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Sommaire

appel du suivi de la reproduction en 2008 R et perspectives 2 Le difénacoum fait son retour 4 Nidification dans les Alpilles 5 Bilan synthétique de la reproduction en 2009 6 Equarrissage naturel: un assouplissement de la règlementation 8 Point d’information sur la Cotisation Volontaire Obligatoire 9 International Un plan d’actions international

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Sensibilisation Convention pour la protection du Vautour percnoptère 12 Publications 13 Un nouveau sentier de découverte dans les Hautes-Pyrénées 14 Des nouvelles de l’Hérault 15 Placettes d’alimentation 16 Du nouveau sur les sites Internet 16 Appel à contribution 16

Impliqué depuis le retour de l’espèce dans l’Aude à la fin des années 90, j’ai pu mesurer les limites des nombreuses actions de suivi et de protection entreprises par les uns et les autres quand celles-ci sont confrontées à des cas de mortalité. La population audoise, qui compte 3 couples, a connu plusieurs cas de mortalité dont la majorité ont fait l’objet d’enquêtes, d’autopsies et d’analyses. En faisant le bilan de ces différents cas, il semble que le seul empoisonnement avéré ne visait pas intentionnellement les rapaces. Les cas d’intoxications sont très probablement la conséquence de l’utilisation de produits sanitaires ou phytosanitaires dans des pratiques courantes autorisées ou non. Reste, toutefois, 3 cas de mortalité de poussins dont les résultats d’analyses n’ont rien révélés, un cas de variole sur un adulte et, pour finir ce triste tableau, une percussion d’un adulte avec une improbable antenne radio de véhicule ! Le Vautour percnoptère, de part son mode alimentaire, est particulièrement exposé aux effets néfastes liés aux différentes pratiques humaines. Cette vulnérabilité est encore accrue quant il s’agit d’utilisations irresponsables de poisons pour l’élimination de prédateurs ou «du chien du voisin», dont les effets sont susceptibles d’entraîner des empoisonnements en chaîne sur de nombreuses espèces. Si grâce aux nombreuses actions menées, par les uns et les autres en faveur des Vautours percnoptères, nous avons pu remédier en partie à un certain nombre de difficultés que rencontre l’espèce, il nous reste quasiment tout à faire concernant les problèmes sanitaires au sens le plus large. Il serait illusoire de penser que ce type de situation soit réservé à des particularités locales: la simple utilisation de poison par une seule personne à un endroit donné est en mesure de mettre à bas des années de travail et d’espoir ! Face à cette problématique, la LPO Aude a entrepris, en relation avec le réseau « Vigilance-poison », au niveau national, une démarche auprès de l’ONCFS et de la DDEA afin de faire un état de la situation et des moyens disponibles pour y remédier. Une réunion de concertation a ainsi été programmée avec tous les organismes départementaux concernés afin d’établir un plan d’actions à la hauteur de l’enjeu, qui dépasse amplement la seule protection des Vautours percnoptères. Il apparaît que si l’emploi des produits chimiques, s’accompagne encore trop souvent d’une méconnaissance des risques, voire de la pure inconscience ou de la bêtise…, il nous appartient d’alerter l’opinion par la diffusion d’informations, la sensibilisation des acteurs et la programmation de plans d’actions concertés... Yves Roullaud

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Percnoptère Info

n°10/11 - décembre 2009 -

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Rappel du suivi de la reproduction du Vautour percnoptère en France, en 2008 et perspectives En 2008, le suivi des couples reproducteurs de Vautours percnoptères laissait apparaître que la population française voyait ses effectifs, globalement, toujours progresser. Grâce aux efforts consacrés, ce nécrophage migrateur regagnait du terrain en France. En l’espace de 9 ans, l’espèce enregistrait une progression de 22 %. En 2008, elle comptait 86 couples contre environ 70 en 1999. Les résultats de sa reproduction en France, ces dernières années, représentaient une lueur d’espoir. La population du Sud-est Dans le Sud-est de la France, le programme de baguage/ marquage, initié par Max Gallardo depuis 1997, révélait une stabilisation de la progression des effectifs de Vautours percnoptères avec 20 couples territoriaux, 15 couples reproducteurs et 14 jeunes à l’envol.

La population du Sud-est (20 couples territoriaux) démontrait donc une tendance de progression moindre (particulièrement ces cinq dernières années où les effectifs oscillent entre 17 et 20 couples). En 2008, le noyau originel de Basse-Provence (Vaucluse) enregistrait le recrutement d’un nouveau couple reproducteur (7 couples reproducteurs en 2006; 5 couples reproducteurs en 2007, 6 couples reproducteurs en 2008) et confirmait ainsi son importance pour la population du Sud-est méditerranéen. Parallèlement nous relevions l’arrivée de nouveaux couples et individus (Baronnies, Diois, ou encore Verdon). Nous constations donc de l’extension de l’aire de présence du Vautour percnoptère sur des sites historiques jusqu’alors abandonnés et dans des zones auparavant marginales. On notait également en 2008, et sur

l’ensemble de la population du Sud-est, des paramètres de reproduction en légère hausse. La population des Pyrénées Parallèlement sur l’ensemble du massif Pyrénéen, 66 couples étaient recensés dont 54 couples reproducteurs qui ont produit 53 jeunes à l’envol. Le nombre de couples recensés en 2008 confirmait une évolution positive de la population de Vautours percnoptères dans les Pyrénées françaises. L’année 2008 se révélait particulièrement productive avec 53 jeunes à l’envol contre, en moyenne, 43 jeunes/an depuis 2003. Globalement, la distribution évoluait peu, elle restait pour l’essentiel occidentale (57% de ses effectifs sont dans le département des PyrénéesAtlantiques). Avec le canton-

