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COMMUNAUTÉS EN BREF

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La voix des Premières Nations

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DISTRIBUTION 7 000 copies 22 communautés 10 nations

Salluit Kangiqsualujjuaq

Akulivik

Quaqtaq

Puvirnituq

LES 11 NATIONS DES AUTOCHTONES DU QUÉBEC

Kangirsuk Aupaluk Tasiujaq

Inukjuak

Abénaquis Algonquins Attikameks Cris Hurons-Wendats Innus Malécites Micmacs Mohawks Naskapis Inuits

Kangiqsujuaq Kuujjuaq

Umiujaq

Kawawachikamach

Kuujjuarapik Whapmagoostui

Schefferville Matimekush / Lac John

Chisasibi

Un cri du cœur en ce qui concerne la légalisation du canabis.

Nous avons déjà beaucoup de problèmes sociaux liés à l’alcool et des magasins de cannabis ne feraient qu’ajouter au stress et aux problèmes qui pèsent sur nos communautés. — Abel Bosum, grand chef du Grand Conseil cri

Les chefs de l’APNQL ont tous appuyé l’élaboration d’une entente tripartite visant à officialiser l’engagement des gouvernements fédéral et provincial dans le cadre du processus de gouvernance en santé et services sociaux des Premières Nations au Québec. Pour plus d’information veuillez consulter cssspnql.com.

Wemindji

Eastmain Waskaganish

Mistissini

Nemaska

Oujé-Bougoumou

Waswanipi

Uashat mak Mani-utenam

Obedjiwan

Pessamit

Wemotaci

Pikogan

Mashteuiatsh

Kebaowek

Manawan

Kitigan Zibi Kanesatake

Nutashkuan Gespeg

Essipit

Cacouna Whitworth Wendake

Lac-Simon Kitcisakik Winneway Lac-Rapide Hunter’s Point

Timiskaming

Ekuanitshit

Pakut-shipit Unamenshipit

Listuguj

Wôlinak Odanak

Kahnawake Akwesasne

Gesgapegiag

JANVIER 2018

Ne manquez pas notre édition spéciale pour les 20 ans d’Innuvelle!

Peuples présents depuis des millénaires!!! Nous rejoindre

Volume 20, numéro 8 - Septembre 2017

(N° ISSN Bibliothèque Nationale du Canada : Imprimé : Innuvelle ISSN 2561-1275 Électronique : Innuvelle ISSN 2561-1283)

Coordonnateur(trice) : Poste à combler

2 • La voix des Premières Nations [Novembre 2017]

Éditeur : Équipe du journal, membres du C.A.

Journaliste : Julie Malek, Chantale Potvin Conseillère en publicité : Julie Malek

Collaborateurs spéciaux : Constant Awashish, Arthur Fontaine, Patricia Auclair (TAQ), Josée Leblanc, Véronik Rankin, David-Alexandre Vincent Correctrice : Michèle Bergeron

Photographe (page couverture) : AGARA

Infographie : Linda Renaud (MAP DESIGN) Imprimerie : Hebdo Litho Tirage : 7 000 copies

Merci à nos partenaires : Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam, Institut Tshakapesh. Logos des nations commandités par Tourisme Autochtones.

Vous avez une nouvelle ? Contactez-nous : 418 962-3535 info@lavoixdespremieresnations.ca

Vous avez une publicité ? Contactez-nous : 418 962-3535 et 418 962-3550 pub@lavoixdespremieresnations.ca Siège social d’Innuvelle 108-B, boul. des Montagnais Sept-Îles (Québec) G4R 5P9 Télécopieur : 418 962-3575

Membres du C.A. Josée Leblanc (présidente), Léonard Mckenzie (vice-président), Kateri Champagne-Jourdain (secrétaire-trésorière), Kim Fontaine (administrateur)

L’avocat innu Armand McKenzie a proposé vendredi le 20 octobre à Val-d’or à la Commission d’enquête sur les relations entre autochtones et certains services publics, «un système de justice autochtone autonome, qui fonctionne à l’intérieur de l’État québécois, comme c’est le cas aux Etats-Unis, ou il y a des tribals court. Ça n’a pas dérangé le système américain», dit-il. Ça serait la même chose pour le Québec, le fait que les Autochtones puissent juger des infractions de leurs membres ou prendre des décisions en matière de protection de la jeunesse, sur les intérêts supérieurs de l’enfant. «On ne peut pas faire pire.»

Saskatoon atteint un seuil critique de deux fois et demie plus élevé que toutes les provinces en ce qui a trait à la propagation du virus du SIDA. En 2016, un groupe de médecins inquiets ont demandé de déclarer l’état d’urgence. Suite à tout ceci AIDS Saskatoon à mis sur pied une campagne de sensibilisation humoristique en trois langues autochtones sur les enveloppes de préservatifs. Nous y retrouvons donc, six slogans choisis par des jeunes autochtones du nord de la province. Une campagne qui fait jaser !

Isolée au beau milieu de la taïga québécoise, Schefferville n'est pas une municipalité comme les autres. La cohabitation de quatre langues marque le paysage linguistique de la ville, à cheval entre le Québec et le Labrador. Article à lire sur radio-Canada.ca

ENVOYEZ-NOUS VOS COMMUNIQUÉS AU : info@lavoixdespremieresnations.ca


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PREMIÈRES NATIONS Geste grandiose de la TRACPU

Il faut sauver le caribou Avant de voir s’éteindre l’espèce, la Table ronde autochtone du caribou de la péninsule d’Ungava (TRACPU) vient de signer une entente historique sur la préservation et la gestion du caribou. L’entente a été conclue entre sept peuples autochtones qui sont concernés par cette ressource faunique alimentaire et culturelle.

Un résumé utile

Avant de devenir catastrophique Il n’est nul besoin d’être un grand spécialiste de la faune pour constater le déclin des troupeaux de caribous visés par l’entente, soit celui de

la rivière George et celui de la rivière aux Feuilles. Ainsi, des chiffres officiels confirment que le troupeau de la rivière George a subi un déclin spectaculaire, passant de 770 000 têtes en 1993, à 385 000 en 2001, à 74 000 en 2010, à 22 000 en 2012, à 14 000 en 2014 et à 9 000 à ce jour. Quant au troupeau de la rivière aux Feuilles, il est passé de 430 000 têtes en 2011, à 332 000 en 2015 et à 199 000 en 2016.

Une stratégie étoffée et complète Pour bien ficeler ses interventions, la TRACPU a rédigé un document de 55 pages qui a pour objectif clair de «s’adapter aux hausses et aux baisses des populations, dans la mesure du possible, en acceptant la variabilité naturelle et en s’y ajus-

TRACPU-François Léger-Savard

Le contenu des principaux points de cette entente n’est pas né d'hier. En effet, cela fait déjà quatre ans que la TRACPU, gérée par des Autochtones, s’active pour forger une stratégie de gestion et de préserva-

tion du caribou. Les sept instances concernées, qui se réunissent depuis 2014, sont les Inuits du Nunavik (représentés par la Société Makivik), les Inuits du Nunatsiavut (représentés par le gouvernement du Nunatsiavut), le Conseil communautaire NunatuKavut, la Nation naskapie de Kawawachikamach, le Grand Conseil des Cris EeyouIstchee, la Nation innue du Labrador et les nations innues des communautés de la région du Québec qui sont représentées par la «Nation innue».

Etienne Rich, Vice-Grand Chef-Innu Nation, Adamie Delisle-Alaku, Co-président de la TRACPU, Makivik Corporation, Andy Pirti, trésorier, Makivik Corporation, Noah Swappie, Chef de la Nation Naskapis de Kawawachikamach, Denis Mestenapéo, chef de Pakua Shipi (remplaçant du chef Rodrigue Wapistan, chef porteur de l’enjeu caribou pour la Nation Innue), Todd Russel, président, NunatuKavut, Fred L. Tomatuk, président de l’Association des trappeurs Cris au nom du Grand Conseil des Cris et Johannes Lampe, président du Nunatsiavut.

TRACPU-François Léger-Savard

Par Chantale Potvin

Depuis quatre ans, Adamie Delisle-Alaku, Co-président de la TRACPU, Makivik Corporation, participe aux réunions qui se sont tenues dans de multiples endroits nordiques situés sur la péninsule d’Ungava qui s’étend sur 1,5 million de kilomètres carrés. tant, et prendre les bonnes décisions aux bons moments pour maximiser les retombées sociales, spirituelles, économiques et culturelles au profit de tous les peuples, en respectant la priorité d’accès réservé aux peuples autochtones». Aussi, les cinq plans d’action, en ordre de priorité, sont : 1) Entente de partage autochtone, 2) Plan de recherche et de suivi, 3) Plan de gestion de l’habitat et de l’impact environnemental, 4) Plan d’intendance, d’engagement et de communication et 5) Plan socio-économique.

Une sage conclusion Avant la signature de l’entente, les pourvoiries situées sur le territoire concerné ont réclamé l’aide des Premières Nations. Ainsi, avec des

revenus de 8 millions par année et le spectre des faillites planant audessus de leurs têtes, treize responsables de pourvoiries ont demandé de leur céder des permis pour continuer à chasser sur leur territoire. Adamie Delisle Alaku, coprésident de la TRACPU, Makivik Corporation, a été très précis et surtout tranchant dans sa réponse. «Quand les populations animales le permettent, oui! Or, il faut parfois imposer des limites et c’est là que nous sommes rendus. C’est malheureux, mais la réponse est carrément négative. Il ne faut pas penser à l’économie, mais à l’avenir de l’espèce», a conclu monsieur Delisle Alaku qui a tenu à remercier les aînés, les chasseurs et les nations qui ont grandement contribué pour en arriver à ces heureuses conclusions.

Le Le

Dim Dimanche manche 12 novembr n e

13 h à 16 h aux Galerries Montagnaises

Ne manquez pa pas as l’heur l heure du conte dès 122 h 30! Photographe sur place!

[Novembre 2017] La voix des Premières Nations • 3

Sur place : les mascottes de la Pat’Patrouille, Bonzaï le clown, Maman Noël, la fée des étoiles, le lutin et une fooule de surprises!


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PREMIÈRES NATIONS Des dispositions nouvelles qui plaisent à tous

Adoption d’une nouvelle Loi sur la protection de la jeunesse Par Véronique Rankin

Québec — L’Assemblée nationale du Québec adoptait à l’unanimité, le 4 octobre dernier, la nouvelle Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) qui fut accueillie très favorablement par les familles

d’accueil et les représentants des organismes autochtones.

