Page 3



L’ Italie par Simonetta Lambrocco

Agriculture en bonne santé, les moissonneuses-batteuses remontent la pente

Simonetta Lambrocco responsable communication et relations publiques

Une progression sur le marché interne de + 36% par rapport à 2007 Le secteur agricole en grande reprise entraîne la croissance du marché des moissonneuses- batteuses. Le bond en avant par rapport à 2007 est très important au niveau national. L’augmentation de la demande alimentaire, déterminée par la présence de nouvelles économies fortes sur le marché, l’orientation différente des goûts, l’augmentation des revenus économiques de populations très nombreuses, chinoises et indiennes parmi toutes, et les investissements financiers ne sont pas les seuls facteurs décisifs pour la reprise générale du secteur agricole. Sur cette tendance de croissance se greffe en effet aussi le thème de la production d’énergie provenant des sources alternatives. Sur le front énergétique l’augmentation du prix du pétrole est de type structurel. Nous nous trouvons aujourd’hui dans le troisième choc pétrolier de l’histoire. Alors que la première (1973-74) et la deuxième crise pétrolière (1978-79) avaient été provoquées par le rationnement de la part de l’Opec (Organisation des Pays exportateurs de pétrole), la crise que nous devons affronter aujourd’hui est déterminée par la diminution de la matière première, qui est inévitablement destinée à s’épuiser. On n’a aucune certitude sur et quand les gisements de pétrole s’épuiseront, mais bon nombre de spécialistes pensent que cela se produira dans, environ soixante-dix ans. Il faut cependant tenir compte de nombreuses variables pouvant avoir une incidence positive. Prenons par exemple l’engagement au niveau de la planète d’une consommation durable et consciente pour obtenir une plus grande efficacité énergétique, une politique partagée pour la recherche et le développement de nouvelles technologies, la capacité et la possibilité d’exploiter de manière concrète les énergies renouvelables, le retour à un style de vie plus respectueux et l’environnement, la découverte de nouveaux gisements de pétrole… Si pour les thèmes liés à la recherche nous ne pouvons pas faire grand chose individuellement, il en est autrement de ce que chacun de nous peut offrir en rationalisant les consommations. Nous pouvons commencer par exemple en faisant plus attention à l’utilisation de la lumière électrique ou de la voi-

ture, en nous limitant au besoin effectif, en évitant de laisser la lumière allumée inutilement à la maison, en remplaçant les ampoules par des ampoules à basse consommation et en nous déplaçant en voiture seulement quand cela est strictement indispensable. Nous pouvons choisir une consommation alimentaire locale, en orientant notre choix sur des produits provenant des zones limitrophes à notre lieu de résidence. Le paradoxe que nous constatons parfois au moment de l’achat, par lequel un produit provenant de l’autre côté du monde est proposé à un prix plus compétitif que le produit local, peut être renversé par notre effort conjoint afin de remettre les choses dans un ordre plus logique, avec une économie non seulement en termes de consommations d’énergie, mais aussi de pollution. En effet, si nous limitons la demande de produits provenant de terres lointaines, nous limitons les transports et en conséquence nous réduisons la pollution. Il est impressionnant de penser que chaque kilo d’essence produit 3 kilos d’anhydride carbonique, un des principaux facteurs à la base du réchauffement terrestre. Selon des études récentes, comme l’a expliqué le chercheur Ernesto Hofmann, expert en technologies, au forum “Domani energia” organisé à Venise par Coldiretti et The European House Ambrosetti, aux EtatsUnis, 22 millions de barils sont consommés chaque jour, tandis qu’un ressortissant de l’Union européenne, suivant le rapport de Legambiente 2008, consomme environ la moitié par rapport à un américain, mais trois fois plus qu’un chinois et presque neuf fois plus qu’un africain. Entre-temps la Chine a

projeté de construire d’ici peu 60 autres centrales électriques au charbon. Et nous savons tous que le charbon, en plus de l’anhydride carbonique, produit une grande pollution par la poussière. Pour conclure, c’est un scénario très diversifié et, pour cette raison, le monde scientifique invite à une attitude holistique, c’est-à-dire tenant compte de chaque aspect comme partie d’un tout et pas comme élément individuel. A notre échelle, nous pouvons vérifier comment à chaque action correspond une série d’effets qu’il nous appartient de rendre positifs ou négatifs. En revenant sur le sujet qui nous touche de plus près, l’augmentation des prix des céréales et les stocks qui commencent à manquer ont poussé ceux qui travaillent dans l’agriculture à ne pas laisser de terrains incultes. Par ailleurs, le front des énergies alternatives absorbe une grande partie du produit et contribue de manière marquée à l’optimisme retrouvé du secteur. Un optimisme que nous constatons aussi en Italie, où le marché des moissonneuses-batteuses est en reprise, progressant de 36% par rapport à 2007. L’augmentation du marché national est surtout due à la croissance du segment des machines à mise à niveau automatique qui a actuellement doublé son volume en arrivant à 31% du marché total. Grâce à ses nouveaux modèles AL Quattro et AL Rev à nivellement automatique, Laverda est au premier rang. La moissonneuse-batteuse AL Quattro a atteint un niveau élevé d’appréciation auprès de la clientèle italienne, mais aussi en Espagne où les terrains à fortes pentes ne manquent pas.

ANNÉE VII  
ANNÉE VII  

Prêts à entrer sur le terrain pour recueillir de nouvelles satisfactions En 2007 le Groupe Laverda dépasse le cap des 150 millions de chiff...

Advertisement