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Volume 22, numéro 4 Mai 2019

2019 : L’année des langues autochtones

cdem.ca SERVICE AUX ENTREPRISES


La Voix des Premières Nations DISTRIBUTION

plus de 1 300 copies 23 communautĂŠs 8 nations

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AssemblÊe gÊnÊrale annuelle du CAVAC CÔTE-NORD Le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels Côte-Nord invite toute la population à son assemblÊe gÊnÊrale annuelle.

Date : Jeudi le 30 mai Ă 17 h au gymnase de la Maison Alouette 652, avenue De Quen, Sept-ĂŽles Veuillez confirmer votre prĂŠsence avant le 23 mai 2019. Pour de plus amples renseignements, communiquez au 418 962-2822 ou sans frais 1 866 962-2822.

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OFFRE D’EMPLOI Travail à temps plein 40 h semaine, salaire à discuter

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2 • La Voix Des Premières Nations

[ Mai 2019 ]

• Service à la clientèle, effectuer les plans de cuisine et salle de bain ; • Guider dans les choix de couleurs et matÊriaux, effectuer les plans assistÊs par ordinateur ; • prise de donnÊes chez le client.

(No ISSN Bibliothèque Nationale du Canada : ImprimÊ : Innuvelle ISSN 2561 - 1275 Électronique : Innuvelle ISSN 2561 - 1283)

Directeur gÊnÊral : Normand Ambroise RÊdactrice en chef : Suzanne RÊgis Journalistes : Chantale Potvin, Suzanne RÊgis Collaborateurs : Marie-Christine Tremblay (CDENPNQL), Claudie Paul (RCAAQ), StÊphanie Fontaine-Dumais (RCAAQ) Correctrice : Michèle Bergeron CrÊdit photo (page couverture) : APN Infographie : Yan Riverin (Yan Riverin - Designer Graphique) Tirage : 1 300 copies, maintenant disponible en version Web au https://lavoixdespremieresnations.ca Merci à l’Institut Tshakapesh, CDFM, nos partenaires. Logos des nations commanditÊs par Tourisme Autochtone QuÊbec

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• ExpÊrience dans le domaine de l’ÊbÊnisterie ; • Travail d’Êquipe, autonomie et dynamisme.

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• Le plus tôt possible.

108-B, boul. des Montagnais Uashat (QuĂŠbec) G4R 5P9

Sylvie Ambroise, PrĂŠsidente

Augustin Michel-Ambroise, vice-prĂŠsident Johnny Jean-Pierre, Administrateur

0LFKHO5RFN

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PREMIÈRES NATIONS L’année internationale des langues autochtones

Québec organisera des activités de valorisation Journaliste

New York - Appuyé par 193 pays, l’ONU a proclamé l’année 2019 comme étant l’Année internationale des langues autochtones. Dans cette foulée, afin de souligner et de célébrer l’importance des langues autochtones du Québec, le gouvernement organisera des activités de promotion et de valorisation pendant toute l’année. Pour définir la présence des langues dans le monde, María Fernanda Espinosa, poétesse et femme politique équatorienne, a été choisie comme Présidente d’honneur pour l’événement. Dans son discours, la dame a insisté pour exprimer que chaque langue autochtone a une valeur incalculable pour l’humanité. « Ce sont des trésors chargés d’histoire, de valeurs, de littérature, de spiritualité, de perspectives et de connaissances développées depuis des millénaires, fruit de leur interaction avec la nature : avec les forêts, avec les rivières, avec les mers », a-t-elle dépeint.

Présentes depuis des millénaires sur le territoire du Québec, les onze langues autochtones se regroupent dans trois grandes familles : iroquoienne (mohawk et wendat), algonquienne (algonquin, abénaquis, attikamek, cri, innue, naskapi, micmac) et eskimo-aléoute (inuktitut). Même si certaines langues possèdent peu de locuteurs, les langues autochtones au Québec sont plus en santé que la majorité de celles qui sont parlées au Canada.

Engagement solennel Par le biais de quelques ministères, le gouvernement du Québec, dans le cadre du Plan d’action gouvernemental pour le développement social et culturel des Premières Nations et des Inuit 2017-2022, va tenir des activités et entamer des travaux visant l’adoption d’une Déclaration sur les langues autochtones. « La langue est le véhicule d’une culture. Cela est particulièrement vrai dans celles de tradition orale, comme c’est le cas des

nations autochtones et inuit. Si l’on peut se réjouir de constater qu’elles ont survécu, il nous faut aujourd’hui les protéger. La diversité et la richesse des langues autochtones les rendent d’autant plus précieuses. Je salue le travail des communautés à préserver cet héritage », a déclaré Sylvie D’Amours, ministre responsable des Affaires autochtones.

Les raisons de l’ONU La décision de l’ONU de déclarer 2019 comme année internationale des langues indigènes veut rappeler la perte de ces langues et la nécessité de les garder et de les revitaliser. « Il est temps de les promouvoir et d’adopter de nouvelles mesures urgentes sur le plan international », a déclaré Evo Morales, président de la Bolivie, un pays qui compte 36 langues autochtones.

Des données déplorables Pour conclure, il est important de rappeler que selon les chiffres de l’ONU, les peuples autochtones

Photo : ONU / Evan Schenider

Au Québec

Par Chantale Potvin

Les participants de l’ONU sur les questions autochtones, dont l’UNESCO, estiment nécessaire de protéger les différentes formes d’expression culturelle, notamment celles des peuples minoritaires.

comptent pour moins de 6 % de la population mondiale. Pourtant, ils parlent plus de 4 000 des 6700 langues de la planète. Aussi, selon des prévisions, plus de 50 %

des langues auront disparu d’ici 2100. De ces langues en danger, la majorité de celles qui sont en péril sont des langues autochtones.

