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Selon le Rapport du Parlement canadien

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Les écoles autochtones sous-financées OPITCIWAN: Bientôt raccordé à la fibre optique p-5 WENDAKE: Rassemblement des Premières Nations sur l’économie sociale UASHAT: AMIK célèbre ses 10 ans d’existence p-14 RBA Groupe financier vous offre des produits et services financiers adaptés à vos besoins

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La Voix des Premières Nations DISTRIBUTION plus de 7 800 copies 23 communautés 8 nations LES 11 NATIONS AUTOCHTONES DU QUÉBEC

Abénakis Algonquins Atikamekw Cris Hurons-Wendat Innus Malécites Mi’gmaqs Mohawks Naskapis Inuits

Kawawachikamach

Matimekush / Lac John

Uashat Mani-Utenam

Opitciwan

Pessamit

Wemotaci

Pikogan

Essipit

Mashteuiatsh Lac Simon Wendake Manawan

Unamen Shipu

Ekuanitshit

Cacouna

Pakua Shipu

Nutashkuan Gespeg Gesgapegiag

Listuguj

Wôlinak Odanak

Peuples présents depuis des millénaires ! (N° ISSN Bibliothèque Nationale du Canada : Imprimé : Innuvelle ISSN 1480-638X Électronique : Innuvelle ISSN 1480-6398)

Équipe du journal

Directrice générale : Suzanne Régis

Rédactrice en chef : Suzanne Régis Journaliste : Chantale Potvin

Conseillère en publicité : Sylvie Ambroise

• Mars 2017

Administration et comptabilité : Isabel Tremblay

Collaborateur : Arthur Fontaine Correctrice : Michèle Bergeron

Photographe (page couverture) : Suzanne Régis

Infographie : Linda Renaud (MAP DESIGN) Imprimerie : Hebdo Litho Tirage : 7 000 copies

2•

Merci à nos partenaires : Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam, Institut Tshakapesh

Nous rejoindre Vous avez une nouvelle ? Contactez-nous : 418 962-3550 innuvelle@globetrotter.net Vous avez une publicité ? Contactez-nous : 418 962-3535 vr.innuvelle@globetrotter.net Siège social d’Innuvelle 108-B, boul. des Montagnais Sept-Îles (Québec) G4R 5P9 Télécopieur : 418 962-3575

Coupon d’abonnement pour le journal Innuvelle Nom : Adresse : Tél. :

No bande :

Particulier / Étudiant / Travailleur autonome : 75 $ / année (taxes en sus) Organisme / Commercial / Institutionnel / Cabinet : 85 $ / année (taxes en sus) Émettre le chèque au nom de : Innuvelle Les Autochtones voulant être exempts de taxes doivent fournir leur numéro de bande.

Adresse : 108-B rue Montagnais, Uashat (Québec) G4R 5P9


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Rapport inquiétant

L’éducation dramatiquement sous-financée Par Chantale Potvin

Ottawa — Nul ne sera étonné des conclusions d’un rapport récemment publié par le Parlement canadien. Il y est clairement stipulé que les écoles autochtones du Canada souffrent d’un déficit de financement de la part du gouvernement fédéral, surtout celles situées dans des régions nordiques éloignées.

D

irigé par l’économiste JeanDenis Fréchette, directeur parlementaire du budget, et rédigé par Elizabeth Cahill, le rapport est intitulé «Dépenses fédérales en matière d’éducation primaire et secondaire dans les réserves des Premières Nations». Le document de 57 pages explique comment sont allouées les dépenses fédérales consacrées à l’éducation des Premières Nations, de la maternelle à la 12e année.

Où vont les jeunes? Pour les besoins du rapport, des chiffres frais font état de la situation actuelle de la fréquentation scolaire des jeunes Autochtones au Canada. Ainsi, plus de 110 000 élèves des Premières Nations fréquentent des écoles autochtones dans les réserves et quelque 500 écoles administrées par les conseils de bandes, desservent environ 65% de la population d’élèves vivant dans ces mêmes réserves. Pour les autres jeunes, 33% vivant dans des réserves fréquentent des écoles provinciales et les 2% restants fréquentent des écoles privées.

budgets spéciaux, doivent faire face à des coûts de fonctionnement, d’entretien, de chauffage et d’approvisionnement beaucoup plus élevés et elles ont d’énormes difficultés à attirer, maintenir en poste et loger des enseignants qualifiés», peut-on lire dans le rapport. «De plus, les responsables doivent faire face à des coûts plus élevés en raison d’un plus grand nombre d’élèves défavorisés sur le plan socio-économique et de leur engagement à dispenser un enseignement adapté sur le plan culturel dans les langues autochtones. Aussi, la proportion d’enfants ayant besoin d’une éducation spécialisée est également plus élevée», est-il noté dans les conclusions du rapport.

Des conclusions effrayantes Dans ses chiffres, qu’il est facile de qualifier d’effrayants, M Fréchette a calculé «qu’à l’échelle nationale, le déficit de financement total pour les programmes d’éducation dispensés dans les écoles administrées par les bandes en 2012-2013 se situait entre 300 M$ et 595 M$. Pour 2016-2017, ce déficit a augmenté pour se situer entre 336 M$ et 665 M$». À la lumière de ces conclusions, il est clair que les jeunes Autochtones sont de

plus en plus désavantagés par rapport aux non-Autochtones. «Cette disparité notable pourrait se creuser encore pour l’exercice financier en cours et elle pourrait atteindre 664,8 M$ pour 2018. Que prévoir pour 2019-2020. Les projections donnent un écart plus grand encore, soit de 723,6 M$. En somme, les perspectives d’avenir pour les enfants autochtones apparaissent de moins en moins bonnes», a conclu le directeur Fréchette.

Perry Bellegarde, chef de l’Assemblée des Premières Nations autochtones

Réaction politique Après la publication du rapport, d’un océan à l’autre, des intervenants n’ont pas tardé à émettre des commentaires publics pour décrire la déplorable situation qui perdure depuis si longtemps. «Les Autochtones sont victimes d’injustice et de négligence depuis des générations. Le manque de planification, l’établissement inadéquat des coûts et le plafonnement du financement de l’éducation depuis 1996 ont privé les enfants des écoles, du matériel et des services dont ils ont tant besoin», a déclaré Cindy Blackstock, directrice générale de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du Canada.

Les transformations UMEK

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Poste à combler : PRÉPOSÉ(E) À LA TRANSFORMATION DU CRABE Lieu de travail : Sept-Îles Salaire : Très concurrentiel dans l’industrie de la transformation de produit marin Supérieur immédiat : Directrice d’usine Début d’emploi : à l'ouverture de la saison de pêche (vers le mois d’avril) Fin de l’emploi : à la clôture de la saison de production Sous l’autorité du directeur de l’usine, en collaboration avec les gérants de plancher, le ou la préposé(e) à la transformation du crabe peut être assigné(e) à différentes étapes du processus de transformation et ce, dans le plus grand respect des critères de qualité en vigueur dans l’entreprise.

Sommaires des tâches :

Alors que l’école catholique de Thunder Bay touche plus de 27 000$ par élève et par an, les Premières Nations du secteur ne reçoivent que 13 000$. Le gouvernement fédéral a volontairement limité le financement de ces écoles dans le but d’assimiler les Autochtones. Je ne pense pas que ce soit un accident. Je pense que c’est planifié de cette façon.

• • •

Assurer la réception et l’entreposage du crabe Trier, préparer et transformer les sections de crabe Empaqueter et entreposer les produits finis

Exigences et conditions de travail : •

Bill Sainnawap, directeur de l’éducation de Kitchenuhmaykoosib Inninuwug

• • • •

Avec ou sans expérience Apte à suivre la cadence rapide de travail Respecter les standards vigoureux de production et d’hygiène Être en mesure de travailler dans un environnement frais et humine Travail saisonnier à temps plein et/ou sur appel

Qualités recherchées : • • • • •

Excellente condition physique Capacité à exécuter des mouvements répétitifs Bon esprit d’équipe Ponctuel, assidu et polyvalent Respectueux des règles

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Chantale Potvin

Devant une copie du rapport, les deux jeunes Innues, Mégan Launière et Rebecka Gill constatent l'augmentation du déficit en 2016-2017.

