Page 1

Midget AAA

Ils réunissent l'élite de 8 communautés VAL D’OR: Ouverture du refuge pour les sans-abri, Chez Willie p-4 MANI-UTENAM: Une finaliste nationale de secondaire en spectacle MASHTEUIATSH: Un jeune de 12 ans, futur défenseur pour la LNH? RBA Groupe financier vous offre des produits et services financiers adaptés à vos besoins  

 

Communiquez avec nous pour en connaître davantage ! Contact us to find out more!

RBA Financial Group offers you financial services and products designed to meet your needs  

 



  



p-6 p-15


(N° ISSN Bibliothèque Nationale du Canada : Imprimé : Innuvelle ISSN 1480-638X Électronique : Innuvelle ISSN 1480-6398)

Équipe du journal Directrice générale : Suzanne Régis Rédactrice en chef : Suzanne Régis

Contactez notre représentante dès maintenant!

Nous rejoindre Vous avez une nouvelle ? Contactez-nous : 418 962-3550 innuvelle@globetrotter.net

Véronique Régis

418 962-3535

Journaliste : Chantale Potvin Conseillère en publicité : Véronique Régis

• Mai 2016

Administration et comptabilité : Isabel Tremblay Collaborateur : Arthur Fontaine Correctrice : Michèle Bergeron Photographe (page couverture) : Suzanne Régis Infographie : Linda Renaud (MAP DESIGN) Imprimerie : Hebdo Litho Tirage : 7 000 copies Merci à nos partenaires : Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam, Institut Tshakapesh

2•

Vous avez une publicité ? Contactez-nous : 418 962-3535 vr.innuvelle@globetrotter.net Siège social d’Innuvelle 108-B, boul. des Montagnais Sept-Îles (Québec) G4R 5P9 Télécopieur : 418 962-3575 Site web : www.innuvelle.net

Coupon d’abonnement pour le journal Innuvelle Nom : Adresse : Tél. :

No bande :

Particulier / Étudiant / Travailleur autonome : 75 $ / année (taxes en sus) Organisme / Commercial / Institutionnel / Cabinet : 85 $ / année (taxes en sus) Émettre le chèque au nom de : Innuvelle Les Autochtones voulant être exempts de taxes doivent fournir leur numéro de bande.

Adresse : 108-B rue Montagnais, Uashat (Québec) G4R 5P9


Sport

Une équipe d’élite à surveiller

Par Chantale Potvin

Uashat mak Mani-utenam — Quels hommes inspirants et déterminés que Christian Vollant et Jacques-Samuel Fontaine! Ensemble, pour réunir en un seul lieu les meilleurs espoirs des Premières Nations, ils ont formé les Tomahawks, une équipe de hockey de 18 joueurs provenant de huit communautés. C’est maintenant au public d’aider financièrement ces jeunes joueurs, qui, sans aucun doute, casseront la baraque dans les arénas qu’ils visiteront. es joueurs sont âgés de 16 ans et ils évoluent dans le Midget AAA. Ils sont Innus, Atikamekws ou Hurons-Wendat et ils viennent de Manawan, Natashkuan, Opitciwan, Pessamit, Sheshatshit, Uashat mak Mani-utenam, Wemotaci et Wendake. Même s’ils sont aux quatre coins du Québec, un point commun les réunit et c’est leur talent indéniable sur une patinoire.

L

Le projet d’une vie Cette idée de former une équipe d’élite a germé dans la tête de l’entraîneur de l’équipe, Jacques-Samuel Fontaine, qui caresse ce plan depuis plusieurs années. Après s’être allié à Christian Vollant, qui est maintenant gérant de l’équipe, la con-

crétisation des Tomahawks bat son plein. «C’est une première au Québec. Cette équipe sera redoutable et nous souhaitons le prouver en emmenant jouer les 18 jeunes à Kingston pour le tournoi Ontario Sports Fest 2016. «C’est le moment idéal et là, c’est d’ailleurs notre but, les jeunes de l’équipe des Tomahawks seront vus par des recruteurs de la ligue ontarienne, de l’Ouest canadien et des États-Unis. Le but c’est d’être connus et vus», a précisé Christian Vollant.

Un coach solide! Les jeunes évoluent présentement dans leur équipe respective et sont tous en mesure de se rendre dans des équipes de ligue majeure. «Les jeunes se réuniront pour jouer ensemble avant de se rendre à Kingston. Avant de partir, nous allons jouer à Québec et les jeunes affronteront des adultes pour se pratiquer», a expliqué Jacques-Samuel Fontaine qui a déjà remporté un prestigieux prix, soit d’avoir été choisi à titre d’entraîneur de l’année lors d’un tournoi Pee-wee. Il a ainsi été élu parmi une centaine d’entraîneurs de différents pays. «Depuis une quinzaine d’années, je n’ai pas peur de donner mon cœur pour la cause des jeunes», a-t-il humblement confié.

L’argent est bienvenu Afin de se rendre à Kingston pour le tournoi qui aura lieu du 17 au 22 mai 2016, les responsables souhaitent amasser 30 000 $ pour défrayer les coûts du voyage et pour procurer des chandails aux joueurs. «Nous ne croyons pas avoir de difficulté à trouver du financement pour notre projet. C’est important d’aider les

jeunes talentueux à performer et à sortir de leur communauté. Si Carey Price était resté dans sa communauté, il ne serait sans doute pas le prestigieux gardien qu’il est aujourd’hui», a estimé Christian Vollant.

Visibilité Les donateurs importants bénéficieront d’une visibilité accrue et d’un suivi avec la SOCAM. Les gens qui souhaitent commanditer l’équipe doivent faire leur chèque à l’ordre de «Équipe de Hockey les Tomahawks» et le poster à Christian Vollant-Gérant, au 1005, boulevard Laure, local 305, Sept-Îles, G4R 4S6. Le numéro de téléphone est (418) 960-1232, poste 203.

Les noms des joueurs L’équipe des Tomahawks est composée de Samuel Fontaine, EdwardVincent Fontaine, Yanrick MartelAmbroise, Gabriel Tshirnish-Bacon, Caopacho Hervieux, Keven Boubreau-Lelièvre, six joueurs d’Uashat mak Mani-utenam. De Pessamit, les joueurs sont Mathias Pinette, Patrick Desterres-Richard, Samuel Hervieux et Anthony Bacon. Les deux jeunes Hurons-Wendats sont Dewatha Gros-Louis et Étienne Sioui. Deux jeunes viennent de Manawan soit Sheldon Dubé et Pierre-Rick Jacob. Pour compléter l’équipe, nommons finalement Thomas Malec-Bolduc de Natashkuan, Jimmy-Jay Petiquay de Weymontaci, Lucas Stubbert d’Opitciwan et Uniam Rich de Sheshatshit.

