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juan villoro conférence sur la pluIe CONFERENC IA SOBRE LA LLUVIA

édition bilingue edición bilingüe


La possibilité que quelqu’un transforme une conférence en confidence m’a toujours intrigué. Jusqu’à quel point maîtrise-t-on  les mots que l’on prononce ? Comme pour un acteur, le conférencier peut oublier ses discours ou succomber à la tentation de révéler quelque chose de gênant ou de dévastateur. Conférence sur la pluie émerge de ces prédicats. Les étourderies du protagoniste s’inscrivent dans une longue tradition littéraire de la digression, c’est-à-dire, dans l’art distrait de dire une chose pour en dire une autre. Au XVIIIe siècle, Laurence Stern a écrit le chefd’œuvre du genre avec Tristram Shandy, un roman monumental dont le sujet est le changement de sujet (…).Cet antécédent et d’autres m’ont incité à combiner les étourderies mentales et les prédicats amoureux du protagoniste avec une dissertation sur un sujet cardinal de la littérature  : la relation entre la pluie et la poésie. Ce qui m’intéressait, c’était que la confession intime serve de support à l’exposé littéraire, mais de manière insolite. Juan Villoro Juan Villoro (Mexico, 1956) fut attaché culturel à l’ambassade du Mexique à Berlin de 1981 à 1984. Collaborant à de nombreux journaux et revues (La Jornada de 1995 à 1998), il enseigne également à l’université. Il a construit une œuvre qui, dans ses romans, recueils de nouvelles, livres de chroniques et pièces de théâtre, plonge le lecteur dans la société mexicaine et le monde occidental contemporains.

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Prix : 6 €

ISBN:9782918112457


elena poniatowska TINĂ?SIMA


Tina Modotti, photographe italienne de renommée internationale, est cependant peu connue du grand public, tout comme l’était encore Frida Kahlo il y a une vingtaine d’années. L’une et l’autre ont pourtant vécu dans les mêmes cercles artistiques et politiques du Mexique, côtoyant les mêmes personnalités, dont Diego Rivera. Dans Tinísima, l’écrivaine mexicaine Elena Poniatowska retrace la vie de Tina Modotti, depuis son enfance en Italie, son émigration aux États-Unis, son installation au Mexique, ses années de militantisme en Europe et en Russie au service du Parti communiste, jusqu’à sa mort survenue à Mexico en 1942. Sans jamais sombrer dans le manichéisme, Elena Poniatowska reconstruit la période du Mexique postrévolutionnaire. La forme romancée facilite l’accès à la connaissance de ce que furent ces années fondamentales dans l’histoire du Mexique et de l’Europe, en les présentant telles que les vécut cette femme d’exception.

Elena PONIATOWSKA (Paris 1932) Journaliste et écrivaine mexicaine reconnue parmi les plus grands noms de la littérature latino-américaine. Le prestigieux Premio Cervantes lui a été décerné en 2013 pour l’ensemble de son œuvre.

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Prix : 17,50 €

ISBN:9782918112419


carlos cortés elena salamanca francisco alejandro méndez

maría eugenia ramos ulises juárez polanco carlos wynter

L’AMéRIQUE CENTRALE RACONTE CENTRO AMERICA CUENTA


Préface de Sergio Ramírez Nos pays d’Amérique centrale paraissent distants malgré leur proximité géographique et leur passé commun, mais nous sommes pourtant des morceaux d’un miroir brisé. (...) Cette brève anthologie est un échantillon de la littérature centraméricaine du vingt et unième siècle. L’ensemble des voix présentes dans ces pages ouvre un panorama de ce qu’est aujourd’hui l’Amérique centrale dans sa diversité complexe, traversée par différents phénomènes sociaux. (...) En montrant comment nous écrivons, nos écrivains montrent aussi au monde ce que nous sommes et la réalité si pleine de contrastes dans laquelle nous vivons. C’est une bonne façon de tracer la carte de l’Amérique centrale. Une géographie lucide qu’on ne peut décrire qu’avec les mots. Nuestros países de Centroamérica parecen distantes entre sí a pesar de su vecindad geográfica y de que tienen un pasado común, pero somos pedazos de un espejo roto. (...) Esta breve antología es una muestra de la narrativa centroamericana del siglo veintiuno. El conjunto de voces presentes en estas páginas abre un panorama de lo que es Centroamérica hoy en su compleja diversidad, cruzada por diferentes fenómenos sociales. (...) Nuestros escritores, al mostrar como escribimos, también muestran al mundo lo que somos y la realidad tan llena de contrastes en que vivimos. Es una buena manera de trazar el mapa de Centroamérica. Una geografía lúcida que sólo puede ser descrita con las palabras. Traductions de Jacques Aubergy, Charlotte Coing, Marie-Neige et Jean-Jacques Fleury, Sébastien Rutés.

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Prix : 11,00 €

ISBN:978291811243


eduardo mallea À L’ORÉE DES TÉNÈBRES


Préface de Lisardo PIBIDA Toute l’œuvre narrative de Mallea tente d’identifier et de définir cet «  homme argentin  » qui domine toute la vie de la grande cité, «  la métropole babylonienne » selon ses propres termes, par opposition à l’homme fermement ancré à la terre et qui la travaille, la maîtrise et l’exalte. Mais il ne s’agit pas d’opposer l’homme de la ville à celui de la plaine, de la montagne ou de la forêt. Pour lui, il s’agit bien de traits de caractère qui peuvent exister n’importe où, même si en Argentine, cet «  Argentin visible  » est prédominant dans la capitale  : Buenos Aires. Mais Barboza, le personnage principal d’À l’orée de ténèbres, bien qu’habitant un bourg perdu réunit toutes les caractéristiques de l’homme extérieur à son environnement, transplanté dans un milieu dont le mode de pensée et les sentiments lui sont totalement étrangers. Au-delà de l’Argentine, au-delà de l’Argentin, Mallea nous parle de l’Être Humain.

Eduardo MALLEA (Buenos-Aires 1903-1982) Auteur d’une œuvre considérable s’étendant sur plus de 40 ans, grand animateur de la vie littéraire en Argentine à partir du supplément littéraire du quotidien La Nación, ambassadeur de son pays auprès de l’UNESCO, il a su magistralement explorer l’âme de la femme et de l’homme argentin.

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Prix : 14,00 €

ISBN: 9782918112426


mempo giardinelli DES VIES EXEMPLAIRES & AUTRES HISTOIRES


En une quinzaine de récits, Mempo Giardinelli, un des plus grands écrivains latino-américains contemporains, dresse un portrait sociologique, politique et poétique de son pays l’Argentine et plus particulièrement de sa région natale, le Chaco, où il vit et écrit. Passé maître dans l’écriture des formes brèves de la narration, il offre avec ce livre une série de textes évocateurs, dénonciateurs et éclairants sur la vie et l’histoire des Argentins dans les dernières décennies. « (…) Mempo Giardinelli sait ce qu’il faut faire pour effacer l’amertume, peut-être parce que l’exil lui a appris à supporter cela et même plus encore ; peut-être que grâce à l’art, au grand artiste qui est en lui, il arrive à changer les choses douloureuses en une littérature profondément créatrice d’une résignation qui demeure optimiste. » Juan RULFO Mempo Giardinelli (Resistencia – Argentine – 1947) Ecrivain, poète, essayiste, éditeur et journaliste, la dictature militaire le force à l’exil. Revenu du Mexique en 1990, il crée dans sa province natale du Chaco au nord de l’Argentine, une fondation destinée à soutenir et développer la lecture et la solidarité sociale. Enseignant aux U.S.A., au Mexique et en Argentine, il est docteur honoris causa de l’université de Poitiers depuis 2007. Il collabore régulièrement au quotidien Página12. Saint-Office de la Mémoire (Prix Rómulo Gallegos 1993) a été publié chez L’atinoir en 2012.