Les transformations Umek inc. A/S Service des ressources humaine et/ou Mme Pauline Boland 283-A, boul. des Montagnais, Sept-Îles (Québec) G4R 5R1 Téléphone : 418.968.0070 Télécopieur : 418.968.9500 Lestransformationsumek@gmail.com

Mars 2017 •

Les personnes intéressées à poser leur candidature sont priées de faire parvenir leur curriculum vitæ avant midi, le 24 mars 2017, par la poste, par fax ou par courriel à :

La situation des écoles Au Canada, les Amérindiens, Inuits et Métis représentent 4,3% de la population canadienne, soit 1,4 million de personnes. Plus de 160 écoles, soit 30% des établissements, comptent moins de 100 élèves. Plus de 140 écoles sont situées dans des collectivités éloignées, donc d’accès difficile, au nord du 55e parallèle. «Ces écoles, n’ayant pas droit à des

C’est par l’éducation que nous sortirons de la pauvreté. De plus, dans nos écoles, il est essentiel d’instaurer une revitalisation des 58 langues autochtones parlées au Canada, dont la plupart sont en voie de disparition. Nous ne pouvons attendre plus longtemps pour éliminer l’écart et je suis impatient de constater de quelle façon le gouvernement fédéral, dans son prochain budget, soutiendra la sécurité, l’équité et l’impartialité vis-à-vis des enfants et des familles des Premières Nations.


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Table de la MRC d’Abitibi

Bruno Kishtabish sera présent Amos — Depuis le début de 2017, la MRC d’Abitibi reçoit un représentant de la communauté de Pikogan à sa table des conseillers de comté. Ainsi, Bruno Kistabish, vice-chef du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni y tient le rôle d’observateur officiel de la communauté algonquine de Pikogan.

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l faut rappeler que pour l’instant et depuis l’existence des MRC, qui ont commencé à voir le jour au début des années 80, les communautés autochtones ne font pas partie de ces entités administratives du Québec. La MRC d’Abitibi, au service de 16 municipalités rurales, d’une ville et de deux territoires non organisés et qui compte 25 000 habitants, innove en accueillant Pikogan à sa table. La raison première de cette présence autochtone est justifiée par la proxi-

mité territoriale et la similarité des enjeux qui lient les Algonquins et les Allochtones.

Une reconnaissance intéressante Lors des sorties publiques pour annoncer la présence de Bruno Kistabish, des messages prometteurs ont été clamés. C’est le cas du discours de Martin Roch, préfet de la MRC d’Abitibi. «Depuis quelques années, on vit un resserrement des liens entre nos municipalités et la communauté de Pikogan. Parlons ainsi de secteurs comme l’éducation, les services de garde, les attraits touristiques et autres. L’ensemble des élus souhaitait profiter de cette nouvelle dynamique pour faire place à un membre observateur autochtone. On croit fermement que cela renforcera la communication entre nos deux communautés et nous permettra également de mieux déployer nos propres forces. C’est une réalité collective inévitable si on veut développer au

maximum nos territoires respectifs», a-t-il déclaré en précisant que la MRC d’Abitibi, avec une trentaine d’employés, a un budget de 10 millions, réparti en 20 secteurs d’activités.

Un Algonquin enchanté Pour qualifier sa présence à cette table, Bruno Kistabish s’est dit heureux de cette acceptation de la MRC d’Abitibi. «C’est d’abord nous qui avions demandé d’ajouter un siège d’observateur pour la Première Nation Abitibiwinni lors des rencontres mensuelles de la MRC. Nous occupons le territoire depuis plus d’un siècle, c’est donc avec intérêt que nous prendrons part aux rencontres afin de demeurer à l’affût de l’actualité et des développements qui se déroulent sur le territoire d’AbitibiwinniAki. Nous y voyons également une excellente occasion d’entretenir et d’approfondir des relations harmonieuses avec les élus de notre MRC», a-t-il déclaré, conscient du fait qu’il n’aura pas droit

MRC d’Abitibi

Par Chantale Potvin

Rangée arrière, de gauche à droite : René Martineau, Marc-Antoine Pelletier, André Gélinas, Rosaire Guénette, Mario Inkel, Denis Chandonnet, Stephan Lavoie, Guy Baril et Raymond Doré. À l’avant, de gauche à droite : François Binet, Martin Roch, Bruno Kistabish, Anita Larochelle et Maurice Godbout. de vote, mais qu’il aura toutefois le droit de parole et l’accès à l’ensemble des documents officiels des assemblées générales de la MRC.

Précisions sur Pikogan Avec 600 habitants, la communauté

de Pikogan est située à moins de 5 km d’Amos. Hormis Bruno Kistabish, le Conseil est composé du chef, David Kistabish, et de trois conseillers : Alain Hervieux, Tom Mapachee et Françoise Ruperthouse.


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Réseau optimal de communication

Opitciwan en profitera bientôt Par Chantale Potvin

Opitciwan — Pour s’adapter à la réalité des technologies mondiales et surtout pour en profiter, un réseau de télécommunications sur fibre optique sera actif à l’automne 2017, à Opitciwan.

L

es coûts pour ce projet d’envergure sont évalués à environ 8 millions de dollars. Cet argent sera octroyé par le programme «Un Canada Branché» du ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique Canada, qui fournira 5,1 M$. Le reste de la somme nécessaire, soit 2,9 millions, sera accordé par les Affaires autochtones et du Nord Canada.

Statistiques mondiales Évidemment, cette nouvelle technologie permettra aux Atikamekws de la communauté de pouvoir communiquer efficacement comme le font

88% des Canadiens. Sur la planète, selon les plus récents chiffres de l’Union internationale des télécommunications, le nombre d’internautes est de quelque 3,9 milliards, soit 47% de la population mondiale. Or, de plus en plus, les pays tentent d’investir pour s’adapter aux nouvelles technologies de communication.

télécommunications donnera à la population, aux institutions et aux entreprises, accès à des services sécurisés et de haute fiabilité dans tous les domaines, dont la santé, l’éducation, le commerce électronique, la sécurité publique, la justice, les services gouvernementaux et autres».

Un lieu de vie éloigné

Un chef reconnaissant

Comme dans plusieurs communautés autochtones, la ville significative la plus près est souvent très éloignée. Ainsi, Opitciwan est à 280 km de Roberval et Chibougamau se situe à 311 km de la communauté. Cette nouvelle technologie viendra suppléer à cette problématique et permettra aux abonnés de communiquer plus facilement pour combler plusieurs besoins.

Bien sûr, les gens d’Opitciwan sont très heureux de ces innovations. «Nous voyons enfin l’aboutissement d’un projet qui nous tenait à cœur. Il était inconcevable qu’encore en 2017, notre communauté soit maintenue dans cet état d’isolement. C’est le résultat d’un long processus pour lequel nous avons travaillé fort sans ménager aucun effort. La fibre optique dans notre communauté est un pas de plus vers la modernité. Elle va nous permettre de nous sortir de l’isolement, d’améliorer la qualité de vie de la population et contribuera au développement

Beaucoup plus fiable Selon les membres du Conseil d’Opitciwan, «ce nouveau service de

économique», a déclaré Christian Awashish, le chef d’Opitciwan.

Les travaux à venir Afin que le projet se concrétise, des câbles de fibre optique seront installés sur une distance de 200 km, soit tout le long de la route d’Opitciwan. Ces câbles rejoindront le Réseau de communications Eeyou qui relie Saint-Félicien à la BaieJames. «Le branchement à ce réseau assurera un environnement opérationnel stable et fiable tout en réduisant les frais d’exploitation. Aussi, afin de minimiser l’impact

sur les milieux naturels, le projet prévoit l’enfouissement des câbles dans l’accotement de la route sur la presque totalité du tracé, à l’exception des 600 derniers mètres à l’intérieur de la communauté, là où les câbles seront installés sur les poteaux existants», a conclu le chef Awashish.

Pour bientôt! Le début des travaux est prévu pour mai 2017 et si tout se passe comme prévu, les premiers services résidentiels devraient débuter en juin 2018.

Je remercie les différents partenaires en support dans nos démarches, dont le Conseil en Éducation des Premières Nations. Je tiens également à souligner et remercier le gouvernement fédéral pour avoir honoré ses engagements. Christian Awashish, chef d’Opitciwan

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Le fjord du Saguenay à l’UNESCO

Tous unis pour la cause Saguenay — Le 27 janvier dernier, un comité a déposé la candidature du Fjord du Saguenay pour que le lieu touristique fasse partie de la Liste indicative du Canada. Pour ce faire, sous le thème «3 régions, les Premières Nations, une volonté commune, une mission», Allochtones et Autochtones se donnent la main pour y parvenir.