Mai 2016 • •3


Itinérance

Bienvenue Chez Willie Val-d’Or — C’est le 1er mars dernier que le refuge de jour pour sans-abri Chez Willie a officiellement ouvert ses portes à Vald’Or. L’endroit aura pour mission d’accueillir les sans-abri, ou toutes autres personnes, cherchant refuge pendant quelques heures. ouverture de ce centre s’est déroulée dans une ambiance très solennelle dans le cadre d’une cérémonie traditionnelle algonquine pendant laquelle les spectateurs se sont laissé bercer et émouvoir par les sages paroles de l’aîné, Oscar Kistabish, qui est aussi président du conseil d’administration du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. Pour sa part, Étienne Gignac, coordonnateur du projet Chez Willie, s’est dit fier d’avoir contribué à offrir une place aux sansabri qui bénéficieront d’un endroit accueillant pour se nourrir et se réchauffer.

L’

Des locaux pour chacun Sur le plan physique, le rez-de-chaussée accueille les gens vivant des problèmes de toxicomanie, d’exclusion et de grande vulnérabilité en matière de santé. Quant au sous-sol, il est surtout réservé pour les femmes qui veulent se sortir de la prostitution. De plus, dans ces locaux, quatre ressources professionnelles accueillent la clientèle qui a besoin de répit, et deux intervenants psychosociaux sont disponibles pour des rencontres individuelles et/ou de groupe, permettant d'amorcer une démarche de thérapie et faire de la prévention (ITSS, consommation, violence, etc.).

venants ont eux-mêmes vécu la problématique avant de rediriger leur vie.

Un partenariat humain Le centre Chez Willie émane d’une concertation entre plusieurs partenaires qui souhaitaient agir pour contrer le phénomène de l’itinérance qui touche particulièrement les gens des Premières Nations. C’est d’ailleurs la raison qui justifie le fait que les interventions et les pistes de solution sont adaptées à cette réalité, ce qui met en confiance les Autochtones qui fréquentent l’établissement pour y trouver du réconfort.

Sharon Hunter

Par Chantale Potvin

Les responsables étaient fiers de couper le ruban officiel. Serrements de mains et accolades étaient de la partie.

Respect et ouverture Quelques détails Sous la supervision du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, les intervenants qui y travaillent sont sur place entre 8 h 15 et 21 h 45. De plus, ce lieu de répit de jour permet aux personnes en situation d’itinérance, d’être dirigées vers d’autres ressources si elles le souhaitent. Certains inter-

En plus d’accueillir les gens, le refuge Chez Willie n’a pas de préjugé. Les femmes comme les hommes peuvent y entrer, et ce, peu importe leur état. Ainsi, les gens vivant des problèmes matrimoniaux, sociaux, familiaux, financiers, ou autres, sont reçus par des intervenants qui ne sont pas là pour analyser leur état,

leur situation personnelle ou leurs conditions de vie. Le lieu est un espace qui favorise la socialisation et qui se veut un pont vers une éventuelle sortie de la rue.

Les origines du nom Willie Le nom du centre vient du Cri, Willie Hester, qui était originaire

de Waskaganish. Ce père de 4 enfants était charpentier-menuisier. Pendant sept ans, il a été itinérant dans les rues de Val-d’Or. Les gens se souviennent de lui, car il aidait beaucoup celles et ceux qui le côtoyaient. En 2013, M. Hester a rendu l’âme, à l’âge de 47 ans, alors qu’il se trouvait au Parc Bérard situé au centre-ville de Val-d’Or.

Le Rêve d’Okpik

Par Chantale Potvin

Uashat mak Mani-utenam — Après avoir visionné Le Rêve d’Okpik, il est facile de comprendre la raison pour laquelle le longmétrage a récemment reçu le Prix de la relève du Conseil des arts et lettres du Québec. éalisé par Laura Rietveld, le film de 73 minutes est un portrait cinématographique d’Harry Okpik, un Inuit qui, avec une jambe amputée, est devenu un excellent éleveur et meneur de chiens de traîneau. Tourné sous forme de documentaire, Le Rêve d’Okpik fait revivre cette activité traditionnelle qui est la marque de commerce du Grand Nord québécois.

• Mai 2016

R

prix Rigoberta-Menchu. «Les nations autochtones sont, nous le savons trop bien, handicapées dans leur développement par la sous-scolarisation, les blessures laissées par les politiques de génocide culturel, les barrières linguistiques et l’éloignement géographique. Un homme frappé d’une incapacité physique réussit à devenir un champion de course de traîneau d’attelage et un éleveur qui contribue à la réintroduction du chien d’attelage chez les Inuits. Voici là un tour de force qui prend figure d’allégorie dans un film qui exalte les vertus ancestrales d’endurance et de courage qui auront permis aux humains d’épouser les paysages les plus austères et d’y développer des cultures uniques», a commenté le jury du Festival Présence autochtone qui a accordé ce fameux prix.

Le scénario

4•

Un prix et un discours prestigieux En plus du Prix de la relève, la production a récemment reçu le Grand

Le Rêve Okpik raconte la véritable histoire d’Harry Okpik qui, né en 1954, a toujours rêvé de conduire des attelages de chiens. Or, dans les

années 60, durant les épouvantables années de l’abattage systématique des chiens qui était supervisé par le gouvernement lui-même, l’enfant voyait s’écrouler son rêve. Après avoir vécu dans les pensionnats, après s’être tiré dans une jambe lors d’un accident de chasse, après trois longues années d’hospitalisation et une amputation de la jambe, tout semblait perdu. Pourtant! Dans le film, Harry Okpik raconte sa préparation pour la redoutable Ivakkak, une course de chiens de traîneau où les valeureux coureurs sillonnent 600 kilomètres à travers l’Arctique canadien.

pour élever des chiens de traîneau, mais il faut également de la patience et beaucoup de temps. Cela demande plusieurs années pour former un bon attelage parce que les chiens ne doivent pas seulement être capables de tirer le traîneau, il faut aussi qu’ils soient réceptifs et solides. Qu’on choisisse de chasser ou de pêcher ou d’acheter de la nourriture sèche, entretenir un attelage peut coûter cher, car il faut que les chiens soient bien nourris. Je ne peux pas manger si je sais que mes chiens ont faim. Je me sens coupable», confie-t-il pendant le tournage.

Un talentueux éleveur

Qui est Laura Rietveld?

Cet amoureux des bêtes de l’Arctique canadien est émouvant à entendre. Les chiens sont pour lui de véritables compagnons; c'est avec brio, sagesse et passion qu'il nous en parle. Avec M. Okpik, l’expression du meilleur ami de l’homme prend tout son sens. «Il ne faut pas seulement faire appel à ses connaissances

La scénariste et réalisatrice de Le Rêve Okpik, Laura Rietveld a choisi de vivre sa carrière pour produire des œuvres qui racontent des histoires socialement pertinentes qui font réfléchir. Le Rêve Okpik est son premier long métrage documentaire. Pour la production, elle s’est associée à Katarina Soukup,

Catbird Productions

Un documentaire brillant et savoureux

M. Okpik a un rêve, soit celui de devenir éleveur et meneur de chiens de traîneau. Or, son rêve ne se passe pas comme il l’avait imaginé.

directrice de la compagnie Catbird Productions. Alexandre Domingue était directeur de la photographie et Heidi Haines était chargée du montage. La musique a été confiée au compositeur Ramachandra Borcar et Sylvia Cloutier interprétait le chant de gorge, une technique vocale typique du nord. C'est Jaaji Okpik qui était responsable de la musique du générique final.


