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Le projet Apuiat se réalisera-t-il ?

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La Voix des Premières Nations DISTRIBUTION plus de 7 800 copies 23 communautés 8 nations LES 11 NATIONS AUTOCHTONES DU QUÉBEC

Abénakis Algonquins Atikamekw Cris Hurons-Wendat Innus Malécites Mi’gmaqs Mohawks Naskapis Inuits

Kawawachikamach

Matimekush / Lac John

Uashat Mani-Utenam

Opitciwan

Pikogan

Pessamit

Wemotaci

Essipit

Mashteuiatsh Lac Simon Wendake

Unamen Shipu

Ekuanitshit

Cacouna

Pakua Shipu

Nutashkuan Gespeg Gesgapegiag

Peuples présents depuis des millénaires ! Contactez-nous (N° ISSN Bibliothèque Nationale du Canada : Imprimé : Innuvelle ISSN 2561-1275 Électronique : Innuvelle ISSN 2561-1283)

2 • La Voix des Premières Nations [Septembre 2018]

Le chef sortant, Noah Swappie, a été réélu à Kawawachikamach. Il obtient un troisième mandat avec 331 votes, soit 78 voix de plus que son plus proche rival. David Swappie, Shundy, Nathan Uniam, Maggie Swappie et Gordon Dominique sont les cinq conseillers élus. Le gouvernement fédéral songe à instaurer un nouveau jour férié afin de commémorer la tragique histoire des pensionnats autochtones. Une Journée nationale de la vérité et réconciliation pourrait voir le jour, tel que le propose un des appels à l’action formulés en juin 2015 dans le rapport final de la Commission de vérité et réconciliation. L’inauguration du complexe immobilier Kijaté a eu lieu le 22 août, à Val-d’Or. L'enthousiasme se faisait sentir pour ce projet de 24 logements sociaux destinés aux familles autochtones à faible revenu. Les bénéficiaires du projet, qui s’élève à 6,1 M$, ont accès à des services d'accompagnement psychosocial, du soutien communautaire et de l'aide à l’intégration. L'APNQL demande au Premier ministre Trudeau plus de lucidité concernant la légalisation du cannabis. « Les moyens dont disposent les Premières Nations pour se préparer à la mise en œuvre de la Loi ne sont pas du tout à la hauteur du besoin ».

Odanak

Éditeur et rédacteur en chef par intérim : David-Alexandre Vincent Journalistes : David-Alexandre Vincent, Véronique Rankin, Joannie Gill

Collaborateurs : Laurence Lainé (TAQ), Joannie Caron (RCAAQ), Arthur Fontaine, Marie-Christine Tremblay (CDEPNQL) Correctrice : Ginette Bédard

Crédit photo (page couverture) : Pixabay

Infographie : Linda Renaud (MAP DESIGN) Tirage : Plus de 7 800 copies

Merci à l’Institut Tshakapesh, notre partenaire.

Les quatre dernières audiences de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées auront lieu à Iqualuit, Québec, Winnipeg et St-John’s en septembre et octobre. Elles permettront à des Gardiens du savoir, des experts et des représentants de diverses institutions de témoigner sur des thèmes clés qui s'appuient sur les histoires personnelles partagées avec l'Enquête nationale par plus de 1 270 familles et survivantes.

Listuguj

Wôlinak

Manawan

EN BREF

Logos des nations commandités par Tourisme Autochtone Québec.

Vous avez une nouvelle ? 418 962-3535 et 418 962-3550 info@lavoixdespremieresnations.ca Vous avez une publicité ? 418 962-3535 pub@lavoixdespremieresnations.ca Bureau du journal 108-B, boul. des Montagnais Uashat (Québec) G4R 5P9 Membres du C.A. Sylvie Ambroise, présidente Augustin Michel-Ambroise, vice-président Victoria Régis, administratrice Johnny Jean-Pierre, administrateur

Québec consultera tous les intervenants concernés par le lac à Moïse, dont la Nation huronne-wendat, avant d’entreprendre des coupes forestières comme cela était prévu de 2018 à 2023. On souhaite trouver une solution avec les partenaires à propos de la forêt du lac à Moïse qui est considéré comme étant la dernière forêt intacte au sud du Québec. Les noms des sentiers et des géosites du Géoparc mondial UNESCO de Percé sont actuellement traduits en langue Mi’gmaq. Gespeg collabore depuis quelques mois à ce travail de longue haleine. Les traductions devraient être terminées en 2019, juste à temps pour l’année internationale des langues autochtones, décrétée par l’UNESCO. Un premier dictionnaire français-abénaquis pourrait être bientôt publié. L’outil permettrait possiblement de faciliter l’apprentissage de cette langue destinée à disparaître. Des cours en langue abénaquise seront d’ailleurs offerts pour la première fois à l’Institut Kiuna.

EnvoyEz-nous vos communiqués à : info@lavoixdespremieresnations.ca


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nation innue

une entente amère entre Hydro-québec et les innus

Par David-Alexandre Vincent Journaliste

QuÉBeC – Le blitz de négociations entre Hydro-Québec et les partenaires du projet apuiat, soit la nation innue et Boralex, aura finalement abouti à une entente de principe. elle devra cependant être approuvée par le conseil d’administration d’Hydro-Québec après l’élection du 1er octobre.

R

appelons qu’Apuiat est un projet de parc éolien de 200 MW comprenant plusieurs partenaires soit les communautés innues, Boralex et RES Canada. Le projet, qui est estimé à 600 M$, permettrait d’importantes retombées économiques sur la Côte-Nord selon les défendeurs du projet. Le coût de production pour un kilowattheure devrait être en dessous de 9 cents pour le projet Apuiat alors que dans une centrale hydroélectrique, le coût de production tourne autour de 3 cents le kilowattheure.

Des retombées pour les innus

Le président-directeur général de la société d’État, Éric Martel, émettait quelques semaines avant cette entente des réserves quant au projet. Il écrivait, dans une lettre rendue publique malgré lui, qu’Apuiat pourrait coûter de 1,5 à 2 milliards de dollars aux contribuables sur une période de 25 ans. Il estimait que le projet n’était pas d’intérêt en raison des coûts trop élevés en électricité et de l’inutilité de cette dernière. Selon des sources internes à HydroQuébec, le projet est toujours mal accueilli par la haute direction, malgré l’entente de principe. C’est pourquoi lors de la présentation du projet aux membres du conseil d’administration après les élections, Éric Martel devrait exprimer qu’Apuiat n’est pas dans l’intérêt de la société d’État et des Québécois.

Questionné à savoir ce qu’il adviendra d’Éric Martel s’il est de nouveau porté au pouvoir, Philippe Couillard,

qui appuie le projet, a répondu : « On va commencer par faire la campagne électorale et on va réaliser le projet Apuiat. […] Ne croyez plus qu’au 21e siècle, les Premières Nations vont accepter, comme elles l’ont fait pendant des décennies, qu’on aille prélever des ressources naturelles et de l'énergie sur leur territoire ancestral sans qu’elles n’en reçoivent des bénéfices visibles et importants. »

sous leur gouverne, mais à un prix raisonnable.

Malgré l’entente de principe, rien n’est encore certain concernant la réalisation du projet, en raison notamment des élections provinciales. Les parties se sont entendues pour

attendre qu’un nouveau gouvernement soit élu avant de conclure l’entente en signant le contrat d’achat d’électricité. Le parti qui formera le prochain gouvernement aura également une incidence sur la suite du projet.

Des avis divergents

Apuiat aura été l’objet d’un débat entre les partis en début de campagne électorale. Si le Parti libéral du Québec se dit prêt à réaliser le projet, puisqu’il croit aux retombées économiques qu’Apuiat pourrait générer, la Coalition Avenir Québec s’oppose quant à elle au projet, car elle estime que les coûts sont trop élevés et que cela ne serait pas profitable pour le Québec. Au Parti québécois, on émet certaines nuances en mentionnant que oui, le projet pourrait être réalisé

Les appuis poLitiques au projet apuiat

?

[Septembre 2018] La Voix des Premières Nations • 3

Le projet fait partie du processus de réconciliation avec les Autochtones selon le Premier ministre sortant, Philippe Couillard. Les redevances seraient partagées entre les Innus et la ville de Port-Cartier, à parts égales. Ces retombées sont actuellement évaluées à 800 millions de dollars, un chiffre qui fait justement partie du débat. La Vérificatrice générale du Québec s’est intéressée à ce projet de parc éolien. Elle a tiré la conclusion que l’achat d’énergie éolienne par Hydro-Québec n’est pas rentable actuellement sur le plan financier. Sur les ondes du 98,5 FM à Montréal, Guylaine Leclerc expliquait que ces investissements dans l’éolien ne seraient pas aussi rentables que s’ils étaient faits dans le domaine de l’hydroélectricité. Elle souligne qu’elle n’a pas eu le mandat d’évaluer la rentabilité d’Apuiat, mais plutôt d’effectuer une étude sommaire sur la tarification d’Hydro-Québec, qui se voulait beaucoup plus large que de cerner un projet en particulier.

un prix trop élevé pour de l’énergie inutile

Projet Apuiat


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preMièreS nationS

Élections : L’apNqL souhaite que les enjeux autochtones soient abordés

QuÉBeC – alors que la campagne électorale est officiellement amorcée partout au Québec, les enjeux autochtones intéresseront-ils les candidats des différents partis politiques ? C’est ce que souhaite l’assemblée des premières nations Québec-Labrador (apnQL).

