Page 1

2

ANNEE IX

DECEMBRE 2009

Le journal du spécialiste de la récolte

Electronique et innovation

L’Europe appelle Laverda et Fella répondent INVESTISSEMENTS POUR PRÉPARER LA REPRISE DES MARCHÉS

page 2

DANS UN LIVRE QUASI 140 ANS DE LA SAGA DE BREGANZE

page 3

RENTABILITÉ ET EFFICACITÉ DANS LA CAMPAGNE LAVERDA

page 3

EN FRANCE TECNAGRIFELLA LANCE PÔLE PERMET LA SA NOUVELLE LIGNE RENCONTRE DE 4 DE FAUCHEUSES MILLES OPÉRATEURS ROUGES

page 5

page 10

Gruppo Industriale ARG




Le point de Mario Scapin

Laverda et Fella, un plan d’investissements tourné vers l’avenir avec confiance Chers lecteurs, il y a un an seulement nous allions avec enthousiasme vers une croissance qui semblait inexorable. Aujourd’hui, nous devons tenir compte de la récession économique, de la crise des marchés, de la diminution des volumes de production… C’est une réalité dont nous devons prendre acte ; en 2008 Laverda a dépassé les 1000 machines alors que cette année nous devons nous contenter de 750 parce que, malgré les bons résultats obtenus en Italie, malgré une bonne tenue sur certains marchés de référence, dans d’autres zones géographiques comme la Russie, la Pologne ou la Turquie nous avons fait face aux diminutions de la demande de nouvelles machines allant même jusqu’à 80%. La flexibilité attestée et la grande réactivité de la société Laverda ont cependant permis de gérer une phase aussi difficile sans répercussions significatives. Nous avons dû renoncer à une importante partie de notre personnel à contrat à durée déterminée, nous avons eu recours à quelques jours de chômage technique mais, chose très importante, Laverda a maintenu un bon rendement : les comptes de la société sont en ordre et le plan des investissements continue comme prévu. A ce sujet, dans le dernier numéro de “Laverdaworld” j’ai cité toute une série d’investissements qui auraient été effectués à court terme. A quelques mois de distance, je peux confirmer qu’une bonne partie de ceux annoncés sont déjà en cours ou seront opérationnels d’ici la fin de l’année : - le nouveau robot de soudure, qui incorpore et complète le groupe existant portant à trois le nombre de machines “jumelles” à même de souder en toute autonomie les composants de grandes dimensions comme les caissons élévateurs ou les essieux, a déjà été installé et sera à plein régime d’ici décembre ; - un nouveau groupe pour la soudure des châssis de la nouvelle fa-

mille de barres a été créé ; - la nouvelle ligne de montage des barres de dernière génération est désormais opérationnelle ; - le lay-out de la ligne de montage, ainsi que des zones de pré-montage, ont été profondément modifiés pour permettre la réalisation d’un plus grand nombre de machines par jour. Ces interventions sont toutes axées sur l’optimisation de la qualité de nos produits et sur l’accroissement de la capacité de production, qui est l’objectif primaire pour l’usine. Conscients de la valeur stratégique que représente notre personnel, nous avons investi et nous sommes en train d’investir énormément pour la formation des ressources humaines de l’entreprise, grâce à des parcours ciblés sur le développement des compétences et des connaissances tant des ouvriers de l’usine que des employés et des agents de maîtrise. Nous consacrons la même énergie au développement et à la réactualisation du produit. Les nouvelles barres et les remises à jour de la série “M” sont l’aboutissement d’un travail profond de réactualisation des machines, afin d’en améliorer les performances et d’éliminer les points faibles que nous avions encore par rapport à la concurrence. Nous n’avons pas travaillé sur l’apparence mais sur la substance ; ce

résultat peut être plus difficile à percevoir, mais il a incontestablement une valeur bien supérieure à des modifications purement esthétiques. Nous comptons sur la reprise et nous nous préparons pour ce rendez-vous ; nous sommes particulièrement convaincus que tous ceux qui sauront investir dans des moments de difficultés sortiront renforcés et consolidés, mais que ceux qui ne seront pas à même de le faire sortiront, dans le meilleurs des cas, affaiblis ou seront même destinés à succomber. Nous faisons la même chose pour le développement de Fella qui, comme les visiteurs du grand événement allemand ont pu le voir, a participé au récent salon Agritechnica avec de nouveaux coloris se référant au passé et associant Fella à Laverda, mais aussi avec une nouvelle gamme de produits. Le développement de la fenaison dans les grandes exploitations et dans les grandes extensions amène à une demande croissante de machines de grandes dimensions et de grande capacité. Fella, consciente de ces exigences en pleine mutation, a su développer une gamme complète de machines de grand gabarit destinées à faire école sur le marché. En même temps, elle a également concentré son attention sur les besoins de l’agriculture dans nos Alpes, en présentant une série de produits compacts et légers utilisables même avec de petits tracteurs spécialisés. Une autre démonstration de l’extrême attention aux exigences du client et une confirmation de la valeur stratégique qu’ont les investissements, surtout dans les moments de plus grande difficulté. Avec ces bases nous avons la certitude que nous sommes prêts pour le moment où l’économie en générale et notre secteur en particulier commenceront cette reprise que nous espérons tous très rapidement. Je profite de l’occasion pour vous souhaiter un joyeux Noël et une très bonne année.

Mario Scapin directeur général

Le journal du spécialiste de la récolte Année IX, n. 2, décembre 2009 Périodique trimestriel Enregistrement au Tribunal de Vicence N° 1017 du 5 mars 2002

direction d’édition Mario Scapin Angelo Benedetti Simonetta Lambrocco directeur responsable Claudio Strati projet graphique Andrea Rosset Piergiorgio Laverda ont collaboré : Boban Mladen

responsable des ventes Agro Cesla

Dumitru Majeri

technical adviser General Leasing

Fabrice Rondeau

directeur commercial Laverda France

Piergiorgio Laverda

éditeur de l’Archive Historique “Pietro Laverda

photographies Archive Laverda spa © by Laverda spa 36042 Breganze (VI) Italy via F. Laverda, 15/17 tel. +39.0445.385311 fax +39.0445.873355 www.laverdaworld.com info@laverdaworld.com Impression G.N.G.

Via Galvani, 58 - 36066 Sandrigo (VI) Propriété littéraire réservée. La reproduction d’articles et d’images n’est autorisée que si leur source est citée.

Aux destinataires de la revue INFORMATIONS EN APPLICATION DE L’ART. 13 D. LGS. 30.6.2003, n° 196 Vos coordonnées ont été acquises par Laverda S.p.A. auprès des personnes directement concernées ou dans des listes et des registres publics, et donc des documents à la disposition du public pour développer dans le futur notre activité marketing. Elles seront traitées par Laverda S.p.A. sous forme papier et/ou informatique et seront utilisées exclusivement au sein de notre société ou par des entités auxiliaires collaborant à l’expédition postale en fonction de nos exigences, y compris futures, d’acquisition de nouveaux clients par envoi de propositions commerciales. Laverda S.p.A. assure la plus grande confidentialité dans le traitement des données ainsi que la possibilité de demander gratuitement la suppression (ou la rectification) des données vous concernant figurant dans nos archives. Vous pouvez par conséquent exercer tous les droits prévus par l’article 7 du décret législatif n° 196/2003 et, notamment, vous opposer en tout ou en partie au traitement des données.