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ette liste a commencé à être rédigée en 1976 par le Canada, qui s’était alors engagé à observer la Convention du patrimoine mondial. À ce jour, 18 sites patrimoniaux canadiens ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO qui ne peut recevoir plus que deux candidatures par année par pays. Pour être acceptés, les lieux choisis doivent «témoigner de certaines des réalisations les plus exceptionnelles de l’humanité et de certaines des créations les plus inspirantes de la nature. Certains de ces sites témoignent des migrations des peuples et d’autres illustrent les forces qui ont façonné notre planète. Certains expliquent l’évolution de la vie sur la terre et d’autres rendent hommage aux grandes réalisations du génie humain. Tous ces sites dépassent les limites de l’espace, du temps et de la langue, et racontent une page de l’histoire du Canada au monde», peut-on lire sur le site Web de Parcs Canada.

Huit mille années d’occupation Pour ce qui concerne le Fjord du Saguenay, les gens du comité travaillent fort depuis avril 2010 pour que l’UNESCO reconnaisse ce joyau naturel, culturel et historique que les Algonquiens, les Iroquoiens et les Innus ont occupé. «En plus de ses paysages majestueux, de sa faune et sa flore singulières, de son environnement marin exceptionnel et de son occupation humaine qui remonte à près de 8 000 ans, le Fjord du Saguenay est aussi le lieu historique de la Grande-Alliance, premier traité francoamérindien au Canada, signé le 27 mai 1603, à la Pointe-aux-Alouettes», ont publié les membres du comité.

recensées, telles le loup, le lynx, le castor et l’orignal. De plus, il y a 181 espèces d’oiseaux qui fréquentent le parc et le lieu est privilégié pour la migration des rapaces. Les falaises du fjord sont reconnues pour être l’aire de nidification du faucon pèlerin, l’emblème des lieux.

Des retombées intéressantes Lors des sorties publiques, les membres du comité se sont exprimés quant aux bienfaits qui pourraient advenir si l’UNESCO acceptait le dossier. En effet, Sylvain Tremblay,

porte-parole du comité et préfet de la MRC de Charlevoix-Est, a estimé que le projet avait une valeur internationale. Pour sa part, Robert Bouchard, ex-député bloquiste, a parlé de l’ampleur des retombées pour le secteur touristique. «Ce projet a un côté rassembleur alors que trois régions (Côte-Nord, Charlevoix et Saguenay) et deux Nations autochtones (innue et huronne-wendat) font partie intégrante de la démarche». En plus de bénéficier d’une visibilité internationale, une reconnaissance par l’UNESCO permettra d’obtenir du financement de l’ONU. Dans

Les citoyens et organismes peuvent nous appuyer jusqu’au 30 avril sur le site fjordpatrimoine.com Claude Deschênes, président du comité et représentant de la Côte-Nord du rapport

la province, deux sites font partie de la Liste du patrimoine mondial du l’UNESCO, soit l’arrondissement historique du Vieux-Québec et le parc national de Miguasha, en Gaspésie.

Des eaux habitées Par définition, un fjord est une ancienne vallée glaciaire qui a été envahie par la mer. Il est à noter que le Fjord du Saguenay est l’un des 38 fjords qui a une longueur de plus de 100 km dans le monde. Ses profondeurs peuvent atteindre 275 mètres, ce qui en fait sa particularité. Aussi, les eaux de ce fjord abritent quelque 60 espèces de poissons tels que l’omble de fontaine, l’éperlan arc-en-ciel, la morue, le sébaste, le phoque et le requin du Groenland qui vit dans les profondeurs glacées.

Une faune riche Dans le parc national du Fjord du Saguenay, plusieurs espèces sont

Comité Fjord du Saguenay

Par Chantale Potvin

Les membres du Comité Fjord du Saguenay – Patrimoine mondial sont Claude Deschênes, président du comité et porte-parole de la Côte-Nord, Sylvain Tremblay, porte-parole de Charlevoix, Jean Lesage, représentant de la Nation Huronne-Wendat, Martin Dufour, chef d’Essipit et Robert Bouchard, porte-parole du Saguenay.


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ittérature

Une rencontre internet

Savoir la fermer Par Chantale Potvin

Fiction — Il ne s’y attendait pas. La photographie sur le Web était bien, mais là, en réalité, elle était un véritable coup de canon dans son cœur.

J

amais il ne s’était senti aussi intimidé en la présence d’une femme. Quelle beauté! Habituellement, il les rencontrait, les gardait un mois ou deux et c’était terminé. Il se lassait vite d’elles. Pour lui, elles étaient mornes, bavardes et insipides. Souvent il s’était demandé pourquoi sa libido était tant portée vers ce sexe faible dans tous les sens du terme. Or, elle, il le savait, il le sentait, il la marierait. Il l’avait trouvée. L’émotion de départ était trop forte pour nier ce destin. Avec ses jambes longues jusqu’à demain, elle s’était assise devant lui et le soleil verdissait ses yeux comme dans les films. Elle avait le look, le corps, le sourire et les mains d’une star. Le mot beauté n’était pas assez puissant pour qualifier le physique de cette déesse.

— Tu aimes les frites? lui avait-il demandé en lisant le menu du restaurant. Le steak est servi avec des frites, ici! — Oui, j’aime bien. Je les mange avec du Ketchup. Je suis une fana de Ketchup.

Après le papotage lié au menu et au vin, il s’attaqua à l’intérieur de la femelle. Ce n’était pas par intérêt, mais pour lui faire croire, même si ses pulsions étaient exclusivement sexuelles, qu’il avait envie de savoir qui elle était, il la questionna sur ses valeurs, ses passions, son passé. — Il y a trois choses que je n’aime pas. Les chats, les orages et les mau-

dits Indiens, rigola-t-il. — Tu as des idées bien arrêtées, lui fit-elle remarquer.

cha-t-elle avec une certitude déconcertante.

— Et puis-je savoir pourquoi? — Parce que je suis une maudite

Indienne, murmura-t-elle en tournant le dos.

Le souper s’éternisa. Pendant que la serveuse s’activa à ramasser la table. Il voyait bien qu’elle bâillait et semblait maintenant s’ennuyer en sa présence.

— Tu as aimé ta soirée? — Pas si mal... — Tu aimerais me revoir? Moi, je serais content. Tu me plais vraiment beaucoup, admit-il courageusement. — Je ne sais pas. Je veux être honnête avec toi, lui répondit-elle. — Tu ne me trouves pas à ton goût? — Oh! Ce n’est pas ça. Je ne sais pas. C’est tout. Je ne sais pas.

Elle se leva, s’excusant et prétextant qu’elle devait aller à la toilette. Toutefois, elle n’en fit rien et elle sortit pour aller téléphoner. Pendant quelques minutes, elle discuta avec sa meilleure amie pour planifier le reste de la soirée. Le sort décida qu’elles iraient danser à la discothèque la plus huppée du centre-ville.

Après l’appel, elle revint, pensive, vers la table où il était assis.

— Alors, tu as pensé? ricana-t-il, presque ridicule, avec l’espoir qu’elle accepte de le revoir.

Elle le fixa en enfilant son manteau et en empoignant la facture.

— Non, laisse, je vais payer, s’empressa-t-il de lui signifier. Elle le remercia d’un sourire et d’un charmant signe de tête.

— Alors, on va se revoir? répéta-t-il avec un air presque idiot. — Non! on ne se reverra pas, tran-

Tata Steel Minerals Canada (TSMC) est une entreprise opérant en partenariat entre Tata Steel Group, New Millennium Corp. (LNM) et le gouvernement du Québec. Le groupe Tata Steel opère dans 26 pays avec 80 000 employés et a une présence commerciale dans plus de 50 pays. Tata Steel a investi dans TSMC plus de 1 milliard de dollars canadiens dans la construction et la mise en opérations d’une exploitation minière située dans la région de Schefferville, QC et Menihek, T.-N. Le minerai est transporté jusqu’au port de Sept-Îles par voie ferroviaire. TSMC a reçu le prix John T. Ryan 2015 de l’Institut canadien des mines et de la métallurgie (CIM) pour ses excellentes pratiques en santé et sécurité au travail qui sont, avec ses projets durables en environnement et auprès des communautés autochtones incluant Itum, des enjeux prioritaires dans la gestion de ses opérations. TSMC a de grands projets en vue et est présentement dans une phase de recrutement importante en prévision de la reprise de ses opérations en mars prochain. Nous sommes à la recherche de candidats pour combler les postes suivants :

AU SITE (Schefferville) en rotation Technicien en instrumentation Surintendant – Usine Support Informatique Infirmier

Coordonnateur – Logistique Portuaire & Ferroviaire Coordonnateur – Qualité Chef d’équipe – Logistique Portuaire et Ferroviaire

Mécanicien d’équipement fixe Opérateur – Salle de contrôle Opérateur – Équipements Lourds Technicien – Entrepôt Chef d’équipe – Opérations Minières Échantillonneur Arpenteur et aide-arpenteur Ingénieur (électrique, mécanique, minier)

Tous les candidats intéressés doivent faire parvenir leur candidature en allant sur

www.tatasteelcanada.com Mars 2017 •

Contactez notre nouvelle représentante dès maintenant!