Service de police à Mashteuiatsh

Maintien jusqu’en 2018 Mashteuiatsh — Bonne nouvelle pour les Ilnuatsh de Mashteuiatsh alors qu’une entente avec les gouvernements provinciaux et fédéraux a permis le maintien du service de police dans la communauté jusqu’au 31 mars 2018. ême si le maintien de ce service n’est pas assuré pour de nombreuses années, les gens concernés se disent satisfaits de l’entente qui, en plus du temps supplémentaire accordé, laisse présager de l’ouverture pour les futures négociations. «Il s’agit d’une bonne nouvelle pour notre Nation qui est en pleine démarche d’autonomie et qui s’assure en tout temps d’agir en tant que gouvernement responsable. Il s’agit aussi et surtout d’une bonne nouvelle pour ces femmes et hommes qui forment notre corps de police et qui peuvent maintenant continuer de croire en leur importante mission de servir leur communauté. Nous sommes satisfaits des démarches faites par le premier

M

ministre Philippe Couillard et par le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, ainsi que des pistes de solution avancées avec les représentants administratifs des deux paliers gouvernementaux», a déclaré la vice-chef aux relations extérieures, Marjolaine Étienne.

maintien, jusqu’au 31 mars 2018, de la prestation des services policiers dans la communauté de Mashteuiatsh, et ce, sur la base des négociations en vue d’un traité. Aussi, un montant de 400 000 $ sera octroyé annuellement pour des dépenses d’équipement et de formation.

Opitciwan Avant l’annonce de son maintien, le Conseil avait pris la décision, en novembre 2015, d’abolir le service de police. À l’instar de la communauté atikamekw d’Opitciwan, les Ilnuatsh avaient mis en branle des actions médiatiques afin de dénoncer la discrimination relative au sous-financement des services policiers.

Les solutions Pour combler le déficit accumulé, en plus du prêt de service d’une ressource de la Sûreté du Québec, une contribution forfaitaire de 400 000$ sera attribuée par le gouvernement du Québec. Ces deux clauses sont conditionnelles au

Programme de prévention En plus de ces montants d’argents qui sont les bienvenus et qui soulagent les finances du Conseil, le gouvernement du Québec a déposé 125 000$ sur la table pour l’implantation d’un programme préventif qui s’adressera aux jeunes de Mashteuiatsh. Cette entente sera effective pendant cinq ans, soit jusqu’en 2021.

Un déficit sérieux Durant les années qui ont précédé cette entente, le service de police de Mashteuiatsh a accumulé un déficit d’environ deux millions. «Victimes d’un sous-financement

Chantale Potvin

Par Chantale Potvin

Le chef de police, Simon Vanier, pose avec l’adjointe administrative, Chantale Lavoie, et le policier Mathieu Launière, l’un des 16 policiers du service de Mashteuiatsh. annuel récurrent d’environ 300 000 $, le 12 février dernier, nous avons déposé des plaintes pour discrimination auprès de la Commission canadienne des droits de la personne et auprès de la Commission des droits de la personne et des

droits de la jeunesse du Québec. Celles-ci vont continuer de suivre leur cours», a précisé Mme Étienne qui a ajouté que les budgets seront équilibrés pour les deux prochaines années.

Toucher une population

Le chef de Manawan sait comment... Joliette — Lors d’un dîner, le chef de Manawan, Jean-Roch Ottawa, a livré une solide conférence intitulée «Atikamekw nehirowisiw Fiers d’être Atikamekw». Quelque 160 personnes de la Chambre de commerce du Grand Joliette y étaient.

P

Des sujets importants Pendant son allocution, le chef a soulevé plusieurs sujets, dont l’importance capitale de l’éducation, des services de santé et des services sociaux. Il a aussi fait un retour sur l’épouvantable histoire des pensionnats indiens qui ont laissé de profondes cicatrices dans les communautés. La réalité des femmes autochtones a aussi été une thématique abordée par M. Ottawa.

Des bémols

Des défis Avec une conférence bien articulée, pour bien camper sa présentation, le chef est passé par ses employés pour présenter les enjeux auxquels la communauté fait face. Bien sûr, il a déploré le fait que les fonds publics sont insuffisants et il a aussi parlé des actions qui sont posées pour que les Atikamekws dépendant de l’aide sociale puissent s’en sortir. Les emplois locaux, le projet de parc national atikamekw, un centre de guérison, un projet de production de bois à granules sont, pour lui, des leviers économiques qui laissent présager des partenariats intéressants avec les villes avoisinant Manawan.

Des idées Avec une volonté de prospérer, le chef s’est dit ouvert aux demandes quant à la forêt. Aussi, il a vanté le fait que le Conseil possède de beaux sites comme une auberge trois étoiles et un site d’accueil.

Une question choc! Pour terminer la conférence, le M. Ottawa a demandé aux gens présents de lever la main s’ils étaient déjà allés à Manawan. Un seul l’a fait! Il a invité les auditeurs à visiter la communauté dans le cadre du pow wow annuel. «Pendant que les gens de chez moi écoutent la conférence à la radio, je tiens à préciser que mon rôle est de représenter et non seulement de décider pour eux. Nous ne voulons pas être éternellement dépendants et en marge du système économique. Tout ce que nous souhaitons, c’est prendre notre

Le chef Ottawa a un talent certain pour s’adresser à une foule. place, notre juste place qui nous assurera un développement social et économique durable et solidaire. Regardons ensemble les conditions gagnantes», a fièrement conclu le chef Ottawa devant la population de Lanaudière.

•5

Selon le chef, les Atikamekws pourraient être accueillis autrement quand ils font affaire dans les communautés environnant Manawan. «Par exemple, il y a souvent des frictions quand nos personnes âgées

se présentent au Centre hospitalier de Joliette. Il faut comprendre que ces gens ont une culture et une langue différentes», a-t-il exprimé sagement.

Mai 2016 •

rofitant du fait qu’il s’adressait à des gens d’affaires, le chef en a ouvert des portes économiques et a invité les auditeurs à concevoir des projets. D’entrée de jeu, le chef Ottawa a défini la communauté de Manawan sur les plans administratif, politique, social, humain et policier. Il s’est fort bien débrouillé pour faire valoir son patelin. En plus de présenter un à un les gens qui l’accompagnaient pour la conférence et qui travaillent pour le Conseil de Manawan, il a

décrit l’importance de leur rôle respectif.

Mélanie Émond- TC Média

Par Chantale Potvin


Karen Pinette-Fontaine

Finaliste nationale de secondaire en spectacle Par Chantale Potvin

Dans la cour des grands Depuis 16 ans, l’événement porte le nom exact de «Rendez-vous panquébécois de Secondaire en spectacle». Pour 2016, c'est sous le thème «Un rendez-vous avec les étoiles», que se déroulera le plus grand rassemblement d’artistes amateurs au Québec. C’est là que tous les lauréats de toutes les finales régionales se produiront sur scène dans un cadre professionnel. Lors de l’événement, qui se déroulera à Amos du 27 au 30 mai, les jeunes et intervenants scolaires de toutes les régions du Québec pourront participer à des ateliers de formation sur les arts de la scène en plus de faire des visites culturelles et touristiques et vivre diverses activités sociales.

