﺎد‬ ۟ ‫ﻮر ۚ ﯾَﺤْ ُﻜ ُﻢ ِﺑ َﮭﺎ ٱﻟ ﱠﻨ ِﺒﯿﱡﻮنَ ٱﻟﱠﺬِﯾﻦَ أ َ ْﺳ َﻠ ُﻤ‬ ‫ﺎر ِﺑ َﻤﺎ‬ ‫ُوا َو ﱠ‬ ٌ ۭ ُ‫ِإﻧﱠﺎ ٓ أَﻧﺰَ ْﻟﻨَﺎ ٱﻟﺘ ﱠ ْﻮ َر ٰﯨﺔَ ﻓِﯿ َﮭﺎ ُھ ۭﺪًى َوﻧ‬ ُ َ‫ٱﻟﺮ ٰﺑﱠﻨِﯿﱡﻮنَ َو ْٱﻷَﺣْ ﺒ‬ ۟ ‫ٱﺧﺸ َْﻮ ِن َو َﻻ ﺗ َ ْﺸﺘ َُﺮ‬ ۟ ُ‫ﺐ ٱ ﱠ ِ َو َﻛﺎﻧ‬ ۟ ُ‫ٱ ْﺳﺘُﺤْ ِﻔﻈ‬ ً ۭ ‫وا ِﺑـﺎ ٰﯾَﺘِﻰ ﺛ َ َﻤ ۭﻨًﺎ ﻗَ ِﻠ‬ ْ ‫ﺎس َو‬ ‫ﯿﻼ ۚ َو َﻣﻦ ﻟﱠ ْﻢ‬ َ ‫ﻮا‬ ِ َ ‫ﻮا ِﻣﻦ ِﻛ ٰﺘ‬ َ ‫ﻋﻠَ ْﯿ ِﮫ ﺷُ َﮭﺪَآ َء ۚ ﻓَ َﻼ ﺗ َْﺨﺸ َُﻮ ۟ا ٱﻟﻨﱠ‬ ٓ َ‫ﯾَﺤْ ﻜُﻢ ِﺑ َﻤﺎ ٓ أَﻧﺰَ َل ٱ ﱠ ُ ﻓَﺄ ُ ۟و ٰﻟَﺌِﻚَ ھُ ُﻢ ْٱﻟ ٰ َﻜ ِﻔ ُﺮون‬ Révélation de L’Evangile / Injil / ‫إﻧﺠﯿﻞ‬ L’Injil est le nom que le Coran, donne à la révélation faite au Prophète Issa [Jésus], équivalent de l’Évangile pour les chrétiens. Il est fait onze fois référence au terme dans le Coran, généralement accolé à la Torah : [3 ;3.48.65] [5 ;46.47.66.68.110] [7 ;157] [9 ;111] [48 ;29] [57 ;27]

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Coran : La Table Servie 5, verset 46 : « Et Nous avons envoyé après eux 'Issa, fils de Maryam, pour confirmer ce qu'il y avait dans la TORAH avant lui. Et Nous lui avons donné l'EVANGILE, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux. »

‫ﻮر‬ ٌ ۭ ُ‫ﻧﺠﯿ َﻞ ﻓِﯿ ِﮫ ھُ ۭﺪًى َوﻧ‬ َ ‫َوﻗَﻔﱠ ْﯿﻨَﺎ‬ َ ‫ﻋﻠَ ٰ ٓﻰ َءا ٰﺛ َ ِﺮ ِھﻢ ِﺑ ِﻌﯿ‬ َ ‫ﺴﻰ ٱﺑ ِْﻦ َﻣ ْﺮﯾَ َﻢ ُﻣ‬ ِ ْ ُ‫ﺼ ِﺪّ ۭﻗًﺎ ِﻟّ َﻤﺎ ﺑَﯿْﻦَ ﯾَﺪَ ْﯾ ِﮫ ِﻣﻦَ ٱﻟﺘﱠ ْﻮ َر ٰﯨ ِﺔ ۖ◌ َو َءاﺗَ ْﯿ ٰﻨَﮫ‬ ِ ‫ٱﻹ‬ َ ‫ﺼ ِﺪّ ۭﻗًﺎ ِﻟّ َﻤﺎ ﺑَﯿْﻦَ ﯾَﺪَ ْﯾ ِﮫ ﻣِﻦَ ٱﻟﺘ ﱠ ْﻮ َر ٰﯨ ِﺔ َوھُ ۭﺪًى َو َﻣ ْﻮ ِﻋ‬ َ‫ﻈ ۭﺔً ِﻟّ ْﻠ ُﻤﺘﱠﻘِﯿﻦ‬ َ ‫َو ُﻣ‬ •

Coran : La Table Servie 5, verset 47 : « Que les gens de l'EVANGILE jugent d'après ce qu'Allah y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers. »

ٓ َ‫ﻧﺠﯿ ِﻞ ِﺑ َﻤﺎ ٓ أَﻧﺰَ َل ٱ ﱠ ُ ﻓِﯿ ِﮫ ۚ َو َﻣﻦ ﻟﱠ ْﻢ ﯾَﺤْ ﻜُﻢ ِﺑ َﻤﺎ ٓ أَﻧﺰَ َل ٱ ﱠ ُ ﻓَﺄ ُ ۟و ٰﻟَﺌِﻚَ ھُ ُﻢ ْٱﻟ ٰﻔَ ِﺴﻘُﻮن‬ ِ ْ ‫َو ْﻟﯿَﺤْ ﻜُ ْﻢ أَ ْھ ُﻞ‬ ِ ‫ٱﻹ‬ •

Coran : La Vache 2, verset 87 : « Certes, Nous avons donné le Livre à MUSA (Moïse) ; Nous avons envoyé après lui des prophètes successifs. Et Nous avons donné des preuves à ISSA (Jésus) fils de Maryam (Marie), et Nous l'avons renforcé du Saint-Esprit. Est-ce qu'à chaque fois, qu'un Messager vous apportait des vérités contraires à vos souhaits vous vous enfliez d'orgueil ? Vous traitiez les uns d'imposteurs et vous tuiez les autres. »

ٰ ‫وح ْٱﻟﻘُﺪ ُِس ۗ أَﻓَﻜُﻠﱠ َﻤﺎ‬ ِ َ‫ﺴﻰ ٱﺑْﻦَ َﻣ ْﺮ َﯾ َﻢ ْٱﻟ َﺒ ِﯿّ ٰﻨ‬ ُ ‫ﭑﻟﺮ‬ ‫ﺐ َوﻗَﻔﱠ ْﯿﻨَﺎ ِﻣ ۢﻦ َﺑ ْﻌ ِﺪِۦه ِﺑ ﱡ‬ َ َ‫ﺳﻰ ْٱﻟ ِﻜ ٰﺘ‬ َ ‫َوﻟَﻘَﺪْ َءاﺗ َ ْﯿﻨَﺎ ُﻣﻮ‬ َ ‫ﺳ ِﻞ ۖ َو َءاﺗ َ ْﯿﻨَﺎ ِﻋﯿ‬ ِ ‫ﺖ َوأَﯾﱠﺪْﻧَﮫُ ِﺑ ُﺮ‬ ٓ ٰ ‫ﺳﻮ ۢ ٌل ِﺑ َﻤﺎ َﻻ ﺗ َ ْﮭ َﻮ‬ َ‫ﺴﻜُ ُﻢ ٱ ْﺳﺘ َ ْﻜ َﺒ ْﺮﺗ ُ ْﻢ ﻓَﻔَ ِﺮﯾ ۭﻘًﺎ َﻛﺬﱠ ْﺑﺘ ُ ْﻢ َوﻓَ ِﺮﯾ ۭﻘًﺎ ﺗ َ ْﻘﺘُﻠُﻮن‬ ُ ُ‫ى أَﻧﻔ‬ ُ ‫َﺟﺎ ٓ َءﻛُ ْﻢ َر‬ Révélation du Coran •

La Table Servie 5, verset 48 : « Et sur toi (Mohammed) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d'après ce qu'Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t'est venue. A chacun de vous Nous avons assigné une législation et un plan à suivre. Si Allah avait voulu, certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté. Mais Il veut vous éprouver en ce qu'Il vous donne. Concurrencez donc dans les bonnes ouvres. C'est vers Allah qu'est votre retour à tous ; alors Il vous informera de ce en quoi vous divergiez. »

‫ﻋﻠَ ْﯿ ِﮫ ۖ ﻓَﭑﺣْ ُﻜﻢ َﺑ ْﯿﻨَ ُﮭﻢ ِﺑ َﻤﺎ ٓ أَﻧﺰَ َل ٱ ﱠ ُ ۖ َو َﻻ ﺗَﺘ ﱠ ِﺒ ْﻊ‬ َ ‫ﺐ َو ُﻣ َﮭﯿ ِْﻤﻨًﺎ‬ ِ َ ‫ﺼ ِﺪّ ۭ ًﻗﺎ ِّﻟ َﻤﺎ َﺑﯿْﻦَ َﯾﺪَ ْﯾ ِﮫ ﻣِﻦَ ْٱﻟ ِﻜ ٰﺘ‬ َ َ ‫َوأَﻧﺰَ ْﻟ َﻨﺎ ٓ ِإ َﻟﯿْﻚَ ْٱﻟ ِﻜ ٰﺘ‬ َ ‫ﻖ ُﻣ‬ ِ ّ ‫ﺐ ِﺑ ْﭑﻟ َﺤ‬ ‫ﺷﺎ ٓ َء ٱ ﱠ ُ ﻟَ َﺠ َﻌﻠَﻜُ ْﻢ أ ُ ﱠﻣ ۭﺔً ٰ َو ِﺣﺪَ ۭة ً َو ٰﻟَ ِﻜﻦ ِﻟّ َﯿ ْﺒﻠُ َﻮﻛُ ْﻢ‬ َ ‫ﻋ ۭﺔً َو ِﻣﻨْ َﮭﺎ ۭ ًﺟﺎ ۚ َوﻟَ ْﻮ‬ َ ‫ﻖ ۚ ِﻟﻜُ ۢ ٍّﻞ َﺟ َﻌ ْﻠﻨَﺎ ِﻣﻨﻜُ ْﻢ ِﺷ ْﺮ‬ َ ‫أ َ ْھ َﻮآ َءھُ ْﻢ‬ ِ ّ ‫ﻋ ﱠﻤﺎ َﺟﺎ ٓ َءكَ ِﻣﻦَ ْٱﻟ َﺤ‬ ۟ ُ‫ِﻓﻰ َﻣﺎ ٓ َءاﺗ َٰﯨﻜُ ْﻢ ۖ ﻓَﭑ ْﺳﺘ َ ِﺒﻘ‬ َ‫ت ۚ ِإﻟَﻰ ٱ ﱠ ِ َﻣ ْﺮ ِﺟﻌُﻜُ ْﻢ َﺟ ِﻤﯿ ۭ ًﻌﺎ ﻓَﯿُﻨَ ِﺒّﺌُﻜُﻢ ِﺑ َﻤﺎ ﻛُﻨﺘ ُ ْﻢ ِﻓﯿ ِﮫ ﺗ َْﺨﺘ َ ِﻠﻔُﻮن‬ ِ ‫ﻮا ْٱﻟ َﺨﯿ ٰ َْﺮ‬ Les Nombres, l’Ecriture, et la Parole Divine Les Nombres •

Feuillets d’Abraham : Chapitre 1 : « Par trente-deux voies mystérieuses, Yah, l’Éternel Tzevaoth, le Dieu d’Israël, Dieu vivant, Dieu tout-puissant, élevé et sublime, habitant l’Éternité et dont le Nom est Saint, a tracé et créé son monde sous trois formes [Sepharim] : l’ECRITURE, le NOMBRE et la PAROLE. Il s'agit des dix nombres primordiaux, vingdeux-lettres fondamentales, trois principales, sept doubles et douze simples. »

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‫ הוצאת ספרים לוין אפשטין בע"ם‬,‫ ירושלים‬,‫ תשכה‬,‫ספר יצירה עם מפרשים‬ L’Ecriture •

Torah : Exode 31, verset 18 : « Dieu donna à Moïse, lorsqu’il eut achevé de s’entretenir avec lui sur le mont Sinaï, les deux tables du Statut, tables de pierre, burinées PAR LE DOIGT de Dieu. »

Torah : Deutéronome 10, versets 1 à 5 : « "En ce temps-là, l'Éternel me dit : "Taille toimême deux tables de pierre pareilles aux premières, et viens me trouver sur la montagne ; fais-toi aussi une arche de bois. (2) J'écrirai sur ces tables les paroles qui étaient sur les premières que tu as brisées, et tu les déposeras dans l'arche." (3) Je fis une arche en bois de chitîm, je taillai deux tables de pierre, semblables aux précédentes ; puis je montai sur la montagne, les deux tables à la main. (4) Et L'ÉTERNEL GRAVA sur les tables la même inscription, les dix paroles qu'il vous avait fait entendre sur la montagne, du milieu du feu, le jour de la convocation ; puis l'Éternel me les remit. (5) Je redescendis de la montagne, je déposai les tables dans l'arche que j'avais faite, et elles y sont restées, ainsi que l'Éternel me l'avait prescrit. »

La Parole •

Torah : Deutéronome 18, versets 18 et 19 : « Je leur susciterai un Prophète du milieu de leurs frères, tel que toi, et je mettrai MES PAROLES dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui ordonnerai. (19) Et alors, celui qui n'obéira pas à MES PAROLES, qu'il énoncera en mon nom, c'est moi qui lui demanderai compte ! »

Nouveau Testament : 1 Corinthiens 14, verset 21 : « Il est écrit dans la Loi : C'est par des hommes d'une AUTRE LANGUE et par des lèvres d'étrangers que je parlerai à ce peuple, et même ainsi ils ne m'écouteront pas, dit le Seigneur. »

Coran : La Famille de 'Imrân 3, verset 7 : « C'est Lui qui a fait descendre sur toi le LIVRE : il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du LIVRE, et d'autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses. Les gens, donc, qui ont au cœur une inclination vers l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoque cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation, à part Allah. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : « Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur ! » Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent. »

Coran : Al A'râf 7, versets 52 et 53 : « Nous leur avons, certes, apporté un LIVRE que Nous avons détaillé, en toute connaissance, à titre de guide et de miséricorde pour les gens qui croient. (53) Attendent-ils uniquement la réalisation [ta'wil] (de Sa menace et de Ses promesses ?). Le jour où sa (véritable) réalisation [ta'wil] viendra, ceux qui auparavant l'oubliaient diront : « Les messagers de notre Seigneur sont venus avec la vérité. Y a-t-il pour nous des intercesseurs qui puissent intercéder en notre faveur ? Ou pourrons-nous être renvoyés (sur terre), afin que nous ouvrions autrement que ce que nous faisions auparavant ? » Ils ont certes créé leur propre perte ; et ce qu'ils inventaient les a délaissés. »

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Coran : Le Tonnerre 13, versets 36 et 37 : « Et ceux à qui Nous avons déjà donné le LIVRE se réjouissent de ce qu'on a fait descendre vers toi. Tandis que certaines factions en rejettent UNE PARTIE. Dis : « Il m'a seulement été commandé d'adorer Allah et de ne rien Lui associer. C'est à Lui que j'appelle [les gens], Et c'est vers Lui que sera mon retour ». (37) Ainsi l'avons-Nous fait descendre (le Coran) [sous forme] de LOI EN ARABE. Et si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu comme savoir, il n'y aura pour toi, contre Allah, ni allié ni protecteur. »

Les 3 grandes Religions monothéistes Chacune des 3 grandes religions monothéistes a pour base la révélation d’un Prophète85 : Moïse (Moussa) pour ceux qui suivent la Judaïsme, Jésus (Issa) pour ceur qui suive le Christianisme et Mohamed pour l’Islam (que la Paix soit sur eux). Chacun de ces Prophètes ont été accompagné de miracles afin de confirmer leur Prophétie. A Moïse et Jésus (paix sur eux), Le Très Haut a octroyé d’impressionnants miracles visuels, Mohamed (paix sur lui) qui tout comme Moïse était berger (Jésus étant charpentier), était illettré, et sans la moindre capacité à faire des miracles visuels. Toutefois le miracle de sa Prophétie réside dans le Coran, parole Divine authentique depuis sa révélation. TORAH ET ANCIEN TESTAMENT Le Pentateuque, est composée de cinq livres désignés en hébreu : La Genèse (Berēshīṯ : Commencement), L’Exode (Shemōṯ : Noms), Le Lévitique (Wayyiqrā' : Et il appela), Les Nombres (Bamiḏbar : Dans le désert), Le Deutéronome (Devarim/ Deḇārīm : Choses). La Thora-Pentateuque sert de charte historique et doctrinale au Judaïsme orthodoxe et comporte, en plus de la composante écrite, qui fut selon la tradition, dictée à Moïse par Le Tout Puissant sur le mont Sinaï, une dimension orale qui est ultérieurement compilée dans le Talmud et la littérature midrashique. Au début de notre ère, devant la menace de dilution et d'oubli de la tradition, les Sages pharisiens décident de mettre la Torah orale par écrit, rompant ainsi avec un tabou THORA EXPOSE A LA SYNAGOGUE DE LA GLOCKENGASSE, A COLOGNE. ancien. La Mishna (loi) est alors rédigée, au IIème siècle, par les tannaïms. Elle se présente comme un code de loi, en quelque sorte les décrets d'application de la législation biblique. Elle est divisée en six parties : 1. les lois agricoles ; 2. les fêtes ; 3. la législation familiale ; 4. le droit civil et pénal ; 5. le culte du temple ; 6.les lois de pureté.

85

Messager et Prophète : Un Messager est celui à qui Dieu a révélé une loi (religieuse) et lui a demandé de la transmettre à un peuple égaré, et un Prophète est quelqu’un qui a reçu une loi (religieuse) qu’il n’a pas eu à transmettre. Cette différenciation est cependant problématique puisque le Prophète a aussi pour mission de prêcher, de transmettre (le message Divin) et de gouverner. Tous les Messagers sont des Prophètes mais les Prophètes ne sont pas tous des Messagers. Coran La Table Servie 5, verset 44 : « Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C'est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d'Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez-Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. »

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Entre le IIème et le Vème siècle, chaque article de la Mishna est commenté en détail dans la Gémara. « C'est à l'ensemble Mishna (lois) et Gémara (commentaire des lois […]) que l'on donna le nom de Talmud », dont il existe deux versions : le Talmud de Jérusalem et celui de Babylone, issus des académies religieuses de ces deux grands centres d'étude, et achevées aux IVème et Vème siècles. Les textes de l'Ancien Testament [Tanakh] ont plusieurs auteurs ;  Samuel pour le Livre des Juges,  Josué pour le Livre de Josué et enfin  Moïse pour l'ensemble de la Torah - ou Pentateuque. Spinoza, un philosophe juif du XVIIème siècle fut le premier à introduire le doute dans son « Tractatus theologico-politicus » où il souligne l'unité organique entre la Torah et les livres « historiques » (de Josué aux Rois), et en attribue la rédaction à Esdras. Arriver à penser que la Bible pouvait être écrite par des hommes fit réagir l'Eglise catholique en condamnant dans un premier temps cette attitude par le pape Pie X en 1907. L'exégète allemand Julius Wellhausen (1844-1918), systématisa quant à lui au XIXème siècle l’hypothèse documentaire, une théorie qui affirme que les cinq premiers livres du Pentateuque ou Torah, ont pour origine des documents provenant de quatre sources différentes. Selon cet exégète, chacun des documents reflètent une évolution de la foi de ses rédacteurs. Dans sa théorie « L’hypothèse documentaire », il distingue : 1. Le document jahviste (J), où le Dieu d'Israël est nommé YHWH. Sa fixation (orale ou écrite) aurait eu lieu à Jérusalem à la fin du Xème siècle avant J.C, sous le règne de Salomon. 2. Le document élohiste (E), où le Dieu d'Israël est nommé Elohim. Sa fixation aurait été faite dans le royaume d'Israël (royaume du Nord) à la fin du IXème ou au début du VIIIème siècles avant J.C. 3. L'histoire deutéronomiste (D) ou 2ème loi, composé à Jérusalem (Royaume de Juda, au Sud) sous le règne du roi Josias. 4. Le document sacerdotal (P pour prêtre) écrit pendant l'Exil à Babylone au VIème siècle avant J.C ou peu après, et présente la restauration. Tableaux des datations usuelles des Livres de l’ancien Testament, selon l’AT : Livres de la Torah Genèse Exode Lévitique Nombres

Datation usuelle Début de rédaction vers la fin du VIIIème siècle avant J.C, Puis ajouts et retouches du texte jusqu'au IIIème siècle avant J.C. Certains récits de l'Exode remontent au VIIIème siècle avant J.C. Ces textes sont retravaillés et complétés à partir du VIème siècle avant J.C. Vème siècle avant J.C, se basant sur des sources plus anciennes. Certains récits des Nombres remontent au VIIIème siècle avant J.C. Ces textes sont retravaillés et complétés à partir du VIème siècle avant J.C.

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Deutéronome

Les lois deutéronomiques peuvent remonter jusqu'à la fin du VIIIème siècle avant J.C. Celles-ci sont ensuite intégrées dans l'ensemble Deutéronomiste à partir du règne de Josias (VIIème siècle avant J.C)

Livres des Nevi'im Josué Juges 1 et 2 Samuel 1 et 2 Rois

Début de rédaction au VIIème siècle avant J.C sous Josias. Ajouts et retouches du texte jusqu'au IIème siècle avant J.C. Compilation au IVème siècle avant J.C, de textes plus anciens (du VIIIème au VIème siècle avant J.C) Début de rédaction à partir du VIème siècle avant J.C par l'école deutéronomiste, puis compilation probablement au Vème siècle avant J.C. Début de rédaction environ fin du VIIIème siècle avant J.C, rédaction importante durant le VIème siècle avant J.C. Fin de la compilation du texte massorétique vers -200 avant notre ère.

L’exégèse des « Prophètes postérieurs », début du XXème siècle, distingue ce qui est réellement prononcé par le Prophète de ce qui est ajouté par la suite. En revanche vers la moitié du XXème siècle, ce qui intéresse les exégètes n'est plus seulement l'authenticité des paroles prophétiques, mais également l'histoire complète de la rédaction des livres, réalisant que les textes ont été remaniés au cours des temps par des scribes. L’importance de leurs [les scribes] travail sur certaines parties des textes est telle, que certains livres comme les Livres de Jonas ou de Malachie, voit le jour sous leurs plumes. Le corpus des douze « petits Prophètes » semble bien être, dans son ensemble, retravaillé par les scribes : Livres des Nevi’im Isaïe

Jérémie

Datation usuelle (selon l’AT) Trois auteurs principaux et un processus d'édition extensif : Isaïe 1-39 : Isaïe « historique » (Proto-Isaïe) avec plusieurs couches d'édition VIIIème VIème siècle avant J.C. Isaïe 40-55 : Exilique (Deutéro-Isaïe), VIème siècle avant J.C. Isaïe 56-66 : Postexilique (Trito-Isaïe), VIème – Vème siècle avant J.C. Début de rédaction probablement à la fin VIIème complétée ensuite jusqu'au IIIème siècle avant J.C.

Ézéchiel

Début de rédaction au début du VIème puis édition et remaniement du texte jusqu'au IIIème siècle avant J.C.

Osée

Première rédaction au VIIIème puis ajouts au VIIème siècle avant J.C sous Josias. Révision totale du livre au VIème siècle avant J.C. à la suite de la destruction de Jérusalem, puis ajouts mineurs au Vème siècle avant J.C.

Joël

Datation difficile. Bien qu'une datation haute à partir du VIIème siècle avant J.C. ait été proposée, la majorité des exégètes optent pour une rédaction entre le Vème et le IIIème siècle avant J.C.

Amos Abdias

Début de rédaction au VIIIème puis remaniements jusqu'au VIème siècle avant J.C. Datation difficile. Les spécialistes hésitent entre le VIIIème et le Vème siècle avant J.C.

Michée

Première partie écrite à la fin du VIIIème puis texte complété jusque vers le Vème siècle avant J.C.

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Nahum Habacuc Sophonie Aggée Zacharie Malachie

VIIIème – VIIème siècle avant J.C, avec modification éventuelle au Vème siècle avant J.C. Fin du VIIème - début du VIème siècle avant J.C. Fin du VIIème siècle avant J.C. Possibles retouches ultérieures à la fin du VIème siècle avant J.C. Fin du VIème siècle avant J.C. Deux ou trois auteurs principaux et un processus d'édition extensif : Zacharie 1-8 : Proto-Zacharie. Hésitation des spécialistes, qui le situent entre le VIème et le IIIème siècle avant J.C. Zacharie 9-14 : Deutéro-Zacharie. Situé entre le Vème et le IIème siècle avant J.C. Zacharie 12-14 : Trito-Zacharie Milieu du Vème siècle avant J.C.

Les Ketouvim constituent la troisième et dernière partie du Tanakh, et ne sont établis définitivement qu'au début du IIème siècle. Parmi eux se retrouvent des livres de sagesse (Proverbes, Job et Ecclésiaste) qui s'inspirent grandement de la littérature sapientiale des voisins de Juda, à savoir la Mésopotamie, Ougarit et l'Égypte. Les psaumes Dans la tradition juive, le Psautier est divisé en cinq livres 1. Le premier livre comprend 41 Psaumes, tous attribués à David, à l’exception des Psaumes 1, 2, 10, et 33, qui le sont traditionnellement, bien que ne portant pas d’intitulé. Cette section est probablement la plus ancienne des Psaumes. 2. Le second livre comprend 31 Psaumes (42-72). 18 sont attribués à David, et un à Salomon (Psaume 72), bien que « le’Shlomo » pourrait signifier destiné à Salomon. Le reste est anonyme. 3. Le troisième livre comporte 17 Psaumes (73-89). Le Psaume 86 est attribué à David, le Psaume 88 à Heman l’Ezrahite, et le Psaume 89 à Ethan l’Ezrahite. 4. Le quatrième livre comporte également 17 Psaumes (90-106), le Psaume 90 étant attribué à Moïse, les Psaumes 101 et 103 à David. 5. Le cinquième livre comporte les 44 Psaumes restants. 15 parmi ceux-ci sont attribués à David, un (Psaume 127) à Salomon (cf. second livre). Livres des Ketuvim

Datation usuelle (selon l’AT)

Psaumes

Datation largement débattue. Les spécialistes s'accordent cependant à dire que les psaumes 3-41 sont les plus anciens, et que les psaumes 120-150 ont été ajoutés en dernier. Le livre aurait été commencé durant l'Exil à Babylone au VIème siècle avant J.C, puis complété jusqu'au IIème siècle avant J.C, voire au-delà.

Job Proverbes

Entre le VIème et le début du IVème siècle avant J.C. Avant l'Exil (VIème siècle avant J.C) commence la collecte et l'agencement de proverbes plus anciens. Cette tâche se poursuit jusqu'au IVème siècle avant J.C.

Ruth

Datation difficile. Les spécialistes débattent dans une fourchette comprise entre le VIIIème et le IIème siècle avant J.C.

Cantique des Cantiques

Datation difficile. La rédaction ne semble pas devoir remonter au-delà du Vème siècle avant J.C, avec des éléments en faveur d'une composition, d’éléments préexistants, au IIIème siècle avant J.C avec des ajouts au cours des deux siècles suivants.

Ecclésiaste Lamentations

Entre le Vème et le IIème siècle avant J.C. Entre le VIème et le Vème siècle avant J.C.

Esther

Hésitations des spécialistes entre le IVème et le IIème siècle avant J.C.

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Daniel Esdras-Néhémie Chronique

Début de rédaction des chapitres 4 à 6 au IVème siècle avant J.C, puis ajouts jusqu'à arriver à la forme finale durant la crise maccabéenne (IIème siècle avant J.C). Début de rédaction probable au Vème siècle avant J.C par Esdras, puis ajouts ultérieurs, et compilation à la fin du IVème ou au début du IIIème siècle avant J.C. Datation très débattue, avec des propositions allant du VIème au IIème siècle avant J.C. Le texte est basé sur des sources plus anciennes, dont le texte biblique lui-même.

Les livres deutérocanoniques proviennent de la traduction grecque de la Septante. Ils sont considérés par l'Église catholique et l'Église orthodoxe comme faisant partie du canon de l’Ancien Testament, mais ne sont pas présents dans le Tanakh et les bibles protestantes. La majorité d'entre eux semble avoir été rédigés en hébreu ou en araméen, mais certains peuvent avoir été écrits directement en grec. Livre deutérocanonique

Esther grec Daniel grec Judith Tobit 1 Maccabées 2 Maccabées Sagesse de Salomon Siracide Baruch Épître de Jérémie

Datation usuelle Publication, fin du IIème ou au début du Ier siècle avant J.C Hésitation des spécialistes entre le Ier siècle avant J.C. et le IIème siècle IIème siècle avant J.C. Première version entre le milieu du IIIème et le milieu du IIème siècle avant J.C, puis réécritures à la fin du IIème siècle avant J.C. Entre 134 et 63 avant J.C. Entre 103 et 76 avant J.C. Seconde moitié du Ier siècle avant J.C. Première version au début du IIème siècle av. J.C., puis révisions jusqu'au Ier siècle, voir audelà pour les versions syriaques et latine. Première version durant le IIème siècle avant J.C, puis probables retouches ultérieures Fin du IVème siècle avant J.C.

NOUVEAU TESTAMENT Les 27 livres du Nouveau Testament sont le fruit des disciples de Jésus et des premiers chrétiens. Ils ont de nombreux auteurs dont certains sont connus ; Epîtres de Paul C’est le cas de Paul, un lettré juif converti au christianisme qui a écrit de nombreuses lettres deutéropauliniennes.

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Les épîtres de Paul, sont été écrites pour l'enseignement et l'édification de tous les chrétiens. Ce ne sont donc pas des lettres privées, et elles REPRESENTATION STATISTIQUE DU n'ont pas été transmises d'ailleurs séparément, PROBLEME SYNOPTIQUE. mais directement sous la forme d'une collection de lettre. Autre exemple le quatrième évangile selon saint Jean est l'attribué à l'apôtre Jean, fils de Zébédée, alors qu’on s'aperçoit qu’il est certainement mort martyr assez tôt, et ne peut donc pas avoir écrit un texte en fin de premier siècle. Le rédacteur de l'évangile de Jean est certainement un chrétien de la deuxième, voire troisième génération. Problème synoptique Les trois évangiles que sont Matthieu, Marc et Luc sont appelés « synoptiques » en raison de leur très grande proximité textuelle. On retrouve 80 % du texte de Marc chez Matthieu, et 55 % chez Luc. Trop importantes pour être dues au hasard, un grand nombre de similitudes, démontre une dépendance littéraire entre les synoptiques. Septante Ecrite en grec, la littérature chrétienne se base sur le texte de la Septante, également en grec, rédigé à Alexandrie. Les rédacteurs du Nouveau Testament y puisent leur source. La Bible d'Alexandrie devient, au IIème siècle, l’Ancien Testament des chrétiens, et le restera pour de nombreux siècles.