Récapitulatif de la reproduction dans le Sud-est de la France d’après Max Gallardo

Récapitulatif de la reproduction dans les Pyrénées d’après Erick Kobierzycki

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nement renouvelé une nouvelle année d’un couple dans les Pyrénées-Orientales et de 3 couples dans le département de l’Aude, nous pouvions confirmer une distribution/représentativité de l’espèce sur l’ensemble des départements du versant nord du massif des Pyrénées avec néanmoins des effectifs plus limités dans la partie la plus orientale. En 2008, les opérations de baguage étaient concentrées sur la seule zone du Parc National des Pyrénées. En effet, le baguage n’avait pas pu être programmé dans le département de l’Aude (inaccessibilité de l’aire) et les autres départements orientaux (Mise en œuvre du réseau de bagueurs en cours). Ainsi, 10 jeunes avaient été bagués en Ossau et Aspe. De plus, un jeune oiseau récupéré fin septembre 2007 et qui avait passé l’hiver et le printemps 2008 au centre de soins Hegalaldia, avait été bagué puis relâché sur un dortoir du Pays Basque. Par ailleurs, les deux dortoirs du Pays Basque, distants de 7 km, avaient à nouveau fait l’objet de suivis dans les Pyrénées françaises en 2008. Vers un second plan d’actions national Ce constat d’évolution plutôt favorable de la population française du Vautour percnoptère doit être mis en parallèle du statut très préoccupant de ses populations dans l’ensemble de son aire de distribution endémique. Dans ce contexte, il importe de poursuivre les actions engagées lors du premier Plan National de Restauration en faveur du Vautour percnoptère. Ainsi, le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) a conclu le 06 janvier 2009, lors de la présentation des résultats du PNR (5 ans d’exercice), par la LPO, de l’absolue nécessité de programmer un second plan d’actions national et ceci, considérant : • d’une part les résultats exceptionnels du premier plan d’actions, • et d’autre part le staPercnoptère info n° 10/11 - LPO Mission Rapaces - décembre 2009

tut très préoccupant de l’espèce à l’échelle mondiale. De plus, le CNPN a approuvé la suggestion que le second plan d’actions conduise à la poursuite des efforts déjà engagés sur l’édification d’un réseau de placettes d’alimentation en faveur de l’espèce mais également qu’il permette la réalisation d’un programme de suivi du Vautour percnoptère lors de ses étapes migratoires et d’hivernage en Afrique… Par ailleurs, outre, les résultats particulièrement satisfaisants du premier plan national de restauration et du programme LIFE qui y était associé, ce qui est aussi remarquable c’est la dynamique qui s’y est exprimée, entres autres par : • le recrutement de surveillants, • l’implication d’acteurs locaux, • la diffusion d’informations, • la création d’évènements, • et la mise à disposition de compétences et d’outils. Non seulement, le premier plan a proposé un cadre opportun aux opérateurs qui ont pu, entre autres convenir avec des usagers de l’espace (tels que les pratiquants de sports de pleine nature) de la mise en œuvre d’accords contractuels,…, mais également il a permis de consolider le réseau qui œuvre pour l’espèce. Ce réseau s’étend audelà de nos frontières puisqu’il rassemble différents experts européens impliqués dans la conservation de l’espèce et, plus globalement, des rapaces nécrophages. Il apparaît donc primordial que le prochain plan national d’actions propose un cadre d’actions qui préserve l’enthousiasme et le dynamisme du réseau qui œuvre pour la sauvegarde du Vautour percnoptère sur l’ensemble de son aire de répartition en France. Il devra permettre de poursuivre les actions engagées, d’exploiter les bénéfices et les enseignements du précédent plan en veillant à une dotation équitable des ressources et des moyens, en fonction des différentes problématiques territoriales.

Ainsi, le Ministère de l’Ecologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM), en charge des plans d’actions, a mandaté en août 2009, à l’occasion d’un appel d’offre, un bureau d’études pour la rédaction du second plan d’actions. Selon le prévisionnel du MEEDDM, ce nouveau plan d’actions devrait être rédigé, dans sa version définitive pour la fin avril 2010. Pour finir, l’instauration d’un Plan d’Actions International (cf. article « Un plan d’actions international pour le Vautour percnoptère ») devrait permettre de compléter le dispositif national par l’assurance d’une plus grande cohérence des actions déployées en Europe en faveur de l’espèce. Il constituera un axe multilatéral de collaboration internationale propice à faire valoir les enseignements des différents programmes de conservation de l’espèce et, espérons le, à stopper les phénomènes de régression du Vautour percnoptère en Europe et au-delà… Pascal Orabi, LPO Mission Rapaces

