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Puamun Meshkenu : une portée plus large

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NATION INNUE

EN BREF

Des cadeaux de Noël pour les enfants les plus démunis Mashteuiatsh – Chaque année, la générosité des gens explose en ces temps de festivités, au grand bonheur des familles les plus démunies. Depuis cinq années consécutives, les résidents sont interpelés de plus en plus par le concept des Boules de partage, où chaque boule représente un enfant dans le besoin désirant un cadeau pour Noël.

des environs, le nombre de cadeaux distribués était de 54 en 2016 et il a presque doublé l’an dernier avec un total de 95 cadeaux. « Cette année, nous prévoyons recevoir près d’une centaine d’inscriptions  », affirme Annick Ouellet, coordonnatrice du Conseil des jeunes Pekuakamiulnuatsh. «  La générosité des gens est incroyable, rajoute-t-elle. Ce sont souvent eux qui nous approchent pour se procurer leur boule de partage. C’est comme devenu une tradition pour eux. »

en charge la demande de l’enfant. Les donnateurs s’assurent d’aller magasiner un présent entre 20 et 30 dollars, l’emballent à leur guise et viennent l’apporter à un lieu indiqué préalablement. Enfin, avec leurs bonnets rouges et blancs et leurs clochettes de lutins, les membres bénévoles du Conseil des jeunes s’assurent de la distribution dans les foyers quelques jours avant la veille de Noël.

Initiateur du projet

Le principe expliqué

Le projet est une initiative des employés de la Maison de la famille et a été par la suite délégué à un organisme communautaire. Depuis cinq années consécutives, le Conseil des Jeunes Pekuakamiulnuatsh coordonne cette activité bienfaisante.

Pour participer en tant que bénéficiaire, il suffit d’inscrire son ou ses enfants de moins de 12 ans qui désirent un cadeau. Afin d’être éligibles, les organisateurs s’assurent que ceux-ci soient résidents de la communauté de Mashteuiatsh et qu’ils détiennent un faible revenu familial. Les formulaires sont traités individuellement et de façon confidentielle. Chaque enfant éligible a droit à un seul cadeau. L’âge, le sexe et les trois idées cadeaux du jeune sont inscrits sur sa boule de Noël respective. On distribue ensuite ces boules anonymes aux personnes intéressées à prendre

« C’est un beau projet à vivre chaque année, affirme Mikonis Awashish, conseillère au CJP. Je souhaite à d’autres de vivre cette expérience ». Par le fait même, celle-ci encourage les autres communautés à recréer cette fabuleuse initiative. Elle conclut en invitant les personnes intéressées à communiquer avec le Conseil des jeunes Pekuakamiulnuatsh via leur page Facebook, pour de plus amples informations.

Par Joannie Gill Journaliste pigiste

Des chiffres épatants Le projet a permis de remettre un nombre croissant de cadeaux chaque année. En fait, grâce à la participation de la Caisse populaire Desjardins du Pekuakami ainsi qu’à l’imposante générosité des gens

Un projet inspirant

Contactez-nous

2 • La Voix des Premières Nations [Novembre 2018]

(N° ISSN Bibliothèque Nationale du Canada : Imprimé : Innuvelle ISSN 2561-1275 Électronique : Innuvelle ISSN 2561-1283)

Directeur général : Normand Ambroise Rédactrice en chef : Suzanne Régis Journalistes : Suzanne Régis, Joannie Gill Collaborateurs : Marie-Pierre Lainé (TAQ), Arthur Fontaine, Marie-Christine Tremblay (CDEPNQL) Correctrice : Michèle Bergeron Crédit photo (page couverture) : Jean-Louis Régis Infographie : Linda Renaud (MAP DESIGN) Tirage : Plus de 7 800 copies Merci à l’Institut Tshakapesh, CDFM, nos partenaires. Logos des nations commandités par Tourisme Autochtone Québec.

Vous avez une nouvelle ? 418 962-3535 et 418 962-3550 info@lavoixdespremieresnations.ca Vous avez une publicité ? 418 962-3535 pub@lavoixdespremieresnations.ca Bureau du journal 108-B, boul. des Montagnais Uashat (Québec) G4R 5P9 Membres du C.A. Sylvie Ambroise, présidente Augustin Michel-Ambroise, vice-président Johnny Jean-Pierre, administrateur

Des cartes pour faux amérindiens : La Sûreté du Québec et la Gendarmerie royale du Canada enquêtent sur l'utilisation trompeuse de cartes autochtones délivrées par un OBNL pour obtenir des exemptions de taxes lors de l'achat de marchandises. Le stratagème aurait été encouragé par le «grand chef» Guillaume Carle, de Gatineau, depuis longtemps considéré comme un usurpateur de l'identité amérindienne. (La Presse)

La commission d’enquête sur les relations entre Autochtones et certains services publics au Québec : écoute, réconciliation et progrès, tiendra deux semaines d’audiences publiques au Nunavik du 12 au 23 novembre prochains. Katittavik Centre, Kuujjuaraapik du 12 au 16 novembre 2018 et Katittavik Town Hall Theatre, Kuujjuaq du19 au 23 novembre 2018.

À la suite de la diffusion de l’émission Enquête le 18 octobre dernier à la télévision de Radio-Canada, révélant d’autres cas d’abus commis par dix curés Oblats envers des enfants des Premières Nations, le chef de l’APNQL Ghislain Picard questionne le silence de l’Église catholique. « Nous avons ici d’autres cas qui s’ajoutent à une multitude d’exemples qui démontrent que les actes de contrition ne suffiront pas. L’Église catholique doit cesser de tergiverser. Toutes les églises ont présenté des excuses sauf elle. À quoi rime le silence du pape? L’impunité est inacceptable » déclare Ghislain Picard.

AVIS - Nouvel indicatif régional dans votre région. À compter du 24 novembre 2018, l’indicatif régional 367 sera mis en place dans les régions desservies par les indicatifs régionaux 418 et 581. Seuls les nouveaux numéros de téléphone se verront attribuer ce nouvel indicatif. Les tarifs d’appel local et interurbain pour les indicatifs régionaux 367, 418 et 581 seront les mêmes. Pour en savoir plus, visitez telus.com/indicatif367

Fin du projet Apuiat : Alors que les chefs innus ont vraisemblablement été les derniers informés de la fin annoncée du projet controversé de parc éolien Apuiat, sur la Côte-Nord, l’APNQL lance une mise en garde au nouveau gouvernement caquiste : «Tout processus qui exclut les Premières Nations est voué à l'échec» (La Presse)

Le grand chef Constant Awashish sur la légalisation du cannabis : Les conseils de bande des trois communautés atikamekw, Wemotaci, Obedjiwan, et Manawan n’ont pas encore pris de décision concernant la légalisation du cannabis sur leur territoire. L’Écho a discuté avec le grand chef du Conseil de la Nation Atikamekw (CNA), Constant Awashish, afin de connaître son point de vue sur la façon et comment les conseils doivent se pencher sur cet enjeu. (L’Écho Latuque\Haute Mauricie)

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PREMIÈRES NATIONS

Après Innu Meshkenu, Puamun Meshkenu Journaliste

Montréal – Innu Meshkenu / Chemin innu aura duré près de six ans. De 2010 à 2016, le Dr Stanley Vollant a parcouru plus de 6000 km à travers l’est du Canada et a pu instaurer de saines habitudes de vie. Le projet a eu une portée bénéfique et retentissante dans les communautés et a réussi à sensibiliser une partie des Allochtones! Le Dr Vollant a tenu à voir la continuation du projet en fondant en 2016, Puamun Meshkenu / Chemin des mille rêves. L’organisation prend maintenant son envol en mettant l’Anicinape de Pikogan, Véronique Rankin, à la barre de la direction générale le 3 octobre dernier.

ciliation. Le premier challenge a eu lieu sur le mont Royal, à Montréal en octobre 2017. «Le 1er septembre dernier, l’organisation a joint [la 2e édition de] l’événement Kwe, À la rencontre des peuples autochtones à Québec. Nous avons tenu la marche sur les Plaines d’Abraham où nous avons invité tout le monde à participer; pas besoin de préparation. […] Les gens pouvaient y aller en chaise roulante, se faire pousser par quelqu’un, les familles pouvaient y aller avec des poussettes ».