FRAGMENT DE LA SEPTANTE (LXX). (SOURCE : ELIYAH.COM/LXX.HTML)

Tableau des datations usuelles des Livres du Nouveau Testament, selon l’AT : Livre

Évangile selon Marc Évangile selon Matthieu Évangile selon Luc Évangile selon Jean Actes des Apôtres Première épître de Jean Deuxième épître de Jean

Datation usuelle

Fragment le plus ancien

60–75 70–100 80–100

Papyrus 45 (milieu du IIIème siècle) Papyrus 104 (150–200) Papyrus 4 et 75 (IIIème siècle)

80–110

Papyrus 52 (vers 130)

80–100

Papyrus 29, 45, 48, 53, 91 (IIIème siècle)

90–100 90-100

Papyrus 9 (IIIe siècle)

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Troisième épître de Jean Première épître aux Thessaloniciens Épître aux Galates Épître aux Philippiens Épître à Philémon Première épître aux Corinthiens Deuxième épître aux Corinthiens Épître aux Romains Deuxième épître aux Thessaloniciens Épître aux Colossiens Épître aux Éphésiens Épître à Tite Première épître à Timothée Deuxième épître à Timothée Épître aux Hébreux Première épître de Pierre Épître de Jacques Épître de Jude Deuxième épître de Pierre Apocalypse

Vers 100 50–51

Papyrus 45 (vers 200)

54–57

Papyrus 46 (vers 200)

56–63 55–63

Papyrus 46 (vers 200) Papyrus 87 (fin IIème ou début IIIème siècle)

56–57

Papyrus 46 (vers 200)

57

Papyrus 46 (vers 200)

57–58 51–52

Papyrus 46 (vers 200) Papyrus 92 (IIIème ou IVème siècle)

54–63 ou vers 80

Papyrus 46 (vers 200)

60 ou 90

Papyrus 46 (vers 200)

Vers 65 ou 100 Vers 65 ou 100

Papyrus 32 (vers 200) Codex Sinaiticus (IVème siècle)

60 ou vers 100

Codex Sinaiticus (IVème siècle)

Vers 60 ou 80 60–96

Papyrus 46 (vers 200) Papyrus 72 (IIIème ou IVème siècle)

62 ou 80–90 90–100 Vers 130 68–70 ou 89–96

Papyrus 20 et 23 (IIIème siècle) Papyrus 72 (IIIème ou IVème siècle) Papyrus 72 (IIIème ou IVème siècle) Papyrus 98 (fin du IIème siècle)

CORAN Mohamed (paix sur lui) étant selon la tradition, illettré. Il ne peut donc avoir écrit le Coran. Les révélations Divines arrivaient à Mohamed par l’intermédiaire de l’ange Gabriel, puis il les transmettait aux proches ou les dictait à des scribes pour être mises par écrit sur des supports aussi fragiles que des omoplates de chameaux, des morceaux de cuirs ou des tessons de poterie. La révélation était retenue par cœur par les compagnons du Prophète (paix sur lui). A sa mort, en 632 après J.C, il n'y avait donc pas un livre mais une révélation aux contours encore imprécis. Dans les 2 ans qui suivent sa mort, le recensement de l'intégralité du texte coranique a été effectué sous le premier Calife Abû Bakr (632-634), père de Aïcha épouse du Messager (paix sur lui). Le Calife confia donc la tâche à un jeune compagnon Zayd ibn Thâbit qui était, à la fois,

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l'un des scribes et l'un de ceux qui avaient mémorisé le Coran en entier. Il lui fixa également la méthode de travail suivante : • Vérifier, pour chaque document écrit, qu’il ait bel et bien été écrit en présence du Prophète. Et ce en demandant la confirmation de deux témoins oculaires. Faute de quoi, le document n’aurait pu être retenu comme base pour le l’assemblage du Coran. • Confronter l'écrit, reconnu valable, avec la mémorisation de ceux qui connaissaient le mieux MANUSCRIT DATANT DU TROISIEME CALIFE, UTHMAN (644- 656). ACTUELLEMENT A LA le Coran par cœur. Un an plus MOSQUEE AL-HUSSEIN AU CAIRE, EGYPTE tard, environ, Zayd remis le fruit de son travail au Calife. Une copie assemblée sur des feuillets (sahifa) 86. La copie va être gardée par les Califes successifs Abû Bakr, puis Umar, qui lui sont confiés à la garde d’Abû Bakr en personne. Après la mort de ce dernier, le deuxième Calife Umar (634-644) les reçoit. Puis après sa mort, ils sont confiés à sa fille Hafsa, veuve du Prophète (paix sur lui). Un manuscrit datant du troisième Calife Uthman (644-656), est actuellement à la Mosquée AlHussein au Caire, Egypte. •

Hadith : « Zayd dit : ‘’Les feuillets où le Coran fut ainsi compilé furent conservés chez Abû Bakr jusqu’à ce qu’Allâh le rappelle à Lui puis chez `Omar jusqu’à ce qu’Allâh le rappelle à Lui à son tour, puis chez Hafsah la fille de `Omar’’ » [Rapportés par Al-Bukhârî, hadith n°4 701. Voir également Fath ul-bârî tome 9 p. 19–20, et Al-Itqân, p. 184–185. ]

Le Coran est alors divisé en 114 chapitres appelés sourates, elles-mêmes composées de versets nommés âyât. La tradition musulmane sépare le Coran en deux parties : - Les sourates mecquoises, antérieure à l’hégire. - Les sourates médinoises, postérieures à l’hégire.

Les falsifications Plus le Livre est ancien, plus les falsifications humaines auront raison de son authenticité. Le Coran, qui est la dernière partie du Livre venant « prévaloir » sur les parties antérieures, dénonce les altérations humaines en ces termes : •

Coran : La Table Servie 5, verset 15 : “ O gens du Livre ! Notre Messager (Mohamed) vous est certes venu, vous exposant beaucoup de ce que vous cachiez du Livre, et passant sur bien d'autres choses ! Une lumière et un Livre explicite vous sont certes venus d'Allah ! "

86

Tous ces éléments sont rapportés par Al-Bukhârî, n° 4701 et 4702. Voir également Fath ul-bârî tome 9 pp. 19-20, et Al-Itqân, pp. 184185.

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

۟ ُ‫ﺐ َوﯾَ ْﻌﻔ‬ ً ۭ ِ‫ﺐ ﻗَﺪْ َﺟﺎ ٓ َءﻛُ ْﻢ َرﺳُﻮﻟُﻨَﺎ ﯾُﺒَ ِﯿّﻦُ ﻟَﻜُ ْﻢ َﻛﺜ‬ ِ ‫ﯿﺮ ۚ ﻗَﺪْ َﺟﺎ ٓ َءﻛُﻢ ِّﻣﻦَ ٱ ﱠ‬ َ ‫ﻮا‬ ِ َ ‫ﯿﺮا ِّﻣ ﱠﻤﺎ ﻛُﻨﺘ ُ ْﻢ ﺗ ُ ْﺨﻔُﻮنَ ِﻣﻦَ ْٱﻟ ِﻜ ٰﺘ‬ ِ َ‫ٰﯾَٓﺄ َ ْھ َﻞ ْٱﻟ ِﻜ ٰﺘ‬ ٍ ۢ ِ‫ﻋﻦ َﻛﺜ‬ ٌ ۭ ‫ﺐ ﱡﻣ ِﺒ‬ ‫ﯿﻦ‬ ٌۭ َ‫ﻮر َو ِﻛ ٰﺘ‬ ٌ ۭ ُ‫ﻧ‬ •

Coran : La Table Servie 5, verset 19 : “ O gens du Livre ! Notre Messager (Mohamed) est venu pour vous éclairer après une interruption des messagers afin que vous ne disiez pas : « Il ne nous est venu ni annonciateur ni avertisseur ». Voilà, certes, que vous est venu un annonciateur et un avertisseur. Et Allah est Omnipotent. "

۟ ُ‫ٱﻟﺮﺳُ ِﻞ أَن ﺗَﻘُﻮﻟ‬ ْ‫ِﯾﺮ ۖ ﻓَﻘَﺪ‬ ‫ﻋﻠَ ٰﻰ ﻓَﺘْ َﺮ ۢةٍ ِّﻣﻦَ ﱡ‬ َ ‫ﺐ ﻗَﺪْ َﺟﺎ ٓ َءﻛُ ْﻢ َرﺳُﻮﻟُﻨَﺎ ﯾُﺒَﯿِّﻦُ ﻟَﻜُ ْﻢ‬ ِ َ‫ٰﯾَٓﺄ َ ْھ َﻞ ْٱﻟ ِﻜ ٰﺘ‬ ٍ ۢ ‫ِﯿﺮ َو َﻻ ﻧَﺬ‬ ٍ ۢ ‫ﻮا َﻣﺎ َﺟﺎ ٓ َءﻧَﺎ ِﻣ ۢﻦ ﺑَﺸ‬ ‫ِﯾﺮ‬ َ ‫ﻋﻠَ ٰﻰ ﻛُ ِّﻞ‬ ٌ ۭ ‫ﻰ ۢ ٍء ﻗَﺪ‬ ٌ ۭ ‫ِﯿﺮ َوﻧَﺬ‬ ٌ ۭ ‫َﺟﺎ ٓ َءﻛُﻢ ﺑَﺸ‬ َ ُ ‫ِﯾﺮ ۗ َوٱ ﱠ‬ ْ ‫ﺷ‬ Dans l’Evangile selon Mattieu chapitre 23, Jésus a également blâmé les scribes et Pharisiens de son temps : •

Evangile : Matthieu 23, versets 13 à 16 : « "Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui fermez aux hommes le Royaume des Cieux ! Vous n'entrez certes pas vous-mêmes, et vous ne laissez même pas entrer ceux qui le voudraient. (15) "Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui parcourez mers et continents pour gagner un prosélyte, et, quand vous l'avez gagné, vous le rendez digne de la géhenne deux fois plus que vous ! (16) "Malheur à vous, guides aveugles, qui dites : Si l'on jure par le sanctuaire, cela ne compte pas ; mais si l'on jure par l'or du sanctuaire, on est tenu. »

Evangile : Matthieu 23, versets 23 à 32 : « "Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui acquittez la dîme de la menthe, du fenouil et du cumin, après avoir négligé les points les plus graves de la Loi, la justice, la miséricorde et la bonne foi ; c'est ceci qu'il fallait pratiquer, sans négliger cela. (24) Guides aveugles, qui arrêtez au filtre le moustique et engloutissez le chameau. (25) "Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui purifiez l'extérieur de la coupe et de l'écuelle, quand l'intérieur en est rempli par rapine et intempérance ! (26) Pharisien aveugle ! purifie d'abord l'intérieur de la coupe et de l'écuelle, afin que l'extérieur aussi devienne pur. (27) "Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui ressemblez à des sépulcres blanchis : au-dehors ils ont belle apparence, mais au-dedans ils sont pleins d'ossements de morts et de toute pourriture ; (28) vous de même, au-dehors vous offrez aux yeux des hommes l'apparence de justes, mais audedans vous êtes pleins d'hypocrisie et d'iniquité. (29) "Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui bâtissez les sépulcres des prophètes et décorez les tombeaux des justes, (30) tout en disant : Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour verser le sang des prophètes. (31) Ainsi, vous en témoignez contre vous-mêmes, vous êtes les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes ! (32) Eh bien ! vous, comblez la mesure de vos pères ! »

Canaan

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Dans les récits Bibliques, Canaan désigne la région comprise entre la Méditerranée et le Jourdain, avant sa conquête par Josué et les tribus d'Israël sorties d'Égypte. Le terme proviendrait du nom de Canaan, petit-fils de Noé. •

Ancien Testament : Livre de Josué 1, versets 1 à 4 : « Après la mort de Moïse, serviteur de l’Éternel, Dieu parla ainsi à Josué, fils de Noun, qui avait servi Moïse : (2) "Mon serviteur Moïse est mort. Maintenant, dispose-toi à traverser le Jourdain avec tout ce peuple, pour entrer dans le pays que je donne aux enfants d'Israël. (3) Toute région que foulera la plante de votre pied, je vous la donne, ainsi que je l'ai déclaré à Moïse. (4) Depuis le Désert jusqu'au Liban que voilà et jusqu'au grand Fleuve, le fleuve de l'Euphrate, tout le pays des Héthéens jusqu'à la grande mer, au couchant, tel sera votre territoire. »

La Cohérence du Livre La révélation

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Ancien Testament : Isaïe 29, Verset 12 : « Et si on présente le Livre à un homme illettré en lui disant : "LIS donc ceci !" Il répond : "Je ne sais pas lire." »

Coran : L'Adhérence 96, Versets 1 à 5 : « LIS, au nom de ton Seigneur qui a créé, (2) qui a créé l'homme d'une adhérence. (3) LIS ! Ton Seigneur est le Très Noble, (4) qui a enseigné par la plume [le calame], (5) a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas. »

Hadith : Sahîh Mouslim 87, 231 : « 'Aïcha, l'épouse du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), a dit : La Révélation se présenta d'abord au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) sous forme de visions pieuses qu'il voyait pendant son sommeil. Toutes lui parurent avec une très vive clarté. Puis, il eut de l'inclination à la retraite. Il se retirait alors dans la caverne de Hirâ', où il se livrait à la pratique d'actes d'adoration durant des nuits consécutives, avant qu'il ne rentre chez lui pour se munir de provisions de bouche. Il revenait ensuite vers Khadîja (paix sur elle) et prenait les provisions nécessaires pour une nouvelle retraite. Cela dura jusqu'à ce que la Vérité lui fût enfin révélée dans la caverne de Hirâ'. L'archange y vint alors lui dire : "Lis !". - "Je ne suis point de ceux qui lisent", répondit-il. Le Prophète raconta cet événement en ces termes : L'archange me saisit aussitôt, me pressa contre lui au point de me faire perdre toute force, puis me lâcha enfin en répétant : "Lis !". - "Je ne suis point de ceux qui lisent", répliquai-je encore. Cette scène se répéta à deux autres reprises. A la troisième fois, l'archange me dit : {Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume (le calame), a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas}. Après avoir entendu ces versets, le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), tremblant et palpitant, rentra chez son épouse Khadîja et s'écria : "Enveloppez-moi ! Enveloppez-moi !". On s'empressa de le couvrir jusqu'au moment où son effroi fut dissipé. Alors, s'adressant à Khadîja, il la mit au courant de ce qui s'était passé, puis il ajouta : "Ah ! J'ai cru que j'en allais mourir !". - "Au contraire, réjouis-toi ! répondit Khadîja, certes jamais Dieu ne te plongera dans l’ignominie ; car tu maintiens tes liens de parenté, tu ne dis que la vérité, tu soutiens les faibles, tu donnes aux indigents, tu héberges les hôtes, et tu viens

Hadith: http://www.hadithdujour.com/coran/SAHIH-MOUSLIM.pdf

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en aide aux éprouvés". Ensuite Khadîja emmena Muhammad chez Waraqa Ibn Nawfal Ibn 'Asad Ibn 'Abd Al-'Uzzâ Cet homme, qui était le cousin paternel de Khadîja, avait embrassé le christianisme aux temps antéislamiques. Il savait l'arabe par écrit, et avait traduit vers l'arabe des passages de l'Evangile autant que Dieu avait voulu. A cette époque, il était âgé et était devenu aveugle : "Ô mon cousin, lui dit Khadîja, écoute ce que va te dire le fils de ton frère". - "Ô fils de mon frère ! répondit Waraqa Ibn Nawfal, de quoi s'agit-il ?". Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui raconta alors ce qu'il avait vu. "C'est l'archange, dit Waraqa Ibn Nawfal, que Dieu a envoyé autrefois à Moïse (Mûsa) (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Plût à Dieu que je fusse jeune en ce moment ! Ah ! Comme je voudrais être encore vivant à l'époque où tes concitoyens te banniront !". - "Ils m'exileront donc ?", s'écria le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui). - "Oui, reprit Waraqa Jamais un homme n'a apporté ce que tu apportes sans être persécuté ! Si je vis encore en ce jour-là, je t'aiderai de toutes mes forces". »

Ismaël et Israël •

Coran : Al Ahqâf 46, versets 9 et 10 : « Dis : « Je ne suis pas une innovation parmi les messagers ; et je ne sais pas ce que l'on fera de moi, ni de vous. Je ne fais que suivre ce qui m'est révélé ; et je ne suis qu'un avertisseur clair ». (10) Dis : « Que direz-vous si [cette révélation s'avère] venir d'Allah et que vous n'y croyez pas qu'un témoin parmi les fils d'Israël en atteste la conformité [au Pentateuque] et y croit pendant que vous, vous le repoussez avec orgueil... En vérité Allah ne guide pas les gens injustes ! »

« EL » Le Rabbin Daniel Lapin, grand érudit biblique des USA, explique qu’il n’existe que deux nations Biblique qui possèdent le mot Dieu « EL » dans leur nom. « EL » (hébreu : ‫ )אֵ ל‬est un terme sémitique ancien, construit sur la racine ʾL, et se retrouvant dans :  L’ilū akkadien : L'akkadien (akkadûm en akkadien) est une langue sémitique éteinte qui a été fortement influencée par le sumérien (langue ‘morte’ de Sumer, actuel Irak, ème ème aux IV et III millénaires avant J.C). Elle fut parlée au moins du début du IIIème jusqu'au Ier millénaire avant J.C en Mésopotamie.  L’El ou Il ougaritique : L'ougaritique est une langue éteinte de type cananéen, région de Canaan, appartenant au groupe nord-ouest des langues sémitiques, parlée dans la ville d'Ougarit, Syrie actuelle, à l'âge du bronze récent (XVème - XIIème siècles avant J.C).  Et l’ʾIlāh arabe : il dénote la puissance (Genèse 31 ;29 : yesh lè-el yadi « Il est au pouvoir de ma main de vous faire du mal ») et par extension, la divinité. Logogrammes cunéiformes de l'akkadien :

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Principales cités de Mésopotamie à l'époque historique, et pays de Sumer :

L’Ancien Testament emploie le plus souvent el [ ‫ ] אֵ ל‬comme nom commun pour « un dieu ». Tant le dieu … •

Psaume : David 18, versets 31,33 et 48 : « Dieu puissant ! parfaite est sa voie ; la parole du Seigneur est infaillible, il est le bouclier de quiconque espère en lui. (33) Ce Dieu me ceint de force, et me fait suivre une voie parfaite. (48) O Dieu, c’est toi qui me procures vengeance, qui fais tomber des peuples à mes pieds ; » (31) ‫בּוֹ‬

‫ ִא ְמ ַרת יְהוָה צְ רוּפָה מָ גֵן הוּא לְ כֹ ל הַ חֹ ִסים‬: ‫הָ אֵ ל תָּ ִמים דַּ ְרכּוֹ‬. (33) ‫זְּרנִ י חָ יִ ל וַיִּ תֵּ ן תָּ ִמים דַּ ְרכִּ י‬ ֵ ַ‫הָ אֵ ל הַ ְמא‬. (48) ‫ﬠַמּים תַּ חְ תָּ י‬ ִ ‫הָ אֵ ל הַ נּוֹתֵ ן נְקָ מוֹת לִ י ַויּ ְַדבֵּ ר‬.

… qu’« un dieu étrange » … •

Psaume : Anonyme 44, verset 21 : « Si nous avions oublié le nom de notre Dieu, étendu les mains vers un dieu étranger, »

‫אם שָׁ כַחְ נוּ שֵׁ ם אֱ הֵ ינוּ וַנִּ פְ רֹ שׂ כַּפֵּינוּ לְ אֵ ל זָר‬.ִ

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Psaume : Anonyme 81, verset 10 : « Qu’il n’y ait pas chez toi de divinité étrangère, ne te prosterne pas devant un dieu du dehors. »

‫ל ֹא יִהְ יֶה בְ אֵ ל זָר וְ ל ֹא ִת ְשׁתַּ ֲחוֶה לְ אֵ ל ֵנכָר‬. … ou « étranger ». •

Torah : Deutéronome 32, verset 12 : « Seul, l'Éternel le dirige, et nulle puissance étrangère ne le seconde. »

{‫ }ר‬.‫יְהוָה בָּ דָ ד יַנְ חֶ נּוּ }ס{ וְ אֵ ין ﬠִ מּוֹ אֵ ל ֵנכָר‬ •

Ancien Testament : Malachie 2, verset 11 : « Juda a trahi, une abomination s'est perpétrée en Israël et à Jérusalem ; oui, Juda a profané ce qui est sacré devant l'Eternel, ce qui lui est cher ; il a épousé la fille d'un dieu étranger. »

‫ כִּ י חִ לֵּל יְהוּדָ ה קֹ דֶ שׁ יְ הוָה אֲשֶׁ ר אָ הֵ ב וּבָ ﬠַ ל בַּ ת אֵ ל ֵנכָר‬:‫ֶﬠֶשׂתָ ה בְ יִ ְשׂ ָראֵ ל וּבִ ירוּשָׁ ָל ִם‬ ְ ‫ בָּ גְ דָ ה יְ הוּדָ ה וְ תוֹﬠֵ בָ ה נ‬. Lorsqu’El est employé seul, il s’agit donc le plus souvent d’un terme générique pour mettre par exemple le divin et l’humain en contraste : •

Ancien Testament : Nombres 23, verset 19 : « Dieu n'est pas un mortel, pour mentir, ni un fils d'Adam, pour qu'il se ravise ; est-ce lui qui parle et ne tient point parole ? Qui affirme et n'exécute point ? »

‫ל ֹא ִאישׁ אֵ ל וִ י ַכזֵּב וּבֶ ן אָ דָ ם וְ יִ ְתנֶחָ ם הַ הוּא אָ מַ ר וְ ל ֹא ַיﬠֲשֶׂ ה וְ ִדבֶּ ר וְ ל ֹא יְ קִ ימֶ נָּה‬. •

Ancien Testament : Isaïe 31 verset 3 : « L’Egyptien est un homme, non un dieu : ses chevaux sont chair et non esprit. L'Eternel étend sa main, le protecteur trébuche, et le protégé tombe, et tous deux périssent ensemble. »

{‫ }ס‬.‫וּמצְ ַריִ ם אָ דָ ם וְ ל ֹא אֵ ל וְ סוּסֵ יהֶ ם בָּ שָׂ ר וְ ל ֹא רוּחַ וַיהוָה יַטֶּ ה יָדוֹ וְ כָשַׁ ל עוֹזֵר וְ נָפַ ל ﬠָ ז ֻר וְ יַחְ דָּ ו ֻכּלָּם יִכְ לָיוּן‬ ִ •

Ancien Testament : Ézéchiel 28, verset 9 : « Oseras-tu dire encore : "Je suis un Dieu", en face de tes meurtriers ? Mais tu n'es qu'un homme et non un Dieu entre les mains de ceux qui te blessent à mort. »

‫ וְ אַ תָּ ה אָ דָ ם וְ ל ֹא אֵ ל בְּ יַד ְמחַ לְ לֶי‬: ‫הֶ אָ מֹ ר תּ ֹאמַ ר אֱ ִהים אָ נִי לִ פְ נֵי הֹ ְר ֶג‬. •

Ancien Testament : Osée 11, verset 9 : « Je n'obéirai point à ma violente colère, je ne détruirai plus à nouveau Ephraïm ; car je suis Dieu et non un mortel, le Saint qui réside au milieu de toi : je ne viendrai point armé de terreur. »

‫ כִּ י אֵ ל אָ נֹ כִ י וְ ל ֹא ִאישׁ בְּ קִ ְרבְּ קָ דוֹשׁ וְ ל ֹא אָ בוֹא בְּ ﬠִ יר‬:‫ ל ֹא אֶ ﬠֱשֶׂ ה חֲרוֹן אַ פִּ י ל ֹא אָ שׁוּב לְ שַׁ חֵ ת אֶ פְ ָריִ ם‬. •

Ancien Testament : Job 25, verset 4 : « Comment donc le mortel serait-il juste devant Dieu ? Comment le fils de la femme serait-il innocent ? »

‫וּמַ ה יִּ צְ דַּ ק אֱ נוֹשׁ ﬠִ ם אֵ ל וּמַ ה יִּ ְז ֶכּה יְ לוּד ִאשָּׁ ה‬. Page 118


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Il ne désigne que rarement, et le plus souvent dans les Livres et passages poétiques, le dieu d’Israël •

Torah : Genèse 33, verset 20 : « Il y érigea un autel qu’il dénomma : "le Seigneur est le Dieu d’Israël." » « El, l’Elohim d’Israël »

{‫ }ס‬.‫ַויַּצֶּ ב שָׁ ם ִמזְבֵּ חַ וַיִּ קְ ָרא לוֹ אֵ ל אֱ הֵ י יִ ְשׂ ָראֵ ל‬ •

Psaumes : Anonyme 146, verset 5 : « Heureux qui a pour appui le Dieu de Jacob, et met son espoir en l’Eternel, son Dieu ! »

‫ ִשׂ ְברוֹ ﬠַ ל יְ הוָה אֱ הָ יו‬:‫אַ ְשׁ ֵרי שֶׁ אֵ ל ַיﬠֲקֹ ב בְּ ﬠֶ זְרוֹ‬. En revanche, à l’état construit, c’est-à-dire modifié par une épithète ou combiné à un autre titre, il est préféré à Elohim et il en est de même lorsqu’il apparaît comme élément de noms théophores (Elihou, Eliyahou, Elkana et Ishmaël, Israël, Samuel). Les deux nations Biblique dont parle le Rabbin Daniel Lapin, possèdent le mot Dieu « EL » dans leur nom : Yisrâ’el qui est Israël et Ishma’el, les Arabes. Il explique : « Lorsque Dieu dit à Agar qu’elle aura un enfant, Dieu lui informe 88 du nom qu’il portera. L’enfant devra porter le nom d’Ismaël (Genèse 16 :11). Et lorsque Jacob changea son nom puis devint Israël, ou Yisra’el, c’était également dû à un commandement de Dieu (Genèse 32 :29). Ainsi les deux seules personnes, qui donneront naissance à des nations, pour qui les noms furent attribué par Dieu, et dont les noms contiennent le mot « Dieu » sont Ishma’el et Yisra’el. »  Yisra’el signifie littéralement : « Il fera de Dieu son Maître » On remarque que la partie du milieu contient la consonance « sr » Yisra’el. D’autre langues se sont plus tard inspirées de ce son pour développer la notion de « Maître », comme le mots « Sir » (Monsieur), le mot russe « Tsar », ou encore « César ». Tous ces mots ont été construits autour du son « sr » contenu dans Yisra’el ; « Il fera de Dieu son Maître ».  Ishma’el signifie : « Dieu l’écoutera » Mohamed (paix sur lui), qui est le Prophète de l’Islam, étant un descendant de la lignée d’Ismaël, il n’est pas surprenant de voir les musulmans prier plus que quiconque, jusqu’à 5 fois dans la journée. Une partie de l’héritage enraciné dans leur nom et dans leur identité renvoie à cette idée que Dieu les écoutera. C’est un énorme avantage qu’ils possèdent, car concernant les descendants des enfants d’Israël, ils doivent impérativement être sur la bonne voie pour espérer que Dieu écoute leurs prières. »

La Pierre d’angle (Pierre Noire) •

Evangile : Matthieu 21, Versets 42-43 : « (42) Jésus leur dit : "N'avez-vous jamais lu dans les Ecritures : LA PIERRE qu'avaient rejetée les bâtisseurs c'est elle qui est devenue PIERRE DE FAÎTE ; c'est là l'œuvre du Seigneur et elle est admirable à nos yeux ? (43) Aussi, je vous le dis : le Royaume de Dieu vous sera retiré pour être confié à un peuple qui lui fera produire ses fruits." »

88

Remarquons que Dieu parle à Agar : Genèse 16, verset 13 : « Et elle proclama ainsi le nom de l'Éternel qui lui avait parlé : "Tu es un Dieu visible ! »

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Psaumes : Anonyme [Hallel] 118, Versets 20-26 : « Voici la porte de l’Eternel, les justes la franchiront ! (21) Je te rends grâce pour m’avoir exaucé, tu as été mon sauveur. (22) LA PIERRE qu’ont dédaignée les architectes, elle est devenue la plus précieuse des PIERRES D’ANGLE. (23) C’est l’Eternel qui l’a voulu ainsi, cela paraît merveilleux à nos yeux. (24) Ce jour, le Seigneur l’a préparé, consacrons-le par notre joie, par notre allégresse. (25) De grâce, Eternel, secours-nous ; de grâce, Eternel, donne-nous le succès. (26) Béni soit celui qui vient au nom de l’Eternel ! nous vous saluons du fond de la maison de l’Eternel.

Hadith : Al Bukhari 89 1597 : « D'après Abis ben Rabi'a, Umar vint embrasser la PIERRE NOIRE et dit : " Je sais que tu n'es qu'une pierre qui ne peut ni nuire ni être utile ; et si je n'avais pas vu le Prophète (paix et bénédiction sur lui) t'embrasser, je ne t'aurais pas embrassée." »

Le sceau des Prophètes

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Torah : Deutéronome 18, versets 15 à 20 : « C'est un Prophète sorti de tes rangs, un de tes frères comme moi, que l'Éternel, ton Dieu, suscitera en ta faveur : c'est lui que vous devez écouter ! (16) Absolument comme tu l'as demandé à l'Éternel, ton Dieu, au mont Horeb, le jour de la convocation, quand tu as dit : "Je ne veux plus entendre la voix de l'Éternel, mon Dieu, et ce feu intense, je ne veux plus le voir, de peur d'en mourir ; (17) et le Seigneur me dit alors : "Ils ont bien parlé. (18) Je leur susciterai un PROPHETE du milieu DE LEURS FRERES, tel que toi, et Je mettrai MES PAROLES DANS SA BOUCHE, et il leur dira tout ce que Je lui ordonnerai. (19) Et alors, celui qui n'obéira pas à Mes paroles, qu'il énoncera en mon nom, c'est moi qui lui demanderai compte ! (20) Toutefois, si un prophète avait l'audace d'annoncer en Mon nom une chose que Je ne lui aurais pas enjoint d'annoncer, ou s'il parlait au nom d'une divinité étrangère, ce prophète doit mourir."