SEPT-ÎLES

Sylvie Ambroise •7

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Du 9 au 19 mars 2017

UASHAT MAK MANI-UTENAM DUCHESSES CARNAVAL 2017

(à l’avant)

SHEKAK LAURA PINETTE-AUDETTE

JOCELYNE JEANPIERRE BELLEFLEUR

SYLVIE ASTER

ISABELLE MCKENZIE

MARLYNE TSHERNISH

GUYLAINE JOSEPH

BÉLINDA RÉGIS

Adélard Joseph

MERCI À NOS COMMANDITAIRES

Debout derrière : Suzanne Laurent – Marraine, Kenny Uapishtan Fontaine – Comité organisateur, Jonathan St-Onge – Comité organisateur, Geoffrey Aster – Comité organisateur, Luc-Basil Grégoire – Comité organisateur, Mike Innupapu McKenzie – Comité organisateur, Tanya Dominique – Marraine.

PROGRAMMATION DIMANCHE

LUNDI

MARDI

MERCREDI

JEUDI 19 h : Présentation des duchesses Au centre des Galeries Montagnaises

13 h : Shekak 40 $/pers. Salle Teueikan

12 7 h :

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Tournoi XBox NHL17 5 $/pers. Salle Naneu

13 18 h :

Petit déjeuner Écoles Johnny Pilot et Tshishteshinu 18 h : Défilé des duchesses Uashat

14 Tournoi de Glissade / Hockey / badminton Cinéma extérieur / Johnny Pilot Patinoire extérieure 5 $/pers. Mani-utenam

9 23 h : Soirée

SAMEDI 10 13 h : Tournoi

country Michel Canapé Uashau Stone 15 $/pers. (18 ans +) Salle Teueikan

15 Bingo Carnaval 16 13 h 30 :

19 h : Bal de la reine Salle Naneu GRATUIT

Service des communications I.T.U.M. - Raoul Vollant

Couronnement Jeunes Salle Teueikan

11

de Poker 110$/pers. +15 $ Add-On Salle Teueikan Disco Gym (Tournoi de novice)

17 19 h :

Couronnement de la reine Maten Concours de Kashkun sculpture sur neige 23 h : Soirée Relève 20 $/pers. Date limite : 16 mars Salle Teueikan PassekenLove Pour participer, publiez Scott Pien Picard sur la page Facebook Carnaval Mamu Metuetau. Tshishapeu Les gagnants seront 10 $/pers. (18 ans +) déterminés par le nomSalle Naneu bre de J’aime (3 prix) Salle Naneu 10 $/bloc

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REPORTAGE DE L’ÉQUIPE D’ENQUÊTE DE RADIO-CANADA

DÉCLARATION D’INNU TAKUAIKAN UASHAT MAK MANI-UTENAM

La Sécurité publique de Uashat mak Mani-utenam (SPUM), contrairement aux affirmations faites dans le reportage de l’émission Enquête de RadioCanada, assure la communauté qu’elle dessert, que le travail des policiers est exercé dans les règles de l’art et dans une totale indépendance face au Conseil.

En réaction au reportage de l’émission Enquête, diffusé hier à Radio-Canada, le Conseil Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam (ITUM) tient à rappeler que les problématiques soulevées par ce reportage sont nettement plus complexes et qu’il faut être prudent avant d’énoncer des conclusions trop faciles.

LA POLICE AUTOCHTONE DE UASHAT MAK MANI-UTENAM, AU SERVICE DE LA COMMUNAUTÉ ET INDÉPENDANTE DU CONSEIL

La direction du SPUM considère que les affirmations sur sa réticence à enquêter sur des événements impliquant des membres du Conseil élu sont gratuites et ne correspondent en rien à la réalité. Toutes les plaintes reçues et déposées sont traitées par des policiers professionnels, formés et compétents. Elles sont toutes traitées avec sérieux et rigueur, sans ingérence de la part d’élus. Des processus rigoureux sont d’ailleurs mis en place afin que la justice et l’apparence de justice soient préservées. Pour certains dossiers revêtant un caractère particulier, la SPUM peut décider de faire appel aux autorités de la Sûreté du Québec afin de transférer des enquêtes. Cette pratique assure la neutralité et l’indépendance de l’enquête ainsi que de la prise de décision. Cette collaboration est régulière et tous les corps de police du Québec s’y assujettissent. Cette solution a d’ailleurs été appliquée dans de récentes enquêtes de la SPUM, dont l’une qui a mené à une décision du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de traduire l’affaire devant les tribunaux. La justice suit présentement son cours. Finalement, suite aux informations de la tenue éventuelle d’une enquête déontologique pour faire la lumière sur les faits allégués dans de nombreuses communautés autochtones, la SPUM tient à rassurer le ministre de la Sécurité publique, M. Martin Coiteux, quant à sa pleine et entière collaboration, confiant de pouvoir démontrer toute la rigueur dont il a fait preuve.

À propos La Sécurité publique de Uashat mak Mani-utenam a vu le jour en 1993 suite à une entente tripartite avec les deux paliers gouvernementaux. Succédant ainsi à la Police Amérindienne jusque-là au service de la population, le corps de police entièrement autonome compte actuellement 18 policiers et 3 civils à son emploi. La SPUM s’implique aussi grandement dans les projets communautaires et dans la recherche de partenaires afin de les réaliser.

MISE AU POINT À LA SUITE DU REPORTAGE DE L’ÉMISSION ENQUÊTE DE RADIO-CANADA

ITUM considère notamment qu’il est erroné d’affirmer que les policiers n’auraient pas toute la latitude nécessaire pour effectuer leur travail, et ce, peu importe la nature et le contexte des enquêtes. Le Conseil n’exerce aucune ingérence dans le travail des policiers qui disposent d’une complète liberté d’action dans leur travail. Il appartient donc au service policier de déterminer la nécessité ou non de faire intervenir la Sûreté du Québec (SQ) lors de cas plus sensibles, ce qui constitue une pratique normale. Les policiers n’ont d’ailleurs jamais hésité à recourir aux services de la SQ pour rassurer la communauté sur la plus grande transparence des processus d’enquête. ITUM tient également à rappeler qu’il est important de dénoncer toutes situations répréhensibles et qu’il faut en toutes circonstances protéger les victimes innocentes des représailles de leurs agresseurs. Le Conseil rappelle qu’il existe des services de soutien aux Services communautaires de première ligne de la communauté mis à la disposition de tous les citoyens.

Guérison La communauté de Uashat mak Mani-utenam a vécu des jours difficiles dans les dernières années avec un taux anormalement élevé de suicide parmi ses membres. Alors qu’elle tente de se relever et que sont mis en place tous les dispositifs et solutions nécessaires pour enrayer le phénomène du suicide, le reportage rappelle que la communauté fait face à de nombreux problèmes sociaux significatifs. Ces défis sont, pour la grande majorité, le résultat d’années de politiques coloniales et racistes. En effet, derrière les faits rapportés par les médias, il y a un contexte sociohistorique difficile, dont les cicatrices demeurent profondes, et qui nécessite la recherche constante de solutions globales et durables. Soyons clairs, les problèmes que nous vivons ont été causés par un système qui n’est pas le nôtre, qui nous a été violemment imposé, et qui a engendré de graves problèmes systémiques. L’annonce récente du gouvernement du Québec de la mise en place d’une commission d’enquête sur le travail policier est un pas dans la bonne direction, tout comme les travaux de la Commission nationale sur le sort des femmes autochtones. ITUM est confiant que ces commissions aideront à trouver des solutions visant à créer une communauté plus sécuritaire et plus forte. Cependant, ce ne sera pas suffisant pour permettre à notre communauté de cheminer vers la guérison qui nous est nécessaire afin d’offrir une meilleure qualité de vie aux futures générations. Au-delà des accusations et des condamnations, le Conseil espère donc pouvoir compter sur un plus grand appui des gouvernements, particulièrement du Québec, qui est interpellé depuis plusieurs années par nos autorités. Depuis 2013, nous tentons d’amener le ministère de la Sécurité publique à nous aider afin de trouver des solutions aux problèmes chroniques vécus dans notre communauté.

