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Parc Éolien

Grand projet des Innus LAC-SIMON: Les Algonquins s’opposent à Mine Canadian Malartic p-6 UASHAT: La 11e édition du Symposium d’art Mamu ravit les visiteurs p-11 MATIMEKUSH: Cinq jeunes parcourent 300 km sur le territoire ancestral p-15 RBA Groupe financier vous offre des produits et services financiers adaptés à vos besoins  

 

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La voix des Premières Nations 7 000 copies 19 communautés 8 nations 80% lectorat autochtone

Kawawachikamach

Schefferville Matimekush / Lac John

Pikogan

Uashat mak Mani-utenam

Opitciwan

Ekuanitshit

Pakut-shipit Unamenshipit

Nutashkuan Wemotaci

Pessamit

Mashteuiatsh Essipit

Malécite

Listuguj Wendake

Manawan

Wôlinak Odanak

Peuples présents depuis des millénaires!!!

(N° ISSN Bibliothèque Nationale du Canada : Imprimé : Innuvelle ISSN 1480-638X Électronique : Innuvelle ISSN 1480-6398)

Équipe du journal Directrice générale : Suzanne Régis Rédactrice en chef : Suzanne Régis

Nous rejoindre Vous avez une nouvelle ? Contactez-nous : 418 962-3550 innuvelle@globetrotter.net

Journaliste : Chantale Potvin Conseillère en publicité : Véronique Régis

• Octobre 2016

Administration et comptabilité : Isabel Tremblay Collaborateur : Arthur Fontaine Correctrice : Michèle Bergeron Photographe (page couverture) : Hydro-Québec Infographie : Linda Renaud (MAP DESIGN) Imprimerie : Hebdo Litho Tirage : 7 000 copies Merci à nos partenaires : Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam, Institut Tshakapesh

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Vous avez une publicité ? Contactez-nous : 418 962-3535 vr.innuvelle@globetrotter.net Siège social d’Innuvelle 108-B, boul. des Montagnais Sept-Îles (Québec) G4R 5P9 Télécopieur : 418 962-3575

Coupon d’abonnement pour le journal Innuvelle Nom : Adresse : Tél. :

No bande :

Particulier / Étudiant / Travailleur autonome : 75 $ / année (taxes en sus) Organisme / Commercial / Institutionnel / Cabinet : 85 $ / année (taxes en sus) Émettre le chèque au nom de : Innuvelle Les Autochtones voulant être exempts de taxes doivent fournir leur numéro de bande.

Adresse : 108-B rue Montagnais, Uashat (Québec) G4R 5P9


Parc éolien

Plus que du vent pour bientôt!

Par Chantale Potvin

Uashat mak Mani-utenam — Le grand projet des Innus devrait bientôt voir le jour et c’est dans le secteur de Rivière-Pentecôte, tout près de Port-Cartier, que s’érigera un parc éolien de 600 M$. Dès qu’il sera mis en branle, le projet sera baptisé Apuiat, mot innu qui signifie «bois de fabrication des avirons». i le tout se réalise, le parc innu pourra compter quelque 85 éoliennes et la totalité de l’énergie produite sera de 200 mégawatts. Au moment d’écrire ces lignes, aucun travail n’est encore enclenché, mais tout augure bien pour les neuf communautés innues de la Côte-Nord, car le gouvernement du Québec leur a garanti, en décembre dernier, un bloc d’énergie de 200 MW dans le cadre de sa stratégie énergétique 2006-2015.

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Des alliés de taille Pour la construction du projet, la Nation Innue a sollicité Boralex, compagnie canadienne qui construit et exploite des sites de production d’énergie renouvelable au Canada, en France et aux ÉtatsUnis. Boralex s’associera à RES Canada, organisation canadienne qui est l’une des plus importantes entreprises d’énergie renouvelable, de transport et de stockage d’énergie du Canada. Comme preuve de leur compétence et de leur savoirfaire, depuis 35 ans, les entreprises du groupe RES ont construit plus de 145 grands projets dans 10 pays.

Innue souhaite obtenir toutes les autorisations nécessaires pour 2017 et le projet devrait être en opération pour 2018 ou en 2019. Il faudra aussi négocier avec Hydro-Québec pour signer le contrat d’approvisionnement. Quoi qu’il en soit, tous les partenaires concernés prévoient une mise en service d’ici trois ans.

Les derniers ajustements

L’éolienne est le successeur temporel du moulin à vent. Grâce à un ensemble de dispositifs ingénieux, l’énergie du vent est transformée

Définition de l’éolienne

Que du positif! Pour résumer les suites du projet Apuiat, les revenus seront distribués

Pour les prochains mois, la Nation

en énergie électrique. Les pays du monde où les champs éoliens sont les plus nombreux sont la Chine, les États-Unis, l’Allemagne, l’Espagne, l’Inde et le Royaume-Uni. De plus, selon les données officielles de l’Association canadienne de l’énergie éolienne, avec 2 883 mégawatts, la province de Québec est au deuxième rang parmi les provinces canadiennes en termes de puissance d’énergie éolienne installée sur son territoire. Cet impressionnant total serait suffisant pour alimenter près d’un million de foyers québécois en électricité.

En bref Fouilles archéologiques

Ekuanitshit est un trésor Ekuanitshit-(CP) — Dans son prochain journal, INNUVELLE traitera d’un projet archéologique qui est présentement en cours à la réserve de parc national de l’archipel-de-Mingan. Parmi les sites paléohistoriques connus de la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan, celui de l’île Nue de Mingan se distingue comme étant le plus vaste et le plus diversifié. L’équipe du Programme de Recherches Archéologiques d’Ekuanitshit y a entrepris des fouilles. Dirigés par l’anthropologue-archéologue Jean-Christophe Ouellet, ces travaux sont accomplis par une équipe composée majoritairement de fouilleurs innus issus de la communauté d’Ekuanitshit. Les recherches en cours se dérouleront jusqu’au 30 septembre 2016.

En bref

Témoignage de Jean-Sébastien Vollant Odanak — Au printemps dernier, Jean-Sébastien Vollant, un jeune de la communauté Mani-utenam obtenait son diplôme d’études secondaires (DES) au Centre régional d’étude autochtone (CRÉA) situé à Sept-Îles. Son objectif poursuivre ses études à KIUNA. Nous l’avons donc rencontré à Kiuna et voici ses premières impressions: «Kiuna, c’est beaucoup mieux que ce que j’imaginais. Tout le monde est proche, il y a un sentiment de proximité. J’ai un fort sentiment d’appartenance au groupe». «J’aime mes cours! La majorité des sujets abordés en classe me permettent d’en apprendre davantage, et ce, même sur ma propre communauté! Les professeurs sont disponibles pour nous. Nous recevons plusieurs services afin de nous aider à réussir. Je m’implique à tous les niveaux. Je vous encourage fortement à nous rejoindre, a-t-il conclu.