L

es ajouts apportés à la LPJ visent à s’assurer que les besoins des enfants soient mieux pris en compte en impliquant davantage d’acteurs significatifs dans la vie de l’enfant et dans le proces-

sus décisionnel, participation qui était auparavant réservée aux intervenants de l’établissement de protection de la jeunesse responsable du dossier de l’enfant. Une plus grande stabilité pour les enfants et une meilleure réponse à leurs besoins font parties des impacts positifs attendus par ces modifications contenues dans la nouvelle Loi.

Stéphanie Vallée, ministre de la Justice et Procureure générale du Québec a déclaré qu’«avec ces nouvelles dispositions législatives, nous nous donnons les moyens de mieux répondre aux besoins des jeunes et des familles à qui ils sont confiés. Les nouvelles mesures législatives nous permettent de prévenir davantage de situations d'abus. De plus, l'accès à la justice sera facilité grâce à une meilleure utilisation des moyens technologiques, et ce, pour le plus grand bénéfice des familles.»

Gains pour les familles d’accueil

4 • La voix des Premières Nations [Novembre 2017]

Ainsi, dorénavant et dès la mise en vigueur des nouvelles dispositions, les juges qui analysent les dossiers de protection de la jeunesse pourront également entendre les familles d’accueil afin de prendre une décision éclairée quant aux placements des enfants. C’est également le cas des responsables des établissements de protection de la jeunesse qui devront également consulter les familles d’accueil avant de prendre une décision qui concernent un enfant placé sous leur responsabi-

lité. On fait donc place à une plus grande reconnaissance des familles d’accueil quant à leur rôle auprès de l’enfant.

Les enfants autochtones Pour ce qui est des enfants autochtones, les nouvelles dispositions reconnaissent l’importance d’assurer aux enfants autochtones un lien continu avec leur communauté d’origine en favorisant le placement des enfants au sein même de leur communauté ou du moins, au sein d’une famille d’accueil autochtone avant de choisir un placement dans une famille non-autochtone et ce, afin d’éviter de priver les enfants de leur culture.

La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois s’est d’ailleurs dite très heureuse et satisfaite des modifications apportées à la Loi lors de la Conférence de presse officielle tenue à Québec.

«En bonifiant la loi, nous serons en mesure d'assurer une meilleure protection aux jeunes, de favoriser leur stabilité et d'améliorer leurs conditions de vie. Aujourd'hui, nous nous donnons les moyens de mieux intervenir auprès d'eux et de leur famille en ayant comme seul et unique objectif l'amélioration constante et le rehaussement de leur sécurité et de leur bien-être», a déclaré la ministre Charlebois.

En bref Ainsi, la nouvelle loi prévoit des dispositions améliorant le processus de prise de décision en favorisant la participation active des enfants et de leurs parents dans le choix des mesures qui les concernent, ainsi que la participation des familles d’accueil et autres personnes significatives pour l’enfant dans les processus décisionnels.

Une plus grande considération est accordée à l’identité culturelle des enfants autochtones et des mesures favorisant le placement des enfants autochtones au sein même de leur communauté ou au sein de familles autochtones devraient permettre d’assurer une meilleure préservation de l’identité culturelle.

La Loi prévoit également de nouvelles règles relatives à l’hébergement en centre de réadaptation, notamment pour les jeunes à risque de fuguer ou de se placer en situation de danger et une meilleure protection relative à l’enfant victime sur le plan éducatif, notamment en lien avec l'obligation de fréquentation scolaire.

La Loi prévoit aussi des communications améliorées dans le but de faciliter le partage d’informations jugées nécessaires pour assurer la protection de l'enfant ou encore, de faciliter l'accès à la justice, notamment en favorisant une plus grande utilisation des moyens technologiques.


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COMMUNAUTÉS EN BREF Sortie du film Innu Nikamu

ÉDITORIAL

Conseil des Innus de Ekuanitshit

Un franc succès Par David-Alexandre Vincent

Montréal — Le documentaire «Innu Nikamu : Chanter la résistance» a été présenté le 5 octobre dernier en Première mondiale au Festival du nouveau cinéma de Montréal. Le film réalisé par Kevin Bacon-Hervieux, un innu originaire de Pessamit, retrace l’histoire du Festival Innu Nikamu. Le public a accueilli le film très favorablement lors de la première représentation. Une longue ovation debout s’est tenue pendant le générique.

Le film intégral de 96 minutes pourra être vu par le grand public d’ici quelques mois dans plusieurs salles de cinéma. Une version plus courte de 45 minutes sera aussi présentée sur les chaînes APTN et Canal D en 2018.

Salon du livre de Wendake

Un événement culturel attendu Par David-Alexandre Vincent

Wendake — C’est du 27 au 29 novembre prochains, à l’Hôtel-Musée Premières Nations, que se tiendra la 6e édition du Salon du livre des Premières Nations, Kwahiatonhk! La soirée d’ouverture aura pour but de rendre hommage au dramaturge Jean Sioui, qui est décrit par les organisateurs du Salon, comme un «poète, écrivain, mentor pour la relève littéraire autochtone, éditeur et véritable ambassadeur de la littérature autochtone francophone».

Pour l’hommage à Yves Sioui Durand, qui s'est récemment mérité le Prix du Gouverneur général des arts de la scène, des auteurs et musiciens de différentes origines vous inviteront à découvrir l'univers de l'auteur à travers différents textes dramaturgiques, critiques et poétiques. Le spectacle se fera grâce à Joséphine Bacon, Guy Sioui Durand, Natasha Kanapé Fontaine, Dave Jenniss, Louis-Karl Picard-Sioui, Marc Vallée, Andrée Lévesque Sioui et bien d’autres. Bienvenue à tous!

Extrait de la page Facebook de Kwahiatonhk : Salon du livre des Premières Nations

En support à la dispensation de ces nombreux services destinés aux membres de la communauté, des infrastructures communautaires furent construites telles que la Maison de la culture innue, le Centre de santé, l’école, les garderies, la Maison des Jeunes, le Centre Napeu, la Maison Kueshipan, la station de radio, le centre communautaire et le Centre d’affaires Kanikaniteth. En projet, d’autres infrastructures telles qu’une patinoire extérieure et un complexe sportif multifonctionnel viendront s’ajouter à l’offre déjà existante. Au secteur du développement économique, à ce jour, nous comptons sur 19 entreprises et 4 sociétés à but non lucratif afin d’atteindre nos objectifs d’emploi et d’amélioration de la qualité de vie individuelle et collective. Ces entreprises et organismes œuvrent dans divers secteurs d’activités économiques et de soutien à l’entrepreneuriat local.

Nos prochaines étapes…

• Consolider et accroître notre portefeuille de placement par l’acquisition, la fusion ou la création de nouvelles coentreprises; • Soutenir la croissance et l’expansion des entreprises du Groupe Ekuanitshit; • Créer et maintenir un climat positif de développement; • Poursuivre nos efforts de coopération à renforcir les liens de travail avec l’ensemble de nos partenaires d’affaires et cela, à tous les niveaux de notre organisation (de la direction générale aux partenaires de première ligne); • Développer une économie durable. Nous nous préparons déjà à affronter la décroissance du projet hydroélectrique de la Romaine qui nous a servi de levier économique depuis 2009. Le maintien a l’emploi des membres de la communauté est prioritaire. Les filières porteuses ont déjà été identifiées telles que l‘environnement, la restauration de sites, le traitement des eaux usées, les énergies renouvelables, la filière des petits fruits et le développement des pêches marines. Des visées pour la première et deuxième transformation tant pour les produits marins que pour les petits fruits sont également à l’étude. Notre communauté est prête au développement durable et doit se faire un devoir de placer cette notion au cœur de ses actions.

[Novembre 2017] La voix des Premières Nations • 5

Le Salon accueillera plusieurs exposants, dont les Éditions et la Libraire Hannenorak. De plus, des ateliers, des rencontres d’auteurs francophones et anglophones et même un Bingo littéraire sauront ravir le public.

Par Jean-Charles Piétacho

Le Conseil des Innus de Ekuanitshit que je représente à titre de Chef depuis 1991, est un gouvernement local indépendant, gérant plusieurs programmes et services dans les secteurs aussi variés que l’éducation, les services de garde, la santé, les services sociaux, la culture, l’habitation, les services techniques, les sports et loisirs, l’emploi, la formation et le développement économique.


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COMMUNAUTÉS EN BREF Le conseil de bande de Mashteuiatsh demande à sa population de ne pas voter aux élections municipales du 5 novembre. Le conseil de bande, qui avait aussi recommandé l'abstention lors des élections municipales de 2009 et 2013, demande au ministère des Affaires municipales de mettre fin à cette superposition des deux territoires. Ici.radio-Canada.ca

Un peu partout au Québec, du19 au 25 novembre 2017 aura lieu pour une deuxième année, la Grande semaine des tout-petits (GSTP). L’objectif est clairement de mobiliser l’ensemble de la population autour de la petite enfance afin d’en faire une priorité. Visitez le grandesemaine.com

Dans le mouvement #moiaussi, la militante Maïté Labreque Saganash livre une vibrante discussion sur le sujet. Cette jeune femme étonnante nous impressionne par son jugement éclairé. À voir sur Ici.radio-Canada.ca

Femmes autochtones du Québec inc. (FAQ) affirme manquer de fonds pour être représentée légitimement à la commission Viens au même titre que les gouvernements. Ici.radio-Canada.ca

6 • La voix des Premières Nations [Novembre 2017]

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a annoncé en octobre dernier la nomination du député deMaskinongé, Marc H. Plante, à titre d'adjoint parlementaire aux régions

018 JANVIER 2

Maïté Labreque Saganash

Ne manqueioznpsapséciale notre édit20 ans pour les le! d’Innuvel


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PREMIÈRES NATIONS 2e Gala de musique autochtone Teweikan

Un Teweikan qui résonnait fort à Québec!

C’

est en parcourant l’univers et l’évolution de la musique autochtone au Québec que le public assistant à la soirée de gala a pu apprécier des compositions musicales et visuelles qui ont mis la barre haute pour la prochaine édition. En plus de récompenser des artistes de talent, cette soirée a été une célébration de la musique autochtone présentée en quatre tableaux musicaux dont les thèmes étaient le teweikan, la musique folklorique, le folk et la musique contemporaine.

Une soirée haute en couleur D’entrée de jeu, c’est le son du teweikan, joué par l’artiste atikamekw multidisciplinaire Jacques Newashish, qui a pu se faire entendre en ouverture de gala suivi du son du teweikan traditionnel innu, joué par le très respecté aîné Alexandre McKenzie. Les prestations de la soirée ont mis en valeur chacun des nominés qui ont pu présenter une de leurs pièces musicales au cours des différents

Des surprises Parmi les surprises de la soirée, la présentation d’extraits du film Innu Nikamu : La grande tradition, réalisé par un jeune réalisateur de Maliotenam, Kevin Bacon-Hervieux fut fortement applaudie par la foule. Ce documentaire retraçant les débuts du Festival de musique bien établi sur la Côte-Nord, Innu Nikamu, et présentant entre autres, les impacts positifs que cet événement a provoqués avec les années, sera sans doute très attendu.

