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Nouveau Centre d’amitié à Roberval

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BIÈRE•VIN•LOTERIE

Une équipe dynamique en place! VAL-D’OR: Étude percutante sur l’itinérance à Val-d’Or p-6 MATIMEKUSH: Le Projet Boussole, un échange Québec-Mexique SHERBROOKE: Débloquer les artères coronaires sans souffrance RBA Groupe financier vous offre des produits et services financiers adaptés à vos besoins

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La voix des Premières Nations 7 000 copies 18 communautés 8 nations 80% lectorat autochtone

Kawawachikamach

Schefferville Matimekush / Lac John

Pikogan

Uashat mak Mani-utenam

Opitciwan

Pessamit

Wemotaci

Ekuanitshit

Pakut-shipit Unamenshipit

Nutashkuan Malécite

Mashteuiatsh Essipit Wendake Manawan

Wôlinak Odanak

Peuples présents depuis des millénaires!!!

(N° ISSN Bibliothèque Nationale du Canada : Imprimé : Innuvelle ISSN 1480-638X Électronique : Innuvelle ISSN 1480-6398)

Équipe du journal Directrice générale : Suzanne Régis Rédactrice en chef : Suzanne Régis

Contactez notre nouvelle représentante dès maintenant!

Nous rejoindre Vous avez une nouvelle ? Contactez-nous : 418 962-3550 innuvelle@globetrotter.net

Sylvie Ambroise

Journaliste : Chantale Potvin Conseillère en publicité : Sylvie Ambroise

• Février 2017

Administration et comptabilité : Isabel Tremblay Collaborateur : Arthur Fontaine Correctrice : Michèle Bergeron Photographe (page couverture) : Chantale Potvin Infographie : Linda Renaud (MAP DESIGN) Imprimerie : Hebdo Litho Tirage : 7 000 copies Merci à nos partenaires : Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam, Institut Tshakapesh

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Vous avez une publicité ? Contactez-nous : 418 962-3535 vr.innuvelle@globetrotter.net Siège social d’Innuvelle 108-B, boul. des Montagnais Sept-Îles (Québec) G4R 5P9 Télécopieur : 418 962-3575

418 962-3535 Coupon d’abonnement pour le journal Innuvelle Nom : Adresse : Tél. :

No bande :

Particulier / Étudiant / Travailleur autonome : 75 $ / année (taxes en sus) Organisme / Commercial / Institutionnel / Cabinet : 85 $ / année (taxes en sus) Émettre le chèque au nom de : Innuvelle Les Autochtones voulant être exempts de taxes doivent fournir leur numéro de bande.

Adresse : 108-B rue Montagnais, Uashat (Québec) G4R 5P9


Centre d’amitié autochtone de Roberval

Un nouveau lieu déjà essentiel

Roberval — En décembre dernier, le Centre d’amitié autochtone de Roberval a ouvert ses portes. Accueillant principalement des Ilnuatsh de Mashteuiatsh et des Atikamekws d’Opitciwan, une équipe dynamique est au boulot pour satisfaire, intéresser et amuser ses gens.

Programme Partenariats urbains

Une belle gang… de femmes !

Le programme «Partenariats urbains» est financé par Affaires autochtones et du Nord Canada. De 2014 à 2016, le gouvernement du Canada a versé 90 millions de dollars au programme. De cette somme, 60 millions ont été gérés par les associations provinciales et territoriales de l’Association nationale des centres d’amitié et 30 millions l’ont été par Affaires autochtones et du Nord Canada. Le programme a pour mission de financer des projets qui visent à établir des partenariats entre les organismes et le gouvernement et il encourage la participation des Autochtones à l’économie.

Hormis Mélanie Boivin, les autres employées sont: d’abord la réceptionniste Tina Wezineau qui a une facilité déconcertante pour s’exprimer en atikamekw afin de bien répondre à la clientèle. Caroline Lambert, bachelière en psychologie, est chargée de projet en mobilisa-

Le président du C.A. a un beau défi Lors de la visite, le président du conseil d’administration, Martin Wezineau, était fier d’avoir obtenu ce poste. «Pour l’instant tout va très bien, mais je garde mon défi en tête, soit celui de toujours veiller à établir de bons liens entre les peuples. Je

ors de la visite d’INNUVELLE, la directrice générale, Mélanie Boivin, était ravie de faire voir les installations fraîchement rénovées. «Nous avons investi environ 50 000$ pour retaper les lieux, mais je tiens à remercier le propriétaire, Gaston Blackburn, qui en a financé la moitié. En plus d’avoir peint et insonorisé le local, nous avons rendu l’endroit conforme, changé les planchers et les portes», a expliqué Mélanie Boivin.

L

vis en dehors de ma communauté, Opitciwan, depuis le début de ma vie et c’est important, voire essentiel, que de tels organismes existent dans diverses villes du Québec», a témoigné M. Wezineau.

Les usagers sont ravis INNUVELLE a également pu interroger des gens qui étaient présents et qui profitaient de l’un ou l’autre des services offerts. C’est Thérèse DenisDammée, une Atikamekw d’Opitciwan, qui a bien voulu confier son ressenti. «J’ai visité d’autres centres au Québec et je trouve que celui de Roberval est très bien aménagé. Je vis ici depuis plusieurs années et c’est un bel endroit pour moi. Je viens m’y ressourcer et j’y suis toujours bien accueillie. Ici, je peux pratiquer des activités, comme l’artisanat, qui me font revivre le quotidien de mes ancêtres et replonger dans mes racines», a confié Mme Denis-Dammée qui était occupée à fabriquer des boucles d’oreilles durant l’entrevue.

Chantale Potvin

Par Chantale Potvin

tion et a pour mission d’établir le lien entre le centre de Roberval et le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec; elle doit aussi développer des programmes avec des partenaires. Mélanie Tremblay s’occupe du programme «Partenariats urbains» ayant pour mandat de créer des liens avec les organismes du milieu. Josée Lajoie, intervenante à la petite enfance dont la tâche consiste à accueillir les enfants de 3 à 5 ans -et leurs parents- élabore des activités liées à leur âge. Jaymie Wezineau est responsable de l’entretien et Floria-Daphnée Awashish est trésorière pour le C.A.

Thérèse Denis-Dammée adore passer du temps au Centre d’amitié pour créer des bijoux perlés et mettre son talent à profit.

Une mission unique Le Regroupement des Centres d’amitié autochtones du Québec compte neuf Centres qui sont situés à Chibougamau, Joliette, La Tuque, Montréal, Senneterre, Sept-Îles, Trois-Rivières et Val-d’Or. Les deux derniers Centres d’amitié à avoir ouvert leur porte sont ceux de Roberval et de Maniwaki, lequel a procédé à son inauguration officielle en novembre dernier. Partout dans la province, la mission des Centres d’amitié est d’améliorer la qualité de vie des Autochtones en milieu urbain, promouvoir la culture et bâtir des ponts entre les peuples.

En bref Un triste retour sur l’Holocauste

Une exposition commémorative Février 2017 •

De 1933 à 1945, ils ont été persécutés et six millions ont été assassinés pendant l’Holocauste. «Et en 1948, je suis arrivé au Canada - L’Holocauste en six dates» est une exposition qui vise à sensibiliser le public au génocide juif. Elle donne des exemples de résistance, identifie les étapes qui vont de l’antisémitisme au meurtre de masse. Elle permet aussi de comprendre l’impact de l’Holocauste dans le monde et notamment au Canada. Le public sera en mesure de réfléchir Malheureux rappel sur les dangers du racisme, de l’antisémitisme et sur Il faut rappeler que plus de neuf millions de Juifs les discriminations d’hier et d’aujourd’hui. vivaient en Europe avant la Seconde Guerre mondiale. Sept-Îles — CP- Jusqu’au 14 mai 2017, le Musée régional de la Côte-Nord accueillera l’exposition itinérante produite par le Centre commémoratif de l’Holocauste à Montréal (CCHM) et financé par le gouvernement du Canada qui s’intitule «Et en 1948, je suis arrivé au Canada - L’Holocauste en six dates».

