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MICRO-FOLIE PLATEFORME CULTURELLE AU SERVICE DES TERRITOIRES

COLLECTION NATIONALE #1 LIVRET EXPLICATIF - POUR ALLER PLUS LOIN


SOMMAIRE

LES ŒUVRES DU MUSÉE NUMÉRIQUE PAR ORDRE D’APPARITION DANS LE FILM PRÉSENTATION DES INSTITUTIONS PARTENAIRES

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LE PROJET MICRO-FOLIE

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CRÉDITS

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LES ŒUVRES DU MUSÉE NUMÉRIQUE PAR ORDRE D’APPARITION DANS LE FILM

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Photographe, militante, modèle et muse : Dora Maar est tout cela à la fois, et son portrait par Picasso est devenu une icône ! Le Portrait de Dora Maar est caractéristique des toiles que la jeune femme inspire à Pablo Picasso, avec ses tons crus et ses lignes brisées. Modèle et amante, Dora Maar est aussi photographe, membre du groupe des surréalistes. Elle réalise de puissants portraits de Picasso et documente la création de Guernica. Accoudée dans un fauteuil, Dora Maar adopte une pose classique. Sereine et lumineuse, la jeune femme, que Picasso décrivait comme n’ayant «pas froid aux yeux», capte le regard et impose ici sa présence magnétique.

Portrait de Dora Maar, 1937, Pablo Picasso Musée National Picasso - Paris

Cette figurine, élégamment drapée et pudiquement voilée, est un des plus beaux exemples de ces statuettes appelées, au 19e siècle, tanagras, du nom de la cité grecque de Béotie où elles ont été découvertes à partir de 1870. La jeune femme est étroitement voilée dans un manteau qu’elle tient de sa main droite. Celui-ci recouvre le bras gauche, replié sur la poitrine, qui tient un éventail et laisse voir le bas plissé d’un chiton (tunique). L’aspect monumental du corps et l’usage de la dorure en fait une commande de prestige, destinée à un personnage d’importance.

Femme drapée dans son himation tenant un éventail, vers 300 av. J.-C. Musée du Louvre

Fernand Léger est célèbre pour sa peinture «tubulaire», inspirée de tubes en volume. Mais ici, c’est le règne du cercle. Petits, moyens ou grands, les disques semblent tourner à des vitesses différentes. Léger aurait reçu son « illumination » d’artiste devant la beauté des formes industrielles, au Salon de l’Aviation en 1912. Leur géométrie est essentiellement mobile, et qu’il soit disque ou roue, c’est le « cercle en action » qui fascine Léger.

Étude pour les disques dans la ville, 1920, Fernand Léger Centre Pompidou

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Quel meilleur symbole de la biovidersité que l’abeille ? Insecte pollinisateur par excellence, les trois quarts des espèces de plantes ne parviendraient pas à se reproduire sans elle…

A comme abeille (vidéo) Universcience

Composée par le héros de la chanson kabyle contemporaine Lounis Aït Menguellet, la chanson « Anejma » illustre son talent à revivifier la prose amazighe traditionnelle. Accompagnant les revendications identitaires du peuple kabyle en Algérie, Lounis Aït Menguellet lève la voix en 1980. Dans « Anejma » (« L’Assemblée »), allégories et polysémies abondent pour évoquer la crise socioéconomique, la corruption du système, les injustices et les peurs qu’elles suscitent. Adoptant une forme résolument nouvelle, cette chanson-fleuve participe à élever l’auteur de Tizi-Ouzou en symbole, dans la foulée du « Printemps berbère ». Lounis Aït Menguellet, Anejma (Algérie) Cité de la musique - Philharmonie de Paris

Avec cette toile célébrant la révolution de 1830 qui vit la chute de Charles X et l’arrivée au pouvoir de LouisPhilippe, l’artiste propose une allégorie moderne si puissante et originale qu’elle a fini par s’imposer, dans l’imaginaire collectif, comme l’image même de la Liberté en marche.

Le 28 Juillet (1830). La Liberté guidant le peuple, Salon de 1831, Eugène Delacroix Musée du Louvre

L’insurrection populaire du 27, 28 et 29 juillet 1830 à Paris, ou Les Trois Glorieuses, suscitée par les républicains libéraux contre la violation de la Constitution par le gouvernement de la seconde Restauration, renverse Charles X, dernier roi bourbon de France et met à sa place Louis Philippe, duc d’Orléans. Témoin de l’évènement, Delacroix, y trouve un sujet moderne qu’il traduit méthodiquement en peinture mais avec la même ferveur romantique que pour la Guerre d’Indépendance grecque.

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Refiguration / Self-Hybridation n°2 est extrait d’une série de portraits hybrides réalisés par l’artiste française ORLAN à partir d’un logiciel informatique de «morphing». Ici, l’artiste associe son portrait photographique à des traits de sculpture olmèque, pour donner naissance à un visage où des canons de beauté très différents se trouvent unis en une même physionomie. Elle transforme son image, adoptant la déformation du crâne pratiquée dans les sociétés précolombienne, afin de pointer les carcans culturels et sociaux que les sociétés imposent au corps. Elle remet en question l’existence d’un idéal de beauté unique, celui-ci variant selon les époques ou les civilisations.

Refiguration/Self-Hybridation n°2, 1998, ORLAN Centre Pompidou

Ingres a transposé dans un Orient de rêve le thème du nu mythologique, dont la longue tradition remonte à la Renaissance. Ingres a peint ici un nu aux lignes allongées et sinueuses sans tenir compte de la vérité anatomique, mais les détails comme la texture des tissus sont rendus avec une grande précision. Le thème du nu, majeur en Occident, était surtout lié à la mythologie depuis la Renaissance, mais Ingres le transpose ici en Orient. De nombreuses œuvres du maître se rattachent à l’orientalisme, notamment Le Bain turc (musée du Louvre) peint à la fin de sa vie. Le nu féminin a constitué le thème favori d’Ingres avec la peinture d’histoire et le portrait.

La Grande Odalisque, 1814, Jean-Auguste-Dominique Ingres Musée du Louvre

Visite virtuelle des salles et des carrosses http://www.chateauversailles.fr/resources/carrosses360/index.html

Se déplacer : intérieurs à 360° de trois carrosses Carrosse du sacre de Charles X, 1825 Château de Versailles

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Le portrait serait celui de Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo, marchand d’étoffes florentin, dont le nom féminisé lui valut le « surnom » de Gioconda, francisé en « Joconde ». Le sourire du modèle est son « attribut ». Léonard en a fait le motif essentiel de son portrait et c’est la raison de la dimension idéale de cette œuvre. Le caractère du paysage y contribue aussi : le niveau médian, qui coïncide avec le buste, de tonalité chaude, habité par l’homme, puisqu’on y reconnaît une route serpentante et un pont, assure la transition entre l’espace du modèle et un arrière-plan où le paysage se transforme en vision d’une nature vierge, strictement minérale et aquatique, se perdant vers un horizon que le peintre a judicieusement fait correspondre à la ligne du regard.

Portrait de Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo, dite Monna Lisa, la Gioconda ou la Joconde, vers 1501, Léonard de Vinci Musée du Louvre

Des génies protecteurs, appelés aussi Shêdu ou lamassu, taureaux ailés à tête humaine, étaient les gardiens de certaines portes de la ville et du palais de Khorsabad (Iraq actuelle). Symboles issus de la combinaison entre homme, taureau et oiseau à laquelle les cornes donnent un caractère divin, ces génies assuraient une protection contre tout ennemi éventuel. Taillés dans un seul bloc à l’origine, ils mesurent plus de 4 mètres de haut sur quatre mètres de large sur une épaisseur d’un mètre. Une inscription en deux tableaux, gravée entre les pattes arrières, rend hommage au souverain à travers l’énoncé de ses vertus, et prononce une malédiction envers quiconque portera atteinte à l’édifice. Taureau androcéphale ailé, VIIIe siècle (Sargon II) Musée du Louvre

Gaël Le Roux traque la pollution aux métaux lourds dans les tourbières et remonte parfois très loin dans le temps…

Tuisseau chercheur, Pourquoi cherchez-vous ? Universience

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Composé pour les Ballets russes, Le Sacre du printemps de Stravinski met en scène les pulsions primitives de l’âme humaine, jusqu’au sacrifice. En 1913, un séisme se produit à Paris : la création du Sacre du printemps d’Igor Stravinski (1882-1971) suscite un scandale mémorable, à la hauteur de la modernité de ce ballet que le compositeur russe avait voulu comme un hymne au paganisme, au primitivisme et aux forces obscures de l’âme humaine. La musique est l’une des plus incroyables jamais écrites : puissante, rythmée, virtuose, violente, c’est un tourbillon vital.