Nouveau Testament : Première Epitre de Jean 4, versets 1 à 3 : « Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s'ils viennent de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde. (2) A ceci reconnaissez l'esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu ; (3) et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu ; c'est là l'esprit de l'Antéchrist. Vous avez entendu dire qu'il allait venir ; eh bien ! maintenant, il est déjà dans le monde. »

Evangile : Jean 14, verset 16 : « et je prierai le Père et il vous donnera un autre PARACLET, pour qu'il soit avec vous à jamais, »

Evangile : Jean 15, versets 26 et 27 : « Lorsque viendra le PARACLET, que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il me rendra témoignage. (27) Mais vous aussi, vous témoignerez, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement »

Evangile : Jean 16, versets 5 à 33 : « Mais maintenant je m'en vais vers celui qui m'a envoyé et aucun de vous ne me demande : Où vas-tu ? (6) Mais parce que je vous ai dit cela, la tristesse remplit vos cœurs. (7) Cependant je vous dis la vérité : c'est votre intérêt que je parte ; car si je ne pars pas, le PARACLET ne viendra pas vers vous ; mais si je pars, je vous l'enverrai. (8) Et lui, une fois venu, il établira la culpabilité du monde en fait

Al Bukhari: http://ddata.over-blog.com/4/22/62/75/1/Sahih-Al-Boukhari-tome-2.pdf

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

de péché, en fait de justice et en fait de jugement : (9) de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ; (10) de justice, parce que je vais vers le Père et que vous ne me verrez plus ; (11) de jugement, parce que le Prince de ce monde est jugé. (12) J'ai encore beaucoup à vous dire, mais vous ne pouvez pas le porter à présent. (13) Mais quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière ; car il ne parlera pas de luimême, mais ce qu'il entendra, il le dira et il vous dévoilera les choses à venir. (14) Lui me glorifiera, car c'est de mon bien qu'il recevra et il vous le dévoilera. (15) Tout ce qu'a le Père est à moi. Voilà pourquoi j'ai dit que c'est de mon bien qu'il reçoit et qu'il vous le dévoilera. (16) "Encore un peu, et vous ne me verrez plus, et puis un peu encore, et vous me verrez." (17) Quelques-uns de ses disciples se dirent entre eux : "Qu'est-ce qu'il nous dit là : Encore un peu, et vous ne me verrez plus, et puis un peu encore, et vous me verrez, et : Je vais vers le Père ?" (18) Ils disaient : "Qu'est-ce que ce : un peu ? Nous ne savons pas ce qu'il veut dire." (19) Jésus comprit qu'ils voulaient le questionner et il leur dit : "Vous vous interrogez entre vous sur ce que j'ai dit : Encore un peu, et vous ne me verrez plus, et puis un peu encore, et vous me verrez. (20) En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira ; vous serez tristes, mais votre tristesse se changera en joie. (21) La femme, sur le point d'accoucher, s'attriste parce que son heure est venue ; mais lorsqu'elle a donné le jour à l'enfant, elle ne se souvient plus des douleurs, dans la joie qu'un homme soit venu au monde. (22) Vous aussi, maintenant vous voilà tristes ; mais je vous verrai de nouveau et votre cœur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l'enlèvera. (23) Ce jour-là, vous ne me poserez aucune question. En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. (24) Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom ; demandez et vous recevrez, pour que votre joie soit complète. (25) Tout cela, je vous l'ai dit en figures. L'heure vient où je ne vous parlerai plus en figures, mais je vous entretiendrai du Père en toute clarté. (26) Ce jour-là, vous demanderez en mon nom et je ne vous dis pas que j'interviendrai pour vous auprès du Père, (27) car le Père lui-même vous aime, parce que vous m'aimez et que vous croyez que je suis sorti d'auprès de Dieu. (28) Je suis sorti d'auprès du Père et venu dans le monde. De nouveau je quitte le monde et je vais vers le Père." (29) Ses disciples lui disent : "Voilà que maintenant tu parles en clair et sans figures ! (30) Nous savons maintenant que tu sais tout et n'as pas besoin qu'on te questionne. A cela nous croyons que tu es sorti de Dieu." (31) Jésus leur répondit : "Vous croyez à présent ? (32) Voici venir l'heure - et elle est venue - où vous serez dispersés chacun de votre côté et me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul : le Père est avec moi. (33) Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi. Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J'ai vaincu le monde." » •

Evangile : Jean 14, verset 6 : « Jésus lui dit : "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi." »

Coran : La Famille d'Imrân 3, verset 55 : « (Rappelle-toi) quand Allah dit : « O 'Issa [Jésus], certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre t'élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n'ont pas cru et mettre jusqu'au Jour de la Résurrection, ceux qui te suivent audessus de ceux qui ne croient pas. Puis, c'est vers Moi que sera votre retour, et Je jugerai, entre vous, ce sur quoi vous vous opposiez. »

Coran : Les Femmes 4, versets 158 et 159 : « mais Allah l'a [Jésus] élevé vers Lui. Et Allah est Puissant et Sage. (159) Il n'y aura personne, parmi les gens du Livre, qui n'aura pas foi en lui avant sa mort. Et au Jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux »

Coran : Al Ahqâf 46, versets 9 et 10 : « Dis : "Je ne suis pas une innovation parmi les messagers ; et je ne sais pas ce que l'on fera de moi, ni de vous. Je ne fais que suivre ce

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qui m'est révélé ; et je ne suis qu'un avertisseur clair". (10) Dis : "Que direz-vous si [cette révélation s'avère] venir d'Allah et que vous n'y croyez pas qu'un témoin parmi les fils d'Israël en atteste la conformité [au Pentateuque] et y croit pendant que vous, vous le repoussez avec orgueil... En vérité Allah ne guide pas les gens injustes !" » (9) ‫ِﯾﺮ‬ ٌ ۭ ‫ﻰ َو َﻣﺎ ٓ أَﻧ َ۠ﺎ ِإ ﱠﻻ ﻧَﺬ‬ ُ ‫ٱﻟﺮ‬ ‫ﻗُ ْﻞ َﻣﺎ ﻛُﻨﺖُ ِﺑﺪْ ًۭﻋﺎ ِّﻣﻦَ ﱡ‬ ‫ﺳ ِﻞ َو َﻣﺎ ٓ أَد ِْرى َﻣﺎ ﯾُ ْﻔ َﻌ ُﻞ ِﺑﻰ َو َﻻ ِﺑﻜُ ْﻢ ۖ إِ ْن أَﺗ ﱠ ِﺒ ُﻊ ِإ ﱠﻻ َﻣﺎ ﯾُﻮ َﺣ ٰ ٓﻰ ِإﻟَ ﱠ‬

ٌ ۭ ‫ﱡﻣ ِﺒ‬ ‫ﯿﻦ‬ ٓ (10) ۖ ‫ﺳﺘ َ ْﻜ َﺒ ْﺮﺗ ُ ْﻢ‬ َ ‫ﻗُ ْﻞ أ َ َر َء ْﯾﺘ ُ ْﻢ ِإن َﻛﺎنَ ِﻣ ْﻦ ِﻋﻨ ِﺪ ٱ ﱠ ِ َو َﻛﻔَ ْﺮﺗُﻢ ِﺑِۦﮫ َو‬ ْ ‫ﻋﻠَ ٰﻰ ِﻣﺜْ ِﻠِۦﮫ ﻓَـﺎ َﻣﻦَ َوٱ‬ َ ‫ﻰ ِإﺳ ٰ َْﺮ ِءﯾ َﻞ‬ ٓ ‫ﺷ ِﮭﺪَ ﺷَﺎ ِھ ۭﺪ ٌ ِّﻣ ۢﻦ َﺑ ِﻨ‬ ‫ِإ ﱠن ٱ ﱠ َ َﻻ َﯾ ْﮭﺪِى ْٱﻟﻘَ ْﻮ َم ٰ ﱠ‬ َ‫ٱﻟﻈ ِﻠ ِﻤﯿﻦ‬

Coran : Le Rang 61, verset 6 : « Et quand 'Issa fils de Maryam dit : « O Enfants d'Israël, je suis vraiment le Messager d'Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d'un Messager à venir après moi, dont le nom sera [‘’le plus loué’’, Ahmad / ُ ‫] أَﺣْ َﻤﺪ‬. Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent : "C'est là une magie manifeste". »

ّ ‫ى ِﻣﻦَ ٱﻟﺘ ﱠ ْﻮ َر ٰﯨ ِﺔ َو ُﻣ َﺒ‬ ‫ﺸ ۢ ًِﺮا‬ َ ‫َو ِإذْ ﻗَﺎ َل ِﻋﯿ‬ َ ‫ﻰ ِإﺳ ٰ َْٓﺮ ِءﯾ َﻞ ِإﻧِّﻰ َرﺳُﻮ ُل ٱ ﱠ ِ ِإﻟَ ْﯿ ُﻜﻢ ﱡﻣ‬ ‫ﺼ ِﺪّ ۭﻗًﺎ ِﻟّ َﻤﺎ َﺑﯿْﻦَ َﯾﺪَ ﱠ‬ ٓ ِ‫ﺴﻰ ٱﺑْﻦُ َﻣ ْﺮ َﯾ َﻢ ٰ َﯾ َﺒﻨ‬ ۟ ُ‫ﺖ ﻗَﺎﻟ‬ ٌ ۭ ِ‫ﺤْﺮ ﱡﻣﺒ‬ ‫ﯿﻦ‬ ِ َ‫ﺑِ َﺮﺳُﻮ ۢ ٍل َﯾﺄْﺗِﻰ ِﻣ ۢﻦ ﺑَ ْﻌﺪِى ٱ ْﺳ ُﻤ ٓۥﮫُ أَﺣْ َﻤ ُﺪ ۖ ﻓَﻠَ ﱠﻤﺎ َﺟﺎ ٓ َءھُﻢ ﺑِ ْﭑﻟﺒَﯿِّ ٰﻨ‬ ٌ ۭ ‫ﻮا ٰ َھﺬَا ِﺳ‬ •

Coran : Al A'râf / Les Murailles 7, verset 157 : « Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'Evangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui ; ceux-là seront les gagnants. »

‫وف‬ ِ ‫ﻧﺠﯿ ِﻞ َﯾﺄ ْ ُﻣ ُﺮھُﻢ ِﺑ ْﭑﻟ َﻤ ْﻌ ُﺮ‬ ُ ‫ٱﻟﺮ‬ ‫ٱ ﱠﻟﺬِﯾﻦَ َﯾﺘ ﱠ ِﺒﻌُﻮنَ ﱠ‬ ِ ‫ٱﻹ‬ ِ ْ ‫ﻰ ٱﻟﱠﺬِى َﯾ ِﺠﺪ ُوﻧَ ۥﮫُ َﻣ ْﻜﺘُﻮﺑًﺎ ِﻋﻨﺪَھُ ْﻢ ﻓِﻰ ٱﻟﺘ ﱠ ْﻮ َر ٰﯨ ِﺔ َو‬ ‫ﻰ ْٱﻷ ُ ِّﻣ ﱠ‬ ‫ﺳﻮ َل ٱﻟﻨﱠ ِﺒ ﱠ‬ ٰ ٓ ‫ﻋ ِﻦ ْٱﻟ ُﻤﻨ َﻜ ِﺮ َوﯾ ُِﺤ ﱡﻞ ﻟَ ُﮭ ُﻢ ﱠ‬ َ ِ‫ﻋﻠَ ْﯿ ِﮭ ُﻢ ْٱﻟ َﺨ ٰ َﺒﺌ‬ ْ ‫ﺻ َﺮھُ ْﻢ َو ْٱﻷ َ ْﻏﻠَ َﻞ ٱﻟﱠﺘِﻰ َﻛﺎﻧ‬ ‫َﺖ‬ ِ ‫ٱﻟﻄ ِﯿّ ٰ َﺒ‬ ْ ‫ﻋ ْﻨ ُﮭ ْﻢ ِإ‬ َ ‫َو َﯾ ْﻨ َﮭ ٰﯨ ُﮭ ْﻢ‬ َ ‫ﺖ َوﯾُ َﺤ ِ ّﺮ ُم‬ َ ‫ﻀ ُﻊ‬ َ ‫ﺚ َو َﯾ‬ ٓ ٰ ُ ۟ ۟ ُ َ‫ﻧﺰ َل َﻣ َﻌ ٓۥﮫُ ۙ أ ۟وﻟَﺌِﻚَ ھُ ُﻢ ْٱﻟ ُﻤ ْﻔ ِﻠ ُﺤﻮن‬ َ ‫ﻋﻠَ ْﯿ ِﮭ ْﻢ ۚ ﻓَﭑﻟﱠﺬِﯾﻦَ َءا َﻣﻨُﻮا ِﺑِۦﮫ َو‬ َ َ ‫ﺼ ُﺮوهُ َوٱﺗ ﱠ َﺒ ُﻌﻮا ٱﻟﻨﱡ‬ َ َ‫ﻋ ﱠﺰ ُروهُ َوﻧ‬ ِ ‫ِى أ‬ ٓ ‫ﻮر ٱﻟﱠﺬ‬ •

Coran : La Table Servie 5, verset 3 : « (...) Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous. (...) »

‫ اﻟﯿﻮم أﻛﻤﻠﺖ ﻟﻜﻢ دﯾﻨﻜﻢ وأﺗﻤﻤﺖ ﻋﻠﯿﻜﻢ ﻧﻌﻤﺘﻲ ورﺿﯿﺖ ﻟﻜﻢ اﻹﺳﻼم دﯾﻨﺎ‬:‫ﻗﺎل ﷲ ﺗﻌﺎﻟﻰ‬ Les promesses Di vines à Ab ra ham ( paix sur l ui) La double promesse faite à Abraham (paix sur lui) •

Coran : Ibrahîm 14, verset 39 : « Louange à Allah, qui en dépit de ma vieillesse, m'a donné Ismaël et Ishâq [Isaac]. Certes, mon Seigneur entend bien les prières. »

‫ﻋﺎ ٓ ِء‬ ْ ‫ﺳ ٰ َﻤ ِﻌﯿ َﻞ َو ِإ‬ ْ ‫ﻋﻠَﻰ ْٱﻟ ِﻜ َﺒ ِﺮ ِإ‬ َ ‫َﺐ ِﻟﻰ‬ َ ‫ْٱﻟ َﺤ ْﻤﺪ ُ ِ ﱠ ِ ٱﻟﱠﺬِى َوھ‬ َ ‫ﺴ ِﻤﯿ ُﻊ ٱﻟﺪﱡ‬ َ َ‫ﺳ ٰ َﺤﻖَ ۚ◌ ِإ ﱠن َر ِﺑّﻰ ﻟ‬ •

Coran : Les Rangées 37, verset 113 : « Et Nous le bénîmes ainsi que Ishâq. Parmi leurs descendances il y a [l'homme] de bien et celui qui est manifestement injuste envers luimême. »

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Coran : L'Ornement 43, versets 26 à 28 : « Et lorsqu'Ibrahîm dit à son père et à son peuple : « Je désavoue totalement ce que vous adorez, (27) à l'exception de Celui qui m'a créé, car c'est Lui en vérité qui me guidera ». (28) Et il en fit une parole qui devait se perpétuer parmi sa descendance. Peut-être reviendront-ils ? »

Torah : Genèse 17, versets 4 à 8 : « "Moi-même, oui, je traite avec toi : tu seras le père d'une multitude de nations. (5) Ton nom ne s'énoncera plus, désormais, Abram : ton nom sera Abraham, car je te fais le père d'une multitude de nations. (6) Je te ferai fructifier prodigieusement ; je ferai de toi des peuples, et des rois seront tes descendants. (7) Cette alliance, établie entre moi et entre toi et ta POSTERITE DERNIERE, je l'érigerai en ALLIANCE PERPETUELLE, étant pour toi un Dieu comme pour ta postérité après toi. (8) Et je donnerai à toi et à ta postérité la terre de tes pérégrinations, TOUTE LA TERRE DE CANAAN, comme possession indéfinie ; et je serai pour eux un Dieu tutélaire." »

Torah : Genèse 18, versets 18 et 19 : « Abraham ne doit-il pas devenir une nation grande et puissante et une cause de bonheur pour toutes les nations de la terre ? (19) SI JE L'AI distingué, C'EST POUR qu'il prescrive à SES FILS et à sa maison APRES LUI D'OBSERVER LA VOIE de l'Éternel, en pratiquant la vertu et la justice ; AFIN que l'Éternel accomplisse SUR ABRAHAM ce qu'Il a déclaré à son égard." »

Torah : Genèse 26, versets 4 et 5 : « Je multiplierai ta race 90 comme les astres du ciel ; Je lui donnerai toutes ces provinces et en ta race s'estimeront bénies toutes les nations du monde : (5) EN RÉCOMPENSE de ce qu'Abraham a écouté ma voix et suivi mon observance, exécutant mes préceptes, mes lois et mes doctrines." »

Accomplissement de la promesse par Isaac (paix sur lui) L’alliance par Isaac •

Torah : Genèse 17, verset 19 : « Le Seigneur répondit : "Certes, Sara, ton épouse, te donnera un fils, et tu le nommeras Isaac. Je maintiendrai mon pacte avec lui, comme pacte PERPÉTUEL91 à l'égard de sa descendance. »

Torah : Deutéronome 7, verset 12 : « POUR PRIX de votre OBÉISSANCE à ces lois et de votre FIDÉLITÉ à les accomplir, l'Éternel, votre Dieu, sera FIDÈLE AUSSI au pacte de bienveillance qu'il a juré à vos pères »

Torah : Deutéronome 28, verset 9 : « L'Éternel te maintiendra comme sa NATION SAINTE, ainsi qu'il te l'a juré, TANT QUE tu garderas les commandements de l'Éternel, ton Dieu, et que tu marcheras DANS SES VOIES. »

La Terre promise •

Torah : Genèse 50, verset 24 : « Joseph dit à ses frères : "Je vais mourir. Sachez que le Seigneur vous visitera et vous ramènera de ce pays dans celui qu'il A PROMIS PAR SERMENT à Abraham, à Isaac et à Jacob." »

90

« Je multiplierai Ta race » : comprendre celle d’Abraham, incluant les descendances de tous ses enfants. ‫ לַאֲ ֻחזַת ֹעולָם‬: PERPÉTUELLE définition biblique = longue période et sous certaines conditions … 2 Rois 5 ;27 : « La lèpre de Naaman s'attachera à toi et à ta postérité à JAMAIS." Ghéhazi se retira de devant lui, lépreux comme neige. » (Torah) or, contemporains, nous savons que la lèpre n’est plus ! 91

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

‫וַיּ ֹאמֶ ר יוֹסֵ ף אֶ ל אֶ חָ יו אָ נֹ כִ י מֵ ת וֵא ִהים פָּ קֹ ד יִ פְ קֹ ד אֶ ְתכֶם וְ הֶ ֱﬠלָה אֶ ְתכֶם ִמן הָ אָ ֶרץ הַ זּ ֹאת אֶ ל הָ אָ ֶרץ אֲשֶׁ ר‬ ‫נִשׁבַּ ע לְ אַ בְ ָרהָ ם לְ יִ צְ חָ ק וּלְ ַיﬠֲקֹ ב‬ ְ On retrouve la même expression très souvent par la suite (Exode 33.1 - Deutéronome 6 ;18.23 – 8 ;1 – 31 ;20.21.23 – 34 ;4 …)

Nouveau Testament : Lettre aux Hébreux 11, 8 et 9 : « Par la foi, Abraham obéit à l'appel de partir vers un pays qu'il devait recevoir en héritage, et il partit ne sachant où il allait. (9) Par la foi, il vint séjourner dans la TERRE PROMISE comme en un pays étranger, y vivant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse. »

Nouveau Testament : Actes des Apôtres 7, verset 5 : « Il ne lui [à Abraham] donna aucune propriété dans ce pays, pas même de quoi poser le pied, mais Il PROMIT DE LUI EN DONNER LA POSSESSION [καὶ ἐπηγγείλατο δοῦναι αὐτῷ εἰς κατάσχεσιν αὐτὴν], ainsi qu'à sa postérité après lui quoiqu'il n'eût pas d'enfant. »

Coran : Le Voyage Nocturne 17, versets 103-104 : « [Pharaon] voulut donc les expulser du pays. Alors Nous les noyâmes tous, lui et ceux qui étaient avec lui. (104) Et après lui, ۟ ُ‫] ٱ ْﺳﻜُﻨ‬. Puis, Nous dîmes aux Enfants d'Israël [ ‫ﻞ‬ َ ‫ﻰ إِﺳ ٰ َْٓﺮ ِءﯾ‬ َ ‫ﻮا ْٱﻷ َ ْر‬ ٓ ‫ ] ِﻟﺒَ ِﻨ‬: "Habitez la terre" [ ‫ض‬ lorsque viendra la promesse de la (vie) dernière, Nous vous ferons venir en foule. »

‫ض ﻓَﺄ َ ْﻏ َﺮ ْﻗ ٰﻨَﮫُ َو َﻣﻦ‬ ِ ‫ﻓَﺄ َ َرادَ أَن َﯾ ْﺴﺘ َ ِﻔ ﱠﺰھُﻢ ِّﻣﻦَ ْٱﻷ َ ْر‬ ۟ ُ‫ﺳ ُﻜﻨ‬ ْ ُ ‫ﻮا ْٱﻷ َ ْرضَ ﻓَﺈِذَا َﺟﺎ ٓ َء َو ْﻋﺪ‬ (104) ‫اﺧ َﺮةِ ِﺟﺌْﻨَﺎ ﺑِﻜُ ْﻢ ﻟَ ِﻔﯿ ۭ ًﻔﺎ‬ ِ ‫ٱل َء‬ ْ ‫ﺳ ٰ َٓﺮ ِءﯾ َﻞ ٱ‬ ْ ِ‫َوﻗُ ْﻠﻨَﺎ ِﻣ ۢﻦ ﺑَ ْﻌ ِﺪِۦه ِﻟﺒَﻨِ ٓﻰ إ‬ (103) ‫ﺟ ِﻤﯿ ۭ ًﻌﺎ‬ َ ُ ‫ﱠﻣ َﻌ ۥﮫ‬

La sortie d’Egypte •

Torah : Genèse 15, versets 13 à 16 : « Dieu dit à Abram : "Sache-le bien, ta postérité séjournera sur une terre étrangère, où elle sera asservie et opprimée, durant quatre cents ans. (14) Mais, à son tour, la nation qu’ils serviront sera jugée par moi ; et alors ils la quitteront avec de grandes richesses. (15) Pour toi, tu rejoindras paisiblement tes pères ; tu seras enterré après une vieillesse heureuse. (16) Mais la quatrième génération reviendra ici, parce qu’alors seulement la perversité de l’Amorréen sera complète." »

Torah : Exode 12, versets 40 à 42 : « Or, le séjour des Israélites, depuis qu'ils s'établirent dans l'Égypte, avait été de quatre cent trente ans. (41) Et ce fut au bout de quatre cent trente ans, précisément le même jour, que toutes les milices du Seigneur sortirent du pays d'Égypte. (42) C'était la Nuit prédestinée par l'Éternel, pour leur sortie du pays d’Égypte ; c'est cette même nuit instituée par le Seigneur, comme prédestinée à toutes les générations des enfants d'Israël. » [Commentaire de Rachi : C’est cette nuit-là pour Hachem C’est la nuit annoncée à Avraham : « Cette nuit-là, je libérerai tes enfants » (Mekhilta)]

Nouveau Testament : Actes 7, verset 17 : « Comme approchait le temps où devait s'accomplir la promesse que Dieu avait faite solennellement à Abraham, le peuple s'accrut et se multiplia en Egypte, »

La promesse tenue

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Ancien Testament : Livre de Josué 23, verset 15 : « Eh bien ! Comme s’est accompli pour vous tout le bien que l'Eternel, votre Dieu, vous avait promis, ainsi accomplirait-il contre vous tout le mal, jusqu’à ce qu’il vous eût fait disparaître de cette excellente contrée qu’il vous a donnée, l'Eternel, votre Dieu. » [Josué]

‫ כֵּן יָבִ יא יְ הוָה ֲﬠלֵיכֶם‬:‫וְ הָ יָה כַּאֲ שֶׁ ר בָּ א ֲﬠלֵיכֶם כָּל הַ דָּ בָ ר הַ טּוֹב אֲ שֶׁ ר ִדּבֶּ ר יְ הוָה אֱ הֵ יכֶם אֲ לֵיכֶ ם‬ ‫אוֹתכֶם מֵ ﬠַ ל הָ אֲ דָ מָ ה הַ טּוֹבָ ה הַ זּ ֹאת אֲ שֶׁ ר נָתַ ן ָלכֶם יְ הוָה‬ ְ ‫אֵ ת כָּל הַ דָּ בָ ר הָ ָרע ﬠַד הַ ְשׁ ִמידוֹ‬ ‫אֱ הֵ יכֶם‬. •

Ancien Testament : Premier Livre des Rois 8, verset 56 : « "Gloire au Seigneur, qui a donné le repos à son peuple Israël, accomplissant de tout point sa promesse ! Pas une n'a fait défaut de toutes les bonnes paroles qu'il avait dites par l'organe de Moïse, son serviteur. » [Salomon]

‫ ל ֹא נָפַ ל דָּ בָ ר אֶ חָ ד ִמכֹּ ל ְדּבָ רוֹ הַ טּוֹב אֲ שֶׁ ר‬:‫בָּ רוּ יְהוָה אֲשֶׁ ר נָתַ ן ְמנוּחָ ה לְ ﬠַ מּוֹ יִ ְשׂ ָראֵ ל כְּ כֹ ל אֲשֶׁ ר ִדּבֵּ ר‬ ‫ ִדּבֶּ ר ְבּיַד מֹ שֶׁ ה ﬠַ בְ דּוֹ‬. Le peuple élu de l’Alliance première et second •

Coran : La Vache 2, verset 47 : « O Enfants d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés, Rappelez-vous que Je vous ai préférés à tous les peuples. »

۟ ٓ َ‫ﻋﻠَﻰ ْٱﻟ ٰﻌَﻠَ ِﻤﯿﻦ‬ َ ‫ﻋﻠَ ْﯿﻜُ ْﻢ َوأ َ ِﻧّﻰ ﻓَﻀ ْﱠﻠﺘُﻜُ ْﻢ‬ َ ُ‫ﻰ أ َ ْﻧﻌَ ْﻤﺖ‬ ٓ ‫ﻰ ٱﻟﱠ ِﺘ‬ َ ِ‫ﻰ إِﺳ ٰ َْﺮ ِءﯾ َﻞ ٱذْﻛُ ُﺮوا ﻧِ ْﻌ َﻤﺘ‬ ٓ ِ‫ٰﯾَﺒَﻨ‬ •

Torah : Deutéronome 7, versets 7 et 8 : « Si l'Éternel vous a préférés, vous a distingués, ce n'est pas que vous soyez plus nombreux que les autres peuples, car vous êtes le moindre de tous ; (8) c'est parce que l'Éternel vous aime, parce qu'il est fidèle au serment qu'il a fait à vos aïeux ; voilà pourquoi il vous a, d'un bras puissant, arrachés et sauvés de la maison de servitude, de la main de Pharaon, roi d'Egypte. , (9) Reconnais donc que l'Éternel, ton Dieu, lui seul est Dieu, un Dieu véridique, fidèle au pacte de bienveillance pour ceux qui l'aiment et obéissent à ses lois, jusqu'à la millième génération; »

Accomplissement de la promesse par Ismaël (paix sur lui) Jésus blâme Jérusalem, l’alliance première est brisée •

Torah : Deutéronome 31, verset 19 à 21 : « Et maintenant, écrivez pour vous ce cantique, qu'on l'enseigne aux enfants d'Israël et qu'on le mette dans leur bouche, afin que ce cantique me serve de témoignage à l'encontre des enfants d'Israël. (20) Quand j'aurai introduit ce peuple dans le pays que j'ai promis par serment à ses pères et où ruissellent le lait et le miel ; vivant dans l'abondance et gorgé de délices, il s'adressera à des dieux étrangers, il les servira, me témoignera du mépris ET ROMPERA MON ALLIANCE. (21) Vienne alors la multitude de maux et d'angoisses qui doivent l'atteindre, le présent cantique portera témoignage en face de lui (car la bouche de sa postérité ne l'oubliera point), parce que je sais ce qu'aujourd'hui déjà son penchant le porte à faire, avant même que je l'aie introduit dans la terre par moi promise !" »

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Évangile : Matthieu 23, versets 29 à 39 : « "Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui bâtissez les sépulcres des prophètes et décorez les tombeaux des justes, (30) tout en disant : Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour verser le sang des prophètes. (31) Ainsi, vous en témoignez contre vous-mêmes, vous êtes les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes ! (32) Eh bien ! vous, comblez la mesure de vos pères ! (33) "Serpents, engeance de vipères ! comment pourrez-vous échapper à la condamnation de la géhenne ? (34) C'est pourquoi, voici que j'envoie vers vous des prophètes, des sages et des scribes : vous en tuerez et mettrez en croix, vous en flagellerez dans vos synagogues et pourchasserez de ville en ville, (35) pour que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang de l'innocent Abel jusqu'au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez assassiné entre le sanctuaire et l’autel ! (36) En vérité, je vous le dis, tout cela va retomber sur cette génération ! (37) "Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble ses poussins sous ses ailes... et vous n'avez pas voulu ! (38) Voici que votre maison va vous être laissée déserte. (39) Je vous le dis, en effet, désormais vous ne me verrez plus, jusqu'à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !" » [Jésus blâme Jérusalem]

Évangile : Matthieu 21, versets 33 à 43 : « (33) "Ecoutez une autre parabole. Un homme était propriétaire, et il planta une vigne ; il l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour ; puis il la loua à des vignerons et partit en voyage. (34) Quand approcha le moment des fruits, il envoya ses serviteurs aux vignerons pour en recevoir les fruits. (35) Mais les vignerons se saisirent de ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre, en lapidèrent un troisième. (36) De nouveau il envoya d'autres serviteurs, plus nombreux que les premiers, et ils les traitèrent de même. (37) Finalement il leur envoya son fils, en se disant : Ils respecteront mon fils. (38) Mais les vignerons, en voyant le fils, se dirent par-devers eux : Celui-ci est l’héritier : venez ! tuons-le, que nous ayons son héritage. (39) Et, le saisissant, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. (40) Lors donc que viendra le maître de la vigne, que fera-t-il à ces vignerons-là ?" (41) Ils lui disent : "Il fera misérablement périr ces misérables, et il louera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en livreront les fruits en leur temps." (42) Jésus leur dit : "N'avez-vous jamais lu dans les Ecritures : La pierre qu'avaient rejetée les bâtisseurs c'est elle qui est devenue pierre de faîte ; c'est là l'œuvre du Seigneur et elle est admirable à nos yeux ? (43) Aussi, je vous le dis : le Royaume de Dieu vous sera retiré pour être confié à un peuple qui lui fera produire ses fruits." Propriétaire = Dieu La vigne = l’alliance Prophétique de Dieu Les vignerons = les Israelites Les serviteurs = les Prophètes Autres vignerons = un autre peuple Les israélites tuèrent les Prophètes envoyés par Dieu, et par conséquent à cause de leurs multiples pêchés, l’alliance serait confiée à un autre peuple. Et qui dit l’alliance confiée à un autre peuple, signifie automatiquement qu’il doit y avoir un Prophète envoyé par Dieu pour recevoir les fruits qui lui sont dû dans cette nouvelle alliance afin que l’ancienne alliance soit brisée comme le confirme Jésus (paix sur lui).