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Commission d’enquête au Québec

Des promesses de changement Québec — Après plusieurs refus, le gouvernement du Québec a finalement commandé une commission d’enquête publique sur les relations entre les policiers et les Autochtones. Étendue à la grandeur de la province, cette enquête, baptisée «Écoute, réconciliation et progrès», touchera également des services publics tels la justice, la santé, les services sociaux, les services correctionnels et la protection de la jeunesse.

Émission Enquête Évidemment, cette décision gouvernementale fait suite aux témoignageschocs de femmes autochtones de Val-d’Or qui ont courageusement dénoncé des violences qui auraient été commises envers elles par des policiers. «La commission d’enquête devra faire la lumière sur toute forme de violence et de pratiques discriminatoires, de traitement différent dans la prestation de services publics aux Autochtones et elle devra aussi formuler des recommandations», a déclaré la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, lors de la conférence de presse.

Un juge apprécié

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• Février 2017

Le premier ministre Couillard a mandaté le juge à la retraite, Jacques Viens, pour présider la Commission

qui se déroulera principalement à Val-d’Or. Ce dernier a œuvré à la Cour supérieure d’Amos pendant plus de 25 ans et il a vu de nombreux dossiers autochtones. D’ailleurs, cette nomination fait suite à des consultations menées auprès d’Autochtones qui ont connu le juge Viens.

Une enquête, pas un procès Lors de la conférence de presse, Philippe Couillard s’est empressé de clarifier la mission de cette commission d’enquête. «Il n’est pas question de refaire l’enquête policière et judiciaire qui a impliqué des membres policiers au cours des dernières semaines», a-t-il précisé. «Et le mandat n’est pas de trouver des coupables», a, pour sa part, ajouté la ministre Vallée.

Déroulement Pour les besoins de l’enquête, des audiences publiques pourraient s'étendre à d’autres régions de la province en plus de celle de Vald’Or. Afin de respecter la confidentialité, de protéger l’identité des témoins et les renseignements personnels, les nombreux témoignages seront entendus à huis clos. La commission se limitera dans le temps et portera sur les 15 dernières années. Le rapport final, qui sera rédigé par le juge Jacques Viens, devra être déposé au plus tard le 30 novembre 2018.

Ghislain Picard, un chef reconnaissant Ravi de la décision du gouvernement et s’avouant ouvert pour discuter avec la Sûreté du Québec, Ghislain Picard a tenu à exprimer sa reconnaissance. «Je remercie les chefs autochtones, les dizaines de groupes, les maires, notamment celui de Val-d’Or, Pierre Corbeil et les milliers de signataires d’une pétition qui ont exprimé leur soutien en faveur d’une commission d’enquête. Je remercie également la députée de Québec solidaire, Manon Massé, et les partis d’opposition».

Huffington Post Québec

Par Chantale Potvin

Ghislain Picard, accompagné du premier ministre Couillard, était présent lors de la conférence de presse qui lançait officiellement la commission d’enquête au Québec.

En bref Des organismes s’unissent

Protection de la rivière Moisie Nord. Cette rivière est exceptionnelle à plusieurs égards. Le territoire retenu pour la réserve projetée est caractéristique des conditions écologiques des régions naturelles de la cuvette du réservoir de Manicouagan et du plateau de la Sainte-Marguerite. En raison du courant fort et des nombreuses chutes et rapides additionnés à l’accessibilité sur une très longue distance vers l’amont, la rivière Moisie est considérée comme la plus importante rivière à saumon au Québec. On y recense d’ailleurs de nombreuses fosses à saumon. Le La Moisie représente non seulement un patrimoine nombre d’individus remontant la rivière et ses tribuculturel pour les Innus, mais elle est aussi un des sym- taires est actuellement estimé à environ 6 000, bien que boles phares pour l’ensemble de la région de la Côte- ce nombre s’est déjà élevé à plus de 20 000. Uashat mak Mani-utenam — CP- L’Organisme de bassin versant de Duplessis (OBDV), le Conseil régional de l’environnement de la Côte-Nord (CRECN), la Corporation de protection de l’environnement de Sept-Îles (CPESI) et le Comité ZIP Côte-Nord du Golfe se rallient à ITUM et à l’Association de la protection de la rivière Moisie (APRM) afin de protéger la rivière Moisie en confirmant le statut permanent à la réserve aquatique projetée.


Originaire de la communauté innue de Uashat mak Mani-utenam, KATERI C. JOURDAIN est bachelière en communication sociale à l’UQTR. Elle a commencé sa carrière en tant qu’agente de communication au Conseil de bande de sa communauté où elle a œuvré à la création du secteur des affaires publiques et communications de l’organisation avant d’en prendre la direction en 2009. En 2011, elle s’est jointe à l’équipe de développement du projet Mine Arnaud, dans la région de Sept-Îles, à titre de directrice des relations avec le milieu et des communications et a occupé ces fonctions jusqu’à tout récemment. Depuis le 9 janvier dernier, Kateri C. Jourdain relève un nouveau défi à la directrion générale de l’immobilière Montagnaise S.E.C. Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam profite de l’occasion pour lui souhaiter un bon succès dans ses nouvelles fonctions!

ENQUÊTE SUR LES CAUSES DES CIRCONSTANCES DE CINQ SUICIDES EN 2015 DANS LA COMMUNAUTÉ UASHAT MAK MANI-UTENAM :

LE CONSEIL INNU VEUT UNE MISE EN ŒUVRE RAPIDE DES RECOMMANDATIONS DU CORONER Le Conseil de Uashat mak Mani-utenam et le chef Mike McKenzie s'engagent à prendre les mesures appropriées afin de mettre en œuvre rapidement les recommandations émises par le coroner Me Bernard Lefrançois dans son rapport portant sur les causes et les circonstances de cinq suicides survenus au cours de l'année 2015.

« Nous devons être en mesure de mieux réagir aux crises suicidaires, mais le vrai défi est de prévenir l'apparition de ces crises. La promotion de la vie et la mise en œuvre de stratégies renforçant les facteurs de protection, voilà le vrai défi pour amoindrir le mal de vivre dans nos communautés », a-t-il précisé.

Dans son rapport rendu public le 14 janvier lors d'une rencontre tenue au musée Shaputuan, à Uashat, le coroner Me Bernard Lefrançois a conclu que la vague de suicides au sein de la communauté en 2015 était évitable et a été causée par un mal-être individuel des victimes de même que par le « système d'apartheid, dont les victimes sont les Autochtones au Canada depuis 150 ans ». Il émet quarante et une recommandations à une douzaine d'organismes, dont les gouvernements fédéral et provincial, ainsi qu'au Conseil de la Première Nation (ITUM).

« Il est clair que nous devons chacun prendre nos responsabilités et nous assurer que la situation change de manière fondamentale. Pour ce faire, nous devons travailler tous ensemble pour donner plus d'espoir à nos jeunes et éviter d'autres pertes de vies inutiles. J'en appelle particulièrement au premier ministre canadien, Justin Trudeau, pour que le gouvernement fédéral assume ses responsabilités et pose rapidement des gestes concrets en cette matière », insiste le chef Mike Mckenzie.

Le chef rappelle aussi que la problématique du suicide est complexe et multifactorielle. Les solutions qui seront réfléchies à la table devront être nécessairement multiples et viser toutes les sphères de la communauté, en passant par le renforcement identitaire, l'obtention des bons leviers pour soutenir l'éducation de nos jeunes, un meilleur soutien aux familles vivant des difficultés ainsi qu'un accès aux ressources pour assurer un développement social et économique équitable de notre population.

ITUM souligne le courage des familles et proches des victimes de même que les membres de la communauté ayant participé à l'enquête publique. « C'est en mémoire des cinq victimes que nous collaborerons tous à la mise en œuvre des solutions au sein de notre communauté. Nous avons été durement touchés, mais nous savons faire preuve de résilience, de courage et de solidarité », a exprimé la vice-chef Virginie Michel.