La réaction de Laura Niquay suite à l’annonce du Prix Coup de cœur du Jury ne peut être passée sous silence. L’artiste atikamekw, originaire de Wemotaci, a démontré avec une belle spontanéité sa joie et son étonnement de recevoir ce prix, décerné par un jury composé d’Elisapie Isaac, Pakesso Mukash et Marc Déry. En plus des remerciements, Niquay a souligné le fait qu’elle est la seule artiste féminine à avoir obtenu un prix lors de ce gala et a lancé un appel aux jeunes filles autochtones souhaitant faire de la musique, de persister dans cette voie.

La soirée en un mot : Authenticité Les artistes ont été très généreux lors de cette soirée, autant de par

leurs prestations que leurs remerciements. Les artistes innus, Shauit, Matiu et les membres du groupe Maten, ont offert des remerciements empreints de beaucoup d’humour, de sincérité et d’amour envers leur public. Tous ont remercié leur entourage de leur soutien dans cette aventure musicale qui les amène à voyager beaucoup et s’absenter souvent de la maison.

Certains invités d’honneur présentant des prix ont également été très généreux, en improvisant un peu pour répondre à quelques petits imprévus dans l’animation, ce qui a bien fait rire le public. Les invités d’honneur ont également rendu des messages touchant envers les artistes. Le Président d’honneur de cette édition, le Grand-Chef de la nation Atikamekw Constant Awashish, a notamment rendu un touchant hommage aux artistes autochtones, les présentant comme les porteurs de la culture et de dignes représentants de la fierté de nos peuples et de notre résilience.

Une 3 e édition espérée Le directeur général de la SOCAM, Monsieur Florent Bégin, a tenu à souligner le travail impressionnant réalisé par les membres de son équipe qui, en plus de leur travail régulier au sein de la SOCAM, ont donné beaucoup de temps à l’organisation de cet événement d’envergure. Il a également souligné l’importance des commanditaires qui soutiennent financièrement ce type d’événement rendant hom-

SOCAM

Québec — Organisée par la Société de communication Atikamekwmontagnais (SOCAM), avait lieu le 13 octobre dernier, au Palais Montcalm de Québec, la 2e édition du Gala de musique autochtone Teweikan où 11 artistes ou groupes autochtones se sont vu remettre des prix récompensant leur talent.

tableaux. Cette formule a permis d’offrir des prestations originales où la complicité entre les artistes sur scène était visible et touchante.

Laura Niquay. mage à la musique autochtone. Une 3e édition est espérée pour 2019 et Monsieur Bégin a confirmé avoir déjà des engagements de commanditaires prêts à revivre l’aventure. Il y a donc de fortes possibilités

que les organisateurs relèvent leur défi d’organiser un 3e gala dans deux ans.

Bravo aux gagnants, aux nominés et aux organisateurs!!!

Les gagnants Artiste ou Groupe de musique traditionnelle

JACQUES NEWASHISH Artiste ou Groupe s’exprimant en langue autochtone

SHAUIT Artiste ou Groupe de style country

JACQUES « ATSHUK » GRÉGOIRE Artiste ou Groupe de Blues et/ou Rock

MATEN Artiste ou Groupe de style Folk

FLORENT VOLLANT Artiste ou Groupe de la relève

MATIU SHAUIT Meilleur Album

FLORENT VOLLANT Meilleur spectacle (vote du public)

MATEN Prix Hommage et Reconnaissance

GILLES SIOUI Danseuse traditionnelle.

Prix Coup de cœur du Jury

LAURA NIQUAY

[Novembre 2017] La voix des Premières Nations • 7

Artiste ou Groupe de musique d’expression moderne

SOCAM

Par Véronique Rankin


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PREMIÈRES NATIONS Livre de Naomi Fontaine

Kuessipan sera bientôt un film Uashat mak Mani-Utenam — Quelle fierté pour Naomi Fontaine ! D’ici quelques jours, la compagnie de production montréalaise Max Films débutera le tournage de l’histoire inspirée de son premier roman, publié en 2011, et intitulé Kuessipan. Comment ne pas valser de bonheur ?

K

uessipan est un roman qui avait reçu un très bel accueil du public et des médias. À ce titre, l’Innue Naomie Fontaine avait reçu le prix «Révélation de l'année 2011» et elle avait aussi fait partie des «Femmes 2011 du magazine Elle Québec». Cela n’est donc pas surprenant que la compagnie Max Films ait été intéressée à l’histoire de la jeune femme qui n’avait que 23 ans quand elle a écrit le livre.

personnages innus seront joués par des Innus. Aussi, les acteurs sont tous des gens qui ont été choisis lors du casting du mois de juin, qui a d’ailleurs connu un véritable succès. «Nous remercions tous ceux qui se sont déplacés et qui ont pris la peine de s’inscrire et/ou le temps de participer aux auditions. En tout, 413 Innus se sont inscrits en ligne et 177 Innus ont passé une audition à Malio, Uashat, Ekuanitshit ou Wendake. Pour les besoins du film, nous avons retenu une dizaine de personnes pour jouer les rôles. Bien sûr, cela n’inclut pas le nombre de figurants», a spécifié madame Verreault.

Résumé du film

Pour le tournage du film, c’est la réalisatrice, Myriam Verreault, qui a été chargée du projet. «Tout a commencé en 2011, lors d’une visite à Maliotenam. J’ai ressenti un véritable coup de foudre pour les Innus. Là, on m’a présenté Naomi Fontaine et j’ai alors décidé de travailler avec elle sur un projet d’écriture. Nous sommes donc les deux co-scénaristes du film», a confié Myriam Verreault.

L’histoire du livre de Kuessipan se résume au quotidien vécu sur une réserve innue. En plusieurs scènes entrecoupées, avec la justesse de ses mots, Naomi Fontaine décrit les lieux, les visages et dépeint des portraits. Elle raconte les aînés qui regardent passer le temps, l’alcool qui éclate les cervelles, ses souvenirs, une femme qui élève seule ses enfants. «Le film n’est pas une fidèle reproduction du livre. Ensemble, madame Fontaine et moi avons fait des liens pour créer l’histoire de deux jeunes Innues, Mikuan et Shaniss, qui sont de grandes amies. Or, de 8 à 17 ans, les valeurs, les pensées, les visions de l’avenir séparent les jeunes femmes», a expliqué la réalisatrice.

Un casting original

Son dernier livre

Très secrète sur les noms des acteurs qui joueront les principaux rôles, elle a toutefois confirmé que les

En septembre dernier, Naomi Fontaine lançait Manikanetish, son deuxième roman qui dessine les

Une réalisatrice emballée

Myriam Verrault, réalisatrice. rêves des jeunes de sa communauté. Ce livre trace le quotidien d’une enseignante de français en poste sur une réserve indienne de la CôteNord. Amoureuse du théâtre, elle décrit son univers et celui de ses élèves qui cherchent à se prendre en main et qui sont bien souvent au bord du gouffre du désespoir.

À venir… Selon Myriam Verreault, le tournage se déroulera du 13 novembre au 15 décembre. «Il y aura aussi un dernier bloc de tournage en mai. Le film, si tout se passe dans l’ordre et comme prévu, devrait sortir officiellement à la fin de 2018», a conclu la réalisatrice qui a précisé que le film est produit par Félize Frappier.

Le conseil que je peux vous donner pour participer aux auditions est de rester vous-mêmes. Quand il sortira, nous pourrons être fiers de regarder ce film. Naomi Fontaine, Facebook

Naomi Fontaine

Par Chantale Potvin

Naomi Fontaine a toutes les raisons d’être la femme la plus heureuse.

Ce premier roman d’une jeu-ne femme de vingt-trois ans rappelle, par la puissance de son écriture, quelques grands noms de la littérature autochtone comme Tomson Highway et Scott Momaday. Naomi Fontaine rejoint les grandes voix humaines. Extrait du commentaire des éditions Mémoire d’encrier à propos du roman Kuessipan

8 • La voix des Premières Nations [Novembre 2017]

Notre équipe journalistique... Nous sommes à la recherche de journalistes-pigistes dans les nations suivantes :

JULIE MALEK

CHANTALE POTVIN

VÉRONIQUE RANKIN

journaliste, conseillère en publicité pour la saison estivale

journaliste-pigiste

collaboratrice spéciale

DAVIDALEXANDRE VINCENT journaliste pigiste Wendake

PATRICIA AUCLAIR

JOSÉE LEBLANC

collaboratrice spéciale Tourisme autochtone Québec

collaboratrice spéciale

Atikamewk, Algonquin, Abénaquis, Micmacs, Cris, Malécites, Naskapis, Hurons-Wendat.

INTÉRESSÉ? CONTACTEZ-NOUS!


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PREMIÈRES NATIONS L’anthropologue Serge Bouchard

Un grand ami des Autochtones Montréal — L’anthropologue Serge Bouchard aura passé la majeure partie de sa vie professionnelle à défendre la cause autochtone.

N

é le 27 juillet 1947, à Montréal, en plus d’être un conteur et un conférencier hors pair, il est aussi écrivain et animateur de radio. Il s’est souvent exprimé sur les grandes chaînes de télévision et à travers ses livres. Grand penseur très cultivé, il a abordé plusieurs thématiques pour convaincre la population canadienne qu’il y avait urgence d’agir dans les communautés autochtones. Il a touché à toutes les thématiques importantes : les pensionnats, la cause des femmes autochtones, le territoire, l’environnement, les droits, l’histoire, etc. À plusieurs reprises, par exemple à Oka, il est intervenu lors de crises autochtones. Dans ses commentaires pour expliquer les conflits, il prenait toujours la partie des Autochtones surtout quand il était question des territoires et des droits. Avec son intelligence, il a toujours su vulgariser des situations qui auraient pu être compliquées pour le commun des mortels.

De solides études et un CV unique Diplômé de l’Université McGill, à Montréal et de l’Université Laval, à Québec, Serge Bouchard est spécialiste et chercheur dans le domaine de la nordicité. Au fil de sa vie, il a exploré de majestueux territoires nordiques pour encenser l’art, la culture, les langues et la gastronomie de ces peuplent qui vivent dans des pays de grands froids. Précisons qu’il est Docteur en anthropologie et spécialiste des peuples amérindiens. D’ailleurs, entre 1970 et 1990, pour compléter des recherches et pour parfaire ses connaissances relatives aux Premières Nations, il a visité la Côte Nord, le Labrador, le Nunavik, la Baie-James et le Yukon.