M a nège sire s s p e c t ac u la Je u x d’adre s s e

Chanteuse et fonceuse Lors de l’entrevue avec INNUVELLE, Karen Pinette-Fontaine a expliqué ce qui lui a permis d'accéder aux finales locale et régionale. Ainsi, avec l’émouvante chanson «Paradis perdus» que la française Christine and the Queens (Héloïse Letissier) interprète en anglais et en français, Karen s’est démarquée. En 5e secondaire, âgée de 17 ans, elle fait partie de l’option musique-études à l’Institut d’enseignement de Sept-Îles (IESI). Cela lui permet de pratiquer le chant durant les heures scolaires, à raison de 5 à 6 heures par semaine.

S E L Î T P SE ontagna Galeries M

ises

Du 1er au 5 juin 2016

Les rêves de Karen

• Mai 2016

HEURES D’OUVERTURE Mercredi, jeudi et vendredi : 18 h à 23 h Samedi : 12 h 30 à 23 h

6•

Dimanche : 12 h 30 à 18 h

P la is ir p o ur t o u te la f am il le !

Pour se définir sur le plan artistique, Karen se décrit davantage comme une auteure-interprète et elle rêve de se produire un jour avec ses propres compositions. «Comme Samian et Natasha Kanapé-Fontaine, je voudrais écrire pour faire changer les choses», a confié la jeune et talentueuse chanteuse qui a remporté le prix «Qualité du français» pour la composition de sa chanson Nimish «Grande sœur» qui a été interprétée en français à la finale

IESI

Mani-utenam — INNUVELLE est toujours fier de présenter des jeunes qui se démarquent par leur talent. C’est le cas de la jeune chanteuse, Karen Pinette-Fontaine, qui sera l’une des premières autochtones, sinon LA première, à être finaliste nationale pour Secondaire en spectacle. Karen Pinette-Fontaine a été photographiée au moment où elle se produisait sur la scène de son école. locale. «C’est une chanson qui a un ton nostalgique. Je l’ai écrite alors que je passais deux mois à Montréal et que je m’ennuyais de ma grande sœur, Marie-Adèle. Je suis fière d’avoir écrit cette chanson», a confié Karen PinetteFontaine qui aimerait étudier pour travailler un jour dans le milieu artistique.

Un directeur fier Lors de la victoire régionale de Karen Pinette-Fontaine, le directeur général de l’IESI, Jean-Sébastien Roy, s’est dit extrêmement fier de la performance de la jeune Innue. «Ici, dans notre école, nous accueillons 240 élèves dont une quarantaine d’Autochtones et nous nous activons constamment pour que la cohabitation entre les Blancs et les Autochtones soit enrichissante et harmonieuse. L’excellente performance de Karen est une preuve des efforts déployés tous les jours pour qu’il en soit ainsi», a déclaré M. Roy. «Malgré la barrière de sa gêne, nous sommes contents qu’elle ait surmonté ses craintes pour aller rayonner en nous représentant au provincial», a ajouté le directeur.

Des valeurs sûres! Les jeunes qui participent à Secondaire en spectacle, tout comme les adultes qui y travaillent ou s’y engagent, doivent respecter les valeurs qui s’y rattachent, soit le plaisir, le respect, l’esprit culturel, l’intégrité et la responsabilité. Lors de la grande finale, les jeunes pourront présenter des numéros d’interprétation, de création partielle ou de création totale dans les disciplines de la musique, de la danse, de l’expression dramatique et des variétés.


Bâtir un avenir meilleur Bourses d’études, bourses d’excellence et primes

Rio Tinto et l’organisme pancanadien Indspire offrent un programme de bourses d’études d’une valeur de 2 millions $ pour les étudiants autochtones du Canada. Le programme Bâtir un avenir meilleur : Bourses d’études, bourses d’excellence et primes contribue à alléger le stress financier que pourraient rencontrer les étudiants. Les étudiants autochtones inscrits à temps plein dans un établissement d’enseignement postsecondaire peuvent déposer une demande de bourse.

Les bourses sont également accessibles pour toutes autres disciplines, et aux étudiantes et étudiants de tous âges (y compris en formation aux adultes).

Mai 2016 •

Si vous avez des questions ou besoin d’éclaircissements, vous pouvez nous contacter au 1.855.INDSPIRE (463.7747) poste 223 ou par courriel à education@indspire.ca.

Domaines priorisés par le programme : • Sciences • Technologies • Génie • Mathématiques

Pour plus de détails : www.indspire.ca •7


ASSERMENTATION DU CHEF Vous étiez nombreux à assister à la cérémonie de l’assermentation. Nous voudrions vous remercier pour votre précieuse participation à cet événement qui a eu lieu à Mani-utenam à la salle Teueikan le 13 avril 2016. Nos remerciements à Maître Jonathan Genest-Jourdain et à Maître Jessica Jourdain ainsi qu’à Mélanie Simon, Alexandra McKenzie-St-Onge, l’équipe Nin Ishkueu pour le buffet, l’équipe Innuvelle, Innuwebtv, CKAU, le maître de cérémonie monsieur Jean-Claude Therrien-Pinette, Monsieur Gaston Fontaine, monsieur Luc Charest pour la sonorisation et à notre photographe officiel de ITUM, monsieur Kenny Régis. Service des communications I.T.U.M. Raoul Vollant

• Mai 2016

Journalistes en action

8•

Le conseiller Mike (Innu Papu) Mckenzie était absent lors de la cérémonie.


Bonne fête des Mères! Eshakumishikuana matenitakuan anite tshishikut e mishta-tshiamenitakuashit, eukuan ukaumau-tshishiku. Minuatikushinanu mak minuenitakanu. Eukuan ne minuatikushun mak minuenitamun ua utinamak tshetshi minakut ukaumauat ka mishta-shuenitakushiht, tshetshi natshishk kanuenimikuht. Innu-Takuaikan Uashat mak Mani-utenam tshimishta-atamishkakuau, tshima minuashit tshitshishikumuau tshinuau kassinu ukaumauat. À chaque printemps il y a quelque chose de très doux dans l'air C'est la fête des Mamans ! Il y a du bonheur, et de la joie... C'est ce bonheur et cette joie que nous voulons offrir aux mères adorables, afin que ces heureux moments durent une vie entière. Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam souhaite une belle journée à toutes les mamans! Service des communications I.T.U.M. Raoul Vollant

Mai 2016 • •9


La clientèle Kapatakan Gilles Jourdain est un centre résidentiel communautaire (CRC) qui offre un service d’hébergement. Nous accueillons exclusivement des adultes autochtones (hommes et femmes), purgeant une (ou des) sentence(s) dans une institution provinciale ou fédérale, qui ont des permissions de sortir à des fins de réinsertion sociale, des permissions de sortir préparatoire à la libération conditionnelle et ceux en libération conditionnelle. Nous accueillons également ceux qui ont reçu une mesure sentencielle leur permettant d’évoluer en milieu ouvert. En fait, nous pouvons accueillir les clients sous le coup d’une ordonnance de probation avec suivi, d’une ordonnance de probation avec travaux communautaires et d’une ordonnance de sursis. Par contre, ils doivent avoir le désir et la volonté de compléter le programme de réhabilitation de 12 semaines que nous offrons. Le processus d’admission est enclenché sur la demande volontaire du contrevenant et avec l’autorisation de son intervenant correctionnel.

