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Défilé de mode Fourrure

De la tradition à la modernité UASHAT: Des enfants autochtones traités comme du bétail p-5 MANAWAN: La communauté demande des services ambulanciers PIKOGAN: Développement important dans la communauté p-12 RBA Groupe financier vous offre des produits et services financiers adaptés à vos besoins  

 

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La voix des Premières Nations 7 000 copies 19 communautés 8 nations 80% lectorat autochtone

Kawawachikamach

Schefferville Matimekush / Lac John

Pikogan

Uashat mak Mani-utenam

Opitciwan

Pessamit

Wemotaci

Ekuanitshit

Pakut-shipit Unamenshipit

Nutashkuan Malécite

Mashteuiatsh Essipit Wendake Manawan

Wôlinak Odanak

Peuples présents depuis des millénaires!!!

(N° ISSN Bibliothèque Nationale du Canada : Imprimé : Innuvelle ISSN 1480-638X Électronique : Innuvelle ISSN 1480-6398)

Équipe du journal Directrice générale : Suzanne Régis Rédactrice en chef : Suzanne Régis

Nous rejoindre Vous avez une nouvelle ? Contactez-nous : 418 962-3550 innuvelle@globetrotter.net

Journaliste : Chantale Potvin

• Novembre 2016

Conseillère en publicité : Sylvie Ambroise Administration et comptabilité : Isabel Tremblay Collaborateur : Arthur Fontaine Correctrice : Michèle Bergeron Photographe (page couverture) : Chantale Potvin Infographie : Linda Renaud (MAP DESIGN) Imprimerie : Hebdo Litho Tirage : 7 000 copies Merci à nos partenaires : Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam, Institut Tshakapesh

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Vous avez une publicité ? Contactez-nous : 418 962-3535 vr.innuvelle@globetrotter.net Siège social d’Innuvelle 108-B, boul. des Montagnais Sept-Îles (Québec) G4R 5P9 Télécopieur : 418 962-3575

Coupon d’abonnement pour le journal Innuvelle Nom : Adresse : Tél. :

No bande :

Particulier / Étudiant / Travailleur autonome : 75 $ / année (taxes en sus) Organisme / Commercial / Institutionnel / Cabinet : 85 $ / année (taxes en sus) Émettre le chèque au nom de : Innuvelle Les Autochtones voulant être exempts de taxes doivent fournir leur numéro de bande.

Adresse : 108-B rue Montagnais, Uashat (Québec) G4R 5P9


Défilé de mode Fourrure

Saint-Félicien — C’est au Cégep de Saint-Félicien que s’est déroulé, le 15 octobre dernier, le Défilé de mode Fourrure sous le thème «De la tradition à la modernité». Avec une salle comble et de chauds applaudissements tout au long de la soirée, la Fondation de l’héritage culturel autochtone peut crier résolument «Mission accomplie».

Des entreprises de renom À titre de créateurs, quatre entreprises étaient invitées: Bilodeau Canada, les Créations Atikuss, Nunavik créations et René Robertson Fourrures. Chaque entreprise a utilisé un bloc de temps pour présenter ses plus beaux vêtements. Les compagnies ont alors fait défiler de superbes manteaux conçus avec les plus somptueuses fourrures. Or, il ne faut pas nier que la très dynamique sortie consacrée aux Bottes de l’espoir, fabriquées à Uashat mak Mani-utenam par les Créations Atikuss, ont été le coup de cœur du Défilé. Les Ho! et les Ha! se faisaient entendre ici et là et ils étaient murmurés par des dames qui convoitaient les paires de bottes.

our l’organisation de la soirée qui a attiré quelque 200 convives, Isabelle Genest, directrice générale du Musée Amérindien de Mashteuiatsh, s’était associée à Roger Dominique, Sylvie Langevin et Colette Robertson. Pendant une bonne année, ces gens se sont activés pour que l’événement devienne inoubliable et ils y sont parvenus.

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Quelques mots sur les entreprises

Des causes louables Pour leur soutien à la Fondation héritage culturel autochtone, en plus des généreux commanditaires et des bénévoles, les organisateurs insistent pour remercier les deux coprésidents d’honneur de la soiréebénéfice, soit Serge Harvey, directeur général de Forêt modèle du Lac Saint-Jean et Gilles Lapointe, directeur général du Cégep de SaintFélicien. Grâce à leur disponibilité et à leur appui, le souper aura rapporté une somme importante qui permettra de soutenir les activités de la Société d’histoire et d’archéologie de Mashteuiatsh et qui fera rayonner, de multiples façons, la culture des Pekuakamiulnuatsh. Les sommes amassées serviront au financement d’activités qui se dérouleront sur le Site innu Uashassihtsh.

«Trio de feu» fait à partir de bannique.

Novembre 2016 •

La compagnie Nunavik Créations est issue de la Corporation Makavik. Les vêtements y sont presque tous conçus pour recréer la culture inuite. Quant à Bilodeau Canada, sa griffe est reconnue internationalement et ses bureaux sont à Normandin, au Lac-Saint-Jean. Le nom de René Robertson fourrures n’est plus à faire; existant depuis 150 ans, l’entreprise de Mashteuiatsh est pionnière dans l’univers de la traite de la fourrure. Finalement les Créations Atikuss, récemment fondées par l’Innue Josée Leblanc, est l’entreprise idéale quand on parle de marier l’artisanat autochtone à la fourrure.

Les organisateurs du Défilé de mode fourrure: Roger Dominique, Isabelle Genest, Colette Robertson et Sylvie Langevin.

Chantale Potvin

Par Chantale Potvin

avec l’historien Michel Lambert qui a présenté l’histoire de tous les aliments qui ont été servis. En entrée, les gens ont pu goûter au trio de feu qui était présenté sous un tipi fabriqué avec de la bannique. Ce trio était composé de truite fumée, de chips de gibier séché et d’un pemmican aux bleuets. Le plat suivant consistait en une soupe de poisson blanc aux légumes et aux herbes de la forêt. Pour le plat principal, il s’agissait d’un pâté de wapiti et d’un médaillon de cerf. Pour finir, le dessert a ravi les convives qui se sont régalés avec un dumpling aux framboises et un verre de vin de prunes.

Chantale Potvin

Leur but était bien sûr d’amasser un montant pour la Fondation héritage culturel autochtone, mais ils souhaitaient également mettre la fourrure sur le tapis rouge et montrer au grand public que la traite des fourrures, qui est pratiquée sur le territoire des Pekuakamiulnuatsh depuis 1514, est une activité qui se déroule dans le plus grand respect. Avec les peaux récoltées, des vêtements hors de l’ordinaire prennent naissance.

Chantale Potvin

Un événement de grand prestige

Chantale Potvin

Un menu d’inspiration autochtone

Les 17 mannequins ont tous joué leur rôle avec professionnalisme.

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Mélanie Paul, une femme d’affaires innue, est fière de porter un manteau conçu chez René Robertson Fourrures.