NOS COLLABORATEURS

NOTRE ÉQUIPE

Ça pourrait être toi

NORMAND AMBROISE

Directeur général

SUZANNE RÉGIS

Rédactrice en chef et journaliste

CHANTALE POTVIN Journaliste

CLAUDIE PAUL RCAAQ

STÉPHANIE FONTAINEDUMAIS RCAAQ

MARIECHRISTINE TREMBLAY CDEPNQL

TON PRÉNOM TON NOM Organisme

Nous sommes à la recherche de pigistes autochtones

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La Voix Des Premières Nations • 3

Photo : ONU / Evan Schenider

[ Mai 2019 ]

Le 3 février, l’ONU a lancé « l’Année Internationale des Langues Autochtones ». L’événement s’est déroulé sous la présidence de María Fernanda Espinosa, poétesse et femme politique équatorienne.


NATION INNUE Hommage aux aînés

Lancement d’une chanson et vidéo journaliste

Uashat mak Mani-utenam – Pour rendre hommage aux aînés, les étudiants de secondaire 3 de l’école Manikanetish ont lancé leur propre composition musicale intitulée Le vent souffle et ont dévoilé la vidéo qui l’accompagne, au Musée Shaputuan le 17 avril dernier.

Ils ont tenu à souligner l’importance des aînés au sein des communautés. « C’est un projet de chanson pour remercier les aînés de notre communauté et de dizaines d’autres communautés innues. Nous les avons observés, [ils nous ont] transmis les enseignements de la vie et la culture innue; et [nous voulions leur] manifester que nous avons besoin d’eux », a exprimé l’étudiant Maïkaniss Vollant-Niquay.

Photo : Suzanne Régis

Les jeunes ont bénéficié de l’expérience de l’auteure-compositrice et interprète, Geneviève Labbé. C’est dans le cadre de son projet Création jeunesse, dont la musique a permis de faire le tour du monde, que Mme Labbé est venue partager son expertise et donner de précieux conseils aux étudiants. « J’ai vu beaucoup de talent musical et de cœur chez les jeunes de la communauté innue, c’était un honneur et un bonheur de travailler avec eux. Encourager les jeunes dans la musique, c’est important. Car l’art c’est quelque chose qui rassemble, qui peut guérir et aider à construire nos communautés », a-t-elle partagé.

L’aînée Evelyne St-Onge était très touchée de l’invitation.

Le projet a débuté au mois d’octobre, avec des ateliers, et les jeunes ont pu ainsi toucher la

guitare, le piano, la batterie, le ukulélé et apprivoiser le chant. Lors des ateliers de composition de textes, Geneviève Labbé et les jeunes ont invité les aînées Evelyne St-Onge et Anne-Marie André, de même qu’un jeune homme dont le parcours n’a pas été facile. Ce dernier a choisi la sobriété et ne consomme plus depuis un an. « Il est venu partager avec les jeunes. Il leur a exposé l’importance de connaître leur histoire… Après les grands vents, le beau temps revient, il y a des guérisons qui sont possibles, le futur est plein de potentiel. Et quand je vois la communauté innue, quand je vois les jeunes, je peux vous dire que le Québec a besoin de vous, de votre authenticité, de votre amour, de votre sagesse », a raconté Mme Labbé.

je me sens utile. C’est comme ça qu’on se sent les aînés quand on nous demande notre opinion ou des choses à faire, on se sent utile », a témoigné Evelyne StOnge. D’autres aînés ont aussi été sollicités tels que Normand Pilot, Roger Vachon et Pauline St-Onge. Selon Geneviève Labbé, le projet d’une vidéo n’était pas planifié. « Au début, on s’est dit qu’on

ferait une chanson. Et j’ai sorti ma caméra, je ne sais même pas me servir d’une caméra, je sais encore moins faire du montage vidéo. J’ai appris... (rire). C’est un projet qui était avant tout très organique, authentique. Je me suis dit, c’est tellement beau ces moments-là, on va le filmer, puis finalement on avait tout ce qu’il fallait pour que ça devienne une vidéo! », a-t-elle raconté.

Aînés Les aînées étaient fières d’avoir contribué à la réalisation de cette œuvre musicale. « Je suis très honorée comme aînée. J’ai été surprise que les jeunes nous aient invitées. J’étais surprise de leur choix de parler des aînés; on a accepté d’y participer, ma sœur [Anne-Marie] et moi. Les jeunes nous ont dit ce qu’ils voulaient. C’était beaucoup de travail ensemble… En plus comme aînée,

Photo : Suzanne Régis

Par Suzanne Régis

Les participants étaient fiers de présenter leur œuvre musicale.

Lien Youtube pour voir la vidéo de la chanson : https://www.youtube.com/watch?v=V4FyShSBSmk&t=81s

PREMIÈRES NATIONS APTN

Par Chantale Potvin Journaliste

Winnipeg - Jean La Rose, l’actuel directeur général d’APTN, quittera l’organisme le 31 décembre 2019. Il souhaite relever de nouveaux défis. Cette annonce a été faite par Jocelyn Formsma, présidente d’APTN. Aussi, vu le renouvellement de la licence du réseau, ce départ convient à l’organisation et à M. La Rose.

Préparer son départ Les actuels dirigeants et responsables d’APTN sont conscients

qu’ils devront réorganiser la direction. « M. La Rose et le conseil se sont rencontrés l’automne dernier pour discuter du moment de son départ. Son contrat prend fin en 2019 et nous voulions nous assurer d’avoir suffisamment de temps pour préparer la transition, d’autant plus qu’il est à la tête du réseau depuis plus de 17 ans », a précisé Mme Formsma.

Une belle reconnaissance Évidemment, les membres du Conseil et tout le personnel d’APTN insistent pour saluer M. La Rose et lui souhaiter la meilleure des chances pour ce qui l’at-

tend. « Au nom du Conseil, nous sommes très reconnaissants d’avoir travaillé avec Jean au fil des ans. Nous continuons de lui accorder toute notre confiance et nous discutons même de la possibilité de faire appel à ses services pour l’avenir. Il a fourni un leadership inspirant à APTN et nous avons vu le réseau grandir sous sa vision », a ajouté Jocelyn Formsma qui a expliqué que M. La Rose travaillera jusqu’à la fin de son mandat, en décembre 2019. Cela permettra une transition harmonieuse et donnera au Conseil suffisamment de temps pour lancer une campagne nationale afin de trouver le prochain directeur général.