Un plume productive Pour résumer sa carrière littéraire, en plus de publier une soixantaine d’articles fort bien documentés traitant des Inuits, des Amérindiens, des Métis et des peuples autochtones d’Amérique du Nord, depuis 1991, Serge Bouchard a publié quinze ouvrages. Il a notamment écrit C’était au temps des mammouths laineux, publié aux Éditions Boréal, en 2012 et Ils ont couru l’Amérique : De Remarqua-

Ayons le courage de reconnaître que pendant des générations de fonctionnaires et de politiques, on a voulu éradiquer la diversité culturelle du Canada, éradiquer plus de 50 nations authentiques. On voulait qu’elles disparaissent de la carte, de la mémoire. Serge Bouchard

L’être humain est une créature monstrueuse éminemment dangereuse, cent fois plus que n’importe quel fauve. C’est incroyable le mal qu’il peut faire à l’humain et à la nature. Serge Bouchard, entrevue avec Le Devoir, pour parler de son livre Les Yeux tristes de mon camion Ça fait 25 ans que je dénonce le racisme envers les Autochtones et je n’y arrive pas. Combien de morts faudra-t-il avant de comprendre l’urgence d’agir? Serge Bouchard

Un homme franc aux paroles percutantes Sans aucune barrière, l’anthropologue n’a jamais été freiné par qui que ce soit. À titre d’exemple, lors de la Commission Viens, tenue récemment à Val-d’Or, il a mentionné ses douze années d’expérience à titre de formateur auprès de policiers de la Sûreté du Québec. Selon lui, la solution est de lutter contre l’ignorance pour éviter la haine. Il estime avec conviction que plusieurs corps professoraux auraient avantage à mieux connaître l’histoire des Premières Nations. Il a notamment fait mention du personnel médical, des enseignants et des journalistes.

Des déclarations inoubliables Au fil des entrevues et des conférences, plusieurs auditeurs et spectateurs sont restés bouche bée devant l’évidence et la pertinence des mots et des réflexions de Serge Bouchard. Ainsi, à Val-d’Or, toujours dans le cadre de la Commission Viens, sans aucun doute pour s’adresser aux politiciens, il a lancé : «Les gens ont finalement compris l’ampleur de la tragédie, compris la nature de la blessure. C’est le résultat de la politique. On ne vient pas au monde comme ça. Une réserve naturelle, ce n’est pas naturel. Le désespoir n’est pas naturel. Le taux de suicide n’est pas naturel. Le taux de toxicomanie n’est pas naturel. C’est une maladie qui a été créée par une situation, c’est le résultat de quelque chose : l’indignité, l’indifférence et la maltraitance générale et sociale».

Sur les ondes de toutes les radios et dans les pages des plus grands journaux du pays, Serge Bouchard ne s’est jamais gêné pour défendre, bec et ongles, la cause autochtone.

Parallèlement aux derniers pensionnats, on a construit les réserves indiennes. Pour sa part Duncan Campbell Scott, sous-ministre aux Affaires autochtones, déclarait en 1920 : «Notre travail sera terminé quand il n’y aura plus aucun indien au Canada». Serge Bouchard, qui déplore l’histoire canadienne

AVIS DE DÉCÈS L’artiste sculpteur international Barnabus Arnasungaaq est décédé laissant deux fils à qui il a transmit l’amour de l’art de la sculpture.

Un cœur plein d’espoir Pour prédire ce qui adviendra de la situation des Premières Nations, l’anthropologue, après 50 années de travail sur le sujet, estime que les choses changent lentement, mais sûrement. «Un éveil national est en cours. Nous vivons une prise de conscience qui est la bonne si je compare à ce que j’ai connu dans les années 70-80 et 90. Aujourd’hui, les gens commencent à comprendre», a-t-il déclaré avec un brillant regard teinté de confiance en l’avenir.

M. Gord Downie, membre du groupe The Tragically Hip, est décédé à l’âge de 53 ans. Les recettes tirées des ventes de l’album Secret Path et du roman illustré du même nom vont au Centre national pour la vérité et la réconciliation de l’Université du Manitoba. M. Perry Bellegarde se souvient de la cérémonie où Gord Downie a reçu son nom autochtone, «Celui qui marche parmi les étoiles», pour honorer tout ce qu’il a fait pour les peuples autochtones.

[Novembre 2017] La voix des Premières Nations • 9

Ça ne peut pas changer en une semaine, ça va changer avec les enfants, la jeunesse, si présente dans les communautés autochtones. C’est elle qui renverse le monde, la vapeur, et ça va se faire à travers l’éducation. Serge Bouchard, entrevue avec Marie-Laure Josselin de Radio-Canada

bles oubliés en 2014. Plus récemment, soit en 2016, il a publié le livre touchant Les Yeux tristes de mon camion, qui a été encensé par la critique.

Le Devoir

Par Chantale Potvin


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LE CONSEIL DES INNUS DE UASHAT MAK MANI-UTENAM EST PARTICULIÈREMENT FIER DE COMPTER PLUSIEURS DE SES MEMBRES PARMI LES GAGNANTS DE LA 2e ÉDITION DU GALA DE MUSIQUE AUTOCHTONE TEWEIKAN. SOYEZ ASSURÉS QUE NOUS SERONS TOUJOURS DERRIÈRE NOS ARTISTES AUTOCHTONES EN LES AIDANT FINANCIÈREMENT POUR QU’ILS CONTINUENT DE BRILLER AU-DELÀ DE NOTRE COMMUNAUTÉ!

Félicitations à vous tous! — Mathieu Mckenzie, conseiller

Catégorie

ARTISTE OU GROUPE S’EXPRIMANT DANS UNE LANGUE AUTOCHTONE :

En compagnie de Aude Lafrance-Girard, dir. gén. Hôtel Château Laurier de Québec. Absent : Kim Fontaine était retenu à la séance d’autographe avec ses fans!

SHAUIT Catégorie

ARTISTE OU GROUPE DE MUSIQUE D’EXPRESSION MODERNE :

SHAUIT

Maten

Catégorie

ARTISTE OU GROUPE DE STYLE COUNTRY :

JACQUES «ATSHUK» GRÉGOIRE

Florlelnatnt Vo

Catégorie

ARTISTE OU GROUPE DE STYLE FOLK :

En compagnie de Germain St-Onge, président CKAU

FLORENT VOLLANT Catégorie

Matiu

ARTISTE OU GROUPE DE BLUES ET/OU ROCK :

MATEN Catégorie

10 • La voix des Premières Nations [Novembre 2017]

ARTISTE OU GROUPE DE LA RELÈVE :

MATIU Catégorie

MEILLEUR ALBUM :

FLORENT VOLLANT Catégorie

MEILLEUR SPECTACLE (VOTE DU PUBLIC) :

MATEN

En compagnie de Marjolaine Tshernish, directrice générale Institut Tshakapesh

Shauit

Jacqueusk» «Atsh Grégoire

En compagnie de Jonathan St-Onge, vice-chef ITUM

En compagnie de Réjean Gosselin, directeur des Relations Autochtones | Projets Spéciaux, Sodexo - Est du Canada

Reportage de Raoul Vollant - Service des communications I.T.U.M.

Photos : Jean-Louis Régis pour la SOCAM


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CRÉATION D’UN SECRÉTARIAT À LA JEUNESSE À UASHAT MAK MANI-UTENAM

Le Conseil de Uashat mak Mani-utenam (ITUM) annonce la création d’un secrétariat à la jeunesse afin de développer le leadership des jeunes et de leur permettre de faire entendre leur voix au sein des organismes gouvernementaux des Premières Nations ou allochtones. « Nous sommes fiers d’annoncer la création d’un conseil jeunesse. Le secrétariat bénéficiera de 50 000 $ par année pour mettre de l’avant un sommet afin de promouvoir son plan d’action, ses projets et son leadership. Cette création s’inscrit dans une démarche d’espoir et répond à un besoin important des jeunes pour une plus grande participation au sein de la collectivité. C’est toute la communauté qui bénéficiera de cette nouvelle instance; de plus il ne faut pas perdre de vue que le nombre de jeunes de 30 ans et moins dans la communauté ne cesse de croître, représentant aujourd’hui plus de 50 % de notre population. Une telle décision s’imposait et nous ferons maintenant tout ce qui est en notre pouvoir pour les supporter et les aider afin qu’ils mènent à bien leur plan d’action », a affirmé le conseiller, M. Dave Vollant, responsable du volet jeunesse pour ITUM. Le comité de mise en œuvre est formé de trois élus, M. Dave Vollant, M. William Fontaine ainsi que Mme Virginie Michel. Le secrétariat cible les jeunes de 14 à 35 ans et permettra la défense des intérêts et la mobilisation des jeunes d’ITUM auprès des instances publiques à l’échelle locale et nationale. Le conseil tient à faire une place prépondérante aux jeunes et à fournir les outils d’encadrement nécessaires pour assurer leur développement et ainsi, la pérennité de la communauté.

Reportage de Jean Morin - Service des communications I.T.U.M.

[Novembre 2017] La voix des Premières Nations • 11

M. DAVE VOLLANT, responsable du volet jeunesse pour ITUM


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PREMIÈRES NATIONS

Gestion des déchets en région nordique Mot de la secrétaire trésorière du Conseil d’administration de innuvelle

Un écocentre à Schefferville Par David-Alexandre Vincent

Schefferville — Un premier écocentre a été inauguré à la mioctobre dans le nord du Québec, à Schefferville. Il s’agit d’un projet qui a pu se concrétiser grâce à la collaboration des communautés de Matimekush-Lac John, de Kawawachikamach et de la ville de Schefferville.

L’

écocentre Tricomm permet désormais aux résidents et commerçants de la région de se départir de plusieurs matières résiduelles de façon sécuritaire et dans le respect des normes environnementales.

Début d’une nouvelle ère La déclaration signée entre les trois communautés est le signe d’une nouvelle ère de collaboration dans les dossiers de gestion des déchets. Il faut savoir qu’en milieu éloigné, la saine gestion des déchets représente tout un défi en raison d’un manque d'infrastructures adaptées.

Les dépotoirs clandestins font malheureusement partie du paysage et ces derniers sont bien sûr dérangeants pour la population et nocifs pour l’environnement. L’initiative d’un écocentre réjouit la ministre des Services aux Autochtones Jane Philpott car selon elle, «Nul doute que l’écocentre aura un effet bénéfique tant sur l’environnement et l’économie de la Côte-Nord que sur la santé et la sécurité des communautés».