Entre les sorties des créateurs, un plat était servi. Il faut avouer que le chef qui avait la tâche de préparer le repas est réputé au Québec. Ainsi Carl Murray s’est démarqué avec quatre services qui étaient aussi beaux que bons. Pour élaborer son menu, le chef Murray a travaillé


MRC de Caniapiscau

Quand « Schefferville, le dernier train » devient le prochain train Collaboration Éric Cyr

La société Tata Steel insuffle un nouvel élan à la ville de Schefferville. Autrefois bouillonnante et bastion important de l’industrie du fer cette municipalité de la MRC de Caniapiscau située au Québec dans les replis de la frontière avec le Labrador a perdu des plumes en 1981, victime de la crise sidérurgique américaine qui a décimé Gagnonville quelques années plus tard. À l’époque, la minière IOC a tiré un trait sur ses activités jadis florissantes juste au dessous du 55e parallèle mais un vent nouveau souffle aujourd’hui sur cette localité nordique et ravive l’espoir de ses habitants. a population allochtone a chuté de façon drastique lors de la fermeture des installations de l’entreprise IOC au début des années 1980 passant de 4500 résidents à quelques 240 âmes aujourd’hui. Les communautés adjacentes des Premières Nations qui partageaient autrefois la même réserve se sont dissociées depuis 1983 alors que les Naskapis se sont établis à Kawawachikamach situé à 12 km du centre-ville et que les Innus sont demeurés à MatimekushLac John enclavé dans Schefferville. Ces deux collectivités qui ont résisté à la morosité économique et sont de-

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• Novembre 2016

L

meurées sur leurs terres comptent 1600 personnes. C’est d’ailleurs la présence de ces deux peuples amérindiens sur les lieux qui a certainement évité un sort tragique à Schefferville comme celui réservé à la défunte ville de Gagnon puisque le gouvernement du Québec voulait rayer cette ville minière de la carte.

Le phénix renaît de ses cendres Le boom minier de 2011 où le prix du fer avait grimpé jusqu’à 189 $ US la tonne a démontré que Schefferville pouvait espérer un avenir meilleur. Cette explosion a attiré plusieurs compagnies minières dont Labrador Iron Mines, New Millenium et le géant mondial Tata Steel dont les activités minières perdurent depuis. De nouvelles infrastructures ont été bâties durant l’effervescence momentanée dont la construction de résidences, d’un dispensaire et même d’un nouvel hôtel et d’une garderie. Grands oubliés de la première épopée du fer lors de l’hégémonie de l’IOC, les Innus contrairement aux Naskapis se sont battus pour profiter de ce renouveau minier et ont dressé une barricade durant quatre mois retardant les travaux des minières qui s’apprêtaient à relancer l’exploitation en forçant finalement la négociation d’une entente avec le Conseil de bande. Il faut dire que les Innus qui sont assujettis à la Loi fédérale sur les Indiens ont une

moins grande autonomie locale que les Naskapis, signataires de la Convention du Nord-Est québécois de 1978. Les deux communautés autochtones tirent cependant dorénavant des bénéfices des nouvelles visées de l’industrie. En 2013 l’ancien aréna de Schefferville a été entièrement rénové à Matimekush-Lac John, un préalable à toute négociation avec les entreprises souhaitant exploiter les ressources minières. C’était avant la nouvelle chute des prix qui a refroidi l’ardeur de certains investisseurs éphémères qui ont dû se résigner à céder la place à des joueurs plus solides. La récente reprise bien que plus timide a également stimulé les travaux de construction d’un nouvel aréna et d’un CLSC qui progressent actuellement à Kawawachikamach.

Des défis réalistes L’administrateur de cette municipalité, Ghislain Lévesque, est optimiste et anticipe une croissance des prix du fer qui permettra une revigoration de cette région. Même s’il considère que Schefferville est vouée à un bel avenir, ce dernier ne croit pas que ce bourg nordique redeviendra une ville industrielle d’envergure comme par le passé compte-tenu des nouvelles réalités du monde minier. «Les méthodes d’exploitation et de développement sont beaucoup plus efficaces qu’auparavant et nécessitent donc moins de

main d’œuvre», explique M. Lévesque. Ce phénomène combiné à la tendance du transport de travailleurs par navette aérienne (fly in fly out) réduisent de façon significative le potentiel bassin de population. Celui-ci estime cependant que la localité peut revivre de façon différente en profitant avantageusement des matières premières dont le sous-sol regorge au cœur de la fosse du Labrador. M. Lévesque confie que le récent soubresaut du marché du fer a mis beaucoup de pression sur les services municipaux même si la plupart des dépôts miniers se situent du côté du Labrador. Il avoue que le principal défi sera de jongler avec la désuétude des infrastructures municipales. La réfection de l’usine d’eau potable et de celle de traitement des eaux usées évaluées à 15 M$, qui desservent aussi les quelque 600 citoyens de Matimekush, doit être entreprise prochainement. M. Lévesque rêve aussi d’une route qui relierait Schefferville à Fermont, situé plus au sud dans la même MRC, via le Labrador.

Position stratégique Les défis sont loin d’être insurmontables bien au contraire. L’avenir de Schefferville tient à sa position stratégique et à son fort potentiel minier. La localité, située à proximité des frontières du Labrador, et ses ressources naturelles sont reliées au Labrador et à Sept-Îles sur la Côte-Nord par le

Revoilà!

chemin de fer QNS&L sur lequel circule aussi le train de passagers et de marchandises de Transport ferroviaire Tshiuetin appartenant à trois nations autochtones dont celles de Schefferville. L’agglomération nordique dispose aussi d’un aéroport, un atout de développement important. Un projet d’envergure destiné à brancher la fibre optique de Labrador City à Schefferville fait aussi partie des priorités d’action 20152020 de la Société du Plan Nord. La renaissance de Schefferville devra nécessairement passer par le dynamisme de la relève amérindienne qui constitue la principale source de main d’œuvre locale puisque les moins de 25 ans composent près de la moitié de la population innue et naskapie de l’endroit. Les entreprises minières devront tenir compte de ce potentiel enviable et en tirer profit en intégrant les Autochtones à leur vision de développement. La multinationale Tata Steel a déjà commencé à préparer le terrain en signant récemment une entente de partenariat avec la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations du Québec concernant l’implantation d’un nouveau programme gratuit de formation locale adapté aux réalités du milieu et destiné aux jeunes amérindiens. Tata Steel estime que le quart de ses quelque 400 employés sont d’origine autochtone et la minière souhaite que cette proportion atteigne 40 %.

Le

ël o N e r è P u d Visite is et dimanches

Les sam13edh 30 à 16 h de 26 novembre Du décembre au 18

Une foule de surprises vous attendent!

Dimanche 13 novembre

13 h à 16 h aux Galeries Montagnaises

Photographe sur place! Téléchargez gratuitement les photos au www.galeriesmontagnaises.com


Trafic humain

Des enfants autochtones traités comme du bétail Par Chantale Potvin

Uashat mak Mani-utenam — Plus les pensionnats sont connus des Canadiens, plus les recherches s’intensifient pour déterrer des horreurs sans nom. Récemment, Donna Carreiro, une journaliste de la CBC News, a fouillé la rafle des années 60, mieux connue sous le nom anglophone Sixties Scoop. Ainsi, entre les années 1960 et le milieu des années 80, des milliers d’enfants ont été vendus à l’étranger comme du bétail. our documenter ses assertions, Donna Carreiro a rencontré quelques femmes qui ont bien voulu raconter leur histoire et prouver ainsi que le Canada cautionnait ce trafic d’enfants. Par exemple, le

P

cas de Carla Williams est percutant. Née au Manitoba, elle a été adoptée par des Néerlandais et a été vendue pour la somme de 6400 $. Elle l’a découvert à l’âge de 11 ans en trouvant le reçu officiel de cet «achat» qui avait été signé par un juge canadien.