Photo : www.aptn.ca

4 • La Voix Des Premières Nations

[ Mai 2019 ]

Jean La Rose quitte ses fonctions

Jean La Rose quitte après 17 années de service.


PREMIÈRES NATIONS

Initiative d’innovation pour la construction de logements Journaliste

Afin d’améliorer la situation, le gouvernement du Canada, par le biais de l’Initiative d’innovation, cherche des moyens de créer de nouveaux partenariats avec les communautés autochtones en testant de nouvelles approches en matière de logement. C’est un secret de polichinelle, selon le Front d’action populaire en réaménagement urbain, un Autochtone sur cinq vit dans un logement nécessitant des réparations majeures. C’est trois fois plus que chez les non Autochtones. Il suffit de visiter les communautés pour réaliser que beaucoup d’Autochtones sont les personnes les plus mal logées au Canada. Seulement au Québec, quelque 183 000 Autochtones sont installés dans un logement de mauvaise qualité. Certains vivent à dix, quinze, dans des logements dont la capacité d’accueil prévoit quatre ou cinq personnes.

Activez vos cerveaux Pour développer une option gagnante, les Autochtones sont invités à soumettre leurs idées, demandes et projets les plus créatifs, en ce qui concerne des changements pouvant mener à l’amélioration des logements. Ce processus se déroule dans le cadre de l’Initiative d’innovation pour la construction de logements dans les communautés autochtones. Les évaluations se feront par l’équipe de Seamus O’Regan, ministre des Services aux Autochtones.

Des mots clairs « L’Initiative financera des projets créatifs dirigés par les Autochtones et qui visent à concevoir et à construire des espaces de vie efficaces, durables et adaptés à la culture dans les communautés rurales et urbaines des Premières Nations, des Inuit et des Métis », a déclaré le ministre O’Regan, qui en a fait l’annonce dans le cadre du Sommet 2019 sur la croissance du Canada.

Soutenus jusqu’au bout La mission de l’Initiative d’innovation souhaite faire entendre la voix et les idées des Autochtones. Pour aider les demandeurs, le volet « Accélérateur d’innovation », offre des services de mentorat et des conseils techniques pour que les projets se concrétisent et soient bénéfiques pour les communautés. Pour avoir de l’aide, un guide explique comment prése ter une demande et comment accéder au formulaire de demande sur le site Web de l’Initiative. Les documents peuvent aussi être envoyés par la poste.

Simple comme bonjour ! « L’Initiative d’innovation pour la construction de logements dans les communautés autochtones se fonde sur une idée à la fois simple et puissante : les meilleures solutions viennent de ceux qui vivent le problème au quotidien. Les résidants des

Photo : www.impact.canada.ca

Par Chantale Potvin

Le comité de travail est composé de Sean Willy, Will Goodon, Pamela Glode-Desrochers, Marcel Lawson-Swain, Dawn Madahbee Leach (absent : Terry Audla).

communautés autochtones comprennent bien les enjeux relatifs aux logements auxquels ils font face », ont conjointement déclaré Pamela Glode-Desrochers et Will

Goodon, coprésidents du comité directeur autochtone Initiative d’innovation pour la construction de logements dans les communautés autochtones.

Adresse Web et dates de dépôt Pour bénéficier d’une partie de l’importante somme d’argent prévue pour de nouveaux logements, les Autochtones peuvent consulter le site : https://impact.canada.ca/fr/defis/logements-autochtones. Les demandes pourront être déposées du 11 avril au 1er août 2019.

[ Mai 2019 ]

Galeries Montagnaises 29 - 30 - 31 mai 2019 1 - 2 juin 2019

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Sept-Îles / Uash@


NATION INNUE Une 26e patrouille des Rangers au Québec

Unamen Shipu persiste et signe journaliste

Inauguré par le 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens, la patrouille s’est officiellement fait connaître le 3 avril dernier. Hormis des Innus de la communauté, notons la présence du chef Bryan Mark et des dignitaires Benoît Mainville, lieute-

Photo : Caporal-chef Dominic Allard 2 GPRC

Unamen ShipuPlusieurs membres de la communauté d’Unamen Shipu viennent de permettre la création de la 26e patrouille des Rangers canadiens au Québec.

Les membres innus de la 26e patrouille des Rangers du Québec posent fièrement.

nant-colonel et sergent-major de Groupe, ainsi que Mathieu Giard, adjudant-chef.

Du pain sur la planche Pour 2019, il est prévu que les nouveaux Rangers auront droit à des formations militaires : navigation, communication, procédures de recherche et sauvetage, premiers soins, maniement d’armes, etc. Le but des Rangers est « d’être en mesure d’effectuer le plus rapidement possible et de façon sécuritaire, des opérations impromptues de courte durée dans leur zone géographique ».

Un chef fier Il est important de préciser que les membres des Rangers canadiens sont les représentants des Forces armées canadiennes dans les régions isolées, côtières et peu peuplées du Canada. « Unamen Shipu est honorée d’officiellement accueillir sa patrouille des Rangers canadiens

Photo : Caporal-chef Dominic Allard 2 GPRC

Événement heureux

Par Chantale Potvin

C’est avec fierté que le chef d’Unamen Shipu, Bryan Mark, a signé le parchemin officiel de la 26e patrouille des Rangers du Québec.

et de soutenir le Programme des Rangers juniors canadiens dans notre communauté. Nos Rangers représenteront fièrement notre communauté et ils accompliront efficacement les tâches qui

leur seront assignées en soutien aux Forces armées canadiennes. Longue vie à cette nouvelle collaboration », a lancé le chef Mark lors de la signature de l’entente.