Le Sacre du printemps, 1910-1913, Igor Stravinsky Cité de la musique - Philharmonie de Paris

Dans la lignée de «Ceci n’est pas une pipe», René Magritte, dans la Querelle des Universaux, associe mots et images... Mais il souligne qu’une image n’est pas la «chose» et son nom ne l’est pas davantage. Image et mots ne sont pas identiques au réel, ne se confondent pas avec lui. Magritte s’intéresse en particulier aux troubles que crée la confrontation des images et des mots.

Querelle des Universaux, 1928, René Magritte Centre Pompidou

Longtemps demeuré dans l’oubli, ce buste féminin trouvé à Faléries, à une cinquantaine de kilomètres de Rome, a été reconnu récemment comme un chefd’oeuvre de la sculpture étrusque en terre cuite. Créé au début du 3e siècle av. J.C., il s’inscrit dans la tradition des sculptures grecques de l’époque classique. Cette statue de femme, de taille naturelle, voilée et coiffée d’une couronne de pampres et de feuilles de vigne, représente vraisemblablement Ariane, jeune femme issue de la mythologie grecque . De la main droite, elle tenait la bordure de son manteau et esquissait le geste de dévoilement, caractéristique des scènes de mariage divin. La jeune femme figurait sans doute dans un groupe cultuel, aux côtés de son époux, le dieu Dionysos.

Buste de femme : Ariane, IIIe siècle av. J.-C. Musée du Louvre

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Le Grand Trianon, 1687-1688 Château de Versailles

Œuvre unique dans l’histoire de l’architecture française, le Grand Trianon est certainement le bâtiment dans lequel les goûts personnels de Louis XIV transparaissent le plus. Le Grand Trianon, ou Trianon de marbre fut construit tardivement (1687-1688) pour remplacer une première construction due à l’architecte Louis Le Vau, le Trianon de Porcelaine, dénommé ainsi en raison de sa toiture qui imitait la faïence hollandaise. Trianon était le nom d’un ancien village qui se trouvait à cet emplacement, que Louis XIV acheta et fit raser pour augmenter son domaine. Le choix architectural du Roi, traduit par Jules Hardouin-Mansart et Robert de Cotte, se porta sur une construction basse, d’un seul étage, couronnée de terrasses à l’italienne, et ornée de pilastres de marbre rouge et blanc provenant des carrières du Languedoc. La cour du Trianon de marbre donne sur une galerie ouverte et non sur un corps de logis, ce qui permet une vision directe sur les jardins situés de l’autre côté. Cette étroite communication avec l’extérieur fut expressément voulue par le Roi, qui, à Trianon, faisait cultiver les fleurs en quantité. L’expression de péristyle, toujours employée de nos jours, n’est pas exacte en termes d’architecture. En effet, un péristyle est une galerie à colonnes faisant le tour intérieur ou extérieur d’un bâtiment. Pourtant, le terme vient de Louis XIV lui-même, qui avait demandé à son architecte « quelque chose de léger qui fût soutenu par des colonnes en manière de péristyle » pour fermer la cour de Trianon.

Discutée depuis sa création, voici une toile qui changea le cours de l’histoire (de l’art) ! Entre provocation et avant-garde : Les Demoiselles d’Avignon. Ce Nu assis est l’une des études pour Les Demoiselles d’Avignon (1907, MoMA, New York) que conserve le musée. La position suggestive du personnage féminin, la cheville posée sur le genou, rappelle les photographies licencieuses de l’époque. Pourtant, ses courbes sculpturales et viriles brouillent les genres : le visage se fait triangle, les seins deviennent des pectoraux et le ventre rond des abdominaux. Chaque muscle est saillant, les pieds et les mains sont massifs, le corps devient formes géométriques : le cheminement vers le cubisme est en marche. Nu assis, étude pour « Les demoiselles d’Avignon », 19061907, Pablo Picasso Musée national Picasso - Paris

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Du particulier à l’universel par la sculpture. Le sculpteur Constantin Brancusi fait poser la baronne Renée Irana Frachon dont il tire des études réalistes. Puis il épure son visage pour le transformer en une forme ovoïde, en bronze poli. Seules les stries de la chevelure sont patinées et contrastent par leur matière avec la brillance du visage poli. Les yeux clos, la bouche entrouverte en une fente asymétrique et la fine arête du nez donnent une résonance encore humaine à cet objet, qui privé de cou, s’approche du masque. La Muse endormie, 1910, Constantin Brancusi Centre Pompidou

Hall du Grand Palais lors de sa construction, 1899

La construction du Grand Palais RMN - Grand Palais

C’est la carnation très claire de la jeune femme qui est à l’origine du surnom donné à ce portrait de momie, chef-d’œuvre de la peinture d’époque romaine. Le visage juvénile se détache sur un fond gris bleuté. Vu presque de face, son ovale parfait est mis en valeur par l’implantation régulière des cheveux tirés en arrière et le demi-cercle de la natte où est fichée une épingle à tête d’or. Les grands yeux regardent vers la droite. Deux points blancs donnent vie au regard. Une feuille d’or cache le cou gracile paré d’un collier de perles. L’éclat de l’or, semblable à celui du soleil, en fait un métal magique, symbole d’immortalité.

Portrait de jeune femme, dite « L’Européenne », IIe siècle ap. J.-C. Musée du Louvre

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Fontaine, un ready-made. Qu’est-ce-qu’un ready-made ? : un type d’oeuvre, inventé en 1913 par Marcel Duchamp. Tirant son nom de «»alreaydy-made»», il s’agit d’un objet déjà réalisé, souvent industriellement, choisi par l’artiste qui en fait une oeuvre par le seul fait de la sélectionner, de la nommer et de la signer. Fontaine est le plus célèbre des ready-mades de Marcel Duchamp.

Fontaine (Urinoir), 1917 / 1964, Marcel Duchamp Centre Pompidou

« This Is Not a Love Song », la réponse punk du leader d’un groupe de rock anglais à ses détracteurs et à sa maison de disque. Public Image Limited est un groupe de post-punk emmené par le chanteur John Lydon, alias Johnny Rotten, auparavant connu comme la voix des Sex Pistols. Le groupe est actif de 1978 à 1992 et se reforme en 2009. Issu de l’album This Is What You Want... This Is What You Get sorti en 1984, « This Is Not a Love Song » est la réponse de PIL à la demande constante en hits et autres chansons d’amour de sa maison de disque, ainsi qu’à ceux qui prétendent que John Lydon s’embourgeoise.

This is not a love song, / Punk, Public Image Limited Cité de la musique - Phlharmonie de Paris

Ce lion est l’une des rares œuvres en métal de cette époque conservée pour tout l’occident islamique. Ce lion servait de bouche de fontaine. Il a été réalisé en bronze moulé. Sous le ventre, un creux large était relié à une canalisation qui acheminait l’eau dans le corps de l’animal. Elle ressortait par la bouche. La queue articulée peut être montée ou abaissée, mais ce système n’actionne pas de mécanisme permettant d’obturer ou d’ouvrir le passage de l’eau. On ignore l’origine de la plupart des animaux de bronze conservés dans les musées d’art islamique. De ce point de vue, cette pièce est exceptionnelle.

Lion de Monzón, vers le XIIe siècle Musée du Louvre

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La Galerie des Glaces, 1678-1684, Jules Hardouin-Mansart Château de Versailles

La Renaissance a conféré aux songes une importance extraordinaire. En rêvant, l’homme s’évade des contraintes de son corps et peut entrer en relation avec les puissances de l’Au-delà. Cette conception fascine les artistes qui sont alors confrontés à un défi majeur : comment représenter l’irreprésentable ? Le peintre Battista Dossi a trouvé une allégorie très poétique pour représenter la nuit et plus particulièrement le rêve. Mère du sommeil et des songes, la nuit est profondément ambivalente. Elle ouvre un espace et un temps d’inquiétude, voire de terreur mais elle apaise aussi et invite au recueillement. A la fin du XVIe siècle, le penseur italien Cesare Ripa se souvient de la puissance redoutable que l’Antiquité conférait à la nuit et la décrit comme « une femme vêtue d’un manteau bleu constellé, avec deux grandes ailes déployées dans le dos sa carnation est sombre, son front orné d’une couronne de pavots dans les bras, elle porte deux enfants endormis, à droite un enfant blanc (le Sommeil), à gauche un enfant noir (la Mort)…» A peine moins inquiétante est l’allégorie de Battista Dossi figurant la Nuit comme une majestueuse femme endormie, à côté de monstres qu’éclaire un château en flammes… (source : museeduluxembourg.fr).