Adoptions illégales Il faut rappeler que l’horreur de cette infamie qu’a été la politique fédérale Sixties Scoop était basée sur le principe raciste des pensionnats qui ont arraché 150 000 enfants autochtones à leur famille pour les obliger à fréquenter des écoles qui avaient pour mission de tuer l’Indien en eux. La mission de Sixties Scoop était de faire adopter insidieusement plusieurs de ces enfants par des familles

blanches au Canada, aux États-Unis et en Europe.

Des catalogues pour vendre les enfants Dans la recherche de CBC, des documents, qui concernaient l’adoption d’enfants autochtones dans le cadre du programme fédéral, ont été retrouvés. Ils prouvent, hors de tout doute, que les enfants ont fait l’objet «d’une campagne de commercialisation agressive à l’endroit d’églises et d’agences d’adoption américaines. Ils étaient notamment répertoriés dans des catalogues, où on leur accordait une valeur monétaire», a écrit la journaliste Carreiro dans son reportage choc. Pour prouver cette affirmation, Barbara Tremitiere, une ancienne préposée à l’adoption qui a travaillé en Penn-

Un recours collectif Au moment d’écrire ces lignes, cinquante-sept autochtones font

partie d’une plainte qui sera débattue en cour. Toutefois, selon l’avocat d’un des plaignants, c’est entre 10 000 et 15 000 personnes qui auraient été victimes d’une adoption de ce genre et qui devront passer le reste de leur vie à conjuguer avec les nombreux traumatismes légués par ces transactions frauduleuses, immorales et génocidaires.

À cette époque-là, les règles entourant l’immigration étaient très différentes. Les enfants autochtones étaient considérés comme des citoyens des deux pays, donc il n’était pas nécessaire de passer par l’immigration pour les amener aux États-Unis. Notre agence percevait entre 1000 $ et 2000 $ pour chaque adoption d’enfant autochtone en provenance du Canada. Barbara Tremitiere, une ex-préposée à l’adoption qui a travaillé aux États-Unis

AVIS DE CONVOCATION

BINGO DES FÊTES TOUR 1......................DEUX LIGNES ..................................5 000 $ TOUR 2 ...................PETIT «O» ......................................................7 000 $ TOUR 3 ...................DEUX LIGNES ..................................5 000 $ TOUR 4 ...................LETTRE «C» .........................................10 000 $ TOUR 5....................LETTRE «T»................................................7 500 $ TOUR 6....................CARRÉ DE NEUF.....................7 500 $ TOUR 7 ...................DEUX LIGNES ..................................5 000 $ TOUR 8 ...................MOITIÉ-MOITIÉ ..............................$$$$$$ TOUR 9 ...................DEUX LIGNES ..................................6 500 $ «L» EN FOLIE .......................................6 500 $ CARTE PLEINE .........................40 000 $

sylvanie dans les années 1970, se rappelle clairement de ces catalogues qui étaient postés à son agence et qui contenaient les noms et les photos d’enfants autochtones disponibles au Canada.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE Cet avis s’adresse à toute la population de Uashat mak Mani-utenam. La Corporation de la Radio Kushapetsheken tiendra son assemblée générale annuelle dimanche 20 novembre 2016 à la salle Teueikan à Mani-utenam.

Le coût du bloc sera de 100 $. Tous ceux et celles qui se procureront une prévente bénéficieront des tirages juste avant le bingo qui débutera à 18 h le 10 décembre 2016. INFORMATION : 418 927-2476

ÉLECTIONS Conformément à l’article VI des règlements généraux de la Corporation, la Radio procédera également à une élection pour choisir quatre (4) administrateurs.

Cette élection se tiendra

Date : Dimanche 20 novembre 2016 Heure : De 10 h à 14 h Endroits : Uashat : Studio 3, 152, boul. des Montagnais Mani-utenam : Salle de bingo, Radio Kushapetsheken

Candidatures

Le présent avis doit être diffusé sur les ondes de la Radio Kushapetsheken régulièrement, mais à différentes périodes de la journée, pendant au moins 7 jours avant la date de l’assemblée.

100en000 $ prix

De plus, pendant la même période, des avis seront affichés dans les endroits publics suivants : Uashat : Bureau d’ITUM, Centre de santé, Dépanneurs (Montagnais et Ultramar), Salle communautaire Naneu Mani-utenam : Radio Kushapetsheken, Dépanneurs (Malio et Innu), Centre de Santé, Dan Esso, Salle communautaire Teueikan

•5

5 tirages de 1 000 $

Novembre 2016 •

Les personnes désireuses de se porter candidates à cette élection doivent se procurer un bulletin de mise en candidature au bureau de la Radio Kushapetsheken ou au bureau de ITUM, déposer leur bulletin de mise en candidature à l’un ou l’autre de ces bureaux et être dûment appuyées par la signature d’au moins 10 membres en règle. Chaque candidature doit être déposée au plus tard le vendredi 18 novembre 2016 à midi.


Pakua Shipi

Les efforts des jeunes sont célébrés

a liste des projets terminés à Pakua Shipi se dresse d’abord avec le film humoristique Nakausenn, réalisé par Pien Tenegan, qui n’a que 12 ans, et Tommy Tenegan qui est âgé de 14 ans. Un autre film touchant, intitulé Pakua283, a été réalisé par Carl-Antoine Fontaine, un policier originaire de Mani-utenam qui raconte son métier. Le troisième film, Regards, est un projet réalisé par l’équipe du Wapikoni qui consiste en une œuvre expérimentale poétique dans laquelle des enfants de Pakua Shipi se sont prêtés au jeu et ont vécu leur première expérience devant les caméras. La quatrième et dernière production est Kue Iteneman, une chanson folk rock de l’auteurecompositeure-interprète Carolane Vallée-Rock qui était accompagnée de sa sœur Anastasia Vallée aux voix et Jean-Philippe Vollant comme second guitariste.

L

nauté, Katery-Jade Lalo, coordonatrice locale, tous les participants et les membres de la communauté.

Le Wapikoni a pour mission d’organiser des projets dans les communautés autochtones par l’entremise de la création audiovisuelle et musicale. En plus de vouloir créer des ponts entre les communautés autochtones et non-autochtones, le Wapikoni cherche à offrir un moyen d’expression aux membres des Premières Nations. L’organisme a été fondé en 2003 par la cinéaste Manon Barbeau, appuyée par le Conseil des jeunes des Premières Nations du Québec et du Labrador, le Conseil de la Nation Atikamekw, l’APNQL et l’ONF. Depuis 2004, le Wapikoni a visité 47 communautés issues de vingt nations différentes de l’Amérique du Nord. En tout, plus de 3900 jeunes ont réalisé 900 courts métrages et 500 créations musicales. Depuis ses premiers balbutiements, 121 prix et mentions ont été décernés au Wapikoni.