NATION INNUE Les Météores de la Chambre de Commerce de Sept-Îles

Josée Leblanc ressort gagnante

6 • La Voix Des Premières Nations

[ Mai 2019 ]

Par Chantale Potvin journaliste

Uashat mak Mani-utenam L’Innue Josée Leblanc est repartie ravie de sa soirée lors de l’édition 2019 du Gala des entreprises « Les Météores » de la Chambre de commerce de Sept-Îles. Pendant ce Gala qui se déroule tous les deux ans, 17 prix et honneurs prestigieux sont remis à des personnalités et des gens d’affaires qui gravitent autour de la Ville de Sept-Îles. Pour sa part, Josée Leblanc est montée sur la scène pour recevoir deux prix, soit le Prix « Restauration, hébergement et tourisme », pour l’Hôtel-Boutique Atikuss et le Prix « Personnalité féminine de l’année ».

Une première Il est important de préciser que ce Gala en est à sa 28e édition et que Josée Leblanc devient la toute première femme autochtone de la région à recevoir un de ces prestigieux prix.

Les prix Météores 2019 La mission des prix de ce Gala, entièrement organisé par la Chambre de commerce de SeptÎles, est de célébrer la réussite des entreprises et des organismes du secteur.

Un honneur inattendu Lors de la remise du prix de la personnalité féminine de l’année, ce sont les duchesses du Carnaval de Québec qui ont lu le nom de la gagnante. « Pen-

dant quelques secondes, je me suis demandé qui d’autre que moi avait travaillé avec les du-

chesses. Je fus émue et étonnée. Je n’aurais jamais cru recevoir cet honneur un jour. C’est tellement

gros pour moi. Je partage ces prix avec mes équipes de travail », a fièrement confié Josée Leblanc.


NATION ALGONQUINE Tourisme à Kebaowek

Un grand projet voit le jour Par Chantale Potvin journaliste

La communauté de Kebaowek est en train de mettre en branle un projet touristique qui mettra le Lac Kipawa et la culture algonquine en valeur. Pour définir le lac qui borde la communauté, il est important de préciser qu’il y a près d’un millier de petites îles. Le lac compte 1600 kilomètres de rives et son étendue est de 365 kilomètres. Le lieu est reconnu pour sa grande beauté et ses îlots de verdure qui sont des lieux propices à la quiétude et à la contemplation de la nature. Le mot Kipawa est un terme algonquin qui se traduit par « c’est fermé », car il est facile de s’égarer sur les eaux de ce lac compte tenu des baies et des îles.

précise que les aménagements seront installés plus particulièrement près des rives du lac qui bordent la communauté. Les aménagements prévus comprennent une marina, une promenade, des espaces culturels, un stationnement et des stations de nettoyage pour les bateaux. Les travaux devraient débuter à l’été 2020.

Les deux autres phases Pour les prochaines années, en ce qui concerne la deuxième phase du projet touristique, la

Quelques précisions Pour mener à bien le projet, les responsables expliquent qu’ils travailleront avec les dirigeants du parc Opémican. « Je les vois comme des partenaires. Si les gens vont passer trois jours dans le parc, pourquoi ne viendraient-ils pas passer une demi-journée ou une journée ici à Kebaowek? » a déclaré Justin Roy, qui a ajouté qu’un coordonnateur culturel sera engagé afin de réaliser ce projet.

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Pour expliquer l’important projet, qui fait partie du plan de développement touristique de la communauté et qui s’échelonnera sur cinq ans, il s’agit en fait de valoriser la culture algonquine autour du lac Kipawa. Au moment d’écrire ces lignes, trois phases seront amorcées et toutes les demandes de subventions ont été déposées.

Première étape

Pour imaginer facilement le Lac Kipawa, on pourrait le comparer à une araignée.

Géographie de Kebaowek Également connue sous le nom d’Eagle Village, la communauté de Kebaowek est enclavée par la municipalité de Kipawa, dans la région de l’Abitibi. Elle est située à 40 kilomètres au nord de Timiskaming et le dernier recensement dénombrait 274 habitants.

Les gens de Kebaowek travailleront en collaboration avec les dirigeants du parc National d’Opémican afin d’attirer davantage de touristes.

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Photo: www.tourismequebec.com

construction d’un centre culturel est prévue. Ce centre permettra à plusieurs membres de la communauté de se réapproprier leur identité culturelle pour la faire découvrir aux touristes. Évidemment, des activités culturelles y seront vécues. Quant à la troisième phase, elle consistera à installer des unités d’hébergement typiquement algonquin.

[ Mai 2019 ]

La première partie du projet a pour mission claire d’aménager des infrastructures et des lieux pour accueillir les plaisanciers. Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, Justin Roy, agent de développement économique pour la communauté de Kebaowek,

Photo: www.journallereflet.com

Plus précisément...


PREMIÈRES NATIONS Le projet NIKA

Une initiative novatrice pour favoriser l’emploi des autochtones au sein des entreprises québécoises Par Stéphanie Fontaine-Dumais

Regroupement des centres d’amitié autochtone du Québec (RCAAQ)

Le projet Nika est une initiative novatrice pour les Autochtones, ayant comme objectif de faciliter la collaboration et la solidarité entre les travailleurs autochtones et les employeurs québécois, afin que chacun participe à la prospérité des populations autochtones et québécoises.