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Prix : 13,00 €

ISBN: 9782918112402


antonio lozano LĂ ,oĂš vont mourir les fleuves


Préface-poème d’Ernesto Cardenal Le destin mais surtout les ravages de la colonisation occidentale sur leur terre et dans leur culture, ont fait se rencontrer Amadou, professeur qui a dû fuir son pays, la Sierra Leone, Fatiha, jeune marocaine venue de Nador, Ousmane, orphelin échappé à la rue de Ouagadougou, le seul univers qui chez lui, lui tendait les bras et Tierno le berger peul que la misère a chassé de Bandiagara. Leur exil les fera s’échouer sur la Grande Canarie. Bien éloignée des images d’un éden touristique c’est la dure réalité de l’immigration et des nouvelles formes d’esclavage qu’ils connaîtront. Leurs vies vont se croiser, s’enlacer et s’entremêler. Le meurtre d’Aida, une jeune prostituée sénégalaise piégée à Las Palmas est à l’origine de l’intrigue qu’Antonio Lozano (Harraga - L’atinoir 2006) traite dans le genre noir en décrivant les méandres de ces relations et en émettant clairement un message de dénonciation. Le choix d’une narration chorale pour écrire l’histoire des personnages donne à ce témoignage juste et implacable une épaisseur faite d’humanité et de tendresse sur la dureté de l’émigration, de l’exil et de l’exploitation d’une race et d’un peuple. Antonio Lozano, né à Tanger en 1956, est professeur de ­français à Agüimes aux Canaries où il dirige depuis 1988 un ­festival international consacré au conte et à la ­créativité ­théâtrale. Il a été finaliste et lauréat de nombreux prix ­littéraires dans son pays et a reçu les éloges de Manuel ­Vázquez Montatalban. Il a reçu le prestigieux prix littéraire ­NOVELPOL et le Prix marseillais du polar en 2008 avec Harraga publié par L’atinoir .

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Prix : 15,00 €

ISBN: 9782918112396


antonio lozano HARRAGA


Harraga, « ceux qui brûlent », c’est le mot qui désigne au Maroc, ceux qui mettent le feu à leurs papiers avant d’entreprendre le grandvoyage. Khaled, un jeune garçon de café du Café de Paris à Tanger, rêve de s’exiler dans des pays où la vie est plus facile. Il part dans cette quête, guidé par un ami installé à Grenade, son périple ­l’amène à naviguer dans des courants d’eaux troubles qu’il ne pourra ­jamais remonter. Entre des allers retours d’une rive à l’autre, trafic de ­drogues et d’êtres humains, le talent d’un écrivain se révèle en même temps que la radiographie impitoyable des réseaux corrompus et mafieux dans les deux pays du Détroit de Gibraltar. Écrit pour donner la vision de l’émigrant, le roman veut montrer le visage humain de tous ceux qui prennent la terrible ­décision ­individuelle, face à l’indifférence globalisée et intéressée du ­discours officiel, de s’exiler. Mais il y a aussi dans ce livre une étude de mœurs subtile et réaliste qui présente la situation des femmes dans la ­société marocaine avec l’évocation des mouvements ­d’émancipation ­qu’elles amorcent pour y tenir leur rôle dans la ­société. Si la ­narration s’apparente au roman noir la liberté de composition place ce roman en dehors de toute convention. Antonio Lozano, né à Tanger en 1956, est professeur de ­français à Agüimes aux Canaries où il dirige depuis 1988 un ­festival international consacré au conte et à la créativité ­théâtrale. Il à été finaliste et lauréat de nombreux prix littéraires dans son pays et à reçu, les éloges de Manuel Vázquez Montatalban. Lauréat du prestigieux prix littéraire NOVELPOL, Harraga est son premier roman.

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Prix : 12,00 €

ISBN: 9782918112372


juan manuel villalobos benoĂŽt gontier

IF MARSELLA...


Marsella en el año 2012. El azar y, sobre todo, la desorganización programada de un evento previsto para el año siguiente hacen que dos personas lleguen a la ciudad y se conozcan. Una es de Lille, al norte de Francia, el otro es mexicano. Ella es aún joven, muy en la onda y se mueve en la escritura-performance. Él, ya entrado en años, es un importante y reconocido escritor. Invitados para la ocasión, tendrán que escribir en paralelo un texto sobre Marsella: ella, un texto-performance; él, una novela. Deberán mostrar que al puerto mediterráneo, aseado y renovado, le espera ahora el brillante futuro de una ciudad limpia, amable y, sin duda, culta. Pero bien se sabe que si la ficción y la realidad se admiran y se odian, atracción y repulsión se emparejan de maravilla. Y esto en Marsella, para bien y para mal, destaca como en ningún otro lugar.

Juan Manuel Villalobos (1972 - Ciudad de México) publicó la novela (Madrid, Losada, 2005), el libro de relatos Alguien se lo tiene que decir (México, Tumbona, 2012) y coordinó la antología de crónicas Con la sangre despierta (México, Sexto Piso, 2009). Vive en Francia desde 2011, donde escribe, da clases y mantiene relaciones epistolares misteriosas, siguiendo los pasos de Altamirano, el personaje de su novela If Marsella… Benoît Gontier es un «autor todo-terreno»: cine, radio, teatro y tiene también algunos textos en el MuCEM. Oriundo del « Nord » (Norte de Francia) como Demoiselle K, vive actualmente en el sur, en Marsella desde hace 10 años, donde trabaja como artista asociado a la compañía de teatro Cie Peu Importe. If Marsella... es su primera novela.

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Prix : 15,00 €

ISBN: 9782918112365


juan manuel villalobos benoĂŽt gontier

IF MARSEILLE...


Préface ANONYME L’année 2012 à Marseille. Le hasard et surtout la désorganisation très programmée d’un évènement prévu pour l’année suivante vont faire se connaître deux personnages par correspondance. L’une est Lilloise, l’autre Mexicain. Elle, encore jeune et branchée, fait dans l’écriture-performance. Lui, déjà entré dans l’âge, passe pour un écrivain reconnu et très lu. Invités pour la circonstance, ils devront écrire un texte sur Marseille : un texte-performance pour elle, un roman pour lui. Ils devront montrer que le port méditerranéen, lavé et nettoyé de toutes ses tâches anciennes, est désormais promis à l’avenir radieux d’une ville sage, propre, gentille et surtout cultivée. Mais l’on sait que si la fiction et la réalité s’admirent et se détestent, l’attraction et la répulsion s’accouplent à merveille. Et l’un des charmes de Marseille, c’est que cela se fait en mieux et en pire que partout ailleurs.

Juan Manuel Villalobos (1972 - México) Auteur du roman La vida frágil de Annette Blanche et du recueil de récits Alguien se lo tiene que decir il a aussi coordonné l’anthologie de chroniques Con la sangre despierta. Il vit en France depuis 2011, donne des cours de littérature et maintient de mystérieuses correspondances pour suivre les pas d’Altamirano, le personnage de son roman If Marseille... Benoît Gontier est un auteur tout-terrain : cinéma, radio, théâtre et a aussi quelques textes au MuCEM. Originaire du Nord comme Demoiselle K, il vit dans le sud à Marseille depuis 10 ans où il est artiste associé de la Cie Peu Importe. If Marseille... est son premier roman.