Cette soirée de projection finale fut le moment parfait pour un au revoir avec les participants qui se sont engagés dans les projets. L’ensemble de l’équipe du Wapikoni est très satisfaite de l’expérience et des créations réalisées. Francis Desroches, intervenant au Wapikoni

Francis Desroches

Pakua Shipi — Le 12 octobre dernier, le Wapikoni terminait l’escale Pakua Shipi 2016 avec la projection finale des projets réalisés en septembre. Lors de la soirée de projection des films, une centaine de personnes s’étaient déplacées pour s’amuser et applaudir chaudement tous les jeunes participants.

Un mot sur le Wapikoni

Le réalisateur Pien Tenegan n’a que 12 ans et il a su plaire aux gens de sa communauté.

Remerciements Les responsables du projet à Pakua Shipi souhaitent remercier le Conseil de bande de Pakua Shipi, notamment le chef Denis Francis Mesténapéo, Gervais Malleck, organisateur communautaire au Service première ligne et ancien réalisateurparticipant du Wapikoni qui a fait le pont entre le projet et la commu-

Michel Simard

Par Chantale Potvin

Pien Tenegan et Tommy Tenegan, réalisateurs; Francis Desroches, intervenant; Nicolas-Alexandre Tremblay, Daven Malleck et Benoit Mark, acteurs.

Centre de guérison Waseskun

Un film éclatant de vérité

6•

Saint-Alphonse-Rodriguez — Présenté en avant-première mondiale au Festival de cinéma de la ville de Québec, le film Waseskun de Steve Patry, qui a été produit par l’Office national du film du Canada, met en vedette le Centre Waseskun. Cet établissement, situé dans la région de Lanaudière, a pour mission de faciliter la guérison holistique des délinquants autochtones afin de favoriser une réinsertion réussie au sein de leurs familles, communautés et nations.

A

vant Waseskun, Steve Patry a tourné De prisons en prisons, un film qui a été finaliste

pour le prix Jutra du meilleur long métrage documentaire. Pendant son tournage, le réalisateur a fait la découverte du centre de guérison Waseskun qui se définit comme un établissement de détention alternatif géré par et pour les différentes communautés autochtones.

Un travail grandement engagé Pour les besoins de son documentaire, Steve Patry a passé beaucoup de temps à Waseskun. Ainsi, pendant une année complète, à raison de trois jours par mois, après avoir gagné leur confiance, il a filmé et vécu le quotidien des détenus. Dans son œuvre, le réalisateur a assisté aux séances thérapeutiques et a vécu

les règles de vie des détenus et du personnel. Il est d’ailleurs émouvant d’entendre les témoignages des détenus qui s’expriment librement devant la caméra.

Le centre Waseskun Le Centre de guérison Waseskun a ouvert ses portes en 1988 et il est affilié aux Services Correctionnels du Canada et aux Services Correctionnels du Québec. Waseskun est un mot cri qui signifie «le moment après une tempête, où les nuages se dissipent, laissant apparaître le bleu du ciel et les premiers rayons de soleil». Site internet du Centre Waseskun

Nicolas Goyette

• Novembre 2016

Par Chantale Potvin

Ces aidants de Waseskun sont Glenda Mayo, Travis Gabriel et l’aîné Dennis Nicholas.


MALADIE DE HUNTINGTON

Le Centre Shakashtueu

IL FALLAIT L’INVENTER : NOUS L’AVONS FAIT! En 2010, à Québec, la direction de Uauitshitun rencontrait des personnes clés du MSSS et de l’AADNC en compagnie de la Société Huntington et de la généticienne Nathalie Bolduc. Une sonnette d’alarme venait d’être déclenchée : la maladie de Huntington frappait dangereusement la communauté de Uashat mak Mani-utenam. Il fallait réagir… et rapidement : jusqu’à 1 personne sur 17 pouvait être atteinte, un taux près de 600 fois plus élevé que la moyenne mondiale. Six ans plus tard, un centre régional spécialisé ouvrait ses portes à Uashat. Unique en son genre, il permet d’accueillir deux clientèles : l’une pour les personnes atteintes de la maladie de Huntington et l’autre pour les personnes atteintes de déficience intellectuelle.

LA MALADIE DE HUNTINGTON : NEURODÉGÉNÉRATIVE, HÉRÉDITAIRE ET… INCONTRÔLÉE Découverte en 1872 par le docteur Georges Huntington, la maladie de Huntington est causée par un défaut génétique et héréditaire. Les personnes atteintes naissent avec ce gène et verront leurs capacités physiques et cognitives diminuer progressivement. Elles ont une chance sur deux de transmettre le gène de la maladie. Pour le moment, aucun traitement n’est connu pour ralentir sa progression, bien que la recherche avance à grand pas. 

UN CENTRE NÉ DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA MOBILISATION Dès 2011, au lendemain de la rencontre interministérielle, un partenariat se mettait en place, notamment avec Santé Canada, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, le ministère des Affaires indiennes, le CHUM-Notre-Dame, l’Hôpital Général de Montréal, la DSPNI-Québec, la Société Huntington du Québec, le Centre hospitalier régional de Sept-Îles et bien sûr le Conseil de Bande de Uashat mak Mani-utenam représenté par le Centre Uauitshitun. Déjà des décisions d’importance étaient prises : création d’un comité permanent, élaboration d’un plan d’action, mise en place d’un coordonnateur, formation d’intervenants terrain. Aucun traitement n’étant connu, la stratégie à adopter consistait

à informer, à prévenir et à mettre en place une structure d’accueil pour les personnes atteintes et pour leurs aidants naturels. Le Centre, qui porte désormais le nom de Centre Shakashtueu, est né de cette mobilisation puisque tous les acteurs se sont entendus pour dire qu’une ressource régionale d’hébergement devait impérativement ouvrir ses portes pour accueillir les personnes atteintes. Dans le contexte d’un projet-pilote, nous avons fait appel au personnel du foyer Uikupeshekan qui a développé une expertise auprès de cette clientèle. L’idée de consacrer une aile aux personnes atteintes de déficience intellectuelle a ainsi beaucoup contribué à sa faisabilité puisque certains professionnels pourraient intervenir auprès des deux clientèles.

PROJET PILOTE, LE CENTRE SHAKASHTUEU EST EN ACTIVITÉ Le Centre SHAKASHTUEU a commencé à accueillir ses premiers usagers. Du personnel spécialisé est à l’œuvre pour aider tant les personnes atteintes que leur entourage qui souvent s’épuise devant la lourdeur de la tâche. Des politiques et procédures ont été rédigées, de même qu’un code d’éthique. Et comme l’information communautaire fait partie de ses nombreux mandats, des capsules vidéo (Information et témoignages) sur la maladie de Huntington ont été produites et sont disponibles sur le site Internet du Centre Uauitshitun. La mission du Centre ? Il faudrait plutôt dire « ses » missions. Car il y en a plusieurs : offrir des soins et des services spécialisés, aider chaque personne à maintenir un maximum d’autonomie, favoriser son intégration sociale et sa qualité de vie, le tout dans un environnement de vie sain, stable et sécuritaire. Sans oublier l’unité de répit aménagée pour accueillir une personne atteinte accompagnée d’un proche. Vous voulez en savoir davantage? Contactez Anika André au 418 968-6221. Elle se fera un plaisir de vous parler de ce centre qu’il fallait inventer pour venir en aide aux personnes atteintes.