S

elon Mme Rankin, la différence entre les deux projets se situe dans leur portée. «Puamun Meshkenu couvre un volet beaucoup plus large que la marche. Celle-ci consistait vraiment à travailler avec les communautés pour partir d’un point A et se rendre à un point B. Les gens devaient s'entraîner pour pouvoir suivre le Dr Vollant à travers cette marche là [pour certains endroits]. Puamun Meshkenu a une portée beaucoup plus démocratique où tout le monde peut participer. On vise des challenges plus courts », a-t-elle expliqué.

Les actions visent deux objectifs précis, soit de donner espoir à la jeunesse autochtone afin qu’elle développe son plein potentiel et s’ouvre sur le monde en valorisant la fierté d’être Autochtone et développer le mieuxêtre en incitant les communautés à adopter de saines habitudes de vie en s’inspirant du modèle de la santé holistique de la culture autochtone soit mentalement, spirituellement, physiquement et émotionnellement. En dehors de la marche, aux dires de Véronique Rankin, l’équipe veut

La genèse de Puamun La marche Innu Meshkenu Innu Meshkenu c’est une marche de 6 000 kilomètres à travers l’est du Canada, de 2010 à 2017. Voici l’origine de la vision du projet Innu Meshkenu : « J’ai d’abord cru que je faisais un rêve. C’est arrivé en 2008 alors que je marchais sur le chemin de Compostelle. Les pieds meurtris. Ampoules par-dessus ampoules. Le niveau d’énergie à plat. Vidé par l’effort constant.  C’était la nuit. Et je dormais. À poings fermés.

Que je devais le faire? Je ressentais la détresse des communautés et l’urgence d’agir. Je voyais les suicides, je voyais la recherche de l’identité, le décrochage scolaire, les problèmes de diabète, l’éloignement des générations, l’éloignement des peuples. Je voyais. Je devais le faire. Au petit matin, le rêve n’était pas flou comme trop de rêves le deviennent lorsque baignés de la lumière du crépuscule. Bien au contraire. Le rêve était là. Plus vivant, plus vrai, plus urgent. Tout était clair dans ma tête. Je devais le faire. C’était ma voie. Ma destinée.  Je devais le faire. J’ai d’abord cru que je faisais un rêve. J’ai compris que c’était une vision. » – Stanley Vollant

« Le Dr Vollant manifeste beaucoup d’intérêt à faire de la promotion auprès des jeunes Autochtones avant tout. Donc nous avons participé à plusieurs événements principalement dans les écoles primaires et secondaires. Les jeunes sont la clientèle principalement ciblée. Il y a eu aussi plusieurs autres événements auxquels on a eu à participer. Par exemple le Dr Vollant est allé donner une conférence à des étudiants à l’Université Laval qui s’intéressaient à son parcours en santé. Il y a plusieurs autres demandes qui nous proviennent d’autres institutions post-secondaire auxquelles on répond. Mais présentement nos projets sont orientés vraiment vers une population plus jeune, les jeunes Autochtones. Il y a aussi des écoles non autochtones qui nous sollicitent. Plusieurs écoles ont été rencontrées en 2018, dans la région Abitibi Témiscamingue. Étant donné qu’on travaille aussi sur le message de réconciliation, on instruit les gens sur notre histoire, notre culture en tant qu’Autochtone. Donc on est ouvert aussi à partager avec des jeunes non Autochtones », a précisé Mme Rankin.

Développer le mieux-être L’organisme veut soutenir les communautés dans la préparation du

La nouvelle directrice générale, Véronique Rankin. Challenge Stanley Vollant de diverses façons : en encourageant ces dernières à créer des défis de marche entre les membres ou groupes de la communauté; en encourageant la création de défis intercommunautés; en fournissant le matériel promotionnel, explicatif et de suivi aux communautés (carnets familiaux et communautaires).

Le moyen de contact «La meilleure façon de nous rejoindre est par courriel : admin@millereves.ca. Une équipe analyse toutes les demandes de manière individuelle. Une fois le courriel reçu, je prends contact avec les gens pour avoir plus d’information afin de voir quels sont leurs besoins réels».

Nos collaborateurs

Notre équipe

SUZANNE RÉGIS

Rédactrice en chef et journaliste

JOANNIE GILL

Journaliste pigiste

LAURENCE LAINÉ

Tourisme Autochtone Québec

JOANNIE CARON

Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec

MARIECHRISTINE TREMBLAY CDEPNQL

INTÉRESSÉ(E) ? CONTACTEZ-NOUS.

Véronique Régis

Nous sommes à la recherche de pigistes autochtones.

[Novembre 2018] La Voix des Premières Nations • 3

Chaque année, Puamun Meshkenu organise Le Challenge Stanley Vollant. Selon la directrice générale, cette grande marche vise aussi à encourager la rencontre entre Autochtones et non Autochtones, ce qui permet de travailler à la récon-

Je me voyais marcher d’une communauté à l’autre. Je parlais avec les jeunes, je tentais de les inspirer, de leur dire qu’il était possible de réaliser leurs rêves, même les plus fous, mêmes les plus vrais. Je leur disais qu’un autre demain était envisageable. Mes ancêtres eux aussi me parlaient. Ils me disaient que je devais le faire.

travailler à créer un réseau de modèles de personnes autochtones qui ont réussi dans leur champ d’activité, dans leur vie. « Il y a des personnes à travers le Québec qui méritent d’être connues pour ce qu’elles ont fait et réalisé dans leur vie. Ce projet vise donc à favoriser la valorisation des réussites autochtones ».

Elie Bédard

Par Suzanne Régis


NATION INNUE Uashat mak Mani-utenam

Élections 2019, annonce 2 candidatures Journaliste

Uashat/Mani-utenam – Bien que les élections de Uashat mak Maniutenam n’auront lieu qu’en 2019, certains soulignent déjà leur intention de se présenter comme candidats. Lors d’une conférence de presse tenue le 24 septembre dernier au Musée Shaputuan l’entrepreneur Antonio «Pipo» Fontaine a annoncé son intention de briguer le poste de chef et dans l’équipe de celui-ci, Victoria Régis postulera au poste de conseillère.

A

ntonio «Pipo» Fontaine a parlé des principales orientations qui se trouveront dans sa plateforme politique. S’il est élu, ses priorités seront de venir en aide aux gens défavorisés entre autres les aînés, les étudiants et les jeunes femmes qui reçoivent l’aide sociale. Il y a presque un an déjà qu’ils ont entrepris leur campagne électorale. Ils ont fait des rencontre avec plusieurs membres de la communauté, entre autres les démunis qui vivent dans des piètres conditions.

Piteux état des maisons

4 • La Voix des Premières Nations [Novembre 2018]

M. Fontaine et Mme Régis ont visité les maisons de quatre femmes. L’état lamentable des maisons laissait à désirer. Dans certaines maisons, les portes d’entrée présentaient des infiltrations d’air. « Dans certains de ces lieux, il y avaient des cadrages de porte détériorés, où on pouvait voir la lumière du jour. J’ai rencontré d’autres personnes qui nous ont demandé de venir voir leur domicile. Je leur ai dit que j’en avais vu assez. […] Assez pour dire qu’il y a des gens

qui vivent dans ces maisons dans les froids d’hiver. [… ] Une aînée m’a confié que sa porte d’entrée s’était ouverte un soir d’hiver. Elle a pensé que le système (de chauffage) ne fonctionnait pas, elle a touché le radiateur et il était très chaud. En sortant de sa chambre elle a vu que sa porte était grande ouverte et le vent s’y engouffrait. Nous avons tout pris en photos et en avons fait un album. Nous en avons la preuve », a décrit Antonio Fontaine. Mme Régis a ajouté que ces femmes sont découragées. « Il n’y a eu aucune réparation dans leur maison, pourtant nous payons notre maison, nous disent-elles. Le Conseil déduit le paiement du loyer de nos prestation d’aide sociale, mais pourtant jamais nos maisons sont réparées disent-elles ». «Pipo» Fontaine avait eu l’information au sujet du budget voté par le Conseil pour la réparation des maisons; celui-ci n’était que de l’ordre de 50 000$. « 50 000$! Ça ne vaut rien si on tient compte de toutes les maisons lamentables à réparer. Est-ce que l’état de leurs maisons restera toujours comme ça? C’est un dossier que je travaillerai [si je suis élu] », s’est-il insurgé.

Aînés M. Fontaine se préoccupe également du bien être des aînés. Il a expliqué que ceux qui reçoivent leur prestation de la Sécurité de la vieillesse vivent dans des situations financières précaires. « Certains n’ont plus d’argent au bout d’une journée ou deux. Je leur demande comment est-ce possible? Ils m’ont expliqué qu’ils avaient aussi entre autres des

enfants, des petits enfants dont ils devaient prendre soin ».