La grande Nation d’Ismaël

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Torah : Genèse 17, verset 20 : « Quant à Ismaël, je t'ai exaucé : oui, JE L'AI BÉNI ; je le ferai fructifier et multiplier à l’infini ; il engendra douze princes 92, et je le ferai devenir une GRANDE NATION. »

Torah : Genèse 21, verset 13 : « Mais le fils de cette esclave aussi, je le ferai devenir une nation, parce qu'IL EST TA PROGENITURE." »

BACCA, la maison première •

Coran : La Vache 2, versets 127 à 129 : « Et quand Ibrahim et Ismaël élevaient les assises de LA MAISON : « Ô notre Seigneur, accepte ceci de notre part ! Car c'est Toi l'Audient, l'Omniscient. (128) Notre Seigneur ! Fais de nous Tes Soumis, et de notre descendance une communauté soumise à Toi. Et montre-nous nos rites et accepte de nous le repentir. Car c'est Toi certes l'Accueillant au repentir, le Miséricordieux. (129) Notre Seigneur ! Envoie l'un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets, leur enseigner le Livre et la Sagesse, et les purifier. Car c'est Toi certes le Puissant, le Sage ! »

Coran : La Famille de 'Imrân 3, verset 96 : « LA PREMIÈRE MAISON qui ait été édifiée pour les gens, c'est bien celle de BACCA (la Mecque) [َ‫ ]ﺑِﺒَ ﱠﻜﺔ‬bénie et une bonne direction pour l'univers. »

ٍ ۢ ‫ِإ ﱠن أ َ ﱠو َل ﺑَ ْﯿ‬ َ‫ﺎر ۭ ًﻛﺎ َوھُ ۭﺪًى ِﻟّ ْﻠ ٰﻌَﻠَ ِﻤﯿﻦ‬ ِ ‫ﺿ َﻊ ِﻟﻠ ﱠﻨ‬ ِ ‫ﺖ ُو‬ َ َ‫ﺎس ﻟَﻠﱠﺬِى ِﺑﺒَﻜﱠﺔَ ُﻣﺒ‬ •

Psaume : Anonyme 84, versets 5 à 7 : « Heureux ceux qui habitent dans TA MAISON, et sans cesse récitent Tes louanges ! Sélah ! (6) Heureux l’homme qui met sa force en Toi, dont le cœur connaît les vraies routes ! (7) En traversant la vallée "des larmes" [BACCA ‫]הַ֭ בָּ כָא‬, ils en font un pays de sources, qu’en outre une pluie précoce couvre de bénédictions. » (7)

‫עֹ ְב ֵ ֤רי ׀ בְּ ֵﬠ֣מֶ ק הַ֭ בָּ כָ א מַ ﬠְ יָ ֣ ן יְ ִשׁ ֑יתוּהוּ‬

Is raël / Jacob / Ya ’qoûb (paix sur l ui ) Israël (paix sur lui) I - Chronologie Généalogique : Abraham => Ismaël => Isaac => Jacob => les Tribus -- CORAN -Dans plusieurs versets, le Coran suit une chronologie, lorsqu’il fait mention de la généalogie des Tribus depuis Abraham, validant ainsi Ya’qûb comme étant le ‘’père’’ des Tribus : Chronologie Coranique : Ibrahîm => Ismaël => Ishâq => Ya'qoûb => les Tribus

92

Les douze princes : Genèse 25, versets 13-16 : « Voici les noms des fils d'Ismaël, désignés selon leur ordre de naissance : le premierné d'Ismaël, Nebaïoth, puis Kédar, Adbeél, Mibsam ; (14) Michma, Douma, Massa ; (15) Hadad, Tèma, Yetour, Nafich et Kédma (16) Tels sont les fils d'Ismaël et tels sont leurs noms, chacun dans sa bourgade et dans son domaine ; douze chefs de peuplades distinctes. » [*Kédar = Adnan]

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Coran : La Vache 2, Verset 136 : « Dites : "Nous croyons en Allah et en ce qu'on nous a révélé, et en ce qu'on a fait descendre vers IBRAHIM et ISMAËL et ISHÂQ et YA'QOÛB et LES TRIBUS, et en ce qui a été donné à Moussa et à 'Issa, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et à Lui nous sommes Soumis". »

ُ ‫ﺳ ٰﻰ‬ ِ َ‫ﺳﺒ‬ ْ َ ‫ﻮب َو ْٱﻷ‬ ْ ِ‫ﺳ ٰ َﻤ ِﻌﯿ َﻞ َوإ‬ ْ ِ‫ﻧﺰ َل إِﻟَ ٰ ٓﻰ إِﺑ ٰ َْﺮِۦه َم َوإ‬ َ ُ‫ﺳ ٰ َﺤﻖَ َوﯾَ ْﻌﻘ‬ َ ‫ﻰ ُﻣﻮ‬ ِ ُ ‫ﻧﺰ َل إِﻟَ ْﯿﻨَﺎ َو َﻣﺎ ٓ أ‬ ِ ُ ‫ﻗُﻮﻟُ ٓﻮ ۟ا َءا َﻣﻨﱠﺎ ﺑِﭑ ﱠ ِ َو َﻣﺎ ٓ أ‬ َ ِ‫ﺎط َو َﻣﺎ ٓ أوﺗ‬ ُ َ‫ﻰ ٱﻟﻨﱠﺒِﯿﱡﻮنَ ِﻣﻦ ﱠرﺑِّ ِﮭ ْﻢ َﻻ ﻧُﻔَ ِ ّﺮ ُق ﺑَﯿْﻦَ أ َ َﺣ ۢ ٍﺪ ِّﻣ ْﻨ ُﮭ ْﻢ َوﻧَﺤْ ﻦُ ﻟَ ۥﮫ ُ ُﻣ ْﺴ ِﻠ ُﻤﻮن‬ َ ‫َو ِﻋﯿ‬ َ ِ‫ﺴ ٰﻰ َو َﻣﺎ ٓ أوﺗ‬ •

Coran : La Vache 2, Verset 140 : « Ou dites-vous qu'IBRAHIM, ISMAËL, ISHÂQ et YA'QOÛB et LES TRIBUS étaient Juifs ou Chrétiens ? » - Dis : « Est-ce vous les plus savants ou Allah ? » - Qui est plus injuste que celui qui cache un témoignage qu'il détient d'Allah ? Et Allah n'est pas inattentif à ce que vous faites. »

۟ ُ‫ط َﻛﺎﻧ‬ َ ‫ﺳﺒَﺎ‬ ‫ﺼ َﺮ ٰى ۗ ﻗُ ْﻞ َءأَﻧﺘ ُ ْﻢ أ َ ْﻋﻠَ ُﻢ أ َ ِم ٱ ﱠ ُ ۗ َو َﻣ ْﻦ‬ ْ َ ‫ﻮب َو ْٱﻷ‬ ْ ِ‫ﺳ ٰ َﻤ ِﻌﯿ َﻞ َوإ‬ ْ ِ‫أ َ ْم ﺗَﻘُﻮﻟُﻮنَ ِإ ﱠن إِﺑ ٰ َْﺮِۦه َم َوإ‬ َ ُ‫ﺳ ٰ َﺤﻖَ َوﯾَ ْﻌﻘ‬ َ ٰ َ‫ﻮا ھُﻮدًا أ َ ْو ﻧ‬ ْ َ‫أ‬ َ ‫ظﻠَ ُﻢ ِﻣ ﱠﻤﻦ َﻛﺘ ََﻢ‬ َ‫ﻋ ﱠﻤﺎ ﺗ َ ْﻌ َﻤﻠُﻮن‬ َ ‫ﺷ ٰ َﮭﺪَة ً ِﻋﻨﺪَ ۥهُ ِﻣﻦَ ٱ ﱠ ِ ۗ َو َﻣﺎ ٱ ﱠ ُ ِﺑ ٰﻐَ ِﻔ ٍﻞ‬ •

Coran : La Famille de 'Imrân 3, Verset 84 : « Dis : "Nous croyons en Allah, à ce qu'on a fait descendre sur nous, à ce qu'on a fait descendre sur IBRAHIM, ISMAËL, ISHÂQ, YA'QOÛB et LES TRIBUS, et à ce qui a été apporté à Moussa, à 'Issa et aux prophètes, de la part de leur Seigneur : nous ne faisons aucune différence entre eux ; et c'est à Lui que nous sommes Soumis". »

ُ ‫ﺳ ٰﻰ‬ ِ َ‫ﺳﺒ‬ ْ َ ‫ﻮب َو ْٱﻷ‬ ْ ‫ﺳ ٰ َﻤ ِﻌﯿ َﻞ َو ِإ‬ ْ ‫ﻋﻠَ ٰ ٓﻰ ِإﺑ ٰ َْﺮ ِھﯿ َﻢ َو ِإ‬ َ ُ‫ﺳ ٰ َﺤﻖَ َوﯾَ ْﻌﻘ‬ َ ‫ﻧﺰ َل‬ َ ‫ﻧﺰ َل‬ َ ‫ﻰ ُﻣﻮ‬ ِ ُ ‫ﻋﻠَ ْﯿﻨَﺎ َو َﻣﺎ ٓ أ‬ ِ ُ ‫ﻗُ ْﻞ َءا َﻣﻨﱠﺎ ِﺑﭑ ﱠ ِ َو َﻣﺎ ٓ أ‬ َ ِ‫ﺎط َو َﻣﺎ ٓ أوﺗ‬ َ‫ﺴ ٰﻰ َوٱﻟﻨﱠ ِﺒﯿﱡﻮنَ ِﻣﻦ ﱠر ِﺑّ ِﮭ ْﻢ َﻻ ﻧُﻔَ ِ ّﺮ ُق َﺑﯿْﻦَ أ َ َﺣ ۢ ٍﺪ ِّﻣ ْﻨ ُﮭ ْﻢ َوﻧَﺤْ ﻦُ ﻟَ ۥﮫُ ُﻣ ْﺴ ِﻠ ُﻤﻮن‬ َ ‫َو ِﻋﯿ‬ •

Coran : Les Femmes 4, Verset 163 : « Nous t'avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noûh et aux prophètes après lui. Et Nous avons fait révélation à IBRAHIM, à ISMAËL, à ISHÂQ, à YA'QOÛB aux TRIBUS, à 'Issa, à Job, à Jonas, à Aaron et à Souleyman, et Nous avons donné le Zabour à Dâwoûd. »

‫ﻮب‬ ْ ‫ﺳ ٰ َﻤ ِﻌﯿ َﻞ َو ِإ‬ ْ ‫ﻲِۦنَ ِﻣ ۢﻦ ﺑَ ْﻌ ِﺪِۦه ۚ َوأ َ ْو َﺣ ْﯿﻨَﺎ ٓ ِإﻟَ ٰ ٓﻰ ِإﺑ ٰ َْﺮ ِھﯿ َﻢ َو ِإ‬ َ ُ‫ﺳ ٰ َﺤﻖَ َوﯾَ ْﻌﻘ‬ ّ ‫ﻮح َوٱﻟﻨﱠ ِﺒ‬ ٍ ۢ ُ‫۞ ِإﻧﱠﺎ ٓ أ َ ْو َﺣ ْﯿﻨَﺎ ٓ ِإﻟَﯿْﻚَ َﻛ َﻤﺎ ٓ أ َ ْو َﺣ ْﯿ َﻨﺎ ٓ ِإﻟَ ٰﻰ ﻧ‬ ‫ُﻮرا‬ ‫ﺲ َو ٰ َھ ُﺮونَ َوﺳُﻠَ ْﯿ ٰ َﻤﻦَ ۚ َو َءاﺗ َ ْﯿﻨَﺎ دَ ُۥ‬ ِ َ‫ﺳﺒ‬ ْ َ ‫َو ْٱﻷ‬ ً ۭ ‫اودَ زَ ﺑ‬ َ ‫ﺴ ٰﻰ َوأَﯾ‬ َ ‫ﺎط َو ِﻋﯿ‬ َ ُ‫ﱡﻮب َوﯾُﻮﻧ‬ -- TORAH -La même chronologie est appliquée dans la Genèse, au fur et à masure des chapitres, pour citer la généalogie des Tribus depuis Abraham. Chronologie Hébraïque : Abraham => Ismaël => Isaac => Jacob => les Tribus •

 ABRAHAM Torah : Genèse 11, verset 26 : « Tharé, ayant vécu soixante-dix ans, engendra ABRAM, Nacor et Harân. »

 ISMAËL Torah : Genèse 16, verset 15 : « Agar enfanta un fils à Abram ; et Abram nomma son fils, qu'avait enfanté Agar, ISMAËL. »

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

[Genèse 17,5 : Ton nom ne s'énoncera plus, désormais, Abram : ton nom sera Abraham, car je te fais le père d'une multitude de nations.] •

 ISAAC Torah : Genèse 21, verset 5 : « Or, Abraham était âgé de cent ans, lorsqu’ISAAC son fils vint au monde. »  JACOB Torah : Genèse 25, verset 26 : « Ensuite naquit son frère tenant de la main le talon d'Ésaü et on le nomma JACOB. Isaac avait soixante ans lors de leur naissance. » [Genèse 32, 29 : Il reprit : "JACOB ne sera plus désormais ton nom, mais bien ISRAËL ; car tu as jouté contre des puissances célestes et humaines et tu es resté fort.]

 LES TRIBUS Torah : Genèse 35, versets 22 à 26 : « (22) Il arriva, tandis qu’Israël résidait dans cette contrée que Ruben alla cohabiter avec Bilha, concubine de son père, Israël en fut instruit. Or, LES FILS DE JACOB FURENT DOUZE. (…) » [Genèse 49, 28 : Tous ceux-là sont les douze tribus d’Israël ; et c'est ainsi que leur père leur parla et les bénit, dispensant à chacun sa bénédiction propre. (...)]

II - Estimation spatio-temporelle Coranique •

Coran : La Famille de 'Imrân 3, Verset 93 : « Toute nourriture était licite aux ENFANTS D'ISRAËL, sauf celle qu’ISRAËL LUI-MÊME s'interdit AVANT que ne descendît LA TORAH. Dis : "Apportez la Thora et lisez-la, si ce que vous dites est vrai !" »

۟ ُ ‫ﻋﻠَ ٰﻰ ﻧَ ْﻔ ِﺴِۦﮫ ِﻣﻦ ﻗَ ْﺒ ِﻞ أَن ﺗُﻨ ﱠَﺰ َل ٱﻟﺘ ﱠ ْﻮ َر ٰﯨﺔُ ۗ ﻗُ ْﻞ ﻓَﺄْﺗ‬ ‫۞ ﻛُ ﱡﻞ ﱠ‬ ‫ﻮا‬ َ ‫ﻰ ِإﺳ ٰ َْٓﺮ ِءﯾ َﻞ ِإ ﱠﻻ َﻣﺎ َﺣ ﱠﺮ َم ِإﺳ ٰ َْٓﺮ ِءﯾ ُﻞ‬ ٓ ِ‫ٱﻟﻄ َﻌ ِﺎم َﻛﺎنَ ِﺣ ۭﻼ ِﻟّ َﺒﻨ‬ َ‫ﺻ ِﺪﻗِﯿﻦ‬ َ ٰ ‫ِﺑﭑﻟﺘ ﱠ ْﻮ َر ٰﯨ ِﺔ ﻓَﭑﺗْﻠُﻮ َھﺎ ٓ ِإن ﻛُﻨﺘ ُ ْﻢ‬ III - Estimation spatio-temporelle Hébraïque • •

Torah : Genèse 49, verset 33 : « JACOB, ayant dicté à ses fils ses volontés dernières, ramena ses pieds dans sa couche ; il EXPIRA et rejoignit ses pères. » Torah : Genèse 50, versets 5 à 7 : « [Joseph] Mon père m'a adjuré en ces termes : ‘Voici, je vais mourir ; dans mon sépulcre, que j'ai acquis dans le pays de Canaan, là même tu m'enseveliras.’ Et maintenant, je voudrais partir, j'ensevelirai mon père et je reviendrai." (6) Pharaon répondit : "Pars et ensevelis ton père ainsi qu'il t'a adjuré." (7) Joseph partit pour ensevelir son père. II fut accompagné par tous les officiers de Pharaon qui avaient vieilli à sa cour, par tous les anciens du pays d'Égypte, »

Torah : Exode 1, versets 6 et 8 : « JOSEPH MOURUT, ainsi que tous ses frères, ainsi que toute cette génération. (8) Un roi nouveau s'éleva sur l'Égypte, lequel n'avait point connu Joseph. »

Torah : Exode 2, verset 10 : « L'enfant devenu grand, elle le remit à la fille de Pharaon et il devint son fils ; elle lui donna le nom de MOÏSE, disant : "Parce que je l'ai retiré des eaux." »

Torah : Exode 31, verset 18 : « Dieu donna à Moïse, lorsqu’il eut achevé de s’entretenir avec lui sur le mont Sinaï, LES DEUX TABLES DU STATUT, tables de pierre, burinées par le doigt de Dieu. »

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

IV - Analogie du Livre ! •

Coran : La Famille de 'Imrân 3, Verset 93 : « Toute nourriture était licite aux ENFANTS D'ISRAËL, SAUF CELLE qu’Israël lui-même s'interdit avant que ne descendît la Torah. Dis : "Apportez la Thora et lisez-la, si ce que vous dites est vrai !" 93 »

‫۞ ﻛُ ﱡﻞ ﱠ‬ ُ‫ﻋﻠَ ٰﻰ ﻧَ ْﻔ ِﺴِۦﮫ ِﻣﻦ ﻗَ ْﺒ ِﻞ أَن ﺗُﻨ ﱠَﺰ َل ٱﻟﺘ ﱠ ْﻮ َر ٰﯨﺔ‬ َ ‫ﻰ إِﺳ ٰ َْٓﺮ ِءﯾ َﻞ إِ ﱠﻻ َﻣﺎ َﺣ ﱠﺮ َم إِﺳ ٰ َْٓﺮ ِءﯾ ُﻞ‬ ٓ ِ‫ٱﻟﻄﻌَ ِﺎم َﻛﺎنَ ِﺣ ۭﻼ ِﻟّﺒَﻨ‬ ۟ ‫ﻗُ ْﻞ ﻓَﺄْﺗ‬ َ‫ﺻ ِﺪﻗِﯿﻦ‬ َ ٰ ‫ُﻮا ﺑِﭑﻟﺘ ﱠ ْﻮ َر ٰﯨ ِﺔ ﻓَﭑﺗْﻠُﻮ َھﺎ ٓ إِن ﻛُﻨﺘ ُ ْﻢ‬ •

Torah : Genèse 32, verset 33 : « C'est pourquoi les ENFANTS D'ISRAËL ne mangent point aujourd'hui encore LE NERF SCIATIQUE, qui tient à la cavité de la cuisse ; parce que Jacob fut touché à la cavité de la cuisse, sur le nerf sciatique. »

‫ כִּ י ָנגַע ְבּכַף י ֶֶר ַיﬠֲקֹ ב‬:‫ﬠַ ל כֵּן ל ֹא י ֹאכְ לוּ בְ נֵי יִ ְשׂ ָראֵ ל אֶ ת גִּ יד הַ נָּשֶׁ ה אֲשֶׁ ר ﬠַ ל כַּף הַ יּ ֵָר ﬠַד הַ יּוֹם הַ זֶּה‬ ‫בְּ גִ יד הַ נָּשֶׁ ה‬. La religion d’Israël (paix sur lui) -- CORAN -•

Coran : La Famille de 'Imrân 3, verset 95 : « Dis : "C'est Allah qui dit la vérité. Suivez donc la religion d'IBRAHÎM, [Musulman] droit. Et il n'était point des associateurs ". »

۟ ُ‫ﺻﺪَقَ ٱ ﱠ ُ ۗ ﻓَﭑﺗﱠﺒِﻌ‬ َ‫ﯿﻢ َﺣﻨِﯿ ۭﻔًﺎ َو َﻣﺎ َﻛﺎنَ ِﻣﻦَ ْٱﻟ ُﻤ ْﺸ ِﺮﻛِﯿﻦ‬ َ ‫ﻗُ ْﻞ‬ َ ‫ﻮا ِﻣﻠﱠﺔَ إِﺑ ٰ َْﺮ ِھ‬ •

Coran : La Vache 2, versets 130 à 133 : « Qui donc aura en aversion LA RELIGION D'IBRAÎM, sinon celui qui sème son âme dans la sottise ? Car très certainement Nous l'avons choisi en ce monde ; et, dans l'au-delà, il est certes du nombre des gens de bien. (131) Quand son Seigneur lui avait dit : "Soumets-toi" ['aslim / ‫ﺳ ِﻠ ْﻢ‬ ْ َ ‫]أ‬, il dit : "Je me soumets ['aslamt / ُ‫ﺳﻠَ ْﻤﺖ‬ ْ َ ‫ ]أ‬au Seigneur de l'Univers". (132) Et c'est ce qu'IBRAÎM recommanda à ses fils, de même que YA’QOÛB : "O mes fils, certes Allah vous a choisi la religion : ne mourrez point, donc, autrement qu'en Soumis [muslimoun-musulman / َ‫ﺴ ِﻠ ُﻤﻮن‬ ْ ‫( "! ] ﱡﻣ‬à Allah). (133) Etiez-vous témoins quand la mort se présenta à YA'QOÛB et qu'il dit à ses fils : "Qu'adorerez-vous après moi ?" - Ils répondirent : "Nous adorerons ta divinité et la divinité de tes pères, IBRAHÏM, ISMAËL et ISHAQ, Divinité Unique et à laquelle nous sommes Soumis [muslimoun-musulman / َ‫ﺴ ِﻠ ُﻤﻮن‬ ْ ‫"] ُﻣ‬. »

َ ‫ﺻ‬ ْ ‫ﻄﻔَ ْﯿ ٰﻨَﮫُ ﻓِﻰ ٱﻟﺪﱡ ْﻧﯿَﺎ ۖ َوإِﻧﱠ ۥﮫُ ﻓِﻰ‬ َ‫ﺼ ِﻠ ِﺤﯿﻦ‬ ِ ‫ٱل َء‬ ْ ‫ﺴ ۥﮫ ُ ۚ َوﻟَﻘَ ِﺪ ٱ‬ ُ ‫َو َﻣﻦ ﯾَ ْﺮﻏ‬ ‫اﺧ َﺮةِ ﻟَ ِﻤﻦَ ٱﻟ ٰ ﱠ‬ َ ‫َﺐ‬ َ ‫ﺳ ِﻔﮫَ ﻧَ ْﻔ‬ َ ‫ۦم إِ ﱠﻻ َﻣﻦ‬ َ ‫ﻋﻦ ِّﻣﻠﱠ ِﺔ إِﺑ ٰ َْﺮ ِه‬ ْ َ َ َ َ ٰ َ (131) َ‫ﺳﻠ ْﻤﺖُ ِﻟ َﺮبّ ِ ٱﻟﻌَﻠ ِﻤﯿﻦ‬ ْ ‫إِذْ ﻗَﺎ َل ﻟَ ۥﮫُ َرﺑﱡ ٓۥﮫُ أ ْﺳ ِﻠ ْﻢ ۖ ﻗﺎ َل أ‬ َ ‫ﺻ‬ (132) َ‫ﺴ ِﻠ ُﻤﻮن‬ ْ ‫ﻄﻔَ ٰﻰ ﻟَﻜُ ُﻢ ٱﻟﺪِّﯾﻦَ ﻓَ َﻼ ﺗ َ ُﻤﻮﺗ ُ ﱠﻦ إِ ﱠﻻ َوأَﻧﺘُﻢ ﱡﻣ‬ ُ ُ‫ﺻ ٰﻰ ﺑِ َﮭﺎ ٓ إِﺑ ٰ َْﺮِۦه ُم ﺑَﻨِﯿ ِﮫ َوﯾَ ْﻌﻘ‬ ْ ‫ﻰ إِ ﱠن ٱ ﱠ َ ٱ‬ ‫َو َو ﱠ‬ ‫ﻮب ٰﯾَ َﺒﻨِ ﱠ‬ ٰ ٰ ۟ ْ ْ ْ ُ َ ۢ ُ َ (133) َ‫ل ِﻟﺒَﻨِﯿ ِﮫ َﻣﺎ ﺗ َ ْﻌﺒُﺪ ُونَ ِﻣﻦ ﺑَ ْﻌﺪِى ﻗَﺎﻟﻮا ﻧَ ْﻌﺒُﺪ ُ إِﻟ َﮭﻚَ َوإِﻟﮫَ َءاﺑَﺎٓﺋِﻚ‬ َ ‫ﻮب ٱﻟ َﻤ ْﻮتُ إِذ ﻗَﺎ‬ َ ‫ﻀ َﺮ ﯾَ ْﻌﻘ‬ َ ‫أ َ ْم ﻛُﻨﺘ ُ ْﻢ ﺷُ َﮭﺪَآ َء إِذ َﺣ‬ َ‫ۦم َوإِ ْﺳ ٰ َﻤ ِﻌﯿ َﻞ َوإِ ْﺳ ٰ َﺤﻖَ إِ ٰﻟَ ۭ ًﮭﺎ ٰ َو ِﺣ ۭﺪًا َوﻧَﺤْ ﻦُ ﻟَ ۥﮫ ُ ُﻣ ْﺴ ِﻠ ُﻤﻮن‬ َ ‫إِﺑ ٰ َْﺮ ِه‬ (130)

93

Ici soit, Allah Lui-même, demande au lecteur d’apporter la Torah et de la lire, si le lecteur dit vrai en récitant le début du verset, soit Il demande au lecteur de « leur dire » ... Mais la première option pourrait avoir plus de logique si on s’imprègne des versets antérieurs et postérieurs.

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

-- TORAH – [[Fils présents aux obsèques d'Abraham]] •

Torah : Genèse 25, versets 8 et 9 : « Abraham défaillit et mourut, dans une heureuse vieillesse, âgé et satisfait ; et il rejoignit ses pères. (9) Il fut inhumé par ISAAC et ISMAËL, ses fils, dans le caveau de Makpéla, dans le domaine d'Efrôn, fils de Çohar, Héthéen, qui est en face de Mambré ; »

[[Recommandations de Jacob à ces fils]] •

Torah : Genèse 48, versets 15 et 16 : « Il bénit Joseph, puis dit : "Que la Divinité dont mes pères, ABRAHAM et ISAAC, ont suivi les voies ; que la Divinité qui a veillé sur moi depuis ma naissance jusqu'à ce jour ; (16) que l'ange qui m'a délivré de tout mal, bénisse ces jeunes gens ! Puisse-t-il perpétuer mon nom et le nom de mes pères Abraham et Isaac ! Puisse-t-il multiplier à l'infini au milieu de la contrée." »

Torah : Genèse 48, verset 21 : « ISRAËL dit à JOSEPH : "Voici, je vais mourir. DIEU sera avec vous et il vous ramènera au pays de vos aïeux. »

Torah : Exode 3, verset 6 : « Il ajouta : "Je suis la Divinité de ton père, le Dieu d'ABRAHAM, d'ISAAC et de JACOB..." MOISE se couvrit le visage, craignant de regarder le Seigneur.»