Symbole de Versailles, la galerie des Glaces ou Grande Galerie est conçue à sa création comme une solution pour permettre une circulation aisée entre l’appartement du Roi, situé au nord du château, et celui de la Reine au sud. La galerie des Glaces vient en fait remplacer une vaste terrasse à ciel ouvert dont l’usage et l’entretien se montrent vite malcommodes. L’architecte Jules Hardouin-Mansart, chargé de sa construction, lui a donné des dimensions inusitées (73 mètres de long, 10,5 mètres de large). Aux 17 fenêtres cintrées donnant sur le jardin répondent 17 arcades sur le mur aveugle de la galerie. Ces arcades sont ornées de bas en haut de miroirs dont le reflet contribue à augmenter la luminosité ambiante. Cette profusion de glaces est considérée comme un luxe extraordinaire. Au plafond, le peintre Charles Le Brun conçoit et réalise un gigantesque ensemble consacré à la gloire du Roi.

La nuit (le rêve), 1548, Battista Dossi RMN - Grand Palais

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Diamant dit «le Régent» Découvert en Inde (1698) 140, 64 carats métriques Musée du Louvre

Découvert en 1698 à Golconde, en Inde, le Régent est aujourd’hui encore, considéré comme le plus beau diamant du monde par sa pureté et la qualité de sa taille. Le diamant fut taillé en Angleterre puis acquis à la demande du régent Philippe d’Orléans en 1717. «Le Régent» surpassait en beauté et en poids tous les diamants jusqu’alors connus en Occident. Après la Régence, ce joyau est demeuré l’une des pièces les plus précieuses des biens de la Couronne et a servi de parure à toutes les têtes couronnées.

Jackson Pollock ouvre un nouveau champ pour la peinture à partir de 1945 : une abstraction non géométrique et spontanée, qualifiée «d’Action Painting». Jackson Pollock est à l’origine d’une toute nouvelle manière de peindre, fondée sur le dripping et le allover. Le dripping : vient du terme anglais to drip (goutter). Procédé pictural qui consiste à laisser s’égoutter la couleur en se déplaçant au-dessus de la toile de façon continue, pour obtenir coulures et giclures qui se superposent. Jackson Pollock utilise un pot de couleur percé qui permet à la peinture de s’écouler, ou le pinceau qu’il agite pour jeter la peinture sur la toile. Le all-over : toute la surface du tableau est recouverte, sans distinction entre les différents plans. Aucune partie de l’œuvre n’est privilégiée.

Marie-Antoinette et ses enfants, 1787, Elisabeth Vigée-Lebrun Château de Versailles

Painting, 1945, Jackson Pollock Centre Pompidou

Présenté à Paris, au Salon de 1787, ce grand portrait représente la reine MarieAntoinette entourée de ses enfants : le Dauphin et Madame Royale, portant le petit duc de Normandie (le futur Louis XVII) sur ses genoux. Présenté à Paris, au Salon de 1787, ce grand portrait de la Reine et de ses enfants était une commande du directeur général des Bâtiments du roi, le comte d’Angiviller, destinée à redorer l’image de Marie-Antoinette, dont la popularité, après l’affaire du Collier en 1785, était au plus bas. Mme VigéeLebrun a montré la reine entourée de ses enfants alors que le berceau vide dévoilé par le dauphin est une allusion à la mort récente de la petite princesse Sophie de France qui ne vécut que 11 mois. Pendant deux ans, le tableau fut exposé à Versailles, dans le salon de Mars, jusqu’à la mort du Dauphin en juin 1789, où il fut envoyé en magasin. Il demeura toujours dans les collections nationales et revint à Versailles sur l’ordre de Louis-Philippe au XIXe siècle.

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Danse Caribe, Andrew Bird Cité de la musique - Philharmonie de Paris

Des nombreuses effigies conservées de l’empereur Hadrien, celle-ci se distingue par son matériau, qui en fait l’un des portraits les plus remarquables du musée du Louvre. La chevelure, qui ondule depuis l’arrière du crâne pour former des boucles volumineuses sur le front, permet l’identification immédiate du personnage représenté : Hadrien fut en effet le seul empereur à adopter cette coiffure. Cette tête est tout ce qui subsiste d’une statue colossale d’environ 2,60 mètres. Il faut reconstituer un corps idéalisé, où l’empereur apparaissait, selon une représentation générique, en chef de guerre cuirassé et non pas, comme on a pu l’envisager, en nu héroïsé, la découpe de la tête interdisant cette hypothèse.

L’empereur Hadrien, Ier siècle, dynastie des Antonins Musée du Louvre

Grandeur et monumentalité. Vladimir Tatline a rêvé un projet grandiose, en verre et acier, matériaux emblématiques de la modernité. Mars 1919 : l’idée naît chez Vladimir Tatline d’ériger un monument grandiose à la gloire de la révolution d’Octobre à Saint-Petersbourg. Le projet : pensé pour s’élever à 400 m de hauteur, d’un tiers plus haut que la Tour Eiffel, pour affirmer la suprématie de la nation, sa tour est composée de deux spirales métalliques enlacées autour de quatre volumes suspendus en verre (cube, pyramide, cylindre, hémisphère). Chaque volume exerce une rotation sur axe, selon un rythme croissant: annuel pour le cube, mensuel pour la pyramide, journaliser pour le cylindre. La fonction : abriter, dans les volumes de verre, les centres d’administration et de propagande de la IIIe Internationale communiste.

Maquette du Monument à la Troisième Internationale ou Tour Tatline, 1919 / 1979, Tatline Centre Pompidou

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Sous la vague au large de Kanagawa, 1830-1832, Hokusai RMN - Grand Palais

Montagne sacrée du Japon, le mont Fuji devient le thème unique d’une série de trente-six estampes réalisées par Hokusai au tout début des années 1830. Ce qui préoccupe ici Hokusai est le rapport de l’homme à la nature, tour à tour protectrice ou menaçante. Il y décrit avec une tendresse particulière et une grande originalité les gens du peuple, artisans ou paysans, aux prises avec une nature qui les dépasse ou saisis dans leurs occupations quotidiennes. Autre innovation qui fit aussi le succès des Trente-six vues, l’emploi du bleu de Prusse introduit au Japon en 1820. Ce pigment importé par les Néerlandais offrait non seulement une grande stabilité mais d’infinies possibilités de nuances. Fort de ce premier succès, Hokusai édita une nouvelle série : Cent vues du mont Fuji, publiées en trois volumes entre 1834 et 1840. Extrait du texte de Sylvie Blin (source : grandpalais.fr)

Le plan du château et des jardins de Versailles, Jean Chaufourier Château de Versailles

Le portrait de la duchesse de Polignac ressemble fortement à un autoportrait de Vigée Le Brun. Ce n’est ni une simple copie ni le symptôme d’une fainéantise chez la peintre. En réalité la peintre était aussi célébre pour ses tableaux que pour ses tenues. Bien normal que toutes les femmes de l’époque aient eu envie d’être représentées avec les même attributs.

Le portrait de la duchesse de Polignac, 1782, Elisabeth Louise Vigée-Lebrun RMN - Grand Palais

Dans ce portrait au naturel, les blonds cheveux retombent sur les épaules, la bouche entrouverte découvre la blancheur des dents, trait commun de plusieurs portraits de l’artiste. Le chapeau de fine paille à larges bords s’accorde à l’esprit champêtre du Petit Trianon où la duchesse de Polignac, intime de la reine, séjourna à plusieurs reprises. Ce motif de la femme au chapeau s’inspire de Rubens dont Mme Vigée Le Brun avait vu le Portrait au chapeau de paille à Anvers, chez le collectionneur Jean Michel Van Havre. Ce couvre-chef apparaît de façon récurrente dans l’œuvre de la portraitiste. On le retrouve dans son Autoportrait « au chapeau de paille » ; elle en pare la comtesse Du Barry, Madame Élisabeth, Marie-Antoinette, et bien d’autres encore. Extrait du texte de Gwenola Firmin (source : grandpalais.fr) 16


La nouveauté de l’oeuvre réside dans l’absence de toute référence mythologique ou allégorique. C’est une représentation de la nature primitive, une lutte entre deux forces sauvages, un cheval indompté et un homme nu, aux muscles d’athlète bandés par l’effort. Le cheval, puissant, à l’encolure large, montre tous les signes de l’affolement et de la colère : corps cabré, tête nerveuse, bouche hennissante, naseaux et yeux dilatés, crinière agitée. La nature difficilement maîtrisée est prête à se libérer de nouveau.

