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En 1974, Chapais diversifie ses activités économiques avec l’ouverture de la scierie Paradis & Fils, qui deviendra plus tard Barette-Chapais ltée. Cette entreprise forestière figure parmi les plus performantes du Canada et a permis de contrer l’exode d’une partie de la population provoqué par la fermeture de la mine en 1991. Ces départs, ajoutés à l’épreuve de l’incendie de 1980 ayant provoqué la mort d’une cinquantaine de personnes de la communauté lors des festivités du jour de l’An, ont, en contrepartie, développé un sentiment d’appartenance, de solidarité et d’entraide parmi ceux qui ont choisi de demeurer à Chapais. En 1995 naissait Chapais Énergie, première usine de cogénération au Québec à produire de l’électricité à partir de la biomasse forestière, plus précisément des écorces des usines de sciage de la région. Aujourd’hui, la communauté Chapaisienne est encore tributaire de la forêt et des mines, mais elle se tourne vers l’avenir. Elle a récemment lancé sa planification stratégique 2013-2023 afin d’assurer sa croissance et sa pérennité. D’ailleurs, plusieurs projets de développement économique autour de Chapais Énergie sont en gestation ainsi que le développement de terres agricoles pour la culture, entre autres, de la pomme de terre de semence. 3

CHIBOUGAMAU

CHAPAIS

’histoire de Chapais commence avec la découverte d’un gisement riche en cuivre, en or et en argent par Léo Springer en 1929. Elle fut nommée en l’honneur de Sir Thomas Chapais, politicien et historien canadien français. Opémiska Copper Mines, principal employeur à l’époque, était alors responsable de l’organisation de la municipalité et du financement des services municipaux. C’est en 1960 que Chapais, sous la Loi sur les cités et villes, troque son statut de village minier pour celui de municipalité.

hibougamau… ce nom aux consonances amérindiennes stimule l'imagination et éveille l'intérêt et la curiosité de tous!

La traite des fourrures a été la seule activité des Européens sur ce territoire jusqu'en 1870, année où James Richardson, mentionne pour la première fois les richesses minérales de la région. En 1903, un traitant de fourrure, Peter Mackenzie, rapporte des échantillons de roc d'un de ses voyages et les fait examiner par Joseph Obalski. Celui-ci prédit un brillant avenir pour l'industrie minière dans la région de Chibougamau. Cependant, en 1910, une commission minière confirme que Chibougamau pourrait devenir une source intéressante de profits, mais elle décrète qu'il ne vaut pas la peine d'investir pour la construction d'un chemin de fer. Ce qui a pour effet de refroidir quelque peu l'engouement des chercheurs d'or de l'époque. C’est en 1934 qu’on assiste à un renouveau d’intérêt; géologues, ingénieurs miniers, prospecteurs et foreurs s’y précipitent et plus de mille personnes s'y installent. Le gouvernement, sur la foi des différents rapports faisant état de la richesse du sous-sol de la région, décide, en 1945, de construire une route permanente qui reliera Chibougamau à La Doré. C’est le 1er septembre 1954 que Chibougamau devenait officiellement la ville que nous connaissons aujourd’hui. Née des richesses du sol, son économie a longtemps reposé sur l'exploitation des ressources naturelles. Aujourd'hui, forte de son héritage minier et forestier, les activités économiques de la ville de Chibougamau intègrent également les secteurs des services, de l'énergie et de l'offre récréotouristique.

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Cahier histoire région de la baie james  
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