L’ Italie de Simonetta Lambrocco

Dans la nouvelle campagne produit Laverda synonyme de rentabilité Lorsque nous avons commencé à réfléchir sur le message que nous aurions voulu transmettre avec la nouvelle campagne produit, nous avions de nombreuses idées et nous voulions proposer différents concepts. Toutefois, c’est le thème de la rentabilité qui a prévalu sur tous les autres. Parce que c’est dans les moments de récession économique, que chacun est plus attentif aux dépenses et aux bénéfices. C’est ainsi que l’une des caractéristiques qui depuis toujours caractérise les moissonneuses-batteuses Laverda, la rentabilité, devenait un possible leitmotiv pour notre message publicitaire. Mais pas seulement. Pour nous il était aussi important de fixer au mieux les raisons grâce auxquelles nos machines permettent de penser en termes de rentabilité. Un graphique à axes cartésiens pouvait certainement exprimer de façon immédiate et évidente les plus offerts par les moissonneuses-batteuses Laverda. Machines qui, si d’un côté se caractérisent vraiment par leur polyvalence, de l’autre, elles garantissent aussi une économie sur les consommations et les frais de maintenance. Les innovations technologiques introduites par Laverda, comme la nouvelle et polyvalente barre Free Flow avec une vis sans fin de grand diamètre, accouplée à un nouveau conduit élévateur qui améliore la continuité du débit, permettent d’excellentes performances avec des coûts réduits et un fonctionnement simplifié. Une performance accrue par la rapidité des opérations d’accrochage/décrochage, par la fiabilité des composants, par le confort opérationnel d’une cabine à la pointe de l’ergonomie. Concrètement, lorsqu’on évalue une moissonneuse-batteuse et ses performances, il ne faut pas se laisser fourvoyer par la technologie en soi-même, mais il faut toujours tenir compte du critère de rentabilité, critère qu’une société efficace et compétitive ne doit jamais perdre de vue. L’aspect visuel a un puissant impact : la moissonneuse-batteuse rouge, travaillant sur le champ élégamment traité en blanc et noir, suit le déroulement du graphique (en croissance). Le graphique est une image très concrète et d’interprétation immédiate : plus l’engin est polyvalent plus l’économie sur les consommations et la maintenance est importante, plus la rentabilité augmente. La promesse de Laverda : c’est la rentabilité. Et c’est justement en termes de rentabilité que Laverda vous invite à penser, lorsqu’elle propose ses produits.

ET LA SAGA DE LA SOCIETE DE BREGANZE DEVIENT UN LIVRE PASSIONNANT Avec l’approche du début de la dixième saison depuis la relance de la marque historique, Laverda a décidé de rendre hommage aux Laverda, une famille d’entrepreneurs éclairés qui, depuis 1873, année de la fondation de la société et jusqu’aux années 80, ont contribué d’une manière déterminante au développement de la mécanisation agricole en Italie et dans le monde. Une contribution juste, celle que la “nouvelle” Laverda entend donner, mais aussi un acte d’amour passionné et profondément historique, de Piergiorgio Laverda, sur les aventures de la famille, du tissu économique et social de Breganze et des environs sur le fond d’une Italie qui a traversé plusieurs époques et de nombreuses vicissitudes, parmi lesquelles les deux conflits mondiaux. L’image d’une société et d’une marque qui, au long des années, ont démontré un enracinement et une force vitale insatiables et qui continuent de susciter passion et intérêt. Le volume, à peine sortie des presses, s’intitule “Les Machines Agricoles Laverda. L’histoire, les protagonistes et tous les modèles produits à Breganze depuis 1873”.

Simonetta Lambrocco responsable communication et relations publiques




Ciampi, pour les “rouges” une attention minutieuse Entre la Campanie, la Basilicate et les Abruzzes la réalité du Samnium a construit une importante structure de vente et de service après vente dans cinq provinces Ciampi srl, ayant son siège à San Giorgio del Sianno dans la province de Bénévent, est l’un des concessionnaires dynamiques de Laverda dans le sud : pour l’entreprise de Breganze, de 2002 à nos jours, il a obtenu d’énormes succès dans la vente des moissonneuses-batteuses rouges neuves. L’entreprise est organisée comme un réseau commercial géré par Saverio Ciampi, dans laquelle travaillent le fils Antonello et deux vendeurs. Elle possède également un vaste magasin de pièces de rechange et un atelier fonctionnel, géré par quatre mécaniciens qui chaque année, avec leurs collègues des ateliers externes, participent à des cours de formation et de réactualisation. En outre, Ciampi srl dispose également de trois unités mobiles pour le service après vente sur le terrain. En fait, il s’agit d’une entreprise organisée pour offrir le maximum à ses clients, un concessionnaire qui croit énormément dans le rapport avec le client et fait du service après vente son atout majeur. Enfin, pour gérer au mieux toute la zone commerciale Ciampi srl a créé cinq ateliers externes qui se trouvent respectivement à Baselice (BN), Calitri (AV), Lioni (AV), Irsina (PZ), Bonefro (CB). L’histoire de la société est un peu l’histoire de son fondateur Saverio Ciampi, encore administrateur unique, un authentique “self made man” : en effet, il a créé sa société en partant de rien, à juste 21 ans, c’est-à-dire en 1982, avec un camion Fiat 690 N2 à quatre essieux et en faisant les premiers transports pour le compte de tiers. L’année suivante fut riche d’étapes importantes pour Saverio Ciampi. Sur le plan personnel et familial parce qu’il épousa Maria Grazia Bellonio et qu’il eut la joie de la naissance de sa première fille, Marianna, aujourd’hui diplômée en économie et commerce et impliquée dans l’activité familiale dans le service administratif ; sur le plan professionnel parce qu’il achetait le premier camion neuf avec motrice et remorque Très rapidement le nombre des engins augmentait et déjà en 1985 Ciampi fondait la première société de transports avec quatre camions. En 1986 la naissance de Michela, aujourd’hui diplômée en sciences biolo-

2010, douze mois avec Laverda Chaque objet, même celui qui seulement en apparence semble le moins important, devient une manière de maintenir le contact avec le client et de réitérer le message. Le calendrier, parce qu’il accompagne chacune de nos journées tous les mois de l’année, acquiert justement une importance particulière. Voilà pourquoi nous ne voulons pas interrompre la tradition et, encore pour cette année 2010, nous avons étudié un calendrier mural portant la marque Laverda. L’image, pour l’année prochaine, se concentre sur le produit en le présentant avec une apparence extrêmement dynamique et moderne. Simonetta Lambrocco

giques, et en 1987 de Antonello, mécanicien, actuellement bras droit de son père qui s’occupe du réseau commercial. En 1991 Saverio Ciampi fonde la société Ciampi srl, débutant ainsi son activité dans le secteur des machines agricoles avec la vente d’occasion ; quelques années plus tard, en 1998, la société devient concessionnaire Landini pour la province de Bénévent. Puis, en 2002 Ciampi srl prend également la concession de Laverda pour la province de Bénévent : actuellement elle est concessionnaire des “rouges” pour les provinces de Bénévent, Avellino, Potenza, Pescara et Chieti. Deux ans plus tard, grâce à une analyse pondérée du marché, Saverio Ciampi comprit que son avenir se serait bien déroulé avec le groupe Agco. Ciampi srl devint également concessionnaire des produits Massey Ferguson, Fendt et Challenger pour les provinces de Avellino, Bénévent, Potenza, Matera, Campobasso et Isernia.

Ci-dessus : le siège central de Ciampi srl à San Giorgio del Sannio




Les marchés

rédigé par Simonetta Lambrocco

Tecnagri-Pôle, le rendez-vous Le salon organisé par le concessionnaire Billaud-Segeba une occasion de comparaison et de consultation pour les quatre milles opérateurs français Pari gagné et bravo à Jean Pierre Sourice et à son équipe qui peuvent se réjouir de l’authentique succès de leur salon. En effet, dans un marché français préoccupé et ayant subi une baisse de 10% à 40% (selon les secteurs) et alors que de nombreux professionnels s’attendent à une période sombre et difficile, les Ets BillaudSegeba ont organisé une nouvelle fois leur salon régional professionnel “Tecnagri-Pôle”. Excellent résultat pendant les trois jours : en effet, plus de 4.000 personnes (agriculteurs, ETA, Cuma) ont visité les trente milles mètres carrés d’exposition au siège du concessionnaire à Bressuire (79) et ont pu rencontrer certains des 102 fournisseurs qui ont participé à cette manifestation dont Laverda, marque distribuée par les Ets Billaud-Segeba. L’exposition a présenté des matériels, a offert des promotions, des animations, des essais, des moments conviviaux, des découvertes de nouveaux produits dont la moissonneuse-batteuse Laverda M 306T New flamblant neuve, tout juste sortie de l’usine de Breganze. Un salon vraiment organisé au mieux et à même de convaincre les visiteurs, même les plus réticents, quant au sérieux et au professionnalisme du concessionnaire organisateur.