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Pour expliquer où en est la Nation Innue, bien loin du laxisme, les responsables du dossier du parc éolien s’activent à préciser plusieurs points. À ce titre, Ricky Fontaine, directeur général de l’administration Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam (ITUM) est un des piliers du projet. «Il reste beaucoup de choix technologiques à faire. Tout le raffinement pour arriver à

entre les neuf nations innues de la Côte-Nord. Pour le chef d’ITUM, Mike McKenzie, il s’agit d’un projet structurant pour toutes ces communautés. «Après la première pelletée de terre, 400 personnes pourraient travailler pour la construction. Après, Apuiat créerait entre 10 et 15 emplois permanents. Toutefois, la stratégie d’employabilité et d’approvisionnement reste à définir», a expliqué le chef McKenzie.

Octobre 2016 •

Encore du travail à faire

des réponses claires, nettes et précises va venir au fur et à mesure des prochaines étapes», a-t-il déclaré en ajoutant que la Nation Innue et Boralex enclencheront bientôt un processus de consultations. «C’est un projet important, et l’échéancier dépendra de la vitesse à laquelle on sera capable de réunir un consensus large et une acceptabilité sociale satisfaisante», a renchéri M. Fontaine.


Mortalité chez les Autochtones

Des chiffres effarants Uashat mak Mani-utenam — Un récent rapport de Statistique Canada met en lumière les taux de mortalité dans la population des Premières Nations. Ainsi, selon des sources du gouvernement du Canada, l’espérance de vie des membres des Premières Nations est inférieure de six ans à la moyenne canadienne. our calculer les statistiques, une cohorte a été observée de 1991 à 2006. Ainsi, 57 300 répondants, femmes et hommes des Premières Nations, ont participé à l’enquête. Pour expliquer les taux de mortalité versus les facteurs communautaires, les points suivants ont été évalués : le revenu, la scolarité, l’activité sur le marché du travail et le logement.

P

Selon les conclusions du rapport, «les groupes autochtones du Canada

connaissent des taux de mortalité et de morbidité plus élevés que ceux de la population non autochtone». Pour en venir à ces malheureux chiffres, les rédacteurs se sont basés sur de sérieuses études qui ont comparé l’état de santé des populations autochtones et non autochtones. Pour ne parler que du diabète, il est possible de lire ceci sur le site de Santé Canada: «Bien que le diabète ait été une maladie rare chez les populations autochtones de l’Amérique du Nord avant 1940, les taux ont augmenté rapidement après 1950 et, dans certaines communautés, ils atteignent maintenant des proportions épidémiques».

Pauvreté égale mortalité Selon la recherche menée par Statistique Canada, «un statut socioéconomique plus faible, mesuré par des variables comme le revenu, le niveau de scolarité et la situation d’activité, est associé à des taux de

mortalité élevés». À la lumière de diverses études, les recherches ont conclu que le taux de mortalité est donc justifié par la pauvreté. Aussi, «le fait de vivre dans un quartier ou une collectivité à faible revenu, est associé à de moins bons résultats en matière de santé», peut-on lire dans les conclusions du document de l’enquête.

Une mauvaise qualité de vie Même si peu d’études ont été réalisées relativement à la santé des populations autochtones du Canada, d'autres études ont établi des liens entre la mortalité chez les peuples autochtones versus le surpeuplement dans les logements, l’isolement, le revenu et la délinquance. Aussi, les chercheurs ont tenu compte des statistiques reliées à la mortalité infantile, à la violence, au taux de suicide, à la tuberculose, à l’hépatite A et aux diverses causes

d'hospitalisations. Bref, à ce chapitre, plusieurs problématiques observées dans une grande majorité des communautés canadiennes ont été soulevées pour expliquer les taux de mortalité.

Et les conclusions… Selon le rapport, le taux de mortalité pour les personnes vivant dans des collectivités ayant une composante du revenu inférieure à la moyenne était plus élevé de 24% que pour les personnes vivant dans des collectivités où cette composante était supérieure à la moyenne. Or, malgré tous ces chiffres qui peuvent sembler éxagérés aux yeux de certains lecteurs, il ne faut pas oublier que plusieurs autorités des Premières Nations du Canada tendent à améliorer les conditions de vie des gens qui habitent dans les communautés. Ainsi, des programmes sont instaurés ici et là pour améliorer les conditions de vie.

Chantale Potvin

Par Chantale Potvin

Les taux de mortalité infantile et de bébés mort-nés dans les diverses communautés autochtones du Québec continuent d’être deux à trois fois plus élevés que ceux des non-autochtones.

La clientèle Kapatakan Gilles Jourdain est un centre résidentiel communautaire (CRC) qui offre un service d’hébergement. Nous accueillons exclusivement des adultes autochtones (hommes et femmes), purgeant une (ou des) sentence(s) dans une institution provinciale ou fédérale, qui ont des permissions de sortir à des fins de réinsertion sociale, des permissions de sortir préparatoire à la libération conditionnelle et ceux en libération conditionnelle. Nous accueillons également ceux qui ont reçu une mesure sentencielle leur permettant d’évoluer en milieu ouvert. En fait, nous pouvons accueillir les clients sous le coup d’une ordonnance de probation avec suivi, d’une ordonnance de probation avec travaux communautaires et d’une ordonnance de sursis. Par contre, ils doivent avoir le désir et la volonté de compléter le programme de réhabilitation de 12 semaines que nous offrons. Le processus d’admission est enclenché sur la demande volontaire du contrevenant et avec l’autorisation de son intervenant correctionnel.

La langue d’usage Tous les documents du programme étant en français, les ateliers se donnent en innu et français. Par conséquent, les clients devront être en mesure de comprendre, lire et parler le français aisément. Notre centre offre 20 lits, 18 en provenance de la clientèle provinciale et 2 de la clientèle fédérale. Une chambre adaptée de 2 places peut même accueillir les personnes à mobilité réduite et/ou les femmes.

L’approche

• Octobre 2016

Nous préconisons une approche basée sur la culture autochtone. En fait, nous offrons un programme de guérison abordant diverses thématiques visant à outiller nos résidents dans leur démarche de réinsertion sociale et ce, par une prise de conscience quant à leur parcours criminel. De plus, nous les guidons pour trouver des pistes de solutions afin ne plus retourner dans leurs anciens comportements ainsi que dans le système judiciaire.

POUR NOUS JOINDRE CRC Kapatakan Gilles Jourdain 60, rue Innut Mani-utenam (Québec) G4R 4K2

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Téléphone : 418 927-2984 Télécopieur : 418 927-3523 Courriel : kapatakan@globetrotter.net Site web : www.kapatakan.ca


Violence faite les femmes

Le cycle infernal peut finir Par Chantale Potvin

À l’heure où une Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées vient d’être enclenchée au Canada, la question de la violence chez les femmes autochtones est d’actualité. En comprenant la gravité de la situation, les divers intervenants et les femmes concernées pourront mieux agir afin de briser ce cycle infernal qui perdure depuis trop d’années. elon les chiffres de Statistique Canada, les femmes autochtones connaissent des taux de violence beaucoup plus élevés que les femmes non autochtones. Ainsi, la probabilité que les femmes autochtones, à partir de l’âge de 15 ans, fassent l’expérience de la violence est 3,5 fois plus élevée qu’elle ne l’est pour les femmes non autochtones. Aussi, les taux de vio-

S

lence conjugale envers les femmes autochtones sont trois fois plus élevés que pour les femmes non autochtones.