Muslim / Musulman •

Coran : Le Pèlerinage 22, Verset 78 : « Et luttez pour Allah avec tout l'effort qu'Il mérite. C'est Lui qui vous a élus ; et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion, celle de votre père IBRAHIM (Abraham), lequel vous a déjà nommés : ‘’Musulmans’’ [Muslimin / َ‫ ] ْٱﻟ ُﻤ ْﺴ ِﻠ ِﻤﯿﻦ‬avant (ce Livre) et dans ce (Livre), afin que le Messager soit témoin contre vous, et que vous soyez vous-mêmes témoins contre les gens. Accomplissez donc la Salat, acquittez la Zakat et attachez-vous fortement à Allah. C'est Lui votre Maître. Quel Excellent Maître ! Et quel Excellent Soutien ! »

۟ ‫َو ٰ َﺟ ِﮭﺪ‬ ‫ﺳ ﱠﻤ ٰﯨﻜُ ُﻢ‬ َ ‫ُوا ﻓِﻰ ٱ ﱠ ِ َﺣ ﱠﻖ ِﺟ َﮭﺎ ِدِۦه ۚ ھ َُﻮ ٱﺟْ ﺘَﺒَ ٰﯨﻜُ ْﻢ َو َﻣﺎ َﺟﻌَ َﻞ‬ َ ‫ﯿﻢ ۚ ھ َُﻮ‬ ِ ّ‫ﻋﻠَ ْﯿﻜُ ْﻢ ﻓِﻰ ٱﻟﺪ‬ َ ‫ج ۚ ِّﻣﻠﱠﺔَ أَﺑِﯿﻜُ ْﻢ إِﺑ ٰ َْﺮ ِھ‬ ٍ ۢ ‫ِﯾﻦ ِﻣ ْﻦ َﺣ َﺮ‬ ۟ ‫ﺎس ۚ ﻓَﺄَﻗِﯿ ُﻤ‬ ۟ ُ‫ﻋﻠَ ْﯿﻜُ ْﻢ َوﺗَﻜُﻮﻧ‬ َ ‫ﺴ ِﻠ ِﻤ‬ َ ‫ﺼﻠَ ٰﻮة‬ َ ‫ٱﻟﺮﺳُﻮ ُل‬ ْ ‫ٱ ْﻟ ُﻤ‬ ‫ﻮا ٱﻟ ﱠ‬ ‫ﯿﻦ ِﻣﻦ ﻗَ ْﺒ ُﻞ َوﻓِﻰ ٰ َھﺬَا ِﻟﯿَﻜُﻮنَ ﱠ‬ ِ ‫ﻋﻠَﻰ ٱﻟﻨﱠ‬ َ ‫ﻮا ﺷُ َﮭﺪَآ َء‬ َ ‫ﺷ ِﮭﯿﺪًا‬ ۟ ۟ ‫َو َءاﺗُﻮا ﱠ‬ ‫ﯿﺮ‬ ُ ‫ﺼ‬ ِ ‫َﺼ ُﻤﻮا ِﺑﭑ ﱠ ِ ھ َُﻮ َﻣ ْﻮﻟَ ٰﯨﻜُ ْﻢ ۖ ﻓَ ِﻨ ْﻌ َﻢ ْٱﻟ َﻤ ْﻮﻟَ ٰﻰ َوﻧِ ْﻌ َﻢ ٱﻟﻨﱠ‬ ِ ‫ٱﻟﺰ َﻛ ٰﻮة َ َوٱ ْﻋﺘ‬ Le terme "musulman" traduit en français de l'arabe : ‫ ﻣﺴﻠﻢ‬/ muslim*, dont la racine "slm" tire son origine de l'Araméen, au sens de se remettre à Dieu c’est-à-dire de se soumettre à Sa volonté, de même que le mot islam a le sens de soumission [à la volonté de Dieu]. *Araménien : slm [ॾॺগॼ - mšlm] => Grec : paredidou [παρεδίδου] (verbe) C'est dans l’Evangile Araméen de Matthieu 94 qu'on puise l'origine de la racine "slm", qui y apparaît 58 fois en tout, sous des formes et dans des sens divers ... 94

Evangile de Matthieu en Araméen : http://saintebible.com/aramaic/matthew/1.htm

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Paix : •

Évangile : Matthieu 10, verset 12 et 13 : « En entrant dans la maison, saluez-la : (13) si cette maison en est digne, que votre paix [šlâmàkwn] vienne sur elle ; si elle ne l'est pas, que votre paix [šlâmàkwn] vous soit retournée. »

Perfection ou achèvement : •

Évangile : Matthieu 5, verset 33 : « Vous avez encore entendu qu'il a été dit aux ancêtres : Tu ne te parjureras pas, mais tu t'acquitteras [tšâlm] envers le Seigneur de tes serments»

Évangile : Matthieu 7, verset 28 : « Et il advint, quand Jésus eut achevé [šâlm] ces discours, que les foules étaient frappées de son enseignement : »

Évangile : Matthieu 17, verset 11 : « Il répondit : "Oui, Elie doit venir et tout remettre en ordre ; [nšâlm] »

Perfection transmise, tradition : •

Evangile : Matthieu 15, verset 2 : « "Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition [màšlmânoutâ’] des anciens ? En effet, ils ne se lavent pas les mains au moment de prendre leur repas" -- »

Livré, achevé, transmis, remis : •

Evangile : Matthieu 26, verset 15 : « et (Judas) leur dit : "Que voulez-vous me donner, et moi je vous le livrerai [meštlem] ?" Ceux-ci lui versèrent 30 pièces d'argent »

Évangile : Matthieu 26, verset 25 : « A son tour, Judas, celui qui allait le livrer [màšlmânâ’], lui demanda : "Serait-ce moi, Rabbi" - "Tu l'as dit", répond Jésus. »

On aboutit enfin à l'équivalent du sens arabe "muslim" [se remettre à] ou [se soumettre à] la volonté de Dieu : •

Evangile : Mathieu 20, verset 18 et 19 : « "Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré [mštlm] aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort (19) et le livreront [wànšlmwnyhy] aux païens pour être bafoué, flagellé et mis en croix ; et le troisième jour, il ressuscitera." »

Puis de l’Araméen le terme dans le sens que de « s’en remettre à », est traduit en Grec par ... •

Nouveau Testament : Première Lettre de Pierre 95 (La "passion de Jésus") 2, verset 23 : « lui qui insulté ne rendait pas l'insulte, souffrant ne menaçait pas, mais S'EN REMETTAIT [mšlm*] à Celui qui juge avec justice ; » *Araménien : slm [ॾॺগॼ - mšlm] => Grec : paredidou [παρεδίδου] (verbe)

Juif et juif

95

Première Lettre de Pierre en Araméen : http://saintebible.com/aramaic/1_peter/2.htm

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Il faut dans un premier temps comprendre la différence entre :  Juif avec une majuscule, qui sont les Juifs issus de la tribu de Juda ( ‫יְהוּדָ ה‬, Yehouda « il remerciera, il reconnaîtra »), quatrième fils de Jacob.  Et juifs sans majuscule, représentant les juifs pratiquant le Judaïsme. L'Hébreu biblique nomme ‫( יהודי‬yehoudi, « judéen ») tout Israélite habitant la Judée. L'Araméen reprend ce mot sous la forme [yehoudaïé], Qui devint Ἰουδαῖος [Ioudaîos] en Grec ancien, Puis IVDÆVS [jûdæus] en Latin. En Arabe ‫[ ﯾﮭﻮدي‬yahûdi]. Les Juifs habitants de Judée sont nommés Judaïtes (‫הוּדים‬ ִ ְ‫ י‬yehoudim), mais tous les Judaïtes ne sont pas Juifs issus de la tribu de Juda. •

Ancien Testament : Esther 2, versets 5 et 6 : « Or, à Suse, la capitale, vivait un homme originaire de Judée, portant le nom de Mardochée, fils de Yair, fils de Séméi, fils de Kich, de la tribu de Benjamin. (6) II avait été déporté de Jérusalem avec les captifs emmenés de Jérusalem en même temps que Ieconia, roi de Juda, par Nabuchodonosor, roi de Babylone. »

‫וּשׁמוֹ מָ ְר ֳדּכַי בֶּ ן י ִָאיר בֶּ ן ִשׁ ְמﬠִ י בֶּ ן קִ ישׁ ִאישׁ יְ ִמינִ י‬ ְ ‫הוּדי הָ יָה ְבּשׁוּשַׁ ן הַ ִבּ ָירה‬ ִ ְ‫ ִאישׁ י‬. (5) ‫אֲשֶׁ ר הָ גְ לָה ִמירוּשָׁ לַיִם ﬠִ ם הַ גֹּ לָה אֲ שֶׁ ר הָ גְ לְ תָ ה ﬠִ ם יְ ָכנְ יָה מֶ ֶל יְ הוּדָ ה אֲשֶׁ ר הֶ גְ לָה נְבוּכ ְַדנֶצַּ ר מֶ ֶל‬ ‫בָּ בֶ ל‬. (6) Selon la Table des peuples (voir plus bas), les juifs de l'Europe occidentale, centrale et orientale qui sont d'origine et de langue germaniques portent l’appellation d’Ashkénaze, par opposition à ceux qui sont originaires d'Espagne : les Séfarades, et aux Juifs descendant des communautés juives des régions proche et moyen-orientales dits Mizrahim. Les Ashkénazes ont la particularité, de ne pas forcément être sémite (descendant de Sem - table des peuples comme le sont les Israelites). Les communautés ashkénazes se sont principalement concentrées en Allemagne, en Pologne, en Russie, dans l'ancien Empire austro-hongrois et, de façon plus clairsemée, dans le reste de l'Europe centrale et orientale. Ils sont souvent issus de mixité entre des non Juifs et des Juifs exilés de la région de Syria-Palestine au début de notre ère, ainsi que de conversions, et constituent aujourd'hui la catégorie la plus nombreuse du judaïsme mondial.

Le Judaïsme L'exil de Babylone a modifié les identités ethno-religieuses. Pour les anciens exilés de Babylone, la « terre promise » est mal connue. Les anciennes définitions sont réinterprétées. La captivité de Babylone a créé les Juifs au sens actuel du terme. A leur retour en Judée, les populations se réclamant des anciens Israélites sont maintenant réparties en deux groupes pratiquant des religions proches : les Judéens pratiquent le Judaïsme, et les Samaritains pratiquant une tradition israélite, le samaritanisme ou « culte Israelite ». Tous les Juifs sont israélites, mais tous les israélites ne sont pas Juifs. •

Coran : La Table Servie 5, verset 12 : « Et Allah certes prit l'engagement des enfants d'Israël. Nous nommâmes douze chefs d'entre eux. Et Allah dit : « Je suis avec vous,

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

pourvu que vous accomplissiez la Salât, acquittiez la Zakât, croyiez en Mes messagers, les aidiez et fassiez à Allah un bon prêt. Alors, certes, j'effacerai vos méfaits, et vous ferai entrer aux Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux. Et quiconque parmi vous, après cela, mécroit, s'égare certes du droit chemin » ! » Le Judaïsme n’est en soit pas une religion révélée, contrairement à ce qu’en laisse croire les adeptes. La base du judaïsme est la religion d’Abraham et de Moïse dont la loi Ecrite est la Torah, à partir de laquelle les prêtres ont régulièrement fait des coupes, des modifications et des ajouts purs et simples, agrémentés du Talmud (Mishna et Gemara) sans oublier bien évidemment la Kabbale. Dieu dans Son dernier Livre distingue clairement cette Judaïsation du « culte Israelite » : •

Coran : La Vache 2, verset 62 : « Certes, ceux qui ont cru, CEUX QUI SE SONT JUDAÏSES, les Nazaréens, et les sabéens, quiconque d'entre eux a cru en Allah au Jour dernier et accompli de bonnes ouvres, sera récompensé par son Seigneur ; il n'éprouvera aucune crainte et il ne sera jamais affligé. »

۟ ‫ﻮا َوٱﻟﱠﺬِﯾﻦَ ھَﺎد‬ ۟ ُ‫إِ ﱠن ٱﻟﱠﺬِﯾﻦَ َءا َﻣﻨ‬ ْ ‫ﺼﺒِـِٔﯿﻦَ َﻣ ْﻦ َءا َﻣﻦَ ﺑِﭑ ﱠ ِ َو ْٱﻟﯿَ ْﻮ ِم‬ ‫ﺟْﺮھُ ْﻢ‬ ِ ‫ٱل َء‬ ‫ﺼ َﺮ ٰى َوٱﻟ ٰ ﱠ‬ ُ َ ‫ﺻ ِﻠ ۭ ًﺤﺎ ﻓَﻠَ ُﮭ ْﻢ أ‬ َ ‫اﺧ ِﺮ َو‬ َ ٰ ‫ﻋ ِﻤ َﻞ‬ َ ٰ ‫ُوا َوٱﻟﻨﱠ‬ َ‫ﻋﻠَ ْﯿ ِﮭ ْﻢ َو َﻻ ھُ ْﻢ ﯾَﺤْﺰَ ﻧُﻮن‬ ٌ ‫ِﻋﻨﺪَ َرﺑِّ ِﮭ ْﻢ َو َﻻ ﺧ َْﻮ‬ َ ‫ف‬ •

Coran : La Table Servie 5, versets 68 et 69 : « Dis : « O gens du Livre, vous ne tenez sur rien, tant que vous ne vous conformez pas à la TORAH et à l'EVANGILE et à ce qui vous a été descendu de la part de votre Seigneur. » Et certes, ce qui t'a été descendu de la part de ton Seigneur va accroître beaucoup d'entre eux en rébellion et en mécréance. Ne te tourmente donc pas pour les gens mécréants. (69) Ceux qui ont cru, ceux qui SE SONT JUDAÏSES, les Sabéens, et les Chrétiens, ceux parmi eux qui croient en Allah, au Jour dernier et qui accomplissent les bonnes ouvres, pas de crainte sur eux, et ils ne seront point affligés. » (68) (69)

‫ﻧﺰ َل ِإﻟَ ْﯿﻜُﻢ ِّﻣﻦ ﱠر ِﺑّﻜُ ْﻢ ۗ َوﻟَﯿَ ِﺰﯾﺪَ ﱠن‬ ِ َ‫ﻗُ ْﻞ ٰﯾَٓﺄ َ ْھ َﻞ ْٱﻟ ِﻜ ٰﺘ‬ ِ ُ ‫ﻧﺠﯿ َﻞ َو َﻣﺎ ٓ أ‬ ِ ْ ‫ﺐ ﻟَ ْﺴﺘ ُ ْﻢ َﻋﻠَ ٰﻰ َﺷ ْﻰءٍ َﺣﺘﱠ ٰﻰ ﺗ ُ ِﻘﯿ ُﻤ ۟ﻮا ٱﻟﺘﱠ ْﻮ َر ٰﯨﺔَ َو‬ ِ ‫ٱﻹ‬ َ‫ﻋﻠَﻰ ْٱﻟﻘَ ْﻮ ِم ْٱﻟ ٰ َﻜ ِﻔ ِﺮﯾﻦ‬ ً ۭ ِ‫َﻛﺜ‬ َ ‫س‬ َ ْ ‫ﻧﺰ َل ِإﻟَﯿْﻚَ ِﻣﻦ ﱠر ِﺑّﻚَ طُ ْﻐ ٰ َﯿ ۭﻨًﺎ َوﻛُ ْﻔ ۭ ًﺮا ۖ ﻓَ َﻼ ﺗ َﺄ‬ ِ ُ ‫ﯿﺮا ِّﻣ ْﻨ ُﮭﻢ ﱠﻣﺎ ٓ أ‬ ۟ ۟ ْ ‫ﺼ َﺮ ٰى َﻣ ْﻦ َءا َﻣﻦَ ِﺑﭑ ﱠ ِ َو ْٱﻟ َﯿ ْﻮ ِم‬ ‫ﺻ ِﻠ ۭ ًﺤﺎ ﻓَ َﻼ‬ ِ ‫ٱل َء‬ ‫ِإ ﱠن ٱﻟﱠﺬِﯾﻦَ َءا َﻣﻨُﻮا َوٱﻟﱠﺬِﯾﻦَ ھَﺎد ُوا َوٱﻟ ٰ ﱠ‬ َ ‫اﺧ ِﺮ َو‬ َ ٰ ‫ﻋ ِﻤ َﻞ‬ َ ٰ ‫ﺼ ِﺒـﻮنَ َوٱﻟﻨﱠ‬ َ‫ﻋﻠَ ْﯿ ِﮭ ْﻢ َو َﻻ ھُ ْﻢ َﯾﺤْﺰَ ﻧُﻮن‬ ٌ ‫ﺧ َْﻮ‬ َ ‫ف‬

Coran : Le Pèlerinage 22, verset 17 : « Certes, ceux qui ont cru, Ceux qui se sont JUDAÏSE, les Sabéens [les adorateurs des étoiles], les Nazaréens, les Mages et ceux qui donnent à Allah des associés, Allah tranchera entre eux le jour du Jugement, car Allah est certes témoin de toute chose.

۟ ‫ﻮا َوٱﻟﱠﺬِﯾﻦَ ھَﺎد‬ ۟ ُ‫ِإ ﱠن ٱﻟﱠﺬِﯾﻦَ َءا َﻣﻨ‬ ‫ﺼ ُﻞ ﺑَ ْﯿﻨَ ُﮭ ْﻢ ﯾَ ْﻮ َم‬ ‫ُوا َوٱﻟ ٰ ﱠ‬ ِ ‫ﻮس َوٱﻟﱠﺬِﯾﻦَ أ َ ْﺷ َﺮﻛُ ٓﻮ ۟ا ِإ ﱠن ٱ ﱠ َ ﯾَ ْﻔ‬ َ ٰ ‫ﺼ ِﺒـِٔﯿﻦَ َوٱﻟﻨﱠ‬ َ ‫ﺼ َﺮ ٰى َو ْٱﻟ َﻤ ُﺠ‬ ٌ ‫ﺷ ِﮭﯿﺪ‬ َ ‫ﻰ ۢ ٍء‬ َ ‫ﻋﻠَ ٰﻰ ﻛُ ِّﻞ‬ َ َ ‫ْٱﻟ ِﻘ ٰ َﯿ َﻤ ِﺔ ۚ ِإ ﱠن ٱ ﱠ‬ ْ ‫ﺷ‬ •

Coran : La Table Servie 5, versets 78 et 79 : « Ceux des Enfants d'Israël qui n'avaient pas cru ont été maudits par la bouche de DAWOUD [DAVID] ET de 'ISSA [JESUS] fils de Maryam, parce qu'ils désobéissaient et transgressaient. (79) Ils ne s'interdisaient pas les uns aux autres ce qu'ils faisaient de blâmable. Comme est mauvais, certes, ce qu'ils faisaient ! »

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

« De la bouche de David ET de Jésus », ce qui renvoi à l’une des tribus des enfants d’Israël, au plus tard à la période où Jésus (paix sur lui) blâme Jérusalem aux versets 29 à 39 de l’Évangile de Matthieu.

Les 12 tribus des enfants d'Israël L'arche de Noé •

Coran : Le Voyage Nocturne 17, versets 2 à 4 : « Et Nous avions donné à Moussa le Livre dont Nous avions fait un guide pour les ENFANTS D’ISRAËL : "Ne prenez pas de protecteur en dehors de Moi". (3) [O vous], LES DESCENDANTS DE CEUX que Nous avons transportés dans l'arche AVEC NOÛH. Celui-ci était vraiment un serviteur fort reconnaissant. (4) Nous avions décrété pour les ENFANTS D'ISRAËL, (et annoncé) dans le Livre : "Par deux fois vous sèmerez la corruption sur terre et vous allez transgresser d'une façon excessive". »

Coran : Hoûd 11, versets 40 et 48 : « (40) Puis, lorsque Notre commandement vint et que le four se mit à bouillonner [d'eau], Nous dîmes : "Charge [dans l'arche] un couple de chaque espèce ainsi que TA FAMILLE - sauf ceux contre qui le décret est déjà prononcé - et ceux qui croient". Or, ceux qui avaient cru avec lui étaient peu nombreux. (48) Il fut dit : "O Noûh, débarque avec Notre sécurité et Nos bénédictions sur toi et sur DES COMMUNAUTÉS [ISSUES] DE CEUX QUI SONT AVEC TOI. Et il y (en) aura des communautés auxquelles Nous accorderons une JOUISSANCE TEMPORAIRE ; PUIS un CHÂTIMENT DOULOUREUX venant de Nous les touchera". »

Coran : Marie 19, verset 58 : « Voilà ceux qu'Allah a comblé de faveurs, parmi les prophètes, parmi les DESCENDANTS D'ADAM, et aussi parmi CEUX QUE NOUS AVONS TRANSPORTE EN COMPAGNIE DE NOÛH, et parmi la descendance d’Ibrahim ET d'Israël, et parmi ceux que Nous avons guidés et choisis. Quand les versets du Tout Miséricordieux leur étaient récités, ils tombaient prosternés en pleurant. »

Coran : Jonas 10, Verset 94 : « Et si tu es en doute sur ce que Nous avons fait descendre vers toi, interroge alors ceux qui lisent le Livre révélé avant toi. La vérité certes, t'est venue de ton Seigneur : ne sois donc point de ceux qui doutent. »

َ‫ﺐ ِﻣﻦ ﻗَ ْﺒﻠِﻚ‬ َ َ ‫ﻓَﺈِن ﻛُﻨﺖَ ﻓِﻰ ﺷ ۢ ٍَّﻚ ِّﻣ ﱠﻤﺎ ٓ أَﻧﺰَ ْﻟﻨَﺎ ٓ إِﻟَﯿْﻚَ ﻓَﺴْـ ِﻞ ٱﻟﱠﺬِﯾﻦَ ﯾَ ْﻘ َﺮ ُءونَ ْٱﻟ ِﻜ ٰﺘ‬ َ‫ﻟَﻘَﺪْ َﺟﺎ ٓ َءكَ ْٱﻟ َﺤ ﱡﻖ ِﻣﻦ ﱠرﺑِّﻚَ ﻓَ َﻼ ﺗَﻜُﻮﻧ ﱠَﻦ ﻣِﻦَ ْٱﻟ ُﻤ ْﻤﺘ َِﺮﯾﻦ‬ •

Torah : Genèse 6, verset 18 : « J'établirai mon pacte avec toi : tu entreras dans l'arche, TOI ET TES FILS, et ta femme et les femmes de tes fils avec toi. »

Torah : Genèse 7, versets 1.7.13 : « (1) L'Éternel dit à Noé : "Entre, toi et toute ta famille, dans l’arche ; car c'est toi que j'ai reconnu honnête parmi cette génération." (7) Noé entra AVEC SES FILS, sa femme, et les épouses de ses fils dans l'arche, pour se garantir des eaux du Déluge. (13) Ce jour-là même étaient entrés dans l’arche : Noé, Sem, Cham et Japhet, FILS DE NOE, et avec eux la femme de Noé et les trois femmes de ses fils ; »

Torah : Genèse 32, versets 28 et 29 : « Il lui dit alors : "Quel est ton nom ?" II répondit : "Jacob." (29) Il reprit : "JACOB ne sera plus désormais ton nom, mais bien ISRAEL ; car tu as jouté contre des puissances célestes et humaines et tu es resté fort." » Page 135


PALESTINE, L’héritage 1ère partie

La Table des Peuples •

Torah : Genèse 10, versets 1 à 32 : « Voici la descendance des fils de Noé ; Sem, Cham et Japhet, à qui des enfants naquirent après le Déluge. (2) Enfants de Japhet Gourer, Magog, Madaï, Yavân, Toubal, Méchec et Tiràs. (3) Enfants de Gourer : Achkenaz, Rifath et Togarma. (4) Enfants de Yavân : Elicha, Tharsis, Kittim et Dodanim. (5) De ceux-là se formèrent les colonies de peuples répandues dans divers pays, chacune selon sa langue, selon sa tribu, selon son peuple. (6) Enfants de Cham : Kouch, Misraïm, Pont et Canaan. (7) Enfants de Kouch : Seba et Havila, Sabta, Râma et Sabteea; enfants de Râma: Cheba et Dedân. (8) Kouch engendra aussi Nemrod, celui qui le premier fut puissant sur la terre. (9) Il fut un puissant ravisseur devant l’Éternel ; c'est pourquoi on dit : "Tel que Nemrod, un puissant ravisseur devant l’Éternel !" (10) Le commencement de sa domination fut Babel ; puis Érec, Akkad et Kalné, dans le pays de Sennaar. (11) De cette contrée il s'en alla en Assur, où il bâtit Ninive, Rehoboth Ir et Kélah; (12) puis Résèn, entre Ninive et Kélah, cette grande cité. (13) Misraim fut la souche des Loudim, des Anamim, des Lehabim, des Naftouhim; (14) des Pathrousim, des Kaslouhim (d'où sortirent les Philistins) et des Kaftorim. (15) Canaan engendra Sidon, son premier-né, puis Heth (16) puis le Jebuséen, l'Amorréen, le Ghirgachéen, (17) le Hévéen, l'Arkéen, le Sinéen, (18) Arvadéen, le Cemaréen et le Hamathéen. Depuis, les familles des Cananéens se développèrent. (19) Le territoire du peuple cananéen s'étendait depuis Sidon jusqu'à Gaza dans la direction de Gherar; jusqu'à Lécha, dans la direction de Sodome, Gomorrhe, Adma et Ceboïm. (20) Tels sont les enfants de Cham, selon leurs familles et leur langage, selon leurs territoires et leurs peuplades. (21) Des enfants naquirent aussi à Sem, le père de toute la race d'Héber, le frère de Japhet, l'aîné. (22) Enfants de Sem : Élam, Assur, Arphaxad, Loud et Aram. (23) Enfants d’Aram : Ouy, Houl, Ghéther et Mach. (24) Arphaxad engendra Chélah, et Chélah engendra Héber. (25) A Héber il naquit deux fils. Le nom de l’un : Péleg, parce que de son temps la terre fut partagée ; et le nom de son frère : Yoktân. (26) Yoktân engendra Almodad, Chélef, Haçarmaveth, Yérah. (27) Hadoram, Ouzal, Dikla; (28) Obal, Abimaêl, Cheba; (29) Ophir, Havila et Yobab. Tous ceux-là furent enfants de Yoktân. (30) Leurs établissements s'étendirent depuis Mécha jusqu'à la montagne Orientale, dans la direction de Sefar. (31) Tels sont les descendants de Sem, selon leurs familles et leurs langages, selon leurs territoires et leurs peuplades.

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

(32) Ce sont là les familles des fils de Noé, selon leur filiation et leurs peuplades ; et c'est de là que les nations se sont distribuées sur la terre après le Déluge. »

CARTE DES PEUPLES SELON FLAVIUS JOSEPHE : LES DESCENDANTS DE CHAM, LES DESCENDANTS DE SEM ET LES DESCENDANTS DE JAPHET.

La Table présente les détails de leurs descendants respectifs : Fils de Japhet (Japhétites) :  Gomère notamment père d'Ashkenaz (ancêtre des Saxons, Scandinaves et Slaves), de Riphath (ancêtre des Paphlagoniens) et de Togarma (ancêtre des Tokhariens et Arméniens).  Magog (ancêtre des Scythes).  Madaï (ancêtre des Iraniens et Kurdes).  Yavane (ancêtre des Grecs et des Latins).  Toubal5 (ancêtre des peuples ibériques).  Mèshek (ancêtre des Russes).  Tirass (ancêtre des Thraces et serbe). Fils de Cham (Hamites) :  Koush, ancêtre éponyme d'un peuple de Haute Égypte.  Misraïm, père des Égyptiens.  Pout.  Canaan, qui donna son nom au Pays de Canaan, correspondant à l'Israël et au Liban actuels. Il est notamment père de Sidon, des Jébuséens, des Amorrites, des Hivites et de Tell Arqa. Fils de Sem (Sémites) :

LE PROCHE-ORIENT ANCIEN VU PAR LES ANCIENS ISRAËLITES ; LA TABLE DES PEUPLES RECONSTITUEE D'APRES LA THEORIE DE L'HYPOTHESE DOCUMENTAIRE.

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

 Élam, père de la civilisation homonyme.  Ashshur.  Arpakshad. Ancêtre d'Abraham, les religieux juifs ou musulmans se considèrent euxmêmes comme ses descendants.  Loud.  Aram, père des Araméens.

Les 12 Tribus •

Coran : Les Femmes 4, Verset 163 : « Nous t'avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noûh et aux prophètes après lui. Et Nous avons fait révélation à Ibrahîm, à Ismaël, à Ishâq, à Ya'Qoûb AUX TRIBUS, à 'Issa, à Job, à Jonas, à Aaron et à Souleyman, et Nous avons donné le Zabour à Dâwoûd. ».

ۢ ُ‫۞ إِﻧﱠﺎ ٓ أ َ ْو َﺣ ْﯿﻨَﺎ ٓ إِﻟَﯿْﻚَ َﻛ َﻤﺎ ٓ أ َ ْو َﺣ ْﯿ َﻨﺎ ٓ إِﻟَ ٰﻰ ﻧ‬ ‫ﻮب‬ َ ُ‫ﯿﻢ َوإِ ْﺳ ٰ َﻤ ِﻌﯿ َﻞ َوإِ ْﺳ ٰ َﺤﻖَ َوﯾَ ْﻌﻘ‬ ّ ِ‫ﻮحٍ َوٱﻟﻨﱠﺒ‬ َ ‫ﻲِۦنَ ِﻣ ۢﻦ ﺑَ ْﻌ ِﺪِۦه ۚ َوأ َ ْو َﺣ ْﯿﻨَﺎ ٓ إِﻟَ ٰ ٓﻰ إِﺑ ٰ َْﺮ ِھ‬ ‫ُﻮرا‬ ‫ﺲ َو ٰ َھ ُﺮونَ َوﺳُﻠَ ْﯿ ٰ َﻤﻦَ ۚ َو َءاﺗ َ ْﯿﻨَﺎ دَ ُۥ‬ ِ َ‫َو ْٱﻷ َ ْﺳﺒ‬ ً ۭ ‫اودَ زَ ﺑ‬ َ ‫ﺴ ٰﻰ َوأَﯾ‬ َ ‫ﺎط َو ِﻋﯿ‬ َ ُ‫ﱡﻮب َوﯾُﻮﻧ‬ •

Coran : Al A'râf 7, verset 160 : « Nous les répartîmes en DOUZES TRIBUS, (en douze) communautés. Et Nous révélâmes à Moussa, lorsque son peuple lui demanda de l’eau : "Frappe le rocher avec ton bâton." Et voilà qu'en jaillirent douze sources. Chaque TRIBU eut son abreuvoir. Nous les couvrîmes de l'ombre du nuage, et fîmes descendre sur eux la manne et les cailles : « Mangez des bonnes choses que Nous vous avons attribuées. » Et ce n'est pas à Nous qu'ils ont fait du tort, mais c'est à eux-mêmes qu'ils en faisaient. »

‫َوﻗَ ﱠ‬ ً ‫ﻋ ْﺸ َﺮة َ أ َ ْﺳﺒَﺎ‬ ‫ﺳ ٰ ٓﻰ ِإ ِذ‬ َ ‫ﻰ‬ َ ‫طﺎ أ ُ َﻣ ًۭﻤﺎ ۚ َوأ َ ْو َﺣ ْﯿﻨَﺎ ٓ ِإ َﻟ ٰﻰ ُﻣﻮ‬ ْ َ ‫ﻄ ْﻌ ٰﻨَ ُﮭ ُﻢ ٱﺛْﻨَﺘ‬ ْ ‫ﺴ‬ ‫ﺖ ِﻣ ْﻨﮫُ ٱﺛْﻨَﺘ َﺎ‬ َ ‫ﺼﺎكَ ْٱﻟ َﺤ َﺠ َﺮ ۖ ﻓَ ۢﭑﻧﺒَ َﺠ‬ َ ‫ٱ ْﺳﺘ َ ْﺴﻘَ ٰﯨﮫُ ﻗَ ْﻮ ُﻣ ٓۥﮫُ أ َ ِن ٱﺿ ِْﺮب ِﺑّ َﻌ‬ َ ‫َﺎس ﱠﻣ ْﺸ َﺮﺑَ ُﮭ ْﻢ ۚ َو‬ ‫ﻋﻠَ ْﯿ ِﮭ ُﻢ ْٱﻟﻐَ ٰ َﻤ َﻢ‬ ۢ ٍ ‫ﻋ ِﻠ َﻢ ﻛُ ﱡﻞ أُﻧ‬ َ ‫ظﻠﱠ ْﻠﻨَﺎ‬ َ ْ‫ﻋ ْﯿ ۭﻨًﺎ ۖ ﻗَﺪ‬ َ َ ‫ﻋ ْﺸ َﺮة‬ َ ۟ ٰ ْ ْ ْ َ َ ‫ﺴﻠ َﻮ ٰى ۖ ﻛُﻠُﻮا ِﻣﻦ‬ ‫ﺖ َﻣﺎ َرزَ ْﻗﻨَﻜُ ْﻢ ۚ َو َﻣﺎ‬ ِ َ‫ط ِﯿّ ٰﺒ‬ ‫ﻋﻠَ ْﯿ ِﮭ ُﻢ ٱﻟ َﻤ ﱠﻦ َوٱﻟ ﱠ‬ َ ‫َوأﻧﺰَ ﻟﻨَﺎ‬ ٰ ۟ ْ َ َ َ‫ﺴ ُﮭ ْﻢ ﯾَﻈ ِﻠ ُﻤﻮن‬ َ ُ‫ظﻠَ ُﻤﻮﻧَﺎ َوﻟَ ِﻜﻦ َﻛﺎﻧُ ٓﻮا أﻧﻔ‬ • Torah : Genèse 35, versets 22 à 26 : « Il arriva, tandis qu'Israël résidait dans cette contrée que Ruben alla cohabiter avec Bilha, concubine de son père, Israël en fut instruit. Or, les fils de Jacob furent douze. (23) Fils de Léa : le premier né de Jacob, RUBEN ; puis SIMEON, LEVI, JUDA, ISSACHAR et ZABULON. (24) Fils de Rachel : JOSEPH et BENJAMIN. (25) Fils de Bilha, l'esclave de Rachel : DAN et NEPHTALI ; (26) et fils de Zilpa, l'esclave de Léa : GAD et ASER. Tels sont les fils de Jacob, qui lui naquirent dans le territoire d'Aram. • Ancien Testament : Ézéchiel 48, versets 1 à 7 : « Voici les noms des tribus. Depuis l`extrémité septentrionale, le long du chemin de Hethlon à Hamath, Hatsar Énon, la frontière de Damas au nord vers Hamath, de l`orient à l`occident : DAN, une tribu. (2) Sur la limite de Dan, de l`orient à l`occident : ASER, une tribu. (3) Sur la limite d`Aser, de l`orient à l`occident : NEPHTHALI, une tribu. (4) Sur la limite de Nephthali, de l`orient à l`occident : MANASSÉ, une tribu. (5) Sur la limite de Manassé, de l`orient à l`occident : Page 138