Tecnagri-Pôle est réalisé pour la première fois en 2007, lorsque le développement de la société fournit l’impulsion nécessaire pour lancer une initiative à même de faire découvrir aux clients historiques, et aux clients des entreprises acquises plus récemment, le siège de Bressuire. “Innover, rassembler, multiplier les échanges entre les différents acteurs du monde agricole” était alors la devise, toujours actuelle et en vigueur, de Jean Pierre Sourice. C’est ainsi que Billaud-Segeba décide de remplacer les traditionnels rendez-vous, “Portes ouvertes”, qui avaient lieu dans chacune des bases, par un concept novateur, le salon Tecnagri-Pôle sur le site de Bressuire. La manifestation permet aux principaux fournisseurs de Billaud-Segeba de présenter et de valoriser directement leurs marques directement auprès des agriculteurs de la région. Elle représente également une réelle opportunité offerte à chacun de se présenter, pour rencontrer les autres opérateurs et les clients, afin de renforcer leur notoriété. Une nouvelle manière de communiquer, en favorisant les relations au sein d’un secteur économique particulièrement attentif aux nouveautés et aux innovations, qui a été appréciée par la profession.

De droite à gauche : Fabrice Rondeau, Directeur Commercial Laverda France - Marie Rambaud, Responsable Marketing Billaud-Segeba - Jean Pierre Sourice, Directeur Général Billaud-Segeba - Force des ventes Billaud-Segeba - Yves Gaujarengues, Inspecteur Commercial Laverda.

Fabrice Rondeau

Vingt cinq mille clients référencés et huit sièges opérationnels pour les suivre au plus prés quotidiennement Billaud-Segeba est une entreprise très dynamique, basée sur une philosophie moderne : “Proposer une offre complète en acquérant toujours de nouvelles compétences” résume ainsi Jean Pierre Sourice. Au cours des treize dernières années, il y a eu de nombreuses étapes de croissance et de développement pour Billaud-Segeba : avril 1996, achat de Billaud-Irrigation, spécialiste de l’irrigation ; mars 1999 : relance de Segeba, spécialiste dans la distribution de machines agricoles ; septembre 1999 : relance de l’activité de Techni Service, spécialiste dans la maintenance et l’installation de stations de pompage et dans la construction pour l’élevage ; novembre 1999 : fusion des noms Billaud-Segeba ; septembre 2000 : achat de Bocage Elevage, spécialiste de trayeuses ; de 2001 à 2007 se sont succédées les relances des Ets Guillemet, AgriVihiers, Seba, des Ets Bourneau, spécialistes de la distribution de machines agricoles ; et la relance de Bressuire Loisirs Motoculture, spécialiste de la

motoculture, et Agri-France Pièces ; enfin, en septembre 2008, Billaud-Segeba a signé le contrat de distribution avec Laverda. En somme, un engagement complet dans le secteur au service de l’agriculture. Billaud-Segeba veut être beaucoup plus proche des clients, à tous les niveaux : elle dispense donc son savoir-faire dans huit bases, réparties sur trois régions, et ses agents commerciaux et techniciens sont tous les jours à la disposition de la clientèle pour répondre aux demandes et offrir des solutions. Quelques chiffres significatifs pour situer l’entreprise : le chiffre d’affaires HT est de 28 millions d’euro ; les employés sont au nombre de 117 ; 25.000 clients référencés, dont 13.000 agriculteurs ; 350 fournisseurs ; 125.000 références magasin F. R.




Incursion de l’électronique dans le scénario européen Agritechnica 2009 a mis en évidence les efforts technologiques des constructeurs avec trois cent innovations dans la mécanisation agricole Laverda et Fella ont présenté les nouvelles solutions appréciées sur les marchés, qui exigent fiabilité et économie de gestion Le rendez-vous biennal le plus convoité parmi les constructeurs européens de machines et d’équipements agricoles est certainement le salon Agritechnica de Hanovre, en Allemagne. La période qui comprend deux journées exclusivement pour les opérateurs de la profession et cinq jours pour le public fait en sorte que, contrairement à d’autres manifestations internationales de la profession, comme Eima de Bologne et Sima de Paris, le salon allemand dure une semaine entière. En attendant de connaître les données officielles quant à l’affluence, nous pouvons anticiper que la perception générale parmi les exposants c’est que la formule hebdomadaire de l’évènement ne pénalise pas l’affluence des visiteurs, ni même celle des opérateurs, malgré le prix du billet d’entrée à 75 euros. La crise de l’économie mondiale semblerait ne pas avoir d’influence

sur l’envie de reprise des constructeurs du secteur qui se sont présentés à Hanovre annonçant environ 300 innovations dans le domaine de la mécanisation agricole. Nous n’avons pas la prétention de toutes les illustrer ici, parce que la presse spécialisée s’en est déjà largement occupée et parce que notre visite s’est concentrée sur le secteur des machines pour la récolte. Les éléments qui caractérisent les innovations présentées sont surtout liés à l’emploi de l’électronique pour optimiser l’efficacité et la qualité du travail des machines en faveur de l’homme en tant qu’opérateur. En outre, avec les technologies modernes, on prend de plus en plus conscience de la nécessité d’obtenir, spécialement des machines pour la récolte, des produits sains dès le début parce qu’à la fin de la filière c’est toujours l’homme qui est le bénéficiaire des produits agricoles destinés à l’alimentation de la population mondiale et à la

bio-énergie. Pour les moissonneuses-batteuses, on s’aperçoit que les lignes de conduite pour le développement des nouveaux projets sont orientées sur la compression des coûts pour que la récolte soit plus économique. On vise également une plus grande efficacité opérationnelle pour diminuer encore les temps d’utilisation des machines en diminuant les risques dus aux inaptitudes climatiques et surtout pour bénéficier de récoltes avec d’excellentes qualités grâce à la possibilité d’un battage “just in time” c’est-à-dire lorsqu’on arrive au point optimal de maturité des céréales. En divisant les machines en trois macro classes, on peut affirmer que les moissonneuses-batteuses du niveau base sont de plus en plus équipées de confort et d’instruments intuitifs, en plus d’avoir des performances intensifiées. Celles du niveau intermédiaire sont

Ci-dessus : Angelo Benedetti, directeur du marketing et des ventes de Laverda Spa. Ci-dessous : le stand Laverda à Agritechnica. Sur la page suivante : la M 306 SP LS 4WD exposée à Hanovre.


 souvent équipées de solutions techniques alternatives aux systèmes traditionnels pour ce qui concerne les capacités de battage et la fonction de management des réglages de toutes les fonctions principales de la machine. Enfin sur les moissonneuses-batteuses de haut niveau, on va vers une gestion totalement automatique des fonctions opérationnelles et en plus, on avance dans la recherche d’accessoires, comme les têtes pour la récolte, toujours plus grandes et performantes, les systèmes de contrôle et les capteurs plus sophistiqués, la gestion à distance pour la maintenance et l’utilisation logistique maximum. La plus grande attention est également apportée à la recherche, grâce à l’électronique et à l’automation, de la meilleure qualité des céréales récoltées tant par l’aspect économique que par l’aspect se rapportant à l’alimentation humaine. Laverda s’insère dans ce contexte grâce à l’expérience acquise depuis plus de 50 ans de développement dans le secteur de la récolte et, depuis quelques années à cette partie, grâce à la collaboration avec Agco. Cette édition d’Agritechnica nous a permis de montrer quelquesunes des meilleures techniques sur notre série M et sur la série LCS, ainsi qu’une nouvelle barre de coupe, mais au salon Eima de Bologne à l’automne 2010 nous fournirons d’autres signaux importants et novateurs du progrès technologique. Les améliorations présentées sont de toute manière le résultat d’une importante attention apportée aux marchés demandant surtout fiabilité, simplicité de construction et économie de gestion pour une moissonneuse-batteuse. En suivant ces lignes, les concepteurs de Breganze ont renforcé les transmissions, amélioré l’accessibilité aux organes de battage et conçu des solutions rapides pour les transformations de la machine à plusieurs utilisations. Nous avons eu le plaisir de constater comment nos grands rivaux se sont également concentrés sur les classes de produit comparables aux séries Laverda. Signe et confirmation qu’à Breganze on est sur la bonne piste pour satisfaire les exigences d’un important

segment d’agriculteurs. Pour les moissonneuses-batteuses de classe intermédiaire et haute, Laverda a commencé un parcours en synergie avec Agco en présentant en Italie la ML 800 Ars, une machine avec un système de battage axial, qui a bien fonctionné lors de la dernière campagne tant sur le blé que sur le maïs mais qui a surtout étonné par ses exceptionnelles performances sur le riz. Sur cette précieuse céréale, se sont la capacité de production et la qualité du grain qui se sont détachées. Selon les riziculteurs les plus experts, c’est un résultat record en matière de rendement en pourcentage, si l’on considère les saisons moyennes. Un autre secteur qui touche indirectement Laverda, c’est celui de fenaison. La présence en Allemagne de sa filiale Fella GmbH a fait en sorte que le salon Agritechnica devienne un moment important pour le lancement de nouvelles machines. Parmi lesquelles la nouvelle faneuse Th 13010, une gamme rénovée d’andaineuses compactes de la série Ts et la faucheuse frontale Km 3140 Fp au design novateur de “Formule 1” tout italien. En général, tout le secteur fenaison est désormais considéré comme digne d’être noté et d’attention pour les développements futurs auxquels, malgré la crise actuelle, il devra répondre : l’un est indubitablement l’alimentation du bétail et par conséquent humaine, l’autre celui des bioénergies.