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Prix : 15,00 €

ISBN: 9782918112358


antonio dal masetto bosque


Préface de Guillermo Saccomanno Un homme veut connaître l’endroit perdu dans la province de Buenos Aires où quatre pauvres types qui ont voulu attaquer la banque du village, ont été massacrés par les habitants. L’un des quatre agresseurs a été l’amant de sa femme avec qui elle est partie. Une fois sur place, les circonstances, le hasard mais aussi une atmosphère opaque vont l’amener à enquêter en se faisant passer pour un scénariste qui vient reconnaître les lieux en vue d’un prochain tournage ce qui suscite la collaboration spontanée de la population d’autant que chacun y jouera son propre rôle. À partir d’un fait divers qui eut lieu au Brésil, dans une prose d’une précision millimétrique et d’une élégance sobre, Antonio dal Masetto décrit dans cette autre histoire du village de Bosque qu’il a créé (Les noces du fou - Seuil 1984), la cruauté tapie derrière la personnalité humaine prisonnière de la respectabilité, de l’ordre établi et de toutes les perversions nées de la violence, de l’hypocrisie sociale et de la vengeance. ( Extrait de la préface )

Antonio Dal Masetto – Intra (Italie) 1938 Arrivé en Argentine à l’âge de 12 ans, il apprend l’espagnol dans la rue et à la bibliothèque de son village et devient écrivain après avoir fait de nombreux métiers. Il est l’auteur d’une vingtaine de livres de nouvelles et de romans traduits en plusieurs langues dont deux d’entre eux ont été portés à l’écran. Il est un collaborateur assidu du quotidien de Buenos Aires Página 12.

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Prix : 15,00 €

ISBN: 9782918112310


Ă ngel santiesteban Laura Ă  la Havane nouvelles


Traduction d’Elena Zayas

... [Ce] que réussit Àngel Santiesteban dans ses nouvelles, c’est [ la description ] des fragments de la réalité cubaine de ces dernières années : la censure, la guerre d’Angola, les départs sur des radeaux, la prostitution, la prison, la vie quotidienne, mais ses histoires sont beaucoup plus que de simples narrations ou constatations des faits, car parfois, bien qu’énoncées dans l’espace physique national, elles peuvent parfaitement être lues dans une perspective beaucoup plus ample. Il y a dans ce livre des nouvelles terribles ou humoristiques, des personnages qui font mal ou nous inspirent de la tendresse, des histoires qui nous bouleversent ou nous indignent. Il y a la vie et la mort, mais rien n’est en « noir et blanc », car derrière chaque ligne, il y a surtout quelqu’un qui sait écrire des histoires et qui perçoit la complexité de la société et de la condition humaine. C’est sans doute pour cela que les nouvelles de Ángel Santiesteban me trottent dans la tête bien des jours après les avoir lues. Elles sont bonnes. Très bonnes. Il est impossible d’y être indifférent. (...) Il y a là un grand écrivain. Pour ma part, je l’admire, ses nouvelles feront le reste. Extrait de la préface de Karla Suárez

Àngel Santiesteban – La Havane, 1966 - Ecrivain, diplômé en études cinématographiques. Il obtient une mention en 1989 au Concours de nouvelles Juan Rulfo de Radio France International. En 1992 il est finaliste du Prix Casa de las Américas. Il remporte, en 1995 le Prix UNEAC pour son livre de nouvelles Sueño de un día de verano, en 2001 le Prix Alejo Carpentier pour le recueil Los hijos que nadie quiso, et en 2006 le Prix Casa de las Américas pour le livre Dichosos los que lloran. Il tient à La Havane un blog réfractaire portant le nom de l’une de ses nouvelles Les enfants dont personne n’a voulu qui ouvre le présent recueil. Àngel Santiesteban est publié pour la première fois en France.

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Prix : 14,00 €

ISBN: 9782918112280


mempo giardinelli Saint - Office de la mĂŠmoire


Préface de Emilia Perassi J’ai toujours su que je voulais écrire l’histoire de mes grands-parents et de mes arrières grands-parents qui serait en même temps une vision de la présence et de l’influence italiennes en Argentine ; je voulais aussi expliquer d’une certaine façon ce qu’il y avait d’étrange et d’indéfinissable chez l’Argentin. Je voulais que mon explication se fasse à partir d’une fiction mais sans utiliser les procédés habituels, autrement dit, sans vraiment donner d’explications ; il s’agissait simplement de mettre mes doutes sur la table et de les écrire noir sur blanc. SAINT-OFFICE DE LA MEMOIRE est un roman historique, un roman sur l’immigration, un roman qui traverse sur plusieurs générations notre histoire et les affrontements les plus dramatiques qu’elle a connus : la mémoire contre l’oubli, la vie face à la mort, le jour après la nuit, la paix et la violence, l’intolérance contre la démocratie. Une série de dichotomies, une très grande ambigüité, une sorte de schizophrénie qui jalonne l’histoire argentine. En même temps, j’ai écrit un roman où j’ai voulu m’attaquer à un très grand nombre de thèmes qui étaient, selon moi, du plus grand intérêt. C’est aussi un débat sur la littérature argentine. J’ai voulu qu’elle soit présente parce que cette littérature accompagne l’histoire tout en l’affrontant. Dans ce pays, les épigones littéraires sont en général des personnes appartenant à l’élite et ne représentent que très rarement de véritables valeurs populaires. (Extrait d’une entrevue de Mona Moncalvillo avec l’auteur dans la revue Humor - 1991) Ecrivain, poète, essayiste, éditeur et journaliste, Mempo Giardinelli (Resistencia – Argentine – 1947) est un des auteurs les plus importants d’Amérique latine. Son engagement contre la dictature militaire le force à s’exiler au Mexique. En 1990, il revient dans sa ville natale dans la province d’El Chaco au nord de l’Argentine, où il crée, en léguant les 10 000 volumes de sa bibliothèque, une fondation destinée à soutenir et développer la lecture et la solidarité sociale. Enseignant aux U.S.A., au Mexique et en Argentine, il est docteur Honoris Causa de l’Université de Poitiers depuis 2007. Il collabore régulièrement au quotidien Página12. Saint-Office de la Mémoire a reçu le Prix Rómulo Gallegos en 1993.

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Prix : 18,50 €

ISBN: 9782918112211


paco ignacio taibo II IRAPUATO, MON AMOUR

et d’autres histoires vécues dans des usines


Préface de Sébastien Rutès Les anecdotes, les souvenirs personnels, sont la matière première des mythes dont la littérature taibienne se veut le vecteur. « Les mythes ne se souviennent pas toujours de la meilleure partie des histoires, souvent ils n’en gardent que la plus sotte ou la plus niaise » (Ces foutus tropiques). (...) S’il s’agit de sauvegarder le souvenir du mouvement [ouvrier] et de ses protagonistes anonymes contre l’oubli institutionnel, il est aussi question d’en bâtir l’épopée. La fois où le patron et le charro (syndicaliste jaune) furent écrasés aux dominos par deux leaders syndicaux, celle où les soudeurs de Tula en grève résistèrent en mangeant les cactus des alentours, la double destruction de la voiture du patron par un monte-charge… Une épopée ouvrière qui, comme toujours chez Taibo II, s’inscrit dans la longue lutte des oppressés contre les oppresseurs, et construit grâce à la littérature, au fur et à mesure, ses propres références, sa mythologie, ses exploits et ses héros : cette doña Eustolia qui brandissait son couteau de cuisine comme une épée vengeresse, Carlos Vargas et El Gallo qui deviendront les acolytes d’Hector Belascoarán et surtout, l’Araignée, ce super-héros populaire, ce défenseur de l’ouvrier, ce vengeur social insaisissable qui tisse sa toile de mots d’usine en usine pour devenir le héros collectif, solidaire plus que solitaire, le porte-étendard (rouge) d’une lutte sociale oubliée qui prend, par le biais de la littérature, des allures de légendes. Et toujours, Taibo II : « Démythifier n’est pas le plus important ; il faut savoir remythifier »…