La mort, rien de moins! En observant les formes de violence les plus graves, c’est-à-dire qui peuvent constituer un danger de mort, 54 % des femmes autochtones ont signalé avoir été victimes de formes graves de violence familiale, comme avoir été battue, étranglée, avoir eu un fusil ou un couteau pointé sur elles ou avoir été victimes d’agressions sexuelles. De plus, 27% des femmes autochtones ont signalé avoir subi 10 agressions ou plus du même contrevenant par rapport à 18% chez les femmes non autochtones. En cinq ans d’enquête, le nombre de femmes non autochtones ayant signalé les formes les plus graves de violence a diminué et il est passé

de 43% à 37%. Or, le nombre d’attaques similaires faites aux femmes autochtones, soit 54%, est resté inchangé. Aussi, les taux d’homicide de femmes autochtones sont près de sept fois plus élevés que ceux des femmes non autochtones. Les forces policières présument que six crimes violents sur 10 perpétrés contre des Autochtones ne sont pas signalés.

Un témoignage plein d’espoir L’Atikamekw, Marie-A. C., a bien voulu raconter son expérience de violence conjugale qui a duré près de trente ans. Aujourd’hui âgée de 47 ans, elle a rencontré son ex-conjoint à l’âge de 15 ans. «Déjà, dès la rencontre, il y avait des indices de violence. Il me parlait mal et il avait toujours des doutes sur mes allées et venues. Avec les années, tout est allé en empirant. C’est parti avec des petites remarques insignifiantes pour se rendre à la menace de mort», a

confié la dame qui est parvenue à s’en sortir et qui s’est extirpée de cet enfer il y a deux ans.

Des conseils aux jeunes femmes Pour celles qui pensent vivre de la violence, peu importe le type de violence, Marie-A. C. prodigue de sages conseils. «Malgré l’amour qu’elles croient ressentir pour leur homme, elles doivent partir à tout prix. Ce n’est pas normal de recevoir une gifle. Ce n’est pas nor-

mal de se faire traiter de tous les noms. Ce n’est pas normal d’être contrôlée par un individu qui voudrait nous enchaîner pour que nous soyons son esclave. Des amis, des gens de la famille, des organismes, des thérapeutes sont là, un peu partout dans la province, pour nous venir en aide. Sortez, les femmes! Quittez ces nids malsains! Le bonheur existe. Il est important de comprendre que ce n’est pas ça, l’amour», a conclu Marie-A. C. avec un sourire puissant et sincère comme la vie.

Quand j’ai eu le courage de le quitter pour de bon, il était étendu au milieu de la rue devant des dizaines de témoins et il jurait qu’il cesserait la violence, qu’il serait le meilleur mari du monde. Je ne l’ai pas cru et j’ai bien fait. Je me suis choisie ce jour-là. Marie-A. C.

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Mine Canadian Malartic

Les Algonquins s’opposent Lac-Simon — Les chefs des trois Premières Nations algonquines d’Abitibiwinni, de Lac-Simon et de Long-Point s’opposent aux activités actuelles de la mine Canadian Malartic, l’une des plus grandes mines d’or au Canada. Pour faire connaître leurs demandes, un rassemblement a été organisé. our s’objecter au projet d’expansion de la mine située à Malartic, près d’une centaine d’Algonquins ont manifesté leur désaccord devant la fosse de la compagnie. Il faut préciser que Malartic est une ville minière située en Abitibi-Témiscamingue. Les chefs concernés étaient David Kistabish, chef de la Première Nation d’Abitibiwinni, Pamela Papatie, chef inté-

P

rimaire de la Première Nation de Lac-Simon et Derek Mathias, chef de la Première Nation de LongPoint.

Les points précis Dans leurs revendications, les Algonquins, qui n’ont jamais consenti à l’installation de cette industrie, demandent à l’entreprise de respecter leurs droits territoriaux. «Nous ne sommes pas contre le développement, mais nous sommes un acteur incontournable en ce qui a trait à l’exploitation et à l’utilisation de notre territoire ancestral. Nous exigeons le respect de nos droits, dont celui au consentement libre, préalable et éclairé», a indiqué David Kistabish, qui a rappelé que le territoire Anicinapek Aki, là où est installée la mine qui opère depuis 2011, est occupé depuis des milliers d’années par son peuple.

Des normes gouvernementales bafouées

les propriétaires ancestraux du territoire. Nous avons un titre et des droits sur ces terres. La compagnie et le gouvernement doivent les respecter», a insisté Derek Mathias.

Dans leur argumentaire, les Algonquins ont rappelé la norme en matière d’exploitation. Cette norme stipule que les entreprises doivent s’entendre avec les Premières Nations sur les répercussions et les avantages de leurs opérations. «Pourtant, à l’heure actuelle, Canadian Malartic n’a convenu d’aucune entente avec nous et le peu qu’elle nous propose est inacceptable», a insisté la chef intérimaire de LacSimon, Pamela Papatie.

«À défaut d’une entente négociée, nous utiliserons tous les moyens mis à notre disposition pour faire respecter les droits et intérêts de la Nation Algonquine», ont clamé en chœur les trois chefs.

Entente avec les Malarticois

Caroline Thivierge

Par Chantale Potvin

Faisant fi des Algonquins, la mine Canadian Malartic a pourtant offert des millions de dollars en compensation aux citoyens de Malartic. «La compagnie ne prend pas au sérieux

Paméla Papatie, vice-chef de Lac-Simon, David Kistabish, chef de la Première Nation Abitibiwinni et Derek Mathias, chef de Long Point First Nation de Winnaway étaient réunis lors du rassemblement.

Premier dépanneur autochtone

Le dépanneur Alphé Picard fête ses 70 ans

histoire a débuté en 1946, tout juste après la Seconde guerre, quand la très avantgardiste Rose-Anna Picard a ouvert un commerce dans sa maison. «Elle opérait alors un genre de cabane à patates frites. Déjà, elle était l'une des premières au Québec à ouvrir ce type d’entreprise. Lentement, elle a commencé à vendre des chocolats, des croustilles, etc. Elle était extraordinaire. C’était une bonne femme d’affaires», a expliqué Christine Picard, une des filles d’Alphé Picard, qui était lui-même le cadet des trois enfants de Rose-Anna.