Des investissements importants L’aménagement de l’écocentre n’est que le début de l’initiative visant à solutionner le problème de gestion des déchets. Des projets comme l’amélioration des installations déjà présentes, la mise en place de protocoles mieux établis ainsi que plusieurs autres mesures de mise à niveau ont vu le jour. Ces projets ont pu être appuyés par Affaire Autochtones et du Nord Canada, la Société du Plan Nord et la MRC de la Caniapiscau. Un financement pour la première étape du projet collectif qui totalise des investissements de 885 000 dollars.

Kateri C. Jourdain

Sensibilisation Malgré la bonne volonté des décideurs politiques et la disponibilité d'infrastructures maintenant plus adéquates, la population aura aussi son rôle à jouer. Les citoyens et les membres des communautés devront changer leurs habitudes et apporter leurs résidus domestiques dangereux et leurs matières valorisables à l’écocentre. Auparavant, ces rebuts se rendaient plutôt au lieu d’enfouissement en milieu nordique. Les autorités sont confiantes que leurs habitants sauront participer positivement à ce désir de gérer l’environnement de façon plus responsable. «Cela me réjouit de constater que les résidents de la Côte-Nord prennent les moyens nécessaires pour assurer le bien-être de leurs communautés et préserver l’environnement», a déclaré Pierre Moreau, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, également responsable du Plan Nord.

Quant à Tshani Ambroise, chef de la nation Matimekush- Lac John, il se dit heureux que sa communauté innue «prenne part à ce projet des plus concrets et s’engage sur la voie d’un développement durable [...]».

Kuei! Déjà 20 ans que le journal Innuvelle rapporte les histoires qui nous concernent et qui ont une influence certaine sur le développement de nos communautés. Pour l’occasion, le journal s’est offert une cure de rajeunissement en devenant La Voix des Premières Nations, un nom qui témoigne bien du chemin parcouru depuis les dernières années. Si certains de mes collègues ont abordé la question essentielle du virage électronique, je tiens pour ma part à affirmer l’importance d’écrire un journal à notre image. Plusieurs choses nous définissent en tant que Premières Nations et l’image que les médias nous renvoient en est une. Trop souvent encore il n’est question de nous que lorsque nous sommes confrontés à des difficultés et des drames, mais il n'y a pas que cela. Dans son virage, le conseil d’administration désire impliquer le plus grand nombre de communautés par le biais de collaborateurs afin que le journal soit le reflet de ce que nous sommes vraiment. Ce que nous sommes dans les moments ardus, mais par-dessus tout, ce que nous sommes à travers notre grande résilience. La Voix des Premières Nations nous fournit la tribune nécessaire pour réaffirmer cette fierté qui ne s’est jamais éteinte. J’aimerais profiter de cette occasion pour souligner le travail de tous ceux qui ont prêté main-forte au cours de ces 20 dernières années afin de faire de ce rêve une réalité bien ancrée. Je souhaite la bienvenue à nos nouveaux collaborateurs qui apportent déjà par leurs mots une saveur nouvelle au journal. Je salue par la même occasion l’énergie et le courage de mes collègues du conseil d’administration qui se sont investis pleinement dans cette aventure qu’est le changement.

Ville de Schefferville

12 • La voix des Premières Nations [Novembre 2017]

En terminant, merci à vous fidèles lecteurs. Vous êtes la raison d’être de La Voix des Premières Nations!

Chef Tshani Ambroise, Conseil de la Nation Innue de Matimekush Lac-John, Mélanie Talbot, chargée de projet chez Affaires Autochtones et du Nord Canada (AANC), Ghislain Lévesque, administrateur de la Ville de Schefferville, et Curtis Tootoosis, directeur général du Conseil de la Nation Naskapi de Kawawachikamach.

Suivez-nous! www.lavoixdespremieresnations.ca La voix des Premières Nations propulsé par Innuvelle


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COMMUNAUTÉS EN BREF

OFFRE D’EMPLOI AGeNT(e) De CoMMuNiCATioN eT De MARKeTiNG TOURISME AUTOCHTONE QUÉBEC Emploi à temps plein CoNDiTioNS De TRAvAiL Lieu de travail : 510-50, boul. Maurice-Bastien, Wendake (Québec). Déplacements ponctuels possibles en région sur le territoire du Québec. Horaire : 35 h/semaine Salaire : À discuter selon expérience et compétences Entrée en fonction : Dès que possible

PRiNCiPALeS TÂCHeS • Développer et déployer un plan de communications interne et externe, dont une stratégie de contenus et une stratégie web; • Favoriser un déploiement cohérent de l’image de marque sur les principaux outils de communication et marketing et collaborer à leur production (magazine Origine, brochure BtoB, etc.); • Assurer la communication interne avec les membres en coordonnant et supervisant l’édition et l’envoi du bulletin des membres (infolettre) et courriels de masse; • Assurer la gestion du site internet et de ses contenus rédactionnels; • Développer des méthodes de suivi et d’analyse des résultats du web; • Assurer la gestion du logiciel CRM et photothèque; • Participer à la gestion des événements tels que l’Assemblée générale annuelle et formation; • Coordonner les étapes de production de documents et la gestion de sous-traitants, si applicable; • En support au conseiller marketing, assurer la réalisation des programmes de promotion et de commercialisation issus des plans d’action initiés avec les partenaires tels que Développement économique Canada et de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec; • Appuyer le conseiller marketing dans le respect des ententes de visibilité avec les partenaires; • Globalement, collaborer avec l’équipe à la mise en œuvre du plan d’action quinquennal 2017-2022 en regard des activités, des actions, des stratégies et de la vision de l’organisation; • Entretenir de bonnes relations avec les partenaires, la clientèle, les médias, etc.; • Effectuer, à la demande de la gestionnaire des opérations tout autres tâches relatives à votre emploi et jugées importantes.

DiPLôMe • Études universitaires en communication, relations publiques ou marketing • Ou Études collégiales en Techniques de tourisme ou marketing • Ou toute autre combinaison d’expérience jugée pertinente.

SAvoiR-fAiRe • • • •

Bilinguisme impératif Excellente habileté à communiquer verbalement et par écrit, en français et en anglais; Maitrise des logiciels de la Suite Microsoft Office (Word, Excel, PowerPoint, Outlook); Permis de conduire valide.

• Travail d’équipe, écoute active, autonomie, flexibilité, leadership, honnêteté, polyvalence, sens de l’initiative, sens de l’organisation.

PoSTuLeR Les personnes intéressées par cette offre d’emploi doivent soumettre une lettre d’intérêt et leur curriculum vitae à l’attention de Madame Patricia Auclair, gestionnaire des opérations.

Date limite : VENDREDI LE 10 novembre 2017, 12 h Par courriel seulement, à l’adresse suivante :

administration@tourismeautochtone.com Merci de préciser l’objet de votre courriel : Candidature agent(e) de communication et marketing Note : À compétences égales, une candidature autochtone sera priorisée pour ce poste. Seuls les candidats retenus pour une entrevue seront contactés.

Le tourisme autochtone : une avenue de carrières fort intéressante Par Patricia Auclair, gestionnaire des opérations Tourisme Autochtone Québec

Le tourisme autochtone constitue un atout incomparable qui contribue à enrichir le paysage culturel et permet au Québec et au Canada de se démarquer au niveau international. L’intérêt grandissant des clientèles avides d’expériences authentiques s’avère particulièrement bénéfique pour notre produit pour lequel, la demande est en forte croissance. Destination Canada, le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec – pour ne nommer que ces grandes organisations - reconnaissent d’ailleurs plus que jamais le tourisme autochtone comme une expérience distinctive qui fait la force de la destination.

L

e Québec accueille annuellement plus de 1,2 millions de visiteurs provenant de tous marchés étrangers et cette donnée est en constante évolution. Le secteur touristique en milieu autochtone propose donc des opportunités d’emploi et de carrière très diversifiées dans l’ensemble des produits et ser vices touristiques. Le tourisme autochtone est un secteur dynamique où les perspectives de carrières de qualité sont grandissantes, compte tenu de la croissance continue de notre industrie et ces carrières sont aussi différentes que divertissantes. Travailler dans l’industrie touristique autochtone, c’est participer au développement socioéconomique de sa communauté, de sa région et contribuer à la préservation et au partage de sa culture.

Pourquoi travailler en tourisme? Des d’emplois palpitants : L’industrie du tourisme se divise en cinq sous-secteurs qui regroupent près de 400 métiers. L’éventail des possibilités de carrière est large et permet, au cours d’une carrière, d’avoir un cheminement varié.

De la diversité et des défis : Chaque journée est différente et varie en fonction des gens que vous rencontrez. De plus, le tourisme permet de relever toutes sortes de défis qui demandent une grande polyvalence.

Le plaisir de travailler en équipe : Pour vous assurer d’offrir aux clients une expérience touristique authentique et originale, vous devez collaborer et faire équipe avec plusieurs autres personnes exerçant une foule d’autres métiers. Vous avez donc la chance de rencontrer plusieurs personnes et de vous faire de nouveaux amis.

De la créativité à revendre : Plusieurs métiers demandent une bonne dose de créativité, que ce soit pour élaborer un menu, organiser un événement ou pour planifier un circuit. Vous avez la tête pleine d’idées? Vous aimez prendre des initiatives? Pourquoi ne pas envisager une carrière en tourisme?

Des rencontres internationales : En tourisme, on rencontre souvent des gens de partout sur la planète… de bonne humeur et heureux d’être en vacances. Les échanges sont souvent très enrichissants. Et si vous en profitiez aussi? Un brillant avenir : Bien que les professionnels du tourisme doivent souvent commencer à la base, le dynamisme de cette industrie offre des possibilités d’avancement qui permettent de gravir rapidement les échelons et d’acquérir de nouvelles responsabilités. Un tremplin sur le monde : Ce ne sont pas tous les emplois en tourisme qui font voyager. Par contre, les connaissances et les compétences que vous développerez pourraient vous permettre d’aller travailler à l’étranger.

Patricia Auclair évolution et les voyageurs, à la recherche d’expériences nouvelles, originales et surprenantes.

Le tourisme autochtone, un choix de carrières pour toi ! Tourisme Autochtone Québec, en partenariat avec l’Association crie de pourvoirie et de tourisme (COTA), le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT) et Wapikoni Mobile, a réalisé l’an dernier une vidéo de sensibilisation de 2 minutes, disponible en anglais ou en français, pour démontrer principalement à la jeunesse autochtone que le secteur touristique regorge d’opportunités de carrières! Nous vous invitons donc à la visionner et à la partager en grand nombre. Disponible dès maintenant au http://tourismeautochtone.com/ emplois-et-formations/ et sur notre page YouTube!