La langue d’usage Tous les documents du programme étant en français, les ateliers se donnent en innu et français. Par conséquent, les clients devront être en mesure de comprendre, lire et parler le français aisément. Notre centre offre 20 lits, 18 en provenance de la clientèle provinciale et 2 de la clientèle fédérale. Une chambre adaptée de 2 places peut même accueillir les personnes à mobilité réduite et/ou les femmes.

L’approche

• Mai 2016

En ce qui a trait à notre approche, nous préconisons une approche basée sur la culture autochtone. En fait, nous offrons un programme de guérison abordant diverses thématiques visant à outiller nos résidents dans leurs démarches de réinsertion sociale et ce, par une prise de conscience quant à leur parcours criminel. De plus, nous les guidons pour trouver des pistes de solutions afin ne plus retourner dans leurs anciens comportements ainsi que dans le système judiciaire.

POUR NOUS JOINDRE CRC Kapatakan Gilles Jourdain 60, rue Innut Mani-utenam (Québec) G4R 4K2

10 •

Téléphone : 418 927-2984 Télécopieur : 418 927-3523 Courriel : kapatakan@globetrotter.net Site web : www.kapatakan.ca


Lac-Simon

Par Chantale Potvin

Lac-Simon — Pour plusieurs Algonquins de la réserve anishnabeg de Lac-Simon, près de Val-d’Or, la date du 6 avril restera malheureusement gravée dans leur livre d’histoire, car ce soir-là, vers 19 h 30, Sandy Michel, 25 ans, un père de trois enfants, perdait dramatiquement la vie lors d’une opération menée par des policiers du Lac-Simon. elon les nombreux reportages et déclarations officielles, un agent de police aurait foncé sur Sandy Michel avec sa camionnette. Ce policier aurait agi ainsi, car le jeune Autochtone le menaçait avec une machette. Après l’avoir heurté, l’agent serait descendu de son véhicule et aurait fait feu sur lui. «Suite à l’intervention, des gens ont tenté de s’en prendre aux policiers de Lac-Simon. C’est là que la SQ s’est rendue sur place pour leur prêter assistance», a déclaré le sergent Claude Denis, de la Sûreté du Québec. «À la suite des turbulences, trois individus ont été arrêtés. Âgés de 25 à 35 ans, ils devraient comparaître pour faire face à des accusations d’avoir proféré des menaces envers les policiers de Lac-Simon», a ajouté Benoit Coutu, porte-parole de la Sûreté du Québec.

S

Deux fils Lors de la mort de son fils Sandy, Johnny Dumont n’en revenait tout simplement pas. En 7 ans, c’était le deuxième de ses fils qui mourait sous les balles d’un policier. Le 31 janvier 2009, c’est Johnny Junior qui subissait le même sort, sur le même coin

de rue, après avoir menacé un policier blanc avec une machette. Lors d’une émouvante entrevue avec le Journal de Montréal, Johnny Dumont a d’abord invoqué la drogue et l’alcool pour expliquer l’origine du drame, mais il a aussi déploré le fait qu’il ne devrait pas y avoir de policiers blancs qui sont engagés pour travailler dans la communauté. D’ailleurs, en 2009, M. Dumont avait exercé des pressions sur le Conseil de Lac-Simon à ce sujet.

Un bien triste rappel En plus de ce drame, de bien éprouvants souvenirs refont surface à LacSimon. C’est le cas de la nuit du 14 au 15 février, alors qu’Anthony Raymond Papatie, un jeune Algonquin de 22 ans, tirait sur un policier de 26 ans à bout portant avant de retourner l’arme contre lui. Ce soir-là, le policier Thierry Leroux et un de ses collègues de la police autochtone de Lac-Simon avaient été appelés pour une chicane de famille. Les agents n’ont pas eu le temps d’intervenir qu’un coup de feu atteignait mortellement le policier Leroux dans le dos. Des enfants ont malheureusement été témoins de la scène. Sur sa page Facebook, quelques minutes avant la tuerie, Anthony Raymond Papatie écrivait : «Dsl tout le monde menvo asteur jai tuer un police».

Des manifestations Après le tragique événement de la mort de Sandy Michel, partout au Québec, des gens ont réagi contre la violence policière. Ainsi, à Montréal, le 11 avril, en guise de solidarité avec la famille et toute la communauté de Lac-Simon, un rassemblement a eu lieu au métro Saint-Laurent pour proclamer que, comme celles des Noirs, «Indigenous Lives Matter!».

Avec pancartes et banderoles en mains, plus d’une centaine de personnes ont marché dans les rues de Montréal. «Notre manif fut un succès, car les participants étaient nombreux et la présence autochtone était importante. Les discours étaient poignants, percutants, et pertinents. Vers la fin, des personnes ont fait du grabuge. C’est à ce moment que des gaz lacrymogènes ont été lancés. Or, personne n’a été arrêté et il n’y a pas eu de blessé grave», a expliqué une membre du groupe Solidarité NABRO qui estime que la mort de Sandy Michel est un exemple d’intolérance raciste et le prolongement de la vieille guerre génocidaire.

Des dirigeants autochtones s’expriment Lors de la mort de Sandy Michel, les chefs de la Nation Innue ont émis un message clair. «La sécurité publique en milieu autochtone est un service essentiel. Les leaders politiques innus veulent et aspirent à se doter d'un corps policier innu local et permanent pour l’ensemble de ses communautés qui répond à leur identité culturelle et linguistique. La présence de la Sûreté du Québec dans les communautés n’est qu’une solution transitoire et n’est pas la solution durable souhaitée», ont-il publié sur les réseaux sociaux et dans les médias. Même son de cloche à l’APNQL alors que le chef régional, Ghislain Picard, insiste pour rencontrer les deux ministres responsables de la Sécurité publique afin de trouver des solutions viables, durables et équitables au sous-financement chronique flagrant des services policiers des Premières Nations. «Nous allons continuer d’exiger une enquête indépendante qui fera la lumière sur les relations entre les services policiers et

André Querry

Il faut que la mort fasse place à la vie

Une manifestation s’est tenue dans les rues de Montréal. Allochtones et Autochtones se sont alors rassemblés pour une cause. nos populations. C’est la position claire de nos chefs. Les événements tragiques de Lac-Simon font les frais d’une évidence indéniable : alors qu’on attend de nos services policiers des Premières Nations qu’ils assurent la sécurité de nos populations, ils disposent de moyens et de ressources nettement inférieurs à ceux de corps de police comparables», a déclaré le chef Picard.