• Octobre 2016

L’

Innus et Wendat La clientèle est composée d’un grand pourcentage d’Innus. «Certains sont des étudiants, d’autres sont de passage à Québec et certains font même des détours pour nous

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Si la maison pouvait parler… Le petit bâtiment actuel qui abrite le dépanneur a toujours été occupé

visiter. Dans notre commerce, parmi les neuf employés, trois Innus y travaillent et servent nos clients dans leur langue. Nous sommes très connus des Autochtones du Québec», a confié Christine Picard.

été fermé. Puis d’une année à l'autre, des changements, des ajouts et des améliorations ont été apportés».

Un superbe concours Le 17 janvier 2017, à 17 heures, le Dépanneur va procéder à un tirage

pour offrir des prix à ses nombreux clients. «À chaque fois qu’un client de plus de 18 ans achète pour plus de 5$, il remplit un coupon donnant la chance de gagner des crédits cadeaux, soit un prix de 2070 $, un de 1070 $, un de 570 $ et 10 prix de 70 $», a conclu Christine Picard. INNUVELLE publiera d’ailleurs la photo officielle des heureux gagnants.

Une des propriétaires, Christine Picard, la gérante, Sonia Picard et la commis, Pénélope Binet-Picard.

Jean-Louis Régis

Wendake — Situé au 25, rue Chef Pierre Albert Picard, à Wendake, le Dépanneur Alphé Picard est le premier dépanneur qui a été ouvert chez les Autochtones du Québec.

par la famille Picard. «C’est une maison que nous possédons depuis trois générations. Elle a été transformée au fil du temps, mais des indices, comme le trou de la cheminée du casse-croûte qui est toujours là, nous racontent le long passé de l’entreprise dont je m’occupe maintenant avec mon frère Pierre et ma sœur Julie», a raconté Christine Picard. «Un jour, le casse-croûte a

Jean-Louis Régis

Par Chantale Potvin

Le Dépanneur Alphé Picard, premier dépanneur à avoir ouvert ses portes chez les Autochtones du Québec.


Christine Sioui-Wawanoloath

Une grande artiste unique

ée à Wendake en 1952, cette artiste multidisciplinaire est la fille d’un père wendat et d’une mère abénakise. Aujourd’hui, elle vit à Odanak, une communauté abénakise située près de Sorel. Liée aux arts, elle exerce tous les métiers. En plus d’avoir été la conceptrice d’images qui ont été reproduites en de splendides sculptures végétales, elle est poétesse, graphiste, illustratrice de livres pour enfants, auteure de contes, dramaturge, sculptrice et peintre. Elle fabrique également des bijoux et pratique l’art numérique depuis 2003. Depuis 2009, elle opère une entreprise qui offre des services d’animation culturelle et de création d’images, de jeux et de jouets. Son travail artistique est pratiquement toujours adapté aux réalités culturelles des Premières Nations.

N

Un CV bien rempli Christine Sioui-Wawanoloath a complété des études en art, en pho-

Réalisations Avec ses talents d’écrivaine, elle a publié La légende des oiseaux qui ne savaient plus voler, un écrit qui a pour mission d’ouvrir le dialogue sur la violence dans les milieux autochtones. De 2003 à 2011, elle a publié la nouvelle Toloti, les contes Natanis, Popokuam L’ours et la femme venus des étoiles et Nani-bôssadôtloka: La lune raconte, un recueil contenant 13 petits contes inspirés des droits de l’enfant. Elle a également écrit deux pièces de théâtre, soit Femme et esprit et Femme, Homme et esprits. De plus, dans le cadre du 400e anniversaire de la Ville de Québec,

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Christine Sioui-Wawanoloath possède tous les talents. elle a écrit le spectacle Le Clan des oiseaux qui a été coproduit par l'Orchestre Symphonique de Québec et L'Arsenal à musique. Le conte aventure Le Clan des oiseaux fait revivre la rencontre entre les Amérindiens et les nouveaux arrivants européens, il y a quatre siècles. Voici l'adresse de son site : http:// iosazaso.wixsite.com/sioui-wawa noloath

Christine Sioui-Wawanoloath

Odanak — Christine SiouiWawanoloath vient d’ouvrir un site internet sur lequel elle expose ses œuvres. Au fil de sa carrière, au Québec, plusieurs de ses œuvres ont été vues dans une vingtaine d’expositions collectives et individuelles.

tographie et en histoire au Collège Manitou et à Montréal. Après avoir été photographe à Ottawa, en 1985, elle a agi à titre de directrice du Centre d’amitié autochtone de Val d’Or. Plus tard, de 1992 à 2002, elle a été coordonnatrice du dossier de la promotion à la non-violence pour Femmes autochtones du Québec (FAQ). De 2002 à 2008, elle a été agente en communication pour «Terres en vues», un organisme montréalais à but non lucratif qui a pour objectif de faire connaître et apprécier les cultures premières. Elle a ensuite été chargée de projets au Musée des Abénakis jusqu’en 2015. Aujourd’hui, Christine Sioui Wawanoloath se consacre à plein temps à son art.

Christine Sioui-Wawanoloath

Par Chantale Potvin

En plus d’être jolies, les pièces de Christine Sioui-Wawanoloath sont très diversifiées.

Journée nationale des aînés        ĞƩĞũŽƵƌŶĠĞĞƐƚů͛ŽĐĐĂƐŝŽŶƉŽƵƌƚŽƵƐůĞƐ ŵĞŵďƌĞƐĚĞůĂEĂƟŽŶƟŬĂŵĞŬǁĚĞƉƌĞŶĚƌĞ                ƵŶŵŽŵĞŶƚƉŽƵƌůĞƵƌĚĠŵŽŶƚƌĞƌ͕ƉĂƌĚĞƉĞƟƚƐ         ŐĞƐƚĞƐ͕ůĞƵƌĂƉƉƌĠĐŝĂƟŽŶĞƚĚĞƐŽƵůŝŐŶĞƌůĞƌƀůĞ         ŵĂũĞƵƌƋƵ͛ŝůƐŽŶƚĚĂŶƐů͛ĞƐƐŽƌĚĞůĂEĂƟŽŶ  ƟŬĂŵĞŬǁ͘DŝŬǁĞƚĐ͊

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290, rue St-Jospeh, C.P. 848, La Tuque (Québec) G9X 3P6 - Tél. 819 523-6153

Octobre 2016 •

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CE QUE NOUS SERONS DEMAIN, C’EST AUJOURD’HUI QUE NOUS LE DÉCIDONS. Il y a plus de 25 ans, Uashat mak Mani-utenam se dotait de son propre centre de santé et de services sociaux : le CENTRE UAUITSHITUN. Un centre multisectoriel dont la mission première est la prévention. AVANT, nos services correspondaient à des programmes créés par des gestionnaires étrangers à nos réalités, à notre culture.