Des habiletés transférables à d’autres secteurs : L’industrie touristique étant très axée sur le « savoir-être » et le service à la clientèle, les habiletés et les aptitudes que vous développerez dans ces deux champs de compétences seront reconnues dans tous les autres secteurs. Des opportunités pour les étudiants : Les conditions de travail qu’offre l’industrie touristique répondent très bien aux besoins des étudiants. Des occasions d’affaires : Vous avez la fibre entrepreneuriale et vous souhaitez être votre propre patron? L’industrie touristique pourrait vous permettre de réaliser votre rêve! Le tourisme est en constante

50, Boul. Maurice-Bastien, suite 510 Wendake (QC) G0A 4V0 1-877-698-7827 info@tourismeautochtone.com www.tourismeautochtone.com

[Novembre 2017] La voix des Premières Nations • 13

SAvoiR-êTRe

Chronique touristique

TAQ

Le Centre des Premières Nations Nikanite de l’UQAC offrira au trimestre d’hiver 2018 deux ateliers de langue innue de niveaux débutant et intermédiaire aux Autochtones de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

TOURISME AUTOCHTONE


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Mon foyer familial est situé dans une réserve. QU’ARRIVE-T-IL AU MOMENT DE LA RUPTURE DE MA RELATION CONJUGALE?

La loi sur les foyers familiaux situés dans les réserves et les droits ou intérêts matrimoniaux (LFFSRDIM) est maintenant en vigueur. Cette Loi garantit que les époux et (ou) les conjoints de fait vivant dans une réserve ont des protections et des droits matrimoniaux similaires à ceux des personnes vivant à l’extérieur des réserves. La LFFSRDIM : • Donne aux Premières Nations le pouvoir d’adopter leur propre loi sur les biens immobiliers matrimoniaux (BIM); • Contient des règles fédérales provisoires s’appliquant aux biens immobiliers matrimoniaux jusqu’à ce que la Première Nation adopte sa propre loi sur les BIM. Ces règles provisoires ne s’appliquent plus lorsqu’une communauté adopte sa propre loi conformément à la LFFSRDIM, à la Loi sur la gestion des terres des Premières Nations ou à un accord d’autonomie gouvernementale. Pour bien comprendre vos droits, il est important de savoir si votre communauté a adopté sa propre loi sur les BIM ou si les règles provisoires continuent à s’appliquer.

EN VERTU DES RÈGLES FÉDÉRALES PROVISOIRES CONTENUES DANS LA LOI • « Époux » s’entend notamment de la personne qui a contracté en toute bonne foi un mariage nul de nullité relative ou absolue. • « Conjoint de fait » s’entend d’une personne qui cohabite avec une autre personne dans une relation conjugale ou qui a cohabité avec elle pendant au moins un an. • Un époux ou un conjoint de fait peut, pendant la relation conjugale occuper le foyer familial (art. 13). • Un époux ou un conjoint de fait ne peut pas, pendant la relation conjugale, disposer du foyer familial ou le grever d’une charge sans le consentement libre et éclairé, par écrit, de l’autre époux ou conjoint de fait (art. 15). • Ces droits s’appliquent, que l’époux ou le conjoint de fait soit ou non, membre d’une Première Nation.

QU’ARRIVE-T-IL DE NOTRE FOYER FAMILIAL À LA RUPTURE DE NOTRE RELATION CONJUGALE? • Un des époux ou conjoints de fait peut présenter une demande à un tribunal de la famille afin de demeurer dans le foyer familial. • L’autre époux ou conjoint de fait pourrait être tenu, pendant une période prescrite, de quitter le foyer familial et de ne pas y revenir (art. 20). C’est ce qu’on appelle une ordonnance d’occupation exclusive et celle-ci n’a pas pour effet de changer le titulaire d’un droit ou d’un intérêt dans le foyer familial. • Chacun des époux ou conjoints de fait peut aussi présenter une demande pour obtenir la moitié de la valeur du foyer familial et le partage de la valeur d’autres constructions et (ou) de la terre que la famille possède dans la réserve. C’est ce qu’on appelle une demande de partage.

QU’ARRIVE-T-IL DE NOTRE FOYER FAMILIAL AU DÉCÈS DE MON ÉPOUX? • Au décès d’un époux ou d’un conjoint de fait, le survivant peut continuer à occuper le foyer familial pour une période de 180 jours (art.14).

14 • La voix des Premières Nations [Novembre 2017]

• Il ou elle peut aussi présenter une demande au tribunal pour occuper le foyer familial pour une période plus longue (art. 21). Cette ordonnance d’occupation exclusive n’empêche pas l’exécuteur testamentaire ou l’administrateur de la succession de transférer le droit ou l’intérêt sur le foyer familial à un bénéficiaire en vertu du testament. • Le survivant peut aussi choisir de présenter une demande pour obtenir la moitié de la valeur du foyer familial et le partage de la valeur d’autres constructions et (ou) de la terre que la famille possède dans la réserve. • L’époux ou le conjoint de fait du survivant peut choisir d’hériter : 1) en vertu du testament; 2) en l’absence de testament, en vertu des articles sur les successions de la Loi sur les Indiens, OU; 3) en vertu de l’article 34 de la LFFSRDIM.

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PREMIÈRES NATIONS Politique Canada créatif

De l’aide pour les créateurs autochtones Par David-Alexandre Vincent

Ottawa —La nouvelle politique culturelle du gouvernement fédéral «Canada créatif» soutiendra les Premières Nations. La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, en a fait l’annonce il y a quelques semaines, répondant ainsi à une recommandation de la Commission de vérité et réconciliation.

D

ans ses travaux, la Commission a souligné combien les langues, les arts et la culture contribuaient à la résilience culturelle et aux processus de réconciliation entre les autochtones et les allochtones. C’est dans cet esprit que la ministre a tenu à rappeler son engagement envers la culture autochtone et le désir du gouvernement d’avoir une relation renouvelé avec les Premières Nations : «Nous allons continuer de veiller à ce que tous nos programmes favorisent les créations qui reflètent le Canada dans toute sa diversité – en l’occurrence les productions dirigées par des Autochtones [...]»

ressources permettront de soutenir autant la langue, la culture, l’histoire, que les arts et les productions audiovisuelles.

Le gouvernement est également l’auteur de plusieurs autres initiatives pour soutenir les entrepreneurs autochtones en leur offrant notamment du mentorat, une meilleure visibilité et bien sûr du financement. La mise en place d’un Bureau du cinéma autochtone en juin dernier étudiera aussi les obstacles auxquels font face les créateurs autochtones.

Engagement des organismes gouvernementaux Téléfilm Canada, spécialisé dans la promotion et le développement de l'industrie audiovisuelle, s’est engagé à investir 4 millions de dollars supplémentaires annuellement.

Un investissement directement destiné aux créateurs issus des communautés autochtones. Déjà, Téléfilm Canada a surpassé son engagement en encourageant 11 nouveaux longs métrages autochtones avec la somme de 4,7 millions pour cette année.

La société d’État CBC/Radio-Canada s’est, elle aussi, engagée à continuer son travail pour représenter la diversité des premiers peuples avec des initiatives autant à la radio, à la télé que sur le web. Des portails web tels que Espaces autochtones et CBC News : Indigenous remportent un énorme succès. Une plus grande place est aussi faite aux journalistes autochtones qui se voient offrir de plus en plus de stages conjoints.

partout au pays. La décision de ne pas imposer une taxe aux abonnés aura provoqué un tollé. En effet, le gouvernement canadien a plutôt choisi de conclure une entente avec la plateforme pour qu’elle investisse 500 millions de dollars dans la production de contenu au Canada. Plusieurs cinéastes ont fait part de leurs inquiétudes dans les dernières semaines devant une entente floue et peu détaillée. Reste à voir si

Netflix aura la volonté de produire du contenu autochtone parmi le contenu canadien qu’elle devra livrer.

Toutes ces initiatives mises en places ont un but commun : donner une voix aux créateurs des Premières Nations afin qu’ils puissent raconter leurs histoires et les faire connaître aux autres Canadiens.

Netflix Dans l’annonce de la politique Canada créatif, la situation de Netflix aura fait beaucoup réagir

Faire entendre les créateurs Entre 2016 et 2021, le gouvernement aura investi 550 millions de dollars dans le Conseil des arts du Canada, doublant ainsi son budget. Grâce à cet investissement massif, le Conseil investira trois fois plus dans les arts autochtones. Ces

Un jeune cinéaste autochtone du Wapikoni Mobile.

[Novembre 2017] La voix des Premières Nations • 15

L’équipe de Wapikoni Mobile


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PREMIÈRES NATIONS Le projet Shabogamak II accueillera aussi des touristes

Un centre communautaire et culturel tant attendu à Senneterre Par Véronique Rankin

Senneterre — Il aura fallu près de quatre ans d’attente pour que le Centre d’entraide et d’amitié autochtone de Senneterre (CEAAS) voit se réaliser son projet de construction d’un centre communautaire neuf, aux abords du Lac Parent.

P

ropriétaire du site depuis 1999, le CEAAS avait pour projet de construire une nouvelle infrastructure communautaire qui pourrait également accueillir des touristes. Madame Rebecca Moore, directrice générale du CEAAS, mentionnait, le 12 octobre dernier, lors de la journée de dévoilement du projet et de la première pelletée

de terre qu’«il demeure une méconnaissance des Autochtones qui vivent en ville. On veut se connaître et apprendre des autres nations, mais aussi partager qui nous sommes. On a la fierté de notre identité et on veut la montrer aux autres», a-t-elle précisé.

vait accueillir une cinquantaine de personnes. «On vient déjà y pratiquer nos activités, dont la cérémonie des premiers pas et la raquette pour amasser des fonds. On y tient aussi deux journées des aînés par semaine», souligne Madame Moore.

Un site déjà très apprécié

Un projet touristique

Des investissements majeurs

Selon ce qu’on peut lire dans un document fourni par le CEAAS pour présenter le projet, «Senneterre était anciennement nommé Nottaway, de par le nom de la rivière qu’utilisaient les Mohawks lors de leurs périples vers les régions nordiques. Un poste de traite de la compagnie de la Baie d’Hudson y était installé et on y pratiquait le commerce des fourrures avec les

C’est grâce à une aide financière de plus de 330 000 $ du gouvernement du Québec et de 273 000$ de l’Agence de développement économique du Canada que le projet devient possible. En plus d’augmenter l’offre touristique de la région, cette aide permettra également au CEAAS d’accéder à des revenus autonomes qui serviront à accroître son offre de services et d’activités

Depuis l’acquisition du site, le CEAAS y tient des activités culturelles, sociales et récréatives. Situé à 9 km de Senneterre, sur les rives du lac Parent (anciennement nommé Shabogamak), le chalet actuel, bien que jugé désuet, était très fréquenté et surplombait un panorama exceptionnel dans un milieu isolé. Pourvu d’électricité, le chalet pou-

DIALOGUE POUR

LA VIE 2017

Cris, Algonquins et Atikamekws.» Le projet Shabogamak propose donc d’offrir aussi des randonnées en canot et la réalisation d’une installation rappelant le poste de traite et visant à faire revivre ce chapitre de l’histoire.

communautaires. Le CEAAS fournira également une somme d’un peu plus de 72 560$.