P

ar voie de communiqué, l’APNQL mentionne qu’elle « exigera des engagements fermes de la part [des leaders politiques] sur des enjeux prioritaires, trop souvent absents et ignorés lors des campagnes électorales. » Le premier engagement de-

mandé est que le prochain gouvernement élu tienne une rencontre avec les chefs des Premières Nations afin de s’informer de leurs enjeux.

prendre ses responsabilités

Le Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard, appelle le prochain gouvernement à prendre ses responsabilités. « Personne ne contestera le fait que les enjeux des Premières Nations, à l'échelle du pays, occupent une place sans précédent, sauf au Québec, où les gouvernements se succèdent et prennent l'habitude de remettre au

suivant, la responsabilité de trouver des réponses à nos attentes », remarque-t-il. Il dit qu’il croit que les Premières Nations ont simplement envie d’avoir un gouvernement qui aura le courage politique d’agir.

implication dans la campagne

Ghislain Picard prévoit de surveiller attentivement la campagne électorale, puisque selon lui « nous avons une responsabilité d'être à l'écoute et de réagir si nous jugeons qu'il y a atteinte à ce que nous considérons comme étant nos droits les plus fondamentaux. » La mise en œuvre au Québec de la Déclaration des Nations Unies

sur les droits des peuples autochtones, la légalisation du cannabis, la sécurité publique, le partage des revenus et la commission Viens sont quelques-uns des dossiers qui méritent d’être attentivement observés par ceux qui dirigeront le Québec dès le 1er octobre.

En date du 23 août, le Chef Picard prévoyait envoyer une lettre à chaque parti politique, détaillant les engagements concrets attendus du prochain gouvernement. Reste à voir si le gouvernement élu le 1er octobre répondra positivement à la première demande de l’APNQL, soit celle d’organiser une rencontre avec les chefs autochtones dans les 100 jours suivant l’élection.

APNQL

Journaliste

Le chef Ghislain Picard.

APNQL

Par David-Alexandre Vincent

L’orchestre symphonique de Montréal en tournée

Journaliste

4 • La Voix des Premières Nations [Septembre 2018]

L’orchestre symphonique de Montréal (oSM) fera un arrêt dans les communautés de Mashteuiatsh et de uashat mak Mani-utenam lors de sa tournée du 9 au 19 septembre. Le célèbre chef d’orchestre, Kent nagano, ainsi que ses 45 musiciens se produiront aussi au nunavik et dans la communauté crie d’oujé-Bougoumou.

L’

OSM sera au gymnase de Mashteuiatsh le 18 septembre et à la salle Teueikan de Maliotenam, le 19 septembre. Kent Nagano mentionne que cette tournée à travers six villages québécois permettra de repousser « les frontières physiques et artistiques de nos pratiques pour créer et mettre en commun des œuvres exceptionnelles. »

une œuvre à caractère autochtone

Les spectateurs qui auront la chance d’assister à l’un des concerts de l’OSM pourront entendre l’opéra de chambre Chaakapesh : le périple du fripon, une œuvre écrite

par le Cri canadien Tomson Highway et composée par le Canadien Matthew Ricketts. Cet opéra, qui a été commandé spécialement pour la tournée, est inspiré d’une légende autochtone. Il sera interprété en cinq langues différentes, dont l’innu, le cri et l’inuktitut.

une saveur locale

L’Orchestre symphonique de Montréal a tenu à faire participer les communautés qu’elle visitera. Plusieurs artistes locaux se joindront à la formation, dont Florent Vollant, à Uashat mak Mani-Utenam. « Ils interpréteront un opéra écrit par un auteur cri », écrit la conseillère d’Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam, Virginie Michel, sur sa page Facebook.

un réel engouement

La vente de billets à Mashteuiatsh fut énormément courue. En moins de deux heures, les quelque 240 billets ont tous trouvé preneurs, forçant ainsi les organisateurs à fermer boutique et à annuler la deuxième soirée de vente. Du côté

Kent Nagano dirigeant son orchestre. de Uashat mak Mani-Utenam, au moment de publier, le conseil de bande était toujours à la recherche de la façon la plus équitable possible pour vendre les quelque 300 billets. On souhaitait que ceux qui démontraient un réel intérêt puis-

sent assister au concert, les places étant très limitées.

Le concert de Mashteuiatsh, qui aura lieu le 18 septembre, sera diffusé en direct sur les ondes de la radio communautaire CHUK 107,3.

Orchestre symphonique de Montréal

Par David-Alexandre Vincent

Quant à celui de Uashat mak Mani-Utenam, qui se déroulera le 19 septembre, on prévoit capter la prestation par vidéo et la diffuser en direct sur InnuWebTV.


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preMièreS nationS

Allégations d’inconduites policières à Val-d’Or

La sq aurait été au courant 2 ans avant Enquête

Par David-Alexandre Vincent Journaliste

VaL-D’or – La Sûreté du Québec aurait été au courant depuis 2013 des allégations qui pesaient contre certains policiers de Val-d’or, à l’égard de femmes autochtones. C’est ce qu’est venu dire le directeur du Service de police de LacSimon de l’époque, Jean Vicaire, lors des audiences de la Commission Viens.

R

appelons que c’est en 2015 que l’histoire avait fait grand bruit lors de la diffusion de l’émission Enquête sur les ondes de Radio-Canada. Plusieurs femmes autochtones avaient témoigné des inconduites policières qu’elles avaient

subies. C’est alors qu’une enquête avait été ouverte par le Service de police de Montréal, à l’issue de laquelle aucune accusation n’avait été portée par le Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Des hauts gradés au courant

Jean Vicaire explique que plusieurs élus de Lac-Simon se confiaient à lui concernant des situations où des femmes autochtones étaient victimes d’inconduites policières. À la suite de ces allégations, le directeur du Service de police s’affaira à informer immédiatement son supérieur de la SQ de ce qu’on lui avait rapporté. C’est alors qu’il fut estomaqué d’apprendre que son supé-

rieur était déjà au courant de certaines de ces allégations. La rencontre ayant eu lieu en 2013, c’était donc deux ans avant la diffusion du reportage d’Enquête. Edith Cloutier, la directrice du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, qui a elle aussi témoigné, a dénoncé la situation. Elle s’est dite préoccupée que la vie de certaines femmes était en danger et qu’on ait appliqué la loi du silence qui existe à la Sûreté du Québec, selon elle. La SQ n’a pas souhaité commenter le dossier afin de ne pas nuire au travail de la Commission.

Difficile de traiter les dossiers autochtones

Dans un autre ordre d’idées, les dossiers d’enquêtes criminelles liés aux

autochtones sont difficiles à traiter, selon ce qu’ont rapporté une dizaine de sergents-détectives du Service de police de Montréal, qui ont témoigné à la Commission. Ceux-ci ont expliqué tout leur processus d’enquête et les difficultés souvent rencontrées. Le sergent-détective Robert Lebrun a expliqué que les femmes autochtones ont parfois de la difficulté à livrer un témoignage clair et concordant, étant donné qu’elles sont souvent victimes de plusieurs évènements dans leurs vies. Cela rend ainsi parfois difficile le dépôt d’accusations, qui doit être justifié par des preuves en béton.

autres dossiers

Les témoignages, lors de ces deux

semaines à Val-d’Or, auront aussi permis de faire la lumière sur les vagues de suicides qui touchent les Autochtones. Le conseiller en recherche au bureau de coroner, Paul-André Perron, a soulevé la problématique qu’il n’avait jamais reçu de commande pour se pencher plus en profondeur sur le sujet du suicide chez les populations autochtones. Les services de justice et les services correctionnels ont également fait l’objet de témoignages. Après avoir passé deux semaines à Val-d’Or, la Commission Viens se déplacera au Centre des Congrès de Québec, du 4 au 14 septembre prochain.

nation innue

Le Conseil de Pessamit coupable d’outrage au tribunal

il y aura finalement des élections

Par David-Alexandre Vincent Journaliste

Notre équipe

D

eux candidats briguent le poste de Chef du Conseil des Innus de Pessamit soit le chef sortant René Simon et Jean-Marie Vollant. 19 candidats se présentent

pour les 6 postes de conseillers, dont Jérôme Bacon-St-Onge, celui qui est à l’origine de la démarche juridique visant la tenue de nouvelles élections.

satisfaction chez la partie demanderesse

Jérôme Bacon-St-Onge se dit satisfait de la décision rendue par le juge.

Il mentionne que plusieurs personnes le félicitent, mais que « ce n’est rien de personnel. Je ne prends pas le mérite entier de toutes les démarches. Les règles sont là pour tout le monde et nul n’est au dessus des lois, c’est ce que [le jugement] vient nous dire. » Il s’est aussi dit soulagé puisqu’il n’aurait pas souhaité voir Pessamit dans un vide de gouvernance.