Source : Jean-Alexandre D’Etchevery 514 843-2369

Mars 2017 •

Enfin, ITUM réitère son appui envers le corps de police de Uashat mak Mani-utenam et tient à rassurer la population qu’elle peut maintenir toute sa confiance en ce service qui assure paix et sécurité au sein de la communauté. Source : Raoul Vollant, Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam (ITUM) 418 962-0327

•9


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Économie sociale des Premières Nations

Un portrait utile Wendake — Les 8 et 9 février derniers, à l’Hôtel Plaza de Québec, c’est sous le thème «Inspirer – Transmettre – Entreprendre» que s’est déroulé le premier Rassemblement des Premières Nations sur l’économie sociale (RPNES). L’événement avait pour mission d’être un lieu de réseautage, de mobilisation et de partage des savoirs pour les Premières Nations et les acteurs de l’économie sociale.

L

e RPNES a permis à plus de 200 personnes de s’exprimer relativement à des thématiques reliées à l’économie des Premières Nations. Au total, des gens de 26 communautés des Premières Nations et des Inuits étaient présents. Parmi les participants, il y avait des chefs des Premières Nations, des entrepreneurs, des politiciens provinciaux et fédéraux et plusieurs

intervenants qui gravitent autour d’organismes et d’entreprises connectés à l’économie sociale.

Un rapport attendu Dans les prochaines semaines, des gens dessineront le portrait de l’économie sociale chez les Premières Nations. Probablement disponible au printemps 2017, la conclusion sera basée sur ce qui se passe autant en milieu urbain que dans les communautés. En plus d’une définition claire et précise du concept, le document contiendra un inventaire des entreprises d’économie sociale des Premières Nations et les besoins exprimés par les entreprises ainsi que des pistes d’action permettant d’accroître la contribution de ce secteur au développement économique et social des Premières Nations.

Des besoins pour compiler Afin de dresser un portrait fidèle et complet, les rédacteurs contacteront

bientôt des entreprises d’économie sociale afin de participer à une consultation. Les informations recueillies seront utiles aux entreprises et aux organisations régionales en soutien aux entreprises.

Une définition claire Il est important de préciser que l’entreprise d’économie sociale exerce des activités économiques à des fins sociales. Autrement dit, elle vend ou échange des biens et services non pas dans le but de faire du profit, mais plutôt dans le but de répondre aux besoins de ses membres ou de la communauté qui l’accueille. Ce sont ainsi des coopératives, des mutuelles ou des organismes à but non lucratif qui aspirent à la viabilité économique. Les entreprises d’économie sociale sont notamment des coopératives d’habitation, funéraires, forestières, etc., des entreprises d’aide à domicile, des médias (journaux locaux, radio communautaire, Web), des CPE

Chantal Cleary

Par Chantale Potvin

Pour le remercier de sa présence, le comité organisateur a offert, au ministre Geoffrey Kelley, une œuvre de l’Huronne-Wendat Christine Sioui-Wawanoloath, qui est aussi poétesse, illustratrice, auteure de contes, dramaturge et sculptrice. et des organismes de loisir et de tourisme.

Les organisateurs Le Rassemblement a été orchestré par la Commission de la santé et des services sociaux des Premières

Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL) qui a obtenu la collaboration de la Commission de développement économique des Premières Nations du Québec et du Labrador (CDEPNQL) et d’autres partenaires affiliés.

PARTICIPATION AUTOCHTONE : Aidez à façonner l’avenir de national de l’énergie (ONE) veut connaître votre point de vue sur la modernisation de cet organisme. Votre opinion peut orienter l’avenir de l’ONE. Information sur la participation autochtone :

• Mars 2017

modernisation-one.ca /mobilisation-autochtone

Vous pouvez donner votre point de vue directement sur le site Web du comité : modernisation-one.ca/participer Suivez-nous sur Twitter pour les comptes rendus des réunions :

10 •

twitter.com/RNCan

#ModernisationONE

Le comité tiendra des séances autochtones partout au pays.

Une inscription en ligne est requise pour chaque séance :

modernisation-one.ca/inscription

SASKATOON - 25 et 26 JANVIER 2017 TORONTO - 1 et 2 FÉVRIER 2017 VANCOUVER - 8 et 9 FÉVRIER 2017 WINNIPEG - 15 et 16 FÉVRIER 2017 OTTAWA - 22 et 23 FÉVRIER 2017 FORT ST. JOHN - 1 et 2 MARS 2017 EDMONTON - 7 et 8 MARS 2017 YELLOWKNIFE - 10 MARS 2017 SAINT JOHN - 21 et 22 MARS 2017 MONTRÉAL - 28 et 29 MARS 2017


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Concours d’Êcriture

Par Chantale Potvin

Baie-Comeau — Le Forum jeunesse Côte-Nord a rÊcemment dÊvoilÊ les six vidÊos narrÊes des textes gagnants du concours nordcôtier Histoire d’appartenance.

L

e concours se dÊroulait du 18 janvier au 20 fÊvrier 2016 alors que les participants devaient soumettre un texte oÚ ils dÊcrivaient leur appartenance à leur rÊgion. Avec les textes des gagnantes, dans l’annÊe qui a suivi, des magnifiques vidÊos ont ÊtÊ produites. Ainsi, pendant qu’un narrateur lit le texte gagnant, il est possible de voir dÊfiler des imprenables paysages de la CôteNord. Il est à noter que tous les Êlèves des Êcoles autochtones de la rÊgion ont ÊtÊ invitÊs à participer.

Enjeux du concours Pour la rĂŠdaction de leur texte de 450 Ă 600 mots, les participants de-

vaient fouiller dans leurs plus beaux souvenirs afin de confier un moment oÚ de merveilleux sentiments ont ÊtÊ ressentis quant à l’appartenance à leur lieu de vie. Bref, les jeunes de 12 à 35 ans Êtaient invitÊs à rÊdiger leur fiertÊ d’être nord-côtier. L’objectif Êtait de faire rÊflÊchir et de renforcer le sentiment d’appartenance des jeunes nord-côtiers; pour captiver leur imagination et raviver l’histoire du territoire, surtout celle de nos ancêtres qui l’ont dÊveloppÊ et qui l’ont fait rayonner en s’impliquant activement, a expliquÊ Adam Desbiens, directeur intÊrimaire du Forum jeunesse Côte-Nord, un organisme qui a pour mission de dÊfendre et de promouvoir les intÊrêts des jeunes.

Les gagnantes Les six gagnantes du concours d’Êcriture sont Marianne Creysson de Sept-Îles, Amy Ferguson de Baie-Comeau, Myriam DesjardinsMalenfant de Fermont, Audrey-

AEC

Ann Ishpatao-Malec de Natashquan, Savanah Rose Perron de Chevery et Anjara Razakamanana de BaieComeau.

Texte gagnant d’une Innue L’extrait du texte suivant, intitulÊ Basse-Côte-Nord, est celui Audrey-Ann Ishpatao-Malec, une jeune innue de 16 ans qui vit à Natashquan. Elle y raconte une expÊdition en forêt avec des membres de sa famille. Quand nous sommes arrivÊs, nous avons commencÊ à nous installer. Il fallait monter les tentes, installer un lieu de cuisson et dresser une table pour se rÊunir et manger. Les enfants jouaient à cache-cache près de la rivière et d’autres pêchaient. Mon frère a attrapÊ une grosse truite. Après avoir attrapÊ un poisson, il faut le couper, le nettoyer et l’apprêter. Chaque membre de ma famille voulait goÝter à la truite mais c’est mon petit frère qu’il l’a mangÊe, car c’est lui qui l’a attrapÊe. Nous sommes restÊs deux semai-

nes dans la forêt, sans ÊlectricitÊ ni aucun appareil Êlectronique. Nous avions apportÊ un peu de nourriture avec nous. Cependant, nous voulions subvenir à nos besoins à partir de ce que la nature allait nous offrir. Ainsi, nous prenions l’eau à la rivière. Sa conclusion est savoureuse et se lit ainsi : Nous avons amplement profitÊ de la dernière journÊe : toute la famille s’est promenÊe en canot. Comme au son du tambour, nos cœurs battaient à l’unisson. Nous savions tous que le lendemain serait le jour du dÊpart. Tous, nous sommes retournÊs à Nutakuan. Plusieurs personnes nous attendaient au [lac de l’Avion] pour nous accueillir. Je n’oublierai jamais ce voyage au cœur des traditions innues bassenord-côtières.