Des philosophies gagnantes Malgré la puissante tension qui plane au-dessus de Lac-Simon comme un vautour, certains ont envie que le soleil revienne et s’activent pour que de tels drames ne se reproduisent plus. C’est le cas de Richard Kistabish, ancien grand chef algonquin, qui souhaite briser ce cycle de violence et rétablir les ponts. Selon lui, les solutions soulevées par les politiciens ne feront que panser les plaies. Lors d’une sortie publique, il a estimé qu’il fallait s’attaquer aux questions fondamentales et agir concrètement. «Il faut

que les gestes du gouvernement viennent nous chercher, il faut que ça nous touche. Il faut que les choses soient mises en place pour que les petits bonshommes de 15-16 ans voient que ça bouge et qu’on leur dise : «Ça, c’est votre territoire et ce sont vos terres à vous autres». Ça les rendrait un petit peu plus responsables et respectueux», a estimé Richard Kistabish. Pour sa part, Pamela Papatie, qui est vice-cheffe de Lac-Simon, a déclaré que de futurs protocoles seront rapidement instaurés pour enrayer le fléau de la drogue et de l’alcool dans la communauté où vivent 1800 âmes.

Enquête Évidemment, dans des cas semblables, de sérieuses enquêtes indépendantes sont enclenchées. Le ministère de la Sécurité publique a confié le dossier à la SQ et c’est le Service des enquêtes sur les crimes contre la personne qui prendra charge du dossier. Aussi, au moment d’écrire ces lignes, c’est la Sûreté du Québec qui assure la desserte policière au Lac-Simon.

Mai 2016 • • 11


L A N G U E | C U LT U RE | É DU CAT I O N

RÉUSSIR ÉPREUVES RÉGIONALES 2016 SESSION D’EXAMENS PRIMAIRE | SECONDAIRE

ENCOURAGEONS TOUS L’EFFORT QUI MÈNE À LA RÉUSSITE Calendrier disponible tshakapesh.ca

Octobre 2016

SALON DU LIVRE DE LA CÔTE-NORD

PREMIÈRE ÉDITION

5 au 8 mai 2016 Cégep de Sept-Îles

• Mai 2016

OFFRES D'EMPLOI ÉTUDIANTS ÉTÉ 2016 Vous avez jusqu'au 13 mai 2016 à 12 h pour faire parvenir votre curriculum vitae. embauche@tshakapesh.ca

tshakapesh.ca 12 •

INNU AITUN CULTURE

Tout au long du salon, nous vous présentons nos publications ainsi qu’une grande variété de CDs de musique innue. Venez nous rencontrer, nous serons fiers de partager nos réalisations.

TSHAKAPESH INNU AIMUN LANGUE

Le Salon du livre de la Côte-Nord est une occasion privilégiée pour l’Institut Tshakapesh de faire la promotion de la langue et de la culture innues, tant auprès du public québécois que du public autochtone.

TSHISHKUTAMATUN ÉDUCATION

COLLOQUE


L e s A s t r e s e t Vo u s

Par : Innustradamus, Medium... Saignant Né en mai – L’outarde Votre entourage vous reprochera d’être égoïste, uniquement préoccupé de vous-même au détriment des autres, et ces reproches ne seront pas sans fondement. Vous devriez sortir de votre bulle et considérer vos amis avec plus de respect et de bonté. Vous êtes encore jeune et vous avez encore le temps de vous faire pardonner et de vous orienter vers des cieux plus cléments. Évitez de vous enfermer sur vous-même et laissez la vie vous ouvrir les portes de la compréhension et de la joie de vivre. Né en juin – Le saumon Il serait grand temps de vous présenter à l’urgence. Votre état de santé se détériore de jour en jour. Votre mal s’amplifie et bientôt si vous ne faite rien, c’est l’ambulance qui viendra vous chercher à votre domicile. Vaut mieux agir maintenant. Sur le plan des amours, vos conquêtes diminuent avec le temps. Votre forme laisse à désirer et votre libido également. Au niveau de la chance, une rentrée d’argent imprévu sera bienvenue. Vous pourrez garnir votre frigo et vous payer un bon t-bone steak. Né en juillet – Le renard Votre vie familiale pourrait vous réserver quelques surprises pas très agréables. Les membres de votre famille pourraient se rebeller contre vous. On s’apercevra que vous avez dépensé le fonds de réserve de la famille qui aurait dû servir à un voyage pour ce mois-ci. Vous serez dans de beaux draps. Un remboursement devra se faire rapidement avant qu’on vous enferme au sous-sol. Sur le plan professionnel, ça va mieux. Votre employeur augmentera votre salaire grâce à votre excellent travail. Né en août – Le porc-épic Votre système nerveux est fort exploité ces temps-ci. Évitez de surcharger vos capacités intellectuelles, ce qui pourraient vous faire tort. Cela pourrait vous mener à une dépression nerveuse. Prenez une semaine de repos sur le champ. Consultez votre psychologue pour mieux gérer cet état. Recommencez vos marches de santé afin de respirer l’air frais qui amènera de l’oxygène à votre

cerveau. Évitez de vous trouver dans un endroit de fumeurs. Éloignez-vous d’eux par mesure préventive. Né en septembre – La ouananiche Le beau temps du printemps vous mènera à votre chalet dont les rénovations viennent d’être terminées. Profitez de la période estivale pour vous y reposer et y amener vos enfants. Vos fins de semaine seront bien remplies et vos enfants seront grandement heureux d’être avec vous. De plus, un gain à la loterie vous permettra d’acheter les choses qui vous manquent au chalet. Il est possible d’acquérir un canot à moteur pour aller à la pêche au saumon le mois prochain. Né en octobre – Le loup Le mois de mai sera propice à une rencontre qui émerveillera votre vie sentimentale. Votre célibat se terminera vers le 15 du mois. Vous ferez cette rencontre en allant au super marché, dans une allée où se trouvent les innombrables biscuits. Un seul regard suffira pour enflammer vos cœurs. Les astres ne peuvent dévoiler la suite, il faudra le vivre. Au bureau où vous travaillez, plusieurs de vos collègues de travail se plaindront de leur état de santé. Évitez ces hypocondriaques. Né en novembre – Le castor Le manque d’activité physique régulière diminue les chances de perdre quelques kilos. Votre poids augmente de jour en jour et vous pesez maintenant plus de deux cents livres. Le gras de vos hanches prouve que les astres ne se trompent pas. Il faut remédier aux nombreux repas que vous prenez régulièrement aux restaurants. Il faut manger santé et faire une marche après vos repas. Votre foie commence à ne plus accomplir ses actions vitales. Prenez-vous en mains avant d'avoir à subir une opération. Né en décembre – Le lièvre C’est le moment ou jamais de tenter votre chance au jeu. Vous aurez durant ce mois de nombreuses occasions pour augmenter et gonfler votre portefeuille. Misez sur la 6/49 et le Banco. Une grosse surprise vous attend. Il ne faut pas oublier que ce mois-ci représente votre 10e anniversaire de mariage. Cela se fête en grand. Investissez pour rendre heureux votre partenaire de vie. Il se peut qu’un petit voyage agrémente cet anniversaire. Profitez de la belle vie qui se présente à vous.