C’est pourquoi, si d’un côté les machines compactes traditionnelles deviennent plus simples et polyvalentes pour répondre à l’emploi dans des exploitations à caractère familial, d’un autre côté les grandes faucheuses conditionneuses combinées et automotrices, les faneuses de 13, 15 mètres et plus avec les faneuses à turbines multiples, seront toujours plus importantes dans le domaine des fourrages de culture zootechnique que dans la chaîne de la bio-énergie. Ces grandes machines bénéficieront également des systèmes de commande électroniques et du protocole “Isobus” pour dialoguer avec les tracteurs modernes. A l’occasion du salon Agritechnica une récompense avec médaille d’or est allée à un groupe d’entreprises allemandes pour la première application du protocole Isobus pour la gestion des machines. D’autres secteurs, comme le labour et la préparation du terrain, semoirs, épandeurs de lisier et pulvérisateurs ou d’autres machines pour la protection des cultures ont clairement indiqué les orientations de l’agriculture moderne et surtout la prise de conscience que les grandes extensions de l’Est attendent des constructeurs occidentaux, une mécanisation appropriée à leurs exigences spécifiques pour réaliser ensemble le meilleur développement possible de l’agriculture comme source inépuisable d’une nouvelle énergie et la solution définitive pour les populations ne bénéficiant pas

du droit primordial et essentiel, la suffisance alimentaire. Ce n’est qu’alors que nous pourrons apprécier le bénéfice de la mécanisation agricole de haute technologie vue à Agritechnica 2009. Angelo Benedetti

Fima 2010 en Espagne, sous surveillance spéciale une M306 LS Le salon Fima aura lieu en Espagne, du 9 au 13 février 2010, prochain rendez-vous international important avec la présence de Laverda. Le salon, qui a lieu tous les deux ans, se déroulera, comme d’habitude, à la fin de la foire de Saragozza. Même en 2010, la concentration sera sur les machines et sur les équipements agricoles. Laverda exposera une M 306 Levelling System.




Agro Cesla, au coeur de la Serbie Depuis trois ans le jeune et dynamique concessionnaire de Novi Sad représente Laverda : les faibles consommations et l’efficacité du service après vente plaisent La société Agro Cesla a été fondée, il y a sept ans, par Bozidar Ivkovic. La maison mère, Cesla Investa, travaille depuis une quinzaine d’années et s’occupe principalement d’investissements dans le secteur immobilier en Serbie et au Monténégro. Au début, l’activité d’Agro Cesla s’est concentrée surtout sur l’importation de machines agricoles produites en Europe de l’Est. Mais lorsque la situation économique en Serbie a changé, l’objectif de l’entreprise s’est orienté vers l’offre de produits réalisés par des constructeurs de machines agricoles de l’Europe occidentale. Actuellement Agro Cesla représente toutes les entreprises du groupe Argo (Laverda, McCormick, Fella et Gallignani), ainsi que d’autre entreprises, parmi lesquelles : Regent, MaterMacc, Faresin, Bargam, Marani, Dondi, Frema, Eurospand et de nombreuses autres. En quelques années, Agro Cesla a réussi à se placer parmi les cinq premières entreprises de son secteur en Serbie et indique une tendance intéressante de croissance. Le nouveau siège à Novi Sad, capitale de la Vojvodine. Région du nord de la Serbie, la Vojvodine, étant typiquement agricole, représente approximativement 95% du marché serbe pour les grandes machines agricoles. L’introduction chez Agro Cesla de nouveaux produits et de nouvelles marques à représenter, a ouvert tout naturellement la route à de nouvelles contingences professionnelles qui se sont formées ces dernières années Actuellement la majeure partie des collaborateurs de l’entreprise, d’un âge moyen de trente ans, permettent à son organisation d’être jeune et dynamique. Le nouveau siège se trouve juste aux portes de Novi Sad et dans quelques mois toute l’activité sera transférée dans cette nouvelle structure, qui offrira aux professionnels d’Agro Cesla d’excellentes conditions pour travailler au mieux avec des types de machines pour l’agriculture. Ils seront plus proches des clients, ils disposeront de nouveaux bureaux et d’un service après vente efficace. Il y aura un show-room approprié, une zone réservée aux clients. Et tout cela sera concentré en un seul siège. Tous les ans, Agro Cesla participe à des évènements régionaux et à des salons

du secteur. Le salon le plus grand est celui qui a lieu tous les ans, à Novi Sad, mimai. Il est très attractif et très important, non seulement pour la Serbie, mais pour toute la région de l’ex Yougoslavie. Parmi les marques qu’elle représente, Agro Cesla est particulièrement fière de Laverda, qui est déjà dans son équipe depuis trois ans. C’est un exemple important du made in Italy et au début il n’a pas été facile, il faut l’admettre, d’en faire la promotion parce que pour le marché serbe, il s’agissait d’une marque carrément nouvelle et les agriculteurs, ainsi que les employés du secteur ne savaient pas grand-chose des moissonneuses-batteuses Laverda. Dès les premières machines vendues et après la première saison de travail, les clients avaient de nombreux arguments concernant les caractéristiques principales de ces machines. En particulier, les bonnes performances de travail, la fiabilité, les faibles consommations et le support technique sont appréciés. Déjà, dès la deuxième saison de récolte et de vente Agro Cesla a eu une vie plus facile dans la distribution des machines et des technologies Laverda. Un facteur clé pour le succès, sont les excellents rapports qui ont été instaurés dès le début avec tous les services Laverda, de la direction du service après vente, à la division des pièces de rechange. Ensemble une équipe gagnante est née et, la société serbe, entend poursuivre ce rapport de collaboration avec la maison mère de Breganze d’une manière de plus en plus avantageuse.

En haut : le siège de Agro Cesla à Novi Sad. Ci-dessus : Boban Mladen, responsable des ventes de Agro Cesla

Boban Mladen

Boban Mladen, jeune manager à la direction du service des ventes Boban Mladen, responsable des ventes d’Agro Cesla, est l’un des jeunes professionnels qui se sont insérés avec succès dans l’organigramme de l’entreprise de Novi Sad, dans laquelle il travaille désormais depuis trois ans. En plus de la coordination du service des ventes, il s’occupe également d’autres activités qui sont très importantes pour la politique de l’entreprise, telles la gestion des contacts avec les fournisseurs et les partenaires internationaux, le marketing et les finances. Dès son enfance, il a démontré un grand intérêt pour les machines agricoles et il a grandi dans la campaDida gne. C’est pour cela, qu’il a décidé d’orienter sa formation et sa carrière professionnelle dans le secteur de la mécanisation agricole. Pendant ses études, Boban a participé à de nombreux projets qui concernaient l’utilisation et la valorisation des machines agricoles. Après ses études, il a travaillé de manière à accroître ses connaissances dans le secteur, en participant à de nombreuses formations de remise à jour et de perfectionnement, comme les cours de marketing et d’assistance aux clients qui se déroulent chez Laverda. Boban est marié, il a déjà un enfant et prochainement deviendra papa pour la deuxième fois. Félicitations Boban !