SOURCE Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam (ITUM) Renseignements : Jean-Claude Therrien Pinette, Directeur, Bureau de la protection des droits et du territoire, ITUM Cell. : 418 409-5681, jean-claude.pinette@itum.qc.ca

Février 2017 •

ITUM prend aussi acte de la réaction gouvernementale au rapport et endosse la proposition de la ministre de la Santé publique, Lucie Charlebois, de créer une table de discussion provinciale-fédérale en partenariat avec la communauté afin de mettre en place les quarante et une recommandations du rapport d'enquête publique. « Nous endossons la proposition, mais le mécanisme doit être efficace et ne pas tomber dans d'interminables discussions. Il en va de vies humaines », a déclaré le Chef Mckenzie.

Service des communications I.T.U.M. - Raoul Vollant

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Étude percutante sur l’itinérance à Val-d’Or

Des chercheures confirment Par Chantale Potvin

Val-d’Or — Dans la foulée de l’émission Enquête dans laquelle des femmes autochtones dénonçaient des abus, deux chercheures, soit les professeures Céline Bellot de l’École de travail social de l’Université de Montréal et Marie-Eve Sylvestre de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, ont rédigé un rapport concernant la judiciarisation de l’itinérance à Val d’Or. ans leur étude d’une soixantaine de pages, une conclusion percutante mène au fait que «la pénurie de réponses sociales à l’itinérance contribue à faire des policiers de la Sureté du Québec, les premiers, voire les seuls répondants, pour gérer les tensions et les problèmes liés à la présence de personnes en situation d’itinérance au centre-ville de Vald’Or».

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Les constats liés à l’itinérance Lors de la conférence de presse qui avait pour but d’expliquer la recherche, Marie-Eve Sylvestre a déclaré que «l’itinérance n’est pas une urgence pénale mais une urgence sociale». Pour appuyer sa constatation, des données policières et judiciaires ont été analysées. Ainsi, il a été confirmé que 3087 constats d’infraction ont été émis en vertu du Règlement municipal concernant les nuisances, la paix et le bon ordre dans les endroits publics. Ces chiffres ont été recueillis entre le 1er janvier 2012 et le 31 mars 2015. À la suite de l’analyse de cette impressionnante statistique, les chercheures ont stipulé que la majorité de ces constats d’infraction sont émis dans le centre-ville pour des motifs d’ivresse publique, de consommation d’alcool dans les espaces publics ainsi que pour des insultes, des injures et des menaces. «Il est important d’ajouter que ces constats sont en augmentation continuelle,

passant de 828 en 2012 à 1168 en 2014 et qu’ils touchent principalement des personnes entre 25 et 44 ans», a renchéri Mme Sylvestre.

Quant aux Autochtones Pour aller plus loin dans leur étude, les deux chercheures, avec les données de la Cour municipale de Val d’Or, ont conclu que 76,2% des constats émis sont associés à des personnes autochtones en situation d’itinérance et que 94% des personnes qui ont reçu plus de 10 constats d’infraction sont des personnes autochtones. «Le défaut de paiement de ces constats risque de mener plusieurs d’entre elles à l’emprisonnement. De nombreuses études ont pourtant démontré à quel point les pratiques de judiciarisation des personnes en situation d’itinérance sont coûteuses, contre-productives, inefficaces et attentatoires aux droits fondamentaux», a commenté Céline Bellot, qui est aussi directrice de l’Observatoire des profilages racial, social et politique.

Des solutions, non des sanctions Dans leur recherche, les deux professeures ont déploré le nombre de constats d’infraction émis, le qualifiant de disproportionné, quand il s’agit de rédiger des constats concernant des personnes autochtones en situation d’itinérance. Certains Autochtones ont même reçu plusieurs constats dans la même journée.

Recommandations Dans leur rapport, dix recommandations sont rédigées par les chercheures qui prônent un protocole d’intervention entre les acteurs concernés y compris les communautés autochtones afin de prioriser l’intervention et l’accompagnement social, notamment par des travailleurs de rue, le soir, la nuit et les fins de semaine. De plus, elles proposent l’adoption d’un moratoire sur les mandats d’emprisonnement pour non-paiement d’amendes et sur les

nouveaux constats ainsi que la radiation des constats déjà émis. Elles interpellent finalement la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) pour chapeauter un dialogue qui aura pour mission de mettre fin au profilage et à la discrimination systémique.

L’analyse de l’itinérance a permis de montrer l’augmentation d’un phénomène dans le centre-ville de Val d’Or, augmentation qui préoccupe de nombreux acteurs. Cette augmentation est le plus souvent associée à une augmentation de la population itinérante autochtone à Val d’Or, population fortement visible dans le centre-ville en raison de ses déplacements le plus souvent en groupe. De plus, la question de l’abus d’alcool et de drogues est souvent associée à cette population. Extrait des conclusions du rapport

La clientèle Kapatakan Gilles Jourdain est un centre résidentiel communautaire (CRC) qui offre un service d’hébergement. Nous accueillons exclusivement des adultes autochtones (hommes et femmes), purgeant une (ou des) sentence(s) dans une institution provinciale ou fédérale, qui ont des permissions de sortir à des fins de réinsertion sociale, des permissions de sortir préparatoire à la libération conditionnelle et ceux en libération conditionnelle. Nous accueillons également ceux qui ont reçu une mesure sentencielle leur permettant d’évoluer en milieu ouvert. En fait, nous pouvons accueillir les clients sous le coup d’une ordonnance de probation avec suivi, d’une ordonnance de probation avec travaux communautaires et d’une ordonnance de sursis. Par contre, ils doivent avoir le désir et la volonté de compléter le programme de réhabilitation de 12 semaines que nous offrons. Le processus d’admission est enclenché sur la demande volontaire du contrevenant et avec l’autorisation de son intervenant correctionnel.

La langue d’usage Tous les documents du programme étant en français, les ateliers se donnent en innu et français. Par conséquent, les clients devront être en mesure de comprendre, lire et parler le français aisément. Notre centre offre 20 lits, 18 en provenance de la clientèle provinciale et 2 de la clientèle fédérale. Une chambre adaptée de 2 places peut même accueillir les personnes à mobilité réduite et/ou les femmes.

L’approche

• Février 2017

Nous préconisons une approche basée sur la culture autochtone. En fait, nous offrons un programme de guérison abordant diverses thématiques visant à outiller nos résidents dans leur démarche de réinsertion sociale et ce, par une prise de conscience quant à leur parcours criminel. De plus, nous les guidons pour trouver des pistes de solutions afin de ne plus retourner dans leurs anciens comportements ainsi que dans le système judiciaire.

POUR NOUS JOINDRE CRC Kapatakan Gilles Jourdain 60, rue Innut Mani-utenam (Québec) G4R 4K2

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Téléphone : 418 927-2984 Télécopieur : 418 927-3523 Courriel : kapatakan@globetrotter.net Site web : www.kapatakan.ca


Vague de suicides à Uashat mak Mani-utenam

Une communauté prête à changer les choses Par Chantale Potvin

Uashat mak Mani-utenam — Après le dépôt d’un rapport de 50 pages sur les causes et les circonstances de cinq suicides survenus en 2015 et à la suite des recommandations du coroner, Me Bernard Lefrançois, le Conseil d’Uashat mak Mani-utenam et le chef Mike McKenzie mettront tout en œuvre pour que les choses changent. ors d’une sortie publique, les membres du Conseil se sont officiellement engagés à prendre les mesures nécessaires pour atteindre l’objectif «suicide zéro» et pour appliquer les recommandations précises et réalistes du coroner Lefrançois. Il suggère notamment la création d’une ressource spécialisée disponible 7 jours sur 7 dans les communautés. Ces ressources auraient pour mission de gérer les crises suicidaires et d’aider les per-

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sonnes en difficulté qui pourraient séjourner temporairement en établissement. Aussi, il recommande au Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) de la CôteNord de revoir ses pratiques quant à l’hospitalisation et au traitement de personnes suicidaires. Selon lui, il serait important qu’un interprète soit embauché pour bien comprendre et traduire les difficultés des patients.