Vivre de prestations d’aide sociale Ils ont aussi rencontré des femmes qui vivent de l’aide sociale. Bien des femmes vivent des situations financières difficiles auxquelles elles doivent faire face quotidiennement. Victoria Régis déplore les déductions d’une pension alimentaire de leur prestation d’aide sociale. Elle a précisé que c’est une des priorités qu’elle accordera si elle est élue conseillère. « Selon moi, l’aide sociale ne devrait pas être soustraite dans ces cas-là. L’argent de l’aide sociale doit servir à subvenir aux besoins essentiels des enfants comme faire l’épicerie, payer le loyer et l’électricité… Comment voulez-vous qu’elles vêtent leurs enfants, les nourrissent bien? Je préconise que même si ces gens reçoivent 1000$ de pension alimentaire, cela ne sera pas déduit de leur aide sociale, parce que l’argent reçu de la pension alimentaire sera dédié aux enfants. C’est comme ça que je vois les choses ». M. Fontaine a renchéri qu’il ne reste à certaines de ces jeunes femmes que 30, 40, 50$ pour un mois. « Qui pourrait manger avec ça?! Moi je pense qu’on peut les aider ». Je parle juste de l’électricité, je ne sais pas combien certains doivent payer 150$ ou 180$  ? Nous allons trouver le moyen que l’électricité soit défrayée par le conseil. L’argent qui aurait servi à payer leur hydro, pourra servir pour faire l’épicerie. Ce ne sera pas pour une aide ponctuelle, mais tout le temps. C’est comme ça qu’on va faire notre programme, si j’entre au conseil. »

Suzanne Régis

Par Suzanne Régis

Antonio «Pipo » Fontaine et Victoria Régis.

Étudiants Les étudiants ont aussi été consultés et ces derniers ont souligné leurs manques. Ils leur ont parlé des problèmes qu’ils vivent pendant leurs études, des difficultés qu’ils vivent lorsqu’ils sont entre autres à Québec, Montréal, Trois-Rivières, Chicoutimi. Ils nous ont tous parlé de ce qu’ils vivent et nous avons noté tout ce dont ils manquaient», a partagé Mme Régis en précisant que les problèmes reliés aux faibles allocations les limitaient. Pipo Fontaine aimerait aussi mettre de l’emphase sur les problémati-

ques vécues par ceux-ci. « Dès que nous saurons tout l’argent qui est attribué à l’éducation, s’il manque d’argent… Je suis assuré que nous pouvons aller chercher les argents nécessaires dans le cas où le budget ne suffit pas (dans l’éducation). Si les besoins ne sont pas exagérés, je suis assuré d’être capable d’en trouver que je leur ai dit. Ils ont vraiment apprécié ce que nous leur avons soumis. » Mais il y a d’autres choses que M. Fontaine veut travailler. « J’ai 5 autres projets, mais j’en parlerais éventuellement », a-t-il conclu.

EN BREF La commission d’enquête sur les relations entre Autochtones et certains services publics au Québec : écoute, réconciliation et progrès, tiendra deux semaines d’audiences publiques au Nunavik du 12 au 23 novembre prochains. Katittavik Centre, Kuujjuaraapik du 12 au 16 novembre 2018 et Katittavik Town Hall Theatre, Kuujjuaq du 19 au 23 novembre 2018.


PREMIÈRES NATIONS

Valoriser les produits et les métiers de la mer Par Marie-Christine Tremblay Conseillère en communications, CDEPNQL

Le 10 octobre 2018, l’Association de gestion halieutique autochtone Mi’gmaq et Malécite (AGHAMM) s’est vu octroyer une subvention de 2,7 millions de dollars provenant de trois différents ministères fédéraux.

L’

AGHAMM a été fondée en 2012 par les communautés mi’gmaques de Gespeg et de Gesgapegiag et par la communauté malécite de Viger. L’association a pour mission de promouvoir la gestion durable et la conservation des écosystèmes aquatiques et océaniques. La subvention obtenue servira à la réalisation de trois projets : le développement de la ligne de produits alimentaires Salaweg, la formation de membres des communautés mi’gmaq et malécite à bord du bateau-école Nignag et la restauration d’habitats côtiers. Voici un aperçu des deux premiers projets, qui auront des retombées au niveau du développement économique des trois communautés.

affirme la directrice générale de l’AGHAMM, Catherine Lambert Koizumi. Après quatre années de recherche et développement, SALAWEG a débuté ses activités en 2017 en lançant quatre produits : une relish de mer, un mélange à tartare, des épices à poisson et des épices à viande. Ces dernières sont produites à partir d’une algue qui se cultive bien dans les eaux claires et froides de la Gaspésie, la laminaire sucrée. Maintenant titulaire d’un site d’aquaculture à Paspébiac, qui produira une première récolte d’algues en juin 2019, l’AGHAMM estime que sa production d’algues passera cette année de 3 tonnes à 10 tonnes. « L’AGHAMM n’est pas une organisation de développement économique », affirme Mme Lambert Koizumi. « Nous souhaitons donc transférer SALAWEG à une entité qui sera détenue par les trois communautés et qui pourra développer et commercialiser de nouveaux produits à plus grande échelle ». Des produits de la gamme SALAWEG pourraient ainsi faire leur apparition dans les prochains mois dans des commerces près de chez vous.

Le Nignag : un bateau-école polyvalent

Salaweg est un projet-pilote mené par l’AGHAMM. « Le projet est né d’une volonté des trois communautés membres, qui voulaient trouver de nouvelles façons de valoriser la biomasse et de diversifier l’exploitation des ressources marines de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent »,

L’an passé, l’AGHAMM a fait l’acquisition d’un bateau-école, le Nignag. Ce petit bateau de pêche multi espèces est équipé pour la pêche au maquereau, au thon et au homard et dispose depuis peu d’équipement pour l’aquaculture. C’est donc un bateau très polyva-

La réalisation des projets financés se déroulera sur une période de 36 mois. On peut donc affirmer que

Tél. : 418 843-1488

Site Web : cdepnql.org

[Novembre 2018] La Voix des Premières Nations • 5

Perry Martin, Sandra Autef, Troy Jerome et Emmanuel Sandt-Duguay, des membres de l’équipe de l’AGHAMM.

l’équipe de l’AGHAMM aura beaucoup de pain sur la planche dans les prochains mois.

La Commission de développement économique des Premières Nations du Québec et du Labrador (CDEPNQL) est une organisation qui a pour mission de représenter, de promouvoir, de soutenir et de défendre les intérêts des Premières Nations du Québec et du Labrador en matière de développement socioéconomique.

AGHAMM

SALAWEG : valoriser la mer

lent. Selon Guy-Pascal Weiner, qui est le coordonnateur de Pêcheries Malécites. L’objectif de ce bateau est « d’initier des membres des communautés à la pêche et de former les actuels pêcheurs à de nouveaux types de pêche ». Les postes sont difficiles à pourvoir dans les entreprises de pêche des communautés et celles-ci recherchent une maind’œuvre expérimentée. Le financement fédéral obtenu arrive donc à un bon moment, affirme M. Weiner, puisqu’il « offrira aux personnes intéressées de faire un essai et d’acquérir des compétences sur le bateau-école, ce qui leur permettra de retourner dans leur communauté avec une expérience suffisante pour être embauchées par les entreprises communautaires ». Quatre types de formation seront offertes sur le Nignag  : initiation à la pêche et à l’aquaculture, formation d’aidepêcheur ou de plongeur professionnel, formation et accréditation de capitaine et amélioration des compétences des capitaines afin d’élargir leurs champs d’expertise. Concrètement, dans une communauté comme celle de Viger, qui possède des permis pour différents types de pêches, la formation donnée par le biais de l’AGHAMM permettra de développer les compétences de 15 personnes qui travaillent présentement pour Pêcheries Malécites afin de prolonger leur employabilité et aussi de recruter une relève. Au total, ce sont plusieurs dizaines de membres des communautés mi’gmaques et malécite qui travaillent dans l’industrie de la pêche.


PREMIÈRES NATIONS

Un premier plan d’action pour les villes et les Centres d’amitié autochtones Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec

UASHAT – Les 16 et 17 octobre derniers, la Ville de Sept-Îles et le Centre d’amitié autochtone de Sept-Îles accueillaient la 3e rencontre annuelle entre les maires et mairesses et le Mouvement des Centres d’amitié autochtones du Québec au Musée Shaputuan à Uashat. Cette rencontre rassemblait plus de 50 élus des villes où sont situés les Centres d’amitié autochtones et des représentants de ces mêmes Centres d’amitié.