 Serbie : modernisation agricole au nom de l’Europe

Roumanie : un rôle central pour l’agriculture et pour ses productions types

La Serbie, ayant une longue histoire liée à l’Europe, voit à l’horizon l’entrée dans l’Union Européenne. Cela incite justement un Pays, qui a connu pendant des décennies une planification économique contraignante et un système politique social aligné sur les modèles du socialisme réel, ainsi que de longues années d’isolement politique, à réaliser d’importantes réformes dans l’agriculture. La nouvelle Serbie est en train d’accomplir son itinéraire de transition vers l’économie de marché. Le pays, riche de gisements (plomb, cuivre, zinc et bauxite) parie également sur la modernisation agricole, secteur qui contribue actuellement à 20% de l’exportation et donne du travail à plus de 20% de la population active. Vojvodine et Morave sont les régions les plus cultivées : blé, maïs, betteraves sucrières, chanvre, lin et fruits, les produits les plus demandés. La modernisation du secteur agricole, actuellement en phase initiale, devra garantir une productivité majeure et une meilleure compétitivité des prix. On prévoit que le processus favorisera la fusion de plusieurs entreprises à vocation familiale, pour assurer de plus grandes quantités de production et donc des salaires plus élevés. L’opérateur économique sera de plus en plus responsable de ses choix d’entrepreneur, perdant l’habitude que l’état lui indique ce qu’il doit produire et à en garantir l’achat. La Serbie, avec l’entrée dans UE, se propose de créer les fondements des normes de référence pour une économie capable de s’intégrer en ayant libre accès au plus grand marché agricole, en améliorant la qualité et les standards des produits au bénéfice des consommateurs. Elle pourra compter sur un important système de financements grâce à la politique agricole communautaire.

Comparée à l’agriculture de l’UE à 15 (avant 2004) et des 10 Pays de l’Europe Centrale et Orientale (Peco), l’agriculture roumaine a un rôle d’importance majeure dans le domaine de l’économie nationale par sa contribution au Pil, à l’occupation et par rapport à la surface agricole utilisée. En 2002 l’agriculture a représenté 13,4% du Pil, a employé 36,4% de la population totale active occupant 62,1% de tout le territoire. Le poids agricole de la Roumanie est donc important. Mais qu’attend la Roumanie de l’Europe ? Il y a quelques mois, le roumain Dacian Ciolos, nommé nouveau commissaire européen à l’agriculture et au développement rural écrivait : “L’entrée de la Roumanie renforce l’agriculture de l’UE avec environ 14 millions d’hectares de terres agricoles dont environ 9 millions d’hectares de terres cultivables. On ne peut concevoir une croissance de la compétitivité de l’agriculture roumaine sans une politique de développement rural solide, à partir du moment où cette dernière emploie 30% de la population active du pays, alors que la moitié de la population habite dans les régions rurales. Même si 45% de la surface cultivable est gérée par quelques milliers d’exploitations agricoles ayant des surfaces comprises entre quelques centaines et quelques milliers d’hectares, la majeure partie de la production est obtenue dans les exploitations agricoles de petites dimensions. Le consommateur roumain a l’habitude d’acheter sur les marchés locaux des produits alimentaires, résultats de la tradition et des cultures locales. C’est pour cela que l’adaptation des produits agroalimentaires aux normes européennes ne devrait pas se faire au détriment de la diversité et de la typicité des aliments, éléments de tradition profondément reconnus par le consommateur roumain.”

General Leasing, depuis plus de dix ans protagoniste du marché roumain L’importateur de Laverda en Roumanie est Général Leasing SA, société ayant son siège central et social à Bucarest, fondée en 1993 et entièrement contrôlée par des actionnaires roumains. Dès sa fondation, la société a travaillé dans l’importation de machines agricoles avec des volumes significatifs, financés par des contrats nationaux. La société revend ou loue des machines et des équipements agricoles achetés par d’importants fournisseurs de l’Europe Occidentale. La gamme des produits commercialisés par Général Leasing SA comprend les moissonneuses-batteuses Laverda pour la récolte des céréales, les tracteurs McCormick, les machines Kverneland pour la préparation du sol, les semis, et la responsabilité de la récolte, les équipements Bauer pour l’irrigation et le labour du terrain, les vendangeuses Gregoire et les télescopiques McCormick et Dieci. Général Leasing a trois sièges principaux dans lesquels travaillent ses 55 employés : le siège central social est à Bucarest alors que les deux autres centres d’assistance techniques se trouvent à Slobozia et à Cluj. Ces deux sièges ne fournissent pas seulement des pièces de rechange, la maintenance et la réparation pour les machines agricoles vendues, mais ils assurent également un service après vente aux clients, grâce à une vingtaine d’experts spécialisés en mécanique, électronique et électro-hydraulique. De cette manière, l’assistance technique et le service après vente sont assurés à 100% par Général Leasing. Laverda est l’un des fournisseurs principaux de Général Leasing : si l’on analyse en détail le volume des ventes pour la société de Breganze, on constate immédiatement que presque 200 modèles de moissonneusesbatteuses sont placées sur le marché roumain. Dumitru Majeri Technical Adviser


10

Les produits

Toute nouvelle : nom, look et technologie A Hanovre le lancement de la Km 3140 Fp de Fella, faucheuse à tambours conçue pour simplifier et rendre plus efficace le travail et la maintenance Bien plus qu’un nouveau nom. La Km 3140 Fp, la faucheuse à tambours avec attelage avant de Fella GmbH, s’est présentée à Agritechnica avec un design complètement rénové et avec une technologie optimisée. La nouvelle Km 3140 Fp de Fella a un look frais et novateur, mais ce n’est pas tout. La machine a également une ligne qui optimise ses qualités aérodynamiques et plus d’espace pour un accès en toute sécurité au tambour de coupe. Et puis le coup d’oeil est essentiel : la nouvelle faucheuse se présente dans la nouvelle couleur rouge qui caractérise toutes les machines Fella et avec la personnalisation du nouveau style Fella. “Le design revisité de notre nouvelle Km 3140 Fp signifie beaucoup plus qu’une seule modification esthétique - a déclaré Bernhard Kohl, chef du service de Recherche et de Développement de Fella -. Avec le nouveau look nous voulons souligner notre engagement continuel pour l’amélioration. Il s’agit de réaliser les meilleurs standards qualitatifs et technologiques pour rendre substantiellement plus simple le travail pour notre clientèle et, en même temps, réaliser des produits d’excellente qualité. C’est notre principal objectif”. La société de Feucht a opté pour la nouvelle dénomination Km 3140 Fp, pas seulement parce que plaisant. Contrairement au passé, maintenant toutes les machines Fella, à partir de cette série, on un nom composé de quatre chiffres. Cela ne fournit pas seulement des informations sur la machine - la désignation définit le nombre de tambours et la version de la faucheuse -, mais indique également la largeur de travail avec les deux premiers chiffres. Comme les machines qui l’ont précédée, la nouvelle Km 3140 a aussi un excellent équipement technique. La machine est équipée de tambours boulonnés, chose très importante pour simplifier la maintenance. La lubrification à bain d’huile des

transmissions contribue à assurer la durée de vie de la machine et à diminuer les frais de maintenance, critères qui soulignent la qualité typique des produits Fella. L’attelage de la faucheuse au tracteur, ainsi compact, permet l’adaptation transversale au sol avec une course, plus ou moins, de 6,5 degrés. Plaques perforées pour la mise en place des suspensions à ressort, montées en standard, assurent un excellent dégagement de la charge et, associées à un crochet télescopique, permettent le réglage au sol même dans le sens longitudinal. Le réglage de la hauteur de coupe particulièrement variable, pour une utilisation dans différentes conditions, et le changement rapide des lames standards, rendent le travail vraiment plus simple pour l’utilisateur. La Km 3140 ouvre une nouvelle voie. A l’avenir, toutes les faucheuses Fella à tambours à attelage frontal au tracteur et ayant une largeur de travail de 2,85, 3,05 et 3,25 mètres, possèderont le nouveau look et la nouvelle appellation et surtout auront les meilleures techniques de la nouvelle faucheuse, en plus des habituels avantages offerts par les produits de la maison de Feucht.

En haut : le look novateur de la faucheuse Fella. Ci-dessus : le siège de Fella à Feucht. Ci-dessous : le stand de la société allemande, contrôlée par Laverda, à Hanovre.