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Le difénacoum fait son retour Attention, la Directive 2009/70/ CE de la Commission Européenne, du 25 juin 2009, classe le difénacoum, pesticide coumarinique à action anticoagulante, dans les produits phytopharmaceutiques ! Cette directive autorise donc le difénacoum en usage phytosanitaire extérieur (en caisses d’appâts contre le surmulot) avec pour date d’effet le 1er juillet 2010. Le difénacoum, avec une DL50 de 1,8mg/kg, est très toxique pour les organismes aquatiques, les mammifères et les oiseaux. L’accoutumance des micromammifères aux anticoagulants a conduit à l’homologation de produits de plus en plus toxiques et l’utilisation du difénacoum comme de la bromadiolone ou pire encore le brodifacoum, en plein champ laisse dubitatif quant aux conséquences sur la faune sauvage non ciblée ! Nos craintes ne se limitent pas à l’usage en extérieur du difénacoum, mais également du brodifcoum car, en février 2009, les vingt sept états membres de l’Union Européenne ont évoqué la révision du statut de ce dernier produit, encore plus toxique, en vue également de son inscription à l’annexe 1 de cette directive. Son éventuelle inscription signifierait qu’il pourrait aussi être autorisé en usage extérieur. L’usage de ces rodenticides toxiques pour réguler les populations de micromammifères « cibles » et jugés nuisibles sur les terres agricoles accroît donc simultanément les risques d’empoisonnement secondaire de la faune sauvage. Différentes études démontrent que les rapaces, souvent charognards, se retrouvent contaminés par

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ces anticoagulants en consommant des proies mortes empoisonnées. Dans les années 80, l’utilisation de la bromadiolone pour la lutte contre le campagnol terrestre a d’ailleurs failli causer l’extinction des Milans royaux et seuls des plans de conservation drastiques ont pu éviter cette tragédie. La bromadiolone a d’ailleurs été retirée de la liste des substances autorisées au niveau européen, et les produits à base de bromadiolone ne seront plus autorisés en extérieur à partir de 2011. L’utilisation en extérieur du Difénacoum et du bromadifacoum, en remplacement de la bromadiolone, aura donc des conséquences inévitables sur la faune sauvage et notamment sur les populations de rapaces nécrophages.

ment la bromadiolone et le brodifacoum en usage extérieur. Elle a été rejointe par FNE pour obtenir cette interdiction d’usage de ces toxiques anticoagulants dans la nature. Alors que 2010 sera l’année de la biodiversité et que la loi Grenelle I a fixé l’objectif de réduction de 50% des pesticides, il est urgent de mettre en place des plans de suppression progressifs de tous les anticoagulants encore utilisés dans la nature, en les remplaçant par des méthodes alternatives non chimiques, comme cela a été réalisé avec succès dans le cas du ragondin et du rat musqué. Pascal Orabi, LPO Mission Rapaces

La LPO a donc attiré l’attention des ministres de l’Agriculture et de l’Environnement pour interdire définitivement le difénacoum, mais égale-

Vautours percnoptères morts à l’aire. juillet 06 Photo. LPO Grands Causses Percnoptère info n° 10/11 - LPO Mission Rapaces - décembre 2009


Nidification dans les Alpilles: l’espoir retrouvé!

Baguage du jeune des Alpilles en 2009 Photo. CEEP En 1987, le massif des Alpilles comptait 6 couples territoriaux de vautours percnoptères. En 2001, plus qu’un seul couple fréquentait les lieux, soit un effondrement de l’ordre de 90% de la population locale en l’espace de 14 ans. 2004 aura été la dernière année de reproduction aboutie. La fréquentation depuis 2007 d’une placette d’alimentation des Alpilles, mise en place durant le programme LIFE « Restauration du vautour percnoptère dans le Sud-est de la France », par deux individus appariés avait redonné de l’espoir aux observateurs et amoureux des vautours. En 2008, enfin, la nidification de l’espèce est confirmée avec l’envol d’un jeune en août, après 3 ans d’échec systématique. En 2009, pour la deuxième année consécutive, le couple des Alpilles a donné un jeune à l’envol. Il a été bagué le 10 juillet par Max Gallardo en présence d’élus locaux et d’agents ONF afin de les sensibiliser à l’importance des placettes d’alimentation pour le maintien de l’espèce.

Le couple a été contacté à de nombreuses reprises sur un charnier des Alpilles, ce qui souligne la pertinence de ces apports. Cécile Ponchon CEEP

Couple des Alpilles sur une placette des Alpilles Photo. CEEP

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Bilan synthétique du suivi de la reproduction du Vautour percnoptère en France, en 2009 En

2009, les premiers résultats du suivi des couples reproducteurs de Vautours percnoptères laissent apparaître un bilan mitigé. La population française voit ses effectifs décroître avec 82 couples territoriaux, 67 couples reproducteurs et 50 jeunes à l’envol. Ce bilan confirme nos craintes de progression négative de la population française de Vautours percnoptères et ceci dans le contexte de régression généralisée de ses effectifs dans le monde, depuis ces 40 dernières années. Ainsi si ces dernières années, nous constations une évolution positive des effectifs de Vautours percnoptères en France de plus de 15% en 6 ans (86 couples en 2008 contre 76 en 2003) ou de 42% en 10 ans (61 couples en 1998), il est à craindre que 2009 marque un changement dans la dynamique de la population française de l’espèce…