Le projet NIKA vise à faciliter l’embauche et la participation de travailleurs autochtones au sein des entreprises québécoises dans quatre villes pilotes, soit La Tuque, Roberval, Val-d’Or et Québec. Les Centres d’amitié sont au cœur de ce projet : ils sont des carrefours de services urbains, un milieu de vie et un ancrage culturel pour les Autochtones. Les Centres d’amitié travaillent

quotidiennement à favoriser une meilleure compréhension des enjeux, défis et problématiques des Autochtones en milieu urbain, tout en visant une cohabitation harmonieuse dans leur milieu. L’aspect novateur de l’initiative est l’accompagnement tout le long du processus, autant pour le travailleur que pour l’employeur, en offrant un service personnalisé et adapté. Pour participer au projet, il suffit d’entrer en contact avec la personne ressource de l’un des quatre Centres participants. Dans un premier temps, cette ressource spécialisée aidera les employeurs à cibler leurs besoins de main-d’œuvre. Parallèlement, elle évaluera les intérêts de chaque travailleur et identifiera les qualités et compétences de chacun. Ensuite, elle sera en mesure de proposer aux participants des

Le RCAAQ et ses différents partenaires souhaitent trouver des solutions à deux défis actuels du marché de l’emploi au Québec, soit la sous-représentation des travailleurs autochtones dans les entreprises et la pénurie de main-d’œuvre présente dans plusieurs régions de la province.

entreprises répondant le plus possible à leurs critères. Une fois les candidats et les employeurs jumelés, cette ressource supervisera la participation de chacun et offrira un accompagnement et un support aux deux partis.

quis et des compétences (RAC). Il y a aussi les stages en milieu de travail jumelés à un processus de RAC, les subventions salariales pour les employeurs et d’autres mesures qui pourront contribuer à la réussite de ce projet.

En effet, la raison souvent soulevée lorsqu’il est question de recruter des membres des Premières Nations au sein des entreprises québécoises est que celles-ci ne savent pas comment s’y prendre ou n’ont pas les ressources nécessaires au sein de leur équipe pour les accueillir adéquatement. Avec le projet Nika, ils auront une personne pour les guider et les accompagner à travers ce processus.

Les Autochtones désirant intégrer le marché du travail québécois sont admissibles pour participer au projet. Pour ce faire, il suffit d’entrer en contact avec la ressource Nika d’un des Centres participants.

Pour arriver à un tel résultat, le projet NIKA se servira de plusieurs leviers comme le processus de reconnaissance des ac-

Les partenaires du projet sont le CPQ (Conseil du Patronat du Québec), AXTRA (Alliance des centres-conseils en emploi), le Regroupement des Centres d’amitié autochtones du Québec (RCAAQ), la Commission scolaire de la Jonquière et le Groupe ADL.

PREMIÈRES NATIONS Pour les étudiants autochtones

8 • La Voix Des Premières Nations

[ Mai 2019 ]

Deux projets pilotes de milieux de vie communautaire Par Claudie Paul

Directrice du développement stratégique au RCAAQ

Le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (RCAAQ), mandaté par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MÉES), travaille présentement sur la mise en place de deux projets pilotes de logements et milieux de vie pour les étudiants autochtones, un à Trois-Rivières et l’autre à SeptÎles. La livraison est prévue au courant de l’année 2021. Ils seront dédiés aux étudiants autochtones qui poursuivent des études postsecondaires ainsi qu’aux élèves en formation aux adultes.

Les villes de Trois-Rivières et Sept-Îles ont été ciblées pour la réalisation de ces projets pilotes pour leur grande concentration d’élèves et d’étudiants autochtones ainsi que la présence à la fois d’un CÉGEP et d’une université. De plus, on constate que l’accès dans ces villes à un logement adéquat à un coût raisonnable, en particulier pour les familles, est difficile.

L’importance du logement Le logement constitue souvent un souci pour la poursuite des études, ces projets ont pour but de réduire les obstacles à la réussite scolaire, mais aussi de s’assurer que le retour ou la poursuite des études soit un suc-

cès pour tous les membres des familles concernées. En effet, il est entendu qu’en plus d’offrir des logements abordables, des services culturellement pertinents et intégrés seront offerts aux locataires et aux membres de leur famille. En ce sens, une approche holistique est préconisée dans le développement de ce projet pour prendre en compte l’ensemble des facteurs entourant l’étudiant. Concrètement, il est question d’une trentaine de nouveaux logements de type studio, 3 1/2, 4 1/2, 5 1/2 et 6 1/2 dans chacune des villes. Des espaces communs, une cuisine collective, des lieux d’expression culturelle ainsi que des services de garde y seraient intégrés.

Deux comités consultatifs Pour ce faire, le RCAAQ a créé deux comités consultatifs composés de partenaires locaux qui le conseillent dans la conception du projet et l’appuient dans son implantation dans les deux régions sélectionnées. De plus, en vue de bien répondre aux besoins de la clientèle cible et d’assurer le succès de ce projet, le RCAAQ et ses partenaires locaux ont tenu des consultations, par le biais de sondages et groupes de discussions, auprès des étudiant(e)s autochtones à Trois-Rivières et à Sept-Îles afin de déterminer leurs besoins et concevoir un modèle qui correspond à leur réalité.

La réalisation du projet est actuellement à l’étape d’élaboration des plans et devis, viendront ensuite les appels d’offres et la sélection des entrepreneurs. Les travaux de construction ou de rénovation devraient débuter au cours de la prochaine année.


Bonne fête des Mères !

Tshima minuashit « Par les yeux de sa tshitshishikumuau maman, on découvre tshinuau Ukaumauat ! la dimension de l’amour. » Citation de Jean Gastaldi

[ Mai 2019 ]

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Service des communications ITUM


NATION ATIKAMEKW Chronique développement économique

Un projet en agriculture se développe à Opitciwan Par Marie-Christine Tremblay CDEPNQL

Opitciwan - Dès cet été, la population d’Opitciwan pourra cultiver ses propres légumes ou les acheter à l’épicerie grâce à un projet stimulant et prometteur qui suscite beaucoup d’enthousiasme et d’espoir dans la communauté atikamekw.

sources de plusieurs partenaires sont mises à contribution, dont notamment le Centre d’innovation sociale en agriculture (CISA), le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) et le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH).

Un projet en deux volets

Il y a deux ans environ, Ernest Awashish, qui est agent de développement économique dans la communauté d’Opitciwan, a eu l’idée de ce projet. Il souhaitait que les membres de sa communauté puissent acheter des fruits et des légumes plus frais que ceux qui sont actuellement vendus à l’épicerie Opitciwonok et qui proviennent du SaguenayLac-Saint-Jean. En plus d’être de meilleure qualité, les fruits et légumes seront aussi plus abordables.