11

Les “rouges” améliorent les performances Image détaillée sur les innovations appliquées à la gamme des moissonneuses-batteuses Laverda pour accroître les capacités et la qualité du travail Les nouveautés techniques impliquant la gamme de moissonneusesbatteuses Laverda, sont nombreuses pour la saison des ventes 20092010. Les nouveautés exclusives de la Série M Special Power Pour la série haut de gamme, Laverda propose la nouvelle plateforme de coupe Free Flow. Equipée d’une vis sans fin de grand diamètre à spirale majorée, la Free Flow augmente la capacité de transport du produit de 15% et assure une excellente alimentation sur toutes les récoltes, même les plus difficiles, avec l’avantage d’augmenter les performances de la machine. Le robuste châssis de la Free Flow, à profil ouvert, permet une vue panoramique et une meilleure alimentation pour les produits à tige longue. En outre, avec la Free Flow, on simplifie les opérations d’accrochage et de décrochage de la barre sur la machine. Le rabatteur à commande hydrostatique, situé sur le côté droit, est équipé d’un nouveau dispositif de réglage des barres porte-dents, de dents de nouvelle conception (plus robustes et souples) et de lames anti-bourrage. Le meilleur équilibre des masses et la transmission simplifiée permettent au rabatteur de travailler plus efficacement, même dans des conditions de produit versé. Le nouvel accouplement multiple centralisé pour toutes les commandes électriques et hydrauliques facilite immédiatement et simplement l’opération d’accrochage de la barre sur la machine, avec une économie de temps incontestable et une plus grande précision dans les opérations d’accrochage et décrochage. En outre, les commandes sont au plus haut niveau pour la sécurité et la fiabilité. Le nouveau convoyeur, plus long et équipé d’une entrée plus grande, est conçu pour optimiser le rendement de la machine, grâce à la plus grande capacité et continuité du flux du produit, et permet l’accouplement à des plates-formes plus grandes. L’adoption de nouveaux vérins augmente la capacité de levage et l’opérateur peut compter sur une vue panoramique de la cabine. Une autre nouveauté importante, est l’adoption de nouvelles transmissions de la commande de la plate-forme de récolte et des organes de battage. Les transmissions pour la commande de la plate-forme de récolte et pour les organes de battage, situées sur le côté gauche de la machine, sont encore plus fiables et robustes : tous les éléments sont proportionnels à l’augmentation des performances de la machine, avec des poulies d’important diamètre et des courroies multiples majorées. Cela permet un meilleur rendement, un apport de puissance supérieure et assure une plus longue durée de vie des composants, même dans des conditions extrêmes et en cas d’emplois difficiles. L’inverseur exclusif Laverda de nouvelle conception, a une puissance triplée par rapport au système traditionnel et de cette manière, il est plus efficace. L’embrayage, plus doux et progressif, assure un meilleur confort à l’opérateur, qui peut compter sur une fiabilité et une sécurité de travail meilleures. Les innovations des Séries M Special Power, LCS, REV et AL Pour toutes les séries de moissonneuses-batteuses, Laverda propose d’importantes nouveautés, la première entre toutes, une nouvelle transmission pour le groupe hydrostatique, situé sur le côté gauche de la machine, encore plus fiable et robuste.

Dans ce cas également, les poulies de grand diamètre et la nouvelle courroie multiple 4 gorges assurent un meilleur rendement, un apport plus important de puissance et une plus grande durée de vie des composants même dans des conditions extrêmes et en cas d’emplois difficiles. On a également réactualisé le système hydraulique, avec une nouvelle pompe de service solidaire à la pompe hydrostatique d’avancement pour la transmission directe et pour un rendement maximum, sans dispersion d’énergie. Le nouveau bac à pierres, de grande capacité, assure une vidange totale grâce à sa grande ouverture et permet, avec une rapide opération, l’accès aisé à la table de préparation et aux organes de battage sans altérer le réglage de base du contre-batteur. Cela diminue les temps d’intervention pour le nettoyage et pour le contrôle des organes de battage et accélère les opérations de maintenance. L’ordinateur de bord Agritronic Plus de deuxième génération est équipé de logiciels nouveaux et modernes. Il est plus fonctionnel et facile à gérer grâce aux trois modules séparés et indépendants ; en outre l’interface avec l’opérateur offre un affichage distinct des performances et des paramètres de rendement de la machine. Une option avantageuse pour les Séries M Spécial Power, LCS, REV et AL L’ordinateur de bord “Ceres 8000 i” pour le monitorage des performances et la projection des rendements, est un instrument de pointe ayant une technologie DGPS. L’afficheur indique en temps réel le poids et l’humidité du produit récolté et le rendement de la machine, ainsi que la productivité du terrain sur lequel on travaille en en déterminant la cartographie. Cela permet un contrôle total de l’opération de battage en cours et terminée, réglable par SD card et impression des données. Les avantages sont évidents : optimisation de la bonne pratique agraire, rationalisation des opérations de gestion, augmentation de la rentabilité.


12

Les évènements

Le réseau italien se retrouve à Breganze Au meeting des concessionnaires italiens présentation des lignes de conduite pour le proche avenir. Parts de marché : au cours des trois dernières années en croissance pour Laverda A pratiquement un an du dernier rendez-vous avec le réseau de vente Italie, qui a eu lieu à l’occasion du salon Eima de 2008, beaucoup de choses ont changé à cause des effets provoqués d’abord par la crise financière, puis par la crise économique globale. Voilà pourquoi l’importance d’une nouvelle rencontre pour analyser ensemble la situation et réfléchir sur les stratégies les plus appropriées pour affronter les défis de plus en plus pressants d’un marché compétitif et exigeant. Le meeting, qui s’est déroulé dans l’immeuble de Breganze fin septembre, a vu la participation de tous les concessionnaires Laverda. Après l’accueil de bienvenue officiel, le directeur général, Mario Scapin a fourni une courte analyse du bilan de l’année qui est en train de se terminer en examinant la situation économique générale, la réaction de Laverda aux facteurs de crise, les opérations effectuées au sein de l’usine de production et le plan des investissements. L’intervention s’est déroulée à l’enseigne d’un optimisme prudent, a soutenu Scapin, parce que “Laverda, consciente et sûre de la reprise des marchés dans des temps raisonnables, est en train de se préparer au maximum pour être vraiment prête pendant la phase de nouvelle croissance”. L’exhortation concluante aux concessionnaires concernait l’exigence d’avoir toujours la plus grande attention vers le client en termes de service, de consultation, de visibilité. Pietro Dal Santo, directeur du service après vente et des pièces de rechange, a réalisé un rapport sur le travail effectué en 2009 et a exhorté les concessionnaires à adhérer massivement aux cours de formation que Laverda organise pendant les périodes de l’année où les moissonneusesbatteuses ne fonctionnent pas, parce qu’il a dit que, “la participation aux cours de formation technique qualifie le concessionnaire et lui permet de connaître en permanence les nouveautés du produit et les solutions pour l’assistance des machines qui travaillent déjà sur le terrain”. Dal Santo a ensuite souligné l’importance d’une bonne organisation dans chaque atelier qui doit d’ailleurs pouvoir compter sur des instruments et sur un équipement de service approprié. Le thème de la révision, très important également, en fin de campagne parce qu’une machine révisée permet de diminuer le risque de temps morts pendant le travail sur le terrain au début de la saison successive et évite des pertes de temps onéreuses. Dal Santo a conclu en soulignant l’importance que chaque concessionnaire doit avoir un stock approprié de pièces de rechange.

Puis, Angelo Benedetti à pris la parole pour présenter les résultats d’une recherche de marché commissionnée par Laverda à une société spécialisée. Cette enquête montre que Laverda est une marque particulièrement appréciée pour ses qualités de fiabilité, robustesse, économie de service et intuitivité d’utilisation qui caractérisent ses produits. Produits qui, selon le slogan créé pour le meeting, représentent “le meilleur standard pour chaque client”. Simonetta Lambrocco, responsable de la communication et des relations publiques, a donc attiré l’attention sur une théorie très simple, mettant en évidence l’importance de l’image à tous les niveaux “en effet, ce n’est que si nous sommes visibles - a-t-elle expliqué - que le client peut nous voir. Et aujourd’hui chaque concessionnaire est une loupe sur le territoire grâce à laquelle les préposés aux travaux voient Laverda”. Simonetta Lambrocco a terminé son intervention en lançant la nouvelle campagne publicitaire de produit et le calendrier Laverda 2010. Le responsable du marché Italie, Giampietro Castellacci, a analysé le développement du marché interne au cours des trois dernières années en général et en rapport avec Laverda. Sachant que Laverda n’est pas présente dans le secteur des machines non-conventionnelles et que cette année le marché italien est en baisse par rapport à la saison précédente, Laverda résiste bien, au contraire, elle s’accroît en termes de parts de marché, alors qu’elle baisse en termes de volumes. Etant donné que la situation de l’économie mondiale est encore difficile et que cela se répercute également sur l’économie de notre pays, il faut maintenir la garde haute et augmenter les objectifs, comme Castellaci l’a dit en conclusion, en lançant précisément aux “siens” les objectifs de pré-campagne. Luciano Parise, product manager, a pris la parole en dernier et a illustré les nouveautés de produit que Laverda présente pour la gamme 20092010, nouveautés que la clientèle a pu apprécier au salon de Hanovre, du 8 au 14 novembre 2009. A la conclusion des actions dans la salle, après le déjeuner au restaurant de l’entreprise, la visite guidée de l’usine de production a permis à tous les participants de voir de près le nouveau groupe de soudure des châssis de la nouvelle famille de plates-formes de récolte, le lay-out renouvelé de la ligne de montage et la réorganisation des zones de pré-montage et, enfin, en cours d’installation, la nouvelle ligne de montage des barres de coupe.