Cheval retenu par un palefrenier dit Cheval de Marly, 1739 – 1745, Guillaume Coustou Musée du Louvre

Les deux grands marbres, considérés dès le début comme un chef-d’œuvre de la sculpture nationale, figurant des chevaux retenus par des palefreniers, ont été commandés dès 1739 pour le bassin de l’Abreuvoir du parc du château royal de Marly.

Vous avez dit Anthropométrie ? Ce procédé a été mis au point par Yves Klein en 1958. Il le définit ainsi : «Un jour, j’ai compris que mes mains, mes outils de travail pour manier la couleur ne suffisaient plus. C’était le modèle lui-même qu’il me fallait pour peindre la toile monochrome. [...] J’ai jeté une grande toile blanche par terre, j’ai vidé au milieu vingt kilos de bleu et le modèle s’est littéralement rué dedans elle a peint le tableau en se roulant sur la surface de la toile dans tous les sens, avec son corps. Je dirigeais l’opération debout, en tournant rapidement tout autour de cette fantastique surface au sol guidant tous les mouvements et les déplacements du modèle.»

ANT 82 ou Anthropométrie de l’époque bleue, 1960, Yves Klein Centre Pompidou

Le Serpent Blanc, l’un des contes chinois les plus populaires de la tradition orale, a rejoint le corpus de l’opéra dit « de Pékin ». La troupe de Dalian en offre une interprétation exceptionnelle. Deux immortelles, Serpent Blanc et Serpent Bleu, désireuses de goûter au bonheur, prennent forme humaine. La première rencontre l’amour, et presque aussitôt la jalousie. La vérité éclate sur son identité, la transportant sur un champ de bataille entre forces célestes et terrestres. Expression des représentations à la source de l’imaginaire chinois, cette légende à l’atmosphère fantastique rappelle les rituels d’exorcisme taoïstes et illustre la victoire de la religion instituée sur le paganisme. La légende de serpent blanc (Chine), Troupe de l’Institut d’Opéra de Pékin de la ville de Dalian Cité de la musique - Philharmonie de Paris

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Ce portrait de l’artiste a été réalisé par Dürer alors qu’il avait vingtdeux ans, Il s’agit d’un des tous premiers autoportraits indépendants de la peinture occidentale. Dürer choisit sa propre image comme sujet unique : il s’agit d’un des tous premiers autoportraits indépendants de la peinture occidentale. Depuis la fin du Moyen Age en effet, les peintres avaient pris l’habitude de se représenter dans leurs œuvres ; ils étaient alors facilement reconnaissables à leur façon de regarder directement le spectateur. Cependant ces autoportraits ne constituaient qu’un élément secondaire dans de grandes compositions dont le sujet était le plus souvent religieux.

Portrait de l’artiste tenant un chardon, 1493, Albrecht Dürer Musée du Louvre

Les menus de Choisy est l’une des rares sources permettant de connaître la table de Louis XV. Le château de Choisy était une résidence que le souverain affectionnait et où il séjournait plusieurs fois par an depuis 1739. Au total, cela représente 412 menus qui ont été servis au roi lors des soupers, entre 1744 et 1759. Outre les détails sur les plats servis, ces recueils apportent des informations sur l’entourage de Louis XV lors de ces déplacements à caractère privé. La liste des invités et des logements qu’ils occupent au château est dressée pour chaque voyage : en général, une trentaine de personnes, parmi lesquelles figure systématiquement la marquise de Pompadour. Le roi pouvait également admettre à Choisy, y compris à ses soupers, des courtisans qui n’étaient pas logés mais simplement de passage et que l’on surnommait les « polissons ». Malgré le caractère privé de ces séjours, Louis XV peut y recevoir la reine lorsque celle-ci se rend à Fontainebleau pour le séjour annuel de la cour, et lorsqu’elle en revient. Le Château prend alors rang de résidence officielle.

Le goût : la table du Roi : Les Menus du Roi (Louis XV) Château de Versailles

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Piet Mondrian révèle dans ses œuvres l’harmonie cachée de la nature. Le peintre hollandais Piet Mondrian considère que la nature est organisée selon une structure invisible. Ses œuvres sont construite à partir d’une grille qui révèle donc un réseau de forces organisatrices dégagées des irrégularités de l’existence et la tension entre horizontales et verticales, axes qui sous-tendent le monde. Son abstraction est géométrique.

Composition en rouge, bleu et blanc II, 1937, Piet Mondrian Centre Pompidou

Guernica, chef d’œuvre de Pablo Picasso, est un monument national de l’Espagne Républicaine. Une partie de son histoire se passe à Paris, sous l’œil et dans l’objectif de la photographe Dora Maar. Alors que la guerre civile fait rage en Espagne, le gouvernement républicain espagnol invite Picasso à réaliser une toile pour son pavillon de l’Exposition internationale de Paris. Quelques semaines après cette commande, le bombardement de la ville basque de Guernica, le 26 avril 1937, inspire la création du chef-d’œuvre du même nom. L’œuvre fait l’objet d’une exposition itinérante en 1937-1938, visant à mobiliser les populations autour de la défense de la république espagnole. Guernica devient rapidement, et jusqu’à aujourd’hui, un plaidoyer universel pour la paix.

Guernica en cours d’exécution aux Grands Augustins, 1937, Dora Maar Musée national Picasso - Paris

Œuvre majeure dans la peinture française du 19e siècle, Le Radeau de la Méduse fait figure de manifeste du Romantisme. Géricault s’inspira du récit de deux rescapés de La Méduse, frégate de la marine royale partie en 1816 pour coloniser le Sénégal. Son commandement fut confié à un officier d’Ancien Régime qui n’avait pas navigué depuis plus de vingt ans, et qui ne parvint pas à éviter son échouage sur un banc de sable. Ceux qui ne purent prendre place sur les chaloupes en nombre insuffisant durent construire un radeau pour 150 hommes, emportés vers une odyssée sanglante qui dura 13 jours et n’épargna que 10 vies. Le Radeau de la Méduse, 1818-1819, Théodore Géricault Musée du Louvre

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Andy Warhol, chef de file du pop art, défend l’indifférence esthétique : moins l’artiste est actif, meilleur est le résultat. Warhol utilise le procédé sérigraphique, tiré de l’univers publicitaire, qui consiste à reporter mécaniquement une image sur une toile en la réduisant à ses traits essentiels. Ce tableau gigantesque se réfère au cinéma. Sa forme allongée rappelle le ruban filmique. Le portrait est celui de l’actrice Elizabeth Taylor, nommée familièrement « Liz », réalisé à partir d’une photographie de studio pour la promotion de l’un de ses films. Le portrait répété dix fois, évoque la surabondance des images dans nos sociétés de consommation et sa multiplication - avec pour chaque image de légères différences - rappelle la décomposition de l’image filmée.

Ten Lizes, 1963, Andy Warhol Centre Pompidou

La concurrence, est-ce le moyen magique de faire baisser les prix et ainsi augmenter le bonheur, ou bien la guerre de tous contre tous pour le bénéfice de quelques uns ?

La concurrence, c’est quoi ? Universcience

Ce portrait au pastel figure l’une des rares femmes ayant joué un rôle prépondérant dans la vie artistique, intellectuelle et politique du XVIIIe siècle. Maîtresse puis amie de Louis XV (roi de France de 1715 à 1774), elle se veut aussi sa conseillère. Le portrait, commandé au plus illustre et au plus doué des pastellistes contemporains, Maurice-Quentin Delatour, éclaire les intentions de Madame de Pompadour dans cet ambitieux chef-d’œuvre, créé au fil de l’évolution des sentiments et des rapports d’un couple d’exception.

Portrait en pied de la marquise de Pompadour, 1752-1755, Maurice-Quentin Delatour Musée du Louvre

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Vassily Kandinsky, inventeur de l’abstraction lyrique. Vassily Kandinsky, peintre russe, s’écarte peu à peu de la représentation de la réalité (figuration) pour explorer les impressions que suscitent les formes, les couleurs, et leurs combinaisons (abstraction). Avec l’arc noir se lit comme une partition musicale : trois blocs de couleurs - rouge, lie de vin et bleu - disposés en triangle, sont tenus en tension par une grande ligne noire. Au bleu mystique et froid s’oppose la passion du rouge. Le jaune chaud et agressif affronte le vert paisible et les différents silences des blancs et des noirs, qu’il met en relation avec ronds et triangles, lignes ouvertes ou fermées.