Les services de 1re ligne ont été mis sur pied en 2012 et nous souhaitons faire le point avec vous sur son évolution présente et à venir. Aussi, pour tracer la route des 5 prochaines années, le Centre Uauitshitun invite la communauté à se faire entendre pour discuter de 3 grandes priorités :

AUJOURD’HUI, nous développons des services mieux adaptés à nos besoins, dans le respect de notre culture et de nos traditions. C’est un grand pas en avant !

SANTÉ MENTALE ET DÉPENDANCES Les problématiques du suicide, des agressions sexuelles et de la consommation sont très importantes dans notre communauté.

PLAN QUINQUENNAL 2016-2021 : POUR BÂTIR ENSEMBLE NOTRE AVENIR.

ENFANCE-JEUNESSE-FAMILLE Comment soutenir et aider les jeunes mamans, les nouveaux

Au cours des prochaines semaines, des groupes de discussions seront formés pour aider les équipes du Centre Uauitshitun à tracer la route des 5 prochaines années. Ces groupes rassembleront les directions et les employés du Conseil de bande, bien sûr, mais aussi des jeunes, des Aînés, des aidants naturels, des parents…

parents, etc.?

MALADIES CHRONIQUES Le taux de diabète et la mauvaise condition physique des jeunes sont des plus préoccupants…

L’évaluation du chemin parcouru au cours des 5 dernières années nous a permis de faire différents constats : certaines activités ou actions ont bien fonctionné, d’autres moins.

Enfin, de cette consultation naîtra une vision commune qui nous conduira vers notre Plan quinquennal 2016-2021 : la planification de l’ensemble des activités et des services que nous offrirons au cours des prochaines années.

UAUITSHITUN, C’EST DE L’ACCOMPAGNEMENT AU QUOTIDIEN UN SEUL NUMÉRO POUR TOUS LES SERVICES Tous les services d’accompagnement du Centre Uauitshitun peuvent être rejoints du lundi au vendredi, sur les heures de bureau, en composant un seul et même numéro de téléphone : 418 962-0222.

POUR LES URGENCES (LES SOIRS ET LES FINS DE SEMAINES) —> Pour toute urgence ou demande d’intervention en dehors des heures de bureau.

UN SITE WEB ET UNE PAGE FACEBOOK RICHES D’INFORMATIONS • Octobre 2016

www.uauitshitun.org

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Centre de santé de Mani-utenam

Centre de santé de Uashat

BESOIN D’AIDE? Urgence 24h/j 7 jrs/semaine

911 Info-Social / Info-Santé : 811 SPUM : 418 927-2708 Prévention Suicide Côte-Nord : 1 866 277-3553 SOS Violence conjugale : 1 800 363-9010 Centre Tipinuaikan : 418 962-3397


Réconciliation majeure dans notre communauté!

Jennifer « Isabelle Mckenzie » Aniston Brad « Arthur Fontaine » Pitt Angelina « Mélanie Simon » Jolie

Innu Vedette Michel « Raoul Vollant » Girouard

Octobre 2016 •

Source

Service des communications I.T.U.M. - Raoul Vollant

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Québékoisie

Le documentaire sera vu dans 200 pays Uashat mak Mani-utenam — Il y a deux ans, INNUVELLE publiait un article encenseur sur Québékoisie, un film qui traitait de la relation entre les Québécois et les Premières Nations au Québec. Grande nouvelle! Le documentaire produit et réalisé par MÖ FILMS sera diffusé dans 200 pays.

Une tournée sur la Côte-Nord

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• Octobre 2016

Il faut rappeler que pour le tournage du film de 80 minutes, les biologistes Mélanie Carrier et Olivier Higgins, ont roulé plus de 1000 kilomètres en vélo. Longeant la route 138 de Québec à Natashquan, le couple a présenté, à sa façon, les Première Nations du Québec. «Au fil de notre route, nous avons rencontré des gens extraordinaires. Il y a eu des bon-

heurs, il y a eu des désillusions. Or, nous avons beaucoup appris. En gros, notre production voulait faire la lumière sur la très complexe relation entre les Québécois et les Premières Nations», a confié Mélanie Carrier.

Témoignages percutants Des gens de renom s’expriment dans Québékoisie. Nommons, entre autres, l’anthropologue Serge Bouchard et le sociologue innu de Pessamit, Pierrot Ross-Tremblay. Aussi, Francine Lemay, la sœur du policier Marcel Lemay, qui a été tué à Oka, déclare dans le documentaire qu’elle ignorait l’existence des Autochtones avant la célèbre fusillade survenue le 11 juillet 1990.

Des producteurs chaudement accueillis

samit, Uashat mak Mani-utenam et Nutashkuan. Québékoisie présente la beauté des paysages, la spiritualité des Autochtones, les langues, les mets typiques, les arts, les produits culturels, etc. En canot, sous une tente ou ailleurs, les producteurs ont discuté avec des Autochtones de tous les âges et de tous les métiers. Lors de sa sortie, Québékoisie a tout de suite charmé le public québécois. Ainsi, en 2014, il s’est hissé dans le TOP 5 des films canadiens les plus vus en salles pendant quatre semaines consécutives. «De plus, notre film fait aujourd’hui partie des bibliothèques de la majorité des universités et des cégeps de la province et nous en sommes fiers. Nous avons visé juste», a commenté Olivier Higgins.

autochtones à titre de «Cadeau du Québec» dans le cadre de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. De plus, plusieurs autres prix récompensant les documentaires en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde ont été décernés à Québékoisie. Ainsi, le film a été classé meilleur documentaire aux Prix Jutra en 2014. Il a aussi reçu le Prix de l’œuvre de l’année du Conseil des Arts et des Lettres du Québec.

Partout dans le monde! Dès l’automne, sur les ondes de TV5MONDE, Québékoisie sera diffusé auprès de 260 millions de foyers, dans quelque 200 pays et territoires et traduit dans une vingtaine de langues. Premier diffuseur mondial francophone, TV5MONDE compte 9 chaînes régionalisées et 2 chaînes thématiques et son audience est de 55 millions de téléspectateurs par semaine. Olivier Higgins et Mélanie Carrier

Décoré mur à mur Pour les besoins du documentaire, Olivier Higgings et Mélanie Carrier ont notamment visité les communautés autochtones innues de Pes-

En plus d’avoir obtenu l’amour du public, le film a été remis par le ministre responsable des Affaires

Mélanie Carrier

Par Chantale Potvin


Symposium d’art MAMU

Depuis 11 ans, l’art est sur le tapis rouge Par Chantale Potvin

Uashat mak Mani-utenam — Du 19 au 21 août, au Musée Shaputuan, la 11e édition du Symposium d’art MAMU «Ensemble» a célébré l’art avec brio. L’événement s’est déroulé sous la présidence d’honneur de l’artiste Lyse Emond. vec une délégation presque exclusivement formée d’artistes féminines, le Symposium a présenté dix artistes en arts visuels: cinq Autochtones issus de quatre nations et cinq non Autochtones provenant de différentes régions du Québec, de la Côte-Nord, du Saguenay-Lac Saint-Jean, de Québec de Montréal, de l’Abitibi-Témiscamingue et des Îles-de-la-Madeleine.