D’ici les élections, le Conseil de bande actuel siégera de façon à assurer une transition, sans toutefois être rémunéré. Ils devront s’en tenir à prendre uniquement des décisions concernant les affaires courantes de la communauté et celles-ci devront être entérinés par les prochains élus.

Nos collaborateurs

Nous sommes à la recherche de pigistes autochtones.

DAVIDALEXANDRE VINCENT Éditeur et rédacteur en chef

VÉRONIQUE RANKIN

JOANNIE GILL

LAURENCE LAINÉ

Journaliste pigiste

Journaliste pigiste

Tourisme Autochtone Québec

JOANNIE CARON Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec

MARIECHRISTINE TREMBLAY CDEPNQL

INTÉRESSÉ(E) ? CONTACTEZ-NOUS.

[Septembre 2018] La Voix des Premières Nations • 5

peSSaMit – Les électeurs de pessamit seront finalement appelés aux urnes le 17 septembre. Le Conseil des innus de pessamit a officiellement été reconnu coupable d’outrage au tribunal le 10 août devant la Cour fédérale à Québec. rappelons que

les élus du Conseil de bande ont refusé de tenir des élections le 17 août dernier tel que l’exigeait un jugement rendu en décembre dernier.


6 • La Voix des Premières Nations [Septembre 2018]

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nation aLgonQuine

30 hectares de terrain désignés à Lac-simon Conseillère en communications, CDEPNQL

LaC-SiMon – Les membres de la communauté algonquine de LacSimon étaient appelés à se prononcer par voie de référendum sur la désignation de 30 hectares de terrain le 31 juillet dernier. À l’issue du vote, 92 % de la population s’est dite en faveur de la désignation de ces terres, qui seront utilisées pour le développement économique de la communauté.

A

vec les terres désignées, la communauté se donne donc les moyens de favoriser son développement économique, tout en créant des emplois durables pour ses membres. En développant des initiatives économiques dans les secteurs commerciaux, des services et des industries légères, elle s’assure aussi de diversifier sa base économique.

Gestion des terres

À la lumière du résultat du référendum, c’est la Corporation de développement économique Wabak Pimadizi (CDEWP) qui deviendra gestionnaire des terres, qui pourront être louées à des entrepreneurs pour une période de 49 ans. Les terres seront divisées en deux secteurs : une zone commerciale et une zone industrielle. Plusieurs projets de nature économique sont sur la table à dessin pour développer la zone commerciale, dont celui de la Station-service Wabak qui sera

située à l’intersection de la Route 117 et de la rue Lac-Simon, et qui devrait voir le jour sous peu. Ce projet s’est d’ailleurs vu attribuer une subvention de 1,1 M$ par le Secrétariat aux affaires autochtones dans les jours qui ont suivi le référendum.

Outre ce projet, la communauté envisage d’ouvrir un restaurant de type service rapide, à même la stationservice. Un motel de 40 chambres, un centre d’artisanat et un salon de coiffure pourraient aussi voir le jour. Dans la zone industrielle, un atelier d’ébénisterie devrait ouvrir ses portes et le garage de la communauté, présentement situé dans un secteur résidentiel, devrait y déménager. Il est important de mentionner que toutes les recettes perçues des baux seront réinvesties par la CDEWP dans le développement économique de la communauté et dans le développement de services.

Construction de nouvelles habitations

Peu de temps après la tenue du référendum, la communauté s’est aussi vu octroyer une aide financière de 1 000 000 $ par Services aux Autochtones Canada. Cette somme permettra la construction de 10 unités multifamiliales. Il faut savoir que la communauté de Lac-Simon doit composer avec un important manque en matière d’habitation. Pour répondre à cette demande, la CDEWP souhaite, en partenariat avec le programme d’habitation, favoriser la création d’entreprises dans le secteur de la

Carte de la communauté de Lac-Simon montrant les terres désignées. La zone en rouge sera réservée aux activités commerciales alors que la mauve sera une zone industrielle. construction, ce qui permettrait d’augmenter le nombre de maisons construites annuellement.

À la lumière de ces deux annonces, le moins que l’on puisse dire, c’est que la communauté de Lac-Simon s’apprête à connaître l’un des plus importants essors économiques de son histoire.

La Commission de développement économique des premières nations du Québec et du Labrador (CDepnQL) est une organisation qui a pour mission de représenter, de promouvoir, de soutenir et de défendre les intérêts des premières nations du Québec et du

Labrador en matière de développement socioéconomique.

CDEWP

Par Marie-Christine Tremblay

tél. : 418 843-1488 Site Web : cdepnql.org

La désignation de terres a pour principal avantage de permettre aux entrepreneurs voulant s’établir dans la communauté de contracter un prêt auprès d’une institution financière sans avoir à obtenir le cautionnement du conseil de bande au préalable. Auparavant, le conseil de bande devait endosser les prêts contractés par les promoteurs de projet, ce qui posait problème en cas de défaut de paiement du promoteur et freinait le développement économique de la communauté. (M.-C. T.)

Des terres seront aussi désignées à Wendake

Journaliste

WenDaKe – Les membres de la nation huronne-wendat étaient eux aussi appelés aux urnes pour la désignation de terres dans le secteur de Wendake-est, le 3 août dernier. 807 électeurs sur 1 450 se sont prononcés en faveur lors du référendum. Le conseil de bande de Wendake pourra ainsi gérer lui-même cinq terrains, totalisant 600 000 pieds carrés, pour les 99 prochaines années.

U

n référendum était requis par les Affaires autochtones afin de pouvoir entamer les pro-

jets économiques dans WendakeEst. Sur les 3 425 personnes qui avaient le droit de vote, 42 % s'en sont prévalues. 807 électeurs (55,6 %) ont voté en accord, 618 (42,6 %) ont voté en désaccord et 24 autres ont annulé leur vote. Le conseil devra envoyer une résolution aux Affaires autochtones afin que la désignation des terres devienne officielle.

opposition au projet

Contrairement à Lac-Simon, le « oui » n’a pas été catégorique de la part de la population. Il y avait d’ailleurs plusieurs opposants au projet. Certains estiment que le conseil de bande n’a pas respecté le processus

démocratique et que plusieurs autres consultations étaient nécessaires. Ces opposants craignent que les projets futurs profitent à des intérêts extérieurs plutôt qu’à ceux des Hurons-Wendat. Selon toute vraisemblance, des membres auraient même fait parvenir une lettre à la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, afin de demander l’annulation du référendum pour que les terres ne soient pas désignées, malgré la victoire du « oui ».

en route vers le développement économique

La victoire du « oui » lors de ce

référendum permettra à la Nation huronne-wendat de poursuivre le développement économique selon le Grand Chef, Konrad Sioui. Il souhaite faire de Wendake-Est un pôle médical d'importance dans la région. « Regardons l’hôtel-musée dix ans plus tard. On a réussi à créer beaucoup d’emplois, on a réussi à créer une force économique, un pôle touristique majeur dans la région et on veut faire la même chose avec le pôle médical [dans Wendake-Est] » a dit Konrad Sioui, dans une vidéo publiée sur le site de la Nation huronne-wendat. Avant le référendum, le Grand Chef disait qu’il voulait continuer de développer une économie afin de

ne pas dépendre continuellement du gouvernement fédéral.

Les projets de clinique médicale, d’une résidence pour personnes âgées autonomes, et de commerces de proximité seraient donc sur la bonne voie. Le Chef Sioui souhaite que les travaux s’amorcent le plus rapidement possible.

Après plusieurs demandes, il nous a été impossible de parler au Chef Konrad Sioui afin d’en savoir plus sur ce qu’il adviendra de l’opposition au projet et des étapes à venir, si tout se met bel et bien en branle.

[Septembre 2018] La Voix des Premières Nations • 7

Par David-Alexandre Vincent


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une marche pour les soins de santé

NATION ATIKAMEKW

Journaliste

JoLiette – La 6e édition de la marche Motetan Mamo a rassemblé 70 marcheurs qui ont parcouru plus de 190 kilomètres pendant huit jours, de Joliette à Manawan. par la réalisation de ce défi, le groupe souhaitait sensibiliser la population aux difficultés vécues

par les autochtones qui doivent recevoir des soins de santé continus en milieu urbain.

«L

es fonds recueillis durant la marche permettent de soutenir les malades et leur famille, qui vivent à la fois un déracinement de leur communauté d’appartenance et les répercussions d’un diagnostic. Nous défrayons

des coûts ponctuels liés à des frais de médicaments, de transport, d’hébergement et d’équipement médical non remboursés », a rappelé France Robertson, directrice du Centre d’amitié autochtone de Lanaudière.