C’est une langue belle‌ Pour conclure, il est à noter que parmi tous les textes reçus, la SociÊtÊ nationale des QuÊbÊcoises et QuÊbÊcois a offert deux bourses de 500$

INSCRIVEZ-VOUS DĂˆS MAINTENANT!!!!

TEC ECHNIQUES e '¡e'8&$7 $7,2163e&,$/,6e((

Vincent Lemelin

Les jeunes crient leur fiertĂŠ

Audrey-Ann Ishpatao-Malec. pour les textes qui dÊmontraient la meilleure qualitÊ du français. En collaboration avec le Forum jeunesse, les collaborateurs du concours Êtaient le centre de bÊnÊvolat de Port-Cartier et celui de Manicouagan ainsi que le SecrÊtariat à la jeunesse du gouvernement du QuÊbec.



Cohorte Ă prĂŠdominance autochtone

([FHOOHQWHVSRVVLELOLWpVG¡HPSORLL Quand

CĂŠgep de Sept-ĂŽl -ĂŽles 'H/D9pUHQGU\H Sept-ĂŽl -ĂŽles (QuĂŠbec) G4R 5B B7

• 11

Pour information Tél.: 4418.96 18.962.9848, postes 249 et 250 WWW.CECSI.CA භ WWW.CEGEPSI.CA

Mars 2017 •

Date limite: 10 mars 2017 DĂŠbut: 24 avril 2017 DurĂŠe: 2190h (environ 24 mois)

OĂš


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Mars, MoIs des langues autoCHtones

pour souligner ce mois thématique, l’Institut tshakapesh partagera une série de capsules dans la page Facebook de l’Institut et celle de Innu-aimun. Afin que notre langue ne connaisse pas le triste sort de tant d’autres langues autochtones, il faut la parler, il faut l’enseigner.

À découvrir : innu-aimun.ca/dictionnaire/Words | histoires.tshakapesh.ca | atlas-ling.ca

À écouter : chroniques à la soCaM | les jeudis – 10 h | socam.net

dICtée Innue adultes

tournée Innu-aItun

le secteur Innu-aitun – Culture annonce la mise sur pied d’une équipe de personnes-ressources qui travaillera à structurer le développement culturel avec la population des communautés membres. une première intervention consiste en une tournée d’échanges visant à identifier les opportunités et les projets dans le but d’élaborer les plans d’action, pour chaque communauté, et pour le secteur. sous la coordination d’adélard Joseph, l’équipe d’agents culturels est composée de :

Essipit Marie-pier ross, Michel Canapé, annie ashini Kanessa Michel Uashat mak Mani-utenam lydia Mestokosho Ekuanitshit rose-alma Malec Nutashkuan Isabelle lalo Unaman-shipit gervais Malleck Pakut-shipit Marguerite andré Matimekush-Lac-John ............................................

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29 mars 2017 – 10 h | Sur les ondes de la SOCAM

l’Institut tshakapesh organise la 7e édition de la dictée innue pour adultes. la lecture du texte se fera dans les trois dialectes de l’innu.

sur le site tshakapesh.ca – le texte troué sera disponible à partir du 20 mars et les fichiers audio seront mis en ligne la journée du 29 mars.

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• Mars 2017

Congrès de l’InstItut des troubles de l’apprentIssage

du 22 au 24 mars 2017 se déroule, à Montréal, le 42e congrès annuel de l’Institut des troubles d’apprentissage, sous le thème « troubles d’apprentissage et défis dans le monde d’aujourd’hui ». plusieurs membres de l’équipe de tshakapesh y participeront : le service de l’adaptation scolaire; le secteur Innu-aimun – langue pour la vente de livres et dictionnaires. la journée du vendredi 24 mars est consacrée aux premières nations et une conférence sera animée par Marie-eve Vollant, directrice du secteur Innu-aitun – Culture (Mieux comprendre l’enfant innu) et une présentation sur le programme d’enseignement de la langue innue sera animée par rose-Hélène arseneault, consultante du secteur Innu-aimun – langue (programme d’enseignement de la langue innue). institutta.com

prograMMe d’assIstanCe FInanCIère aux artIstes, aux artIsan-es Innu-es et aux éVéneMents Culturels – 2017

les renseignements et le formulaire de demande relatifs à la nouvelle édition du programme sont maintenant disponibles dans le site de l’Institut, secteur Innu-aitun – Culture.

la première date de tombée pour le dépôt d’une demande est le 15 avril 2017 et le comité de sélection effectuera l’étude des dossiers au début du mois de mai.


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L e s A s t r e s e t Vo u s

Par : Innustradamus, Medium... Saignant Né en mars – Le vison Dans les semaines qui vont venir, on vous offrira un emploi que vous ne pourrez refuser. Vous avez des aptitudes pour les communications et le travail qu’on vous offrira vous ira comme un gant. Vous êtes une personne qui parle très bien et vous seriez capable d’endormir un cheval en chuchotant quelques mots à ses oreilles. Sur le plan sentimental, vous reprendrez contact avec une personne que vous avez quasi oubliée. Vos sentiments à son égard sont très forts et il est probable que ce soit sérieux. Né en avril – La truite grise Pour la semaine de relâche, vos enfants vous proposeront de partir pour un séjour en forêt. Ce projet est sur la table depuis des semaines et cela se réalisera dans les prochains jours. Le temps sera idéal pour la chasse à la perdrix blanche et pour le lièvre également. Votre territoire de chasse étant de très grande superficie, vous ferez des randonnées en motoneige époustouflantes. Pour le reste du mois, vous aurez une chance du tonnerre pour les loteries dans leur ensemble.

à bras ouverts. Les mois suivants seront absolument merveilleux dans votre cheminement personnel.

mal de tous les jours. Il faudrait, le cas échéant, cesser complètement votre consommation de boissons alcoolisées.

Né en juillet – Le renard Vos bas sont troués et impossible de les rafistoler puisque les trous sont béants. Cette constatation démontre que vous vivez des moments difficiles sur le plan financier. De plus, votre frigo est pratiquement vide et vous avez maigri de plusieurs kilos pendant l’hiver. Par chance que vous vivez seul. Tout de même, il faut vous prendre en mains et faire votre possible pour vous trouver du travail et ça presse. La chance vous sourira vers la 3e semaine du mois et vous pourrez enfin manger un bon steak.

Né en novembre – Le castor Une demande spéciale vous parviendra de votre partenaire de vie pour la semaine de relâche. Un voyage aux ÉtatsUnis, plus précisément à Foxwood sera la destination de votre chou. Les astres voient d’un bon œil ce voyage qui pourrait vous rapporter de gros sous. Votre chance sera plutôt orientée vers les bingos. Une cagnotte de 100 000$ ira directement dans vos poches. Le plus gros gain de votre vie. Petit hic lors de votre voyage: vous contracterez la diarrhée... mais ça passera vite.

Né en août – Le porc-épic Votre véhicule automobile actuel date de plus de dix ans. La rouille l’affecte grandement et vous faites dix kilomètres au gallon. Vous aurez une occasion en or dans les prochaines semaines d’acquérir une auto presque neuve. Le prix de 10 000$ semble un prix raisonnable. Par contre, il faudra emprunter la somme de 5 000$ pour être en mesure d’en faire l’acquisition. Votre institution financière analysera votre demande de prêt qui sera finalement acceptée. Aussitôt vous partirez en destination du casino de Charlevoix.

Né en décembre – Le lièvre L’hiver a été dur sur le plan financier et la semaine de relâche, vous la passerez à votre domicile. Vous avez accumulé des dettes importantes et vous commencez seulement à vous en sortir. Vos enfants réussiront à passer une bonne semaine de vacances. Ils seront invités à participer à plusieurs activités sportives dans la communauté. Le reste du mois sera plus préoccupant. Votre frigidaire est sur le point de vous lâcher. Il faudra trouver des sous pour son remplacement. Ce sera fait.