Dans le Sud-est de la France,

le programme de baguage/ marquage, initié par Max Gallardo, révèle une légère baisse des effectifs de couples territoriaux (17 en 2009 contre 20 en 2008) et une amélioration du succès de reproduction (17 couples reproducteurs et 16 jeunes à l’envol en 2009 contre 17 couples reproducteurs et 15 couples à l’envol en 2008). La population du Sud-est confirme donc une tendance de progression moindre (particulièrement ces sept dernières années où les effectifs oscillent entre 17 et 20 couples). Le nombre d’oiseaux erratiques non territoriaux qui, chaque année, était en progression présente désormais une courbe plutôt régressive avec en corollaire une baisse des observations du Vautour percnoptère sur certains sites historiques ou plus récemment prospectés par l’espèce (Baronnies, Gard). Photo. David Fajardo

90 80 70 60 Couples territoriaux Couples reproducteurs Couples producteurs Jeunes à l'envol

50 40 30 20 10 0

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2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

Évolution des effectifs de la population française Percnoptère info n° 10/11 - LPO Mission Rapaces - décembre 2009


Dans les Pyrénées, la population voit ses effectifs décroître avec 65 couples territoriaux, 51 couples reproducteurs et 34 jeunes à l’envol. Le nombre de couples recensés en 2009 apparaît relativement stable et globalement, la distribution évolue peu. En effet, la population de Vautours percnoptères reste pour l’essentiel occidentale (55% de ses effectifs sont dans le département des Pyrénées-Atlantiques). Par ailleurs, contrairement au

Sud-est de la France, nous constatons dans les Pyrénées, une décroissance inquiétante de tous les paramètres de reproduction. Outre la survenue d’évènements climatiques et stochastique, ces derniers résultats trés mitigés suggèrent la persistance de sources de nuisances et de perturbations qu’il convient d’identifier et de juguler urgemment. Le caractère impérieux des réponses à apporter tient dans le fait que l’espèce se trouve dans une logique de population à fai-

ble effectif où toute disparition d’individus peut devenir dramatique pour la survie de l’espèce

Pascal Orabi, LPO Mission Rapaces

Synthèse des données de la saison 2009 de reproduction du Vautour percnoptère dans le Sud-est de la France et dans les Pyrénées d’après les bilans de Max Gallardo et d’Erick Kobierzycki Percnoptère info n° 10/11 - LPO Mission Rapaces - décembre 2009

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Equarrissage naturel: un assouplissement de la règlementation L’évolution catastrophique des populations de vautours en Europe et dans le monde, implique que les questions de sauvegarde de ces éléments de la biodiversité soient portées à une échelle biogéographique car l’intégrité et la pérennité de ce patrimoine sont intimement liées à la nature des choix faits dans chaque pays, quant à la nature et l’intensité des actions engagées par les pouvoirs publics mais également la société civile. La première dimension est, sans nul doute, celle de la réponse législative et réglementaire à apporter à la question « notre patrimoine est-il ou non en danger ou en risque de l’être », et donc à la prise, ou non, d’une décision administrative en matière de protection de la nature.

une réponse de la Commission des Communautés Européennes aux crises d’épizooties (fièvre aphteuse, encéphalopathies spongiformes transmissibles telles que l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), peste porcine, …) qui ont marqué l’Europe ces dernières années.

C’est en réponse à la situation très préoccupante des populations de vautours en Espagne que la SEO, la LPO et BirdLife ont décidé d’allier leurs efforts. Rappelons succinctement, que suite à la fermeture accélérée des aires d’alimentation de rapaces nécrophages (muladares) dans différentes autonomies espagnoles, la plupart des populations de ces oiseaux ont payé un lourd tribu, vicitime de la faim...

Ce règlement prévoit, entres autres questions, des dérogations permettant le nourrissage, à partir de matières de catégorie 1* , des oiseaux nécrophages protégés, menacés et vivants dans leurs habitats naturels.

La SEO, la LPO et BirdLife ont, en conséquence, proposé l’amendement de l’article 23 du règlement (CE) n°1774/2002 qui après son entrée en vigueur le 1er mai 2003 a fait l’objet d’un rapport d’évaluation de la Commission des Communautés Européennes. Ce rapport, daté du 10 juin 2008, proposait l’examen des résultats du règlement (CE) n°1774/2002 et des modifications de ses articles constitutifs. Ce règlement n°1774/2002 de la Commission Européenne est 8

Il permet à la Commission Européenne de garantir: • un niveau de sécurité élevé dans l’ensemble de la chaîne de production et de distribution: «de la ferme à la table». • un niveau de traçabilité élevé pour les consommateurs. • la compétitivité des filières d’élevages européens et ainsi de préserver les échanges commerciaux intra- extra communautaires.