Le projet se divise en deux volets spécifiques : un volet collectif (commercial) et un autre qui est communautaire. Le volet collectif prévoit l’acquisition dans un premier temps de deux serres de grande dimension. La production commerciale dans ces deux serres débutera dans deux ans et servira à alimenter l’épicerie Opitciwonok. S’il y a des surplus de fruits et de légumes, ceux-ci seraient vendus à l’extérieur de la communauté, à Chibougamau ou au Saguenay-Lac-Saint-Jean par exemple.

Le projet vise plusieurs objectifs, dont les principaux sont d’améliorer et de développer de saines habitudes alimentaires et de vie des membres de la communauté, de contrer l’insécurité alimentaire et de créer des retombées économiques dans la communauté. Pour le réaliser, les res-

Le volet communautaire, quant à lui, prévoit l’établissement de jardins communautaires, qui pourront être entretenus par des institutions et organismes de la communauté. L’école secondaire, la maison des aînés et le centre de la petite enfance (CPE) ont notamment démontré leur in-

térêt a participer au projet. Des parcelles de terrain seront aussi attribuées à des familles et individus qui pourront les cultiver, les entretenir et récolter leurs productions. Le volet communautaire de ce projet de culture en serres vise d’abord la formation des participants, la sensibilisation de la population à cette nouvelle activité ainsi que l’appropriation « citoyenne » du projet par les membres de la communauté. Ce volet servira donc de tremplin pour les participants qui voudront continuer à cultiver des fruits et des légumes avec la future coopérative qui sera formée pour gérer ce projet.

Pour veiller au bon déroulement du projet, deux personnes seront embauchées par Développement économique Opitciwan. Le CISA a aussi embauché deux étudiantes en anthropologie pour mobiliser la communauté et observer les résultats du projet. De plus, deux étudiants en technique de gestion d’entreprises agricoles se joindront à l’équipe afin d’accompagner la communauté dans la mise en place et le maintien des jardins. Au total, il devrait donc y avoir une équipe terrain composée d’environ cinq personnes. L’objectif de l’étude est de pouvoir identifier des facteurs de réussite et de définir des étapes à suivre, qui pourront servir à

Déroulement et durée du projet L’objectif des promoteurs du projet est de commencer à utiliser les serres cette année, mais ce sera un défi, car ils doivent d’abord s’assurer de mettre en place un bon système d’approvisionnement en eau et en chauffage. De la terre doit aussi être achetée en grande quantité ainsi que du compost, car le sol d’Opitciwan est très sablonneux et peu propice à l’agriculture. De plus, des clôtures devront être installées autour des jardins communautaires afin de les protéger des chiens et du vandalisme.

d’autres communautés qui voudraient implanter un projet similaire. Actuellement, le projet est en cours pour une période de trois ans et il en est à sa première année. L’objectif du CISA est d’offrir un accompagnement assez complet qui lui permettrait de se retirer à la fin du projet tout en ayant l’assurance que celui-ci pourra être pris en main par la communauté. D’ailleurs, M. Awashish espère que ce projet devienne permanent. Il a aussi bon espoir de voir des jeunes développer un intérêt pour l’agriculture par le biais des activités de promotion, de sensibilisation et de formation qui seront organisées.

La Commission de développement économique des Premières Nations du Québec et du Labrador (CDEPNQL) est une organisation qui a pour mission de représenter, de promouvoir, de soutenir et de défendre les intérêts des Premières Nations du Québec et du Labrador en matière de développement socioéconomique. Tél. : 418 843-1488 Site Web : cdepnql.org

Dossards orange en forêt

Les atikamekw d’Opitciwan exemptés Par Marie-Christine Tremblay CDEPNQL

Opitciwan- Afin de mettre les choses au clair avec les agents de la protection de la faune et la Sureté du Québec, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a stipulé que les Atikamekw ne sont pas tenus de porter un dossard orange lorsqu’ils circulent sur leur territoire ancestral. En termes précis, l’extrait de

la déclaration du Conseil déclare : « les Atikamekw d’Opitciwan ont le droit inaliénable de circuler sur leur territoire ancestral sans être tenus de revêtir un vêtement de couleur orangé fluorescent pour la chasse lorsqu’ils ne pratiquent pas une activité de chasse ».

Sûreté du Québec qui agissaient à titre d’agents de la protection de la faune. Ils avaient émis un constat d’infraction, car un Ati-

Photo : ww.rendezvousnature.ca

10 • La Voix Des Premières Nations

[ Mai 2019 ]

NATION ATIKAMEKW

Historique Cette déclaration du Conseil fait suite à une infraction, survenue à l’automne 2016. Elle avait été constatée par deux agents de la

Les Atikamekw d’Opitciwan ne seront plus obligés de porter de tels dossards en forêt.

kamekw se trouvait sur son territoire familial alors qu’il ne portait pas de dossard fluorescent. Lors de son arrestation, entre le barrage Gouin et Parent, en plein cœur de la forêt, l’homme tenait une arme dans sa main, ne chassait pas et il était debout devant son véhicule stationné.

Discussions et conclusions C’est après avoir réalisé ce constat et après des discussions entre les

avocats du Conseil d’Opitciwan et le procureur de la Couronne que la décision a été prise. « Malgré les nombreux cas signalés, les agents qui patrouillent sur notre territoire ne sont pas mieux formés et conscientisés à la spécificité autochtone. Nos membres devront-ils éventuellement revêtir un dossard orange 365 jours par année pour accéder à notre territoire ? Je vous donne ma parole que nous ne laisserons pas un tel scénario se reproduire », a conclu Christian Awashish, le chef de la communauté.