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Prix : 15,00 €

ISBN: 978-2-91811-224-2


Humberto Costantini

LA LONGUE NUIT DE FRANCISCO SANCTIS


Préface de Luis Bruschtein Postface de Horacio Salas Dans La longue nuit de Francisco Sanctis, Humberto Costantini nous raconte les dix heures de « rude bras de fer avec lui-même » d’un modeste employé ; dix heures à partir de la «drôle de soirée» du 14 novembre 1977. Et cela lui suffit pour faire revivre le vieux conflit entre solidarité et individualisme, en nous livrant au passage un témoignage sur le climat de répression et d’horreur qui a régné huit années durant sur le pays. Ex-séminariste, universitaire frustré, béatement heureux dans son second mariage, Francisco Sanctis à préféré se tenir à l’écart de la tragédie qui se déroule autour de lui. Les appartements fouillés, pas plus que les Ford Falcon vertes ou les disparitions, ne parviennent à lui faire prendre conscience. Mais après avoir reçu un appel téléphonique d’une certaine « petite boulotte binoclarde, bavarde et, à ce qu’il semble, à moitié zinzin », qu’il n’a pas vue depuis dix-sept ans, il comprend que le sort de deux inconnus, qui doivent être enlevés le lendemain matin, est entre ses mains. Le roman raconte les déambulations du personnage à travers la ville – et à travers sa conscience –, pressé par son sens de l’éthique, dans un environnement dominé – il le comprend brutalement – par la terreur et la mort. (....) Costantini nous offre une œuvre soigneusement mûrie, d’une écriture impeccable, où la tension dramatique ne cesse jamais de croître… » Humberto Costantini Buenos Aires (1924-1987) Auteur d’une œuvre encore peu traduite en français, Costantini est issu d’une famille de juifs Italiens. Militant contre les dictatures (1973-1983), il doit s’exiler au Mexique où il a écrit une partie de son œuvre composée de romans, nouvelles, poèmes et pièces de théâtre.

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Prix : 15,00 €

ISBN: 9782918112228


mario mendoza

seul le prix du sang


Comme c’est souvent le cas de certains romans noirs latinoaméricains, Seul le prix du sang restitue le malaise, l’écœurement, l’horreur face à une société arrogante et violente, mais il va bien plus loin que cela ; sans se perdre dans la présentation efficace d’un argument ni dans la description des personnages, il propose une réflexion sur la vengeance et sur la manière avec laquelle cette vengeance finit par s’éteindre elle-même et va détruire celui qui s’y est engagé ; alors, comme dans la nouvelle Emma Sunz, de Borges, c’est en s’en éloignant que Samuel Sotomayor, le personnage du roman, trouve la délivrance ; mais lui s’en ira vers le nord, ce nord perdu de la Colombie, où les rafales de vent font se confondre le désert et la mer. Ce roman a confirmé que Mario Mendoza était l’écrivain de sa génération le plus critique avec l’histoire récente de son pays et bien sûr le plus dérangeant pour certains milieux de la société colombienne ; circonstance que Mario, dès sa déjà lointaine jeunesse, a toujours assumé comme un témoin gênant qui pose son doigt sur la plaie et qui lui a valu de connaître de sérieux ennuis. Dans un tel contexte, je ne sais s’il existe de plus digne destin pour un écrivain. Extrait de la préface de Santiago Gamboa Mario Mendoza (Bogota, (1964)) après des études de Lettres a enseigné la littérature avant de se consacrer à l’écriture. Il est l’auteur de plusieurs romans dont Satanas avec lequel il a remporté le prestigieux prix Biblioteca Breve en Espagne. Avec Seul le prix du sang, il est publié pour la première fois en France.

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Prix : 15,00 €

ISBN: 9782918112198


nahum montt

LE MINISTRE DOIT ÊTRE exécuté


Préface de Nancy Restrepo de Lara Colombie. 1982. Le jeune ministre Rodrigo Lara Bonilla, brillant avocat, élu de la gauche démocratique veut empêcher Pablo Escobar, chef des puissants cartels de trafiquants de drogue, de s’installer dans la politique colombienne et d’atteindre les plus hautes sphères de l’Etat. Avec des moyens inégaux, les deux hommes vont se livrer une lutte sans merci. Utilisant librement les procédés du roman policier, du récit historique, de la biographie et de la chronique, Nahum Montt recrée les personnages et les évènements qui allaient plonger la Colombie dans la violence et le chaos. Au-delà du combat opposant le vice à la vertu qu’Escobar et Lara incarnent avec vraisemblance et beaucoup d’intensité, ce livre offre un judicieux travail de mémoire sur une sombre période de l’histoire colombienne encore récente. Nahum Montt est publié pour la première fois en France.

Nahum Montt - Barrancabermeja, Colombie, 1967 Diplômé d’Etudes littéraires de l’Universidad Nacional. Auteur des romans Midnight dreams (1999) et El Esquimal y la Mariposa avec lequel il a obtenu le Premio Nacional de Novela en 2004, il est aussi l’auteur d’une biographie de Miguel Cervantes. Journaliste, chroniqueur et chercheur il dirige actuellement plusieurs ateliers d’écriture et enseigne la littérature.

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Prix : 14,00 €

ISBN: 9782918112181


รกngel tomรกs gonzรกlez ramos

LES ANGES JOUENT DES MARACAS


Introduction de l’auteur “Les anges jouent des maracas” est un roman qui associe dans une écriture précise et fascinante, les éléments de la fiction historique avec le style narratif du roman policier. L’auteur, Angel Tomás G. Ramos, joue avec une grande maîtrise sur les différents registres de ces deux genres pour montrer la triste et sombre réalité de la Havane à la fin de l’époque coloniale. L’histoire se déroule au cours du mois de janvier 1887, au moment où Sarah Bernhardt donne plusieurs représentations devant le public havanais après une tournée triomphale dans tous les pays d’Amérique Latine. En même temps, le célèbre torero espagnol Luis Mazzantini vient combattre six toros en solitaire. Ces deux évènements qui ponctuent la vie sociale de la capitale, accompagnent l’intrigue. Digne de la meilleure littérature latino-américaine et caribéenne, le livre fait aussi un tableau de la situation politique de l’île au cours de ces moments qui seront décisifs pour son histoire. En donnant une vision nouvelle et inédite sur la période coloniale à La Havane, ce roman offre quelques clefs historiques et permet au lecteur de découvrir certains aspects de la situation cubaine d’aujourd’hui. Ángel Tomás González Ramos (Cuba, Ciego de Ávila, 1946) Directeur de l’Ecole Nationale d’Art de 1972 à1975, il a été rédacteur et critique d’art à « El Caimán Barbudo », responsable de la section culturelle et chef de rédaction du quotidien « Juventud Rebelde ». Au début des années 90 il a abandonné la presse nationale refusant de faire un journalisme limité à la seule propagande politique. Correspondant de la revue Cambio 16 et collaborateur de Radio Nacional de España. Depuis 1998 il travaille pour le quotidien espagnolEl Mundo et Radio France International, entre autres média européens. Son roman « Les anges jouent des maracas », le premier livre à être publié en France, a été finaliste du prix Umbriel décerné dans le cadre de la « Semana Negra de Gijón »

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Prix : 12.00 € I

SBN: 9782918112105


rafael courtoisie

Saint remède


Préface de Antonio Ortega Pablo Green, plongé dans son inconstance mentale, peut avoir des moments de grande lucidité mais aussi tomber dans une folie paranoïaque. Entre ces deux états, se déroule le récit extravagant, surprenant et parfois désopilant de Saint Remède. Il s’agit de décrire les transformations de ce jeune homme d’abord meurtrier de sa longue série qui débute avec la voyante et le médecin qui abusèrent de la confiance de Madame Green. Suivront, le voisin du dernier étage qui ne cesse de le torturer un médium sans scrupules. Et d’autres personnages vont s’ajouter à la liste. Pablo Green, un serial-killer au patronyme anglais qui, précisément, note ses pensées les plus épouvantables dans la langue d’un poète de la Beat Generation qu’il vénère. Pablo Green, un personnage-auteur, détracteur d’un romancier français contemporain, qui a des entretiens par téléphone avec deux grands écrivains latino-américains dans l’audelà. Tout est possible mais tout est crédible. Tout est abracadabrant et étincelant mais aussi extrêmement sérieux avec le plus cru et le plus obscur de la condition humaine.