Les propositions d’amendement ainsi présentées visaient une meilleure gestion des cadavres en optimisant leur utilisation par un plus grand nombre de nécrophages (toutes espèces confondues) et en conséquence de permettre une plus grande accessibilité des ressources alimentaires produites localement pour la faune sauvage. Ainsi le nouveau règlement (CE) n° 1069/2009 du Parlement et du Conseil Européen, du 21 octobre 2009, abroge le règlement (CE) n°1774/2002. Il prévoit désormais non seulement, la possibilité d’utiliser des matières de catégorie 1 pour l’alimentation des espèces d’oiseaux nécrophages menacées d’extinction ou protégées mais également d’autres

espèces de nécrophages tels que les mammifères menacés qui, comme l’Ours brun ou encore le Loup, peuvent être nécrophages et dont la législation ne prévoyait, jusqu’alors, aucune dérogation particulière. Les mesures d’application autorisant désormais l’utilisation de ces matières de catégorie 1 pour nourrir des animaux dans les régimes pastoraux extensifs ou pour nourrir d’autres espèces carnivores, comme l’Ours et le Loup s’inscrivent dans les objectifs de la Communauté en matière de promotion de la biodiversité, tels qu’ils sont énoncés dans la communication de la Commission du 22 mai 2006 intitulée «Enrayer la diminution de la biodiversité à l’horizon 2010 et au-delà». En revanche, la proposition d’insertion, par la SEO, d’un article qui prévoit que la collecte des cadavres issus des élevages ne soit pas assurée dans certains périmètres Natura 2000, n’a pas été retenue. Ce nouveau règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne. Il est applicable à partir du 4 mars 2011, et rendu obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tous les États membres. Espèrons que cet assouplissement offrira de plus grandes possibilités à la SEO pour faire évoluer le cadre règlementaire de l’équarrissage en Espagne. Pascal Orabi, LPO Mission Rapaces *Sous produits animaux présentant un risque : • à l’égard du prion, • un risque inconnu • un risque lié à l’utilisation de substances interdites ou à des contaminations de l’environnement

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Point d’information sur la Cotisation Volontaire Obligatoire

Photo. David Fajardo

La Cotisation Volontaire Obligatoire (CVO) imposée aux éleveurs de petits ruminants succite des interrogations sur son caractère obligatoire et sur l’éventuelle incidence qu’elle aurait sur la décision des éleveurs à adhérer aux programmes de ravitaillement des placettes d’alimentation en faveur des rapaces nécrophages. Même si le niveau de cotisation apparaît négligeable en 2009, il risque de devenir plus contraignant au gré des années pour les éleveurs qui adhèrent aux programmes de ravitaillement des placettes d’alimentation. En effet, il est à craindre d’assister, dès 2010, à une démobilisation des éleveurs volontaires mais également au renoncement des éleveurs qui souhaitaient y adhérer. Dans cette configuration, la LPO a questionné le ministère sur la faisabilité, à partir de 2010, d’une minoration de la CVO pour les éleveurs qui participent aux programmes de conservation des rapaPercnoptère info n° 10/11 - LPO Mission Rapaces - décembre 2009

ces nécrophages protégés et qui bénéficient donc chez eux d’un système de traitement des cadavres reconnu par arrêté préfectoral. Il apparaît : 1. que le montant de la CVO sera effectivement revu à la hausse dès 2010 mais très certainement pas chaque année et surtout, il semble qu’à terme le montant n’excède pas 30% du coût de l’équarrissage (contre 15% aujourd’hui). 2. qu’il appartient aux instances professionnelles (Interbev-Cniel-Anicap) de décider d’établir, dans un nouvel accord interprofessionnel, des montants de CVO différents d’un éleveur à l’autre ou d’une région à l’autre. Mais il est à craindre que cela ne créé un précédent et après que chaque éleveur fasse valoir sa situation particulière pour justifier un montant moindre de cotisation. D’ores et déjà, dans l’Aveyron, la Lozère et la Drôme des éleveurs ont adressé un courrier aux représentants

de la profession afin d’obtenir des minorations de coûts… 3. que si une minoration de la CVO devait se faire il faudrait que les éleveurs concernés fassent remonter leur doléance auprès de leurs instances nationales. Le paiement de la CVO reste de toute manière la priorité car elle leur garantit un coût mutualisé et aussi/surtout la prise en charge de la majeure partie du coût par les abatteurs via la taxe d’abattage. Un éleveur qui refuserait de payer la CVO devrait s’acquitter de la totalité du montant facturé directement par l’équarrisseur. Pascal Orabi, LPO Mission Rapaces

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International Un plan d’actions international Le Vautour percnoptère (Neophron percnopterus percnopterus) est une espèce globalement menacée sur l’ensemble de son aire de répartition et plus encore sur son territoire en Europe et ses frontières. Sur une période de référence de 40 années, l’espèce a subi en Europe un déclin supérieur à 50%. Sa régression est impressionnante, surtout dans le Sud-est (Bulgarie, Grèce, Italie, Roumanie, Yougoslavie…). Il a disparu de Bosnie Herzégovine, de Croatie, de Serbie, probablement de Moldavie, du Monténégro, de Roumanie mais également d’Autriche. Il connaît un large déclin de ses populations en Albanie, Arménie, Azerbaïdjan, Bulgarie, Grèce, Italie (avec 8-10 couples reproducteurs), Macédoine et en Turquie. Son statut est indéterminé en Géorgie, en Russie, et en Ukraine. Dans ce contexte, seule la population française de Vautours percnoptères enregistre une évolution plus positive de ses effectifs (6,6% de 2003 à 2009 et ~33% de 1998 à 2009). Ces derniers résultats, malgré des résultats de suivis de la reproduction en 2009 plus mitigés, font figure d’exception dans un paysage particulièrement préoccupant. L’Espagne qui accueillait, jusqu’alors, le bastion des populations (1300 couples en 2008. Source SEO) de Vautours percnoptères d’Europe de l’ouest, enregistre une chute de ses effectifs. Il apparait que ces populations ibériques entretiennent des liens étroits avec les Vautours percnoptères résidants en France. Cette situation de régression généralisée laisse présager d’un avenir plutôt incertain pour l’espèce! En effet, le Vautour per10