Mit dem schwarzen Bogen, 1912, Vassily Kandinsky Centre Pompidou

Légende vivante du free-jazz, complice de John Coltrane, le saxophoniste Archie Shepp reste à presque 80 ans l’un des plus dignes défenseurs de la Great Black Music. Figure essentielle du free-jazz américain dès le début des années 1960, complice de John Coltrane – on le retrouve notamment sur l’incontournable album qu’est Ascencion –, Archie Shepp, qui fêtera en mai prochain ses 80 ans et qui vit désormais entre Paris et les États-Unis, reste un musicien toujours aussi engagé et politisé. Un grand défenseur de la culture noireaméricaine et de la Great Black Music. De fait, son jeu est profondément ancré dans le blues, comme le prouve cet extrait tiré de sa composition « Blues in Orange ».

Blues in Orange, Archie Shepp Cité de la musique - Philharmonie de Paris

À Cana, en Galilée, le Christ est invité à un repas de mariage au cours duquel il accomplit son premier miracle. A la fin du banquet, alors que le vin vient à manquer, Jésus demande aux serviteurs de remplir d’eau les jarres de pierre puis de servir le maître de maison, qui constate que l’eau s’est changée en vin. Cet épisode, raconté par l’apôtre Jean, préfigure l’institution de l’Eucharistie. Les mariés, assis au bout de la table, laissent la place au centre à la figure du Christ. Ainsi, il est entouré par la Vierge, ses disciples, les clercs, les princes, des aristocrates vénitiens, des orientaux en turban, de nombreux serviteurs et le peuple. Véronèse dispose avec aisance cent trente convives, mêlant les personnages de la Bible à des figures contemporaines. Les Noces de Cana, 1562–1563, Paul Véronèse Musée du Louvre

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Qui ne connaît pas au moins une image du scribe accroupi ? On ne sait pourtant rien sur le personnage qu’il représente : ni son nom, ni ses titres, ni l’époque précise à laquelle il vivait. Le scribe du musée du Louvre connu sous la dénomination de «scribe accroupi» est en fait assis en tailleur. La jambe droite croisée devant la gauche. Son pagne, blanc, tendu sur les genoux lui sert de support. De sa main gauche, il tient un papyrus partiellement déroulé. La main droite devait tenir son pinceau, aujourd’hui disparu. Ce qui frappe le plus, c’est le traitement du visage et plus particulièrement le travail soigné de l’incrustation des yeux.

Le scribe accroupi, vers 2500 av. J.-C. Musée du Louvre

Une architecture détonante en plein cœur du vieux Paris 40 ans en 2017 Inauguration le 31 janvier 1977 1 concours d’architecture, 681 candidats 2 architectes outsiders : Renzo Piano, (italien), Richard Rogers (anglais) 10 niveaux de 7500 m2 totalement flexibles Une grande carcasse métallique 15 000 tonnes d’acier 11 000 m2 de surface vitrée 1 esthétique de tuyauterie avec ses éléments fonctionnels rejetés à l’extérieur 1 immense piazza Plus de 100 000 oeuvres Plus de 3 millions de visiteurs par an

Centre Pompidou (Renzo Piano, Richard Rogers)

Au Salon de 1783, Elisabeth Vigée Le Brun prénsenta un nouveau portrait de la Reine, qui choqua les visiteurs : le modèle portait une robe de mousseline légère. Vigée Le Brun peignit alors très rapidement un second portrait pour l’exposer avant la fin du Salon. Elle habilla cette fois la reine d’une robe classique, de soie bleu-gris, marquant le soutien implicite de Marie-Antoinette au soyeux lyonnais. Plusieurs répliques de «Marie-Antoinette à la rose» furent réalisées, dont celle conservé au château de Versailles.

Marie-Antoinette, reine de France, 1783, Élisabeth Vigée-Lebrun Château de Versailles

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Depuis sa découverte sur l’île de Mélos en 1820, cette effigie divine fascine par sa grâce et par le mystère qui entoure son interprétation. La statue pourrait représenter Aphrodite, déesse de l’Amour (Vénus est son nom latin ) ou bien Amphitrite, déesse de la Mer, vénérée dans cette île grecque. Les bras et les mains de la statue n’ont jamais été retrouvés. Le style renoue avec des thèmes classiques tout en innovant. Le sculpteur anonyme paraît en effet citer les modèles du IVe siècle av. J.-C. Toutefois, il multiplie les audaces : la composition hélicoïdale du corps s’ouvrant dans plusieurs directions divergentes, comme le glissement du drapé sur les hanches, font de cette statue l’un des chefs-d’œuvre de la fin de l’époque hellénistique.

Aphrodite, dite Vénus de Milo, vers 130 av. J.-C. - fin de l’époque hellénistique Musée du Louvre

Période de renouveau artistique, littéraire et scientifique, la Renaissance débute au XIVe siècle en Italie du Nord. Véritable révolution de la pensée et de tous les champs artistiques, ce mouvement diffuse rapidement ses modèles dans toute l’Europe. Le mot Renaissance est employé pour la première fois au XVIe siècle par Giorgio Vasari, père fondateur de l’histoire de l’art des Temps modernes, pour évoquer le courant artistique apparu en Italie deux siècles plus tôt. La Renaissance s’épanouit sur près de trois siècles, en trois périodes successives : le Trecento (XIVe siècle), le Quattrocento (XVe siècle) et le Cinquecento (XVIe siècle). Dans son ouvrage, Vasari parle de trois âges : celui des précurseurs, Cimabue et Giotto, celui des initiateurs, Masaccio, Brunelleschi et Donatello, et enfin celui des maîtres accomplis, Bramante, Vinci, Raphaël et MichelAnge, qui selon Vasari égalent et même dépassent ceux de l’Antiquité. Il faudra attendre le XIXe siècle pour que les historiens Michelet et Burckhardt étendent le concept de Renaissance à l’ensemble d’une civilisation (source : museeduluxembourg.fr).

Vierge à l’enfant avec un ange, vers 1468-1470, Liberale da Verona RMN - Grand Palais

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Le Magasin de Ben, dit aussi «N’importe quoi», ou «Galerie Ben doute de tout», ou encore «Laboratoire 32» est ouvert par Benjamin Vautier en 1958, à Nice, au 32 rue Tondutti de L’Escarène. C’est d’abord un magasin où Ben vend aussi bien qu’il achète des disques d’occasion, des appareils photo, etc. Il en fait également un espace d’exposition pour des artistes dont il est proche. Composé d’innombrables objets a priori en dehors des codes esthétiques, la façade est complètement transformée en une accumulation de bidules inutiles mais amusants. Son magasin, oeuvre d’art totale, est la preuve, pour lui, qu’il n’y a pas un lieu réservé à l’art (le musée), mais que l’art est pour tous. Ironie du sort, son Magasin est démonté en 1974 et entre alors dans les collections du Centre Pompidou. Le magasin de Ben, 1958-1973, Ben Centre Pompidou

Dans ce tableau commandé par Napoléon 1er, David met en scène le caractère fastueux du Sacre et son message politique et symbolique. Témoin oculaire de la cérémonie, David en rendra avec réalisme la foule chamarrée mais il devra aussi répondre aux intentions de l’Empereur, se permettant ainsi quelques libertés avec l’Histoire et avec le protocole. Il a, par exemple, réduit l’architecture de Notre-Dame pour donner plus d’ampleur aux personnages et Laetitia Bonaparte, mère de l’Empereur, absente lors du Sacre qu’elle désapprouvait, figure dans le tableau sur ordre de son fils. David relève ici le défi de réaliser un ouvrage monumental à la gloire de l’événement et de l’inscrire, comme une œuvre à part, dans l’histoire de la peinture.

Sacre de l’empereur Napoléon Ier et couronnement de l’impératrice Joséphine dans la cathédrale, Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804, 1806-1807, Jacques-Louis David Musée du Louvre

Grandeur, fougue, passion… La Symphonie n° 5 de Beethoven porte une charge émotionnelle qui en a fait l’une des partitions emblématiques du romantisme. La Symphonie n° 5 de Ludwig van Beethoven (1770-1827) est sans doute l’une de ses œuvres les plus connues. Pour beaucoup, elle résume tout le génie romantique du compositeur allemand, sa passion, sa force, sa ténacité. Le motif qui l’ouvre appartient désormais à la culture populaire. Simple mais marquant, asséné violemment dès les premières mesures, il sera exploité de toutes les manières possibles par le compositeur au cours du mouvement. Symphonie n° 5 en do mineur op 67, Beethoven Cité de la musique - Philharmonie de Paris

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Ce tableau est un chef-d’oeuvre de Vermeer par la concentration du modèle et le jeu des couleurs exaltées par le fond gris clair. Une jeune dentellière, appartenant sans nul doute à la petite bourgeoisie de Delft (Pays-Bas), se penche sur son travail, maniant avec application fuseaux, épingles et fils sur sa table à ouvrage. Le thème de la dentellière, maintes fois traité dans la littérature et la peinture hollandaises, illustrait traditionnellement les vertus domestiques féminines. Le petit livre que l’on distingue au premier plan est certainement une Bible, ce qui renforce l’interprétation morale et religieuse du tableau.