Né en mai – L’outarde Vous possédez un sourire extrêmement contagieux. Les personnes que vous croisez durant la journée sont choyées par votre bonne humeur et la joie qui ressort de votre personnalité. Les personnes du sexe opposé sont grandement attirées par votre gentillesse. Le mois de mars sera très important sur le plan sentimental. Une beauté naturelle de la communauté tentera de vous approcher pour établir des liens sérieux. Voilà votre chance de connaître l’amour qui vous manquait depuis longtemps.

Né en septembre – La ouananiche Encore trois tournois de hockey et la saison sera terminée. Bonne nouvelle, pour la semaine de relâche vous partirez en famille pour le Village des sports. Une semaine de vacances forte en émotions. Vos enfants seront fous de joie et pour vous, une rencontre inattendue fera vibrer votre cœur. Une personne aux yeux bleus viendra perturber votre cœur positivement. Cet amour éphémère viendra combler temporairement le vide de votre cœur. Ce sera mission accomplie, vos enfants gagneront le tournoi et vous un amour passager.

Né en juin – Le saumon Les premiers jours de ce mois seront déterminants pour vous prendre en mains sur le plan personnel. Vous souffrez énormément de l’intérieur et cet état d’âme vous est néfaste. On vous proposera de faire une thérapie de vingthuit jours dans un centre spécialisé. Ce sera le seul moyen de vous sortir de votre enfer. Soyez confiant et tout devrait bien se passer. Vous êtes encore jeune et la vie vous attend

Né en octobre – Le loup Vous avez depuis quelques semaines un mal qui vous ronge de l’intérieur. Vous avez toujours mal au ventre et vous avez beaucoup de difficulté à vous mouvoir normalement. Il se peut que vous ayez des problèmes avec votre estomac ou votre foie. Vous ingurgitez une dizaine de bières par jour et cela pourrait en être la cause. Vaut mieux consulter afin que vous sachiez ce qui cause votre

Né en janvier- Le caribou Votre sevrage va de mieux en mieux et votre sommeil se porte très bien. Cela fait plus d’un mois que vous avez cessé de consommer des drogues et votre santé générale s’améliore. Les premiers temps ont été vraiment durs, mais maintenant, votre moral et votre volonté ont pris le dessus. Il faut continuer à fuir vos anciens amis qui veulent toujours vous voir reprendre de la drogue. Faites-vous de nouveaux amis, ceux qui vous veulent du bien. Le chemin est encore long et des tentations, il y en aura encore. Né en février – La martre Considérant que votre couple n’a pas encore d’enfant, cette semaine de relâche, même si elle ne vous concerne pas, sera orientée dans le grand nettoyage du printemps. Votre maison en a grandement besoin ainsi que votre garage ou remise. Vous amassez depuis des années des choses qui ne servent plus. Vous devriez faire une vente de garage qui pourrait vous rapporter plus de 2 000$. Il y a lieu aussi de repeindre la maison au complet. Ça fait dix ans que vous promettez de le faire. Le temps est venu.

Mars 2017 • • 13


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Une décennie pour honorer la pêche

AMIK agit dignement Uashat mak Mani-utenam — L’Agence Mamu Innu Kaikusseht (AMIK) a récemment célébré ses 10 ans d’existence dans le cadre d’un colloque ayant pour thème «Les pêches autochtones au Québec : bilan et enjeux – Gouvernance, conservation et développement».

A

vec professionnalisme, l’AMIK a reçu 80 personnes qui ont assisté avec intérêt aux conférences qui se déroulaient au Musée Shaputuan. Les gens présents étaient concernés par les pêches autochtones pour différentes raisons. Certains représentaient des organisations autochtones ou non autochtones, des universités, des organismes de recherche, des représentants de pêcheurs ou de poissonnerie, une usine de transformation, des organismes gouvernementaux et des OSBL. En tout, des représentants de sept communautés innues ont

participé à la rencontre, dont JeanCharles Piétacho, chef d’Ekuanitshit et Rodrigue Wapistan, chef de Natashquan.

Quelques sujets abordés Afin de dresser un bilan positif relatif aux pêches autochtones, des thématiques ont exploré le sujet pour conclure que ces pêches représentent environ 17% des pêches au Québec. Aussi, des problématiques communes aux communautés, comme le manque de formation, ont été soulevées. Selon les conférenciers, il est facile de démontrer que les Premières Nations s’intègrent à l’ensemble du secteur des pêches, de la collecte en mer à la gestion des stocks. D’autres sujets ont plu tels que les connaissances traditionnelles autochtones et les principaux organismes autochtones comme l’AMIK, qui veillent à valoriser et intégrer ces connaissances dans les sciences dites modernes, afin d’assurer une gestion durable des ressources marines.

Des félicitations L’équipe de l’AMIK a reçu les félicitations officielles du sous-ministre des pêches du ministère de l’Agriculture des Pêches et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), M. Aziz Niang, pour le travail effectué avec les communautés durant les dix dernières années.

Quelques projets de l’AMIK

AMIK

Par Chantale Potvin

Pour l’heure, l’AMIK travaille sur un projet d'évaluation de biomasse de pétoncles, qui a été réalisé dans l'archipel de Mingan avec Pêcheries Shipek, du 18 et 28 octobre 2016. Ce projet a été mené à la suite des demandes de la communauté d’Ekuanitshit. L’AMIK a ainsi recueilli et compilé des données pour arriver à des conclusions qui seront bientôt publiées. Aussi, un projet d’aménagement du sentier du littoral d’Uashat permettra de mettre en valeur ce lieu magnifique. En

L’équipe d’AMIK, composée de Serge Langelier, Benoit St-Onge, Claire Pédrot, Alexandra Beaulieu, Mathieu Marsa, Annie Gallant, Léo St-Onge et Soazig Le Breton. partenariat avec ITUM, le Musée Shaputuan, l’Institut Tshakapesh et le Musée régional de la Côte Nord, des panneaux informatifs seront bientôt installés.

Des remerciements Pour avoir mené à la réussite de ce colloque, les responsables de

• Mars 2017

Nous soulignons 25 ans d’engagement auprès des entrepreneurs autochtones et des Premières Nations du Québec dans le démarrage, l’acquisition ou l’expansion de leurs entreprises. Pour un projet communautaire, >> Pour un projet privé, CONTRIBUTION NON REMBOURSABLE Programme de développement des entreprises autochtones (PDEA) d'Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC) FINANCEMENT ET ACCOMPAGNEMENT

jusqu’à

99 999$

jusqu’à

1 000 000$

CLIENTÈLE Abénakise Algonquine Atikamekw Crie (PDEA seulement) Olivier Gill-Sioui

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l’AMIK remercient avec insistance la MRC des Sept-Rivières, le Secrétariat aux affaires autochtones, le Conseil de bande d’ITUM, la Société d’aide au développement des communautés (SADC), Pêcheries Shipek, Uapan, Pêches et Océans Canada, UMEK et le Mouvement des Caisses Desjardins.

Jean-Conrad Dussault

1 800 241-0972

Laurent Odjick

|

Jean Vincent

Michelle Picard

socca.qc.ca

Martin Légaré

Mario Bédard

Huronne-wendat Malécite Micmaque Alliance Autochtone du Québec

Elyse Boisvert

2936, rue de la Faune, bureau 200, Wendake (Québec) G0A 4V0


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Joé Juneau

Marier études et sports

Qui est Joé Juneau? Retraité de la LNH depuis 2004, cet ancien joueur du Canadien de Montréal, peut aujourd’hui affirmer que ses preuves sont faites et que des changements peuvent aujourd’hui s’observer concrètement chez ceux qui participent ou qui ont participé à son programme qui a récemment été implanté à l’école primaire du Perce-Neige de Québec.

Encore le manque d’argent Récemment, le programme hockeyétudes implanté pour venir en aide aux jeunes Inuits a été amputé de près de la moitié de son financement. De 2, 2 M$, il est ainsi coupé de 900 000$ pour passer à 1,3 M$, ce qui obligera Juneau à abandonner le volet compétitif du programme afin que de ne se concentrer qu’au volet récréatif. Ces sommes permettaient aux meilleurs joueurs de 9 à 22 ans d’acheter des billets d’avion pour aller participer à des camps d’entraînement et à des compétitions de hockey qui se déroulaient à l’extérieur. «Toutefois, le programme n’est pas aboli et je ne baisserai pas les bras. Les jeunes du Nunavik pourront continuer à pratiquer le hockey dans leur communauté, mais il n’y aura plus d’équipes élites qui représenteront le Nunavik à l’extérieur de leur région», a-t-il conclu.