Des mots durs, mais vrais! Le coroner Lefrançois a conclu que «la vague de suicides au sein de la communauté était évitable et a été causée par un mal-être individuel des victimes de même que par le système d’apartheid, dont les victimes sont les Autochtones au Canada depuis 150 ans». Après cette déclaration teintée de mots lourds de sens, le coroner a déposé quarante et une recommandations auprès d’une douzaine d’organismes, dont

les gouvernements fédéral et provincial, ainsi qu’à Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam (ITUM). Lors de la sortie percutante du coroner, le conseil ITUM a réagi au rapport et a accepté la proposition de la ministre de la Santé publique, Lucie Charlebois, qui a offert de créer une table de discussion provinciale/fédérale en partenariat avec la communauté. «Afin de mettre en place les quarante et une recommandations du rapport d’enquête publique, nous endossons cette proposition de la ministre, mais le mécanisme doit être efficace et ne doit pas tomber dans d’interminables discussions qui ne mènent à rien. Il en va de vies humaines», a tranché le chef McKenzie.

Le suicide : pas si facile à comprendre Quand les discussions débuteront, le chef McKenzie rappellera que le malheureux phénomène du suicide

n’est pas simple et qu’il implique plusieurs facteurs. «Les solutions qui seront réfléchies à la table devront nécessairement être multiples et viser toutes les sphères de la communauté, en passant par le renforcement identitaire, l’obtention des bons leviers pour soutenir l’éducation des jeunes, un meilleur soutien aux familles vivant des difficultés ainsi qu’un accès aux ressources pour assurer un développement social et économique équitable de notre population», a déclaré M. McKenzie.

Un cri aux politiciens Les politiciens autochtones en sont conscients, rien ne se fera tout seul. Il faudra travailler fort et voir à optimiser tous les services et les ressources afin d’éviter la survenue de tels événements. «Il est clair que nous devons prendre nos responsabilités et nous assurer que la situation change de manière fondamentale. Pour ce faire, nous devons

travailler ensemble pour donner plus d’espoir à nos jeunes et éviter d’autres pertes de vies inutiles. J’en appelle particulièrement au premier ministre canadien, Justin Trudeau, pour que le gouvernement fédéral assume ses responsabilités et pose rapidement des gestes concrets», a conclu le chef Mike McKenzie.

Rappel de chiffres effarants Pour justifier l’urgence d’agir, voici quelques chiffres répertoriés par INNUVELLE. Ainsi, en 2010, il a été conclu que toutes les familles élargies d’Uashat mak Mani-utenam avaient déjà été endeuillées par la mort volontaire d’un proche. Dans la communauté, 43 suicides sont rapportés depuis 1994. Chez les Autochtones du Québec, 47% des gens qui sont passés à l’acte fatal avaient des problèmes de consommation et la plus jeune victime n’avait que 11 ans.

Litige avec Hydro-Québec

Pessamit tiendra bon Par Chantale Potvin

Pessamit — Au moment d’écrire ces lignes, à part une petite lettre d’Hydro-Québec qui a vraisemblablement pour but d’étirer le temps, il n’y a eu aucun développement après que les Innus de Pessamit aient fait parvenir deux mises en demeure à Hydro-Québec quant au dossier du Réservoir Manicouagan et de la rivière Betsiamites.

Contenu des lettres

Détails relatifs au réservoir Manicouagan Selon le Conseil de Pessamit, pour la cause du réservoir Manicouagan, les faits sont que depuis 2016, HydroQuébec a amorcé un processus de rehaussement du niveau d’eau qui n’a jamais été atteint depuis au moins 40 ans. «Hydro-Québec a agi sans avoir consulté le Conseil des Innus de Pessamit sur le Nitassinan, territoire où est situé le réservoir. En agissant de la sorte, Hydro-Québec, à titre de mandataire de l’État, a manqué à l’obligation constitutionnelle de consultation relativement aux droits des nations autochtones», a déclaré le chef de Pessamit, René Simon.

Aucune mesure environnementale

Dans ses demandes, le Conseil des Innus de Pessamit somme HydroQuébec de mettre fin sans délai aux fluctuations de débit qui affectent la rivière Betsiamites afin de rétablir le flot naturel. «La gestion hydrau-

lique de cette rivière qui, avant son utilisation à des fins énergétiques était considérée comme l’une des rivières à saumons les plus productives au Québec, a des effets irréparables sur le poisson et son habitat. Dans le cas du saumon atlantique, elle contribue directement à l’arrachement des œufs des frayères, au lessivage des alevins hors des sites d’alevinage et au colmatage des frayères par l’argile des berges mises à nue», a déploré René Simon. «On est rendu à un stade où HydroQuébec doit reconnaître qu’elle enfreint les lois provinciales et fédérales», a conclu le chef Simon qui, appuyé du chef de l’APNQL, Ghis-

lain Picard, a interpellé des Américains pour avoir leur appui afin de faire cesser la destruction de la rivière Betsiamites.

Une équipe persévérante Les gens qui travaillent sur ce dossier sont d’abord René Simon, qui est le principal intervenant. Il est associé à Louis Archambault, consultant, Marc Chaloult, agent de communication, Jack Picard, conseiller spécial aux négociations, aux ressources et au territoire et à tous les membres élus du Conseil des Innus de Pessamit.

Alors qu’entre 1940 et 1950, on enregistrait des captures de l’ordre de 1000 saumons par année, ce nombre a chuté de plus de la moitié dès la mise en place des barrages au début des années 60. Les dernières statistiques colligées par Pessamit indiquent des captures de 32 et 84 saumons pour les années 2014 et 2015. Selon la courbe des tendances établie de 1948 à 2015, la population de saumon pourrait potentiellement disparaître dans un avenir immédiat. Conseil de Pessamit

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Sur les points liés à l’environnement, le Conseil des Innus de Pes-

samit affirme qu’Hydro-Québec «ne prend aucune mesure environnementale particulière pour gérer les impacts environnementaux du rehaussement». Dans un communiqué émis en décembre, en plus de déplorer l’ennoiement d’une cinquantaine de chalets qui surviendra incessamment, le Conseil s’est basé sur des recherches scientifiques pour déclarer que l’inondation d’un milieu forestier provoque la libération d’importantes quantités de méthyl-mercure dans l’eau. «Cette substance est réputée se concentrer à chaque échelon de la chaîne alimentaire au sommet de laquelle se trouvent non seulement les Pessamiu Ilnut, mais également les populations des autres collectivités de la Côte-Nord, de nombreux mammifères et toute une variété d’oiseaux», a stipulé le communiqué de presse.

Février 2017 •

Pour résumer les deux lettres envoyées le 16 novembre au PDG d’Hydro-Québec, Éric Martel, et au président d’Hydro-Québec Production, Richard Cacchione, mentionnons que la première a pour objet d’interrompre immédiatement le rehaussement du réservoir Manicouagan. Quant à la deuxième mise en demeure, elle demande de cesser l’actuelle gestion hydraulique causant l’arrachement et l’entraînement des berges de la rivière Betsiamites. Le Conseil de Pessamit

stipule que dans les deux cas, les actions d’Hydro-Québec sont illégales et qu’elles portent atteinte aux droits ancestraux des Pessamiu Ilnut.


PROJET DE PARC É ÉOLIEN

200 Mégawatts Équivalent de

41 000 foyers alimentéss 300 à 400

emplois lors de la construction

• Février 2017

AU

GRAND PROJET IINNU EN ÉNERGIE RENOUV VELABLE, RASSEMBLEUR ET STRUCTURANT

CONSUL LT TEZ DÈS MAIN NTENANT

Projet éolien situé surr le Nitassinan (territoire traditionnell) de la Première Nation de Uashat mak k Mani-utenam,, le projet sera principalement localisé sur les terres publiques de la Ville de Port-Cartier, à environ 40 km de la Ville de Port-Cartier et à 7 km de Rivière-Pentecôte.

Vous y trouverez une foule d de renseignements, en innu-aim mun et en français, ç , sur l’évolution du premier projet éolien sur la Côte-Nord.

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WWW W..APUIA AT A T.COM

Pour plus d’information : info@apuiat.com ou 1 1-844363-6493

8•

Service des communications I.T.U.M. - Raoul Vollant

APU UIA AT T SIGN NIFIE :

L’ARB BRE DANS LEQUEL L’A AV VIR RON EST FORMÉ. Le log l go est une création de l’artiste innu E Ernest Dominique.