L’Innue d’Uashat, Sharon Fontaine-Ishpatao, une artiste de la relève, travaille avec la technique de la peinture aérosol sur toile.

Kenny Régis

Kenny Régis

A

Menacé de disparition, l’ours blanc a un fort impact culturel sur les peuples inuits qui dépendent toujours de sa chasse pour survivre.

Des équipes fusionnées Comme le veut la philosophie du Symposium MAMU, les artistes étaient jumelés pour présenter leurs œuvres. Ainsi, un Autochtone travaillait avec un non Autochtone, question de favoriser la rencontre, l’échange et le partage. Pour la fin de semaine, Lyse Emond de Bécancour était en compagnie de Charles Buckell, un Ilnu de Mashteuiatsh. Nicolas Longpré de Cap-aux-Meules était jumelé avec l’Innue d’Uashat, Sharon Fontaine-Ishpatao. Christine Lebel de Sept-Îles a passé le Symposium auprès de l’Ilnue de Mashteuiatsh, Sarah Cleary. Catherine Arsenault de Baie-Comeau a partagé les heures du Symposium avec l’Atikamekw Eruoma Awashish et

Jeanne Bellavance de Montréal a travaillé auprès de Virginia Pésémapéo Bordeleau, une Crie établie à Rouyn-Noranda.

Diversité au rendez-vous Pour cette 11e édition, les organisateurs ont choisi des artistes qui ont présenté une grande diversité de pratiques et de disciplines des arts visuels. Les quelque 500 visiteurs ont ainsi pu observer des techniques comme la peinture, le collage, le dessin, l’installation picturale, la sculpture, la vidéo, la broderie contemporaine, et même des œuvres constituées de matériaux alimentaires!

Un succès mur à mur Le comité organisateur s’avoue sincèrement ravi de l’issue du Symposium. «C’est un public à l’esprit très ouvert et à la curiosité aiguisée qui est venu se familiariser avec une riche diversité de démarches. Aussi, cette 11e édition rayonnera sur le plan pan-québécois grâce à la contribution exceptionnelle de La Fabrique Culturelle/Télé-Québec Côte-Nord, partenaire financier et culturel, qui produira une capsule web», a précisé Andrée Ruest, responsable des communications, qui a tenu à remercier tous les artistes, les participants et les commanditaires qui ont contribué à la grande réussite de l’événement.

En bref Livre de Rémi Savard

Un brillant retour dans le passé Publié en collaboration avec Recherches amérindiennes du Québec, préfacé par Sylvie Vincent, Carcajou à l’aurore du monde, Fragments écrits d’une encyclopédie orale innue décrit la tradition orale des Innus du Québec et du Labrador selon laquelle notre planète, telle que nous la connaissons aujourd’hui, fut précédée par deux autres. Alors que la première s’est embrasée, la seconde a été inondée.

Appui d’Autochtones du Québec Montréal-(CP) — Le 12 septembre dernier, les chefs des Premières Nations, les membres des communautés et leurs alliés ont été invités à se joindre à un rassemblement pacifique devant l’édifice de la Cour d’appel fédérale à Montréal. Le rassemblement avait lieu juste avant le début des audiences qui visaient à contester l’approbation par le Canada du projet de barrage hydroélectrique du site C en ColombieBritannique. Ce rassemblement était organisé par le groupe «Treaty 8 Justice for the Peace Caravan». Ce groupe rassemble des organisations et des dirigeants de Premières Nations de la Colombie-Britannique, y compris les Premières Nations de Prophet River et de West Moberly, qui luttent contre le projet de barrage hydroélectrique du site C depuis des décennies. Le groupe fait le tour du Canada pour dénoncer les injustices issues de ce projet et pour solliciter le soutien du public pour protéger la vallée de Peace River. Il faut rappeler que la majorité des Premières Nations du nord-est de la Colombie-Britannique est fortement opposée au projet de ce barrage qui menace d’inonder trois des grands fleuves situés sur le territoire du Traité 8, 78 sites patrimoniaux des Premières Nations, y compris des lieux de sépulture et des lieux d’importance culturelle et spirituelle.

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Le livre est disponible dans les bonnes librairies du Québec.

Barrage en Colombie-Britannique

Octobre 2016 •

Montréal-(CP) — C’est dans le cadre du 26e festival Présence autochtone que s’est déroulé le lancement officiel du nouveau livre de l’anthropologue Rémi Savard.

En bref


L A N G U E | C U LT U RE | É DU CAT I O N

RÉUSSIR

UNE QUARANTAINE D’ATELIERS, UNE CONFÉRENCE ET DES CERCLES DE DISCUSSIONS UNE DIZAINE D’EXPOSANTS ARTISANS DES COMMUNAUTÉS MEMBRES TROIS DÎNERS DE METS TRADITIONNELS UN RENDEZ-VOUS SUCRÉ

• Octobre 2016

UNE SOIRÉE SPECTACLE À LA SALLE JEAN-MARC-DION DE SEPT-ÎLES Un spectacle pour tout le monde : Partageons notre culture !

PÉRIODE D’INSCRIPTION AU COLLOQUE EN LIGNE, DU 26 AU 30 SEPTEMBRE : tshakapesh.ca Pour tout renseignement sophie.larouche@tshakapesh.ca ou 418 968-4424 • Sans frais : 1 800 391-4424

NOUVEAUX MEMBRES AU SEIN DE L’ÉQUIPE DE GESTION

Direction générale | Mme Marjolaine Tshernish Direction | Secteur des services éducatifs – Mme Sylvie Pinette Direction | Secteur de la culture – Mme Marie-Ève Vollant venue s n e i B Direction | Secteur de la langue – Mme Hélène St-Onge succè

Les membres du Conseil d’administration de l’Institut Tshakapesh sont heureux d’annoncer les nominations suivantes :

Elles rejoignent mesdames Léontine St-Onge (Finances) et Joëlle Gagné (Ressources humaines) pour composer l’équipe de gestion, bien appuyée de l’ensemble des employés et des dirigeants.

et bon

!

Merci aux artistes, artisans et aux partenaires de la 11e édition du Symposium d’art MAMU « Ensemble ».

tshakapesh.ca 12 •

Le 12 octobre, à 20 h, les participants du colloque sont conviés à un spectacle d’artistes innus régionaux – Michel Canapé, Maten, danseurs et chanteurs traditionnels et bien d’autres. Nous partageons les autres places avec la population. Les billets, au coût de 15 $, seront disponibles à la billetterie de la Salle Jean-MarcDion; le montant de la vente de ces billets sera utilisé pour la réalisation de projets culturels. Surveillez nos annonces dans le site Web et dans Facebook.