Novembre 2016 •

www.uauitshitun.org •7


UNE AUTRE VICTOIRE DES INNUS DANS LEUR POURSUITE DE 900 M$ CONTRE RIO TINTO (IOC) Les Premières Nations innues de Uashat mak Mani-utenam

Il s'agit d'un quatrième revers pour Rio Tinto (IOC) après que

et de Matimekush-Lac John se réjouissent de la décision

la Cour suprême du Canada ait refusé, le 15 octobre 2015,

rendue hier par la Cour supérieure du Québec qui a rejeté les

d'entendre une demande d'appel. Cette tentative de saisir

requêtes de la minière Rio Tinto (IOC) et du gouvernement

la Cour suprême faisait suite aux défaites de Rio Tinto (IOC)

de Terre-Neuve-Labrador, lesquelles tentaient de soustraire

devant la Cour supérieure et la Cour d'appel du Québec.

de la poursuite des Innus la partie des opérations d'IOC au

À ce moment, Rio Tinto (IOC) demandait aux tribunaux de

Labrador. La Cour a décidé que les tribunaux du Québec

mettre fin à la procédure contre elle prétendant que les Innus

sont compétents pour entendre l'entière réclamation de 900

devaient poursuivre les gouvernements et non une entreprise

millions de dollars des Innus contre Rio Tinto (IOC) et peuvent

privée.

ainsi statuer sur les revendications territoriales des Innus des deux côtés de la frontière entre le Québec et le Labrador.

« Rio-Tinto (IOC) s'entête de manière acharnée à agir contre tout entendement et à poursuivre sur la voie de la délinquance

« Rio Tinto et sa filiale IOC tentent encore une fois par tous

plutôt que de mettre de côté un pan de son histoire qui est

les moyens de ralentir le processus judiciaire et souhaitent

loin de l'honorer. Pourtant, plusieurs autres entreprises

repousser le moment où la cause sera entendue sur le

minières sont présentes et agissent en bons citoyens

fond. C'est notre quatrième victoire dans ce dossier et

corporatifs sur notre territoire et ailleurs au Canada. Il est

nous nous réjouissons particulièrement d'un jugement

inéquitable pour les autres entreprises que Rio Tinto se

qui démontre enfin que nos droits sur notre territoire ancestral,

donne le droit de continuer à agir en mauvais citoyen corpo-

le Nitassinan, ne s'arrêtent pas là où ont été fixées les

ratif », a précisé le Chef Mike McKenzie.

frontières canadiennes, a déclaré le chef de Uashat mak Mani-utenam Mike McKenzie. Cette décision renforce notre

Pour plus d'informations sur le conflit :

désir et notre détermination à aller au bout du processus.

http://www.paytherent.info/fr/

La minière sera bientôt confrontée à ses actions et à sa

• Novembre 2016

violation systématique de notre territoire et de nos droits depuis les années 50. »

SOURCE : Innu Takuaikan Uashat Mak Mani-utenam (ITUM) Renseignements : Jean-Claude Therrien Pinette, Directeur - Bureau de la protection des droits et du territoire, ITUM Cell. : 418 409-5681 • jean-claude.pinette@itum.qc.ca

8•

Service des communications I.T.U.M. - Raoul Vollant


Jour du souvenir

TSHISSITUATAUT Germaine Pinette Mani-utenam 72 ans – 18 septembre 2016

Yvonne Jérôme (Fontaine) Mani-utenam 87 ans – 18 août 2016

Micheline Michel (Vollant) Uashat 60 ans – 12 août 2016

Marie-Anne Régis (Deroy) Port-Cartier 81 ans- 13 juillet 2016

Jacqueline Pinette Mani-utenam 74 ans – 8 juin 2016

Robert Thomas Mani-utenam 66 ans – 13 mai 2016-10-28

Ghislain Vollant Mani-utenam 77 ans – 9 septembre 2016

Nancy Rock Mani-utenam 45 ans – 25 février 2016

Jean-Charles Gabriel Uashat 87 ans – 24 février 2016

Bernadette Vachon (Tshernish) 80 ans – 15 février 2016

Laizée Michel Ambroise Mani-utenam 78 ans – 9 février 2016

Hélène Mckenzie Vollant Mani-utenam 84 ans - 24 janvier 2016

Annie Lapierre Moisie 45 ans – 21 juillet 2016

Justine Jourdain Morissette Uashat 15 juillet 2016 – 76 ans

Donald Tshirnish Uashat 55 ans – 8 juin 2016

Marie Thalma "Rosette Hamilton" Sept-Îles / 76 ans – 7 février 2016

Cynthia Hamilton Québec 43 ans – 19 janvier 2016

Pierre-Luc Desterres Uashat 19 ans – 3 janvier 2016

Tatiana Desterres Uashat 22 ans – 3 janvier 2016

Georgette Michel 29 décembre 2015

Marius Fontaine Mani-utenam 59 ans – 26 août 2016

Gérard Thomas Baie-Comeau de Mani-utenam 47 ans - 9 mai 2016

Novembre 2016 •

Caroline Michel (Grégoire) Uashat 69 ans – 19 octobre 2016

•9


Services ambulanciers

Manawan crie «Au secours» Par Chantale Potvin

Manawan — Au Québec, il est habituellement facile d’obtenir rapidement des services ambulanciers. Toutefois, dans la communauté atikamekw de Manawan, plus de 2500 personnes n’ont pas droit à ce service. a problématique a refait surface le 1er septembre dernier alors qu’une fillette de 8 ans, qui revenait de l’école, s’est noyée dans le vaste lac Madon. Elle est entrée dans l’eau pour tenter d’attraper son ballon qui dérivait vers le large. La trop longue période d'intervention et le manque d’équipement adéquat pour la sauver ont irrémédiablement mené à son tragique décès. «Il y avait beaucoup de vent cette journée-là. Ça n’a pas aidé. Selon ce que j’ai pu comprendre, une équipe a essayé d’aller la sauver par bateau, mais l’opération n’a malheureusement pas fonc-

L

tionné», a relaté le chef de Manawan, Jean-Roch Ottawa.

Les moyens du bord Depuis très longtemps, quand survient un incident nécessitant une ambulance, les gens de la communauté font appel aux paramédics de Saint-Michel-des-Saints. Ils doivent rouler 1h30 pour se rendre à Manawan qui se trouve à 86 km. Il faut préciser que la route gravelée et cahoteuse n’aide en rien pour accélérer le processus. Après ces 90 minutes de route, il faut calculer trois autres heures pour conduire les patients au centre hospitalier de Joliette qui est à 186 km de la communauté. Depuis plusieurs années, le problème est criant. «Ce n’est pas la première fois qu’on parle de cet enjeu. On a souvent fait des demandes auprès des autorités en santé pour avoir un service ambulancier sur place avec des paramédics qui peu-

DIALOGUE POUR

LA VIE 2016

vent intervenir de façon efficace en cas d’urgence, mais cela a toujours été refusé», a déclaré le chef du Conseil de bande, Jean-Roch Ottawa, lors d’une conférence de presse où intervenaient le grand chef de la Nation Atikamekw, Constant Awashish, et le chef de l’APNQL, Ghislain Picard.