13

Les services

Augmentation de l’efficacité dans la chaîne de l’approvisionnement Supply chain, magasin-supermarket et milk run : un monde de nouveautés derrière de mystérieux mots Supply chain, supermarket, milk run: mots particuliers, qui déterminent une importante part d’activités à l’intérieur de l’usine de production Laverda. Etranges mots qui contiennent cependant la capacité d’optimiser les ressources, d’éliminer les gaspillages, d’éviter les erreurs. Avec d’énormes bénéfices pour le client, chose non négligeable, surtout dans les moments où la récession économique se fait sentir. Nous en parlions avec l’ingénieur Fabio dalla Valle, responsable de l’approvisionnement, et avec Daniele Saccardo, responsable de l’activité kaizen chez Laverda. Qu’entend-on par supply chain, Fabio ? “Supply chain définit l’ensemble des opérations réservées à l’organisation de l’approvisionnement des matières, des politiques générales d’achat au choix du fournisseur, de la définition de la liste de prix à la planification et à l’alimentation des lignes de montage”. Quels sont les objectifs du projet de ce nouvel organisme ? “La décision de créer un organisme de référence spécifique a été déterminée par la nécessité d’une coordination plus organique et synergique entre les fonctions individuelles des entreprises concernées dans les opérations d’approvisionnement”. Comment s’insèrent les concepts de supermarket et milk run à l’intérieur de la supply chain ? “Dans des contextes économiques comme ceux que nous vivons actuellement où la flexibilité, l’efficacité et la réactivité d’un système de production sont stratégiques, il est essentiel d’avoir un écoulement des matériels, du fournisseur à l’utilisateur final, structuré de manière à répondre à de telles exigences. C’est dans cette optique, que Laverda a entrepris un parcours d’amélioration continue selon les logiques de la lean production ou production légère. Supermarket et milk run sont quelques-uns uns des concepts que la philosophie lean met à notre disposition pour faire face aux complexités actuelles”. L’amélioration continue dans les supply chain : d’où êtes-vous partis ? “Nous sommes partis en déterminant certaines zones d’amélioration en vue des complexités futures et nous avons raisonné en

profonde synergie avec l’ingénierie de production. Notre objectif prévoyait une organisation efficace et précise de l’écoulement des matériels du fournisseur aux lignes de montage pouvant permettre une parfaite gestion des volumes, une plus grande flexibilité, une récupération de la productivité et la capacité de faire face à l’éventuelle introduction de nouveaux produits.” Un objectif très élevé ! Comment l’avezvous atteint ? “Nous nous sommes concentrés principalement sur trois zones. Nous sommes partis avec la réorganisation de l’écoulement des matériels à l’arrivée en créant même un slogan : “Du camion à l’utilisateur sans étapes intermédiaires”. Ensuite, nous avons développé le concept du magasin-supermarket et enfin, nous avons introduit l’un des concepts pivot de la lean production, le milk-run”. Mais opérationnellement, qu’avez-vous dû faire dans la supply chain, Daniele? “Tout d’abord nous avons réorganisé la viabilité pour les engins arrivant de chez les fournisseurs. Nous avons également convenu avec ces derniers de l’emballage de chaque matériel, de manière à éviter des manutentions et des transvasements inutiles des marchandises, et activé le Bordereau électronique directement sur notre système informatique central. Un système de messagerie informe directement le chef de service à l’aide d’un SMS de la livraison du matériel urgent. Par ailleurs, lors du déchargement du matériel de l’engin, nous avons aujourd’hui l’identification immédiate et automatique de la cellule de stockage dans notre magasin-supermarket. En dernier, nous avons organisé la manutention du matériel à l’aide de terminaux en fréquence radio et codes barres”. Le concept de magasin-supermarket nous intrigue, vous pouvez nous le décrire en détail comment est-il structuré, Fabio ? “Nous avons organisé au mieux notre magasin central, en définissant à l’intérieur de ce dernier une zone bien structurée et destinée uniquement à la réception et au stockage des matériels très encombrants. Nous avons installé de nouveaux magasins modulaires verticaux, en les intégrant au système informatique central et enfin nous

Fabio Dalla Valle, à gauche avec Danièle Saccardo.

avons créé un nouvel algorithme pour la gestion du chargement et du déchargement des matériels. Tout cela nous permet d’alléger au maximum l’écoulement de l’approvisionnement et d’optimiser la gestion du magasinsupermarket”. Qu’est-ce que le milk-run, Daniele? “Le milk run dans le “cas Laverda” est une série de wagonnets composés d’une motrice électrique à remorque comprenant des conteneurs Kits d’un nombre allant de 5 à 7. Ils contiennent les matériels qui servent à alimenter les postes de montage avec la logique just in time (ce qui sert au moment où il sert, ndr). Comme de vrais trains, ils ont des parcours définis qui partent du magasin supermarket pour aller vers les lignes de peinture ou les lignes de montage et ils doivent naturellement respecter des horaires précis qui sont rythmés par la cadence de production. Tout cela a permis d’atteindre les objectifs d’efficacité tout en limitant le nombre de manutentions et en diminuant les risques en matière de sécurité liés au trafic des chariots élévateurs dans les services de production”. Merci Fabio, merci Danièle et compliments pour toute cette activité. Simonetta Lambrocco


14

L’ album

De l’archive Laverda toujours de nouvelles surprises L’archivage des documents de l’entreprise révèle de nouvelles pages d’histoire du dernier conflit mondial et un projet présenté à l’Expo de Turin en 1911 L’internationalisation des marchés et la venue de nouvelles nations émergeantes en tant que protagonistes dans le secteur industriel, en particulier dans le secteur manufacturier, ont poussé les entreprises européennes et italiennes en particulier, à reconsidérer la valeur intrinsèque de leur histoire et de la tradition de production. Ce sont des éléments de distinction, dans certains cas d’excellence, qui peuvent jouer un rôle fondamental dans le succès d’un produit ou d’une technologie. Voilà pourquoi la reconnaissance de l’importance des archives d’une entreprise en tant que sources de connaissance et d’identité se révèle de plus en plus nécessaire, ainsi que la cognition d’une bonne conservation des documents. Le monde universitaire a également agit dans ce sens en instituant des cours d’enseignement spécifiques. Souvent, toutefois, de nombreuses entreprises, même d’ancienne tradition, n’ont pas su conserver leur propre mémoire ; elles se trouvent donc privées d’une documentation adéquate de leur passé et sont poussées, quelquefois, à “s’inventer” une histoire ou à l’emprunter à partir de l’expérience d’autrui. Sous cet aspect, je peux affirmer que le cas Laverda représente une heureuse exception, même si elle est due en partie au hasard et en partie à des choix raisonnés. En effet, une fois il s’est produit une série de coïncidences fortuites qui ont permis de sauver une importante masse de documents relatifs à l’activité de l’entreprise, concernant les années de 1890 a 1945, conservés dans le grenier de l’immeuble de famille et exploré seulement à la fin des années 90 par quelques étudiants universitaires guidés par la mémoire et la passion de Giovanni Battista Laverda. Par contre les “papiers” de l’entreprise de la deuxième moitié du siècle ont eu malheureusement un tout autre sort, la plupart ont été pilonnés lors de changements de sièges et de propriété. Cette masse de documents, lettres, factures, registres, photos sur plaque et sur papier, catalogues, dépliants et films publicitaires, a permis à des spécialistes et à des amateurs, au cours des vingt dernières années, de reconstruire les évènements de celle qui aujourd’hui est la plus ancienne usine italienne de machines agricoles encore en activité. A partir de ce travail de recherche plusieurs travaux ont été exécutés : des thèses de diplômes de fin d’année, des essais historiques, des articles et des expositions photographiques et même la