Un intéressant reportage

En présence du gouverneur David Lloyd Johnston, Joé Juneau a reçu la Médaille du Service méritoire pour son Programme de développement des jeunes du Nunavik axé sur le hockey. Le programme est maintenant offert dans 14 villages du Nunavik.

J’ai grandi dans le village de Kuujjuaq et je m’entraîne au hockey depuis l’âge de 7 ans. Aujourd’hui, à 16 ans, je suis capitaine de mon équipe et ce sport est devenu mon mode de vie. Quand je suis sur la glace, je ne pense à rien d’autre. Tout ce que j’ai en tête, ce sont mes coéquipières et le jeu que je dois développer. Déclaration de Siqua Munick, une jeune de Kuujjuaq dans L’avantage de la glace

Avec son programme «Nunavik Youth Hockey Development Program», Joé Juneau croit que le sport favorise fortement la réussite scolaire.

En bref Île d’Anticosti

Ekuanitshit insiste pour dire non Ekuanitshit- CP- Le chef du Conseil des Innus d’Ekuanitshit, Jean-Charles Piétacho, persiste et signe : «aucun forage ne sera effectué sur l’île d’Anticosti, territoire ancestral innu, même si le gouvernement du Québec a autorisé illégalement Pétrolia à y effectuer des forages». Le chef innu reproche d’ailleurs au gouvernement Couillard son incohérence dans ce dossier, rappelant que Québec a récemment donné son appui à la démarche de reconnaissance de l’île d’Anticosti à l’UNESCO et s’est engagé à protéger tout le territoire de l’île. En même temps, le premier ministre Philippe Couillard affirmait que cet engagement de protection ne changeait rien pour lui et que Pétrolia pouvait aller de l’avant avec ses projets de forages avec fracturation. «On ne peut pas dire une chose et son contraire. Le patrimoine naturel de cette île doit demeurer intact pour toutes les futures générations. C’est notre devoir, en tant que membres de la Nation Innue, de protéger cette île et ses ressources», a conclu le chef Pietacho.

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Sur le site ici.radio-canada.ca, il est possible de voir évoluer Joé Juneau dans L’avantage de la glace, un documentaire d’André-Pier Bérubé, Camille Simard et Bruno Giguère qui sera diffusé sur le canal ICI Radio-Canada, le samedi, 25 mars, de 15 heures à 16 heures.

Dans le cadre de l’événement «Journées de la persévérance scolaire», Joé Juneau a été choisi comme modèle incontournable

Mars 2017 •

Quand les responsables des Journées de la persévérance l’ont contacté, il n’a pas hésité. «Ça n’a pas été long de dire oui parce que le hockey a tellement été important pour moi. Ç’a été un élément motivateur. J’ai senti que le hockey pouvait m’être utile pour réussir à l’école. Et puis, ça a vraiment été le cas. L’an dernier, quand on m’a contacté pour m’impliquer dans cette campagne, j’ai dit oui tout de suite. Depuis 11 ans, je me sers du hockey auprès des jeunes. Je ne fais pas juste enseigner sur la patinoire à mieux patiner, lancer et manier la rondelle. Je me sers du hockey pour aider à développer de bons êtres humains et leur leadership positif», a confié Joé Juneau lors de la con-

Au fil de ses conférences, Joé Juneau dépeint les changements positifs qui sont observés chez les jeunes. À la lumière de ses témoignages, plusieurs exemples confirment l’effet positif du sport. «L’année dernière, dans une classe de première année, il y avait une cohorte difficile, un jeune en particulier. On est passé à la deuxième saison du programme et, effectivement, en début d’année, ce n’était pas facile. Du côté du hockey, on s’est dit qu’il fallait être patients et laisser le jeune entrer là-dedans. On a travaillé avec lui et on a adapté notre encadrement. Au lieu d’y aller de façon hebdomadaire, on y est allé de manière journalière pour que le jeune n’oublie pas l’approche. De fil en aiguille, il a modifié sa manière de négocier avec l’autorité et il a complètement changé», a raconté Joé Juneau.

www.enbeauce.com

D

epuis plus de dix ans, estimant que le sport doit inévitablement être implanté dans tous les milieux scolaires, Joé Juneau travaille avec les jeunes Inuits. Depuis 2006, avec un programme hockey-études bien établi au Nunavik, il a permis à plus de mille jeunes de poursuivre leurs études grâce au sport. Son programme véhicule des valeurs comme l’importance d’adopter une attitude positive, d’être responsable et de forger son identité propre. Avec patience, passion et détermination, il vit dans le Nord et s’engage auprès des jeunes afin de les mener vers la réussite et de veiller au développement de leur plein potentiel.

Un exemple concret

LNH

Montréal — Le célèbre hockeyeur, Joé Juneau, a été choisi à titre de porte-parole pour la 7e édition des Journées de la persévérance scolaire, un événement dans le cadre duquel plus d’un millier d’activités ont permis de célébrer le travail essentiel de tous celles et ceux qui épaulent les jeunes dans le développement de leur plein potentiel.

férence de presse du lancement de l’événement.

www.gg.ca

Par Chantale Potvin


INNUVELLE mars 2017.qxp_Layout 1 18-07-10 16:29 Page16

Jean-FrançOis OuellOn prend la destinée de COMMerCe internatiOnal Côte-nOrd en Mains L’année 2017 a commencé sous le signe du renouveau pour Commerce international Côte-Nord. En effet, l’équipe de l’organisme régional de promotion des exportations (ORPEX) de la Côte-Nord fait peau neuve avec l’embauche d’un nouveau directeur général et commissaire à l’international, M. Jean-François Ouellon. « C’est avec un très grand enthousiasme que j’entame l’année 2017. Non seulement j’ai la chance de m’installer dans une nouvelle région extraordinaire, mais je débute également un nouvel emploi stimulant qui devrait m’apporter son lot de défis et de nouvelles rencontres enrichissantes avec des entrepreneurs passionnés et passionnants. Je suis également très intéressé à connaître les populations innues et naskapis (région 09) ».

Commerce international Côte-Nord offre aux entreprises nord-côtières des services personnalisés et de proximité, à un coût accessible, afin de les accompagner dans l’implantation des meilleures pratiques d’affaires en commerce international et dans leur développement de nouveaux marchés.

M. Jean-François Ouellon Directeur général et Commissaire à l’international

« Ma philosophie consiste à proposer des stratégies créatives et innovatrices, adaptées à la réalité culturelle, économique, sociale et environnementale de la région. Cela passe évidemment par une analyse rigoureuse des besoins sur le terrain et un réel engagement des principaux intervenants, lesquels doivent selon moi travailler en synergie. Je n’hésite d’ailleurs pas à avoir recours à des outils interactifs et dynamiques, afin de générer une bonne adhésion des participants et maximiser les solutions créatives », mentionne M. Ouellon, qui a travaillé près de 8 ans en développement économique et en développement des affaires auprès des communautés cries d’Eeyou Istchee, dans le nord du Québec.

les services offerts par Commerce international Côte-nord inclus : Demande d’informations générales

Diagnostics à l’export

Aide à la recherche de financement

Ciblage de marché et études de marché

Repérage d’opportunités et validation

Plan d’affaires international

Procédures et logistique à l’exportation

Stratégie de commercialisation et de marketing à l’international

Développement d’un réseau de vente et de distribution

Activités de formation et de sensibilisation Accompagnement et coaching à l’exportation

Organisation d’accueil d’acheteurs étrangers

Organisations de missions commerciales

Rappelons que M. Éric Berthelot, en poste de 2000 à 2005 et de 2012 à 2016, a cédé sa place, mais demeure impliqué auprès de l’organisme à titre de conseiller senior. « J’ai très hâte de collaborer avec mes 70 confrères de Commerce international Québec, le réseau des 20 organismes régionaux de promotion des exportations (ORPEX), afin de contribuer activement au rayonnement de nos régions respectives, au bénéfice de l’ensemble des Québécois », conclut M. Ouellon. Tél. : 418.589.5028 / 1.866.589.5028 jean-francois.ouellon@cicotenord.ca

www.cicotenord.ca

Mars 2017 (Vol. 20 - No. 2)  
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