C

ette démarche de rapprochement entre le milieu municipal et les Centres d’amitié autochtones du Québec remonte à 2014. La première rencontre avait eu lieu en territoire attikamekw à La Tuque en 2016 et la deuxième en territoire algonquin à Val-d’Or en 2017. Ainsi, des représentants de 11 Centres d’amitié et de 9 villes – Chibougamau, Joliette, La Tuque, Maniwaki, Montréal, Roberval, Senneterre, Sept-Îles et Val-d’Or – se sont donné rendez-vous sur le Nitassinan afin

de proposer des actions concrètes qui pourront être mises en place pour favoriser des milieux de vie basés sur le respect et l’ouverture, pour approfondir les connaissances autant sur les réalités autochtones d’aujourd’hui que sur les réalités municipales ainsi que pour établir un dialogue et une collaboration constants et structurés. Cette fois, les participants à la rencontre souhaitaient discuter et prendre position sur un plan d’action qui serait commun à l’ensemble des villes présentes. Au terme des discussions et de la séance de travail, les élus des villes et les représentants des Centres d’amitié autochtones ont établi des priorités d’action qui ont fait consensus.

Priorités d’actions Apprendre à mieux se connaître, le logement et les mesures d’employabilité ont tous été des éléments qui sont ressortis comme priorités provinciales et qui se retrouveront donc au cœur du plan d’action pour la prochaine année. Au sortir de la rencontre, Manon Cyr, présidente du Comité conjoint sur les

Pekuakamiulnuatsh Takuhikan

Par Joannie Caron

Le chef de la Nation des Pekuakamiulnuatsh, Clifford Moar, entouré de ses deux vice-chefs, Charles-Édouard Verreault et Jonathan Germain. enjeux autochtones en milieu urbain et mairesse de Chibougamau, se dit très fière du plan d’action adopté. « Cela nous permettra de mettre en place des mesures adaptées aux besoins des Autochtones vivant dans nos municipalités et ainsi bâtir des collectivités accueillantes pour toutes et tous », a-t-elle déclaré. Pour Tanya Sirois, directrice générale du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec : « le plan d’action est un résultat concret de notre collaboration entamée depuis

2014. Chaque participant à la rencontre y a contribué. Nous nous sommes ainsi collectivement outillés pour favoriser la participation des Autochtones au développement socioéconomique et culturel des villes ».

Engagement commun à collaborer pour le mieuxêtre des Autochtones Rappelons que l’adoption de ce plan d’action fait suite à la mise en place, par l’Union des municipalités du Québec, d’un comité conjoint sur les

enjeux autochtones en milieu urbain, ainsi qu’à l’engagement mutuel pour l’amélioration des conditions de vie des Autochtones en milieu urbain, signé en 2017 par les représentants des villes et des Centres d’amitié autochtones de Chibougamau, Joliette, La Tuque, Maniwaki, Montréal, Roberval, Senneterre, Sept-Îles et Val- d’Or. La prochaine rencontre annuelle aura lieu en septembre 2019 à Chibougamau afin de faire le bilan de la première année de mise en œuvre du plan d’action.

NATION INNUE Pratique peu commune

Par Joannie Gill Journaliste pigiste

Mashteuiatsh – Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, le Conseil de Mashteuiatsh vient d’annoncer une pratique peu commune. En effet, depuis le 16 octobre dernier, le chef de la nation des Pekuakamiulnuatsh, Clifford Moar, affirme qu’il n’y aura pas un mais bien deux vicechefs au sein de l’organisation.

L

a nomination de Monsieur Jonathan Germain en tant que vice-chef aux relations avec la comunauté et la région et celle de

Monsieur Charles-Édouard Verreault, à titre de vice-chef aux relations avec les Premières Nations et le gouvernement, sont en vigueur dès maintenant. Le Chef Moar souligne que ce sont deux élus d’expérience et qu’ils pourront assurer la prise en charge des responsabilités du chef en son absence. « Ils sauront mettre à profit leur approche pour continuer à travailler avec ardeur et efficacité dans les dossiers en cours », a déclaré le Chef Moar. Il a de plus insisté sur le fait que leur bonne vision d’ensemble sur les enjeux des Pekuakamiul-

nuatsh sera très bénéfique tout en spécifiant la complémentarité essentielle du travail avec les autres élus en poste. L’actuel Conseil en place est en fonction depuis mai 2017 et est formé de sept membres élus. En plus du chef et des deux vice-chefs nommés ci-haut, nommons Élisabeth Launière, Stéphane Germain, Stacy Bossum et Patrick Courtois. Tous ces membres élus se sont engagés pour un contrat de 4 ans, soit jusqu’aux prochaines élections prévues en mai 2021.

Pekuakamiulnuatsh Takuhikan

6 • La Voix des Premières Nations [Novembre 2018]

Deux vice-chefs au Conseil de Mashteuiatsh

Le chef de la Nation des Pekuakamiulnuatsh, Clifford Moar, entouré de ses deux vice-chefs, Charles-Édouard Verreault et Jonathan Germain.


PREMIÈRES NATIONS Rencontre des Maires et des Centres d’amitié

Services pour les Autochtone en milieu urbain Journaliste

La voix des PN : Qu’est-ce que vous avez retenu de cette rencontre? Réjean Porlier  : Moi ce que j’ai retenu, c’est CONSTRUCTIF! Quand on fait des rencontres comme celleslà, on a toujours une petite inquiétude quand même. Quand on va sortir, faut pas que ce soit comme un gros «show de boucane» comme on dit. Faut qu’il y ait des résultats, faut que ce soit du concret; sinon je ne participerais pas à ces choses là. Ça fait longtemps que je parle de rapprochement des communautés. Aujourd’hui avec l’ensemble des centres d’amitié autochtones, et on va se comprendre tout de suite, les Autochtones qui sont sous le centre d’amitié autochtone ont beaucoup d’enjeux qui sont les mêmes que dans les communautés. Donc, ça va être important pour moi à partir de maintenant, qu’on ait ce dialogue à trois. S’assurer que les Autochtones en milieu urbain aient une bonne oreille aussi de leur côté. Mais quand tu dis trois...? R. P. : Je parle de la communauté Uashat mak Mani-utenam, c’est une communauté qu’on côtoie, avec laquelle on a plein de rapprochements, qui a des enjeux importants sur lesquels on discute régulièrement. Mais tous les Autochtones en milieu urbain qui arrivent pour la plupart des communautés d’un peu partout sur la Basse-Côte, ces genslà on a tendance à les oublier un peu

dans l’équation. Probablement que c’est un petit peu normal du fait que, comme je disais tout à l’heure, moi avant de savoir qu’il y avait un Centre d’amitié autochtone, quand je voyais un Innu, dans ma tête, je croyais que c’était un Innu qui est sur la communauté, mais il n’y a pas qu’eux. On nous a expliqué tout à l’heure qu’on est passé de 300 à 2000! On est rendu, en milieu urbain, au dessus de 2000. Alors ces gens là, il faut au minimum essayer de s’assurer de bien les accueillir, puis voir leurs préoccupations. Et de toute façon, plus les gens s’épanouissent dans une communauté, plus la communauté se porte bien. C’est aussi vrai que dans la communauté voisine. En gros, c’est quoi le plan d’action? R. P. : Il est sorti plusieurs éléments, mais il y a des éléments sur lesquels on va porter une attention particulière. À différentes échelles, dépendamment des villes, la question de l’habitation naturellement. Ici, il faudra une bonne analyse de tout ça. Pour travailler de façon productive, il faut avoir des faits. Donc on parle de quoi là, lorsqu’on parle d’habitation pour les Autochtones en milieu urbain? C’est quoi leur réalité? On me dit qu’il existe certaines choses ici et là; notre devoir sera d’aller regrouper, d’aller chercher toute l’information et à partir de ce moment là, travailler sur des faits. Est-ce qu'ils sont en déficit au niveau des logements? J’écoutais les gens de Maniwaki qui parlaient de leurs réalités particulières, mais

il y a sûrement des choses qui se ressemblent. Donc, ça c’est le premier élément : le logement. La question de l’employabilité, ça fait déjà un bon moment que j’en parle. On le sait, il y a un paradoxe à quelque part, on a des besoins importants en main d’œuvre, ici à Sept-Îles comme sur tout le territoire de la Côte-Nord, comme dans tout le Québec et on a la chance, je dirais, d’avoir une communauté innue où il y a une population, qui peut s’intégrer au milieu du travail. Mais il y a des défis importants, on le comprend. Alors, se donner un plan de match au niveau de l’employabilité, aller à la rencontre de la communauté, voir avec eux leurs intérêts pour avoir le portrait de la situation. C’est quoi la réalité, des faits du côté de l’emploi? Qu’est-ce qui existe? Quelles sont les possibilités dans un court, moyen avenir? Ensuite regarder dans le milieu de l’éducation, qu’est-ce que ça prendrait pour occuper ces emplois-là et monter un plan de match. Ça c’est le deuxième élément. Le troisième c’est toute la question de la communication, de s’assurer comme je le disais tantôt qu’on ait… on est trois partenaires dans cette aventure là... donc, qu’on tisse de bons liens, qu’on se comprenne, qu’on se parle. Savoir qu’il existe des centres d’amitié autochtones, que cette réalité là est bien présente dans mon milieu. Je pense qu'il y a un grand bout que la population ne connaît pas non plus. Donc on doit en parler de ça.