Ainsi, 13 535 $ ont pu être amassés grâce à la marche Motetan Mamo. Ce montant permettra aux Au-

EN BREF

EN BREF

IMPORTANTE SAISIE DE STUPÉFIANTS À OPITCIWAN opitCiWan – neuf individus ont été arrêtés à opitciwan dans le cadre d’une opération de lutte contre le trafic de drogue. Quatre résidences de la communauté ont été perquisitionnées le 1er août dernier, ce qui a permis d’effectuer la saisie de près de 2 000 comprimés de méthamphétamines, 23,5 grammes de cocaïne et 4 438 $ en argent comptant.

Les nouveaux élus lors de l’assermentation.

Conseil des Atikamekw de Manawan

opération menée par le Service de police d’Opitciwan en collaboration avec la Gendarmerie Royale du Canada et l’assistance d’un maître-chien de la Sûreté du Québec a permis l’arrestation de six femmes et de trois hommes.

ManaWan – paul-Émile ottawa est élu chef du Conseil des atikamekw de Manawan. Celui qui occupait la même fonction de 1999 à 2014 a récolté 777 voix (67 %) contre 378 (33 %) pour Jean-roch ottawa, le chef sortant. 

L

ficier d’un coup de pouce financier.

L’

PAUL-ÉMILE OTTAWA ÉLU À MANAWAN

es conseillers élus sont Sipi Flamand, Glenn Dubé, Céline Quitich, Mario Ottawa, Claudia Newashish et Ghislain Quitich. 22 candidats se présentaient afin de pourvoir les 6 postes de conseillers.

tochtones lanaudois qui nécessitent des traitements médicaux de béné-

1 164 (62 %) personnes ont exercé leur droit de vote, alors que c’est 1 877 personnes qui étaient aptes à voter.

Paul-Émile Ottawa aura fait de l’éducation son plus grand enjeu tout au long de sa campagne. Il souhaite notamment s’attaquer au très faible taux de diplomation à Manawan. (D.A.V.)

Trois des individus ont comparu le 2 août au Palais de justice de Roberval. Ils ont fait face à des accusations de possession et trafic de stupéfiants. Quant aux six autres individus, ils ont été libérés sous promesse de comparaître. (D.A.V.)

Les perquisitions menées dans les quatre résidences d'Opitciwan.

8 • La Voix des Premières Nations [Septembre 2018]

MÉDIAS SOCIAUX

CE QU’ILS ONT DIT SUR FACEBOOK Michèle Audette

Commissaire de l’ENFFADA

Je suis tellement touchée par cette reconnaissance, je n’ai pas de mots pour exprimer l’émotion que je ressens... Merci à l’Université de Montréal pour ce bel hommage !!!! (à propos de la remise prochaine d’un doctorat honoris causa)

Natasha Kanapé Fontaine

Artiste et militante autochtone

Nous passons un moment fort ici, surtout avec ces deux-là. Joséphine Bacon et Charles Api Bellefleur, deux monuments de la culture innue. #FestivalAtalukan

CE QU’ILS ONT DIT SUR TWITTER Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (@APNQL_AFNQL)

#Elections2018 : Le chef de l'APNQL @picardghislain demande que les Premières Nations soient entendues durant la campagne électorale

Valérie Plante (@Val_Plante) Mairesse de Montréal

Excellente rencontre de préparation du tout premier Sommet entre les Maires et Mairesses et les Chefs des Premières Nations du Québec. Nous avons très hâte d’en être l’hôte.

Sécurité publique d’Opitciwan

Par David-Alexandre Vincent


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preMièreS nationS

inauguration de l’entreprise d’économie sociale sakihikan

Par Joannie Caron

Agente de communications, RCAAQ

La tuQue – Le Centre Sakihikan sera inauguré le 6 septembre prochain. Situé aux abords du lac Saint-Louis, à La tuque, le site accueillera plusieurs activités et services pour promouvoir la culture autochtone. Les partenaires du projet ainsi que le grand public sont attendus pour cet événement.

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ropriétaire de ce lieu depuis 1997, le Centre d’amitié autochtone de La Tuque (CAALT) travaille depuis plusieurs années à la revitalisation de ce site enchanteur au cœur de la ville, et ce, en collaboration avec les instances de la Ville de La Tuque, propriétaire du terrain où se situe le Centre Sakihikan. En plus de promouvoir la culture autochtone, les activités et services offerts par le CAALT permettront de générer une activité économique significative, qui produira des revenus générant des possibilités d’emplois.

une entreprise d’économie sociale aux multiples volets

Les cultures autochtones occuperont une place centrale à la programmation qui se déclinera sous plusieurs volets. Un premier volet portera sur les activités dédiées aux touristes dans la région. Un second volet sera axé sur l’animation culturelle et récréative, par le biais des camps de jour scolaires et des activités thématiques. Il s’agira également d’un espace de diffusion de l’art autochtone en plus d’une boutique d’artisanat.

Il permettra également d’intégrer de jeunes Autochtones au marché du travail, en créant des emplois durables et en offrant des lieux d’insertion socioprofessionnelle de qualité. La programmation générera une activité économique en soutien à la consolidation du Centre d’amitié autochtone de La Tuque et permettra un réinvestissement dans les services directs à la population autochtone.

Les retombées attendues

De multiples retombées sociales et économiques sont attendues pour la région. En effet, Sakihikan constitue une occasion privilégiée de démontrer le dynamisme de l’entrepreneuriat autochtone. Il s’agit d’un espace de rencontres et d’échanges entre Autochtones et non autochtones en mettant à l’avant-plan la présence des Autochtones à La Tuque.

« Ce projet novateur en économie sociale autochtone apportera un vent de renouveau pour notre milieu et permettra la consolidation et la création d’une dizaine d’emplois pour nos membres. Nous sommes confiants que le Centre Sakihikan deviendra un endroit prisé pour des activités et événements d’ampleur variée – un lieu où la cohabitation entre les Peuples sera valorisée », souligne la directrice générale, Christine Jean.

L’entreprise est un vecteur de changement majeur pour la reconnaissance de la richesse culturelle en Haute-Mauricie, pour la création d’emplois de qualité, mais aussi pour valoriser le savoir-faire des Autochtones qui choisissent La Tuque comme lieu de résidence.

Sakihikan signifie « lac » en langue atikamekw.

Pour connaître la programmation,

visitez la page Facebook du Centre

Élections provinciales du 1er octobre 2018

Dates importantes Du 10 au 27 septembre

Inscrivez-vous sur la liste électorale ou modifiez votre inscription Présentez-vous à l’adresse indiquée sur la carte d’information que vous avez reçue par la poste et apportez une ou des pièces d’identité qui, ensemble, indiquent votre nom, votre date de naissance et votre adresse. Du 21 au 27 septembre

7 jours pour voter par anticipation Les dates, les heures et les lieux de vote par anticipation sont indiqués sur la carte d’information que vous avez reçue par la poste. Apportez une des cinq pièces d’identité requises pour voter. Les 21, 22, 25, 26 et 27 septembre

Inscrivez-vous et votez en même temps Présentez-vous à l’adresse du bureau du directeur du scrutin indiquée sur la carte d’information que vous avez reçue par la poste et apportez une ou des pièces d’identité qui, ensemble, indiquent votre nom, votre date de naissance et votre adresse. Tous les lieux de vote par anticipation sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.

1er octobre

Jour des élections Vous recevrez par la poste une carte de rappel indiquant l’adresse de votre bureau de vote pour le jour des élections, ainsi que le nom des personnes candidates qui se présentent dans votre circonscription. Apportez une des cinq pièces d’identité requises pour voter. NOUVEAU ! Textez « RAPPEL » à VOTEQC ( 868372 ) et recevez un message texte qui vous rappellera d’aller voter le 1er octobre.

Pour en savoir plus : • Consultez notre site Web au www.elections.quebec; • Communiquez avec nous : - info@electionsquebec.qc.ca; - 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846).

Centre d’amitié autochtone de La Tuque

Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais le 1 800 537-0644.

Le Centre est situé aux abords du lac Saint-Louis à La Tuque.

d’amitié autochtone de La Tuque.

Tous les votes sont importants. Aux élections provinciales, à vous de voter !

[Septembre 2018] La Voix des Premières Nations • 9

Outre l’offre d’un environnement naturel en plein centre-ville pour la communauté vivant à La Tuque, Sakihikan sera un lieu d’activités récréotouristiques pour les visiteurs de passage en Haute-Mauricie et qui donnera accès à des immer-

sions à la culture des Premières Nations.


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LeS SportS

Par Véronique Rankin Journaliste pigiste

ManaWan – une délégation de jeunes coureurs de Manawan a eu l’honneur de participer à la 41e édition du Marathon de San Francisco, le 29 juillet dernier. Cinq atikamekws ont pu vivre une riche expérience leur permettant d’améliorer leur confiance en soi et leurs connaissances sur les bonnes habitudes de vie.

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portifs et ambitieux, rien n’arrête ces jeunes Atikamekw qui participent depuis quelque temps déjà à différents évènements de course. Accompagnés par Monsieur Valère Dubé, promoteur et coordonnateur du projet, ainsi que de Monsieur Steven Flamand et Madame Sandra Moar, c’est avec une immense fierté et un sentiment de dépassement de soi que Frederick Quitich (17 ans), Jon-Nathan OttawaDubé (17 ans), Kyshan Ottawa (16 ans), Mathis Ottawa (15 ans) et Jérémyah Petiquay (14 ans) sont revenus au pays après avoir terminé leur parcours lors du prestigieux marathon de San Francisco.