Des demandes claires

Des chiffres différents Pour donner une idée des services ambulanciers dans la province, le secteur de Québec et de la Réserve faunique des Laurentides, avec une population de plus de 665 000 personnes, dispose de 35 véhicules avec des techniciens ambulanciers paramédicaux qui effectuent 53 000 transports chaque année. Pour le

Lors d’une sortie publique, la Nation Atikamekw, par la voix du chef Jean-Roch Ottawa, a demandé au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, ainsi qu’au Centre intégré de santé et de services sociaux de Lanaudière de collaborer afin de résoudre le problème. «Nous souhaitons que des solutions concrètes soient proposées pour assurer notre sécurité. La situation actuelle viole le droit à l’égalité et contrevient à la Charte canadienne des droits et libertés et à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec», a tranché le chef Ottawa.

secteur de Saguenay, qui a une population de plus de 200 000 personnes, une flotte de 11 véhicules est disponible et quelque 11 575 transports sont effectués chaque année. En comparaison avec ces deux secteurs, grâce à une simple équation, le calcul indique que la population de Manawan aurait des besoins se situant entre 144 et 199 transports par année.

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L A N G U E | C U LT U RE | É DU CAT I O N

RÉUSSIR INNU–AITUN/CULTURE

COLLOQUE TSHAKAPESH 11 au 13 octobre 2016

AIDE FINANCIÈRE AUX ARTISTES ET ARTISANS INNUS AINSI QU’AUX ÉVÉNEMENTS CULTURELS Tout le budget alloué à ce programme a été attribué pour le présent exercice financier. De nouvelles demandes seront acceptées à compter d’avril 2017. D’ici là, ne pas hésiter à communiquer avec nous pour obtenir un soutien conseils de notre équipe.

UN SUCCÈS À PARTAGER MERCI À L’UQAC, AUX ANIMATEURS, AUX ARTISANS, AUX COLLABORATEURS DES DÎNERS TRADITIONNELS ET AUX ARTISTES DU SPECTACLE !

PROCHAINE ÉDITION EN 2018.

VISITE DE TSHAKAPESH DANS LES COMMUNAUTÉS L’Institut Tshakapesh entreprendra sous peu une visite des communautés. Ce rendez-vous a pour principal objectif de partager sur les projets à envisager en matière de langue et de culture. Détails à venir dans le site Web et Facebook.

ce Ouverture de la conféren

Artisan au site Tsha kapesh

INNU–AIMUN/LANGUE

cipants L'accueil des parti

PARUTION DE NOUVEAUX DICTIONNAIRES Spectacle - Partageon s notre culture!

RÉÉDITION DU DICTIONNAIRE INNU-FRANÇAIS — 60 $ DICTIONNAIRE FRANÇAISINNU, EN DEUX VOLUMES — 70 $

Activité traditionnelle

Dîner traditionnel

Novembre 2016 •

EN VENTE CHEZ TSHAKAPESH, aussi en ligne dans catalogue.innu-aimun.ca

tshakapesh.ca • 11


Pikogan

Développement important dans la communauté Pikogan — La Première Nation Abitibiwinni est heureuse d’annoncer d’importants investissements de l’ordre d’un million de dollars dans sa communauté. Le but est de développer les infrastructures récréatives et culturelles afin d’améliorer la qualité de vie des résidents. es sommes seront octroyées par le ministère des Affaires autochtones du Nord Canada (AANC) qui a récemment confirmé sa participation financière pour cinq projets. Les projets sont: un nouveau bâtiment qui abritera la radio communautaire et la Maison des Jeunes, un terrain de soccer et une piste d’athlétisme, un nouveau terrain de jeux incluant des jeux d’eau et l’aménagement d’un nouveau site traditionnel pour l’événement du Pow-wow annuel. Il est

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• Novembre 2016

L

important de préciser que la radio communautaire CKAG FM opérait dans un bâtiment datant de 1978 et que peu de rénovations avaient été faites depuis sa construction.

Une conjoncture favorable Les projets de Pikogan ont été déposés dans le cadre de l’appel de propositions de projets du «Fonds d’infrastructures des Premières Nations». C’est dans ce contexte que le conseil de la communauté algonquine, enclavée dans la ville d’Amos, a soumis plusieurs projets ayant tous pour missions de développer les infrastructures et améliorer la qualité de vie des quelque 600 résidents de Pikogan. C’est donc dans cette foulée que le gouvernement fédéral, via son ministère des Affaires autochtones et Développement du Nord Canada, a répondu positivement à la demande du Conseil de Pikogan.

Des idées de bien-vivre Pour le chef de la communauté, David Kistabish, les nouveaux aménagements seront des endroits stimulants au cœur de la communauté. Dans ses déclarations, lors de l’annonce du fédéral, il a estimé qu’il était primordial d’implanter tout ce qui était nécessaire pour favoriser l’activité physique et le bien-être des résidents à Pikogan. «Une nouvelle Maison des jeunes plus fonctionnelle pour les adolescents et une nouvelle aire de jeux, incluant des jeux d’eau pour nos enfants, permettront aux résidents de notre communauté de se rassembler dans des endroits stimulants et agréables. Il en va de même pour le nouveau terrain de soccer et la piste d’athlétisme. Nos membres n’auront plus besoin de se déplacer en ville pour pratiquer leurs activités, car ils pourront le faire chez nous, à quelques minutes à pieds de leur domicile», a déclaré le chef Kistabish.

Conseil de Pikogan

Par Chantale Potvin

Des aires et jeux et des jeux d’eau attireront sans aucun doute la plupart des enfants de la communauté.

Un site magnifique Lors de la conférence de presse, le chef Kistabish a également insisté pour parler du nouveau site permanent qui sera bientôt construit pour la tenue du Pow-wow, un événement majeur et rassembleur à Pikogan.

«Un tout nouveau terrain sera aménagé, incluant des abris et des estrades permanents, ce qui permettra de mieux recevoir les visiteurs et les danseurs de partout en région et ailleurs au Québec», a précisé le chef.


L e s A s t r e s e t Vo u s

cadeaux pour vos enfants, les autres attendront. Il se peut également que vous fassiez un séjour dans le bois. Ça fait plus d’un an que vous en parlez. Prenez une semaine et partez dans votre territoire.

Né en novembre – Le castor Votre anniversaire de naissance avance à grand pas. Trente ans ça se fête en grand. Vous avez amassé depuis quelques mois plusieurs billets bruns pour cette circonstance. Un gros party est à prévoir avec plus de 50 personnes. Vous êtes une personne connue et on vous aime beaucoup. On vous offrira beaucoup de cadeaux et le plus beau sera la rencontre d’une personne qui fera trembler tout votre corps. Un coup de foudre déchaînera toute votre ardeur. Idylle qui va durer longtemps.

Né en mars – Le vison

Né en décembre – Le lièvre

Né en avril – La truite grise

Un mois très tranquille pour vous. Rien de spécial, la routine habituelle quoi. Profitez de cette période de tranquillité pour peinturer votre sous-sol et faire quelques réparations. La dernière peinture remonte à dix ans. Il serait temps de rafraîchir tout cela. Plusieurs de vos amis vous aideront dans cette tâche. Certaines soirées tourneront en party et plusieurs caisses de 24 y seront bues. Côté santé, prenez garde à votre foie. Il vieillit et pourrait vous causer une crise très prochainement.