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INS DA CRI ELL L 265 Boul. des Montagnais, C.P. 8000 ’ AN NS PT ES Uashat, Québec, G4R 4L9 SO NÉ LE ION NT TTéléphone : 418 962-0327 E LES SC S ÉC DES Sans frais: 1-800-563-0327 DA OL OL Fax: 418 968-0937 ÉL PÉ TES PO A E I RIO UR RE S D ÈVE L AP DE ’IT S 20 1 er ÉR 1 D UM I 7 OD ’IN AU LES INSCRIPTIONS DES ÉLÈVES PERMETTENT DE DÉTERMINER E 2 S D’IN 01 28 CR • Le nombre de groupe à former pour la prochaine année scolaire 8 SC FÉ IP R QU

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T VR IER ION: 201 7

Le budget nécessaire pour organiser les services dans les écoles d’ITUM Le budget nécessaire pour les élèves fréquentant des écoles provinciales Le nombre d’enseignants nécessaire dans les écoles d’ITUM Les besoins en recrutement du personnel qualifié et compétent

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QUELS SONT LES ENDROITS DES INSCRIPTIONS ?

QUE FAIRE POUR INSCRIRE VOTRE ENFANT ?

École Tshishteshinu: 130 rue Montagnais, Mani-utenam, 418-927-2956

• Si votre enfant fréquente déjà une école d’ITUM , vous recevrez,

École Johnny Pilot : 100 rue Pashin, Uashat, 418-962-5777

École Manikanetish: 1 rue Ukuiass, Uashat, 418-968-1550 Bureaux administratifs d’ITUM : 265, boul. des Montagnais, 418-962-0327, poste 5281

par l’intermédiaire de votre enfant, le formulaire de réinscripon pour l’année suivante. Si votre enfant fréquentera pour la première fois une école d’ITUM, vous devez vous rendre directement à l’école à laquelle vous voulez l’inscrire. Si votre enfant fréquentera une école provinciale, vous devez vous présenter aux bureaux administrafs d’ITUM au secteur de l’Éducaon pour compléter votre demande.

QUELS SONT LES DOCUMENTS OBLIGATOIRES ? Pour procéder à une inscripon dans une école d’ITUM , le parent doit se présenter à l’école et fournir l’original des documents exigés : Nouvelle inscription: Cerficat de naissance | Copie de la carte d’assurance maladie | Copie du dernier bullen | Formulaire d’inscripon d’ITUM Renouvellement d’une inscription: Formulaire d’inscripon d’ITUM Pour procéder à une inscripon dans une école provinciale, le parent doit se présenter aux bureaux administrafs d’ITUM, au secteur de l’Éducaon et fournir l’original des documents exigés : Nouvelle inscription: Cerficat de naissance | Formulaire d’inscripon d’ITUM | Preuve d’admission de l’établissement scolaire provincial Renouvellement d’une inscription: Formulaire d’inscripon d’ITUM | Preuve d’admission de l’établissement scolaire provincial. SERVICES EN PLACE DANS LES ÉCOLES D’ ITUM

Février 2017 •

Formaon générale de la pré-maternelle 4 ans à secondaire 5 donnée par des équipes dynamiques d’enseignants qualifiés Services en adaptaon scolaire adaptée aux réalités des jeunes et selon leurs besoins Services de garde dans les écoles primaires (services de repas chauds) Service de cafétéria à l’école Manikanesh Cours à opons pour les étudiants de 4e année à secondaire 5 (hockey sur glace, volley-ball, arsanat) Intégraon de la culture dans le programme scolaire au primaire et au secondaire Périodes de rarapage et d’aide aux devoirs pour les élèves

Service des communications I.T.U.M. - Raoul Vollant

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SIGNATURE D’UNE ENTENTE TRIPARTITE

PERSÉVÉRANCE SCOLAIRE

Les conseils des communautés membres ont appuyé la signature d’une entente tripartite entre le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, le ministère des Affaires autochtones et du Nord Canada et l’Institut Tshakapesh. Cette entente donnera accès au Programme de partenariats en éducation Il s’agit d’un Julie Basile, présidente du Conseil programme réservé aux d'administration de l'Institut Tshakapesh organisations régionales. En plus de permettre d’établir diverses ententes avec les commissions scolaires du territoire, ce programme permettra aux enseignants des écoles innues ayant adhéré à l’entente de bénéficier de l’ensemble des formations offertes par le MEES. Il comprend également la mise sur pied de rencontres entre les trois partenaires au cours desquelles les intérêts des communautés en matière d’éducation seront priorisés. Une première réunion du comité de coordination, présidé par l’Institut Tshakapesh, a d’ailleurs été animée le 16 janvier dernier.

Les Journées de la persévérance scolaire seront célébrées à travers le Québec, du 13 au 17 février 2017. L'Institut Tshakapesh en profite pour rappeler que la persévérance scolaire, c'est l'affaire de tous!

TRANSFORMATION DE L’ÉDUCATION DES PREMIÈRES NATIONS Le gouvernement du Canada est résolu à établir avec les Premières Nations un nouveau partenariat axé sur l'enseignement primaire et secondaire. Les enfants et les jeunes des Premières Nations méritent une éducation adaptée sur le plan culturel et de grande qualité, qui réponde à leurs besoins et respecte le principe du contrôle par les Premières Nations de leurs systèmes d'éducation. Les communautés innues de la région seront invitées à participer à des discussions afin de proposer les choix qui s’imposent qui influenceront l’avenir de leurs enfants.

Du 13 au 17 février 2017

Il s'agit aussi de l'occasion de discuter dans les communautés innues de l'importance de la persévérance scolaire, des risques du décrochage scolaire ainsi que des avantages liés à l'obtention d'un diplôme. Chaque jeune a besoin du soutien de sa famille et de sa communauté. En tout temps, encourageons tous les efforts qui mènent à la réussite! Soyons tous PRÉSENTS, pour l’avenir de nos enfants! TATAU kassinu etashiaku tshetshi minupaniht tshitauassiminuat aishkat!

SEMAINE DES ENSEIGNANTES ET DES ENSEIGNANTS Du 5 au 11 février 2017 L’Institut Tshakapesh profite de cette occasion pour remercier tout le personnel enseignant des écoles innues et tient à souligner leur engagement dans les communautés. Les enseignantes et enseignants transmettent aux jeunes les connaissances indispensables à l’accroissement de leur potentiel ainsi qu’au développement des compétences essentielles. Leur contribution est inestimable pour l’avenir de nos enfants!

OFFRES D'EMPLOI 1 poste - COORDONNATEUR DES COMMUNICATIONS 1 poste - COORDONNATEUR DU PROGRAMME DE PARTENARIATS EN ÉDUCATION

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Pour en apprendre davantage : aadnc-aandc.gc.ca/fra/sujets/Éducation L’Institut Tshakapesh collabore à la tenue de rencontres et à la diffusion d’un sondage. Toute l’information sera bientôt disponible sur le site Web : tshakapesh.ca

Détails : tshakapesh.ca / Emploi


Le Projet Boussole

Par Chantale Potvin

Matimekush-Lac John — Le Projet Boussole, un échange QuébecMexique, donne lieu à des anecdotes extraordinaires entre les deux peuples. nitié par l’organisme d’innovation sociale montréalais EXEKO, le but du Projet, basé sur l’identité culturelle, est de favoriser la médiation artistique par le théâtre et l’audiovisuel; il met en lien deux cultures autochtones. Ces deux clans sont les Innus de Matimekush-Lac John et les Nahuatl de Santa Ana Tlacotenco, communauté située près de Mexico.

I

Un défi commun : la survie des langues autochtones À plus de 4000 km de MatimekushLac John, les artistes de AVIDO, organisme semblable à EXEKO

au Mexique, ont appris la langue nahuatl. De ce fait, avec les aînés de leur communauté, ils ont présenté des spectacles afin de sensibiliser leur population à l’importance de la culture autochtone, la langue nahuatl et ses symboles, les traditions, les racines de l’identité et l’apprentissage ancestral. C’est dans cette foulée que la pièce de théâtre et marionnettes «La ollita de chocolate - Chokolakoktsin» a été produite en nahuatl et en espagnol. Elle a été écrite pour les adolescents qui sont souvent touchés par le déni de la culture autochtone, l’exclusion sociale et l’exode rural vers les grandes villes de leur pays ou vers les États-Unis.