Développer sa confiance en soi

Valère Dubé souligne que l’expérience a été un bel apprentissage sur la confiance en soi pour ces jeunes. « Je me rappelle au matin de

la course, l’un d’eux avait vraiment un doute et au point d’avoir la peur d’aller se mettre dans le rang au départ. Je lui ai dit : ce n’est pas une course où tu dois performer au plus haut. Marathon veut dire aussi, défier le plus grand obstacle en nous, la peur qui nous terrorise vers l’aventure. Tu iras te mettre parmi les grands qui se lancent pour le 42 km et une foulée à la fois. Je suis fier de ces jeunes, tous avaient peur, mais tous ont franchi la ligne d’arrivée. »

La promotion de saines habitudes de vie

L’objectif de ce projet de course visait l’adoption d’un style de vie actif et l’atteinte d’un équilibre dans toutes les dimensions de la vie des jeunes (mentales, spirituelles, émotionnelles, et physiques). Monsieur Valère Dubé souhaitait laisser comme message aux jeunes Atikamekw qu’ « il s’agit toujours de diriger nos actions vers des objectifs communs et de tout simplement se réaliser. » À travers ce projet, les jeunes étaient également sensibilisés aux effets dévastateurs de la consommation de l’alcool et des drogues et à l’importance de l’école dans l’adoption d’un style de vie sain. Les jeunes ont aussi subi une batterie d’examens physiques pour s’assurer de l’absence de maladies, la course nécessitant beaucoup d’endurance.

Quand on l’interroge sur ce qui le motive à développer des projets de ce genre, Monsieur Dubé mentionne que « la période de l’adolescence est une phase cruciale et marquée d’une grande période d’instabilité psychologique. La recherche d’identité, de modèles, et aussi d’une phase de dépassement de soi marque cette étape du développement. C’est aussi à cette période que les grandes expériences personnelles débutent. Ces jeunes peuvent participer à des activités qui exigent beaucoup pour le corps et l’esprit. Ils ont expérimenté ce que signifie l’endurance, la détermination, et franchir la ligne d’arrivée après des efforts titanesques. Ils ont su tirer le maximum de leurs capacités et peuvent faire toujours mieux. »

Des gens qui croient au projet

Le projet d’une grande envergure a pu recevoir l’appui de plusieurs partenaires qui croient au potentiel du groupe de jeunes coureurs et aux retombées positives d’une telle initiative. « Nous avons retenu l’attention d’une grande compagnie canadienne, Parmalat Canada inc., qui nous a appuyés dans trois de nos grandes courses. Courir au-delà de Nitaskinan et au-delà des frontières les a impressionnés et ils nous ont épaulés financièrement sans hésitation. Le conseil de la

10 • La Voix des Premières Nations [Septembre 2018]

EN BREF

ATALUKAN, UN FESTIVAL TOUJOURS AUSSI APPRÉCIÉ MaSHteuiatSH – Le Festival de contes et légendes atalukan était de retour cette année pour une 8e édition. encore une fois, des échanges mémorables ont eu lieu lors des activités qui se tenaient du 8 au 12 août.

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es participants ont pu se réunir pour écouter des contes et légendes, une tradition ancestrale chez les Premières Nations. La présence des aînés a été un des points marquants du Festival. Ils ont pu transmettre leur précieux savoir en étant près des festivaliers, puisque la majorité des festivités se déroulaient sur un site de camping. Le spectacle Nui Pimutan – Je veux marcher avec la porte-parole de l’évènement, Natasha Kanapé Fontaine, et le Bingo littéraire Kwahiatonhk! sont quelques éléments de la programmation qui ont connu un grand succès. Atalukan a attiré environ 1 800 personnes et sera bel et bien de retour l’an prochain. (D.A.V.)

Les jeunes coureurs et leurs accompagnateurs à San Francisco. Nation Atikamekw, le conseil des Atikamekw de Manawan, les services éducatifs, les services de santé Masko-Siwin ont aussi contribué en tant que partenaires financiers. Aussi, nous avons organisé des activités de financement et nous avons pu compter sur l’appui de généreux donateurs qui ont choisi de faire personnellement des dons directement à la Fondation Manawan Mirokiwin (www.mirokiwin.ca);

Valère Dubé

De jeunes marathoniens de Manawan courent à san Francisco

organisme qui nous a appuyés dans la gestion financière du projet », souligne Valère Dubé.

Monsieur Dubé est déjà à la recherche d’un nouveau défi ! Quelques idées sont sur la table déjà, mais une chose est certaine, un avenir prometteur attend les coureurs Frederick, Jon-Nathan, Kyshan, Mathis et Jérémyah !

EN BREF

LES MALÉCITES ONT DES PROJETS AU PORT DE GROS-CACOUNA CaCouna – La première nation malécite de Viger compte bien profiter du transfert du port de gros-Cacouna d’ottawa à Québec. elle souhaite développer des projets économiques, culturels, récréotouristiques et scientifiques.

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Le chef Jacques Tremblay voit la cession du port comme une bonne occasion pour sa Nation de se faire connaître. Un centre d’interprétation sur la présence et la culture malécite pourrait notamment voir le jour, puisque les ancêtres malécites étaient présents au port il y a fort longtemps. Des projets de nature scientifique sont aussi dans les cartons. Un centre d’expertise et de recherche sur les mammifères marins pourrait voir le jour, ce qui pourrait aider à la compréhension de l'écosystème et au développement de la pêche.

La Première Nation malécite devra tout d'abord s’entendre avec le gouvernement du Québec pour l’utilisation possible de terrains à l'est du port. Des investissements totalisant plusieurs millions de dollars pourraient également être réalisés par les Malécites afin de mener à bien tout ces projets. (D.A.V.).)


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nation innue

une 34e édition satisfaisante pour innu Nikamu

Journaliste

Mani-utenaM – C’est avec satisfaction des festivaliers que s’est déroulée la 34e édition d’innu nikamu du 2 au 5 août, à Maniutenam. artistes, qualité des spectacles, diversité des artisans : tous les éléments étaient réunis pour satisfaire les festivaliers lors de cet évènement incontournable de l’été.

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e coordonnateur et directeur de la programmation du Festival Innu Nikamu, Kim Fontaine, affirme n’avoir reçu que des commentaires positifs de la part des festivaliers. Selon lui, l’édition 2018 a été à la hauteur des attentes qui se sont créées au fil des années chez les participants. « Quand tu habitues les festivaliers à avoir une belle édition, ils s’attendent pour l’année suivante à avoir la même qualité d’évènement, sinon mieux », résumet-il.

une place pour la relève

Les artistes de la relève bénéficient chaque année d’une place au Festival. Kim Fontaine explique qu’il est important de leur donner le coup de pouce dont ils ont besoin afin de prendre leur envol. Innu Nikamu est une chance pour les jeunes en début de carrière de se faire connaître. Karen Pinette Fontaine, Scott-Pien Picard, Matthew Vachon et le groupe atikamekw Nikanik sont quelques-uns des artistes qui ont pu se faire entendre sur la scène.

Des artistes allochtones

35e anniversaire d’Innu Nikamu. « On

vise à aller chercher de grands noms

de la musique autochtone ».

un état financier positif

Le coordonnateur Kim Fontaine prévoit que le Festival retirera cette année un léger revenu. Il mentionne que 2018 aura été somme toute satisfaisante sur le plan financier. Rappelons que les dernières années n’ont pas été de tout repos et que malgré la notoriété du Festival, il était toujours un défi de taille d’assurer une nouvelle édition. Les programmes gouvernementaux manquaient souvent d’incompréhension des enjeux autochtones, selon l’organisation. Cette année, Innu Nikamu a pu recevoir de l’aide du ministère du Patrimoine canadien, triplant ainsi son financement.

un départ marquant

L’édition 2018 du Festival aura été tristement marquée par le départ de Réginald Vollant, qui en était le directeur depuis 2011. « Ç’a été une édition très fébrile et très émotive au niveau de l’organisation. […] Le message de Réginald a toujours été – et serait toujours, je pense – de continuer le Festival sur la même lancée. » Une chanson-hymne, Tshinanu, lui fut d’ailleurs dédiée à la fin de la performance de Samian. Tous étaient déjà au courant que celui-ci menait un combat contre le cancer et qu’il en était à ses derniers jours, mais l’organisation du Festival devait se poursuivre. C’est au lendemain d’Innu Nikamu que la situation fut beaucoup plus émotive.