Rafael COURTOISIE est né en 1958 à Montevideo. Il est poète, essayiste, romancier et auteur de livres de contes et de aux U.S.A. et en Angleterre. Il a reçu un grand nombre de prix et distinctions dans de nombreux pays et son oeuvre est publiée dans plusieurs langues. SAINT REMEDE est le premier de ses romans qui paraît en France

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Prix : 12.00 €

ISBN: 9782918112051


sébastien rutés

La loi de l’ouest


Préface de Jean-Hugues Oppel « Arizona Bill n’avait plus remis les pieds à Paris depuis l’affaire du parlementaire jeté dans une auge à cochons. Un soir, il entra au crépuscule par la porte de Versailles, conduisant deux mille têtes de bétail. C’était de superbes normandes, qu’il avait accepté de convoyer depuis les plaines de l’Ouest vers le ranch du nouveau propriétaire du troupeau, du côté de la gare Montparnasse. » Les auteurs promeeurs, ça ose tout. Si vous aimez le roman noir, le western, l’humour vache, le western, les héros fatigués, les héros flamboyants, le western, le cinéma en général, les acteurs mythiques et le Festival de Cannes, ce livre est fait pour vous. Si vous détestez ne serait-ce qu’un seul des éléments précités, ne boudez pas votre plaisir pour si peu : vous allez chevaucher avec des personnages hauts en couleur sortis au grand galop de l’imagination débridée d’un auteur qui sait ce que rendre hommage veut dire, possède de redoutables connaissances cinéphiliques, et sait les mere au service d’un vrai regard sur le côté sombre du monde actuel. D’aucuns considèrent le polar comme la poursuite (infernale, bien sûr) des thématiques du western dans l’époque moderne : avec talent, Sébastien Rutés en fait ici une réjouissante démonstration, pleine de bruit et de fureur, à la manière du cinoche des samedis soirs d’antan. Jean-Hugues Oppel (Extrait de la préface) Sébastien Rutés, maître de conférences, enseigne la liérature latino-américaine. Il est l’auteur d’une thèse de doctorat sur l’oeuvre de Paco Ignacio Taibo II et a dirigé la revue espagnole Gangsterera, consacrée au roman noir. La loi de l’ouest est son second roman après Le linceul du vieux monde, également publié chez L’atinoir.

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Prix : 12.00 €

ISBN: 9782918112129


lorenzo lunar

BolĂŠro noir Ă  Santa clara


Préface de Rebeca Murga Postface de Sébastien Rutés En vingt-quatre heures et une centaine de pages, s’accumulent des années de souvenirs et d’anecdotes de la vie à El Condado un barrio de Santa Clara, une ville de province à Cuba. Une concentration du temps et de l’espace, impensable pour les romanciers de La Havane où la métropole dilue tout. Mais aussi une sublimation de la marginalité dans le creuset infernal du barrio. L’une e l’autre donnent toute sa profondeur et son authenticité au regard ironique et attendri que porte Lorenzo Lunar sur le processus de banalisation de la marginalité dans la société cubaine et les codes, les comportements et les souffrances qu’il impose. Lorenzo LUNAR est né à Santa Clara (Cuba) en 1958. Écrivain et critique il est l’auteur de livres de contes et de romans édités à Cuba et en Espagne. Conférencier, directeur de rencontres et d’ateliers littéraires, il a été invité à des colloques en Allemagne, Autriche et Espagne. Boléro Noir à Santa Clara a reçu de nombreux prix et mentions notamment le Novelpol et le Dashiell Hammett. Première partie d’une trilogie, Boléro noir à Santa Clara, est le premier roman de Lorenzo LUNAR publié en France.

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Prix : 12.00 €

ISBN: 9782918112099


vicente leñero

Los albañiles (Qui a tué don Jesús ?)


Introduction de Jean Franco

Don Jesús, gardien sur le chantier d’un immeuble en construction dans le centre de la capitale mexicaine au début des années soixante est assassiné. Ce personnage étrange et inquiétant, amoral et pervers, que tous ont de bonnes raisons de tuer, est le protagoniste de ce roman construit autour d’un crime mais affranchi des règles du genre policier. Ecrit voici plus de quarante ans et inexplicablement inéditpour le lecteur français, Los Albañiles, fresque sociale et prouesse littéraire, nous entraîne dans un monde effrayant et attirant où la cruauté, l’injustice et la violence ne pourront vaincre l’espérance et la foi. Vicente Leñero (1933 Guadalajara – Mexique). Après des études de journalisme il obtient un diplôme d’ingénieur civil avant de se consacrer très vite à la presse écrite et à la littérature. Romancier, collaborant à des revues et de grands journaux – en particulier au quotidien Excelsior et à l’hebdomadaire Proceso dont il est cofondateur–, il est aussi dramaturge et scénariste de films et dans ce domaine il a écrit une pièce de théâtre sur le thème de Los albañiles dont il a aussi co-signé le scénario de l’adaptation cinématographique. Los albañiles, paru pour la première fois en 1963 et primé en Espagne par le Premio Biblioteca Breve, est le premier ouvrage de Vicente Leñero publié en français.

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Prix : 13.00 €

ISBN: 9782918112082


juan hernรกndez luna

iode


Préface de Paco Ignacio Taibo II Iode ... fait naître horreur, brutalité, amoralité, sauvagerie et tendresse. Juan Hernández Luna a fait quelque chose de terrible, il a exploré l’innocence du mal d’un psychopathe face au mal programmé de la société ... Je me retrouve déboussolé face à ce roman fascinant et terrible, inquiétant et captivant. Paco Ignacio Taibo II Juan Hernández Luna est né en 1962 dans la capitale du Mexique. Il a reçu le Prix Dashiell Hammett en 1997 et en 2007. Auteur de plusieurs romans, de nouvelles, d’essais historiques et de poésie, il est devenu un écrivain de référence de la littérature latino-américaine. Un écrivain qui peut aussi bien écrire la nuit des articles pour des journaux et des revues comme donner, le jour, des cours de littérature aux policiers municipaux dans un des quartiers difficiles de la gigantesque capitale mexicaine. L’Ecailler dans la collection « Spéciales » a publié NAUFRAGE en 2005 et FAUSSE LUMIERE a ouvert la collection L’atinoir en 2007.

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Prix : 12.00 €

ISBN: 9782918112006


sĂŠbastien rutĂŠs

Le linceul du vieux monde


Préface de Paco Ignacio Taibo II 1899.Les ultimes préparatifs de l’Exposition Universelle. Une ère de science et de progrès s’ouvre pour faire oublier les déchirements de l’affaire Dreyfus. Les temps sont à l’optimisme mais voilà qu’une affaire de moeurs sème le trouble et inquiète Paris : dans les tramways, on pique à l’aide d’aiguilles des femmes à l’entrejambe. Lorsque l’une d’entre elles meurt, la presse se déchaîne contre les anarchistes qui exploitent le fait divers pour semer la terreur. Une estampe, mais qu’en sait la Sûreté ? Dans un Paris nostalgique, peuplé de regrets, Nino, un vieux militant hanté par le souvenir des violences et des échecs, enquête pour mettre hors de cause les mouvements libertaires, avec l’aide inopinée d’un Oscar Wilde en butte aux affres de l’exil, bien décidé à réaliser son dernier chef-d’oeuvre : le dynamitage de la tour Eiffel. Un roman d’aventures baroque, à la manière des feuilletons du XIX siècle, qui ressuscite un Paris populaire, ouvrier et solidaire, loin des clichés de la villeLumière. Mêlant aphorismes précieux et argot fin de siècle, Sébastien Rutés salue dans un hommage tendre et décalé l’anarchisme parisien et le poète irlandais qui vit ses derniers jours entouré de personnages réunis par la défaite des idéaux. Sébastien Rutés enseigne la littérature latino-américaine à l’université de Nancy 2. Il est l’auteur d’une thèse de doctorat sur l’oeuvre de Paco Ignacio Taibo II et dirige la revue espagnole Gangsterera, consacrée au roman noir. Le Linceul du vieux monde est son premier roman.