Aucune langue ne peut !primer la beauté et la force d ’une mère. Bonne fête à tout" l" mamans De l’équipe de La Voix des Premières Nations

[ Mai 2019 ]

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Les Astres et Vous

Par : Innustradamus, Medium... Saignant Né en mai – L’outarde

Vous serez soumis à une batterie de tests afin de découvrir le mal que votre corps vit. Vous mangez trop de sel sous toutes ses formes. Grande possibilité que vous fassiez de la haute tension artérielle. Il faudra prendre le taureau par les cornes et suivre un régime sans sel. Votre santé est importante tout en considérant que vous prenez de l’âge. Sur le plan sentimental, vous et votre partenaire de vie, vivez un amour inconditionnel. Ça fait plus de dix ans que vous êtes ensemble et c’est encore pour longtemps.

Né en juin – Le saumon

Vous allez recevoir de bonnes nouvelles pour votre demande d’emploi auprès des services sociaux de votre communauté. Vos connaissances dans le milieu social vous permettront de combler un poste qui vous ira comme un gant. Un gros travail vous attend. Soyez à la hauteur et tout ira bien. D’autre part, vos finances vont assez bien. Vous devriez prendre l’habitude d’économiser pour vous payer de nouveaux meubles. Ceux que vous possédez actuellement sont démodés et usés.

Né en juillet – Le renard

Sur le plan sentimental, vous avez de la facilité pour entrer en contact avec les personnes du sexe opposé. Profitez de cette qualité pour réfléchir sur votre avenir amoureux. Les astres estiment que c’est votre chance de mettre fin à un célibat qui dure depuis vingt ans. Un bel avenir côté cœur est inscrit dans les astres. Côté santé, vous aurez des douleurs aux jambes et quelquefois des crampes. Vous marchez très peu et vous manquez d’exercice. Commencez des marches de santé dès maintenant.

Né en août – Le porc-épic

Il est temps de mettre de l’ordre dans vos finances. Le petit dernier a des trous dans ses bas et votre plus vieux a les cheveux jusqu’aux genoux. De plus, vous recevez de nombreux appels téléphoniques de vos créanciers qui vous menacent d’envoyer votre nom chez Équifax. Tant et aussi longtemps que vous ne réglerez pas vos dettes, votre situation financière vous causera des migraines qui pourraient se traduire par une dépression. Prenez le temps de préparer un nouveau budget.

Né en septembre – La ouananiche

Né en janvier- Le caribou

Né en octobre – Le loup

Né en février – La martre

Né en novembre – Le castor

Né en mars – Le vison

Né en décembre – Le lièvre

Né en avril – La truite grise

Votre vie sentimentale est au point mort. Votre partenaire de vie a coupé la communication. Il y a quelques jours, vous êtes entré aux petites heures du matin avec une caisse de 24 sous les bras. Cela a déclenché dans votre couple d’interminables discussions qui vont mettre en péril la survie de votre couple. Les astres et tout votre entourage vous recommandent fortement d’aller en thérapie. C’est la seule solution à court terme. Prenez ce temps pour réfléchir à votre avenir afin de reprendre le droit chemin.

Bientôt vous devrez rencontrer votre médecin de famille pour passer des tests pour ce mal de dos qui vous fait souffrir énormément. Selon les astres, il est fort possible que vous ayez un nerf de coincé dans vos disques lombaires. Ce n’est pas un cadeau, vous devriez demander à votre médecin de passer un scanner. Cela vous donnera un diagnostic sur votre colonne vertébrale. Côté vacances, vous planifierez un voyage à Niagara Falls. C’est le rêve de vos enfants et il se réalisera.

Cela fait plusieurs fois que vous cherchez du temps pour vous évader. L’occasion se présentera dans la troisième semaine de ce moisci. Un gain important à la loterie vous permettra de sortir un peu de la communauté. Vous êtes grandement fatigué et le moment est venu de vous reposer. Votre travail est devenu très éreintant, dû aux difficultés qu’engendrent votre poste actuel. Prenez le temps de vous offrir deux semaines de vacances et partir dans le bois dans le territoire de chasse de votre père.

Vous tomberez en amour très prochainement. Une vieille connaissance vous fera la cour et vous serez ensorcelé par son regard et ses paroles pleines de tendresse. Vous êtes divorcés tous les deux et rien ne vous empêche de vivre ensemble et d’avoir une dizaine d’enfants. Tout cela arrive à point, l’ennui devenait insoutenable et vous commenciez à faire de l’insomnie. La personne avec qui vous vivrez a du «cash». Vous serez comblé de toutes parts et vous connaitrez un bonheur assuré.

ÉTUDES AUTOCHTONES // Anicinape 1 (LAU1401 ) - le lundi soir, de 19 h à 22 h // Aspects juridiques des affaires autochtones (JUR1118 ) - le mardi soir, de 19 h à 22 h AUSSI OFFERT: // Microprogramme de 2e cycle en gestion publique en contexte autochtone

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Votre vision vous joue des tours. Vous n’êtes plus en mesure de lire votre journal comme vous le faisiez il y a quelques mois. Si vous faites du diabète, allez consulter. Côté finance, des rentrées de fonds inattendues feront votre bonheur et celui de votre entourage. Pas moins de 20 000$ iront directement dans vos poches. Des faux amis apparaîtront comme par magie et viendront souvent vous voir pour discuter de projets. Possibilité que vous partiez en vacances à Cuba ou au Mexique.

Votre frigo est sur le point de rendre l’âme. Il faut rapidement le changer et en acheter un neuf. Par chance, vous êtes une personne qui sait économiser. Votre compte en banque est de 6 476,09$, vous en avez amplement pour vous acheter de la qualité. De plus, dans les prochaines semaines, vous ferez l’acquisition d’un cheval qui agrémentera vos sorties quotidiennes et vos enfants seront immensément heureux. Profitez de la période estivale qui s’en vient. Vous ferez fureur dans la communauté avec votre cheval.

La Voix Des Premières Nations • 13

COURS OFFERTS À L'AUTOMNE 2019 À TEMPS PARTIEL SUR CAMPUS ET À DISTANCE

Vous vous apprêtez à procéder à votre grand ménage du printemps. Votre sous-sol est sens dessus dessous et le temps est grandement approprié pour éliminer les coquerelles qui ont élu domicile chezvous... sans parler du nid de mulots en dessous de l’escalier. Vous ne manquerez pas de main-d’œuvre, toute la parenté et plusieurs de vos amis participeront à ce grand ménage. Le mois de mai sera une période intense sur le plan sentimental. Une idylle soudaine viendra mettre un peu de piquant dans votre vie.