réalisation du musée de l’entreprise. Avec cet évènement, au fur et à mesure que l’on classe les papiers, surgissent de nouveaux aspects, des éléments d’une mémoire collective qui unissent les propriétaires, l’usine, les ouvriers, la société de Breganze, le territoire, l’agriculture et l’industrie. Nous avons le cas, récent, de la découverte d’un important fascicule de documents concernant la difficile, quelquefois tragique, période de l’occupation allemande pendant le deuxième conflit mondial, et le rôle joué pendant ces 20 mois d’alliance, les productions réalisées, l’implication des ouvriers locaux. Nous avons une vision des situations précaires d’alors, la pénurie des matières premières, la nécessité contraignante de construire des faucheuses et des moissonneuses-batteuses pour une agriculture sans main d’œuvre masculine engagée dans la guerre. On a également les commandes spécifiques que l’établissement de Breganze, déclaré en janvier 1944 “établissement protégé” par le Ministère allemand pour l’industrie belliqueuse, dû réaliser. Parmi ces nombreux usinages mécaniques, la production de composants pour des installations de gazogène à placer sur les camions militaires et, surtout, l’importante responsabilité de construire plus de sept cents chars à quatre roues à traction animale selon un modèle spécifique. Un autre exemple récent, est la découverte, dans les pages d’une revue agricole du début du vingtième siècle, d’un projet présenté par Pietro Laverda à l’exposition internationale de Turin en 1911 et resté au stade de proto-

type, même s’il fut breveté. Dans le sillage de son intérêt pour les machines œnologiques, ce dernier avait conçu et réalisé un pressoir continu à alimentation automatique et réglée, à même de faciliter considérablement le traitement des moûts. La machine, actionnée par un moteur électrique ou un moteur à explosion de 1,5 CH avec une puissance de travail de 30/40 quintaux de moûts par heure. L’écrasement était obtenu grâce à deux cylindres placés l’un dans l’autre et excentriques avec la pression réglée par un gros ressort plat. Le liquide était recueilli en bas, puis était acheminé dans un baquet spécial alors que les moûts épuisés étaient expulsés par le haut, puis un autre cycle redémarrait. Une idée avancée, anticipant les machines œnologiques modernes. Ainsi, en valorisant comme il se doit les matériels et les documents, l’histoire d’une industrie devient un patrimoine technique et culturel, non seulement de l’entreprise, mais de toute une communauté en stimulant les autres réalités de production à conserver leur passé et à en garder la mémoire. Piergiorgio Laverda

Ci-dessous : char militaire à quatre roues, avec une traction à deux chevaux, du type Hf 1 en équipement à l’exercice allemand : il fut construit en plus de 700 exemplaires dans l’usine Laverda de Breganze. Sur la page ci-contre : deux vues du prototype du pressoir à travail continu conçu par Pietro Laverda, tirées du journal de l’époque “L’Agricoltura Vicentina”.


15

Les lycéens de Bassano étudient l’histoire de Laverda et gagnent le prix Assindustria Excellent résultat des élèves du Lycée Scientifique “Jacopo Da Ponte” de Bassano del Grappa (VI) lors du concours annuel promu par l’association locale des industriels et réservé aux histoires d’entreprises. Leur essai sur l’histoire de l’industrie Laverda, avec un regard particulier sur le fondateur Pietro Laverda sr (1845-1930), s’est placé à la deuxième place, méritant ainsi un prix convoité en argent. Durant leur travail de recherche les étudiants, en plus de consulter les nombreux documents des archives historiques mises à leur disposition par Piergiorgio Laverda, ont pu visiter l’usine de Breganze et en particulier le musée de l’entreprise qui regroupe les premières réalisations techniques historiques de l’industrie. Le jury a apprécié en particulier l’attention apportée au rapport entre l’entreprise et la société et la minutieuse exposition graphique et vidéo du travail.


16

L’ histoire, les histoires

Exploitants agricoles, en Europe on change Les chiffres baissent mais les projets et les encouragements visent à motiver les jeunes Qui en Italie, selon le Censis, sont aguerris et novateurs Les agriculteurs diminuent en Europe et, en même temps, leur âge moyen augmente. Un cadre pas facile, bien qu’il existe des indications en contraste. Cependant, les données d’Eurostat sont préoccupantes : entre 1979 et 1997, les agriculteurs ayant plus de 55 ans sont passés de 47% à 55% du total européen. Pendant la même période le nombre d’agriculteurs ayant entre 55 et 64 ans est resté stable, alors que le nombre de ceux ayant dépassés 66 ans a augmenté. Et ces dynamiques se sont développées en particulier dans les pays importants comme la Grèce, l’Espagne, l’Italie et le Portugal. L’Italie, du reste, à justement la moyenne d’âge la plus élevée. L’analyse des données amène à des prévisions particulièrement sombres : la disparition complète des jeunes agriculteurs déjà en 2020 et, en supposant une vie de travail de 35 ans, zéro présence totale dans le secteur agricole en 2055. Naturellement, l’augmentation progressive de l’âge est une réalité dans tous les secteurs économiques, et correspond aux tendances de l’état civil du Vieux Continent. Mais en agriculture cela est plus marqué. En Europe, si l’on agit pour inverser ou diminuer cette tendance : l’agriculture est un domaine d’essai trop stratégique. Une nouveauté intéressante pour les jeunes exploitants du secteur, c’est le projet Erasmus qui s’adresse à eux. Ils pourront passer jusqu’à six mois de travail avec un exploitant professionnel dans un autre pays de l’Union et apprendre comment administrer et développer l’entreprise, soutenus par une aide financière de l’Union Européenne. Erasmus, entend développer, pour les jeunes exploitants, des opportunités et des capacités d’entreprises dans le secteur. La Cia, Confédération Italienne des Agriculteurs, rappelle que le projet a prévu l’organisation de 870 séjours à l’étranger entre 2009 et 2010. En attendant, le nombre de propositions connues comme Health Check, mis au point par la Commission Européenne, pousse la

politique agricole commune à relever de nouveaux défis comme le changement climatique, la gestion correcte des ressources hydriques, le respect de la biodiversité et du territoire. Pour les jeunes européens, ces thèmes sont une raison en plus pour s’engager dans l’agriculture et être les artisans de leur futur. Et si l’Europe souffre de l’abandon des champs et travaille pour inciter leur redécouverte, des nouvelles positives arrivent d’une recherche réalisée par la Confagricoltura du Censis, qui a enquêté sur le profil des nouveaux exploitants agricoles italiens : ils sont jeunes, cultivés, novateurs, axés vers les marchés internationaux. En général, il s’agit d’exploitations encore en cours de développement, avec un chiffre d’affaires moyen juste au dessus de 500.000 euros et une quinzaine d’adeptes, mais très orientées au recrutement commercial et à l’innovation. Les exploitants qui les dirigent représentent 16,7% de l’échantillon sondé par le Censis (sur un total de 150 exploitations agricoles) : 51% ont moins de 40 ans et un niveau culturel élevé, d’où des comportements de gestionnaires avertis et une approche du mar-

Laverda S.p.A. via F. Laverda, 15/17 - 36042 Breganze [VI] Italia t. +39.0445.385311 f. +39.0445.873355 info@laverdaworld.com www.laverdaworld.com

ché selon les stratégies les plus modernes. La croissance du chiffre d’affaires commun de 68% de leurs exploitations, les photographie bien, parce qu’il s’agit d’une croissance qui n’est pas due à une conjoncture favorable mais à un engagement de dirigeant basé sur le binôme marché-innovation. Ces exploitations agricoles accèdent continuellement à de nouveaux marchés géographiques, de distribution et d’étude de la technologie commerciale, ou visent de nouveaux segments de clientèle, elles s’auto-organisent dans le profil commercial et la distribution : 72% utilisent une marque d’entreprise autonome. Elles ont toutes un magasin interne ou un agritourisme pour compléter leur activité. En outre, 32% de ces exploitations considèrent l’introduction d’innovations techniques ou technologiques comme étant le principal levier de croissance. Sur le futur, ces exploitants ont des idées claires : 6 sur 10 demandent des aides pour la recherche appliquée et l’innovation, 44 % considèrent comme une priorité, le fait d’encourager la production de bioénergie et de biocarburant. Idées nouvelles, l’Europe en a besoin.

Dans le respect de l’environnement, ce journal est imprimé sur papier 100% recyclé

Laverda World n. 2 anno 2009_fra  
Laverda World n. 2 anno 2009_fra  

Laverda World n. 2 anno 2009_fra

Advertisement