Ouverture du Centre Shabogamak Le projet sera réalisé au courant de l’automne 2017 et l’ouverture est prévue pour décembre 2017. Le Centre souhaite accueillir dès son ouverture des groupes touristiques intéressés par la culture autochtone et proposera des activités visant à préserver et transmettre les cultures autochtones des groupes vivant dans la région de Senneterre, soit les Anicinapek, les Atikamekw et les Cris. Pour plus d’information concernant les activités qui y seront offertes, vous pouvez contacter le CEAAS au 1-819-737-2324.

COLLOQUE EN PRÉVENTION SUICIDE réTAblIr l’ESprIT CélébrEr lA VIE

ColloqUE – ForMATIoNS Dates : 25, 26 et 27 novembre 2017

ColloqUE – ATElIErS Dates : 28, 29 et 30 novembre 2017 16 • La voix des Premières Nations [Novembre 2017]

Le Centre Sheraton Montréal Hôtel

1201, boul. René-Lévesque ouest, Montréal (Québec) Téléphone : 1 800 325-3535 Code de réduction : Dialogue pour la Vie

Sessions de formations et d’informations sur : • Pow Wow, cérémonies, cercles de partage et des activités culturelles et sociales • Prévention, intervention et deuil après un suicide, impacts intergénérationnels des pensionnats indiens • Sessions individuelles avec nos guérisseurs • Cercles de partage et de guérison • Violence familiale • Intimidation • LGBTQ

ASSOCIATION PRÉVENTION SUICIDE PREMIÈRES NATIONS ET INUITS DU QUÉBEC ET DU LABRADOR

3177, St-Jacques ouest, Suite 202 Montréal (Québec) H4C 1G7 Tél. : 514 933-6066 • Téléc. : 514 933-9976 Site Internet : www.dialogue-pour-la-vie Courriel : pspni-fnisp@bellnet.ca


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L e s A s t r e s e t Vo u s

Par : Innustradamus, Medium... Saignant

aussi bizarre que cela puisse se dire. Votre dulcinée est très stricte. Né en mars – Le vison

Né en novembre – Le castor Votre vie conjugale commence à dégringoler. Vous récoltez ce que vous avez semé. Votre infidélité en est la cause principale et cela a commencé le jour où vous avez décidé de vous lancer dans une aventure avec une personne de votre entourage que vous avez séduite avec votre charme légendaire. Les prochaines semaines seront déterminantes pour la survie de votre couple. Côté santé, vous manquez un peu d’énergie en raison de votre alimentation qui laisse à désirer. Né en décembre – Le lièvre

Le domaine financier ne connaîtra aucun changement. Votre compte en banque est bien géré et vous continuez à économiser comme vous le faites depuis des années. Vous serez tenté de faire des cadeaux aux personnes qui vous apportent du bonheur et du respect, mais le temps n’est pas encore arrivé pour faire ce geste. Les fêtes approchent et vous aurez l’occasion de contenter vos plus proches. Vous recevrez pour votre générosité un super cadeau en dollars. Né en janvier- Le caribou

Sur le plan sentimental, vous serez pris entre deux feux. Deux personnes vous convoitent et il sera difficile de faire un choix définitif. Vous allez donc flirter pendant quelques semaines afin de découvrir les sentiments profonds qui enflammeront votre cœur. Enfin de compte vous retournerez avec votre ex avec qui vous avez eu un enfant. D’autre part, du côté financier, vous serez dans l’obligation de sortir vos économies pour payer les réparations de votre auto. Né en février – La martre

Il y a quelques semaines, vous avez décidé de vous prendre en mains afin de retrouver votre forme physique d’antan et de perdre quelques kilos qui vous empêchaient de bien profiter de la vie. Votre vie sentimentale était au plus bas et votre poids y était pour quelque chose. Les deux prochains mois seront un test pour vous. Si vous réussissez à perdre 10 kilos, vous sauverez votre vie de couple

Sur le plan professionnel, des circonstances intéressantes prendront une tangente qui vous permettra de vous placer en lice pour un emploi fait sur mesure pour vous et pour lequel vous possédez les compétences. Votre baccalauréat en administration des affaires sera l’élément qui fera pencher la balance et qui vous apportera un salaire intéressant. Par contre, votre penchant pour la bouteille pourrait détruire ce rêve. Soyez plus modéré lors de vos sorties.

Né en juillet – Le renard

JANVIER 2018

Votre alimentation est devenue nocive pour votre santé. Si vous continuez à maintenir ce rythme, vous serez exposé à de graves problèmes au niveau de votre foie qui n’est plus capable de gérer l’absorption de gras abusive qui pourrait vous mener à l’urgence. Vous avancez dans l’âge et vos organes vitaux pourraient vous lâcher si vous n’entreprenez pas un régime draconien. Mettez donc les chances de votre côté et comme premier geste, évitez les restaurants.

Ne manquez paséciale notre édition sps pour les 20 an d’Innuvelle!

Né en avril – La truite grise

Vous vivez présentement des problèmes au niveau familial et vous ne savez plus sur quel pied danser afin de résoudre le différend opposant votre fille et votre femme. Il serait mieux pour vous de ne pas mettre votre doigt entre l’arbre et l’écorce. Laissez plutôt les choses se tasser et le temps fera le reste. Vous aurez comme projet l’achat d’une nouvelle auto. Vous avez quelques économies et cela vous aidera grandement pour obtenir votre rêve d’enfance. Félicitations.

Vous êtes une personne très prévoyante. Vous savez que les fêtes approchent et 75% de vos cadeaux sont achetés. Le mois de novembre aura un impact très favorable au niveau de vos finances personnelles. Des rentrées d’argent imprévues viendront gonfler votre portefeuille. Des gros gains à la loterie vous permettront de faire un petit voyage au casino de Montréal. Côté familial, une annonce fera votre grand bonheur. Votre plus grand garçon se mariera en juin.

Né en mai – L’outarde

Vous voulez vous lancer en affaires, mais les astres vous informent que le moment n’est pas opportun en raison du contexte économique de la région où vous habitez. Vous allez vous casser la gueule et vous allez regretter les investissements que vous y consacrerez. Attendez que la conjoncture économique soit plus favorable. Sur le plan sentimental, quelques petits accrochages viendront perturber la bonne communication avec l’être aimé.

Né en septembre – La ouananiche

Vous êtes à la recherche d’un emploi. Votre aide sociale ne suffit plus à faire vivre votre famille de cinq enfants. Heureusement que vous avez vos allocations familiales pour couvrir les dépenses du mois. Pour bien commencer les choses et bien vous positionner pour le marché du travail, il faudra au moins terminer votre secondaire 5. Chose dite, chose faite. Vous retournerez sur les bancs d’école dès le mois de janvier. Vous devrez consacrer un an pour l’obtenir.

Né en juin – Le saumon

Né en octobre – Le loup

Votre santé physique s’est grandement améliorée depuis que vous avez décidé de mettre de côté les boissons alcooliques et les drogues. Votre santé mentale se porte très bien et votre projet d'entrer dans un monastère verra sûrement le jour. Blague à part, votre plus profonde intention est de retourner aux études afin d’aller chercher un certificat en science comptable. Vous avez de belles aptitudes pour les chiffres. Vous savez ce que représente l’argent et c’est bon.

Né en août – Le porc-épic

Vous avez l’intention de renouveler entièrement votre ameublement de maison. Un investissement de 12 500$ est à prévoir pour du neuf. Tous vos meubles sont âgés de plus de 10 ans et il sera important de changer votre frigo en premier puisque sa durée de vie est sur le point d’être atteinte. Côté social, on vous approchera pour faire de la politique. On vous dit que vous avez du charisme et que vous avez la facilité à mentir. Vous êtes fait pour la politique.

[Novembre 2017] La voix des Premières Nations • 17


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offRe D’eMPLoi Titre du poste : COORDONNATEUR(TRICE) DU JOURNAL

offRe D’eMPLoi

entreprise : Journal Innuvelle Type d’emploi : Temps plein Durée de l’emploi : Contrat d’un an renouvelable Traitement salarial : À discuter selon le degré d’expérience

Titre du poste : CONSEILLER(èRE) EN PUbLICITé entreprise : Journal Innuvelle Type d’emploi : Temps plein, renouvelable chaque année Durée de l’emploi : Contrat d’un an renouvelable Traitement salarial : Salaire de base, plus commissions

Le Journal Innuvelle, un média de langue française s’adressant aux communautés autochtones francophones, est à la recherche d’une personne pour occuper le poste coordonnateur de l’organisation.

SoMMAiRe

Sous la supervision du Conseil d’administration du Journal, la personne titulaire du poste est responsable, notamment d’assurer la gestion efficace et le développement du journal. Elle doit assurer la coordination du virage numérique. Elle dirige la publication du journal et agit à titre de porte-parole de ce dernier. Elle est responsable du contenu du journal, du site Web et de la gestion des médias sociaux et de doodle. Elle doit aussi assister aux rencontres du conseil d’administration et lui fournir un rapport écrit sur sa gestion, une reddition de compte de ses dépenses, une revue sur les dernières éditions du journal et sur l’avancement des projets en développement. Elle doit participer à toutes les tâches qu’exige l’emploi. Elle doit assurer un virage à l’ère numérique efficace en partenariat avec l’équipe et la philosophie du journal.

SoMMAiRe DeS ReSPoNSAbiLiTéS • Élaborer le plan d’action annuel du journal et s’assurer de sa réalisation. • S’assurer du respect de la politique éditoriale, de la qualité et de la pertinence du contenu du journal. Animer la page facebook du journal et des médias sociaux. • Rédiger des articles, des demandes de financement et des rapports. • Assurer le traitement des salaires et bénéfices marginaux des employés. • Rechercher les ventes publicitaires aux fins d’assurer la saine gestion financière du journal et préparer les soumissions pour les ventes publicitaires. • Assurer la saine gestion des comptes clients et fournisseurs. • Recruter, gérer, évaluer l’équipe de travail et les pigistes en conformité avec la nouvelle philosophie de gestion du journal. • Planifier et contrôler le budget autorisé par le conseil d’administration. • Assurer une bonne collaboration et représentation auprès des partenaires et de la clientèle. • Élaborer des partenariats d’affaires durables et efficaces.