Vous dépenserez beaucoup d’énergie pendant tout le mois pour vous sortir d’une situation financière qui pourrait affecter votre solvabilité. Vous négligez vos factures et votre nom sera envoyé au bureau de crédit avec une mention de mauvais payeur. Vous aurez jusqu’au 15 de ce mois pour vous arranger avec vos créanciers qui ne vous lâchent pas d’une semelle. Sur le plan familial, vous serez acculé au mur. Il serait temps de dire la vérité et éviter la guillotine. Prenez vos responsabilités.

Par : Innustradamus, Medium... Saignant

Donnez-vous une chance et suivez les conseils de votre médecin. Vous avez encore de bonnes années devant vous. Né en juillet – Le renard

L’un de vos fils qui a plus de 18 ans aura des problèmes avec la Sécurité publique de votre communauté. Il sera soupçonné de vendre de la drogue. Il y aura de fortes discussions entre vous et votre fils. Vous n’aurez pas le choix de lui imposer un ultimatum, sinon il devra quitter la maison familiale. Les astres disent que tout se replacera et que cette situation ne se reproduira plus. Sur le plan des finances, vous devrez chercher quelques dollars pour payer le minimum pour votre carte de crédit.

Né en mai – L’outarde Né en janvier- Le caribou

Vous devrez très bientôt passer des examens à l’hôpital. Vous ressentez des douleurs à la poitrine et cela vous stresse au plus haut point. Comme vous avez dépassé l’âge de l’adolescence depuis fort longtemps, il faut consulter votre médecin. Le problème est que vous fumez près de deux paquets de cigarettes par jour. À cette allure, vous diminuez votre espérance de vie. Mettez les chances de votre côté et cessez de fumer. Parallèlement, il faudra également éliminer le «pot».

Vous êtes une personne qui possède beaucoup de talent pour l’artisanat. Vous en faites à tous les jours et ce passe-temps vous procure de l’argent. Les gains en rapport avec cette activité pourront vous aider pour les achats des fêtes. Un gain important à la loterie est à venir à la troisième semaine du mois. Ne pas oublier de vous acheter des bottines d’hiver chaudes puisque vous souffrez de diabète. Il faudrait que vous recommenciez vos marches de santé, vous avez engraissé dernièrement. Né en juin – Le saumon

Né en février – La martre

Votre chômage se terminera bientôt et si vous ne faites rien c’est la sécurité sociale qui vous attend. Il sera nécessaire de dénicher un travail assez rapidement, sinon les fêtes seront difficiles à passer pour vous. Vous serez obligé de faire un emprunt d’argent à votre beau-père pour vous en sortir. Le plus important sera l’achat de

Préparez-vous pour faire un long séjour en forêt. Votre médecin l’exigera pour rétablir un certain équilibre au niveau de votre santé. Si vous n’agissez pas rapidement, il est fort probable que vous rentriez à l’hôpital. Il est temps de mettre votre bon sens à l’épreuve pour que vous guérissiez le plus rapidement possible. Évitez de fumer la cigarette, vos poumons sont déjà très amochés.

Il serait temps que vous mettiez quelques dollars de côté pour l’achat de vos cadeaux des fêtes. L’année dernière, vous vous êtes pris trop tard et cela vous avait causé de nombreux problèmes. Il faut éviter cela cette année pour n'oublier personne. Il se peut que l’on vous invite vers la fin du mois à assister à un match du Canadiens de Montréal. Un ami de longue date vous fera un cadeau que vous apprécierez. Prenez des photos souvenir! Né en août – Le porc-épic

On vous proposera un voyage pour le temps des fêtes. On vous l’annonce maintenant pour que vous puissiez amasser un peu d’argent. C’est un projet de voyage pour la ville de New-York durant la période de Noël et du Jour de l’an. Vous visiterez également plusieurs villes qui sont aux alentours. Vous aimerez particulièrement Philadelphie et c'est possible que vous rencontriez une grosse vedette de la télévision. Évitez de vous promener seul à New-York, vous pourriez vous perdre. Né en septembre – La ouananiche

Une très bonne nouvelle parviendra à vos oreilles. Vous serez bientôt grands-parents. Votre plus vieux vous l’apprendra lors d’un souper familial. Vous serez surpris et fou de joie en même temps. C’est votre premier et vous avez hâte de le voir dans quelques mois. Côté santé, vous mangez trop de sucre et de fast-food. Votre poids pourrait doubler si vous ne faites pas attention. Essayer d’éviter les restaurants qui vous coûtent les yeux de la tête. Économisez plutôt vos sous. Né en octobre – Le loup

Une sortie imprévue vous mènera au Casino de Montréal. Les astres disent que vous gagnerez un gros montant qui vous permettra d’acheter vos cadeaux des fêtes. Une somme de 25 000$ que vous rapporterez chez-vous. Plusieurs personnes de votre entourage tenteront de vous soutirer des sous. Il faudra faire attention pour ne pas qu’on abuse de vous. Côté sentimental, tout baigne dans l’huile. Votre couple est en extase et tout ira bien pour encore longtemps. Profitez de la vie!

Novembre 2016 • • 13


Archéologie à Ekuanitshit

Un passé millénaire se réveille Ekuanitshit — Pendant tout le mois de septembre, une équipe a mené des travaux archéologiques pour «plonger au cœur du mode de vie ancestral des Amérindiens». armi les sites paléohistoriques connus à la réserve de parc national de l’Archipelde-Mingan, celui de l’île Nue de Mingan se distingue comme étant le plus vaste et le plus diversifié», a lancé Jean-Christophe Ouellet, l’anthropologue-archéologue qui dirigeait les travaux. L’équipe travaillait pour le Programme de Recherches Archéologiques d’Ekuanitshit et elle était majoritairement composée d’Innus provenant d’Ekuanitshit. Hormis M. Ouellet, les gens engagés dans le projet de recherche étaient Johnny Napish, Noëlla Mestokosho, Chavin Chavez, Lydia Mestokosho-Paradis et Priscille Mestokosho.

«P

Une collaboration qui a rapporté Pour mener à bien le projet, il y a eu collaboration entre Jean-Christophe Ouellet qui a développé le Programme, la Première Nation d’Ekuanitshit et Parcs Canada. Quant au programme lui-même, il sera échelonné sur trois ans et sa mission vise à mieux documenter et à mettre en valeur l’occupation humaine ancienne de l’archipel de Mingan

par les Innus et les groupes amérindiens de la paléohistoire, période se situant bien avant l’arrivée des Européens en Amérique du Nord. La période préhistorique en Minganie correspond à l’intervalle de temps compris entre 8000 ans et 400 ans avant aujourd’hui.

Des découvertes à venir Les recherches se dérouleront sur différents sites archéologiques situés dans le bassin de la rivière Mingan et aux environs du village d’Ekuanitshit. L’équipe a et va notamment investiguer sur une douzaine de sites associés à la période préhistorique et qui sont connus sur le territoire de l’archipel de la Minganie. «Malgré ce fort potentiel archéologique, les connaissances reliées à l’occupation de l’archipel par les Amérindiens durant la préhistoire demeurent limitées, car un seul site a fait l’objet de fouilles archéologiques jusqu’ici et nous n’avons dégagé qu’une superficie d’un peu plus d’une vingtaine de mètres carrés. Une reprise des recherches archéologiques sur les îles est donc recommandée afin de documenter la nature et l’ancienneté de cette fréquentation», a estimé M. Ouellet.