Les premiers balbutiements du projet En juin 2015, le projet Boussole a débuté à Matimekush-Lac John et il avait pour mission de travailler sur plusieurs sujets. Ainsi, la première activité s’est déroulée suite aux de-

mandes des gens de l’École Kanatamat et du Poste de Soins qui ont proposé la rédaction et la mise en scène d’un conte traditionnel. C’est ainsi que le spectacle «L’enfant abandonné-L’origine de l’été» est né et a été présenté dans le cadre de la fête nationale des Autochtones, le 21 juin 2015. Dans ce conte, des élèves du primaire, du secondaire et des aînés ont campé les rôles principaux à travers la narration en innu traditionnel, en innu des jeunes et en français.

Tout pour intéresser les Innus Plus tard, toujours par le biais du théâtre, du jeu et d’autres formes d’arts, dans les mois qui ont suivi, des activités ont interpelé les jeunes comme les aînés de la communauté sur des thématiques comme l’identité socio-culturelle. Là, dans le but de faire perdurer la culture et la langue, des témoignages sonores, des entrevues et des rencontres intergénérationnelles ont eu lieu.

Marie-Noël Vanasse

Un clin d’œil au Mexique

Ces Mexicains autochtones de Santa Ana Tlacotenco sont José Ortiz Rivera, peintre, sculpteur Nahua et professeur de langue Nahuatl, ainsi qu’Oswaldo Galicia Calderon, aussi professeur de Nahuatl.

On va faire un tour De part et d’autre, c’est en mars et en décembre 2016 que l’échange Québec – Mexique a été concrétisé. Les Innus sont d’abord allés visiter la communauté autochtone nahua Santa Ana Tlacotenco au printemps, afin d'y découvrir leur culture, leurs traditions, leur histoire, la situation de leur langue et leur environnement. Le même principe s’est déroulé en décembre dernier alors que les Innus de Matimekush-

Lac John recevaient les Mexicains qui, en plus de la culture, ont découvert l’hiver québécois.

Les responsables Mis en branle par l’organisme d’innovation sociale montréalais EXEKO, le Projet Boussole est possible grâce à l’École Kanatamat, au Poste de Soins Matimekush-Lac John, au ministère de la Culture et des Communications, à Transport ferroviaire Tshiuetin et à Air Inuit.

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Innovation médicale prometteuse

Débloquer les artères sans souffrance Sherbrooke — Martin Brouillette, ingénieur et professeur au Département de génie de l’Université de Sherbrooke, vient de donner de l’espoir aux gens qui souffrent d’artères bouchées. Avec cette nouvelle technologie, qui a toutes les chances de faire le tour du monde, le SoundBite débloquera les artères grâce à des ondes de choc.

e principe ingénieux a déjà été testé sur des gens qui se sont dits ravis après l’opération qui est pratiquée dans le département de chirurgie d’un jour. Comment cela se passe-t-il? Les ondes sont transmises par des fils-guides qui traversent les tissus calcifiés dans le système vasculaire artériel. Or, contrairement aux opérations traditionnelles où des incisions étaient pratiquées, le SoundBite laisse la paroi élastique des vaisseaux sains intacte.

C

Les maladies des artères coronaires Pour comprendre les dangers de l’obstruction d’une artère coronaire, il faut spécifier que cet état peut mener à un infarctus, un AVC et/ou une amputation. De plus, cette maladie est l’un des principaux facteurs de décès au Canada. Les principales causes de ces obstructions sont le tabagisme, une surcharge pondérale, le manque d’exercice, l’élévation du taux de cholestérol, une haute pression artérielle, le stress et le diabète. Notons que chez les Autochtones, des proportions endémiques de diabète de type 2 sont souvent observées dans certaines communautés du pays.

Dur comme des cailloux! Concrètement, la coronaropathie est causée par l’accumulation de dépôts graisseux sur la paroi des artères. Ces dépôts sont composés de cholestérol, de calcium et d’autres substances véhiculées par le sang. Cette accumulation forme des plaques qui obstruent les artères, ce qui les durcit et les rend irrégulières. C’est ce que l’on appelle communément le «durcissement des artères».

Les symptômes

• Février 2017

Lors d’artères bouchées, le corps ne démontre pas immédiatement de symptômes et ce processus s'étend la plupart du temps sur de nombreuses années. Les premiers signes sont ressentis lorsque la situation empire et que la vie de la personne atteinte est menacée. Ces symptômes sont une douleur dans la poitrine, de la difficulté à respirer, une fatigue extrême à l’effort, un gonflement des pieds, des douleurs dans l’épaule, le dos ou les bras et des nausées.

Spectre Média, Maxime Picard

Par Chantale Potvin

Martin Brouillette de l’Université de Sherbrooke, et le Dr Andrew Benko, du CIUSSS, en compagnie de Jean-Claude Bergeron, premier patient opéré grâce à la nouvelle technologie SoundBite.

Mariage de l’ingénierie et de la médecine! En utilisant des mots simples, INNUVELLE souhaite expliquer le principe des opérations effectuées avec l’invention du SoundBite qui envoie des chocs à de très petites échelles et qui agit comme un marteau-piqueur. Dans son travail de recherche, Martin Brouillette et son équipe ont voulu créer des dispositifs miniaturisés pour des applications biomédicales. Ces dispositifs sont conçus pour produire une haute densité de puissance. «Nous examinons les méthodes permettant d’augmenter de façon appréciable la vitesse de combustion à des échelles microscopiques, principalement en faisant appel aux ondes de choc et aux processus de détonation», a expliqué M. Brouillette dans sa thèse en imageant la destruction des plaques par des mini-explosions dans les artères bouchées.

Une méthode à l’étude Au moment d’écrire ces lignes, trente personnes ont été sélectionnées pour expérimenter la technique du SoundBite. «Nous poursuivons aussi plusieurs projets en collaboration avec des cliniciens du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke pour développer de nouveaux appareils diagnostiques ou thérapeutiques pour des applications biomédicales. Le vieillissement de la population et l’explosion des dépenses reliées à la santé requièrent des solutions innovatrices qui ne reposeront plus seulement sur la pharmacologie», a conclu Martin Brouillette qui continuera de travailler à adapter sa technologie pour aller plus loin dans le corps humain. L’équipe de quelque 25 employés s’active présentement à rendre le fil-guide du SoundBite encore plus souple afin d’exécuter des manœuvres médicales au niveau du cœur.

Je n’ai plus 72 ans, j’en ai 60! C’est un miracle! Le Dr Benko m’a fait gagner le gros lot. Je suis un homme neuf! Je ne pouvais pas marcher longtemps avant d’être obligé de m’asseoir. Je ne pouvais plus nager. Je ne montais pas plus que deux ou trois marches dans un escalier. On ne m’en avait pas encore parlé, mais je commençais à envisager que mes jambes soient amputées à un moment donné. Quatre jours après l’opération, je reprenais mon travail de chauffeur d’autobus comme si rien ne s’était passé. Jean-Claude Bergeron, le premier opéré grâce à la technologie SoundBite

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Le défi avec les méthodes traditionnelles d’angioplastie, c’est que lors de l’intervention, on se bute à des parois de vaisseaux très endurcies. Il est donc parfois impossible de traverser le blocage. Le guide SoundBite peut nous permettre de franchir de tels blocages avec succès. Dr Andrew Benko, radiologiste interventionnel au CIUSSS de l’Estrie-CHUS, médecin qui a procédé à la première intervention mondiale avec le SoundBite


L e s A s t r e s e t Vo u s

vous aurez beaucoup de travail de rattrapage à faire. De nombreux rapports sont à remettre.

santé, vous devriez commencer des marches de santé afin de pouvoir perdre quelques kilos superflus.