18 • La voix des Premières Nations [Novembre 2017]

exiGeNCeS Du PoSTe • Préférablement un diplôme universitaire en communication, en journalisme, en administration ou toute autre combinaison de formation et d’expérience • Expérience dans le domaine de la presse écrite. • Expérience en gestion du personnel. • Expérience en gestion de budgets. • Excellente maîtrise du français (oral et écrit). • Excellente connaissance des environnement MAC et Wiindow • Connaissance du logiciel World, Excell, Acomba de base • Initiative et dynamisme. • Leadership fort et polyvalence. • Minutie et rigueur. • Excellente capacité à communiquer et à travailler en équipe. Ce poste est à temps plein à raison de 35 heures par semaine et la rémunération est selon l’échelle salariale en vigueur. Le début d’emploi doit se faire le plus rapidement possible. Faites parvenir, par courriel, votre curriculum vitae et une lettre de présentation rédigés en français avant 17 heures, vendredi le 17 novembre 2017; à l’attention des membres du conseil d’administration, par courrier au 108, boul. des Montagnais, Sept-Îles (QC) G4R 5P9, ou par courriel à l’adresse suivante : info@lavoixdespremieresnations.ca

Sous l’autorité du coordonnateur du journal, l’employé(e) est responsable de la gestion des ventes publicitaires, publireportages, élabore de nouvelles promotions mensuelles, est à l’affût de nouvelles concernant les Autochtones du Québec, est en mesure de participer à des événements : cibler des clients potentiels, prendre des photos et commentaires, etc; exécute toute autre tâche assignée par son(sa) supérieur(e) immédiat(e).

ReSPoNSAbiLiTéS • Solliciter les annonceurs afin de leur vendre des espaces publicitaires et les convaincre que le support proposé est le plus à même d’assurer à leur produit une visibilité optimale; • Entretenir un réseau de clients, et maintenir une bonne relation d’affaires afin d’augmenter le volume de ventes publicitaires et de bénéfices; • Maintenir à jour une fiche client et fidéliser le client en lui envoyant une lettre de remerciement, une carte de souhaits (anniversaires, Noël ou Nouvel An); • Se renseigner sur les innovations des services de publicité, sur les concurrents et sur les conditions de marché; • Préparer les contrats de ventes publicitaires et entretenir des relations suivies avec les clients. • Conseiller la formule qui convient au besoin du client et discuter de la direction du thème, du style et de la longueur du texte afin de déterminer la présentation la plus appropriée; • Concevoir un slogan ou formuler le texte des messages publicitaires, si nécessaire; • Collaborer à la rédaction des textes publicitaires, apporter des corrections aux textes si nécessaire et soumettre les textes pour approbation; • Tenir à jour la base de données clients et actualiser les tableaux de statistiques de ventes publicitaires; • Tenir une gestion continue de recouvrement de dettes publicitaires; • Faire des recommandations pour améliorer le système marketing; • Exécuter toute autre tâche pertinente assignée par son(sa) supérieur(e) immédiat(e). Faites parvenir, par courriel, votre curriculum vitae et une lettre de présentation rédigés en français avant 17 heures, vendredi le 17 novembre 2017; à l’attention des membres du conseil d’administration, par courrier au 108, boul. des Montagnais, Sept-Îles (QC) G4R 5P9, ou par courriel à l’adresse suivante : info@lavoixdespremieresnations.ca


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PREMIÈRES NATIONS Réseau Jeunesse

Une équipe concentrée sur l’éducation Wendake — C’est avec un enthousiasme certain qu’Annick Tremblay, coordonnatrice régionale du Réseau jeunesse APNQL, décrit ses actions et celles de son équipe de travail. Ensemble, ils veillent à dynamiser la vie des jeunes et à organiser des projets liés à l’éducation.

P

our le définir clairement, le Réseau jeunesse des Premières Nations, en plus de conseiller et d’informer les jeunes sur les multiples possibilités qui s’offrent à eux, est un merveilleux outil de réseautage. Le Réseau Jeunesse a précisément comme mission d’appuyer les jeunes de 15 à 35 ans sur toutes les opportunités relatives aux emplois, aux activités, aux services, etc. «Or, dans les derniers mois, dans le cadre de plusieurs consultations, nous avons constaté que le besoin le plus criant est l’éducation. C’est donc sur ce point que nous allons grandement insister. Dans les prochains mois, de grandes nouveautés, comme

les formations offertes et les sources de financement, seront déposées sur la page Facebook du Réseau jeunesse. Les informations se rendront aux jeunes, sans qu’ils aient à se déplacer. Nous veillons à donner une bonne visibilité au Réseau jeunesse», a souligné Annick Tremblay.

Des milliers de jeunes À ce jour, quelque 4650 jeunes et 250 organismes ont adhéré au Réseau. Au fil du temps, depuis sa création, en 2008, les activités n’ont jamais cessé et ne font que prendre de l’ampleur. Ainsi, la liste est longue quand il s’agit d’énumérer les actions du Réseau jeunesse qui a gravité autour de toutes les communautés. Nommons d’abord les comités jeunesses et tous les partenariats que les jeunes doivent trouver dans leur communauté pour y arriver. Pour ce faire, les jeunes doivent frapper aux portes des conseils de bande, d’écoles, de médias et doivent consulter des aînés, des comités et divers organismes. «Il est

important que les jeunes soient partie prenante des décisions que diverses instances politiques prennent pour eux», a estimé Annick Tremblay, qui a ajouté que toutes les étapes de la création d’un comité peuvent être expliquées aux jeunes qui voudront s’informer et connaître les meilleures sources pour financer leurs projets.

Des idées à la tonne Pendant les dix ans d’existence du Réseau jeunesse, une quantité innombrable de projets ont été mis en branle pour les jeunes : sessions de formation, événements sportifs, colloques, conférences, voyages, campagnes de promotion, etc. «Nous sommes à l’écoute et tous les projets sont les bienvenus. Sans aucun doute, si vous nous contactez, nous vous offrirons les plus efficaces services qui soient», a conclu Annick Tremblay, qui a laissé ses coordonnées, soit (418) 842-5020, poste 4007 ou jeunes.youth@apnql-afnql.com.

Annick Tremblay

Par Chantale Potvin

Annick Tremblay invite les jeunes à consulter la page Facebook du Réseau jeunesse. De grandes et belles nouveautés relatives à l’éducation seront bientôt là. J’ai la conviction que les jeunes Autochtones puissent devenir et être de véritables agents de changement. Pour ce faire, il faut mettre à leur disposition des outils et des moyens afin de mieux répondre à leurs besoins et afin qu’ils puissent accéder à leurs rêves et poursuivre leur cheminement. Annick Tremblay, coordonnatrice régionale jeunesse

COMMUNIQUÉS EN BREF Des vidéos pour contribuer au développement des enfants

Encore une preuve de l’urgence d’investir dans les Premières Nations

C’est le 20 novembre prochain au Musée Shaputuan que le projet local d’Avenir d’enfants de Uashat mak Mani-Utenam, piloté par le comité Nitshikuss, lancera ses quatre nouvelles capsules vidéos.

Le 25 octobre 2017, Le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, s’est exprimé suite à la publication de nouvelles données de Statistique Canada affirmant que la population des jeunes des Premières Nations connaît une augmen-tation de 39,3% depuis les dix dernières années.

Les thématiques abordées cette année sont : •La promotion des services communautaire •La transmission intergénérationnelle

•La médecine traditionnelle •Le makusham

Ces capsules ont pour objectif de sensibiliser la communauté - principalement les parents – aux bonnes habitudes de vie chez les enfants de 0 à 5 ans. « Nous souhaitons mobiliser l’ensemble de la communauté à l’importance du développement des enfants, et ce dès la naissance, afin que tous aient la chance de débuter leur vie du bon pied » mentionnent les membres du comité Nitshikuss.

« Ces statistiques constituent un témoignage incontestable du fait qu'il faut donner de l'espoir et des possibilités à notre population, qui est jeune et en pleine croissance, et qu'il faut l'appuyer au moyen d'investissements substantiels et soutenus pour assurer son avenir », a déclaré le Chef national de l'APN, Perry Bellegarde. « Il est encore une fois évident que notre avenir est l'avenir du Canada et qu'un peuple des Premières Nations sain et fort est essentiel pour que le Canada soit sain et fort. L'âge moyen de notre peuple est de 30 ans et ces résultats démontrent qu'il est urgent d'investir de façon soutenue en éducation et en formation. Ils indiquent également qu'il faut se pencher sur les conditions socioéconomiques désolantes auxquelles notre peuple est confronté. Il s'agit là de la façon de libérer le potentiel inexploité dans l'intérêt des Premières Nations et de tous les Canadiens. » - Le Chef national de l'APN), Perry Bellegarde

[Novembre 2017] La voix des Premières Nations • 19

Ces capsules, mises en ligne sur YouTube et disponibles sur DVD, représentent l’un des projets phares du comité qui répète cette initiative pour la seconde fois, puisque quatre capsules avaient aussi été produites l’an dernier. Il s’agit d’un outil de travail important pour les partenaires et les intervenants – œuvrant auprès de la petite enfance – qui utilisent les capsules dans leurs ateliers respectifs ou lors d’événements communautaires.


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Sous le shaputuan PROGRAMME La rencontre Québécois-Autochtones

Le programme est offert à toutes les écoles du Québec et permet :

Permettre aux participants de s’initier à la réalité autochtone par une prise de contact avec des représentants de l’une des nations autochtones du Québec, la nation innue. Amener les participants à connaître certaines caractéristiques historiques et contemporaines d’une nation autochtone. Proposer aux participants une expérience de vie, selon les principes de la pédagogie autochtone : vivre, sentir, goûter la culture innue. Développer une vision positive, et en même temps réaliste, de l’univers autochtone d’hier et d’aujourd’hui. Amener les jeunes à faire preuve d’ouverture face aux différences culturelles. Combattre les préjugés et amener les jeunes à exercer un sens critique face aux idées véhiculées au sujet des Autochtones. Favoriser, à plus long terme, un rapprochement entre les Québécois et les Autochtones. Faire bénéficier les enseignants d’une pédagogie vivante et d’une expérience exceptionnelle avec leurs élèves. Offrir aux jeunes autochtones une meilleure connaissance de leur culture.

Novembre 2017 (Vol. 20 – No. 10)  
Novembre 2017 (Vol. 20 – No. 10)  
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