Né en janvier- Le caribou Beaucoup de tension au niveau familial. Le plus âgé de vos enfants à commencé à boire et prendre de la drogue. Un mois très difficile qui vous apportera peine et tourment. Pourtant vous et votre partenaire ne consommez rien et vous chercherez à connaître les raisons de ce dérapage. Il faudra consulter des spécialistes de la santé et convaincre votre fils de cesser la consommation de drogues et boissons qui pourraient détruire sa vie. Il y a espoir de guérison. Né en février – La martre Le mois de mai sera le mois de l’abstinence à plusieurs niveaux. Il faudra mettre un bémol sur votre surconsommation de fast-food. Votre poids a augmenté de 20 kilos et vous ne rentrez plus dans vos jeans. D’autre part, la cigarette commence à diminuer vos capacités physiques. Vous montez seulement quelques marches et vous êtes essoufflé. Il faut prendre les moyens pour faire un petit ménage dans tout cela. Des mesures draconiennes s’imposent et ce, le plus rapidement possible. Né en mars – Le vison Votre manque de motivation entraînera des retards dans la remise de plusieurs rapports au niveau de votre emploi. Vous vous êtes amusé un peu trop et vous payez maintenant pour ce qui vous arrive. Il faudra prendre le taureau par les cornes et vous mettre à jour dans vos dossiers. Vous êtes toujours sur le party et votre employeur vous donnera un ultimatum. C’est à vous de décider si vous voulez garder votre job. Sur le plan financier, ce n’est guère mieux. Hydro-Québec est à vos trousses. Né en avril – La truite grise L’argent vous file entre les mains, mais heureusement les astres sont de votre côté. Essayez tout de même de vous retenir car votre portefeuille n’est pas sans fond. Vous gagnerez plusieurs milliers de dollars dans une loterie communautaire. Vous aurez la sensation que vous pourrez tout acheter. Malheureusement ce ne sera pas le cas. Il faudra prioriser parmi vos dettes qui frôlent les 2000$. Il faut maintenir le cap fixé il y a quelques mois. Les astres vous recommandent de faire des rénovations.

Mai 2016 • • 13


Il existe un amour qui réconforte quand ça ne tourne pas rond, un amour qui sait comment aider et faire plaisir de mille façons... Il existe un amour qui aime sans condition, et cet amour-là, c'est celui qu'une maman porte à son enfant. Il existe un amour à la fois puissant et délicat, un amour qui dure encore et toujours dans les bons comme dans les mauvais jours, et cet amour-là c'est celui qu'une maman porte à son enfant.

14 •

• Mai 2016

C'est une fête des Mères placée sous le signe du bonheur qui est souhaitée aux mamans. Que la journée soit remplie d'une multitude de petites joies qui réchaufferont son coeur et lui feront oublier les soucis du quotidien


Charles-Émile Duciaume

Futur défenseur pour la LNH? Mashteuiatsh — À 12 ans, reconnu comme l’un des meilleurs jeunes joueurs Pee-Wee du Québec, Charles-Émile Duciaume s’est gentiment adressé à INNUVELLE pour raconter son expérience qui est déjà très solide. ors de la composition de l’équipe de rêve du Journal de Montréal, dans le cadre du Tournoi international de hockey Pee-Wee, qui s’est déroulé du 10 au 21 février au Centre Vidéotron de Québec, Charles-Émile Duciaume a été sélectionné comme l’un des six meilleurs défenseurs du Québec. Il faut préciser que ce prestigieux tournoi a réuni plus de 2000 joueurs de 11 et 12 ans et que ces joueurs provenaient de 15 pays.

L

Seulement 12 ans et déjà reconnu! Depuis le début de la saison, Charles-Émile Duciaume porte le numéro 18 pour l’équipe des Conquérants des Basses-Laurentides. Avec ses 5 pieds 10 pouces et ses 151 livres, à 12 ans seulement, il n’est pas étonnant que le jeune Innu-Atikamekw soit parmi les trois plus robustes de sa ligue, soit le PeeWee AAA qui compte 346 joueurs. «Charles-Émile Duciaume est un grand défenseur qui possède un lancer foudroyant, probablement l’un des plus puissants parmi les défenseurs au Québec. Il possède une bonne vision du jeu et une bonne première passe, mais il est particulièrement efficace à la défensive. Sa longue portée fait de lui

un défenseur difficile à battre à un contre un. Son gabarit le rend également efficace dans ses batailles le long de la rampe», a-t-on pu lire comme analyse dans l’article signé par Kevin Dubé et publié dans le Journal de Québec, à l’issue du Tournoi.

Une famille tricotée serrée Lors de l’entrevue, à la Boutique d’Arts amérindiens de Mashteuiatsh, Charles-Émile était en compagnie de sa famille. «L’hiver, nous vivons à Blainville pour l’accompagner dans ses démarches sportives et l’été, nous travaillons tous dans notre boutique pour accueillir les touristes», a précisé la maman, Marie-Ève Courtois. «Nous investissons beaucoup pour notre fils. Sans le pousser contre son gré, nous sacrifions beaucoup de choses pour lui. Or, nous sommes certains que ça en vaut grandement la peine et nous nous devions de quitter notre région pour la réalisation de ses rêves et l’atteinte de ses objectifs», a estimé son père, François Duciaume, qui a ajouté que ses deux autres enfants, Mékisa et Pamela sont étudiantes au cégep et à l’université. «Notre vie se passe pour que nous donnions ce temps et cet argent pour la carrière de Charles-Émile», a tranché sa mère qui s’est dite très fière de ses trois enfants.

Un très possible rêve «Je joue au hockey depuis 3 ans et c’est vraiment un sport que j’adore. Mon rêve numéro un serait de jouer pour les Canadiens de Montréal. Je crois que c’est possible, car en plus

d’avoir le gabarit, je travaille très fort pour y arriver, autant pour le sport que pour les études», a confié le très mature jeune homme qui est en 1re secondaire. «Je suis davantage un joueur défensif. Je ne crois pas que j’irai à l’attaque. Je suis bien à l’aise d’empêcher les joueurs de l'équipe adverse d’entrer dans ma zone et de compter des buts. Je ne sais pas si les joueurs des autres équipes me craignent, mais on m’a dit quelque part que la réponse était oui», a conclu Charles-Émile Duciaume avec un grand sourire plein d’espoir et de détermination.

C’est un grand honneur pour notre famille et pour les Premières Nations. Je n’ai pas les mots pour dire à quel point mon petit frère me rend fière. Mékisa Duciaume, sœur de Charles-Émile

Le fait d’être Autochtone ne m’a jamais nui, mais je ne suis pas encore passé au stade de faire de la publicité pour le dire. Un jour, comme Carey Price, je briserai la glace. Charles-Émile Duciaume

Chantale Potvin

Par Chantale Potvin

Avec son puissant lancer et sa vision du jeu, Charles-Émile Duciaume a été choisi comme l’un des vingt meilleurs parmi les 346 joueurs de la ligne Pee-Wee AAA.

Assemblée générale annuelle du CAVAC CÔTE-NORD Le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels Côte-Nord invite toute la population à son assemblée générale annuelle. Date : jeudi le 2 juin 2016 à 17 h Lieu : Gymnase de la Maison Alouette Pour confirmer votre présence ou pour de plus amples renseignements, communiquez au 418 962-2822 ou sans frais au 1 866 LE-CAVAC (1 866 532-2822). Un goûter vous sera servi.