Des trouvailles inestimables «Combinant diversité et richesse, les données connues sur le site laissent présager que bon nombre d’arté-

Chavin Chavez

Par Chantale Potvin

Lors des fouilles, Lydia Mestokosho-Paradis travaillait minutieusement pour déterrer des trésors archéologiques.

facts et d’indices d’occupation vont être mis à jour. Aussi, la présence de différentes structures de combustion, c’est-à-dire des foyers, vont nous permettre d’orienter nos recherches», a expliqué Jean-Sébastien Ouellet qui a ajouté que les récents travaux ont permis de récolter un grand nombre d’objets comptant plus de 5000 éléments de pierre taillée, soit des éclats et outils de pierre taillée, 2000 restes osseux et un petit assemblage de poterie. «Cette grande richesse est certainement un luxe pour l’archéologie,

mais c’est surtout la diversité des objets mis au jour qui favorise une meilleure compréhension des acti-

vités ayant eu cours sur le site», a conclu Jean-Sébastien Ouellet.

Le quartzite du Labrador a été retrouvé sur ce site. Cette pierre provient d’une région éloignée de plus de 1000 km du site. Sa présence témoigne de réseaux d’échange et d’interaction traversant un territoire très vaste. Les chasseurs associés à ce niveau archéologique semblent avoir concentré leurs efforts sur la capture d’oiseaux et dans une moindre mesure sur le phoque et les mammifères marins.

Jean-Christophe Ouellet, anthropologue-archéologue

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Janika Michel

Le rêve olympique, rien de moins!

l y a quelques jours, Janika Michel a remporté la première place dans sa catégorie. Elle a en fait obtenu la coupe Daniel Hardy. «Cette victoire est importante, car elle me motive fortement pour une très grande compétition qui aura lieu en novembre, à Montréal. Avec cette victoire, j’accumule des points pour me rendre aux Jeux du Canada», a fièrement expliqué la jeune femme de 19 ans qui espère devenir l’une des huit meilleures judokates au Canada.

I

Des murs placardés de médailles Il faut préciser que Janika Michel démontre une grande humilité quand elle raconte ses réussites sportives. «Je ne sais pas vraiment combien de médailles, mais j’en ai gagné beaucoup. Peut-être vingt, peut-être trente… je ne sais pas», a-t-elle souligné en ajoutant qu’elle vivait présentement à Montréal pour parfaire ses techniques au Centre national d’entraînement de Judo Canada.

Après sa victoire, Janika Michel en compagnie de sa très grande amie, Mathilda Fontaine.

Janika Michel

Uashat mak Mani-utenam — Au moment d’écrire ces lignes, tout se déroule pour que la judokate innue, Janika Michel, aille cogner aux portes des plus grands événements sportifs de ce monde.

monde dans sa catégorie, c'est-à-dire celle des 63 kilogrammes junior. «Je rêve d’y aller et je travaille fort à chaque semaine pour y arriver. En tout, je pratique le sport 14 heures par semaine. D’ici quelques mois, soit vers août 2017, je vais recevoir ma ceinture noire», a précisé Janika Michel qui pratique le judo depuis 2009.

Maryse Bacon

Par Chantale Potvin

Vêtue de bleu, Janika Michel était alors en plein combat.

Du plaisir dans son sport Des mercis et des dons Pour 2016, Janika Michel est classée F, ce qui signifie qu’elle peut participer aux plus grandes compétitions internationales. «À ce jour, je suis allée en Roumanie et à quelques reprises aux États-Unis. Lors de mes compétitions, je vis toujours des moments extraordinaires que j’apprécie», a-t-elle confié.

Le rêve olympique Pour les Jeux de 2020, qui se dérouleront à Tokyo, Janika Michel a du pain sur la planche. Elle devra se hisser parmi les 16 meilleures judokates au

«Pour conclure, j’insiste pour dire merci à Mathilda Fontaine, MariePier McKenzie et Anne Fontaine. Ces femmes m’aident beaucoup et je leur en suis reconnaissante. Aussi, je dis merci au conseil d’Ekuanitshit, à Stratégie urbaine et à l’Agence Mamu Innu Kaikusseht (AMIK)», a conclu Janika Michel qui ne ferme pas la porte pour recevoir des dons qui pourront lui enlever le stress de penser à l’argent. Il est d’ailleurs possible de la joindre au (418) 9651865.

Je fais du judo pour le sentiment de travailler fort et de me surpasser sans cesse. C’est un sport qui me nourrit l’esprit. Janika Michel

En bref Ossements humains

Officielle remise en terre Mashteuiatsh- (CP) — Une remise en terre officielle des ossements humains retrouvés à Mashteuiatsh s’est déroulée sobrement le 19 octobre dernier. Pour l’événement, une cérémonie particulière, empreinte de sobriété et de respect, a eu lieu au Cimetière catholique de Mashteuiatsh. Ces ossements avaient été retrouvés en 2013 et 2014 sur le chantier de construction d’une maison aux abords du Pekuakami. Il faut rappeler qu’à la lumière d’une analyse effectuée par le Bureau du coroner du Québec, les ossements étaient ceux d’un homme d’une trentaine d’années et ils dataient de 710 ans.

Novembre 2016 • • 15


AVIS IMPORTANT À TOUS NOS PASSAGERS

IMPORTANT NOTICE TO ALL OUR PASSENGERS

À compter du 1er décembre 2016, aucune vente de billet ne se fera la journée même du départ. Les passagers devront avoir en leur possession leurs billets de train afin de prévoir l’achalandage. Ceux qui voyagent le long de la ligne devront avoir une date de retour inscrite sur leur billet. *Tous les passagers doivent présenter une pièce d’identité.

From December 1st 2016, no sale of ticket will be done the day of departure. The passengers must have in their possession their train tickets in order to minimize congestion in the station. Those travelling along the line must have a date of return registered on their ticket. *All passengers must have an I.D. card to present.

Il est très important de vous procurer vos billets de train à l’avance au bureau suivant : SEPT-ÎLES : 148, boul. des Montagnais • Tél. : 418 962-5530 SCHEFFERVILLE : 850, rue de la Gare, Schefferville • Tél. : 418 585-2333

It is very important to purchase your train tickets in advance at: SEPT-ÎLES: 148, boul. des Montagnais • Tel.: 418 962-5530 SCHEFFERVILLE: 850, Gare Street, Schefferville • Tel.: 418 585-2333

Pour un meilleur service à la clientèle

For a better service to our passengers.

Bon Voyage! - La Direction

Have a Good Trip! - The Management

DÉCEMBRE 2016 VEUILLEZ PRENDRE NOTE DE L’HORAIRE DES TRAINS POUR LA PÉRIODE DES FÊTES 2016. PAR LA SUITE, L’HORAIRE HABITUEL REVIENDRA EN VIGUEUR.

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Noël

Départs de Sept-Îles

418 962-5530 1 866 962-0988

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1 Janvier

Départs de Schefferville

418 585-2333

Toute l’équipe de Transport Ferroviaire Tshiuetin vous souhaite de passer un Joyeux Noël et une Bonne et Heureuse Année !

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Novembre 2016 (Vol. 19 - No. 10)  

Novembre 2016 (Vol. 19 - No. 10)  

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