L e s A s t r e s e t Vo u s

Par : Innustradamus, Medium... Saignant

prochains mois. Vous êtes très proche de faire partie du groupe des diabétiques. Votre état est sérieux. Né en décembre – Le lièvre

Né en août – Le porc-épic Pour les célibataires, un coup de foudre risque de vous déstabiliser de la façon la plus agréable. Ce face à face imprévu dans un restaurant St-Hubert de votre localité, demeurera une page importante de l’histoire de votre vie. Vous teniez une cuisse de poulet dans vos mains, lorsque ce regard s’est posé sur vous. Les astres y voient un mariage prochain. Pour les personnes en couple, tout baigne dans l’huile. Vous réaliserez ensemble un très beau projet. Vous rénoverez l’ensemble de votre maison. Né en septembre – La ouananiche

Vous êtes une personne prévoyante et intelligente. Vous avez déjà acheté les cadeaux des fêtes, du moins à 75%. Vous avez pris de l’avance cette année en raison de votre ardent désir de visiter les pays chauds. Votre destination de prédilection est Cuba. Donc, en principe, vous partirez vers la fin de décembre en couple et sans d’enfants. Les astres sont formels, ça va swigner dans la cabane. Côté party, évitez d’abuser de l’alcool. Vous pourriez faire des choses regrettables. Né en octobre – Le loup

L’oubli de quelques factures dans un tiroir de la cuisine refera surface et vous serez dans de beaux draps du point de vue monétaire. Les dépenses estivales avec votre carte de crédit seront la source de votre méchant comportement envers votre famille et votre entourage. Votre seule solution sera de rencontrer votre gérant de banque et lui demander un prêt urgent. Votre crédit est bon et vous avez une bonne réputation. Le prêt sera moindre, mais vous aidera à sortir votre tête hors de l’eau. Né en novembre – Le castor

Un de vos beaux-frères vivra prochainement de gros problèmes. Une descente se fera chez-lui et on y trouvera des indices vous reliant à la vente de drogues dans la communauté. Il faut régler cette situation très rapidement afin de préserver votre réputation. D’autre part, votre santé en général va bien, mais si vous continuez à abuser de la bonne chair, cela se compliquera dans les

On a vu un grand troupeau de caribous dans le territoire de chasse ancestral de votre famille. Près de six cents caribous, raconteront les personnes témoins de cette nouvelle. De nombreuses personnes de votre entourage vous recommanderont de partir à la chasse et de profiter de cette manne. Les fêtes approchent et une bonne provision de viande de caribou serait de mise. Côté santé, vous êtes trop maigre. Vous ne mangez pas assez, deux tranches de pain par jour, ce n’est pas suffisant. Né en janvier- Le caribou

Vous avez atteint l’un de vos objectifs, soit de payer toutes vos dettes qui traînaient depuis plus de deux ans. Votre cote de crédit est revenue à la normale et votre réputation est maintenant sauvée. Il faut vivre maintenant les pieds sur terre et vous assurer que vous aurez la situation en mains. Un projet pourrait possiblement se réaliser, si les conditions sont réunies. Ce qui pourrait contrecarrer ce projet serait au niveau de votre santé. Une mauvaise grippe vous clouera au lit pendant 10 jours. Né en février – La martre

Vous aurez d’énormes difficultés à payer votre loyer. Vos dépenses dépassent vos revenus et ce n’est pas la première fois que cela arrive. Il y aura beaucoup de tension avec votre partenaire de vie. Vous aurez la lourde tâche de préciser et d’expliquer ce que vous faites avec vos payes. Une fois la tempête passée, il faudra remanier votre budget et le respecter. Il y a trop de dépenses inutiles. Côté santé, il vous faudra perdre 25 livres pour retrouver votre taille d’antan. Né en mars – Le vison

Vous avez atteint votre seuil de tolérance. Vous ne serez plus en mesure de supporter qui que ce soit dans votre entourage. Il faudra partir en congé de maladie afin de retrouver votre équilibre mental. Vous travaillez trop. 16 heures de travail par jour, c’est trop vous dira votre médecin. Un repos de quelques semaines devra être envisagé. Un bon séjour en forêt est recommandé dans votre cas. Un retour aux sources sera très favorable pour votre guérison. Soyez positif dans votre vie.

Né en avril – La truite grise

Une aventure extraordinaire vous arrivera très prochainement. Vous serez témoin d’un atterrissage d’un vaisseau de l’espace, un OVNI. Plusieurs de vos amis penseront que vous êtes devenu fou comme un balai. Pourtant, vous aurez des photos pour le prouver. Cette histoire fera le tour de votre communauté et plusieurs chaînes de télévision voudront vous interviewer à ce sujet. D’autre part, vous aviez mal un peu partout dans votre corps, mais tout cela disparaîtra soudainement et bizarrement. Né en mai – L’outarde

Dans la première semaine du mois, on vous invitera au casino de Montréal. On vous demandera de payer seulement les frais d’essence pour le voyage. Il est fort probable que vous remportiez un lot assez important. Votre séjour pourrait être terriblement payant. Cette courte vacance vous fera connaître l’amour avec un grand «A». Vous ferez la rencontre d’une personne qui vous ensorcellera de la tête aux pieds. Possibilité d’un mariage pour l’été 2017. Commencez à ramasser des sous pour ce futur projet. Né en juin – Le saumon

Vous avez retrouvé votre forme physique d’antan. Vous avez retrouvé votre poids santé et vous ne consommez plus rien du tout. Vous sortez d’une thérapie et cela vous a grandement aidé à vous relever. Il se peut que vous alliez dans votre territoire de chasse pour vous procurer de la viande de bois. Vous voulez remplir votre congélateur pour vous préparer pour la Fête de Noël. Côté finances, ce sera un peu serré durant tout le mois. Le tout reviendra à la normale le prochain mois. Né en juillet – Le renard

Votre santé sera préoccupante ces temps-ci. Votre taux de cholestérol est élevé et votre diabète devra être contrôlé. Ça devient de plus en plus inquiétant et vous devrez tout faire pour remettre votre santé sur la bonne voie. Sur le plan financier, un gain à la mini loto viendra remplir votre portefeuille. Un beau petit 1000$, ça se prend très bien. Vous pourrez réaliser quelques petits projets et plusieurs membres de votre famille vous en seront très reconnaissants. Profitez de la belle vue qui se présente.

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Archéologie à Wôlinak

Des trésors enfouis chez les Abénakis Wôlinak — Du 15 août au 30 octobre, Wôlinak sera le lieu d’un projet de recherches archéologiques. Selon toute vraisemblance, des trésors, qui ont connu un grand pan de l’histoire du Québec, y dorment. nclavée dans la ville de Bécancour, la communauté abénakise de Wôlinak est située en bordure de la rivière Bécancour et à 20 kilomètres au sud-est de Trois-Rivières. Ainsi, en plein centre du village de Wôlinak, le projet de fouilles archéologiques aura pour but de localiser les vestiges de la mission de Saint-François Xavier.