L’organisation du festival s’affaire déjà à préparer l’édition de l’an prochain. Kim Fontaine assure qu’il s’agira d’une édition grandiose, puisque ce sera le

[Septembre 2018] La Voix des Premières Nations • 11

Voilà maintenant 5 ans que des artistes non-autochtones font partie intégrante de la programmation d’Innu Nikamu. C’est entre autres pour attirer des non-autochtones qu’on a choisi de les inviter à se joindre à la fête. Plusieurs sont parfois réticents à se rendre sur une réserve autochtone et ont les préjugés qui vont avec. La présence d’artistes de

plusieurs horizons permet d’envoyer le signal que tout le monde, autochtone ou non, est le bienvenu à prendre part aux festivités sur le site de Mani-Utenam. Paul Daraîche, l'icône du country québécois ainsi que Jonathan Freeman, originaire de la Côte-Nord et candidat de La Voix 6, étaient de la partie.

Joyce Dominique

Par David-Alexandre Vincent


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nation innue

Journaliste

uaSHat – un grand homme, réginald Vollant, a succombé à un cancer le 6 août dernier. Celui qui était directeur de la radio communautaire de uashat mak Maniutenam et du Festival innu nikamu s’est éteint à l’âge de 57 ans, à la maison de soins palliatifs l’Élyme des Sables de Sept-Îles.

I

12 • La Voix des Premières Nations [Septembre 2018]

l aura permis de perpétuer la tradition du Festival Innu Nikamu au fil des ans. Il a également participé à la fondation du Musée Shaputuan de Sept-Îles et en a été le directeur pendant près de six ans. La rencontre entre les différentes nations et entre autochtones et allochtones aura fait partie de quelquesunes de ses préoccupations tout au long de sa carrière. Réginald Vollant aura aussi fait beaucoup pour soutenir la culture et la musique des Premières Nations. Tous ceux qui l’ont côtoyé s’entendent pour dire qu’il laisse un héritage important chez les Premiers peuples.

un grand vide

Le départ de Réginald Vollant a suscité de nombreuses réactions partout au Québec, à commencer par les gens d’Uashat mak ManiUtenam. L’homme était reconnu pour sa proximité avec la communauté et ses multiples implications dans de nombreuses causes sociales. « Il nous aura fait comprendre que la mission qu’il s’était lui-même donnée, celle du rapprochement des Nations, était le chemin que nous devions suivre pour le partage des valeurs autochtones traditionnelles », affirment Kim Fontaine, coordonnateur du Festival Innu Nikamu, et Charles Robertson, président du conseil d’administration de CKAU.

Le gouvernement du Québec a aussi tenu à transmettre ses condoléances par voie de communiqué. Le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, mentionne que « Réginald était un grand homme, un pilier de la Nation Innu, et un ami. Il a porté

de nombreux chapeaux au sein de sa communauté pour promouvoir la beauté de la culture et de la langue innue. Il cherchait continuellement à unir les nations, à créer un rapprochement entre les peuples. » Le ministre responsable de la Côte-Nord, Pierre Arcand, a tenu à mentionner que « son dynamisme incroyable et son implication communautaire extraordinaire transcendaient sa personnalité et faisaient de lui un modèle pour bien des générations. C’était un homme qui avait du cœur au ventre et qui a agi positivement sur la communauté, et bien au-delà. »

une église remplie

Réginald Vollant fut porté à son dernier repos dans la petite église de Maliotenam, qui était pleine à craquer. La cérémonie, qui fut célébrée autant en français qu’en innu, était parsemée de chants, à l’image du défunt. Les centaines de personnes qui étaient venues lui rendre un dernier hommage se souviendront de lui comme un

Réginald Vollant a rendu l’âme à l’âge de 57 ans. leader de la culture innue capable de rallier les gens entre les communautés et aussi les autochtones et allochtones. Son départ laissera certainement un grand vide dans le monde autochtone.

Ce dernier aura vraisemblablement attendu la clôture du Festival Innu Nikamu pour rendre l’âme. Soulignons qu’à peine quelques semaines avant son décès, Régi-

HOUSE E BAND Lo ouis-Philippe Boivin - Patrick Boivin - Iva an Fld. Bo oivin

Courtoisie Aniesh Vollant

Par David-Alexandre Vincent

réginald Vollant s’éteint

nald était toujours en pleine préparation des festivités.

La Voix des Premières Nations souhaite offrir ses sincères condoléances à ses proches, aux dirigeants du Festival innu nikamu et également aux collègues de la radio autochtone CKau. Salut, salut, réginald.


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Les Astres et Vous

par : innustradamus, Medium... Saignant

Né en septembre – La ouananiche

Vous vivez dans le célibat depuis trop longtemps. Cupidon s’est trompé de mois pour lancer ses flèches d’amour, mais c’était un cas urgent. Votre petit séjour dans la grande métropole sera le point de départ pour une aventure amoureuse qui, selon les astres, sera pour plus d’un demi-siècle. Vous aurez des enfants en 2020, 2021, 2022, 2023, 2024 et 2025. Ce sera trois garçons et trois filles. Sur le plan monétaire, votre frigo est presque toujours vide alors, faites un effort pour trouver des solutions afin de le remplir.

Né en octobre – Le loup

Vos activités amoureuses sont trop nombreuses. Vous courez trop de lièvres à la fois et cela vous mènera sur l’échafaud. Le temps est maintenant venu de mettre un peu d’ordre dans votre vie sentimentale. Vous devrez faire un choix définitif. Côté santé, il faudra faire attention à ce que vous mangez. Vous consommez trop de poutines. Il vous en coûte près de 125 $ par semaine. Vous mangez l’équivalent de 30 livres de pommes de terre. Vous engraissez à vue d’œil et vous êtes sur le point de faire une crise de foie.

Né en novembre – Le castor

Votre pèlerinage à Sainte-Anne-de-Beaupré a porté fruit. Vous étiez enlisé jusqu’au coup avec votre consommation d’alcool. Depuis que vous avez cessé de boire, l’épicerie du coin a fait faillite. À la suite de votre abstention face à l’alcool, vous avez retrouvé la joie de vivre et votre partenaire de vie est revenu à la maison. Il est normal que vous soyez un peu rouillé sur le plan conjugal, mais le tout reviendra comme avant. Une petite surprise vous attend à la fin du mois, un voyage imprévu vous conduira directement au Casino de Charlevoix. Un gain important est en vue.

Né en décembre – Le lièvre

Votre rêve d’avoir un enfant se réalisera d’ici les trois prochains mois. Vous êtes en couple depuis quelques années et la cigogne viendra frapper à votre porte le 24 septembre 2019. Selon les astres, ce sera un garçon de 8 livres 12 onces. Un bébé qui sera en pleine santé. Côté finances, c’est une autre affaire. Vous qui respectiez les délais pour les paiements mensuels de vos cartes de crédit, ça ne semble plus être le cas. Vous avez négligé

1er et 2 novembre 2018

de régler le paiement minimal demandé. Votre cote de crédit sera à la baisse et n’en soyez pas surpris.

Né en janvier – Le caribou

L’automne approche à grands pas et vous avez beaucoup de projets en tête. Vous projetez de faire un voyage d’agrément dans le Sud et plus précisément à Cuba. C’est votre lieu de préférence en raison de vos nombreuses conquêtes et on n’en dira pas plus. L’autre projet qui vous tient à cœur est le renouvellement de votre ensemble de salon qui date des années 1970. Plusieurs générations de mulots ont vu le jour sous le divan. Votre mobilier de salon vous coûtera près de 2 500 $, parce qu’il y aura des secteurs brodés d’or. Profitez de la vie.

Né en février – La martre

Le mois de septembre sera crucial pour vous. Votre médecin de famille vous a recommandé, il y a deux mois, de suivre un régime et vous n’avez pas suivi ses conseils. C’est pour cette raison que vous avez engraissé de 30 livres. La grosseur de vos joues a doublé et votre beauté naturelle a baissé d’un cran. Votre famille et votre entourage vous demanderont de faire un effort pour que vous retrouviez votre taille de guêpe d’antan. Prenez-vous en mains, réalisez l’impossible et vous perdrez les kilos que vous avez accumulés en mangeant des croustilles.

Né en mars – Le vison

Votre automne sera long, en raison d’une rupture qui vient tout juste de se produire. Un concubinage qui a duré près d’un an. Les astres sont formels, vous n’étiez pas faits l’un pour l’autre. La différence d’âge y a été pour quelque chose. Vous avez la couenne dure, vous allez passer au travers de cette mauvaise période de votre vie. Comme le dit si bien l’adage « un ou une de perdu, dix de retrouvés ». Vous ne resterez pas longtemps dans le célibat. D’ici deux mois, votre cœur sera à nouveau comblé d’amour. Une personne aux cheveux roux vous enflammera.

Né en avril – La truite grise

Vous et votre partenaire de vie allez opter pour la chasse à l’orignal durant vos vacances annuelles. Vous aurez la chance d’abattre un spécimen de 4 500 livres. Vos noms vont figurer dans le Livre des Records Guinness. Pour le reste de vos vacances, vous allez procéder à un grand ménage de votre sous-sol et de votre garage. En déplaçant de vieux meubles, vous trouverez de vieilles photos de votre tendre enfance. Vous y trouverez également une liasse d’argent enroulée dans de vieux bas.

Ce sera de vieux 10 $ et 20 $ des années 1960 et 1970.