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Prix : 12,00 €

ISBN: 9782918


eduardo monteverde

Almagro dans ses brumes


Dans une sorte de voyage initiatique qui commence à la suite d’une fête privée dans un des quartiers branchés de Mexico, la jeune Águeda va découvrir, à quelques dizaines de kilomètres de la capitale, le vrai quotidien des indigènes dans le village de Nonnes, en suivant Almagro, un médecin plus tout jeune, qui a décidé de l’emmener comme s’il allait en faire sa femme, dans des contrées reculées où les brumes ont établi leur royaume. Almagro est plus que médecin, il agit comme un curé laïc et un activiste, vénéré par la plupart des indiens qui vivent dans l’épaisseur sauvage de la forêt ; il est aussi craint et détesté par d’autres.Almagro dans ses brumes est un parcours à travers les espaces oniriques d’un Mexique méconnu où se mêlent le passé et la culture de deux civilisations que l’Histoire a opposées et forcé à coexister mais sans leur permettre de partager. On y trouve aussi une dure réalité, celle de l’enfer sur terre qu’habitent des indiens en chair et en os, qui, loin d’être toujours d’innocentes victimes, peuvent devenir d’impitoyables bourreaux. Un portrait au scalpel de la pauvreté et de l’oubli dans un pays qui n’en finit pas de confondre la misère avec le folklore et la superstition, écrit avec une prose digne du grand Conrad et un style porté par un souffle faulknérien. L’auteur, Eduardo Monteverde, a é té chroniqueur d e faits d ivers, documentariste, scénariste e t navigateur dans la marine marchande. Lauréat du prix Raul Walsh 2005 d e la Semana Negra d e Gijón, il est aussi médecin, e t mexicain. Entre le journalisme et l’enseignement d e l’histoire e t d e la philosophie de la médecine à l’Université Nationale Autonome d e Mexico il lui arrive d e donner d es consultations dans un café d e la capitale.

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Prix : 12,00 €

ISBN: 782352990062


juan hernandez luna

Fausse Lumière


Un romancier vit et rêve en ne pensant qu’au chef d’oeuvre qu’il écrira un jour et le fera sortir de l’ombre. Il passe ses journées à chercher les premiers mots du roman total tout en admirant,impuissant, le talent et l’habileté des grands écrivains qui leur permettent d’inventer et de créer histoires et personnages. Des pensées qui deviennent souffrances et le torturent au point de l’amener à sedétruire lentement. La solitude et la nostalgie s’invitent pour partager dans la misère avec celui qui a tout perdu sauf une confiance indestructible dans cette muse qui finira bien un jour par arriver. Tout au long de cette léthargie contemplative et au plus profond des abîmes de la désillusion et du découragement, Juan Hernández Luna construit une fable habitée par des atmosphères obscures, dramatiques et décadentes pour parler de l’esprit humain et de ses limites, des rêves et des fantômes qui le hantent. Il nous parle aussi de la lumière qui jaillit, vraie ou fausse, du mot et de l’écrit et des efforts surhumains que l’écrivain doit faire pour la capter.

Juan Hernández Luna, mexicain, Prix Dashiell Hammett 1997, est l’auteur de plusieurs romans et de nouvelles qui en ont fait un écrivain de référence dans la littérature noire latino-américaine. Un écrivain qui peut aussi bien écrire, la nuit, des articles et faire des entrevues pour l’édition mexicaine de Playboy comme donner, le jour, des cours de littérature aux policiers municipaux dans un des quartiers difficiles de la gigantesque capitale mexicaine. L’écailler du Sud a publié en 2005 Naufrage, son troisième roman publié en français.

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Prix : 12,00 €

ISBN: 782352990055


collection

l’atineur


gérard malgat

GILBERTO BOSQUES LA DIPLOMATIE AU SERVICE DE LA LIBERTé PARIS, MARSEILLE (1939 -1942)

L'atineur


Préface de Stéphane HESSEL Postface de Fabrizio MEJIA MADRIDs L’itinéraire de Gilberto Bosques, jalonné par ses combats, commence au coeur de la révolution mexicaine. Il se destinait à être instituteur mais il interrompt ses études pour participer à la lutte armée au nom de la justice et pour la dignité d’un peuple dont les droits à la terre, à l’éducation, à la libre expression sont bafoués. Puis il prend part au combat politique comme député et comme journaliste. Si la plume remplace le fusil, son engagement reste le même. Quand le président Lázaro Cárdenas lui propose d’intégrer le corps diplomatique mexicain et de le nommer consul général à Paris à partir du 1er janvier 1939, Gilberto Bosques sait qu’il va être confronté aux agressions totalitaires qui dévastent l’Espagne et menacent de se propager en Europe. Dès sa prise de fonction, il entreprend de venir en aide aux centaines de milliers de républicains espagnols qui ayant passé la frontière pour fuir la répression franquiste sont parqués dans des camps d’internement par un gouvernement français qui renâcle à accueillir cette masse de réfugiés, ces « rouges » espagnols suspectés d’inoculer le vers révolutionnaire dans le fruit de la vieille république libérale. à Paris, puis à Marseille et Vichy après la défaite et pendant l’Occupation, les diplomates mexicains consacrent tous leurs efforts à aider les réfugiés. Gilberto Bosques utilise la diplomatie comme un outil efficace pour porter secours à tous les « indésirables » : républicains espagnols, antifascistes allemands, autrichiens, hongrois, italiens, yougoslaves, juifs de la diaspora européenne, tous persécutés par la police, les militaires et les agents de renseignements français, allemands et espagnols. Gérard Malgat, (Ablis-1951), Instituteur à l’école publiqueet Docteur en langue et littérature espagnoles. Il a publié en 2013 aux éditions L’atinoir, Max AUB et la France ou l’espoir trahi.recueil. Àngel Santiesteban est publié pour la première fois en France.

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Prix : 18,00 €

ISBN: 9782918112334


serge bachs

J’ai trouvé l’hiver un peu long

1936 - 1962 Barcelone · perpignan · alger

L'atineur 07/04/2013 22:35:34


Préface de Assumpta MONTELLÀ CARLOS

En 1939, après la prise de Barcelone par les franquistes, durant la guerre civile espagnole, l’auteur, âgé de vingt deux mois, passe la frontière française, dans les bras de sa mère. Pour lui et sa famille c’est le point de départ d’un voyage mouvementé qui va se poursuivre derrière les barbelés du Champ de Mars à Perpignan pour ne se terminer qu’en 1961 à Alger. Après le camp et l’occupation allemande, la guerre froide régit les relations entre l’Est et l’Ouest. Le 7 Septembre 1950 l’opération « Boléro Paprika » menée par la DST contre les réfugiés espagnols provoque l’arrestation de plus de deux cents personnes et leur expulsion immédiate du territoire Français. Ce sera le cas du père de l’auteur assigné à résidence surveillée à Aïn Bessem, village situé à environ 120 kilomètres au sud d’Alger. En 1953 la famille le rejoint dans une Algérie coloniale, lumineuse. Elle s’enflammera un an plus tard en novembre 1954. En 1955 le père jamais jugé, ni officiellement condamné, se voit contraint par les autorités de s’installer à Alger, toujours en résidence surveillée. En 1958 l’auteur choisit la nationalité française. Incorporé dans l’armée en mars 1959, il participe à la guerre d’Algérie jusqu’au 28 avril 1961, date du Putsch des généraux. Son unité dissoute, il est transféré en France. Si la chronique de la famille Bachs qui a vu se dérouler tout au long de ce deuxième tiers du XXème siècle, trois guerres, peut paraître surprenante elle ne l’est pas moins que l’attitude et l’habileté narrative de l’auteur. Dans un style agile, avec une ironie caustique, mais aussi parfois mélancolique, il fait l’analyse critique des sévères périodes politiques traversées, avec le sens de l’humour, contagieux, de celui qui fut, un gamin turbulent s’empiffrant de melons, un écolier appliqué et curieux, un footballeur enthousiaste, et un parachutiste amoureux. Ce livre a obtenu le prix Romà Planas i Mirò Des Mémoires Populaires 2008 de la Roca des Vallès (Catalogne). Serge Bachs (Barcelone-1937). Après sa naissance il connaît la Retirada et le camp de concentration de Mars à Perpignan. Il grandit ballotté entre Barcelone et Perpignan de 1944 à 1948. Avec le reste de la famille, il rejoint son père en 1953 qui, visé par l’opération Boléro Paprika, avait été expulsé en 1950 à Aïn Bessem (Alger). Cette nouvelle résidence forcée s’achève en 1961 avec le rapatriement obligatoire. Il fera alors une carrière française dans le privé. Depuis sa retraite, il travaille sur la mémoire et l’exil.