Mai 2016 • • 15


Charte des droits et libertés

Six femmes sont honorées

endant 30 ans, l’Algonquine Édith Cloutier a beaucoup travaillé pour rapprocher les peuples et pour lutter contre le racisme. Directrice générale du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or depuis 1989, elle a reçu de nombreux prix et occupé différents sièges. Elle a notamment été la première femme autochtone à présider le conseil d’une université québécoise. Récemment, c’est elle qui a incité des femmes autochtones à dénoncer publiquement le racisme et les abus physiques et sexuels dont elles auraient été victimes de la part de policiers de la Sûreté du Québec. Au fil de sa carrière, les organismes qu’elle a créés et les projets qu’elle a mis en branle pour venir en aide aux Autochtones sont innombrables. Par la CDPJD, elle a été reconnue pour son travail pour les Autochtones vivant en milieu urbain, mais aussi pour sa lutte contre la violence faite aux femmes autochtones.

P

Minnie Grey, un soleil du Nord Très engagée pour son peuple,

Le grand cœur de Melissa

Melissa Mollen Dupuis est cofondatrice du mouvement Idle No More-Québec.

Une fleur pour Widia!

Widia Larivière est coordonnatrice jeunesse pour Femmes autochtones du Québec et elle est cofondatrice du mouvement Idle No More-Québec. Très engagée, Widia Larivière est une Anishnabe de la communauté

Nadine Vollant est coordonnatrice des services sociaux d’Uashat mak Mani-utenam.

Lucille Veilleux est responsable du financement et du développement des partenariats pour le Wapikoni, à Montréal.

CDPDJ

Édith Cloutier est directrice du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or depuis 1989.

l’Inuite Minnie Grey a été reconnue pour son travail au Nunavik. Ses actions se font ressentir au Canada comme à l’international. Elle a d’ailleurs reçu de nombreuses distinctions. Depuis 2013, elle est directrice générale de la Régie régionale de la santé et des services sociaux au Nunavik. Elle a occupé plusieurs postes dans les domaines de la santé, des services sociaux et de la politique. Très sensible quant à la jeunesse du Nunavik, Minnie Grey s’est attaquée à l’abandon scolaire, au suicide, à la négligence parentale et elle a aidé des jeunes aux prises avec des dépendances ou victimes d’abus. Mme Grey a été reconnue pour ses actions pour venir en aide aux enfants, y compris plusieurs points qui s’y rattachent comme la protection, la sécurité et l’attention des parents.

CDPDJ

CDPDJ

Minnie Grey est directrice générale de la Régie régionale de santé et des services sociaux du Nunavik, à Kuujjuaq.

La brillance de Lucille Veilleux

Melissa Mollen-Dupuis, une Innue d’Ekuanitshit, s’est démarquée lors des événements d’Idle No More, un mouvement qu’elle a fondé avec Widia Larivière. Très engagée dans tout ce qu’elle touche, elle a été la voix parfaite pour parler au nom des jeunes Autochtones. Aujourd’hui, présidente du Wapikoni, elle a été animatrice à Montréal Autochtone et au Jardin des Premières Nations pendant 13 ans. Par le biais des arts visuels, de l’animation, de son travail d’actrice, de la vidéo ou du conte, la jeune femme fait partager la culture des Premiers Peuples. Initiatrice de plusieurs actions sociales, elle a notamment été responsable des médias sociaux lors du passage de la Commis-

CDPDJ

CDPDJ

Québec — Afin de souligner les 40 ans de la Charte des droits et libertés au Québec, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), sous la thématique «Une Charte, mille combats», a honoré quarante personnes. Parmi ces gens, six femmes ont été reconnues pour leur engagement pour les Premières Nations. Samian était membre du jury qui était présidé par la juriste Louise Arbour.

sion Vérité et Réconciliation à Montréal. Elle a ainsi contribué à diffuser la vérité sur les pensionnats autochtones. Melissa Mollen-Dupuis a été reconnue pour toutes ses actions qui ont pour but de favoriser le respect des droits fondamentaux, ancestraux, économiques, sociaux et culturels des peuples autochtones au Québec.

de Timiskaming, en Abitibi-Témiscamingue. Depuis 2009, elle est coordonnatrice jeunesse à Femmes autochtones du Québec. Diplômée en Études internationales et langues modernes de l’Université Laval et en Immigration et relations interethniques de l’UQAM, ses actions féministes ont toujours convergé pour améliorer la situation des jeunes et des femmes. Elle a fondé Idle No More avec Melissa MollenDupuis et dans le cadre de son travail de cinéaste au Wapikoni, elle a coréalisé des courts-métrages sur des thématiques reliées aux femmes autochtones. Elle a reçu des honneurs pour son travail et ses engagements pour le respect des droits fondamentaux des jeunes et des femmes autochtones. Le droit à l’égalité, le respect des libertés fondamentales, le droit à la vie et à l’intégrité sont les points précis soulevés par la Charte.

CDPDJ

Par Chantale Potvin

Avocate de formation et productrice de films, Mme Veilleux a un CV impressionnant. Or, pour ce qui touche les Autochtones, elle a une route très glorieuse. Ainsi, après avoir occupé différents postes dans le milieu du cinéma, elle a produit de nombreux films traitant de justice sociale et elle a donné la parole aux plus démunis. Au fil du temps, elle a reçu de nombreux prix. En 2006, elle s’est jointe au Wapikoni à titre de responsable du financement et des partenariats. On dit qu’elle travaille dans l’ombre et qu’elle est le bras droit de Manon Barbeau. La Commission a reconnu madame Veilleux pour son œuvre auprès du Wapikoni. «Les créations largement diffusées dans un vaste réseau par le Wapikoni qui traitent souvent d’affirmation et de nondiscrimination contribuent ainsi à réduire les préjugés envers les Premières nations», a publié la CDPDJ à son sujet.

Les milliers d’enfants de Nadine Vollant Innue d’Uashat mak Mani-utenam, Nadine Vollant y est coordonnatrice des services sociaux et travaille dans le domaine de la protection de la

jeunesse depuis près de 20 ans. Diplômée en travail social de l’Université du Québec à Chicoutimi, elle s’active tous les jours pour que les services répondent aux besoins de son peuple. Très engagée à plusieurs tables de concertation et active au sein de plusieurs projets, Nadine Vollant fait tout pour que les droits des familles autochtones soient respectés. La Commission a reconnu son travail qui est en lien avec les droits économiques et sociaux de la Charte. Or, c’est avec l’article 39 de la loi que le jury a tranché. «Tout enfant a droit à la protection, à la sécurité et à l’attention que ses parents ou les personnes qui en tiennent lieu peuvent lui donner».

Liste des gagnants Il est possible de consulter la liste des quarante lauréats sur le site: www.cdpdj.qc.ca.

Mon vœu est que nous éliminions toutes les injustices, inégalités et discriminations que vivent les peuples autochtones et que nous puissions collectivement mettre en œuvre la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones, qui stipule notamment notre droit à l’autodétermination. Widia Larivière

Profile for lavoixdespremieresnations

Mai 2016 (Vol. 19 - No. 4)  

Mai 2016 (Vol. 19 - No. 4)  

Advertisement