PALESTINE, L’héritage 1ère partie

ÉPHRAIM, une tribu. (6) Sur la limite d`Éphraïm, de l`orient à l`occident : RUBEN, une tribu. (7) Sur la limite de Ruben, de l`orient à l`occident : JUDA, une tribu. » •

Ancien Testament : Ezéchiel 48, versets 22 à 28 : « Ainsi ce qui appartiendra au prince sera l`espace compris depuis la propriété des LEVITES et depuis la propriété de la ville ; ce qui sera entre la limite de Juda et la limite de Benjamin appartiendra au prince. (23) Voici les autres tribus. De l`orient à l`occident : BENJAMIN, une tribu. (24) Sur la limite de Benjamin, de l`orient à l`occident : SIMEON, une tribu. (25) Sur la limite de Siméon, de l`orient à l`occident : ISSACAR, une tribu. (26) Sur la limite d`Issacar, de l`orient à l`occident : ZABULON, une tribu. (27) Sur la limite de Zabulon, de l`orient à l`occident : GAD, une tribu. (28) Sur la limite de Gad, du côté méridional, au midi, la frontière ira depuis Thamar, jusqu`aux eaux de Meriba à Kadès, jusqu`au torrent vers la grande mer. »

Le décompte des douze tribus d’Israël correspond donc aux douze fils de Jacob, sauf Lévi, les Lévites n’ayant pas de territoire propre, et sauf Joseph qui est remplacé par ses deux fils Éphraïm et Manassé. Parfois on compte une tribu pour Lévi et les tribus d’Ephraïm et de Manassé sont regroupées en une unique « tribu de Joseph ». 1. Tribu de RUBEN fondée par Ruben 2. Tribu de SIMEON fondée par Siméon 3. Tribu de LEVI fondée par Lévi 4. Tribu de JUDA fondée par Juda (dont provient la dynastie du roi David) 5. Tribu d’ISSACAR fondée par Issachar 6. Tribu de ZABULON fondée par Zabulon 7. Tribu de DAN fondée par Dan 8. Tribu de NEPHTHALI fondée par Nephtali 9. Tribu de GAD fondée par Gad 10. Tribu d'ASER fondée par Aser 11. Tribu de JOSEPH fondée par Joseph a. Tribu d'ÉPHRAIM fondée par Joseph, père d’Éphraïm b. Tribu de MANASSE fondée par Joseph, père de Manassé 12. Tribu de BENJAMIN fondée par Benjamin

Moïse (Moussa) (paix sur lui), et la terre promise Page 139


PALESTINE, L’héritage 1ère partie

-- CORAN – [[ L’engagement ]] •

Coran : La Vache 2, verset 40 : « Ô enfants d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés. Si vous tenez vos ENGAGEMENTS vis-à-vis de Moi, Je tiendrai les miens. Et c'est Moi que vous devez redouter. »

ٰ ۟ ُ‫ﻋﻠَ ْﯿﻜُ ْﻢ َوأ َ ْوﻓ‬ ۟ ٓ ‫ُﻮن‬ ْ َ‫ﻰ ﻓ‬ ِ ُ ‫ِى أ‬ َ ُ‫ﻰ أ َ ْﻧﻌَ ْﻤﺖ‬ ِ ‫ﭑر َھﺒ‬ ٓ ‫ﻮا ﺑِﻌَ ْﮭﺪ‬ َ ‫وف ﺑِﻌَ ْﮭ ِﺪﻛُ ْﻢ َوإِﯾﱠ‬ ٓ ‫ﻰ ٱﻟﱠ ِﺘ‬ َ ِ‫ﻰ إِﺳ ٰ َْﺮ ِءﯾ َﻞ ٱذْﻛُ ُﺮوا ﻧِ ْﻌ َﻤﺘ‬ ٓ ِ‫ٰﯾَﺒَﻨ‬ •

Coran : La Table Servie 5, verset 12 : « Et Allah certes prit L'ENGAGEMENT des enfants d'Israël. Nous nommâmes DOUZE CHEFS d'entre eux. Et Allah dit : "JE SUIS AVEC VOUS, POURVU QUE VOUS accomplissiez la Salât, acquittiez la Zakât, croyiez en Mes messagers, les aidiez et fassiez à Allah un bon prêt. Alors, certes, j'effacerai vos méfaits, et vous ferai entrer AUX JARDINS sous lesquels coulent les ruisseaux. Et quiconque parmi vous, après cela, mécroit, s'égare certes du droit chemin" ! »

ٰ َ ‫ﺼﻠَ ٰﻮة‬ ‫ﻋﺸ ََﺮ ﻧَ ِﻘﯿ ۭ ًﺒﺎ ۖ َو َﻗﺎ َل ٱ ﱠ ُ ِإﻧِّﻰ َﻣ َﻌﻜُ ْﻢ ۖ ﻟَﺌِ ْﻦ أَﻗَ ْﻤﺘ ُ ُﻢ ٱﻟ ﱠ‬ َ ‫ﻰ‬ ْ َ‫ﻰ ِإﺳ ٰ َْٓﺮ ِءﯾ َﻞ َوﺑَ َﻌﺜْﻨَﺎ ِﻣ ْﻨ ُﮭ ُﻢ ٱﺛْﻨ‬ ٓ ِ‫۞ َوﻟَﻘَﺪْ أ َ َﺧﺬَ ٱ ﱠ ُ ِﻣﯿﺜ َﻖَ ﺑَﻨ‬ ‫َو َءاﺗ َ ْﯿﺘ ُ ُﻢ ﱠ‬ ‫ﺳ ِﯿّـﺎﺗِﻜُ ْﻢ َو َﻷُد ِْﺧﻠَﻨﱠﻜُ ْﻢ‬ ْ ‫ﻋ ﱠﺰ ْرﺗ ُ ُﻤﻮھُ ْﻢ َوأ َ ْﻗ َﺮ‬ ً ‫ﺿﺘ ُ ُﻢ ٱ ﱠ َ ﻗَ ْﺮ‬ َ ‫ٱﻟﺰ َﻛ ٰﻮة َ َو َءا َﻣﻨﺘُﻢ ِﺑ ُﺮﺳُ ِﻠﻰ َو‬ َ ‫ﺴ ۭﻨًﺎ ﱠﻷ ُ َﻛ ِﻔّ َﺮ ﱠن‬ َ ‫ﺿﺎ َﺣ‬ َ ‫ﻋﻨﻜُ ْﻢ‬ ٰ َ ٍ ۢ ‫َﺟ ٰﻨﱠ‬ ‫ﯿﻞ‬ ‫ﺳ َﻮآ َء ٱﻟ ﱠ‬ َ ْ‫َﺠْﺮى ِﻣﻦ ﺗَﺤْ ﺘِ َﮭﺎ ْٱﻷ ْﻧ ٰ َﮭ ُﺮ ۚ ﻓَ َﻤﻦ َﻛﻔَ َﺮ ﺑَ ْﻌﺪَ ذَﻟِﻚَ ِﻣﻨﻜُ ْﻢ ﻓَﻘَﺪ‬ َ ‫ﺿ ﱠﻞ‬ ِ ‫ﺴ ِﺒ‬ ِ ‫ﺖﺗ‬ [[ Conditions de l'engagement ]] •

Coran : La Table Servie 5, versets 20 et 21 : « (Souvenez-vous) Lorsque Moussa dit à SON peuple : « Ô, mon peuple ! Rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous, lorsqu'Il a désigné parmi vous des prophètes. Et Il a fait de vous des rois. Et Il vous a donné ce qu'Il n'avait donné à nul autre aux mondes. (21) Ô mon peuple ! Entrez dans la terre sainte qu'Allah vous a prescrite. ET NE REVENEZ POINT SUR VOS PAS [EN REFUSANT DE COMBATTRE] car vous retourneriez perdants. » (20)

۟ ‫ﺳ ٰﻰ ِﻟﻘَ ْﻮ ِﻣِۦﮫ ٰﯾَﻘَ ْﻮ ِم ٱذْﻛُ ُﺮ‬ ‫ﻋﻠَ ْﯿﻜُ ْﻢ إِذْ َﺟﻌَ َﻞ ﻓِﯿﻜُ ْﻢ أ َ ۢﻧﺒِﯿَﺎ ٓ َء َو َﺟﻌَﻠَﻜُﻢ ﱡﻣﻠُﻮ ۭ ًﻛﺎ َو َءاﺗ َٰﯨﻜُﻢ ﱠﻣﺎ ﻟَ ْﻢ‬ َ ِ ‫وا ﻧِ ْﻌ َﻤﺔَ ٱ ﱠ‬ َ ‫َوإِذْ ﻗَﺎ َل ُﻣﻮ‬ ِ ْ‫ﯾُﺆ‬ َ‫ت أ َ َﺣ ۭﺪًا ِّﻣﻦَ ْٱﻟ ٰﻌَﻠَ ِﻤﯿﻦ‬ ۟ ۟ ۟ ٰ ْ َ َ ‫ﱠ‬ ْ ُ َ َ َ ُ ُ َ َ َ َ َ ُ (21) َ‫ﺧﺴ ِِﺮﯾﻦ‬ َ ‫ﺎرﻛ ْﻢ ﻓﺘ َﻨﻘ ِﻠﺒُﻮا‬ َ ‫ﺳﺔ ٱﻟﺘِﻰ ﻛﺘ‬ َ ‫َﺐ ٱ ﱠ ُ ﻟﻜ ْﻢ َوﻻ ﺗ َْﺮﺗَﺪﱡوا‬ َ ‫ض ٱﻟ ُﻤﻘﺪﱠ‬ َ ‫ٰﯾَﻘَ ْﻮ ِم ٱدْﺧﻠﻮا ٱﻷ ْر‬ ِ َ‫ﻋﻠ ٰ ٓﻰ أدْﺑ‬

[[ Violation de l'engagement ]] •

Coran : La Table Servie 5, verset 13 : « Et puis, à cause de leur VIOLATION DE L'ENGAGEMENT, Nous les avons maudits et endurcis leurs cœurs : ils détournent les paroles de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé. Tu ne cesseras de découvrir leur trahison, sauf d'un petit nombre d'entre eux. Pardonne-leur donc et oublie [leurs fautes]. Car Allah aime, certes, les bienfaisants. »

۟ ‫ﻮا َﺣ ۭﻈﺎ ِّﻣ ﱠﻤﺎ ذ ُ ِ ّﻛ ُﺮ‬ ۟ ُ‫اﺿ ِﻌِۦﮫ ۙ َوﻧَﺴ‬ ‫وا ﺑِِۦﮫ ۚ َو َﻻ‬ َ ‫ﻀ ِﮭﻢ ِّﻣﯿ ٰﺜ َﻘَ ُﮭ ْﻢ ﻟَﻌَ ٰﻨﱠ ُﮭ ْﻢ َو َﺟﻌَ ْﻠﻨَﺎ ﻗُﻠُﻮﺑَ ُﮭ ْﻢ ٰﻗَ ِﺴﯿَ ۭﺔً ۖ ﯾُ َﺤ ِ ّﺮﻓُﻮنَ ٱﻟْ َﻜ ِﻠ َﻢ‬ ِ ‫ﻋﻦ ﱠﻣ َﻮ‬ ِ ‫ﻓَﺒِ َﻤﺎ ﻧَ ْﻘ‬ ‫ﺗ َﺰَ ا ُل ﺗ ﱠ‬ ً ۭ ‫ﻋﻠَ ٰﻰ َﺧﺎٓﺋِﻨَ ۢ ٍﺔ ِّﻣ ْﻨ ُﮭ ْﻢ إِ ﱠﻻ ﻗَ ِﻠ‬ َ‫ﺻﻔَﺢْ ۚ إِ ﱠن ٱ ﱠ َ ﯾ ُِﺤﺐﱡ ْٱﻟ ُﻤﺤْ ِﺴﻨِﯿﻦ‬ ْ ‫ﻋ ْﻨ ُﮭ ْﻢ َوٱ‬ َ ‫ْﻒ‬ ُ ‫ﯿﻼ ِّﻣ ْﻨ ُﮭ ْﻢ ۖ ﻓَﭑﻋ‬ َ ‫َﻄ ِﻠ ُﻊ‬

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Coran : La Table Servie 5, verset 22 à 26 : « Ils dirent : « Ô Moussa, il y a là UN PEUPLE DE GÉANTS. Jamais nous n'y entrerons jusqu'à ce qu'ils en sortent. S'ils en sortent, alors nous y entrerons ». (23) DEUX HOMMES d'entre ceux qui craignaient Allah et qui étaient comblés par Lui de bienfaits dirent : "Entrez chez eux par la porte ; puis quand vous y serez entrés, vous serez sans doute les dominants. Et c'est en Allah qu'il faut avoir confiance, si vous êtes croyants". (24) Ils dirent : "Moussa ! NOUS N'Y ENTRERONS JAMAIS, aussi longtemps qu'ils y seront. VA DONC, TOI ET TON SEIGNEUR, et combattez tous deux. Nous restons là où nous sommes". (25) Il dit : "Seigneur ! Je n'ai de pouvoir, vraiment, que sur moi-même et sur mon frère : sépare-nous donc de ce peuple pervers". (26) Il (Allah) dit : "Eh bien, ce pays leur sera interdit pendant quarante ans, durant lesquels ils erreront sur la terre. Ne te tourmente donc pas pour ce peuple pervers". »

-- ANCIEN TESTAMENT – [[ L'engagement ]] •

Ancien Testament : Nombres 13, versets 1 à 16 : « L'Éternel parla ainsi à Moïse : (2) "Envoie toi-même des hommes pour explorer le pays de Canaan, que je destine aux enfants d’Israël ; vous enverrez un homme respectivement par tribu paternelle, tous éminents parmi eux." (3) Et Moïse les envoya du désert de Pharan, selon la parole de l’Éternel ; c'étaient tous des personnages considérables entre les enfants d'Israël. (4) Et voici leurs noms: pour la tribu de Ruben, CHAMMOÛA, fils de Zakkour; (5) pour la tribu de Siméon, CHAFAT, fils de Hori; (6) pour la tribu de Juda, CALEB, fils de Yefounné; (7) pour la tribu d'Issachar, YIGAL, fils de Joseph; (8) pour la tribu d'Ephraïm, HOCHEA, fils de Noun; (9) pour la tribu de Benjamin, PALTI, fils de Rafou; (10) pour la tribu de Zabulon, GADDÏEL, fils de Sodi; (11) pour la tribu de Joseph formant celle de Manassé, GADDI, fils de Çouci; (12) pour la tribu de Dan, AMMÏEL, fils de Ghemalli; (13) pour la tribu d'Asher, SETHOUR, fils de Mikhaêl; (14) pour la tribu de Nephtali, NAHBI, fils de Vofsi; (15) pour la tribu de Gad, GHEOUEL, fils de Makhi. (16) Tels sont les noms des hommes que Moïse envoya explorer la contrée. (Moïse avait nommé Hochéa, fils de Noun : Josué). » [Coran 5 ;12 : (...) Nous nommâmes DOUZE CHEFS d'entre eux. (...)]

Ancien Testament : Nombres 13, verset 27 : « Et lui firent ce récit : "Nous sommes entrés dans le pays où tu nous avais envoyés ; oui, vraiment, il RUISSELLE de lait et de miel, et voici de ses FRUITS. » [Coran 5 ;12 : (...) et vous ferai entrer AUX JARDINS sous lesquels coulent les RUISSEAUX. (...)]

[[ Violation de l'engagement ]] •

Ancien Testament : Nombres 13, versets 31 à 32 : « Mais les hommes qui étaient partis avec lui, dirent : "Nous ne pouvons marcher contre CE PEUPLE, car il est PLUS FORT que nous." (32) Et ils décrièrent le pays qu'ils avaient exploré, en disant aux enfants d’Israël : "Le pays que nous avons parcouru pour l'explorer est un pays qui dévorerait ses habitants ; quant au peuple que nous y avons vu, ce sont tous gens de HAUTE TAILLE. » [Coran 5 ;22 : (...) Ô Moussa, il y a là UN PEUPLE DE GÉANTS. (...)]

Ancien Testament : Nombres 14, versets 6 à 9 : « Et JOSUÉ, fils de Noun, et CALEB, fils de Yefounné, qui avaient, eux aussi, exploré la contrée, déchirèrent leurs vêtements. (7) Ils parlèrent à toute la communauté des Israélites en ces termes : "Le pays que nous avons parcouru pour l'explorer, ce pays est bon, il est excellent. (8) Si l'Éternel nous veut du bien, il saura nous faire entrer dans ce pays et nous le livrer, ce pays qui ruisselle de

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lait et de miel. (9) Mais ne vous mutinez point contre l’Éternel ; ne craignez point, vous, le peuple de ce pays, car ils seront notre pâture : leur ombre les a abandonnés et l'Éternel est avec nous, ne les craignez point !" » [Coran 5 ;23 : (...) DEUX HOMMES d'entre ceux qui craignaient Allah et qui étaient comblés par Lui de bienfaits dirent : "Entrez chez eux par la porte ; puis quand vous y serez entrés, vous serez sans doute les dominants. Et c'est en Allah qu'il faut avoir confiance, si vous êtes croyants".]

Ancien Testament : Nombres 14, versets 28 à 35 : « Dis-leur : Vrai comme je vis, a dit l’Éternel ! Selon les propres paroles que j'ai entendues de vous, ainsi vous ferai-je. (29) Vos cadavres resteront dans ce désert, vous tous qui avez été dénombrés, tous tant que vous êtes, âgés de vingt ans et au-delà, qui avez murmuré contre moi ! (30) Jamais vous n'entrerez, vous, dans ce pays où j'avais solennellement promis de vous établir ! II n'y aura d'exception que pour Caleb, fils de Yefounné, et Josué, fils de Noun. (31) Vos enfants aussi, dont vous disiez : "Ils nous seront ravis", je les y amènerai, et ils connaîtront ce pays dont vous n'avez point voulu. (32) Mais vos cadavres, à vous, pourriront dans ce désert. (33) Vos enfants iront errant dans le désert, QUARANTE ANNÉES, expiant vos infidélités, jusqu'à ce que le désert ait reçu toutes vos dépouilles. (34) Selon le nombre de jours que vous avez exploré le pays, autant de jours autant d'années vous porterez la peine de vos crimes, partant QUARANTE ANNÉES ; et vous connaîtrez les effets de mon hostilité. (35) Moi, l'Éternel, je le déclare : oui, c'est ainsi que j'en userai avec toute cette communauté perverse, ameutée contre moi. C'est dans ce désert qu'elle prendra fin, c'est là qu'elle doit mourir.’’ » [Coran 5 ;26 : (...)Il (Allah) dit : "Eh bien, ce pays leur sera interdit pendant QUARANTE ANS, durant lesquels ils erreront sur la terre. Ne te tourmente donc pas pour ce peuple pervers".]

L’Arche d’Alliance •

Coran : La Vache 2, Verset 248 : « Et leur prophète leur dit : "Le signe de son investiture sera que le COFFRE va vous revenir ; objet de quiétude inspiré par votre Seigneur, et contenant les reliques de ce que laissèrent la famille de Moussa et la famille d'Aaron. Les Anges le porteront. Voilà bien là un signe pour vous, si vous êtes croyants ! »

َ‫ﺳ ٰﻰ َو َءا ُل ٰ َھ ُﺮون‬ َ ‫َوﻗَﺎ َل ﻟَ ُﮭ ْﻢ ﻧَ ِﺒﯿﱡ ُﮭ ْﻢ ِإ ﱠن َءا َﯾﺔَ ُﻣ ْﻠ ِﻜ ِٓۦﮫ أَن َﯾﺄ ْ ِﺗ َﯿﻜُ ُﻢ ٱﻟﺘﱠﺎﺑُﻮتُ ِﻓﯿ ِﮫ‬ َ ‫ﺳ ِﻜﯿﻨ َۭﺔٌ ِّﻣﻦ ﱠر ِﺑّﻜُ ْﻢ َو َﺑ ِﻘﯿ ۭﱠﺔٌ ِّﻣ ﱠﻤﺎ ﺗ ََﺮكَ َءا ُل ُﻣﻮ‬ ٓ َ‫ﺗَﺤْ ِﻤﻠُﮫُ ْٱﻟ َﻤ ٰﻠَ ِﺌ َﻜﺔُ ۚ ِإ ﱠن ِﻓﻰ ٰذَﻟِﻚَ َل َءا َﯾ ۭﺔً ﻟﱠﻜُ ْﻢ ِإن ﻛُﻨﺘُﻢ ﱡﻣﺆْ ِﻣﻨِﯿﻦ‬ •

Coran : Le Récit 28, Versets 48 à 52 : « (48) Mais quand la vérité leur est venue de Notre part, ils ont dit : « Si seulement il avait reçu la même chose que Moussa ! « Est-ce qu'ils n'ont pas nié ce qui auparavant fut apporté à Moussa ? Ils dirent : « Deux magies se sont mutuellement soutenues ! » Et ils dirent : « Nous n'avons foi en aucune ». (49) Dis-leur : « Apportez donc un Livre venant d'Allah qui soit meilleur guide que CES DEUX LA, et je le suivrai si vous êtes véridiques ». (50) Mais s'ils ne te répondent pas, sache alors que c'est seulement leurs passions qu'ils suivent. Et qui est plus égaré que celui qui suit sa passion sans une guidée d'Allah ? Allah vraiment, ne guide pas les gens injustes. (51) Nous leur avons déjà exposé la Parole (le Coran) afin qu'ils se souviennent. (52) Ceux à qui, avant lui [le Coran], Nous avons apporté le Livre, y croient. »

Nouveau Testament : Épître aux Hébreux 9, versets 3 et 4 : « Puis, derrière le second voile était une tente appelée Saint des Saints, (4) comportant un autel des parfums en or et l'ARCHE DE L'ALLIANCE entièrement recouverte d'or, dans laquelle se trouvaient une urne d'or contenant la manne, le rameau d'Aaron qui avait poussé, et les tables de l’alliance ; »

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Torah : Deutéronome 31, versets 15 à 30 : « Le Seigneur apparut dans la tente, par une colonne de nuée, et cette colonne de nuée s'arrêta à l'entrée de la tente. (16) Le Seigneur dit à Moïse : "Tandis que tu reposeras avec tes pères, ce peuple se laissera débaucher par les divinités du pays barbare où il va pénétrer ; et il m'abandonnera, et il brisera l'alliance que j'ai conclue avec lui. (17) Ce jour-là, ma colère s'enflammera contre lui, je les abandonnerai, je leur déroberai ma face, et il deviendra la pâture de chacun, et nombre de maux et d'angoisses viendront l'assaillir. Alors il se dira : "En vérité, c'est parce que mon Dieu n'est plus au milieu de moi que je suis en butte à ces malheurs." (18) Mais alors même, je persisterai, moi, à dérober ma face, à cause du grave méfait qu'il aura commis en se tournant vers des dieux étrangers. (19) Et maintenant, écrivez pour vous ce cantique, qu'on l'enseigne aux enfants d'Israël et qu'on le mette dans leur bouche, afin que ce cantique me serve de témoignage à l'encontre des enfants d'Israël. (20) Quand j'aurai introduit ce peuple dans le pays que j'ai promis par serment à ses pères et où ruissellent le lait et le miel ; vivant dans l'abondance et gorgé de délices, il s'adressera à des dieux étrangers, il les servira, me témoignera du mépris et rompra mon alliance. (21) Vienne alors la multitude de maux et d'angoisses qui doivent l'atteindre, le présent cantique portera témoignage en face de lui (car la bouche de sa postérité ne l'oubliera point), parce que je sais ce qu'aujourd'hui déjà son penchant le porte à faire, avant même que je l'aie introduit dans la terre par moi promise !" (22) Et Moïse écrivit le cantique suivant, ce jour même, et le fit apprendre aux enfants d'Israël. (23) Et l'Éternel donna ses ordres à Josué, fils de Noun, et lui dit : "Sois ferme et courageux ! Car c'est toi qui introduiras les Israélites dans la terre que je leur ai promise, et moi je t'assisterai." (24) Or, lorsque Moïse eut achevé de transcrire les paroles de cette loi sur un Livre, jusqu'au bout, (25) il ordonna aux Lévites, porteurs de l'ARCHE D'ALLIANCE du Seigneur, ce qui suit : (26) "Prenez ce Livre de la loi et déposez-le à côté de l'arche d'alliance de l'Éternel, votre Dieu ; il y restera comme un témoin contre toi. (27) Car je connais ton indocilité et ton caractère obstiné : certes, si, moi vivant encore, étant avec vous à cette heure, vous vous êtes insurgés contre l'Éternel, que sera-ce après ma mort ! (28) Faites réunir autour de moi tous les anciens de vos tribus et vos magistrats : je veux faire parvenir ces paroles à leurs oreilles, et prendre à témoin contre eux les cieux et la terre. (29) Car je sais qu'après ma mort vous irez dégénérant, et que vous dévierez du chemin que je vous ai prescrit ; mais il vous arrivera malheur dans la suite des temps, pour avoir fait ce qui déplaît au Seigneur, pour l'avoir offensé par l'œuvre de vos mains !" (30) Et Moïse fit entendre à toute l'assemblée d'Israël les paroles du cantique suivant, jusqu'à la fin : »

Ancien Testament : Jérémie 3, versets 16 à 18 : « Alors, quand vous serez devenus, à cette époque, nombreux et prospères dans le pays, déclare l’Éternel, on ne dira plus : ARCHE DE L'ALLIANCE du Seigneur ! La pensée n'en reviendra plus à l'esprit, on n'en rappellera plus le souvenir ni on n'en remarquera l’absence : on n'en fera plus d'autre. (17) En ces temps on appellera Jérusalem : "Trône de l’Éternel". Tous les peuples s'assembleront là, à Jérusalem, en l'honneur de l’Éternel, et ils cesseront de suivre les mauvais penchants de leur cœur. (18) A cette époque, la maison de Juda ira se joindre à la maison d'Israël, et ensemble elles reviendront du pays du Nord au pays que j'ai donné comme héritage à vos ancêtres. »

La conquête de Canaan •

Coran : Le Voyage Nocturne 17, versets 103 et 104 : « [Pharaon] voulut donc les expulser du pays. Alors Nous les noyâmes tous, lui et ceux qui étaient avec lui. (104) Et

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۟ ُ‫ٱ ْﺳﻜُﻨ‬ après lui, Nous dîmes aux Enfants d'Israël [ ‫ﻞ‬ َ ‫ﻰ ِإﺳ ٰ َْٓﺮ ِءﯾ‬ َ ‫ﻮا ْٱﻷ َ ْر‬ ٓ ِ‫ ] ِﻟ َﺒﻨ‬: "Habitez la terre" [ ‫ض‬ ]. Puis, lorsque viendra la promesse de la (vie) dernière, Nous vous ferons venir en foule.» ُ ‫ض ﻓَﺄ َ ْﻏ َﺮ ْﻗ ٰﻨَﮫُ َو َﻣﻦ ﱠﻣﻌَ ۥﮫ‬ ِ ‫ﻓَﺄ َ َرادَ أَن ﯾَ ْﺴﺘ َ ِﻔ ﱠﺰھُﻢ ِّﻣﻦَ ْٱﻷ َ ْر‬ ۟ ُ‫ﺳ ُﻜﻨ‬ ْ ُ ‫ﻮا ْٱﻷ َ ْرضَ ﻓَﺈِذَا َﺟﺎ ٓ َء َو ْﻋﺪ‬ (104) ‫اﺧ َﺮةِ ِﺟﺌْﻨَﺎ ِﺑﻜُ ْﻢ ﻟَ ِﻔﯿ ۭﻔًﺎ‬ ِ ‫ٱل َء‬ ْ ‫ﺳ ٰ َٓﺮ ِءﯾ َﻞ ٱ‬ ْ ‫َوﻗُ ْﻠﻨَﺎ ِﻣ ۢﻦ َﺑ ْﻌ ِﺪِۦه ِﻟﺒَﻨِ ٓﻰ ِإ‬ (103) ‫ﺟ ِﻤﯿ ۭﻌًﺎ‬ َ

Ancien Testament : Livre de Josué 13, verset 13 : « Toutefois, les Israélites ne dépossédèrent point les habitants de Guechour, ni ceux de Maakha, lesquels sont restés au milieu d'Israël JUSQU’À CE JOUR. »

Ancien Testament : Livre de Josué 15, verset 63 : « Quant aux Jébuséens, qui habitaient Jérusalem, les enfants de Juda ne purent les déposséder ; de sorte qu'ils sont demeurés à Jérusalem, avec les enfants de Juda, JUSQU’À CE JOUR. »

Ancien Testament : Livre de Josué 16, verset 10 : « 0n n'expulsa point les Cananéens établis à Ghézér ; de sorte qu'ils demeurèrent au milieu d'Ephraïm JUSQU’À CE JOUR. Et furent assujettis à un tribut. »

Ancien Testament : Livre des Juges 1, verset 21 : « Pour les Jébuséens, habitants de Jérusalem, les enfants de Benjamin ne les dépossédèrent point, et ils sont restés à Jérusalem, avec les enfants de Benjamin, JUSQU’À CE JOUR. »

Ancien Testament : Livre des Juges : 1 ;19 - 1 ;27 - 1 ;29 - 1 ;30 - 1 ;31 - 1 ;32 - 1 ;33

Ancien Testament : Deuxième Livre de Samuel 24, verset 7 : « Tu as institué ton peuple Israël pour qu'il fût ton peuple à jamais, et toi, Seigneur, tu es devenu leur Dieu. »

Ancien Testament : Livre de Josué : 13 ;13 – 15 ;63 – 16 ;10

Une fois une partie des territoires conquis, le Tout Puissant interdit toutes unions avec les peuplades restantes en terre d’Israël, ni imiter leurs mœurs ou leur culte. •

Torah : Deutéronome 7, verset 3 : « Ne t'allie avec aucun d’eux : ta fille, ne la donne pas à son fils, et sa fille, n'en fais pas l'épouse du tien ! »

Ancien Testament : Livre de Josué 23, verset 7 : « à ne pas vous mêler à ces peuples qui restent là près de vous, pour ne pas vous exposer à prononcer le nom de leurs dieux, à le faire intervenir dans les serments, à les adorer ni à vous prosterner devant eux. »