Né en mai – L’outarde

La chance sera au rendez-vous pour le mois de septembre. Côté sentimental, vous sortirez de votre célibat. Vous vivez seul depuis près d’un an et la dépression commençait à se faire sentir. Vous rencontrerez cette personne lors d’un party en l’honneur de l’un de vos amis pour ses fiançailles. Une histoire d’amour qui durera une cinquantaine d’années. Sur le plan financier, une rentrée d’argent imprévue vous fera sauter au plafond. Un voyage est prévu à la suite de ce gain important. Possiblement, un autre gain au casino.

Né en juin – Le saumon

Le mois de septembre sera pénible pour vous concernant votre santé. Une grosse grippe en début de mois vous clouera au lit pendant quelques jours. Une gastro-entérite suivra et une otite terminera votre mois. Vous ne prenez pas assez de vitamines et vos repas ne sont pas équilibrés. Mangez santé avec beaucoup de légumes. Côté familial, la situation est bien meilleure que l’aspect santé. Vous avez vécu quelques petites mésententes, mais l’amour remettra à sa place les chicanes de ménage. Vous devriez jouer au bingo. On ne sait jamais !

Né en juillet – Le renard

L’école est commencée depuis quelques jours et le petit dernier n’a pas encore ses vêtements pour la rentrée scolaire. Des dépenses imprévues ont fait en sorte qu’il devra attendre quelques jours avant d’être bien vêtu. Sur le plan travail et emploi, un entrepreneur de la région vous contactera prochainement pour vous offrir un contrat. Considérant que vous avez un baccalauréat en ingénierie, il est presque assuré que vous obteniez ledit contrat. Enfin, d’ici quelques mois vous pourrez acheter une auto neuve. Payant d’avoir terminé ses études !

Né en août – Le porc-épic

Il faudrait tranquillement que vous amassiez des sous pour le temps des Fêtes. L’année dernière vous étiez pauvre comme un clou. Par chance que votre beau-père vous a sorti du pétrin en vous donnant 2 000 $. Oubliez cela pour cette année. Vous devrez faire des efforts pour que vous passiez de belles Fêtes. Il faudrait que vous arrêtiez de jouer aux machines de Loto-Québec. Les astres ont remarqué que vos deux derniers chèques de chômage ont été gobés par les machines. Si vous n’êtes pas capable d’arrêter, il faudra suivre une thérapie.

Manoir Saint-Sauveur

e

sur la participation parentale et communautaire des Premières Nations

JE M’IMPLIQUE! « Collaborer pour l’avenir» Inscription obligatoire avant le 2 octobre 2018 Pour information : 1-855-842-7672 cepn-fnec.com/implication

[Septembre 2018] La Voix des Premières Nations • 13

3 CONFÉRENCE


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preMièreS nationS

re-Connaître le milieu des arts autochtones

Par David-Alexandre Vincent Journaliste

MontrÉaL – Les artistes et organismes autochtones peuvent maintenant bénéficier d’un coup de pouce financier afin de soutenir leurs initiatives. Le Conseil des arts et des lettres du Québec a dévoilé un programme de soutien aux arts autochtones en août. intitulé ReConnaître, ce nouveau programme est adapté aux réalités et aux spécificités des modes de création, de production et de diffusion des premières nations.

L

es détails du programme ont été dévoilés à l’occasion du festival Présence autochtone de Montréal. La présidente-directrice générale du Conseil des arts et des lettres du Québec, Anne-Marie Jean, s’est réjouie de l’annonce. « On espère [que le programme] servira à réaliser des rêves, à tendre des ponts, à faire connaître et rayonner des artistes et des œuvres qui reflètent la richesse et l’importance des cultures autochtones. »

Le programme se décline en cinq volets, dont deux s’adressent aux  organismes et trois aux artistes, qu’ils soient confirmés ou en devenir.

14 • La Voix des Premières Nations [Septembre 2018]

appuyer les artistes

Un chanteur émergent qui aurait par exemple besoin de fonds pour lancer un album musical pourrait bénéficier du programme Re-Connaître. Il aurait notamment la possibilité de faire appel à une microbourse dont le processus d’obtention est simplifié. Une partie de la demande pourrait être faite par écrit ou à l’oral et tous les éléments seraient par la suite analysés par des jurys composés principalement d’artistes, d’aînés, de créateurs et de professionnels ou gestionnaires culturels autochtones reconnus et représentatifs du milieu artistique autochtone.

appuyer les organismes

Les organismes artistiques autochtones pourront eux aussi bénéficier du programme afin d’assurer le succès de leurs projets spéciaux qui concernent la diffusion, la circulation et le rayonnement  des œuvres et des artistes autochtones partout au Québec et à l’extérieur du Québec. De l’argent pourra également être octroyé pour le développement de leurs capacités organisationnelles et leur consolidation en général. Cela pourrait se traduire par l’embauche de nouveaux employés afin de faire grandir l’organisation ou encore l’élargissement de la gamme des services offerts.

un programme adapté

Re-Connaître est le fruit d’une collaboration entre le Conseil des arts et des lettres du Québec et le milieu des arts et des lettres autochtones. Plusieurs membres des milieux artistiques et culturels des communautés des Premières Nations et Inuites ont été consultés dans le processus de création du programme afin que celui-ci soit le plus bénéfique possible. Ils ont pu enrichir la réflexion par leur expérience et leurs connaissances d es enjeux auxquels font face les artistes, les écrivains et les organismes autochtones. « Je suis fier d’avoir participé à l’élaboration de ce programme qui répond à un besoin que j’ai eu amplement l’occasion de mesurer », mentionne l’artiste et porte-parole du programme, Florent Vollant. On nous assure que le programme a été conçu dans le dialogue, l’écoute et le respect.

La plupart des demandes d’aide financière pourront être déposées en tout temps et par cette initiative, le Conseil des arts et des lettres

du Québec continue sa mission qui est de soutenir la création, l’expérimentation et la production dans

les domaines des arts et des lettres et d’en favoriser la diffusion et le rayonnement au Québec,

au Canada et à l’étranger.

AVIS DE CONCOURS - DIRECTEUR GÉNÉRAL SERVICE : Administration générale SUPÉRIEUR IMMÉDIAT : Conseil de bande (Chef et conseillers) LIEU DE TRAVAIL : Matimekush Lac-John (Schefferville) ENTRÉE EN FONCTION : Le 1er octobre 2018 (ou plus tôt) STATUT D’EMPLOI : Contrat de travail de un (1) an avec possibilité de prolongation RÉMUNÉRATION : Selon les qualifications, les expériences et la politique salariale en vigueur EMPLOI SOUS GESTION : Oui PRIORITÉ D’EMBAUCHE : À compétences égales, la priorité sera accordée à la nation INNUE et aux Premières Nations

SOMMAIRE DU POSTE Dans le respect de la culture innue et conformément à la mission et aux objectifs du conseil de bande, le titulaire se doit de développer et de mettre en œuvre les politiques et les programmes visant l’opérationnalisation des décisions prises par le conseil de bande. Le titulaire du poste doit assurer la bonne gestion et la saine administration des services du Conseil de la Première Nation des Innus Matimekush Lac-John, dans une optique socioéconomique communautaire, orientée vers la satisfaction de la clientèle, en harmonie avec le mieux-être de l’ensemble de la communauté. Lieu de travail : Conseil de la Nation Innu Matimekush-Lac John, 170, rue Pearce Lake, Schefferville (Qc), G0G 2T0

PLUS PRÉCISÉMENT • Bonne connaissance des principes de gestion d’un conseil de bande, à la communauté et au personnel; • Compréhension des enjeux et défis en milieu innu et nordique (économiques et sociaux); • Habiletés relationnelles (humaines, publiques et gouvernementales); • Aptitudes de gestion et de prise de décision et de changement; • Bonne connaissance des principes et des pratiques de comptabilité financière; • Habiletés de résolution de problèmes (connaissance des défis de l’organisation); • Bonne maîtrise de réflexion stratégique.

FORMATION ET EXPÉRIENCE PRÉALABLES • Baccalauréat dans le domaine de la gestion ou dans un domaine connexe; • Dix ans d’expérience en gestion; • Expérience avec la Nation Innue ou les Premières Nations; • Expérience collaborative ou partenariale avec les différentes instances gouvernementales; • Expérience de recherche et d’obtention de financement. ATOUT : Expérience avec la Nation Innue ou les Premières Nations.

Rédaction Réécriture Révision Johanne Laframboise Tél. : 418 997-5580 redactionochinda@hotmail.com www.redactionochinda.ca

Dépôt des candidatures : Les candidatures accompagnées du curriculum vitae et des certifications de formation doivent être reçues au plus tard LE MARDI 17 SEPTEMBRE 2018 AVANT MINUIT par courriel à l’adresse suivante : recrutement@mamuitun.com ou par courrier à l’intention de :

Madame Dominique Wozniak Conseil tribal Mamuitun, 44, rue Messek, local 110, PESSAMIT (QC) G0H 1B0 sous pli identifié Concours D.G. Conseil de la Nation Innu Matimekush-Lac John. Note : Le Conseil de la Nation Innu Matimekush-Lac John communiquera uniquement avec les candidats répondant au profil recherché dans le présent affichage. La forme masculine est uniquement utilisée afin d’alléger le texte.