Avez-vous quelque chose à rajouter… R. P. : C’était la troisième rencontre. J’étais bien heureux d’avoir accueilli tous ces gens là d’un peu partout, puis je pense qu’on s’en va vers

des choses intéressantes. Surtout que l’union des municipalités est derrière tout cela. Elle en a fait un enjeu et on devrait travailler tous dans le même sens.

Suzanne Régis

Par Suzanne Régis

Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier.

EN BREF Étudiantes des Premières Nations

BOURSES DE LA FONDATION AFDU QUÉBEC Trois (3) bourses de 1000$ seront offertes à des étudiantes des Premières Nations qui poursuivent des études au cégep et qui visent l’obtention d’un diplôme, ou qui s'orientent vers des études supérieures : • La bourse AFDU Québec – Premières Nations, en partenariat avec M. Geoffrey Kelley, Ministre responsable des affaires autochtones (bourse no. 17) • La bourse AFDU Québec – Laurence Molinas (bourse no. 18) • La bourse AFDU Québec – Vivian Carter (bourse no. 19) Participation au concours Tous les détails sur les modalités de participation et d’évaluation sont disponibles au : www.afdu.ulaval.ca/tableau_bourses.html Renseignements Pour obtenir de plus amples renseignements sur les bourses de la Fondation AFDU Québec, communiquez avec : fondation.afdu@videotron.ca .

[Septembre 2018] La Voix des Premières Nations • 7


NATION INNUE Chronique

Vous souvenez-vous, il y a 20 ans… Le journal La Voix des Premières Nations souligne cette année son 20e anniversaire. Lancé en février 1998, le mensuel appelé auparavant Innuvelle a su devenir une référence en tant que média autochtone à travers les années. Dans le cadre de cette année anniversaire, la direction du journal vous présente les manchettes de l’époque afin de vous faire vivre un retour dans le passé. Voici les manchettes qui paraissaient dans l’édition de novembre 1998.

NADA : GOUVERNEMENT DU CA MME RA OG EXTENSION DU PR IRE LA CO ÉS PR D’AIDE AUX AUTOCHTONES

MAMIT INNUAT : 10 ANS DE SERVICES ET DE DÉTERMINATION

DROGUE SAISIE DE ENAM T À MANI-U

PROJET DE ROUTE À L’EST DU QUÉBEC/LABRADOR, POPULATIONS TOUCHÉS : MAMIT INNUAT ET INNU NATION

TE RTE PLAIN QNS&L PO POURVOIRIE NE CONTRE U VAL SAINT -FRAN DE LA PAR ÇOIS : UN APPUI T DES INN US

3e ÉDITION TOURNOI DE HOCKE Y AMÉRINDIE PROVINCIAL ND MAK MAN E UASHAT I-UTENAM

CÉGEP DE SEPT-ÎLES : 14 ÉTUDIANTS FINISSANTS LANGUE ET CULTURE INNUES

ERGE : ION ROB EVANTE S IS M M CO DÉC CLUSION UNE CON R LES MEMBRES TÉ POU MMUNAU DE LA CO

DORQ GX OLYUUH H 8 • La Voix des Premières Nations [Novembre 2018]

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[Novembre 2018] La Voix des Premières Nations • 9


PREMIÈRES NATIONS

La légalisation du cannabis inquiète les Autochtones Journaliste pigiste

Wendake – Depuis plusieurs mois, les débats sur la légalisation du cannabis font la manchette au Canada. Malgré les divergences d’opinions, depuis le 17 octobre dernier, le cannabis est légalisé dans le deuxième plus grand pays du monde. Le Canada devient ainsi l’un des premiers pays à rendre légale la consommation de cannabis à des fins récréatives.

Des chiffres pourtant si probants Pour ce qui concerne les jeunes en général, selon de récentes données du site internet Encadrement du cannabis au Québec, près de 15% des Québécois de 15 ans et plus déclarent avoir consommé du cannabis au moins une fois durant la dernière année. De ce nombre, 9% de ces jeunes avouent être dépendants de ce produit.

Un travail imposant de la CSSSPNQL

10 • La Voix des Premières Nations [Novembre 2018]

Maintenant, qu’en est-il des Premières Nations du Québec? Quelques organisations se sont penchées sur la question. À ce titre, la Commission de la santé et des services sociaux du Québec et du Labrador (CSSSPNQL) a élaboré un précieux document.

Selon ce mémoire publié en 2017, un total de 28%, soit près d’un tiers des Autochtones de 12 ans et plus, affirment avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois. Ce chiffre stipule clairement qu’il s’agit du double de consommateurs autochtones comparativement aux autres Québécois. Toutefois, de bons points ont été observés et même si ces chiffres semblent catastrophiques, le nombre de consommateurs n’a pas augmenté depuis les dernières années.

Des leaders en action Pour accompagner les communautés afin de conjuguer avec la nouvelle loi sur le cannabis, la CSSSPNQL a initié plusieurs événements en 2017 et 2018. Pour ce faire, l’organisme s’est activé à donner de l’information aux membres et une rencontre régionale sur le cannabis s’est tenue le 14 mai dernier. Dans cette même foulée, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) a chapeauté un sondage en ligne de même qu’une journée de réflexion avec les chefs en septembre 2017. Pour sa part, le Réseau jeunesse des Premières Nations du Québec et du Labrador a organisé une consultation auprès des jeunes.

Les suites… À la suite de cette intense récolte d’informations par et pour les Au-

tochtones, deux documents ont été rédigés. Ces mémoires ont d’ailleurs été déposés à L’Assemblée Nationale. Les politiciens pourront ainsi constater l’impact de la légalisation chez les Premières Nations et des points comme la sécurité publique, la prévention, la sensibilisation, les effets sur la santé ainsi qu’une liste de recommandations ont été abordés. À l’issue de tous ces forums, dépôts de documents et rencontres importantes, l’APNQL a confié le mandat à la CSSSPNQL de diriger un groupe de travail sur la légalisation du cannabis afin d’élaborer des stratégies propres aux Premières Nations visant la prévention et la réduction des méfaits.

Quelques chefs se prononcent Dans toutes les communautés, les dirigeants ont émis des commentaires. C’est le cas de Mike McKenzie, chef du Conseil de bande d’Innu Takuaikan mak Mani-utenam. Il estime qu’il a le devoir de prévenir le fléau de la consommation de drogues de toutes sortes, incluant bien entendu le cannabis. «Notre communauté, qui a souvent été pointée du doigt comme étant l'une des plaques tournantes du trafic de stupéfiants sur la CôteNord, ne doit pas devenir un bar ouvert pour les trafiquants», a-t-il déclaré sans retenue. Il a ajouté qu’il est clairement en désaccord

Suzanne Régis

Par Joannie Gill

En 2017, 28%, soit près d’un tiers des Autochtones de 12 ans et plus, affirment avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois. avec cette nouvelle loi et qu’il considère cet enjeu social très sérieusement. Selon ses dires, le Conseil étudiera le dossier afin de bien analyser cette problématique.

Pour plus d’information sur le sujet, vous pourrez consulter les deux mémoires conjoints que la CSSSPNQL et l’APNQL ont mis en ligne sur leur site respectif.