La Dentellière, 1669-1671, Johannes Vermeer Musée du Louvre

Environ tous les onze ans, depuis le milieu du XIXème siècle, les expositions universelles se déroulent à Paris. Véritables machines à éblouir la foule, elles sont chaque fois plus grandioses. Quel projet pourra marquer la date symbolique de 1900 ? L’année 1900 a une valeur hautement symbolique, formulée ainsi par le ministre du Commerce de l’époque : « [1900] sera la fin d’un siècle de prodigieux essor artistique, scientifique et économique ce sera aussi le seuil d’une ère dont les philosophes prophétisent la grandeur et dont les réalités dépasseront sans doute les rêves de notre imagination. Au moment de clore le XIXe siècle pour entrer dans le XXe, il ne fait de doute pour personne que l’Exposition doit être somptueuse et dépasser encore en faste celle de 1889. Mais comment faire mieux ? On avait pour l’occasion construit la tour Eiffel et le palais des Machines, fait venir des tribus d’indigènes, installé une ligne téléphonique dans le quartier de l’Opéra, toutes choses fascinantes pour l’époque. Qu’à cela ne tienne, on trouvera encore mieux. L’exploit ne sera pas technique mais architectural – et qui sait, peut-être les deux en même temps ! L’idée du Grand Palais commence à germer. Il s’agirait de créer un édifice consacré aux beaux-arts le long d’une nouvelle perspective reliant l’esplanade des Invalides aux Champs-Élysées, ce qui bouleverserait la face de la capitale. Pour mieux imposer ce projet, place à un concours d’idées. Et que le meilleur gagne !

Le projet de l’exposition de 1900 RMN - Grand Palais

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Ancré dans la réalité de son époque, Robert Delaunay veut, par la couleur, exprimer la modernité en déclenchant une avalanche de sensations optiques. Le Manège aux cochons reflète la fascination de Robert Delaunay pour la vie urbaine moderne et notamment les fêtes foraines. L’accumulation de cercles colorés emporte le spectateur dans le tournoiement effréné d’un manège. On en aperçoit quelques éléments : les cochons sur lesquels les flâneurs sont invités à s’installer ¤¤ une paire de jambe gainées de noir ¤¤ un chapeau haut de forme qui s’extrait de la masse, etc. Au premier plan, le poète et dadaïste Tristan Tzara, reconnaissable à son chapeau melon et son monocle, fait face au spectateur.

Manège de cochons, 1922, Robert Delaunay Centre Pompidou

Louis XIV est aujourd’hui connu à travers le monde entier par ce portrait qui le représente pourtant à la fin de son règne, vieilli et en proie à des difficultés politiques de toutes sortes, notamment avec les autres royaumes et républiques d’Europe. C’est pourtant une image impressionnante de majesté, symbole de la monarchie absolue mise en place depuis le début des années 1660, que livre Hyacinthe Rigaud en 1701. Le portrait a été commandé à l’artiste par le Roi pour le remettre à son petit-fils, le duc d’Anjou, devenu roi d’Espagne sous le nom de Philippe V, peu après son avènement. Mais Louis XIV fut tellement satisfait de ce portrait – une image de la majesté royale comme il n’en avait encore jamais obtenue – qu’il conserva le portrait pour lui, envoyant en Espagne un autre portrait plus martial. Le portrait montre une image qui est un compromis entre le grand habit du sacre et celui de la première cérémonie de l’Ordre du Saint-Esprit, présidée par le souverain juste après son sacre. Le grand manteau de velours fleurdelisé doublé d’hermine, et les « regalia » - la couronne, le sceptre, la main de justice, l’épée « de Charlemagne » - sont bien ceux remis au Roi lors de son sacre, à Reims, le 7 juin 1654, mais l’habit porté sous le manteau – la veste, la culotte bouffante et les bas – sont ceux de l’Ordre du Saint-Esprit, reçus au lendemain du sacre. Unanimement célébré dès sa réalisation, le portrait de Rigaud a été un modèle inégalé pour tous les portraits de souverains, en Europe et ailleurs, depuis 1701.

Louis XIV, roi de France, 1701, Hyacinthe Rigaud Château de Versailles

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Le fauteuil Tongue est innovant, confortable, attractif et empilable. Pierre Paulin invente en 1963 un siège radicalement nouveau: on peut en changer les housses colorées - jaune safran, rose tyrien, etc. - , les fauteuils sont empilables et les courbes de Tongue épousent parfaitement le corps. Ce fauteuil devient une icône pour toute une génération.

Siège 577 dit Tongue « Langue », 1967, Pierre Paulin Centre Pompidou

Une petite fille blonde aux joues roses regarde le peintre. Malgré un visage enfantin, elle se tient bien droite avec un air sérieux. Debout et sans bouger, l’enfant pose sagement. Il s’agit de l’infante Marguerite, dernier portrait de la famille royale peint par Velázquez. D’après les chroniques de l’époque, la petite fille était très belle et vive d’esprit. L’aspect enfantin de son visage contraste avec la richesse de son costume. La robe de Marguerite est ornée dans sa partie inférieure de sept larges galons d’argent. Parée de la chaîne de la toison d’Or, la princesse porte sur sa poitrine un nœud, la firmeza. De sa main gauche dégantée, Marguerite tient un manchon, qui est un accessoire inhabituel dans les portraits, peut-être un cadeau diplomatique. De sa main droite, gantée, elle tient son second gant. Ses bras reposent sur sa robe, ce qui renforce la construction pyramidale de l’œuvre. Ses cheveux blonds ondulés, ornés de bijoux verts, tombent librement sur ses épaules. La scène a pour cadre la salle d’un palais, sans doute celui de l’Alcázar. Derrière l’infante, on distingue un meuble en marqueterie. Une tenture, un miroir ou encore pour certains un tableau suspendu au mur encadrent son visage. Sur le meuble, on aperçoit une horloge et un lion en bronze. Ces éléments soulignent le caractère symbolique du lieu et l’importance de la princesse qui, malgré son jeune âge, sait arborer un air solennel. Extrait du texte de Laetitia Perez (source : grandpalais. fr).

Portrait de l’infante Marguerite en bleu, 1659, Diego Vélasquez RMN - Grand Palais

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Moonshiner, Moriarty Cité de la musique - Philharmonie de Paris

« Moonshiner » est une vieille ballade folk à l’origine incertaine, chantée par de nombreux artistes dont Bob Dylan, Elliott Smith et Moriarty. En hommage à l’immense auteur-compositeur-interprète Bob Dylan, Moriarty présente Before Dylan. Fondée en 1995 et portée par la voix de Rosemary Standley depuis 1999, la formation franco-américaine Moriarty produit une musique oscillant entre country, folk et blues rock. Le groupe est nommé d’après le personnage principal de On the Road de Jack Kerouac, roman qui a considérablement influencé Dylan. Ce dernier enregistre « Moonshiner » en 1963, Moriarty le fait à son tour en 2013 pour l’album Fugitives.

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PRÉSENTATION DES INSTITUTIONS PARTENAIRES

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CENTRE POMPIDOU

Présentation Héritier des collections du musée du Luxembourg créé en 1818 et destiné à accueillir les achats de l’État aux artistes français vivants, le musée national d’art moderne – centre de création industrielle conserve la plus importante collection d’art moderne et contemporain d’Europe et l’une des deux premières au monde avec plus de 100 000 œuvres de 1905 à nos jours. C’est avec l’ouverture du Centre Pompidou en 1977 et l’installation du musée dans le nouveau bâtiment créé par les architectes Renzo Piano et Richard Rogers que l’enrichissement des collections prend un tournant. La vocation pluridisciplinaire de l’institution, résolument tournée vers la création la plus actuelle marque profondément la politique d’acquisition du Centre Pompidou en accueillant les artistes contemporains et en s’ouvrant à l’art international. De grandes figures de l’art moderne dont l’œuvre était auparavant absente du musée font leur entrée dans les collections, comme Giorgio de Chirico, René Magritte, Piet Mondrian, Jackson Pollock ainsi que des contemporains comme Joseph Beuys, Andy Warhol, Lucio Fontana, Yves Klein…

Quelles œuvres dans le Musée numérique ? Le Centre Pompidou présente des chefs-d’œuvre de l’art moderne et contemporain, aux croisements des disciplines artistiques : peintures, sculptures, œuvres graphiques, meubles et objets, films, chorégraphies, performances… Les œuvres, issues de la création française et internationale, recouvrent toute la période chronologique du début du XXème siècle jusqu’à nos jours.