cnoptère accuse une baisse de ses effectifs dans ses différentes aires de présence endémiques, non seulement en Europe, mais également en Afrique et en Asie (Moyen Orient 20%, Afrique 25%, Asie Centrale 20%, Asie 90%). Ainsi, en Inde, il a subi un déclin catastrophique et extrêmement rapide ces dernières années. En Afrique, il s’est considérablement raréfié dans de nombreuses régions et a quasiment disparu d’Afrique Australe. Cette situation en Afrique pèse également sur l’espèce européenne qui est migratrice et y séjourne en hiver où elle doit faire face à des menaces considérables. L’espèce est aujourd’hui considérée en danger sur la Liste Rouge (mai 2007) de l’UICN (Union Mondiale pour la Nature). Les menaces qui pèsent sur le Vautour percnoptère sont diverses et interagissent probablement comme une conjonction d’évènements déterminants. Afin de mettre un terme à cette situation très préoccupante un plan d’actions européen a été rédigé. Ce plan d’actions concerne les populations de Vautours percnoptères (Neophron percnopterus percnopterus) qui séjournent en période nuptiale dans les pays de l’Union Européenne (9 pays concernés : Bulgarie, Chypre, France, Grèce, Italie, Portugal, Roumanie, Espagne, Autriche compris). De plus, il intègre les différents territoires de présence de l’espèce exposés aux mêmes problématiques de conservation. Il s’agit entre autres des pays qui ont signifié leur volonté d’adhésion à la communauté européenne (Croatie, Macédoine, Turquie) mais plus globalement de la région méditerranéenne, de

l’Ibérie, des Balkans, d’Anatolie et du Moyen-Orient, jusqu’à l’est du Caucase, l’Asie Centrale et le sud du Pakistan. Ce plan d’actions est mis en œuvre grâce au soutien de la Commission Européenne. Sa rédaction a été confiée à BirdLife international (dont la LPO est le représentant français) qui s’est alors appuyé sur les connaissances et expériences de ses correspondants dans chaque pays concerné. L’objectif principal de ce plan d’actions international est de contribuer à l’amélioration de son statut de conservation sur l’ensemble de son aire de distribution afin qu’à terme (2018) il ne soit plus considéré comme une espèce en danger mais bénéficie d’un statut favorable et voit ses populations croître d’ici 2015. Ce plan prévoit une série d’actions en réponse des menaces qui pèsent sur l’espèce. Il ambitionne notamment: • la proscription d’utilisation des appâts empoisonnés employés contre les espèces considérées comme nuisibles et les mammifères prédateurs, • la réduction des risques d’empoisonnement (dépôts de déchets allochtones, décharges d’ordures…), • la réduction des risques d’intoxication par le plomb causée par la consommation de carcasses contaminées, • la réduction des risques de mortalité induits par les réseaux électriques et éoliens, • la réforme de règlements communautaires limitant les possibilités aux vautours de se nourrir des matières carnées produites localement, • la promotion du pastoralisme traditionnel et extensif avec à Percnoptère info n° 10/11 - LPO Mission Rapaces - décembre 2009


terme le déploiement de nouveaux troupeaux, • la réduction des risques de dérangement et de perturbation des sites et aires de reproduction par une meilleure organisation des activités économiques de proximité, • une plus grande compréhension des évènements qui rythment le parcours migratoire des Vautours percnoptères et lors de leurs séjours postnuptiaux enAfrique, par la mise en

œuvre d’un programme européen de suivi télémétrique… Ainsi, ce plan d’actions international constitue un cadre opportun pour assurer une plus grande cohérence des actions engagées en faveur de l’espèce en Europe. Il doit permettre, également, une plus grande synergie des efforts déployés pour mieux évaluer/appréhender les menaces qui pèsent sur le Vautour percnoptère dans ses dif-

férents territoires de présence et ainsi d’y remédier avec une plus grande efficience. Pascal Orabi, LPO Mission Rapaces

Arborescence des menaces - P. Orabi Percnoptère info n° 10/11 - LPO Mission Rapaces - décembre 2009

