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conversation un film de Laura Glynn-Smith

14min. 2016


PITCH En va-et-vient entre la rue et chez elle, Clara téléphone avec sa sœur et sa mère. Sa cage d’escalier est le nœud de sa déambulation et de son mal-être. Petit à petit Clara est rongée par la culpabilité. Après 106 marches, elle retrouve sa sérénité. Alors qu’elle tente d’appeler son père, elle tombe sur boite vocale...


NOTE D’INTENTION

A la frontière entre journal intime et récit universel, Conversation raconte l’émergence d’une douleur, tapis sous toutes les autres. La culpabilité. Pour cela, le film confronte un seul personnage, Clara, à des membres de sa famille, par le biais du téléphone portable. L’engagement du film se trouve du côté de la famille et de ses dysfonctionnements. Des maux familiers, occultés au profit des rythmes effrénés de nos vies, vont éclater par l’émergence du sentiment de culpabilité, provoquée par les deux conversations téléphoniques pleines de reproches. Le désir du film est d’abord de raconter humblement une expérience de la culpabilité et qu’en faire une fois qu’elle domine. Pour cela, le film traverse différents stades d’émotions, jusqu’à ce qu’elles ne nous rongent plus. Ici, la famille devient un noeud central de nos vies, éclipser par facilité, par habitude. Clara se regarde et nous apprenons à en faire de même. L’objet-motif du film est le téléphone. Une large part de la narration est effectuée à travers cet objet, qui devient le centre de l’attention. Or, ici, il s’agit d’un objet néfaste de nos vies, ne nous permettant pas de communiquer avec les gens qu’on aime comme il le faudrait. Le téléphone, paradoxalement, comme anti-lien, comme outil nuisible à nos relations humaines. Absence de partage, accélération de nos existences, le film est définitivement, anti cellulaire. Pour exprimer ses intentions, le film utilise des boucles narratives et spatio-temporelles qui se répondent. Le film se construit en deux parties succinctes, quasiment en temps réel, pendant lesquelles nous assistons à deux conversations qui se font échos. De la même manière, la « géographie » du film propose une ballade, une déambulation en aller-retour entre l’espace privé et public (ainsi que ses frontières). Une boucle qui aide Clara à effectuer son retour sur soi. Au centre de ce canevas se trouve la cage d’escalier, anneau du film, espace de la descente et de la montée, de l’élan et de l’essoufflement. Ces boucles et oscillations sont au coeur du propos qui est celui d’une stabilité bancale, challengé par les épisodes que traversent le personnage. Aux vues de la nature du film, composé de conversations téléphoniques, l’univers sonore du film est, ici, un des ressors majeur de la narration. Il propose un parti-pris ambitieux qui est celui d’un son subjectif (les oreilles du personnage) et incarne à lui tout seul, une frontière avec le hors-champ sonore, à l’image de toutes les autres déployées au cours du film, dans l’intention de bâtir une réelle réflexion sur l’intimité, «  l’extimité », l’intérieur et l’extérieur. Naturel, brut, un peu sauvage, cette histoire se veut être celle de tout le monde, incarné ici par un personnage qui a oublié ce qui était important. Les autres.


LEA STRECK - CLARA À l’âge de 18 ans, Léa s’est installée à Paris afin d’y étudier le théâtre et le cinéma à l’Ecole de Théâtre de l’Eponyme avec Françoise Roche et Hector Cabello Reyes . C’est à travers une formation pluridisciplinaire qu’elle commence aussi la musique et va suivre une formation de chant en Ecole de Musiques Actuelles et au Conservatoire du XVII ème arr de Paris en Chant Jazz. Depuis septembre 2014 Léa enchaîne les castings, elle performe pour Sylvie Fleury à la Galerie Thaddaeus Roppac de Pantin, joue dans une Série TV diffusée sur TMC, dans plusieurs courts-métrages : avec La Fémis, productions indépendantes, la HEAD de Genève etc... Elle tourne également dans des clips (l’Impératrice, Chapô l’Artiste ) et publicités (Leroy Merlin, BNP Paribas, “Vous Pouvez Dormir dans la Grange”, Biotherm, Postit..). Elle est également modèle : Créatrices : Constance L, Judith Bénita Bijoux Photographes : M.Genin, M.Bambi, C.Atory Léa continue aussi à se former en participant à des ateliers, dernièrement avec la directrice de casting: Nora Habib et aux ateliers de l’Ecole de Clown Le Samovar. Et depuis septembre 2016 elle est intégrée dans l’Agence Artistique DS TALENTS, représentée par Nathalie Dubourdieu. Prochainement, Léa jouera dans une pièce de Martin Crimp, “Face au Mur” au Théâtre Les Feux De La Rampe: mise en scène par Wilfried Richard.


LAURA GLYNN-SMITH Franco-anglaise, Laura grandit dans le Sud de la France. D’un geste mimétique de celui de ses demifrères et soeurs, elle s’oriente vers la photographie dés son adolescence. C’est d’abord la musique qui la plonge dans l’écriture, avant de se lancer dans le récit narratif : nouvelles, chroniques, scénarios. La vidéo est sa première expérience de l’image animée et elle réalise et monte des clips, teasers et atermovies. Aujourd’hui, à 22 ans, elle vit à Paris, où elle étudie et développe des projets de cinéma. Pourtant, son parcours commence à Lille où elle étudie les Arts du Spectacle, avant de devenir “exclusivement” intéressée par le cinéma. Après plusieurs expériences dans ses différents secteurs, elle choisit l’écriture et la réalisation. Conversation est son premier court-métrage, est a le mérite de l’avoir aidé à trouver son endroit. Son désir de cinéma s’oriente par son besoin de « nous » exprimer et de mettre en forme le monde. A sa manière, à son échelle. Elle développe actuellement un nouveau court-métrage, Les lendemains qui prient. Actuellement, elle est production de son documentaire, Aidez moi à me souvenir, qui traite des élections présidentielles de 2017, en partenariat avec la Sorbonne et 1001 productions.


PRODUCTION & FINANCEMENT

Conversation est un court-métrage autoproduit, qui a reçu le financement du FSDIE de la Sorbonne Nouvelle Paris 3, Le Crous de Paris et le soutient de l’association Cinéxpérience. Egalement, le film a eu recours à un financement participatif pour compléter son budget. Toute l’équipe du film remercie chaleureusement toutes les personnes qui ont aidé ce projet à voir le jour.


CONTACT

Retrouvez le projet en ligne sur facebook (www.facebook.com/conversation.lefilm) et sur le site de la réalisatrice (www.lauraglynnsmith.com). Pour toutes demandes, requêtes ou prises d’informations, veuillez bien utiliser le mail suivant : lglynnsmith@gmail.com

conversation. 2016

CONVERSATION Press Kit (2016)  

Conversation est le premier court-métrage de Laura Glynn-Smith. Retrouvez le projet en ligne : www.facebook.com/conversation.lefilm

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