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CHÂTEAU DE VERSAILLES

Présentation Le château de Versailles, dont les origines remontent au XVIIe siècle, a été successivement un relais de chasse, un lieu d’exercice du pouvoir et dès le XIXe siècle un musée. Composé du Parc et des jardins ainsi que des châteaux de Trianon, il s’étend sur 800 hectares. Fortes de plus de 60 000 œuvres, les collections du château de Versailles couvrent de très larges domaines. Cet ensemble reflète la double vocation du Château : un palais autrefois habité par les souverains et leur Cour, et le musée dédié « à toutes les gloires de la France » inauguré par Louis-Philippe en 1837.

Quelles œuvres dans le Musée numérique ? La collection de Versailles est construite autour de la thématique « La Folie des grandeurs ou l’Empire des Sens » afin que les visiteurs découvrent la grandeur et le faste du château de Versailles. Au travers d’une sélection d’images, de vidéos 3D, et de visites virtuelles, le public parcourt le domaine et ses exceptionnelles collections, chefs-d’œuvre d’art et d’architecture. LA FOLIE DES ROIS DE FRANCE - AUTOUR DU CHÂTEAU ET DES JARDINS L’EMPIRE DES SENS : VIVRE À VERSAILLES LA FOLIE DE L’ART - CHEFS-D’ŒUVRE D’ARTS PLASTIQUES ET D’ARCHITECTURE

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CITÉ DE LA MUSIQUE – PHILHARMONIE DE PARIS

Présentation Dotée de plusieurs salles de concerts, d’un musée, d’une médiathèque et de nombreux espaces pédagogiques, la Cité de la musique - Philharmonie de Paris est un projet inédit qui réunit deux grands noms de l’architecture : Christian de Portzamparc pour la Cité de la musique et Jean Nouvel pour la Philharmonie. L’établissement propose un outil performant au service des formations symphoniques nationales et internationales, qui ne trouvaient pas à Paris d’équivalent aux grandes salles de concert modernes des capitales internationales. Au-delà du répertoire classique, sa programmation est ouverte aux musiques actuelles et aux musiques du monde, ainsi qu’à la danse.

Quelles œuvres dans le Musée numérique ? La collection parcourt les différents types musicaux présentés à la Philharmonie. MUSIQUE CLASSIQUE POP MUSIC JAZZ MUSIQUES DU MONDE

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MUSÉE DU LOUVRE

Présentation Le musée du Louvre est le plus grand des musées d’art du monde par sa surface d’exposition de 72 735 m2. Ses collections comprennent près de 460 000 œuvres et présentent l’art occidental du Moyen Âge à 1848, les civilisations antiques orientales, égyptienne, grecque, étrusque, romaines, les arts graphiques et les arts de l’Islam. Situé dans le 1er arrondissement de Paris, entre la rive droite de la Seine et la rue de Rivoli, le musée se signale par la pyramide de verre de son hall d’accueil, érigée en 1989 dans la cour Napoléon et qui en est devenue emblématique ; tandis que la statue équestre de Louis XIV constitue le point de départ de l’axe historique parisien. Avec environ neuf millions de visiteurs annuels (depuis 2011), le Louvre est le musée le plus visité au monde. Le Louvre possède une longue histoire de conservation artistique et historique, depuis l’Ancien Régime jusqu’à nos jours. À la suite du départ de Louis XIV pour le château de Versailles à la fin du XVIIe siècle, on y entrepose une partie des collections royales de tableaux et de sculptures antiques. Après avoir durant un siècle hébergé plusieurs académies, dont celle de peinture et de sculpture, ainsi que divers artistes logés par le roi, l’ancien palais royal est véritablement transformé sous la Révolution en « Muséum central des arts de la République ». Il ouvre en 1793 en exposant environ 660 œuvres, essentiellement issues des collections royales ou confisquées chez des nobles émigrés ou dans des églises. Par la suite les collections ne cesseront de s’enrichir par des prises de guerre, acquisitions, mécénats, legs, donations, et découvertes archéologiques.

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Quelles œuvres dans le Musée numérique ? La collection du Musée du Louvre se divise en deux axes : D’une part, des chefs-d’œuvre issus des collections du Louvre qui sont classés d’après les différents départements du musée : ANTIQUITÉS GRECQUES ANTIQUITÉS ROMAINES ANTIQUITÉS ÉGYPTIENNES ARTS DE LA MÉSOPOTAMIE PEINTURE ITALIENNE PEINTURE FRANÇAISE SCULPTURE FRANÇAISE ARTS DE L’ISLAM PEINTURE ALLEMANDE PEINTURE HOLLANDAISE D’autre part, trois vidéos qui retracent l’histoire du Louvre et qui permettent ainsi une introduction à l’histoire du palais. En 2016, un espace entièrement dédié à cette histoire a été ouvert au sein du Louvre.

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MUSÉE NATIONAL PICASSO - PARIS

Présentation La collection du Musée national Picasso-Paris compte plus de 5 000 œuvres et plusieurs dizaines de milliers de pièces d’archives. Par sa qualité, son ampleur comme par la diversité des domaines artistiques représentés, elle est la seule collection publique au monde qui permette à la fois une traversée de toute l’œuvre peinte, sculptée, gravée et dessinée de Picasso, comme l’évocation précise – à travers esquisses, études, croquis, carnets de dessins, états successifs de gravures, photographies, livres illustrés, films et documents – du processus créateur de l’artiste. Installé depuis 1985 dans l’Hôtel Salé, l’un des plus emblématiques des hôtels particuliers construits à la fin du XVIIe siècle dans le Marais, le musée vient de bénéficier d’une importante rénovation qui a permis de doubler les espaces d’exposition et de créer des espaces d’accueil et de services adaptés aux publics.

Quelles œuvres dans le Musée numérique ? La collection permet de découvrir 3 icônes de sa collection :

• Portrait de Dora Maar image iconique d’une photographe militante qui fut aussi le modèle et la muse de Picasso

• Les Demoiselles d’Avignon par le biais de l’une des nombreuses études conservées par le musée

• Guernica à travers les photographies de Dora Maar qui retracent la naissance de ce chef-d’œuvre

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RMN – GRAND PALAIS

Présentation La Réunion des musées nationaux - Grand Palais (RMN-GP) est née, en 2011, de la fusion de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais, afin de constituer un opérateur culturel de niveau international, bénéficiant d’un monument emblématique et prenant appui sur l’expertise et la complémentarité des activités des deux établissements. La RMN-GP présente chaque année une quarantaine d’événements culturels très diversifiés à Paris, en région et à l’international. Le Grand Palais, l’un des monuments préférés des Français, en est la vitrine prestigieuse en plein coeur de Paris. Expositions, concerts, défilés, salons, performances… la programmation, à la fois exigeante et populaire, est accessible à tous les publics dans le souci de la démocratisation culturelle et s’accompagne d’une riche offre de médiation.

Quelles œuvres dans le Musée numérique ? Pour la Micro-Folie, le choix de la RMN-Grand Palais s’est porté sur les thématiques de la renaissance, de l’art moderne, de la peinture classique ou encore de la définition d’un chef-d’œuvre, ce qui reflète bien la diversité de mouvements et de périodes artistiques traités par le Grand Palais.

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UNIVERSCIENCE

Présentation Chargé de reconvertir la salle des ventes des abattoirs en un musée des sciences et techniques, l’architecte Adrien Fainsilber choisit, en 1981, d’ouvrir ce bâtiment à la lumière... La Cité des sciences et de l’industrie donne les outils pour comprendre et connaître, à travers les développements de la science et de la technologie, ce monde en constante mutation.