E

Un peu d’histoire La mission Saint-François Xavier concorde avec la biographie de Jacques-François, un prêtre jésuite, missionnaire, né en France vers 1685 et décédé à Montréal le 28 avril 1760. Après avoir terminé son noviciat en 1707, il enseigne jusqu’en 1713 pour ensuite étudier en philosophie et en théologie. Ordonné prêtre en 1716, il s’est rendu au Canada pour décider, rendu à destination, de demeurer en Nouvelle-France. Après avoir étudié pendant quelques mois la langue abénaquise, il est chargé de la mission Saint-François-Xavier à

deux reprises, soit de 1718 à 1725 et de 1749 à 1753. La littérature québécoise doit à ce religieux plusieurs textes en langue abénaquise et un dictionnaire sur les racines de cette langue.

Du sérieux Les recherches archéologiques seront effectuées sous la direction de l’archéologue Geneviève Treyvaud, qui est chercheuse au Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions (CELAT) de l’Université Laval ainsi qu’à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). Ces recherches s’accorderont avec des sources historiques qui présument l’existence d’un village abénakis et d’une mission aux abords de la rivière Bécancour. Selon les responsables du projet, la découverte serait un précédent historique puisque la mission de Wôlinak a joué un rôle stratégique dans l’histoire de la Nouvelle-France. «Les objectifs de nos recherches sont multiples ; elles permettront d’abord de documenter plus clairement le passé des missions jésuites puis de répondre à des questions précises telles que la reconstitution de la diète alimentaire, la présence de cultigènes anciens, les échanges entre les colons et les Abénakis ainsi que le développement de la Seigneurie de Bécancour et de ses environs», a précisé Geneviève Treyvaud.

Des promoteurs engagés Le projet archéologique s’est enclenché grâce au Musée des Abénakis. Si les trouvailles sont fructueuses, les recherches pourraient s’échelonner sur plusieurs années et les pièces retrouvées permettront d’enrichir la

collection archéologique du Musée. De plus, le grand public peut se déplacer dans la communauté pour aller observer des artéfacts. Sur le Web, les internautes intéressés peuvent suivre en direct le déroulement du projet grâce au journal de bord qui se trouve à l’adresse www.museedesabenakis.ca.

Ce projet est réalisé grâce à Patrimoine Canada, au Conseil des Abénakis de Wôlinak et au Grand Conseil de la Nation Waban-Aki. Pour sa part, le Musée des Abénakis est subventionné par le ministère de la Culture et des Communications et le Conseil des Abénakis d’Odanak.

www.histoireduquebec.com

Par Chantale Potvin

Les abords de la rivière Bécancour furent des lieux très fréquentés par les Abénakis.

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300 km sur le territoire ancestral

Cinq jeunes Innus relèvent ce grand défi

Un parcours impressionnant Pour cette expédition, l’équipe partait du secteur d’Iron Arm pour rejoindre la Grande Rivière George. Pendant le trajet, le guide naskapi, Aaron Einish, a aidé les cinq jeunes à revivre les moments vécus par leurs ancêtres. «Sans cet homme,

Une expérience enrichissante Selon le témoignage de Marjolaine McKenzie, le voyage demeurera inoubliable. «Dans l’équipe de huit personnes que nous étions, je crois que c’est moi qui ai eu le plus de misère. Je n’avais pas l’expérience du guide et de Mme Descent qui était plus en forme que les jeunes. Je n’avais pas, non plus, l’énergie inépuisable des jeunes. Je n’avais que ma volonté. Je retiens que les paysages sont magnifiques et que la forêt possède une richesse infinie. Nous avons chassé, nous avons pêché, nous avons cueilli des plantes et des fruits. Nous avons vu des choses extraordinaires et les jeunes étaient fiers et heureux. Ils ont compris combien leurs ancêtres

Le jeune Jordan Aster pratique le portage de la même façon que ses ancêtres.

Marjolaine McKenzie

E

Le but de l’expédition était de refaire le chemin que les Innus parcouraient pour se rendre à la rivière George, une rivière longue de 475 km, située à 60 km au nord de la frontière du Labrador. «C’est le pays des caribous où nos ancêtres suivaient courageusement les troupeaux. Les jeunes ont pu marcher dans les pas de leurs prédécesseurs», a confié Marjolaine McKenzie qui a avoué que son voyage n’a pas toujours été facile.

Le Naskapi, Aaron Einish, était le guide pour l’expédition.

ont travaillé fort pour leur survie», a expliqué Marjolaine McKenzie, tout émue.

Un mot sur Danielle Descent Psychologue dans différents villages innus du Québec et du Labrador, Danielle Descent a reçu l’insigne de Chevalière de l’Ordre national du Québec. Dans ses pratiques, elle propose des thérapies qui mettent la culture autochtone en valeur. Très appréciée dans les communautés où elle travaille, elle s’est penchée sur des dossiers comme la violence familiale, le suicide, l’alcoolisme et la toxicomanie.

Marjolaine McKenzie

n racontant la périlleuse expédition, Marjolaine McKenzie n’a pas été avare de commentaires pour décrire le climat qui a régné pendant ces deux semaines en forêt. «Notre équipe était composée de cinq jeunes et de trois adultes. Quant aux adultes, à part moi, il y avait le guide naskapi, Aaron Einish, et la psychologue expérimentée, Danielle Descent, qui a souvent vécu ce genre d’expérience. Les jeunes de 14 à 17 ans étaient Billy-Jack Jourdain, Nikshantuss Gabriel, Kieston McKenzie, EthanJames Ashini et Jordan Aster-Pinette», a commenté Marjolaine McKenzie, l’initiatrice du voyage qui est travailleuse communautaire au Dispensaire de Matimekush Lac-John.

Un but louable

Billy-Jack Jourdain, Nikshantuss Gabriel, Kieston McKenzie, Ethan-James Ashini et Jordan Aster-Pinette sont les cinq courageux jeunes qui ont relevé le défi. Marjolaine McKenzie

Matimekush Lac-John — Pendant que des milliers de jeunes Québécois étaient à la chasse aux Pokémon, cinq jeunes Innus, à la sueur de leur front, ont parcouru 300 kilomètres sur le territoire de leurs ancêtres. En d’autres mots, ils ont marché et navigué le pèlerinage de Compostelle en plein cœur de la forêt.

notre voyage n’aurait pas été le même. Il sait beaucoup de choses et il a le talent pour mener une telle expédition. Il a su mettre ses talents à profit», a estimé Mme McKenzie.

Marjolaine McKenzie

Par Chantale Potvin

Octobre 2016 • • 15

L’équipe s’apprêtait à quitter pour une autre journée de navigation.


Le secret le mieux gardé de Sept-îles!

Laissez-vous surprendre par le charme de cet endroit… Soyez charmé par ce petit hôtel entièrement neuf, construit de boiseries et rempli d’oeuvres d’art réalisées par des artistes professionnels. Tel que vu dans l'émission L'oeil du dragon 2016.

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Octobre 2016 (Vol. 19 - No. 9)  

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