DIALOGUE POUR

LA VIE 2018

COLLOQUE EN PRÉVENTION SUICIDE FAVORISER UNE VIE D'ESPOIR AVEC ET POUR NOS ENFANTS ET JEUNES

COLLOQUE – FORMATIONS

De nombreuses présentations et ateliers

Dates : 19 au 21 novembre 2018

Enseignements d’aînés, impacts intergénérationnels des pensionnats indiens et trauma historique

COLLOQUE – ATELIERS Dates : 17 au 19 novembre 2018

Prévention, intervention et deuil après un suicide, intervention en cas de violence familiale

Le Centre Sheraton Montréal Hôtel 1201, boul. René-Lévesque ouest, Montréal (Québec) Téléphone : 1 800 325-3535 Code de réduction : Dialogue pour la Vie

Sessions de formations et d’informations Pow Wow, cérémonies, cercles de partage et de guérison Activités culturelles et sociales

ASSOCIATION PRÉVENTION SUICIDE PREMIÈRES NATIONS ET INUITS DU QUÉBEC ET DU LABRADOR

3177, St-Jacques ouest, Suite 202 Montréal (Québec) H4C 1G7 Tél. : 514 933-6066 • Téléc. : 514 933-9976 Site Internet : www.dialogue-pour-la-vie Courriel : pspni-fnisp@bellnet.ca

Les sujets/thèmes qui seront présentés et discutés sont : ASIST (Formations appliquées en technique d’intervention face au suicide) Premiers soins • Santé Mentale (Jeunes) • Sexualité • Communication non-violente Relations Saines • Thérapie par l’art • Approche systémique traditionnelle Abus sexuel • Le Pardon • Résolution de conflits • Soins de soi Enfants à besoins spéciaux • Violence familiale • LGBTQ • Cannabis

AVIS DE CONVOCATION

BINGO DES FÊTES

Cet avis s’adresse à toute la population de Uashat mak Mani-utenam. La Corporation de la Radio Kushapetsheken tiendra son assemblée générale annuelle dimanche 18 novembre 2018 à la salle Teueikan à Mani-utenam.

Le coût du bloc sera de 100 $. Tous ceux et celles qui se procureront une prévente bénéficieront des tirages juste avant le bingo qui débutera à 18 h le 8 décembre 2018. INFORMATION : 418 927-2476

ÉLECTIONS Conformément à l’article VI des règlements généraux de la Corporation, la Radio procédera également à une élection pour choisir trois (3) administrateurs.

Cette élection se tiendra

Date : Dimanche 18 novembre 2018 Heure : De 10 h à 14 h

Endroits : Uashat : Studio 3, 152, boul. des Montagnais Mani-utenam : Salle de bingo, Radio Kushapetsheken

Candidatures Les personnes désireuses de se porter candidates à cette élection doivent se procurer un bulletin de mise en candidature au bureau de la Radio Kushapetsheken ou au bureau de ITUM, déposer leur bulletin de mise en candidature à l’un ou l’autre de ces bureaux et être dûment appuyées par la signature d’au moins 10 membres en règle. Chaque candidature doit être déposée au plus tard le vendredi 16 novembre 2018 à midi. Le présent avis doit être diffusé sur les ondes de la Radio Kushapetsheken régulièrement, mais à différentes périodes de la journée, pendant au moins 7 jours avant la date de l’assemblée. De plus, pendant la même période, des avis seront affichés dans les endroits publics suivants : Uashat : Bureau d’ITUM, Centre de santé, Dépanneurs (Montagnais et Ultramar), Salle communautaire Naneu

5 tirages de 1 000 $

Mani-utenam : Radio Kushapetsheken, Dépanneurs (Malio et Innu), Centre de Santé, Dan Esso, Salle communautaire Teueikan

[Novembre 2018] La Voix des Premières Nations • 11

TOUR 1......................DEUX LIGNES ..................................5 000 $ TOUR 2 ...................PETIT «O» ......................................................7 000 $ TOUR 3 ...................DEUX LIGNES ..................................5 000 $ TOUR 4 ...................LETTRE «C» .........................................10 000 $ TOUR 5....................LETTRE «T»................................................7 500 $ TOUR 6....................CARRÉ DE NEUF.....................7 500 $ TOUR 7 ...................DEUX LIGNES ..................................5 000 $ TOUR 8 ...................MOITIÉ-MOITIÉ ..............................$$$$$$ TOUR 9 ...................DEUX LIGNES ..................................6 500 $ «L» EN FOLIE .......................................6 500 $ CARTE PLEINE .........................40 000 $

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE


ans

ASHINEUN Fierté

ESHI-UINITISHUT AUEN Identité

E TANANUT Présence

CERTIFICAT DE PERFECTIONNEMENT EN TRANSMISSION D'UNE LANGUE AUTOCHTONE CE PROGRAMME EST OUVERT AUX ADMISSIONS PAR COHORTE SEULEMENT ET S'ADRESSE UNIQUEMENT AUX ÉTUDIANTS DES PREMIÈRES NATIONS. Ce programme s'adresse aux enseignants et enseignantes autochtones, aux spécialistes et à toute personne adulte qui maîtrise une langue autochtone et est intéressée à la perfectionner, à la conserver et à la diffuser.

LES COURS SERONT ANIMÉS LES FINS DE SEMAINE | À compter de : Hiver 2019 Date limite d’inscription : 30 novembre 2018 Inscription et renseignements : Mme Hélène Leclerc Centre des Premières Nations Nikanite Tél. : 418 545-5011, poste 5086 Courriel : S_nikanite@uqac.ca

UAUITSHIAUSHITAU MISHITUEPANITATAU TSHISHKUTAMATUN PROGRAMME COURT DE PREMIER CYCLE EN ÉDUCATION PRÉSCOLAIRE EN CONTEXTE AUTOCHTONE Cinq cours en enseignement adaptés aux réalités et aux enjeux de l’éducation préscolaire en contexte autochtone totalisant 15 crédits universitaires. La clientèle visée : Enseignants en exercice dans les écoles innues et intervenants en petite enfance qui souhaitent obtenir une formation sur l’éducation préscolaire pour travailler et contribuer à la qualité éducative des classes de maternelle dans les écoles autochtones. DURÉE : Février 2019 à mars 2020

PORTRAIT ARTISTES ET ARTISANS Dans le cadre de la revitalisation du site Web de l’Institut et afin d’enrichir le répertoire des artistes et artisans qui s’y trouve, celles et ceux intéressés à en faire partie sont invités à compléter le formulaire « PORTRAIT ARTISTES ET ARTISANS », et nous le retourner.

12 • La Voix des Premières Nations [Novembre 2018]

Renseignements et formulaire : tshakapesh.ca | Culture | Art et culture innus

INNU-AITUN | PROGRAMME D’AIDE AUX ARTISTES ET AUX ARTISANS INNUS Prochaine date pour présentation d’une demande : 16 novembre 2018 Renseignements et formulaire : tshakapesh.ca | Culture | Programmes

Renseignements : Sylvie Pinette, Directrice des services éducatifs, Institut Tshsakapesh sylvie.pinette@tshakapesh.ca Téléphone : 418 968-4424 • Sans frais : 1 800 391-4424 Sophie Riverin, Chargée de gestion, Centre des Premières Nations Nikanite sophie_riverin@uqac.ca • Téléphone : 418 545-5011, poste 2554

UAUITAKANU AISHKAT TSHE ISHINAKUAK INNU-AIMUN DISCUSSIONS SUR L'AVENIR DE LA LANGUE INNUE Exprimez-vous! – tshakapesh.ca | Langue | Avenir de la langue innue

À DÉCOUVRIR SUR LE WEB https://www.nccie.ca/story/agir-tot/ https://www.nccie.ca/story/innuraconte/ Atusseuakan-miush | Boîte à outils – Colloque 2018 https://collloque.tshakapesh.ca

t s h a k a p e s h

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Les Astres et Vous

Par : Innustradamus, Medium... Saignant

sionnel, il est fort possible que l’on vous transfère dans un autre département. Vous avez harcelé une personne de sexe opposé et cela a mené à une plainte formelle.

cadeaux à vos parents qui vous ont aidé toute leur vie. Côté santé, évitez de manger tout ce qui est gras.

Né en juillet – Le renard Né en mars – Le vison

Né en novembre – Le castor La période des fêtes approche rapidement. Vos enfants ont grandi et le prix des cadeaux va également augmenter. Il sera nécessaire de mettre des fonds de côté pour palier aux dépenses qui seront plus importantes cette année. Comble de malheur, votre sécheuse vivra ses dernières heures le 17 novembre. Une dépense imprévue qui monopolisera toute la famille au niveau financier. Chacun apportera sa quote-part pour l’achat d’une nouvelle sécheuse. Un pour tous et tous pour un!