Quelles œuvres dans le Musée numérique ? Universcience présente uniquement des supports vidéo, des petites séries ludiques dédiées aux thèmes suivants : DÉVELOPPEMENT DURABLE ÉCONOMIE CHERCHEURS

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LE PROJET MICRO-FOLIE

Le programme des Micro-Folies est un dispositif de politique culturelle porté par le Ministère de la Culture et coordonné par la Villette en lien avec 12 institutions : Centre Pompidou, Château de Versailles, Cité de la musique–Philharmonie de Paris, Festival d’Avignon, Institut du monde arabe, musée du Louvre, musée national Picasso-Paris, musée d’Orsay, musée du quai Branly – Jacques Chirac, Opéra national de Paris, Rmn–Grand Palais, Universcience. Une Micro-Folie est un espace modulable de démocratie culturelle et d’accès ludique aux œuvres des plus grands musées nationaux grâce au musée numérique, pierre centrale du dispositif, qui offre l’accès à plus de 1000 œuvres numérisées, issues d’établissements culturels nationaux, régionaux, internationaux. La Micro- Folie propose également des activités complémentaires du musée numérique, comme un FabLab, un espace de réalité virtuelle, une scène, un Café Folie (café, bibliothèque, ludothèque) ... Elle est conçue comme une structure culturelle de proximité, largement ouverte pour soutenir et rendre visibles les initiatives locales. Pour plus d’informations : https://lavillette.com/page/micro-folie_a405/1

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CRÉDITS

FEMME DRAPÉE DANS SON HIMATION TENANT UN ÉVENTAIL, VERS 300 AV. J.-C. MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, MNB 907

BUSTE DE FEMME : ARIANE, IIIE SIÈCLE AV. J.-C. MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, S 5916

ÉTUDE POUR LES DISQUES DANS LA VILLE, 1920, FERNAND LÉGER CENTRE POMPIDOU © SERVICE DE LA DOCUMENTATION PHOTOGRAPHIQUE DU MNAM - CENTRE POMPIDOU, MNAM-CCI /DIST. RMN-GP © ADAGP, PARIS

LE GRAND TRIANON CHÂTEAU DE VERSAILLES © EPV / THOMAS GARNIER

A COMME ABEILLE UNIVERSCIENCE PRODUCTION : UNIVERSCIENCE, CURIOSPHERE.TV, MOSAIQUE FILMS LE 28 JUILLET (1830). LA LIBERTÉ GUIDANT LE PEUPLE, SALON DE 1831, EUGÈNE DELACROIX MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, RF 129 REFIGURATION/SELF-HYBRIDATION N°2, 1998, ORLAN CENTRE POMPIDOU © ADAGP, PARIS © CENTRE POMPIDOU, MNAM-CCI/PHILIPPE MIGEAT/DIST. RMN-GP LA GRANDE ODALISQUE, 1814, JEAN-AUGUSTE-DOMINIQUE INGRES MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, R.F. 1158

LA MUSE ENDORMIE, 1910, CONSTANTIN BRANCUSI CENTRE POMPIDOU © ADAM RZEPKA - CENTRE POMPIDOU, MNAM-CCI /DIST. RMN-GP © ADAGP, PARIS PORTRAIT DE JEUNE FEMME, DITE « L’EUROPÉENNE », IIE SIÈCLE AP. J.-C. MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, MND 2047 (P 217) FONTAINE (URINOIR), MARCEL DUCHAMP CENTRE POMPIDOU © THE ESTATE OF MARCEL DUCHAMP/ ADAGP, PARIS LION DE MONZÓN, VERS LE XIIE SIÈCLE MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, OA 7883

LA GALERIE DES GLACES, JULES HARDOUIN-MANSART CHÂTEAU DE VERSAILLES PORTRAIT DE LISA GHERARDINI, ÉPOUSE DE FRANCESCO DEL GIOCONDO, DITE MONNA LISA, LA GIOCONDA © EPV OU LA JOCONDE, VERS 1501, LÉONARD DE VINCI MUSÉE DU LOUVRE LE RÉGENT, DÉCOUVERT EN 1698 À GOLCONDE, EN INDE MUSÉE DU LOUVRE, INV. 779 MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, MV 1017 TAUREAU ANDROCÉPHALE AILÉ, VIIIE SIÈCLE (SARGON II) MUSÉE DU LOUVRE PAINTING, 1945, JACKSON POLLOCK MUSÉE DU LOUVRE, AO 19857 CENTRE POMPIDOU © ADAGP, PARIS TUISSEAU CHERCHEUR, POURQUOI CHERCHEZ-VOUS ? UNIVERSCIENCE MARIE-ANTOINETTE ET SES ENFANTS, 1787, ELISABETH VIGÉE-LEBRUN PRODUCTION : AGAT FILM-EX NIHILO, AVEC LA PARTICIPATION D’UNIVERSCIENCE CHÂTEAU DE VERSAILLES © RMN-GRAND PALAIS (CHÂTEAU DE VERSAILLES) / GÉRARD BLOT QUERELLE DES UNIVERSAUX, 1928, RENÉ MAGRITTE CENTRE POMPIDOU L’EMPEREUR HADRIEN, IER SIÈCLE, DYNASTIE DES ANTONINS © BERTRAND PRÉVOST - CENTRE POMPIDOU, MNAM-CCI /DIST. RMN-GP MUSÉE DU LOUVRE © ADAGP, PARIS MUSÉE DU LOUVRE, BR 4547

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MAQUETTE DU MONUMENT À LA TROISIÈME INTERNATIONALE OU TOUR TATLINE, TATLINE CENTRE POMPIDOU © DROITS RÉSERVÉS

MANÈGE DE COCHONS, 1922, ROBERT DELAUNAY CENTRE POMPIDOU © DOMAINE PUBLIC © GEORGES MEGUERDITCHIAN - CENTRE POMPIDOU, MNAM-CCI / DIST. RMN-GP

CHEVAL RETENU PAR UN PALEFRENIER DIT CHEVAL DE MARLY, 1739 – 1745, GUILLAUME COUSTOU MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, M.R. 1802 ET M,R, 1803

SIÈGE 577 DIT TONGUE « LANGUE », 1967, PIERRE PAULIN CENTRE POMPIDOU © BERTRAND PRÉVOST - CENTRE POMPIDOU, MNAM-CCI /DIST. RMN-GP © PIERRE PAULIN (POUR LE DROIT DE REPRODUCTION) © SAIF (POUR LES DROITS MULTIMÉDIAS)

ANT 82 OU ANTHROPOMÉTRIE DE L’ÉPOQUE BLEUE, 1960, YVES KLEIN CENTRE POMPIDOU © YVES KLEIN / ADAGP, PARIS © CENTRE POMPIDOU, MNAM-CCI/ADAM RZEPKA/DIST. RMN-GP PORTRAIT DE L’ARTISTE TENANT UN CHARDON, 1493, ALBRECHT DÜRER MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, R.F. 2382 COMPOSITION EN ROUGE, BLEU ET BLANC II, 1937, PIET MONDRIAN CENTRE POMPIDOU © JACQUES FAUJOUR - CENTRE POMPIDOU, MNAM-CCI /DIST. RMN-GP © DOMAINE PUBLIC LE RADEAU DE LA MÉDUSE, 1818-1819, THÉODORE GÉRICAULT MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, INV. 4884 TEN LIZES, 1963, ANDY WARHOL CENTRE POMPIDOU © SERVICE DE LA DOCUMENTATION PHOTOGRAPHIQUE DU MNAM - CENTRE POMPIDOU, MNAM-CCI /DIST. RMN-GP © THE ANDY WARHOL FOUNDATION FOR THE VISUAL ARTS, INC. / ADAGP, PARIS LA CONCURRENCE, C’EST QUOI ? UNIVERSCIENCE PRODUCTION : UNIVERSCIENCE, EN PARTENARIAT AVEC BANQUE DE FRANCE, CITÉ DE L’ÉCONOMIE ET DE LA MONNAIE MIT DEM SCHWARZEN BOGEN, 1912, VASSILY KANDINSKY CENTRE POMPIDOU © PHILIPPE MIGEAT - CENTRE POMPIDOU, MNAM-CCI /DIST. RMN-GP © DOMAINE PUBLIC PORTRAIT EN PIED DE LA MARQUISE DE POMPADOUR, 1752-1755, MAURICE-QUENTIN DELATOUR MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, INV. 27614 LES NOCES DE CANA, 1562–1563, PAUL VÉRONÈSE MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, INV. 142 LE SCRIBE ACCROUPI, VERS 2500 AV. J.-C. MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, E 3023 CENTRE POMPIDOU (RENZO PIANO, RICHARD ROGERS) © MANUEL BRAUN, 2016 APHRODITE, DITE VÉNUS DE MILO, VERS 130 AV. J.-C. - FIN DE L’ÉPOQUE HELLÉNISTIQUE MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, LL 299 LE MAGASIN DE BEN, 1958-1973, BEN CENTRE POMPIDOU © ADAGP, PARIS SACRE DE L’EMPEREUR NAPOLÉON IER ET COURONNEMENT DE L’IMPÉRATRICE JOSÉPHINE DANS LA CATHÉDRALE, NOTRE-DAME DE PARIS, LE 2 DÉCEMBRE 1804, 1806-1807, JACQUES-LOUIS DAVID MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, INV. 3699 LA DENTELLIÈRE, JOHANNES VERMEER MUSÉE DU LOUVRE MUSÉE DU LOUVRE, M.I. 1448

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Rencontrez la Joconde, écoutez Beethoven, découvrez en 20 minutes, quelques-uns des plus beaux chefs-d’œuvre de vos institutions culturelles...

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