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Sensibilisation Conventions pour la protection du Vautour percnoptère En juin 2007, une convention locale a été signée entre l’Etat, la LPO, les communes de Arbas, Chein dessus et Herran, la ligue régionale de la FFVL (Fédération Française de Vol Libre) et les clubs et écoles locales d’Arbas, de vol libre. Elle prévoit pour la vallée de l’Arbas, ce site majeur de pratique du vol libre du département de la Haute-Garonne, la prise en compte, dans les parcours de vol des libéristes, de la période de reproduction du Vautour percnoptère et des zones de sensibilité de l’espèce. Ainsi cette convention donne lieu à l’échange d’informations sur les phases de nidification du couple de V. percnoptères et à la participation de la LPO, par des opérations de sensibilisation, aux manifestations sportives locales. Une évaluation, après une année de fonctionnement, a été réalisée en présence de l’ensemble des parties prenantes. Il en a ressorti une volonté de la part des parapentistes d’aller plus loin dans ce partenariat à l’occasion duquel plusieurs actions ont été mises en œuvre, dont notamment : • la rédaction d’un article dans « Vol passion magazine » de la FFVL, diffusé au 15000 adhérents, • le développement d’un volet d’éducation et de sensibilisation à l’environnement dans le cursus fédéral de formation des accompagnateurs de clubs et des brevets d’éducateurs sportifs (option : parapente). Par ailleurs, en 2005, des premiers contacts ont été également initiés avec les représentants du parapente sur une commune de l’Ariège, où niche 12

Visuel du poster conçu par l’ensemble des partenaires

le Vautour percnoptère. L’accord, alors convenu, prévoyait la saisie d’observations de rapaces remarquables, par les parapentistes, sur un site web spécialement conçu. Ainsi en 2009, les parapentistes ont largement contribué à la découverte d’un nouveau site de nidification en

Ariège. Rappelons également qu’en 2004, une charte pour une pratique durable des sports de nature avait été signée notamment par la FFVL, comité départemental 65.

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Publications C’est dans ce cadre qu’en 2009, lors du Championnat de France, ce comité a contacté la LPO et le Parc national des Pyrénées pour intégrer dans tous les parcours de vol du Championnat les zones de sensibilité du Gypaète barbu, du Vautour percnoptère, du Faucon pèlerin et de l’Aigle royal. En complément un flyer de sensibilisation « Ascendances durables et biodiversité » a été distribué aux compétiteurs. Ces quelques exemples illustrent bien l’importance des accords concertés avec les acteurs locaux, pour la préservation d’une espèce. Ces accords aboutissent, le plus souvent, rapidement (si les conditions du partenariat sont réunies = reconnaissance des enjeux mutuels, confiance réciproque, échanges régulières d’informations, actions concrètes réalisées en commun, évaluation et projets d’avenir) à une appropriation des actions en faveur de la biodiversité par les différents protagonistes impliqués. Gwénaëlle Plet LPO Mission Rapaces

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Buitres, muladares y legislación sanitaria : perspectivas de un conflicto y sus consecuencias desde la biología de la conservación. MUNIBE Suplemento - Gehigarria 29, 2009. S.C. Aranzadi. Z.E. Donostia/San Sebastián, P. 552,

Presentation This work brings together investigations and interpretations by numerous authors of common problems and situations. The aim of this work is to put an end to the compartmentalisation that separates science from management in the context of the overlapping and interrelated problems that affect a series of scavenger species that enjoy a close ecological relationship with and dependence on human activities. On an overcrowded planet such as ours, on which the conflicts between the natural world and the interests of our own species are increasing exponentially, the taking of correct decisions in the conservation of the natural world must be based on the best possible available information. However, it is obvious that this is not sufficient: success in conservation and management depends on implementing the solutions to the problems that are identified. Past experience has taught us that the final result is not always satisfactory because some of the links of the complex chain of problemsolving can break, be it because the scientific investigation in the first place was of poor quality or because the administration concerned has other

interests at heart. To make the situation even more complex, vultures fly where they choose and cross administrative boundaries at will. Problems may be detected locally, but the solutions needed are often global and the generation of useful information and its free circulation are the first steps towards success in conservation. Our desire is thus that this monograph will contribute in some way during this period of vertiginous world change to strengthen and maintain the age-old relationship between vultures and humans that forms such an intrinsic part of the fabric of the agro-pastoral societies of southern Europe.

D’autres articles: • Lead Bullet Fragments in Venison from Rifle-Killed Deer: Potential for Human Dietary Exposure Ed. Baohong Zhang, East Carolina University, United States of America(april 2009), vol 4. • Effectiveness of Action to Reduce Exposure of FreeRanging California Condors in Arizona and Utah to Lead from Spent Ammunition Ed. Tom Pizzari, University of Oxford, United Kingdom, (decembre 24, 2008). • Europa abre la puerta que harà posible alimentar a los buitres. Quercus 280, P 58 (junio 2009). • Too Sanitary for Vultures. Science, VOL 326 (30 october 2009). 13


Pas à plumes, un nouveau sentier de découverte des rapaces dans les Hautes-Pyrénées

Illustration de la signalétique – G. Plet

Né de la volonté de la communauté de communes du Val d’Azun de mettre en valeur les richesses ornithologiques de son territoire, un sentier sur les rapaces et un sentier sur les passereaux ont été réalisés au Col du Soulor. Conçus par la LPO antenne Pyrénées Vivantes, ils viennent étoffer la liste des sites aménagés par la LPO sur la thématique de la biodiversité des Pyrénées et ils participent ainsi à développer l’écotourisme de ce massif. Sous le Pic du Gabizos, le col du Soulor est un col touristique à forte activité pastorale l’été et dédié au ski de fond l’hiver. Ce col est également un haut lieu de l’observation ornithologique : que ce soit pour les migrations automnales ou pour l’observation des grands rapaces, ce site se révèle d’une grande richesse, souvent méconnue par le grand public. L’observation de l’Aigle royal, du Gypaète barbu ou du Vautour percnoptère est fréquente, celle du Vautour fauve est quasi permanente.