Ancien Testament : Livre de Josué 23, verset 12 : « Car si vous venez à dévier, à nouer des relations avec le reste de ces peuples, qui sont demeurés près de vous, si vous vous alliez avec eux, vous entrant dans leurs familles, eux dans les vôtres, »

------.. Et pourtant ils transgressèrent. •

Ancien Testament : Livre des Juges 3, versets 5 à 7 : « Les enfants d’Israël demeurèrent donc au milieu des Cananéens, des Héthéens, des Amorréens, des Phérézéens, des Hévéens et des Jébuséens. (6) Ils prirent leurs filles pour femmes, donnèrent leurs propres filles aux fils de ces peuplades et adoptèrent leur culte. (7) Les

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enfants d’Israël firent ainsi ce qui déplaît à l’Eternel, ils oublièrent l’Eternel, leur Dieu, ils servirent les Bealim et les Achéroth. »

Le schisme des Royaume [Division du royaume : Roboam, roi de Juda ; Jéroboam, roi d'Israël] •

Ancien Testament : 2 Chroniques 10, versets 1 à 19 : « Roboam se rendit à Sichem, car c’est à Sichem que tout Israël était venu pour le proclamer roi. (2) Lorsque la nouvelle en vint à Jéroboam, fils de Nebat, il était en Egypte, où il s’était réfugié à cause du roi Salomon, il revint de l’Egypte. (3) On l’envoya chercher, et il vint avec tout Israël, et ils parlèrent ainsi à Roboam : (4) "Ton père a fait peser sur nous un joug trop lourd. Maintenant donc, allège le dur traitement de ton père et le joug pesant qu’il nous a imposé, et nous t’obéirons." (5) Il leur répondit : "Attendez encore trois jours et puis revenez auprès de moi." Et le peuple se retira. (6) Le roi Roboam consulta les vieillards qui avaient entouré Salomon, son père, de son vivant, et leur dit : "De quelle façon me conseillez-vous de répondre à ce peuple ?" (7) Et ils lui parlèrent ainsi : "Si tu es favorablement disposé pour ce peuple, si tu te montres bienveillant à leur égard et leurs donnes pour réponse de bonnes paroles, ils seront constamment tes serviteurs fidèles." (8) il rejeta le conseil que lui avaient donné les vieillards, s’adressa aux jeunes gens qui avaient grandi avec lui et vivaient à ses côtés, (9) et leur dit : "Que devons-nous, à votre avis, répondre à ce peuple qui m’a dit : Allège le joug que ton père nous a imposé ?" (10) Les jeunes gens élevés avec lui lui répondirent : "Voici ce que tu diras à ce peuple qui t’a parlé en ces termes : Ton père a rendu pesant notre joug, mais toi, rends-le plus léger pour nous, tu leur parleras ainsi : Mon petit doigt est plus fort que n’étaient les reins de mon père. (11) Donc, si mon père vous a imposé un joug pesant, moi je l’appesantirai encore ; si mon père vous a châtiés avec des verges, moi, je vous châtierai avec des scorpions." (12) Jéroboam et tout le peuple vinrent le troisième jour auprès de Roboam, selon la parole du roi, qui avait dit : "Revenez me trouver le troisième jour." (13) Le roi leur répondit durement ; le roi Roboam ne voulut tenir aucun compte du conseil des vieillards. (14) Suivant le conseil des jeunes gens, il s’exprima ainsi : "Mon père a fait peser le joug sur vous, moi je le rendrai encore plus lourd ; mon père vous a châtiés avec des verges, moi je vous châtierai avec des scorpions." (15) Le roi ne céda donc pas au peuple, la chose ayant été ainsi déterminée par le Seigneur, qui voulait exécuter ce qu’il avait déclaré, par Ahiyya de Silo, à Jéroboam, fils de Nebat. (16) Tous les Israélites, voyant que le roi ne les avait point écoutés, lui firent ensemble cette réponse : "Quelle part avons-nous de David ? quelle communauté de possession avec le fils de Jessé ? A tes tentes, ô Israël, tous tant que vous êtes ! Pourvois désormais à ta maison, David !" Et tout Israël rentra dans ses tentes. (17) Quant aux enfants d’Israël habitant dans les villes de Juda, c’est sur eux seulement que régna Roboam. (18) Le roi Roboam dépêcha Hadoram, qui était préposé aux impôts ; mais les Israélites le firent mourir à coups de pierres. Le roi Roboam monta à grand-peine sur un char, pour s’enfuir à Jérusalem. (19) ISRAËL est resté, JUSQU'A CE JOUR, infidèle à la maison de DAVID. »

[Guerre entre les deux royaumes] •

Coran : La Vache 2, versets 83 à 85 : « Et [rappelle-toi], lorsque Nous avons pris l'engagement des enfants d'Israël de n'adorer qu'Allah, de faire le bien envers les pères, les mères, les proches parents, les orphelins et les nécessiteux, d'avoir de bonnes paroles avec les gens ; d'accomplir régulièrement la Salât et d'acquitter la Zakât ! - Mais à l'exception d'un petit nombre de vous, vous manquiez à vos engagements en vous

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détournant de Nos commandements. (84) Et rappelez-vous, lorsque Nous obtînmes de vous l'engagement de ne pas vous verser le sang, [par le meurtre] de ne pas vous expulser les uns les autres de vos maisons. Puis vous y avez souscrit avec votre propre témoignage. (85) Quoiqu’ainsi engagés, voilà que vous vous entretuez, que vous expulsez de leurs maisons une partie d'entre vous contre qui vous prêtez main forte par péché et agression. Mais quelle contradiction ! Si vos coreligionnaires vous viennent captifs vous les rançonnez alors qu'il vous était interdit de les expulser (de chez eux). Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-le-vous reste ? Ceux d'entre vous qui agissent de la sorte ne méritent que l'ignominie dans cette vie, et au Jour de la Résurrection ils seront refoulés au plus dur châtiment, et Allah n'est pas inattentif à ce que vous faites. » [Déportation des Israélites et des Juifs] •

Ancien Testament : Deuxième Livre des Rois 17, versets 18 à 24 : « Dieu s'irrita fortement contre Israël et les repoussa de devant sa face : ils ne resta que la tribu de JUDA. (19) Juda même n'observa pas les commandements de l'Eternel, leur Dieu ils adoptèrent les mœurs des Israélites. (20) Voilà pourquoi Dieu rejeta toute la race d'Israël, qu'il rendit malheureuse et livra au pouvoir des pillards ; il alla même jusqu'à les chasser de devant lui. (21) C'est qu'Israël avait déchiré le pacte qui l'unissait à la maison de David et pris pour roi Jéroboam, fils de Nebat. Celui-ci avait éloigné Israël de l'Eternel et lui avait fait commettre de grands péchés. (22) Les Israélites avaient imité toutes les prévarications de Jéroboam, sans s'en écarter, (23) au point que Dieu repoussa Israël de devant lui, suivant qu'il l'avait déclaré par l'organe de tous ses serviteurs les prophètes ; il exila ISRAËL de son pays en Assyrie, où ils sont encore AUJOURD'HUI. (24) Le roi d'Assyrie amena des gens de Babylone, de Ceuta, d'Ave, de Hamat et de Sefarvayim et les établit dans les villes de la Samarie pour remplacer les Israélites ; ils prirent possession de la Samarie et habitèrent les villes. »

Ancien Testament : 2 Chroniques 36, versets 17 à 19 : « Il fit marcher contre eux le roi des Chaldéens, fit périr leurs jeunes gens par le glaive dans le sanctuaire, et n’épargna ni l’adolescent ni la vierge, ni le vieillard ni les cheveux blancs ; tous, il les abandonna en son pouvoir. (18) Celui-ci transporta à Babylone tous les ustensiles, grands et petits, de la maison de Dieu, les trésors de la maison du Seigneur, les trésors du roi et de ses seigneurs. (19) On brûla la maison de Dieu, on démolit le mur de Jérusalem, et on en livra aux flammes tous les palais ; tous les objets de prix qu’elle renfermait furent la proie de la destruction. (20) [Le roi des Chaldéens] déporta à BABYLONE tous ceux qui avaient échappé au glaive ; ils lui demeurèrent asservis, à lui et à ses fils, JUSQU’A l’avènement du ROI DE PERSE, »

Les bénédictions Prophétiques aux enfants d ’Israël Les bénédictions de Jacob (paix sur lui) à ses fils •

Torah : Genèse 49, verset 1 : « Jacob fit venir ses fils et il dit : "Rassemblez-vous, je veux vous révéler ce qui vous arrivera dans la suite des jours. »

Torah : Genèse 49, versets 3 et 4 : « RUBEN ! Tu fus mon premier-né, mon orgueil et les prémices de ma vigueur : le premier en dignité, le premier en puissance. (4) Impétueux comme l'onde, tu as perdu ta noblesse ! Car tu as attenté au lit paternel, tu as flétri l'honneur de ma couche. »

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Torah : Genèse 49, versets 5 à 7 : « SIMEON et LEVI ! Digne couple de frères ; leurs armes sont des instruments de violence. (6) Ne tu n’associe point à leurs desseins, ô mon âme ! Mon honneur, ne sois pas complice de leur alliance ! Car, dans leur colère, ils ont immolé des hommes et pour leur passion ils ont frappé des taureaux. (7) Maudite soit leur colère, car elle fut malfaisante et leur indignation, car elle a été funeste ! Je veux les séparer dans Jacob, les disperser en Israël. »

Torah : Genèse 49, versets 9 à 12 : « Pour toi, JUDA, tes frères te rendront hommage ; ta main fera ployer le cou de tes ennemis ; les enfants de ton père s'inclineront devant toi ! (9) Tu es un jeune lion, Juda, quand tu reviens, ô mon fils, avec ta capture ! II se couche ; c'est le repos du lion et du léopard ; qui oserait le réveiller ? (10) Le sceptre n'échappera point à Juda, ni l'autorité à sa descendance, jusqu'à l'avènement DU PACIFIQUE auquel obéiront les peuples. (11) Alors on attachera son ânon à la vigne, et à la treille le fils de son ânesse : on lavera son vêtement dans le vin, et dans le sang des raisins sa tunique (12) les yeux seront pétillants de vin et les dents toutes blanches de lait. »

Torah : Genèse 49, verset 13 : « ZABULON occupera le littoral des mers ; il offrira des ports aux vaisseaux et sa plage atteindra Sidon. »

Torah : Genèse 49, versets 14 et 15 : « ISSACHAR est un âne musculeux qui se couche entre les collines. (15) II a goûté le charme du repos et les délices du pâturage ; et iI a livré son épaule au joug et iI est devenu tributaire. »

Torah : Genèse 49, versets 16 à 18 : « DAN sera l'arbitre de son peuple, sous lui se grouperont les tribus d'Israël. (17) II sera, Dan, un serpent sur le chemin, un aspic dans le sentier : il pique le pied du cheval et le cavalier tombe renversé. (18) J’espère en ton assistance, Seigneur. »

Torah : Genèse 49, verset 19 : « GAD sera assailli d'ennemis, mais il les assaillira à son tour. »

Torah : Genèse 49, verset 20 : « Pour ASHER, sa production sera abondante ; c'est lui qui pourvoira aux jouissances des rois. »

Torah : Genèse 49, verset 21 : « NEPHTALI est une biche qui s’élance ; il apporte d'heureux messages.

Torah : Genèse 49, versets 22 à 26 : « C'est un rameau fertile que JOSEPH, un rameau fertile au bord d'une fontaine ; il dépasse les autres rameaux le long de la muraille. (23) Ils l'ont exaspéré et frappé DE LEURS FLECHES ; ils l'ont pris en haine, les fiers ARCHERS : (24) mais son arc est resté plein de vigueur et les muscles de ses bras sont demeurés fermes grâce au Protecteur de Jacob, qui par-là préparait la vie au rocher d’Israël96 ; (25) grâce au Dieu de ton père, qui sera ton appui et au Tout-Puissant, qui te bénira des bénédictions supérieures du ciel, des bénédictions souterraines de l’abîme, des bénédictions des mamelles et des entrailles ! Les vœux de ton père, (26) surpassant ceux de mes ancêtres, atteignent la limite des montagnes éternelles ; ils s'accompliront sur la tête de Joseph, sur le front de l'Élu de ses frères ! »97

96

Commentaire de Rachi : Rocher d’Israël : Le mot èven (« rocher ») est composé, selon le Targoum, de av « père » et de ben « fils », c’est-à-dire Ya‘aqov et ses fils. 97 Version Bible de Jérusalem : Genèse 49, versets 22 à 26 : « Joseph est un plant fécond près de la source, dont les tiges franchissent le mur. (23) Les archers l'ont exaspéré, ils ont tiré et l'ont pris à partie. (24) Mais leur arc a été brisé par un puissant, les nerfs de leurs bras ont été rompus par les mains du Puissant de Jacob, par le Nom de la Pierre d'Israël, (25) par le Dieu de ton père, qui te secourt, par El Shaddaï qui bénit: Bénédictions des cieux en haut, bénédictions de l'abîme couché en bas, bénédictions des mamelles et

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

‫מֵ אֵ ל אָ בִ י וְ יַﬠְ ז ְֶר ָךּ וְ אֵ ת שַׁ דַּ י וִ יבָ ְר ֶכ ָךּ בִּ ְרכֹ ת שָׁ מַ יִם מֵ ﬠָ ל בִּ ְרכֹ ת ְתּהוֹם רֹ בֶ צֶ ת תָּ חַ ת ִבּ ְרכֹ ת שָׁ דַ יִ ם‬ ‫ו ָָרחַ ם‬. .‫הוֹרי ﬠַ ד תַּ אֲ וַת גִּ בְ עֹ ת עוֹלָם ִתּהְ יֶין ָ לְ ר ֹאשׁ יוֹסֵ ף וּלְ קָ ְדקֹ ד נְ זִיר אֶ חָ יו‬ ַ ‫בִּ ְרכֹ ת אָ בִ י גּ ְָברוּ ﬠַ ל ִבּ ְרכֹ ת‬ {‫}פ‬

(25) (26)

Torah : Genèse 49, verset 27 : « BENJAMIN est un loup ravisseur : le matin il s'assouvit de carnage, le soir il partagera le butin." »

Torah : Genèse 49, verset 33 : « Jacob, ayant dicté à ses fils ses volontés dernières, ramena ses pieds dans sa couche ; il expira et rejoignit ses pères. »

Bénédictions de Jacob (paix sur lui) à Ephraïm et Manassé •

Torah : Genèse 48, verset 5 : « Eh bien ! Tes deux fils, qui te sont nés au pays d'Égypte avant que je vinsse auprès de toi en Égypte, deviennent les miens ; non moins que RUBEN et SIMÉON, ÉPHRAÏM et MANASSÉ seront à moi. » 98

Torah : Genèse 48, versets 13 à 20 : « Puis JOSEPH les prit tous deux, ÉPHRAÏM de la main droite, à gauche d'Israël et MANASSÉ de la main gauche, à droite d’Israël ; et il les fit avancer vers lui. (14) ISRAËL étendit la main droite, l'imposa sur la tête d'Éphraïm, qui était le plus jeune et mit sa main gauche sur la tête de Manassé ; il croisa ses mains, quoique Manassé fut l'aîné. (15) Il bénit Joseph, puis dit : "Que la Divinité dont mes pères, Abraham et Isaac, ont suivi les voies ; que la Divinité qui a veillé sur moi depuis ma naissance jusqu'à ce jour ; (16) que l'ange qui m'a délivré de tout mal, bénisse ces jeunes gens ! Puisse-t-il perpétuer mon nom et le nom de mes pères Abraham et Isaac ! Puisset-il multiplier à l'infini au milieu de la contrée." (17) Joseph remarqua que son père posait sa main droite SUR LA TETE d'ÉPHRAÏM et cela lui déplut ; il souleva la main de son père pour la faire passer de la tête d'Éphraïm sur la tête de Manassé (18) et il dit à son père : "Pas ainsi, mon père ! Puisque celui-ci est l’aîné, mets ta main droite sur sa tête." (19) Son père s'y refusa et dit : "Je le sais, mon fils, je le sais ; lui aussi deviendra un peuple et lui aussi sera grand : MAIS son jeune frère sera plus grand que lui et sa postérité formera PLUSIEURS NATIONS." (20) Il les bénit alors et il dit : "Israël te nommera dans ses bénédictions, en disant : Dieu te fasse devenir comme Éphraïm et Manassé !" II plaça ainsi ÉPHRAÏM avant MANASSÉ. »

Torah : Genèse 48, versets 21 et 22 : « Israël dit à Joseph : "Voici, je vais mourir. Dieu sera avec vous et il vous ramènera au pays de vos aïeux. (22) Or, je te promets une portion supérieure à celle de tes frères, portion conquise sur l'Amorréen, à l'aide de mon épée et de mon arc." »

Les bénédictions de Moïse (paix sur lui)

du sein, (26) bénédictions des épis et des fleurs, bénédictions des montagnes antiques, attirance des collines éternelles, qu'elles viennen t sur la tête de Joseph, sur le front du consacré d'entre ses frères! 98

Droit d’aînesse d’Ephraïm aux dépens de Manassé, tel que Ruben est le premier-né de sa postérité et Siméon le second.

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Torah : Deutéronome 33, versets 1 et 4 : « (1) Or, voici la bénédiction dont Moïse, l'homme de Dieu, bénit les enfants d'Israël avant de mourir. (4) "C'est pour nous qu'il dicta une doctrine à Moïse ; elle restera l'héritage de la communauté de Jacob." »

Torah : Deutéronome 33, verset 6 : « "Que RUBEN vive et soit immortel ; que sa population soit innombrable ! »

Torah : Deutéronome 33, verset 7 : « A JUDA, il adressa cette bénédiction : "Ecoute, Seigneur, le vœu de Juda, en l'associant à son peuple ; que son bras s'en fasse le champion et lui serve d'auxiliaire contre ses ennemis."

Torah : Deutéronome 33, versets 8 à 11 : « Sur LEVI, il s'exprima ainsi : "Tes toummîm et tes ourîm à l'homme qui t'est dévoué ; que tu as éprouvé à Massa, gourmandé pour les eaux de Meriba ; (9) qui dit de son père et de sa mère : "Je ne les considère point ", qui n'a pas égard à ses frères et ne connaît pas ses enfants. Uniquement fidèle à ta parole, gardien de ton alliance, (10) ils enseignent tes lois à Jacob et ta doctrine à Israël ; présentent l'encens devant ta face, et l'holocauste sur ton autel. (11) Bénis, Seigneur, ses efforts, et agrée l'œuvre de ses mains ! Brise les reins de ses agresseurs, de ses ennemis, pour qu'ils ne puissent se relever ! »

Torah : Deutéronome 33, verset 12 : « Sur BENJAMIN, il dit : "Favori du Seigneur, il repose avec confiance auprès de lui, qui lui prête son abri pour toujours et qui réside entre ses épaules."

Torah : Deutéronome 33, versets 13 à 17 : « Sur JOSEPH, il parla ainsi : "Bénie du Seigneur est sa terre ! Elle possède les dons du ciel, la rosée, comme ceux de l'abîme aux couches souterraines : (14) et les trésors que mûrit le soleil, et ceux qui germent à chaque lune ; (15) et les précieux produits des antiques montagnes, et les délices des collines primitives, (16) les délices du sol et son abondance, et la faveur de celui qui eut pour trône un buisson. Puisse-t-elle reposer sur la tête de Joseph, sur le front de l'élu de ses frères ! (17) Le taureau, son premier-né qu'il est majestueux ! Ses cornes sont celles du reêm : avec elles il terrassera les peuples, tous ensemble jusqu'aux confins de la terre. L'une, ce sont les myriades d'EPRAHAÏM, l'autre, les milliers de MANASSE !" » [Moïse place également Ephraïm avant Manassé.]

Torah : Deutéronome 33, versets 18 et 19 : « A ZABULON, il dit ces mots : "Sois heureux, Zabulon, dans tes voyages, et toi, ISSACHAR, dans tes tentes ! (19) Ils convieront des peuples sur la montagne, pour y offrir des sacrifices pieux ; car ils aspireront l'opulence des mers et les mystérieux trésors cachés dans le sable." »

Torah : Deutéronome 33, versets 20 et 21 : « Au sujet de GAD, il dit : "Hommage à celui qui agrandit Gad ! Il se campe comme un léopard, met en pièces et le bras et la tête. (21) Il s'est adjugé les prémices de la conquête, là est sa part, réservée par le législateur : il s'avance cependant aux premiers rangs du peuple, accomplissant l'œuvre sainte du Seigneur, fidèle à ses devoirs envers Israël !" »

Torah : Deutéronome 33, verset 22 : « Au sujet de DAN, il dit : "Dan est un jeune lion qui s'élance du Basan." »

Torah : Deutéronome 33, verset 23 : « A NEPHTALI, il dit : "Ô Nephtali ! Rassasié des grâces diverses, comblé des bénédictions du Seigneur, que le couchant et le midi soient ton héritage !" »

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

Torah : Deutéronome 33, verset 24 : « Et au sujet d'ASHER, il dit : "Béni entre les fils soit Asher ! Bienvenu auprès de ses frères, et baignant son pied dans l'huile. »

Joseph / Yūss uf (paix sur l ui) De l'hébreu ‫ יוֹסֵ ף‬: Yosseph = Dieu ajoutera En arabe : ‫ ﯾﻮﺳﻒ‬: Yūssuf L'histoire de Joseph est un récit de la Genèse d'une très grande qualité littéraire, dont la majorité des biblistes modernes datent l'histoire, dans sa forme actuelle au plus tôt du Vème siècle avant J.C, à l’époque perse. •

 Chapitre 30 : La naissance de Joseph. Genèse 30, versets 22 à 24 : « Le Seigneur se souvint de Rachel : il l'exauça et donna la fécondité à son sein. (23) Elle conçut et enfanta un fils ; et elle dit : "Dieu a effacé ma honte." (24) Elle énonça son nom Joseph, en disant "Dieu veuille me donner encore un second fils !" »  Chapitre 37 : Songes de Joseph. Joseph vendu par ces frères est envoyé en Égypte. Il est âgé de 17 ans [37 ;2].  Chapitre 39 : Putiphar officier de Pharaon et sa femme infidèle. Joseph est mis en prison suite aux tentatives de soudoiement de la femme de Putiphar.  Chapitre 40 : Interprétation du rêve du chef des échansons et du chef des panetiers en prison avec lui.

 Chapitre 41 : Interprétation du songe du Pharaon, famine en Égypte, Joseph devient vice-roi d'Égypte. Naissance des deux fils de Joseph. Il est alors âgé de 30 ans avant les années de famine [41 ;46]. Genèse 41, versets 51 et 52 : « Joseph appela le premier né Manassé : "Car Dieu m'a fait oublier toutes mes tribulations et toute la maison de mon père." (52) Au second, il donna le nom d’Éphraïm : "Car Dieu m'a fait fructifier dans le pays de ma misère."  Chapitre 42 => Première rencontre de Joseph avec ses 10 frères venus acheter du blé. Accusés d'espionnage celui-ci garde Siméon en otage, et demande à ce que lui soit présenté le cadet, Benjamin.  Chapitre 43 => Première rencontre, avec Benjamin.  Chapitre 44 => Benjamin trouvé coupable, Juda s'offre à la place de son frère.  Chapitre 45 => Joseph se fait reconnaitre, les frères rentrent au pays de Canaan, annoncer la bonne nouvelle à leur père.  Chapitre 46 => La famille de Jacob vient s'installer comme bergers en Égypte.  Chapitre 47 => Jacob bénit le Pharaon, Joseph rachète toutes les terres Égyptiennes pour le compte de Pharaon.  Chapitre 48 => Jacob adopte et bénit les fils de Joseph.  Chapitre 49 => Bénédictions de Jacob à ses fils, puis mort de Jacob.  Chapitre 50 => Enterrement de Jacob, fin de la vie de Joseph.

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Autres passages : •

Torah : Exode 13, verset 19 : « Moïse emporta en même temps les ossements de Joseph car celui-ci avait formellement adjuré les enfants d'Israël, en disant : "Dieu ne manquera pas de vous visiter et alors vous emporterez mes os de ce pays." »

Ancien Testament : Josué 24, verset 32 : « Quant aux ossements de Joseph, que les enfants d'Israël avaient emportés d'Egypte, on les inhuma à Sichem, dans la pièce de terre que Jacob avait acquise, pour cent kecita, des fils de Hamor, père de Sichem, et qui devint la propriété des enfants de Joseph. »

Ancien Testament : Ezéchiel 37, versets 16 à 28 : « "Or toi, fils de l'homme, prends une pièce de bois et écris dessus : "Pour JUDA et pour les enfants d'Israël, ses associés. Puis, prends une autre pièce de bois et écris dessus : Pour JOSEPH, SOUCHE d'ÉPHRAÏM, et toute la maison d'Israël, ses associés. (…) »

Le Coran, quant à lui, mentionne Joseph / Yūssef comme un Prophète. Il reprend la généalogie de la Genèse : Yūssef [Joseph] est le fils de Ya’qoûb [Jacob], petit-fils d'Ishâq [Isaac] et arrièrepetit-fils d'Îbrahim [Abraham]. La 12ème sourate du Coran, composée de 111 versets, qui porte son nom [‫ ]ﯾﻮﺳﻒ‬et raconte son histoire dans un récit qui diffère parfois de celui raconté dans la Genèse : il parle d'une rencontre avec un roi et non un pharaon. Mais il faut savoir que ce n’est que depuis le règne d’Amenhotop IV [Akhenaton], en -1400 avant J.C, que le titre de Pharaon de l’égyptien « Farao », était utilisé pour désigner le roi d’Egypte. Or, Yūssef vécu en Égypte antérieurement à son règne. Les savants musulmans s'accordent à dire que cette sourate occupe la 53ème place dans l'ordre chronologique des révélations, et a eu lieu pendant la période mecquoise. C’est-à-dire durant la première partie de l'histoire de Mohamed (paix sur lui) avant de quitter La Mecque

Coran : Yūssuf 12, verset 3 : « Nous te racontons le meilleur récit, grâce à la révélation que Nous te faisons dans ce Coran même si tu étais auparavant du nombre des inattentifs. (…) »

َ‫ﺺ ﺑِ َﻤﺎ ٓ أ َ ْو َﺣ ْﯿﻨَﺎ ٓ ِإﻟَﯿْﻚَ ٰ َھﺬَا ْٱﻟﻘُ ْﺮ َءانَ َو ِإن ﻛُﻨﺖَ ِﻣﻦ ﻗَ ْﺒ ِﻠِۦﮫ ﻟَ ِﻤﻦَ ْٱﻟ ٰﻐَ ِﻔﻠِﯿﻦ‬ ‫ﻧَﺤْ ﻦُ ﻧَﻘُ ﱡ‬ ِ ‫ﺼ‬ َ ‫ﺺ‬ َ ْ‫ﻋﻠَﯿْﻚَ أَﺣ‬ َ َ‫ﺴﻦَ ْٱﻟﻘ‬ •

Coran : Yūssuf 12, verset 105 : « Et dans les cieux et sur la terre, que de signes auprès desquels les gens passent, en s'en détournant ! »

َ‫ﻋ ْﻨ َﮭﺎ ُﻣ ْﻌ ِﺮﺿُﻮن‬ ِ ‫ﺴ ٰ َﻤ ٰ َﻮ‬ ‫َو َﻛﺄ َ ِﯾّﻦ ِّﻣ ْﻦ َءا َﯾ ۢ ٍﺔ ﻓِﻰ ٱﻟ ﱠ‬ ِ ‫ت َو ْٱﻷ َ ْر‬ َ ‫ﻋﻠَ ْﯿ َﮭﺎ َوھُ ْﻢ‬ َ َ‫ض َﯾ ُﻤ ﱡﺮون‬ Je vous invite à lire ou (re)découvrir la sourate toute entière.

La tribu d’Éphraïm Ephraïm : traduction de l’hébreu ‫ אפרים‬qui signifie "doublement fécond".  Distribution des territoires à la conquête de Canaan.