Né en juin – Le saumon La fête de la St-Valentin sera votre principale préoccupation. La tension dans votre couple devra se régler rapidement. Cela perdure et les communications sont coupées. Votre partenaire de vie proposera une thérapie de couple, les astres croient fortement que cette initiative vous permettra de cerner les principaux problèmes qui nuisent au bon fonctionnement de votre couple. Il y a une lueur d’espoir au bout du tunnel qui est présentement assez sombre. Profitez de la St-Valentin pour ouvrir vos cœurs.

Né en octobre – Le loup Vous souffrirez de migraine pendant toute la durée du mois. Il y a beaucoup de choses qui vous stressent en ce moment. Vous vivez un gros problème sur le plan sentimental et toutes vos énergies sont canalisées pour trouver une solution à ce problème de cœur. Les astres ne savent pas si vous fêterez la St-Valentin avec votre partenaire de vie. Il y a lieu d’entreprendre de sérieuses discussions afin de baisser la tension dans votre couple. Vous devrez également régler des dettes qui referont surface prochainement.

Né en mars – Le vison Vous partirez d’ici deux semaines pour passer des vacances dans le sud. Cela fait plus de cinq ans que vous n’y êtes pas allés. Des vacances que vous n’oublierez jamais, puisqu'un enfant sera conçu pendant ce voyage. Vous et votre partenaire serez fous comme des balais. De plus, ce sera votre premier bambin. Un gros party est prévu avec les gens de la place. Sur le plan professionnel, vous retournerez sur les bancs d’école pour aller chercher les crédits qui vous manquent pour votre baccalauréat.

Né en juillet – Le renard Un gros party en perspective pour la fête de la St-Valentin. Plusieurs couples de votre entourage voudront se regrouper pendant cette journée et faire la fête. Le tout se passera à votre domicile, puisque vous avez une grande maison. Les astres sont convaincus que ce sera une réussite sur toute la ligne. Seule la gueule de bois viendra perturber cette belle fête, mais pour le lendemain. Sur le plan financier, tout irait bien si vous n’aviez pas de dettes auprès d’Hydro-Québec. Une facture de 1000$ devra se régler.

Né en novembre – Le castor Il n’y aura pas de St-Valentin pour vous. Vous vivez en ermite et la chance de croiser votre âme-sœur est pratiquement impossible. Vous êtes célibataire depuis trop longtemps et votre cœur est dur comme une pierre. Il faudra que vous fassiez des efforts pour remettre les pendules à l’heure. Par contre, sur le plan financier vous roulez sur l’or. Le mois de février s’annonce très fructifère pour vous. Vous aurez beaucoup de chance au bingo et à la loterie. Vous gagnerez au moins 5 000$.

Né en avril – La truite grise Vous sentez déjà les bienfaits du printemps qui s’annonceront tôt cette année. L’hiver a été doux et vous avez pu faire de nombreuses activités extérieures avec votre famille. Il se peut que vous partiez pour Québec une fin de semaine pour participer au Carnaval de Québec. Votre dernière visite dans la vieille capitale remonte à 10 ans. Profitez de ce voyage pour acheter à votre famille des vêtements de printemps et d’été qui seront en solde. Du deux pour un annoncera-t-on.

Né en août – Le porc-épic Considérant qu’il y encore beaucoup de neige et que vos vacances arriveront bientôt, vous aurez comme projet d’aller faire un tour à votre chalet qui est situé sur le territoire ancestral de votre père. Vous fêterez la St-Valentin en forêt et malgré la distance, il y aura un très gros gâteau à déguster. Vous vivrez des moments très idylliques avec votre partenaire de vie. Votre retour à la maison sera moins rose. Votre laveuse vous lâchera et Hydro-Québec est à vos trousses pour des factures non-payées.

Né en décembre – Le lièvre Depuis les derniers six mois, votre poids a augmenté de 25 kilos. Il y a un an vous étiez svelte comme une personne très sportive et maintenant vous n’osez plus vous présenter en public en raison de certains boursouflements corporels. Il faut prendre le taureau par les cornes et commencer à faire des exercices pour diminuer le superflu. Évitez le plus possible les restaurants et les repas gastronomiques que vous apprêtez à votre domicile. Votre St-Valentin sera ordinaire. Un souper à la chandelle est projeté.

Né en mai – L’outarde La période des Fêtes vous a coûté très cher. Vos cartes de crédit sont au maximum et vous ne savez plus où donner de la tête. Il vous faudra revoir votre budget et/ou trouver du financement pour vous mettre à jour avec vos dettes. De plus, quelques anniversaires sont au calendrier pour le mois de février. Il faudra patiner vite pour que vous soyez en mesure de fêter vos deux enfants. Côté professionnel,

Né en septembre – La ouananiche Un voyage se prépare pour vous et vos enfants. Les astres voient que c’est un tournoi de hockey quelque part au Québec. Vous avez déjà quelques sous d’amassés pour cet événement et vous devriez ne pas en manquer. Les boys devraient faire bonne figure pour ce tournoi. Le petit blond enfilera 12 buts en 5 matchs. Il sera nommé joueur du tournoi même s'il ne gagne pas en finale. Du côté

Né en janvier- Le caribou Une grande surprise vous attend pour la fête de la StValentin. En effet, vous allez rencontrer une personne avec qui vous tomberez follement en amour. Tout le mois de février sera exceptionnel sur le plan amoureux. Votre célibat est maintenant terminé. Bientôt vous planifierez de belles vacances en amoureux dans les pays chauds. Vos enfants seront ravis de cette nouvelle relation.

Par : Innustradamus, Medium... Saignant Né en février – La martre Malgré le froid intense de l’hiver, vous avez continué vos marches de santé. Depuis le début de cette activité, vous avez perdu près de 10 kilos, ce qui est un exploit en soi. Pour rendre le tout agréable, il faudrait diminuer un petit peu vos fréquentations des restaurants. Ce mois de février vous apportera beaucoup de bonheur sur le plan familial. La naissance de votre petite-fille sera un cadeau que la vie vous apportera. Vous et votre partenaire êtes bénis des dieux. Profitez de la vie avec amour.

KESHKEN, LA PREMIÈRE VAGUE DE PRODUITS AUTOCHTONES ! 283-A, boul. des Montagnais Uashat (Québec) G4R 5R1 Tél. : 418 962-0103 Téléc. : 418 962-0136 www.l-amik.ca

Les premiers produits Keshken seront disponibles à la Poissonnerie Fortier & Frères d’ici la fin janvier 2017. Ce seront alors les pétoncles pêchés par Pêcheries Shipek, dans la communauté d’Ekuanitshit (Mingan) qui seront à l’honneur. Au printemps, il y a aura également le homard de Pêcheries Uapan

pêché autour des îles de Sept-Îles qui sera vendu avec l’étiquette Keshken. Keshken garantit l’authenticité autochtone, le soutien à la communauté, la qualité et la traçabilité.

Pour de plus amples informations, allez sur le site web www.Keshken.com ou veuillez communiquer avec Annie Gallant par courriel a.gallant@l-amik.ca ou par téléphone au 418 962-0103, poste 110. Février 2017 •

Keshken est une marque de commerce appartenant à l’AMIK. Grâce à un partenariat avec Ecotrust Canada, Keshken bénéficie du système de traçabilité ThisFish pour retracer l’origine de votre produit et vous permet de connaître sa petite histoire et d’assurer ainsi une totale transparence.

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Mettre fin à la méconnaissance

Des étudiants s’intéressent aux Autochtones Par Chantale Potvin

Québec — Pendant un mois, l’Association des Étudiants pour

une compréhension des enjeux autochtones de l’Université Laval

(AÉCEA), formée d’étudiants engagés au sein de plusieurs causes sociales, a effectué une tournée des communautés du Québec. Le but de ces jeunes était d’échanger avec les Autochtones afin de comprendre leurs défis, leurs enjeux, leurs politiques et leur mode de fonctionnement social. e ce fait, quatre étudiants de l’Université Laval ont participé à ce voyage formateur. Ces jeunes sont Jean-Philippe Collins-Houde et Lény Painchaud, respectivement originaires de Drummondville et du Lac SaintJean et tous deux étudiants au Baccalauréat en Études Internationales et Langues Modernes. Le troisième jeune, Éric Blouin de Québec, qui est l’initiateur du projet, étudie au Baccalauréat en Science Politique et finalement Samuel Grondin de Drummondville étudie au Baccalauréat en Géographie.