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Prix : 15,00 €

ISBN: 9782918112341


gérard malgat

MAX AUB ET LA FRANCE OU L’ESPOIR TRAHI

L'atineur


Préface de Jacques Maurice C’est un singulier destin que celui de Max Aub. Né à Paris en 1903, il y passe son enfance et fait ses études à l’école de la République. Le père de nationalité allemande n’étant pas naturalisé, le déclenchement de la guerre en 1914 contraint la famille à l’exil : elle s’établit en Espagne, à Valence. Le jeune garçon s’y découvrira une vocation d’écrivain et utilisera sa langue d’adoption, le castillan, pour réaliser son oeuvre. Une oeuvre polymorphe de « poète, romancier, essayiste, cinéaste, homme de théâtre et de radio, peintre également. Presque malgré lui », ainsi que le résume excellemment André Camp, qui figure en bonne place dans ce livre. Une oeuvre marquée profondément par le combat que livre trois années durant le peuple espagnol pour défendre la République avant de subir la défaite en 1939. Max Aub, naturalisé espagnol et militant socialiste, paie de sa personne : Attaché culturel à Paris, il passe commande du Guernica à Pablo Picasso, son ami ; il est coscénariste et assistant d’André Malraux sur le tournage de Espoir. Sierra de Teruel. Il le paiera cher : stigmatisé comme « juif » et comme « communiste » − double tare ! −, il ne trouve d’autre refuge dans son pays natal que celui des camps d’internement de la IIIe République agonisante et du régime de Vichy. Échappé du camp de Djelfa en mai 1942, il s’exile au Mexique, rejoint ensuite par sa femme et ses filles. Sa vie s’y déroule et il y réalise l’essentiel de son oeuvre jusqu’à son décès survenu en juillet 1972, décès qu’un quotidien de Mexico présente − ironie de l’Histoire − comme celui d’un « écrivain français ». Extrait de la préface Gérard Malgat, (Ablis- 1951) Instituteur à l’école publique. Docteur en langue et littérature espagnoles de l’université de Paris Ouest Nanterre La Défense. Il a publié en Espagne Max Aub et la France... ainsi que la correspondance entre Max Aub et André Malraux. Il prépare un livre sur le diplomate mexicain Gilberto Bosques à paraître prochainement chez L’atinoir.

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Prix : 16,00 €

ISBN: 9782918112280


jérémy beschon

BARAQUE DE FOIRE Prologue de alèssi dell'umbria

L'atineur


Prologue de Alèssi DELL’UMBRIA Une madame loyale nous présente la cérémonie télévisuelle des Art and Business Award, soit le sacre du capitalisme et de l’art. Quoi de mieux que le mensonge du marketing pour cacher l’injustice et la violence ? Mais si lors du show des programmes européens et capitales culturelles, les technocrates et les PDG maîtrisent leur rôles à la perfection, il n’en est pas de même au quotidien, de l’autre côté, dans le monde «réel ». Là, les gens s’affrontent, résistent, délirent aux fanfares des propagandes. La valse de l’Etat et du libre marché s’accélère, et malheur à celui qui voudrait changer de tempo... L’auteur mêle la grande Histoire à la petite : la maîtresse et ses élèves dans une salle de classe ; le mercenaire blanc et le barman « nègre » au zinc d’un bar africain ; le recruteur et la candidate lors d’un entretien d’embauche ; une entreprise de sécurité qui investit la sphère culturelle... Différentes scènes qui s’enchainent et se répondent comme autant de manèges dans la grande foire politique. Un texte drôle et cinglant qui prend source dans des évènements historiques et contemporains : Jérémy Beschon a travaillé à partir d’articles et d’archives pour éclairer la lutte que nous devons mener dans les sociétés modernes. Jeremy Beschon, né en 1978 à Marseille, publie à l’âge de 21 ans, « Furoncle », un premier récit dans la revue Agone. Travaillant comme manoeuvre, il écrit et compose pour la poésie et des textes de critique sociale. Devenu metteur en scène, il publie des extraits de ses pièces, des articles, et crée le collectif « Manifeste Rien », compagnie de théâtre marseillaise qui produit ses propres textes et adapte des oeuvres de sciences humaines pour atteindre un très large public.

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Prix : 10,00 €

ISBN: 9782918112310


juan gelman CHRONIQUES DE CHIAPAS CRÓNICAS DE CHIAPAS


Dés les premiers jours de janvier 1994, Juan Gelman est sur place, envoyé par le quotidien Página 12 de Buenos Aires pour couvrir le soulèvement de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale dans l’Etat de Chiapas. Avec sa sensibilité de poète et son talent d’écrivain, sa rigueur de journaliste et ses convictions de militant, il écrit une série de chroniques sur la situation qu’il a observée directement et personnellement. Ces textes sont suivis d’un entretien avec le Sous-commandant Marcos sur son action politique et militaire tout en révélant certaines facettes de sa personnalité. Le poème de Juan Gelman María la Sirvienta, cité au cours de la rencontre, précède une lettre que Marcos adresse en témoignage de solidarité et de soutien au poète touché au plus profond de son être dans les moments sombres et tragiques qu’a connus l’Amérique du Sud, il y a quarante ans. En los primeros días de enero de 1994, Juan Gelman, enviado por el diario Página 12 de Buenos Aires, presencia el alzamiento del Ejército Zapatista de Liberación Nacional en Chiapas para cubrirlo. Con su sensibilidad de poeta y su talento de escritor, su rigor de periodista y sus convicciones de militante, entrega una serie de crónicas a partir de sus observaciones directas y personales. Estos textos anteceden una entrevista con el Subcomandante Marcos sobre su acción política y militar revelando a la vez algunas facetas de su personalidad. Al poema de Juan Gelman, María la Sirvienta, mencionado durante el encuentro, le sigue una carta de Marcos para testimoniar su solidaridad y apoyo al poeta, afectado en lo más profundo de sí mismo en el periodo sombrío y trágico que sufrieron los países de América del Sur, hace cuarenta años. Juan Gelman (Buenos Aires - 1930) - Poète et journaliste. En 2007, le prestigieux Premio Cervantes l’a reconnu comme l’un des grands poètes hispanoaméricains. Il a également reçu en 2000 les Prix Juan Rulfo, Ramón López Velarde, en 2003, Pablo Neruda, en 2004 et Reina Sofía, en 2005. Plusieurs de ses poèmes ont été mis en musique par l’ensemble argentin Cuarteto Cedrón. Il collabore régulièrement à Página 12 avec des chroniques d’analyse et d’opinion sur la situation politique internationale.