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Ancien Testament : Josué 16, verset 10 : « 0n n'expulsa point les Cananéens établis à Ghézér; de sorte qu'ils demeurèrent au milieu d'Ephraïm jusqu'à ce jour et furent assujettis à un tribut.».  Au retour de l’exode de Babylone Ancien Testament : Premier Livre des Chroniques 9, versets 1 à 3 : « Tous les Israélites avaient été immatriculés et enregistrés dans les livres des rois d’Israël. Ceux de Juda avaient été déportés à Babylone à cause de leurs méfaits. (2) Les premiers habitants qui rentrèrent en possession de leurs immeubles, dans leurs [anciennes] villes, étaient Israélites, prêtres, lévites et serviteurs du temple. (3) A Jérusalem s’établirent des descendants de Juda, de Benjamin, d’Ephraïm et de Manassé : »  A David Psaumes : David 60, verset 9 : « A moi Galaad, à moi Manassé ; Ephraïm est le rempart de ma tête, et Juda, mon sceptre ».  La montagne Ancien Testament : Livre de Josué 17, versets 14 à 18 : « Les descendants de Joseph se plaignirent en ces termes à Josué : "Pourquoi nous as-tu donné pour héritage un seul lot et un seul district, alors que nous formons une population nombreuse, tellement l'Eternel nous a bénis ?" (15) Josué leur répondit : "Si vous êtes tellement nombreux, montez dans la région boisée, et ouvrez-vous-y un passage au pays des Phérézéens et des Rephaïm, puisque la chaîne d'Ephraïm est trop étroite pour vous." (16) "En effet, reprirent les descendants de Joseph, la montagne ne nous suffit point, et, d'autre part, tous les Cananéens de la plaine ont des chariots de fer, ainsi que ceux de Bethcheân et de ses dépendances, et ceux de la vallée de Jézreél." (17) Mais Josué dit à la famille de Joseph, aux tribus d'Ephraïm et de Manassé : "Vous êtes un peuple nombreux, vous êtes pleins d'énergie, vous ne sauriez avoir un lot unique. (18) La montagne doit être à vous ! Ce n'est que bois, mais vous la déboiserez, et vous en posséderez jusqu'aux points extrêmes ; car vous en chasserez le Cananéen, malgré ses chariots de fer, malgré sa puissance !" » Ancien Testament : Livre de Josué 19, versets 50 : « Sur l'ordre de l'Eternel, ils lui donnèrent la ville qu'il avait demandée : Timnat-Sérah, dans la montagne d'Ephraïm. II restaura cette ville et il s'y établit. »  La Porte Ancien Testament : Deuxième Livre des Rois 14,13 : « Quant à Amacia, roi de Juda, fils de Joas, fils d'Achazia, Joas, roi d'Israël, le fit prisonnier à Beth-Chémech; ensuite, il se rendit à Jérusalem, dont il abattit le rempart, depuis la porte d'Ephraïm jusqu'à la porte de l'Angle, sur une longueur de quatre cents coudées. »  La Ville : Evangile : Jean 11, verset 54 : « Aussi Jésus cessa de circuler en public parmi les Juifs ; il se retira dans la région voisine du désert, dans une ville appelée Ephraïm, et il y séjournait avec ses disciples. »

La Prophétie d’Ezéchiel •

Ancien Testament : Ezéchiel 37, versets 16 à 28 : « "Or toi, fils de l'homme, prends une pièce de bois et écris dessus : "Pour JUDA et pour les enfants d'Israël, ses associés. Puis,

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prends une autre pièce de bois et écris dessus : Pour JOSEPH, SOUCHE d'EPHRAÏM, et toute la maison d'Israël, ses associés. (17) Rapproche ces pièces l'une de l'autre, pour n'avoir qu'une pièce unique ; et elles seront réunies dans ta main. (18) Et lorsque les enfants de ton peuple te parleront ainsi : "Ne nous révéleras-tu pas ce que tu entends par là ? " (19) Réponds-leur Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici, je vais prendre l'arbre de Joseph qui est dans la main d'Ephraïm, et les tiges d'Israël, ses associées ; je les lui adjoindrai avec l'arbre de Juda, et j'en ferai un arbre unique, et ils ne feront qu'un dans ma main. (20) Or, les pièces de bois sur lesquelles tu auras écrit seront dans ta main, [visibles] à leurs yeux, (21) puis dis-leur : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici, je vais prendre les enfants d'Israël d'entre les nations où ils sont allés, je les rassemblerai de toutes parts et je les conduirai sur leur territoire. (22) Je les constituerai en nation unie dans le pays, sur les montagnes d’Israël ; un seul roi sera le roi d'eux tous : ils ne formeront plus une nation double et ils ne seront plus, plus jamais, fractionnés en deux royaumes. (23) Ils ne se souilleront plus par leurs idoles abjectes, par leurs turpitudes, par tous leurs forfaits ; je les tirerai de toutes les demeures où ils ont péché, et je les purifierai : alors ils seront pour moi un peuple et moi, je serai pour eux un Dieu. (24) Mon serviteur David régnera sur eux, il n'y aura qu'un pasteur pour eux tous ; ils suivront mes lois, ils garderont mes statuts et s'y conformeront. (25) Ils habiteront le pays que j'ai donné à mon serviteur Jacob, qu'ont habité vos pères ; ils y demeureront, eux et leurs enfants et leurs petits-enfants pour toujours, et David, mon serviteur, sera leur prince pour toujours. (26) Je contracterai avec eux une ALLIANCE DE PAIX, une ALLIANCE ETERNELLE leur sera accordée, je les rétablirai. Je les rendrai grands, et je mettrai mon sanctuaire au milieu d'eux pour toujours. (27) Ma résidence sera près d’eux ; je serai leur Dieu, et eux seront mon peuple. (28) Et les nations sauront que moi, l'Eternel, je sanctifie Israël, puisque mon Sanctuaire sera au milieu d'eux pour toujours." »

Le Sionisme dans le Livre •

Coran : La Table Servie 5, verset 51 : « Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les juifs et les chrétiens ; ILS SONT ALLIES les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes. »

۟ ُ ‫ﻮا َﻻ ﺗَﺘ ﱠ ِﺨﺬ‬ ۟ ُ‫۞ ٰ َﯾٓﺄ َ ﱡﯾ َﮭﺎ ٱﻟﱠﺬِﯾﻦَ َءا َﻣﻨ‬ ۢ ٍ ‫ﻀ ُﮭ ْﻢ أ َ ْو ِﻟ َﯿﺎ ٓ ُء َﺑ ْﻌ‬ ُ‫ﺾ ۚ َو َﻣﻦ َﯾﺘ ََﻮﻟﱠ ُﮭﻢ ِّﻣﻨﻜُ ْﻢ ﻓَﺈِﻧﱠ ۥﮫ‬ ٓ ٰ ‫ﺼ َﺮ‬ ُ ‫ى أ َ ْو ِﻟ َﯿﺎ ٓ َء ۘ َﺑ ْﻌ‬ َ ٰ ‫وا ْٱﻟ َﯿ ُﮭﻮدَ َوٱﻟﻨﱠ‬ ‫ِﻣ ْﻨ ُﮭ ْﻢ ۗ ِإ ﱠن ٱ ﱠ َ َﻻ َﯾ ْﮭﺪِى ْٱﻟﻘَ ْﻮ َم ٰ ﱠ‬ َ‫ٱﻟﻈ ِﻠ ِﻤﯿﻦ‬ Les ‘’juifs et chrétiens’’ et non les ‘’Gens du Livre’’. •

Coran : La Vache 2, verset 120 : « Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu'à ce que tu suives LEUR RELIGION. - Dis : "Certes, c'est la direction d'Allah qui est la vraie direction". Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n'auras contre Allah ni protecteur ni secoureur. »

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PALESTINE, L’héritage 1ère partie

‫ﺼ َﺮ ٰى َﺣﺘ ﱠ ٰﻰ ﺗَﺘ ﱠ ِﺒ َﻊ ِﻣﻠﱠﺘَ ُﮭ ْﻢ ۗ ﻗ ُ ْﻞ ِإ ﱠن ھُﺪَى ٱ ﱠ ِ ھ َُﻮ ْٱﻟ ُﮭﺪَ ٰى ۗ َوﻟَ ِﺌ ِﻦ ٱﺗ ﱠ َﺒﻌْﺖَ أ َ ْھ َﻮآ َءھُﻢ‬ َ ‫ﺿ ٰﻰ‬ َ ‫َو َﻟﻦ ﺗ َْﺮ‬ َ ٰ ‫ﻋﻨﻚَ ْٱﻟ َﯿ ُﮭﻮد ُ َو َﻻ ٱﻟﻨﱠ‬ ‫ﯿﺮ‬ ٍ ‫َﺼ‬ ِ ‫ﻰ َو َﻻ ﻧ‬ ّ ٍ ۢ ‫ﺑَ ْﻌﺪَ ٱﻟﱠﺬِى َﺟﺎ ٓ َءكَ ﻣِﻦَ ْٱﻟ ِﻌ ْﻠ ِﻢ ۙ َﻣﺎ ﻟَﻚَ ﻣِﻦَ ٱ ﱠ ِ ِﻣﻦ َو ِﻟ‬

La sagesse du roi Salomon (paix sur lui) •

Ancien Testament : Premier Livre des Rois 3, versets 16 à 28 : « En ce temps-là, deux femmes de mauvaise vie vinrent se présenter devant le roi. (17) Et l'une de ces femmes dit "Ecoute-moi, Seigneur ! Moi et cette femme nous habitons la même maison ; j'y ai donné naissance à un enfant, étant avec elle. (18) Trois jours après ma délivrance, cette femme a également accouché. Or, nous vivons ensemble, nul étranger n'habite avec nous la maison, nous deux seules y demeurons. (19) Pendant la nuit, l'enfant de cette femme est mort, parce qu'elle s'était couchée sur lui. (20) Mais elle s'est levée au milieu de la nuit, a enlevé mon fils d'auprès de moi, tandis que ta servante était endormie, l'a couchée sur son sein, et son fils qui était mort, elle l'a déposé entre mes bras. (21) Comme je me disposais, le matin, à allaiter mon enfant, voici, il était mort ! Je l'examinai attentivement quand il fit grand jour, et ce n'était pas là le fils que j'avais enfanté. (22) Non pas ! dit l'autre femme, mon fils est vivant, et c'est le tien qui est mort ! Point du tout, reprit la première, c'est le tien qui est mort, celui qui vit est le mien !" C'est ainsi qu'elles discutaient devant le roi. (23) Le roi dit alors : "L'une dit : Cet enfant qui vit est le mien, et c'est le tien qui est mort ; l'autre dit : Non, c'est le tien qui est mort, celui qui vit est le mien." (24) Le roi ajouta : "Apportez-moi un glaive ;" et l'on présenta un glaive au roi. (25) Et le roi dit : "Coupez en deux parts l'enfant vivant, et donnez-en une moitié à l'une de ces femmes, une moitié à l'autre." (26) La mère de l'enfant vivant, dont les entrailles étaient émues de pitié pour son fils, s'écria, parlant au roi : "De grâce, seigneur ! Qu'on lui donne l'enfant vivant, qu'on ne le fasse pas mourir !" Mais l'autre disait : "Ni toi ni moi ne l’aurons : coupez !" (27) Le roi reprit alors la parole et dit : "Donnez-lui l'enfant vivant et gardez-vous de le faire mourir : celle-ci est sa mère." (28) Tout Israël eut connaissance du jugement que le roi avait rendu, et ils furent saisis de respect pour le roi ; car ils comprirent qu'une sagesse divine l'inspirait dans l'exercice de la justice.

Allah est le plus Savant.

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CONCLUSION

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Une terre peuplée offre l’hospitalité à un peuple sans terre La Palestine, nom donné géographiquement à cette province qui se situe au Proche-Orient. Cette terre dont l’histoire ancestral, trouve ses origines dans la Torah, lorsqu’à la Genèse [20 ;15] le roi Philistin Abimélec offre l’hospitalité à Abraham en ces termes : « Voici mon territoire devant toi, établis-toi où bon te semblera. ». Les Philistins, nom qui a été porté par les ancestraux rivaux des Israelites, nom qui perdure encore aujourd’hui, dans des rivalités entre Israéliens et Palestiniens, faisant rappel à l’histoire. De toute évidence loin d’être « une terre sans peuple », la Palestine a traversé l’histoire des hommes, y accueillant bon nombre de nations. Mais jamais elle ne fut l’exclusivité d’une seule peuplade, pas même de celle que le Très Haut ‘’a élu’’. L’histoire des multiples peuplades ayant séjournées dans la région de Palestine est assez vague et faite de va et vient des peuples sur cette terre (Peuples de la mer, Philistins, Assyriens, Israelites, Samaritains, Romains …). Les origines hébraïques des Palestiniens Nous avons donc finalement appris la différence entre les Juifs avec une majuscule qui sont les habitants de Judée issus de la seule tribu de Juda, les juifs avec une minuscule qui sont des pratiquants du Judaïsme ou des convertis, tel que les ashkénazes dont les origines sémites restent encore assez vagues et diverses. Les Israelites, qui eux, sont les descendants de chacune des 12 tribus des Enfants d’Israël (dont celle de Juda). Je rappel donc que tous les Juifs sont Israelites mais tous les Israelites ne sont pas Juifs, ainsi que tous les juifs qui pratiquent le judaïsme ne sont pas Juifs issus de la tribu de Juda, et pas forcément Sémites. Le Coran, qui est la Parole du Dieu, par laquelle Il « s’adresse/parle » en partie aux Enfants d’Israël, nous aura appris qu’à l’avènement du christianisme, lors de l’invitation de Jésus aux Israelites dans la sourate [Le Rang 61 ;14] « Un groupe des Enfants d'Israël crut, tandis qu'un groupe nia. ». Il y a donc des Israelites qui crurent au message de Jésus (paix sur lui), tout comme à l’avènement de l’Islam, un nombre d’Israelites s’y convertirent, dont le célèbre Abdullah ibn Salam ibn al-Harith. Le passage assez troublant d’un hadith attribué à l’Imam Muslim [n°234] relatant le voyage nocturne de Mohamed (paix et bénédiction sur lui). Lors de son ascension, Mohamed rencontre Moïse qui lui demande : « "Qu'est-ce qu'a prescrit le Seigneur à ta Communauté ?". - "Une cinquantaine de prières", lui dis-je. - "Retourne à ton Seigneur et demande-Lui la réduction de ce nombre, car ta Communauté ne supportera point cette prescription. Je connais bien les israélites ; je les avais mis à l'épreuve et je m'étais employé à les ramener sur la bonne voie" » Moïse parle ici étrangement des Israelites comme si ceux-ci faisaient partie de la communauté de Mohamed. On peut alors comprendre que de nombreux Israelites se convertiraient à l’Islam, c’est pourquoi Moïse averti Mohamed de leur faiblesse spirituelle, et qu’après les avoir personnellement éprouvés à son époque, ils s’égarèrent, ce qui eut contraint Moïse à les ramener sur la bonne voie. Beaucoup de chercheurs se sont penchés sur la question génétique des Palestiniens, dont Tsvi Jekhorin Misinai, un chercheur, auteur et historien israélien qui a commencé à étudier le sujet après le début de la seconde Intifada en 2000. Avec l'espoir que cet effort puisse amener la paix, il a fondé le projet « The Engagement. » 99, dans lequel de nombreuses études ; anthropologique, 99

Site : http://the-engagement.org/?page_id=16

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génétiques, démographique historique et historico-géographique sont effectuées et débouche à une découverte très surprenante : « une solide majorité des Palestiniens (80% - 90%) sont des descendants de gens d'Israël qui sont restés dans le pays après la destruction du Second Temple juif. Les ancêtres de la plupart des Palestiniens ont été forcés de se convertir, principalement à l'Islam. » (Extrait du site). Son livre 100, est une mine d’or sur le sujet. De la Tribu d’Ephraïm Pour ma part, j’apporterais aujourd’hui la notion Théologique, sur les origines généalogiques, de ce peuple aujourd’hui disséminé par-delà le monde. C’est au travers du récit de Joseph/ yussuf que ce trouve la réponse. L’histoire de Joseph, tient une place importante tant dans l’ancien Testament avec plusieurs chapitres de la Genèse, que dans le Coran auquel, à lui seul (contrairement à ses frères) a été dédié une sourate entière, récit de son histoire, portant exclusivement son nom. Dieu l’unique, Créateur de ce monde de son commencement à son terme, Auteur du Livre, Garant de Sa Parole et de Son Ecriture, a laissé aux hommes contemporains du conflit de Canaan, la réponse à une Paix possible. Une Paix que lui seul peut ordonner, apporter et mettre en place. Et c’est dans Son Livre que ce trouve la solution. Tout commence à la Genèse [48 ;13à18] lorsque Jacob Béni ces 12 fils, auxquels les bénédictions pour Juda et Joseph seront très particulières. Dès lors, Juda et sa descendance, aura « le spectre de l’autorité » jusqu’à un terme précis qui est dans le verset [49 ;10] décrit comme celui de « l’avènement du pacifique » (développé dans la 2ème grande partie). Le verset [49 ;12] décrit cet avènement comme un grand moment d’ivresse par « des yeux pétillants » et de joie faisant éclater des sourires à grandes dents « blanches de lait ». Puis lorsque vient le tour de Joseph, c’est de généalogie qu’il est fait allusion au verset [49 ;22], décrivant sa descendance comme « dépassant les autres rameaux le long de la muraille ». Joseph d’après les bénédictions de son père Jacob serait « l’Elu de ses frères » [49 ;26] (c’est surement dans ce cadre qu’il aura l’exclusivité Divine, d’entre ses frères, d’avoir une sourate Coranique à son nom), que « les fiers archers, ont exaspéré et frappé de leurs flèches » [49 ;23]. Mais cette descendance ‘’prise pour cible’’ « demeurera ferme grâce à l’appuis du Dieu du père de joseph » [49 ;24.25], qui je le rappel est « mslm » ’’soumis à Dieu’’ et non « juif », tout comme Isaac et Abraham dont le Dieu monothéiste est le même [Exode 3 ;6]. A la naissance des fils de Joseph, Ephraïm sera nommé ainsi car il « l’aura fait fructifier dans le pays de sa misère » [Genèse 41 ;52]. La signification hébraïque de ce prénom est ‘’doublement fécond’’, surement une référence à la multiplicité de ses descendants. Puis [Genèse 48 ;13à18], viennent les bénédictions de Jacob aux fils de Joseph, qu’il adopte comme ses propres fils. A ce passage, alors que c’est la première fois qu’il rencontre les deux enfants, il va étrangement placer Ephraïm qui est le cadet au-devant de son ainé Manassé, posant la main droit (réservé traditionnellement à l’ainé) sur sa tête, faisant ainsi réagir joseph qui lui en fait aussitôt la remarque. Mais Jacob dans sa sagesse, lui déclare : « "Je le sais, mon fils, je le sais ; lui aussi deviendra un peuple et lui aussi sera grand : MAIS son jeune frère sera plus grand que lui et sa postérité formera PLUSIEURS NATIONS." ». Quelles sont alors ces Nations, que formeront la postérité d’Ephraïm ?

100

Livre: “Brother shall not lift his sword against Brother”, Tsvi Misinai

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Historiquement parlant, nous savons que le Royaume d’Israël (Nord du pays) fut envahi par les Assyriens en -720, qui déportèrent les tribus du royaume du Nord en Assyrie, ne laissant que la tribu de Juda [Deuxième Livre des Rois 17 ;18à24]. Elle-même connu l’Exode de Babylone quelques années plus tard, en -587, alors qu’elle comptait déjà un grand nombre de réfugiés Israelites en son sein [Deuxième Livre des Rois 18.20] [Livre d'Isaïe 36.39] [Deuxième Livre des Chroniques 29.32], comme vu dans l’Introduction générale. Les archéologues, quant à eux, grâce aux chroniques assyriennes de Sargon II, démontrent que ce n’est pas toutes la population, qu’ils estiment à 200.000 habitants, mais une minorité d’entre elle déportée, soit près de 20% de la population composée essentiellement des élites religieuses, politiques et économiques, visiblement dans un but de déstabilisation géopolitique. On rejoint donc maintenant les recherches scientifiques de Tsvi Jekhorin Misinai, qui affirme, que 80% à 90% des palestiniens, seraient des descendants « de gens d'Israël, restés dans le pays après la destruction du Second Temple juif » par la suite convertis au christianisme puis à l’islam. Pour reprendre le Livre, la Prophétie d’Ezéchiel [37 ;16-28], est étonnante et semble faire directement référence à nos contemporains. Cette Prophétie concerne la descendance des deux tribus des enfants d’Israël Juda et Ephraïm. Je développerais cette Prophétie dans la prochaine grande partie dédiée à une solution de paix avec d’autres compléments, en cours. Notons au passage, qu’Abdullah ibn Salam ibn al-Harith suite à sa conversion, nomma luimême ses fils ; l’un du prénom du Prophète de l’Islam (paix sur lui) et l’autre yussuf. Le Sionisme Comment expliquer ce qu’est le sionisme en faisant appel aux sciences religieuses, historiques, et politiques. On peut d’ores et déjà dire que c’est une nouvelle idéologie, basée sur le retour du « peuple élu » en « terre promise ». Il aura permis la création de l’Etat d’Israël, au slogan d’« une terre sans peuple, pour un peuple sans terre. ». Alors que le Coran prône la tolérance et le respect envers les « Gens du Livre », tel qu’à l’exemple de la sourate [29 ;46], on constate toutefois verset [5 ;51] qu’une toute autre version, un tant soit peu plus hostile, est dédiée au juif et aux chrétiens : « Ne prenez pas pour alliés les juifs et les chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. ». Historiquement les juifs et les chrétiens, depuis l’avènement du Christianisme, ont toujours connu aversion et conflits les uns envers les autres. Jamais, et ceux jusqu’en 1965, il n’y eu « d’alliance » entre ces deux religions. 1965, la Déclaration Nostra Ætate, marque un tournant historique dans les rapports entre le Christianisme et le Judaïsme. La première commission de 1974, scellera l’alliance qui les unis désormais en mettant « en évidence que les racines de la liturgie chrétienne ont une matrice juive » (extrait du bulletin officiel). Dans le deuxième verset du Coran que j’ai extrait du Livre [2 ;120], « (…) jusqu'à ce que tu suives leur religion. », on constate dans cette formule qu’il est dit « leur religion » au singulier alors que même si les racines liturgiques de l’une ont pour matrice l’autre, elles n’en restent pas moins deux religions composées de chacune sa révélation. Quelle est donc cette religion qu’ils suivent en commun ? A la deuxième commission du Saint-Siège, en 1985, l’idéologie sioniste « d’un peuple élu » en « terre promise » est enfin clairement abordée au chapitre VI du document officiel. Il est désormais fait référence à « un plan Divin » dans « la permanence d’Israël » précisant « alors que tant de peuples anciens ont disparu sans laisser de traces ». Le Vatican, par ces affirmations déclare donc que le ‘’peuple d’Israël’’ (incluant les douze tribus) aurait eu une

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pérennité historique alors que les récit bibliques et diachroniques démontrent clairement que seuls les Juifs issus du Royaume de Juda (une seule tribu sur les douze) avaient laissé des ’traces’ dans les Ecrits, suite à l’invasion du Royaume d’Israël (du Nord) par les Assyriens en 720 avant notre ère. Mais, le Livre de Jérémie rapporte que 150 ans après la chute du Royaume du Nord, juste après la chute de Jérusalem en -586 (Voir période Babylonienne), des hommes du nord, peut être des Israelites, il n’en n’est pas fait mention, se sont présentés avec des offrandes pour le temple de Jérusalem [Jérémie 41 ; 5]. Une allégation officielle, s’apparentant à un serment d’allégeance à l’idéologie sioniste, tout en exhortant timidement « l’Etat d’Israël à envisager ses options politiques dans une optique nonreligieuse, se référant aux principes communs de droit international. » Le Sionisme, né en 1897, est une idéologie Politique qui vise la création d’un ‘’Etat juif’’ incluant des frontières se basant Historiquement sur celle de la « terre promise » par Dieu dans les Textes Saints aux « Israelites, peuple élu de l’alliance » (et non au juifs), dont la promesse Divine fut accomplie vers le Xème siècle avant J.C, lors de la création du Royaume Israelite unifié. En revanche et je tiens à préciser, car ceci est une notion très importante dans un processus qui se veut pacifique, lorsque dans les deux sourates Coraniques extraites au Chapitre III, l’Auteur dit : « Ne prenez pas pour alliés les juifs et les chrétiens » [5 ;51] et « Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu'à ce que tu suives leur religion. » [2 ;120], cela ne limite en rien l’ouverture d’un dialogue théologique au Saint Siège, par exemple, afin de rétablir toutes les réalités Historiques et Religieuses qui se sont perdues à travers les âges. Déclaration d'indépendance de l’Etat d’Israël Reprenant la déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël, qui délibérément omet qu’un second Etat avait été prévu dans le plan de partage par l’ONU : « En vertu du droit naturel et historique du peuple juif, et de la résolution des Nations unies, dit le texte, nous proclamons par le présent acte la création de l’État juif de Palestine qui prendra le nom d’Israël. », on constate, qu’aucune frontière n’y est clairement définie, ni même d’un Etat voisin Palestinien, preuve de la préméditation d’une probable extension de territoire ultérieure, au détriment des populations palestiniennes. On y voit aujourd’hui les très nombreuses colonies juives, peuplant la Cisjordanie et continuant de s’accroitre encore en projet validé par l’Etat d’Israël, détruisant par-là maisons et terres des habitants locaux. Alors qu’une simple lecture de l’Histoire, démontre que tous les ‘’Israélites’’ (peuple élu de l’alliance première et second [Matthieu 21 ;33 à 43]) ne sont pas tous ’’juifs’’ et vice versa, on réalise soudainement à la lecture de cet extrait : « C'est de plus, le droit naturel du peuple juif d'être une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre État souverain », la fausseté de cette déclaration, excluant ouvertement les descendants des hébreux, qui se seraient au fil des siècles converties au christianisme ou à l’Islam, alors qu’il sont plus à même de prétendre à l’héritage de la « terre promise ». La solution à deux Etats Mon rôle n’est pas, dans cette conclusion, de faire un procès à l’organisation des Nations Unies pour toutes les manipulations qu’elle a pu subir jadis et présentement, afin que ce réalise coûte que coûte ce nouvel « Etat juif » décidé en place et lieu de la Palestine. Je laisse ce rôle aux

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autorités compétentes, le chapitre I, à lui seul, suffisant à faire reconnaitre l’illégalité de certaines démarches internationales entreprises à la création de l’Etat d’Israël tel qu’il existe aujourd’hui. Après 70 ans de lien intime entre l’ONU et le « conflit » Israélo-Palestinien, je pense qu’il serait temps que l’Organisation mette un terme à ce qui s’apparente purement et simplement, à une épuration éthique de longue date, des descendants légitimement originaires de la région depuis près de XXXII siècles, optionnellement issu de l’une des 12 Tribus des enfants d’Israël. Depuis l’origine, jusqu’aujourd’hui, on comprend qu’une solution de paix à deux Etats ne devient plus qu’une chimère. Chacune des résolutions onusiennes entreprenant une telle démarche, a trouvé barrage via ce fidèle allier que s’octroie l’Etat d’Israël. Les Etats Unies, en plein changement de Présidence, ce prépare également à leur tour, à mener des démarches allant à l’encontre des résolutions de l’ONU. Pour ma part, et ceux d’après ce qui m’a été donné comme connaissance théologique sur le sujet, je rejoins la déclaration du futur Président élu des Etat Unis, penchant pour un seul Etat. Pour cela je prends pour base la sagesse du roi Salomon, m’appuis sur les Prophéties et la parole Divine. Evidement qui dit solution de paix dit forcément pérennité de chacun des deux ‘’camps’’, et c’est ce qui va falloir déterminer dans la deuxième grande partie, tenant compte des intérêts des uns et des autres. Les Réfugiés Notons seulement que le nombre de “réfugiés palestiniens” enregistrés est passé de 750.000 en 1948 à environ cinq à six millions aujourd'hui… Géopolitique Nous arrivons à cet instant précis ou vous lisez ces quelques pages, à un tournant de l’Histoire. De nombreux changements politiques auront lieux ces prochains mois et seront déterminants pour les années à venir. Des tensions peuvent se ressentir de ci de là, apparaitre puis disparaitre, car l’équilibre interplanétaire a été rompu. L’Etat d’Israël a depuis sa création stabilisé son économie, positionné sa structure politique, construit ces villes, avec l’aide visiblement complice de particuliers et de tous ceux, qui depuis son avènement, soutiennent l’idéologie sioniste. L’Etat de Palestine quant à lui, n’a fait que régresser, ses habitants exilés à travers le monde, ses villes détruites par toutes ces années de guerre et de violence, son économie au point mort. Il est vraiment difficile de concevoir un Etat Palestinien, avec d’un côté la Cisjordanie et de l’autre isolée, la bande de gaza. Si la solution à un Etat semble être la seule alternative à cette crise, il faut être conscient que d’un côté on ne pourrait imposer un nouvel exode aux « israéliens » cette fois-ci, car ce serait revivre, encore et encore, la même histoire. Et de l’autre continuer à exiler et violenter des « israélites » présumé, loin de leur terre ancestrale.

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Et maintenant que fait-on ? I.

Sauvegarde de la culture l’Ethnique

Vu, les recherches anthropologique, génétiques, démographique historique et historicogéographique du chercheur, auteur et historien israélien Tsvi Jekhorin Misinai, Vu, les observations de cette présente œuvre déterminant en partie, l’appartenance ethnicogénéalogique d’une grande majorité des Palestiniens, soit 80 à 90% toutes religions confondues, puissent être bibliquement issu de la tribu d’Ephraïm fils de Joseph, fils de Jacob alias Israël. (Voir la deuxième grande partie pour confirmation) Cette appartenance ethnique pouvant être une preuve évidente de leur légitimité à vivre en « terre promise » il est important de préserver cette généalogie culturelle en l’inscrivant à l’UNESCO dans le cadre d’une sauvegarde de « l’Éthique et patrimoine culturel immatériel » du peuple Palestinien. II.

Rétablir un dialogue Inter-religieux au Saint-Siège

Vu, l’importance de l’influence du Vatican à travers les opinons intercommunautaires mondiales, tant du point de vu des particuliers que des Etats. Vu, les dérives et les conséquences que peuvent avoir de mauvaises interprétations religieuses ouvrants la voie à tous les extrémismes, Vu, le contexte actuel de crise humanitaire dans lequel de dangereuses idéologies se sont ancrées, Il faut urgemment rétablir un dialogue théologique avec le Saint-Siège (Vatican) afin de remettre dans leurs contextes les faits bibliques et historiques, tel qu’inscrits dans les Textes. Le but étant que le Vatican reconnaisse, que les descendants des peuples issus des tribus Israelites puissent aussi bien être de confession juive (orthodoxe ou Judaïsme), que chrétienne et musulmane, et que de ce fait les Palestiniens, de toutes confessions, en soit également héritiers, quel que soit leur classe sociale. [Psaume 17 ;14].

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ANNEXES

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United l~atlons

l\iations Unies

SECURITY COUNCIL

CONSEIL DE SECURITE

UNRESTRICTED

S/109; 29 novembre 1948 fRENCH ORIGINAL: ENGLISI Dual distribution

IEITBE ADRESSEE AU SECRErAIBE GENERAL LE 29 NOVEMBBE 1948 MDnRt~m:

DES AFFA:ŒES ETRAliG.ERES D' L'UW!:L ET RE:rATIVE A lA DElIJUIDE D'ADMISSION D1 ISRAEL CCMMlll MEMBRE 'DES NATIONS UNIES; PAR LE

DECIJŒATION ACCEFTM"I'! LES OBLIGATIONS DiéourANr DE a

CHARrE

Paris, la 29'novembre 1948 Le 14 Irai 1948, le Conseil national du peuple Juif en Palestine a proclamé l'indép~ance de l'Etat d'Israël, en vertu du droit naturel et historique du peuple Juif à l'indépendance dans son propre Etat souverain et conI'oméIlient à la RéscJ.ution du 29 novembre 1947 de l'Assemblée généraltip Depuis cette date" Israël a consolidé son organisation ad.min1strative et s'est défendu ayec succès contre l'agression des Etats Toisins.

Jusqu'ici,

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Puissances ont reconnu l'Etat d'Israël. Au nom. du Gouvernement pro"risoire d'Israël, J' ei :ma.intènant 1 'honn.ur

de demander l'admiMsion d'Israël comme Membre des Nations Unies, en ver~u de l'Article 4 de la Charte. Etant

d~nné

le caractère spécial de cette demande d'admission, 'Je

vous prierais de faire procéder à son examen sans tenir compte des délais fixés par les paragraphes l à 4 de l'article 60, Irais en observant les dispositions du paragraphe 5 de ce ~me article 60 du règlement intérieur provisoire du Conseil de sécurité. Veuillez trouver SOt18 ce pli une déclaration officielle" par la(uolle le Gouvel"Ilemant d'Israël accepte toutes les obligations stipulées dans la Charte des Nations Unies. Mon Gouvernement estime que l'entrée d'Israël au sein des Nations Unies constituera un acte de justice internationale à l'égard du peuple Juif, entièrement conforma à la politique palestinienne des Nations Unies, contribuera à la sta.bilisation du Moyen-Orient et servira la cause de la paix internationale. Signé : Moshé Shertok Miriistre des affaires étrangères du Gouvernement provisoire d'Israël


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Palestine l'Héritage, 1ère partie  

Peu connue dans ses petites lignes, l’Histoire de Palestine s’estompe et se disperse dans le temps laissant place à une rivalité qui peu à p...

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