D

tions entre Autochtones et allochtones pour notre futur commun», a expliqué Éric Blouin.

Donner aux suivants… allochtones! Après leur voyage, les jeunes ont transmis une partie de l’expérience et des connaissances acquises pendant leur long voyage. «Nous avons donné des conférences pour décrire, à notre façon, les réalités autochtones et nous tentons d’en apporter une vision plus juste à nos homologues allochtones. Pour y parvenir et pour élargir notre champ de vision, nous nous sommes arrêtés dans neuf nations autochtones du Québec», a précisé M. Blouin qui a ajouté que son équipe a toujours été très bien reçue et que les quatre voyageurs garderont à jamais des souvenirs impérissables de cette expérience.

Un long trajet Presque un rêve Pendant leur voyage, les jeunes globetrotteurs ont parcouru quelque 7000 km et visité 21 communautés. «Nous avons rencontré des gens extraordinaires qui nous ont permis d’entrer en contact avec certaines facettes de leur vie, de leur culture et de leur réalité. Aussi, tout au long de notre route, nous avons admiré des paysages à couper le souffle. Ce fut une expérience extrêmement enrichissante», a conclu Éric Blouin.

Pour les conférences Les gens intéressés à entendre la conférence sur ce voyage peuvent communiquer avec M. Blouin à cette adresse : eric.blouin7@hotmail.fr.

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Jean-Philippe Collins-Houde

• Février 2017

S’avouant intéressés à la cause autochtone depuis très longtemps, les quatre étudiants allochtones ont saisi l’opportunité d’organiser un tel projet afin de mieux comprendre les problématiques autochtones. «C’est en sentant cette ouverture, suite aux mouvements d’Idle no more, aux réactions fortes sur les problématiques par rapport aux femmes autochtones disparues ainsi qu’aux évènements de Val-d’Or, que nous est venue l’idée d’aller à la rencontre des gens des nombreuses communautés autochtones du Québec. Nous voulions conscientiser la jeunesse québécoise afin que notre génération soit porteuse de changements en ce qui concerne les rela-

Les étudiants Jean-Philippe Collins-Houde, Lény Painchaud, Éric Blouin et Samuel Grondin ont visité vingt et une communautés autochtones.


Wemotaci relève le défi

Tenue de la 14e édition des Jeux autochtones Inter-bandes

n plein cœur de l’été, la petite communauté de Wemotaci verra fourmiller un millier de jeunes athlètes autochtones qui donneront le meilleur d’eux-mêmes pour relever l’un ou l’autre des défis sportifs qui s’offriront à eux. Les derniers Jeux s’étant déroulés à Mashteuiatsh, les organisateurs, à l’instar de ceux de Wemotaci, avaient dû travailler avec acharnement pour accueillir, héberger et nourrir les jeunes et leurs accompagnateurs. D’ailleurs, l’équipe de Mashteuiatsh est présente en tout temps pour donner un coup de main aux Atikamekws si le besoin se fait sentir. Toutefois, Wemotaci, sans aucun doute, saura relever le défi avec brio et profiter sainement des retombées économiques de cet événement sportif à grand déploiement. «C’est une grande fierté d’accueillir ces Jeux. Notre grand défi, c’est de recevoir adéquatement tout ce monde-là et de se doter des infrastructures nécessaires», a déclaré Gaétane Petiquay, coordonnatrice de projets en éducation et coordonnatrice des JAIB 2017.

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Pour bien recevoir tout ce beau monde, la communauté s’active à construire de nouveaux aménagements comme un anneau de course. En plus de nombreuses activités de financement telles que repas bénéfices, tournoi de golf et bingos, le Conseil a obtenu une aide financière du gouvernement fédéral au montant de 215 000$. «Nous souhaitons recevoir un montant similaire de la part du gouvernement provincial. Avec cet argent, nous allons rénover notre aréna. Ces nouvelles infrastructures demeureront, après les Jeux et c’est important pour favoriser la pratique d’activités physiques. C’est donc très positif pour les gens de notre communauté», a expliqué Gaétane Petiquay, lors d’une entrevue avec LE NOUVELLISTE.

Tout pour les jeunes!

Chantale Potvin

Wemotaci — La 14e édition des Jeux autochtones Inter-bandes (JAIB) se tiendra à Wemotaci du 3 au 12 juillet 2017. Les organisateurs atikamekws qui reçoivent ces Jeux pour la première fois, travaillent fort pour déclarer mission accomplie.

De beaux souvenirs après les Jeux

À chaque tenue des Jeux autochtones Inter-bandes, des foules gigantesques de jeunes de toutes les communautés et de toutes les nations, sont réunies dans la joie.

Sans grand secret, les organisateurs des Jeux de Wemotaci ont une idée mobilisatrice en tête. Ainsi, les efforts qui sont déployés depuis plusieurs mois pour la tenue de l’événement sont destinés à livrer un message principalement aux jeunes qui composent la communauté de Wemotaci. «On veut que nos jeunes se développent sainement et qu’ils acquièrent de bonnes habitudes de vie tant sur le plan de l’alimentation que du sport», a conclu Mme Petiquay.

Comme lors de tous les Jeux Interbandes précédents, les jeunes auront de 9 à 17 ans et seront issus de plusieurs communautés et nations du Québec. Selon diverses qualifications et processus propres aux communautés, les athlètes auront été choisis pour se démarquer dans l’une ou l’autre des épreuves sportives individuelles ou en équipes. Les disciplines sportives au programme sont notamment le basketball, le volley-ball, le badminton, les courses, le cross-country, le saut en hauteur, le saut en longueur, le lancer du disque, le lancer du javelot, le lancer du poids, la balle lente et le hockey balle.

Les premiers JAIB se sont déroulés à Mashteuiatsh, en 1991. Considérés comme un événement sportif d’envergure, ces Jeux sont un lieu de rencontre exceptionnel pour les jeunes Autochtones du Québec. Depuis les débuts, plus d’une dizaine de milliers de jeunes ont participé. Aussi, en plus de développer les côtés social et culturel, des programmes de prévention sont offerts dans le cadre de ces Jeux qui se tiennent à tous les deux ans.

À Mashteuiatsh, quelque mille personnes, dont 950 athlètes de 9 à 17 ans, ont participé à la 13e édition des Jeux autochtones Inter-bandes (JAIB) qui se sont tenus du 2 au 10 juillet 2015.

Les JAIB permettent de créer des environnements sains et favorables à l’adoption de modes de vie sains et actifs. Il est important d’avoir des rêves à réaliser et de devenir des modèles pour la jeunesse et pour tous les membres des Premières Nations. Sylvie Bernier, plongeuse, médaillée d’Or aux Jeux olympiques d’été de 1984, à Los Angeles

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Court historique

Février 2017 •

Le même créneau

Chantale Potvin

Par Chantale Potvin


Nous soulignons 25 ans d’engagement auprès des entrepreneurs autochtones et des Premières Nations du Québec dans le démarrage, l’acquisition ou l’expansion de leurs entreprises. FINANCEMENT

Prêts aux entreprises à contrôle autochtone.

65 M

CONTRIBUTION NON REMBOURSABLE Programme de développement des entreprises autochtones (PDEA) d’Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC). Pour un projet privé, jusqu’à

46.5 M

99 999 $ Pour un projet communautaire, jusqu’à

1 000 000 $

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2002

2007

600 prê êts prêts

2012

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710 prê êts prêts

Abénakise Algonquine Atikamekw Crie (PDEA seulement)

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Comment présenter une demande? Vous souhaitez obtenir de l’aide pour réaliser un projet d’entreprise? Nous vous invitons à communiquer avec nous par téléphone ou à remplir une demande de financement sur notre site Internet.

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Jean-Conrad Dussault

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2936, rue de la Faune, bureau 200, Wendake (Québec) G0A 4V0

Février 2017 (Vol. 20 – No. 01)  
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