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preMièreS nationS

Chronique touristique

Le tourisme autochtone gastronomique : À la rencontre des grands chefs

QuÉBeC – L’événement À la rencontre des grands chefs se tenait au Fairmont Le Château Frontenac durant le week-end du 25 et 26 août dernier. il s’agit d’un grand rassemblement culinaire et gastronomique unique, démontrant les richesses des 11 nations et des territoires autochtones du Québec. en fait, 11 réputés chefs de la ville de Québec s’étaient associés aux chefs et cuisiniers de chacune des 11 nations autochtones pour offrir au public de déguster 11 créations gastronomiques inspirées par l’art culinaire autochtone et en apprendre davantage sur notre culture et notre histoire millénaire.

A

u cours des semaines précédant l’événement, les chefs de Québec ont visité les territoires autochtones de la province afin de s’inspirer de ces échanges culturels et de ces rencontres mémorables pour créer un mets ex-

clusif à saveur autochtone! Voici les duos qui ont fait de cet événement une réussite encore une fois cette année : • Masta Tuckatuck (Nation inuite) et Stéphane Modat (Restaurant Le Champlain et Bistro Le Sam) • Lisa Bobbish (Nation crie) et Frédéric Cyr (Directeur culinaire du Fairmont Le Château Frontenac) • Jensy Grégoire (Nation innue) et Arnaud Marchand (Chez Boulay) • Cécile Rankin (Nation algonquine) et Marie-Chantale Lepage (MNBAQ) • Alexis Rock-Lecompte (Nation huronne-wendat) et François Hugues (Le Saint-Amour) • Norma Condo (Nation mi'qmaq) et Nikolas Couture (Louise Taverne Bar à vin) • Patrick Boivin (Nation atikamekw) et Guillaume Cyr (Le Belga) • Marc-Olivier O’Bomsawin (Nation abénakise) et Thania Goyette (Le Pied Bleu) • Maxime Lizotte (Nation malécite) et Mathieu Brisson (Le Clocher penché) • Anna Lazare (Nation mohawk)

nation innue

Journaliste pigiste

Mashteuiatsh – Évan K Launière a toujours accordé une importance particulière à la nature, au plein air et à sa culture. après plusieurs expériences vécues à travers le Canada, l’ilnu est revenu dans sa communauté afin de participer à la fondation uapan aventure pour ainsi offrir l’opportunité aux jeunes autochtones de plonger dans leur culture d’une façon prodigieuse.

É

van K Launière a travaillé pour deux compagnies de canots dans l’Ouest canadien. Il s’y rendait chaque été pour animer, car il appréciait le concept rassembleur

Des ingrédients de l’authentique territoire

Gravlax de wapiti, tartare de cerf, truite et poissons fumés, homard, cresson, algues de mer, courge musquée, canneberges, sapin baumier, poivre des dunes, sauge, sirop de bouleau, riz sauvage et banique sont quelques-uns des délicieux ingrédients qui ont marqué les jumelages de cette deuxième rencontre gastronomique où les territoires de chaque Nation étaient mis à l’honneur. C’est avec fierté que Tourisme Autochtone Québec a orchestré cette grande foire gourmande et a fait découvrir la richesse touristique du Québec autochtone aux gens de Québec, aux visiteurs et aux touristes internationaux.

« Le tourisme gourmand et le tourisme autochtone rassemblés

sont gages d’expérience unique et recherchée. À la rencontre des grands chefs a permis encore cette année aux visiteurs de rencontrer, de découvrir, de questionner et de réaliser que les cultures autochtones sont riches et diversifiées, mais aussi que le tourisme autochtone est en forte croissance au Québec. Les duos de chefs ont été des plus novateurs, généreux et authentiques et nous tenons à les remercier sincèrement pour la réussite de cet événement » exprime Dave Laveau, directeur général de Tourisme Autochtone Québec et vice-président de l’Association touristique des Autochtones du Canada. L’équipe de Tourisme

Naissance de Uapan Aventure

embarque sur mon canot !

du travail de groupe avec des jeunes. « Je me suis inspiré de cette expérience pour bâtir mon projet de canots sur le Nitassinan. Je veux promouvoir, chez les jeunes d’ici, la construction de l’esprit d’équipe à travers ce moyen de transport rassembleur où l’on doit pagayer en harmonie », a confié le jeune Ilnu.

Forfaits personnalisés

Au menu de ses activités, parlons de la dégustation de mets traditionnels, du guidage, des trajets racontés par un aîné, des contes et légendes, de la cueillette de plantes médicinales, de la pêche sur le lac et d’un séjour en camping. Ce sont là des services qu’il projette d’offrir

dans ses forfaits sur mesure. Les jeunes font bien sûr partie de sa clientèle cible, mais les voyageurs et leurs familles aussi.

tourisme écoresponsable

Une des valeurs primordiales de monsieur Launière est le respect de la nature et de l’environnement. « Le canot est un moyen de transport écologique. Je n’utiliserai pas de moteur à gaz. Nous naviguerons à la manière de nos ancêtres, avec des rames. Je tiens à ce que tous les aspects de mon entreprise soient en harmonie totale avec notre environnement  », a-t-il insisté.

inspiration pour plusieurs

Gagnant du « Concours de menteries  », au Festival Atalukan, le 10 août dernier, Évan détient une multitude d’autres passions, dont l’écriture, le théâtre, l’ébénisterie, les voyages et l’équitation. L’énergie qu’il dégage est contagieuse et peut en inspirer plus d’un. « Ce que je souhaite exprimer aux gens qui veulent se lancer en affaires, c’est de ne pas avoir peur de commettre des erreurs. Il ne faut pas avoir peur de poser des questions et de s’informer. Il faut aller chercher de l’aide et ne pas se gêner pour foncer », a estimé l’énergique jeune homme.

Autochtone Québec travaillera prochainement à mettre en œuvre la troisième édition de À la rencontre des grands chefs qui devrait avoir lieu aux mêmes dates l’an prochain. Avis est déjà lancé aux gourmands!

Ce grand rassemblement gourmand a été organisé par Tourisme Autochtone Québec et réalisé grâce aux forts partenariats du Fairmont Le Château Frontenac, de Services aux Autochtones Canada, du Secrétariat aux affaires autochtones, de l’Office du tourisme de Québec, de Parcs Canada et du bureau des grands événements artistiques de la ville de Québec.

Je voulais raconter l’histoire de nos ancêtres et j’ai découvert avec bonheur q u ’A l i c e G e r m a i n , u n e a î n é e Pekuakamiulnuatsh, et moi, avions des i d é e s s i m i l a i r e s e t d e s f o r c e s complémentaires. CeBe dame a eu l’idée originale de créer Uapan Aventure, et c’est avec elle que je veux développer ce concept. Sans les aînés, un tel projet ne pourrait se réaliser. – Évan K Launière

Évan K Launière

[Septembre 2018] La Voix des Premières Nations • 15

Par Joannie Gill

et François-Emmanuel Nicol (La Tanière) • Stephanie Chemaganish (Nation naskapie) et Jean Olivier (Le Lapin sauté)

Stéphane Audet

Agente de communication et marketing, TAQ

André Lemelin

Par Laurence Lainé


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ans

ASHINEUN Fierté

ESHI-UINITISHUT AUEN Identité

E TANANUT Présence

GRANDIS

Aux diplômés, encore félicitations! Shaputueteku tshimeshkanamuau e ashineieku / e kashekaieku … Poursuivez fièrement votre route …

UAUITAkANU AIShkAT TShE IShINAkUAk INNU-AImUN DISCUSSIoNS SUR L'AVENIR DE LA LANGUE INNUE 11 et 12 septembre 2018 – Centre des congrès de Sept-Îles

L’ensemble des communautés innues du québec et du Labrador a été conviée à ce rendez-vous stratégique; plus d’une centaine de personnes y participeront. Vous pouvez visiter le site de l’Institut pour en savoir davantage et surtout, compléter le questionnaire régional qui sera en ligne après la tenue de l’événement. À surveiller.

Exprimez-vous! – tshakapesh.ca | Langue | Avenir de la langue innue

CoLLoqUE TShAkAPESh 2018

9 et 10 octobre 2018 – Cégep de Sept-Îles

Une trentaine d’ateliers et de conférences seront proposés sur des sujets d’intérêt commun pour les trois volets de notre mission : Langue - Éducation - Culture.

Information : 418 968-4424 – 1 800 361-4424

UAPATINIUENANU INNU-AITUN | VITRINE CULTURELLE INNUE

9 et 10 octobre 2018 – Centre d’études universitaires de l’est du Québec – Pavillon Alouette Des artistes et artisans innus de toutes les communautés membres nous partageront leur savoir traditionnel et contemporain.

Minu-takushinikᵘ kassinu etashieku ! Bienvenue à tous!

t s h a k a p e s h

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Septembre 2018 (Vol. 21 - No. 8)  

Septembre 2018 (Vol. 21 - No. 8)  

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