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Prix : 14,00 €

ISBN: 9782918112235


cédric pérolini

Nestor Burma passe aux aveux Avec un texte inédit de Léo Malet "Sur le roman policier"

L'atineur


PREFACE DE PATRICK PECHEROT «A la façon du décollage, cette technique pré street art qu’il inventa et qui consiste, en arrachant des fragments d’affiches urbaines, à faire naître des images surréalistes, un Malet en cache un autre. Référence oblige, leur inventaire est à la Prévert. Malet mistoufle, prolo précaire aux aubes poisseuses, l’errant des jours sans pain. Lointain frangin d’Orwell dans la dèche à Paris et à Londres. [...] Le Malet aux mains charbon des Contes doux. Ces fulgurances à l’encre trempée dans les bains d’acide et la graisse à machine. Celui dont la trilogie, noir drapeau, claque comme les brownings des bandits tragiques. [...] Le Malet aux cadavres exquis, frère de Lacenaire, dont la poésie perle en goutte de sang sur la noirceur des roses. Le Malet pirate, Jolly roger à l’abordage. Le Malet rompol, enfin, pipe aux bec, hors des clous, posant sur le monde le regard désabusé de son double mythique. Nestor Burma. Le privé de choc à qui, depuis belle lurette, on ne la fait plus. [...] Tous ces Malet là n’en sont qu’un. Ce n’est pas le moindre mérite de Cédric Pérolini que de les avoir réunis dans leur complexité, leurs contradictions, leur richesse, leur rage, leurs aigreurs, leur désespoir. Son Mauvais sujet restitue le Malet arlequin au manteau ravaudé». Extrait de la préface Cédric Pérolini est né en 1975 entre Dauphiné et Savoie. Depuis plus de dix ans, il étudie les multiples aspects de l’oeuvre de Léo Malet, à travers diverses communications, articles ou conférences. Il enseigne le français dans un collège d’Arles, et à l’université d’ Avignon.

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Prix : 9,50 €

ISBN: 9782918112174


sébastien rutés

LENINE A DISNEYLAND une étude littéraire sur l’oeuvre de

paco ignacio taibo II

L'atineur


Ernest Hemingway a-t-il déjoué un complot nazi à Mexico en 1942 ? Quels messages secrets recèlent les croquis de Léonard de Vinci ? Estce sur ordre de Sherlock Holmes que le Chien des Baskerville a dévoré le président du Mexique ? Les Quatre Mousquetaires ont-ils préparé la chute de son gouvernement ? Existe-t-il une version apocryphe des Tigres de Malaisie d’Emilio Salgari ? Quelle était l’enquête que menait Philip Marlowe au sud du Rio Bravo ? Frantz Kafka est-il né dans le quartier populaire de Tepito au coeur de la capitale mexicaine ? Qui connaît la date exacte de la visite de Lénine à Disneyland ? A défaut d’apporter des réponses à ces passionnantes questions, Sébastien Rutés explore en écrivain complice, universitaire rigoureux et lecteur fasciné l’oeuvre de l’auteur hispano-mexicain Paco Ignacio Taibo II. Une oeuvre plus que jamais salutaire, envisagée pour la première fois à partir des innombrables références littéraires, cinématographiques et musicales qui font la spécificité de l’écriture de Taibo II et mettent, au-delà des jeux intertextuels, la littérature policière au service d’une conception de l’histoire et d’un projet social militant d’une incroyable originalité.

Sébastien Rutés, Maître de conférences, enseigne la littérature latino-américaine. Auteur de nombreux articles et études sur le roman noir en Amérique Latine, il a dirigé la revue espagnole Gangsterera. Ses deux romans Le linceul du vieux monde et La loi de l’ouest ont été publiés chez L’atinoir.

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Prix : 8,50 €

ISBN: 9782918112167


1920, est une date capitale dans l’histoire de la Révolution Mexicaine et c’est aussi l’année de la création du Parti Communiste Mexicain. Deux ans plus tard, des locataires de Mexico décident de se mettre en grève pour protester contre l’état insalubre des appartements et le prix abusif des loyers. Le mouvement né de l’initiative d’un tout petit groupe de jeunes anarcho-syndicalistes, connaît une ampleur considérable. L’écrivain Paco Ignacio Taibo II retourne à son premier travail d’historien du mouvement ouvrier. Avec son esprit d’indépendance, sa prose incisive et sa curiosité d’intellectuel engagé et militant il raconte et analyse un évènement inexplicablement tombé dans l’oubli. Une histoire qui reste aujourd’hui exemplaire.

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Prix : 6,00 €

ISBN: 9782918112075


Préface de Bernito Pelegrín …Non, ce n’est pas une pièce, ce n’est pas une célébration, ce n’est pas un spectacle, qui seraient indécents pour évoquer la tragédie dans la tragédie de la Guerre d’Espagne, ces jours de janvier 1939 où, fuyant l’avance des armées de Franco, populations affolées et combattants républicains en déroute prirent la route, la seule encore ouverte, de la frontière pyrénéenne vers la France, dont ils espéraient, à défaut de l’aide qui ne vint pas, un salut in extremis qui viendrait peut-être. Ce texte, ce chant de Sara Sonthonnax, tissé de ces lettres silencieuses jusqu’à elle, est un pansement, une suture sur une plaie toujours béante, qui fait silence et froid, mais qu’elle avive et fait parler, pudiquement (…) (…) L’exil, ici, c’est celui du départ, de l’arrachement de la patrie de ceux qui sont chassés, pourchassés, de ceux qui réussiront à s’évader, à partir. Mais ceux qui restent, cloués sur place, qui restèrent et y restèrent? Pourquoi rester, tout est perdu, dit-on à mon anarchiste de père : « Justement pour cela », répondit-il. L’exil aussi commence où finit l’exode. Exilé d’un lieu, on le reste à jamais dans un autre. B.Pelegrín

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Prix : 6,00 €

ISBN: 9782918112068


guillermo saccomanno

77


Préface de Raúl Argemi 77 est un roman complexe ; la mort rôde à chaque coin de rue et va se nicher dans l’âme de ses acteurs ; l’action interfère avec l’introspection et l’investigation des motivations et des pulsions de personnages qui agissent comme des animaux sauvages dans un monde qui prétend se régir par le rationalisme de la politique. Par ailleurs, il nous paraît clairement que l’introspection, cette volonté de se mettre sous le microscope le plus grossissant, n’est pas étrangère à la propre expérience de l’auteur. Pour que cette histoire ait une vie et un souffle, pour que ses personnages puissent émouvoir, Guillermo Saccomanno leur a cédé une partie de ses propres doutes, de ses remords et de ses convictions. Comme les meilleurs romans noirs latino-américains, 77 est aussi un roman métissé. Il doit une partie de son sang à de nombreux ancêtres. On y trouve beaucoup de Roberto Arlt, de Dostoïevski et de Sartre, sans oublier le grand Germán Ohesterheld, qui a marqué toute une génération de créateurs et de lecteurs argentins comme scénariste de bandes dessinées, un métier dans lequel Guillermo Saccomanno a commencé à se faire connaître là-bas, très loin et il y a bien longtemps. 77 est un miroir de l’obscurité dans lequel chacun verra ce qu’il est prêt à y voir. (Extrait de la préface) Guillermo Saccomanno – Buenos Aires, 1948 D’abord publicitaire, puis scénariste de bande dessinée et de film, il décide de se consacrer totalement à la littérature. Collaborateur du quotidien Página 12, il dirige un atelier d’écriture réputé et très fréquenté. 77, a obtenu le Dashiell Hammett 2009 et en 2010, il a remporté pour son roman El Oficinista, le très célèbre Biblioteca Breve attribué en Espagne.G. Saccomanno est publié pour la première fois en France.

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Prix : 16,50 €

ISBN: 9782918112204


Catalogue éditions l'atinoir