Né en décembre – Le lièvre Vous êtes sur le point de vivre un divorce ou une séparation. Votre couple est en pente descendante et les communications ont été coupées net. Pour le moment, il sera impossible que votre couple puisse vivre à nouveau ensemble. De gros problèmes restent à résoudre avant que l’on voit une réconciliation. Si on jette un coup d’œil sur vos finances, vous êtes en mauvaise posture. Il faudrait premièrement remplir votre frigo qui est vide depuis quelques jours. Reprenez des forces et affrontez vos problèmes.

Né en janvier – Le caribou Suite à un gain important au Casino de Montréal pendant le temps des fêtes, vous pourrez réaliser votre rêve, soit d’acheter une auto qui vous permettra d’aller voir vos enfants et petits-enfants à tous les jours si vous le voulez. Une autre surprise vous attend: vous ferez la connaissance d’une personne qui se retrouvera par hasard sur votre chemin. Quelques invitations dans les restaurants et le cinéma feront en sorte que vous vous sentirez assez bien pour vivre ensemble.

Le temps est venu de rendre visite à votre ophtalmologiste afin que celui-ci vérifie l’état de votre vision. Vous êtes pourtant jeune et les astres croient que ce serait le diabète qui en serait la cause principale. Mieux vaut prendre vos précautions et fixer un rendez-vous. Côté sentimental, vous êtes grandement préoccupé par la situation de votre couple. Il semblerait que tout devient trop routinier et que la magie de l’amour s’est effritée. Une bonne thérapie de couple est recommandée.

Né en août – Le porc-épic Né en avril – La truite grise Dès le début du mois, vous souffrirez d’une gastroentérite aigüe. Vous devrez prendre une semaine de congé maladie pour la raison que cet état de santé est très contagieux. Le tout reviendra à la normale et vous pourrez vaquer à vos occupations habituelles, soit de visionner des films à journée longue. Côté travail, un entrepreneur de la région communiquera avec vous pour un emploi potentiel. Considérant que vous avez déjà fait de la plomberie et un peu d’électricité, vous êtes le candidat idéal.

Né en mai – L’outarde Vous êtes trop renfermé. Il faudrait que vous fassiez quelques sorties de temps en temps. Si vous ne faites rien, une dépression va s’installer. Et ce n’est pas le temps de manquer quelques jours de travail, vous aurez besoin d’argent pour le temps des fêtes. Même si vous vivez dans le célibat, il y aura des dépenses et des comptes à payer durant le mois. Secouez-vous un peu, allez visiter des amis et amusez-vous. Achetez quelques caisses de 24 et profitez de ce temps pour jaser avec vos amis.

Né en juin – Le saumon

Né en février – La martre Votre état de santé dégringole à petit feu. Votre taux de cholestérol a dangereusement grimpé et votre médecin de famille est très inquiet. Votre dépendance au gras est la cause directe de ce dérèglement. Vous devrez immédiatement mettre de côté les restaurants et les chips que vous mangez en énorme quantité. Côté profes-

Votre volonté de maigrir est en train de s’effondrer. Vous ne serez jamais capable de perdre les quarante kilos que vous avez en surplus. Vous devriez demander à votre médecin pour que l’on procède à une opération pour réduire de moitié votre estomac. Une chirurgie bariatrique est la seule solution pour vraiment perdre du poids. Une grosse décision est à prendre. La période des fêtes approche et vous n’avez pas encore planifié de mettre de côté quelques dollars. Il faut réfléchir à cela.

Vous devriez commencer à penser à faire un budget. C’est un outil important qui vous aidera à mieux gérer votre argent et savoir quelles sont vos priorités. Vous aurez la chance d’expérimenter l’importance de faire votre budget. En jouant au bingo, vous gagnerez une somme appréciable. Ce gain arrivera à point pour les dépenses du temps des fêtes. N’oubliez pas de faire des

Votre vieux iPhone rendra l’âme le 12 novembre à 16h30. Les funérailles se feront assez rapidement et celui-ci se retrouvera au centre de récupération. Un mariage avec un Samsung aura lieu le lendemain. Côté sentimental, votre couple vivra un 5e anniversaire de concubinage pour ne pas dire conjoint de fait. Un voyage se dessine pour la ville de Québec, lieu où vous vous êtes connus. Un souper gastronomique sera à l’ordre du jour avec quelques invités de marque. Le 1er ministre du Québec y sera.

Né en septembre – La ouananiche Vous êtes la personne qui mange le plus de McDo pendant un mois. Vous en ingurgitez au moins 60 repas par mois et quelquefois plus. Vous avez le budget pour, mais votre foie sera grandement affecté de tout ce gras que vous amassez dangereusement. Une cure ou un régime s’imposera. Votre foie baigne dans l’huile canola et une crise pourrait vous faire réfléchir. Un petit voyage de trois jours vous sera proposé par des amis pour un séjour dans la métropole. Peut-être une chance de gagner gros au casino.

Né en octobre – Le loup Votre vieux frigo des années 80 rendra l’âme vers le milieu du mois. Malheureusement, vous ne pourrez le remplacer immédiatement. Par chance que c’est un peu frais dehors pour que vous et votre famille surviviez à cela. Vous devriez mettre de côté les cadeaux pour vos enfants. Noël arrivera vite et selon les astres vous ferez encore vos achats à la dernière minute. Au niveau financier, ne vous inquiétez pas. Vous avez 5000$ en banque.

MÉDIAS SOCIAUX

CE QU’ILS ONT DIT SUR TWITTER

Michele Audette Perso

Regroupement des centres d’amitié autochtones @RCAAQ

M. Legault, pendant la campagne électorale vous nous aviez promis que, si vous étiez élu premier ministre, vous seriez prêt à réaliser « des ententes » avec les nations autochtones sur le même principe de l’accord de la paix des braves signé en 2002. Je vous invite à rencontrer ma nation et les gens de ma belle Côte-Nord, comme dit si bien le maire de Port-Cartier, ce projet est porteur des nouvelles bases d’une relations avec les Innus. [En référence du projet Apuiat]

« Elles sont fatiguées, rendues dans un état où elles n'ont plus beaucoup d'espoir qu'il va y avoir du changement », explique Françoise Ruperthouse du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or. #CERP #femmes #autochtones (Article paru au ICI-Abitibi-Temiscamingue le 25 octobre 2018 « Commission Viens: Difficile pour les femmes autochtones de témoigner»)

Edith Cloutier

François-P. Champagne (@FP_Champagne)

Directrice générale du Centre d’amitié autochtone de Val-d'Or Merci à nos hôtes de ce 3e Sommet des Maires et Présidents de Centres d'amitié membres du Regroupement des Centres d'amitié autochtones du Québec : nos collègues du CAA de Sept-Iles, le Maire Porlier et son équipe de la Ville de Sept-Iles et la Nation Innu de nous avoir reçu sur leur territoire, le Nitassinan. Chargé en émotions mais combien fructueux et prometteur!

Ministre canadien de l’Infrastructure et des Collectivités Pour l’une des premières fois de son histoire l’@Armeecanadienne nomme un Chef Autochtone à titre de Colonel honoraire. Le Grand Chef de la nation Atikamekw devient Colonel honoraire du 62e Régiment. Un pas de plus vers la réconciliation. [Grand chef de la nation Atikamekw Constant Awashish]

[Novembre 2018] La Voix des Premières Nations • 13

CE QU’ILS ONT DIT SUR FACEBOOK


PREMIÈRES NATIONS Chronique touristique

Le marché chinois en pleine évolution : saisissons cette opportunité ensemble!

Portrait général de la Chine

14 • La Voix des Premières Nations [Novembre 2018]

La République populaire de Chine, plus connue sous le nom de Chine, est l’une des nouvelles puissances émergentes et l’un des acteurs majeurs de l’économie de demain. Avec près de 1,4 milliard d’habitants, la Chine représente le 3e plus grand pays du monde. Les plus grosses villes qui la composent sont sa capitale Beijing (Pékin), Shanghai, Shenzhen et Guangzou et elles se retrouvent toutes dans l’est du pays. Ce pays grandiose révèle une culture et une histoire qui diffèrent de la culture occidentale connue. Bien qu’encore dirigée par le régime communiste, la république démontre depuis quelque temps une remarquable ouverture sur le monde et les différentes occasions d’affaires internationales. Les Chinois partent à la découverte du tourisme mondial… et autochtone de surcroît!