[ Mai 2019 ]

MICROPROGRAMME ET CERTIFICAT EN

Vous êtes dur comme la couenne de porc dans vos relations avec le sexe opposé. Vous devriez attendrir votre cœur qui mériterait des actions pour le décompresser. Sortez un peu de votre bulle et faites un peu de social. Vous possédez une automobile et vous pourriez aisément faire des promenades en invitant des personnes de sexe opposé et vous trouveriez sûrement l’âme sœur. Côté financier, vous tentez présentement de joindre les deux bouts. Des factures impayées vous nuisent.


PREMIÈRES NATIONS Injustices faites aux femmes et aux filles des Premières Nations

L’APNQL fait appel aux Nations Unies

Journaliste

Wendake - C’est en parallèle avec la 18e session de l’Instance Permanente sur les questions autochtones des Nations Unies, qui s’est tenue à New York du 22 avril au 3 mai, que l’APNQL s’est exprimée haut et fort pour la cause des femmes. Pendant l’événement, l’APNQL a orchestré « Honorer les victimes, porter la voix des survivantes » afin d’exposer les horreurs vécues au Québec.

Abus à Val d’Or L’événement avait pour mission de recourir aux hautes instances internationales, tel que l’ONU, pour demander de traiter les plaintes relatives aux cas de discrimination dont sont victimes les femmes autochtones, particulièrement celles qui ont subi des abus policiers à Val d’Or.

Loin d’être une première! Ce n’est pas le premier balbutiement de l’APNQL pour la cause, car une telle demande avait été formulée lors des audiences de l’Enquête nationale sur les femmes et filles assassinées et disparues et lors de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec.

Une solide délégation Lors des rencontres avec l’ONU, pour le voyage à New York, afin de défendre cette louable cause, le chef Ghislain Picard était accompagné de Verna Polson, Grande cheffe du Conseil de la Nation Algonquine Anishnabeg, d’Adrienne Jérôme, cheffe de la Première Nation de Lac Simon, de Sharon Hunter, cheffe de la Première Nation de Long Point, de Viviane Michel, présidente de Femmes Autochtones du Québec et de la procureure de l’APNQL, Me Wina Sioui.

Photo: www.ici.radio-canada.ca

Par Chantale Potvin

Verna Polson, la Grande cheffe du Conseil de la Nation Algonquine Anishnabeg, faisait partie de la délégation du 24 avril, à New York

PREMIÈRES NATIONS Exploitation sexuelle

14 • La Voix Des Premières Nations

[ Mai 2019 ]

Outil pour les femmes autochtones Par Chantale Potvin Journaliste

Montréal - Les policières Josée Mensales et Diane Veillette viennent de publier « Mon ami... mon agresseur : regards sur la prostitution chez les premières nations et les inuits en milieu urbain ». Leur projet d’écriture avait pour but de détruire les trop hautes barrières de la méconnaissance.

projet instauré en 2010 par le Service de police de la Ville de Montréal. Intitulé « Les Survivantes », ce projet avait été rédigé pour contrer l’exploitation sexuelle. C’est tout récemment que ce programme a été adapté à la réalité des femmes autochtones. Le livre veut donc donner des outils aux policiers, aux intervenants, aux victimes et à leurs proches.

Très réalistes!

Des témoignages véridiques

Conscientes que leur livre n’effacera jamais toute la souffrance vécue, les deux auteures espèrent toutefois qu’elles contribueront à briser les tabous et à repousser les frontières de l’indifférence. Ce livre est la suite d’un

Le livre des deux policières contient des histoires de vie. Ces histoires veulent donner une meilleure compréhension des divers enjeux en cause. Ainsi, d’une page à l’autre, des témoignages de personnes œuvrant dans des

organismes clés feront mieux comprendre le système qui est en place et qui est inévitablement à repenser. Aussi, le but des auteures est d’aider à abolir les trop nombreux préjugés et à mieux protéger les femmes autochtones, peu importe leur lieu de vie.

Disponible partout Rédigé en anglais et en français, le livre « Mon ami... mon agresseur : regards sur la prostitution chez les premières nations et les inuits en milieu urbain » est publié par Hannenorak et est disponible dans toutes les librairies au prix de 21,95 $.


PREMIÈRES NATIONS Chronique touristique

La route des pow-wow : venez faire la fête Par Tourisme Québec

autochtone

tions se faisant une fierté d’exposer le travail de leurs meilleurs artisans et créateurs. Ensuite, bien sûr, à travers les chants et la musique, sans oublier les saveurs autochtones.

Le pow-wow est l’occasion d’une véritable immersion dans les différentes cultures traditionnelles autochtones et la réappropriation de nos identités. D’abord par le biais de l’artisanat et de la confection de vêtements, les Na-

Toute l’équipe de Tourisme Autochtone Québec désire vous souhaiter une bonne route des pow-wow sur le Québec autochtone et de riches partages de nos cultures millénaires!

Photo: Pixabay

Il faut le vivre pour réaliser à quel point le pow-wow est une célébration importante au Québec : le moment unique de voir chaque année rassemblées plusieurs Nations d’ici et d’ailleurs. Certains pow-wow attirent plusieurs milliers de spectateurs de différentes provenances. Ils sont indissociables de l’été québécois. Vé-

ritables festivals où le partage est roi, ces rassemblements sont des moments forts du calendrier des Premières Nations où sont perpétuées nos cultures et nos traditions.

La plus belle des roses se trouve dans le coeur d ’une maman. La Voix Des Premières Nations • 15

Bonne fête des Mères

[ Mai 2019 ]

Que cette journée des mamans soit la plus belle pour toutes les mamans du monde.


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Mai 2019 (Vol. 22 - 04)  

Mai 2019 (Vol. 22 - 04)  

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