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Pourtant, la plupart des touristes qui s’arrêtaient au Col profitaient, jusqu’alors, du panorama sans en apprécier toutes les richesses. Ils disposent désormais d’outils orignaux et ludiques pour appréhender le monde des rapaces pyrénéens. Pris dans une ascendance fictive, les visiteurs vont de silhouette en silhouette mesurer leur propre taille à l’envergure des grands rapaces, ils apprennent à identifier la silhouette qui les survole, ils découvrent les techniques de vol, l’alimentation ou les migrations tout en s’amusant. Ce parcours didactique a bénéficié également, durant l’été 2009, d’un programme d’animations thématiques sur les oiseaux. De plus, la LPO prévoit également la programmation d’opérations de sensibilisation des professionnels du tourisme mais également d’initier une gestion écologique du site. Ces premières initiatives augurent sans aucun doute la mise en place d’une véritable démar-

che d’écotourisme sur ce territoire particulièrement riche en biodiversité. Gwénaëlle Plet LPO Mission Rapaces

Illustration de la signalétique – G. Plet

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Un poème... et des nouvelles de l’Hérault Vive le percno A Voulpiac il y a Une famille de vautours percnoptère Tout le monde s’y intéresse Où nichent-ils ? Un ou plusieurs bébés ? Réponse espérée. Plusieurs bébés sont nés : 2 Espérons vraiment qu’ils viendront l’an suivant Restons zen, ils nichent dans la falaise orangée Comment je pourrai oublier Notre oiseau préféré Ou ne pas m’en occuper Pendant quelques années Très peu probable Et j’y penserai Réservez votre place Et venez voir le grand, le beau, le fort, le vautour percnoptère.

Dessin de Rosalie Moreau (10 ans) réalisé à l’occasion d’un travail pédagogique à l’école primaire de saint Bauzille de Putois

Poème d’Aryane Burdin CPN « des blaireaux de la garrigue ». Association Goupil connexion

Marionnette du Vautour percnoptère – Stand du CPN « des blaireaux de la garrigue », 13ème rencontres internationales des clubs CPN en Normandie Percnoptère info n° 10/11 - LPO Mission Rapaces - décembre 2009

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Placette Du nouveau d’alimentation sur les sites Internet Une nouvelle édition du cahier technique Ce cahier technique est destiné à tous ceux qui souhaitent créer une placette, que ce soit pour le vautour percnoptère ou tout autre rapace nécrophage menacé. En vingt fiches, il explique la réglementation, les démarches administratives, les matériels et coûts... Les premières éditions, réalisée dès 2004, sont en cours d’actualisation. La nouvelle édition devrait être disponible dans le premier semestre 2010. Pour recevoir un exemplaire, vous pourrez contacter la LPO Mission rapaces.

Sur les sites web : • http://vautours.lpo.fr/equarrissage/equarrissage.html; • http://milan-royal.lpo.fr/actualites/Equarrissage.pdf; • http://percnoptere.lpo.fr/equarrissage/equarrissage.html; • http://gypaete.lpo.fr/equarrissage/equarrissage.html. …la LPO Mission Rapaces a consacré une page à la problématique équarrissage. Il s’agit d’une page de vulgarisation mais également d’information technique sur les aspects législatifs, réglementaires et les actions entreprises/actualités. Pascal Orabi

LPO Mission Rapaces 62 rue Bargue, 75015 Paris rapaces@lpo.fr

Appel à articles et à illustrations Afin de permettre une meilleure diffusion des informations sur le Vautour percnoptère, nous avons besoin de vos contriutions pour documenter le site web consacré à l’espèce (http://percnoptere.lpo.fr ) et le bulletin «Percnoptère Info».

Aussi nous vous remercions de nous transmettre vos propositions d’articles, ainsi que vos illustrations ( photographies et dessins). Alors à vos plumes et merci pour votre aide. LPO Mission Rapaces

Mission Rapaces de la LPO, 62 rue Bargue, 75015 Paris Tél : 01 53 58 58 38 - Fax : 01 53 58 58 39 - Mail : rapaces@lpo.fr - www.lpo.fr Conception, réalisation : Pascal Orabi, et Yvan Tariel. Maquette d’après la tomate bleue Photo de couverture : Dimitri Marguerat. Autres photos: David Fajardo, Gwénaëlle Plet, Goupil Connexion Cette lettre d’information est éditée par la Mission Rapaces de la LPO dans le cadre de sa mission de coordination technique du plan d’actions national en faveur du Vautour percnoptère. Reproduction interdite, quel que soit le procédé, sans autorisation écrite de l’éditeur.

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percnoptère info  

Bulletin de liaison des acteurs de la conservation du vautour percnoptère en France

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