Année du tourisme Canada-Chine Avec la hausse significative de voyageurs chinois et l’augmentation de la capacité aérienne, l’année 2018 fut nommée par le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et le premier ministre de la Chine, Li Keqiang, l’année du tourisme Canada-Chine. Cette initiative vise à créer des ponts entre les citoyens chinois et canadiens ainsi qu’à explorer les expériences offertes de part et d’autre. Plus tôt cette année, la Chine est devenue le plus grand marché d’arrivée au Canada en provenance de l’étranger. Depuis 2014, le nombre de touristes chinois

Showcase Canada Asie Afin de bien se positionner sur ce marché en émergence, TAQ s’est joint à l’Association touristique autochtone du Canada, Destination Canada et une complète délégation du pays dont Tourisme Wendake et Inuit Adventures du Québec, pour être du Showcase Canada Asia pour une deuxième année consécutive. Toujours dans le but de rencontrer individuellement les acteurs majeurs de leur industrie touristique, cette mission a permis de mieux comprendre les attentes des voyageurs et de connaître leur intérêt et compréhension du Québec autochtone. Les nombreux échanges lors du séjour nous auront permis de bien saisir que malgré que les touristes chinois proviennent souvent de grandes villes achalandées et bruyantes, ils apprécient se retrouver dans des endroits empreints de sérénité et d’authenticité. Bien que le magasinage occupe encore une place très importante dans leurs habitudes, il n’en demeure pas moins qu’ils aiment pratiquer des activités en plein air et hors de l’ordinaire, qu’ils sont attirés vers la faune et la flore exceptionnelles du Québec, les expériences extrêmes comme le tourisme hivernal et évidemment, ils sont éblouis devant nos grands espaces. Connus pour voyager en groupe, les touristes chinois semblent vouloir modifier leurs habitudes vers des voyages plus indépendants ou solitaires. Ceci nous permet donc de leur offrir une expérience davantage sur mesure et personnalisée. Ainsi, les Chinois recherchent quelque chose d’unique et de paisible, un endroit encore inexploré par leurs confrères chinois. C’est avec fierté que TAQ leur a démontré que le tourisme autochtone est synonyme d’authenticité culturelle et d’expérience unique.

Êtes-vous prêts à accueillir la clientèle chinoise? La croissance du marché chinois est

une occasion à saisir pour l’industrie touristique. En cette année du tourisme Canada-Chine, Destination Canada fournit plusieurs informations et des fiches pour les entreprises désirant mieux recevoir ces voyageurs. Le ministère du Tourisme du Québec a également conçu un guide pour les intervenants du milieu. Tourisme Montréal lançait récemment le programme « Bonjour Chine » afin d’outiller ses membres pour améliorer le séjour des visiteurs chinois. Pour les entreprises désirant saisir cette opportunité, voici quelques recommandations à mettre en place dans vos entreprises : • Offrir du thé à l’accueil, au restaurant, dans les chambres, bref à leur convenance • Utiliser des modes de paiement tels Alipay et WeChat Pay

Destination Canada

Tourisme Autochtone Québec (TAQ) revient tout juste de Showcase Canada Asia à Beijing, un important événement commercial qui rassemble 125 vendeurs et plus de 120 acheteurs du marché asiatique et qui vise à soutenir spécifiquement la croissance du tourisme chinois au Canada. La présence de TAQ était essentielle afin de positionner les entreprises autochtones membres auprès de cette clientèle à fort potentiel.

a augmenté de 111,4 % au Québec. En 2030, la classe moyenne chinoise comptera 850 millions de personnes, soit 73 % de la population. Il est donc fort à parier que ce marché représente un fort potentiel pour l’industrie touristique canadienne.

Laurence Lainé, agente de communication et marketing, au Showcase Canada Asie

• Mettre à leur disposition des pantoufles ou chaussons dans la chambre • Rendre facilement accessible un réseau Wifi • Utiliser les deux mains lors d’échange de cartes professionnelles • Traduire les règles et informations concernant l’établissement, le site internet, etc. • Traduire les menus, mettre des illustrations et offrir des baguettes • Démontrer une connaissance minimale sur la culture chinoise Ceci représente seulement quelques conseils afin que la clientèle chinoise se sente bien accueillie sur notre territoire et puisse profiter pleinement de son expérience. Cependant, rappelons-nous qu’à la base, l’important est d’offrir des échanges authentiques et un partage axé sur la transmission d’un héritage millénaire empreint de modernité. Les portes du tourisme autochtone sont grandes ouvertes sur le marché asiatique et TAQ est persuadé que de magnifiques relations d’affaires se développeront au fil des années.

Tourisme Québec

Par Laurence Lainé Agente de communication et marketing Tourisme Autochtone Québec

Guide conçu par le ministère du Tourisme pour devenir China Friendly.


PREMIÈRES NATIONS Paroles d’hommes autochtones sur la violence conjugale et familiale

Lancement Espoirs à l’épreuve de la souffrance Par Suzanne Régis Source : Presses de l’Université du Québec

Montréal – Le premier lancement du livre Espoirs à l’épreuve de la souffrance a eu lieu à la Maison Missinak à Québec, le 11 octobre et le second à la librairie Le Port de tête à Montréal le 25 octobre 2018.

L

e présent ouvrage aborde la violence familiale et conjugale en milieu autochtone dans ses dimensions systémique et historique, essentielles à la compréhension de ce phénomène si étroitement lié aux effets dévastateurs de la colonisation et des politiques assimilatrices réservées aux Autochtones du Canada.

des aspects peu glorieux de leur vie. En dépit de la dure réalité qu’ils décrivent, leurs propos nous aident à mieux comprendre comment les séquelles du passé continuent d’affecter la vie de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants autochtones.

www.tshiuetin.net

HORAIRE DES TRAINS POUR LES MOIS DE NOVEMBRE ET DÉCEMBRE

NOVEMBRE 2018

Surtout, cette libération de la parole se double d’une volonté réelle d’aller de l’avant et de retrouver la confiance et l’harmonie au sein de leur couple, de leur famille et de leur communauté. C’est cet espoir que révèlent cinq parcours inspirants d’hommes qui, tout en surmontant la honte et la culpabilité, ont entamé un processus de guérison qui leur a permis de rompre avec la violence.

DIM

Auteures L a désorganisation des structures familiales traditionnelles, les multiples traumatismes – notamment ceux engendrés par le régime des pensionnats – et le cumul de problèmes socioéconomiques illustrent la complexité du contexte dans lequel cette violence s’inscrit et se reproduit, tant dans les communautés autochtones qu’en milieu urbain. Structuré autour de 33 témoignages d’hommes des Premières Nations et Inuits, cet ouvrage est novateur en matière d’études sur la violence conjugale au Québec – dont le point de vue masculin, fondamental, est en quelque sorte l’«angle mort». Dans des entretiens d’une rare authenticité, ces hommes se livrent en toute humilité. Ils dévoilent à la fois d’immenses souffrances et

RENÉE BRASSARD, Ph. D. en criminologie, est professeure titulaire et chercheuse à l’École de travail social et de criminologie de l’Université Laval. Ses principales thématiques de recherche sont les trajectoires carcérales d’adultes autochtones, les programmes de spiritualité en milieu pénitentiaire ainsi que les services correctionnels fournis aux Autochtones.

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MYRIAM SPIELVOGEL, Ph. D. en sociologie, est professionnelle de recherche pour la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics du Québec. Spécialisée en analyse du discours, elle s’intéresse aux questions du genre ainsi qu’aux nouvelles formes de résolution de conflit, à la marginalisation et à l’exclusion sociales.

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Valérie Ascah

• Jour du Souvenir (12 nov.) • Noël (25 déc.) • Lendemain de Noël (26 déc.) • Jour de l’an (1 jan.)

Mme Pénéloppe Guay de la Maison Missinak entourée des co-auteures Renée Brassard et Myriam Spielvogel.

Départs de Sept-Îles

418 962-5530 418 960-0982 1 866 962-0988

Départs de 418 585-2333 Schefferville

André Lemelin

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[Novembre 2018] La Voix des Premières Nations • 15

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COMM MUNAUTÉ. MUNA

EXPERTISES

PRÈS POUR ALLER LOIN CAINLAMARRE.CA

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Novembre 2018 (Vol. 21 - No.10)  

Novembre 2018 (Vol. 21 - No.10)  

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